des avocats

uneanimes.fr

des avocats - Une à Nîmes

gratuit N°38

Le e-magazine des gens qui aiment leur ville

Octobre 2013

Ce que Nîmes

doit au poète

boulanger

La dernière page

de Lacour-Ollé ?

La face cachée

Remy C.

s’est-il planqué

en Suisse ?

des avocats

Ludovic Para

Stella

Portrait d’une

dessinatrice

Swinguez

avec le

JAZZ

www.uneanimes.fr


Yves Alogna et les bonnes soeurs de la place de la Maison Carrée

sommaire,

A la Une :

La face cachée des avocats nîmois.............................................................................................. 4 - 5

Rétro: ce que la ville doit à Jean Reboul...................................................................................... 6-7

La chronique du belge: il n’y a que Magne qui m’aille................................................................ 8

Portrait: Stella, une dessinatrice qui met en valeur Nîmes.............................................. 10-11

Chroniques de ville ................................................................................................................................ 13

Commerce mythique: est-ce bientôt la dernière page de Lacour-Ollé ?..................... 14-15

Expatriés: Rémy s’éclate dans ses événements suisses................................................... 16-17

Reg’art sur le festival de jazz de l’agglo................................................................................ 18-19

Un mois,

un mot nîmois...

Cagnard:

lieu exposé au soleil ... «l’autre jour on a fait une partie

de boules en plein cagnard, j’ai frisé l’insolation» selon

Nicolas Gille.

2 / Octobre 2013 / N°38 / www.uneanimes.fr

UNE à NÎMES

Directeur de la publication : Jérôme Puech. Rédacteurs: Georges Mathon, Olivier Vaillant, Francesca Lopez-Gilli et

Jérôme Puech. Photographes: Alain Bérard, la rédaction et Google images. Webmaster: Tommy Desimone. Maquette:

Agence Binome. Relecture: Aurélia Dubuc. Nous écrire: uneanimeslemag@gmail.com. Site : www.uneanimes.fr.

Retrouvez tous les n°. Mensuel et gratuit. Dépôt légal numérique BNF. Diffusion: 13 000 destinataires mail. Régie

publicitaire: Esprit Média: 04 66 29 75 19.


Il y en a pour tous...

Nîmes. Tout le monde a entendu au moins une fois le

nom de cette merveilleuse ville, que ce soit les aficionados

de tauromachie, les passionnés de fiesta avec notre

fameuse Féria, les apprentis oenologues avec la Féria

des vendanges ou encore les touristes férus d’histoire.

Venez à Nîmes découvrir les vestiges romains mais

aussi ses nouveaux aménagements avec sa magnifique

place de l’Esplanade et son nouveau Jean-Jaurès.

J’aime aussi ma ville car elle se situe au point central

des découvertes et du dépaysement.

Shirley Soria Leygue,

a 31 ans, elle est mariée

et maman au foyer

de 2 garçons de 5 et 7

ans, Esteban et Sullyvan.

Elle fait partie des

fans de la page Facebook

« Une à Nîmes ».

Elle a été choisie pour

s’exprimer sur sa ville

de cœur.

Vous aussi envoyeznous

votre éditorial

à uneanimeslemag@

gmail.com et nous le

publierons.

Faites 50 km et vous êtes à la mer, faites en autant

dans l’autre sens et vous êtes dans les Cévennes. Il y en

à pour tous les goûts !

Mais il n’y a pour moi rien de plus agréable et de plus

simple qu’une promenade dans Nîmes. On peut voir les

gens prendre le temps de siroter une mauresque, un

pastis à la terrasse d’un café en admirant les Arènes, la

Maison Carrée ou le temple de Diane.

Je me replonge dans mes années lycée à Daudet, puis à

la Fac de Vauban, quand, je l’avoue, je séchais quelques

heures de cours pour m’étendre sur les pelouses du jardin

de la Fontaine, une fois les beaux jours arrivés.

A Nîmes, il y a toujours quelque chose à faire, à découvrir.

Vivre à Nîmes, c’est un peu comme être en vacances.

Le dessin du mois

by Barbara cadabra

www.uneanimes.fr / N°38 / Octobre 2013 / 3


Sujet à la Une

Avocats de Nîmes:

Leurs faces cachées !

Etre avocat n’est pas un métier facile. Il demande de l’attention, une bonne gestion du

stress, un investissement conséquent en temps, une technicité, un savoir-faire, une

grande mémoire… A Nîmes, sur les 320 avocats beaucoup multiplient les activités en

dehors de leur travail pour trouver leur équilibre. « Une à Nîmes », sur une idée Ludovic

Para, lui-même avocat, s’est intéressé à Paloma, Jean-Pierre, Pierre-Henri, Laurence,

Ludovic et bien d’autres pour tenter de cerner cette face plus ou moins cachée...

Faire du sport fait partie des activités

des avocats rencontrés.

Tel un exutoire, Pierre-Henri

Blanc a trouvé un bon moyen

de se débarrasser de la pression

de sa profession. Il fait du

vélo. Il en fait même beaucoup.

