La féria a-t-elle perdu son âme?

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La féria a-t-elle perdu son âme? - Une à Nîmes

gratuit N°34

Le e-magazine des gens qui aiment leur ville

Mai 2013

Retour à

Nîmes

selon le Belge

La féria a-t-elle

perdu son âme?

Famille

Bastide:

eponyme

Un tango à

Buenos Aires

avec Ludivine

(Argentine)

Happy birthday

Une à Nîmes

3 ans !

Deny Jean

Portrait d’un

HOMO-Nîmes

Ces Nîmois qui

vont au festival

de CANNES

www.uneanimes.fr


Photo J.P. Palomar sur la page Facebook «Un autre regard»

sommaire,

A la Une :

La féria a-t-elle perdu son âme ? ............................................................................................... 4 - 5

Rétro: la vraie première corrida de Nîmes.................................................................................. 6-7

La chronique du belge............................................................................................................................. 8

Portrait: Deny Jean, un homo-Nîmes heureux...................................................................... 10-11

Chroniques de ville ................................................................................................................................ 13

Commerce: Bastide Le confort Médical................................................................................... 14-15

Expatriés: le tango de Ludivine à Buenos Aires (Argentine).......................................... 16-17

Reg’art: sur ces Nîmois qui vont au festival de Cannes................................................. 18-19

Un mois,

un mot nîmois...

Banaste:

Avoir la tête comme une banaste ou corbeille avec une barre

de transport. «J’ai fait la fête alors....» dixit Nicolas Gille.

2 / Mai 2013 / N°34 / www.unanimes.fr

UNE à NÎMES

Directeur de la publication : Jérôme Puech. Rédacteurs: Georges Mathon, Olivier Vaillant et Jérôme Puech. Photographes:

Alain Bérard, la rédaction et Google images. Webmaster: Tommy Desimone. Maquette: Agence Binome. Relecture: Aurélia

Dubuc. Nous écrire: uneanimeslemag@gmail.com. Site : www.uneanimes.fr. Retrouvez tous les n°. Mensuel et gratuit.

Dépôt légal numérique BNF. Diffusion: 13 000 destinataires mail. Régie publicitaire: Esprit Média: 04 66 29 75 19.


L’amour dure (depuis) 3 ans !

En créant ce magazine numérique en mai 2010, je n’imaginais

pas le faire vivre aussi longtemps. Et pourtant. Le plaisir et l’envie

d’écrire sur ma ville sont toujours là. Ils m’animent encore.

L’amour de Nîmes dure depuis trois ans.

Cette longévité s’explique essentiellement parce qu’« Une à

Nîmes» a trouvé son lectorat. Vous êtes 1900 fans de notre page

Facebook, 486 abonnés sur Twitter, 6 000 connectés chaque mois

sur le site www.uneanimes.fr et 13 000 lecteurs à le recevoir sur

votre boîte mail. « Mille mercis » comme dirait le pasteur Pujol

pour votre fidélité et pour vos encouragements à poursuivre.

Une équipe en réseau

Jérôme Puech,

né à Nîmes, est directeur de

la publication numérique

intitulée «Une à Nîmes».

Elle a été créée en mai 2010

dans le but de rassembler les

gens qui aiment leur ville.

Aujourd’hui le magazine

compte 1900 fans sur la page

Facebook,

13 000 destinataires mail et

6 000 connectés chaque mois

sur le site www.uneanimes.fr

Nous avons essayé de nous diversifier régulièrement avec les sommaires

et les épisodes vidéos « J’irai chez ton voisin » visibles sur

le site grâce à Jean-Pierre, Dominique et Gregory. Avec le trait

unique de Barbara qui nous offre chaque mois un dessin. A l’écrit,

les chroniqueurs décalés se sont succédés : Sandra a ouvert le bal,

suivie par Paloma et Olivier aujourd’hui. Georges, le sage, nous

ouvre ses archives historiques. Thibault et Jean-Jacques parfois

s’expriment avec passion. Sans oublier l’homme de l’ombre, patient

et discret, qui pilote le site mis en place il y a un an avec

Optragroup.

Parmi ces bénévoles, Aurélia et Guillaume, de vrais journalistes

eux, me conseillent et m’aident à progresser dans ce travail quasi

quotidien. Laetitia et Olivier complètent le dispositif en direction

de nos partenaires. « Une à Nîmes » est une aventure amoureuse

simple et efficace qui fait mouche au pays des réboussiers.

Les Nîmois non pusillanimes

Je continue à croire que nous, Nîmois d’origine ou d’adoption,

avons un lien singulier avec cette cité. Il suffit de s’en éloigner

pour qu’elle nous manque terriblement. Les exilés en témoignent

dans nos pages. Nîmes est une jeune fille belle et intelligente. Elle

ne se donne pas facilement. Il faut aller la chercher, être curieux,

la séduire, la valoriser, être magnanime. « Une à Nîmes » s’y emploie

pour vous.

Les Nîmois ne sont-ils pas tout aussi extraordinaires ? A l’image

des nîmois interviewés ce mois-ci, j’ai rencontré, grâce au prétexte

d’écrire un magazine, des personnes d’une grande richesse,

dotées d’une belle énergie employée à faire vivre notre identité

commune. Ils ont du caractère. Ils sont courageux. Nîmes est

riche de ses Nîmois.

