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dossier de presse - Théâtre de Vienne

DOSSIER

DE PRESSE

SAISON 2013-2014

THEATRE ET MUSIQUE

Prenez soin de vous pour moi

Compagnie le Radeau

JEUDI 14 NOVEMBRE 20H30

AU THEATRE DE VIENNE

TARIF 20 € – 17€ – 16€ – 10€

Abonnement 16€ – 9€

Renseignements / réservation

04 74 85 00 05

du mardi au vendredi 14h-18h

et 1 h avant le début du spectacle

www.theatredevienne.com

CONTACT PRESSE : Sylvie Déjean // 04 74 53 88 08 // 06 44 31 61 39 // sylvie.dejean@theatredevienne.com


COMPAGNIE LE RADEAU

PRENEZ SOIN DE VOUS

POUR MOI

Adaptation pour le théâtre, Vincent Puysségur,

Du roman « Les Fans sans balance » de François Joly.

éd. Labranche

Tout Public

Durée : 1h20

CONTACT DIFFUSION

Etienne Bodin

www.compagnieleradeau.fr


" PRENEZ SOIN DE VOUS POUR MOI "

Adaptation pour le théâtre, Vincent Puysségur,

Du roman « Les Fans sans balance » de François Joly.

Le Radeau refait escale au Théâtre des Marronniers, du 6 au 18 février, avec une nouvelle

création «Prenez soin de vous pour moi» adaptation du roman de François Joly «Les Fans sans

Balance».

« Take care of you for me ». « Prenez soin de vous pour moi », les dernières paroles

qu’adressa Valaida Snow, chanteuse, noire américaine, et trompettiste de Jazz, à Blumenthal quand

elle quitta le camp de Westre Faengle en 1942. Et il survécut, seul en enfer, avec le souvenir de ces

mots et cette musique qu’il apprit à tirer d’un saxo rafistolé. Jusqu’au jour où des tueurs veulent

faire taire la musique de cette mémoire.

C’est cette histoire que Sapey raconte au commissaire Granier, dans ce qui va devenir une

garde à vue. Une histoire d’amour dans un camp de concentration, avec une histoire du Jazz pour

la partager et survivre. Et surtout continuer à vivre, après. Jusqu’au jour où le voyage s’arrête,

quand la musique continue à porter le témoignage, un jazz qui sort d’un drôle d’objet. Un son qui

nous rappelle la nécessité de l’art, et sa fragilité.

C’est à ce moment que, dans son écriture, le Théâtre prend, sans trahison de la pensée, un

chemin différent du roman, « Les Fans sans balance » de François Joly, où l’action prime avec la

richesse de ses personnages et l’intrigue que l’on suit dans son dénouement. Une direction balisée

par les codes de la scène, qui nous font entrer dans un espace de la parole, où l’on suit le

cheminement interne d’un homme, qui va laisser son costume de flic pour se retrouver face à

l’Histoire, à ses questions. On va le suivre dans sa rencontre avec une personne à qui l’on a

transmis la mémoire de cette Histoire et son traumatisme. Mais cette mémoire appartient-elle à

tout le monde ? Exclusivement à ceux qui ont souffert ? Ou à personne ? Et surtout comment peuton

empêcher de la détruire ? Comment peut-on la transmettre ? Où se situe notre devoir ?

Cette mise en quête de la parole doit prendre toute sa force dans un espace épuré. Une

scénographie dont la construction est un travail sur la mémoire, l’oubli, la trace que laisse le

souvenir. Des éléments qui peuvent être manipulés par les comédiens, construisant ainsi leur

espace de jeu.

Se mêle intimement à cet espace un autre espace, celui de la musique, qui, par le son de la

trompette, comme un souffle du passé résonne dans notre présent. Une petite musique de Jazz,

jouée la première fois par ces esclaves ou fils d’esclaves, pour chanter ou oublier la souffrance. Un

musicien accompagnant et jouant avec les personnages dans leurs histoires.

Vincent PUYSSEGUR


Musique de « Prenez soin de vous pour moi »

En résonance avec la teneur dramatique, en traduction immatérielle des différentes

situations scéniques, en écho avec l’évocation omniprésente du jazz et de son histoire – et la

déférence légitime à Valaida Snow- la partition musicale est née dans l’intimité de l’écriture

théâtrale.

Le chemin musical, suivi par la seule trompette –ou presque, puisque voix et cailloux sont

aussi sollicités- est construit d’images sonores provenant des chants des champs de coton, des

pénitenciers, d’un enterrement à la Nouvelle-Orléans… Mais aussi, et parce que nous sommes

dans un contexte de pièce policière, nous sacrifierons à la grande mythologie du jazz et du film

noir : la trompette nocturne de Miles Davis, les compositions de Thelonious Monk, les mélodies

éthérées de Barney Wilen…

Ombre tutélaire, Valaida Snow, nous guide dans ce parcours avec un thème dédié et la

reprise de « Take care of you for me » où nous découvrons ses talents de compositrice, de

chanteuse et de trompettiste, son sens du swing et du show.

