Musée de la romanité

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Musée de la romanité: - Une à Nîmes

gratuit N°30

Le e-magazine des gens qui aiment leur ville Janvier 2013

Musée de la romanité:

ce que les Nîmois en pensent

Auday:

anecdotes

d’un mélomane

Nicolas Rey

au salon de

la Bio

Caroline Sirot Vidal

Le portrait d’une patronne

www.unanimes.fr


Une statue aux jardins de la Fontaine

sommaire,

A la Une :

Musée de la romanité, les Nîmois donnent leur avis ........................................................... 4 - 5

Rétro: la légende des trois fontaines............................................................................................. 6-7

Miss Blablabla t’invite à profiter de l’après fin du monde.......................................................... 8

Portrait: Caroline ouvre son 6ème salon de coiffure ......................................................... 10-11

Chroniques de ville ................................................................................................................................ 13

Commerce: Auday ou les anecdotes d’un mélomane......................................................... 14-15

Expatriés: Carole Roy et sa vie à Brisbane (Australie)..................................................... 16-17

Reg’art: Nicolas Rey vient au salon de la biographie....................................................... 18-19

Un mois,

un mot nîmois...

Un pégas :

Giffle adhérente qu’une main magistrale dépose poétiquement

sur les joues de son adversaire.

2 / Janvier 2013 / N°30 / www.unanimes.fr

UNE à NÎMES

Directeur de la publication : Jérôme Puech. Rédacteurs: Miss Blablabla, Georges Mathon et Jérôme Puech. Photographes:

Alain Bérard et la rédaction. Webmaster: Tommy Desimone. Maquette: Agence Binome. Relecture: Aurélia Dubuc. Nous

écrire: uneanimeslemag@gmail.com. Site : www.uneanimes.fr. Retrouvez tous les n°. Mensuel et gratuit. Dépôt légal

numérique BNF. Diffusion: 13 000 destinataires mail. Régie publicitaire: Esprit Média: 04 66 29 75 19.


Nous,

Nîmes !

Un face à face

Nîmes est une ville d’antagonismes : une ville qui abrite à

la fois les plus fervents aficionados et les pourfendeurs les

plus virulents de la corrida ; une ville festive, volcanique

durant les férias et plutôt austère et calme en apparence le

reste de l’année ; une ville d’histoire, bimillénaire et pourtant

tournée vers la modernité et l’art contemporain ; une

ville où la Maison carrée et le Carré d’Art se regardent, face

à face, comme un condensé de plus de 2000 ans d’histoire.

Nîmes la populaire

Thierry Allard est un

jeune journaliste nîmois de

25 ans. De 2010 à 2012,

sa voix si reconnaissable

animait les ondes de la

radio associative RAJE

(102.5 fm). Aujourd’hui,

il « pige » pour le site

d’information Sud Actu

et recherche du travail

dans le journalisme. Très

attaché à sa ville, il aime

couvrir son actualité et

rencontrer ses acteurs.

Thierry est membre du

Club de la presse du Gard.

Nîmes n’a donc pas à rougir. Elle ne sera jamais Montpellier

« la Surdouée ». Mais Nîmes la Romaine, l’industrielle,

la populaire, sait d’où elle vient. Elle tient sa richesse de

son passé, mais aussi et surtout de nous, ses habitants,

souvent réboussiers, jamais les derniers pour dire noir

quand on nous dit blanc (à moins que ce ne soit l’inverse).

La ville avec un accent

Ici, chaque quartier, chaque rue, chaque pavé a son histoire

dense, parfois douloureuse, toujours riche. Ici,

l’accent n’est pas seulement circonflexe, il est également

chantant. Ici, une partie du vocabulaire se transmet hors

des dictionnaires.

De beaux jours devant elle

Nîmes est et Nîmes sera, à coup sûr, ce que nous en ferons.

Et puisque la fin du monde n’était pas pour cette

fois-ci, gageons que Nîmes a encore quelques beaux millénaires

devant elle…

www.unanimes.fr / N°30 / Janv. 2013 / 3


Sujet à la Une

Le musée de la romanité,

Votre avis ?

Parmi les grands projets de l’actuelle municipalité, le Musée de la romanité,

dont l’ouverture est prévue en 2017, fait débat. Son coût (60 millions d’euros),

son architecture futuriste, ses concurrents (Arles et Narbonne) interrogent.

Une à Nîmes a donné la parole aux Nîmois pour connaître leur avis.

« 60 millions d’€ c’est cher payer

pour des reliques du passé...

il y aurait mieux à faire pour LA

JEUNESSE », rappelle Genevieve

Millaud. Le coût du projet interpelle

non seulement les Nîmois

mais aussi le conseil municipal

de la ville, souvent qualifiée «

d’endettée et contrainte par la

fiscalité ». Lors du dernier débat

budgétaire, l’élu centriste Jacky

Raymond a interrogé le maire

sur le financement incertain du

projet par l’Etat. La ville a décidé

d’octroyer une première enveloppe

pour 2013 de 8 millions

d’euros. Claire Exposito salue le

projet de musée s’il fait bouger

la ville mais souhaite que « l’accès

soit gratuit pour les Nîmois »

compte tenu de son coût pour les

contribuables.

