Les revenants

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Les revenants - Une à Nîmes

gratuit N°40

Le e-magazine des gens qui aiment leur ville

Décembre 2013

L’histoire de

Bernard Lazare

Gregory, Marlène et Toscane

Le relieur

Deschamps en ville

Karine

expatriée à l’Ile

de la Réunion

Les revenants

Ces nîmois qui reviennent après une longue absence

Michel

Portrait d’un

enfoiré

Reg’art:

la féria

du rire

www.uneanimes.fr


Une photographie signée Frédéric Deschamps

sommaire,

A la Une :

Les revenants: Pourquoi ces nîmois ont fait le choix de revenir ?................................... 4 - 5

Rétro: l’histoire du premier défenseur du capitaine Dreyfus................................................ 6-7

La chronique du belge: brrrr il fait froid........................................................................................... 8

Portrait d’un vrai Enfoiré: Michel Baert.................................................................................... 10-11

Chroniques de ville ................................................................................................................................ 13

Commerce mythique: le relieur Deschamps en ville.......................................................... 14-15

Expatriés: Karine vit à l’Ile de la Réunion, une vie de tolérances................................. 16-17

Reg’art sur la féria du rire à l’Atria.......................................................................................... 18-19

Un mois,

un mot nîmois...

Emboucaner:

Sentir mauvais, puer. «J’ai acheté du fromage qui m’a

littéralement emboucané le frigo» selon Nicolas Gille.

2 / Décembre 2013 / N°40 / www.uneanimes.fr

UNE à NÎMES

Directeur de la publication : Jérôme Puech. Rédacteurs: Georges Mathon, Olivier Vaillant, Francesca Lopez-Gilli et

Jérôme Puech. Photographes: Alain Bérard, la rédaction et Google images. Webmaster: Tommy Desimone. Maquette:

Agence Binome. Relecture: Aurélia Dubuc. Nous écrire: uneanimeslemag@gmail.com. Site : www.uneanimes.fr.

Retrouvez tous les n°. Mensuel et gratuit. Dépôt légal numérique BNF. Diffusion: 13 000 destinataires mail. Régie

publicitaire: Esprit Média: 04 66 29 75 19.


Une cité pour les poètes

Le regard que portent les écrivains sur les choses, dit en substance

Julien Gracq, n’est pas un regard normal. Je crains bien que celui

que je porte sur ma ville natale souffre de ce défaut. Car j’ai l’œil

subjectif, et je passe le plus clair de mon temps à mettre en mots

des sensations, des émotions, des impressions.

N’étant ni expert ni prophète, je me défends d’avoir, comme on dit,

une vision de Nîmes. Tel le peintre, je vais chaque matin au paysage

: les jours fastes, avec la disponibilité ouvrante du flâneur et l’œil

acéré de l’amateur opiniâtre ; les jours moins bons, dans la torpeur

expectante, l’épuisement un peu hagard, qui succèdent à la surcharge

imaginaire et aux moments de brève exaltation.

Serge Velay, né en 1948

à Nîmes, est l’excellent

président de l’association

des amis de Jean Carrière

(Nîmois prix Goncourt en

1972) qui remettra son

prix le 27 janvier pour la

quatrième fois. Le Lauréat

est Jérôme Garcin pour

son livre «Bleus horizons»

chez Gallimard.

Serge Velay est écrivain

et poète. Il est notamment

l’auteur de La Vallée

des voix (Jacqueline

Chambon, 1991), Chant

premier (Babel, 1991) et

René Char (La Manufacture,

1987). Nous vous

conseillons vivement de

lire «Petit dictionnaire des

écrivains du Gard» paru

aux éditions Alcide dont

Serge Velay est un des

auteurs ou encore «Visas

pour le Gard» magnifique

livre sous la direction de

Serge Velay, aux éditons

du Diable Vauvert.

Au fil de mes excursions quasi-quotidiennes dans le Triangle d’Or

(entre la Maison Carrée, les Arènes et les jardins de la Fontaine),

j’ai acquis néanmoins cette conviction : Nîmes ne s’expose pas ; on

doit la deviner. A chaque fois, je la découvre pudique, et réservée,

comme si elle éprouvait de la gêne à être admirée ou courtisée. Et

fière, et farouche, car ne perdant jamais son quant-à-soi, ne pliant

jamais sous l’éloge ou la louange.

Qui ambitionne de percer le mystère de cette ville-palimpseste, de

ce théâtre urbain dédié à l’originelle controverse entre le soleil et

l’ombre, doit compter avec une qualité exigeante d’éclairage qui

ne se manifeste qu’à certaines heures élues ; avec le sensualisme

mélancolique et un peu grave, propre aux méditerranéens ; mais

encore, avec la chance qui nous est parfois donnée de franchir les

frontières oniriques.

« Nîmes est une ville pour les poètes » me disait, l’été dernier, mon

ami l’écrivain turc Salih Bolat. Sans doute songeait-il à une poésie

toute de tendresse bienveillante, de simplicité et d’étrangeté,

proposant de la vie une image sincère et rayonnante, une mesure

exacte des êtres et des choses. Ni plus, ni moins qu’une émotion

légère qui a voulu vivre : l’attention que l’on porte à des riens, pour

aller du particulier à l’universel, pour dire malgré tout la joie que

c’est d’être au monde.

Serge Velay

Le dessin du mois

by Barbara cadabra

www.uneanimes.fr / N°40 / Décembre 2013 / 3


Sujet à la Une

Les revenants:

Pourquoi reviennent-ils ?

