01.10.2015 Views

UNE à NÎMES

10 bonnes raisons de rester ici cet été - Une à Nîmes

10 bonnes raisons de rester ici cet été - Une à Nîmes

SHOW MORE
SHOW LESS
  • No tags were found...

Transform your PDFs into Flipbooks and boost your revenue!

Leverage SEO-optimized Flipbooks, powerful backlinks, and multimedia content to professionally showcase your products and significantly increase your reach.

GRATUIT N°25<br />

<strong>UNE</strong> <strong>à</strong> <strong>NÎMES</strong><br />

I Le e-magazine des gens qui aiment leur ville I Juillet-Août 2012 I<br />

10 bonnes<br />

raisons de<br />

NOUVEAU<br />

site<br />

uneanimes.fr<br />

(DE)CLIQUE !<br />

rester ici<br />

cet été<br />

Le tournage de Lelouch<br />

<strong>à</strong> la Placette<br />

Un commerce en herbe:<br />

l'herboriste de St Paul<br />

Pascal Billotet<br />

fait la première partie de D. Guetta<br />

www.uneanimes.fr<br />

Nadia et sa drôle<br />

de vie aux U.S.


Jean-Louis Aubert<br />

magique dans les arènes<br />

pour le concert France Bleu<br />

le 30 juin<br />

S O M M A I R E<br />

A la Une:<br />

Les 10 bonnes raisons de rester <strong>à</strong> Nîmes cet été ............................ pages 4/5<br />

Chronique d'une Nîmoise<br />

Miss Blablabla explique l'amour façon cuisine .............................. page 6<br />

Le film de Lelouch:<br />

"La belle histoire" tourné en 1991, secrets de tournage par Thibault Loucheux page 7<br />

Découverte d'un commerce mythique: l'herboriste derrière Saint Paul ...... pages 8/9<br />

Pascal Billotet portrait du DJ de la première partie de David Guetta .......... page 11<br />

Nadia expatriée <strong>à</strong> Rochester (U.S.A.) ....................................... page 12<br />

Reg'art sur la création d'une ligne de vêtements appelée "la belle de Nîmes" page 14<br />

Un mois, un mot nîmois...<br />

La tchoutche:<br />

Désigne le sexe de la femme tout comme le sexe<br />

de l'homme. Expression singulière proposée par<br />

Edouard Panet <strong>à</strong> la terrasse du restaurant "Carré<br />

d'art" un lundi soir improbable.<br />

<strong>UNE</strong> <strong>à</strong> <strong>NÎMES</strong><br />

Directeur de la publication : Jérôme Puech. Rédacteurs:<br />

Miss Blablabla, Aurélia Dubuc, Emeline Majorczyk, Thibault<br />

Loucheux et Jérôme Puech. Photographes: Alain Bérard<br />

et la rédaction. Webmaster: Tommy Desimone. Maquette:<br />

Agence Binome. Relecture: Aurélia Dubuc. Nous écrire:<br />

uneanimeslemag@gmail.com. Site : www.uneanimes.com.<br />

Retrouvez tous les n°. Mensuel et gratuit. Dépôt légal numérique<br />

BNF. Diffusion: 11 000 destinataires mail.<br />

Régie publicitaire: Esprit Média: 04 66 29 75 19.<br />

2 <strong>UNE</strong>À<strong>NÎMES</strong> N°25 I juillet-août 2012


Voil<strong>à</strong> pourquoi j'aime ma ville<br />

«<br />

La vie c’est plus marrant c’est moins désespérant en chanson»…<br />

Voil<strong>à</strong> comment je vais décrire l’amour que je porte <strong>à</strong><br />

ma ville… en chanson.<br />

Pierre-Edouard<br />

Thibaud, né <strong>à</strong> Nîmes<br />

le 13 juillet 1987, est<br />

un poète français du<br />

quotidien.<br />

Il est l'auteur de<br />

plusieurs oeuvres<br />

méconnues du grand<br />

public qui ont la<br />

particularité de<br />

reprendre les paroles<br />

des chansons<br />

françaises phares des<br />

années 80.<br />

Son poème le plus<br />

connu est "Avec les<br />

filles je ne sais pas".<br />

Une rue ou une place<br />

Nîmoise ne porte pas<br />

encore son nom mais<br />

la ville y réfléchit<br />

d'après une source<br />

proche du Maire.<br />

« Il me semble que la misère serait moins pénible au soleil » a<br />

écrit Aznavour. Voil<strong>à</strong> pourquoi j’aime ma ville. Nîmes est une ville<br />

de soleil. L’été a déj<strong>à</strong> commencé et les terrasses ensoleillées se<br />

remplissent. Manger une salade <strong>à</strong> midi place du marché, boire un<br />

Mojito place d’Assas <strong>à</strong> l’heure de l’apéro… Voil<strong>à</strong> ce qui me plaît<br />

<strong>à</strong> Nîmes. J’aime ma ville pour son taux d’ensoleillement, mais<br />

pas que. Je suis amoureux de ma ville car c’est une <strong>à</strong> ville taille<br />

humaine, ni trop grande, ni trop petite.<br />

Je suis nîmois de naissance et la grande majorité des personnes<br />

que je vois le sont elles aussi et comme disait un certain Georges<br />

M « C'est une jolie bande de joyeux fêtards. Qui se couchent<br />

<strong>à</strong> l'aurore et se lèvent très tard ». Je suis bien dans ma ville car<br />

tous mes amis sont l<strong>à</strong> et nous sommes une belle bande «d’allumés».<br />

