memoriAv Bulletin

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memoriAv Bulletin

E d i t o r i a lM E M O R I A VSwissness?Laurent BaumannMemoriavEs herrscht Wahlkampf in der Schweiz. Mit der bevorstehenden Neubestellung des Parlamentssteht auch die Frage im Zentrum, was dieses Land ausmacht bzw. wie es die Herausforderungender Zukunft meistern soll. Das weisse Kreuz auf rotem Grund als kleinster gemeinsamer Nenner.Was aber ist damit genau gemeint? «Gott im hehren Vaterland», wie er in Landeshyme besungenwird, oder die Alpenrepublik als nach wie vor reichstes Land der Welt?Archive, Bibliotheken und Museen können vielleicht am ehesten Antworten auf diese Fragengeben. Sie sammeln, erhalten und verbessern den Zugang zum kollektiven Gedächtnis derSchweiz, ihrer Regionen, Städte und Gemeinden. Auch Memoriav leistet einen Beitrag dazu undsetzt sich für die Bewahrung audiovisueller Helvetica ein, wie im Bibliothekswesen Dokumentemit Bezug zur Schweiz genannt werden. Wie äussert sich dieses Schweizerische bei Bild- undTondokumenten? Was gehört dazu, was nicht? Und was für Projekte entstehen daraus? Themen,die wir mit dieser Bulletin-Ausgabe aufgreifen möchten.Verschiedene Autorinnen und Autoren haben uns Erfolgsgeschichten, Beiträge zum Dépôt légaloder über leidenschaftliche Sammler, eine wunderbare Erzählung, aber auch Berichte vonFotos im Strudel der Zeitgeschichte zukommen lassen. Auch die Frage, inwiefern audiovisuelleDokumente eine Rolle bei der Erhaltung immaterieller Kulturgüter spielen können, schwingt indiesem Heft mit.Schliesslich werden mit diesem Bulletin auch Persönlichkeiten verabschiedet, die sich jahrzehntelangmit viel Herzblut für Memoriav und die Erhaltung des audiovisuellen Kulturguteseingesetzt haben. Ganz herzlichen Dank!Suissitude?La campagne électorale bat son plein en Suisse. La perspective du renouvellement du Parlementest l’occasion de se demander ce qui constitue ce pays ou comment il envisage de surmonterles défis à venir. La croix blanche sur fond rouge comme plus petit dénominateur commun :qu’est-ce que ça représente au juste ? La patrie «Que Dieu bénira du haut des cieux» commedans l’hymne national ? Ou alors, la république alpine avec son éternel statut de pays le plusriche du monde ?Les archives, bibliothèques et musées sont peut-être les plus à même de fournir des réponses àces questions. Ces institutions collectionnent et conservent les témoins de la mémoire collectivede la Suisse, de ses régions, villes et communes, et en facilitent l’accès. Memoriav y contribueégalement et s’investit pour la préservation des Helvetica audiovisuels, comme l’on nomme,dans les milieux bibliothécaires, les documents ayant un rapport avec la Suisse. Commentse manifeste cette suissitude dans les documents sonores et visuels ? Lesquels en font partieet lesquels n’en font pas partie ? Et quels projets en résultent ? Autant de sujets que noussouhaitons évoquer dans ce bulletin.Plusieurs auteures et auteurs ont participé à l’élaboration de ce numéro en nous faisant parvenirdes définitions, des exemples de succès, des contributions au sujet du dépôt légal ou sur descollectionneurs passionnés, un conte en suisse alémanique ou encore des reportages photoréalisés dans le tourbillon de l’histoire contemporaine. La question de savoir dans quelle mesureles documents audiovisuels peuvent jouer un rôle dans la préservation du patrimoine immatérielrésonne également tout au long de ce bulletin.Enfin, cette édition est également l’occasion de prendre congé de personnalités qui, depuisdes dizaines d’années, se sont engagées corps et âme pour Memoriav et la préservation dupatrimoine audiovisuel. Un grand merci du fond du cœur !M E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 8


Les Helvetica de la RTSde la FONSAT à la FONSARTLes Helvetica pourraient d’abord traduire l’aspiration à un particularisme étroit,à une recherche toujours plus précise de racines oubliées, mais ils évoquentsimultanément une communauté d’intérêt faite de curiosités convergentes. Onremarque dès lors qu’à défaut de partager des traditions identiques, on aspiretous à une même sauvegarde, à une semblable mise en valeur des traces denotre mémoire collective.Jean CavadiniPrésidentde la FONSATLes Helvetica… On imagine que chacun voitclairement l’objet de l’étude. Et puis Memoriava déjà montré le chemin en s’engageant depuisdes années dans le débroussaillage de cevaste champ que les Suisses alémaniquesmaîtrisent peut-être mieux que les Romands.Le vocable a d’abord enrichi les cataloguesdes bibliothécaires et des libraires des deuxcôtés de la Sarine : on part des éditionsanciennes, on parcourt la littérature dans sesdifférentes formes, poésie, théâtre, essais,romans, livres illustrés. On sacrifie parfois rapidementet en rougissant aux «curiosa» pourterminer par la géographie et l’histoire quinous amènent aux documents régionaux, pournous, bien souvent, aux Helvetica.Ce vocable, pluriel d’Helveticum, se justifiepar la diversité et la richesse des composantes.Il recouvre un corps «ondoyant et divers»qui s’exprime d’abord, pour la Suisse romande,par la richesse contrastée des fondsarchivistiques cantonaux. Mais ce superbe instrumentmis à la disposition des historiensévoque l’orgue par la verticalité des tuyauxplus que l’horizontalité du pédalier! Pourtant,on s’aperçoit qu’à défaut de partager toutesnos traditions, on aspire le plus souvent àune même mise en valeur. M E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 8


← «Eve à l’urne», 1. 2. 1962. Emission réalisée par Yvan Dalain dix avantl’introduction du suffrage féminin en Suisse au niveau national. L’émissionest accessible en ligne: http://archives.tsr.ch/player/suffrage-eve2Photo: RTSD o s s i e r H e l v e t i c aM E M O R I A VPour que le patrimoinene tourne pas au vinaigreOr on savait qu’une des institutions les plusriches en matière archivistique récente n’étaitsouvent pas à même de conserver dans debonnes conditions des documents essentielsà la constitution de notre mémoire collectiveromande. Pour ne citer qu’un exemple, lestockage de films en acétat ne conduisait qu’àune forme d’autodestruction en dégageantmême une forte odeur de vinaigre ! La Télévisionsuisse romande – il s’agit évidemmentd’elle – prit heureusement l’initiative de créerun organisme qui permette de sauver ce quipouvait l’être et de protéger ce qui serait.Fondée le 2 février 2005, la FONSAT (Fondationpour la sauvegarde du patrimoine audiovisuelde la Télévision Suisse Romande) se donnepour but de recueillir les fonds destinés à lasauvegarde du patrimoine audiovisuel de laTSR. Elle veut informer et sensibiliser le publicà la sauvegarde de ce patrimoine national etromand, et encourager la mise en valeur deces documents. Elle ne tend à aucun but lucratif.Dans quelques mois, la FONSAT s’enrichirad’une lettre supplémentaire – R – et deviendrala FONSART, puisque les archives de la Radiosuisse romande lui seront aussi accessibles.Où trouver du soutien ?Nous voilà loin des Helvetica. Et pourtant…Au moment où le Net mondialise la moindreinformation, nous remarquons une tendancebien marquée à scruter les apports de nosmémoires régionales – pour nous Suisses,essentiellement cantonales. On pourrait imaginerque les gouvernements cantonaux sesoient fortement intéressés à nos projets, puisà nos réalisations. Que nenni ! Ils ont su gardercette sérénité distanciée qui donne lavraie mesure des enjeux ! Tous ont assurémentdit leur vif intérêt et leur probable appui. Puisl’austérité prévalant, ils ont estimé être suffisammentengagés et représentés par la LoterieRomande. Peut-être pour participer autirage ! Puis, comme Achille, ils se sont repliéssous leur tente. On regrette qu’ils apportentainsi un peu d’eau au moulin de feu Charles-Edouard Jeanneret, plus connu sous le nomde Le Corbusier, qui déclarait à peu près queles Suisses ne construiraient jamais des maisonsqu’en Suisse et pour les Suisses. Nousavons trouvé des appuis plus vigoureuxauprès de la SRG SSR et de la RTS, ce qui neparaît pas extravagant. Un appui déterminantnous a été apporté par la Loterie Romande dèsla création de la FONSAT. Nous avons bénéficiéde la générosité de Memoriav et de la FondationWilsdorf qui par des dons affectés nouspermettent de conduire notre travail à sonpremier terme. Memoriav a souhaité que sacontribution fut consacrée à la sauvegarde des«Télé-journal» des années 1989–1996. Pourdes raisons techniques, un certain retard aété pris dans ce travail, qui sera terminé dansles «meilleurs délais» !Convergence et consolidationUne des mises en valeur les plus appréciéesréside évidemment dans la visite du site desarchives de la TSR (http://archives.tsr.ch).Pour 2010 par exemple, le total des visites semonte à 1 318 000. En termes de pages vues, laconsultation s’élève à 4 797 000 pages vuessur l’année. Le site assurément a une placeprivilégiée dans la francophonie. Près de 40%des consultations proviennent de France. LaSuisse s’inscrit pour 36%. Suivent les Etats-Unis avec 4,5%, le Canada 4,2% et la Belgiqueavec 3,2%.Dès septembre 2011, le site des archives dela TSR deviendra le site des archives de laRTS. On peut ici parler d’une première pourla Suisse romande qui verra conjointementprésentés deux fonds d’archives sonores etvidéos. Nous croyons fortement à la dynamiquede cette nouvelle mise en valeur.Nous avons maintenant à consolider notreorganisation et à diversifier notre offre. Lebut initial de la FONSAT sera bientôt atteint.Il s’agissait de la numérisation des archivesde la TSR. En plus du site de ces mêmes archives,dont on a vu le succès croissant, ontravaille à la promotion de la plate-forme denotre histoire.ch. La recherche de relationsavec les différentes institutions et organismesdisposant d’archives audiovisuelles se poursuitet se concrétise.Plusieurs autres collaborations sont étudiéesdont l’aboutissement marquera la justessedu pari qui avait été lancé : rendre à notrerécent passé audiovisuel la vigueur des messagesdont nous serons enrichis. Et ce travailse nourrit d’abord d’«Helvetica» !Nouveau siteLe 27 octobre 2011, à l’occasionde la Journée mondiale dupatrimoine audiovisuel, la RadioTélévision Suisse RTS ouvrirason nouveau site d’archives aupublic. Pour la premièrefois, les fonds sonores de laRSR et les vidéos de la TSRseront réunis sur un seul site.M E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 8


Etienne BurgyBibliothèque de GenèveDépôt légal, de l’impriméau numériqueC’est quasiment une exception enEurope : la Suisse n’a pas de dépôtlégal national. Cette dispositionest pourtant considérée comme unmoyen efficace, voire incontournable,pour assurer le recensement etla préservation du patrimoine publié.Le dépôt légal est basé sur une loi qui prévoitque chaque document produit sur le territoirenational soit déposé auprès d’une institutiondésignée, généralement la Bibliothèque nationale.L’objectif est de rassembler la collectioncomplète des publications parues sur le territoirenational pour en assurer la préservationperpétuelle et les rendre accessibles. La récoltevise l’exhaustivité, sans aucune discri- M E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 8