Voilà, « l’amour est déclaré » pour reprendre le titre du livre de

Nicolas Rey. Pourvu qu’il dure bien au-delà de ces trois belles années

à votre contact et au contact de MA si belle ville.

www.unanimes.fr / N°34 / Mai 2013 / 3


Sujet à la Une

La féria de Nîmes a-t-elle perdu

de son âme ?

Insécurité grandissante, baisse de la fréquentation, musiques débiles,

beuveries, corridas souvent avec les mêmes toreros, bodegas aux prix

exorbitants, intoxications alimentaires, course aux décibels … La féria de

Nîmes qui débute le 15 mai prochain est une vieille dame de 60 ans. Elle

divise ceux qui ne s’y retrouvent plus et ceux qui continuent à faire la fête

chaque année avec la même joie.

La féria est la vitrine de Nîmes.

Près de 800 000 personnes se

rendent dans la cité des antonins

durant le week-end de Pentecôte.

Les médias ne manquent

jamais de faire des reportages

sur cet événement populaire. Les

bars, les restaurants et les hôtels

profitent de cet afflux exceptionnel

pour gagner de l’argent. Les

arènes tentent de séduire avec

le programme taurin. La ville

de Nîmes développe des festivités

dans toute la ville et pour

tous les publics. Mais l’envers du

décor est moins attrayant, avec

une insécurité inquiétante, des

hordes de personnes ivres, des

musiques éloignées de l’identité

espagnole avec des décibels toujours

plus forts et des traditions

de moins en moins honorées.

La fête du toro

La féria est avant toute chose

la célébration du taureau. De

moins en moins de personnes

participent aux corridas, sauf

cas exceptionnel comme l’événement

taurin avec José Tomas

en septembre dernier. « Je me

demande si les gens qui vont à la

féria savent qu’il y a des corridas

dans les arènes », regrette un

aficionado averti. La corrida n’est

plus un art populaire. Elle est

réservée à une certaine catégorie

de personnes. Les places sont

chères et de moins en moins accessibles

au plus grand nombre

en période de crise. Les matadors

sont presque toujours les

mêmes, confisquant l’attention

portée aux matadors français et

locaux. Les années Nimeno II

étaient remarquables car la ville

vibrait pour son matador.

La rue fait peur

Chaque fin de féria est le moment

d’apprendre avec stupéfaction

dans les pages de faits

divers la totalité des actes de délinquance.

Sabine indique sur le

mur de la page « Une à Nîmes »

de Facebook qu’elle « n’ose plus

s’y rendre avec les enfants».

4 / Mai 2013 / N°34 / www.unanimes.fr


5 bodegas avec une âme:

N°1 Pablo ROMERO

Pour elle, la féria semble avoir perdu son attrait

familial et convivial à certaines heures de la journée.

Jonathan compare Nîmes avec Dax, Bayonne

et elle, la féria semble avoir perdu son attrait familial

et convivial à certaines heures de la journée.

Jonathan compare Nîmes avec Dax, Bayonne et

Béziers. Les autres férias françaises sont plus chaleureuses

dans la rue. « Les gens s’habillent tous

pareil et l’ambiance est bon enfant ». Deux férias

s’opposent : celle des privilégiés qui entrent dans

des bodegas sélectives et la rue où les fêtards s’en

donnent à cœur joie et de manière désordonnée.

Une féria à deux vitesses en somme.

Le manque d’identité commune

N°2 Le poète

Haut lieux des people

dans les années 80

avec le présentateur

du journal de Tf1, Yves

Mourousi. Elle s’ouvre

à nouveau dans l’esprit

de cette époque

bénie.

C’est l’endroit où l’âme de la

féria est encore préservée.

Les Nîmois aiment y aller à

l’ouverture et à la fermeture

de la féria. On y célèbre la

messe sévillane à minuit.

Certes, la traditionnelle « pégoulade », défilé de

chars, de bénévoles et de musiciens, est un rendez-vous

festif et familial incontournable. Elle

donne le coup d’envoi du week-end de fête. Après

cela, la féria ressemble à une mosaïque sans lien,

sans fil conducteur et parfois donc sans âme. Moins

pessimiste, Yann Cannonge défend sa féria en expliquant

que « c’est plutôt la société qui damne

son âme et oublie ses repères traditionnels ». Il

persiste des acteurs et des lieux qui s’échinent à

rappeler nos traditions et notre histoire commune

comme la bodega de la rue Emile Jamais, Pablo

Romero. Les cercles taurins et leurs membres passionnés

résistent et entretiennent cette âme qui

s’écorne chaque année un peu plus.

Un attachement toujours aussi fort

malgré tout

Si les Nîmois sont des réboussiers dans l’âme, ils

restent attachés à cet événement identitaire. C’est

une occasion unique de se retrouver. Ainsi nombreux

sont les Nîmois vivant ailleurs qui viennent

spécialement pour la féria, pour reprendre goût à

leurs véritables racines. Et puis dès lors que vous

dites que vous êtes Nîmois, la référence à la féria

se fait jour et engage la conversation avec votre

interlocuteur. Il nous appartient donc de la défendre,

de la changer et de continuer surtout à la

faire vivre avec une âme renouvelée. Son concept

actuel n’est-il pas à bout de souffle ?