Je suis fier de ma joie de vivre, même <strong>à</strong> 5 heures du matin,<br />

surtout <strong>à</strong> 5 heures du matin. Pourquoi aller habiter <strong>à</strong> Paris quand<br />

tous ses amis sont <strong>à</strong> un seul et unique endroit, Nîmes ?<br />

Un amoureux de Nîmes ne peut pas parler de notre plus grande<br />

fierté… LA FERIA. Les Négresses vertes disaient que les bodegas<br />

étaient « les étoiles de nos nuits ». Pour moi les bodegas<br />

sont la plus grande joie de la ville, lieux uniques où se rassemble<br />

la population pour sourire, danser, rigoler.<br />

Et puis on ne peut pas tout définir… « Je me sens tout drôle<br />

comme si j’avais un oiseau sur mon épaule », comme le chantait<br />

Richard A. « Je suis amoureux » de ma ville… l’amour est quelque<br />

fois inexplicable.<br />

P.E.T.<br />

<strong>UNE</strong>À<strong>NÎMES</strong> N°25 I juillet-août 2012 3


la Une <strong>à</strong> Nîmes<br />

Les 10 bonnes raisons de rester ici cet été<br />

Janet Vidal, étudiante cubaine en Erasmus<br />

Voil<strong>à</strong>, c’est l’été, ses chaleurs et ses rosés qui font bronzer. Faut-il obligatoirement<br />

partir en vacances loin de sa ville ? Une <strong>à</strong> Nîmes te confie 10 bonnes<br />

raisons de rester <strong>à</strong> ici car Nîmes n’en finit pas de se découvrir et de s’apprécier<br />

