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GAB EnQuete - Enquête

C M J NECO / SOCIAL page 6DISSOLUTION DE L’APROSENUn “prêt” de 5 millions de francs et le refus de régler des factures du concessionnaireAhmed Fall Braya, sont les véritables raisons qui opposent Awa Ndiaye à Cheikh Dieng, àpropos de la passation de service de l’Agence pour la propreté du Sénégal (APROSEN),après la création de la Société pour la propreté du Sénégal (SOPROSEN).Micmacs autour del’argent des orduresBACHIR FOFANAEntre Awa Ndiaye, la ministre en charge duCadre de vie et Cheikh Dieng, le ci-devantDirecteur général de l’Agence pour la propretédu Sénégal (APROSEN) dissoute avec ledécret 2011-1920 du 30 novembre 2011, l’histoireest plus profonde qu’un simple refus de passationde service après la naissance de la Sociétépour la propreté du Sénégal (SOPROSEN). Il estressorti des investigations d’EnQuête, qu'une fortesenteur d’argent pollue les relations entre le ministreet le directeur général de l’APROSEN. Il s’agitplus précisément de 5 millions de francs Cfa quel’agence chargée de gérer les ordures avait prêtésau ministère Awa Ndiaye en juin dernier.5 millions de prêt non remboursé depuisjuin dernierEn effet, prenant prétexte de la “fête de lamusique et l’opération de nettoiement de la communede Kaolack”, Awa Ndiaye avait sollicité unprêt de 5 millions de francs Cfa à l’APROSEN. C’estainsi que deux chèques SGBS furent libellés aunom de…Biram Sarr, Directeur de l’administrationCHEIKH DIENG, DG APROSENAwa Ndiaye demande“trop de sous”Le Directeur général del’Agence pour la propreté sortde sa réserve pour dire que leproblème entre lui et la ministre AwaNdiaye vient du fait que cette dernièrene fait que lui demander de l’argent.Joint hier par téléphone, CheikhDieng révèle qu”’Awa Ndiayegénérale et de l’équipement (DAGE) du ministèrede la Culture, du Genre et du Cadre de vie. L’APRO-SEN a émis, le 20 juin, deux chèques : un de 3,6millions de francs Cfa, “représentant la contributionde l’APROSEN pour la communication” desdeux événements cités plus haut et “la prise encharge des artistes devant participer à la cérémoniedemande trop d’argent” et il n’est pasprêt “à (s)’exposer simplement pourlui faire plaisir”. “Tant que sesdemandes étaient raisonnables, je lefaisais sur mes ressources propres.Mais la récurrence de ses demandesétait telle que je ne pouvais plus supportersur mes propres économies.Awa Ndiaye, ministre en charge du Cadre de la vieC'est ainsi qu'elle a dit qu'elle allaitnommer comme DG quelqu'un quiaccepterait de jouer le jeu. Et c'estcela qui est vraiment le seul vrai problèmede fond”, dit M. Dieng.M. Dieng évoque en effet son différendavec son ministre de tutelle liéau pèlerinage à La Mecque quandAwa Ndiaye lui a demandé “de luidonner 3 billets d’avion surl’Agence”. Chose qu’il a refuséearguant que ce n’était pas prévu dansson budget. “ Une fois, elle a mêmeboudé la cérémonie de lancementdes activités pré-hivernales dans labanlieue car tout simplement, elle ademandé 3 millions alors que moi, jen'ai pu lui donner qu'un million encash. Elle a dit qu'avec 1 million, ellene pouvait pas mobiliser tous sesmilitants. Donc elle a boudé et elle aenvoyé son Secrétaire général”, poursuitCheikh Dieng qui ajoute que ledernier différend est d’ordre politiqueparce qu’il a accueilli, à la base àPikine, la ministre Aïda Mbodji (avecqui la ministre Awa Ndiaye ne s’entendpas), dans le cadre de l’opération“ma carte, ma caution”.“Tant que ses demandes étaientraisonnables...”Revenant sur les 5 millions qu’ilréclame au ministre, M. Dieng defaire savoir : “Le ministre nous avaitdit que son ministère avait besoind’argent et elle nous a demandé delui prêter 5 millions. Ce que j’ai faitcontre une décharge à son DAGE.Maintenant, quand je lui réclamede lancement de l’opération et à la mobilisationdurant les opérations de nettoiement”. Le secondchèque de 5 millions est en fait “un prêt remboursabledès la mobilisation des crédits alloués dans lecadre de la manifestation”. C’est ce second chèqueque réclame jusqu’à présent le Directeur général del’APROSEN au ministre en charge du Cadre de vie.D’ailleurs à ce sujet, Cheikh Dieng a écrit le 5décembre dernier au ministre pour lui réclamercette somme parce que tenu par le Conseil de surveillancede “finaliser les écritures comptablesdans le cadre de la liquidation de l’APROSEN” auplus tard le 8 décembre.73 millions payés “indûment”à Ahmed Fall BrayaOutre ce prêt non encore remboursé, il y a le“remboursement de l’indu” de 73 millions defrancs Cfa au profit de la société GETRAS dudéputé libéral Ahmed Fall Braya pour des prestationsdont “la matérialité des travaux n’était pasavérée”. Prestation qu’il avait refusé de payer parceque n’entrant “pas dans la nomenclature desdéchets