des femmes

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des femmes - Une à Nîmes

gratuit N°37

Le e-magazine des gens qui aiment leur ville

Septembre 2013

Les jours les

plus sombres de

la guerre 39-45

Le bowling

C’est la quille !

Laetitia

vend du vin

à San Francisco

Serge

Villanueva

Portrait d’un

réboussier

Une féria sous le signe

des femmes

Reg’art sur

Paloma

et ses concerts

Marie Sara et Léa Vicens

www.uneanimes.fr


Succès des JeuDiVin organisés cet été par les Costières de Nîmes (ici avec la fanfare les Peillasses)

sommaire,

A la Une :

Une féria sous influence des femmes......................................................................................... 4 - 5

Rétro: les heures sombres de la seconde guerre mondiale.................................................. 6-7

La chronique du belge: vacances or not.......................................................................................... 8

Portrait: Serge Villanueva. Réboussier ou chevalier blanc ?............................................ 10-11

Chroniques de ville ................................................................................................................................ 13

Commerce mythique: c’est la quille au bowling !................................................................ 14-15

Expatriés: Laetitia vend du vin à San Francisco près de la maison bleue.................. 16-17

Reg’art sur la programmation musicale de la SMAC......................................................... 18-19

Un mois,

un mot nîmois...

Escagassé (abimé, cabossé):

«après m’être assis par mégarde sur un chapeau, je l’ai

récupéré tout escagassé» selon Nicolas Gille.

2 / Septembre 2013 / N°37 / www.uneanimes.fr

UNE à NÎMES

Directeur de la publication : Jérôme Puech. Rédacteurs: Georges Mathon, Olivier Vaillant, Jean Perrier et Jérôme

Puech. Photographes: Alain Bérard, la rédaction et Google images. Webmaster: Tommy Desimone. Maquette: Agence

Binome. Relecture: Aurélia Dubuc. Nous écrire: uneanimeslemag@gmail.com. Site : www.uneanimes.fr. Retrouvez

tous les n°. Mensuel et gratuit. Dépôt légal numérique BNF. Diffusion: 13 000 destinataires mail. Régie publicitaire:

Esprit Média: 04 66 29 75 19.


Improbables exploits

Au début des années 90, les dirigeants de l’USAM décidèrent d’organiser

un match de handball dans les arènes couvertes. Alors que notre

génération avait pris ses quartiers dans la mythique salle Pablo Neruda,

régulièrement remplie d’un public conquis qui nous portait vers

d’improbables exploits, nous, joueurs, étions à la fois fiers et inquiets

à l’idée d’évoluer dans ce cadre si particulier.

Remplirions-nous les 8000 places de l’Amphithéâtre ? Serions-nous

dignes de ce lieu où tant d’hommes jouent leur vie face aux taureaux

de combat avec courage, savoir-faire, maestria et élégance ? Le cadre

n’allait-il pas nous paralyser ?

Alain Portes, né le 31 octobre

1961 à Béziers, est un ancien

joueur de handball français

évoluant au poste d’ailier

gauche. Il a fait l’ensemble de

sa carrière à l’USAM, remportant

au passage quatre titres

de Champion de France et

trois Coupes de France. Avec

l’équipe de France, il est aussi

médaillé de bronze lors des

Jeux olympiques d’été de 1992

à Barcelone. Devenu entraîneur,

il obtient avec l’autre club

de Nîmes, les féminines du HBC

Nîmes, le premier titre européen

de l’histoire du handball

féminin français.

En 2006, il est choisi pour

prendre les rênes de son ancien

club de Nîmes. Début juin

2009, il signe un contrat de

trois ans avec l’équipe nationale

tunisienne de handball.

Après trois semaines de préparation,

il obtient avec la Tunisie

la 3e place aux Jeux Méditerranéens.

Le 20 février 2010, il

remporte avec cette dernière

le championnat d’Afrique des

nations au Caire. Titre qu’il

conserve deux ans plus tard,

en disposant de l’Algérie en

finale (23 - 20).

Ce jour-là, plus de 9000 personnes ont assisté à notre qualification

contre les Portugais du Benfica Lisbonne. Le toréro nîmois Denis Loré

donna le coup d’envoi du match et le spectacle sportif fut magnifique.

La liesse dans les tribunes reste mémorable avec des drapeaux aux

couleurs du club par centaines et des gens debout, ivres de bonheur

d’assister à cet événement.

La troisième mi-temps autour des arènes fut digne des grandes

soirées de Féria de Pentecôte !

Ce jour-là, j’ai touché du doigt la spécificité nîmoise avec intensité, moi

qui jouais depuis 10 ans dans ce club.

Des monuments historiques magnifiques qui incitent au dépassement

de soi quand on y évolue. Un public en attente de gestes courageux,

spectaculaires et désireux de voir les siens renverser des montagnes.

Une communion entre public et « acteurs » grandiose quand le spectacle

est à la hauteur de l’attente des Nîmois. Et un art de la fête bien

particulier où chacun refait le spectacle dans des ambiances si particulières

dans les bodégas du centre-ville !

Lorsque je déambule dans les rues du centre-ville, il n’est pas rare que

je sois interpelé sur ces évènements marquants par des Nîmois. Cette

ville à taille humaine et à la culture forte possède une véritable identité.

Sa mentalité très spécifique peut vous faire apprécier par tous si

vous respectez les valeurs attendues par sa population.

A ce niveau, le handballeur que je suis est totalement comblé, et, je

l’avoue, « fier d’être nîmois » !

Le 11 juin 2013, il prend la

succession d’Olivier Krumbholz

à la tête de l’Équipe de France

féminine.

www.uneanimes.fr / N°37 / Septembre 2013 / 3


Sujet à la Une

Féria des vendanges:

Sous influence des femmes !