L’architecture futuriste

Les architectes choisis sont Elizabeth

et Christian de Portzamparc.

Ce dernier a reçu le prix le plus

prestigieux des architectes. Leur

projet a séduit les élus car il propose

une balade pour découvrir

les 25 000 pièces qui seront exposées.

L’entrée se fera par une

ruelle habillée d’animations en

3D. Un immense jardin archéologique

invitera les visiteurs à découvrir

les vestiges de la romanité.

Et puis un superbe belvédère

végétalisé offrira une vue exceptionnelle

sur les arènes. Sylvain

Max aurait préféré « une architecture

plus en rapport avec la

romanité ». D’autres remarquent

le même dialogue entre antiquité

et modernité proposé par Norman

Foster Carré d’art – Maison

Carrée. Zeli Hihi n’est pas tendre

avec le projet, n’hésitant pas à le

qualifier de « centre commercial

amélioré ».

4 / Janv. 2013 / N°30 / www.unanimes.fr


En 2017, le musée de la romanité

sera en face des arènes pour un

coût estimé à 60 millions d’euros

5avis...

Roland - Nîmes

Avec la conjoncture actuelle,

un musée, ça peut

attendre.... Ce serait vraiment

jeter l’argent par les

fenêtres.... On ne va pas

dépenser 60 millions de

plus pour un musée où on

verra trois pierres tombales

de Romains inconnus.

La concurrence avec Arles et Narbonne

L’enjeu du Musée de la romanité est d’attirer à

Nîmes davantage de touristes. Pour le maire, « le

tourisme est le premier vecteur économique de la

ville ». Le projet prévoit notamment la création

d’un auditorium de 200 places.

Mais face au musée Antique d’Arles et au futur musée

régional de la romanité de Narbonne (prévu

en 2015), comment le musée de Nîmes va-t-il se

démarquer ? Pour Jean-Louis Verrier, il ne doute

pas que « les touristes viendront plus nombreux

dépenser leur argent à Nîmes ». Il pense que du

coup les touristes resteront plus longtemps ici. Max

Trives propose carrément de revenir sur le projet,

préférant un centre de congrès et une salle de

spectacle, laissant à nos villes voisines le soin de

poursuivre l’identité romaine.

Au centre du débat des municipales ?

La poursuite ou non du projet de musée de la romanité

sera une des questions centrales des prochaines

municipales de mars 2014. Tous semblent

s’accorder avec le maire sur la nécessité de gommer

la verrue de l’îlot grill, emplacement du futur

musée. L’ambition architecturale est posée. Elle est

prestigieuse et promet d’être tout aussi attrayante

que Carré d’art décrié il y a tout juste 20 ans. Reste

l’opportunité de s’engager dans un projet coûteux

avec des incertitudes sur la maîtrise des coûts et

l’apport des partenaires publics. Alors que certains

prendront plaisir à démolir le projet en cours, la

ville posera la première pierre à l’automne prochain.

Jérôme Puech n

Plus de renseignements: www.nimes.fr

Retrouvez le débat sur notre page Facebook

Olivier - Nîmes

J’ai comme l’impression

que pour le Musée de

la Romanité, ce sera le

même scénario qu’avec

d’autres grands projets

nîmois... Très critiqués,

mais au final appréciés.

Fanny - Nîmes

Il faut espérer que le musée

pourra inciter les touristes

à rester plus chez

nous. Cela passe inévitablement

par des animations

avec des rassemblements

d’archéologie

vivante.

Sylvain - Caveirac

J’ai déjà une pierre tombale

romaine incrustée

dans la façade de ma maison

Ce qui me gêne c’est

les parallélépipèdes en

verre et acier ! J’aurais

préféré une architecture

plus en rapport avec ...

«la romanité».

Lalla - Nîmes

Je pense qu’avant d’accueillir

des touristes en

nombres, faisons en sorte

de les attirer dans une ville

qui leur donne envie de

revenir. Il faut rendre plus

attractif le centre-ville au

lieu de favoriser les zones

commerciales. J’aurai préféré

que l’argent aille à la

rénovation du musée du

boulevard Courbet.

www.unanimes.fr / N°30 / Janv. 2013 / 5


Dans le Rétro

Saint baudile fut décapité par les nimois

La légende

des 3 fontaines

Une histoire revue par les historiens

Plusieurs historiens font part de leur propre version de cette

légende extraordinaire qui traverse les époques. Le Site www.

nemausensis.com rassemble les différents documents.

Une vieille légende

nîmoise nous explique le

martyre de

Saint Baudile.

Ce sacrifice signe là le

début du christianisme à

Nîmes au IIIème siècle

après JC.