Nombreux sont les Nîmois qui reviennent à Nîmes après une longue

période. Accidents de vie, choix professionnels, besoin de renouer

avec sa famille ou ses racines… « Une à Nîmes » s’intéresse à ces

revenants pour savoir pourquoi ils ont fait ce choix et surtout s’ils en

sont contents. Témoignages.

Le Nîmois est-il un saumon ? C’est

la question à poser vu le nombre de

Nîmois qui ont fait le choix de revenir

vivre à Nîmes, leur lieu de naissance,

après une longue période

d’absence. C’est le cas de Grégory,

41 ans. « Je vivais à Paris avec ma

petite famille avec l’impression de ne

pas pleinement profiter ». Cet intermittent

du spectacle chez Canal Plus

voulait offrir une autre qualité de vie

à ses proches Trois ans après, il ne

regrette rien. Il se balade régulièrement

aux Jardins de la Fontaine, il

habite à deux pas. Greg a le temps

de faire de la course à pied. Grégory

a arrêté de fumer. Une nouvelle

vie s’est ouverte à lui et aux siens.

Pour le boulot, il concède de faire

en moyenne un séjour d’une à deux

semaines par mois. « Avant j’avais

peur d’être mal jugé par mes collègues

de travail de Paris et peur de

ne plus être appelé pour travailler

mais en fait cela se passe très bien»,

explique ce bon vivant.

Rupture des sentiments

croisés

Parce que cela arrive de plus en

plus dans un parcours de vie, des

Nîmois en butte avec la vie affective

reviennent au plus près de leurs

racines et de leurs souvenirs d’enfance

et de jeunesse. Il en est ainsi

de Julia, la trentaine, expatriée de

longues années dans le sud-ouest.

« Tu ne peux pas savoir le bonheur

de sortir dans les rues de Nîmes, de

se balader aux halles...». Nicolas, la

quarantaine, surenchérit avec sa galéjade

«moi je viens de Bouillargues,

retour chez maman et papa » en attendant

de solder quelques affaires

personnelles. Même génération, Jérôme

se souvient du retour à Nîmes

après un exil léger chez les Buccorhodaniens:

« Il y a rien de mieux

pour se refaire la cerise que revenir

auprès de sa ville de naissance, de

ses amis et de ses lieux repères ».

La question centrale de la

vie professionnelle

Bien souvent à la sortie des études,

les Nîmois ont besoin de parcourir

le monde ou d’aller là où ils pourront

trouver du travail. Le cap de la

quarantaine est un moment durant

lequel ils remettent tout en cause

pour essayer de revenir dans la cité

romaine. David est de ceux-là. Il

construit des maisons écologiques

en bois. « A 40 ans, je commençais à

m’ennuyer dans mon boulot, j’ai

4 / Décembre 2013 / N°40 / www.uneanimes.fr


essenti la nécessité de revenir ici là où j’ai du réseau,

mes amis, ma famille », explique cet ancien habitant

d’une petite station de ski de Savoie. A l’identique, Alban,

commercial en informatique, était « très content de

pouvoir obtenir une mutation » dans cette ville qu’il aime

beaucoup. Marseille était une ville trop grande alors qu’à

Nîmes il se plait à croiser des amis avec le tempérament

d’ici.

Revenir auprès des siens

« Revenir auprès de papa et de ma sœur », c’est le choix

qu’a fait Bob Adrizza, auteur et metteur en scène. Les

fenêtres de son appartement donnent directement sur

la superbe Maison Carrée. « Je me souviens, en 1962,

lorsque je revenais d’Algérie à Nîmes, de la volonté du

maire de faire de l’avenue Jean-Jaurès les Champs Elysées…

Eh bien 50 ans après c’est fait ». L’ancien assistant

de Francis Blanche a quitté Nîmes en 1969 pour

répondre à la sollicitation d’Europe 1. Entre son point

de départ et son point de retour récent, Bob distribue

bons et mauvais points : une ville avec de belles choses

de faites (Carré d’art, Paloma, …) et des artistes locaux

pas assez mis à contribution. « Les élus confondent arts

plastiques et toiles cirées », lance le roi de la formule et

des slogans publicitaires à qui l’on doit par exemple « La

vache qui rit ».

5 avis:

Bob

Je suis Nîmois d’adoption mais

cela reste mon point de départ

et de retour. Je me rapproche

de mon papa et de ma sœur et

j’ai vu cette ville évoluer. (A

droite à côté de Lio).

Alban

Je suis très content de revenir

travailler à Nîmes. On

croise toujours des connaissances,

des amis d’enfance.

J’ai mes racines ici.

Caroline

C’est une grande bouffée

d’oxygène que de revenir

à Nîmes ne serait-ce

qu’au niveau du logement.

A Paris, les conditions

n’étaient pas les

mêmes qu’ici pour notre

famille de 3 enfants.

Caroline, maman de trois enfants, reconnait que revenir

à Nîmes est une grande bouffée d’oxygène. « Avoir les

grands-parents et leur piscine à 100 mètres de la maison

est appréciable », dit-elle. Question logement, elle est

passée d’un petit appartement parisien à un logement

bien plus spacieux. Fini le métro-boulot-dodo. Cependant

ce retour « à la case départ » a été difficile pour elle

car elle avait le sentiment de ne rien avoir accompli mais

elle concède que « ça va mieux depuis ». Sans doute la

faute à sa recherche d’emploi comme assistante d’édition

qui semble, pour le moment, faire choux blanc.

Julia

Je suis vraiment très heureuse

d’être à nouveau ici. Je

m’émerveille de chaque chose

que je connaissais lorsque

je vivais à Nîmes. C’est une

grande bouffée d’oxygène que

je vis actuellement.

A croire tous ces témoignages, les revenants sont des

saumons nîmois heureux d’avoir fait le chemin arrière.

