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GUIDE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE 2025

www.gemengen.lu

CYRILLE GERHARDT ET

AUDRIC FAFCHAMPS

AQUABION | Quand écologie rime avec innovation :

Aquabion et HVAC-Europe en tête de file

CAROLINE DROUARD

ET THOMAS BIENDEL

LSC360

Un label sur mesure pour

le Luxembourg

MARVIN RASSEL

SWIO

Un partenaire électrisant pour

le secteur communal

SAM SALES

Tracer sa propre voie sur la

route de l’héritage


FÜR IHREN

ABFALL DIE

PASSENDE

MULDE.

Agir durablement.

Trier de manière exemplaire.

Contactez nous !

+352 52 27 27-1

212, Z.A.E. Wolser B

L- 3452 Bettembourg


3

ÉDITO

C’est graphe docteur ?

PAR ADELINE JACOB

Ce monde a de la fièvre. 1,6°C de trop exactement. Le diagnostic

est sans appel : le Service Copernicus pour le changement

climatique a confirmé ce 10 janvier que 2024 avait été l’année la

plus chaude jamais enregistrée à l’échelle mondiale. Une année

à marquer d’une pierre noire ; la première à voir la température

moyenne outrepasser de 1,5°C son niveau préindustriel ; la première

à symboliquement ébranler l’Accord de Paris. La concentration

en gaz à effet de serre, elle aussi, n’a jamais été aussi élevée

que lors de l’année écoulée.

À l’heure où tous les graphiques suivent une courbe alarmante, le

Luxembourg fait-il sa part pour inverser la tendance ? Quelques

chiffres récemment publiés permettent de prendre le pouls. 98,7 MW :

c’est la capacité d’énergie solaire installée en 2024, portant le

total national à 492,7 MW. Cette augmentation permet au pays

d’atteindre un peu plus d’un tiers de l’objectif fixé par le PNEC

(1.236 MW pour 2030). Dans l’éolien, le Grand-Duché enregistre

une hausse de 2,76 MW, fixant la capacité totale à 210,7 MW (avec

en ligne de mire 453 MW pour 2030). Des données à inscrire au

chapitre des bonnes nouvelles compte tenu du potentiel limité du

pays en matière d’énergies renouvelables.

En 2024 toujours, 41 communes luxembourgeoises ont été récompensées

pour les progrès réalisés dans le cadre du Pacte Climat. 8

d’entre elles ont obtenu une certification de niveau 40%, 11 ont été

certifiées à 50%, 15 autres à 65% et 6 ont atteint le niveau « Gold »

(plus de 75%). La Ville de Luxembourg, quant à elle, a décroché

une certification thématique « Qualité de l’air ». « L’engagement du

secteur communal et les efforts continus de nombreux acteurs sur

le terrain ont permis d’obtenir des résultats motivants et contribuent

ainsi de manière significative aux objectifs nationaux »,

avait estimé le ministre de l’Environnement, du Climat et de la

Biodiversité, Serge Wilmes, lors de la remise des prix.

actifs sous gestion entre le second semestre 2022 et juin 2024,

atteignant 3.247,7 milliards d’euros. La croissance des fonds ESG

sur les marchés privés a elle aussi été remarquable, flirtant avec

un taux de croissance annuel composé de 95% entre 2019 et 2023.

D’autres chiffres, malheureusement, suggèrent que le chemin

est encore long. C’est la conclusion du Panorama 2024 du

Développement Durable en entreprise au Luxembourg. Bien sûr,

ce dernier souligne certains progrès depuis l’édition de 2022 :

les entreprises qui disposent de personnel consacré au développement

durable rattaché à un département entièrement dédié

à la RSE augmentent (+16%), tout comme celles qui déclarent

être engagées dans une démarche de certification en lien avec

le développement durable (+30%) ou celles qui mettent en place

au moins une action opérationnelle pour la préservation de l’environnement

(100% contre 85% en 2022). En deux ans, l’allocation

de budget pour le développement durable a cru de manière

significative elle aussi, et ce dans tous les secteurs de l’économie.

La version 2024 du Panorama constate néanmoins que les crises

successives des dernières années ont fait passer la durabilité

au second plan des préoccupations de certains acteurs. La RSE

demeure ainsi un concept « non prioritaire » pour 39% des sociétés

luxembourgeoises, et la proportion des entreprises envisageant de

le mettre en œuvre dans le futur est en baisse par rapport à 2022.

Piqûre de rappel : la transition est rendue inévitable non seulement

en raison des records alarmants atteints en 2024, mais aussi

des réglementations renforcées, des exigences accrues en matière

de durabilité dans les appels d’offres, des attentes des investisseurs

ou encore des nouveaux comportements des consommateurs.

Peu importe l’argument qui vous interpelle, nous espérons

que vous trouverez dans les pages qui suivent quelques sources

d’inspiration pour faire baisser la fièvre !

Par ailleurs, une nouvelle étude de la Luxembourg Sustainable

Finance Initiative (LSFI) et de PwC Luxembourg indique que

le Grand-Duché consolide sa position de leader mondial de la

finance durable. Selon le rapport, les fonds ESG domiciliés au

Luxembourg ont connu un rebond substantiel de 12,3% de leurs


4

| DOSSIER

LËTZEBUERGER GEMENGEN

Publication éditée par Living Green sàrl-s

www.gemengen.lu

Société éditrice

Living Green sàrl-s

24, rue Michel Rodange • L-4660 Differdange

Régie publicitaire

Julien Malherbe

julienm@livinggreen.lu

DÉVELOPPEMENT DURABLE

ÉLECTROMOBILITÉ

Administration

Lucia Ori

Tél. 58 45 46 29

secretariat@livinggreen.lu

Rédaction

Pierre Birck

pierreb@livinggreen.lu

Adeline Jacob

adelinej@livinggreen.lu

Barbara Pierrot

barbarap@livinggreen.lu

Julien Menegalli

SOMMAIRE

Conception et réalisation graphique

Elodie Malherbe

elodiem@livinggreen.lu

Photographie

Eric Devillet

Nader Ghavami / Photopro Luxembourg

Yves Kortum

Freepik

08

HVAC-Europe

COVERSTORY

Aquabion

Quand écologie rime avec innovation : Aquabion et

en tête de file

Impression

Imprimerie Centrale

DÉVELOPPEMENT DURABLE

14 | EY Luxembourg

Développement durable : comment devenir le maillon

d’un cercle vertueux ?

16 | LSC360

Un label sur mesure pour le Luxembourg

20 | XXA Architecture

L’évidence d’une architecture bioclimatique durable...

et plus encore

22 | E3Consult

Construction durable : déployez-vous la bonne stratégie ?

© Living Green

Tous droits de reproduction réservés pour tous pays.

Tous manuscrits, photos et documents envoyés à la

rédaction ne peuvent être exploités qu’avec l’accord

de leurs auteurs. Publiés ou non, ils ne seront pas

restitués. Les reportages signés n’engagent que

leurs auteurs.

26 | Viessmann Luxembourg

Optimiser la gestion de l’énergie dans les bâtiments

28 | ista Luxembourg

Pour une gestion plus responsable des déchets et de la

consommation énergétique

Les prix figurant dans cette revue sont indicatifs et

peuvent être sujets à des variations dont l’éditeur ne

pourrait nullement être tenu pour responsable.


5

DIGITALISATION

ACTUALITÉS COMMUNALES

30 | Ecotrel asbl

Une campagne pour recycler les petits appareils et lutter

contre le hoarding

32 | Lamesch

Containers semi-enterrés : allier esthétique, efficacité et

durabilité

ACTUALITÉS COMMUNALES

44 | Commune d’Esch-sur-Alzette

Une commune au cœur de la gouvernance durable

48 | Commune de Reckange-sur-Mess

GRIDX : le projet XXL qui place Reckange sur la carte

des destinations incontournables

ÉLECTROMOBILITÉ

52 | Commune de Frisange

Frisange voit l’avenir en vert

34 | SWIO

Un partenaire électrisant pour le secteur communal

56 | Commune de Strassen

La vie associative de Strassen prend des couleurs

36 | Losch

ID.7 Tourer Pro : un break électrique élégant

60 | Commune de Mersch

Mersch en pleine effervescence

DIGITALISATION

38 | Fujitsu Luxembourg

L’IA au service de l’UX pour un futur collaboratif

40 | Fondation pour l’Accès au Logement

La digitalisation : un levier pour améliorer les services

de la FAL

64 | Commune de Schuttrange

Une escale à Schuttrange

68 | Commune de Bissen

Bissen façonne son avenir

72 | Commune de Mertzig

2025, l’année des grands anniversaires à Mertzig

42 | PwC Luxembourg

L’hôpital se met au digital

80 Tracer

PORTRAIT

SAM SALES - Sales-Lentz

sa propre voie sur la route de l’héritage


6

INDEX

8 | CYRILLE GERHARDT

Directeur général

Aquabion S.à r.l.

8 | AUDRIC FAFCHAMPS

Directeur technique

Aquabion S.à r.l.

14 | PIERRE-JEAN FORRER

Partner et Government

and Public Sector Leader

EY Luxembourg

14 | VANESSA MÜLLER

Partner et ESG Leader

EY Luxembourg

14 | BLANCA HIDALGO

Senior Consultant ESG

Services

EY Luxembourg

14 | ANNA ILLARIONOVA

Senior Manager ESG

Services

EY Luxembourg

16 | CAROLINE DROUARD

Directrice de division

spatial planning

LSC360

16 | THOMAS BIENDEL

Directeur de service

hydrologie

LSC360

20 | PATRICIA STREBER

Architecte-urbaniste et

gérante

XXA Architecture S.à r.l.

22 | STEFAN FRIES

Directeur et fondateur

E3Consult S.à r.l.

22 | JUDITH GERADS

Directrice

E3Consult S.à r.l.

26 | GÜNTER KRINGS

Directeur

Viessmann Luxembourg


7

28 | JOACHIM COLLES

Country Manager

ista Luxembourg

28 | PAUL KUSNIERZ

Sales Manager

ista Luxembourg

28 | ADELAIDE WAMPACH

Operations Manager

ista Luxembourg

30 | ANDY MAXANT

Directeur

Ecotrel asbl

32 | HERVÉ FRÉREUX

Manager commercial

Lamesch

34 | MARVIN RASSEL

Coordinateur

SWIO

38 | JEANNE LABRETTE

UX designer, département

Experience Studio

Fujitsu Luxembourg

40 | MARINE COCHOIS

Chef de département

Fondation pour l’Accès au

Logement

40 | CYRIL PISCAGLIA

IT Manager

Fondation pour l’Accès au

Logement

42 | XAVIER LISOIR

Managing Director

PwC Luxembourg

42 | CHARLOTTE GAUTHIER

Senior Consultante

PwC Luxembourg

44 | CHRISTIAN WEIS

Bourgmestre

Commune d’Esch-sur-

Alzette


8

44 | MERIS ŠEHOVIĆ

Député-échevin

Commune d’Esch-sur-

Alzette

48 | ROLAND LAMMAR

Head of Operations

GRIDX Management S.A.

48 | CARLO MULLER

Bourgmestre

Commune de Reckangesur-Mess

52 | ROGER BEISSEL

Bourgmestre

Commune de Frisange

56 | ANNE AREND

Échevine

Commune de Strassen

60 | MICHEL MALHERBE

Bourgmestre

Commune de Mersch

64 | CLAUDE MARSON

Bourgmestre

Commune de Schuttrange

66 | DAVID VIAGGI

Bourgmestre

Commune de Bissen

72 | MIKE POIRÉ

Bourgmestre

Commune de Mertzig

80 | SAM SALES

CEO

Sales-Lentz



10

| COVERSTORY

QUAND ÉCOLOGIE

RIME AVEC INNOVATION :

AQUABION ET HVAC-EUROPE

EN TÊTE DE FILE

Alors que la transition écologique s’impose comme une priorité

mondiale, Aquabion et HVAC-Europe proposent des solutions innovantes

et durables. Spécialisées dans le traitement de l’eau et des

circuits fermés de chauffage et refroidissement, leurs technologies

permettent de réduire l’usage des produits chimiques tout

en améliorant l’efficacité des installations. Rencontre avec Cyrille

Gerhardt, directeur général.

Un outil simple contre le calcaire

Depuis 2004, Aquabion s’impose comme

une alternative ingénieuse et économique

aux adoucisseurs d’eau traditionnels.

Seul en son genre à être breveté,

ce système prolonge la durée de vie des

conduites et des appareils ménagers tout

Cyrille Gerhardt


11

en préservant les qualités naturelles de

l’eau. Son fonctionnement repose sur un

procédé électrolytique entre une anode de

zinc et un corps en laiton, un phénomène

galvanique qui transforme la calcite, responsable

des dépôts incrustants, en aragonite.

