Zeitschrift für romanische Philologie

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Zeitschrift für romanische Philologie

MARIE DE FRANCE ET LES LAIS BRETONS. 39

propre a nolre auteur. i Et pourtant la encore il exploite ses

modeles, d^layant la lettre et omettant l'esprit. II a tout simplement

emprunte Termite au roman de Trisiati: sans doute il avait

lu et admire la belle description de la vie des amants dans la

foret, leur premiere rencontre avec Termite Ogrim, leur confession

tardive, il a voulu reproduire en plus d'un passage^ cette poetique

peinture, mais il n'a pu iious en redonner le charme pdnetrant.

C'est encore ä Tristan qu'il emprunte cet enigmatique nain qu'il

introduit de fayon si etrange dans son r6cit;3 Taventure oii il le

mele est presque incomprehensible: une seule chose est claire,

c'est que le nain, comme son prototype, cherche ä perdre le heros

par trahison; Desire qui saute ä pieds joints dans la chambre oü

dort sa dame mais se blesse en retombant et r^veille tout le

monde, n'est-ce pas Tristan bondissant d'un lit ä Tautre et sa

liaison avec la reine decouverte gräce ä la ruse du nain? Et

cette suivante qui sauve Desire, n'est-ce pas une copie efFacee de

la fidele Brangien? Le tout naturellement transforme, appauvri,

gät6, vide de tout sens.'* La communion de la fee^ vient en droito

ligne de Fonec: le chevalier-fee pour rassurer sa darae et lui prouver

qu' 'en deu creist' entend le Service

163 que deus a el raund establi

dont li pecheür sunt guari.

et il re

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