Les revenants aiment leur ville 10 fois plus qu’au moment

de l’avoir quitté comme s’ils tombaient réellement

amoureux.

Alors faut-il quitter Nîmes pour l’aimer et l’apprécier à sa

juste valeur ?

David

Je suis revenu pour développer

mon activité. Le

retour à Nîmes, c’est la facilité

de renouer avec mon

réseau. Je suis né ici, j’y

suis attaché.

Jérôme Puech

www.uneanimes.fr / N°40 / Décembre 2013 / 5


Dans le Rétro

La fabuleuse histoire de bernard lazare

Le defenseur

de Dreyfus

Le capitaine Dreyfus

Un Nîmois a défendu le premier le capitaine DREYFUS

Bernard Lazare, journaliste et écrivain, s’est illustré

contre l’opinion générale avec une grande passion de la

justice dans la tristement célèbre affaire « Dreyfus ».

Si vous vous êtes promenés dans la rue

de Bernis, vous avez peut être remarqué

en face de l’Hôtel de Bernis, au numéro 2,

une plaque gravée qui témoigne de cette

fabuleuse histoire du premier défenseur

du Capitaine Dreyfus. C’est dans cette

maisonnée qu’a grandi le rebelle et incontrôlable

Bernard Lazare, grand journaliste

de son époque. Il est né à Nîmes le 14 juin

1865, Lazare Marcus Manassé Bernard. Il

sera l’aîné de 4 garçons. C’est dans cette

famille à l’esprit religieux que Lazare montrera

son caractère rebelle. Refusant l’éducation

juive, il est allergique aux maîtres

et donneurs de leçons. Scolarisé dans les

établissements publics de la ville, école

primaire de la Maison Carrée, ensuite Lycée

public de garçons, à la Grand’rue, il va

donner du fil à retordre à ses professeurs,

son esprit indépendant va continuer à forcir

avec sa maturité. Pas de compromis

avec ses idées, il deviendra anarchiste.

Le contexte de l’affaire Dreyfus

L’affaire Dreyfus est un conflit social et politique

majeur de la Troisième République

survenu à la fin du XIXème siècle, autour

de l’accusation de trahison faite au capitaine

Alfred Dreyfus, Français d’origine

alsacienne et de confession juive, qui sera

finalement innocenté. Elle a bouleversé la

société française pendant douze ans, de

1894 à 1906, la divisant profondément et

durablement en deux camps opposés, les

« dreyfusards » partisans de l’innocence

de Dreyfus, et les « antidreyfusards » partisans

de sa culpabilité. Bernard Lazare fût

donc un des premiers « dreyfusards »

La rencontre entre Dreyfus et

Lazare

Les deux sœurs du capitaine Dreyfus

avaient obtenu la permission de voir leur

frère à la prison de la Santé. La visite eut

lieu dans le cabinet du directeur, en sa

présence. Lorsqu’elle eut pris fin et que

Dreyfus fut sorti, le directeur de la prison,

Forzinetti, dit aux deux sœurs que la situation

du prisonnier était effroyable et que

deux hommes seuls, à son avis, pouvaient

faire quelque chose, Drumont (rédacteur

en chef du journal Libre Parole) et Bernard

Lazare. Une tentative auprès de Drumont

était impossible. Mais le beau-père

de Mathieu (le frère du capitaine Dreyfus)

connaissait des membres de la famille

Lazare domiciliés à Carpentras. Ces derniers

fournissent une lettre d’introduc-

6 / Décembre 2013 / N°40 / www.uneanimes.fr


La maison natale de Bernard Lazare, rue de Bernis...

tion auprès de l’écrivain nîmois et la première rencontre entre

Mathieu Dreyfus et Bernard Lazare a lieu en février 1895.

La publication qui fait scandale

Ce dernier est convaincu de l’innocence du capitaine après

plusieurs rencontres. Une stratégie est élaborée. Le 6 novembre

1895, c’est la publication de la brochure signée par

Bernard Lazare « Une Erreur judiciaire. La vérité sur l’affaire

Dreyfus ». Imprimée à Bruxelles, la brochure est tirée à 3000

exemplaires. Pour déjouer une saisie éventuelle, les 7 et 8

novembre, tous les parlementaires, les principaux journalistes

parisiens et diverses notabilités du monde littéraire et

scientifique trouvent dans leur courrier cette brochure de 24

pages. Elle est signée Bernard Lazare. Bernard Lazare, qui

faisait œuvre de polémiste et nom d’historien, avait à dessein

donné dans la brochure l’impression qu’il était bien renseigné,

quitte à glisser habilement sur les énormes lacunes de

ses informations…

Toute une vie mise en danger pour la vérité

Il avait fait le sacrifice absolu de son présent et de son avenir

littéraire à ses idées d’humanité et de justice. Il avait, avant

d’être atteint par la maladie qui l’a emporté, publié aux Cahiers

de la Quinzaine une étude très complète et très documentée

sur les Juifs de Roumanie. D’autres oeuvres restèrent

inachevées. Bernard Lazare, par son entière abnégation, par

la parfaite dignité de sa vie, a marqué les esprits tant il a

provoqué et heurté le plus violemment les sentiments et les

préjugés. Il avait une vision négative des hommes politiques.

Cette affaire semble faire écho à la montée des idées extrémistes

actuellement en France avec notamment la récente

affaire « Léonarda », prénom de cette jeune lycéenne expulsée

avec sa famille en Roumanie.