Cette transformation modifie la

structure du calcaire, le rendant amorphe

et non incrustant. En résultent des résidus

plus fins et plus faciles à enlever, ce

qui réduit ainsi les risques de dommages

aux canalisations, chauffe-eaux et autres

appareils ménagers. Ce système permet

également de préserver la qualité de l’eau

et de conserver les minéraux essentiels,

tels que le calcium et le magnésium,

tout en éliminant les inconvénients des

dépôts calcaires.

L’un de ses avantages majeurs réside

dans sa simplicité d’utilisation et son

absence de coûts additionnels. « Au

contraire des adoucisseurs traditionnels

qui nécessitent un entretien régulier

et l’achat de sel ou d’autres produits

chimiques, notre solution fonctionne

sans consommables. Une fois installé,

le dispositif n’a besoin d’aucune intervention

particulière. De plus, il peut

s’intégrer dans des constructions existantes

sans modification complexe. Il

n’est pas nécessaire de remplacer des

équipements ou d’adopter de nouveaux

processus d’entretien », explique

Cyrille Gerhardt. Dans les chauffe-eaux

et autres matériels où le calcaire forme

des couches dures et difficiles à enlever,

Aquabion va traiter ces dépôts en une

substance plus pâteuse et facile à éliminer.

« Nous avons notamment travaillé

avec la commune de Steinsel, où les

retours ont été très positifs. Les plaintes

liées au calcaire incrustant ont considérablement

diminué, voire disparu, grâce

à l’effet de sa transformation », poursuit

le directeur général.

Au-delà de ses avantages techniques,

Aquabion répond aux défis environnementaux

actuels. Fonctionnant sans

électricité, produits chimiques, sel et

rejet d’eau, le dispositif se démarque

des solutions traditionnelles souvent

gourmandes en ressources. L’appareil

est garanti cinq ans et a une durée de

vie réelle située entre sept et huit ans.

Lorsque l’anode de zinc atteint sa fin de

vie, il est entièrement recyclable, ce qui

réduit l’empreinte écologique de l’appareil.

Cet engagement pour la durabilité

se double d’un bénéfice direct pour les

consommateurs : une eau douce et non

agressive qui préserve les performances

des appareils ménagers.

Nous avons notamment

travaillé avec la commune

de Steinsel, où les retours ont

été très positifs

Solutions durables pour circuits fermés

De son côté, HVAC-Europe offre des

solutions pour lutter contre les boues

qui s’accumulent dans les circuits fermés

de chauffage et de refroidissement.

Ces dépôts, résultant principalement

de la corrosion et d’une qualité d’eau

inadaptée, sont un problème courant,

entraînant une baisse d’efficacité, des

pannes et des coûts élevés pour les utilisateurs.

Avec une approche innovante

et respectueuse de l’environnement,

HVAC-Europe change les règles du jeu.

« Nous proposons plusieurs dispositifs,

un pour nettoyer les réseaux avant toute

intervention, un autre pour les remplir

avec une eau déminéralisée et un régulateur

électrochimique qui stabilise durablement

la qualité de l’eau en agissant

sur trois paramètres clés : l’oxygène, la

conductivité et le pH », poursuit Cyrille

Gerhardt.

Audric Fafchamps, directeur technique

Le cœur de la méthodologie repose sur

quatre étapes. Tout commence par une

analyse approfondie du système et de

la qualité de l’eau. Elle permet d’évaluer

l’état général de l’installation et de

déterminer les ajustements nécessaires

pour répondre aux spécificités du circuit.

Ensuite vient la phase de filtration et de

conditionnement de l’eau. À l’aide d’une

gamme d’équipements avancés, l’eau est

filtrée afin d’éliminer les impuretés et

de prévenir les accumulations nuisibles.

La troisième étape se concentre sur la

régulation de la qualité de l’eau dans le

temps. Grâce à des outillages de pointe,

les paramètres de l’eau sont stabilisés et

son potentiel de corrosion est réduit au

minimum, notamment en raison du captage

efficace de l’oxygène. Enfin un monitoring

et une analyse en continu sont

réalisés. Pour conserver une qualité d’eau

constante, le système est muni de dispositifs

de surveillance qui permettent de

détecter rapidement tout dépassement

des critères établis.

Tout comme Aquabion, les solutions

développées s’éloignent des traitements

traditionnels à base de chimie qui

dominent encore largement le marché.

Ces derniers nécessitent des rinçages

fréquents, consomment une grande

quantité d’eau et génèrent des déchets

chimiques. HVAC-Europe propose une

alternative écologique qui répond aux

exigences strictes de la directive allemande

VDI 2035, une norme incontournable

dans le domaine. « La VDI 2035 est

une directive allemande qui a été mise en


12

place pour déterminer la qualité d’eau qui

est nécessaire pour qu’un circuit fermé

de chauffage ou de refroidissement soit

efficace et pertinent. En cas de problème

et si l’eau ne correspond pas à la qualité

émise par la VDI 2035, les fabricants

n’accordent pas leur garantie », explique

Cyrille Gerhardt.

Notre but est de démontrer

qu’il existe des techniques plus

écoresponsables et simples qui

permettent de réduire notre

empreinte écologique

Performance et écologie, sans compromis

Le marché évolue et avec lui les attentes

des clients qui recherchent désormais

des solutions écologiques, durables et

performantes. Bien que dominé par des

traitements chimiques traditionnels,

ce secteur offre des alternatives innovantes,

respectueuses de l’environnement

et réduisant considérablement les

déchets chimiques. « Chez HVAC-Europe

et Aquabion, nous répondons à cette

demande avec des procédés fiables et

adaptés aux nouvelles normes européennes.

Notre but est de démontrer

qu’il existe des techniques plus écoresponsables

et simples qui permettent

de réduire notre empreinte écologique

et, surtout, qui diminuent les résidus

chimiques qui polluent les égouts. Nos

clients, tels que Paul Wagner et Fils ou

Buffadini, nous font confiance pour

notre approche personnalisée et orientée

résultats. Nous ne nous contentons

pas de vendre des produits ; nous

nous engageons à offrir des solutions

qui fonctionnent, en prenant le temps

d’analyser chaque installation », conclut

le directeur général.

Avec une forte présence au Luxembourg,

en Belgique, en France et en Allemagne,

Aquabion et HVAC-Europe se positionnent

comme des partenaires de confiance pour

ceux qui cherchent à allier innovation,

efficacité et responsabilité.

LE CHIFFRE

5

années de garantie du dispositif

AQUABION S.à r.l.

6, rue Henri M. Schnadtl

L-2530 Luxembourg

www.aquabion-distribution.com

HVAC-Europe S.à r.l.

6, rue de l’École

L-7391 Blaschette

www.hvac-europe.com


30 ANS D’EXPÉRIENCE

DANS L’ENTRETIEN DURABLE DES

RÉSEAUX D’EAU OUVERTS & FERMÉS

(TRAITEMENT DU TARTRE, CORROSION ET BOUES)

PARTICULIER - COLLECTIF - TERTIAIRE - INDUSTRIE

AQUABION

est un système breveté pour traiter

le calcaire dans votre eau sanitaire

ou de production

Pas de sel

Pas de maintenance

Pas d’alimentation électrique

Pas d’aimant

Pas de produits chimiques

Pas de rejet d’eau

HVAC EUROPE

est un système de protection contre les

boues et la corrosion dans les circuits

de chauffage et de refroidissement

Traite les causes et non les conséquences

Pas de produits chimiques

Maintenance réduite

Facile à utiliser

Conforme aux normes VDI

Favorise la sobriété énergétique de l’installation

www.nfd-europe.com


14

| DÉVELOPPEMENT DURABLE

DÉVELOPPEMENT DURABLE :

COMMENT DEVENIR LE MAILLON

D’UN CERCLE VERTUEUX ?

Le changement climatique nous incite à reconsidérer notre perception

des sociétés et modèles économiques traditionnels, redéfinissant

au passage la notion de progrès. Les nouvelles initiatives

et innovations doivent désormais tenir compte de leur impact

écologique et social. Un quatuor d’experts d’EY Luxembourg nous

explique comment et pourquoi acteurs publics et privés doivent

repenser leur stratégie pour faire du Luxembourg un modèle de

développement durable. Interview avec Pierre-Jean Forrer, Partner

et Government and Public Sector Leader, Vanessa Müller, Partner

et ESG Leader, Blanca Hidalgo, Senior Consultant ESG Services et

Anna Illarionova, Senior Manager ESG Services.

Qu’est-ce qui pousse les entreprises à

prendre part à la transition environnementale

? Avec quelles conséquences ?

VM : Si certains acteurs ont heureusement

pris le sujet à bras le corps par conviction,

à l’échelle européenne particulièrement,

les exigences réglementaires comptent

parmi les principales incitations, voire

obligations, à la transition. La directive sur

la publication d’informations en matière

de durabilité des entreprises (CSRD), pour

ne citer qu’elle, impose un rapport transparent

sur ce que les entreprises entreprennent

en matière de développement

durable et, par conséquent, les encourage

à intégrer des critères environnementaux

dans leur stratégie. Le comportement

des consommateurs – qui privilégient

désormais les marques éthiques et respectueuses

de l’environnement – et les

investisseurs – qui orientent davantage

leurs capitaux vers des sociétés intégrant

les critères ESG, incitent également les

entreprises à fournir un effort en ce sens.

Enfin, un changement sociétal global

redéfinit le rôle des entreprises comme

acteurs majeurs dans la lutte contre le

changement climatique.

AI : Quels que soient les facteurs qui les y

poussent, les entreprises retirent de nombreux

bénéfices en participant à la transition.

Adopter des pratiques durables leur

offre non seulement un avantage concurrentiel

et réputationnel pour les raisons

précitées, mais aussi financier puisque

l’efficacité énergétique et l’utilisation

de ressources renouvelables permettent

souvent de réduire les coûts à long terme.

Bien sûr, contribuer à une économie plus

verte implique des contraintes : les investissements

initiaux dans des technologies

durables ou des formations pour le personnel

peuvent s’avérer élevés et la mise

en conformité avec des réglementations

telles que la CSRD exige des ressources

supplémentaires pour collecter les données,

mesurer son impact environnemental

et sociétal (indispensable pour

éviter les risques d’accusation d’écoblanchiment)

et publier les informations

requises de manière rigoureuse.

Comment évaluez-vous les efforts de

transition au Grand-Duché ?

PJF : Le Luxembourg a toujours été un

acteur actif en matière de durabilité au

sens large ; en témoignent des stratégies

comme le Plan national énergie et

climat 2021-2030, le paquet économie

circulaire de 2022 ou encore les remaniements

ministériels de 2023 visant à

renforcer la collaboration intersectorielle

en matière d’énergie et de climat.

L’accord de coalition 2023-2028, avec sa

feuille de route pour accélérer la neutralité

carbone, accorde d’ailleurs une priorité

accrue à l’action en faveur du climat.

Concrètement, cela signifie l’expansion

des pratiques de construction bas carbone,

l’accélération des projets d’énergie solaire

et éolienne, et le développement de mécanismes

pour attirer les investissements

dans des secteurs verts ou décarbonés.

VM : L’avantage du Luxembourg est sa

capacité à agir rapidement ; nous remarquons

déjà les premiers fruits de ces

nouvelles mesures. De plus en plus de

partenariats public-privé se forment,

facilitant la certification des entreprises

en matière d’économie circulaire, par

exemple. Des objectifs intermédiaires

ambitieux ont été fixés afin de réduire les

émissions de gaz à effet de serre (GES), et

des campagnes se multiplient en ce sens,

encourageant ainsi les citoyens à adopter

des modes de vie plus économes.

Le Luxembourg peut-il prendre

exemple sur d’autres pays ayant mis en

œuvre des stratégies particulièrement

réussies ?

BH : Absolument, il peut s’inspirer de

nombreuses stratégies innovantes développées

avec succès à l’étranger. Le Pays

basque, par exemple, est devenu un

modèle en matière d’économie circulaire

régionale grâce à la mise en place de la

symbiose industrielle. Simple mais efficace,

son principe repose sur un partage

des flux de déchets visant à transformer

les sous-produits d’une industrie en ressources

pour une autre. Cette pratique

permet de réduire les déchets, d’optimiser

l’utilisation des ressources, de créer

de nouvelles opportunités économiques

et pourrait facilement s’exporter au

Grand-Duché. L’adoption d’une tarification

du carbone, comme l’a fait la Suède

dès 1991, est une autre piste à explorer


15

Blanca Hidalgo, Anna Illarionova, Pierre-Jean Forrer et Vanessa Müller

pour permettre aux industries luxembourgeoises,

en particulier celles de la

construction et des transports, de réduire

leurs émissions.

AI : Le modèle de ville circulaire serait

également transposable au Grand-Duché.

