Les papys

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Les papys - Une à Nîmes

gratuit N°35

Le e-magazine des gens qui aiment leur ville

Juin 2013

Pour un alizé

de Camille

selon le Belge

Les jardins

secrets enfin

dévoilés !

Les papys

flinguent-ils Nîmes ?

La vie d’artiste

de Magali à Las

Vegas (USA)

Julien

Servy

Portrait

d’un

galériste

L’interview

exclusive

de Norman

Foster !

www.uneanimes.fr


Photo J.P. Palomar sur la page Facebook «Un autre regard»

sommaire,

A la Une :

Les papys flinguent-ils Nîmes ? Regards de vieux nîmois.................................................. 4 - 5

Rétro: le Jean-Jo et ses multiples vies.......................................................................................... 6-7

La chronique du belge............................................................................................................................. 8

Portrait: Julien Servy, artiste taurin.......................................................................................... 10-11

Chroniques de ville ................................................................................................................................ 13

Commerce mythique: l’hôtel de charme les jardins secrets............................................ 14-15

Expatriés: une reconversion de la gymnaste Magali Chacon (USA)............................. 16-17

Reg’art: interview exclusive de Norman Foster/ Carré d’art......................................... 18-19

Un mois,

un mot nîmois...

Roumegaïre:

Quelqu’un qui a la faculté de râler souvent «Celui-là n’arrête

pas de râler, quel roumegaïre» dixit Nicolas Gille.

2 / Juin 2013 / N°35 / www.uneanimes.fr

UNE à NÎMES

Directeur de la publication : Jérôme Puech. Rédacteurs: Georges Mathon, Olivier Vaillant, Antonin Mareschal et Jérôme

Puech. Photographes: Alain Bérard, la rédaction et Google images. Webmaster: Tommy Desimone. Maquette: Agence

Binome. Relecture: Aurélia Dubuc. Nous écrire: uneanimeslemag@gmail.com. Site : www.uneanimes.fr. Retrouvez tous

les n°. Mensuel et gratuit. Dépôt légal numérique BNF. Diffusion: 13 000 destinataires mail. Régie publicitaire: Esprit

Média: 04 66 29 75 19.


Mon attachement à Nîmes

Ouvrant la petite application «antidote» je trouve sous «attachement : sentiment

d’affection, de sympathie durable», ce qui me rappelle les théories de

Bowlby, psychiatre, sur l’attachement. En tant que Montfrinois d’origine, il a

fallu que je me détache de mes origines pour trouver une nouvelle figure d’attachement.

Question : est-ce que cette ville de Nîmes peut représenter cette

figure d’attachement pour y permettre développement et épanouissement?

Si les premières figures de l’attachement se trouvent dans la famille, il me

semble intéressant de réfléchir la ville sous les divers aspects de la famille et

pour cela, à partir de deux des conditions essentielles d’une famille: les individus

la composant et l’origine de la famille.

Des monuments historiques

Bien sûr que la dose de confiance en soi, administrée par les premières figures

d’attachement, permettent d’explorer un nouveau lieu. Par cela, les grands

monuments historiques de la ville peuvent représenter des re-Pères.

En parallèle, ces monuments nous racontent une/notre histoire et l’enracinement

profond que connaît la ville en tant que colonie Romaine.

Nicolas Sahuc,

né le 9 octobre 1978 à

Nîmes, est diététicien, spécialisé

dans les troubles alimentaires

et étudiant en master

philosophie éthique médicale.

Il intervient régulièrement

sur France 2 dans l’émission

« Toute une histoire » et

quelques fois sur les ondes

de la radio France Bleu.

En 2007, il a co-fondé une

association ACT « redonnons

du sens au comportement alimentaire

». Certains Nîmois

le connaissent aussi comme

musicien dans la fanfare des

Peillasses.

Ces racines nous montrent d’où l’on vient et nous assurent confiance pour

aller là où l’on veut. Cela est essentiel pour le développement d’un individu, si

les racines sont biologiques dans la famille, elles le sont dans la ville par ces

monuments.

Ville du genre féminin

Si l’on parle du genre féminin de la ville, peut-on retrouver des symboles de

la féminité dans la ville?

Sur le plan historique, la ville possédait un mur protecteur, tel l’enfant dans

le ventre de sa mère ; cette barrière protectrice crée une «enceinte». Et c’est

dans cette enceinte que l’on retrouve les arènes, où se rejouent la vie et la

mort dans un rapport symbolique entre la nature et l’homme.

Si dans cette arène le petit d’homme maîtrise l’épée plus que le feu, cela lui

permet de faire face à l’animal, créant ainsi un ensemble d’émotions qui va

se diffuser dans le reste de la ville pendant les férias. La joie d’être vivant

devient contagieuse par les pulsations de ce coeur d’arène, vibrant d’émotion

et de vie.

Ces battements cardiaques qui influent un rythme nouveau aujourd’hui par

les chantiers entrepris qui offrent aux habitants la possibilité de déambuler au

grès des nouvelles avenues.