De l’ordre de « trois à quatre

sorties par semaine », nous

confie-t-il. Sa spécialité : passer

du col blanc de ses tenues de

prétoire aux cols escarpés des

montagnes de France avec son

association « Les cent cols».

Le contrat d’objectif est élevé:

faire cent cols avec au moins le

franchissement de trois cols à

plus de 2 000 mètres d’altitude.

Il n’est pas seulement un maître

dans ses plaidoiries mais aussi

un maître de la petite reine. «

Etre avocat entraîne une fatigue

de l’esprit, j’ai besoin d’en

provoquer une plus saine, celle

de mon corps».

C’est aussi le leitmotiv de Laurence

Bourgeon (photo ci-jointe

à droite), avocate pénaliste

connue du côté du Palais de

justice. « Un esprit sain dans un

corps sain », me lance-t-elle.

Boxe, salsa, natation, voile, roller…

Chaque année cette belle

femme blonde se fixe pour objectif

de découvrir un sport. «

J’évacue mes journées… quand

leur me le permet ! ».

La création pour se vider

l’esprit

Comme si être avocat faisait

appel à une partie trop spécifique

du cerveau humain, certains

ressentent le besoin d’en

utiliser une autre. « Une partie

complètement cloisonnée »

précise Jean-Pierre Cabanes,

star des prétoires et écrivain. Il

peut consacrer

4 / Octobre 2013 / N°38 / www.uneanimes.fr


jusqu’à dix heures par semaine à sa passion pour

l’écriture, à condition de ne pas ouvrir la petite lucarne.

Il a à son actif près de 18 livres édités, dont

le dernier fameux « Retour à Palerme » paru aux

éditions Aubéron. Ses romans se trouvent d’ailleurs

en tête de gondole chez le libraire préféré des

Nîmois, « Teissier », rue Régale. « Avoir une vie

culturelle, lire, voyager et écrire est VI-TAL », insiste

l’avocat dans son bureau cerné de références

historiques, en décalage avec la modernité d’un

lieu perdu dans une zone industrielle. Jean-Pierre

Cabanes a commencé à écrire le jour où il a rédigé

sa thèse. La thèse attendra. Depuis 1975, sa vie se

partage entre son métier et cette musique de l’écriture.

Son métier l’inspire peu. « Depuis 10 ans mes

romans se déroulent en Italie, là où se trouvent

des villes avec une âme forte », dit-il, comme pour

souligner que Nîmes n’en a pas. Sic.

Une blogueuse qui se défoule

L’écriture, c’est aussi le ressort de cette plume

« girly » animée par Miss Blablabla, une avocate

parisienne aux origines nîmoises solides. Les lecteurs

ont pu apprécier son ironie du désespoir féminin

lorsqu’elle s’accordait du temps pour signer

une chronique dans Une à Nîmes. Aujourd’hui, son

temps est compté même si elle le suspend pour

animer un blog remarquable. C’est le nouveau pouvoir

des femmes qui tapote sur les ordinateurs :

être leader d’opinion depuis chez soi. Du coup, Miss

Blablabla est courtisée par les marques, les tendances,

les attachées de presse dépressives, les

lieux branchés, les peoples éphémères… Pourtant

si réservée auprès de ses collègues en robe noire,

elle lâche « mon boss est le premier fan de mon

blog ». Elle assume donc, pas tout à fait à moitié.

5 propos:

Jean-Pierre Cabanes

Le métier d’avocat est très

stressant, très technique, c’est

le monde de la surchauffe.

Etre écrivain, c’est avoir une

vie culturelle, c’est vital pour

moi.

Miss Blablabla

Et huit années de blog

plus tard, les identités se

confondent, mon boss est

mon premier lecteur, mais je

persiste à ne pas bloguer sur

mon métier. J’ai déjà réglé ma

schizophrénie, une chose à la

fois.

Pierre-henri Blanc

J’ai besoin de cette

activité physique pour

compenser une activité

intellectuellement

fatigante qu’est mon

métier d’avocat.

Faire la fête et les animer

C’est aussi le cas de Ludovic Para qui lui assume

complètement cette image. Elle pourrait pourtant

le « desservir » lorsqu’il parle avec des paillettes

dans les yeux de son amour des platines. Disc-jockey

depuis 15 ans, il a réveillé Nîmes, la belle endormie

: au bar le 421, au Royal Hôtel, au Napoléon

ou à La Suite lors des Férias. Cet Arlésien, adopté

par la voisine rivale, aime à raconter que le « jour

où j’ai prêté serment, j’ai avoué au bâtonnier que

j’étais aussi DJ avec crainte. En retour, il m’a proposé

d’animer la soirée de l’Ordre des avocats ! ».

Curiosité parmi les curiosités locales, il y a un autre

avocat qui aime aussi jouer les DJ et organiser des

bodegas lors des Férias de Nîmes. Le plus connu

de tous n’a pas souhaité répondre à cette enquête,

prétextant une mauvaise publicité pour son commerce.

