DOSSIER

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dossier de presse - Théâtre de Vienne

DOSSIER

DE PRESSE

SAISON 2013-2014

MUSIQUE

PECHES D’ITALIE

Chœurs et Solistes de Lyon – Bernard Tétu

JEUDI 12 DECEMBRE 20H30

AU THEATRE DE VIENNE

TARIF 20 € – 17€ – 16€ – 10€

Abonnement 16€ – 9€

Renseignements / réservation

04 74 85 00 05

du mardi au vendredi 14h-18h

et 1 h avant le début du spectacle

www.theatredevienne.com

CONTACT PRESSE : Sylvie Déjean // 04 74 53 88 08 // 06 44 31 61 39 // sylvie.dejean@theatredevienne.com


P é c h é s d ’ I t a l i e

R O S S I N I , B E L L I N I , A R D I T I

9 J A N V I E R 2 0 1 3

O p é r a T h é â t r e d e S a i n t - É t i e n n e

1 E R F É V R I E R 2 0 1 3

M u s é e d e s B e a u x -A r t s d e L y o n

S A I S O N 2 0 1 3 - 2 0 1 4

C R É A T I O N

5 J U I N 2 0 1 3

L a F e r m e d u V i n a t i e r - B r o n


S A I S O N 2 0 1 3 I 2 0 1 4

C R É AT I O N

P é c h é s d ’ I t a l i e

R O S S I N I , B E L L I N I , A R D I T I

Quatre personnages en dialogue : deux chanteurs,

un musicien et un comédien nous font voyager au

cœur de l'Italie du début du XIX e .

Dans un décor tendu de blanc évoquant le lit des amours

impossibles ou imaginaires de notre hôte, page vierge où se

projettent ses souvenirs, nous invitons les spectateurs à

partager l'autoportrait en creux et plein d'humour de celui qui

se définissait comme Milanais, amoureux de la musique, de la

peinture et des femmes. Surgis de sa mémoire ou de son

imagination apparaissent : soprano, ténor et pianiste qui

viendront entremêler des airs de Bellini, Rossini et Arditi aux

confessions de cet homme secret et bouffon qu'était Henri

Beyle. Où il sera question d'amour évidemment, d'opéra bien

entendu, d'art forcément.

©G. Mirat

Production : Choeurs et Solistes de Lyon-Bernard Tétu

Co-production : Opéra Théâtre de Saint-Étienne

Co-réalisation : Compagnie Collectif 7

Avec le soutien du Musée des Beaux-Arts de Lyon, des ateliers de costumes de

l'Opéra de Lyon et des Pianos Bondaz-Transmusic.

r D U R É E : 1 H 1 5 , S A N S E N T R A C T E

TOURNÉE 2012-13

Chœurs et Solistes de Lyon-Bernard Tétu

Yuree Jang soprano

Manuel Nuñez Camelino ténor

Agnès Melchior piano

Gilles Chabrier comédien et metteur en scène

Gilles Chabrier, Agnès Melchior et Bernard Tétu conception musicale

Muriel Coadou assistante à la mise en scène

r M E R C R E D I 9 J A N V I E R 2 0 1 3 - 2 0 H 0 0

O P É R A - T H É Â T R E D E S A I N T - É T I E N N E ( 4 2 )

r V E N D R E D I 1 E R F É V R I E R 2 0 1 3 - 1 8 H 3 0 E T 2 0 H 3 0

M U S É E D E S B E A U X - A R T S - L Y O N ( 6 9 )

N O C T U R N E # 1

r M E R C R E D I 5 J U I N 2 0 1 3 - 1 9 H 3 0

L A F E R M E D U V I N A T I E R - B R O N ( 6 9 )