Bernard Lazare ne connaîtra pas l’heureux épilogue de l’affaire

Dreyfus. Il est mort à trente-huit ans, le 2 septembre

1903, sans laisser aucune fortune. Il y eut peu de personnes

à ses obsèques, le 4 septembre 1903 ; si Mathieu Dreyfus

était parmi les assistants, son frère, en Suisse avec les siens,

malade, n’a pu faire le voyage et les journaux hostiles, méconnaissant

les raisons de son absence, l’ont commentée de

façon désagréable.

Si vous abordez le jardin de la Fontaine de Nîmes par la porte

Est, juste après un bâtiment sanitaire, sur votre droite il y

a un rocher, au milieu de la végétation et à moitié cachée

vous apercevrez une plaque commémorant l’emplacement

de l’ancienne stèle de Bernard Lazare. En juillet 1909, une

main inconnue, cassa à coups de marteau le nez de Bernard

Lazare pour l’offrir à Charles Maurras, comme presse-papier.

Depuis lors la statue profanée est connue à Nîmes sous le

nom de desnasa... Ces mutilations imbéciles vont se poursuivre

au fil du temps. Elle sera dynamitée selon certains ou

bien démontée selon d’autres, pendant l’occupation allemande.

Le souvenir de Bernard Lazare fait encore l’objet d’actes incompréhensibles

comme si son courage faisait toujours polémique

de nos jours.

Jérôme Puech

en collaboration avec le site www.nemausensis.com

www.uneanimes.fr / N°40 / Décembre 2013 / 7


Expression

Chronique du belge

Il gèle il gèle bergèèèèère !!!!!

Oh con, il a déjà neigé sur Nîmes!

Qui aurait cru que ça arriverait

un jour au mois de novembre,

avec du gel la nuit comme dans le

nord?! Bon d’accord, vous allez

dire que c’est de ma faute et que

c’est moi qui ai ramené ce temps

maudit avec moi. Ceci dit, même

si on se les gèle, la tempête fût

brève et ceux qui ont attendu à la

Tour Magne avec leur snowboard

ont pu en redescendre bredouilles.

Oyez oyez bonnes gens, ayez

une pensée pour moi : même si je

viens du nord et que je suis censé

être adapté à ce climat, il n’en est

rien. En effet, il est plus difficile

de descendre de 38° à 2° que de

descendre de 25° à -2°...

Mais que cela ne décourage pas

les Nîmois du bout du monde et

qui, pour une raison ou pour une

autre, envisagent de revenir :

même avec le gel, la Maison Carrée

est toujours étincelante éclairée

par ce beau ciel bleu. Puis les

bus Tango exercent toujours autant

leur droit de retrait, et pas à

cause du verglas...

Avec tout ça je n’ai pas encore osé

affronter la grande roue qui vient

de se poser devant les Arènes de

peur d’être instantanément congelé,

les restaurants sont déserts et

l’Ecusson est vide, sans doute au

profit de la couette et du chocolat

chaud devant la télé.

C’est curieux comme la vie nîmoise

a parfois un curieux goût

de Belgitude ! En espérant que

cette vague de froid ne s’attarde

pas comme les météorologues

l’ont prédit : ce serait l’hiver le

plus froid de ces 100 dernières

années qui frappe à nos portes.

Bon alleï une fwé, j’y vais...

Colnem e al cop que ven.

Picholin Lebelge.

PS : N’oubliez pas de réserver,

d’ores et déjà, un repas à des

conditions très avantageuses

à «La Cave de chez Picholin»

(réservation valable jusqu’au

31/12/2014).

En effet, j’aurai le plaisir de vous

régaler les papilles avec une cuisine

nîmoise très personnelle à

partir de janvier 2014. Vous trouverez

le lien sur la publicité ad

hoc, dans ce Une à Nîmes !

Picholin

LE

Belge

«La vie nîmoise

a parfois un

curieux goût de

Belgitude, non?»

8 Décembre 2013 / N°40 / www.uneanimes.fr


Ici, vous entrerez dans un autre monde.

Dans un monde inconnu de l'Ecusson,

mais tellement Nîmois...

Un monde qui remonte de la source de Nemausa

aux orgies romaines, pour le plus grand plaisir

de vos papilles !

Dès janvier 2014, vous etes invites a decouvrir ce nouveau

lieu de la cuisine Nîmoise a volonte, dans un cadre

surprenant et typique a la gloire

de la Colonia Nemausus.

Promis : il n'y aura pas que de la gardianne ou de la

brandade, c'est Picholin l'original qui vous le dit...

et vous reserve quelques surprises gustatives !

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Heures d'ouverture du buffet (horaire hiver)

Lundi 12h - 13h30 19h - 21h30

Mardi Ferme

Mercredi 12h - 13h30 Ferme

Jeudi 12h - 13h30 Ferme

Vendredi 12h - 13h30 20h - 24h

Samedi 12h - 14h 20h - 24h

Dimanche 12h - 14h 19h - 21h30

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La cave de chez Picholin - Rue de l'Etoile 18 - 30.000 Nîmes

Buffet a volonte de cuisine Nîmoise revisitée, formules de 8€ à 22€.


Rencontre Nîmoise

Un Nîmois:

Yannick Agnel, pour son engagement

et pour ses resultats

sportifs et sa gentillesse

Un événement :

Les Jardins de la fontaine, pour

leurs beautés, son calme et ses

événements

Un lieu :

La féerie de l’eau et un realisateur

dans la ville pour la beaute

du site et la spécificité de

l’événement

Génération

COLUCHE

Michel BAERT

Michel Baert, retraité, consacre près de 50 heures par semaine

aux Restos du Cœur. Portrait du responsable départemental

d’un organisme qui lance ce mois-ci sa nouvelle

campagne d’aide aux Nîmois les plus démunis.

