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Téléchargez DIRECT n°13 - Unireso

N° 13 – printemps 2011

direct

Le bulletin des abonnés unireso

Darius rocheBin

Retour sur

dix ans

de TJ

Annemasse

Les travaux du

futur bus rapide

ont commencé

excursion

Poussin expose à la

Villa du Jardin alpin

Mouettes

Le nouveau directeur,

un sculpteur inspiré

le Tram voix de fête

Rencontre avec JP Kalonji,

l’auteur de la ligne graphique du festival


éditorial

Dites-le à vos amis

«L’offre de transports

publics va augmenter

de 35%»

Chers abonnées et abonnés unireso,

Responsable de la communauté tarifaire unireso depuis le 1 er janvier 2011,

je suis heureux de vous annoncer en ce début d’année plusieurs nouveautés.

Quatre nouveaux opérateurs (les TPN, la SNCF, les TP2A et Veolia) viennent

d’intégrer notre comité de direction. Ils rejoignent les trois fondateurs historiques

que sont les tpg, les CFF et les Mouettes genevoises (SMGN), afin de

garantir une réponse encore plus adaptée à vos besoins de mobilité, ainsi

qu’une meilleure réactivité en termes d’information et de service à la clientèle.

Depuis sa création en 2001, unireso cherche à faciliter l’utilisation des transports

publics. Ce but se concrétise avec, au cours des prochains mois, la mise

en place de nouvelles bornes pour la vente de titres de transport, ainsi que des

supports d’abonnements plus modernes (lire en p. 3), permettant aux clients

d’acquérir leur billet de façon simplifiée.

D’ici à 2014, la communauté tarifaire se fixe l’objectif ambitieux d’augmenter

de 35% l’offre de transports publics du bassin franco-valdo-genevois. Les

premiers aménagements ont déjà vu le jour, notamment la création des lignes

de bus O et T, entre le Pays de Gex et Genève (lire en p. 4), ou l’extension de

la ligne de tram 18, en direction du CERN (lire en p. 5). Pour ces nouvelles

liaisons, unireso s’est efforcé de définir des règles communes afin qu’elles

s’adaptent à la tarification régionale en place. Une mission remplie avec

succès puisqu’aujourd’hui, les clients peuvent circuler sur ces lignes transfrontalières

avec un seul et même titre de transport.

Actuellement, notre objectif prioritaire consiste à assurer la pérennisation de

cette tarification simplifiée. Au vu de la fidélité grandissante des clients, des

engagements marqués de la part des autorités organisatrices (les cantons de

Vaud, Genève, Annemasse Agglo et les autres membres du Groupement local

de coopération transfrontalière) et du dynamisme des opérateurs, je suis heureux

de constater que toutes les conditions sont rassemblées pour y parvenir.

Je vous souhaite, chers abonnées et abonnés unireso, une très bonne

lecture et me réjouis de vous accueillir nombreux sur nos lignes.

Rémy Burri

Responsable unireso

Impressum

Editeur

Transports publics genevois (tpg)

1212 Grand-Lancy 1

www.unireso.com

Coordination

Maryvonne Partouche

En couverture

Darius Rochebin

Tirage

50’000 exemplaires

Edition printemps 2011

Imprimé sur papier recyclé

Des fleurs pour les

voyageurs

Les tpg ont salué l’arrivée du printemps

dans leurs agences en offrant

aux clients des pots de primevères

colorées. Tout au long de l’année,

les changements de saison seront

ponctués par des surprises, proposées

aux personnes voyageant à

bord des véhicules du réseau, ou

à celles qui se rendent dans l’une

des trois agences tpg situées à Rive,

Cornavin ou au Bachet-de-Pesay.

Nouveau bus vers la

Haute-Savoie

D’ici à l’été 2011, une nouvelle

ligne de bus sera mise en service.

Le véhicule circulera du lundi au

vendredi, à raison de cinq allers et

retours par jour. La liaison comportera

sept arrêts et reliera la gare

routière de Genève à la gare du

Fayet (Saint-Gervais-les-Bains) en

Haute-Savoie. Plus d’informations sur:

www.unireso.com

Carte journalière Tout

Genève valable trois jours

Durant les pics de pollution, la carte

journalière de transports publics Tout

Genève sera exceptionnellement

valable trois jours au lieu d’un. Mise

en place par unireso et financée par

l’Etat, cette action est uniquement

valable après le déclenchement de

l’alarme pollution par les autorités.

La communauté tarifaire encourage

les voyageurs à parler de cette offre

autour d’eux, notamment à leurs amis

automobilistes. Faire un pas vers les

transports publics, c’est donner un

coup de pouce à l’environnement.

Les horaires

en temps réel

La sortie d’un nouveau service d’informations

aux voyageurs est imminente.

Elle devrait se faire dans le courant

du deuxième trimestre 2011. Son but?

Faciliter le déplacement des voyageurs

sur le réseau en les informant en temps

réel sur les prochains départs, les

possibilités de correspondances, ou

en leur fournissant des informations

sur l’état du trafic. Ces renseignements

seront disponibles via trois canaux:

une nouvelle application gratuite

destinée aux détenteurs d’iPhone, un

site web mobile pour les smartphones

et de nouvelles fonctionnalités sur le

site internet www.tpg.ch. Ce dernier

comportera notamment un «widget»,

c’est-à-dire une fenêtre permettant

d’afficher les horaires des prochaines

correspondances sur son écran, à

la manière des écrans d’affichage

situés aux arrêts. Disponible sur

abonnement, un flux RSS informera les

voyageurs sur l’état du réseau.

Des abonnements

relookés

Les abonnements unireso vendus

par les tpg ont été modernisés en

début d’année. Auparavant en

papier, ils sont désormais en plastique

et présentent le même format

qu’une carte de crédit. Pour éviter

les fortes affluences à la rentrée

scolaire, les tpg recommandent aux

abonnés de renouveler leur sésame

avant la fin du mois d’août, dans

les agences tpg du Bachet-de-Pesay,

Cornavin ou Rive.

2 Direct le bulletin des abonns unireso printemps 2011 printemps 2011 le bulletin des abonns unireso Direct 3


éTAPES 20 éTAPES 20

deux Nouvelles lignes

relient la Suisse à la France

Les bus transfrontaliers O et T

circulent depuis le 28 février

2011 entre le Pays de Gex et le

canton de Genève.

La ligne O

Le bus O relie la commune française de

Ferney-Voltaire à Meyrin, via Prévessin-

Moëns. Cette nouvelle liaison facilite

les déplacements vers le centre-ville de

Genève puisqu’elle mène à l’arrêt Meyrin-

Gravière, situé sur la ligne du bus 57 à

destination de l’aéroport de Genève et

l’actuel terminus du tram 14 à destination

du Bachet-de-Pesay, ainsi que du tram 16

à destination de Moillesulaz. Jalonnée par

16 arrêts, la ligne O relie le Lycée

international de Ferney à l’arrêt Meyrin-

Gravière, en passant par Bois Candide.

Le bus effectue ce parcours de 10 km

en vingt-trois minutes, à une fréquence

d’un véhicule toutes les demi-heures en

semaine, de 5h20 à 9h et de 16h à

19h30. Le reste du temps, le bus circule

toutes les heures jusqu’à 22h. Le samedi,

le service est assuré toutes les heures, dès

6h30. Le bus ne circule pas le dimanche.

BRETONNIèRE

ANCIENNE-DOUANE

meyrin-gravière

Prévessin-

Moëns-Mairie

MATEGNIN

Planche-

Brûlée

PARC DES ANNEAUX

BOIS-CANDIDE

Lycée

International

Ch. de Collex

Avenue du Jura

SAUF LE SAMEDI PENDANT LE MARCHé

Ferney-Voltaire-Mairie

cern

Suppression de la

ligne 49 à Carouge

Les cinq entreprises partenaires à l’origine

de la création de la ligne de

bus 49 ont décidé de supprimer cette

liaison dès le 29 avril 2011. La navette

circulait en boucle la semaine, entre

le quartier des Acacias et la Ville de

Carouge, de 11h45 à 14h.

A partir du 2 mai 2011, le tram 18

circulant entre Coutance et Avanchet

poursuit son parcours jusqu’au CERN.