Pour imaginer le théâtre de

cette fameuse légende, il faut

se rendre sur les hauteurs de

la ville. C’est à l’intersection

de la rue Damian, de la rue

des moulins et de la rue des

trois fontaines que se trouve

une étonnante grotte abritant

une chapelle. L’accès à la

chapelle et aux fontaines est

protégé par une grille, au-travers

de laquelle on peut voir

de nombreux ex- voto ainsi

qu’un magnifique bas-relief.

Au-dessus une des rares croix

nîmoises en l’honneur du

martyre de Saint Baudile.

Un VRP du christianisme décapité

La légende raconte, selon

Charlotte Lacour-Veyranne

dans « Nîmes, secret et insolite

» aux éditions les beaux

jours, que Saint Baudile a interrompu

« une fête païenne

donnée en l’honneur de Jupiter

enfant » au 3ème siècle

après Jésus Christ. L’assemblée

en colère aurait alors décapité

la tête du légionnaire.

Sa tête aurait alors rebondi

trois fois créant ainsi miraculeusement

les trois fontaines.

L’eau de ces sources aurait

des vertus curatives.

Le point de départ d’une religion

à Nîmes

Sur le site d’histoire www.

nemausensis.com, on peut

découvrir que Jules Igolin en

1938 écrivait « son corps, recueilli

par sa femme, aurait été

transporté en un lieu appelé «

la Valsainte » où déjà se trouvait

une colonie de chrétiens

et y aurait été enseveli. Son

souvenir et ses reliques furent

dès lors de puissants moyens

pour répandre la religion nouvelle.

La Valsainte devint un

lieu de pèlerinage : dès le IVe

siècle, on y construisit une

église, et, en 511, un monastère

qui fut un des plus importants

de la région et survécut

jusqu’au XVIIe siècle ».

6 / Janv. 2013 / N°30 / www.unanimes.fr


“Le début du christianisme à Nîmes”

L’historien Ménard nous apprend qu’au

mois de décembre 1479, une Chapelle fut

construite aux Trois-Fontaines, et que les

Consuls de la ville se firent un honneur de

la couvrir et de la visiter. Plus tard, un ermitage

y fut fondé. La Révolution détruisit ce

sanctuaire, il n’en resta que la voûte qui recouvrait

la source. Cette voûte a été réparée

et agrandie, par les soins d’une famille

pieuse, l’ancien Oratorium a été restauré,

et a pris l’apparence d’une petite chapelle

rurale qui a été bénie le 20 mai 1872.

Des traces encore visibles aujourd’hui

On voit, dans un enfoncement du mur latéral

de l’oratoire, un tombeau chrétien en

marbre blanc, dont les sculptures offrent

un vif intérêt. D’après Ménard, ce sarcophage,

dont la date peut remonter au IVe

siècle, se trouvait, au XVIIe siècle, sous le

vestibule de l’église des Augustins. Retrouvé

plus tard dans une maison du chemin

de Sauve, il a été transporté dans la chapelle

de l’Oratoire par les soins de Mgr de

Cabrières, évêque de Montpellier.

Jérôme Puech et Georges Mathon n

www.nemausensis.com

www.unanimes.fr / N°30 / Janv. 2013 / 7


Expression

Chronique de Miss Blablabla

Questions

d’apres fin du monde

De toute évidence, si nous sommes

là à lire le nouveau numéro d’Une à

Nîmes, c’est que les Mayas, à l’instar

de Paco Rabanne, s’étaient trompés.

Ou de date, ou d’évènement, mais en

tout cas, la fin du Monde n’a pas eu

lieu le 21 décembre, nous laissant tout

loisir de fêter plus ou moins dignement

la Saint Sylvestre.

Ce qu’il reste à faire

N’empêche que cette histoire de fin du

Monde, même si l’on ne fait pas partie

des illuminés partis squatter un rocher

dans l’Aude, fait se poser deux ou trois

questions et envisager les choses, sa

vie, sous un autre angle. Sur ce qu’il

reste à faire. Sur un 1er janvier 2013

sonnant comme le 1er jour du reste de

notre vie.

Quels grands projets ?

(Les plus affutés musicalement verront

le clin d’œil. Pour les autres, tant pis)

Et qu’entend on en faire, de ce chemin

qu’il reste à parcourir ? Je ne parle pas

ici des résolutions à deux balles que

l’on réitère chaque année en se disant

que cette fois ci, c’est la bonne. Non, je

parle de grands projets, de tout ce qui

nous permettra à chacun, individuellement,

de grandir. Par l’attention que

l’on portera enfin sur les autres. Par ces

peurs que l’on va enfin laisser sur le

coté du chemin, par les

choix que l’on traine au

fond de sa poche pour

ne pas trop les voir et

que l’on va enfin avoir le

courage de faire…

Il y a autant de réponses que nous

sommes nombreux à avoir ses interrogations.

Notre propre changement

Et loin de moi l’idée de jouer les moralisatrices.

