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E_1930_Zeitung_Nr.080

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18 AUTOMOBIL-REVUE —

18 AUTOMOBIL-REVUE — REVUE AUTOMOBILE 1930 La seconde des deux grandes halles de toile, sise en bordure du bois de Beaulieu, est essentiellement räservee ä l'agriculture et ä la viticulture. C'est lä le royaume des monte-foin, des tracteurs, des charrues perfectionnees aux socs multiples k la courbe savamment calculee, des concasseurs, des pompes, des semoirs, des pulverisateurs, des bossettes, des foudres et des vehicules sp^cialement adaptes au travail de la terre. La grande halle demeure en premier lieu reservee ä l'alimentation : aux vins, aux liqueurs, aux eaux minerales, aux tabacs, aux fromages en boites, aux biscuits, aux chocolats, aux pätes alimentaires. Mais cette enumeration n'est nullement limitative. Entre ces Stands de destination essentiellement alimentaire, on en trouve d'autres qui ont avec Maitre Gaster un interet un peu plus lointain. On y voit les ustensiles de menage, la quincaillerie, les fourneaux, les mille et un appareils, ustensiles ou dispositifs qui servent ä la preparation des mets ou facilitent le travail culinaire. Dans ce domaine, chaque annee sortent des nouveautös interessantes. Une mention speciale doit etre accordee ä l'exposition de l'ameublement qui, au nord de la halle precedente, presente une s6rie de chambres de toute beaute oü les meubles richement sculptes des artistes de Saas-Fee voisinent avec les merveilleux bois polis, admirablement veines, les lignes sobres et droites des chambres ä manger, salons, bureaux, fumoirs du style XXe siecle, avec les salles de bains carrelees et ripolinisees, les boudoirs capitonnes de lourds tapis. II y a lä un contraste qui ne manque pas d'imprevu. Parmi les originalites du Xle Comptoir Suisse, le President Faillettaz, dans son discours, a releve l'exposition de gravures qui se trouve au second etage de la facade au-dessus de l'entree de la grande halle. II vaut la peine de consacrer quelques instants ä la visite de cette exposition oü sont reunies 400 oeuvres d'artistes provenant de toutes les parties de pays, de la Suisse allemande aussi bien que de la Suisse romande, avec tout le materiel employe pour la gravure sur cuivre et la gravure sur bois. Au Xl me Le parc des automobiles pendant le Comptoir SuiAse sur la place de Beaulieu. Der Autopark beim Gomptoir. Et une visite qui s'impose encore, c'est celle de l'interessante et divertissante exposition de T. S. F... La place nous manque p1*»r pousser notre description plus loin. Mais d'une part il faut bien laisser quelque chose ä Au sujet des accidents mortels d automobile. Les accidents mortels sont imputables aux conducteurs dans les proportions suivantes : Taxis, 43 (sur 85 auxquels ils ont ete meles); voitures particulieres, 116 sur 204; poids lourds, 95 sur 105; motocyclettes, 2 sur 39; bicyclettes, 6 sur 12; tramways, 10 sur 59; autobus, 8 sur 20; accidents hippomobiles, 6 sur 25. Les heures oü il y a le plus d'accidents mortels sont : entre 18 et 20 heures : 132 Comptoir Suisse d'Echantillons. l'esprit de decouverte du lecteur qui ne manquera pas d'y aller voir et, de l'autre, on trouvera de quoi se satisfaire dans les notices de detail qui figurent au « Foyer » du present numero. victimes; entre 16 et 18 heures : 98 victimes. La nuit, on compte 8 victimes entre 2 et 4 heures et 3 victimes entre 4 et 6 heures. Voici quelques statistiques interessantes sur les accidenls dus ä la circulation : La liste, des victimes comprend 67 pour cent de pietons, 15 pour cent de cyclistes et 18 pour cent d'usagers de divers vehicules. Les enquetes judiciaires ont etabli que les deux tiers des pietons tues ont ete victimes de leur imprudence. Au total 48 pour cent des accidents sont dus ä la faute des conducteurs de vehicules et 46 pour cent ä la faute des victimes. La responsabilite n'a pu etre etablie dans 6 pour cent des cas. Ces observations ont ete faites pour Paris et sa banlieue, mais peuvent servir de base • ;W,B : «i».B.