N°4 Le Prolé

Ce rendez-vous des communistes

s’impose comme un endroit

magnifique grâce à son

extérieur plein de charme.

N°3 Impérator

Essentiellement pour

son jardin exceptionnel

et les acteurs de la féria,

les matadors. Beaucoup

d’animations sont

proposées dans ce lieu

magnifique : exposition,

concert, rencontres littéraire

avec le prix Hemingway…

N°5 La talanquera

Bodega dans l’enclos

d’une propriété privée,

ce lieu est tenu depuis

plus de 10 ans par Olivier,

François et Mathieu,

des trentenaires nîmois

très sympathiques.

Jérôme Puech

www.unanimes.fr / N°34 / Mai 2013 / 5


Dans le Rétro

La fabuleuse histoire de la premiere corrida de nimes

Première

corrida

Ses origines datent de 1853

L’affiche de la féria est signée Sylvain Fraysse. L’artiste a voulu faire un

clin d’œil à la première corrida qui s’est déroulée à Nîmes avec El Tato

(représenté sur son visuel avec un cigare).

Il est courant d’entendre dire

que la première Corrida dans

les Arènes de Nîmes a eu lieu

en 1863 mais cela n’est pas

juste. Une première reste une

première et c’est en 1853 que

deux taureaux furent mis à mort

dans les Arènes suivant un rituel

conforme à la corrida espagnole.

Un manque de réussite et l’absence

de culture tauromachique

du public en firent une journée

oubliable, mais la vérité historique

se doit d’être respectée,

même si elle est moins clinquante

que la légende. Les 10

et 14 mai sont, respectivement,

les deuxièmes et troisièmes Corridas

dans les Arènes de Nîmes.

Contrairement à celle de 1853,

les corridas de 1863 furent une

réussite et participèrent à l’engouement

des Nîmois à ce type

de spectacle.

La corrida de 1853 :

La population nîmoise vit cette

année 1853 un spectacle qui ne

lui avait pas été encore fourni,

mais qui cadrait avec ses mœurs

et surtout celles des localités environnantes.

Le spectacle était

une course de taureaux, à la manière

espagnole. Ce spectacle,

annoncé de bonne heure, avait

attiré à Nîmes tous les habitants

des villages voisins.

Des trains de plaisir organisés

par la compagnie du chemin de

fer de Lyon à la Méditerranée

avaient amené de Marseille et

de Montpellier d’épais contingents

de curieux. La ville entière

était littéralement encombrée de

flots pressés d’étrangers. C’est

un spectacle qui s’est d’ailleurs

présenté plusieurs fois dans nos

murs et tout récemment encore.

La surprise de la mise à

mort

Il n’était pas cependant dit dans

le programme que les taureaux

seraient mis à mort, et néanmoins

pour assister à ce spectacle

si merveilleusement décrit

par Théophile Gauthier et

Alexandre Dumas et complètement

inconnu à Nîmes, plus de

trente mille spectateurs surchargeaient

les gradins de notre Amphithéâtre.

6 / Mai 2013 / N°34 / www.unanimes.fr


Le public fut surpris !

Un public décideur

Il était évident que devant les réclamations

d’une foule délirante l’autorité cèderait. Aussi

lorsque l’espada s’en alla au pied de la tribune

réservée aux autorités demander la permission

de se mesurer seul à seul avec le taureau,

ce fut de toutes parts des applaudissements,

des interpellations, des cris qui exigeaient le

sacrifice. L’autorité s’inclina, et l’animal reçut le

coup mortel. Le signal était donné et la course

prenait nettement le caractère espagnol à la

joie de la multitude.

Mais le deuxième taureau fut absolument martyrisé

par ses exécuteurs. Il fallut le retirer de

l’arène encore vivant et dès lors les autorités

interdirent ce genre de spectacle. Le public

lui-même, écœuré de la boucherie à laquelle

il assistait, applaudit à cette décision comme il

avait applaudi à l’annonce de la mise à mort.

Ce n’est que bien longtemps après que de pareilles

représentations furent autorisées. Mais

un premier essai n’en laissa pas moins une

profonde impression parmi nos concitoyens.

Ce n’est que 10 ans plus tard, que les corridas

reviendront dans notre amphithéâtre, dimanche

10 et leudi 14 mai 1863, à l’occasion

du Concours Régional Agricole de Nîmes, mais

cela est une autre histoire…

Georges Mathon

www.nemausensis.com

www.unanimes.fr / N°34 / Mai 2013 / 7


Expression

Chronique du belge

Enfin me voilà à

«Nîmes» !

Aux premières amours de

Nîmes et d’ailleurs avant

d’arriver auprès de vous, je

me devais de dire au-revoir

à quelques proches de ma

contrée natale auxquels je

tiens particulièrement. Tout se

passa bien lorsque j’en vins à

mon primièr amor.

Vous savez, celui qui laisse

des traces... Il ne fallut pas

longtemps pour que la languison

et la mélancolie du passé

remontent à la surface, pour

finalement se rendre compte

que malgré nos vies respectives,

les sentiments sont ce

qu’ils sont. Elle me dit alors

qu’elle me lirait dans Une à

Nîmes, question de se sentir

un peu plus proche malgré la

distància.