Sur le chemin

Ces nouveaux chemins proposent le magique de la rencontre. En sécurité, les

individus peuvent se croiser aux diverses heures de la semaine. C’est par ces

rencontres répétées que les lieux et les visages nous deviennent familiers. Ces

visages familiers transmettent un étrange sentiment qui lie les personnes :

«oui je te reconnais». Très rapidement, au fil des rencontres et des soirées, la

politesse pour se dire bonjour devient sympathie, faisant passer de la poignée

de mains à l’embrassade fraternelle.

C’est en déambulant dans les rues et avenues que je rencontre l’âme de cette

ville qui me devient familière et qui me permet de m’épanouir. Oui, par son

âme, ses racines, son féminin, la ville de Nîmes est une figure sympathique,

affective et représentant une figure d’attachement.

www.uneanimes.fr / N°35 / Juin 2013 / 3


Sujet à la Une

André 86 ans

Les papys flinguent-ils la ville ?

Regards de vieux sages...

Selon les chiffres de l’INSEE de

2009, les plus de 60 ans représente

¼ de la population nîmoise.

Ils seront encore plus

nombreux dans les années à

venir. Cette catégorie de la population

consomme, vote et surtout

s’exprime bien volontiers

lorsque vous leur demandez de

vous dire ce qu’il pense de Nîmes

aujourd’hui.

Les derniers aménagements

appréciés

Que ce soit l’Esplanade Charles

de Gaulle, l’avenue Feuchères

ou encore la récente avenue

Jean-Jaurès, tous les interrogés

saluent le travail engagé par la

municipalité. « Ils ont embelli la

ville » reconnaît Philippe 68 ans

ancien cadre dans une célèbre

banque du boulevard Victor

Hugo. Jean, 67 ans, habite avec

sa femme dans un petit pavillon

non loin du Jean-Jaurès, il est

ravi. « Ce sont de vrais magiciens

» indique sans aucune ironie Régis,

66 ans l’ancien comptable. Il

relève que les finances de la ville

sont en difficultés et que malgré

cela les élus ont réalisé de beaux

investissements.

Un centre-ville à l’agonie

Après les bons points, les mauvais.

La mort du centre-ville

est observée avec beaucoup de

regrets parmi les interviewés.

Guy, 69 ans, se désole de ne plus

voir autant de monde lorsqu’il

déambule chaque jour dans les

rues piétonnes. Il voit le bar qu’il

tenait – le Napoléon situé sur le

boulevard V. Hugo – mourir à

petits feux. « Je suis vraiment

triste de voir les nîmois préférer

le commerce de périphérie ». La

crise économique se ressent à la

vue des commerces qui ferment

et ne rouvrent pas. Pour Philippe,

il est clair que les nîmois ont

moins d’argent qu’auparavant.

Pour André, le problème c’est «

que les gens ne trouvent plus

aussi facilement à se garer, voilà

tout ».

4 / Mai 2013 / N°34 / www.uneanimes.fr


5 témoins:

Dominique, 61 ans

Un attachement toujours aussi fort

Si les papys n’hésitent pas à critiquer leur ville, ils

n’en demeurent pas moins très attachés. C’est le

cas de Dominique, 61 ans, qui s’exclame : « J’adore

ma ville et je la défendrai toujours ». Pour Christian,

65, « notre ville est la plus belle du monde, il suffit

de voyager pour s’en rendre compte ». André, 86

ans est le chef d’une bande qui rôde tous les jours

aux abords du Bosquet. « La ville est toujours belle

même avec les conneries qu’ils font. Moi dès que

je m’éloigne ma ville me manque. C’est incroyable

mais c’est ainsi et ma femme, espagnole, elle ne

comprend pas ça ! ».

Guy 69 ans

J’ai le sentiment d’une ville qui

s’appauvrit. Regardez le centre

ville, il n’y a plus personne. Ils

vont tous dans les commerces

de périphérie. C’est triste.

J’adore ma ville et je la défendrai

toujours. Je regrette

la saleté des gens. Et puis

je me sens en insécurité le

samedi en centre-ville. c’est

dommage.

Le rapport aux autres qui interroge

« Je n’ose plus aller en centre-ville le mercredi et

samedi après-midi » lâche Dominique. Pour André,

Nîmes a perdu son charme en devenant une

« trop» grande ville». « Tout le monde a peur de

l’autre, on ne se dit plus bonjour » appuie Jean devant

son épouse qui acquiesce du regard. Certains

témoignages expriment une vraie défiance pour les

dernières populations arrivées. Faut-il pour autant

traduire cela par une volonté de ne pas reconnaître

l’autre comme un vrai « nîmois » ? Pourtant Régis

aime Nîmes parce que « cela reste à échelle humaine

». Il adore marcher en ville tout en saluant

tous les 300 mètres ici un visage connu là un ami

fidèle.

Jean 67 ans

Christian 65 ans

Notre ville est la plus belle du

monde. J’y suis né donc je

suis attaché à Nîmes. Plus elle

grande moins elle semble humaine.