Baptisée «Direttissima», la ligne

intègre sept nouveaux arrêts:

Blandonnet, Jardin-Alpin-Vivarium,

Bois-du-Lan, Meyrin-Village,

Hôpital-La Tour, Maisonnex et CERN.

Un tram circule toutes les dix minutes aux

heures de pointe, entre Coutance et CERN.

En conséquence, la ligne du bus 56

circulant entre Meyrin-Village et le CERN

est supprimée.

gare

cornavin

Le tram 18 poursuit sa course jusqu’au CERN

Modifications de parcours à la Jonction

A partir du 2 juillet 2011, les lignes

de trolleybus 2, 10 et 19 subiront

des modifications de parcours dans

le quartier de la Jonction: au lieu

de passer par le boulevard Saint-

Georges, elles emprunteront désormais

le boulevard Carl-Vogt.

Les bus y circuleront à double sens.

Le sens unique reste d’usage pour les

véhicules particuliers. Les lignes 1, 4, 20,

D, K et L ne subissent pas de changement

de parcours.

La ligne T

Les différents quartiers de la commune

gessienne de Challex, en France, sont

désormais connectés à la gare CFF

de La Plaine, en Suisse, grâce à la

ligne T. En onze minutes, le bus dessert

les sept haltes de son parcours,

long de 5 km. Il effectue 14 rotations

quotidiennes, principalement aux

heures de pointe (de 6h à 8h, de

12h à 13h et de 17h à 21h). Le bus

ne circule pas le wee-kend. Pratique

pour les voyageurs des communes

avoisinantes: la station d’origine P+R

Challex-La Halle dispose d’une centaine

de places de parking gratuites.

P+R CHALLEX-

LA HALLE

CHALLEX-éCOLE

P+R CHALLEX-éGLISE

POIZAT

FONTANETTES

gaillardin

CORBIèRE

les Baraques

la plaine-douane

la plaine

4 Direct le bulletin des abonns unireso printemps 2011


éTAPES 20

offres CFF

Tango: le futur bus

rapide déjà sur la route

Voyager entre Genève

et La Côte, en toute facilité

Moderne et plus confortable,

un nouveau bus circule depuis

peu dans les rues d’Annemasse.

Il permettra bientôt de

rejoindre Genève beaucoup

plus rapidement.

Depuis quelques semaines, un nouveau bus

du réseau TAC (Transports annemassiens

collectifs) sillonne les rues de l’agglomération.

Baptisé Tango, ce véhicule fait partie

du projet de Bus à haut niveau de service

(BHNS) qui vise à offrir aux habitants un

système de déplacement plus performant.

Tango circule actuellement sur les voies

ordinaires, mais à terme, la majeure partie

de son parcours se fera sur des voies

réservées. Les travaux pour sa mise en

site propre ont commencé l’année passée

et devraient s’achever en 2013. Le coût

prévisionnel de cette future ligne, longue de

7,1 km, s’élève à 26 millions d’euros.

Spacieux, ce véhicule offrira aux voyageurs

plus de confort. Avec un passage toutes

les dix minutes, de 5h30 à 23h, Tango

connectera la zone d’Annemasse-Ville-

la-Grand avec le lycée Jean Monnet, à

Vétraz-Monthoux, en passant par le centre

de Ville-la-Grand, la gare d’Annemasse,

son centre-ville et le quartier du Perrier.

Au total, il desservira une région comptant

plus de 23’000 habitants.

Reliant les principaux quartiers résidentiels

aux pôles d’emplois, cette ligne permettra

des gains de temps conséquents.

Actuellement, le parcours entre le lycée

Jean Monnet, à Annemasse, et l’aéroport

de Genève dure une heure quinze.

Grâce à Tango et à la ligne de transport

ferroviaire Ceva, la durée du trajet sera

ramenée à quarante-cinq minutes.

Ce projet fait partie du futur système

de déplacement de l’agglomération

d’Annemasse dont le Ceva est la colonne

vertébrale. D’autres améliorations sont

en cours dans la région. Des travaux ont

notamment commencé pour étendre

jusqu’à Annemasse les lignes de tram

genevoises 12, 16 et 17, qui aujourd’hui,

s’arrêtent à la douane de

Moillesulaz. Le futur tram sera connecté

au Ceva grâce au bus Tango.

Infos sur le réseau TAC

Horaires d’été

Du 3 juillet au 4 septembre 2011, le

réseau TAC passe aux horaires d’été.

Ceux-ci figurent dans la brochure

«Guide Bus Eté 2011», disponible

dès le 30 juin dans la boutique TAC

d’Annemasse ou à bord des autobus

du réseau.

Action spéciale durant la Fête

de la musique

Le 21 juin, à l’occasion de la Fête de

la musique, les voyageurs munis d’un

instrument peuvent voyager gratuitement

sur l’ensemble du réseau TAC.

Les bus mènent aux feux d’artifice

A l’occasion de la fête nationale

française, le 14 juillet, le réseau

TAC assure le transport vers les feux

d’artifice. Plus d’informations dès

le 1 er juillet sur:

www.reseau-tac.fr

Le nouvel abonnement

Inter «Zone-Parcours-Zone»

permet de circuler avec un

même forfait entre Genève et

Nyon, Gland ou Rolle, ainsi

qu’au centre des villes de

départ et de destination.

L’abonnement Inter classique permet

de combiner un parcours en train,

en bus ou en bateau, depuis une

localité hors d’une communauté tarifaire,

avec la libre circulation dans

la zone de destination, par exemple

la zone 10 unireso à Genève.

Une nouvelle formule de cet abonnement

a été lancée le 12 décembre

2010. Elle s’intitule «Zone-Parcours-

Zone» et permet de circuler entre

Genève et Nyon, Genève et Gland

ou encore Genève et Rolle, tout en

offrant la libre circulation dans la

zone 10 unireso et dans la zone

Mobilis choisie, à savoir: celle de

Nyon (zone 20), de Gland (zone

23) ou de Rolle (zone 25). Ces

La nouvelle brochure de vacances

Les CFF ont sorti en mars une nouvelle

brochure intitulée «Vacances CFF». Au

total, 18 offres de voyages sont proposées,

à des prix raisonnables grâce à

la garantie «meilleurs prix». Vacances

balnéaires, croisières ou encore

vacances sans transport, le catalogue

regroupe des propositions d’évasion

pour tous les goûts.

abonnements offrent les mêmes

avantages économiques que la

formule générale, soit une réduction

substantielle par rapport à l’achat

d’abonnements séparés. Le coût

d’un forfait annuel est avantageux

puisqu’il équivaut à celui de

neuf abonnements mensuels.

Plus de renseignements sur:

www.cff.ch/pendulaires

www.mobilis-vaud.ch

www.unireso.com

La nouvelle édition paraît chaque dernier

vendredi du mois dans les gares ou les

agences de voyages CFF. Un large éventail

d’offres figure également en ligne.

Informations et réservation sur:

www.cff.ch/vacances ou par téléphone

au 084877111 (CHF 0,08/min depuis

le réseau fixe suisse).

6 Direct le bulletin des abonns unireso printemps 2011 printemps 2011 le bulletin des abonns unireso Direct 7


Les découvertes

du renard

© Fred Merz / Rezo

grands comptes

Des partenariats

pour favoriser la mobilité

Les sens en éveil

aux Fleurs de Marie

Dans un cadre créatif et haut

en couleur, le salon de thé

sert des plats simples,

originaux et concoctés avec

des produits du terroir.

La vitrine du salon de thé Les Fleurs

de Marie déborde de plantes. A

l’intérieur, un gros meuble rose

bonbon, récupéré dans la rue et

retapé par les propriétaires, fait

office de buffet où se côtoient tartes

salées, gâteaux et autres gourmandises.

Tiroirs recouverts de papier

peint, lampes en forme de fleurs

et nappes bleue, verte et jaune à

petits pois sont autant d’objets qui

replongent délicieusement dans le

monde de l’enfance.

Ce lieu existe depuis cinq ans

grâce à deux sœurs complices,

Marie Nydegger, 43 ans, et Valérie

Rousset, 39 ans. Elles ont ouvert leur

arcade, poussées par l’envie de faire

découvrir et partager toujours plus

de saveurs culinaires. Il leur arrive

par exemple de cuisiner avec de la

lavande et de la rose. Au bénéfice

de formations artistiques – l’une

a suivi l’Ecole des Arts décoratifs,

l’autre l’Ecole de théâtre Serge

Martin – Marie et Valérie profitent de

leur salon de thé pour laisser s’expri-

mer leur créativité, tant au niveau

de la cuisine que de la décoration.