Portrait signé Jérôme Puech

10 Décembre 2013 / N°40 / www.uneanimes.fr


«Aider les gens à sortir la tête de l’eau, voila ce qui me motive»

Michel est de ces retraités qui ont fait le choix de

venir vivre leur retraite dans le sud de la France. «

Je me suis rapproché de ma fille qui vit à Montpellier»,

confie-t-il avec le sourire. Installé à Lédenon, il

s’engage en 2011 comme simple bénévole chez les

Restos du cœur, 27 ans après l’appel de Coluche sur

les ondes d’Europe 1. « Je veux venir en aide aux

plus démunis pour que les gens s’en sortent », explique

l’ancien contrôleur de gestion de l’entreprise

BASF. A 64 ans, il est le responsable départemental

des Restos du cœur, une organisation composée de

740 bénévoles dont 280 à Nîmes. Malgré ce chiffre,

Michel et les restos du cœur ont encore besoin de

nouveaux bénévoles pour faire face à l’inquiétante

montée de la pauvreté à Nîmes comme en France. Et

en plus des bénévoles, les Restos du cœur ont besoin

de dons par chèque.

Une pauvreté galopante

Il estime la demande de bénéficiaires en augmentation

de 15% sur la nouvelle saison 2013-14. A ce

jour, ce sont 12 400 personnes qui sont inscrites à

l’échelle du Gard. Dix-sept centres de distribution

maillent le territoire gardois. A Nîmes, deux centres

distribuent la nourriture aux plus nécessiteux : au

Chemin bas d’Avignon et à la Roquette sur le quartier

de Capouchiné. L’organisation humanitaire fonctionne

uniquement avec des bénévoles. « Je vois

de nouvelles populations venir à nous comme les

étudiants, les retraités ou encore les mères célibataires…

», s’inquiète Michel. Nîmes n’échappe pas

à la croissance de la misère. Bien au contraire. Les

difficultés semblent ici pire qu’ailleurs. Les villes du

sud attirent car à en croire la mélodie de Charles

Aznavour « la misère serait moins pénible au soleil ».

L’accueil des SDF

En ce mois de décembre de froid et de vent glacial,

le soleil console peu les personnes qui n’arrivent plus

à s’acheter de quoi manger. En 2010, la Région Languedoc

Roussillon est la troisième région de France à

héberger des familles vivant sous le seuil de pauvreté

(soit 964 euros/mois). Une progression de 10%

en un an. Les Restos du cœur accueillent aussi des

Sans Domicile Fixe dans un accueil de jour. « Nous

recevons jusqu’à 80 SDF par jour à qui nous proposons

un petit-déjeuner, une douche, un vestiaire ».

20 000 petit-déjeuners ont été servis en 2012. Jean,

68 ans, est de ceux-là. Après 17 ans de rue, il est

heureux de pouvoir bénéficier de ce genre de petites

attentions.

Le salaire du bénévole

Pour Michel, la vraie récompense du travail de bénévole

réside dans les témoignages d’anciens bénéficiaires

qui ont pu sortir de la misère grâce aux actions

variées des Restos du coeur. Par exemple, les

restos du cœur hébergent des familles grâce à des

«baux glissants » qui assurent la transition entre les

Restos et les familles en autonomie. « 14 familles

sont sorties du dispositif sur 19 familles engagées»

décrit avec satisfaction cet originaire de l’Oise.

« Et puis parfois des personnes que nous avons

aidées viennent à leur tour nous soutenir comme

pour rendre ce qu’elles ont reçu ». Aider, ne seraitce

qu’une seule personne, à sortir la tête de l’eau,

voilà donc ce qui motive le cœur de ce bénévole qui

consacre jusqu’à 50 heures par semaine à cette activité

résolument tournée vers les autres.

Après tout la recette du bonheur, comme aime à la

dire Mathieu Ricard, célèbre moine bouddhiste tibétain,

n’est-elle pas de consacrer sa vie aux autres ?

Michel de la génération COLUCHE s’y emploie chaque

jour. Et vous ?

Etre bénévole : appelez au 09 80 34 17 92 (le matin).

Faire un don : écrivez à Restos du cœur du Gard 15,

rue Sainte Anne 30 000 Nîmes (Ex : un don de 100

euros donne droit à une réduction d’impôts de 75

euros).

Faire un geste : vous pouvez être bénévole pour

emballer les cadeaux de Noël dans la grande distribution

(l’argent récolté permet de faire fonctionner

pendant un mois les Restos du cœur).

www.uneanimes.fr / N°40 /Décembre 2013 / 11


g

g

Spécial Noël 2013

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PROPOSENT LEUR DERNIÈRE CRÉATION « FÉERIE ÉQUESTRE »

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La ville en parle

Chroniques

de ville

Nîmes accompagne les Bleus

Le nouveau maillot de l’équipe de France de football

est un clin d’œil à l’histoire de notre ville. Ce

n’est pas une blague mais une information révélée

par Heidi Burgett, directrice des relations publiques

de Nike. Elle a annoncé sur son compte Twitter que

le nouveau maillot de l’équipe de France a été inspiré

par la ville de Nîmes, berceau du jean Denim.

« Avec l’équipe de France, Nîmes sera sur le terrain

au Brésil », précise la mairie de Nîmes dans un

communiqué de presse.

Le prix Jean Carrière

Ce prix littéraire (créé en 2009) du nom du dernier

vainqueur nîmois du prix Goncourt en 1972 avec

«L’épervier de Maheux » est attribué à Jérôme

Garcin pour Bleus horizons (Gallimard) et pour l’ensemble

de son oeuvre. La remise officielle aura lieu

le 17 janvier prochain par le jury présidé par l’excellent

Serge Velay, président de l’association des

amis de Jean Carrière (voir son éditorial en page 3

de ce magazine).