sous plusieurs angles.<br />

1. Jouer <strong>à</strong> la pétanque<br />

« Pour aller jouer <strong>à</strong> la pétanque<br />

avec une petite bouteille de rosé<br />

aux Jardins de la fontaine » nous<br />

confie Palmito Toto sur la page<br />

Facebook d’Une <strong>à</strong> Nîmes. L’été <strong>à</strong><br />

Nîmes est synonyme de moments<br />

ludiques avec les boules de fer<br />

ou d’acier endormies durant tout<br />

l’hiver.<br />

La rédaction organise deux<br />

rendez-vous cet été intitulés «<br />

Pétanque et rosé ». Ils auront<br />

lieu le dimanche 29 juillet et le<br />

dimanche 26 août <strong>à</strong> 19h aux<br />

bosquets (<strong>à</strong> côté des Jardins de<br />

la Fontaine). N’hésitez <strong>à</strong> venir en<br />

famille ou avec vos amis. Cet<br />

événement est très suivi depuis<br />

sa création il y a trois ans.<br />

2. Rencontrer le<br />

peintre Viallat<br />

L’extraordinaire peintre<br />

contemporain Claude Viallat va<br />

dessiner une œuvre sur le sable<br />

d’une arène improvisée dans un<br />

charmant petit village du Gard<br />

lors d’une tienta (test de la vache<br />

qui doit donner des taureaux de<br />

combat). La tienta, organisée<br />

par Daniel Saint Lary, aura lieu le<br />

vendredi 3 août <strong>à</strong> 18 heures.<br />

La tienta sera animée par la voix<br />

d’une mezzo soprano. L’esprit<br />

des matadors nîmois soufflera en<br />

piste avec les anciens du Mont<br />

Margarot (lieu où s’entrainaient<br />

les matadors nîmois) : Chinito,<br />

Robert Pilès et Patrick Varin.<br />

4 <strong>UNE</strong>À<strong>NÎMES</strong> N°25 I juillet-août 2012


la Une <strong>à</strong> Nîmes<br />

3. Voir un film avec<br />

Claude Lelouch<br />

Le festival « Un réalisateur dans<br />

la ville » permet d’assister <strong>à</strong><br />

des projections de films dans<br />

les Jardins de la Fontaine et<br />

ce gratuitement. Cette année,<br />

Claude Lelouch sera l’invité<br />

de Sophie Rigon. C’est du 30<br />

juillet au 3 août <strong>à</strong> 21h. Il est<br />

souvent possible d’échanger<br />

avec le réalisateur <strong>à</strong> la fin du<br />

film. L’occasion d’évoquer avec<br />

lui ses souvenirs du tournage<br />

<strong>à</strong> la Placette du film « La belle<br />

histoire » ?<br />

4. Entre amis au bord<br />

d’une piscine<br />

Si vous avez des amis qui<br />

possèdent une piscine, il est<br />

temps de renouer contact car<br />

Nîmes vit au rythme des soirées<br />

au bord de l’eau. Grillades,<br />

soirées « blanche », rosés des<br />

Costières, concerts de Gipsy…<br />

les Nîmois s’invitent entre eux<br />

pour profiter des longues soirées<br />

estivales. Pour les autres, la<br />

rédaction vous conseille le<br />

Manoir de Courbessac chez Ben<br />

ou l’Oustalet Beach chez Pascale.<br />

Ce sont de magnifiques endroits<br />

dans lesquels vous trouverez<br />

une piscine et des prestations<br />

de qualité.<br />

5. Manu Chao dans les<br />

arènes de Nîmes<br />

« Nous avons une superbe<br />

programmation aux Arènes »,<br />

expliquent en cœur Eric Vidal<br />

et Delphine Raoulx-Salmeron<br />

sur le mur Facebook de notre<br />

webmagazine. S’il fallait choisir<br />

une date, ce sera celle du concert<br />

de Manu Chao le mercredi 18<br />

juillet. Son dernier concert aux<br />

Arènes date de 2000. Il avait<br />

également marqué les esprits<br />

gardois avec son concert au<br />

Pont du Gard.<br />

Jérôme Puech n<br />

Cinq autres bonnes raisons...<br />

Faire les jeudis de<br />

Nîmes<br />

Tous les jeudis de<br />

l’été, le centre-ville<br />

se transforme en<br />

différents lieux d’animation.<br />

Une mention<br />

spéciale pour les<br />

Costières de Nîmes<br />

qui organisent une<br />

dégustation musicale<br />

place Abbé Pierre.<br />

Près de tout<br />

Sandrine Saubin indique<br />

sur Facebbok<br />

que pour fuir les «<br />

travaux dans toutes<br />

les rues… la<br />

mer, la montagne,<br />

les sites classés, la<br />

Camargue » sont <strong>à</strong><br />

portés de voiture.<br />

Manger des tapas<br />

« Quel régal que déguster<br />

des tapas sur<br />

une des plus belles<br />

places de la ville »,<br />

s’exclame Delphine.<br />

Les soirées nîmoises<br />

se conjuguent<br />

au pluriel sur un des<br />

sites les plus appréciés,<br />

y compris par<br />

les enfants.<br />

Faire une sieste<br />

coquine<br />

La chaleur des sens<br />

nous invite <strong>à</strong> imaginer<br />

ou <strong>à</strong> faire des<br />

choses non avouables<br />

en période estivale.<br />

Nîmes offre en<br />

quelque sorte une<br />

invitation hédoniste<br />

pour se laisser aller<br />

<strong>à</strong> la recherche des<br />

plaisirs.<br />

Faire une fête de<br />

village<br />

Nous sommes entourés<br />

de villages tout<br />

aussi sympathiques<br />

les uns que les autres.<br />

Alors pourquoi ne pas<br />

essayer la fête de<br />

Saint Laurent d’Aigouze<br />

en petite camargue<br />

et retrouver ainsi nos<br />

identités voisines.<br />

<strong>UNE</strong>À<strong>NÎMES</strong> N°25 I juillet-août 2012 5


Chronique de Miss Blablabla<br />

L'amour ça se cuisine<br />

tous les jours !<br />

Au fil des années, des expériences<br />

passées et surtout des tragédies<br />

que me font partager les<br />

copines, j’en arrive <strong>à</strong> une conclusion<br />

qui va agacer les féministes : la gent<br />

masculine est une cuisine.<br />

Oui, « qui va agacer les féministes »,<br />

car ce constat me fait comprendre<br />

pourquoi dès leur plus jeune âge, on<br />

colle aux gamines des ustensiles en<br />

plastique pour jouer <strong>à</strong> la dînette, ou<br />

autre « Maxi Cuisine Mademoiselle<br />

» pour qu’elles imitent leur Maman<br />

préparant des petits plats…<br />

Bref, ces jouets qui agacent au plus<br />

haut point les Chiennes de garde qui<br />

n’ont pas encore saisi toute la subtilité<br />

de ces instruments : il s’agit en<br />

fait d’apprendre le plus<br />

tôt possible le mode<br />

de fonctionnement (et<br />

d’emploi, cela va sans<br />

dire) des hommes, dont<br />

on espère qu’il y en aura<br />

bien un (… et plus si<br />

affinités) qui voudra être<br />

notre partenaire de jeux.<br />

Donc la gent masculine constitue une<br />

batterie de cuisine. Je vous explique<br />

par les exemples.<br />

Tout d’abord nous avons l’Homme<br />

Tefal: bien sous tout rapport au premier<br />

coup d’œil, facile de prise en main, utile<br />

en de nombreuses circonstances mais<br />

avec cette particularité qui le rend si<br />

singulier : il ne s’attache pas. Sur lui,<br />

toutes les relations glissent, sans qu’il<br />

ne soit marqué. Nous avons d’ailleurs<br />

pu constater <strong>à</strong> quel point il y avait eu<br />

fabrication de masse de ce type de<br />

modèle.<br />

Nous avons également l’Homme<br />

Passoire : de prime abord, tout semble<br />

passer <strong>à</strong> travers sauf l’essentiel.<br />

Jusqu’au jour où l’on s’aperçoit qu’en<br />

fait ce modèle est plus complexe: même<br />

l’essentiel finit par passer <strong>à</strong> travers.<br />

6 <strong>UNE</strong>À<strong>NÎMES</strong> N°25I juillet-août 2012<br />

Nous avons<br />

toutes été une<br />

bonne poire<br />

Voire même SURTOUT l’essentiel.<br />

Il y a aussi l’Homme Paic Citron,<br />

que quand t’en n’as plus, ben il en<br />

reste encore. Celui <strong>à</strong> qui tu dis non<br />

(pour se revoir, pour un deuxième<br />

câlin…) mais qui, très certainement<br />

par auto contentement (ou totale<br />

inconscience de sa lourdeur ?) est<br />

encore l<strong>à</strong>, <strong>à</strong> insister et persister.<br />

Relou, quoi.<br />

Continuons <strong>à</strong> faire le tour : l’Homme<br />

éponge. Celui que quoi que tu<br />

dises, quoi que tu fasses, il va tout<br />

absorber, tout prendre pour lui et<br />

très rapidement, virer <strong>à</strong> la parano.<br />

Ce modèle est particulièrement<br />

é g o c e n t r é mais ça, vous devez<br />

le savoir Mesdames :<br />

nous avons toutes eu<br />

la malchance un jour<br />

de croiser Bob.<br />

Je vais arrêter l<strong>à</strong> ma<br />

