Zeitschrift für romanische Philologie

scans.library.utoronto.ca

Zeitschrift für romanische Philologie

1 contes

300 LUCIEN FOULET,

Et dans l'epilogue revenant sur le meme point et le precisant:

De cest cunte qu'o'i avez

884 fu Guigemar li lais trovez,

que hum dit^ en harpe e en rote;

bone en est a o'ir la nole.

Les vers sont limpides et le sens en est net. Notons tout de

suite le soin avec lequel IMarie s'applique li distinguer entre le lai

breton de Guigemar — composition musicale chantee — et l'histoire

du hcros teile qu'elle nous la rapporte dans sa narration poetique.

11 est ä remarquer qu'elle n'emploie pas une fois le mot /ai pour

designer son conte: eile reserve rigoureusement ce terrae pour la

composition bretonne. Quant ä eile, eile se contente de nous

'montrer une aventure' et de nous 'conter un conte': le premier

terrae se referant ä la raatiere, le second ä la forme du poeme. On

ä fait cette remarque plus d'une fois,2 raais sans en tircr, semble-

t-il, les consequences qu'elle comporte. Rappelons-nous que Gt/tgemar

est le premier en date de ses lais, que c'est la qu'elle doit

expliquer son innovation, si eile innove, en tout cas faire connaitre

au lecteur le plan gcnoral de l'ouvrage qu'elle entreprend; faisons

attention qu'en fait c'cst lä qu'elle nous a donne les renseignements

les plus significatifs, puisqu'en dehors du CMvrefeidl le lai de

Guigemar est le seul ä propos duquel eile mentionne nettement

une raclodie, et demandons-nous s'il n'est pas etrange qu'elle

persiste ä appeler son po^me un conte, a nous dire qu'elle va nous

conter des contes, bref a ne pas plus mentionner le raot de lai

au sens de poerae narratif que si eile n'avait jamais entendu parier

d'une teile signification. A cela il n'y a qu'une explication possible:

c'est qu'au raoraent ou IMarie

Weitere Magazine dieses Users
Ähnliche Magazine