Les clichés de Vasserot

Le plus célèbre quincailler de la ville, le commerce

Vasserot, situé rue Pierre Semard, a inspiré un photographe.

Gilles Thomat propose un livre de photos

sur cet enseigne mythique qui avait fait l’objet d’un

reportage dans nos colonnes. La préface est signée

de l’actrice disparue Bernadette Lafont. Le livre est

en vente chez Vasserot ou à la librairie Teissier, rue

Régale. L’esprit nîmois est là loin de la froideur des

grandes enseignes de bricolage. Vive le commerce

de proximité !

Le Mas de la Madone et

ses soirées explosives

Ce superbe lieu situé vers la Bastide a été le théâtre

de drôles de soirées. Un Nîmois a eu la bonne idée

de lancer tous les jeudis soirs un moment convivial

et branché. Malheureusement, la première et

la deuxième soirée ont viré au cauchemar avec des

échauffourées interminables. Devant des invités

médusés, une des responsables des lieux a déclenché

une colère noire de l’un de ses clients. L’affaire

a fait grand bruit dans le microcosme des sorties

nîmoises.

« Une à Nîmes » cité dans un livre sur les

monuments contemporains

Après avoir publié un livre sur les maires de Nîmes,

David Mataix, professeur d’histoire à la Fac Vauban,

récidive en proposant, avec ses étudiants, un

livre sur les monuments contemporains de notre

ville aux éditions Lacour-Ollé. La bonne surprise

est de lire de nombreuses références sur le sujet

dont une consacrée à l’artiste Serena, sculptrice de

la fameuse statue de Nimeno II place des arènes. «

Une à Nîmes » est cité à ce sujet.

Le chiffre : 600

C’est le nombre de participants à la dernière

édition de Nîmes toquée qui a eu lieu le 24 novembre.

Cet événement proposé par les Costières

de Nîmes permet non seulement aux

amoureux de Nîmes de découvrir de nouveaux

vins et plats préparés par de grands chefs de la

cuisine mais aussi de visiter des lieux insolites

comme le toril des arènes ou la discothèque La

Comédie pour les anciens fêtards.

www.uneanimes.fr / N°40 / Décembre 2013 / 13


Claude et Géraldine Deschamps

L e R E L I E U R

Deschamps en ville

Ce commerce existe depuis 1855. Il a traversé le temps et

les époques pour permettre la mise en valeur de nos livres

anciens et récents. Reportage sur un métier et un commerce

à l’ancienne.

14 Décembre 2013 / N°40 / www.uneanimes.fr


deschamps

en quelques chiffres :

100 000 euros : la valeur d’un livre

appelé « incunable »

13 grand’rue : l’adresse

42 euros (en moyenne) : pour faire

relier un livre format A5

1855 : création de l’atelier appelé

« Deschamps » aujourd’hui

C’est en écoutant Daniel-Jean Valade, adjoint au

maire délégué à la culture, lors d’une conférence fort

passionnante sur les livres d’or de la ville, que l’idée

est venue de mettre en lumière ce vieux commerce

nîmois. Le relieur Deschamps ayant exécuté un travail

formidable de reliure des livres d’or de la ville, c’est

donc tout naturellement que les pas d’Une à Nîmes

nous mènent dans la Grand’rue, en face de l’école

des Beaux arts, sur le pas de porte d’une vieille enseigne

nîmoise. Le métier est ancien. « Il date de

l’époque de la naissance de l’imprimerie, au XVème

siècle », explique Claude Deschamps. Depuis 1998,

il tient avec sa femme, Géraldine, ce commerce atypique

de relieur. Il en existe seulement deux à Nîmes.

Les clients viennent ici apporter leurs ouvrages en

tout genre : minutier de notaire, dessus de bureau,

pochette, état civil d’une mairie, restauration de livre

ancien, ouvrage familial, livre d’or… La plupart des

clients sont des Nîmois, des Gardois mais aussi des

Russes, des Allemands.

La petite histoire

L’aventure de ce commerce de soins aux livres débute

dans un petit atelier du boulevard Gambetta avec son

créateur Monsieur Margraf en 1855. Ce nom figure

d’ailleurs sur la devanture verte Napoléon. C’est en

1968, époque de tous les possibles, que le papa de

Claude décide d’acheter ce commerce pour en faire

son activité. C’est en voyant travailler son père que

Claude trouve le goût de ce travail manuel si minutieux.

Il apprend le métier par mimétisme. Trente

années plus tard, il reprend le flambeau. En 1998,

il décide d’emménager en face de l’école des Beaux-

Arts. Aujourd’hui, la boutique résiste toujours au

temps qui passent. Le travail ne manque pas malgré

l’appel inexorable de la dématérialisation proposé par

les nouvelles technologies de l’information et de la

communication. Ici Gutenberg n’a pas dit son dernier

mot, bien au contraire. Les amoureux des livres et

des belles choses viennent prendre soin de leur trésor

de famille ou de cœur.

Témoins de l’histoire des livres

Parmi les travaux dont Géraldine et Claude sont fiers,

on trouve le soin apporté aux premiers livres de notre

civilisation, les incunables. Les incunables se sont les

livres imprimés en Occident avant 1500. Restaurer

et prendre soin d’un tel témoin de notre histoire doit

être une mission passionnante. Le prix de tels livres

peut dépasser les 100 000 euros. Le silence et la

quiétude de cette boutique semblent être le lieu idéal

pour se transformer en hôpital pour livres blessés par

le temps et par ses usagers inconscients. Claude aime

« ce rapport avec le client et les belles pièces qui

passent entre ses mains ».