C’est un concept déjà adopté par plusieurs

villes européennes qui vise à passer d’un

schéma linéaire dans lequel on extrait,

fabrique et jette, à un modèle en boucle

fermée grâce à la notion de réemploi.

S’il s’applique particulièrement bien aux

chaînes de valeur clés telles que l’électronique

et les TIC, les batteries et les

véhicules, les emballages, les textiles, la

construction et l’alimentation, le concept

peut se décliner dans toutes les fonctions

d’une ville à condition d’une bonne collaboration

entre les citoyens, les entreprises

et la communauté scientifique.

Grâce à cette approche, les municipalités

cherchent à améliorer le bien-être

humain, à réduire les émissions, à renforcer

la biodiversité et à promouvoir la justice

sociale.

Les entreprises et communes luxembourgeoises

sont-elles prêtes à suivre

une voie si ambitieuse ?

PJF : Le niveau de préparation des entreprises

et des communes est très inégal

selon leur taille et les ressources

dont elles disposent. Certaines, les plus

grandes, ont déjà entamé leur transition

en calculant leurs émissions de GES ou

en adoptant des pratiques durables dans

leurs processus. D’autres, en revanche,

n’ont pas encore pleinement évalué les

transformations nécessaires. Il s’agit surtout

des PME et des petites communes

dont les équipes réduites manquent de

moyens, de connaissances ou d’expérience

pour leur emboîter le pas. Leurs

principaux défis incluent la complexité de

la comptabilisation des émissions, l’intégration

de critères de durabilité dans les

marchés publics, la mobilisation de toute

leur chaîne de valeur et l’identification

des opportunités liées à l’économie circulaire.

Un soutien structuré semble donc

essentiel pour accompagner ces acteurs

dans leur transition.

Comment, chez EY, pouvez-vous le leur

apporter ?

VM : Cela fait maintenant quelques

années qu’une équipe d’EY s’est spécialisée

dans ces problématiques. Au

Luxembourg, plus de 40 personnes s’y

consacrent au quotidien, pouvant se reposer

aussi sur l’expertise des quelque 5.000

spécialistes au sein du groupe. Elles aident

les acteurs du secteur public ou privé à

comprendre leurs obligations réglementaires

et, avec une approche personnalisée,

à les traduire en actions concrètes.

Par exemple, elles les accompagnent dans

la mise à jour de leur processus d’achat et

de leur inventaire de fournisseurs pour y

intégrer des critères relatifs à la durabilité.

Elles guident également les communes et

entreprises dans la réalisation d’inventaires

des émissions de GES ou conçoivent

des outils simples leur permettant d’enregistrer

des données sur la consommation

énergétique de leurs bâtiments pour en

faciliter le suivi et l’analyse. Enfin, cette

équipe intervient aussi dans la formation

et la sensibilisation pour faciliter la gestion

du changement et la mise en place

d’un cercle vertueux !

EY Luxembourg

35E, Avenue John F. Kennedy

L-1855 Luxembourg

www.ey.com/lu


16

| DÉVELOPPEMENT DURABLE

UN LABEL SUR

MESURE POUR

LE LUXEMBOURG

Face aux défis spécifiques du Grand-Duché, un label innovant est

en création pour encourager les projets durables et résilients.

Conçu pour répondre aux besoins locaux, SERENE est développé en

collaboration avec des experts et institutions nationales. Caroline

Drouard, directrice de division spatial planning, et Thomas Biendel,

responsable de l’innovation et directeur de service hydrologie chez

LSC360, qui prennent part à son élaboration, nous en expliquent les

objectifs et les perspectives.

Pouvez-vous nous en dire plus sur

la genèse du label SERENE et sur les

besoins locaux spécifiques que vous

avez identifiés au Luxembourg et qui

ont mené à sa création ?

CD : SERENE est un acronyme pour

Sustainable, Healthy, and Resilient Cities

and Neighbourhoods. L’idée de sa création

est née d’une réflexion collective sur les

outils existants en matière de durabilité

et de résilience au Luxembourg. Depuis

de nombreuses années, notre groupe est

profondément impliqué dans le développement

durable et la résilience sous

diverses formes : dans la programmation,

la projection, l’exécution, le suivi et l’analyse

de projets.

TB : Au fil du temps, nous avons constaté

que les outils et labels disponibles, la plupart

issus d’autres pays européens, ne

correspondaient pas complètement aux

spécificités du contexte luxembourgeois.

Ils étaient soit trop généraux, soit trop

centrés sur des critères qui ne concernaient

pas directement le Grand-Duché et

les problématiques locales qui font qu’un

projet est véritablement résilient ou non.

Nous considérons également qu’envisager

la résilience au niveau du bâtiment uniquement

est insuffisant. De très grands

enjeux, parfois bien plus impactants, se

jouent à l’échelle du quartier.

CD : En ce qui concerne les spécificités

locales, à titre d’exemple parmi d’autres,

on peut citer la gestion des terres et des

sols excavés. Les décharges du pays sont

depuis longtemps saturées et n’ont plus la

capacité d’accueillir des quantités importantes

de terres excavées. Un projet résilient

devrait donc optimiser cette gestion

en limitant l’évacuation ou en gérant les

matières sur place. C’est une problématique

locale que les labels internationaux

n’intègrent pas, car elle est moins marquée

à l’étranger. Quand on connait la saturation

des axes routiers au Luxembourg, on

comprend que le transport de matériaux

inertes a un impact qui va bien au-delà du

bilan carbone.

Qu’est-ce qui garantit la légitimité

de ce label et évite qu’il devienne un

simple outil marketing ?

TB : C’est une question essentielle et

c’est précisément pour ne pas tomber

dans le piège du greenwashing que

ce projet a vu le jour. Nous ne voulons

pas créer un label juste pour l’afficher

comme une médaille ou un argument de

vente, pour cocher une case ou booster la

valeur commerciale d’un bien.

Nous voulons que ce label soit

coconstruit avec tous les acteurs concernés

ici au Luxembourg, qu’il reflète une

véritable prise de conscience et collaboration

entre les professionnels du

secteur, les experts et, bien sûr, les autorités

publiques. C’est ce travail collectif

qui garantira sa légitimité. Si le label est

un succès, il sera possible d’envisager, à

l’avenir, une grande variété de solutions

de (co-)financement.

CD : Nous souhaitons faire reposer la légitimité

de ce label notamment sur une expertise

technique et pluridisciplinaire. Chez

LSC360, grâce à nos 300 collaborateurs spécialisés

dans des domaines comme l’environnement,

l’urbanisme, la mobilité, l’eau,

les sols, la réglementation, le bâtiment, les

infrastructures…, nous avons un éventail

de compétences très large, ce qui nous permet

d’aborder toutes les thématiques liées

à un projet de manière transversale et de

construire des équipes pluridisciplinaires

en travaillant sur chaque thématique de

manière systémique.

TB : Et ce label, il doit aussi incarner nos

valeurs. La durabilité et la résilience, ne

sont pas que des mots que nous utilisons

dans nos communications. Ce sont des

engagements que nous traduisons dans


17

Caroline Drouard et Thomas Biendel

nos actions. Nous voulons mettre en avant

des projets qui vont bien au-delà du cadre

réglementaire, qui innovent et adoptent

des pratiques exemplaires. Nous ne voulons

pas nous contenter du minimum

réglementaire pour labelliser un projet.

CD : À terme, notre objectif est clair : nous

souhaitons que ce label devienne une véritable

référence. Pour cela, il sera totalement

transparent. La grille d’évaluation et

les critères seront accessibles à tous, afin

que chacun puisse comprendre et s’approprier

l’outil. Et surtout, il devra être

public. Il sera conçu pour servir l’intérêt

collectif et non pour répondre à des enjeux

commerciaux.

Comment avez-vous structuré la collaboration

autour du label SERENE pour

assurer son efficacité et son acceptation

par tous les acteurs concernés ?

TB : Elle repose sur une organisation structurée

en trois niveaux, où chaque acteur

joue un rôle bien défini pour garantir la

pertinence et l’efficacité du projet.

Au premier niveau, on retrouve les trois

piliers principaux du projet : NeoBuild,

le LIST, et nous, LSC360. Ensemble, nous

pilotons les grandes orientations du label,

assurons la coordination entre les différentes

parties prenantes et apportons la

maîtrise technique tant sur le plan scientifique

théorique que sur le volet « terrain ».

Cette complémentarité est essentielle.

Le deuxième niveau est constitué d’un

comité consultatif qui fournira un retour

sur la pertinence du cadre proposé d’indicateurs

et des orientations stratégiques.

Ce comité sera formé dans les prochaines

semaines. Il réunira des acteurs clés du

secteur, notamment des ministères, des

communes, des syndicats ainsi que des

promoteurs privés et publics. Ce groupe

sera sollicité régulièrement pour échanger,

réagir et contribuer activement à l’élaboration

du label. Son implication est cruciale

pour intégrer les enjeux politiques et économiques,

ainsi que les priorités locales

et nationales. En travaillant ensemble, ces

acteurs apportent une diversité de points

de vue, favorisant des choix et arbitrages

qui reflètent les réalités du terrain.

Enfin, le troisième niveau comprendra un

groupe de travail sur le label, en cours de

création également. Il testera les indicateurs

développés en fonction des attentes

des acteurs publics et privés. Bien qu’il ne

participe pas à toutes les étapes du processus,

il sera tenu au courant des avancées

du projet et invité à réagir ponctuellement.

Ce niveau permet de garantir une transparence

maximale et une acceptation large du

label, en veillant à ce que tous les acteurs

concernés se sentent impliqués.


18

Quand prévoyez-vous le lancement

officiel du label ?

Calin Boje (LIST), Sylvain Kubicki (LIST), Thomas Biendel (LSC360), Facundo Bre (LIST),

Derya Yilmaz (LIST), Caroline Drouard (LSC360) et Luc Meyer (Neobuild)

Dans le projet SERENE, les équipes du LIST mettent

à disposition leur savoir-faire en matière d’évaluation

environnementale pour l’environnement bâti, ainsi que le lien

vers les initiatives européennes via leurs réseaux d’innovation,

afin de contribuer à l’évolution des pratiques de planification

urbaine au Luxembourg. Le programme Bridges du FNR

est un excellent instrument pour développer nos recherches

au service du secteur

CD : Cette organisation tripartite a un but

affiché : empêcher la création d’un label

unilatéral, imposé et isolé. Il s’agit de

co-construire un outil qui, dès sa sortie,

soit déjà accepté et adopté par l’ensemble

des parties prenantes.

Justement, comment se passe la collaboration

avec le LIST et Neobuild ?

TB : Dès le début du processus de création

du label SERENE, nous avons compris

l’importance de collaborer avec d’autres

acteurs clés du secteur pour garantir sa

pertinence et son efficacité. En tant que

société privée, nous n’avons ni la prétention,

ni la légitimité de développer un

label en notre seul nom, car il aurait eu

une faible valeur sur le marché luxembourgeois.

C’est pourquoi nous nous

sommes rapprochés du LIST, un acteur

public de recherche appliquée, qui a luimême

établi un lien avec NeoBuild, un

centre d’innovation pour le secteur de la

construction. Cette collaboration nous

a permis de mutualiser nos expertises et

nos ressources. Chacun des partenaires a

apporté une perspective complémentaire :

LSC360 avec sa connaissance approfondie

des problématiques locales et des

projets de planification, le LIST avec son

approche scientifique et ses compétences

en recherche et Neobuild avec son expertise

en innovation durable et en certification

ainsi qu’en communication.

CD : Nous sommes très reconnaissants

d’être accompagnés par ces deux organismes.

Le LIST s’affirme comme le véritable

moteur administratif et scientifique

du projet. Il possède l’expérience et la

capacité de traiter des dossiers complexes,

comme ceux requis pour le Fonds

National de la Recherche (FNR), dont les

demandes de financement exigent une

précision et un volume de données considérables.

En plus de ce support administratif,

la méthode scientifique et la masse

de matière grise dont dispose ce centre

de recherche est le noyau du développement

technique du label. Nous, LSC360,

apporterons notre expérience du terrain.

L’équilibre devra se faire entre notre

pragmatisme et l’excellence scientifique

du LIST. L’objectif est de trouver le juste

milieu pour que le label tire le meilleur

des deux mondes.

NeoBuild joue un rôle central en tant que

moteur de communication et de certification.

Il apporte ses compétences organisationnelles

et la mise en relation avec les

autres parties prenantes.

CD : Les discussions ont commencé il y a

environ deux ans. Nous avons maintenant

un plan de financement sur trois ans avec

le LIST et l’objectif est de rendre le label

pleinement opérationnel pour la fin 2027

ou début 2028. Nous avons un calendrier

précis, avec un objectif clair et nous avons

également établi une analyse des risques.