Elles s’appellent Léa Vicens, Jany La Rouge, Marie Sara, Carole Bailley,

Barbara, Audrey Carbo, Alexa, Ornette… La Féria des Vendanges à Nîmes

n’est plus seulement l’affaire des hommes. Elle est devenue un événement

régional animé et fréquenté par des figures féminines. Elles aussi

sont amoureuses de la ville et de son identité forte. Elles s’impliquent de

plus en plus dans cet événement prisé des Nîmois.

Rares sont les femmes à avoir

triomphé dans les arènes de

Nîmes. On se souvient d’une certaine

Sanchez, torera, et de Marie

Sara ou Patricia Pellen, toreras à

cheval. Samedi 14 septembre à

11h30, Léa Vicens, Nîmoise de

28 ans, va prendre son alternative

en tant que « rejoneador ».

L’émotion de sa famille, de ses

amis et de ses nombreux fans

sera à son comble au moment de

passer sous l’horloge des arènes.

« C’est le rêve de toute une vie

de pouvoir toréer dans sa ville »,

nous avait-elle confié il y a deux

ans lorsque sa carrière commençait

à prendre son envol en Espagne.

C’est l’événement majeur

de cette Féria des Vendanges,

n’en déplaise à nos confrères de

Midi Libre plus soucieux de mettre

en avant d’autres vedettes.

La rouge vif !

Côté fête, la plus populaire des

femmes est sans nul doute « Jany

La Rouge ». Interrogés sur notre

page Facebook, les avis de nos

fans sont unanimes : la responsable

de la bodega « chez Jany

» (rue de l’Etoile) est la figure

emblématique de la Féria. Aussi

minuscule qu’un dé à coudre, le

lieu déborde le plus souvent sur

la rue d’une étoile « rouge ».

Jany est connue pour chanter et

danser sur son congélateur. Elle

attire à elle toutes les classes sociales

de la ville. En mars 2011,

elle nous confiait son souvenir de

1987, date à laquelle elle monte

pour la première fois sur scène

: « J’étais bourrée et surtout je

n’ai jamais cru que cela durerait

autant car j’étais vraiment ridicule

». 26 ans après, le mythe féminin

est toujours aussi présent

et attachant.

Les femmes « artistes »

Audrey Carbo (ex-responsable du

Royal Hôtel) continue de mettre

en avant les artistes taurins

grâce à sa magnifique galerie de

la place d’Assas. Figure incontournable

des soirées du Royal,

elle a désormais fait le choix de

4 / Septembre 2013 / N°37 / www.uneanimes.fr


5 propos:

Carole Bailley

« Alguazil » assistante du

président lors des corridas

traverser de l’autre côté pour animer un hôtel particulier

d’une rare beauté. C’est l’amie des artistes

et des amateurs d’art. Son flair et ses conseils sont

appréciés. Sa mère, Annie, n’est jamais trop loin

pour vous accueillir avec délicatesse.

Voir une Disc-Jockey relève de la douce utopie en

période de Féria. Et pourtant c’est le pari osé de

Greg Delon (DJ du label Woh). Il va se produire sur

la scène de la Maison Carrée le vendredi soir avec

la gentille blonde Ornette (son titre le plus entendu

est Crazy). Déjà vue sur la scène de Paloma

l’hiver dernier, elle va tenter de capter l’attention

d’un espace souvent difficile à animer à cause des

pollutions sonores environnantes.

Les plaisirs du vin

Autre dj au féminin, celle recrutée par Alexa Bourniquel,

responsable de la bodega « le vin au cœur

des femmes » située à l’hôtel Imperator. « Je travaille

essentiellement avec des femmes », indique

la bitteroise qui a un réseau de 500 consommatrices

et dégustatrices. « Souvent les femmes achètent le

vin pour les hommes mais ne savent pas quels vins

choisir », décrit la responsable d’une SARL depuis

4 ans. Sa bodega est le lieu où l’on peut faire la

fête (les hommes sont tolérés) et surtout le lieu

dans lequel vous apprendrez que les femmes en

savent tout autant voir plus sur les vins de notre

belle région.

Les femmes osent donc choisir leur vin, faire la

fête, diriger des bodegas et des événements et,

même, prendre la place des hommes au milieu

des arènes face à de redoutables taureaux. Notre

siècle comme nos férias glissent doucement vers le

matriarcat. Que vont devenir les hommes dans ce

contexte ? Certains sont déjà contraints de rester à

la maison pour garder les enfants pendant qu’elles

« s’empèguent » dans les bodegas.

Jérôme Puech

Photo I. Dupin

Audrey Carbo, galerie

C’est le rendez-vous des artistes

taurins. Ils viennent ici

et rencontrent un public averti

toujours désireux de voir de

belles choses.

Photo A. Berard

Photo Objectif Gard

Barbara Dodet, Costières

de Nîmes

Cette année les vignerons des

Costières investissent la rue

Fresque. Une nouvelle paranthèse

enchantée pour nous,

offerte aux nîmois dans cette

rue mythique et identitaire.

Les vendanges sont un rendez-vous

plus calme de passionnés.

Les connaisseurs

semblent plus nombreux. Et

puis cette édition est particulière

car c’est l’alternative

d’une copine d’enfance, Léa

Vicens.

Alexa Bourniquel,

bodega Le vin au

coeur des femmes

Je travaille essentiellement

avec des

femmes. Du coup, elles

en savent autant sur le

vin que les hommes.