Mais s’il y a quelques mois

nous avons entendus hululer que le

changement, c’était maintenant (mais

Ô Anne ma sœur Anne, n’entends tu

rien venir ? Ben non, nous répond elle,

j’entends ni ne vois rien, se serait on

gaussé de nous ?), laissons nous le

temps de bien envisager et amorcer

notre propre changement.

Après tout, nous avons tout le mois de

janvier pour adresser nos vœux, autant

qu’il en soit de même pour notre chemin

individuel.

L’année d’un renouveau

Commençons donc par célébrer cette

nouvelle année qui débute, savourons

nos chances, nos talents, la présence

de ceux que nous aimons… et sachons

faire de 2013 l’année d’un renouveau !

Belle année à tous !

le premier

jour

Retrouvez Miss Blablabla: http://blog.missblablabla.com

de ta vie

Je parle de grands

projets, de tout ce qui

nous permettra à chacun,

individuellement,

de grandir. Par l’attention

que l’on portera

enfin sur les autres.

8 / Janv. 2013 / N°30 / www.unanimes.fr


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Une à Nîmes

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Rencontre Nîmoise

Un Nîmois :

le peintre Claude Viallat. J’ai

accompagné la classe d’un de

mes enfants dans son atelier.

C’était magique.

Un événement :

le concert de Daft Punk aux

arènes. J’étais enceinte de mon

fils et j’ai adoré ce moment.

Un lieu :

les arènes car elles ont une

histoire et je suis passionnée

depuis toute petite par l’histoire.

La diagonale

du cheveu

Caroline Sirot-vidal

Caroline est une chef d’entreprise active à la tête

de 5 salons de coiffure « Diagonal coiffure »

Portrait signé Jérôme Puech

10 / Janv. 2013 / N°30 / www.unanimes.fr


«Je n’ai pas le choix...»

Caroline Sirot Vidal porte bien ses 38 ans.

Grande, élancée, sportive et de surcroit

charmante. Réfléchie, mature et posée.

Avec ses cheveux courts de garçon manqué,

elle n’entre pas forcément dans les

codes de la « working girl » habituelle. Et

pourtant cette jeune femme née à Nîmes

dirige une entreprise de 65 salariés répartis

sur 5 salons de coiffure (à Nîmes place

Belle Croix et au Clos d’Orvile, Alès, Beaucaire,

Marguerittes). « Je me comporte

comme un mec au taff car j’ai une grande

responsabilité vis-à-vis des employés »,

explique Caroline.

Entre les balles et les ciseaux

Son enfance se joue entre les terrains de

tennis de Marguerittes et le salon de coiffure

de sa maman. « Je suis née dans un

salon de coiffure » rappelle celle qui n’a

aucune qualification en la matière. « Je

suis la non coiffeuse la plus qualifiée ».

Ses études la poussent vers le collège Jean

Rostand. Elle est inscrite en sport étude «

tennis ». Elle croise les conseils du célèbre

formateur Cédric Nouvel. Ensuite c’est le

lycée des Nîmois, le lycée Daudet. Puis

vient le temps de l’insouciance estudiantine.

Elle opte pour la faculté de lettres de

Montpellier et en profite pour faire des sorties

au détriment du tennis. Classique du

genre. Elle file en Allemagne avec le programme

Erasmus. Censée rester 10 mois,

Caroline va squatter « presque 4 ans ».

Premiers émois professionnels

De retour en terres nîmoises avec une maîtrise

de langues étrangères appliquées,

Caroline ressent le besoin de gagner ses

premiers salaires. Elle est recrutée alors

chez Vachaud à Saint Césaire. Elle est

chargée de l’exportation avec la Suisse. La

jeune employée parle Allemand couramment,

ça aide. Sans véritable perspective

d’évolution, son père lui propose alors de

travailler avec lui en 2001. Ses parents

possèdent 3 salons de coiffure « Diagonal»

bientôt 4. L’entreprise familiale s’agrandit

et en quelques temps gère 9 salons de

coiffure. En 2005, Caroline rachète à son

père le salon de Nîmes de la place Belle

Croix et en 2006 celui du Clos d’Orville.

L’émancipation

En 2008, la jeune maman de Camille et

Noa décide de ne plus travailler pour son

père. Une différence de vue générationnelle

se fait jour dans la gestion des

affaires. Dans le jeu de Monopoly intra

familial, Caroline récupère les salons de

Beaucaire et de Marguerittes. En juillet

2009, elle crée avec son ex-mari celui

d’Alès. Aujourd’hui, elle s’apprête à créer

un sixième salon en face Géant Casino.

L’ouverture dans le « Family village » est

prévue pour « le 20 mars 2013 ». « Ce qui

me plaît avant toute chose, c’est la gestion

de l’humain », avance avec assurance la

jeune chef d’entreprise qui ne semble pas

connaître la crise.