D’ici sa sortie, nous allons tester le label

sur deux sites pilotes pour en évaluer l’efficacité

et l’ajuster si nécessaire. C’est un

processus dynamique, mais le but reste de

finaliser tout cela en 2027.

TB : Pour l’instant, les sites pilotes

proposés dans notre dossier au Fonds

National de la Recherche sont de deux

types : un quartier créé ex nihilo et un

quartier existant en renouvellement et

rénovation urbains. Mais ce sont encore

des exemples ; d’autres sites pourraient

mieux correspondre à nos critères, tout

cela est donc encore à ajuster. Ce qui est

certain, c’est que nous souhaitons tester

ce label sur le terrain, ajuster les critères

en fonction des retours et ainsi offrir un

label véritablement adapté aux réalités

du Luxembourg. Par ailleurs, lorsque les

premières esquisses du label seront établies

et validées, bien avant le lancement

officiel, nous les utiliserons dans l’ensemble

de nos projets pour agir et orienter

le développement des quartiers au

Luxembourg et pour accumuler les retours

d’expériences.

LSC360 S.A.

4, rue Albert Simon

L-5315 Contern

www.lsc360.lu

LE CHIFFRE

2027

lancement du label



20

| DÉVELOPPEMENT DURABLE

L’ÉVIDENCE

D’UNE ARCHITECTURE

BIOCLIMATIQUE DURABLE...

ET PLUS ENCORE

Patricia Streber

Afin d’accueillir une population

d’enfants toujours croissante,

la commune d’Hesperange a

fait appel à XXA Architecture

pour agrandir son école / maison

relais d’Alzingen. Le cabinet

a conçu une architecture bioclimatique,

dont il est spécialiste,

et que nous a détaillée Patricia

Streber architecte, urbaniste et

fondatrice du bureau XXA.

Pouvez-vous nous présenter le cabinet

XXA Architecture ?

Le cabinet a été fondé en 2011, avec l’ambition

de proposer une expertise dans

la conception de bâtiments bioclimatiques

et durables. Nos compétences ne

s’arrêtent certes pas à ce domaine, mais

c’est clairement la philosophie et la ligne

directrice de notre bureau.

XXA Architecture a notamment remporté

le concours de la maison relais de

Mondercange, achevée l’été dernier ; un

projet d’envergure puisqu’il visait l’accueil

de 400 enfants et comprenait l’installation

d’une cuisine capable de fournir

650 plats au quotidien, ou encore un hall

sportif. Nous avons également conçu la

maison relais et l’école fondamentale

à Howald-Couvent, pour laquelle nous

avons obtenu la meilleure note au niveau

mondial dans sa catégorie de la certification

DGNB (récompensant la durabilité

d’un projet architectural).

Pouvez-vous nous parler de la mission

qui vous a été confiée par la commune

d’Hesperange pour ses infrastructures

d’Alzingen ?

Il s’agit ici d’agrandir la maison relais et

l’école communale, dont nous avions déjà

pris en charge une extension / rénovation

il y a douze ans. Comme les responsables

politiques en étaient très satisfaits, ils

nous ont confié cette nouvelle mission ;

l’objectif étant, aujourd’hui encore, de

pouvoir accueillir la demande toujours

croissante liée à l’afflux de nouveaux

résidents dans la localité d’Alzingen.


21

La circulation de l’air et sa qualité

étaient aussi à l’étude, n’est-ce pas ?

Quels étaient les défis les plus importants

à relever ?

Le terrain disponible n’est pas très

grand et, surtout, la nappe phréatique

est très proche de la surface. En creusant

un trou à environ 1 m de profondeur,

vous avez quasiment les pieds dans

l’eau. Heureusement, nous l’avions déjà

constaté en 2012 et avons pu anticiper ce

point. En revanche, cela implique d’adapter

la structure de construction, en utilisant

notamment du béton étanche et des

matériaux spécifiques.

Le challenge consistait à concevoir un

projet bioclimatique surpassant le précédent,

une exigence clairement formulée

par le bourgmestre de la commune, Marc

Lies, même si, pour notre bureau, l’engagement

dans une démarche d’architecture

toujours plus durable est une évidence.

Comment le concept de bâtiment bioclimatique

s’exprime-t-il ici ?

C’est un bâtiment un peu particulier

puisque, situé sur le flanc d’une butte, il

propose en quelque sorte deux rez-dechaussées

et un sous-sol en partie

apparent. Nous avons profité de cette

implantation particulière pour optimiser

le passage de la lumière et multiplier

les accès vers l’extérieur. Trois des

quatre niveaux du bâtiment ont donc

une sortie directe sur le terrain extérieur.

Évidemment, les salles de séjour ont été

placées côté sud pour favoriser la luminosité.

Un système de ventilation naturelle

apporte de l’air frais en été sans avoir

recours à la climatisation et, enfin, pour

minimiser les déperditions et les apports

thermiques extérieurs, nous avons opté

pour une forme de bâtiment la plus compacte

possible.

En effet, la qualité de l’air fait partie des

points sur lesquels nous avons porté toute

notre attention. C’est d’autant plus indispensable

lorsque l’on conçoit un bâtiment

qui sera occupé par des enfants en basâge.

Certaines peintures sont proscrites,

certaines colles et certains silicones aussi.

Cela influe donc sur le montage des éléments

architecturaux et nous oriente vers

des poses sèches et facilement démontables.

Ce point entre d’ailleurs en ligne de

compte pour la certification DGNB et sera

mesuré à la fin des travaux pour évaluer et

garantir la performance de l’édifice et de

son cycle de vie.

Comment avez-vous concilié l’extension

du bâtiment avec la plaine de jeux

attenante ?

Nous avons veillé à n’utiliser que la partie

la plus réduite possible de cet espace pour

l’agrandissement du bâtiment. Les éléments

végétaux, minéraux et les quelques

arbres qui ont été abattus seront réemployé

sur les toitures vertes pour favoriser la

biodiversité que nous voulons développer

sur ces structures. Les façades vertes et la

végétalisation de la cour haute complètent

ce concept favorable à la biodiversité.

Pour cela, notre objectif est de proposer

un projet avec des matériaux

biosourcés, ainsi que de favoriser les

circuits d’approvisionnement courts ;

l’idée étant d’alléger au maximum le

bilan carbone. Nous avons par exemple

utilisé du bois local, issu d’un périmètre

géographique inférieur à 150 km.

Nous avons aussi recyclé un maximum

d’éléments mobiliers comme des éviers

ou des portes qui peuvent tout à fait être

réemployés.

En outre, des citernes d’eau de pluie sont

utilisées pour les sanitaires ou l’arrosage

et des panneaux photovoltaïques

ainsi qu’une pompe à chaleur assurent

l’autonomie énergétique du bâtiment. À

l’exception du sous-sol qui est en béton

pour les raisons que j’évoquais plus haut,

tout le bâtiment est en bois. Un système

de dalles et de cloisons légères en bois,

recouvert d’un panneau en paille, assure

l’isolation et la qualité acoustique, très

importante dans les écoles.

Quand les travaux ont-ils démarré ?

Quand doivent-ils être terminés ?

Les travaux ont débuté en janvier 2025 et

devraient être terminés pour la rentrée

2027. C’est ambitieux, mais nous ferons le

maximum pour tenir ce délai.

XXA Architecture S.à r.l.

20, rue d’Itzig

L-5852 Hesperange

www.xxa.lu


22

| DÉVELOPPEMENT DURABLE

CONSTRUCTION DURABLE :

DÉPLOYEZ-VOUS LA BONNE

STRATÉGIE ?

Judith Gerads et Stefan Fries


23

Économie circulaire, neutralité carbone, taxonomie européenne,

certifications DGNB, BREEAM, WELL… les approches du développement

durable sont nombreuses dans le secteur de la construction.

Mais se valent-elles toutes ? Et par quel bout prendre la problématique

pour protéger efficacement le climat et les ressources de

notre planète ? Stefan Fries et Judith Gerads, directeurs d’E3Consult,

un bureau d’études spécialisé dans le conseil en construction

durable depuis 2011, répondent à ces questions.

Un objectif, une multitude d’approches

Protéger le climat, l’environnement et

les ressources par la construction de

bâtiments sains et accueillants est une

nécessité, mais aussi un défi. « Rien qu’au

Luxembourg, les approches discutées

et appliquées dans le secteur immobilier

sont des plus diverses. En raison de

la complexité des sujets, il est désormais

difficile, même pour les maîtres d’ouvrage

ambitieux, de décider laquelle est la

plus pertinente par rapport aux objectifs

fixés », déclare Stefan Fries.

C’est pour les guider qu’il a fondé

E3Consult en 2011. Après des études

en sciences de l’environnement et en

génie civil, il devient biologiste du bâtiment

et conseiller en énergie agréé au

Luxembourg. Auditeur pour les certifications

BREEAM et DGNB, il est aussi chargé

de cours en construction durable à l’Université

du Luxembourg, membre du pool

d’experts de la DGNB et formateur sur le

thème « bilans écologiques – neutralité

carbone ». Épaulé à la direction d’E3Consult

par Judith Gerards, conseillère en

énergie et experte certifiée en physique

hygrothermique du bâtiment, il connaît

mieux que quiconque l’évolution de la

construction durable au Grand-Duché.

Avec leur équipe pluridisciplinaire d’ingénieurs

et d’architectes, les deux directeurs

aident les maîtres d’ouvrage publics

et privés à naviguer parmi les multiples

dimensions que recouvre le terme

« durable », à identifier l’approche adéquate

pour chacun de leur projet et à en

comprendre toutes les facettes.

L’économie circulaire : en finir avec la

notion de déchet

L’économie circulaire a pour objectif la

réutilisation des matériaux dans leurs

cycles naturels ou techniques, contrairement

à l’économie linéaire où les ressources

sont extraites, transformées puis

jetées. « Dans cette approche, le réemploi

des éléments constitutifs d’un immeuble

repose sur l’absence de substances nocives

dans les matériaux de construction et

sur la possibilité de les séparer et de les

démonter, par exemple en renonçant aux

assemblages collés. Ainsi, à la fin du cycle

de vie d’un bâtiment, les déchets peuvent

être évités et les ressources préservées.

Toutefois, ce modèle économique ne s’accompagne

d’aucune exigence ou méthode

de calcul définie en ce qui concerne la

limitation des émissions de CO 2

des matériaux

de construction intégrés. Son impact

Administration de la nature et des forêts, 1 er bâtiment luxembourgeois neutre en carbone

© morph4 architecture

sur le climat ne se révèle, le cas échéant,

qu’à la fin du cycle de vie de l’édifice, en

général 50 ans plus tard », explique Stefan

Fries.

Il est désormais difficile, même

pour les maîtres d’ouvrage

ambitieux, de décider quelle

approche de la durabilité est la

plus pertinente par rapport aux

objectifs fixés

La neutralité carbone : lutter contre le

réchauffement climatique

Une construction neutre en carbone,

quant à elle, vise à minimiser les émissions

de CO 2

générées par la conception, la

construction, l’utilisation et la démolition

des bâtiments en recourant à des matériaux

respectueux de l’environnement,

des technologies efficaces sur le plan

énergétique et des pratiques de construction

durables. « Dans le meilleur des cas,

les bâtiments devraient être conçus de

manière que les producteurs d’énergie

alternative (généralement des systèmes

photovoltaïques) installés sur le toit ou

la façade couvrent l’entièreté des besoins

énergétiques nécessaires à la construction

et à l’exploitation de l’édifice. Or,

à partir d’une hauteur de trois étages, le

ratio surface de toiture disponible / surface

utile exploitée ne permet plus de couvrir

tous ces besoins, même dans le cas d’immeubles

très efficaces sur le plan énergétique.

C’est pourquoi les bâtiments à

plusieurs étages ne peuvent généralement

être exploités de matière neutre que si le

chauffage, le refroidissement et l’éclairage

reposent sur une électricité neutre en CO 2

,

via un système de pompe à chaleur par

exemple », développe Judith Gerads.

Le premier bâtiment luxembourgeois à

avoir respecté ces conditions est celui

de l’Administration de la nature et des

forêts, à Diekirch, achevé en 2013 pour le

compte de l’Administration des bâtiments

publics. Prouesse réalisée sur les conseils

d’E3Consult, la construction qui profite

de panneaux photovoltaïques en toiture

et en façade a également obtenu une certification

DGNB platine et peut toujours


24

être considérée comme un projet phare en

matière de protection climatique.