← Illustration: Lulo Tognola, Grono (GR)D o s s i e r H e l v e t i c aM E M O R I A Vmination quant au contenu des publications. Les collectionsainsi constituées sont largement représentatives et constituentun patrimoine irremplaçable.Dans les pays où il existe, le dépôt légal assure principalementla récolte des documents imprimés, mais plusieurs législationstiennent compte désormais de l’évolution documentaire. Lesdocuments électroniques se voient progressivement inclusdans les politiques de conservation, qu’ils soient diffusés surdes supports matériels ou par internet.Le dépôt légal et l’impriméEtablie pour la première fois en 1537 par la France, suivie rapidementen 1539 par la République de Genève, l’obligation légalede dépôt avait comme objectif premier le contrôle et la censuredes publications. Ce rôle policier est devenu incompatible avecles libertés publiques et il a disparu pour laisser place uniquementà une mission culturelle et patrimoniale.Aujourd’hui, l’Unesco recommande à chaque pays de se doterd’une législation visant à rassembler son patrimoine publié. Ledépôt légal est considéré comme un outil indispensable : ilconfère aux institutions dépositaires l’autorité nécessaire pourobtenir facilement et gratuitement une très grande variété dedocuments.Un dépôt volontaire pour les HelveticaLa Bibliothèque nationale suisse doit mener à bien le largemandat de conservation que lui fixe la loi sans bénéficier dece précieux auxiliaire. L’institution contourne la difficulté ensollicitant des dépôts volontaires, mais peut aussi acheter desdocuments qui, dans d’autres pays, sont remis gracieusementà des fins de conservation.La structure fédérale de la Suisse n’est pas la cause de cettelacune. Plusieurs Etats fédéraux – Allemagne, Etats-unis parexemple – ont montré que la cohabitation de dépôt légauxnationaux et provinciaux est même très bénéfique : la conservationd’exemplaires du même document dans deux établissementdistincts accroît considérablement la garantie de préservation.La Constitution fédérale suisse attribue aux cantons la compétenceen matière culturelle, mais seuls Fribourg, Vaud et Genèvese sont dotés d’un dépôt légal cantonal. Dans le canton degenève, l’obligation de déposer les livres édités fut abolie en1907, mais le constat des lacunes qui en résultèrent fit rétablirune nouvelle loi en 1967. Le bénéfice d’une législation spécifiqueest important car elle permet à l’institution de recevoir toutdocument imprimé destiné au public. La moitié des publicationsreçues par le dépôt légal genevois n’est pas distribuéedans le commerce, ce que l’on appelle de la littérature grise. Cesdocuments émanent notamment des collectivités publiques,des associations, des entreprises ou des particuliers, et constituentune source historique essentielle.C’est peut-être le caractère obligatoire et gratuit du dépôt légalqui est rebutant en Suisse. L’idée d’imposer aux producteursde documents une contribution passe apparemment plus malen Suisse que dans d’autres pays. Le dépôt légal genevois,par exemple, ne pu être réintroduit qu’après dix-huit ansde débats.L’audiovisuel et l’électroniqueLes législations cantonales couvrent largement le domaine desdocuments imprimés mais ignorent encore trop souvent lesdocuments audiovisuels et électroniques. Seule la loi fribourgeoisestipule que «les enregistrements» sont soumis au dépôtobligatoire. Pratiquement, l’extension d’un dépôt légal auxdocuments diffusés sur support physique, comme les CD audioou les DVD, est tout à fait envisageables et les producteurs deces documents pourraient en remettre un exemplaire à uneinstitution désignée. La Phonothèque nationale effectue déjàune large récolte de documents sonores mais, comme la Bibliothèquenationale pour les imprimés, elle ne bénéficie pas d’undépôt obligatoire. La diffusion par internet, la télévision ou laradio a pris désormais une place prépondérante. La Radio TélévisionSuisse archive ses propres productions qu’elle rend enpartie accessibles par l’entremise de ses sites web. La Loifédérale sur la radio et la télévision prévoit d’ailleurs la possibilitéd’un dépôt légal des programmes diffusés en vue de lesconserver pour le public.L’intérêt patrimonial et le webLa conservation de la documentation diffusée par internetconstitue un enjeu majeur en raison de son ampleur croissante,mais aussi de sa volatilité. Certains pays ont franchi le pas,comme la France dont le dépôt légal englobe les sites web. LaBibliothèque de France récolte automatiquement l’ensembledes sites enregistrés dans le domaine «.fr» et archive cesdonnées de façon pérenne. Bien qu’il ne soit pas exhaustif, cedépôt légal électronique constitue un échantillonnage trèsfiable et représentatif du web français. En Suisse, dans le cadredu projet E-Helvetica, la Bibliothèque nationale a lancé lesArchives Web Suisse en collaboration avec les bibliothèquescantonales. L’entreprise consiste à récolter des sites web suisseschoisis pour leur intérêt patrimonial. La démarche permetd’assurer la préservation d’une fraction du web suisse, maiselle reste minime et basée sur une sélection subjective.Un dépôt légal de la documentation nationale en ligne et dessites web recèle certaines difficultés connues, découlant de lagestion d’une grande masse de données, de l’évolution desformats des fichiers ou du respect du droit des auteurs. Cependant,il présente aussi d’importants avantages dans l’optiqued’une conservation systématique et représentative de la documentationélectronique nationale. Son caractère obligatoire etautomatique permet d’assurer une récolte objective et représentativede la documentation en ligne. Les médias électroniquessont devenus un mode de diffusion de l’information et dusavoir prépondérant dans notre société. Renoncer à en assurerune conservation systématique, c’est prendre le risque d’uneamnésie numérique.M E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 8


... wer zählt die Blumen?Über Probleme bei der Dokumentationund Verzeichnung von Fotografien undihren Urhebern in der SchweizFotografie ist ein Medium, das sich in den letzten zehn, zwanzig Jahren endgültigzum Kulturgut gemausert hat. Gegenüber der Vermittlung sind die Forschung unddie Dokumentation aber empfindlich im Rückstand. Nicht zuletzt leisten Online-Nachschlagewerke einen wichtigen Beitrag, um die Lücken zu schliessen.Markus SchürpfLeiter Fotobüro BernNach der Menge der Fotografien gefragt, dieer besitzen würde, antwortete ein amerikanischerSammler Ende der 1970er-Jahre, daswisse er schlicht nicht. Wem komme esschon – bildlich gesprochen – in den Sinn,angesichts einer blühenden Wiese die Blumenzu zählen. Was ihn interessiere, seien dieseltenen Exemplare und die Sträusse, diesich damit binden liessen.Diese Metapher spricht für die Leidenschaft,die Fotografien entfachen können, und dasästhetische Vergnügen, das sich aus derenbetrachtung nach wie vor ziehen lässt. Darüberhinaus bringt sie aber eine gültige Wahrheitzum Ausdruck, die auch in der SchweizKonservatoren, Restauratoren, Forscher oderan Fotos interessierte Laien in Verlegenheitbringt oder gar ratlos macht, mit dem Unterschiedallerdings, dass sich die Fachleute heutenicht mehr nonchalant um eine Antwortdrücken können: Fotografien sind nicht nur einkonservatorisch heikles Kulturgut, sprichwörtlichist auch ihr Massencharakter.Flut von Fotografen und FotografienMit jeder Generation stiegen die Zahl derFotografen und die Menge an produziertenbildern. Und jetzt, nach der digitalen Wendeund dem Ende der analogen Fotografie, stehennoch einmal unzählige Nachlässe von Fotografinnenund Fotografen und ganze Archive vonAgenturen und Firmen zur Disposition. Gegenüberdem wachsenden Interesse, das demmedium als Ausstellungs- und Sammelobjektsowie als historische Quelle entgegengebrachtwird, hinken die fotografiegeschichtliche Forschungund die Dokumentation mit Verzögerunghinterher. Was die Fotogeschichtebisher kennt, sind einige grosse kanonisiertePersönlichkeiten. Die einfachen Atelierfotografenoder die Masse von Reportern, die fürdie illustrierte Presse tätig waren, sind hingegennoch weitgehend unbekannt, nicht andersals zahllose Industrie-, Werbe- und Werkfotografenoder Amateure, die selbstständig,innerhalb von Unternehmen oder für sich privatfotografiert haben. Ebenso wenig weiss10 M E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 8


D o s s i e r H e l v e t i c aM E M O R I A V← Brecher Nr. 8, mit den Mitarbeitern Bär, Salzmann und Jäisli, um 1905.Foto: Ammann Unternehmungen Langenthaldas breite Publikum, wo ihre Bestände aufzufindensind.NachschlagewerkeDafür, wie dem Mangel an Wissen und Übersichtbeizukommen ist, gibt es in anderenFächern und Forschungsgebieten genug Beispiele.Die Lösung sind Standardwerke wielexika und Repertorien, allenfalls sogar Inventare,die zuverlässige Daten über Urheberinnenund Urheber, über fotografisch tätigeVereine, Körperschaften oder Gruppen und Informationenüber Bestände, deren Standortund Beschaffenheit dokumentieren und Fachleutensowie interessierten Laien unkompliziertverfügbar machen. So einfach ist dies,gerade für die Fotografie, allerdings nicht. DieFotoszene – aktive Fotografenschaft, Fotogeschichte,bewahrende und vermittelnde Institutioneneingeschlossen – ist ein heterogenesund unübersichtliches Feld, dessen Beteiligtehöchst unterschiedliche oder gar kontroverseVorstellungen haben. Nur schon, wer überhauptals «Fotograf» gelten darf, ist umstritten.Gehört in der Kunstszene einfach dazu,wer Ausstellungen bestreitet und sich in Formvon Ausstellungen und Publikationen Resonanzzu verschaffen vermag, verhält es sich inder Fotografie etwas anders. Die technischeKompetenz allein ist bei weitem noch nichtausschlaggebend dafür, dass jemand imenzyklopädischen Sinn als Fotograf geltendarf. Im Gegenzug gibt es aber durchaus Fotografien– etwa von Knipsern oder aus dem privatenBereich –, deren soziokultureller oderhistorischer Wert ausser Frage steht.Nicht weniger kompliziert ist es, sich einenÜberblick über fotografische Bestände zu verschaffen.Nur die wenigsten der Institutionen,die Fotos beherbergen, wissen über ihre Konvolutegenau Bescheid, sei es nun aus Mangelan Zeit oder aus Mangel an fachlicher Kompetenz.Für die Identifikation von Techniken fehltoft das qualifizierte Personal, die Erschliessunggrosser Bestände scheitert am mangelndenKnow-how oder an begrenzten finanziellenMitteln.AnsätzeDie meisten der bisher in Gang gekommenenProjekte, die über fotografische Urheber oderBestände informieren, befassen sich vorzugsweisemit eingegrenzten Zielgruppen oderregionen. Der «Index der FotografInnen» derFotostiftung Schweiz erfasst aktuell gut tausendmehrheitlich berühmte Persönlichkeitendes schweizerischen Fotoschaffens. Auf dasFotoschaffen des Kantons Luzern konzentriertsich die Stiftung Fotodokumentation Luzernmit ihrer Website «www.fotodok.ch». Das zuBeginn redaktionell betreute Nachschlagewerkwurde kürzlich in einen Wikimedia-Auftrittumgewandelt. Die Plattform «www.fotoarchive.org»des Netzwerks Historische FotografieBasel-Stadt und Baselland, die Fotografien inöffentlichen Institutionen verzeichnet, wirdseit fünf Jahren nicht mehr aktualisiert. Umdie Vermittlung fotografischer Sammlungendes Kantons Graubünden schliesslich kümmertsich der Verein Cronica, dies in Formeines Online-Portals, das auf bereits digitalisiertesBildmaterial abstellt.Perspektiven für ein gesamtschweizerischesNachschlagewerkVon gesamtschweizerischem Zuschnitt sindbisher erst drei Projekte. 1997 erschien in derReihe «Ethnologica Helvetica» der Band«L’objectif subjectif». Zusammengetragen vonder Schweizerischen Ethnologischen Gesellschaftgibt der Band erschöpfend Auskunftüber historisch-ethnografische Fotobeständeder Schweiz. Im Zeitraum zwischen 1998 und2002 erhob Memoriav Daten über fotografischeBestände aus über 200 Institutionen inder ganzen Schweiz.Aus einem Pilotprojekt im Kanton Bern, das2004 startete, entwickelt sich seit 2009«fotoCH | photoCH». Herausgegeben vom FotobüroBern beinhaltet das Online-Nachschlagewerkgleichzeitig ein Lexikon, das Angabenüber Fotoschaffende vermittelt, und ein Repertorium,das über Fotobestände informiert.Dank der Zusammenarbeit einerseits mitmemoriav, andererseits mit der SchweizerischenEthnologischen Gesellschaft wird«fotoCH | photoCH» im Bereich des Repertoriums– nebst dem kontinuierlichem Ausbaudes Lexikons – in den nächsten drei Jahreneinen markanten Datenzuwachs erfahren. Inseparaten Projekten werden die Informationenaus der Memoriav-Erhebung und aus «L’objectifsubjectif» eingearbeitet und im Kontaktmit den Bestandeseignern korrigiert undaktualisiert.Lesende Frauen, um 1915.Ziegenbock der Saanenrasse, um 1920.Fotos: Arthur Zeller (1881–1931) /Staatsarchiv des Kantons BernDie Abbildungen stammen aus Projekten,die das Fotobüro Bern mit dem Staatsarchivdes Kantons Bern und der AmmannunternehmungLangenthal durchführte.www.foto-ch.chBuchtippDas Fotoarchiv der AmmannunternehmungLangenthal,1900–1990, Markus Schürpfund Bettina Wohlfender, VerlagMerkur Druck AG, 2008.M E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 811


