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PRIME MAG - AIR MAD - MARCH 2018 - SINGLE PAGES - web

CULTURE TRADITION De la

CULTURE TRADITION De la grossesse à la petite enfance, la persistance des croyances malgaches From pregnancy to infancy, the tradition of Malagasy beliefs Photos © : Kanto henintsoa / Joy Lah A Madagascar, la femme malgache est, du temps de sa grossesse aux premières années de son enfant, soumise à des croyances, héritage culturel de longue date. Certaines ethnies par exemple, ignorent les manifestations de la grossesse et ce n’est qu’au 5e ou 6e mois de grossesse que la femme déclare publiquement qu’elle attend un enfant. Cette cérémonie, le « MIBOAKY » (littéralement, « se montrer au grand jour ») s’effectue au cours d’un rituel. Par crainte de complications au moment de l’accouchement ou de difformités pour l’enfant, plusieurs recommandations sont faites à la femme enceinte. S’abstenir de casser une calebasse, de s’asseoir sur le seuil de sa porte ou sur un mortier à riz, s’abstenir encore d’entrer dans une maison mortuaire, de manger du piment rouge, des pattes d’oie ou de canard, ou d’utiliser des vanneries inachevées. La femme malgache est, du temps de sa grossesse aux premières années de son enfant, soumise à des croyances, héritage culturel de longue date. Après la naissance, les croyances se poursuivent. Au moment d’enfouir le placenta sous terre, il ne faut pas se retourner sous peine de voir loucher son bébé. A l’est de Madagascar, un enfant qui n’a pas encore de dent ne doit pas porter de chapeau en raphia. Cette croyance vient du cycle du raphia qui met sept ans à fleurir. L’enfant qui ne respecterait pas ce présage, ne survivrait pas au-delà de ses sept ans. Côté dents toujours, mettre un bracelet fabriqué d’un fil et d’un bouton trouvé, en faciliterait la pousse. Enfin, c’est à l’âge de trois mois que bébé à droit à sa première coupe de cheveux. Et pour que la chevelure soit des plus saine et volumineuse, la mère choisit pour les lui couper une personne à belle chevelure. Pour que bébé soit bien pourvu… In Madagascar, the Malagasy woman is, at the time of her pregnancy to the early years of her child, subject to beliefs, a cultural heritage of long standing. Some ethnic groups, for example, are unaware of the event of pregnancy and it is only in the 5th or 6th month of pregnancy that the woman declares publicly that she is expecting a child. This ceremony, the “MIBOAKY” (literally, “show off ”) is done during a ritual. For fear of complications at the time of delivery or deformities for the child, several recommendations are made to the pregnant woman. Refrain from breaking a calabash, sitting on her front doorstep or on a rice mortar, abstaining from entering a funeral home, eating red pepper, crow’s feet or duck, or use unfinished baskets. After birth, beliefs continue. When burying the placenta underground, do not turn around at the risk of seeing her baby squint. In the east of Madagascar, a child who does not have a tooth should not wear a raffia hat. This belief comes from the raffia cycle that takes seven years to flourish. The child who does not respect this omen, would not survive beyond his seven years. Still referring to teeth, wear a bracelet made of thread and a found button, to facilitate their growth. Finally, it is at the age of three months that baby is entitled to his first haircut. So that the hair is the healthiest and voluminous, the mother chooses to give him a beautiful haircut. Baby is then well provided for... The Malagasy woman is, at the time of her pregnancy to the early years of her child, subject to beliefs, a cultural heritage of long standing. | 50 | Lire le magazine en ligne / Read the magazine online www.primemedia.international

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