« L’évaluation de la neutralité carbone est

un critère important dans les systèmes

de certification utilisés au Luxembourg,

comme DGNB ou BREEAM. Dans ce cadre,

les émissions de CO 2

générées par la

construction et l’exploitation du bâtiment

sont comptabilisées dans le calcul du bilan

écologique. Dans la certification DGNB

(certainement l’une des plus complètes

qui soit), une feuille de route pour la protection

du climat, qui présente une stratégie

pour atteindre la neutralité carbone,

doit être établie en sus. En alternative à

ces méthodes exigeantes, certains labels

peuvent aussi attester de la neutralité en

CO 2

d’un bâtiment. La plupart d’entre eux

permettent de recourir à des mesures de

compensation, comme des programmes

de reboisement en dehors du Luxembourg,

plutôt que de réduire les émissions de CO 2

sur place. Ces mesures sont toutefois critiquées

en raison de certains effets négatifs

qu’elles peuvent engendrer et d’un

manque de crédibilité », indique le fondateur

d’E3Consult.

longtemps il sera exploité. Le confort

thermique, l’acoustique, la luminosité ou

encore la qualité de l’air sont donc autant

de caractéristiques d’un bâtiment durable.

« Ces facteurs sont d’ailleurs des critères

étudiés lors des processus de certifications

DGNB et BREEAM. Ils font aussi l’objet

de la certification WELL, depuis peu

appliquée au Luxembourg. Cette dernière,

néanmoins, ne considère les aspects écologiques

et économiques que de manière

marginale. Elle n’apporte pas de réelle

solution pour le climat. Les maîtres d’ouvrage

doivent en avoir conscience », souligne

Judith Gerads.

Depuis quelques années, la qualité de

design d’un bâtiment est récompensée par

le certificat Diamant de la DGNB.

Se concentrer sur un seul

aspect n’est pas la solution ;

il faut tous les appréhender

et trouver le bon équilibre

entre chaque approche

Selon Stefan Fries, « se concentrer sur

un seul aspect n’est pas la solution ; il

faut tous les appréhender et trouver le

bon équilibre entre chaque approche ».

Appliquée dans de nombreux pays européens,

la certification DGNB permet de

couvrir la plupart des dimensions susmentionnées

et donc d’assurer la durabilité

de son bâtiment au sens large. « Chez

E3Consult, nous plaidons pour que chaque

aspect évalué le soit sur base d’exigences

ou de normes concrètes et quantifiables.

Plus nous intervenons tôt dans un projet

(qu’il soit neuf ou en rénovation), mieux

nous pourrons accompagner les maîtres

d’œuvre dans sa conception. C’est ainsi

que nous avons mené l’un de nos derniers

projets phares, le bâtiment Helix, nouveau

siège de Post, dont nous avons étudié

la durabilité sous toutes les coutures.

Nous avons calculé son empreinte carbone,

assuré sa certification DGNB, établi

et contrôlé la politique de sécurité et de

santé sur le chantier, contrôlé la non-nocivité

des matériaux et effectué les mesures

nécessaires lors de la mise en exploitation

du bâtiment », conclut-il.

Le confort d’utilisation : un gage de

longévité

La beauté et le confort d’un immeuble

constituent également des facteurs de

durabilité. En effet, plus un édifice sera

confortable, agréable à vivre et beau, plus

La méthode E3Consult : la durabilité à

360°

Chaque approche est donc durable à sa

manière. Mais alors, laquelle privilégier ?

E3Consult S.à r.l.

2, rue Haute

L-6680 Mertert

www.e3consult.lu


La nouvelle solution

pompe à chaleur

compacte. Laisse

place à l’imagination

dans la maison.

Pour plus d’informations sur

la pompe à chaleur compacte,

rendez-vous sur

viessmann.lu/invisible

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nouvelles options de planification.


26

| DÉVELOPPEMENT DURABLE

OPTIMISER

LA GESTION DE

L’ÉNERGIE DANS

LES BÂTIMENTS

Günter Krings


27

Le Grand-Duché de Luxembourg

a introduit une nouvelle tarification

de l’électricité. Annoncée

en octobre dernier par l’Institut

luxembourgeois de régulation

(ILR) et mise en œuvre depuis

le 1 er janvier 2025, cette grille

a été conçue pour inciter les

résidents à mieux répartir leur

consommation tout au long

de la journée et ainsi éviter

les pics. À l’heure où les coûts

et le nombre d’appareils électriques

augmentent, Günter

Krings, directeur de Viessmann

Luxembourg, présente ses

solutions de gestion intelligente

de l’énergie pour aider

les consommateurs à réaliser

des économies tout en agissant

pour l’environnement.

Vers une meilleure gestion des pics de

consommation

En réponse à la nouvelle tarification de

l’électricité, le Home Energy Management

System (HEMS) de Viessmann a pour

principal objectif d’optimiser, d’économiser

et de préserver les ressources.

« C’est un système de gestion de l’énergie

dont les algorithmes pilotent le fonctionnement

de certains consommateurs

d’électricité afin d’optimiser l’utilisation

de cette énergie dans les foyers. Il permet,

par exemple, de décaler certaines

consommations énergétiques aux heures

creuses ou de réduire la charge sur le

réseau durant les pics en puisant l’énergie

dans les batteries. Adaptable aussi

bien aux constructions neuves qu’aux

rénovations, il constitue une réponse

efficace à la montée en flèche des besoins

en énergie électrique », déclare Günter

Krings.

Notre système

permet de décaler certaines

consommations énergétiques

aux heures creuses ou de

réduire la charge sur le réseau

durant les pics en puisant

l’énergie dans les batteries

Pour preuve, HEMS est en mesure de

gérer les systèmes énergétiques d’un

bâtiment comme la pompe à chaleur, les

batteries, la ventilation ou les bornes

de recharge pour les véhicules. « Le

point fort de notre système de gestion

est le fait qu’il intègre notre nouvelle

plateforme Viessmann One Base. Ainsi,

toutes les données sont aussi mises à la

disposition de l’utilisateur via l’application

ViCare », précise le directeur.

Un confort renforcé grâce à des solutions

connectées et modulaires

De plus, grâce à des technologies avancées

comme le géorepérage (geofencing)

et le recours à des capteurs de CO 2

et

d’humidité, HEMS peut ajuster le confort

climatique pièce par pièce en fonction de

la présence et des désidératas des usagers.

« Une maison peut ainsi diminuer

automatiquement la température lorsque

ses occupants quittent les lieux. Les utilisateurs

peuvent également surveiller

et contrôler leur consommation grâce à

ViCare qui offre des graphiques détaillés

et des historiques ».

En plus de réduire les coûts énergétiques,

ces systèmes améliorent le confort

des habitants mais aussi leur sérénité.

« L’installateur ou nous-mêmes pouvons

intervenir, même de manière préventive.

Il suffit que le client final donne son

accord afin d’accéder à distance à son

installation. Cette technologie permet

d’éviter des pannes et de prévenir plutôt

que de guérir », indique Günter Krings.

Chaque module de batterie « Vitocharge »

dispose d’une capacité de 5 kWh et peut

être complété par d’autres pour répondre

à des besoins croissants. « Selon l’installation,

il est possible d’atteindre des

capacités allant jusqu’à 75 kWh, soit

l’équivalent de 15 modules. Une telle

flexibilité permet aux occupants d’adapter

leur système au fil du temps et de

maximiser leurs économies », affirme le

directeur de Viessmann Luxembourg.

Des solutions pour tout type de

bâtiment

La société d’origine allemande propose

aussi des solutions adaptées aux entreprises

ou aux plus grandes infrastructures

comme les halls industriels. « En début

d’année dernière, nous avons fusionné

avec le groupe américain Carrier Global

Corporation, spécialiste des grandes installations

de chauffage et de climatisation

et pionnier dans le domaine depuis

le début du siècle dernier. Les nouvelles

pompes à chaleur développées par ce

groupe, cascadables à des puissances

de plusieurs mégawatts, répondent aux

besoins des applications industrielles

et font aujourd’hui partie de notre catalogue

de produits ». Ce partenariat entre

le géant mondial et Viessmann permet

d’allier proximité avec les clients et

expertise technique de pointe de deux

grands groupes qui se complètent.

Offrir des solutions

énergétiques durables,

modulables, connectées

et adaptées tant aux besoins

domestiques qu’industriels

En ce début d’année, d’autres gammes

de produits sont en cours de développement,

notamment des pompes à chaleur

encore plus puissantes et des systèmes de

climatisation. « Ces avancées témoignent

de l’engagement perpétuel de notre

entreprise pour répondre aux besoins

énergétiques croissants grâce à l’innovation

continue ; le but étant de réduire

notre empreinte écologique et celle de

nos clients. Notre objectif est clair : offrir

des solutions énergétiques durables,

modulables, connectées et adaptées tant

aux besoins domestiques qu’industriels »,

conclut Günter Krings.

Viessmann Luxembourg

35, rue J-F Kennedy

L-7327 Steinsel

www.viessmann.lu


28

| DÉVELOPPEMENT DURABLE

POUR UNE GESTION

PLUS RESPONSABLE

DES DÉCHETS ET DE

LA CONSOMMATION

ÉNERGÉTIQUE

La gestion de l’énergie et des déchets au Luxembourg a récemment

subi plusieurs révolutions ; conséquences des dernières lois entrées

en vigueur en 2022 et 2024. Pour les accompagner, ista Luxembourg

propose depuis quelques années Eco-Belle : une poubelle intelligente

qui favorise un tri plus efficace et permet l’application du

principe du pollueur-payeur. Parallèlement, la loi sur le comptage

énergétique impose des outils de suivi et de mesure précis. Paul

Kusnierz, Sales Manager, Adelaide Wampach, Operations Manager,

et Joachim Colles, Country Manager, reviennent sur les solutions

déployées par ista pour mieux maîtriser la consommation d’énergie

et réduire les déchets.

L’enjeu de la gestion intelligente des

déchets

L’une des évolutions marquantes dans

la gestion des déchets au Luxembourg

n’est autre que l’introduction de poubelles

intelligentes au sein des résidences

ou des entreprises. Eco-Belle, qui

est le fruit de la collaboration entre ista

Luxembourg et la SuperDrecksKëscht®,

représente une solution fiable. « Ce

système vise à réduire les coûts liés à

l’enlèvement des déchets et incite les

consommateurs à les trier correctement

afin de mieux les utiliser en tant que

ressources par la suite. Des communes

comme Schifflange sont par exemple

pionnières en la matière », explique

Joachim Colles, Country Manager.

Le concept commence à se généraliser

depuis la première loi relative à

la gestion des déchets introduite en

mars 2012, puis modifiée en juin 2022.

L’utilisation de ces poubelles offre plusieurs

avantages : tri plus efficace et

diminution d’environ 50% des déchets

résiduels. « De plus, grâce à la collecte

de données sur la quantité de déchets

générée, les communes peuvent adapter

leur politique de gestion en fonction des

besoins spécifiques des habitants et en

adoptant le principe du pollueur-payeur.

Ainsi, chacun paie uniquement pour

la quantité qu’il a jetée, ce qui incite à

la prévention et à l’usage rationnel des

ressources naturelles pour protéger l’environnement

», estime Paul Kusnierz,

Sales Manager. De facto, ces poubelles

allègent les frais de gestion des déchets.

« Les estimations démontrent que ces

systèmes peuvent diminuer les coûts

de près de 70%, tant pour les locataires

que pour les propriétaires », poursuit

Joachim Colles.

Une meilleure gestion de l’énergie

L’intégration des technologies de comptage

intelligent va au-delà de la gestion

des déchets. Dans le cadre de la nouvelle

législation européenne et pour

répondre à la loi du 28 novembre 2024

concernant le comptage divisionnaire

et la répartition des coûts de chaleur,

de froid et d’eau chaude sanitaire qui

impose l’installation de compteurs pour

mesurer la consommation d’énergie, le

Luxembourg se tourne vers des solutions

innovantes qu’ista est en mesure

de proposer dans son catalogue. « Cette

loi oblige notamment les propriétaires

de bâtiments neufs à fournir un concept

de mesure énergétique avant d’obtenir

l’autorisation de construire. Agir

de la sorte assure un suivi précis de la

consommation d’énergie afin de réduire

l’empreinte carbone des bâtiments »,

précise Adelaide Wampach, Operations

Manager.

Les compteurs intelligents permettent

désormais de suivre la consommation

énergétique via l’application EcoTrend

développée en 2020. « Grâce à elle,

nous facilitons l’accès aux données

de consommation pour les locataires,

les syndicats de copropriété et les gestionnaires

d’immeuble. En plus de son

aspect écologique, EcoTrend contribue

à une gestion plus transparente et équitable

des ressources. À noter également

que l’ensemble des données qui circulent

respectent le Règlement général

sur la protection des données (RGPD) »,

indique Paul Kusnierz.