F E S T I V A L A U C ΠU R D E T E S O R E I L L E S

Nathalie Ortega costumes

Emmanuel Sauldubois création lumières

Georges Keraghel régie lumière et plateau


S A I S O N 2 0 1 3 I 2 0 1 4

C R É AT I O N

DÉROULÉ MUSICAL

GIOACCHINO ROSSINI-FRANZ LISZT

Guillaume Tell Ouverture

piano

GIOACCHINO ROSSINI

Le Barbier de Séville 1 ère Sérénade

ténor et piano

LUIGI ARDITI

Il Baccio

soprano et piano

©J-L Fortin

GIOACCHINO ROSSINI

Le Barbier de Séville «Se il mio nome saper voi bramate»

ténor et piano

GIOACCHINO ROSSINI

Les Amants de Séville

soprano, ténor et piano

GIOACCHINO ROSSINI

La Cambiale Di Matrimonio «Tormani a dir che m’ami»

soprano, ténor et piano

VINCENZO BELLINI

«Per pieta, bell’idol mio i»

soprano et piano

GIOACCHINO ROSSINI

Le Barbier de Séville «Contro un cor che accende amore»

soprano et piano

©J-L Fortin

GAETANO DONIZETTI

Rita «Allegro io son»

ténor et piano

GIOACCHINO ROSSINI

Le Barbier de Séville «Cessa di piu resistere» (final)

ténor et piano

GIOACCHINO ROSSINI

Petite messe solenelle « Crucifixus »

soprano et piano

FRANZ LISZT

Sonnet de Pétrarque 104

piano

NICCOLÒ PICCINI

La baronessa amabile

soprano, ténor et piano

©J-L Fortin


S A I S O N 2 0 1 3 I 2 0 1 4

C R É AT I O N

5 Q U E S T I O N S À . . . G I L L E S C H A B R I E R

C O M É D I E N E T M E T T E U R E N S C È N E

CSBLT : Qu’est-ce qui vous a incité à rejoindre notre ensemble ?

J'ai vu le travail que Jean Lacornerie a réalisé avec les Chœurs

autour des Rêveries de Rousseau et je connaissais quelques-unes

de leurs publications. C'est Vincent Bergeot qui m'a mis en

contact avec eux pour un projet autour de Stendhal et de

musiques italiennes. J'ai fait une proposition et très vite j'ai trouvé

une écoute, une attention, des échanges extrêmement motivants.

CSBLT : Comment avez-vous conçu le montage musical et

textuel du spectacle ?

Un montage préexistait avant mon arrivée. Il avait donné lieu à

une représentation à Grenoble en 2011. Je me suis appuyé sur

cette ébauche avant de rebâtir un montage textuel plus axé sur

les aspects fragmentaires des différents journaux et essais qu'a

écrits Stendhal. Le fil rouge étant sa passion pour l'Italie, l'opéra,

les Beaux-arts et les femmes. Le montage musical fait la part

belle aux compositeurs italiens d'alors : Bellini, Arditi, Donizetti

et bien sûr Rossini que Stendhal admirait. Petite entorse au

concept, Liszt, lui aussi admirateur de Rossini, vient enchâsser

le spectacle avec son adaptation pour piano de l'ouverture de Guillaume Tell et le Sonnet de Pétrarque 104.

CSBLT : Vous incarnez Stendhal, qu’est-ce qui vous plaît dans ce personnage ?

J'ai trouvé dans les journaux et les carnets de Stendhal une toute autre image que celle qui me restait de mes lectures adolescentes

de ses romans. J'ai été très touché par son ironie cachant sans doute une grande sensibilité et cette faculté qu'il a d'abolir la frontière

qui peut séparer le réel de l'imaginaire. On fait un détour et l'on se retrouve dans un nouveau monde.

CSBLT : Vous êtes comédien et metteur en scène, comment conciliez-vous ces deux rôles ?

Globalement je suis convaincu que l'un et l'autre se nourrissent mutuellement. De plus dans le cas de Péchés d'Italie, le travail

d'adaptation vient encore enrichir ce dialogue. Bien entendu je vais demander à Muriel Coadou et Nathalie Ortega, mes complices

de collectif7, de m'assister en étant mes yeux extérieurs quand je serai sur le plateau.

CSBLT : Quel regard portez-vous sur le monde musical ?