D o s s i e r H e l v e t i c aM E M O R I A V← Illustration: Max Spring, Bernde, darüber, wo sie sich befinden und auf welchemWeg sie zugänglich sind. Schliesslichbietet ein Inventar auch einen gewissen Schutzgegen willkürliche Zerstörung.Das klingt alles sehr einleuchtend. Die Erfahrungen,die Memoriav mit seinen Inventarprojektengemacht hat, zeigen allerdings, dass esin der Praxis einige Probleme zu lösen gibt. Esmuss noch vorausgeschickt werden, dass sichdie Projekte im Wesentlichen auf nicht spezialisierteInstitutionen konzentrierten.StolpersteineDie Fragen nach den audiovisuellen Beständenkönnen in einer Institution einen erheblichenArbeitsaufwand auslösen und in vielenFällen dann aber gar nicht beantwortet werden.Oft muss zuerst geklärt werden, wer fürdie Bestände zuständig ist, wo sie sich befindenund welche Findmittel allenfalls vorhandensind. Fragt man nach der Art der Materialien,macht die Identifizierung der zahlreichenFoto-, Film-, Ton- und Videoformate Schwierigkeiten,da sie ein Wissen voraussetzt, dasnicht immer vorhanden ist. Bei der Bestimmungdes Zustands der Dokumente ist danndefinitiv eine spezialisierte Person gefragt; füreine Beschreibung der Inhalte fehlen in vielenFällen die technische Infrastruktur und dasWissen um deren Bedienung.IrritationenFragen nach geeigneten Archivräumen undden Kompetenzen des Personals, welches dieaudiovisuellen Bestände betreut, können Irritationenauslösen, auch wenn sie eigentlichim Hinblick auf eine Hilfe zur Verbesserungder Situation gemeint sind: Wenn die Defizitenicht mit Zahlen nachgewiesen werden können,wird sich auch nichts bewegen lassen.Eine Fragebogenaktion führt hier also nichtsehr weit. Entweder kommt der Bogen garnicht zurück oder dann so spärlich ausgefüllt,dass er für die Auswertung nicht taugt. Esmuss also eine andere Methode angewendetwerden.Bei der Foto- und der Filmerhebung sowie dererhebung der Bestände im Kanton Tessin wurdenzahlreiche Institutionen besucht. Das istallerdings mit einem erheblichen Organisations-und Zeitaufwand verbunden, und nichtselten mussten die Mitarbeitenden die Inventarisierungdes Bestands vor Ort selber leisten.Das hat zwar die positive Auswirkung, dassmeist ein konstruktiver Kontakt zu den betroffenenInstitutionen aufgebaut werden konnte,aber es belastete das Zeit- und damit dasKostenbudget des Projekts in einem Masse,dass die angestrebte Breite der Erhebung nichterreicht werden konnte.Bei der Frage, was überhaupt erfasst werdensoll, scheiden sich die Geister. Geht es in ersterLinie um eine Analyse des Zustands desaudiovisuellen Kulturgutes, sind vor allemAngaben über Mengen, Art der Materialien,Lagerbedingungen und Kompetenzen desPersonals gefragt. Die Institutionen, denenein Bestand gehört, und die Nutzer sind abervor allem an Angaben zum Inhalt interessiert.Da in den Katalogen die Bilder und Tönemeist wenig oder gar nicht erschlossen sind –die Fotografien wegen der grossen Mengen,Filme, Video- und Tondokumente, weil dieAbspielgeräte dazu nicht vorhanden sind –,wäre hier eine Herkulesaufgabe zu lösen, dieim Rahmen eines Inventarprojekts nicht zuleisten ist.Wie weiter?Trotz allen diesen Hindernissen hat Memoriavin den letzten Jahren eine respektable Datenmengegesammelt. Damit kommt aber auchschon ein nächstes Problem – die Datenpflege.Die Geschäftsstelle von Memoriav hat nichtdie personellen Voraussetzungen für dieAktualisierung und Pflege der Daten. Allenfallskönnen dafür Beträge in die Budgets der einzelnenArbeitsbereiche eingestellt werden,doch werden damit die an sich schon bescheidenenBeträge für die Projekte zur Sicherungund Vermittlung des audiovisuellen Erbesnoch weiter geschmälert.Zwei Inventarprojekte wurden mit Drittinstitutionenweitergeführt: Mit der HTW Chur wurdendie zu Film- und Fotobeständen erhobenenDaten im Hinblick auf eine Darstellungder Gefährdung des audiovisuellen Kulturgutesder Schweiz hochgerechnet, und diedaten der Fotoerhebung wurden dem FotobüroBern anvertraut, das sie im Rahmen seinesrepertoriums auf www.foto-ch.ch weiter pflegtund anreichert.Für die nächste Zeit ist ein Marschhalt angesagt.Eine ausführliche Bilanz soll 2012 dieseerste Epoche des Erfassens des audiovisuellenKulturgutes abschliessen und Grundlagen fürein Überdenken des Auftrags, der Statutenund des Leistungsauftrags liefern.Memoriav hat den Auftrag ernstgenommen und verschiedeneinventarprojekte durchgeführt:– Erhebung zum Zustand vonFotobeständen in der Schweiz,1998–2002– Golddiggers of ’98, Filmografieund Inventar des dokumentarischenFilmschaffens derSchweiz 1895–1965, 1999.– Il patrimonio musicale eaudiovisivo degli archivi ebiblioteche del Cantone Ticino,2001–2004– Erhebung über Filmbeständein der Schweiz, 2006– Zur Geschichte des Privatfernsehensin der Schweiz:erhebung Lokal- und Regionalfernsehen(Teil 1), 2008– Zur Geschichte des Privatfernsehensin der Schweiz:erhebung der Video- undAktenbestände bei privatenFernsehstationen (Teil 2),2009– Zur Situation des audiovisuellenKulturgutes der Schweiz,2010M E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 813


Welche Pressebildersind Teil der visuellenKultur der Schweiz?Mit der Übernahme des auf sieben Millionen Fotos geschätzten Ringier Bildarchivsstartete das Staatsarchiv des Kantons Aargau im Jahr 2009 ein fünfjähriges Evaluationsprojekt,um Zukunftsvisionen für den mittel- und langfristigen Umgangmit Grossbeständen zu entwickeln. Was ist als Helvetica erhaltungswürdig? Wirhaben die Projektleiterin nach Selektionskriterien gefragt.Nora MathysProjektleiterin RingierBildarchiv, Staatsarchivdes Kantons AargauIn der 12-bändigen Schriftenreihe «Ars Helvetica»wird, wie der Untertitel verlauten lässt,die visuelle Kultur der Schweiz thematisiert.Sucht man darin nach der Fotografie, so wirdman lediglich im letzten Band «Kunstszenenheute» fündig; Fotografie als Kunst hat hierihren Platz gefunden. Die viel beschworeneBilderflut, die das 20. Jahrhundert und damitauch die visuelle Kultur der modernen Schweizprägt, sucht man aber vergebens — sie istinexistent. Wohin sind die wissenschaftlichenbilder, die privaten Aufnahmen, die Abermillionenvon Werbe- und Pressefotografienverschwunden? Antwort: in die Archive, Museenund Bibliotheken, aber auch auf diemüllhalden.Komplexe AusgangslageDie Frage nach der Helvetica im Bereich derFotografie ist eine Frage der Memopolitik – dieFrage danach, welche Fotografien Teil dervisuellen Kultur der Schweiz sind. Wie derBund in seinem Bericht «Memopolitik. EinePolitik des Bundes zu den Gedächtnissen derSchweiz», der sang- und klanglos versandetist, geschrieben hat, ist die «Archivierung keinSelbstzweck. Sie steht in einem Kontext. Esgeht um Gedächtnis und Erinnern in der Gesellschaftund die Funktion, die jene wahrnehmen.»1 Auch im Titel des Berichts wirddeutlich, dass Gedächtnis und Erinnern keinefesten Grössen sind, sondern gesellschaftlicheFunktionen haben und daher stets im14 M E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 8