Cela me fit vibrar, tout comme

je vibre pour Nîmes. Je ne suis

pas Apollinaire, elle n’est pas

Lou. Je ne sais si nous aurons

l’occasion un jour d’aller voir

ensemble la Tour Magne tourner

sur sa colline laurée, mais

j’aurais tant aimé l’y aimer !

Puissent ces quelques frasas

pérenniser nos sentiments à

jamais, car il est parfois de si

belles istórias qu’on a du mal à

les garder pour soi et qu’on a

envie de les conter du haut du

Carré d’Art...

Je dédie ces quelques mots à

tous celles et ceux qui, comme

nous et malgré nos camins

respectifs, gardent un merveilleux

souvenir de leur premier

amour dans un coin de leur

coeur, comme un diamant dans

son escrinh.

Et tant pis si le destin ne leur

a pas donné l’occasion de faire

leur vie ensemble...

A l’heure où vous lirez ces

lignes je serai enfin là, parmi

vous. C’est en effet la dernière

composicion depuis mon salon

belge, tout atopinat. La prochaine

sera écrite depuis une

terrasse ensoleillée de l’Ecusson,

avec un thé et un croissant

tout près. A moins que ce

ne soit une bouteille de pastaga

accompagnée de quelques

gariguettes ?

D’ici là, je vous souhaite un bon

week-end romain avec César et

une festive Féria de Pentecôte

malgré le risque de l’absence

d’El Juli. Oléééééé !

Bon alleï j’y vais une fwé...

Colnem e al cóp que ven !

Picholin Lebelge.

Picholin

LE

Belge

Je suis définitivement

à Nîmes

depuis le 1er

mai...soit pour

les 3 ans de Une

à Nîmes: on va

fêter ça !

8 / Mai 2013 / N°34 / www.unanimes.fr


DimAnche

5

MAI 2013

Balade Gastronomique

en Costières de Nîmes

6 étapes de dégustation avec les vignerons

autour du menu signé par Bruno d’Angélis

chef du restaurant La Vieille Fontaine ★ à Avignon

Renseignements et inscRiptions suR www.costieRes-nimes.oRg

L’abus d’aLcooL est dangereux pour La santé. à consommer avec modération.

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Rencontre Nîmoise

Un Nîmois :

Ernest Denis dont la statue

est sur la place d’Assas. C’est

l’historien qui parle car j’aime

cet homme d’histoire peu connu

dans notre ville. Il a rapproché

la ville et la Tchécoslovaquie.

Un événement :

le forum des associations en

septembre. Il marque la rentrée

scolaire et c’est un moment où

je croise des amis, des connaissances

et des associations.

Un lieu :

Les jardins de la Fontaine pour

leur sérénité et leur tranquilité.

HOMO

nîmes !

Deny JEAN

L’adoption de la loi sur le mariage pour tous par

l’Assemblée Nationale est l’occasion de faire le

portrait d’un homme blessé par le débat qui a divisé

la société et sa ville.

Portrait signé Jérôme Puech

10 / Mai 2013 / N°34 / www.unanimes.fr


«Voir mes amis politiques défiler contre le mariage

pour tous, ça m’a fait mal»

« Voir des amis politiques comme Yvan Lachaud

ou Franck Proust défiler contre le mariage pour

tous, ça m’a fait mal », explique d’une voix

douce Deny Jean dans le décor silencieux d’un

hôtel luxueux (on va encore nous dire que les

homos sont des privilégiés qui ont du fric…)

de la ville. A l’image de la France, la ville aux

deux établissements publics gay (le Lulu bar et

le Tralala) s’est déchirée dans cette période de

débat public autour du mariage des personnes

de même sexe. « Cela m’a mis mal à l’aise car il

y a eu des positions outrancières dans les deux

camps », regrette le jeune quadra. Deny Jean

est homosexuel. « Je vis en couple depuis un

an et demi avec un autre homme ». Très impliqué

dans la vie publique en tant que Président

du comité de quartier du Puech du Teil, militant

politique à l’UDI et anciennement responsable

régional d’une association de lutte contre

l’homophobie au travail, l’Autre cercle, il a été

très poreux aux échanges sur cette question de

société.

Une personne dévouée

Pourtant Deny ne souffre pas de discrimination

à titre personnel. « Je n’ai jamais eu de problème

au travail », tient à souligner l’intendantgestionnaire

du collège Jules Verne situé à Pissevin.

Sa famille connaît sa situation. Il a même

présenté son compagnon à son frère. Ce qu’a

ressenti Deny, c’est au nom de toute la communauté

homosexuelle de ce pays. Il s’est exprimé

largement à ce sujet sur son compte Facebook.

« Après ces débats, je ne suis pas très

optimiste. Une certaine homophobie s’est exprimée.

J’espère que le temps de l’apaisement

viendra». A la question, « vas-tu te marier? »,

le Nîmois répond « non ». Sa relation est encore

récente. Il n’envisage rien à titre personnel

mais goûte la liberté de pouvoir bientôt pouvoir

le faire. « J’ai assisté à son Coming-out au sein

du comité de quartier », indique Lalla Berkane,

un des membres de Puech du Teil. « C’est une

personne dévouée pour son quartier et très à

l’écoute des autres ».

Un enfant du quartier Puech du Teil

Deny Jean est un enfant du quartier du Puech

du Teil. De la rue des Costières plus précisément.

Il a connu l’école Armand Barbes puis

Lakanal puis le collège dans lequel il travaille.