••;•;•!•;•'•;• de comparaison pour toutes les agglomerations, les mesures restant ä peu pres proportionnelles. POÜTQUOI le 75% des automobilistes — apres avoir correctement mis la lumiere noneblouissante... quand eile l'est vraiment, ce qui rtest pas toujours le cas — remettent-il$ les grands phares avant que le croisement soit effectue ? Pourquoi beaucoup a"automobilistes, alapproche du crepuscule, mettent-ils les grands phares, eblouissant tout le monde, alors qu'une simple experience leur montrerait qu'ils voient ä ce moment-lä encore beaucoup mieux la route et ses -vbstacles sans lumiere artificielle, et que, tout au plus, les feux de Police doivent etre allume's ? * Pourquoi certains automobilistes mettentils leur point d'honneur d puer (ce n'est pas un mot propre, mais c'est le mot propre), ators qu'il est possible d'employer pour le graissage des produits fort satisfaisants et qui n'offusquent pas trop les avocats delicats ? Pourquoi l'automobile, apres avoir bouleverse l'urbanisme, a-t-elle bouleverse egalement l'urbanite ? Urbanite d'autrefois : « Monsieur, veuillez passer devant moi.» Urbanite d'aujourd'hui : « Vieille andouttle, tu ne peux pas te garer, quand je veux te « gratter » ? •» Autrefois : « Chut, il est tard, attention qu'on ne nous attende pas.» Aujourd'hui: portie're claquee ä e'branler toute la carrosserie; klaxon « minuital» jusqu'ä ce qu'on vienne ouvrir le garage, etc., etc. Pourquoi l'arret intempestif en tous endroits defavorables : milieu de la Chaussee, virages, croisements, etranglements. sous pretexte d'avoir rencontre l'ami X ou de demander son chemin ? Pourquoi virer ä gauche sans aucun signe ä qui vous suit ou allait vous croiser ? Mais pourquoi tant de questions ? Avec des pourquoi on remplirait tout un numero de la « Revue Automobile ». Dr P. ilMp •» •pWwwiBHHH Petites questions ... MONZA 193O NO 80 Die Brems- und Kupplungsbeläge Les garnitures de freins et embrayages FERODO haben triumphiert, denn von ihnen waren ausgerüstet „ die 1. und 2. des grossen Preises der Kleinwagen. 1. und 2. der 1. und 2. Kategorie. 1. der 3. Kategorie und dann noch die 1.. 2 V 3., 4. und 5. des GROSSEN PREISES. Gibt es einen bessern Beweis für die Ueberlegenheit der Bremsbeläge ont triomphe. Elles equipaient en effet les voitures des l* r et 2* du Grand Prix des voiturettes. V et 2* des 1 re et 2 e categories. V de la 3 e categorie et enfin les T r , 2% 3', 4* et 5" du GRAND PRIX. , Y a-t-il meilleure preuve de la superiorit£ des garnitures QUELQUES PRIX: Cabriolet, 2/4 pl., 6 CV fr. 47SO.- C