Claire Exposito

La feria des vendanges est plus

intime ...on croise toujours de

vieille connaissance ...la fête est

plus bon enfant. C’est beaucoup

plus sécurisant pour nous les

filles. On peut sortir seule ....

www.uneanimes.fr / N°37 / Septembre 2013 / 5


Dans le Rétro

Les temoignages à ne pas oublier

Les jours

les plus sombres

de la guerre 39-45

De la résistance à la libération de Nîmes

Alors que la France va peut être faire la guerre en Syrie. Retour sur

les moments tristes de la guerre dans la cité des Antonins.

Crédits photos: nemausensis.com

La carte des bombardements

« Je me souviens de cette colonne de

chars allemands installée sur le boulevard

Jean-Jaurès. Et aussi du bruit des

bottes de l’occupant. Il faisait trembler

ma grand-mère », explique Henri, 75

ans, habitant de Vacquerolles. 68 ans

après la fin de la guerre, Nîmes reste

marquée par ce conflit meurtrier. Difficile

de retracer 6 années en quelques mots.

Cependant, il faut retenir quelques épisodes

majeurs de cette période sombre

et troublante. Après tout, si les Nîmois

peuvent vivre aujourd’hui en toute quiétude,

c’est aussi grâce au courage de

quelques-uns.

Un coup dur porté à la résistance

L’un des événements les plus marquants

de cette période noire fut sans

nul doute la pendaison de 15 résistants

pour l’exemple. Le 2 mars 1944, les Allemands

prennent en otage de jeunes

combattants de l’ombre pour répondre

aux actions de la résistance. Histoire

de « refroidir » les intentions des résistants,

les otages ont droit à un tour de

ville avant d’être pendus. Six le seront

au pont du chemin de fer de la route

d’Uzès. Trois au viaduc de la route de

Beaucaire et six aux arbres de l’avenue

Jean-Jaurès proches du pont de l’ancien

chemin de fer de la Camargue. Une

pancarte sera placée sur chaque corps

avec la mention « Ainsi sont traités les

terroristes ». Un Nîmois se rappelle : «

ils avaient exprès de les pendre au-dessous

des arches pour empêcher le passage

».

Un bombardement aveugle des forces

alliées

Ce samedi matin du 27 mai 1944, une

importante flotte aérienne de près de

700 appareils appartenant à la 15eme

US Air Force et composée « Flying Fortress

», les fameux B17 et de chasseurs

P-38, « les Lightning », part d’Italie et

passe par la Corse avec pour objectif

les agglomérations situées entre Nice

et Montpellier : c’est la préparation de

l’opération Anvil (enclume). Son but est

de déstabiliser les défenses allemandes

en multipliant les objectifs, gares de

triage et ateliers ferroviaires ainsi que

les infrastructures pour préparer le débarquement

de Provence du 15 août

1944. Ce nom sera changé en Dragoon

à partir du 1er août pour dépister les

services de renseignement allemands.

Quatre vagues fonderont sur Nîmes vers

10h, 2 dans l’axe route de Sauve, gare

des marchandises et 2 dans l’axe route

de Montpellier, gare des marchandises.

Volant entre 5 et 7000 mètres, elles seront

forcément imprécises. Elles largueront

plus de 450 bombes, près de 100

impacts seront recensés dans Nîmes. Le

bilan sera lourd pour les civils:

6 / Septembre 2013 / N°37 / www.uneanimes.fr


Les bombardements ont fait des victimes et des dégâts.

271 morts, 289 blessés, 443 immeubles détruits et 5000

sinistrés. Une morgue provisoire sera même installée au

Lycée Daudet.

La libération à Nîmes

Après la libération d’Alès le 21 août, les Allemands évacuent

Nîmes dans la journée du 22, utilisant tous les

moyens de fortunes qu’ils peuvent réquisitionner, chevaux,

charrettes... Ce jour-là et pour la dernière fois, les

alliés bombarderont la ville. Nîmes sera libérée le lendemain,

le 23 août 1944, par des résistants FTP et MOI

(Main d’Oeuvre Immigré) arméniens. Quelques engagements

isolés auront lieu avec des fuyards allemands qui

se dirigent vers la vallée du Rhône. Le lendemain, des FTP

venus d’Alès entreront dans la ville avec des drapeaux

tricolores. La ville est en liesse, désormais les Allemands

évitent Alès et Nîmes dans leur repli. Le 29 août 1944, 14

jours après le débarquement de Provence, les éléments

de la Ière division Française Libre arrivent sur la Place des

Arènes, c’est un véritable soulagement. Le moment de la

reconstruction est arrivé, de longs mois de restrictions et

rationnements vont accompagner la mise en route de la

production nationale.

Georges Mathon et Jérôme Puech

TEMOIGNAGES

Jean Guibal, ancien réfractaire au STO. (Service du

Travail Obligatoire en Allemagne)

« Etant dans la clandestinité depuis 1940, je me réfugiais

avec de faux papiers chez des sympathisants. Pour des

raisons de sécurité, mes parents n’avaient que rarement

de mes nouvelles. Le lendemain des pendus de Nîmes,

une personne croyant n’avoir reconnu parmi les victimes

s’empresse de dire à ma mère « Jeannot a été pendu au

rond-point du Jean Jaurès ». Malgré un démenti rapide de

ses proches qui étaient allé reconnaître les corps, elle en

sera malade pendant plusieurs semaines ».

Paul Ritter, Commandant des Pompiers de Nîmes.

« Quelques jours après les pendaisons de mars 1944,

les Allemands me téléphonent et me demandent d’envoyer

une équipe décrocher les pendus sous les ponts

d’Uzès, de Beaucaire et de Montpellier. J’ai naturellement

refusé en leur disant que ceci ne faisait partie de notre

mission. Sous le coup de la colère, j’ordonne à mon interlocuteur

de finir le travail lui-même, puis je raccroche

brusquement. Je suis fier de ma réaction mais inquiet de

la sienne». Le Commandant aura la visite des Allemands

sans conséquence.

www.uneanimes.fr / N°37 / Septembre 2013 / 7


Expression

Chronique du belge

Vacances...or not !