Sa scolarité est banale. Il passe un bac B à Camargue

pour rejoindre la faculté Paul Valery à

Montpellier pour faire ses études d’histoire. Une

fois sa maîtrise en poche, il commence comme

surveillant au collège Bigot puis le lycée Montaury.

Une fois son concours de l’Education Nationale

en poche, il prend son premier vrai poste

à Rochefort du Gard en 2001. « Déjà j’ai ressenti

le manque de Nîmes, j’avais besoin d’être

ici tous les week-ends ». Souhaitant revenir à

Nîmes, il décroche en 2005 le graal avec un

poste dans le collège de son enfance, pourtant

en zone prioritaire.

« J’ai un rapport charnel à cette ville »

Deny avoue « un rapport charnel à cette ville».

Il préside un comité de quartier composé de

200 adhérents. Un des plus importants de la

cité. Sa fierté réside dans le fait d’avoir fait

reculer de 11% la délinquance grâce à un dispositif

d’entraide entre voisins. « La solidarité

entre habitant a permis de créer du lien social»,

appuie-t-il. L’ancien candidat aux élections cantonales

de 2011 sur le 5ème canton sous les

couleurs de Gauche Moderne (2,2%) envisage

les futures municipales sous un large rassemblement.

Il semble craindre une lutte suicidaire

entre son ami Yvan Lachaud (UDI) et le maire

UMP. Son militantisme à l’UDI, le parti de Jean-

Louis Borloo, ferait presque oublier que Deny

était au Parti Socialiste. « Ce parti n’était pas

assez libéral économiquement à mon goût».

Aujourd’hui, il se situe entre un Borloo qui

a voté pour le mariage pour tous et un Yvan

Lachaud qui aurait voté contre s’il était encore

député. Sa droite a voté par 7 voix pour (UDI-5

et UMP-6) seulement.

Il continue à surfer sur la dynamique créée dans

son comité de quartier et espère secrètement

s’entendre à nouveau avec ses amis de la droite

locale et conservatrice.

www.unanimes.fr / N°34 / Mai 2013 / 11


La ville en parle

Chroniques

de ville

Un poison d’avril ?

C’est une tradition, chaque année au mois d’avril

« Une à Nîmes » publie un ou plusieurs poissons

d’avril. Dans le dernier numéro, il était question

de Carambar et de la possibilité pour Henri Guaino

de devenir le candidat UMP aux prochaines

municipales. Ni une ni deux, nos confrères d’Objectif

Gard puis ceux de France Bleu Gard Lozère

ont repris cette information. Henri Guaino a du

démentir la rumeur publique qui n’en était pas

une en 2001.

Un autre poison d’avril

Un de nos lecteurs assidus avait expliqué en

2011 à Marie-Laure Augry, partenaire du journal

de Tf1 dans les années 80 de Yves Mourousi,

que la vedette télévisée avait passé sa nuit de

noce dans la Maison Carrée selon « Une à Nîmes

». Confrontée à la personne et cette information

originale, le rédacteur en chef a du expliquer

qu’il s’agissait là aussi d’un joli poisson d’avril.

L’affiche de la féria rapporte 10 000

euros et plus

En conférence de presse de présentation de l’affiche

de la féria de Nîmes signée Sylvain Fraysse,

le maire a eu du mal à répondre à notre question

: « Combien touchera l’artiste pour la réalisation

de cette belle affiche ? ». Sous la pression

de la salle pleine de journalistes, Jean-Paul

Fournier a lâché « 10 000 euros plus les royalties

sur la vente des produits dérivés ». L’utilisation

de l’argent public et la transparence ne

sont pas encore un réflexe. En tout cas cela reste

correct pour l’artiste qui avait signé un « gaph »

immense de José Tomas en face des arènes.

Midi Libre va trop vite

Dans une interview de Léa Vicens parue le 20

avril dans les colonnes de notre confrère, la

Nîmoise qui torée à cheval annonçait qu’elle

serait présente dans ses arènes en septembre.

Prudente et raisonnée, la belle cavalière a tenu

à rectifier à Séville en indiquant que rien n’était

fait. Elle sera en tout cas présente en France à

Mont de Marsan, Bayonne et aux Saintes Maries

de la Mer le 14 juillet. Pourvu que le public nîmois

retrouve cette artiste talentueuse sur ses

magnifiques chevaux au vent.

Hasta Luego ouvre son académie

La compagnie de spectacle équestre basée sur

la route de Beaucaire va mettre le pied à l’étrier

10 élèves sélectionnés sur le volet. Erik Hasta

Luego, ancien champion de voltige, veut transmettre

son savoir-faire. Il est immense et fait

l’objet chaque année d’une tournée européenne.

Les futurs cavaliers seront peut-être les cavaliers

d’Hasta Luego. En attendant, ils vont passer

deux ans dans un cadre idyllique et au milieu des

chevaux. Bon vent !