« Les idées du côté de soi ont parfois la vie

dure ». Un slogan à étiqueter à ce sujet, à cette

profession qui en a vu des plus excentriques : ancienne

danseuse étoile, ancien braqueur, député ou

Président de la République. Un avocat peut donc

se partager en deux ou en trois pour être meilleur.

Ludovic Para

Quand je défends des aficionados

ou l’observatoire des

cultures taurines, je ne peux

m’empêcher de penser qu’il y

a un lien entre mes animations

DJ dans les bodegas et mon

travail aujourd’hui .

Laurence Bourgeon

Je n’arrête pas de faire du sport

et d’en essayer chaque année

un nouveau. Ca me défoule et

en même temps m’équilibre par

rapport à mon métier d’avocate

www.uneanimes.fr / N°38 / Octobre 2013 / 5


Dans le Rétro

L’histoire d’un illustre nimois

Le poète

boulanger

D’une rue à l’origine de son histoire

La rue Jean Reboul n’est pas seulement une rue mais elle est le

nom d’un célèbre poète-boulanger nîmois. Levez donc votre regard

en marchant et peut être sur votre gauche...

Jean Reboul, poète boulanger,

fils d’un serrurier, est né

à Nîmes le 23 janvier 1796,

dans cette maison qui sera

aussi plus tard sa boulangerie

et où il vivra jusqu’à sa mort

le 29 mai 1864. Jean Reboul

qui, tout en pétrissant son

pain a publié « l’Ange et l’enfant

» en 1828. Certains chroniqueurs

de l’époque affirmaient

que nul chant n’avait

trouvé autant d’admirateurs,

la peinture, la musique et la

sculpture s’en étant inspirés.

Parmi ses autres productions,

son poème « Le dernier jour »

fut de ceux qui assurèrent sa

réputation. Il avait su se faire,

à son époque, une place des

plus honorables dans la ronde

des poètes.

La visite de Chateaubriand

Oublié de nos jours, il fut

reconnu par ses pairs. Pour

preuve, le mardi 24 juillet

1838, Chateaubriand passa

quelques heures dans notre

ville et rendit visite à Jean Reboul,

le poète boulanger. Une

entrevue qui nous value cette

anecdote savoureuse :

« Je l’ai trouvé, dit-il, dans sa

boulangerie, je me suis adressé

à lui sans savoir à qui je

parlais, ne le distinguant pas

de ses compagnons de Cérès

: il a pris mon nom et m’a dit

qu’il allait voir si la personne

que je demandais était chez

elle.

Il est revenu bientôt après et

il s’est fait connaître. Il m’a

mené dans son magasin;

nous avons circulé dans un

labyrinthe de sacs de farines

et nous sommes grimpés sur

une espèce d’échelle dans un

petit réduit comme dans la

chambre d’un moulin à vent.

Là nous nous sommes assis

et nous avons causé. J’étais

heureux comme dans mon

grenier à Londres et plus heureux

que dans mon fauteuil

de ministre à Paris. »

6 / Octobre 2013 / N°38 / www.uneanimes.fr


La plaque visible depuis la rue Jean Reboul

(en haut à gauche en descendant)

D’autres personnalités de premier ordre

de l’époque, parmi lesquels Lamartine,

visitèrent aussi le poète nîmois. En 1852,

le gouvernement impérial voulut décorer

Jean Reboul « comme on aurait décoré

les Arènes ». Jean Reboul répondit qu’il

ne croyait pas être passé à l’état de monument,

et pour la seconde fois, il écarta

de la main le ruban. Peu après sa mort, le

décret impérial du 17 juin 1865, homologuant

la délibération du Conseil Municipal

du 11 juin 1864, donnera le nom de rue

Jean Reboul à l’ancienne rue Carreterie. En

1866, l’évêque de Nîmes Mgr Plantier fera

placer sur la façade de sa maison, rue Jean

Reboul, un médaillon commémoratif représentant

le poète de profil.

Un nîmois honoré après sa mort

Nîmes honora sa gloire en faisant de la

mort de Jean Reboul un deuil public et en

transformant ses funérailles en une sorte

d’enthousiasme et de triomphe. Ces honneurs,

si solennels, ne furent pourtant

qu’un simple prélude, des manifestations

solennelles furent en effet organisées à

l’occasion de l’inauguration de sa statue

au jardin de la Fontaine. L’œuvre de Bosc

avait été transportée à la place qui lui était

réservée dès le mois de novembre 1875.

Le maire de Nîmes, Adolphe Blanchard et,

avec lui son Conseil municipal, firent célébrer

l’érection de cette statue en organisant

une fête le 17 mai 1876.

Georges Mathon

Renseignements complémentaires :

www.nemausensis.com

www.uneanimes.fr / N°38 / Octobre 2013 / 7


Expression

Chronique du belge

Il n’y que Magne qui m’aille !

Et alors ça va, quoi de neuf ?

Pas trop mal aux cheveux en cet

endeman de féria ? C’était plutôt

calme, non ? Pour ma part je

n’ai pas entendu énormément de

«Oléééé» en tous cas, cette Féria

des Vendanges fût ni carn ni

peiss. Figues qui sont d’ailleurs

très chères aux Halles, faudra

que j’en parle à mon avocat... A

condition qu’il soit Nîmois et pas

de Vézénobres comme lesdites

figues, et qu’il ne passe pas son

temps à jouer à la Marelle sur la

terrasse de la Fontanelle !