Et voilà que déjà les vacances sont

finies. La plupart, revenant d’on ne

sait où, se diront «pffff déjà finies».

Eh bien moi pas. Car dans la restauration,

point de vacances, les

vacances c’est un enfer... Que disje...

une torture ! Mais la pire des

tortures n’est pas d’avoir des clients

embestiants qui viennent manjar à

n’importe quelle heure, non. Non

plus le fait de devoir traduire et

expliquer une carte dans une autre

langue, non. Le pire c’est de les voir

aller manjar des pseudos gardiannes

sèches et insipides ou encore d’avaler

de la brandade en boîte à vil prix

dans des troquets et de les en voir repartir

dégoûtés ou déçus. Car là c’est

toute la réputation de notre ville de

Nîmes qui trinque, avec ses recettes

ancestrales bafouées au nom du fric

facile...

Autre événement de l’été qui aura

déçu certains et ravi d’autres : la Féérie

de la Danse. Bon d’accord, il y

avait bien un petit peu d’aiga par-ci

par-là, mais il faut reconnaître que le

spectacle était de haut vol pour ceux

qui apprécient les entrechats. Comment

ça, ça s’appelait la Féérie des

Eaux ? Ah ben je n’aurais jamais

cru…

Septembre ne sera pas mieux : entre

Féria et vacanciers sans enfants, le

rythme restera bel et bien soutenu

sur les terrasses. Une Féria des Vendanges

qui devrait être appréciée par

nombre de Nîmoises cette annada, vu

la venue de notre Lea Vicens pour sa

grande première dans nos Arènes !

A moins que les Nîmoises ne fassent

leurs réboussières... Quoique je serais

bien intéressé par une action

choc de 50 «Femen» contre les corridas,

le spectacle pourrait presque

être tout aussi intéressant !

Au fait, une question à laquelle je ne

trouve pas de responsa : comment

appelle-t-on le verbe qui désigne

l’action de faire le réboussier ? Je

rébousse, tu rébousses, il rébousse...

On pourrait dire «reboussiare» en

occitan, mais je ne l’ai trouvé dans

aucun dictionnaire local. Va falloir

qu’on appelle Joanda à la rescousse

, avant que Jean Reboul ne s’en retourne

dans sa tomba !

Bon alleï j’y vais une fwé... Colnem

e al cóp que ven !

Picholin Lebelge.

Picholin

LE

Belge

Je rébousse,

tu rébousses,

ilrébousse...

On pourrait dire

«reboussaire»

en occitan.

8 Septembre 2013 / N°37 / www.uneanimes.fr


MINISTÈRE DES SPORTS,

DE LA JEUNESSE,

DE L’ÉDUCATION

POPULAIRE ET DE

LA VIE ASSOCIATIVE

VENEZ RUGIR AVEC LES LIONNES !

Photographe : David Latour

H A N D B A L L F É M I N I N

NÎMES / ISSY

MARDI 17 SEPTEMBRE • 20H AU PARNASSE

RENSEIGNEMENTS ET RÉSERVATIONS : 09 71 26 01 39 www.hbcn.fr

Agence de communication


Rencontre Nîmoise

Un Nîmois:

Alain Clary (maire PC de 1995-

2001). C’est étonnant mais je

le trouve très humain. J’ai noué

des liens avec lui après un accident

domestique en 2006.

Un événement :

la fête de mon village dont je

suis originaire à Beauvoisin. Un

moment où l’on échange sur

notre jeunesse passée.

Un lieu :

: mon petit jardin dans lequel je

me sens bien, chez moi dans le

quartier du Mas de Possac.

Réboussier ou

chevalier blanc ?

Serge Villanueva

Ce retraité de 67 ans, ex-militant de l’UMP et ex-ami du

maire, défend bec et ongle les intérêts de son quartier avec

une faconde originale et un caractère de réboussier.

Portrait signé Jean Perrier

10 Septembre 2013 / N°37 / www.uneanimes.fr


A gauche avec Jean-Paul Fournier (maire

UMP) au centre devant sa bibliothèque et

à droite avec Damien Alary (président CG/PS)

au centre.

«L’amitié n’a pas de couleur politique...»

Le plus grand réboussier peut-être mais un empêcheur

de tourner en rond pour les maires, les préfets et

consorts sans aucun doute. Serge Villanueva est né à

Uzès en 1946. Il passe sa jeunesse à Beauvoisin, puis

va au Lycée Daudet à Nîmes. Tapissier Décorateur de

1961 à 2005, il a été Président du comité de quartier

Possac-Chalvidan de 1998 à 2009. Il est aujourd’hui

Président de l’ASIST (Association de Surveillance des

Inondations et de la Sauvegarde du Territoire). Serge

Villanueva acquiert ses lettres de notoriété en 1998.

La Mairie de l’époque initie un projet d’incinérateur au

Mas Lombard à 300 mètres à vol d’oiseau de chez lui.

Ni une ni deux, Serge crée le Comité de quartier Possac-Chavildan.

Il s’oppose fermement au Maire Alain

Clary (PC), multiplie les opérations de communication

et fait reculer la mairie.