Côté menu, tout est fait maison.

Pour 15 francs, on peut savourer

une assiette composée avec

salade, soupe, mezze et rissole. Les

quiches, soupes et salades du jour

sont à 6 francs. Les week-ends (il est

conseillé de réserver), différentes

formules de brunch sont proposées,

de 8 à 25 francs. Ici, les aliments

proviennent d’un marché de proximité.

Pas de coca-cola, mais du

jus de pomme ou de raisin de la

région. «La carte varie puisqu’elle

suit le cours des saisons, des découvertes

et des envies», résume Marie.

Recette pour six personnes

Ingrédients Pâte brisée, 4 belles

endives, 1 dl de crème fraîche, 250 gr

de fromage râpé, 2 œufs, du miel et

du roquefort.

Marche à suivre Confectionner la pâte

brisée (125 gr de farine, 30 gr de beurre,

1 jaune d’œuf, 0,5 dl d’eau, sel). Disposer la

farine en fontaine, y mettre le sel et le beurre

ramolli coupé en morceaux. Sabler du bout

des doigts. Incorporer le jaune d’œuf, puis

malaxer doucement en ajoutant de l’eau

jusqu’à obtention d’une boule. Laisser repo-

Le duo propose également un

service traiteur, des cours de cuisine

à 20 francs, ainsi que des gâteaux

d’anniversaire personnalisés.

Adresse

8, rue de la Faucille

1201 Genève

T. 022 7334730

www.fleursdemarie.ch

Bus 3, 6, 10, 19, 27 Arrêt Lyon

Trams 14, 16, 18 Arrêt Lyon

Horaires

Mercredi: 8h30-17h

Jeudi et vendredi: 8h30-15h

Samedi et dimanche: 10h-16h

«Tarte aux endives» façon Fleurs de Marie

ser trente min au frais. Couper les endives

par tranches de 4 cm. Les faire revenir à la

poêle avec un peu de miel. Dans un bol,

mélanger la crème, le fromage et les œufs.

Verser ensuite le mélange dans la poêle et

laisser revenir une quinzaine de minutes.

Pour simplifier la confection et récupérer tout

le jus de la préparation, recouvrir la poêle

de la pâte brisée préalablement étalée et

retourner le tout dans un moule. Enfourner la

tarte pendant quarante min à 175° C. Il ne

reste plus qu’à la parsemer généreusement

de roquefort avant de la servir.

Les employés et les habitants

du canton peuvent bénéficier

de rabais sur leur abonnement

annuel unireso, grâce aux

accords conclus par la

communauté tarifaire.

Des partenariats avec les

entreprises...

«Nous avons conclu notre premier

partenariat avec Procter & Gamble

il y a dix ans, raconte Nathalie Rey,

responsable développement de marché

unireso. Aujourd’hui, nous vendons

chaque année presque 20’000 abonnements

à des entreprises.» Les accords

définis entre unireso et les compagnies

permettent aux employés de bénéficier

de tarifs préférentiels à l’achat d’un

abonnement annuel.

Les sociétés qui s’engagent décident du

montant de l’aide financière qu’elles souhaitent

accorder à leurs collaborateurs.

«La majorité de nos partenaires ont choisi

de subventionner entre 50% et 100% du

prix de l’abonnement. Plus leur participation

est grande, plus les tarifs unireso sont

attractifs.» Un rabais maximal de

100 francs par titre de transport est accordé

aux compagnies ayant choisi d’offrir

l’intégralité du titre à leurs employés.

La formule rencontre un succès

croissant. «Nous avons déjà conclu

des accords avec une centaine de

sociétés. En 2010, 20 nouvelles

entreprises nous ont rejoints. Celles

qui souhaiteraient bénéficier de cette

offre peuvent nous contacter. Nous

sommes à leur disposition pour les

aider à définir la solution la plus

adaptée à leurs besoins.»

Comment expliquer l’intérêt croissant

des entreprises? «En facilitant l’accès

de leurs collaborateurs aux transports

publics, les sociétés peuvent se targuer

d’agir pour le développement durable.

Par ailleurs, avec l’augmentation du

nombre de places bleues dans le

centre-ville, beaucoup d’employeurs

se plaignent de voir leurs collaborateurs

se lever au milieu d’une séance

pour aller tourner leur disque.

Une utilisation plus systématique des

transports publics permet d’éviter ce

genre de désagréments.»

... et avec les communes

unireso établit depuis 2005 des

partenariats avec les communes

genevoises, vaudoises ou françaises,

afin de proposer à leurs habitants des

réductions sur l’achat ou le renouvellement

d’un abonnement annuel. Les

rabais sont proposés dans le cadre

d’offres ponctuelles. «Chacune de ces

actions augmente nos ventes de 20%»,

explique Olivier Norer, attaché commercial

unireso responsable des relations

avec les communes.

«De 2009 à 2010, le nombre d’abonnements

vendus aux habitants des

communes a augmenté de 70%. En

raison des bouchons routiers causés par

l’extension de l’agglomération, les municipalités

sont de plus en plus motivées

à développer des solutions de mobilité

durable. Promouvoir l’accès aux

transports publics par l’intermédiaire de

ces offres contribue à la diminution de

l’engorgement routier.»

Pour profiter de ces offres, les résidents

peuvent s’adresser à leur mairie (dans certaines

communes, elles leurs sont envoyées

par courrier, sous forme de bons). Pour

plus d’informations, les habitants peuvent

également consulter le site internet de leur

commune ou celui d’unireso. Non remboursable,

l’abonnement est valable une année,

avec une date de début de validité à choix

dans un délai de trois mois.

Pour plus d’informations sur

ces offres, consulter:

www.unireso.com

Pour des conseils

personnalisés, contacter:

Nathalie Rey (entreprises):

022 3083521, rey.n@tpg.ch

Olivier Norer (communes):

022 3083494, norer.o@tpg.ch

8 Direct le bulletin des abonns unireso printemps 2011 printemps 2011 le bulletin des abonns unireso Direct 9


voix de fête

Brico Jardin

Kara

JP Kalonji, un artiste

inclassable et fier de l’être

Rencontré dans le cadre

du Festival Voix de fête,

JP Kalonji raconte son travail

de dessinateur.

Sièges en cuir et tapis rouge. A l’occasion

de la 13 e édition du Festival

Voix de fête, le tram spécial qui a

circulé entre la place de Neuve et

Moillesulaz s’est mué en «Hôtel des

artistes». Trip In, La Teuf, Les Voisins du

d’sus… une trentaine de groupes ont

défilé devant le micro du journaliste

Pascal Schouwey. La plupart d’entre

eux en ont profité pour gratifier les

passagers d’un petit concert.

La manifestation a été réalisée grâce à

un partenariat entre les tpg, Option Musique

et le festival. JP Kalonji, l’auteur

des caricatures des musiciens figurant

sur le tram, raconte son travail.

C’est la 13 e édition du festival,

j’imagine que vous avez

jeté un coup d’œil aux

12 affiches précédentes.

Pas trop de pression?

A vrai dire, je n’ai même pas regardé

les précédentes! Pour moi, le dessin

est une passion et quand on fait les

choses qu’on aime, on ne se met pas

de pression.

Vous êtes l’auteur de plusieurs

ouvrages, comment avez-vous

commencé?

J’ai rapidement su ce que je voulais

faire et j’ai eu la chance de rencontrer

le responsable des éditions Atoz qui

m’a permis de sortir mon premier

ouvrage, à 19 ans. La BD s’intitule

«Street Nation», c’est un recueil d’histoires

courtes, illustré par des photos.

Un chouette travail.

On dit que vous êtes né

un crayon entre les mains.

Autodidacte?

J’ai fait un court passage aux Art

décoratifs mais ce système n’était

pas fait pour moi. J’avais envie de

découvrir les choses par moi-même.

Concernant mon travail, j’entends parfois:

«C’est facile, c’est sorti de ta tête.

Tu es doué.» En réalité, la création est

un processus long et difficile. Lorsque

les gens me disent qu’un dessin, c’est

vite fait, je leur réponds: «Oui, ça peut

être fait en cinq minutes. Mais il y a

des années de travail derrière!»