Bref, astrosament que nous

avons eu, grâce aux Peillasses,

le concours international des fanfares

pour faire vibrer notre vila

fétiche en setembre. Tiens, si

on lançait l’idée d’un week-end

annuel des penas, question de

pérenniser l’événement ainsi que

l’ambient qui va avec ? En tous

cas, pour ma part, j’ai beaucoup

apprécié l’ambiance générale !

Pourquoi la Tour Magne ? Oaf,

juste comme ça, pour le plaser...

Parce que j’y suis retourné cette

setmana avec une amie belge

venue visiter Nîmes. Je me suis

souvenu que la première fois il

m’avait fallu 20 minutes pour

redescendre avec le vertige, et

qu’aujourd’hui j’y cours comme

un lièvre ! Puis c’est pas parce

qu’on habite Nîmes qu’il ne faut

plus jamais y retourner : c’est toujours

agréable d’aller voir notre

belle ville d’en haut. D’autant que

le paysage change pas mal au fil

des saisons et de la météo...

Dans le même rayon, j’avais oublié

comme il est agradiu d’aller

faire une balade a caval sur les

plages de Camargue. Ce fut l’occasion

de me remettre à l’équitation

après 20 ans d’interruption.

Ah si j’étais né ici... Je serais

peut-être gardian au lieu de vous

écrire en montant et démontant

une terrasse de restaurant !

Bon alleï j’y vais une fwé...

Colnem e al cóp que ven !

Picholin Lebelge.

Picholin

LE

Belge

«Il m’a fallu

vingt minutes

pour le redescendre

avec le

vertige

8 Octobre 2013 / N°38 / www.uneanimes.fr


Rencontre Nîmoise

Un Nîmois:

Georges Ménard de la Droguerie

des Halles. Sa boutique a fêté

ses 150 ans cette année. Il m’a

encouragé en me demandant

une édition spéciale pour célébrer

l’événement. Il est plein

de bons conseils et sa boutique

avec ses tiroirs remplis de pigments

colorés est incroyable !

Un événement :

Le concert de Bjork aux arènes

en 2012, je l’avais ratée lors de

son premier passage à Nîmes il

y a quelques années, contente

d’avoir pu me rattraper !

Un lieu :

la bodéga Chez Jany. On y passe

toujours un bon moment, c’est

convivial et il y a Jany !

Une promenade

de vie, de Nîmes

Stella Fadulto

Ce retraité de 67 ans, ex-militant de l’UMP et ex-ami du

maire, défend bec et ongle les intérêts de son quartier avec

une faconde originale et un caractère de réboussier.

Portrait signé Olivier Vaillant

10 Octobre 2013 / N°38 / www.uneanimes.fr


«J’ai pu flâner et redécouvrir Nîmes...»

Nous nous sommes croisés bien mille fois, nous

avons un itinéraire nîmois assez semblable, mais

c’est finalement l’avant-veille de la parution de

ce Une à Nîmes que j’eus enfin l’occasion de

la rencontrer suffisamment longuement pour

qu’elle vous raconte son chemin de vie assez

particulier, chemin qui l’amène aujourd’hui dans

nos pages.

En exil durant de longues années

Stella Falduto est née à Nîmes en 1974. Pas de

chance pour elle, elle grandit en «exil» à Marguerittes.

«Le village de Marguerittes ce n’était

pas Nîmes. Heureusement j’étais scolarisée à

Nîmes, dans le magique Lycée Alphonse Daudet.

Mais comme un peu tous les jeunes de ma génération,

je répétais, Nîmes c’est trop nul, Montpellier

c’est bien mieux !» C’est donc du côté de la

place de la Comédie, lors ses études supérieures

d’architecture, qu’elle rencontre son futur mari

et père de ses enfants : un Français exilé en...

Belgique et ayant étudié au Lycée Français de

Bruxelles, mais ayant décidé de faire ses études

supérieures dans la cité «surdouée».

«On est ensuite partis faire un Erasmus à Milan,

une grande ville assez cosmopolite où j’ai passé

de chouettes moments et de laquelle je garde de

bons souvenirs. Mais c’est là-bas que je me suis

réellement rendue compte de mon attrait pour

Nîmes, qui me manquait. C’est fou comme pour

bien comprendre et saisir la richesse de sa ville,

un Nîmois doit avoir vu et vécu ailleurs ! Et puis

Montpellier c’est bien pour s’amuser, mais c’est

bien trop jeune et bien trop grand par rapport à

Nîmes, plus conviviale. En plus d’une ambiance

particulière qu’on ne retrouve nul part ailleurs,

tout y est si accessible, si proche, avec une véritable

ouverture culturelle et des services accessibles

à tous...»