démonstration qui<br />

j’en suis sûre, est<br />

parfaitement claire pour tout<br />

le monde et avérée et qui de fait,<br />

en étant plus longue, deviendrait<br />

fastidieuse.<br />

Reste toutefois <strong>à</strong> s’interroger sur<br />

la complémentarité entre hommes<br />

et femmes : si les hommes sont les<br />

ustensiles et autres éléments se<br />

trouvant dans une cuisine, serionsnous<br />

les aliments <strong>à</strong> cuisiner ? Très<br />

sincèrement et en toute bonne foi<br />

(cela va sans dire), je n’ai pas de<br />

réponse <strong>à</strong> cela.<br />

Si ce n’est qu’il est indispensable<br />

pour notre santé de consommer 5<br />

fruits et légumes par jour. Et que<br />

nous avons toutes été un jour la<br />

bonne poire ou la courge.<br />

Retrouvez Miss Blablabla:<br />

http://blog.missblablabla.com


Dans le Rétro<br />

Le tournage du film de Claude Lelouch<br />

La belle histoire<br />

A<br />

la fin du moi de juillet,<br />

la ville de Nîmes<br />

accueillera Claude<br />

Lelouch <strong>à</strong> l'occasion du Festival<br />

Un réalisateur dans la ville. Cet<br />

évènement crée par Sophie Rigon<br />

et présidé par Carole Bouquet,<br />

Gérard Depardieu, Jean-Claude<br />

Carrière et Hugh Hudson se<br />

déroule chaque année au milieu<br />

de l'été. L'occasion de revenir<br />

sur l'un des films que le cinéaste<br />

français a tourné <strong>à</strong> Nîmes: La<br />

Belle Histoire.<br />

L'histoire<br />

La Belle Histoire raconte le destin<br />

croisé de plusieurs personnages.<br />

Tout d'abord il y a Jésus (Gérard<br />

Lanvin), un gitan qui habite dans<br />

les alentours de Nîmes. Il fait<br />

un séjour en prison après être<br />

tombé dans un piège. Une fois<br />

sorti, il prend la direction de Paris<br />

où il fait fortune et s'achète un<br />

château. Il fait venir sa famille<br />

et embauche une enseignante.<br />

C'est Marie (Marie-Sophie L.),<br />

une jeune femme licenciée de<br />

son établissement car elle défend<br />

des idées trop « différentes».<br />

Cette dernière tombe amoureuse<br />

de Jésus. Pendant ce temps,<br />

Odona (Béatrice Dalle) et<br />

Isabelle (Isabelle Nanty) sont<br />

des arnaqueuses parisiennes qui<br />

se font attraper par l'inspecteur<br />

Simon Choulel (Vincent Lindon).<br />

Ce dernier tombe amoureux<br />

d'Odona. Lors d'une poursuite<br />

dans la capitale française, les<br />

jeunes femmes percutent un<br />

poids lourd et Isabelle se retrouve<br />

en fauteuil roulant. Odona se<br />

retrouve en prison. Une fois la<br />

peine purgée, les deux femmes<br />

font un pèlerinage en fauteuil<br />

roulant (dans l'espoir qu’Isabelle<br />

retrouve ses jambes).<br />

Juste après, Odona devient la<br />

maîtresse de Pierre Lhermitte<br />

(Patrick Chesnais), un<br />

commissaire priseur. Ce dernier a<br />

pour mission de ramener d'Israël<br />

un escroc nommé Kraki. Dans<br />

l'avion du retour, il rencontre<br />

Marie. Jésus et Odona attendent<br />

<strong>à</strong> Roissy leurs amis. Lorsqu'ils<br />

apprennent qu'ils se sont écrasés,<br />

ils se dirigent vers Avignon,<br />

le lieu de l'accident. Kraki est<br />

désigné comme responsable de<br />

l'attentat. Alors que son procès<br />

doit avoir lieu, l'escroc meurt<br />

d'une piqûre d'abeille dans la<br />

gorge. C'est alors que Jésus<br />

et Odona comprennent qu'ils<br />

s'aiment depuis près de deux<br />

milles ans.<br />

Des réactions mitigées<br />

Certains considèrent que c'est<br />

son film le moins réussi, d'autres<br />

le voit comme un véritable<br />

chef d'œuvre du septième<br />

art ! Le réalisateur français<br />

y traite ses sujets favoris :<br />

l'amour, la mort, le hasard, les<br />

relations humaines... même s’il<br />

y est beaucoup question de<br />

réincarnation, de coïncidences et<br />

de croyance. C'est en 1992 que<br />

le 32e film de Lelouch sort sur<br />

les toiles françaises. Le cinéaste<br />

le présente ainsi: « C'est un film<br />

qui ne pourra jamais entrer dans<br />

aucun synopsis, aucun scénario,<br />

que je ne pourrai jamais vous<br />

expliquer. Simplement vous<br />

montrer ».<br />

Les scènes tournées <strong>à</strong><br />

Nîmes<br />

Dans La Belle Histoire, on peut<br />

apercevoir un certains nombre<br />

de plans tournés dans notre<br />

belle cité nîmoise. Notamment<br />

le début, lorsque la jeunesse de<br />

Jésus nous est contée. Gérard<br />

Lanvin y incarne l'entraîneur de<br />

Marie Sara, une jeune torera <strong>à</strong><br />

cheval. De nombreuses scènes de<br />

corrida sont filmées, notamment<br />

<strong>à</strong> l'intérieur de l'amphithéâtre.<br />

C'est ici que le personnage de<br />

Jésus retrouve sa sœur.<br />

On trouve également une autre<br />

scène importante du film, lorsque<br />

Odona cherche Jésus avant le<br />

procès de Kraki. Le personnage<br />

que joue Béatrice Dalle descend<br />

dans le Sud de la France, <strong>à</strong><br />

Nîmes, pour prévenir le gitan de<br />

l'évènement qui s'annonce. Ce<br />

dernier vit dans sa voiture. Cette<br />

scène a été tournée <strong>à</strong> l'entrée<br />

des Jardins de la Fontaine,<br />

pas loin de l'école de notariat.<br />

Lelouch a aussi posé sa caméra<br />

sur la Placette (photos) afin<br />

d'ajouter des images nîmoises<br />

dans sa caméra.<br />

Thibault Loucheux n<br />

www.cinephiletv.com<br />

Crédits photo: Roland Leblond<br />

<strong>UNE</strong>À<strong>NÎMES</strong> N°25 I juillet-août 2012 7


Une herboristerie bien implantée<br />

Jacques-Henry Lagoutte <strong>à</strong> droite et en haut<br />

8 <strong>UNE</strong>À<strong>NÎMES</strong> N°25 I juillet-août 2012


Connaissez-vous l'herboristerie St Paul?<br />

Cachée derrière l’église du même nom,<br />

elle fait partie des dernières de France.<br />

Une fierté nîmoise.<br />

Origines<br />

Installé depuis l’âge de 24 ans <strong>à</strong> Nîmes, Jacques-Henry<br />

Lagoutte, pharmacien du Lot-et-Garonne,<br />

est passionné par la phytothérapie et la<br />

pharmacopée traditionnelle ( l’art de préparer les<br />

médicaments). Voil<strong>à</strong> pourquoi vers l’âge de 40 ans<br />

il décide d’ouvrir sa boutique afin de partager ses<br />

connaissances avec le plus grand nombre. Dans<br />

une boutique qu’il n’aura jamais déménagée tout<br />

au long de ces années !<br />

Une certaine manière de faire<br />

Il est <strong>à</strong> ce propos outré de la manière dont on<br />

s’occupe des malades de nos jours. « Une dame<br />

vient me voir après avoir consulté de nombreux<br />

spécialistes et fait toutes sortes d’examens. Elle<br />

se plaignait de douleurs abdominales et de remontées<br />

acides. Je lui ai alors demandé de quoi elle<br />

se nourrissait. De yaourt et de miel exclusivement<br />

m’avait-t-elle répondu. J’étais éberlué ! Il est tout<br />

<strong>à</strong> fait normal d’avoir de tels symptômes avec ce<br />

genre d’alimentation ! Personne ne lui avait posé<br />

cette question toute simple, on l’avait directement<br />

envoyée faire une batterie de tests ! Quelle<br />

ineptie ! »<br />

Jacques-Henry est contre le marchandising, contre<br />

cet esprit de vente <strong>à</strong> tout prix qui caractérise notre<br />

société. Preuve en est qu’il ne veut pas faire de<br />

publicité particulière pour ses produits. Il a pourtant<br />

sa propre ligne de médicaments, des gélules<br />

et autres comprimés de plantes recalibrés selon<br />

ses souhaits car il trouve parfois ceux des grandes<br />

marques trop ou trop peu dosés. « Je suis content<br />

si les gens ne reviennent pas me voir, cela signifie<br />

que ce que je leur ai donné les a guéris ! » Mais ils<br />

reviennent, car justement ils ont été soignés et<br />

savent qu’ils peuvent se fier <strong>à</strong> cet amoureux de la<br />

nature !<br />

L’avenir<br />

Bien qu’un peu inquiété par une récente législation<br />

européenne qui favoriserait le marché des grands<br />

laboratoires de plantes, Jacques-Henry Lagoutte<br />

sait qu’il peut compter sur une clientèle fidèle. Il<br />

n’y a qu’<strong>à</strong> l’écouter s’intéresser <strong>à</strong> chacun de ses<br />