ménagers”, mais que le ministère a finalementhonorée. Toutes choses qui font que CheikhDieng exige, dans une correspondance adressée auconcessionnaire, “le procès-verbal de réception destravaux correspondants aux paiements”. A défautde quoi, il se verrait “dans l’obligation de saisir lesservices habilités du ministère des Finances et duministère de la Justice pour un remboursementintégral des sommes indûment perçues”.Nos tentatives de joindre la ministre Awa Ndiayeont été infructueuses. Son chargé de communicationa promis de nous rappeler sans le faire. Quantà Ahmed Fall Braya, son téléphone était sur répondeur.Nous sommes passé par Cheikh Guèye, un deses bras droits. Ce dernier nous a fait savoir que ledéputé était à une réunion et qu'il allait rappeler àsa sortie. Mais il ne l'a pas faitcela, elle refuse de les rendre endisant qu'elle les a utilisés pour de lamobilisation politique”. Et devantclôturer les comptes de l’APROSENau plus tard le 8 décembre, M. Dienga, sur instruction du Conseil de surveillance,demandé au ministre delui restituer cette somme. Sur la passationde service qu’il refuse defaire, Cheikh Dieng évoque, outre lesdélibérations du Conseil de surveillance,“la loi 84-64 (qui) disposeque quand un établissement publicest dissout, ce qui est le cas deAPROSEN, il doit faire l'objet d'uneliquidation et non d'une passationde service qui aurait été illégale.Cette passation de service doit êtrefaite avec le liquidateur désignépar le ministre des Finances et nonavec le ministère de la Culture quipeut prendre les reinesd'APROSEN”.S’agissant des 73 millions réclamésà Ahmed Fall Braya, il assureque le député libéral “a profité de lasituation de grève où on recevaitbeaucoup de factures pour glisserune facture de travaux qui ne fontpas partie de la gestion des ordures.Une facture correspondant à destravaux qui n'ont jamais eu lieu. Jesoupçonne fortement que ce sontdes travaux fictifs qui ont été glissésdans la mêlée de la grève.Maintenant, je lui demande de rembourserles montants indûment perçus”par la société GETRAS. “C’estune société qu’il gère avec le ministrepour avoir de l’argent de façonEXCÉDÉS PAR LES TAXES DE LAMAIRIE DES PARCELLESQuatre marchésmenacent d'alleren grèveLes commerçants des quatremarchés des ParcellesAssainies (Dior, 11, 20, 17)menacent d'entamer une grève dèsaujourd'hui. Ils refusent de payer lestaxes d'abonnement imposées par lamairie de ladite commune. Joint partéléphone hier, Yatma Fall, présidentdu collectif, soutient qu'ils sont souventvictimes de tracasseries communalesdepuis que Moussa Sy est élumaire. “Nous avons acheté des cantinespar nous-mêmes. A un voiredeux millions l'une. Le Maire nousdemande de faire des abonnements.C'est-à-dire de partir à la mairie pourconfirmer que l'équipage nous appartient.Et chaque mois, on paye 4000francs. Parce qu'il dit que noussommes sur son territoire. Et il neveut pas nous recevoir. Vraimentnous sommes fatigués et nous allonspartir en grève dès demain(aujourd'hui) jusqu'à nouvel ordre”, a-t-il brandi.Selon M. Fall, depuis que MoussaSy a été élu maire des ParcellesAssainies, les commerçants ont commencéà avoir d'énormes soucis. Lasituation a démarré avec le projet degardiennage qu'il leur a imposé. A celas'ajoute la fermeture des marchés à20h. Des tas de conditions anormalesaux yeux des commerçants. Toujourspour Yatma Fall, “le marché del'Unité 11 et celui de l'Unité 20 nedisposent plus de toilettes depuis unan. Les vendeurs font leurs besoinsdans les maisons abandonnées setrouvant à côté. Il doit régler les problèmesdes habitants des Parcelles aulieu de passer tout son temps à embêterles commerçants”.VIVIANE DIATTAindue. GETRAS ne fait pas partiedes 18 concessionnaires. Même s’ily avait des travaux additionnels, ilsdevaient être donnés aux concessionnairesou faire l’objet d’unappel d’offres”. Pour l’autre entreprisedu député (AFB), M. Diengaccuse le concessionnaire, en complicitéavec la ministre, d’avoir profitéde cette situation de grève pourfaire dans la surfacturation. “Lesprestations d’AFB ne dépassaientpas 12 millions par mois. Et brutalement,elles sont montées jusqu’à84 millions”.Par ailleurs, parlant de sonépouse qui bénéficie d’un contrataccordé par le ministre AwaNdiaye, Cheikh Dieng dit ne pasvouloir commenter “les relationsparticulières entre deux Saint-Louisiennes. Quand le ministre aété nommé, elle l'a recrutée commechef du service informatique avecun contrat en bonne et due forme.Parce qu'elle et le ministre avaientdes relations politiques particulières.Sa base politique au niveaude Saint-Louis, c’est mon épousequi la lui a construite. Et d'ailleursdepuis que le problème a éclaté,elle a renoncé à ce poste”B. FOFANAnuméro 154 • mercredi 14 décembre 2011

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