« Et le tout sans aller au tribunal », dit-il un sourire

au coin des lèvres. Avec Clary on a eu des mots, on

a hurlé mais il a toujours gardé la porte ouverte pour

discuter. « Je lui avais fait comprendre à l’époque que

son incinérateur ici c’était 3500 voix qui partiraient en

fumée. Et sans jeu de mot ». Le maire a finalement

décidé d’aller le construire au Mas Cheylon. Malgré

leur différence politique, Alain Clary demeure une personne

« très humaine ». Il raconte ainsi « après mon

accident – je suis tombé du haut de mon toit – il est

venu me voir chez moi pour prendre des nouvelles en

2006 ».

Le Mas Lombard, épisode 2

En 1998, la municipalité Clary imagine un projet de

115 hectares de lotissements pour un total de 450 villas.

« Je pensais que l’élection de Fournier stopperait

ce projet fou en pleine zone inondable, il l’avait promis

». En fait, après son élection, le projet passe de 450 à

800 logements puis tombe de 25% après les inondations

meurtrières de 2002 dans le Gard. « Aujourd’hui,

suite aux diverses missions interministérielles et enquêtes

d’utilité publique on est tombé à 20 hectares.

Et enfin mi-juin le Tribunal Administratif donne raison

à plusieurs propriétaires, le PPRI est déclaré caduque

sur cette zone. Normalement aujourd’hui il ne devrait

rien se construire au Mas Lombard… Mais on surveille

la réaction du préfet afin de savoir s’il va faire appel. »

Le conflit reste donc ouvert entre les habitants de

cette zone et la ville. Serge Villanueva se bat comme

un lion pour défendre les intérêts et la quiétude de

ses voisins. Les amis de Jean-Paul Fournier voient

dans ce combat une lutte personnelle entre le maire

et son ex-meilleur ami. Pourtant, sous la municipalité

précédente, les agissements du réboussier de service

semblaient « arranger tout le monde à l’UMP ». En

2002, une fois élu maire, Jean-Paul Fournier rencontre

l’agité du local. « Ça s’est passé un soir en Mairie,

on ne s’était pas parlé depuis 2 ans. Il m’a demandé

comment j’allais, pris des nouvelles de mes proches et

puis il en est venu au Mas Lombard et m’a demandé

de laisser-tomber, que le Mas Lombard devait se faire

». Serge Villanueva refuse et scelle ainsi la fin d’une

belle amitié pourtant construite sur des paradoxes

étonnants.

Renier ses engagements ?

Ainsi en 1997, Yvan Lachaud (UDF) obtient l’investiture

pour les Législatives face à Alain Clary (PC). Jean-

Paul Fournier ne l’a pas eue, il se console en étant suppléant

de Jean Marie André (ex maire de Beaucaire)

sur la 2ème circonscription du Gard. « On fait un repas

chez une élue nîmoise (qui est toujours élue à l’heure

actuelle) et là on nous annonce qu’il faut voter communiste

». La scène se répètera une deuxième fois

à la permanence du parti (le RPR à l’époque) un soir

devant de nombreux militants, « l’ordre donné a été le

même ». Résultat : Lachaud perd de 400 voix grâce à

des jeux politiciens d’arrière-boutique. Cela provoque

l’exaspération du trublion de Possac et encarté à l’UMP.

En politique, on n’est trahi que par ses amis. « J’en ai

d’autres des histoires comme ça, plein ma besace, je

les garde au chaud, au cas où… », menace Serge Villanueva

devant sa bibliothèque d’archives personnelles.

A l’approche des municipales de mars 2014, il est prêt

à en découdre ! Cet ancien alpiniste ne craint rien des

sommités de la politique et encore moins de « son ami

de 30 ans », pour reprendre la formule des Guignols

de l’info entre Balladur et Chirac. Son acharnement

à l’encontre de Jean-Paul Fournier ne cacherait-il pas

une douce nostalgie d’une vraie amitié du passé ?

www.uneanimes.fr / N°37 /Septembre 2013 / 11


La ville en parle

Chroniques

de ville

Bizoutage russe

Un lecteur assidu de notre magazine nous signale qu’il a

été le déclencheur d’une scène rare sur la chaîne Equipe

TV le dimanche 18 août en soirée. Il a twitté pour demander

aux chroniqueurs s’ils étaient « cap ou pas cap de

s’embrasser sur la bouche » comme l’avaient fait les athlètes

russes sur le podium des championnats du monde en

Russie. Certains se sont prêtés au jeu et d’autres pas. Un

grand moment de télévision grâce à notre téléspectateur

nîmois. Si la TV avait été russe, l’émission n’existerait

plus à cause de ce bizoutage !

Les jeuDiVin, divins

La rédaction d’Une à Nîmes s’est régalée en participant

chaque jeudi de l’été à l’opération « JeuDiVin » organisée

par les Costières de Nîmes place Abbé Pierre. Le principe :

acheter un double ticket et un verre siglé (à rapporter chez

soi) pour déguster les vins des vignerons présents pour la

modique somme de 3 euros. Soit la possibilité de boire un

très bon vin à 1,50 euros. C’est tout de même mieux que

les vins proposés par le Royal Hôtel (place d’Assas) pour

4 euros le verre. Convivialité, ambiance musicale avec

l’accordéon, découvertes culinaires avec les pâtés nîmois

ou les beignets d’oignons frits des Cévennes. Bravo aux

Costières de Nîmes !

Les vrais projets pour la ville ?

La période qui s’ouvre s’annonce agitée avec en ligne de

mire les élections municipales de mars 2014. Une fois de

plus, le bal des égos va s’entendre, se lire, se crier dans

chaque camp. Entre ceux qui veulent seulement conserver

le pouvoir et ceux qui veulent seulement le pouvoir, peuton

imaginer que cette phase puisse être constructive ?

Amoureux de Nîmes, nous formons simplement le vœu

que le débat porte essentiellement sur une vision actuelle

et surtout sur des idées et un projet neufs pour améliorer

ce bijou d’histoire, d’identité, de patrimoine, de traditions

que représente la cité des Antonins.