visiteurs ! Prendre le temps de les questionner, de<br />

savoir dans quel contexte ils viennent quérir son<br />

aide, c’est ainsi qu’il travaille. Il le dit d’ailleurs luimême<br />

: « Si les gens ont un souci, ils viennent me<br />

voir. Nous discutons ensemble et nous trouvons<br />

une solution personnalisée. »<br />

Quand on lui parle de prendre sa retraite, le visage<br />

de cet homme de 65 ans s’éclaire d’un sourire !<br />

« Tant que je pourrai exercer ce métier qui me<br />

passionne, je le ferai ! » Il faudra d’ailleurs trouver<br />

un ou une pharmacien(ne) spécialisé(e) en phyto<br />

pour prendre la relève car les herboristes <strong>à</strong> proprement<br />

parler n’existent plus, du moins leur diplôme.<br />

« Une énigme de l’après-guerre ! Le Conseil<br />

National de la Résistance de 1945 a radié tous les<br />

arrêtés pris par le Maréchal Pétain sauf celui-ci ! En<br />

effet, il avait été décrété que le diplôme d’herboriste<br />

n’existerait plus et que seul un pharmacien<br />

ou un herboriste ayant eu son diplôme avant 1941<br />

pourrait désormais tenir une herboristerie. Pourquoi<br />

n’est-on pas revenu sur cette décision ? Un<br />

mystère que je n’explique toujours pas <strong>à</strong> ce jour».<br />

Mais le petit carillon d'entrée résonne, interrompant<br />

ainsi Jacques-Henry, qui lancé sur un de ses<br />

sujets de prédilection pourrait vous conter mille et<br />

une autres anecdotes !<br />

Ce petit magasin plein d'un charme d'antan saura<br />

ravir tous ceux qui se soignent par les plantes et<br />

même convertir les plus farouches détracteurs !<br />

Passez la porte, vous verrez par vous-mêmes !<br />

Emeline Majorczyk<br />

<strong>UNE</strong>À<strong>NÎMES</strong> N°25 I juillet-août 2012 9


Plaisirs de voir<br />

Claude Lelouch revient <strong>à</strong><br />

Nîmes<br />

Il sera l’invité du festival organisé par Sophie Rigon, « Un<br />

réalisateur dans la ville ». Il aura lieu du 30 juillet au 3 août.<br />

Le réalisateur avait tourné en 1991 quelques scènes de « La<br />

belle histoire » <strong>à</strong> Nîmes (La Placette et arènes).<br />

Quel bonheur que de regarder un film en plein air dans les jardins<br />

de la Fontaine ! C’est la réaction la plus commune lorsque l’on<br />

interroge le millier de spectateurs qui assiste année après année<br />

<strong>à</strong> ces moments rares. L’événement est gratuit et permet souvent<br />

d’apercevoir et d’échanger avec des grands noms du cinéma<br />

français. Le scénariste Jean-Claude Carrière devrait également<br />

être présent. Il vient de signer le scénario d’un film passionnant<br />

sur la vie de Romy Schneider qui sortira en 2013.<br />

Dans la programmation des films, « La belle histoire » ne figure<br />

pas. Sa sortie en 1992 avait suscité des débats et n’avait pas<br />

rencontré un public nombreux. Interrogée l’organisatrice, Sophie<br />

Rigon, a indiqué que les films étaient choisis <strong>à</strong> la discrétion<br />