D o s s i e r H e l v e t i c aM E M O R I A V← Autosalon Genf 13.3.1947. Allgemeines Archiv / Schweiz.Foto: Staatsarchiv Aargau / Ringier Bildarchiv / GriselWandel begriffen sind. Wie soll auf dieserGrundlage bestimmt werden, was erhaltenswürdigist und was eben nicht?Neubewertung der PressefotografieEs ist diese Macht und Verantwortung, die allebewahrenden Institutionen innehaben undüber die sie so ungerne reden. Bereits mit demgrundsätzlichen Entscheid, ob ein Bestand,eine Sammlung oder ein Nachlass aufgenommenwird oder nicht, wird entschieden, waszur visuellen Kultur der Schweiz gehört undwas nicht. Der Bereich der Pressefotografie istin den letzen paar Jahren in Bewegung geraten:Teile des Bildbestandes von Edipresse hatdas Staatsarchiv Waadt übernommen, und dasStaatsarchiv Aargau hat im Frühjahr 2009 denanalogen Bildbestand des Medienhausesringier übernommen, um zu prüfen, inwieferner als Ganzes oder in Teilen archivwürdig ist. 2Ungefähr zur gleichen Zeit hat sich das SchweizerischeNationalmuseum des FotoagenturbestandesActualité Suisse Lausanne angenommen,und erst kürzlich ist der Fotobestanddes Tagesanzeigers von der ZentralbibliothekZürich übernommen worden; der Bestand derWeltwoche hingegen ist auf der Müllhaldegelandet. Es scheint ganz so, dass nichtmehr nur herausragende Fotoreporter, sondernebenso Aufnahmen von grossen Pressebildproduzentenund -vertrieben als wichtigebestandteile der visuellen Kultur der Schweizangesehen werden – ist doch die Presse dievierte Gewalt im Staat.Wie die Spreu vom Weizen trennen?Für das Staatsarchiv Aargau stellt sich nun dieFrage, ob alle sieben Millionen Fotografienwirklich archivierungswürdig sind und, wennnicht, nach welchen Kriterien auszuwählen ist.Als Grundsatz gilt es für das Ringier Bildarchiv(RBA) dabei, diesen Grossbestand als eineEinheit anzusehen, die nicht nur der SchweizerGeschichte ein Gesicht verleiht, sondern alssolche in ihrer Struktur Spuren der Produktionund der Ökonomie journalistischer visuellerKultur enthält. Es geht also nicht nur um dieBildinhalte, sondern ebenso um Verlags- undAgenturgeschichte, die sich im Bestand spiegeln.Strukturelle, visuelle und schriftlicheKontexte der Bilder sind daher als Teil dervisuellen Kultur zu erhalten.Die Bewertung findet auf zwei Ebenen statt:auf jener der Teilbestände und jener der Reportagenund Dossiers. Erstere zielt vor allemdarauf ab, diese in ihrer Struktur und Informationsdichtesowie historischen und kulturellenBedeutung für den Gesamtbestand RBA undfür die visuelle Kultur der Schweiz zu bewerten.Daraus entsteht eine Rangliste der Teilbestände,anhand derer die Planung der Aufarbeitungund der Härtegrad der Bewertungauf der zweiten Ebene festgelegt werden.Sampeln und Ausdünnen als MethodenDiese erste Bewertung hat beispielsweise ergeben,dass der Blick-Bestand als wertvollerals der Agenturbestand ATP einzustufen ist. ImBlick-Bestand schlummert die gesamte Fotoproduktiondes einzigen Boulevardblattes derSchweiz — nicht immer ist die ästhetischeQualität der Bilder herausragend, und auchdie historische Bedeutung zahlreicher Themenund Ereignisse kann durchaus in Frage gestelltwerden. Unbestritten hingegen ist die Bedeutungdes Blicks für die Schweizer Medienlandschaftund Gesellschaft. Als erste Tageszeitung,die auf die Wirkung der Bilder gesetzthat, hat das Blatt die visuelle Kultur massgeblichmitgeprägt – eine populäre Kultur, eineKultur der Massen, die nicht verneint werdendarf, will man die Schweiz in der zweiten Hälfte1 Bundesamt für Kultur: Memopolitik. Eine Politikdes Bundes zu den Gedächtnissen der Schweiz,Bern, 1. Mai 2008 (http://www.bak.admin.ch/themen/kulturpolitik/02082/index.html?lang=de),S. 4.2 Zum Projekt Ringier Bildarchiv siehe Andreavoellmin, Nora Mathys: Das Sicherungs- und EvaluationsprojektRiniger Bildarchiv, in: KGS Forum,16 (2010), S. 58–64.TagungDas Staatsarchiv Aargauorganisiert zusammen mit demseminar für Kulturwissenschaftenund Europäischeethnologie der Universität Baselam 23./24. März 2012 einetagung zur Frage der Bewertungvon Fotobeständen, an der dieBewertungskriterien aus vielfältigerSicht diskutiert werden.www.ag.ch/staatsarchivM E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 815


Winterdirettissima der Eigernordwand:Die BezwingergruppeJürg Lehne, Douglashaston, Günther Strobel,siegfried Hupfauer Rolandvotteler, 26.3.1966, Blickarchiv.Foto: Staatsarchiv Aargau /Ringier Bildarchivdes 20. Jahrhunderts verstehen. Im Gegensatzdazu existieren mit Photopress und Pressediffusion Lausanne zwei mit ATP vergleichbareumfangreiche Agenturbestände, die gesichertsind. Es geht also nicht nur darum, ästhetischeund thematische Qualität im Sinne der historischenRelevanz der Inhalte zu beurteilen,sondern im historischen Kontext verschiedeneVisualisierungspraktiken zu erhalten.Bei der Bewertung auf der Ebene der Reportagenund Dossiers wird eher auf das Verfahrendes «Ausdünnens» gesetzt und weniger aufjenes des Samplings 3 ; das bedeutet, dasskaum Reportagen oder Dossiers insgesamtklassiert, sondern diese durch Ausdünnenverdichtet werden. Dieses Vorgehen erfordertdie Sichtung des gesamten visuellen Materials,was ein zwar aufwendiges, aber beivisuellen Quellen sinnvolles Verfahren ist.Es braucht eine öffentliche DebatteDie Bewertung von Fotografien ist bisher nochwenig diskutiert worden, doch angesichts dermassenhaften Produktion und Vervielfältigungkann eine vollständige Archivierung aller Fotografiennicht sinnvoll sein. Es braucht Mut zurLücke, aber auch eine öffentliche Diskussiondarüber, welche Teile der visuellen Kultur denNachkommen überliefert werden sollen undwie viel uns diese Wert ist. Es geht dabei nichtdarum, von einer zentralen Stelle aus zu bestimmen,was erhaltenswürdig ist und wasnicht. Vielmehr sollten im Austausch der Institutionenund Akteure verantwortungsbewusstAbsprachen, wer was wo aufbewahrt, getroffenund Umgangsformen mit Pressebildbeständengefunden werden. Dabei geht es aberauch um die Verantwortung des Bundes undder Kantone.3 Siehe dazu insbesondere Charbonneau,normand et Mario Robert: Gestion des archivesphotographiques, Quebec 2003, und LearyWilliam H.: The Archival Appraisal of Photographs.A RAMP Study With Guidelines, Paris 1985.16 M E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 8


M E M O R I A VDie Swissair-Fotosammlung undihr Weg in die ETHbibliothekDie rund 315 000 Bilder aus den Archiven der Swissair stehen noch unter der Obhutder 1997 gegründeten Stiftung Luftbild Schweiz. Bis Ende 2013 werden sie von derETH-Bibliothek übernommen. Im folgenden Interview geht Hans Jörg Hunziker (61),Stiftungsratspräsident von Luftbild Schweiz, näher auf die wechselvolle Geschichtedieses Fotoschatzes ein; ein Schatz, in dem fast 100 Jahre Schweizer und internationaleLuftfahrtgeschichte dokumentiert sind. Hunziker war 25 Jahre lang inführenden Positionen in der Swissair-Gruppe tätig und wirkt heute als selbstständigerBerater für Leasing- und Finanzierungsfragen im Fluggeschäft.Hans Jörg Hunziker, Präsident derstiftung Luftbild Schweiz, in seinemBüro am Balsberg, dem ehemaligenHauptsitz der Swissair.Foto: Franco Messerli, BernHerr Hunziker, können Sie kurzdie Geschichte der Fotosammlung der Swissairbis in die 1990er-Jahre umreissen?Begonnen hat alles mit dem Schweizer LuftfahrtpionierWalter Mittelholzer (1894–1937).1917 fing er an, als gelernter Fotograf Luftbilderzu machen. Er dokumentierte dabei nicht nurfast alle Gebiete der Schweiz, sondern unternahmauch Fotoflüge in der Arktis und inAfrika. 1930 überflog er als erster Pilot denKilimandscharo. Das Mittelholzer-Fotoarchiv(25 000 Aufnahmen auf Glasplatten aus rund9000 Flügen) hat einen unermesslichen historischenWert.Zusammen mit Balz Zimmermann gründeteMittelholzer 1931 die Swissair und wurde derenerster technischer Direktor. Die Luftbildfotografiesiedelte er bei der Swissair PhotoAG an, die 1972 mit einem Vermessungsbürozur Swissair Photo + Vermessungen AG fusioniertwurde. Deren Archiv umfasste zu guterLetzt rund 152 000 Luftaufnahmen.Daneben gab es das sogenannte Balsberg-Fotoarchiv der Swissair-Muttergesellschaft miteinem Bestand von rund 163 000 Fotos. Hierhandelte es sich um eine umfassende Fotodokumentationbzw. ein Pressearchiv zurgeschichte der Swissair. Alle Flugzeuge, alleFranco MesserliSRG SSRM E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 817


Wie wurde die Stiftung alimentiert?Damals hatte die SAirGroup noch Geld, undso bekam die Stiftung von ihr als Trägerin undFörderin ein Darlehen von CHF 300 000.–.Dieses Geld war jedoch mehr für die Infrastrukturund weniger für den Unterhalt derSammlung bestimmt. Um die Zugänglichkeitzu verbessern, wurde die Sammlung in dasFliegermuseum (Air Force Center) in Dübendorfverlegt. Dies geschah kurz vor dem «Grounding»der Swissair Anfang Oktober 2001. Ineiner Nacht-und-Nebel-Aktion wurde daraufhinauch das bereits erwähnte Balsberg-Fotoarchivins Fliegermuseum verlegt. Somitstanden sämtliche Fotobestände der Swissairunter der Obhut der Stiftung Luftbild Schweiz.Was geschah nach dem «Grounding»?Das Ganze ist ziemlich kompliziert. Kurz gesagt,fiel die Sammlung von Luftbild Schweiznach dem «Grounding» in die Konkursmasseder Swissair. Drei Jahre lang wussten wir imStiftungsrat nicht, wie es weitergeht, bisschliesslich ein «Weisser Ritter» die Sammlungaus der Liquidation herauskaufte undsomit rettete. 2004 wurde ich zum Präsidentender Stiftung gewählt.Luftaufnahme der Altstadt von Bern mit Aare, 1977.Foto: Joe Bischofberger, © Bildarchiv ETH-Bibliothek, Zürich, Stiftung Luftbild SchweizDestinationen, Mitarbeitende, der Flugbetriebauf dem damaligen Flughafen Dübendorf undvieles mehr wurde im Bild festgehalten. Auchnach dem Tod von Mittelholzer 1937 spieltedie Fotografie in der Unternehmenskultur derSwissair stets eine bedeutende Rolle.Zur Pflege dieser Sammlung wurde 1997 dieStiftung Luftbild Schweiz gegründet. Warum?1997 stiess die SAirGroup, d. h. der Swissair-Konzern, unter Führung von Philippe Bruggisserneben anderen Tochterfirmen, die nichtzum Kerngeschäft gehörten, auch die SwissairPhoto + Vermessungen AG ab. Aufgrund derhistorischen Relevanz blieb das Fotoarchivvom Verkauf ausgenommen; es wurde imgleichen Jahr in die neu gegründete StiftungLuftbild Schweiz überführt. Als Stiftungsratsmitgliedwar ich von Anfang an dabei.Wie präsentierte sich damals derZustand der Sammlung?Nach dieser Zeit der Unsicherheit richteten wirunser Augenmerk auf den Zustand der Bilder.Gewisse Farbfotos hatten einen Gelbstich, undbei den ganz alten Glasplatten blätterte teilweisedie Fotoemulsion ab. Wir fanden einzelneGönner, um den laufenden Betrieb mitzufinanzieren.Aber für den langfristigen Erhalt,die Erschliessung und Zugänglichmachungbrauchten wir als kleine Stiftung einen starkenprofessionellen Partner mit den nötigen Ressourcen.Wir kontaktierten zu diesem Zweckeine ganze Reihe von spezialisierten Institutionenund Firmen und stiessen schliesslichauf die ETH-Bibliothek.Der Zürcher «Tagesanzeiger» titelteam 19. Mai 2009 «Die Swissair landet imArchiv der ETH». Können Sie den Landeanflugnäher beschreiben?Wir haben mit der ETH-Bibliothek 2007/2008etwa ein Jahr lang verhandelt und ihr schliesslichdie ganze Sammlung (ausgenommen Fotos,die nach 2001 gemacht worden waren)verkauft. Die Transaktion wird über einen Zeitraumvon fünf Jahren, d. h. von 2009 bis 2013,abgewickelt. Bis Ende 2013 bleibt die StiftungEigentümerin der Bilder, die ETH-Bibliothekerhält jedoch die Nutzungsrechte. Letztereverpflichtet sich, die ihr übertragene Sammlungals Kulturgut zu bewirtschaften und aufneuste wissenschaftlich anerkannte Art mittelsMikroverfilmung und Digitalisierung nachhaltigzu sichern, zu inventarisieren und langfristigzu archivieren. Zudem müssen die Fotosweiterhin der Öffentlichkeit zugänglich sein.18 M E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 8