L’écriture musicale et la présence physique du son, agrémentées de la création, par Gilbert

Gandil, d’un univers sonore démultiplicateur, ambitionnent, dans les entrelacs du texte, le jeu des

comédiens et les situations sensibles, de dire l’indicible.

Écritures musicales, Jean Mereu


L'auteur du roman

C'est lors d'une rencontre avec Jorge Semprun à l'Institut Cervantès de Lyon que m'est

venue l'idée d'écrire un roman ayant pour cadre la déportation. A mon grand étonnement, Jorge

Semprun m'avait confié qu'un orchestre de Jazz avait été constitué par des déportés à Dachau et

que, lors de la libération du camp par les chars du général Patton, c'est un quintet jouant du swing

qui l'avait accueilli les américains.

Dans aucune encyclopédie du jazz, ni aucun magazine spécialisé ce fait magnifique n'avait

été mentionné et le membre de l'équipe du festival de Jazz à Vienne et rédacteur du Grand

Programme que je suis en fut bouleversé. D'autant que le responsable de cet orchestre était un

français, grand résistant, saxophoniste professionnel, qui rentra chez lui sans plus jamais faire

parler de lui.

Il se trouve que j'écoute beaucoup de radios Internet spécialisées en jazz et je découvris,

peu de temps après, sur une radio américaine, une trompettiste, Valaida Snow, de style Nouvelle

Orléans qui imitait Louis Armstrong et qui avait été une star avant-guerre aux Etats Unis. Durant

une tournée en Europe dans les pays Scandinaves cette afro-américaine fut surprise par l'invasion

des nazis au Danemark et, trahie par la police locale, remise aux allemands qui la mirent en prison

où elle se comporta d'une manière exemplaire qui lui valut la vindicte des SS.

J'ai réuni ces deux histoires authentiques à la fiction d'un pianiste juif faisant le lien entre

les deux pour un roman intitulé "Les Fans sans balance" car je fus contacté en 2006 par une

maison de production parisienne qui s'adressait aux auteurs de la Série Noire de Gallimard pour

écrire un ouvrage qui serait adapté pour France 2. Huit ouvrages ont été adaptés à ce jour et

diffusé par la télévision.

Avec Vincent Puysségur nous avons décidé d'adapter mon roman au théâtre et suite à un

accord avec la maison de production parisienne, Agora, feu vert fut donné à Vincent Puysségur

dont j'avais pu voir au théâtre des Marronniers à Lyon sa mise en scène et son interprétation

excellentes d'Un Contrat de Tonino Benacquista. Son travail a débouché sur un texte de théâtre

magnifique, profondément humain, et j'avoue être très séduit par l'adaptation de Vincent

Puysségur qui a pu rendre au-delà de ma propre pensée des sentiments que je n'avais su exprimer.

Il a donné une nouvelle vie, par son habile travail, à ces héros méconnus et transformé mon

roman en un magnifique document oral du devoir de mémoire.

François Joly


« Take care of you for me »


" PRENEZ SOIN DE VOUS POUR MOI "

Du roman « Les Fans sans balance » de François Joly.

Adaptation :

Vincent Puysségur

Gérald Turjman

Mise en scène :

Vincent Puysségur

avec :

Alain Bert

Jean Mereu

Nicole Mouton

Vincent Puysségur

Univers sonore :

Gilbert Gandil

Création Musicale :

Jean Mereu

Scénographie :

Célia Guinemer Langlois

Conception vidéo :

Pierre Jacob

Régie :

Georges Antoine Labaye


PROJET DE COMPAGNIE

Série Noire, lecture de gare. Un amusement pour temps perdu, un passe temps. Le polar a

toujours cette étiquette qui lui colle à la couverture. Mais il cache sa profondeur dans des pages où

se débattent des personnages simples, discrets, dans des histoires où la violence et la mort

transforment les destins, où l’Anonyme devient Héros ou Antihéros.

L’intérêt théâtral n’est pas que dans l’intrigue policière et le suspense, jeu d’esprit, où l’on

suit l’action du côté de l’ordre dans le seul plaisir de la résolution d’une énigme, mais aussi et

surtout dans la vie des personnages bousculée avec force par des drames, et leur quête pour

découvrir ou fuir la vérité. Ces parcours sont souvent initiatiques et nous dévoilent sans pudeur les

visages de la condition humaine, sans maquillage. Si le Théâtre est la scène où se reflète

l’Humanité, le Polar est digne d’en être son inspiration. Car il est aussi la parole, le témoignage du

quotidien. Et il nous tisse, en toile de fond, un paysage social où le gris est souvent la couleur

dominante. Toutes ces lignes de vie brisées peuvent être aussi les nôtres, elles sont tellement

proches de nous. Nous pouvons nous projeter dans ces histoires, nous identifier, nous faire peur et

nous moquer un peu de la mort.

C’est dans cet esprit, du côté de la vie simple, que je souhaite explorer la série noire sur

scène...

Vincent PUYSSÉGUR

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