Au service des artistes

L’autre facette du travail, c’est l’accompagnement des

artistes locaux et régionaux. Ainsi Claude témoigne

du livre commandé par le célèbre photographe arlésien,

Lucien Clergue, pour ses évocations de Manitas

de Platas ou Dali. Dans cette couverture, Claude a

fait preuve de toute son imagination et de toute sa

créativité pour répondre à la commande de l’artiste.

Il en est ainsi des gravures de Formica, des pochettes

du peintre José Pirès ou encore du livre blanc de Tombereau.

La boutique Deschamps donne le sentiment

d’un rencontre permanente entre les artistes et le

relieur. Sous certains angles, la boutique ressemble

davantage à une galerie qu’à un atelier. De l’intérieur,

on aperçoit les futurs clients, ceux qui étudient les

arts. Géraldine propose également ses propres peintures

dans ce concert artistiques.

Le relieur Deschamps ne résiste pas uniquement au

temps mais également à la paupérisation du centreville.

Les inquiétudes d’hier laissent place à de l’espoir

quant au devenir de la Grand’rue. « La récente installation

du restaurant La Terna » rassure le couple aux

mains agiles. Alors que la porte excite la petite cloche,

j’observe depuis l’extérieur les mains de Claude reprendre

vie sur son établi. Courbant l’échine, il prend

délicatement quelques feuilles d’or pour redonner

l’éclat d’antan à ce vieux livre qui était, sans doute,

destiné à mourir sous la poussière et l’indifférence.

Jérôme Puech

Plus de renseignements : www.reliure-deschamps.com

www.uneanimes.fr / N°40 / Décembre 2013 / 15


Exilé Nîmois

Une rubrique pour les nîmois loin de leur terre natale

Chaque mois, Une à Nîmes donne

la parole à un de nos concitoyens

expatriés plus ou moins loin de

sa Tour Magne natale. Alors après

Strasbourg, Montpellier, Séville, le

Liban, le Japon, Paris, Bruxelles,

Milan, Londres, le Canada, le

Turkménistan le Mexique, Sydney,

Miami, Prague et Marie Galante,

Varsovie, la Thaïlande, le Qatar,

Brisbane, le Brésil, les USA, l’Argentine,

l’ Espagne, La Suisse et la

République Dominicaine, nous voici

à Saint Denis de la

Réunion.

tolerance

en reunion

Ingénieure commerciale

Karine vit à la Réunion. A 40 ans, cette ancienne

habitante de Rodilhan (près de Nîmes)

a fait le choix de vivre avec ses 3 enfants

(Alexis, Andy, Ilyas) et son mari à l’île de la

Réunion. Elle a le sentiment d’être en été en

permanence et de vivre dans un lieu de tolérance

loin de la montée du racisme en métropole.

Propos recueillis par Jérôme Puech.

16 Décembre 2013 / N°40 / www.uneanimes.fr


Plus d’infos avec le site www.racinessud.com

«A ceux qui croient au vivre ensemble, il faut venir vivre ici»

Pourquoi tu as fait le choix de vivre à

La Réunion ?

C’était il y a 9 ans bientôt. J’avais

envie de changer de lieu, d’envoyer

balader la routine sans prendre trop

de risques. Je voulais aller en Australie

mais pas mon mari alors on a

coupé la poire en deux.

Quelles sont tes fonctions exactes ?

Je ne me sens pas vraiment expatriée,

je fais le même boulot qu’en

métropole en tant qu’ingénieur commercial

dans les télécoms et réseaux

informatiques. Je n’ai malheureusement

pas le cul sur la plage toute la

journée.

La Réunion, c’est une destination de

rêve pour les vacances mais y vivre

en permanence, n’est ce pas un peu

lassant ?

Lassant non car tu as la vie comme

en métropole côté boulot mais il est

clair que tu vis un peu en vase clos.

Qu’est-ce que tu fais que tu ne ferais

pas en France ?

Le gros avantage de La Réunion c’est

que tu as un climat très agréable

toute l’année. Honnêtement j’en

avais marre du froid métropolitain

même si dans le sud on ne peut pas

se plaindre. Tu as également beaucoup

d’atouts côté balade (mer et

montagne à proximité) et surtout un

brassage culturel super enrichissant.

Que conseillerais-tu de voir ou de

faire à un Nîmois qui débarque à La

Réunion ?

De faire surtout les randonnées puis

il y a des plages sympas mais Maurice

est plus adapté. En revanche tu

peux vraiment te dépayser : tu as

le volcan, de superbes forêts, des

endroits où tu ne peux accéder qu’à

pied, la plongée et surtout des gens

adorables. Il n’y a pas de racisme ici

et donc beaucoup plus de respect. La

Réunion est à conseiller à ceux qui

croient encore au vivre ensemble.

Pour un Nîmois il abandonnera le

pastis pour un rhum arrangé et une

bière locale.

Le danger des requins est-il toujours

d’actualité ?

Le dossier requin est plus développé

en métropole qu’à la Réunion en fait.

Il y a la majorité des plages situées

dans le lagon (donc hors de portée

des requins) mais il y a aussi pas mal

de spots de surf forcément plus exposés

mais on va quasiment tous les

week-ends à la plage et je n’ai jamais

vu l’ombre de requin.

Y a t-il l’équivalent d’une féria, d’une

brandade, d’une équipe de hand, de

foot, d’histoire, de monuments...