M E M O R I A VWas heisst das konkret?Die ganze Sammlung wird auf Mikrofilm übertragen– mit einer vom Hersteller garantiertenLebensdauer von 500 Jahren. Ein Fünftel derSammlung wird zusätzlich noch digitalisiertund via Internet zugänglich gemacht. Fallsdie ETH-Bibliothek diesen Verpflichtungennicht nachkommt, hat die Stiftung das Recht,den Kauf bis spätestens Ende 2013 rückgängigzu machen.Wie verläuft die Zusammenarbeitmit der ETH-Bibliothek?Sehr gut. Wir haben gemäss unserer Stiftungsurkundesozusagen eine Aufsichtspflicht undmachen daher jedes Jahr eine «Inspektion»bei der ETH-Bibliothek. Jedes einzelne Originalwird in ein Couvert abgelegt, beschriftet undinventarisiert. Die machen das wirklich sehrprofessionell.Kann die ETH-Bibliothekdas Ganze selber finanzieren?Die Mittel, die ihr hierfür zur Verfügung stehen,sind nicht ausreichend. Wir haben in derstiftung ein entsprechendes Budget erstelltund sind auf einen Gesamtbedarf von rundCHF 1,5 Millionen gekommen. Von den kantonalenLotteriegesellschaften haben wir insgesamtCHF 700 000.– zugesprochen erhalten.Den Rest übernehmen die ETH-Bibliothek undGönner: Unsere Stiftung braucht zwingendnoch weitere Spenden, um das Budget zudecken.Wie werden die Bilder inventarisiert?Um die Fotos korrekt beschreiben zu können,greift die ETH-Bibliothek u. a. auf das Wissenvon ehemaligen Swissair-Mitarbeitern zurück.Die Pensionäre loggen sich auf einer Online-Plattform ein und verfassen dort Bildlegendenzu den einzelnen Fotos. Sie leisten sensationelleArbeit – und das erst noch ehrenamtlich.Diese «Freiwilligenarbeit» ist Gold wert, denndas spezifische Fachwissen ist nur noch beidiesen Experten vorhanden und muss daherso rasch wie möglich dokumentiert werden.Das Interview fand am 29. April 2011 statt.Zuschauerinnen und Zuschaueram Flugplatz Dübendorf, imhintergrund eine DC-3der Swissair. Aufnahmedatumzwischen 1937 und 1948.Fotograf unbekannt,© Bildarchiv ETH-Bibliothek, Zürich,Stiftung Luftbild SchweizM E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 819


← Einmal im Monat hört sich der Sammler zusammen mit Musikern Beispieleaus seiner Sammlung an. Nicht mit diesem Phonographen, sondern miteiner moderneren Anlage, um die Schellackplatten zu schonen.Foto: Laurent Baumann, MemoriavD o s s i e r H e l v e t i c aM E M O R I A Vorganisierte Auktionen, bei denen man schriftlicheGebote auf bestimmten Platten abgibt)ersteigert. Fritz Zimmermann war ein LuzernerSänger und Jodler, der im Mai 1917 in die USAauswanderte, wo er in den Swiss Clubs alsSchweizerliedersänger auftrat, und zwar derarterfolgreich, dass er von amerikanischenSchallplattenunternehmen im «Ethnic»-Programmaufgenommen wurde. Dabei handeltees sich um Platten für die nach den USA emigriertenVolksgruppen, die, oft von Heimwehnach ihrem ursprünglichen Vaterland gequält,Unmengen von Schallplatten mit ihren Heimatliedernkonsumierten. So wurde Zimmermannzum Schallplattenstar innerhalb des schweizerischenAmerika; er ist auf den PlattenlabelsVictor und Columbia und sogar von Edisonverewigt worden.Neben Zimmermann waren noch weitereSchweizer Immigranten in den USA auf Plattezu hören: Die Jodler Jakob Jost, C. Wunderli,Karl «Chas» Schoenenberger, das SchweizerÄlpler-Orchester u. a.; 1927–28 führten die«Sieben Scheidegger» aus Huttwil im Emmentaleine Amerikatournee durch, und ihre Liederwurden auf Victor verewigt, genauso wie diejenigender Moser Brothers (Moser Buebe) ausBiel. «Schweizer Rekords» (so nannte mandiese Platten damals in Amerika) müssenalso zwangsläufig in USA-Archiven liegen!Hätte ein Heimkehrer mal versucht, Plattenaus den USA mit nach Hause zu schleppen,so wäre das Risiko, dass die damaligenSchellackplatten als Scherben angekommenwären, zu gross gewesen. Die «Schweizerrekords» wurden eben nur für den amerikanischenMarkt produziert! Einzig die Titel der«7 Scheidegger» und der «Moser Buebe» wurdenmittels Nachpressung auf His Master’sVoice auch für die Schweiz zugänglich gemacht.Fundort DeutschlandEs ist für meine Sammlung ein Glück, dassich von Anfang an viele Sammlerfreunde inDeutschland kannte, mit denen ich in einemregen Kauf- und Tauschverhältnis stand. Immerwieder fiel mir auf, dass ich fast sämtlichePlatten bestimmter Schallplattenfirmenin Deutschland gefunden hatte, d. h., dass sieparadoxerweise nicht auf Schweizer Bodenauftauchten, obwohl darauf doch SchweizerInterpreten jodelten und ihre lüpfigen Weisenspielten, die hier in Zürich aufgenommen wordenwaren. Es handelt sich um frühe akus-tische Schallplattenfabrikate wie Globos,Polyphon, Janus, Beha, Anker u. a. Diese deutschenSchallplattengesellschaften mit Sitz inBerlin machten Aufnahmen in der Schweiz,um so ein Schweizer Repertoire aufzubauen.Damit hofften sie, einen Schweizer Generalvertreteranzulocken, der diese Fabrikate inder Schweiz vertreiben würde. Wenn diesmisslang, so blieb immer noch der Verkauf inDeutschland selbst übrig: nämlich – ähnlichwie im Beispiel USA – an die vielen Auslandschweizer,die aus Heimwehgründen ein überausdankbares Schallplattenpublikum darstellten.Bei den genannten kleinen Firmenmisslang wohl der Aufbau einer verkaufskräftigenGeneralagentur, so dass die Platten inDeutschland blieben, von wo ich sie in meineSammlung holen konnte.Aber etliche grössere deutsche Firmen wieOdeon, Deutsche Grammophon / Polydor, Homokordu. a. hatten dermassen erfolgreicheSchweizer Generalvertriebe aufgebaut, dassdie Platten leicht in der Schweiz selbst zufinden waren. NB: In der Schweiz selbstbestand damals (vor 1933) noch gar keineeigene Schallplattenfabrikation.Helvetica in SchwedenAls mir ein Sammlerfreund 1997 aus seinen inSchweden verbrachten Sommerferien einevon «Stuckis Schweizerkapell» bespielte Plattemit den Titeln «Min älsking (Mis Schäzeli)»und «Alpmarsch» mitbrachte, war ich völligüberrascht über dieses Kuriosum! Bis icheines Tages in den Emmentaler Nachrichtenvom 21. Oktober 1938 auf einen Bericht überdie Schweizer Woche in Stockholm stiess, ander auch Gottfried Stuckis Kapelle «Bernermutzen»teilgenommen hatte und von derFirma Sonora aufgenommen worden war.Ein schwedischer Sammlerfreund schicktemir 1989 sogar die Platte der schwedischenMarke Musica zu mit dem Titel «Boppin’ at the‹Doge›», gespielt von «Hazy Osterwald’s ProgressiveSextet». Auch diese Rarität entpupptesich als ganz natürlicher Fund, als mir dieZeitungsausschnitte der Stockholmer Pressevom 2. März 1950 über Hazys Skandinavientourneezu Gesicht kamen.Wir müssen uns also – auch als Bewahrer vonSchweizer Kulturgut – damit abfinden, dassbestimmte Helvetica durchaus zu Recht nurim Ausland liegen, oft sogar in obskuren Lagerbeständenverborgen dahinschlummern.Amerikanische Helvetia-Record 103«Unterwaldner Jodel» gesungen vonChas. Schönenberger, aufgenommen1921 in New York.Edison Record 57011 „Lueget vo Bergund Tal“ gesungen von Fritz Zimmermann,aufgenommen 1918 in New York.Foto: Laurent Baumann, MemoriavM E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 825


«Den Nachlass vonElias Canetti hätten wir auchgerne übernommen!»Als Elias Canetti 1994 in Zürich starb, wo er seit 1971 gelebt und gearbeitet hatte,war bereits klar, dass sein Nachlass an die Zentralbibliothek Zürich gehen würde.Zur Konkurrenzsituation unter schweizerischen Gedächtnisinstitutionen.Rudolf ProbstStellvertretender Leiterdes Schweizerischenliteraturarchivs (SLA)Der 1981 mit dem Nobelpreis ausgezeichneteSchriftsteller Elias Canetti vermachte seine literarischenDokumente noch zu Lebzeiten testamentarischder Handschriftenabteilung der ZBZürich: Der Nachlass beinhaltet Unterlagen zurPerson, Briefe, Materialien, Diverses, Tagebücherund Aufzeichnungen, Notizhefte, Vorarbeitenund Manuskripte zu Werken, Lesungenund Vorträgen, Zeitungsausschnitte und Drucksachenim Umfang von 14 Laufmetern. Dazugehört auch Canettis umfangreiche Autorenbibliothekmit geschätzten 20 000 Bänden. DieÜbergabe war allerdings mit Auflagen verbunden:Die Forschung sollte erst zehn Jahre nachseinem Tod Zugang zu seinem literarischenNachlass erhalten. Der private Teil mit Briefenund Korrespondenzen bleibt noch bis 2024gesperrt.Keine scharfe Abgrenzungder SammelaufträgeDer Neid auf die Zürcher war gross, besondersin Bern – aber nicht nur dort – in der damalsnoch jungen Institution des SchweizerischenLiteraturarchivs (SLA), das 1991 auf Initiativevon Friedrich Dürrenmatt seine Türen geöffnethatte. Gerne hätten wir im SLA den Bestanddes renommierten Autors in unsere Sammlungaufgenommen, aber die Zürcher waren offenbarschneller und geschickter vorgegangen. Inder Tat gibt es in der Schweiz eine Konkurrenzsituationzwischen den GedächtnisinstitutionenBibliotheken, Archive und Museen. JedeInstitution hat zwar ihren je spezifischen Sammelauftrag,der aber in der Schweiz nichtscharf vom Auftrag anderer Institutionen abgegrenztist. So sammelt die Handschriftenabteilungder ZB Zürich Nachlässe und Archive mitBezug zu Zürich, wohingegen das SLA literarischeBestände (im weiteren Sinne könnenauch Historiker- und Gelehrtenbestände dazugerechnetwerden) mit nationaler und internationalerAusstrahlung sammelt. Auf EliasCanetti trifft natürlich beides zu: In seinem Fallwaren beide Institutionen an einer Übernahmeinteressiert.Zugänglichmachen als ServiceDer Übergabe von Personenarchiven und -nachlässen(das SLA unterscheidet Archive von lebendenPersonen von Nachlässen von Verstorbenen)an eine öffentliche Institution gehen inder Regel Verhandlungen mit den Autorinnenund Autoren bzw. mit den Nachkommen voraus.Auch im Bereich von Nachlässen undArchiven spielt das Prinzip von Angebot und26 M E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 8