Denis Bouad et son franc-parler

En conférence de presse pour défendre la gestion

du Pont du Gard le 29 avril, le 1er Vice-président

du Conseil général du Gard a répondu de

façon imagée à un journaliste d’un titre national

lui demandant pourquoi il n’avait pas envisagé

de faire comme à Nîmes avec Culturespaces,

une délégation de service public pour gérer les

monuments romains. L’élu a indiqué : « avec la

délégation de service public tu finis par être cocu

alors que tu as payé la chambre ». Eclats de rire

nourris parmi les rangs.

www.unanimes.fr / N°34 / Mai 2013 / 13


Le siège social

Vincent Bastide

Un magasin

Famille

eponyme

La famille nîmoise Bastide a donné son nom à l’entreprise Bastide Le

Confort Médical installée à Caissargues. Créée en 1977, elle emploie

1050 salariés. C’est une des plus belles réussites économiques de la région.

14 / Mai 2013 / N°34 / www.unanimes.fr


Bastide le confort médical

en quelques chiffres :

Chiffres d’affaire 135 millions d’euros

1050 collaborateurs en France

Le cours de bourse : 9 euros

Création : 1977

Valorisation de l’entreprise :

70-80 millions d’euros

Le magazine « Une à Nîmes » s’est créé en mai

2010, il y a tout juste trois ans. Vincent Bastide,

40 ans et directeur général de Bastide le confort

médical, avait gentiment accepté d’être le premier

à avoir son portrait dans nos pages. Aujourd’hui la

rédaction vous propose de découvrir l’histoire et

l’actualité d’une réussite familiale née à Nîmes en

1977. Elle a été créée par son actuel Président fondateur,

Guy Bastide. Ce nîmois originaire de Rodez

dans l’Aveyron aime à le raconter « jeune pharmacien,

je livrais mes premiers clients avec ma 4L ».

Depuis que de chemins parcourus avec une introduction

en bourse au second marché en 1997 et

aujourd’hui une entreprise implantée dans toute la

France avec 95 points de vente. L’entreprise réalise

un chiffre d’affaire de 135 millions d’euros et emploie

1050 collaborateurs dont 135 au siège situé

en zone euro 2000 de Caissargues.

Un métier tourné vers l’humain

« Pour ma part, cette société est remarquable car

elle recrute en permanence. Ils ont dépassé cette

année le cap des 1 000 salariés» explique Guillaume

Mollaret, journaliste économique pour Le

Figaro. Alors que Nîmes souffre d’avoir des salariés

issus du service public (Hôpital, Conseil général

et Ville de Nîmes), Bastide Le Confort Médical

fait figure d’exception dans le paysage économique

gardois. Sa croissance s’est faite dans une relative

discrétion et humilité à l’image du tempérament

de son fondateur. Le fils Vincent n’est pas devenu

directeur général du jour au lendemain. Il a commencé

comme responsable de l’agence de Nîmes

pour gravir un à un les échelons de l’entreprise

et ainsi mieux se rendre compte des spécificités «

d’un métier tourné vers l’humain ».

Une identité plus médicale

L’entreprise familiale se bagarre avec les géants

du secteur mondial que sont Air liquide (France),

Nestlé (pour le diabète) ou Air Product (USA). Elle

est valorisée près de 70 à 80 millions d’euros par

les spécialistes de la bourse. Si pendant les trente

premières années Bastide LCM a souhaité se développer

au travers de ses agences et de la vente de

matériel médical, son directeur général mène une

stratégie diversifiée visant à se centrer sur les problématiques

« de l’assistance respiratoire, le traitement

du diabète de type 1 et de la perfusion-nutrition

». L’entreprise se veut en prise directe avec les

préoccupations des français en matière de santé

publique. « Notre métier évolue vers une identité

plus médicale pour soigner les apnées du sommeil

ou les malades du cancer » indique le jeune quadra.

Cette nouvelle direction « donne un caractère

plus noble et plus valorisant » à son activité et surtout

elle cible des niches à fortes plus-values.

Commercialiser les produits du futur

L’avenir se conjugue au pluriel. « J’étudie le projet

d’acquisition d’une entreprise en Belgique »

explique Vincent Bastide. L’entreprise va-t-elle

franchir les frontières de l’Europe ? Réponse dans

quelques mois. En matière d’innovation, l’entreprise

cherche à proposer les produits du futur

comme, par exemple, cette pompe à morphine qui

peut se déclencher à distance par un médecin via

son ordinateur connecté en 3G. « Notre souci est

de favoriser l’autonomie de nos patients malades

» rajoute Vincent. Les objectifs sont clairement

posés : un chiffre d’affaire de 150 millions d’euros

d’ici un an, atteindre le cap des 1 200 salariés et

agrandir le siège de 1 400 mètres carrés.

La famille Aveyronnaise ne s’imaginait pas se développer

ici à Nîmes. Installée à Marseille, elle a

trouvé un peu par hasard une pharmacie à acheter.

Elle se tenait à l’angle du boulevard V. Hugo et de

la rue de la Madeleine. Et puis la vieille 4L a laissé

place à une flotte impressionnante de véhicules

siglés d’une marque éponyme.

Jérôme Puech

www.unanimes.fr / N°34 / Mai 2013 / 15


Exilé Nîmois

Une rubrique pour les nîmois loin de leur terre natale

Chaque mois, Une à Nîmes

donne la parole à un de nos

concitoyens expatriés plus ou

moins loin de sa Tour Magne

natale. Alors après Strasbourg,

Montpellier, Séville, le Liban, le

Japon, Paris, Milan, Londres,

le Canada, le Turkménistan

le Mexique, Sydney, Miami,

Prague et Marie Galante, Varsovie,

la Thaïlande, le Qatar,

Brisbane, le Brésil, les USA et

l’ Espagne, nous voici à Buenos

Aires en Argentine.