Vous avez fait du skateboard

à un très bon niveau. Pratiquezvous

toujours?

J’ai commencé le skate vers la fin

des années 1980. C’était le «Golden

Age», les compétitions de skate, les

© Fabienne Mueller

JP Kalonji, un dessinateur

aux talents multiples

A 38 ans, le dessinateur JP Kalonji

compte plusieurs BD à son actif, notamment

«Helvethika», «Las Chicas»

ou encore «365 Samouraïs».

Originaire du Congo, le Genevois

a aussi été bon skateur et chanteur

dans un groupe de Drum’n’Bass.

Autodidacte, il puise son inspiration

dans différents univers comme

le Street art, la musique et la BD.

sponsors, toute une époque. J’en fais

encore un peu aujourd’hui, mais je

suis beaucoup plus prudent!

Vous avez également été

MC dans un groupe de

Drum’n’Bass.

Oui, dans Sub 6. Nous étions quatre

dj’s et deux chanteurs. C’était au

début de la musique électronique,

une très belle période.

Le Street art et la musique

jouent-ils un grand rôle dans

votre inspiration?

Mes inspirations sont multiples,

j’écoute ce qui me touche. En venant,

Tistics

Philippe Escudié

par exemple, j’écoutais The Streets,

et juste avant, un groupe de métal

indépendant de San Francisco. Mais

cela aurait pu être du Mahler! Côté

dessin, toutes les formes de BD m’inspirent,

des comics américains à la BD

japonaise, même si ma base vient de

l’école franco-belge. Mon amour de la

BD a commencé avec Tintin, Boule et

Bill, Spirou...

Vous avez écrit les textes de

vos chansons. L’écriture est-elle

importante pour vous?

J’écris aujourd’hui des réflexions,

des poèmes. C’est un moyen pour

moi d’entretenir ma créativité. Il faut

Naïf

Mosquito

savoir décrocher de son travail de

temps en temps pour mieux remettre

le nez dedans.

Des projets dans

le domaine musical?

Cela n’est pour l’instant pas au

calendrier. J’ai collaboré il y a quatre

ans avec le bassiste Christophe

Chambet, qui a notamment joué avec

Alain Bashung. On a fait un projet

de dix titres qui n’a pas fonctionné

plus que ça. Nous étions inclassables

d’un point de vue musical et les gens

aiment bien mettre dans des cases...

Propos recueillis par Pascal Schouwey

Direct le bulletin des abonns unireso printemps 2011

printemps 2011 le bulletin des abonns unireso Direct


REPORTAGE

© Thierry Parel

Les tôliers, chirurgiens

de la carrosserie

Dans les ateliers tpg du

Bachet-de-Pesay, les

spécialistes de la carrosserie

réparent les véhicules avant

de les remettre à la disposition

du public. Une mission jalonnée

d’imprévus. Reportage.

Mardi matin à l’atelier tpg du

Bachet-de-Pesay. Alain Sereno-Régis,

contremaître, consulte le journal

interne des tpg. Que s’est-il passé

cette nuit? Une vitre brisée sur un

bus, la routine. Des touchettes le

long d’un trolleybus, fréquent. Une

fissure signalée sur le châssis d’un

vieux bus orange, plus embêtant.

Le contremaître sait déjà que plusieurs

de ces véhicules seront apportés dans

la journée au garage des tpg du

Bachet-de-Pesay – le plus grand de

Genève. Le seul qui peut aligner côte

à côte des trams de 45 m, des

trolleybus et des voitures de service.

Cette partie de la journée est celle

de l’anticipation. Elle donne au

contremaître une idée de la charge

de travail du jour. Elle précède celle

proprement dite des imprévus,

c’est-à-dire des incidents à venir.

En attendant, les quatre tôliers de

l’atelier se tiennent prêts à recevoir

ses instructions. Comme son nom

l’indique, un tôlier travaille la tôle.

Mais encore? Si le garage était

un hôpital, les tôliers seraient les

chirurgiens. Ce sont eux qui réparent

le métal, le découpent, le mettent en

forme, le soudent et le collent. «En

carrosserie, il y a les bons coups et

les mauvais coups, explique Philippe

Robatel, responsable du groupe

carrosserie du Bachet-de-Pesay. Les

bons ne touchent que la surface du

véhicule, les mauvais concernent la

structure.» Ces incidents-là nécessitent

des heures de réparation.

Au Bachet-de-Pesay, 150 véhicules

attendent d’être remis en service.

L’immobilisation de chacun d’eux

représente un souci. La tension se fait

d’autant plus sentir à l’approche du

Salon de l’auto. «Nous devons fournir

une quinzaine de bus supplémentaires

durant cette période, l’une des

plus chargées de l’année, rapporte

Philippe Robatel. De plus, il y a souvent

des vitres cassées car les gens

se bousculent.» Pour assurer un roulement

et mettre le plus de moyens de

transport à la disposition du public,

le contremaître définit des priorités.

Ce bus, par exemple, a reçu un coup

sur le côté, ce qui ne l’empêche

pas de rouler. Il va pouvoir circuler

un certain temps mais reste sur la

liste d’attente. En revanche, ce tram

fraîchement débarqué nécessite un

changement des deux pare-chocs.

Ceux-ci étant en fibre de verre, ils

vont être pris en charge dans le petit

local à polyester. Car chaque tôlier

est polyvalent: son savoir-faire va de

pair avec l’évolution des matériaux

des constructeurs.

Plus loin, Ricardo démonte les panneaux

d’un bus, comme s’il défaisait

En haut:

Une pièce de carrosserie,

poncée avant

d’être peinte puis

séchée sous lampes.

En haut à droite:

Le magasin d’approvisionnement

contient

17’000 pièces.

Pratiquement de quoi

construire un véhicule.

En bas à droite:

Un grand nombre de

pièces de carrosserie

se fait désormais en

polyester. Comme ici,

un pare-chocs de tram.

un puzzle. Une fois mise à nu, la

structure du véhicule témoigne du choc

de l’accident. «Il faudra changer les

montants, réparer la porte, la vitre

et refaire la peinture, énumère le

mécanicien. C’est un gros chantier qui

prendra plusieurs jours. En général, on

ne connaît pas la cause de l’accident,

mais on la devine.» Certaines traces

comme des morceaux de voitures,

des cailloux et même, c’est arrivé, des

balles de fusils à plomb, sont autant

d’indices pour les travailleurs.

Quand une pièce doit être changée,

les tôliers se ravitaillent dans

le magasin central des tpg. Cette

caverne d’Ali Baba contient environ

17’000 articles, du masque de

protection aux roues de tram, en

passant par des boulons de toutes

tailles. Avec le développement du

réseau, 87 bus et 32 trams renforceront

prochainement les lignes.

En parallèle seront créés deux

nouveaux sites de réparation

à la Jonction et à Meyrin.

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excursion

En haut à gauche:

La galerie de la Ferme de la Chapelle, au Grand-Lancy,

expose les œuvres de trois artistes sur les thèmes de

l’onirisme, de l’imaginaire et de l’inconscient.

De Poussin à Roulin,

découvrir les artistes genevois

Durant le mois de mai, l’association

«Ici et Là» présente les œuvres

d’artistes genevois dans cinq

endroits de la ville. L’occasion de

découvrir les tableaux colorés

du populaire Gérald Poussin ou

encore la délicate collection de

coutellerie d’art de Charles Roulin.

Meyrin, Petit-Saconnex ou

Chêne-Bougeries? Dans son intitulé,

le projet «Ici et Là» annonce la couleur:

disséminées dans la ville, cinq galeries

accessibles via les transports publics se sont

associées pour proposer aux Genevois,

durant le mois de mai, un parcours autour

de l’art. Reste à savoir par où commencer.