D o s s i e r H e l v e t i c aM E M O R I A V← Die Schweizerische Nationalbibliothek, in dersich auch das Schweizerische Literaturarchiv befindet.Foto: Schweizerische Nationalbibliothek, BernNachfrage. Die verschiedenen Institutionenlassen sich gegenüber den Anbietern vonNachlässen und Archiven als Dienstleistungsbetriebeverstehen, die einen bestimmtenservice anbieten. Das Ziel besteht ja nicht nurim Aufbewahren der Dokumente sub specieaeternitatis, sondern vor allem im Zurverfügungstellenund im Zugänglichmachen dieserDokumente. Bananenschachteln mit noch sowertvollen Dokumenten in den Magazinen vonArchiven, Bibliotheken und Museen nützenniemandem, wenn man nicht weiss, dass esdiese Dokumente überhaupt gibt. Die Übergabean eine aufbewahrende Institution dientalso in erster Linie dazu, ein Archiv oder einenNachlass einer interessierten Öffentlichkeitzugänglich zu machen. Damit ein Bestand zugänglichgemacht werden kann, muss er vorgängigerschlossen, das heisst inventarisiertund verzeichnet werden. Im besten Fall wirdder Bestand in einer online zugänglichen Datenbankkatalogisiert oder in einem im Internetpublizierten Inventar beschrieben, damitForschende feststellen können, welche Dokumentein einem Bestand vorhanden sind undwas allenfalls für die Benutzung gesperrtist. Diese Inventarisierung von Beständen istziemlich arbeitsintensiv. Das SLA rechnet fürdie Inventarisierung eines Bestands durchschnittlicherGrösse mit ungefähr einem Jahr,vom Eintreffen in den Räumlichkeiten biszu der definitiven Lagerung im Magazin undder Publikation der Online-Inventare, wenndie Ressourcen zur Erschliessung zur Verfügungstehen. Manchmal dauert es aber einegewisse Zeit, bis sich überhaupt eine Archivarinoder ein Archivar an die Erschliessungeines Bestands machen kann ... Bei den Übernahmeverhandlungenspielt die künftigeerschliessung der Bestände in der Regelauch eine Rolle.Die Donatoren entscheidenIm Jahr 1999 haben die Nachkommen vonJosef Reinhart mit dem SLA einen Vertrag zurÜbergabe des Nachlasses ans SLA unterschrieben.Die Familie Zurschmiede-Reinhart hatden Nachlass vor der Vertragsunterzeichnungselber verwaltet, und auch nach der Unterzeichnungblieb der Nachlass bei der Familie,die weiterhin Anfragen beantwortete, Benutzendebetreute und auch Teile des Nachlassesin Zusammenarbeit mit dem SLA erschlossenhat. Die Bedeutung des Lyrikers und MundartautorsJosef Reinhart lag für das SLA darin,dass Reinhart zu Beginn des 20. Jahrhundertsein viel gelesener Autor war und eine grosseRolle in der damals neu entstehenden Mundartbewegunginnehatte. Innerhalb des SLAwar aber eine Übernahme umstritten, weil ihmeine gesamtschweizerische Bedeutung odergar internationale Ausstrahlung abgestrittenwurde. Im Verlauf der Verhandlungen desSLA mit der Familie wurde auch die Frageeingehend diskutiert, ob der Nachlass nichtsinnvoller an die Zentralbibliothek Solothurngehen sollte. Die Familie war entschiedendagegen und wünschte, dass der Nachlassim SLA aufbewahrt werde, was schliesslichnach einiger interner Überzeugungsarbeitauch gelang. Im laufenden Jahr 2011 sind dieknapp einhundert Archivschachteln wohlbehaltenund fein inventarisiert im SLA in Berneingetroffen.Bei den Übernahmeverhandlungen mit PeterBichsel ergab sich eine ganz analoge Konkurrenzsituationzwischen Solothurn und Bern:Auch mit Peter Bichsel habe ich die Fragediskutiert, ob sein Archiv nicht nach Solothurngehöre. Er hat aber letztlich entschieden, seineMaterialien nach Bern zu geben. Letztlichentscheiden die Donatoren, welcher Institutionsie einen Bestand anvertrauen möchten.Viele Faktoren beeinflussen diese Entscheidung:das Renommee der Institution, ihr«Service» mit Ressourcen für die Erschliessungund Erhaltung der Dokumente, manchmalein finanzielles Übernahmeangebot, oftauch persönliche Präferenzen und Antipathiender Donatorinnen und Donatoren gegenüberInstitutionen etc.Kooperationen mit PartnerinstitutionenWährend bei renommierten Autorinnen undAutoren die Konkurrenzsituation unter den Gedächtnisinstitutionengross ist, pflegt das SLAim Bereich der eher regional wichtigen SchriftstellerKooperationen mit den Kantonsbibliothekenund regionalen Archiven. Wir suchenden Austausch mit unseren Partnerinstitutionenund überlegen von Fall zu Fall gemeinsam,in welcher Institution ein Bestand besseraufgehoben und für die Benutzenden leichterzugänglich ist. Wichtig ist dabei allen Beteiligten,dass die Bestände für die Nachwelterhalten bleiben und der Öffentlichkeit zugänglichgemacht werden können.IMVOCSAuch audiovisuelle Beständesind im Schweizerischenliteraturarchiv zu finden. DerZugang zu diesen Dokumentenwird über das Online-Inventarwww.imvocs.ch ermöglicht.Peter Bichsel in einem Schauplatz-Beitrag von 1980 zum Abstimmungskampfums Kulturprozent.Foto: SRFM E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 827


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← Illustration: Andreas Gefe, ZürichD o s s i e r H e l v e t i c aM E M O R I A VVRGÄSSET! VRGÄSSET!D Frou Gyger het mr uf ds Band gredt. Anetgyger. Öb ig ihre mau würd zrügglüte. Si heigen Aafrag a mi. Si syg d Wuche düre vo nün bisfüf z erreiche. Am nächschte Tag ha’ren aaglüte.Es fröi se, dass ig ihre tüeg aalüte, het dFrou Gyger gseit. Ihre Schef heig se bbätte, mitmir e Termin abzmache, si sygen es jungsUngernäme, wo uf Kommunikazionsschtrategieschpezialisiert syg. U si heigen aktuell egrösseren Uftrag, wo si gärn mau mit mir wettedrüber rede. Wenn dass es mir am beschtegieng für ne Termin, het d Frou Gyger gfragt. Unär hei mr öpis abgmacht.Auso bin i paar Tag schpeeter häre. Jungi Firma,wo sech iren usboute Fabriggaalag ygrichtethet. Z Züri imnen ufgwärtete Quartier. En ArtLoft, wo di einzelnen Arbeitsplätz dür Pflanzevonenang abtrennt sy. Ir Mitti isch e Tischgschtange, wo zwe Here gsässe sy. D Frougyger het mi gfragt, öb ig öpis z trinke wöu, esGgaffee oder chly Wasser. U während si für mies Ggaffee ghout het, sy di beide Heren ufgschtange,hei mr d Hang gä u mi bätten abzsitze.Es fröj se, het dr Eint gseit, dass ig mirdie Zyt für si tüeg nä. U bis d Frou Gyger zrüggsyg, chönni mr is ja scho mau gägesytigvorschteue. Vo ihnen uus chönni mr is o dutze.Är syg dr Philipp, är heig das Ungernäme vorvier-Jahr gründet. Vo Huus uus syg’r Philosoph,mit langjähriger Praxiserfahrig iren internazionautätige Wärbeagentur. Dr Anger het Schtefangheisse, schtudierten Ökonom, wo ausProjektleiter tätig syg. O i däm Projekt, wo mritz de grad zäme wöui drüber rede, het drSchtefan gseit, syg’r aus Projektleiter vorgseh.I däm Momänt isch d Frou Gyger zrüggcho mitem Ggaffee.Öb i Zucker wöu oder Miuch, het d Frou Gygergfragt. När isch si abgsässe, het e Mappen ufgmacht,mit emne läären A4-Block drin, mitghüselete Bletter. De chönni mr aafa, het drPhilipp gseit. Är füeu sech gehrt, sone berüemtenOutor wi mi am Tisch z ha. Es syg würklechen usserordentlechen Uftrag, wo si heige, u essyg klar, dass vo üsem Gschpräch nüt usedörf.I müess ihnen absoluts Schtiuschwyge zuesäge.Si syge wi gseit es Ungernäme, wo uf Kommunikazionsschtrategieschpezialisiert syg.Unger Kommunikazion vschtöng men ir Regu dKommunikazion mit Zytgenosse. Was aber, hetdr Philipp gseit, we’s itz uf ds Mau drum göng,es Ziiupublikum z erreiche, wo ir Zuekumft läb.U zwar wyt ir Zuekumft, sägi mr mau i hunderttuusigJahr. Da schteui sech nöii Frage: Was sydas für Mönsche, wo denn läbe? Sy das überhouptno Mönsche? Wi vrschtändige sech die?U weli Kanäu hei mr, für di Mönschen oder wasde das sy i hunderttuusig Jahr z erreiche?Das syge nid nume Gedankeschpilereie, hetdr Philipp gseit, di Frage schteui sech ganzkonkret, we’s itz drum göng, ir Schwyz es atomarsÄndlager z plane. Wär d Nagra syg, wüssi äuä: Nationale Genossenschaft für die Lagerungradioaktiver Abfälle. U a dere Schteumüess ig ihne würklech absoluts Schtiuschwygezuesäge. D Nagra syg a si häreträtte, mitem Uftrag, es Kommunikazionskonzept z erarbeite,wi me kümftigi Generazionen i säge mrmau hunderttuusig Jahr voremnen atomarenÄndlager chönn warne. Us däm Grund heigesi Gschpräch gfüert mit Archäologe, Geologe,Anthropologe, Ethnologe, Psychologen u Linguischte.U me syg sech einig, dass es eigentlechnumen en einzigi Art gäb, wi me WäsenGuy KrnetaM E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 829