Finalement nos papys ne versent pas fatalement

dans la nostalgie de Nîmes. Ils voient notre ville

évoluer avec un regard partagé et parfois très juste

sur des nîmois qui se replient sur eux-mêmes. Les

papys n’ont pas sorti les flingues. Ils aspirent seulement

à continuer à vivre en paix dans une ville à

laquelle ils sont profondément attachés.

C’était mieux avant, il y avait

moins de personnes étrangères

et moins de voitures.

Avant les gens se parlaient,

se disaient bonjour. Tout le

monde a peur. Nous sommes

trop nombreux.

Philippe 68 ans

Ils ont embelli la ville.

Elle est jolie à regarder.

Il est facile de circuler. Je

note qu’il est difficile de

sa garer aux bosquets.

www.uneanimes.fr / N°34 / Mai 2013 / 5


Dans le Rétro

La fabuleuse histoire des champs elysees nimois

Le Jean-Jo

avant

Ses origines datent de 1871

Fraîchement inaugurée, l’avenue Jean-Jaurès a revêtu son nouveau visage

grâce à l’architecte Jean-Michel Wilmotte. C’est l’occasion idéale de

se replonger dans les archives pour comprendre ses différentes vies.

Ses diverses appellations

En 1871, le boulevard du Cours

Neuf, (Jean-Jaurès), amorcé

lors de la création du jardin de

la Fontaine, prolongé ensuite

jusqu’au premier rond-point

(place Jules-Guesde), et prolongé

en 1866 jusqu’au second

rond-point (place Séverine), fut

terminé jusqu’au chemin de fer

de Montpellier.

A l’avènement de la IIIe république,

le Boulevard du Coursneuf

sera baptisé Boulevard de

la République jusqu’au 26 septembre

1919, date où il prendra

le nom de Boulevard Jean-Jaurès.

En 1940, le gouvernement

de Vichy remplacera son nom

par avenue de la Camargue. A

la libération, il reprendra le nom

de Jean-Jaurès mais gardera son

titre d’Avenue.

Sa naissance dans le prolongement

des jardins de la Fontaine

La création de ce boulevard remonte

à l’époque où Maréchal

traça la nouvelle disposition des

canaux et du jardin de la Fontaine.

D’après cet architecte,

tout ce quartier était soumis

à un plan uniforme, les maisons

situées le long et autour

de la promenade devaient être

construites sur le même modèle

et l’on voit encore à l’angle de

plusieurs rues des murs établis

d’après ses indications.

Le plan de Mareschal ne fut exécuté

que jusqu’à la hauteur de

la rue du Mail. A cet endroit, il

y avait une différence de niveau

assez considérable et l’on n’avait

accès dans la susdite rue qu’au

moyen de plusieurs marches

d’escalier.

Une seconde vie pour

donner du travail à tous

II était dit que ce ne serait

qu’une seconde révolution qui

ferait continuer l’exécution d’un

projet qui aujourd’hui s’impose

de lui-même. En effet, en 1870,

un chantier municipal fut ouvert

pour les ouvriers sans travail,

et, cette fois, les travaux furent

poussés presque jusqu’à la route

de Montpellier (au niveau de

6 / Juin 2013 / N°35 / www.uneanimes.fr


En 1921, la Foire de la Saint Michel s’installe

l’actuelle place Séverine). De sorte qu’il ne

reste plus que peu de terrain à acquérir pour

que l’oeuvre soit terminée. Cette belle promenade

digne d’une grande ville recevra, dans un

intérêt historique, un nom rappelant ses deux

origines républicaines.

Des découvertes incroyables

Pendant qu’on ouvrait les tranchées destinées

à recevoir les aqueducs et les plantations, on a

découvert une très grande quantité de vestiges

de l’occupation romaine : mosaïques, vases,

lampes, tombeaux, monnaies et bronzes divers.

Tout a été recueilli et décrit dans les archives

de notre Académie. On sait, en effet,

que le quartier de la Fontaine était alors occupé

par les plus riches habitants, que le quai du

Cadereau était la rue des Orfèvres et que le

Champ de Mars où avaient lieu les courses de

chars occupait l’emplacement devenu plus tard

le Jeu de Mail.

Longtemps un lieu de foire

L’actuelle avenue Jean-Jaurès accueillit de

nombreuses années la foire de la Saint-Michel.

En 1921, la foire s’installe pour plusieurs années

ici après de multiples essais et aller-retour

sur d’autres lieux de la ville. Aujourd’hui,

les forains ne sont plus les bienvenus et cela

donne lieu à des échanges « musclés » entre la

ville et cette corporation « rugueuse » comme

lors de la dernière féria.

Georges Mathon

www.nemausensis.com

www.uneanimes.fr / N°35 / Juin 2013 / 7


Expression

Chronique du belge

Pour un alizé de

Camille

Ca y est, j’ai pris ma revenja sur

l’Histoire. Aujourd’hui c’est un

Gaulois qui a fait de Nemausus sa

colonie. César l’avait dit : de tous les

peuples de la Gaule, les belges sont

les plus braves !