A la redécouverte de Nîmes

«A la naissance de mes enfants, je me suis rapprochée

de mes parents et nous nous sommes

installés dans la cité des Antonins. En congé parental

et sabbatique durant 3 ans, j’ai pu flâner

et redécouvrir Nîmes, ma Nîmes. Dans le même

temps, j’avais envie de changer d’orientation :

dessiner des plans en architecture c’était bien,

mais j’avais envie de quelque chose de plus libre,

plus artistique, par moi et pour moi plutôt que

pour une entreprise.» Entretemps, elle découvre

qu’il existe des carnets de voyage sur Barcelone

et Marseille. Un jour, elle en dédicace un à des

amis avec un dessin sur Nîmes. Ils finissent de

la convaincre de dessiner un livre, un carnet de

voyage sur sa ville. C’est la naissance de «Promenade

dans Nîmes». «J’ai tout fait moi-même,

des dessins jusqu’au démarchage des libraires

en passant par l’auto-édition.»

Et la suite ?

Le succès local est au rendez-vous. Après plus

d’un millier d’exemplaires de «Promenade dans

Nîmes» écoulés, Une à Nîmes vous dévoile, en

exclusivité, que Stella nous prépare un 2e opus

sur... Arles ! Quoi de plus normal, Arles étant la

petite soeur de Nîmes par excellence ? La difficulté

résidant dans le fait que n’étant pas originaire

d’Arles, Stella effectue actuellement un

important travail afin d’approcher les locaux,

question de capter au mieux l’ambiance et les

particularités de la cité des arlésiennes.

Stella me lâchera encore une petite info avant

qu’on ne se quitte après notre agréable entrevue

sur la terrasse de la Grande Bourse : elle sera

chez Cultura pour deux séances de dédicace,

les samedis 5 et 26 octobre 2013 à partir de 10

heures. Profitez-en !

www.uneanimes.fr / N°38 /Octobre 2013 / 11


21

27


La ville en parle

Chroniques

de ville

Un patrimoine détruit

Eddie Pons s’est marié à la Mourousi

Le bel hôtel particulier Colomb de Daunant en pierre

de taille n’est plus. Ainsi en a décidé le promoteur

Alain Penchinat des «Villégiales». Pourtant cette

demeure était inscrite à l’inventaire des Monuments

Historiques depuis 2010. Seulement voilà,

le permis de démolir avait déjà été signé 3 ans plut

tôt. Le Medef du Gard en était le propriétaire depuis

1987, après l’avoir acheté à la Mairie. Un immeuble

de 4000 m2 est prévu en lieu et place de l’ancien

Hôtel du 19ème siècle.

Eric Firoud, la bonne stratégie ?

Le fils de l’entraineur du Nîmes Olympique, le mythique

Kader Firoud, monte sa liste pour les prochaines

municipales de mars 2014. Sa stratégie

est simple : faire un score qui pourrait faire « la

bascule» dans un camp comme dans un autre.

Eric va-t-il réussir son entreprise ? En tout cas il

s’y emploie en dénonçant les errements de l’équipe

de Jean-Paul Fournier et en particulier la gestion

de la dette. La ville aurait contracté des emprunts

toxiques comme de nombreuses communes en

France.

Discothèque Le carré blanc, souvenirs

Une nouvelle discothèque devrait ouvrir rue Colbert

(non loin du boulevard Amiral Courbet). Elle devrait

prendre place dans les lieux de l’ancien ABC Metropolitan

ou la Scudéria Cette boîte a marqué l’esprit

de beaucoup de Nîmois dans les années 90. Souvenez-vous

notamment du titre de Jean Leloup «

1990 », les paroles disaient « En 1990, c’est l’heure

de la dé-communication », comme les paroles d’un

prophète.

Le célèbre caricaturiste et dessinateur nîmois s’est

marié le samedi 28 septembre. Il est un des piliers majeurs

de l’identité nîmoise actuelle : plein d’humour,

talentueux, connaissant Nîmes sur le bout des doigts.

Avec Yannick, sa femme, ils ont choisi de faire la fête

dans la célèbre bodega du poète (dont le succès était

à son apogée dans les années 80), rue Thoumaine.

Comme une réponse aux noces d’Yves Mourousi, célèbre

présentateur de Tf1 qui s’était marié en septembre

1983, en pleine féria des vendanges.

Que retenir du retrait de Damien Alary ?

A la façon d’un Jacques Delors en 1994 dans l’émission

« 7 à 8 », Damien Alary (PS), actuel président

du Conseil général du Gard, s’est retiré de la course

un peu plus d’un an après avoir annoncé qu’il serait

candidat aux élections municipales de Nîmes en mars

2014. Son peu d’entrain à allier la parole à l’action a

laissé planer le doute en permanence sur ses réelles

intentions. Promettant un vrai projet pour les quartiers

et pour Nîmes, il laisse une gauche désemparée,

fragile et hagarde. Sa responsabilité pourrait-elle être

engagée si la gauche arrivait derrière le maire sortant

et le FN ? Réponse en mars.

Nîmes, une ville sans âme ?

« Nîmes est une ville sans âme », explique benoitement

Maître Jean-Pierre Cabanes depuis son bureau

d’empereur romain et dans l’interview qu’il donne à

notre rédaction dans l’article sur la face cachée des

avocats. Estomaqué, le journaliste demande quelques

explications. « Je suis Nîmois mais je vis à Montpellier

et puis je préfère et de loin des villes italiennes », explique-t-il.