La belle de Nîmes – édition n°2

Ils s’appellent Stéphanie, Marc et Michel et ils lancent leur

deuxième T-shirt avec l’artiste Isabelle Bartoli. Amoureux

de Nîmes, ils veulent croiser la mode vestimentaire et la

mise en lumière d’artistes locaux. La première édition a

été un franc succès avec Sylvain Fraysse (il a signé l’affiche

de la féria 2013). Pour celles et ceux qui souhaitent

se procurer ce nouveau modèle en édition limitée, il faut

se rendre à la boutique Topaze place du marché à Nîmes.

Ne rions plus !

Une nouvelle fois les anti-corridas ont occupé une arène à

Rion les Landes le samedi 24 août après les événements

identiques de Rodilhan (Gard) survenus en octobre 2011.

Cette manifestation avait pour but d’empêcher le déroulement

d’une novillade. C’est fût l’occasion de « victimiser

» les opposants évacués manu-militari par les gendarmes.

A Nîmes, c’est l’avocat Ludovic Para, au nom de

l’observatoire national des cultures taurines, qui a réagi

pour condamner ces agissements. Il défend également les

intérêts du curé des arènes de Nîmes Jacques Teissier mis

en cause par les anti-taurins.

Les mariages pour tous à Nîmes

Notre confrère du Midi Libre indique que seulement 9

mariages pour tous on été célébrés en mairie de Nîmes

depuis l’adoption de la loi en juin dernier. Ce nombre estil

faible ou les futurs mariés craignent-ils d’être mariés

par des élus opposés initialement à cette loi ? Certains

couples décident de se marier dans une municipalité plus

accueillante et progressiste. Bien triste pour ces fêtes

gays.

www.uneanimes.fr / N°36 / Septembre 2013 / 13


c’est la quille !

Huit ans après son ouverture aux côtés du cinéma Kinépolis,

les 20 pistes du bowling ont vu passer de nombreux

adeptes de ce sport prisé chez les anglophones. Benoit Pignan,

le patron, raconte cette aventure qui roule !

14 Septembre 2013 / N°37 / www.uneanimes.fr


le space bowling

en quelques chiffres :

20 pistes

10 salariés

2 500 mètres carrés

10 quilles par jeu

150 m2 pour le futur laser-game

Quel plaisir de retrouver un compagnon avec qui

l’on a fait les 400 coups lorsque Benoit Pignan, 39

ans aujourd’hui, tenait avec ses parents la brasserie

de la Grande Bourse à Nîmes entre 1996 et

2001. Jeune fou et impétueux, il apprenait le métier

en famille en s’occupant des soirées de cet établissement

proche des arènes, devenu « étranger»

aux Nîmois. La terrasse ne désemplissait pas et

les DJ se succédaient pour animer des soirées étudiantes

inoubliables. Le jeune homme, originaire

de Calvisson, dirige désormais une affaire positionnée

dans le monde des loisirs, profitant de la belle

locomotive que représente le cinéma Kinépolis.

Une opportunité à saisir

« Mon activité fonctionne entre les deux Férias,

dans l’hiver froid et pluvieux de la ville (rires) et

évidemment une pointe de fréquentation le samedi

soir », explique tranquillement ce père de

deux enfants qui viennent se jeter dans ses bras

au moment de l’interview. A la question, pourquoi

avoir choisi d’ouvrir un bowling, Benoit raconte

qu’il cherchait une opportunité pour se relancer

après la Grande bourse. Le permis de construire

du bowling étant déjà déposé, il ne manquait plus

que la famille Pignan pour s’installer sur un emplacement

« idéal » à proximité d’un cinéma multiplexe

venant d’ouvrir. A l’époque, il fait pourtant

concurrence au bowling de Caissargues. Ce dernier

tombera le rideau de fer en même temps que le

cinéma attenant.

Quel bilan ?

Huit ans après, le bilan est difficile à percevoir dans

les propos de Benoit. Il reste très discret et surtout

prudent en prononçant cette phrase « on est

encore là ». La crise économique et sociale du pays

n’épargne pas cette activité de loisir des familles.

« C’est le premier budget que tu serres quand tu

es en difficulté », lance le patron de l’espace qui

réunit un bowling, une salle de jeux, un bar et un

restaurant. Le trentenaire n’est pas de nature à se

laisser abattre. Il fourmille d’idées et de projets

pour innover et varier les propositions aux clients.

« Je vais ouvrir un laser game de 150 m2 à l’automne

et j’envisage de revoir la décoration ». La

partie restauration peut parfois paraître bruyante

au moment de déjeuner « mais le foie de veau

persillé est un des meilleurs de la ville » raconte

Olivier, un habitué.

Le bowling : une culture et un sport

Les séries et les films américains montrent régulièrement

des scènes d’amis en train de jouer au

bowling. Il semble que cette culture n’a pas totalement

pénétré les habitudes des Français. Malgré

cela, le bowling de Nîmes est fréquenté par deux

clubs : le club des Costières et celui du club de

bowling d’Arles. Une école de bowling est présente

tous les mercredis avec « une vingtaine d’enfants»

annonce le responsable. Ce sport est accessible

dès l’âge de 4 ans. Il devient également le théâtre

de compétition acharnée entre sportifs de la discipline.