Gaies et hautes en couleur, les peintures

de kimonos et de danseurs de Gérald

Poussin sont présentées à la Villa du Jardin

alpin, accessible avec les trams 14 ou 16

(direction Meyrin-Gravière). L’exposition

regroupe une grande partie des œuvres

réalisées par l’artiste durant ces dix dernières

années. Des travaux étonnants, plus

récents sont également exposés, comme un

tapis en laine aux motifs géométriques. Ou

encore, sur le thème du «cheminement»,

une série de tableaux où se devinent, étroitement

mêlés, les tracés de sentiers et de

cours d’eau. «Ces œuvres sont relativement

abstraites et se démarquent de ce que

j’ai fait jusqu’à présent», observe Gérald

Poussin, habitué à réaliser des dessins

pour des bandes dessinées ou de grandes

fresques murales. Des sérigraphies réalisées

à partir d’œuvres originales sont vendues à

moindres prix, soit entre 500 et 800 francs.

Située au Petit-Saconnex (à deux pas de

l’arrêt Bouchet), sur les lignes des trams

14, 16 et 18 (toujours direction Moillesulaz),

la Villa Dutoit présente des photographies

en grand format – pour la plupart en noir

et blanc – sur le thème de l’atelier d’artiste.

L’exposition présente ces espaces de

création à travers l’objectif de cinq photographes.

Les clichés se focalisent tour à

tour sur l’atmosphère des lieux ou sur le

créateur, stimulant la réflexion du visiteur.

Accessible grâce aux trams 14 ou 16

(direction Moillesulaz), la Galerie La

Primaire, à Chêne-Bougeries, mérite

également le détour. En plus de tableaux

de paysages montagnards et d’une installation

sur les «objets du souvenir», l’endroit

expose une collection de coutellerie d’art

avec les pièces uniques de Charles Roulin.

L’artiste – il aime le préciser – fabrique,

décore, grave et sculpte lui-même ses

couteaux. Les pièces représentent toutes

des scènes différentes. La réalisation

de chaque objet constitue une aventure

délicate, le moindre faux mouvement

entraînant une catastrophe irréparable.

Le parcours ne s’arrête pas à ces trois

galeries. Il peut être poursuivi par la

visite de la Pinacothèque où le maître

d’ouvrage, Christian Humbert-Droz et

ses élèves, se livrent à une démonstration

de sérigraphie. Ou encore par

celle de la Ferme de la Chapelle, qui

propose de découvrir les œuvres de

trois artistes sur le thème de l’onirisme,

de l’imaginaire et de l’inconscient.

Suite à un concours organisé auprès des

élèves du Centre de formation professionnel

des arts appliqués (CFPAA), le visuel

des cinq expositions est visible dans les

trams genevois durant le mois de mai.

En haut:

La Villa Dutoit, au Petit-

Saconnex, présente

une exposition de

photographies.

© Thierry Parel

Tapis de Gérald Poussin, exposé à la Villa du Jardin alpin.

Les cinq lieux de l’exposition

Villa du Jardin alpin

7, chemin du Jardin-Alpin,

1217 Meyrin

T. 022 7823287,

www.ssbart-geneve.ch

Ouvert de mercredi à dimanche,

de 14h à 18h

TRAMS 14, 16 (arrêt Jardin-Alpin-Vivarium)

Villa Dutoit

5, chemin Gilbert-Trolliet,

1209 Petit-Saconnex

T. 022 7330575, www.villadutoit.ch

Ouvert de mercredi à dimanche,

de 14h à 18h

TRAMS 14, 16, 18 (arrêt Bouchet),

BUS 3 (arrêt Trembley), 10 (Bouchet),

22, 51, 53 (Mervelet)

La Pinacothèque

28, rue de Montbrillant, 1201 Genève

T. 022 7356675, www.pinacotheque.ch

Photographie sur l’atelier, de Christiane Yvelin,

à la Villa Dutoit.

BUS 1, 3, 9, 27, F, V, Z

TRAMS 13, 14, 15, 16, 18 (arrêt

Gare Cornavin)

BUS 5 (arrêt Poste), 8 (arrêt Grottes)

Galerie La Primaire

7, chemin de la Colombe, 1231 Conches

T. 022 3470318

Ouverture samedi et dimanche de

14h30 à 17h et mardi de 18h à 21h

BUS 8 (arrêt Conches), 20, 27, 34

(arrêt Vallon)

Ferme de la Chapelle

39, route de la Chapelle,

1212 Grand-Lancy

T. 022 3429438,

www.fermedelachapelle.ch

Ouverture de mardi à dimanche

de 14h à 18h

TRAMS 12, 13, 14 (arrêt Bachet-de-Pesay)

BUS 4, 22, 46, 72, D

L’une des pièces du coutelier d’art de Charles Roulin,

à la Galerie La Primaire.

Comment s’y rendre

La Villa du Jardin alpin, la Villa Dutoit,

la Pinacothèque et la Ferme de la

Chapelle se trouvent sur la ligne du tram

14 (le tram 16 relie également les trois

premières). Pour rejoindre la Galerie

La Primaire depuis la gare Cornavin,

emprunter le tram 16 direction

Moillesulaz, arrêt Chêne-Bougeries.

Puis le bus 34, direction

Veyrier-Tournettes, arrêt Vallon.

Durée estimée de l’excursion

L’exposition «Ici et Là» a lieu du 7 au

22 mai. La visite des cinq galeries

peut être effectuée en une journée, lors

des portes ouvertes, les 7 et 8 mai, grâce

à l’extension des horaires d’ouverture

(de 11h à 18h).

Informations supplémentaires:

www.unireso.com et www.tpg.ch

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gshc

gshc

UNE FOIS LES PATINS

AUx VESTIAIREs…

La saison finie, les entraînements

se poursuivent à un rythme plus

tranquille jusqu’à la reprise de

septembre. Les joueurs du

Genève-Servette Hockey Club

se consacrent à d’autres

passions. Ils racontent.

Eric Walsky: attaquant

et créateur de meubles

Originaire d’Alaska, Eric Walsky

rejoint les Aigles genevois au poste

d’ailier droit en juillet 2010. L’attaquant

de 26 ans s’illustre d’abord

aux Etats-Unis. Il débute dans la Ligue

américaine de hockey (AHL), au sein

de l’équipe des Moose du Manitoba

avec laquelle il devient professionnel

en 2008. Il joue ensuite dans la Ligue

de hockey de la Côte Est (ECHL),

avec les Salmon Kings de Victoria.

Né d’une mère d’origine suisse

alémanique et d’un père américain,

Eric possède la double nationalité.

Il se débrouille d’ailleurs déjà bien

en suisse-allemand et commence à

apprendre la langue de Molière.

Eric n’est pas uniquement un passionné

de patin. Il s’intéresse à l’art.

Dès l’âge de 16 ans, il se lance

dans la création. Sa première

œuvre? Une table basse. Il conçoit

depuis de nombreux meubles.

«J’exerce ma créativité surtout pendant

l’été, lorsque j’ai réellement le

temps de m’y consacrer.» Eric a déjà

réalisé plusieurs toiles. Il apprécie

de nombreux artistes, dont le peintre

Mark Rothko, son premier coup de

cœur artistique, et le sculpteur minimaliste

Donald Judd. Cette passion,

l’attaquant l’a développée durant

son enfance. «Mon père a construit

lui-même notre maison en Alaska,

raconte le joueur. Il a beaucoup

influencé mon côté artistique.»

Eric Walsky a grandi dans une

atmosphère créative, grâce à son

père, ancien étudiant en art et

constructeur en bâtiment, ainsi

qu’à sa mère, designer de bijoux.

Pour s’évader, le joueur curieux aime

également la lecture, le cinéma ou

partir à la découverte de Genève.

«Je me promène régulièrement en

ville, à pied ou à vélo. Découvrir

de nouveaux endroits est l’un de

mes passe-temps favoris. Quand il

fait beau, je pourrais y passer la

journée entière!» Ses coins préférés?

«Carouge, pour son ambiance, et le

Bourg-de-Four, en Vieille-Ville, pour

ses terrasses.»

En haut:

Eric Walsky a développé

sa créativité artistique

grâce à son père.

A droite:

Plus tard, Jonathan

Mercier aimerait se

diriger dans l’éducation

de la petite enfance.

© Jean Revillard

Jonathan Mercier: un

futur papa comblé

Né à Genève, Jonathan Mercier vient

tout juste de fêter ses 25 ans. Arrivé

dans les rangs du Genève-Servette

en 2002 au poste de défenseur, il

se décrit comme quelqu’un de calme

et serein, dans la vie comme sur la

glace. Il se reproche même de ne pas

être assez hargneux lors des matchs:

«Il faudrait que je sois un peu plus

dur!» Et son goût pour le hockey?