« Ce ne sont pas deux ou trois monuments

dont tout le monde se fout, touristes comme Nîmois,

qui vont faire l’âme de cette ville ! » poursuit-il. Nîmes

ne prendra donc pas cet avocat pour la défendre.

www.uneanimes.fr / N°38 / Octobre 2013 / 13


Trois générations: Noëlle, Christian et Christy

la derniere

page ?

L’un des plus vieux commerces de la ville, situé boulevard

Amiral Courbet, continue contre vents et marées à faire

de l’édition, de la librairie et de l’impression. Depuis 1869,

Lacour-Ollé fait vivre l’identité du sud et de Nîmes.

14 Octobre 2013 / N°38 / www.uneanimes.fr


lacour-olle

en quelques chiffres :

5 salariés (contre 20 il y a 20 ans)

600 mètres carrés

2 000 auteurs rencontrés

7 200 titres édités

20 000 exemplaires vendus de « La

cuisine du Midi » rédigé par Noëlle, la

maman de Christian

Chef d’entreprise excentrique, Christian Lacour-

Ollé, 59 ans, continue inlassablement d’user ses

santiags sur le bitume des villages de France pour

éditer des livres qui « croquent du patrimoine de

notre belle France ». C’est en quelque sorte le «

Jean-Pierre Pernaut » de l’édition. Christian, le

bien heureux au milieu de ses centaines de livres

de « son cabinet de curiosité », est un personnage

atypique. Son activité a été créée par son trisaïeul

Marcellin Ollé en 1869. C’est écrit en gros sur la

façade blanche de son magasin qui fait front avec

un autre lieu de savoirs, l’université des sciences

des Carmes. Editeur, imprimeur et libraire, toutes

ses activités sont en danger. Christian, sa maman

(88 ans) et sa fille (22 ans) écrivent ensemble la

dynastie familiale mais les dernières pages de l’histoire

semblent s’approcher inéluctablement.

Un crime pour notre mémoire

A quelques pas du photographe Moschini fermé

cet été, l’enseigne Lacour-Ollé ne tient que par

son activité d’édition. La maison regroupe le catalogue

indépendant le plus important de France

(7 200 titres). La rédaction d’Une à Nîmes puise

régulièrement inspiration dans ses ouvrages : les

mots nîmois, le parler du midi, la vraie histoire des

mazets… Un rayonnage entier est consacré aux

livres parus sur Nîmes et son identité. Rien que

pour cela, la fermeture de cette enseigne serait un

crime à notre mémoire. L’ouvrage le plus populaire

s’est écoulé à 20 000 exemplaires. C’est Noëlle

Noel, la maman de Christian, qui l’a écrit : La cuisine

du Midi. Les livres régionaux sont le fonds de

commerce des éditions Lacour-Ollé.

Enraciné dans l’histoire

Christian Lacour-Ollé connaît l’histoire de sa ville

sur le bout des doigts et en particulier l’histoire du

lieu où il est né, où il a grandi, où il habite et où il

travaille encore aujourd’hui. « Sous mon bureau,

la via domitienne puis ce fut un château royal, un

couvent et une gendarmerie impériale », explique

à toute vitesse cet homme si enraciné dans cette

terre jouxtant la porte d’Auguste. Il a également

fait l’histoire de plus de 2 000 auteurs rencontrés.

A Nîmes, ses références s’appellent Edgar Tailhades

(maire de 1947 à 1965), l’abbé André, le

résistant Aymé Vielzeuf ou encore Jean-Charles

Lheureux. Le dernier homme des Lacour a été le

correspondant de l’académie de Nîmes, devenue

trop vieillissante à son goût comme aimait l’écrire

Christian Liger dans « Nîmes sans visa ». L’éditeur

aime voyager et aller de petits villages en petits

villages dans la pure tradition des colporteurs. Il

aime par-dessus tout les rencontres qui ravivent

les mémoires ou ressuscitent les légendes.

Son histoire d’entrepreneur est menacée de toutes

parts : la crise économique, les zones commerciales

en périphérie, l’explosion d’Internet, la paupérisation

de son quartier, l’abandon des artisans,

la politique de stationnement. Christian a tenté de

faire entendre sa voix en étant adjoint au maire

de Nîmes entre 1995 et 2001 ou en étant candidat

aux élections européennes de 2005. Rien n’y a fait.

Sa désillusion est grande « quant au mépris des

politiques et de la société à l’encontre des honnêtes

artisans ».

Christy, le dernier maillon ?

Son regard porte désormais sur les bottes neuves

de sa fille, Christie. Cette superbe jeune fille de

22 ans partage son temps entre le mannequinat

et l’entreprise de son père qui fut un fantôme

durant son enfance. Tous deux se découvrent et

font jaillir des étincelles de leurs caractères trempés

et si proches. « J’aimerais reprendre au moins

l’édition», dit-elle entre deux sourires ravageurs et

devant une grand-mère trônant fièrement sur son

pas de porte comme l’avait fait jadis son grandpère

Jean. A suivre mais de grâce ne tournez pas

la dernière page.