C'est un univers que je connais relativement peu même s'il m'est arrivé de travailler avec des musiciens, et c'est une première avec

des chanteurs lyriques. J'ai donc un regard extrêmement neuf et admiratif pour eux. Bernard Tétu et Agnès Melchior seront présents

pour m'épauler lors des parties musicales, le tout étant de trouver un flux continu qui parcourra le spectacle du début à la fin.


S A I S O N 2 0 1 3 I 2 0 1 4

C R É AT I O N

C H Œ U R S & S O L I S T E S D E LY O N - B E R N A R D T É T U

D I R E C T I O N : B E R N A R D T É T U

©J-L Fortin

©J-F Leclercq

Depuis plus de trente ans, les Chœurs et Solistes de Lyon-Bernard

Tétu irriguent le monde musical en Rhône-Alpes, en France et

dans le monde avec une cinquantaine de concerts par an. Leur

parcours, indissociable de la personnalité de leur directeur

musical Bernard Tétu, est également marqué par des rencontres

avec de nombreux chefs invités.

La structure revêt plusieurs formes et peut se produire en ensemble

de solistes, en chœur de chambre ou en grand chœur symphonique

(en collaboration avec le Chœur d’oratorio de Lyon et sous la

direction de Catherine Molmerret). Cette configuration variable,

alliée à la curiosité musicale de Bernard Tétu, permet d’aborder :

des œuvres rares de musique française des XIXe et XXe siècles, les

grandes pages romantiques, des programmes alliant créations et

musiques du répertoire, ainsi que des spectacles musicaux.

Partenaires vocaux privilégiés de l’Orchestre national de Lyon, les

Chœurs et Solistes de Lyon-Bernard Tétu collaborent avec de

nombreuses institutions culturelles lyonnaises et rhônalpines,

rayonnent dans les grands festivals et les salles de renom. Chaque

saison, ils sont entendus par plus de 25 000 mélomanes, sans

compter les captations audiovisuelles et leurs enregistrements

discographiques (Universal, EMI, Harmonia Mundi…). Bernard

Tétu et son ensemble ont reçu le prix de l’Institut de France

décerné par l’académie des Beaux-Arts.

Les Chœurs et Solistes de Lyon-Bernard Tétu sont subventionnés par le ministère de la Culture

et de la Communication, la Région Rhône-Alpes, le Département du Rhône et la Ville de Lyon,

et sont membres de la Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés (FEVIS).

Bernard Tétu est reconnu comme l’un des meilleurs interprètes de

la musique française des XIX e et XX e siècles, et de la musique

romantique allemande. Parmi ses trente-cinq disques, de

nombreux premiers enregistrements mondiaux sont désormais

des références (Diapason d’or, Orphée d’or, 10 de Répertoire...).

La musique contemporaine est par ailleurs l’un de ses domaines

de prédilection. Il a ainsi collaboré avec Mauricio Kagel, Maurice

Ohana, Pascal Dusapin, José Evangelista, Philippe Hersant,

Gilbert Amy, Philippe Fénelon, Betsy Jolas, Pierre Boulez... Il est,

depuis 2003, le directeur artistique des Voix du Prieuré. Bernard

Tétu travaille également aux côtés de plusieurs metteurs en scène

dont Jean Lacornerie pour la création de spectacles musicaux : Les

Folies d’Offenbach et West Side Story de Bernstein (aux côtés des

Percussions Claviers de Lyon), Les Conjurées de Schubert (avec

Philippe Cassard), et Les Rêveries de Philippe Hersant.

Depuis 1979, Bernard Tétu est directeur artistique des Chœurs et

Solistes de Lyon-Bernard Tétu avec lesquels il a donné plus de 1

000 concerts. Parallèlement, il a créé au CNSMD de Lyon la

première classe en France destinée à la formation de chefs de

chœurs professionnels.

Bernard Tétu est commandeur des Arts et Lettres, membre de

l’académie des sciences, belles lettres et arts de Lyon. Il a reçu le

prix Jacques-Cartier aux côtés de l’écrivain canadien Michel

Tremblay, et, avec son ensemble, le prix de l’académie des Beaux-

Arts à l’Institut de France.