N°80 — 1930 AUTOMOBIL-REVUE — REVUE AUTOMOBILE 19 les gerne* dumoteur Du passager. Ce fin dialogue de Georges-Armand Masson dans 1'« Esprit Medical»: D. — Qu'appelle'-t-on passager ? . ,R. On appelle «passager» la personne qui, au caurs dun deplacement en automobile, oecupe dans la voiture la ou les places laissees libres par le condueteur et les membres de sa famille. D. — Pourquoi dites~vous 4a ou les places » ? R. — Parce que le passager peut etregros et oecuper toute la banquette arriere. D. — Combien distingue-t-on de sortes "de passagers ? R. _ II y en a deux : le passager utilitaire et le passager d'agrement. D. — Lequel est le plus dangereux? R. — Sans contredit, le passager d'agrement, car c'est pTesque toujours une passagere. D. — Et alors ? R. — Et alors, le condueteur veut l'epa- tcr. D. — Pourquoi est-il dangereux de vouloir epater une passagere ? R. — Parce que, pour y parvenir, on roule le plus vite possible. Et comme la passagere s'efforce de ne pas avoir l'air epatee, on va plus vite encore. Et on double tout ce que l'on rencontre. Et on prend des virages au frein. Et c'est ainsi que l'on finit par faire du tourisme vertical, du tourisme ä l'envers ou, dans l'hypothese la plus favorable, du tourisme immobile. D. — En quoi consistent le tourisme vertical, le tourisme ä l'envers et le tourisme immobile ? R. — On fait panache contre un arbre, on se retoiurne les quatre roues en l'air, ou bien on coule ses bielles et on reste en panne sur la route. D. — A ce moment, la passagere est-elle enfin epatee ? R. — Non. Elle est simplement furieuse. La passagere est une creature foncierement ingrate. L'automobiliste ne devrait Jamals perdre de vue ce prineipe que la femme adore friser un accident, mais deteste en avoir un. _.IL — Qu'appelez-vous passager utilitaire ? R. — Celui que le proprietaire d une voiture emmene pour diminuer la depense de carburant. Les revues de tourisme, ä l'epoque des vacances, publient frequemment, dans leurs pages d'annonces, des demandes de passagers utilitaires : « Menage 35 ans, possedant conduite interieure, aeeepterait une ou deux personnes pour voyage un mois dans le Midi. Depart 15 aoüt. Frais partages. 50 et 42 ans. Cherchons menage jeune et gai pour voyages. Frais partages. Monsieur 33 ans desire entrer en relations avec couple äge en rapport pour promenades dominicales ou vacances. France ou etranger. Frais partages.» D. — Que resulte-t-il de ces partages de frais ? R. — Souvent un partage de comes, parfois un echange de cartes, toujours un surcroit de desagrements. D. — Qu'appelle-t-on «ami-taxi»? R. — L'ami-taxi est un homme dont la femme est ä la montagne et la petite amie au bord de la mer, et qui, ne sachant que faire de ses dimanches, les emploie ä vehiculer ses relations. D. — Comment se reglent les rapports de l'ami-taxi et de son passager ? R. — Ces rapports sont regis de la maniere suivante par le Code de la Route : L'essence prise au depart est ä la charge de l'ami-taxi, qui doit naturellement en prendre le moins possible. L'essence achetee en cours de route est payee par le passager. L'itineraire est fixe par l'ami-taxi. C'est egalement lui qui choisit le restaurant et qui fait le menu. Mais c'est le passager qui regle raddition. ' Les gestes de la main et la consultation du guide incombent au passager. Le passager doit descendre quand le condueteur croit qu'il a creve ä l'arriere, ainsi qu'aux croisees de chemins, quand le condueteur a Pimpression de s'etre trompe de route, et qu'il pleut. En cas de panne, le passager doit le coup de main ä l'ami-taxi. II a le privilege des travaux de force et du cambouis» L'ami-taxi, en revanche, a la charge des operations delicates et non salissantes concernant la magneto et l'appareil- Iage electrique. S'il faut aller chercher un mecanicien, c'est le passager qui doit se detacher en eclaireur. II n'est, en aucun cas, autarise ä emmener sa femme dans cette expedition, surtout si eile est jolie. D. — Existe-t-il des regles pour le choix des passagers? R. — Oui. Elles ont ete formulees recem-