Jérôme Puech

www.uneanimes.fr / N°38 / Octobre 2013 / 15


Exilé Nîmois

Une rubrique pour les nîmois loin de leur terre natale

Chaque mois, Une à Nîmes

donne la parole à un de nos

concitoyens expatriés plus ou

moins loin de sa Tour Magne

natale. Alors après Strasbourg,

Montpellier, Séville, le Liban, le

Japon, Paris, Bruxelles, Milan,

Londres, le Canada, le Turkménistan

le Mexique, Sydney,

Miami, Prague et Marie Galante,

Varsovie, la Thaïlande, le Qatar,

Brisbane, le Brésil, les USA,

l’Argentine, l’ Espagne et

Las Vegas nous voici à Montreux

en Suisse.

16 Octobre 2013 / N°38 / www.uneanimes.fr

Le couteau

SUISSE de Nîmes

Directeur d’un centre de congrès

A 53 ans, Remy Crégut vit depuis presque 35

ans hors de Nîmes. Divorcé et papa de deux

enfants, il organise depuis 8 ans des événements

mondiaux en Suisse, à Montreux


Plus d’infos avec le site www.racinessud.com

« J’aime découvrir, apprendre, m’enrichir

des autres et de leurs cultures. »

Que faites-vous en Suisse actuellement

?

Je suis depuis 8 ans le directeur général

d’une société anonyme, Centre

de Congrès Montreux SA, à qui a été

confiée la gestion du 2m2c, Centre de

Congrès et de Musique de Montreux.

Je gère une équipe fixe de 30 personnes

dont l’objectif est d’accueillir

annuellement au 2m2c le plus grand

nombre possible d’événements,

culturels et d’entreprises, avec la

meilleure contribution possible, économique

et médiatique, tant pour le

2m2c que la destination Montreux.

À quoi ressemble une journée

type ?

Il n’y a pas vraiment de journée type

et c’est précisément ce que j’aime.

À Montreux elles varient en fonction

des événements accueillis qui sont

tous très différents.

Pourquoi avoir fait le choix de

la Suisse ?

Au départ ce n’est pas un choix,

mais tout simplement les aléas d’un

parcours professionnel et une réelle

volonté de mobilité. J’étais au bon

endroit au bon moment avec la

bonne personne pour savoir que le

poste était libre, et comme en plus je

connaissais la destination que j’avais

appréciée, tout s’est passé très naturellement.

Est-ce un exil fiscal ?

Pas du tout, la fiscalité pour un salarié

est quasiment la même en Suisse

qu’en France. Par contre la qualité de

vie est nettement supérieure, surtout

à Montreux où le cadre de vie est

somptueux, entre lac et montagnes.

J’ai un métier très spécialisé et je

dois aller là où on a besoin de moi,

si possible là où je me sens bien et

en phase avec le produit dont j’ai la

responsabilité.

Croisez-vous d’autres Français, des

Nîmois ?

Bien sûr, il y a beaucoup de Français

en Suisse, qui plus est dans le canton

de Vaud, et particulièrement dans les

milieux artistiques. J’y ai même

retrouvé un ami d’enfance, donc Nîmois,

qui était parti faire l’École Hôtelière

de Glion, et n’ai jamais revenu.

Nous nous voyons régulièrement,

c’est un peu la famille.

Quels conseils donneriez-vous à un

Nîmois qui vient visiter la Suisse et

Montreux ?

D’abord c’est tout proche, en train

comme en voiture, c’est beau et c’est

reposant. Alors après une bonne Féria,

une petite semaine de repos en

Suisse et on repart en pleine forme.

C’est authentique, avec des valeurs

que nous oublions trop souvent :

le respect de l’autre, la politesse et

l’honnêteté. C’est agréable par les

temps qui courent. Sinon il faut venir

découvrir notre Féria de la Musique,

le Montreux Jazz Festival, tout aussi

animée mais beaucoup plus longue.

Est-ce que Nîmes vous

manque ?

Oui bien sûr car ce sont mes racines,

mes amis, ma famille, mais d’un

autre côté, c’est tellement près que

j’y viens très souvent sans hésitation.

J’essaye également d’y amener

fréquemment mes enfants pour

qu’ils gardent le contact avec leurs

origines. Je suis par ailleurs un grand

amateur de Toros et je vais donc aux

Arènes dès que je le peux. J’ai grandi

en partie en Camargue chez mon

Oncle, Jacques Bon, et je lui dois une

aficion solidement entretenue par

mon grand-père et mon père.

Quelles sont les différences et les similitudes

entre Nîmes et Montreux ?

Les seules similitudes que je pourrais

voir sont la lumière et le côté méditerranéen

des Montreusiens qui aiment

vivre en prenant du bon temps

notamment avec une vraie culture de

la fête et de l’apéro.

Le Montreux Jazz Festival, ce n’est ni

plus ni moins qu’une grande Féria qui

dure 15 jours, autour de la Musique

et non du toro. Heureusement, mon

entrainementnNîmois m’a permis de

tenir la distance à Montreux.