S A I S O N 2 0 1 3 I 2 0 1 4

C R É AT I O N

Y U R E E J A N G

S O P R A N O

Après des études de piano et de flûte, Yuree Jang choisit

finalement de se consacrer entièrement au chant. L’Opéra de

Nancy l’engage, en 2006, dans Vénus et Adonis de Desmarets avec

Les Talens lyriques (direction : Christophe Rousset). Elle a chanté

entre autres Susanna dans Les Noces de Figaro au Théâtre de

Besançon, Luisa (Les Fiançailles au couvent) à la Stadthalle de

Bayreuth, Minerve (Orphée aux Enfers) à l’Opéra de Montpellier,

Corinna (Il viaggio a Reims) à l’Opéra de Metz, la Première Servante

(Médée de Cherubini) à l’Opéra de Nancy, la Première Dame (La

Flûte enchantée) à l’Opéra de Lausanne, Juliette (Die Tote Stadt de

Korngold) à l’Opéra national de Lorraine.

©J-L Fortin

M A N U E L N U Ñ E Z C A M E L I N O

T É N O R

Manuel Nuñez Camelino est né à Corrientes (Argentine). Il entre

en 2002 à l'Institut Supérieur d'Art du Teatro Colón. Il fait ses

débuts au Teatro Avenida de Buenos Aires dans le rôle de Beppe

(I Pagliacci). Il est finaliste du 1er Concours «Nouvelles Voix du

Teatro Colón». En 2005, Il participe à Don Quichotte et Lucia di

Lammermoor au Teatro Colón. En 2005, il est demi-finaliste au

Concours International "Neue Stimmen", à Gütersloh

(Allemagne). De 2006 à 2008, il est en résidence au CNIPAL. En

2008, il participe aux productions de La Vida Breve et Samson et

Dalila à l’Opéra-Théâtre de Saint-Étienne et chante Phoebus de

La Esmeralda de Louise Bertin au Festival de Radio France et

Montpellier.

En octobre 2008, il entre à l’Atelier Lyrique de l’Opéra national de

Paris avec lequel il se produit en concert à Bucarest, à l’Auditorium

du Louvre, au Palais Garnier avec l’Orchestre de l’Opéra national

de Paris et à la Villa Médicis à Rome. Il chante Paolino du Mariage

secret, et La Théière/Le Petit Vieillard de L’Enfant et les sortilèges. En

septembre 2009, il chante le rôle de Don Ramiro (La Cenerentola)

à l’Opéra de Vichy. Il vient d’interpréter Tonio (La Fille du Régiment)

à l’Opéra de Montpellier, un Troyen (Idoménée) à l’Opéra national

de Paris, Don Ramiro (La Cenerentola) à l’Opéra d’Avignon,

Gastone (Traviata) au Festival d’Aix-en-Provence, Bastien (Bastien

Bastienne) à l’Opéra de Toulon et à Aix-en-Provence Gastone

(Traviata) à Dijon et à Caen.

Plus récemment, il interprète le rôle de Mercure (Hippolyte et Aricie)

à l’Opéra National de Paris. Parmi ses projets, Ein italienischer

Tenor (Capriccio) Arnalta (Incoronazione di Poppea) à l’Opéra

National de Paris, Le Comte Almaviva (Il Barbiere di Seviglia) au

Grand Théâtre de Tours, Lorenzo (Fra Diavolo) à l’Opéra de

Limoges…

©J-L Fortin


S A I S O N 2 0 1 3 I 2 0 1 4

C R É AT I O N

G I L L E S C H A B R I E R

M E T T E U R E N S C È N E & C O M É D I E N

Issu de l’école de la Comédie de Saint-Étienne, Gilles Chabrier

met en scène avec la compagnie Le rouge des phlox, Escurial de

Michel de Ghelderode et La Waldstein de Jacques-Pierre Amette. Il

monte Isma de Nathalie Sarraute et Décadence de Steven Berkoff.