Féria rien ! Brandade: oui. Il y a des

tonnes de bonnes choses à manger

ici. Le Réunionnais ne crève jamais

de faim. Tu peux manger n’importe

où avec une barquette de riz et un

carri local pour 5 €. Tu peux aller à

toutes les manifestations et voir surtout

à manger ! Ils adorent. Du fait

du métissage tu peux manger aussi

bien créole avec rougail saucisse,

carri poulet ou encore rougail morus.

Tu peux manger indien avec les musulmans

et les tamouls (indouhistes).

Les continentaux, les touristes sontils

bien acceptés ?

Super bien acceptés en fait parce que

tout le monde est mélangé ici et du

coup on ne peut pas définir le profil

type du Réunionnais contrairement

aux Antilles. Je suis d’autant mieux

acceptée que je vis avec un Réunionnais.

Pour finir, tu as une anecdote de vie à

raconter, une histoire rigolote ?

Une année je décide de faire du

morey (bodyboard), c’est une petite

planche sur laquelle tu t’allonges.

On rentre dans l’eau, je débute, assez

drôle car on se prend un max de

vagues et entre 2 vagues on discute

des requins, des lames de fond et

puis une énorme vague arrive et là

je prends un bouillon de folie. Et une

fois mes roulades terminées, je me

retrouve sans maillot. J’avais perdu

le bas du maillot. On ne l’a jamais

retrouvé.

www.uneanimes.fr / N°40 / Décembre 2013 / 17


Reg’ Arts

Reg’Arts

NÎMES

Vincent Ribera Organisation présente

Auditorium Novotel Atria

Jeudi 26 SEPT. 20h30

Samedi 12 OCT. 20h30

Vendredi 15 NOV. 20h30

Samedi 23 NOV. 20h30

Spécial

Réveillon

Vendredi 29 NOV. 20h30

Samedi 14 DÉC. 20h30

Mardi 31 DÉC. 19h30

Vendredi 24 JANV. 20h30

Spécial

Saint-Valentin

Dimanche 9 FÉV. 18h00

Vendredi 14 FÉV. 19h30

Vendredi 21 FÉV. 20h30

Dimanche 23 FÉV. 18h00

Samedi 15 MARS 20h30

Vendredi 28 MARS 20h30

Samedi 26 AVRIL 20h30

Sur la féria du rire:

Au théâtre ce soir !

18 Décembre 2013 / N°40 / www.uneanimes.fr


Féria du rire à Nîmes jusqu’au 26 avril 2014 à l’auditorium du Novotel Atria,

boulevard de Prague. Cela fait maintenant 4 ans que cette manifestation existe

et propose une palette de shows humoristiques.

Hibernatus sors de ce corps ! Ce n’est pas

parce qu’il fait froid, qu’il fait vent et que

l’on a la goutte au nez qu’il faut traîner ses

pénates dans toutes les pièces et laisser son

empreinte plus ou moins gracieuse sur ce

canapé qui n’a rien demandé.

« Sursum corda les amis et tous au théâtre

pour une franche partie de rigolade ». Voilà

quel aurait pu être le leitmotiv de Vincent

Ribera lorsqu’il a lancé la Féria du rire pour la

première fois il y a quatre ans à l’auditorium

de l’Atria. Et ça a marché !

Des artistes dont la réputation n’est plus à

faire, de petits nouveaux et encore d’autres

locaux, un panel d’humoristes. Des One Man

show, de la comédie. En tout 15 spectacles

qui filent la patate !

Cette année c’est Patrick Bosso qui a lancé

le festival le 26 septembre avec son spectacle

« K Marseille » et c’est Yves Pujol qui

le clôturera le 26 avril avec son spectacle

«Le Toulonnais » co-écrit avec Eric Carriere

des Chevaliers du Fiel. Invité de nombreuses

émissions de télévisions et radios (Patrick

Sébastien, Michel Drucker, Cyril Hanouna,

Philippe Bouvard...), on peut l’entendre également

très régulièrement sur Rire et Chansons,

partenaire du spectacle.

En décembre deux spectacles :

Anthony Joubert, le voisin arlésien, le 14

avec « Saison 1 ». « Un personnage bondissant,

drôle et tendre qui se moque de

tout, de lui et de tout le monde. Son garde-fou,

c’est son personnage William de Fly, un chanteur

raté ».

« Si je t’attrape je te mort » le 31. « Cette

comédie mortelle, originale et haute en couleurs

continue son succès en fêtant sa 1200ème

représentation. Après son succès aux festivals

2011 & 2012, La Mort revient et elle n’est toujours

pas contente ! Caroline et Franck, qui forment

un couple classique (donc en crise) sont à

la limite de «l’implosion sentimentale».

Ils ont délimité leur appartement en deux et enchaînent

les mesquineries réciproques pour faire

craquer l’autre.

C’est au beau milieu de ce champ de bataille que

s’invite la mort, maladroite, sensible et que l’on

n’osait imaginer aussi drôle !

De l’action, du suspens, des quiproquos, et des

répliques qui fauchent tout sur leur passage ! »

Le 14 février ne ratez surtout pas « Couscous

aux lardons », une spéciale Saint-Valentin haute

en couleurs qui ne laissera pas indifférent! «

Rachid et Marie-Sophie s’aiment. La vie à deux

c’est déjà compliqué mais lorsqu’il s’agit d’un

couple mixte ça devient la folie. Un mariage, deux

cultures, deux belles-mères... Une confrontation

sans parti pris, si ce n’est celui de faire rire ! ».

Bon là avec toutes ces parties de rire en prévision,

si vous continuez à pleurnicher, peux plus

rien pour vous moi !!

Francesca Lopez-Gilli

Infos: www.vincentribera-spectacles.com

www.uneanimes.fr / N°40 / Décembre 2013 /19


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