unique de l’invité. Ce sera l’occasion de demander au talentueux<br />

réalisateur les raisons de son choix.<br />

Photo R. Leblond<br />

Jérôme Puech<br />

Plus de renseignements : www.nimes.fr<br />

Le bon dé(clic)<br />

pour Nîmes !<br />

Nouveau site:<br />

www.uneanimes.fr<br />

<strong>UNE</strong>À<strong>NÎMES</strong> N°25 I juillet-août 2012 10


Rencontre nîmoise<br />

Première<br />

(surprise)<br />

party<br />

Pascal Billotet<br />

Portrait croqué par Jérôme Puech<br />

Le petit questionnaire<br />

Un Nîmois :<br />

DJ Madison. Même<br />

si nous nous parlons<br />

plus, il représente<br />

pour moi une référence<br />

car il m’a<br />

beaucoup apporté.<br />

Un événement :<br />

Le festival A-nimé<br />

qui a eu lieu <strong>à</strong> la<br />

fin du mois dernier.<br />

C’est un formidable<br />

collectif de DJ<br />

animé par Greg<br />

Delon. Voil<strong>à</strong> une<br />

personne qui s’est<br />

battue pour les musiques<br />

électroniques<br />

et qui a la tête sur<br />

les épaules.<br />

Un lieu:<br />

Les Arènes bien sur<br />

car elles ont tellement<br />

vu de choses<br />

et ce depuis des<br />

siècles.<br />

Pascal Billotet, DJ Nîmois, assurera la première<br />

partie du concert de David Guetta aux Arènes<br />

le 20 juillet. Portrait d’un enfant du Chemin Bas<br />

d’Avignon qui jamais n’aurait osé rêver telle<br />

occasion.<br />

Pascal, 38 ans, écrirait son portrait en disant de lui<br />

« je suis quelqu’un de timide, simple et qui s’exprime<br />

grâce <strong>à</strong> la musique ». Aussi, l’ex-employé de la<br />

société de sécurité des Arènes en période de concert<br />

ne s’imaginait pas mixer en première partie d’une<br />

vedette internationale. Certes il plaisantait avec le<br />

responsable de la société, un certain Jean-Michel,<br />

en lui montrant du regard la scène « regarde peut<br />

être qu’un jour ce sera moi… ». Pourtant, l’enfant<br />

du collège Romain Rolland fera la première partie du<br />

spectacle de David Guetta le vendredi 20 juillet.<br />

Un parcours guidé par la musique<br />

Quand Pascal parle de son enfance difficile, je vois<br />

un futur biographe heureux de conter une histoire<br />

classique, celle d’un artiste ayant souffert avant de<br />

se faire un nom. La réalité est pourtant l<strong>à</strong>. Pascal<br />

a mal vécu le divorce de ses parents, synonyme<br />

de galères en tout genre. Il grandit au quartier du<br />

Chemin Bas d’Avignon, tiraillé entre le football et la<br />

musique. L’image du footballeur avec un casque en<br />

permanence vissé sur les oreilles. Un classique du<br />

genre. Le bon joueur des Cheminots Nîmois refusera<br />

pourtant les appels du pied du Nîmes Olympique,<br />

préférant admirer les DJ dans les boîtes de nuit. Le<br />

premier d’entre eux fût DJ Philippe alors résidant <strong>à</strong> la<br />

discothèque « Le feeling » <strong>à</strong> Quissac.<br />

L’éveil aux musiques électroniques<br />

Pascal fait partie de cette bande qui de temps <strong>à</strong> autre<br />

fait les premières parties de soirées pour chauffer<br />

les dance floor. « Ma première grande émotion, c’est<br />

l’arrivée de la musique électronique en 1992 avec<br />

Laurent Garnier, Daft Punk ou les Chimical Brothers»,<br />

explique le trentenaire. Il se souvient des longs<br />

voyages en voiture <strong>à</strong> Nice, Avignon ou Montpellier<br />

<strong>à</strong> courir les magasins de disques vinyles. Pascal<br />

organise aussi des soirées. Pour référence, il cite<br />

l’after de Borélis 1994 dans la région de Montpellier.<br />

Il se montre habile dans l’organisation de soirées<br />

Rave ou sauvage.<br />

Pas de grosse pression pour le futur<br />

papa<br />

Aujourd’hui, Pascal n’arrive pas encore <strong>à</strong> vivre<br />

financièrement de sa passion. Son studio étroit est<br />

lové dans un appartement modeste au dessus du<br />

Bar Le Napoléon du boulevard Victor Hugo. Il reste<br />

discret sur le cachet qu’il touchera pour sa prestation.<br />

« Je fais des compositions et grâce <strong>à</strong> cela j’ai intégré<br />

une dizaine de labels musicaux <strong>à</strong> travers le monde»,<br />

précise t-il pour justifier sa place au centre de la<br />

plaza nîmoise. La pression ? « J’ai du stress mais<br />

moins que d’habitude car je viens d’apprendre que<br />

je vais être papa », affirme t-il avec un grand sourire<br />

exprimant une volonté de relativiser. Et puis, il<br />

compense son stress par un gros boulot. Pascal sait<br />

cependant qu’il joue beaucoup sur cet événement.<br />

De sa prestation de 45 minutes dépendra le reste<br />

de son parcours dans cet univers musical éphémère<br />

et improbable.<br />

Repéré par le directeur des festivités<br />

Après 18 ans de passion, de galère, de soirées, de<br />

travail de solitaire devant ses consoles, Pascal va se<br />

frotter <strong>à</strong> la dure réalité de l’exercice avant Digitalism<br />

et avant David Guetta. Cette proposition, c’est l’idée<br />

de Farid Hadjaz, directeur des festivités de la ville<br />

qui l’a repéré un soir alors qu’il jouait des platines<br />

au Manoir de Courbessac. Cette fois-ci Pascal<br />

ne guidera pas les festivaliers vers leurs places<br />

numérotées. Le Nîmois va représenter sa ville et<br />

tenter de transmettre les fruits prometteurs d’une<br />

passion enfouie au plus profond de son être. Verdict<br />

surprise et impitoyable dans quelques jours et dans<br />

quelques nuits sans sommeil !<br />

11 <strong>UNE</strong>À<strong>NÎMES</strong> N°25 I juillet-août 2012


Les Nîmoiseries du monde<br />

Emma-Lee, Nadia, Todd et Stephan<br />

Une rubrique pour les nîmois<br />

loin de leur terre natale<br />

Chaque mois, Une <strong>à</strong> Nîmes donne<br />

la parole <strong>à</strong> un de nos concitoyens<br />

expatriés plus ou moins loin de sa<br />

Tour Magne natale. Tous nous ont,<br />

jusqu’<strong>à</strong> présent, conté des mondes<br />

forts différents de notre cité des<br />

Antonins. Alors après Strasbourg,<br />

Montpellier , New-York , Séville,<br />

le Liban, le Japon, Paris, Milan,<br />

Londres, le Canada, le Turkménistan<br />

le Mexique, Sydney, Miami, Prague,<br />

Marie Galante et Varsovie, nous voici<br />

<strong>à</strong> Rochester - USA.<br />

NADIA...<br />

The french touch in U.S.A.<br />

Nadia Boudarn-Ihrke, 39 ans, est une Nîmoise expatriée<br />

depuis 1994 aux USA (Rochester – Minnesota). Elle explique<br />