J’ai donc inauguré cette nouvelle vie

nîmoise avec les Jeux Romains : je

me suis donc rapidement retrouvé

comme un pauret légionnaire affamé,

errant sur le Victor Hugo...

Oh mais voilà un joli menu romain

bien alléchant, avec une serveuse à

l’avenant et des alizés de sucs gourmands

qui viennent chatouiller mes

papilles !

Première tentative, ils refusent de

prendre ma réservation sous prétexte

que ce sont les Jeux Romains.

Je repasse une demi-heure plus tard

où ils m’annoncent nonchalamment

que «désolé, mais nous ne prenons

pas les personnes seules.» Adieu les

Alizés, je n’y remettrai plus jamais

les pès, y compris le jour où je serai

accompagné d’une femme ou des

amis à faire manjar.

Je fus un torista ne connaissant pas

plus Nîmes que ça, j’aurais vite

catalogué les restaurateurs nîmois

et cette vila de «célibataires non

grata», bravo la réputation... Déjà

qu’on ne peut même plus intrar dans

les Arènes tout seul !

Heureusement, le Paseo, le Café

Carré, les Artistes, le Ciel de Nîmes,

L’Othentic, Chez l’belge ou encore

les Magnolias ne se sont jamais

comportés de la sorte à mon égard,

l’onor est sauf.

A peines passées ces premières émotions

que, déjà, la Féria de Pentecôte

pointait le bout de ses orages. Entre

annulations de festivités et rues désertes

pour une féria, les bodegas de

Chez Jany et de Une à Nîmes (alias

des Poètes) étaient fidèles au poste

pour mettre de l’ambiance dans mon

quartier. Alors, pour la polidesa,

très charmante et fofolle Camille à

lunettes (merci Gotainer pour cette

chanson mythique) : non, on ne se

moque pas d’un pauvre belge fatigué,

qui a bossé toute la jornada et

qui danse comme un coincé de peur

de perdre son pull dans la bière qui

jonche le sol...

Mais ravi quand même de t’avoir

croisé, même si j’aurais préféré que

ce soit sur la terrasse ensoleillée

d’un café plutôt que sur une piste

de danse. Ah oui, aussi : à Nîmes,

quand on boit de la bière, on boit de

la Barbaude, peuchère!

Bon alleï j’y vais une fwé... Colnem

e al cóp que ven !

Picholin Lebelge.

Picholin

LE

Belge

Je suis définitivement

à Nîmes

depuis le 1er

mai...je peux

désormais vivre

Nîmes avec une

grande joie.

8 / Juin 2013 / N°35 / www.uneanimes.fr


Rencontre Nîmoise

Un Nîmois :

Nimeno II, le matador, pour son

côté gamin de village, parce que

son visage m’a marqué, enfant ;

parce qu’il a réussi à décrocher

les étoiles, parce qu’il a touché

les Nîmois d’une belle manière...

Un événement :

la corrida de 11h30 les dimanches

de féria. Les esprits

embrouillés par la fête de la

vieille, assis sur les pierres

chaudes de l’amphi, avec toutes

les attentes et les espoirs d’une

belle faena, d’un toro, d’une

rencontre.

Un lieu :

l’intérieur de l’Ecusson, la tête

en l’air, les balcons de plantes

grasses, les chapiteaux sculptés,

la pierre blanche ensoleillée,

derrière ce ciel bleu azur si

profond.

un artiste

dans l’aren

Julien SErVY

C’est d’un greffier un peu particulier dont je vais tirer le

portrait à la rue des Greffes. A hauteur du numéro dix, c’est

une véritable caverne d’Ali Baba qui vous aspire et vous

inspire ! A la gloire de Nîmes et de la tauromachie, Julien

Servy nous ouvre aujourd’hui son âme…

Portrait signé Olivier Vaillant

10 / Juin 2013 / N°35 / www.uneanimes.fr


«Quand on est jeune artiste amateur, c’est difficile de trouver une galerie»

e

Entre tauromachie et vieilles affiches

kitsch

Nîmois pure souche de 33 ans, l’âge du

Christ, Julien est de ceux qui ont quitté

Nîmes pendant un temps pour en ressentir

le manque et pouvoir pleinement l’apprécier.

D’abord parti faire des études de commerce

à Rennes, c’est lors d’un Erasmus à

Madrid puis d’un premier job à Barcelone

qu’il s’imprègne artistiquement de ce qui

va devenir un style à nul autre pareil. De

retour à Nîmes, il s’en donnera à coeurjoie,

pour finalement gravir les marches

du succès avec sa galerie «Toril d’Artistes»

inaugurée il y a maintenant deux ans.

«D’une part j’aime les couleurs vives voire

fluorescentes, telles qu’on les utilise dans

les habits de lumière entre autres. D’autre

part, j’ai toujours été attiré par le côté

ancien et kitsch des vieilles documentations

et autres affiches. J’apprécie de les

récupérer pour leur donner une nouvelle

vie, en leur incorporant ces couleurs vives.