Quels liens gardez-vous avec Nîmes ?

Comme je le disais précédemment,

ma famille qui est nombreuse, mes

amis fidèles et ma passion pour la

Camargue, les chevaux et la Tauromachie.

Nîmes reste une ville magnifique

que je rêve de voir se développer

touristiquement et prendre la

place qu’elle mérite dans les grandes

destinations internationales. Si je

peux aider à ce qu’elle y parvienne,

ce sera avec plaisir et honneur.

Propos recueillis

par Jérôme Puech

www.uneanimes.fr / N°38 / Octobre 2013 / 17


Reg’ Arts

Reg’Arts

Iba Ibo Yoruba

Sur le festival de jazz de l’agglo

Un tour du monde au

rythme du jazz

18 Octobre 2013 / N°38 / www.uneanimes.fr


Grégory Porter

Stéphane Kochoyan

« Jazz 70 Power to the Musicians » et la ville de Nîmes présentent la 8ème édition

de «L’Agglo au rythme du Jazz » du 27 septembre au 21 octobre 2013 en

association avec « Le Comptoir des producteurs ».

Comme chaque année, ces passionnés de jazz que

sont Laurent DUPORT et Stéphane KOCHOYAN,

directeurs artistiques de Jazz 70, ont concocté un

programme aux petits oignons qui saura ravir un

très large public grâce à l’alliance de grands noms

du jazz, de « petits » nouveaux et d’artistes locaux.

Leur vœu de fidéliser de grands artistes, désireux

de revenir chaque année, sera également une mission

pleinement accomplie.

La soirée d’ouverture aura lieu le 27 septembre à la

salle des fêtes de la Calmette avec le conservatoire

de Nîmes et l’école de musique de Marguerittes dirigée

par François CARPITA. Le saxophoniste Sylvain

CATHALA organisera les ateliers et fera répéter les

élèves.

Dès la deuxième soirée, prévue le 28 septembre à

Garons, le souhait de l’agglomération de présenter

une vision plus large du jazz sera respecté. Les

artistes Iba Ibo Yoruba Specimen et Tania Maria Trio

nous transporteront au Nigéria, au Bénin, à Cuba et

au Brésil sur les traces des esclaves noirs.

Une soirée « Vocal Jazz » avec Grégory PORTER,

grande révélation soul de l’année, viendra clôturer

ce festival en beauté le 21 octobre à Bouillargues

avec un jazz soul et hip hop.

Jazz traditionnel et classique, gypsy jazz, be bop,

funk viendront compléter cette invitation au voyage

pendant tout le temps du festival avec une pléiade

d’artistes talentueux.

Nouveauté cette année :

La Paloma entre en scène

A noter cette année la collaboration avec La Paloma qui

recevra un concert « soirée Jazz from Africa » le 18 octobre

avec Fatoumata Diawara Quartet et Richard Bona

précédé d’une conférence de Daniel BROTHIER «Paloma

papote : Miles DAVIS du Be bop au Hip Hop ».

Une séance pour les lycéens de terminale ayant l’option

musique au bac aura lieu ce même jour à 9 h 30.

Un atelier jeune public est prévu le 2 octobre avec une

« Découverte des instruments et de l’improvisation en

jazz » à partir de 6 ans suivi d’un concert de Pulcinella,

« Le Vestiaire ».

Le 19 octobre aura lieu un atelier « Découvrir l’impro à

la guitare », premier atelier d’une série de 4 dont l’objectif

final sera d’improviser avec les dents ou sur un

trampoline. Tout un programme !

Une invitation au goût :

Le comptoir des producteurs

Les producteurs de vin du territoire et les agriculteurs

du réseau « Bienvenue à la ferme » s’associent au festival

en proposant des produits du terroir.

Ainsi, une heure avant les concerts et pendant l’entracte,

des « casse-croûtes fermiers » seront proposés, l’occasion

de (re)découvrir le goût et la diversité des produits

issus de notre agriculture.

« Venir à la sortie du travail pour un casse-croûte »,

voilà un concept qui saura en ravir plus d’un. Papilles et

ouïes seront à la fête pour un festival de la convivialité.

Désireux d’aller encore plus loin dans la transmission

de sa passion, Jazz 70 a eu l’idée cette année

de s’adresser à un jeune public. Ainsi, des interventions

scolaires sont prévues les 11 et 17 octobre à

Dions et Saint-Côme. « Le duo Laurent Coulondre

et Agathe Iracema se produira en concert pédagogique

devant les enfants des écoles de ces deux

communes pour une introduction au jazz animée et

vivante ».

Plus d’informations :

www.nimes-metropole.fr

Francesca Lopez-Gilli

www.uneanimes.fr / N°38 / octobre 2013 /19


LIBÉREZ

LES OTAGES

Didier François

Journaliste

Édouard Élias

Photo-journaliste

DÉtenus en syrie Depuis le 6 juin 2013

mobilisez-vous avec le comitÉ De soutien sur

www.otagesensyrie.org

Avec le soutien de

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