Réduire les coûts liés

à l’enlèvement des déchets et

inciter les consommateurs à

les trier correctement afin de

mieux les utiliser en tant que

ressources par la suite

Ces données sont fournies à l’aide

des compteurs à distance. Or, pour le

moment, seuls 55% des appareils qui

se trouvent sur le marché luxembourgeois

sont aux normes. « Ces technologies

s’appuient sur la lecture via la radio

fréquence, ce qui permet une collecte

des données plus rapide et plus fiable.

Pour les 45% restants, les techniciens

doivent encore se rendre sur place pour

effectuer les lectures. Le remplacement

de ces anciens appareils se fait progressivement

pour que, à terme, 100%


29

Joachim Colles, Paul Kusnierz et Adelaide Wampach

des produits puissent être lus à distance

», explique Joachim Colles. Ces

décomptes sont accessibles en ligne et

offrent davantage de transparence sur

les démarches administratives et notamment

comptables grâce à l’automatisation

des factures.

Sensibiliser et informer

Si ces technologies sont déjà bien

implantées dans certaines communes,

entreprises ou chez certains particuliers,

leur adoption au Grand-Duché reste

néanmoins un défi d’ordre informationnel.

« De nombreux acteurs ne sont pas

encore au courant des nouvelles lois et

des exigences qui en découlent, notamment

en ce qui concerne l’obligation de

fournir des données de consommation.

Un vrai travail de sensibilisation et de

communication est à prévoir à ce niveau

auprès de tous les acteurs », explique

Adelaide Wampach.

Cette loi oblige notamment

les propriétaires de bâtiments

neufs à fournir un concept

de mesure énergétique avant

d’obtenir l’autorisation de

construire

Présente depuis de nombreuses années,

l’entreprise fait figure de partenaire

fiable pour tout type de projets. « Nos

clients misent sur notre expertise, notre

expérience et notre présence à l’international

pour leur proposer des solutions

qui leur font faire des économies sur le

long terme », conclut Joachim Colles.

ista Luxembourg S.à r.l.

44, rue des Bruyères

L-1274 Howald

www.ista.lu


30

| DÉVELOPPEMENT DURABLE

UNE CAMPAGNE

POUR RECYCLER

LES PETITS APPAREILS

ET LUTTER CONTRE

LE HOARDING

Pour faire face aux défis posés par les appareils électriques et électroniques

obsolètes, l’asbl Ecotrel lancera prochainement une nouvelle

campagne de communication. Celle-ci mettra l’accent sur deux

enjeux majeurs : l’élimination inappropriée des petits équipements

électriques et électroniques dans la poubelle grise et le hoarding.

Andy Maxant, directeur de l’association, présente cette nouvelle

campagne et revient sur les solutions mises en œuvre pour pallier

ces phénomènes.

Vous lancerez cette année une nouvelle

campagne de communication.

Pourquoi ?

Notre objectif est de mettre en lumière

deux défis courants : d’une part, celui

des petits appareils électriques et électroniques

jetés dans la poubelle grise. Il

s’agit d’objets du quotidien, comme les

écouteurs sans fil, les câbles de recharge

ou cigarettes électroniques, etc. D’autre

part, celui du hoarding qui représente

l’accumulation des appareils électriques

et électroniques non utilisés chez soi.

Nous souhaitons sensibiliser le grand

public à la réutilisation, mais aussi au

recyclage de ces appareils. Si celui-ci est

plutôt bien informé, il est essentiel de

maintenir nos efforts de communication

en la matière, notamment via les réseaux

sociaux, les affichages publics ou encore

les actions de street marketing. Nous avons

également dédié une page web à ce sujet,

www.ressources.lu, pour guider les citoyens

vers les bonnes pratiques à adopter. En

résumé, communiquer relève des missions

fondamentales d’Ecotrel asbl, d’où le lancement

de notre nouvelle campagne.

Pourquoi est-il problématique de

retrouver des petits appareils électriques

et électroniques dans les

poubelles grises, et quelles sont

les conséquences de leur mauvaise

gestion ?

Une étude réalisée sur un échantillon de

déchets ménagers au Luxembourg a par

exemple révélé que 0,36% des déchets

présents dans les poubelles grises étaient

des déchets d’équipement électriques et

électroniques (DEEE). Cela peut sembler

peu mais, à l’échelle mondiale, les

chiffres sont alarmants puisque 14 milliards

de kilos d’équipements électriques

et électroniques sont jetés chaque année

de manière inappropriée, selon les

chiffres du Global E-Waste Monitor 2024.

Cela représente un double gâchis. D’une

part, ces déchets finissent généralement

dans les décharges ou sont incinérés, ce

qui peut entraîner la pollution des sols

et des eaux. D’autre part, ces produits

contiennent des matières premières

rares telles que le cuivre ou l’aluminium.

Ces matériaux pourraient être recyclés et

ensuite réintroduits sur le marché selon

les principes de l’économie circulaire.

L’accumulation des appareils inutilisés

porte aujourd’hui un nom : le hoarding.

Quelle est la situation de ce phénomène

au Luxembourg ?

Même s’il est petit par sa taille, le Grand-

Duché n’échappe pas au phénomène mondial

du hoarding – ou thésaurisation, une

tendance à stocker des appareils obsolètes

ou hors d’usage, souvent par attachement,

par crainte liée à la confidentialité des

données ou par espoir de les réutiliser un

jour.

Pour lutter contre le hoarding, il est nécessaire

d’informer le grand public sur ses

impacts négatifs à travers des campagnes

de communication. Nous misons également

sur des initiatives locales comme le

projet Social ReUse qui invite les citoyens

à déposer leurs appareils encore fonctionnels

dans des points dédiés dans leur

centre de ressources. Ces équipements

sont ensuite vérifiés, réparés si nécessaire

et redistribués à des prix réduits ou donnés

à ceux qui en ont besoin. En 2024, 9.872

appareils ont été collectés et, parmi eux,

8.150 ont pu être réutilisés grâce à ce projet,

soit un taux de réutilisation de 83% !

Et pour les plus frileux qui craignent pour

leurs données à caractère personnel, qu’ils

soient rassurés : la destruction des disques

durs est garantie avant que les appareils

ne soient remis en circulation. C’est le cas

par exemple avec l’asbl Digital Inclusion

qui assure la confidentialité des données

des anciens propriétaires lorsque leurs

équipements sont remis sur le marché.

Quel bilan tirez-vous de l’année 2024 ?

Nous avons fêté notre 20 e anniversaire

l’an dernier. À cette occasion, S.A.R. le

Grand-Duc et Serge Wilmes, ministre

l’Environnement, du Climat et de la

Biodiversité, ont visité le centre de

démantèlement manuel de Bettembourg.

Cet évènement est la reconnaissance

d’un travail bien fait. Sa Majesté s’est

montrée intéressée par le rôle crucial de

notre organisation qui œuvre en faveur

de l’économie circulaire au Luxembourg.

Quant aux festivités, elles ont eu lieu

au MUDAM avec la participation de

plus de 200 personnes parmi lesquelles

figuraient des confrères de la scène

internationale : les membres du WEEE

Forum et d’EUCOBAT, regroupant respectivement

les organismes de gestion


31

Andy Maxant

des déchets d’équipements électriques

et électroniques ainsi que des batteries

à l’international. La soirée a été enrichie

par une expérience visuelle immersive

axée sur les ressources précieuses que

l’on retrouve dans les gisements de ces

déchets.

Réintégrer les appareils

obsolètes ou en fin de vie

dans le circuit économique

plutôt que de les voir périr ou

inutilisés dans les ménages

À cette occasion, sur invitation d’Ecotrel

et d’Ecobatterien et pour la première

fois, une conférence commune entre ces

deux organismes s’est tenue à l’European

Convention Center ECCL.

Enfin, d’un point de vue plus personnel,

j’ai été nommé au Conseil d’administration

du WEEE Forum, ce qui représente

une reconnaissance internationale pour le

Luxembourg et marque une étape importante

pour renforcer l’engagement du

pays sur la scène internationale dans la

promotion de l’économie circulaire.

Quels sont vos prochains défis à relever

pour l’année 2025 ?

D’abord, celui de faire perdurer la sensibilisation

à la réutilisation et au recyclage

des appareils électriques et électroniques.

Ensuite, nous souhaitons étendre cet

objectif dans les établissements scolaires

à travers des ateliers de sensibilisation

dans les écoles, les collèges et les lycées.

Enfin, et pour faire suite à une demande de

l’Administration de l’environnement, nous

élargirons notre champ d’action à d’autres

types d’appareils appartenant au domaine

du génie climatique et énergétique comme

les panneaux photovoltaiques, les bornes

de recharge ou les pompes à chaleur.

Ecotrel asbl

11, Boulevard du Jazz

L-4370 Esch-Belval

www.ecotrel.lu


32

| DÉVELOPPEMENT DURABLE

CONTAINERS

SEMI-ENTERRÉS :

ALLIER ESTHÉTIQUE,

EFFICACITÉ ET

DURABILITÉ

L’économie circulaire est une

des missions principales de

notre siècle. Au-delà du recyclage,

la première problématique

qui se pose est le stockage

à la source. À l’écoute de ses

clients, PreZero Lamesch propose

une solution alliant esthétique

et stockage. Entretien

avec Hervé Fréreux, Manager

commercial.

Quelle est la problématique la plus

souvent rencontrée par vos clients ?

Les résidus issus des activités commerciales

sont toujours une source de préoccupation

pour les clients. La production peut

être importante selon l’activité et le stockage

est souvent un sujet de discussion.

Les clients qui reçoivent du public comme

les restaurants, les hôtels ou les maisons

de santé ne peuvent pas se permettre

d’avoir des détritus visibles ni des containers

qui se multiplient au fond d’une

cour. Pour ce faire, nous leur proposons

d’installer des containers semi-enterrés.

L’avantage de ces derniers est qu’ils

offrent une grande capacité de stockage

de 2 à 5 m³ grâce à leur partie enterrée

tout en proposant une finition esthétique.

Environ 60% du container est enterré donc

le gain de place est évident !

Quels sont les avantages de ce type de

produit en dehors du gain de place ?

Leur commercialisation apporte-t-elle

un bénéfice environnemental ?

L’objectif principal reste avant tout le tri

des fractions recyclables. Ces containers

sont donc dans la majorité du temps

déployés en série pour le papier, le verre

et les fractions résiduelles. Un tri à la

source assure un recyclage de qualité. Le

déploiement de ces containers permet de

constater l’optimisation des taux de recyclage.

La collecte séparative telle qu’elle

est appliquée a un rôle clé dans l’économie

circulaire.

Si nous réfléchissons au-delà du recyclage,

ces containers, par leur construction,

Hervé Fréreux


33

permettent une compaction naturelle

des déchets par gravité, ce qui permet de

contenir 20% de déchets en plus. Plus les

déchets sont stockés et compactés, plus

la fréquence des vidanges diminue. Par

conséquent, les émissions polluantes liées

aux collectes se réduisent. La majorité des

fractions étant enterrée, l’effet de cave

ralentit le processus de décomposition et

les désagréments olfactifs qui peuvent en

résulter.

L’autre point non négligeable est la sécurité

au travail. Ce type de containers favorise

les postures adaptées des utilisateurs

grâce à une ouverture à hauteur d’homme

et les déchets contenus réduisent le risque

de blessures par des objets dépassant

du container. Les vidanges étant moins

fréquentes, le risque d’accident lors des

manœuvres est diminué d’autant plus

que la sécurité du périmètre est analysée

et améliorée avant l’installation de ces

contenants.

En dehors de la clientèle privée, ces

containers présentent-ils un avantage

pour les collectivités ?

De plus en plus de communes sont intéressées

par le déploiement de ces containers

aux cœurs des villes. En effet, ils

permettent de réorganiser les quartiers

et de mettre à disposition des contenants

propres, esthétiques, résistants et rapides

d’installation. Il faut savoir que la collecte

en porte-à-porte, même si elle est

courante dans le pays, est parfois compliquée

dans certaines communes. Des rues

étroites difficiles d’accès pour les camions,

des trottoirs inexistants qui compliquent

la vie aux habitants sont autant de problématiques

qui trouvent une solution

avec ces containers semi-enterrés. Nous

avons d’ailleurs installé récemment des

containers dans la commune de Mertert

pour les fractions en verre. D’autres communes

réfléchissent aussi à cette possibilité

afin de faciliter les collectes pour leurs

habitants.

Depuis peu, nous proposons ces containers

dans une disposition communément

appelée « domino ». Habituellement commercialisés

sous forme circulaire, nous

pouvons désormais les décliner sous une

forme carrée pour un gain de place accru.

Les conteneurs individuels peuvent être

divisés en deux ou trois compartiments

différents, selon le modèle et la taille

du corps du container. Ceci permet une

meilleure gestion de l’encombrement,

par exemple, dans les points de collecte.