A l’ensemble de tout ça on peut ajouter

tout l’univers qui règne autour de la tauromachie

: l’art sacré, les légendes, l’histoire

ancestrale de ces traditions...»

Des expos à l’Instant T...

Comment donc un brave étudiant en commerce

pouvait-il finir ainsi ? Bien avant

déjà, il était attiré par la peinture et le graphisme,

deux arts qu’il a toujours menés

en parallèle de ses études et autres activités.

C’est ainsi que plutôt que de devenir

représentant de commerce pour une multinationale

quelconque, c’est chez Cultura

qu’il deviendra spécialiste en loisirs,

créations et beaux-arts. Il complètera sa

formation par un diplôme de webmaster

graphiste, métier qu’il exerce en parallèle

du Toril. Outre ses activités de graphiste,

Julien se charge des expos qui ont lieu à

«l’Instant T» depuis six mois. «Aussi étonnant

que ça puisse paraître, je n’y ai pas

encore présenté d’oeuvres basées sur la

tauromachie.»

«Une ville éblouissante, à la luminosité

extraordinaire»

Dans ses oeuvres, il met joyeusement

en valeur la cité des Antonins. «Nîmes

est une ville à la luminosité extraordinaire,

avec des monuments romains incroyables.

Mais pour le comprendre, il faut

en être parti et avoir vu ailleurs avant de

se rendre compte combien cette ville est

éblouissante et attachante. Cette galerie

d’art, ici, sur Nîmes, c’est un rêve que je

concrétise!» Une galerie d’art qui accueille

également des artistes invités de temps

en temps... «Ca me permet de varier le

contenu du Toril, d’offrir d’autres styles et

d’autres genres.

Quand on est jeune artiste amateur, c’est

difficile de trouver une galerie où exposer.

Ici, je peux leur mettre le pied à l’étrier et

leur offrir un espace où ils pourront, j’espère,

acquérir un peu de notoriété sans

pour autant pratiquer des prix excessifs,

car leurs oeuvres doivent quand même

rester accessibles financièrement au grand

public : c’est un des principes de base du

Toril. Pour les sélectionner, je fonctionne

au coup de coeur. J’apprécie quand leur

style est complémentaire du mien, quand

ils apportent quelque chose que je n’ai

pas. Ca me permet d’éviter de m’enfermer

dans mon style.»

www.uneanimes.fr / N°35 / Juin 2013 / 11


F OOTBALL H ANDISPORT N IMOIS

Nîmes le 1er juin 2013

Bonjour,

Je m’appelle Hugo et j’adore jouer au football !

Tous les samedis, je regarde depuis la touche mon frère jumeau Lucas

jouer au football avec son équipe du Nîmes Olympique U9. Atteint d’une

maladie neurodégénérative, je ne peux pas malheureusement jouer avec

lui.

Alors mes parents, Laure et Sébastien ont eu la bonne idée de créer une

association pour que je puisse jouer avec des enfantr comme moi au

football. Mon oncle Christophe nous sponsorise avec son travail.

Je cherche des copains pour jouer avec moi. Donc si tu as entre 8 et 15

ans et si tu as des difficultés qui t’empêchent de jouer au football normalement,

j’aimerai beaucoup que tu appelles mes parents pour que l’on

se retrouve tout simplement.

Fais vite car je suis impatient de jouer et de montrer à mon frère tous

mes talents cachés !

Pour joindre l’association:

Football Handisport Nîmois

2 impasse de la liberté

30190 BRIGNON

Tel : 06.62.97.01.88 Mail : afhn30@gmail.com

Hugo


La ville en parle

Chroniques

de ville

Un festival à voir

Votre webmagazine est partenaire du Festival de l’image

qui aura lieu du 29 juin au 7 juillet à l’hôtel Atria à Nîmes.

Il est organisé notamment par Jean-Pierre Palomar et

Dominique Leroy. Ils participent tous deux à la réalisation

des vidéos que vous pouvez consulter sur notre site

www.uneanimes.fr. La série « J’irai chez ton voisin » et la

présentation mensuelle des sommaires (en haut à droite).

Nous vous recommandons de voir le film documentaire

sur l’Inde. Pour obtenir le programme complet : festivalmistral@gmail.com

Les soirées Pétanque et rosé

Si le beau temps n’est pas encore au rendez-vous,

sachez tout de même que l’opération « Pétanque

et rosé » sera reconduite cet été. Ces rencontres

auront lieu à Nîmes, aux Bosquets, les dimanches

7 juillet, 28 juillet et 1er septembre, à 19 heures.

Le principe est toujours le même : venir avec sa triplette

et une bouteille de rosé pour la partager avec

les participants. Un concours sans enjeu vous sera

proposé dans une ambiance très conviviale. Chaque

année, de très jolies femmes viennent en nombre à

ces soirées simples et sympathiques.

Le Pont du Gard sera-t-il gratuit pour

les Nîmois ?