Au moment de « fignoler » les derniers préparatifs

de sa soirée « retour de plage » du 31 août, Benoit

Pignan est heureux d’être à la tête d’un établissement

d’une dizaine de salariés (dont certains visages

connus de l’époque bénie de la Bourse) dans

lequel il est possible de jouer, de boire un verre,

de manger, de disputer une partie de poker… «

Ce qui me plaît ici, c’est la diversité des activités»,

enfonce-t-il. Alors si vous n’avez pas encore eu la

chance de découvrir le bowling de Nîmes, venez

tenter de faire un « strike » avec vos amis. Ici ce

qui compte avant tout : c’est la quille !

Jérôme Puech

www.space-bowling.fr

www.uneanimes.fr / N°37 / Septembre 2013 / 15


Exilé Nîmois

Une rubrique pour les nîmois loin de leur terre natale

Chaque mois, Une à Nîmes

donne la parole à un de nos

concitoyens expatriés plus ou

moins loin de sa Tour Magne

natale. Alors après Strasbourg,

Montpellier, Séville, le Liban, le

Japon, Paris, Bruxelles, Milan,

Londres, le Canada, le Turkménistan

le Mexique, Sydney,

Miami, Prague et Marie Galante,

Varsovie, la Thaïlande, le Qatar,

Brisbane, le Brésil, les USA,

l’Argentine, l’ Espagne et

Las Vegas nous voici à San

Francisco.

Près d’une maison bleue

San Francisco

Commerciale en vins français (U.S.A.)

Laetitia, jeune femme de 27 an,s vit à San

Francisco (USA). Elle fait de l’importation et

de la distribution de vins français vers les

Etats-Unis. Diplômes en poche elle est partie

à la découverte du monde. Après avoir visité

une petite trentaine de pays, c’est finalement

en Californie qu’elle a posé ses valises.

16 Septembre 2013 / N°37 / www.uneanimes.fr


En partenariat avec le site www.racinessud.com

«Un vrai bonheur d’habiter une ville où

le jugement moral n’existe pas»

Pourquoi avoir fait le choix de

t’installer en Californie à SF ?

Tu vends du vin des Costières de

Nîmes ?

Quelles différences entre Nîmes et

SF?

J’ai décidé de m’installer dans un

pays anglophone pour améliorer

mon anglais. En d’autres termes, il

était temps que j’apprenne une autre

phrase que celle connue de tous les

français : « Brian is in the kitchen

». Un couple de Français installés

depuis une dizaine d’année dans la

baie de San Francisco m’ont proposé

un poste de Sale Representative pour

leur portefeuille de vin français. Je

me suis donc expatriée chez l’oncle

Sam.

Que faut-il voir en priorité là-bas?

Il faudrait se perdre dans les nombreux

quartiers de la ville : la Mission,

quartier très chaleureux des

Mexicains ; Castro, le quartier gay

le plus populaire du monde ; Haight

Ashbury, la naissance du mouvement

Hippy ou encore le triste Tenderloin,

sorte de cour des miracles du libéralisme

américain. Mais il faudrait aussi

sortir de la ville à bord d’une Mustang

décapotable et prendre la Route 1 en

direction du sud pour longer la côte

pacifique.

Décris-nous tes journées ?

En jour de semaine, je pars au volant

de ma petite convertible grise, les

sièges chargés d’échantillons de vin,

une cup de café Starbucks à la main

et je roule tout le jour durant à travers

la ville pour rendre visite à mes

clients (bars, restaurants et marchands

de vins). Le soir, je retrouve

mes amis pour essayer de nouvelles

adresses de restaurants.

Je vends un vin de Costières de Nîmes

(château l’Ermiage) et mes clients

l’apprécient beaucoup. La Californie

produit du vin de très bonne qualité,

la population locale est donc habituée

à consommer du vin. Ils aiment découvrir

de nouvelles appellations et

de nouveaux cépages, c’est une ville

avec une grande ouverture d’esprit.

C’est aussi la ville des Etats-Unis ou

l’on trouve le plus de restaurants par

tête d’habitant. Et contrairement aux

idées reçues, la cuisine y est excellente.

En plus derrière un verre de

Costières tu vends les Arènes, le Pont

du Gard, l’art de vivre du sud de la

France… Alors forcément ils en redemandent

!

SF est reconnue comme une ville très

ouverte moralement, tu confirmes ?

Quelles sont les dernières tendances

qui feront évoluer les USA ?

Je confirme ! Tout au long de son histoire,

cette ville s’est faite remarquer

par ses avancées sociales et culturelles.

C’est un vrai bonheur d’habiter

dans une ville où le jugement n’existe

pas, la différence y est une qualité.

En revanche, je ne crois pas qu’aux

Etats-Unis une ville, si moderne soitelle,

crée la tendance. Chaque Etat

est à appréhender différemment. La

Californie vient de légaliser le mariage

gay, a légalisé le cannabis il y

a vingt ans mais ce n’est pas pour

autant que l’on imagine le Texas en

faire autant.

Le climat et le relief différent beaucoup

de la région nîmoise. Il ne fait jamais

froid et jamais chaud dans Frog

City (la température oscille entre 12

et 25 degrés). La ville est construite

sur des collines très pentues. Il faut

s’imaginer une ville avec des pentes

équivalentes à la rue du tire-cul du

quartier de la Cigale ! Les similitudes

sont à retrouver dans le style de vie

: la fête, les grillades entres amis, les

terrains de pétanque au bord de la

plage, la rivalité avec une ville voisine

(Montpellier pour certains, Los

Angeles pour d’autres !)…

Nîmes te manque ?

Evidemment que Nîmes me manque,

et même les Nîmois ! La chaleur des

jeudi soirs d’été à déguster du Costières

en ville, les dimanche matins

aux halles, la vielle pierre, l’accent,

les cigales, la Féria… Ca fait cliché

mais c’est tellement vrai !

Une anecdote de vie ?