Derrière cette façade bien lisse se cache

une femme sensible. « Il y a une fissure

en toute chose, c’est ainsi qu’entre la lumière

» écrit le chanteur Léonard Cohen.

Chez Caroline, deux événements majeurs

ont marqué son existence. « Je n’ai pas

d’autre choix que de garder la tête haute

pour mes enfants et pour les nanas avec

qui je bosse ».

www.unanimes.fr / N°30 / Janv. 2013 / 11


La ville en parle

Chroniques

de ville

Les pirates s’emparent du Royal hôtel

Le célèbre hôtel *** de la place d’Assas a un nouveau

propriétaire depuis le 1er janvier en la personne de Didier

Cadel, déjà propriétaire de l’enseigne Barberousse

de Nîmes et Alès. « Je garde le concept, » a décla

le nouveau patron. La famille Carbo (Annie, Audrey et

Nicolas) tourne une page après 8 années de tapas, de

fêtes mémorables et d’accueil d’artistes.

Olivia Ruiz en résidence

La célèbre chanteuse originaire de Carcassonne viendra

en résidence d’artiste à la SMAC-Paloma à la fin

du mois. Elle répétera pour sa tournée française. Pour

les fans, il sera possible de la voir sur scène le dimanche

27 janvier à 18H. De l’avis de Céline Rousseau,

responsable de la communication de la SMAC,

« c’est un choix fait depuis le début parmi beaucoup

de demandes. Elle est en quelque sorte la marraine de

Paloma ». Renseignements : www.paloma-nimes.fr

Culturespaces rempile

La société en charge de la gestion des arènes, de la

Maison Carrée et de la Tour Magne est reconduite par

la ville de Nîmes. Elle gère ces équipements culturels

depuis 2006. Elle s’engage à reverser une somme de

200 KE par an à la ville plus un pourcentage en fonction

de son CA. C’est elle qui organise les jeux romains

les 4 et 5 mai prochains. Renseignements : www.

culturespaces.com

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lumière votre actualité:

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Le HBCN en janvier

Les filles du handball nîmois ont du pain sur la planche

en janvier. Elles recevront le mardi 8 janvier à 18h30

Besançon ; le dimanche 13 janvier Fleury à 16h ; le

samedi 26 janvier à 20h Issy et le mardi 29 janvier

à 20h Metz. Toutes les rencontres auront lieu au Parnasse.

Les seules pensionnaires de ligue 1 de la ville

feront leurs vœux le jeudi 10 janvier à 20h à l’hôtel

Impérator. Renseignements : www.hbcn.fr

Un super festival de flamenco

Quel est l’imbécile qui a dit qu’il ne se passait rien à

Nîmes en hiver ? Une à Nîmes vous conseille d’être

curieux et de découvrir le programme du 23ème festival

de flamenco du 7 au 19 janvier. Parmi les artistes

présents, la rédaction vous recommande Antonio Moya

le 12 janvier au Théâtre et Tomasito le 18 janvier à la

SMAC Paloma. Le Off fait également sera de la fête

avec les belles soirées au bar le 421 (affiche ci-contre).

Renseignements : www.theatredenimes.com

Nîmes aura ses rencontres de l’image

Une association vient de naître. Elle a notamment

pour objectif de créer un festival appelé Mistral (Mosaïques

d’Images et de Sons des TRAditons Locales).

Une petite sœur des rencontres photographiques de la

voisine Arles en somme. Le festival devrait avoir lieu

du 28 juin au 7 juillet à Nîmes. Les protagonistes de

cette belle initiative culturelle sont Jacques Rouquette,

Dominique Leroy, Jean-Pierre Palomar et Sandy Seys.

Mail : festivalmistral@gmail.com

www.unanimes.fr / N°30 / Janv. 2013 / 13


Sébastien et Alban

Les anecdotes

d’un mélomane

Depuis 1971, la famille Auday vend des instruments

de musique dans notre ville. Laurent Auday perpétue

la tradition de son père avec passion. De quoi délivrer

des anecdotes croustillantes sur sa vie de technicien de

l’ombre.

14 / Janv. 2013 / N°30 / www.unanimes.fr


Auday musiques

en quelques chiffres :

7 salariés

De 5 000 à 7 000 articles référencés

600 mètres carrés de magasin

51 ans : l’âge de Laurent Auday

De 2 000 à 10 000 euros pour un piano

acoustique

« Lorsque les Rolling Stones s’étaient installés à Saint

Jean du Gard, j’ai vu entrer Keith Richards et Charlie

Watts dans notre magasin de pianos de la Maison Carrée

» raconte Laurent Auday, le patron de la boutique

d’instruments de musique de la rue de l’Aspic. Celui

qui déclare avoir reçu « l’oreille absolue » en héritage

de son père fourmille d’anecdotes même s’il reconnaît

en oublier beaucoup. L’entreprise a rendu des milliers

de service à des clients anonymes et à des musiciens

sur le point de se produire sur les scènes du théâtre,

des jardins de la Fontaine ou des festivals.