Ils peuvent tout à fait être installés dans

une zone où les projets architecturaux

sont exigeants ou à proximité de bâtiments

publics. En résumé, ces contenants

regroupent de nombreux avantages et

peuvent être déclinés pour différents

types de clients.

Si nous réfléchissons

au-delà du recyclage,

ces containers, par leur

construction, permettent une

compaction naturelle des

déchets par gravité, ce qui

permet de contenir 20% de

déchets en plus

Et qu’en est-il de leur installation ? Vos

clients doivent-ils prévoir des journées

d’immobilisation et de travaux paysagers

par la suite ?

Il est indéniable que ce que souhaitent

les clients est un produit fidèle à leurs

attentes avec peu de contraintes. Et là

encore nos containers semi-enterrés

cochent toutes les cases. Il est important

de s’assurer en amont que la zone définie

pour l’installation est conforme au cahier

des charges, c’est-à-dire en pleine terre.

Le client doit vérifier qu’aucun câble électrique,

qu’aucune arrivée ou évacuation

d’eau ou nappe phréatique ne passe sous

la zone choisie. Une fois ces éléments validés,

l’installation ne dure pas plus d’une

journée. Lorsque les équipes quittent

les lieux, la zone est propre et nécessite

un aménagement léger à la charge du

client (pavés, macadam, gravillons…). En

d’autres termes, les désagréments liés à

l’installation sont minimes. Il faut aussi

ajouter que l’ouverture de ces containers

peut être contrôlée par clé ce qui permet

d’éviter les dépôts sauvages de déchets.

L’innovation dans le domaine de l’économie

circulaire est constante et PreZero

Lamesch vise à préserver les ressources

et à réduire à zéro tous les déchets non

réutilisables. Notre groupe a réuni toutes

les activités et moyens nécessaires à cette

fin en créant un écosystème de premier

plan composé de véhicules de collecte

des déchets adaptés, d’installations de

tri et de traitement à la pointe de la technologie,

de solutions innovantes et de

systèmes de traitement internes à l’entreprise.

Tous ces éléments sont conçus

pour minimiser le gaspillage et maximiser

la préservation des ressources par le biais

de l’économie circulaire et de circuits de

production fermés.

LE CHIFFRE

2 À 5 M 3

La capacité de stockage

des containers semi-enterrés

PreZero Lamesch

212, Z.A.E. Wolser B

L-3452 Bettembourg

www.lamesch-prezero.lu


34

| ÉLECTROMOBILITÉ

SWIO,

UN PARTENAIRE

ÉLECTRISANT

POUR LE SECTEUR

COMMUNAL

Deuxième pays européen le mieux doté en points de recharge

publics, le Luxembourg carbure en matière d’électromobilité. Pour

accompagner la croissance du nombre de véhicules électrifiés

encore attendue, le partenaire des communes, entreprises et privés

avec ses solutions innovatives SWIO entend donner un grand

coup d’accélérateur en augmentant de manière considérable le

nombre de points de charge du réseau grand-ducal. Pour ce faire,

il avance main dans la main avec les administrations communales

désireuses de faire sauter les freins à l’adoption de véhicules plus

verts. Explications avec Marvin Rassel, coordinateur de la marque.

Les communes pour moteurs

1.000. C’est le nombre de points de

recharge publics qu’envisage d’installer

SWIO d’ici 2030. Pour ce faire, la marque

issue d’une joint-venture entre Losch

et Socom entend bien convaincre les

communes des atouts que représentent

de telles infrastructures. Parce que les

800 bornes du premier réseau de charge

du pays arrivent aujourd’hui logiquement

à saturation, le jeune installateur

veut continuer à subvenir aux besoins

croissants de la population en « carburant

» électrique. « La révision du régime

fiscal de l’avantage en nature pour les

véhicules de fonction, qui représentent

près de 50% du parc automobile luxembourgeois,

devrait encore booster les

immatriculations de nouvelles voitures

électriques. Dans un premier temps,

leurs conducteurs recourent souvent

davantage aux bornes publiques qu’à une

installation à domicile. Une bonne couverture

des quartiers résidentiels, entre

autres, encouragera donc les employés à

profiter de cet avantage et contribuera de

facto au déploiement d’une mobilité plus

verte », estime Marvin Rassel.

Pour SWIO, c’est à ce titre que les communes

ont un rôle moteur à jouer. « Les

automobilistes ne possédant pas de

garage sont nombreux, ce qui peut rendre

la recharge malaisée. À l’heure actuelle,

la mise à disposition d’une borne de

recharge publique doit être considérée

comme un service à la population.

D’ailleurs, de nombreux candidats aux

dernières élections communales avaient

fait de ce service un des arguments de

leur campagne. Par chance, c’est une

promesse tout à fait simple à réaliser »,

considère le coordinateur de SWIO.

Simplicité et rapidité

Et pour cause : les décideurs communaux

peuvent se reposer sur l’expertise

de SWIO. Qu’ils aient des attentes bien

précises ou besoin de davantage d’accompagnement,

l’installateur jouera un

véritable rôle de partenaire. « Lorsque la

volonté est présente mais que le projet

manque de précision, nous proposons à

nos interlocuteurs d’identifier les sites

potentiels à leurs yeux ou à ceux des

citoyens dont ils connaissent les habitudes

et les besoins. Nous réalisons le même

exercice de notre côté, avec notre propre

regard sur la situation. Nous superposons

ensuite les deux plans obtenus et évaluons

les différentes options à l’aune des

arguments de chacun jusqu’à établir un

plan final. De là, nous réalisons une étude

de faisabilité auprès du gestionnaire de

réseau lors de laquelle le plan passe en

quelque sorte un dernier filtre. Reste

alors le contrat pour la mise à disposition

de l’emplacement et l’exploitation de la

borne », détaille Marvin Rassel.

Quant à l’installation et à la maintenance,

elles sont prises en charge par

SWIO de A à Z. Du premier contact à la

mise en service, les derniers projets de la

marque se sont concrétisés en moins de

quatre mois. « L’installation d’une borne

n’a rien de compliqué lorsqu’on travaille

ensemble. C’est d’ailleurs la seule

manière de faire avancer l’électromobilité

», affirme-t-il. Des dizaines de communes

en sont d’ailleurs convaincues

et ont déjà leur point de charge SWIO,

comme Bertrange, Dudelange, Roeser,

Strassen ou Vianden. D’autres encore

ont entamé les premières démarches et

devraient bientôt offrir le même service

à leurs citoyens.

La mise à disposition d’une

borne de recharge publique

doit être considérée comme

un service à la population

Un service « user friendly »

Au terme du processus : une nouvelle

borne AC, généralement double, où les

automobilistes peuvent charger leur

véhicule en toute simplicité grâce à une

interface intuitive. « Techniquement, les

bornes sont des produits relativement

simples et, désormais, aboutis. Là où les

modèles que nous choisissons se distinguent,

c’est au niveau des matériaux

– nous optons pour de l’acier inoxydable,


35

Marvin Rassel

plus robuste que le plastique – et de la

convivialité de l’interface puisque nous

posons des systèmes équipés d’écrans tactiles

qui délivrent très clairement toutes

les informations nécessaires à l’usager.

Ces bornes ont un côté « user friendly »

qui fait défaut aux modèles qui ne disposent

que de simples voyants lumineux,

parfois difficiles à comprendre sans mode

d’emploi », déclare Marvin Rassel.

Pour proposer ces produits, SWIO a fait

confiance au constructeur Landis+Gyr.

« L’année passée, l’industrie de la mobilité

électrique a été secouée par la faillite

de quelques-uns de ses acteurs,

essentiellement des petites sociétés

qui avaient poussé comme des champignons

mais qui n’avaient peut-être pas

les reins assez solides financièrement.

C’est la raison pour laquelle nous avons

opté pour les produits d’un constructeur

d’envergure internationale. En misant sur

un partenaire fiable, à la situation financière

robuste, nous éliminons le risque

d’être privés de pièces de rechange d’ici

quelques années ; ce qui nous semble

d’autant plus important lorsqu’on investit

dans un réseau de recharge public »,

précise Marvin Rassel.

Une sécurité qui permet à l’installateur

de se tourner sereinement vers l’avenir.

Si ses bornes sont aujourd’hui accessibles

grâce aux cartes RFID destinées à

cet effet ou encore à des QR codes qui

permettent de régler la recharge via un

smartphone, d’autres fonctionnalités,

comme le « Plug & Charge », devraient

faire leur apparition dans le courant

de l’année. Aux bornes équipées de ce

système, plus besoin d’intermédiaire :

la machine reconnaîtra directement la

voiture qui y sera branchée ! De quoi

maintenir à la page le 2 e réseau public le

plus dense d’Europe.

SWIO

5, rue de Joncs

L-1818 Howald

www.swio.lu

LE CHIFFRE

1.000

points de recharge publics,

l’objectif de SWIO pour 2030


36

| ÉLECTROMOBILITÉ

ID.7 TOURER PRO :

UN BREAK ÉLECTRIQUE ÉLÉGANT

Volkswagen continue d’imposer

sa vision de la voiture électrique

avec la nouvelle ID.7 Tourer Pro.

Véritable bijou de technologie,

ce modèle allie confort, performance

et innovation pour

séduire les conducteurs à la

recherche de modernité et de

simplicité. Nous avons pris le

volant de ce break électrique

pour en tester les multiples

facettes.

Un design et un habitacle pensés pour

le confort

Dès l’entrée dans l’habitacle et à peine les

mains posées sur le volant, la Volkswagen

ID.7 Tourer Pro frappe par son intérieur

résolument moderne. Bien que minimaliste,

son design se marie parfaitement

avec les matériaux de qualité et la finition

soignée. L’élément marquant du

poste de conduite reste l’affichage tête

haute en réalité augmentée qui donne

un véritable sentiment de sécurité supplémentaire.

Ce système est exclusif à

ce véhicule. Il projette des informations

essentielles dans le champ de vision du

conducteur qui peut rester concentré sur

sa conduite. Ce détail améliore considérablement

la fluidité de conduite, surtout

sur l’autoroute.

Quant au système d’info-divertissement,

qui intègre un écran tactile de quinze

pouces, il se distingue par sa réactivité

et la qualité de son interface. L’assistant

vocal IDA, désormais enrichi de ChatGPT,

rend l’interaction avec le système naturelle.

Il est en effet capable de répondre

à des questions de tous types, ce qui

ajoute une touche de modernité appréciable.

Il est ainsi possible de demander

des informations sur la météo, l’actualité

ou même des suggestions de trajets sans

jamais quitter la route des yeux.

Proposée en option, l’application In-Car

« Wellness » fait également son effet. Elle

permet d’adapter l’ambiance intérieure

du véhicule en fonction de l’humeur du

conducteur grâce à des modes tels que

« Fresh Up », « Calm Down », ou « Power

Break ». Une innovation qui, couplée aux

sièges ergoActive avec massage et régulation

automatique de la température,

assure un confort comparable à celui des

véhicules premium. Et en plein hiver,


37

autonome sur une distance allant jusqu’à

50 m. Cette option s’avère très pratique

pour se garer dans des espaces étroits ou

en parallèle. Notons également le système

« Travel Assist », perfectionné pour

cette version, qui inclut le « Lane Assist »,

le régulateur de distance automatique

« ACC » et le « Emergency Assist », pour une

conduite semi-autonome sur autoroute.

quoi de mieux qu’un volant chauffant

pour un confort de conduite optimal ?

La recharge rapide au service d’une

motorisation efficace

Côté puissance, sous le capot, la

Volkswagen ID.7 Tourer ne déçoit pas. Elle

embarque une motorisation électrique de

210 kW (286 ch) qui propulse aisément ce

break. Le moteur, situé sur l’essieu arrière,

développe un couple de 545 Nm. Il offre

une conduite dynamique et agréable, que

ce soit sur autoroute ou en milieu urbain.

L’accélération est fluide et le silence de

fonctionnement, typique des véhicules

électriques, renforce le confort à bord.

Du point de vue de la recharge, la version

testée, équipée d’une batterie de 77 kWh,

offre une autonomie de 685 km selon

les prévisions de Volkswagen ; un chiffre

impressionnant pour un véhicule de

cette catégorie. Les bornes rapides pouvant

fournir jusqu’à 200 kWh assurent le

chargement du véhicule à 80% en moins

de 30 minutes. C’est un réel atout pour

les longs trajets. Autre point non négligeable

: celui de la gestion thermique

de la batterie qui est également optimisée.

Il est ainsi possible de profiter de la

recharge rapide même en hiver, grâce à

un pré-conditionnement de la batterie

avant l’arrêt à la borne.