La polémique n’en finit d’enfler autour du Pont du

Gard. En réponse, le directeur du site du Pont du

Gard propose à toutes les communes du Gard de

signer une convention permettant aux habitants de

ne plus payer l’accès à ce patrimoine romain. Jean-

Paul Fournier, le maire de Nîmes, va-t-il accepter

« le deal » ou va-t-il camper sur sa position pour

continuer à s’opposer politiquement au Conseil général

du Gard qui finance l’exploitation du Pont du

Gard ? Entre intérêt général et enjeu politicien, il

faut choisir.

Un prétendant à gauche pour la mairie

de Nîmes ?

Une source anonyme nous informe des ambitions

de Sébastien Gros, chef de cabinet de Manuel Valls,

pour les prochaines élections municipales de mars

2014 à Nîmes. Le PS nîmois étant toujours dans

l’expectative d’avoir un vrai leader – le président

du Conseil général du Gard (PS) a indiqué qu’il

donnerait sa réponse ce mois-ci – il se dit que le

collaborateur du ministre de l’intérieur se verrait

bien parachuté en terre romaine. Le mois dernier,

Sébastien Gros a d’ailleurs donné une conférence

sur le thème de la sécurité aux côtés de Damien

Alary à la fédération du Parti Socialiste. Peut-être

une première étape.

Quel sera le premier couple homosexuel

à se marier à Nîmes ?

Après le premier mariage homosexuel chez notre

voisin montpelliérain le 29 mai dernier, beaucoup

de Nîmois s’interrogent sur la date du premier mariage

du genre dans une ville dirigée par un maire

UMP franchement hostile au mariage pour tous.

«Une à Nîmes » cherche les premiers courageux du

côté du « Tralala », du « Lulu bar » ou encore de

«l’Anaba » pour couvrir cet événement.

Fournier candidat en mars 2014

Le maire UMP a confié à notre source qu’il annoncerait

sa candidature pour la mairie de Nîmes ce

mois-ci. Ce secret de polichinelle risque de gêner

Yvan Lachaud (UDI) qui se voyait bien calife à la

place du calife. Elu depuis 1983, Jean-Paul Fournier

va battre tous les records de longévité si les nîmois

le portent à nouveau à la mairie. Réponse en mars

2014.

www.uneanimes.fr / N°35 / Juin 2013 / 13


en totale

indiscretion

« Les Jardins Secrets » est sans doute le plus bel hôtel de Nîmes. Aussi

discret que charmant, cet endroit magnifique accueille sans faire de bruit

une clientèle de luxe et de stars en tout genre. Madame et monsieur Valentin

nous ouvrent ses portes.

14 / Juin 2013 / N°35 / www.uneanimes.fr


Les jardins secrets

en quelques chiffres :

15 chambres

5 à 12 salariés selon l’activité

De 195 à 450 euros pour une nuit

- 10% de baisse d’activité du à la crise

« Avec la Maison de Sophie en face, nous sommes

un peu le Sunset boulevard de Nîmes », explique

Madame Valentin, gestionnaire avec son époux de

cet hôtel de charme situé au 3 de la rue Gaston

Maruejols, à deux pas de l’avenue Carnot. Une

clientèle de luxe et des stars internationales séjournent

ici régulièrement en totale discrétion. Le

promeneur anonyme ne s’imagine pas en passant

devant cette façade quelconque de trouver un tel

joyau derrière ces murs froids. C’est bien tout l’esprit

de Nîmes qui se résume dans son aspect extérieur

: pudique, caché, réservé et si splendide à

l’intérieur. Les époux Valentin ont récupéré le bien

familial de la grand-mère de Madame, une certaine

Marie Moulin. « Elle était directrice d’école et habitait

dans la vieille maison rouge », indique la responsable

des lieux.

Le goût de recevoir

Un magnifique jardin vous invite à découvrir au

rez-de-chaussée des pièces décorées avec un goût

exquis. Le silence règne en maître sur chaque

espace dont le but est de vous faire vous sentir

reposé, serein et calme, comme si vous étiez chez

vous. « Les clients se croisent très rarement »

dans ce dédale de pièces tout aussi charmantes

les unes que les autres. Difficile d’imaginer d’anciennes

écuries du XVIIIème siècle aménagées.

Cela fait 8 ans que l’ancienne attachée de presse

et le journaliste-photographe ont décidé d’ouvrir

ce lieu à Nîmes. « Mon père déjà savait recevoir

lorsque nous vivions à Vallauris », indique celui qui

affirme être l’homme à tout faire : voiturier, jardinier,

accueil des clients… Il raconte à l’envie que sa

famille recevait un voisin pas comme les autres,

Jean Cocteau.

Des clients connus

Les clients viennent grâce à un bouche à oreille

international et grâce aux relations presse savamment

orchestré par la maîtresse de maison. Au

titre des « people » reçus aux Jardins Secrets, elle

cite volontiers Lolita Lempicka « une copine », Stevi

Wonder, Robert Plant, Patty Smith, Sting, David

Guetta, José Tomas, Norman Foster et même les

membres du groupe « Metallica ». « On a eu un

peu peur lorsqu’ils ont réservé 12 chambres mais

cela s’est très bien passé au final », avoue-t-elle.