Nîmes destination chaude et sèche

La famille Auday est arrivée à Nîmes en 1971 un peu

par hasard. Alors que la mère de Laurent Auday est

malade, son médecin lui conseille de quitter Valenciennes

pour une ville au climat sec et chaud. Ce sera

Nîmes et surtout une opportunité unique qui s’offre

à Gilbert Auday : la maison Falguière ne veut céder

son commerce situé place de la Maison Carrée (à l’actuel

emplacement du Crédit du Nord) qu’à un homologue.

Né à Casablanca, Laurent Auday n’aime guère

les études. Aussi dès l’âge de 15 ans, il apprend le

métier d’accordeur de piano avec des stages à Alès et

à Paris. En 1993, Gilbert cède les clés de l’enseigne.

1996, Laurent décide de déménager pour un espace

plus grand à quelques pas des arènes qu’il aime tant

pour ses corridas dans le callejon et ses rencontres

avec de grands musiciens.

Les moments inoubliables

Justement, sous le regard bienveillant de sa collaboratrice

et de sa sœur Chantal, il lève les yeux en

l’air et fouille dans ses souvenirs. Petit, il se souvient

d’avoir vu son père aider le grand Miles Davis lors du

festival de jazz. « Ma plus grande émotion est sans

doute le concert de Steeve Wonder dont on a accordé

le piano » dit-il. « Il y a aussi ce coup de fil de

Thierry Barbier, le technicien des arènes. Vite il faut

tout le matériel pour le concert de Yuri Buenaventura

car rien n’était prévu pour le concert aux jardins de

la Fontaine » exprime t-il en souriant. Laurent Auday

reconnaît une fascination pour les pianistes : « ils ont

de milliers de notes dans la tête ».

Sous la pluie avec Léo Ferré

Au milieu des années 80, il fournit le matériel du

concert de Léo Ferré. La météo joue des fausses

notes et c’est le déluge. « Le chanteur n’entendait

pas interrompre son concert alors nous avons tendu

une bâche bleue sur lui. Il nous regardait, complice,

en nous disant : ca va les gars ? ». Inoubliable. Des

milliers d’artistes ont confié leur stress à quelques

heures de se produire. Laurent Auday intervient du

festival de la Roque d’Antheron à celui d’Avignon en

passant par celui du Vigan. Dès qu’on cite un artiste,

il précise tel le technicien de l’ombre humble et passionné

« ah oui j’ai fourni l’instrument ». Ce fût le cas

pour la première du pianiste Raphael Lemonnier en

octobre, Ray Charles aux arènes dans les années 90.

« Charlie Watts est même revenu dans ma boutique

avec sa femme pour acheter une banquette de piano

et des baguettes. Il m’a fait un chèque de 800 francs

que je n’ai jamais encaissé ».

A l’heure des musiques électroniques et de la musique

assistée par ordinateur, l’homme au scooter « mojito

custom » veut continuer à vivre des rencontres et

des pratiques non virtuelles même « si elles sont à

contre-courant ». Il aime être considéré comme un

champion de la résolution de problèmes posés par les

musiciens. « J’essaie de conserver une âme musicale

et tant pis si on est des dinosaures. Après tout, on a

une identité et une image reconnues qui nous permettent

de nous démarquer ».

Jérôme Puech n

www.unanimes.fr / N°30 / Janv. 2013 / 15


Exilé Nîmois

Une rubrique pour les nîmois loin de leur terre natale

Chaque mois, Une à Nîmes donne

la parole à un de nos concitoyens

expatriés plus ou moins loin de

sa Tour Magne natale. Tous nous

ont, jusqu’à présent, conté des

mondes forts différents de notre

cité des Antonins. Alors après

Strasbourg, Montpellier , les Etats

Unis , Séville, le Liban, le Japon,

Paris, Milan, Londres, le Canada,

le Turkménistan le Mexique,

Sydney, Miami, Prague et Marie

Galante, Varsovie, la Thaïlande,

le Qatar et nous voici à Brisbane.

Vol au dessus d’un nid

de kangourous

Carole Roy vit à Brisane (Australie)

Tombée amoureuse d’un instructeur de vol de l’armée

de l’air, Carole a fait le choix de vivre à Brisbane,

capitale du Queensland à l’est de l’Australie depuis

juin 2012. Elle vit avec son mari et son fils âgé de 10

ans. C’est l’été la bas !

16 / Janv. 2013 / N°30 / www.unanimes.fr


L’interview à distance…

Disq-nous ce que tu fais là bas ?

Je vis avec mon mari et mon fils. Nous

avons un visa de 3 ans. Après une phase

d’installation, je me suis lancée dans la

recherche d’un emploi (je ne suis absolument

pas faite pour la vie de femme au

foyer, et 6 mois d’inactivité en Espagne

me l’ont confirmé). En parallèle, je fais

du bénévolat, à l’école de mon fils, mais

surtout, je me suis lancée comme challenge

de participer au développement

d’une association : Brisbane Accueil Gold

Coast. Il existe un réseau d’ « Accueil »

dans le monde entier (j’en faisais partie

à Madrid), dont la mission est d’accueillir,

informer, échanger et soutenir les familles

françaises et francophones.