Un tango

a buenos Aires.

Ludivine vit Buenos Aires (Arg)

Ludivine Balana vit en couple avec un Argentin.

C’est une danseuse passionnée par le

tango argentin, justement.

16 / Avril 2013 / N°33 / www.unanimes.fr


En partenariat avec le site www.racinessud.com

allez boire une Quilmes à 4h du mat’...

Pourquoi avoir fait le choix de

vivre en Argentine ?

Je n’ai que 27 ans, ce n’est pas un

choix de vie définitif. Je suis partie en

Argentine il y a un an car le continent

tout entier m’attire, j’ai vécu à

Cuba aussi. Je parle espagnol depuis

longtemps, j’ai grandi dans notre

culture hispano-nîmoise (mon grandpère

est Catalan) et je danse le tango

depuis 7 ans. Buenos Aires était une

des destinations qui m’attirée et j’ai

surtout voulu suivre un défi personnel.

Il n’est pas dit que je vivrai longtemps

ici, mais pour l’instant, je m’y

sens bien. De toute façon, je me sens

heureuse partout où je vais.

Le tango a-t-il été un moteur

dans votre choix ?

C’était l’un d’eux, oui, puisque j’ai

commencé à apprendre à le danser

il y a 7 ans et que je ne pense pas

qu’il y ait une ville plus à même de

me permettre de me perfectionner.

Cependant, Buenos Aires est connue

pour beaucoup d’autres trésors et

celui qui m’intéressait le plus : le

dynamisme de sa culture, de façon

générale. Aujourd’hui, presque par

hasard, j’ai été repérée par un producteur

avec mon ami et nous allons

enregistrer un disque de tangos franco-argentins

qui sortira vers le mois

de mai. Il s’agit d’un duo guitare et

chant: «Aluzinahu».

A quoi ressemblent vos journées-type

?

Je me lève vers les 9h, déjeune sur

ma terrasse, puis je me mets au

travail, pas facile vu que j’ai 3 ou

4 fonctions, toutes bénévoles pour

l’instant. Je travaille souvent depuis

chez moi ou vais à l’un de mes 2 bureaux.

Le matin, je m’occupe en général

du festival de Tango coopératif

que nous sommes en train de créer

avec le grand Centre Culturel de la

Coopération et dont je suis l’une des

directrices.

L’après-midi, je suis productrice et

coordinatrice d’un festival de cinéma

latino-arabe, impliquée dans la

diffusion des atrocités commises en

terre palestine par l’État d’Israel. Je

traduits à cet effet un essai, depuis

chez moi.. En fin de journée, je vais

donner parfois un cours de français

pour financer ma vie ici.

Le soir, je vais répéter avec mon

ami pour le premier disque d’Aluzinahu.

Plus tard, je sors, souvent en

milonga (= bal de tango) mais pas

uniquement. Le week-end, je fais le

ménage, dors plus longtemps... il

m’arrive aussi de travailler pour une

revue culturelle dans laquelle je suis

rédactrice, ou bien je termine une

tache en cours.

Quels conseils donneriez-vous

à un Nîmois qui arrive à Buenos

Aires ?

S’ils viennent pour le tango, ils ne devraient

pas se contenter des circuits

touristiques qui n’ont rien à voir avec

le vrai Buenos Aires et sont donc très

éloignés du tango. Allez manger une

pizza ou boire une Quilmes à 4h du

matin en sortant de la milonga, restez

dans un parc quelques heures,

lisez Cortazar, Borges et Arlt, sortez

au théâtre et au cinéma si vous comprenez

l’espagnol, entrez en relation

avec des porteños, prenez le ptit

déj dans un vieux café du quartier,

intéressez-vous à l’histoire et la politique...

C’est tout ça le tango!

Quelles sont les différences et

les similitudes entre Nîmes et

Buenos Aires ?

Pour avoir vécu à Paris un petit moment,

je peux certifier que l’acclimatation

à Buenos Aires est pluôt facile.

D’abord et surtout par rapport au climat,

violent dans la chaleur et le bleu

de son ciel comme dans ses bourrasques

ou ses pluies torrentielles. Et

puis Buenos Aires compte beaucoup

de Méditerranéens parmi ses habitants,

nos références sont très semblables,

sur la famille, la nourriture, la

culture du café en terrasse... Ce qui

change? La langue, essentiellement,

et surtout la taille de cette ville, qui

sous ses airs parfois paresseux est

une énorme machine! Ah, il y a autre

chose: dans ce pays, contrairement à

d’autres hispanophones, il existe une

traduction parfaite de la «flemme»:

on dit «fiaca»!

Propos recueillis par Jérôme Puech

www.unanimes.fr / N°33 / Avril 2013 / 17


Reg’ Arts

Reg’Arts

Virgine Gautier au centre

Sur les nîmois qui vont au festival

de Cannes...

18 / Mai 2013 / N°34 / www.unanimes.fr


Evrard Zaouche

Le festival de Cannes débute en même temps que la féria de Nîmes, soit le

15 mai, et se termine le 26 mai. Pour autant ils sont nombreux à s’y rendre

avec joie, passion et pour des raisons professionnelles. Qui sont ces Nîmois

qui se rendent cette année au festival de Cannes et pour y faire quoi ?