Après avoir rejoint Collectif7, il crée Ce doit être tentant d’être Dieu

d’après Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad, mais aussi La tête vide

à la Comédie de Saint-Étienne. Depuis il se consacre aux Projets-

Ploutos, un triptyque d’après Aristophane. En tant que comédien,

il joue au CDN de Saint-Étienne sous la direction de Daniel

Benoin dans Roméo et Juliette et dans Maître Puntilla et son valet Matti,

dans Top Dogs au Théâtre National de Chaillot et Oublier à la

Comédie Française. Il travaille avec Philippe Vincent dans La

mission, Homme pour homme, Waiting for Richard, Titus

Andronicus et Tout est au possible…, Laurent Fréchuret sur Haute

surveillance, Gilles Chavassieux dans Têtes rondes et têtes pointues, À

la tombée de la nuit et TDM3. Avec Françoise Maimone il joue

Ivanov, Fantasio et Alceste. On a pu aussi le voir dans des mises

en scène d’Arlette Allain, Ruy Blas, Roméo et Juliette et Horace . Avec

Collectif7 il joue dans L’échange de Paul Claudel et dans La mouette

mis en scène par Vincent Roumagnac ainsi que dans Viens mis en

scène par Muriel Coadou et Ce doit être tentant d'être Dieu.

©J-L Fortin

A G N È S M E L C H I O R

P I A N O

Agnès Melchior fait ses études supérieures au Conservatoire de

Genève dans la classe de Louis Hiltbrand. Elle obtient ses

premiers prix de piano et de musique de chambre en 1983. Elle

travaille ensuite au Peabody Institute de Baltimore (USA) avec

Leon Fleisher. Elle est lauréate des concours East and West Young

Artist de New York et Augusta Concerto Competition en 1989.

Agnès Melchior se consacre tout particulièrement à la musique

de chambre et à l'accompagnement de chanteurs avec lesquels elle

se produit régulièrement. Après avoir été chef de chant à l'Opéra

de Lyon, elle est professeur associé au Conservatoire national

supérieur de musique de Lyon depuis 2000.

Agnès Melchior participe à l'Académie des Arcs en 2006 et 2007.

Elle joue dans la série de musique de chambre de l'Auditorium de

Lyon, ainsi qu'au sein de l'Orchestre national de Lyon. Avec cette

même formation, elle est invitée à jouer un concerto de Haydn.

Son poste au Conservatoire national supérieur de musique de

Lyon l'amène à travailler avec différents metteurs en scène et à

jouer de nombreux opéras (en version piano seul) lors des Scènes

Lyriques qui ont lieu deux fois par an au CNSM.

Elle donne de nombreux concerts en France et à l'étranger en

soliste ou en formation de musique de chambre.

©J-L Fortin


S A I S O N 2 0 1 3 I 2 0 1 4

C R É AT I O N

4 RUE PAUL MONTROCHET

69002 LYON - 04 72 22 24 30

10 JAN 13

10 JAN 2013

Quotidien Prov. avec dim.

OJD : 208950

Surface approx. (cm²) : 114

Page 1/1

De délicieux péchés d'Italie hier

soir à l'Opéra Théâtre de St-Etienne

Lyrique. Un spectacle musical à croquer dévoilant les passions

et les secrets d'Henri Beyle, plus connu sous le pseudonyme de Stendhal.

i Au premier plan, les deux chanteurs, et en fond Gilles Chabrier. Photo Celik Erkul

Une scène immaculée, une page

vierge où vont se projeter les

souvenirs amoureux de Stendhal

incarné par Gilles Chabrier. Tel est le

décor qui a accueilli hier soir au théâtre

Copeau de l'Opéra de Saint-Etienne le

très nombreux public venu écouter ces

« Péchés d'Italie ». Le comédien issu de

la Comédie de Saint-Etienne est également

le metteur en scène de ce spectacle

où le théâtre donne la réplique à la

musique et au chant. Un savoureux

montage servi par quatre interprètes

de talent. Au piano Agnès Melchior

n'hésite pas à entrer dans le jeu théâtral,

c'est un personnage à part entière

dans cette fresque qui brosse la passion

de Stendhal pour l'Italie, les beaux-arts

et les femmes. Au chant la soprano

Yuree Jang et le ténor argentin Manuel

Nunez Camulino, tous deux issus des

solistes de Lyon Bernard Tétu, offrent

leurs timbres amples et chaleureux aux

plus belles déclarations d'amour mises

en musqué par Rossini, Bellini, Donizetti,

Liszt... Très expressifs, ils jouent

avec le personnage central, cet Henri

Beyle, auquel Gilles Chabrier offre une

très belle sensibilité. Un moment délicieux,

intimiste, une belle mise en

bouche du « Barbier de Séville » donné

fin janvier à l'Opéra Théâtre de Saint-

Etienne. •

M.G.