pourquoi elle a fait le choix de vivre loin de ses<br />

racines auxquelles elle est pourtant très attachée.<br />

12 I <strong>UNE</strong>À<strong>NÎMES</strong> N°25 I juillet-août 2012


Les Nîmoiseries du Monde<br />

L'INTERVIEW À DISTANCE...<br />

Que fais-tu exactement aux Etats-<br />

Unis ?<br />

Je suis chef de projets en informatique.<br />

Je travaille <strong>à</strong>”la Clinique Mayo”, j’y<br />

suis depuis 13 ans. Je m’occupe<br />

également de mes deux enfants<br />

Emma-Lee (9 ans) et Stephan (5 ans)<br />

que j’ai eus avec mon mari Todd.<br />

Depuis combien de temps vis-tu aux<br />

USA ?<br />

Je vis aux Etats-Unis depuis 18 ans<br />

déj<strong>à</strong>. C’est par l’intermédiaire de<br />

Claire Staronzinski qui s’occupait d’un<br />

programme de filles au pair que je me<br />

suis rendue chez les américains. Je suis<br />

partie pendant 1 an et j’ai rencontré<br />

mon mari Todd. Pour l’anecdote, mon<br />

anglais était médiocre au tout début<br />

alors quand la famille d’accueil m’a<br />

téléphoné, j’ai cru qu’ils m’invitaient<br />

pour passe un an <strong>à</strong> Sarasota Floride,<br />

mais problème de langue c’était<br />

Rochester Minnesota…. Sarasota =<br />

Minnesota ! Voil<strong>à</strong> comment j’ai atterri<br />

ici.<br />

Que fais-tu de tes journées ?<br />

Je travaille du lundi au vendredi<br />

de 8 heures <strong>à</strong> 16h30. Le matin, je<br />

commence par déposer les enfants<br />

<strong>à</strong> la garderie, puis je les récupère<br />

et les emmène <strong>à</strong> leurs activités.<br />

En ce qui concerne mon travail, j’ai<br />

des réunions le matin, je réponds <strong>à</strong><br />

mes mails, je prépare des rapports<br />

pour les autres managers avec qui je<br />

travaille et je surveille les transactions<br />

informatiques. Mon portfolio de<br />

supervision était de 38 millions en<br />

2011.<br />

Que penses-tu des USA et des<br />

Américains ?<br />

L’Amérique est un pays dur, pas<br />

du tout glamour comme on vous<br />

le montre <strong>à</strong> la télé! Il n y a pas<br />

beaucoup de détente, tu bosses<br />

tu rentres chez toi et tu bosses<br />

encore…tu prends tes 15 jours<br />

de vacances et voil<strong>à</strong> ! En France<br />

les gens prennent le temps de<br />

savourer les petites choses de la<br />

vie, pas ici on n’a pas le temps!<br />

L’Amérique est un beau pays,<br />

avec beaucoup de richesses et<br />

de cultures. Les américains sont<br />

très gentils et très « welcoming », ils<br />

feront tout pour t’accommoder ou<br />

répondre <strong>à</strong> tes questions.<br />

De Obama ?<br />

Quand on n’a rien de gentil <strong>à</strong> dire, on<br />

ne dit rien. Zip it!<br />

Va t-il être réélu ?<br />

Nous sommes <strong>à</strong> 99.9% sûrs qu’Obama<br />

va être ré-élu. Mitt Romney, le<br />

gouverneur du Massachusettsn n’est<br />

pas très apprécié. C’est un homme<br />

d’affaires, il a une fortune estimée<br />

<strong>à</strong> 200 millions… il ne peut pas<br />

comprendre un peuple/pays en crise!<br />

Comment se traduit la crise aux<br />

USA?<br />

La récession a touché tout le monde<br />

avec pertes d’emploi et pertes de<br />

maison. C’est particulièrement difficile<br />

car ici il n’y a ni chômage technique ni<br />

aides sociales.<br />

Comment les français sont-ils<br />

perçus?<br />

Les Américains adorent la France<br />

et les Français. La gastronomie<br />

les intéresse beaucoup ainsi que<br />

l’architecture. Quand un Américain<br />

te demande d’où tu viens, il pense<br />

toujours <strong>à</strong> Paris ou <strong>à</strong> la Normandie !<br />

Quelle est la différence entre Nîmes<br />

et Rochester ?<br />

Les grosses chaleurs d’été sont les<br />

mêmes. La différence c’est qu’il<br />

n y a pas de centre-ville, tout est<br />

dispersé… tu ne te déplaces qu’en<br />

voiture.<br />

Comment conserves-tu des liens<br />

avec Nîmes ?<br />

Je converse mes liens et m’informe<br />

grâce au Midi libre et “Une <strong>à</strong> Nimes”<br />

ainsi que Facebook. Maman m’envoie<br />

aussi des brochures-magazines sur<br />

Nimes.<br />

Nîmes te manque ?<br />

Nîmes me manque terriblement, la<br />

culture, l’ambiance, j’ai souvent la<br />

nostalgie. Quand je rentre je suis<br />

toute émerveillée comme si c’était la<br />

première fois. La ville est magnifique:<br />

l’architecture des bâtiments, ces<br />

monuments historiques superbes,<br />

les beaux jardins. Le patrimoine de<br />

la ville est exceptionnel. Le climat<br />

est formidable, nous sommes <strong>à</strong> la<br />

proximité de la mer, de la montagne<br />

et des grandes villes Nîmes est un<br />

chef-d’œuvre ! Mes parents résident<br />

toujours <strong>à</strong> Nîmes, ils me manquent<br />

beaucoup, ainsi que mes amies. Nos<br />

sorties <strong>à</strong> la terrasse de café <strong>à</strong> refaire<br />

le monde (place aux herbes ou la<br />

maison carre), les fêtes votives, les<br />

après-midis <strong>à</strong> la plage, les paëllas, les<br />

fougasses.<br />

Tu reviens quand ?<br />

J’aimerais revenir tous les étés<br />

mais nous n’avons pas beaucoup de<br />

vacances (2 semaines par an) ce qui<br />

fait qu’on ne rentre pas très souvent.<br />

Normalement en 2014. Et <strong>à</strong> la retraite<br />

direction Nimes!<br />

Propos recueillis par Jérôme Puechn<br />

<strong>UNE</strong>À<strong>NÎMES</strong> N°25 I juillet-août 2012 13


Reg' Arts<br />

Une journée porte ouverte aux Arènes en 2010<br />

proposée par les "Aficionados practicos"<br />

Stéphanie Pont <strong>à</strong> gauche et <strong>à</strong> droite<br />

Sur la création d'une ligne de vêtement<br />

Label de Nîmes<br />

14 <strong>UNE</strong>À<strong>NÎMES</strong> N°25 I juillet-août 2012


Reg' Arts<br />

Stéphanie, Marc et Michel ont décidé de défendre l’identité nîmoise en créant des T-shirts<br />

mettant en évidence des artistes locaux. « La belle de Nîmes » sort un premier T-shirt dès 1er<br />

juillet avec une œuvre de Sylvain Fraysse.<br />

Stéphanie, Marc et Michel sont des amis. Leur amitié<br />

sonne juste comme la musique d’une série française des<br />

années 80 : « Marc et Sophie ». L’histoire de leur idée<br />

naît simplement lors d’une conversation téléphonique<br />

en voiture entre Michel et Stéphanie : « ça te dirait de<br />

créer une ligne de vêtements pour défendre l’identité<br />

nîmoise ? ». Réponse <strong>à</strong> l’autre bout du fil de la nîmoise :<br />