«C’est grâce à mon père, ancien

joueur du GSHC en LNB.

Il m’a chaussé mes premiers patins à

18 mois et c’est à l’âge de 3 ans que

j’ai commencé le hockey.» Bien plus

qu’une passion, c’est une véritable

vocation qui s’est ainsi transmise de

père en fils.

Tennis, football, quelques passes

de football américain au bord du

lac avec ses coéquipiers entre deux

entraînements, Jonathan est un amateur

de sports en tout genre. Il touche

à tout pour se détendre pendant son

temps libre, l’essentiel étant pour lui

de se dépenser. «Je suis quelqu’un

de très actif. Je n’aime pas rester

cloîtré chez moi quand il fait beau.»

Excité à l’idée de devenir papa, ses

journées sont aujourd’hui divisées entre

les entraînements et les préparatifs pour

accueillir la nouvelle venue. Ce futur

papa investi a travaillé deux mois dans

une crèche et dit aimer particulièrement

les enfants. Il souhaiterait même en

faire son métier. «La carrière professionnelle

d’un hockeyeur est de courte

durée. Lorsqu’elle sera finie, j’aimerais

reprendre mes études pour me diriger

dans l’éducation de la petite enfance.»

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mouettes

CITé SENIOR

Le nouveau directeur des MOUETTES

Hervé

Hoffmann

occupe

depuis le

1 er janvier

2011 le

poste de

directeur

général de

la Société

des Mouettes genevoises

navigation (SMGN). Ce

quinquagénaire s’adonne à

la sculpture, en dehors de son

travail. Une passion dont il tire

plusieurs enseignements.

Pourquoi avez-vous décidé de

rejoindre la SMGN?

Après avoir travaillé à Lausanne, je

suis heureux d’être de retour à Genève,

dans un secteur stimulant car nouveau

pour moi. En plus d’un apprentissage

technique, je trouve ici l’occasion d’un

développement intellectuel et humain.

Intellectuel, car je suis responsable à

la fois des ressources humaines, des

finances et du secteur marketing et

communication de la SMGN. Humain,

car mes collaborateurs ont des profils et

des parcours de vie très différents et cette

rencontre de destins me plaît.

Quels postes occupiez-vous

auparavant?

J’ai suivi une formation en droit des

affaires et en philosophie. Je me suis

ensuite orienté vers la communication

et le marketing. Je viens de passer

sept ans comme directeur d’une fondation

du secteur social. Auparavant,

j’ai exercé mes fonctions de marketing

et communication manager, notamment

dans des grandes sociétés de

conseil, compagnies d’assurances et

industries des machines.

Comment occupez-vous votre

temps libre?

Je taille la pierre. La sculpture est une

passion qui se révèle également être une

formation impitoyable mais généreuse.

Lorsqu’on taille la pierre, chaque coup en

plus peut être le coup de trop. Le risque

est permanent. C’est aussi le cas dans le

monde professionnel, sculpter m’a appris

à vivre avec. Cette activité nécessite de

prendre en compte plusieurs dimensions

simultanément. Grâce à elle, j’ai appris

à considérer un même problème sous de

multiples perspectives.

Quel est actuellement votre plus

gros défi?

Je voudrais faire davantage connaître

les Mouettes à la population genevoise.

Beaucoup d’habitants ne les ont jamais

prises. Cette situation est paradoxale car

je constate que même les gens qui les

empruntent peu aiment ces bateaux.

Des projets pour la suite?

C’est un peu tôt pour le dire. Peut-être

la création d’une nouvelle ligne. Sinon,

apprendre à piloter. Tant pour le plaisir

que pour comprendre les réalités du

travail de pilote. C’est une compétence

nouvelle qui peut s’avérer utile un jour.

Les Mouettes allongeront

leur service dès 2012

Les Mouettes genevoises ont signé en

février un contrat de prestations avec

l’Etat prévoyant d’allonger d’une heure

trente la durée quotidienne de leur service.

Cet accord permettra notamment

aux pendulaires de rentrer chez eux en

bateau lorsque leurs journées de travail

se prolongent. Les Mouettes navigueront

jusqu’à 21h au lieu de 19h30 durant

la semaine, et jusqu’à 19h au lieu de

17h30 le samedi et le dimanche. L’entrée

en vigueur du nouvel horaire est prévue

pour 2012, du 1 er avril au 31 octobre.

Le service prolongé sera également

valable en 2013 et 2014, durant la

même période de l’année.

Le pourquoi de la

navigation en triangle

Les habitués des Mouettes se sont sûrement

déjà retrouvés face à un panneau

leur indiquant que le parcours s’effectue

«en triangle». Au lieu d’aller par exemple

directement des Pâquis aux Eaux-Vives, la

navette effectue alors une halte au Molard.

Un détour qui suscite parfois l’incompréhension

des voyageurs, mais qui a sa

raison d’être. En effet, ce parcours modifié

fait office de solution de secours lorsque le

bateau de réserve se trouve hors service

(par exemple pour cause d’entretien),

et que l’un des éléments de la flotte ne

peut assurer la navette, soit à cause d’un

problème technique, soit en raison de la

formation ou l’examen d’un futur pilote.

© Jean Revillard

Afin de sensibiliser les aînés

aux dangers de la circulation

routière, la société Mobilidée

dispense la formation «Etre et

rester mobile» à Cité Seniors, en

collaboration avec les tpg. Un

cours instructif qu’a suivi Pierre

Girard, comptable à la retraite.

«Comme je planifie un voyage en

train à Locarno, j’étais intéressé par le

thème des transports publics. J’avais

beaucoup de questions à poser.» Pour

obtenir des réponses, Pierre Girard,

73 ans, a suivi l’atelier «Etre et rester

mobile» à Cité Seniors, en février dernier.

Résultat? «L’animatrice a répondu

à toutes mes interrogations, se réjouit

ce comptable à la retraite. Elle n’a

jamais été désarçonnée par mes questions.

C’était très bien mené.»

Instaurés au niveau fédéral, ces cours

sont nés d’un constat: les personnes les

plus accidentées dans le trafic urbain

sont âgées de 65 ans et plus. «Une

étude a démontré que leurs comportements

constituent un facteur déterminant

dans la cause des accidents,

explique Sylvia Clementi, animatrice

de l’atelier et cheffe de projets chez

Mobilidée. Le programme «Etre et rester

mobile» a été créé pour sensibiliser

les aînés au problème. Nous souhaitons

les inciter à adopter les bons

réflexes, afin qu’ils puissent maintenir

leurs activités sans appréhension.»

dangers du trafic:

des cours pour les aînés

Selon Pierre Girard, les bénéfices de

cette sensibilisation se font déjà sentir.

«Depuis que j’ai suivi le cours, je suis

plus attentif à certains détails, tels que

la rampe d’accès amovible pour les

personnes handicapées.»

Les formateurs expliquent également

aux seniors comment tirer avantage de

la cart@bonus ou que, pour leur propre

confort, il vaut mieux se déplacer en

dehors des heures de pointe. «Certains

souhaitent même apprendre à utiliser

l’application tpg pour smartphone afin

d’épater leurs petits-enfants», sourit

Sylvia Clementi.

Particulièrement interactif, l’atelier s’adapte

aux besoins de chacun, en proposant

deux thèmes à choix. Soit une orientation

«mobilité corporelle et sécurité», comprenant

des informations sur l’équilibre

et la prévention des chutes et la sécurité

piétonne, avec la participation d’une

monitrice de gymnastique et un agent de

police, soit une orientation «transports publics

et aide au voyage». Les deux cours

incluent une partie théorique commune,

donnée à Cité Seniors. Ensuite, place à la

pratique avec, selon l’orientation choisie,

des exercices de mobilité ou l’utilisation

des automates tpg et CFF.

Détenteur d’un abonnement unireso, Pierre

Girard n’utilise pas les automates tpg,

mais l’atelier lui a permis d’en découvrir

davantage sur le fonctionnement du réseau

genevois. «J’ai par exemple appris

que les bornes indiquant les prochaines

arrivées de bus aux arrêts marchent

par ondes radio ou que les chauffeurs

peuvent recevoir des indications par

rapport à leur temps de parcours. Il faut

les féliciter pour leur travail qui nécessite

une sacrée maîtrise de soi.»