Comment se déroulent tes journées ?

Mes journées sont bien remplies entre

mon mari, mon fils, la maison, la recherche

d’emploi, l’association… Je trouve

quand même le temps de prendre des

cours d’anglais, d’aller marcher ou courir

sur la plage le matin (les Australiens

sont très sportifs et sortent dès le lever du

jour pour courir ou faire du vélo dans les

parcs, sur la plage…).

Quelles différences notes-tu entre Nîmes

et l’Australie ?

Le « way of life » sur la Gold Coast est

bien différent de celui de Nîmes : le dicton

ici, c’est « take it easy », en gros, prenez

la vie du bon côté, malgré un marché du

travail qui se durcit (la région a dû mettre

en place un plan de rigueur économique

et n’a pas renouvelé nombre de contrats

de fonctionnaires, qui a la grande différence

de chez nous, n’ont pas un contrat

à vie), un coût de la vie qui augmente

assez vite (les loyers, surtout, sont exorbitants).

Les Queeslanders sont des gens

très accueillants. Partout où vous allez, on

vous sourit, on vous demande comment

vous allez, si vous passez une bonne journée…Très

peu de délinquance pour l’instant,

pas de volets ni de barreaux aux

fenêtres, pas de systèmes anti-vol dans

les magasins (on vous demande juste de

présenter vos sacs ouverts avant de sortir

des magasins). Les règles à l’école sont

aussi très différentes et on accorde autant

d’attention au comportement qu’aux

résultats scolaires (par exemple, dans la

cours de récré, les enfants n’ont pas le

droit de se toucher, afin d’éviter tout «

jeux de mains, jeux de vilains »).

Pour ce qui est des horaires, on vit au

rythme du soleil : lever à 5 ou 6 heures du

matin, fin du boulot (pour la plupart) à 16

ou 17h, dîner à 18 ou 19h. Du coup, les

centres commerciaux ferment à 17h mais

sont ouverts tous les dimanches.

Quels conseils donnerais-tu à des Nîmois

souhaitant se rendre en Australie ?

Avant de débarquer, il faut bien se renseigner,

en fonction de son objectif (vacances,

travail), et des endroits que l’on

vise, car la vie est bien sûr très différente

à Sydney, Melbourne, le Gold Coast… Attention

aux forums qui ne délivrent pas

toujours les bonnes informations, mieux

vaut se renseigner auprès de sites institutionnels.

Et surtout, il est très difficile

de vivre à 17000 km de sa famille et de

ses amis (même si vous vous recréez un

réseau sur place), c’est aussi un élément

auquel il faut se préparer.

L’Australie concentre la majorité des animaux

vénéneux et mortels (type araignées,

serpents, crocodiles, requins, méduses,…).

Comment vit-on avec ça ?

On veille à ce que les moustiquaires des

maisons soient toujours fermées, on ne

se promène jamais pied nus dans l’herbe,

on regarde ses chaussures avant de les

enfiler, son lit avant de s’y coucher, on ne

se baigne pas en mer au lever et coucher

du soleil… Bref, on fait très attention ! A

côté de ça, vous pouvez très bien tomber

nez à nez avec un kangourou ou un

koala dans votre jardin ! Et je ne vous

parle même pas des multitudes d’oiseaux

qui se baladent au-dessus de vos têtes,

sans parler du paon qui vient vous réclamer

son morceau de pain tous les jours

(car là où j’habite, les jardins ne sont pas

clôturés). Le climat est du type tropical

(chaud et humide), et la végétation aussi

bien sûr !

Je vous souhaite une bonne année à tous.

Ici c’est l’été, nous avons fêté cela sur la

plage.

Plus de renseignements :

www.brisbaneaccueil.com

https://www.facebook.com/BrisbaneAccueilGolsCoast

Jérôme Puech n

www.unanimes.fr / N°30 / Janv. 2013 / 17


Reg’ Arts

Sur le livre «L’amour est déclaré» aux éditions Au diable Vauvert

l’ironie

du désespoir

L’auteur, Nicolas Rey, sera présent au salon de la

biographie à Carré d’art du 25 au 27 janvier.

18 / Janv. 2013 / N°30 / www.unanimes.fr


Extraits

«Mes jours et mes nuits avaient pris la forme d’une immense principe de précaution.

Et puis Maud a débarqué»

Son livre «Un léger passage à vide» fera l’objet d’un film cette année.

« Regarde ce piano, c’est là dessus que j’ai corrigé

au bout d’une nuit de tapas avec Marion les

épreuves de mon second roman, « Mémoire courte»

se rappelle en janvier 2010 Nicolas Rey en montrant

le piano du Royal Hôtel. Marion Mazauric est

son éditrice. L’essentiel de ses livres sont publiés

aux éditions « Au diable vauvert » installées à Vauvert

à côté de chez nous. Elle lui a proposé d’éditer

« Mémoire courte ». Nicolas a répondu «chiche ! ».