La féria de Nîmes et le festival de Cannes sont

des événements majeurs en France. Ils se tutoient,

se jalousent, se concurrencent parfois

et ils s’échangent du public. Nombreux sont les

Nîmois qui participent chaque année au festival

de Cannes. Ainsi Bernadette Lafont convainc le

réalisateur François Truffaut de venir tourner «

Les mistons » (sorti en 1957) à la fin du festival

de Cannes de 1956.

Les passerelles ne manquent pas dans le passé

et dans le présent. D’ailleurs cette année le film

de Michael Kohlhass, d’Arnaud des Pallières, dont

le tournage s’est déroulé en septembre 2011 au

domaine des Boissets en Lozère et au château

d’Aujac dans le Gard, est en lice pour la Palme

d’Or. Celui de Suzanne, de Kattel Quillévéré, sera

le film d’ouverture de la Semaine de la Critique.

Le tournage s’est déroulé à Alès, Nîmes et Sète.

Cyril Rigon pour son film:

Le jeune réalisateur tournera en Sardaigne en

septembre les images de son long métrage

avec la participation de Gérard Depardieu. Aller

à Cannes est pour lui le moment « de finir

le casting et de trouver des co-productions ».

Il anticipera également sur les distributeurs

prochains de son premier film. En plus, Cyril

proposera un film pour la fondation de Sean

Penn lors d’une soirée de charité pour « Heart

found » le mardi 21 mai.

Un propriétaire de salles de cinéma

Evrard Zaouche est le futur propriétaire d’un cinéma qui

ouvrira à Nîmes en 2014 sur le triangle de la gare. « Je

vais à Cannes pour rencontrer du monde. Il s’agit pour

mon projet de boucler le montage financier et technique

du cinéma. Je pense me faire au moins une montée des

marches durant mon séjour de quatre jours », indiquet-il

avec envie. Mais d’abord, il fera la féria de Nîmes car

sa femme tient un restaurant et plusieurs affaires dans

le cœur de ville.

Des trajectoires différentes tournées vers

les écrans

Virginie Gautier va à Cannes depuis 20 ans. Auparavant

son statut de responsable de festival de cinéma de Lunel

ou d’employée dans une boîte de distribution lui assurait

un motif professionnel à sa présence sur la Croisette.

Cette année, elle bénéficie d’une accréditation toujours

valable dans le but de « voir des films et encore des

films » en tant que passionnée.

Arnaud Agnel, ancien étudiant à Nîmes, est un acteur de

théâtre et de cinéma. « Le festival est l’occasion de montrer

ma bande-démo et de provoquer des rencontres »,

explique-t-il. En 2011, Arnaud s’est fait remarquer dans

la catégorie court-métrage puisque son film était dans

la sélection « short film-corner ». Aujourd’hui, il rêve

d’échanger avec un agent qui lui mettra le pied à l’étrier

dans une profession où il est très difficile de se faire

connaître.

Jérôme Puech

Retrouvez ma chronique journalière sur le festival de

Cannes sur www.uneanimes.fr et sur la radio RAJE

(102.5 fm) à partir du 21 mai.

www.unanimes.fr / N°34 / Mai 2013 / 19


FERIA DE NIMES

8 rue Thoumayne

Du 15 au 20 mai 2013

Le programme :

Généreux, souriant, Pierre Yves Amberni expert des Férias de

Béziers (Responsable La Bodeguita face aux Arènes de Béziers),

se lance le défi de faire revivre l’illustre et mythique Bodéga du

Poète dont les Nîmois se souviennent à travers Sophie et Jean-

Pierre Vidal ses fondateurs.

Le décor intérieur demeure, pour cette féria mise en scène des

murs par Yash Godebski, l’artiste Nîmois des contrastes, de la

lumière et de l’ombre avec son exposition Toros -Sud –Urbain.

Une pièce reste toutes fois dédiée aux photos souvenirs de

l’époque du poète.

Côté extérieur, la terrasse et le couloir (nouveau) revisités tout

en couleur et luminosité, pour des moments de convivialité

autour d’un verre et quelques tapas.

Mercredi 15 Mai

Inauguration et Vernissage de Yash Godebski à partir de 19H30

Invité d’Honneur Jean-Pierre Vidal Le Poète

A partir de 21H00 Ambiance Bodega DJ ASSOIF

Jeudi 16 Mai :

« Revernissage » pour ceux qui étaient absents la veille à

19H3O

21H00 Ambiance Bodega DJ ASSOIF

Vendredi 17 Mai:

DJ JEROME aux platines

Samedi 18 mai:

DJ ASSOIF

Dimanche 19 Mai:

DJ JEROME

Présence du showman Fred KARATO au Saxo l’un des saxophonistes

les plus convoités des scènes électroparisiennes et

internationales.

Lundi 20 Mai:

Le Final : Soirée des Partenaires, des Commerçants et des

inconditionnels du dernier soir de féria avec DJ ASSOIF et la

présence de Fred KARATO au Saxo.

Espace restauration midi et soir dans la rue Thoumayne

(Espace réservé Bodega du Poète)

A la Bodega Midi et Soir Tapas et Pata negra

Une des oeuvres de Yash Gobebski visible à la bodega

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