Au final, Pierre Girard se réjouit

d’avoir acquis une somme de connaissances

diverses qu’il pourra mettre à

profit lors de son prochain voyage en

train vers Locarno.

Les prochaines dates

20 mai: cours de base, transports

publics et aide au voyage

17 juin: cours de base, mobilité

corporelle, sécurité piétonne, exercices

pratiques dans les transports publics et

aide au voyage.

S’inscrire aux ateliers

L'atelier est généralement donné de

13h30 à 16h30 à Cité Seniors. Frais

d'inscription: 15 francs. Un bon de

50 francs est offert aux participants

(valable à l’achat d'un titre annuel

senior). Mobilidée et les tpg, en plus

des ateliers à Cité Seniors, proposent

des cours similaires dans diverses communes.

Renseignements et inscriptions

au T. 022 809 02 63.

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printemps 2011 le bulletin des abonns unireso Direct


unireso

© Christophe Lambelet

© Anthony Leuba

«Je suis la nounou de l’équipe»

Responsable du matériel du

Genève-Servette Hockey Club

depuis 2002, Aurélien Omer,

surnommé «Jimmy», est aux petits

soins pour les joueurs: il aiguise

leurs patins, remplit les gourdes,

fait la lessive et s’affaire à mille

autres tâches. Rencontre avec un

colosse aux mains habiles.

Comment avez-vous débuté

dans ce métier?

J’exerce en tant qu’aiguiseur

depuis l’âge de 14 ans. J’en ai 32

aujourd’hui, soit dix-huit ans d’expérience.

J’ai travaillé pour l’équipe nationale

de France. Puis Chris McSorley

(l’entraîneur du GSHC, ndlr) est venu

me chercher, sur les recommandations

de Philippe Bozon, un joueur français.

Quelle est votre fonction au sein

du GSHC?

Je m’occupe surtout d’aiguiser les patins

des joueurs. C’est un gros travail, d’autant

plus que certains hockeyeurs sont un

peu superstitieux. Ils ne veulent pas que

quelqu’un d’autre touche à leurs patins.

Comment procédez-vous

pour l’aiguisage?

Les lames des patins ont une épaisseur de

trois mm. Leur tranche n’est pas plate

mais concave. Mon travail consiste à

aiguiser ce «creux». Les réglages varient

pour chaque joueur, tout comme la taille

de leurs lacets, de leurs gants ou encore

le type d’embout de leur canne. Je

garde toutes les données en tête. Avec

25 joueurs au total, cela fait beaucoup

de chiffres à retenir!

© GSHC / Wait&See Franck Crispin

A quoi ressemble une

journée type?

Tous les matins, vers 7h30, je prépare

les boissons des joueurs avant l’entraînement.

Je prends connaissance de la

composition des équipes et distribue les

maillots dans les vestiaires en conséquence.

Je me tiens à disposition en cas

de problème d’équipement. L’aprèsmidi,

je m’occupe de l’aiguisage et des

lessives. Je dois aussi faire en sorte que

les hockeyeurs ne manquent de rien

en matière de boisson ou de nourriture

sportive, par exemple. Les joueurs ont

leurs habitudes et il faut les respecter

pour qu’ils performent.

Quelles sont ces habitudes?

Je me souviens d’un joueur canadien qui

prétendait ne pas aimer le café suisse.

© Christophe Lambelet

Visite des coulisses du GSHC

Grâce à son partenariat avec le

GSHC, unireso a invité une vingtaine

de fans à découvrir les coulisses

du Club, à la patinoire des

Vernets. Organisée le 24 février,

la visite a débuté par un petitdéjeuner

de bienvenue. Le groupe

de privilégiés a ensuite pu

découvrir la partie invisible de

la planète hockey lors d’un tour

les emmenant des tribunes aux

vestiaires, en passant par la salle

de presse et les loges VIP. Les visiteurs

ont chaussé leurs patins pour

échanger quelques passes avec

leurs joueurs préférés, avant de se

retrouver autour d’un repas.

J’ai fait venir du café Tim Hortons, une

chaîne de restaurants canadienne,

spécialement pour lui. Quelques jours

plus tard, il a déclaré préférer le café

suisse... Certains joueurs sont moins

difficiles que d’autres, mais d’une

manière générale, je suis un peu la

nounou de l’équipe!

Quels sont les bons côtés du

rôle d’homme des coulisses?

Ce travail m’a permis de rencontrer

des personnes intéressantes venues

d’horizons différents. Les joueurs

se sont battus pour en arriver là. Ils

ont une grande force de caractère.

Mon travail me permet de nouer des

© Christophe Lambelet

relations de confiance avec eux. Cela

m’apporte beaucoup d’un point de

vue personnel.

Le hockey est-il une passion

pour vous?

Oui, mais je n’en ai jamais fait.

J’ai dû porter des patins deux fois

dans ma vie!

Pourquoi vous surnomme-t-on

Jimmy?

C’est le nom de celui qui m’a appris mon

métier. Lorsqu’il est parti, les joueurs anglophones

n’arrivaient pas à prononcer

mon prénom. Ils m’ont donné ce surnom,

que je porte encore aujourd’hui.

Les chiffres de Jimmy

Le nombre moyen de paires de

4 patins utilisées par un hockeyeur,

par an. «Ce chiffre varie beaucoup

selon les joueurs, explique Jimmy. Par

exemple, Jonathan Mercier n’utilise

qu’une seule paire par an, Thomas

Déruns sept.»

Le nombre moyen de crosses

40 utilisées par joueur, chaque

année. «A 300 francs la canne, ça

représente une sacrée somme!»

En kilomètres, la quantité

00 de scotch blanc utilisé

chaque année par tous les hockeyeurs,

pour maintenir leurs jambières en

place. «C’est l’équivalent d’un allerretour

Genève - Lausanne.»

En litres, la quantité de

80 boissons énergétiques bues

par l’équipe lors de chaque match.

«Mais aussi 48 litres d’eau, 4 litres

de café, 25 canettes de Red Bull

et 6 kilos de fruits…»

Kilos de gel douche, chewinggum,

gel pour les cheveux, x

mousse à raser voire même d’iPod.

«Le bus que l’on utilise pour les déplacements

de l’équipe est plein à craquer,

il n’y a plus la place pour un cure-dent!»

20 Direct le bulletin des abonns unireso printemps 2011 printemps 2011 le bulletin des abonns unireso Direct


Bons plans

agenda

Offres réservées aux abonnés annuels, à consulter sur:

www.unireso.com/pages/espace-abonnes/

Chaque abonné a droit à deux invitations pour un seul spectacle, dans la mesure des places disponibles.

Seules les inscriptions sur le site seront prises en considération. Aucune réclamation par mail ou

téléphone ne sera considérée. Seules les personnes bénéficiant de places sont avisées par mail, au plus

tard deux semaines après leur inscription.

Cinémas Pathé

L’offre Moviemove permet aux abonnés

d’unireso de s’offrir une toile pour

14 francs tous les lundis, au lieu de

18 francs. Ceux qui n’ont pas d’abonnement

ne sont pas oubliés: acheter

son billet sur internet donne

le droit de circuler librement

sur les lignes unireso du Tout

Genève, durant les deux heures

qui précèdent et suivent la projection

de leur choix. Un petit plus

pour l’environnement et les cinéphiles.

www.moviemove.ch

Caddie Service

Les abonnés annuels unireso

peuvent se faire livrer gratuitement

leurs courses à domicile,

sur présentation de leur abonnement

aux comptoirs d’accueil de l’association

Caddie Service, situés dans les centres

commerciaux participants, à savoir:

La Praille, le centre commercial de

Carouge, de Coop Onex, de Meyrincentre

et Manor Genève. Ce service

de livraison a été créé pour inciter les

conducteurs à laisser leur voiture au

garage. Il emploie des livreurs se déplaçant

à vélo électrique uniquement.

www.caddie-service.ch

Orchestre de Chambre

de Genève

unireso offre des places gratuites à

ses abonnés annuels pour le prochain

concert d’abonnement de l’Orchestre

de Chambre de Genève, le mardi

7 juin 2011 à 20h30, au BFM. Dédiée

à la violoncelliste Sonia Wieder-

Atherton, la représentation s’intitule

«Carte blanche à une artiste

pas comme les autres».