S A I S O N 2 0 1 3 I 2 0 1 4

C R É AT I O N

8 FÉV 2013

Par Dominique Dubreuil (extraits)

Henri Beyle, alias (entre autres) Stendhal, ne jurait que par la musique italienne et Mozart. Un Quatuor – deux

chanteurs, une pianiste, un comédien-récitant – a fait de ces affinités électives un « Péchés d’Italie », alternance de

textes du romancier et de « ses » musiciens bel canto. A l’épreuve du lieu intime que constitue l’Auditorium du Musée,

l’expérience s’est avérée particulièrement concluante, et porteuse de charmeuse émotion.

Objet de plaisir

Ah la belle heure ensoleillée, comme si on était tout à coup hors les murs en cette soirée d’hiver finissant ! A l’auditorium

du Musée Saint-Pierre, est-ce aussi l’influence – on dirait volontiers : le regard - de tant de peintures qui

habitent les espaces de ce quadrilatère en diffusant leur lumière ? (...) Leur oggetto di piacere (objet de plaisir) aura

bien été offert aux spectateurs, vite captivés par la densité charmeuse du propos…

Un voyage en italienne Stendhalie

La mini-scène est tapissée de draps blancs et offre un havre d’ardeur et paix amoureuses où la mémoire du Milanese

convoque ses chères musiques italiennes. C’est là que se jouent en un peu plus d’une heure une rencontre tendrement

subtile que jalonnent les monologues d’Henri Beyle et les citations musicales – 13 extraits, dont 9 d’opéra, et 6

rossiniens -, des enlacements et des incitations entre littérature et musique. Et grâces en soient rendues à d’exemplaires

interprètes – au sens vrai du terme : de la stendh-langue qui se traduit simultanément en tempi, accents, modulations,

vers l’accelerando rossinien-…

Personnages de l’imaginaire stendhalien

Ces deux chanteurs à la voix ample, parfaitement maîtrisée, capable de virtuose ornementation comme de douceur

jusqu’à la confidence murmurée, sont aussi d’inventifs acteurs, drapés d’un hymne au blanc – elle en robe-œuvre d’art

qui eût ravi le jeune ou plus âgé Beyle, lui en complet-cravate très sud-américain : Yuree Jang est toute rayonnante de

beauté amoureuse, Manuel Nunez, habité d’ardeur et d’humour argentins. Quelle grâce naturelle dans les gestes, la

démarche, l’enlacement debout ou étendu, et même une simple immobilité à l’écoute de l’autre, vocaliste ou récitant !

Bien mieux qu’illustrations pertinentes, ces personnages en duo semblent sortir de l’imaginaire stendhalien.

Lyon, Musée des Beaux-Arts. 1er février 2013. « Péchés d’Italie », autour de Stendhal (1783-1842) et Rossini (1792-

1868). Gilles Chabrier, Yuree Jang, Manuel Nunez Camelino, Agnès Melchior.


SA ISO N 2 0 13 I 2 0 14

C RÉATIO N

EFFECTIFS

Chœurs et Solistes de Lyon-Bernard Tétu

Yuree Jang| soprano

Manuel Nuñez Camelino| ténor

Agnès Melchior | Pianiste

Gilles Chabrier | Comédien et metteur en scène

Emmanuel Sauldubois | création lumières

Gilles Chabrier, Agnès Melchior

et Bernard Tétu | conception musicale

Muriel Coadou | assistante à la mise en scène

Nathalie Ortega | costumes

Georges Keraghel | régie lumière et plateau

C O N TA C T S

www.solisteslyontetu.com

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