« Chiche ! ». Marc, l’éternel complice de Michel, viendra<br />

immédiatement rejoindre l’épopée. Aussi depuis plus<br />

d’un an, l’affaire (Louis) trio se réunit tous les jeudis dans<br />

un endroit de la ville pour discuter du projet. L’euphorie<br />

de l’instant aidant, le dernier rendez-vous a permis de<br />

tester le prototype auprès des clientes de la terrasse<br />

du Royal Hôtel, place d’Assas. Les premiers avis sont<br />

prometteurs. Chic planète !<br />

Le premier test<br />

« La belle de Nîmes » commercialise<br />

son premier produit <strong>à</strong> partir du 1er<br />

juillet : un T-shirt pour femme, blanc<br />

avec une œuvre de Sylvain Fraysse.<br />

Elle représente une femme nue<br />

vraisemblablement en train de jouir. «<br />

C’est une reproduction issue d’un film<br />

porno » explique Michel tranquillement.<br />

Le visuel a été choisi parmi les œuvres<br />

de l’artiste connu pour faire d’excellents pochoirs dans<br />

les rues de Séville. Il s’est illustré en septembre dernier<br />

par une exposition <strong>à</strong> Nîmes sur José Tomas. Seuls 100<br />

T-shirts seront mis <strong>à</strong> la vente. « On veut voir ce que ça<br />

donne » complète Stéphanie, prudente. Le trio d’amis<br />

attend ce qu’il a semé avec impatience, leur livraison. Ils<br />

ont retenu une société portuguaise spécialisée dans ce<br />

type de confection.<br />

L’esprit de Label<br />

"ça te dirait te créer une<br />

ligne de vêtement ?"<br />

avec « Militants du goût » un label du Conseil général du<br />

Gard ou encore « Sud de France » un label inventé par<br />

Georges Frèche, ex-Président de la Région Languedoc<br />

Roussillon, pour faire la promotion des produits régionaux<br />

<strong>à</strong> l’international. Dans le passé, Jean Bousquet, Maire de<br />

Nîmes (1983-1995) avait créé une marque « De Nîmes»<br />

dans ce même esprit dans le début des années 90.<br />

Les joueurs du Nîmes Olympique avaient arboré cette<br />

identité sur leur maillot.<br />

Sur les traces de Cacharel ?<br />

Le trio amical saura t-il prendre les mêmes chemins que<br />

le créateur de la marque Cacharel (nom d’un oiseau de<br />

Camargue) ? Il semble bien trop tôt pour l’affirmer. «<br />

Nous ne voulons pas gagner d’argent pour l’heure »<br />

argumente Michel. L’objectif est plutôt « de ne pas en<br />

perdre » et de faire un pas après l’autre en essayant de<br />

rencontrer un écho positif de la part<br />

des futures clientes. « Nous projetons<br />

de faire une collection pour l’été<br />

prochain avec 5 <strong>à</strong> 6 modèles différents<br />

» indique Stéphanie enthousiaste.<br />

Le trio réfléchit aux œuvres et aux<br />

artistes mis en avant dans leur<br />

démarche. Edith Riuz a été une des<br />

premières artistes locales approchée.<br />

« Il n’y aura pas d’artistes connus comme Pires, Viala,<br />

Tombereau ou encore Formica…nous voulons dénicher<br />

des jeunes artistes peu connus » poursuit-elle. A la<br />

question « comment défend-on l’identité de Nîmes en<br />

vendant des T-shirts ? » l’équipe rétorque « chaque<br />

étiquette sera le moyen d’écrire un texte et de faire<br />

passer un message ». Bref créer la mode et défendre<br />

l’identité nîmoise, voil<strong>à</strong> une idée simple. Le concept est<br />

lancé sur la route bien difficile de la production textile,<br />

une route <strong>à</strong> trois voies. A vous de franchir la ligne !<br />

Prévenant, Michel a déposé deux marques « la belle de<br />

Nîmes » et « Label de Nîmes ». Le label est <strong>à</strong> la mode.<br />

Pour preuve, la Scène de Musiques ACtuelles (SMAC)<br />

dont les portes ouvriront le 7 septembre a édité un « la<br />

belle Paloma » pour marquer les artistes accompagnés<br />

par l’équipe de la SMAC. C’est également le cas de la<br />

promotion des produits agro-alimentaires de la région<br />

Jérôme Puech<br />

Pour acheter le T-shirt : Boutique Topaze (place du marché <strong>à</strong> Nîmes)<br />

et sur la page Facebook : LaBelle DeNîmes.<br />

<strong>UNE</strong>À<strong>NÎMES</strong> N°25 I juillet-août 2012 15


Claude Lelouch<br />

Un Réalisateur dans la Ville<br />

du 30 juillet au 3 août 2012 > 21 h<br />

Un homme et une femme<br />

de Gare<br />

Itinéraire dun enfant gâté<br />

t ça pour ça<br />

Les uns et les autres<br />

Leçon de cinéma, au Kinepolis ><br />

er<br />

Mercredi 1 août <strong>à</strong> 15 h<br />

florence.rigon@orstudio.fr<br />

florence.rigon@orstudio.fr<br />

11 aout<br />

Entrée libre aux Jardins de la Fontaine : Festival, Nîmes l'été du gard<br />

Toro...magie<br />

Tienta <strong>à</strong> Aubais(Gard)<br />

Elevage Donnadieu de Vabres et Damien Donzola<br />

Vendredi 3 août <strong>à</strong> 18h00<br />

En présence de Claude Viallat<br />

Avec Robert Pilès, Patrick Varin et Chinito<br />

Accompagnés d'un pianiste et d'une chanteuse<br />

Participation aux frais :10 euros<br />

gratuit pour les enfants de – de 12 ans.<br />

Pour tous renseignements :<br />

Mairie d’Aubais, 04 66 80 89 04<br />

16 <strong>UNE</strong>À<strong>NÎMES</strong> N°25 I juillet-août 2012

Hooray! Your file is uploaded and ready to be published.

Saved successfully!

Ooh no, something went wrong!