La première fois que je suis rentrée à

Nîmes pour les vacances, je me suis

promenée dans les rues du centreville,

je me suis assise seule à la terrasse

d’un café pour siroter un verre

de rose frais. Et j’ai observé ma ville.

Rien n’avait vraiment changé, mais

tout me semblait pourtant différent.

C’était moi ! Mon regard sur Nîmes

est devenu celui d’une touriste !

Dure réalité, je ne suis plus Nîmoise

à Nîmes mais… je reste Nîmoise,

Gardoise et Méditerranéenne à San

Francisco et partout ailleurs dans le

monde.

Propos recueillis

par Jérôme Puech

www.uneanimes.fr / N°37 / Septembre 2013 / 17


Reg’ Arts

Reg’Arts

IAM

Sur la programmation musicale de l’automne à la Scène de Musiques Actuelles

Paloma me fait vibrer...

18 Septembre 2013 / N°37 / www.uneanimes.fr


Bakermat Laurent Garnier Foals

Un an seulement après son ouverture, la salle de musiques actuelles propose

un programme de concerts riche, varié et attirant : Lilly Wood, Foals, IAM, Stromae,

Gaétan Roussel, Keziah Jones, Ayo, Jamie Cullum et IAM. Regards sur ces

dates qu’il faut cocher sur votre agenda d’automne.

En septembre 2012, « Une à Nîmes » saluait d’un

bon œil et mettait à la Une l’ouverture de la SMAC.

Au travers de cette actualité, une promesse se

faisait jour, celle de voir une ville endormie se

réveiller en hiver. Un an après seulement, il faut

reconnaître que le pari de l’équipe de Fred Jumel

est en passe de réussir. Pour preuve, cette nouvelle

programmation d’automne avec de nombreux

artistes de la scène actuelle. Au-delà de

la simple programmation de concerts, le projet

culturel vit sa vie sans fausses notes. Le tissu associatif

local semble s’y retrouver, les animations

pédagogiques sont appréciées et les moyens (ex

: salles de répétition) souvent utilisés.

En entrée :

MARSATAC ou le revivre des années 90

Tout comme l’année dernière, les responsables

de la SMAC ont eu la bonne idée de s’associer au

festival MARSATAC afin d’offrir trois soirées (du

19 au 21 septembre) durant lesquelles s’enchaineront

notamment plusieurs artistes de la scène

électroniques. Une à Nîmes te recommande VI-

TALIC (présent sur la scène estival de Lives au

Pont cet été) et Laurent Garnier (le pape de l’électronique

en France) le 19 septembre. Référence

pour de nombreux DJ, il demeure le précurseur

de ce mouvement des années 90. Le 20 septembre,

c’est Bakermat ! Lodewijk Fluttert, né le

8 octobre 1991, plus connu sous le pseudonyme

de Bakermat, est un DJ hollandais et producteur

de musique de la ville d’Utrecht. Il a signé un

des tubes de l’été avec « Vandaag ». Enfin, il

faut écouter le 21 septembre Kavinsky, révélé

grâce à sa musique du film « Drive » en 2012 ou

plus classiquement CASSIUS. Cassius est un duo

musical français composé de Philippe Cerboneschi

(« Zdar») et Hubert Blanc-Francard (« Boom

Bass »). Sous ses différentes incarnations, le duo

est assimilé au mouvement « French Touch » de

musique électronique dans la seconde moitié des

années 1990. Si, souvenez-vous « 1999 » sorti

la même année.

Le plat principal :

artistes de scène du moment

Le mois suivant, la scène nîmoise accueillera Lilly

Wood and the Prick, toujours dans le vent et en

tournée française (le 20 octobre). Une à Nîmes vous

conseille de voir FOALS le 26 octobre. Le groupe britannique

s’est fait connaître sur les ondes de RAJE

(102.5 FM) mais ailleurs avec son single NUMBER. En

novembre, vous pourrez écouter STROMAE. Le belge

aux sons de canards (Alors on danse) viendra présenter

son nouvel album le 9 novembre. Il est en tête

des ventes sur ITunes. Coin-coin.

Toujours dans l’actualité musicale commerciale, Gaëtan

Roussel sera à la SMAC le 22 novembre. La rédaction

vous conseille d’écouter le 23 novembre plutôt

les mélodies de Keziah Jones célèbre grâce à son

« The rythm is love ». Ses passages aux jardins de la

Fontaine et dans les arènes de Nîmes avaient laissé

le public heureux. Tout comme Ayo (en 2009 dans

les arènes) qui sera sur la scène de Paloma le 29

novembre. Enfin, Jamie Cullum et ses fameuses reprises

(ex : Don’t stop the music) sont à écouter le 30

novembre. Cet auteur-compositeur, pianiste et chanteur

de jazz anglais, peut vous rendre romantique

n’importe quel dictateur de la planète. Ambiance

lounge garantie.

Un dessert en rap

Le groupe de rap marseillais IAM viendra une nouvelle

fois dans le Gard le 7 décembre après son passage

remarqué sur la scène de Lives au Pont le 11

juillet dernier. Le voisin bucco-rhodanien fait une

tournée remarquable grâce à un nouvel album ARTS

MARTIENS, celui de l’intelligence et de la maturité.

Ils nous faisaient danser en 1990 sur « Je danse le

mia », ils nous feront danser sur de nouvelles paroles

pleines de sens et de ressentis.

Jérôme Puech

www.paloma-nimes.fr

www.uneanimes.fr / N°37 / Septembre 2013 /19


La belle de Nîmes

T-shirt 2ème édition (numérotée 200 ex) - Portrait de John Lennon by Isabelle Bartoli

En vente chez Topaze (6, rue des Broquiers à Nîmes) et sur la page Facebook de la marque.

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