Marion a eu le nez creux. Le bouquin reçoit le prix

de flore en 2000. En 2010, Nicolas écrit « Un léger

passage à vide » pour se délester de ses années

coke en stock, de ses mises aux verres et autres

dépendances destructrices. Le livre est un succès

immense, il en vend plus de 80 000 exemplaires.

Ce mois-ci, il vient à la rencontre de son lectorat

façon Amélie Notomb avec « L’amour est déclaré ».

Il se raconte et raconte l’histoire d’un amour torturé

avec la fille d’un grand acteur. Monsieur Google vous

soufflera que Maud est en réalité Emma Luchini.

La rencontre étonnante

Notre première rencontre se passe en 2000

dans la librairie de l’autre côté du boulevard

Victor Hugo, en face du Royal. Il me

signe son livre avec les banalités du genre.

Je lis son livre, je le dévore. Le gars me

parle comme si c’était mon pote. On a le

même âge, déjà 40. Il écrit comme j’aimerai

écrire. Nicolas manie l’ironie du déses-

-poir avec un style unique. Janvier 2010, le salon de

la biographie annonce la venue de mon pote qu’il n’est

pas encore. Alors je provoque la rencontre en prétextant

une interview pour la radio RAJE. Je viens avec

ma garde du cœur, une jolie petite blonde, Géraldine,

histoire d’éveiller ses instincts de séducteur. Et là la

magie de la rencontre opère. L’interview est complètement

décalée. Je démarre : « Tu n’en as pas marre de

répondre à toujours les mêmes questions débiles des

journalistes de Province ? ». Il me regarde interloqué.

Une lueur au fond de son œil s’exprime. Il sort du gris

de ses cheveux, de ses vêtements et du gris qui semble

s’être lourdement abattu sur lui.

«Il ne faut plus se quitter»

Nicolas fait signe à son entourage qu’il va prendre son

temps. Le temps de me répondre. Le temps de séduire

Géraldine avec des phrases inouïes de type « Tu as de

petits seins mais en les touchant je serai beaucoup plus

près de ton cœur ». Le temps d’être le personnage déglingué

de ses livres. En fait il écrit un livre tout en me

parlant. L’auteur de mes livres préférés devient réel et

cette réalité me bouscule dans une joie indicible. Il jure

qu’il ne faut plus jamais se quitter. Un truc s’inverse. Je

doute de sa sincérité. Ce doute s’estompe à chacun de

nos rendez-vous non provoqués : au téléphone pour me

dire qu’il descendra peut être à la féria, à la sortie d’un

film projeté au festival de Cannes et lors de sa dernière

signature à Vauvert en novembre dernier. Nicolas Rey

n’est pas un ami mais j’adore le lire et j’aime nos rencontres

sans promesse. Avec « L’amour est déclaré »

Nicolas Rey est toujours le jeune homme cassé, lyrique,

ironique, drôle, torturé,… Bref, je vous souhaite de vivre

intensément la même rencontre littéraire et réelle.

Soyez donc impertinent, provocateur et original quand

vous le verrez le dos rond sur une signature !

www.unanimes.fr / N°30 / Janv. 2013 / 19


Allez, venez…

Lorsque vous vous présentez devant vos clients, ces derniers

vous voient à peu près ainsi : “je ne vous connais pas, je ne

connais pas vos produits, je n’ai pas de temps à vous consacrer,

je n’ai aucune raison de vous donner mon argent, maintenant,

que voulez-vous ?”. Ça n’est pas très joli... Et c’est au publicitaire

de lever ces barrières une à une. De présenter son client sous

son meilleur jour, tout en restant dans le vrai. De s’assurer

avant tout qu’il fera une publicité sincère pour un bon produit,

parce qu’une bonne publicité pour un mauvais produit ne sera

finalement jamais une bonne publicité.

Chez Binôme nous rêvons de clients merveilleux nous confiant

l’intégralité de leur budget, dans une confiance mutuelle nourrie

de réussites éclatantes. Ce rêve est notre miroir déformant, et

nous nous contemplons chaque matin dedans en questionnant

notre image : “miroir, mon beau miroir, suis-je toujours la plus

belle des agences de publicité… ?”.

Allez, venez donc vous mirrer avec nous.

Agence conseil en communication, création, média, digital - 04.66.03.30.21 - www.agence-binome.fr

Références : Carita, Decléor, Coca-Cola entreprises, Cartridge World, La Monegasque-Vanelli, Ville de Nîmes, Mission Locale Jeunes, Axode,

UNAC, Mercedes Groupe Atenau, Centre Commercial La Coupole, AOP huile d’olive de Nîmes, Vatel, HBCN, Collège Français de Métrologie…

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