Lorsque les places gratuites sont

épuisées, une réduction sur le prix

d’entrée est offerte, sur présentation

de l’abonnement.

www.locg.ch

ZH Assurance

Les abonnés unireso qui contractent

une nouvelle assurance auto auprès de

la Zurich Assurance, à l’Agence générale

de Cornavin, bénéficient d’une

réduction pouvant aller jusqu’à -20%.

Cappella genevensis

Des places gratuites sont

offertes aux abonnés unireso

pour le concert «Berlin», le samedi

11 juin 2011 à 19h30, à l’Espace

Fusterie. Ce spectacle multimédia allie

musique baroque et séquences vidéo

tournées à Berlin. Programme sur:

www.cappella-genevensis.ch

Théâtre de Carouge

Un nombre variable de places gratuites

est proposé aux abonnés unireso

pour chaque spectacle du Théâtre de

Carouge. Des réductions de 10%

sont par ailleurs disponibles lorsque

les invitations sont en rupture de stock.

Réservations au 022 343 43 43

(mentionner le titre, la date du

spectacle ainsi que son nom et

son numéro d’abonné unireso).

www.theatredecarouge-geneve.ch

Contrechamps

Des places gratuites sont

offertes aux abonnés annuels

unireso pour le concert Contretemps

du 8 mai, ainsi que pour le concert

d’abonnement de l’ensemble de

musique contemporaine genevois

Contrechamps du 10 mai, ou encore

le concert pour enfants, du 18 mai.

Programme sur:

www.contrechamps.ch

Concert inaugural

L’Orchestre international de Genève

(OIG) se produira dans la Cité de

Calvin le 23 septembre 2011, au

Victoria Hall, à 20h. Il jouera notamment

«l’Ouverture, Scherzo & Finale

de Robert Schumann». Il sera dirigé

par le célèbre Emmanuel Krivine avec

Gautier Capuçon en tant que soliste

invité, soit l’un des violoncellistes les

plus remarqués au monde. L’OIG s’est

constitué en novembre 2010, après

avoir connu un grand succès à Oman.

Présidé par Dominique Föllmi, il

présente la particularité de réunir pour

chaque projet artistique des musiciens

parmi l’excellence de la jeune génération

mondiale, ainsi que des chefs

d’orchestre et solistes renommés.

Marathon de Genève

Pour la première fois de son histoire,

le Genève Marathon for Unicef

propose aux coureurs une boucle

unique de 42,195 km au lieu des

deux traditionnels parcours de 20 km.

Différentes courses sont organisées, les

14 et 15 mai 2011. Des perturbations

sur le réseau tpg sont à prévoir le

dimanche 15 mai 2011, en raison du

Semi-Marathon et du Marathon. Pour

s’inscrire ou découvrir le parcours des

différentes courses, consulter:

www.genevemarathon.org

Caves ouvertes

La journée des Caves ouvertes a lieu

à Genève le 28 mai 2011. A cette

occasion, la majorité des domaines

viticoles du canton ouvrent leurs

portes aux visiteurs afin de leur faire

déguster le nouveau millésime 2010.

Cette année encore, une collaboration

est mise en place avec les tpg afin

de faciliter l’accès aux caves, grâce

à un service de navettes gratuit. Les

horaires figureront en ligne quelques

jours avant la manifestation sur:

www.tpg.ch

Fête de l’espoir

La 13 e édition de la Fête de l’espoir,

le 21 mai 2011, a lieu au stade du

Bout-du-Monde, à Genève. Des artistes

tels que Mc Solaar, Tryo ou encore

Mama Rosin se produisent gratuitement

à cette occasion. Le service

des lignes 11 et 21 est renforcé

jusqu’à la fin des spectacles.

www.espoir.ch

La ligne O mène

aux festivals

La nouvelle ligne de bus O qui relie

Meyrin à Ferney permet d’assister

aux nombreux festivals de la commune

française comme le Festival «Tôt ou

T’arts», du 14 au 18 juin, qui fait

honneur aux arts de la rue. Ou la Fête

de la musique, le 21 juin, suivie par

le Festival des lumières, du 23 au

25 juin, qui met à l’honneur la

musique et le théâtre. Finalement, la

Fête à Voltaire, le 25 juin, propose

des représentations théâtrales autour

de l’esprit des Lumières. Plus d’informations

sur ces manifestations sur:

www.ferney-voltaire.fr

22 Direct le bulletin des abonns unireso printemps 2011 printemps 2011 le bulletin des abonns unireso Direct 23


interview

© Thierry Parel

«Mon intérêt pour l’actualité

augmente chaque jour»

Chaque soir depuis plus de dix ans, les

Romands ont rendez-vous avec Darius

Rochebin pour prendre le pouls du monde.

Né d’une mère neuchâteloise et d’un père

iranien, le présentateur du journal télévisé

de la TSR a suivi des études de lettres avant

de débuter comme journaliste au «Journal

de Genève», en 1987. Il présente son

premier TJ en 1996. Durant sa carrière, le

présentateur a réalisé plusieurs éditions spéciales

lors d’événements importants comme

le tsunami de 2004, la mort du pape Jean-

Paul II ou l’élection de Barack Obama.

Tous les dimanches, il interroge des personnalités

d’horizons divers dans le cadre de

son émission «Pardonnez-moi», sur la TSR.

Vous présentez le TJ depuis plus de

dix ans, jamais lassé?

Bien au contraire. Je suis toujours plus passionné

par l’actualité. L’expérience ne rend

pas désabusé. J’aime beaucoup le mot

de Ronald Reagan, à qui l’on demandait

«Quel est le plus beau jour de votre vie?»

Il répondait: demain!

Quel a été votre souvenir le plus

marquant du TJ?

La reconnaissance des corps à Phuket dans

les temples bouddhistes où ils étaient réunis,

après le tsunami de 2004. Le deuil des

familles, tous ces destins brisés d’un coup.

C’était bouleversant.

Comment vous est venue

l’envie d’animer l’émission

«Pardonnez-moi»?

J’avais réalisé en 1999 une interview

assez offensive de Juan Antonio Samaranch,

le patron du Comité international olympique.

La direction des programmes m’a

proposé de faire plus systématiquement

des interviews du genre. J’ai lancé mon

émission en 2002. J’aime bien le format

vingt-cinq minutes. Il me permet d’approcher

une personnalité dans ses nuances,

avec ses zones d’ombre.

Mikhaïl Gorbatchev, Woody Allen,

Roman Polanski… Vous avez

interviewé de nombreuses personnalités

durant votre carrière.

Etes-vous encore nerveux avant

de les aborder?

J’essaie de me préparer le mieux

possible. Pour cela, je m’immerge dans

la biographie du personnage. Il y a une

seule règle: plus vous travaillez, plus vous

accumulez les expériences et mieux cela

va. Néanmoins, je reste toujours nerveux,

il faut chaque fois se jeter à l’eau. Le secret

de l’action, disait le philosophe Alain,

c’est de s’y mettre.

Quel est l’interview dont vous êtes

le plus satisfait?

Celui de Mikhaïl Gorbatchev. Je l’ai vu

quatre fois et à chaque rencontre, il m’a

charmé et impressionné. C’est un personnage

vif, toujours mobile.

Une anecdote liée à votre

vie professionnelle?

Je suis surpris par la rapidité des changements

technologiques. A mes débuts au

«Journal de Genève», je finissais de taper

mes papiers à la machine à écrire, Tipp-ex

dans une main, pendant que les vieilles

rotatives tournaient déjà au rez-de-chaussée.

Tout le bâtiment tremblait. C’était une

scène du XIX e siècle!

Vous avez récemment déclaré être

«fou de trains». D’où vous vient

cette passion?

Mes parents n’avaient pas de voiture.

Nous avons pris tous les trains et autres

téléphériques de Suisse. J’adorais ça.

Encore aujourd’hui, pour m’endormir, je

m’imagine dans le petit train rouge qui va

de Nyon à Saint-Cergues.

Comment vous déplacez-vous

à Genève?

Je marche énormément. C’est une

manière simple et pratique de faire du

sport. Je suis assez pragmatique en matière

de transport: je prends de temps

à autre les tpg, mais la marche reste le

meilleur moyen de déplacement.

24 Direct le bulletin des abonns unireso printemps 2011

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