D o s s i e r H e l v e t i c aM E M O R I A VDie grosse Leidenschaftdes KleinkunstArchivarsDas Schweizerische Cabaret-, Chanson- und Pantomimen-Archiv wohnt in einemPrivathaus und zieht Besucher aus der ganzen Schweiz an. Hinter der Sammlung,die auch Tausende von audiovisuellen Dokumenten beherbergt, steht der ehemaligeThuner Stadtpräsident Hansueli von Allmen.Gwatt (Thun): Nur wenige Minuten fährt manvom Thuner Hauptbahnhof mit dem Bus, überquertdie Hauptstrasse nach Spiez, geht einpaar Schritte, kommt zu einem Haus, läutet –und schon taucht man ein in eine andere Welt.Das «Schweizerische Cabaret-, Chanson- undPantomimen-Archiv» ist kein Archiv odermuseum, wie man es sonst kennt. Es ist einArchiv, das lebt – um genauer zu sein, daswohnt: In den privaten vier Wänden von Hansuelivon Allmen und seiner Frau Anita hat essich im ersten Stock, im Dachgeschoss und ineinem grossen Estrich einquartiert und fühltsich dort wohl. So wohl, dass es ständig angewicht und Grösse zulegt und sich breitmacht.So breit, dass es die Räumlichkeitenseines gemütlichen Zuhauses manchmalschon fast zu sprengen droht. «Ich wollte dasArchiv aus praktischen Gründen in meinemPrivathaus haben», sagt Hansueli von Allmen,von 1991 bis 2010 Thuner Stadtpräsident,ehemaliger Eisenbahner und seit 40 Jahrenleidenschaftlicher Dokumentalist und Fördererder Schweizer Kleinkunstszene. «Wegenmeines beruflichen Engagements konnte ichdie Besucher des Archivs zu den üblichenbürozeiten nicht voll betreuen. Wenn Interessiertekamen, konnte ich sie bei mir zu Haus, ihnen das System unserer 80 000Karteikärtchen erklären – und mich dannzurückziehen.» Von Allmen erinnert sich anGäste, die für eine Lizenziatsarbeit oder eineDissertation regelmässig vorbeikamen und ihndoch eher an «Ferienbuben» als an vergeisti-Samuel MumenthalerBakomM E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 831


das «Zensurdossier» des Cabarets Cornichonbis zu aktuellen Nachwuchstalenten aus allenLandesgegenden), eine Bibliothek mit über1600 sachbezogenen Publikationen und Unikatewie die metallene Zündholzschachtel vonClown Grock oder Alfred Rassers «HD Läppli»-Schnauz und -Perücke. «Dies ist mein Hobbyund ich lebe wohl damit», sagt von Allmen, der1996 den Ehrendoktor der Universität Freiburgfür seine Verdienste um die Schweizer Kleinkunsterhalten hat und auch von den OltnerKabarett-Tagen für sein Engagement geehrtworden ist.Die Sammlung umfasst weit über 500 Archivschachteln mit Dokumentenzur Schweizer Kleinkunstszene. Foto: Markus Frietsch, Zürichgte Forscher erinnerten. «Meine Frau versorgtesie mit belegten Broten, und am Schlusswurden diese in der Arbeit verdankt undnicht das Archiv», kommentiert von Allmenmit trockenem Humor.Vom Hobby zum EhrendoktorMittlerweile ist der Archivar zwar von den meistenseiner anderen Aktivitäten entbunden –seit Anfang Jahr ist er im Ruhestand –, dochnach neuen Räumlichkeiten für seine wucherndeSammlung zu suchen, steht nicht zuoberstauf seiner Prioritätenliste. Schliesslichist das Archiv einer privaten Sammelleidenschaftund nicht einem nüchternen Archivierungsgeistentsprungen. Zurzeit umfasst esweit über 500 Archivschachteln mit Dokumentenzur Schweizer Kleinkunstszene (vonden Anfängen im Zürcher Cabaret Voltaire über5000 Ton- und BildträgerHansueli von Allmen räumt ein, dass besondersdie Aufbewahrungsbedingungen für diegegen 5000 Ton- und Tonbildträger nicht optimalsind – in einem Wohnhaus gibt es Temperaturschwankungen,und die Feuchtigkeit variiert.Dazu kommen die verschiedenen Formateund Techniken, mit denen die Dokumente aufgezeichnetworden sind. «Mein Archiv ist nochweitgehend analog», bestätigt von Allmen, derseine Briefe an potenzielle Archivspender immernoch mit der Schreibmaschine schreibtund von sich selber sagt, er könne zwar einenComputer bedienen, sei aber alles andere alsein Computerfreak. Eine Digitalisierung derraren audiovisuellen Dokumente in seinemArchiv – eben ist aus einem Nachlass ein Konvolutmit unveröffentlichten Konzertaufzeichnungender Berner Troubadours eingetroffen –könnte er sich zwar vorstellen. «Die ThunerStadtarchivarin, die ich seinerzeit noch engagierthabe, hat mich diesbezüglich auch schonermahnt», meint von Allmen augenzwinkernd.Doch für ein Digitalisierungsprojekt müsstedas Archiv, das im Jahr durchschnittlich 15 000Franken an Unterstützungsgeldern erhält undKosten von rund 30 000 Franken generiert,Geld freimachen, das an anderer Stelle fehlenwürde. «Auch wenn Memoriav ein Projekt unterstützenwürde – und ich kann mir vorstellen,dass ein Interesse vorhanden wäre –müsste ich immer noch 50% der Kosten selbertragen beziehungsweise an einem anderenOrt beschaffen», gibt von Allmen zu bedenken.«Die Finanzierung ist einer der Gründe, warumein solches Projekt zurzeit nicht geplant ist.»Die Nachfrage nach den Videos und Tonbandkassetten,die sich zu Hunderten auf den Regalenstapeln, sei überdies nicht allzu gross,sagt der Archivar.32 M E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 8


Der fotografischeNachlass im ElisarionMemoriav hat während der ganzen Zeit seines Bestehens massgeblich dazu beigetragen,dass fotografische Bestände restauriert, digitalisiert und erschlossenwerden konnten: Damit wurde unser Repertorium an Bildern, unser Wissen darüber,«wie es einmal in der Schweiz ausgesehen hat», kurz, unser visuelles Gedächtnis,entscheidend bereichert. Mit dem fotografischen Nachlass im Elisarion inMinusio ist kürzlich ein einzigartiger Bestand dazugekommen.Dr. David StreiffDie Website von Memoriav umfasst derzeit58 Bestände: Diese reichen von der Frühzeitder Fotografie bis zum 68-jährigen Jean Mohr,von Daguerreotypien bis zur Reportagefotografieeines Max A. Wyss oder Alain Dalain.Die von Memoriav unterstützten Projekte umfassennicht nur Nachlässe von Berufsfotografen.Roberto Donetta etwa war ebenso sehrWanderfotograf wie «Venditore ambulante».Annemarie Schwarzenbach verstand sich alsAutorin und Reiseschriftstellerin – bei ihr wardie Fotografie eine Möglichkeit, mit eigenenBildern ihre Texte zu illustrieren und aus Ländernzu berichten, von denen keine Bilder verfügbarwaren. Der Dichter Gustave Roud oderder Bildhauer Karl Geiser nutzten die Kameraals Gedächtnisstütze, aber auch um festzuhalten,was sie oft obsessiv beschäftigte undberührte – als persönliches Tagebuch ihreserlebens und Begehrens.Kulturhistorische Bedeutung des ElisarionDer Fotobestand Elisarion, dessen Restaurierungdurch Christophe Brandt und sein SchweizerischesInstitut zur Erhaltung der Fotografievor kurzem abgeschlossen werden konnte,gehört in diese Kategorie der «obsessiven undprivaten» Fotografie; gleichzeitig ist er aberverwandt mit den ebenfalls im Memoriav-Portefeuille befindlichen Beständen vonAlbert Anker oder von Charles-Albert Cingria,umfasst er doch auch Werke anderer Fotografensowie Fotografien von Kunstwerken, diedem Maler Elisàr von Kupffer zur Inspirationoder Vorlage dienten.Was waren also die Gründe, bei Memoriav umUnterstützung anzuklopfen, warum haben derKanton Tessin, die Gemeinde Minusio, dieHeinrich Hössli Stiftung und der 2008 gegründeteVerein Pro Elisarion Mittel gesprochen,um diesen sehr speziellen Nachlass aufzuar-34 M E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 8


← Elisàr von Kupffer und Eduard von Mayer, Muralto 1917.Foto: Centro Cultural Elisarion, MinusioV i s i b i l i t éM E M O R I A Vbeiten? Es gibt dafür zwei Gründe: Die sichendlich durchsetzende Neubewertung derbedeutung des Elisarion und die Tatsache,dass nur noch Fotografien davon zeugen, wiees im Haus ausgesehen hat, das er sich zusammenmit seinem Lebensgefährten Eduardvon Mayer in Minusio ab 1927 erbaut hatte.Der dandyhafte Malerphilosoph und sein HausElisàr von Kupffer, 1872 in Sophiental (Estland)geboren und 1942 gestorben, ist ab 1922Schweizer Bürger. Eduard von Mayer, Philosophund Publizist, wurde 1873 in St. Petersburggeboren und ist 1960 gestorben. Beideliegen auf dem Friedhof von Minusio.Elisàrs bildnerisches Werk ist nach rein künstlerischenund ästhetischen Gesichtspunktenepigonal. Rückbezüge zur antiken wie romantischenKunst und Parallelen zu symbolistischensowie lebensreformerischen Werken.Elisàrs Bedeutung liegt in der obsessivenAusgestaltung eines Gesamtkunstwerkes, welcheser in den Dienst seiner mit Eduard vonMayer verwirklichten Ideenwelt stellt, des«gnostisch-theosophischen» Klarismus, einerreligionsähnlichen Schöpfung, die monistischeund sexualwissenschaftliche Theoriender Zeit weiterführt und vereint.Die bildende Kunst bedeutete im klaristischenVerständnis «Emanation Gottes als erotischeKraft», verwirklicht im erotischen Körper. Elisàrstellt sich – Religionsgründer und Inkarnationzugleich – in seinen Werken in einer facettenreichenSelbstinszenierung dar, als dandyhafterMalerphilosoph, als ewig androgynerJüngling, als heiliger Sebastian, als siegenderHeld. Diese Selbstinszenierung mag für vieleals narzisstische Verirrung oder Kitsch gelten,doch übersieht man dann den im Zusammenhangmit dem Geschlechterdiskurs der Zeitsubversiven und bis heute als provozierendempfundenen Charakter dieser Kunst.Verlust des GesamtkunstwerkesDas Unzeitgemässe, die Verwendung christlicherSymbolik für eigene Zwecke, das in derdeutschen Kultur und Sprache Verankerte, dasAndrogyn-Homoerotische ihres Denkens undSchaffens wurde ihnen damals zum Verhängnis.Das kam so: Sie, ohne Nachkommen, vermachtenihr Haus – Wohnhaus und Tempel ineinem – dem Kanton Tessin. Schliesslich ginges, weil der Kanton das Geschenk ablehnte,ins Eigentum der Gemeinde über. Längergeschah damit nichts, bis Ende der Siebzigerjahredie Gemeinde Minusio das Haus einerzeitgemässeren Nutzung zuführte. Weil es anVerständnis für die Bedeutung dieses Nachlassesfehlte oder man seine «Zweckbestimmung»als pervers empfand, wurden durchdie Umwandlung in ein lokales Kulturzentrumder Gesamtzusammenhang und die beziehungsreicheikonografische Ordnung zwischenGemälden, Möbeln, Kultkleidern, Säulengängenzerstört. Nicht nur ist die farbige Gesamtausstattungdes Innern wie der mit Säulengängenversehene Garten verschwunden – nochschwerer wiegt der Verlust der Inszenierungdes Übergangs aus der Wirrwelt ins hellerundbild der «Klarwelt der Seligen».Harald Szeemann hat das Rundbild und weitereWerke Elisàrs anschliessend in verschiedenenAusstellungen im In- und Ausland prominentgezeigt und damit zur internationalenWertschätzung dieses Œuvres beigetragen.Für das Rundbild liess er auf dem Monte Veritàeinen eigenen Pavillon bauen.Fotografien als einzige ZeugenAngesichts des Verlustes des originalen Gesamtzusammenhangesund der originaleneinrichtung kommt dem fotografischen Nachlasseine Schlüsselrolle zu, denn nur Fotografienzeigen, wie es einmal ausgesehen hat.Die digitale Aufbereitung der erhaltenen Glasnegativeund die Restaurierung der Vintageprints war Voraussetzung für eine erweiterteKenntnisnahme dieses einzigartigen Nachlassesund lädt – ganz im Sinne der Auflagevon Memoriav, das Erarbeitete dann auch zuzeigen – zur Realisierung einer Ausstellungein.Früher als erwartet wurde diese nun realisiert– und erst noch am Ort des Geschehens.Der Zufall will es, dass gleichzeitig mit demAbschluss der Restaurierungsarbeiten das«Centro Culturale Elisarion» sein 30-jährigesBestehen feiert und die Gemeinde Minusiouns – die Begründer und Verantwortlichendes oben genannten Vereins – eingeladenhat, zusammen mit der Gemeinde eine Ausstellungzu realisieren. Sie ist am 16. Septembereröffnet worden und dem Andenken HaraldSzeemanns gewidmet.Das Elisarion kurz nach 1939 (mitder Rotunde), Glasnegativ.Foto: Centro Cultural Elisarion, MinusioDr. David StreiffDer ehemalige Direktor desbundesamtes für Kultur istInitiant und Vorstandsmitglieddes Vereins «Pro Elisarion».AusstellungstippL’Elisarion e le sue origini,il chiaro mondo di Elisàr vonKupffer ed Eduard von Mayer17. September – 11. Dezember2011 / 30. März – 29. April 2012Centro Culturale ElisarionVia Simen 3, 6648 MinusioDienstag 14–17 UhrFreitag–Sonntag 15–19 UhrAm 2.10., 15.10., 21.11.2011geschlossen.Infos:www.minusio.chwww.elisarion.chM E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 835