Entre les stars qui se produisent aux arènes et Les

Jardins Secrets, il n’y a qu’un petit pas. Ce pas

est aussi franchi par les stars de la tauromachie

telle que José Tomas. « Il n’a pas dormi ici mais

il a réservé pour la journée avant son fameux

seul contre 6 en septembre dernier ». Le calme

était une nouvelle fois de rigueur avant-pendantaprès

la course. Ce calme est précisément ce que

recherche Simon Casas, le directeur des arènes,

lorsqu’il est présent lors des férias.

Un avenir multiple

L’avenir se conjugue au pluriel pour les propriétaires

des jardins secrets. Ils envisagent de

s’agrandir avec l’acquisition de nouveaux garages.

« Nous aimerions avoir le label Relais et château

mais pour cela il faut que nous fassions de la restauration.

Ce serait un bon moyen d’avoir plus de

clients en hiver », indique le propriétaire. Parents

de quatre enfants, le couple Valentin a encore du

mal à voir un des leurs « reprendre le flambeau ».

Il cite tout de même un des enfants qui « semble

avoir la fibre » mais pour l’heure il fait des études

en école d’architecture. Les jardins et ses secrets

vivront-ils longtemps ? Tout se fera dans la plus

grande des discrétions pour le bonheur éternel de

clients ravis.

www.jardinssecrets.net

Jérôme Puech

www.uneanimes.fr / N°35 / Juin 2013 / 15


Exilé Nîmois

Une rubrique pour les nîmois loin de leur terre natale

Chaque mois, Une à Nîmes

donne la parole à un de nos

concitoyens expatriés plus ou

moins loin de sa Tour Magne

natale. Alors après Strasbourg,

Montpellier, Séville, le Liban, le

Japon, Paris, Milan, Londres,

le Canada, le Turkménistan

le Mexique, Sydney, Miami,

Prague et Marie Galante, Varsovie,

la Thaïlande, le Qatar,

Brisbane, le Brésil, les USA,

l’Argentine et l’ Espagne, nous

voici à Las Vegas

Magali mise

sur las vegas !

Magali vit à Las Vegas (USA)

Magali est issue d’une famille du cirque. Elle

vit à Las Vegas où elle s’est longtemps produite

au Cirque du Soleil. Enceinte, elle se

prépare à être maman pour la seconde fois.

16 / Juin 2013 / N°35 / www.uneanimes.fr


En partenariat avec le site www.racinessud.com

«Mon mari m’a demandé en mariage

aux Jardins de la Fontaine»

Comment êtes-vous venue

à la gymnastique et au

spectacle ?

Mon grand-père paternel était

un acrobate et faisait les 1ères

parties des plus grands artistes:

Claude Francois, Dalida et bien

d’autres... Mon père continue et il

est toujours en activité, c’est dire!

Donc j’ai grandi dans le monde du

spectacle et fait ma 1ère scène à

l’âge de 8 ans en famille.

Je suis entrée au pôle France de

Gymnastique à Marseille à l’âge

de 11 ans et me suis concentrée

sur ma carrière gymnique.

J’ai intégré l’Equipe de France

à l’âge de 14 ans.Performer sur

scène a toujours été dans le coin

de mes pensées et je savais que

cela était ma destinée! Et c’est la

parfaite reconversion en tant que

gymnaste !

Pourquoi avoir-fait le choix

de vivre à Las Végas ?

Apres avoir fini ma mes études,

le Cirque du soleil m’a recruté, je

suis donc partie à Montréal pendant

5 mois pour une formation

générale aux arts du cirque puis

j’ai obtenu un contrat à Las Vegas

dans le show Mystère. Me voilà 8

ans plus tard et toujours à Las

Vegas.

Que faites-vous actuellement

?

Je me suis marée a un américain

il y a 4 ans (Jason Biltz). Nous

avons un petit garçon (Logan) de

2 ans et demi et une petit fille est

prévue pour début août ! Apres

avoir « performé » 7 ans sur Mystère,

j’ai décidé de prendre une

petite pause (de shows) pour me

consacrer à mes enfants et ma

vie de famille tout en créant de

nouveaux numéros acrobatiques

et en m’entraînant pour garder la

forme...

Que conseilleriez-vous à un

Nîmois qui viendrait visiter

Las Vegas ?

Je conseillerais à un Nîmois qui

vient à Vegas de me téléphoner

car je suis une très bonne guide!

Plus sérieusement, tout dépend

de ses centres d’intérêt: jouer ou

plutôt visiter les alentours et le

désert.

Quelles sont les différences

et les similitudes entre

Nîmes et Las Vegas ?

Est-ce que Nîmes vous

manque ?

Nîmes me manque beaucoup,

c’est évident ! Toute ma famille

est de Nîmes et nous sommes

tous très proches. Mon mari est

tombé fou amoureux de Nîmes,

de son histoire, de son architecture,

de tous les monuments car

il n’y a rien de tout ça à Las Vegas!