Auftragsfilme neu entdecktein Stück SchweizerFilm- und KulturgeschichteBis in die 1970er-Jahre bekam das Kinopublikum in der Schweiz neben dem Hauptfilmjeweils auch ein sogenanntes «Beiprogramm» zu sehen. Dieses enthielt in derRegel einen Werbeblock, eine Wochenschau und einen meist dokumentarischenKurzfilm von zehn bis zwanzig Minuten Länge.Yvonne ZimmermannFilmhistorikerinIm Auftrag der BildungDiese «Kulturfilme», wie sie genannt wurden,waren überwiegend Auftragsfilme. Sie wurdenfinanziert von Verbänden, Unternehmen, karitativenOrganisationen, Behörden und politischenParteien, die das populäre Forum, dasihnen das Kino bot, zur Verbreitung ihrerAnliegen nutzten. Verkehrserziehung undAlkoholprävention, Mitgliederwerbung undProduktinformation – alles hatte Platz imbeiprogramm, sofern die Filme auf expliziteWerbung verzichteten und einen gewissenbildungsauftrag erfüllten. Wie Mensch undMaschine (Regie: Adolf Forter) zum Beispiel,der dem Publikum 1955 erklärte, wie ein rohstoffarmesBinnenland wie die Schweiz zueiner so starken Exportwirtschaft kommt. DasZauberwort heisst: Sozialpartnerschaft! Dervon der Maschinenindustrie in Auftrag gegebeneFilm hatte zwei Missionen: Mit der Präsentationvorbildlicher unternehmerischer So-zialfürsorge sollte er im Inland zu einem wirtschaftsfreundlichenKlima beitragen. Und imAusland galt es, die politische und sozialestabilität des Werkplatzes Schweiz als Standortvorteilzu vermarkten.Schwerpunktthema AuftragsfilmDass Auftragsfilme einen festen Platz im regulärenKinobetrieb hatten, verweist auf ihrenfilm- und kulturhistorischen Stellenwert. Wiein anderen Ländern ohne eigentliche Filmindustriewar auch in der Schweiz die Zahlabendfüllender Spielfilmproduktionen verschwindendklein im Vergleich zur Masse vonDokumentar- und anderen Auftragsfilmen.Das Gros der professionellen Filmproduktionmachten «kleine Formen» aus: kurze bis mittellangeReise- und Tourismusfilme, Industriefilme,Schulungs-, Aufklärungs- und Agitationsfilme.Sie wurden von der Filmgeschichtsschreibunglange Zeit vernachlässigt, weil38 M E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 8


Wie die flüchtige Tanzkunstder Schweiz bewahren?In Lausanne und Zürich werden unter dem gemeinsamen Dach Schweizer Tanzarchiv/Collectionsuisse de la danse Helvetica zum Tanzschaffen gesammelt. Einzentraler Bereich der Rettung dieses immateriellen Kulturerbes ist die Erhaltungvon Videoaufnahmen, dank denen die flüchtige Tanzkunst der Nachwelt überhauptüberliefert werden kann. Doch was heisst helvetisch in einer Kunstsparte, die kaumSprachgrenzen kennt?Claudia RosinyFoto: Gregory BatardonSeit dem 1. Januar 2011 besteht das SchweizerTanzarchiv, das nationale Kompetenzzentrumfür die Erhaltung des immaterialen Kulturerbesdes Tanzes, mit zwei Geschäftsstellen inlausanne und Zürich. Hervorgegangen ist dieneue Stiftung aus zwei Institutionen, die sichum die Bewahrung des Schweizer Tanzerbesbemühten. Die Archives suisses de la dansein Lausanne entstanden 1993 aus einerPrivatsammlung, die mediathek tanz.ch wurde2005 ebenfalls als private Initiative in Zürichgegründet. Beide Institutionen erhalten inzwischenauch öffentliche Gelder. Schwerpunktder Sammlung in Lausanne sind Bücher,Zeitschriften, Programme, Fotografien,aber auch Kostüme, Objekte und Videobänder.Die mediathek tanz.ch in Zürich fokus-sierte in Ergänzung zur Lausanner Sammlungseit Beginn auf die Erhaltung und Bewahrungaudiovisueller Dokumente zum Kulturgut Tanzund versucht seither insbesondere das zeitgenössischeSchweizer Tanzschaffen auf Videoaktiv zu sammeln. Zweck der neuen Stiftung,die ab 2014 vom Bund Betriebsbeiträge erhaltensoll, ist das Sammeln, Erfassen und nachhaltigeErhalten wichtiger Dokumente zurtanzgeschichte und zum aktuellen Tanzgeschehen.Als wissenschaftlicher Hilfsdienstmacht das Schweizer Tanzarchiv diese insbesonderefür Lehre und Forschung zugänglichund benutzbar. Die Zürcher Hochschule derKünste und die Universität Bern sind dafürbeispielsweise schon heute Partner.40 M E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 8


«Monsieur Memoriavnimmt den Hut» …… so lautet der Arbeitstitel für ein Gespräch mit Kurt Deggeller, der seine Stelle alsDirektor von Memoriav im Frühjahr 2012 altersbedingt verlassen wird. Hutträgerist Deggeller zwar nicht, und das Pensionsalter würde man dem entspannten, aberaufmerksamen Gesprächspartner auch nicht geben. Was aber hält er vom inoffiziellenTitel eines «Monsieur Memoriav»?Samuel MumenthalerBakomKurt Deggeller winkt ab: «Memoriav mag einesmeiner Babys sein», meint er, «aber es fehltan der Sichtbarkeit, ich werde selten direktauf meine angesprochen. Erstwenn ich mich als zuerkennen gebe, reagieren die Leute: – und das ist mir auch recht so.»Wie die Jungfrau zum KindDer in Belp bei Bern aufgewachsene und seitüber 40 Jahren in Basel wohnhafte studierteMusikwissenschafter ist weder Selbstdarstellernoch Sesselkleber: Er liebt es, Projekte ausdem Boden zu stampfen, Beziehungsnetze zuknüpfen und Aufbauarbeit zu leisten. Dochwenn der Karren einmal läuft, zieht es Deggellerweiter, und er ist bereit, dem Zufall eineChance zu geben. Das war schon in seinerStudienzeit so, als Deggeller zu einer Anstellungin der altehrwürdigen «Schola CantorumBasiliensis» kam wie die Jungfrau zum Kind:Einer seiner Professoren, der mit dem Wiederaufbauder damals darbenden Akademie fürAlte Musik betraut worden war, engagierte denjungen Studenten als «wissenschaftlichen Mitarbeiter».Die Arbeit war dann allerdings ganzunakademisch: «Ich habe antike Cembalosherumgeschleppt, Lehrpläne und Programmheftegeschrieben und später sogar eineSchallplattenreihe produziert. Das war zwarunheimlich spannend, aber ich habe auchsämtliche Böcke geschossen, die man schiessenkann», schmunzelt Deggeller. Die Pannenlohnten sich: «Als wir die Schola übernahmen,konnten wir zwei Studenten pro Jahrgang aufnehmen– heute sind es 50», sagt Deggeller.Und auch das Schallplattengeschäft blühte:Eine der Produktionen des jungen Quereinsteigersschaffte es bis zum Deutschen Schallplattenpreis.44 M E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 8


Geschichte des dokumentarischenFilms in der Schweiz 1896–1964,PublikationSchaufenster Schweiz präsentiert erstmalseine kohärente Geschichte des dokumentarischenFilms in der Schweiz bis 1964.Im Mittelpunkt stehen Reise- und Tourismusfilme,Industriefilme sowie Schul- und Lehrfilmeund ihre Verwendung für Aufklärung,Werbung und Bildung. Diese «Gebrauchsfilme»geben Aufschluss über vielfältige wirtschaftliche,gesellschaftliche und kulturelleFunktionen des Mediums Film jenseits derkommerziellen Kinounterhaltung. Das Buchist mit seiner umfangreichen Filmografieein Standardwerk zur Schweizer Mediengeschichte.Es erschliesst ein reiches kulturellesErbe und sensibilisiert für die prekäre Überlieferungssituation.«Schaufenster Schweiz: Dokumentarischegebrauchsfilme 1896–1964», herausgegebenvon Yvonne Zimmermann, mit Beiträgenvon Anita Gertiser, Pierre-Emmanuel Jaquesund Yvonne Zimmermann, ca. 560 Seiten,ca. 200 s/w-Abbildungen, CHF 68.–Bestellung + Infos:Limmat Verlag Zürichwww.limmatverlag.chmail@limmatverlag.chHistorische Aufnahmen rund umden Verkehr, DVDIm Rahmen der DVD-Reihe «Bewegte Vergangenheit– Filme aus dem StaatsarchivBasel-Stadt» gewährt das Staatsarchiv einenweiteren Blick auf seine Filmbestände.«Im Zeichen des Verkehrs», «Strasse frei fürMessebesucher», «Tips und Tops für jungeMofalenker» oder «Mord ohne Absicht»: Solauten einige Titel der insgesamt neun Filme,die auf dieser DVD präsentiert werden.Die Filme illustrieren die Entwicklung von Verkehrstechnikund -ideologie seit den 1920er-Jahren. Zu sehen sind der wachsende PendelundFreizeitverkehr mit Personenschifffahrtoder Tram, die schwierige Verkehrslenkung inder Innenstadt, die filmische Verkehrserziehungvon Jung und Alt. Eine breite Palette vondokumentarischen Aufnahmen und propagandistischenKurzspielfilmen.«Bewegte Vergangenheit – Filme aus demStaatsarchiv / 3 (1928–1976)», herausgegebenvon teamstratenwerth und dem StaatsarchivBasel-Stadt, September 2011, DVD mitca. 110 Minuten; Booklet mit 32 Seiten, reichbebildert, Deutsch oder Schweizer Mundart,ohne UT, CHF 29.–Bestellung + mehr Infos:Christoph Merian Verlaghttp://merianverlag.ch/dvd46 M E M O R I A V B U L L E T I N N R . 1 8

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