D’ailleurs, il m’a demandée en

mariage aux Jardins de la Fontaine

! C’est un de ses endroits

préférés... Et bien sûr la nourriture

française me manque et ma

brandade de Nîmes !

Comment envisagez-vous

votre avenir personnel et

pro ?

En ce qui concerne mon avenir,

tout d’abord l’arrivée de notre

princesse. Me remettre en forme

et vite remettre les pieds sur

scène car cela me manque beaucoup

après 1 an de «mère au

foyer».

Je tourne aussi de temps en

temps des publicités TV et cela

me plaît beaucoup. Et pourquoi

pas rêver et faire partie d’un film

à Hollywood. Ils aiment bien l’accent

français !

Euhh… Je n’en vois pas vraiment.

La vie est assez différente sur la

«Strip», la rue principale avec les

shows et les casinos, mais en dehors

de cette rue nous avons une

vie normale ou presque !

Propos recueillis par Jérôme

Puech et avec l’aide de Lalla

Berkane

www.uneanimes.fr / N°35 / Juin 2013 / 17


Reg’ Arts

Reg’Arts

Sir Norman Foster (photo de Croci & Du Fresne)

Sur les liens entre Nîmes et l’architecte de Carré d’art:

«J’aime Nîmes»

18 / Juin 2013 / N°35 / www.uneanimes.fr


Il répond à notre interview à l’occasion des 20 ans de Carré d’art et de son

extraordinaire exposition intitulée « Moving Norman Foster on Art » visible

actuellement au Musée d’art contemporain.

Carré d’Art a 20 ans. Il fait face à la Maison

Carrée qui en a près de 2000. Comment

jugez-vous la cohabitation de ces

deux bâtiments ?

En fait, Carré d’Art a presque 30 ans. Le concours

a été lancé en 1984. Le lieu a toujours été créateur

d’énergie. La lumière du site, la Maison

carrée, le découpage de la ville, la hauteur des

bâtiments, les cours intérieures des maisons traditionnelles,

les terrasses, les collines… Il y a un

peu de tout cela dans Carré d’Art. Le bâtiment

respecte les bâtiments environnants, il est un

miroir du temple romain et il créé un lieu public

d’échange et piéton. Regardez les photos d’il y

a 30 ans… Il trônait ici un parking. Aujourd’hui,

on a l’impression que Carré d’Art a toujours été

là. Je crois que les gens d’ici se sont vraiment

appropriés le bâtiment.

Un parcours incroyable:

Norman Foster est un architecte anglais.

Il est l’un des principaux représentants de

l’architecture Hi-tech. Il a reçu plusieurs

prix prestigieux dont le prix Pritzker en 1999

(équivalent du prix Nobel). Ses réalisations

sont nombreuses et extraordinaires. Parmi

elles, on peut citer le palais du Reichtag (Allemangne),

le fameux Viaduc de Millau et Carré

d’Art bien sur. Il travaille sur de multiples projets

dont le musée antique de Narbonne.

Vous privilégiez l’acier et le verre dans vos

constructions. Est-ce bien conciliable avec

les exigences actuelles de développement

durable ?

Je comprends que vous fassiez une association d’idée

entre moi en tant qu’architecte et le verre et l’acier.

Mais si vous regardez ma maison où je vis dans les

Alpes vous verrez qu’elle est faite de bois.

Mais Carré d’Art est énergivore…

Mais parce qu’il y a beaucoup d’ombrage ! Quand on

va sur la terrasse par beau temps, il y a de l’ombre.

Et la moitié des galeries sont privées de lumière naturelle

pour protéger de la chaleur. Ce n’est pas une

boîte de verre, mais un bâtiment adapté au climat

d’ici, bien qu’aujourd’hui (l’interview a été réalisée un

jour de pluie, ndlr), on se croirait à Manchester !

Carré d’Art, Viaduc de Millau et bientôt le

musée antique de Narbonne… On dirait que

le sud de la France vous inspire.

J’aime cet espace, j’aime Nîmes et cette région.

C’est peut-être ce qui fait que je réponds ou non à

tel ou tel concours. C’est une région, le Languedoc,

ouverte aux nouveautés. Ce matin (fin avril, ndlr),

j’arrivais de New-York en avion et j’aime l’approche

de la ville, ces paysages, ces vergers à deux pas de

la ville. Cette ligne réservée aux bus qui traverse les

ronds (la ligne du TCSP, ndlr), c’est très visionnaire

en termes de cohabitation des moyens de transport.

J’aime cette combinaison de l’histoire, de la modernité,

de la lumière et du climat.

Propos recueillis par Antonin Mareschal.

www.uneanimes.fr / N°35 / Juin 2013 / 19


Dimanche 23 juin 2013 • 11h30 à 15h30

Place du Chapitre

Traiteur Grand • Vincent Vergnes • Vins de nos pères

Menu signé par le chef Jérôme Nutile

infos et rÉservation

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