Une conduite presque autonome grâce

aux technologies d’assistance

Le nouveau modèle de la marque allemande

se distingue également par son

arsenal de systèmes d’assistance à la

conduite. Le « Park Assist Plus », avec sa

fonction mémoire, permet au véhicule

de se stationner de manière entièrement

Une autre fonctionnalité intéressante

à mentionner est celle empêchant l’ouverture

de la portière en cas de danger

imminent, si un vélo ou un véhicule se

rapproche par l’arrière par exemple. Le

système Car2X, quant à lui, alerte le

conducteur des dangers locaux comme un

chantier ou un accident en amont. Cela

renforce la sécurité et la tranquillité d’esprit

lorsque l’on se retrouve derrière le

volant.

Un choix judicieux pour ceux

qui recherchent une voiture

électrique à la fois performante

et innovante

Modèle très abouti, l’ID 7 Tourer Pro combine

confort, performances et technologies

de pointe qui font de ce véhicule un

choix judicieux pour ceux en quête d’une

voiture électrique à la fois fiable, innovante

et spacieuse. Il méritera largement

votre attention.

Volkswagen Luxembourg

www.volkswagen.lu


38

| DIGITALISATION

L’IA AU SERVICE DE L’UX POUR

UN FUTUR COLLABORATIF

Jeanne Labrette


39

L’intelligence artificielle s’impose

comme le sujet majeur.

En 2024, elle a bouleversé de

nombreux secteurs, suscitant à

la fois fascination et questionnements.

Dans le domaine de

l’experience utilisateur (UX),

l’intelligence artificielle vient

également redéfinir les lignes.

Jeanne Labrette, UX designer

au sein du département

Experience Studio, place au

quotidien l’humain au centre

des solutions qui sont développées

chez Fujitsu Luxembourg.

L’IA redéfinit sa manière de

travailler et d’innover, tout en

gardant l’humain au cœur de

chaque projet.

L’IA et l’expérience utilisateur : un

assistant, pas un remplaçant

Nous croyons fermement que l’IA ne

remplacera jamais l’humain dans notre

domaine. Pourquoi ? Parce que l’expérience

utilisateur (UX) repose sur la

compréhension des émotions, des comportements

et des besoins des utilisateurs.

Si l’IA excelle dans l’analyse de données

massives, elle reste incapable de capturer

les nuances émotionnelles et culturelles

qui influencent les décisions humaines.

Cela ne signifie pas que l’IA n’a pas sa

place dans l’UX – bien au contraire. Nous

l’utilisons pour enrichir nos projets, mais

toujours de manière réfléchie. Prenons un

exemple concret. Lors d’un projet pour

une plateforme partenaire d’un assureur,

nous avons identifié un point de friction

majeur : les utilisateurs rencontraient

des difficultés à identifier rapidement les

informations manquantes dans les dossiers

en cours. Les échanges entre parties

prenantes réalisés par téléphone ou par

e-mail entraînaient des retards considérables.

En réponse, nous avons imaginé

une fonctionnalité basée sur l’IA capable

de générer un résumé clair des échanges

dans un chat, mettant en évidence les éléments

manquants. Résultat : un gain de

temps significatif pour tous les acteurs

impliqués.

Chaque solution intégrée est guidée par

une règle simple : l’IA doit apporter une

valeur ajoutée réelle. Nous ne cédons pas

à l’effet de mode, mais veillons à ce que

nos innovations respectent les besoins et

la confidentialité des utilisateurs et des

clients.

Transformer notre manière de travailler

grâce à l’IA

En interne, l’IA est devenue un véritable

allié. Elle simplifie de nombreuses tâches

et nous permet d’optimiser notre temps.

Voici quelques exemples concrets de son

utilisation dans notre quotidien :

– Organisation de workshops : l’IA nous

aide à structurer et planifier des ateliers

collaboratifs de manière plus efficace.

– Analyse d’interviews : elle nous permet

de traiter rapidement les données issues

des retours utilisateurs pour en tirer des

enseignements clés.

– Génération de contenu : dans la création

de contenu pour des prototypes à l’écriture

de microtextes (messages d’erreur,

descriptions d’interfaces), l’IA nous fait

gagner un temps précieux.

Ces usages ne remplacent pas nos compétences

humaines, mais nous libèrent du

temps pour nous concentrer sur des tâches

à plus forte valeur ajoutée. L’objectif ?

Améliorer la qualité de notre travail tout

en étant plus efficaces.

Notre approche de l’IA

repose sur deux principes

fondamentaux : l’éthique et

la pertinence

Faciliter la transition vers la phase de

développement

En collaboration avec notre équipe de

développeurs, nous explorons le potentiel

de l’IA pour révolutionner le passage des

prototypes à la phase de développement.

Par exemple, nous testons actuellement

différents plugins d’IA intégrés à Figma,

notre outil de conception. Ces derniers

peuvent convertir nos prototypes directement

en code HTML/CSS. Imaginez un

processus où la transition de la conception

au développement se fait presque instantanément

! Si ces essais sont concluants,

cela pourrait transformer notre approche

de livraison des projets, en rendant le

développement plus rapide, fluide et en

minimisant les risques d’erreurs.

IA et éthique

Que ce soit dans nos processus internes ou

dans les solutions que nous développons

pour nos clients, notre approche de l’IA

repose sur deux principes fondamentaux :

l’éthique et la pertinence. Chaque intégration

est mûrement réfléchie pour garantir

qu’elle répond à des besoins réels et qu’elle

respecte les exigences de confidentialité.

Nous sommes convaincus que l’IA, lorsqu’elle

est utilisée de manière responsable,

représente une opportunité exceptionnelle

de créer des expériences plus riches

et d’innover dans nos pratiques professionnelles.

Cependant, elle doit rester un

outil au service de l’humain – jamais un

substitut.

De nouvelles perspectives pour 2025

L’intelligence artificielle redéfinit les

règles du jeu. Chez nous, elle est autant

un moteur d’efficacité interne qu’un levier

pour créer des expériences utilisateurs

plus impactantes. Que ce soit au travers

de l’Expérience Studio, où nous plaçons

les besoins humains au centre de chaque

projet, ou grâce aux innovations que nous

étudions actuellement avec nos développeurs,

nous nous engageons à exploiter

tout le potentiel de l’IA de manière

éthique et réfléchie. L’avenir de l’IA est

prometteur, et nous sommes fiers de faire

partie de ceux qui façonnent cette transformation.

Fujitsu Luxembourg

89C, rue Pafebruch

L-8303 Capellen

www.fujitsu.com/lu


40

| DIGITALISATION

LA DIGITALISATION :

UN LEVIER POUR AMÉLIORER

LES SERVICES DE LA FAL

Depuis juillet 2023, la Fondation pour l’Accès au Logement (FAL) a

entrepris une refonte totale de ses processus internes et externes

grâce à la digitalisation. Ce choix stratégique a permis de fluidifier

des processus fastidieux. Marine Cochois, chef de département, et

Cyril Piscaglia, IT Manager, présentent les projets qui ont été mis en

place pour faciliter le travail des collaborateurs de la Fondation et

ainsi améliorer la qualité des services pour les bénéficiaires.

ensuite signés à distance en respectant

les normes du Règlement général

sur la protection des données (RGPD).

L’impact de la digitalisation est considérable

puisqu’elle présente un double

avantage : celui de réduire les délais et

la marge d’erreur.

Quels ont été les projets mis en place

dernièrement en matière de digitalisation

à la FAL ?

CP : Le projet le plus conséquent a été

l’implantation d’un ERP (Enterprise

resource planning) interne qui est basé

sur la plateforme Odoo. Celui-ci a été

introduit dans nos processus en juillet

2023. Nous avons commencé par une

phase d’analyse approfondie de l’existant

afin d’identifier les possibles failles

dans les procédures et le fonctionnement

ainsi que les axes d’amélioration,

pour ensuite créer un système qui corresponde

à nos aspirations.

MC : Nous avons aussi digitalisé la

plupart de nos archives pour y avoir

accès plus facilement. Le restant est

actuellement numérisé afin de totalement

supprimer les dépenses et les

contraintes liées à la gestion des documents

physiques.

Quels sont les avantages notables de

cette intégration, à la fois pour vos

bénéficiaires et vos collaborateurs ?

CP : Les demandes de logement étaient

jusqu’alors émises et gérées à l’aide

de formulaires papier et nécessitaient

inévitablement un encodage manuel

à chaque étape. Avec la mise en place

d’Odoo, les futurs bénéficiaires de nos

logements sont désormais en mesure

de soumettre leurs demandes en ligne

grâce à une plateforme facile d’utilisation

et sécurisée. Nous gagnons

énormément de temps car il n’est

plus nécessaire d’encoder les données

manuellement. Cela nous permet d’offrir

de meilleurs services et de recentrer

nos équipes sur des tâches à plus forte

valeur ajoutée et qui concernent davantage

leur cœur de métier.

Une meilleure qualité

de service et un recentrage

de nos équipes sur des tâches

à plus forte valeur ajoutée

MC : Prenons également le cas des

signatures des contrats. Avant l’intégration

de l’ERP, cette opération était

chronophage et impliquait des déplacements

entre nos différents sites

situés aux quatre coins du territoire.

Aujourd’hui, cette partie du travail

n’existe plus car dématérialisée grâce

à l’automatisation. Nos assistants

sociaux peuvent préparer les contrats

directement en ligne. Ceux-ci sont

L’impact de la digitalisation

est considérable puisqu’elle

présente un double avantage :

celui de réduire les délais et

la marge d’erreur

CP : Nos techniciens profitent des

mêmes bénéfices depuis l’introduction

des tablettes qui leur permet de mieux

gérer les incidents tout en centralisant

les informations sur une plateforme

unique. En éliminant les supports

papier, nos équipes de maintenance

sont plus efficaces, ce qui améliore les

interventions ou la disponibilité des

logements pour nos bénéficiaires en

attente. Un autre changement marquant

concerne la gestion des états des

lieux. Ces derniers aussi sont maintenant

réalisés directement en ligne et

peuvent contenir des photos pour plus

de précision. Ces évolutions digitales

nous permettent de standardiser nos

processus et d’être plus précis dans nos

activités du quotidien.

MC : Nous avons également décidé que

chacun de nos collaborateurs devait

avoir à sa disposition un ordinateur


41

Cyril Piscaglia et Marine Cochois

portable. Pourquoi ? Tout simplement

pour favoriser la flexibilité et la continuité

du travail à distance, dans nos

bureaux satellites ou ailleurs. De plus,

notre système de comptabilité a été

repensé. Les factures papier ont en effet

été remplacées par un système de validation

numérique via le logiciel BOB.

Grâce à lui, nos flux sont automatisés.

Il gère les relances et garantit la transparence

des transactions. Nos équipes

de la comptabilité gagnent ainsi en efficacité

et peuvent se concentrer davantage

sur la vérification de toutes nos

données tout en réduisant les erreurs

humaines liées à l’encodage manuel.

Quels sont vos prochains objectifs de

digitalisation ?

MC : Nous avons beaucoup évolué ces

dernières années mais nos processus de

digitalisation sont loin d’être achevés.

Dans un avenir proche, nous envisageons

de renforcer les liens entre Odoo

et BOB. Ce travail est en cours de réalisation.

Il vise à accroître la fluidité des

flux de données entre les deux systèmes

et à diminuer les erreurs humaines.

CP : L’un de nos objectifs porte également

sur la création d’un portail dédié

aux bénéficiaires et aux propriétaires.

Cet outil permettra par exemple de

télécharger des documents, de déposer

des demandes ou de signaler des incidents.

Nous nous concentrons d’abord

sur l’apprentissage de nos nouvelles

façons de travailler, puis nous nous

chargerons progressivement de créer ce

portail.

Fondation pour l’Accès au Logement

202B, rue de Hamm

L-1713 Luxembourg

www.fondation-logement.lu


42

| DIGITALISATION

L’HÔPITAL SE MET

AU DIGITAL

Robot chirurgical ou de pharmacie, outils de gestion des ressources

humaines, des rendez-vous, dossier patient électronique, capteurs

connectés, intelligence artificielle… la digitalisation a fait son chemin

en milieu hospitalier. Appliquée au volet administratif comme

à l’organisation des soins, elle promet de répondre à de multiples

enjeux et bénéficie aux patients, aux professionnels de santé et

aux établissements hospitaliers. Xavier Lisoir, Managing Director,

et Charlotte Gauthier, Senior Consultante chez PwC Luxembourg,

prennent le pouls d’un secteur en pleine transition.

Quelles sont les principales raisons

qui poussent les établissements

hospitaliers à mener des projets de

numérisation ?

XL : Les bénéfices de la digitalisation

sont nombreux. Elle permet notamment

de soulager les praticiens de certaines

tâches administratives et, ainsi,

de dégager du temps à consacrer aux

soins. C’est d’autant plus crucial pour le

Grand-Duché qui peine à attirer du personnel

alors même qu’il est confronté

à une croissance et à un vieillissement

de sa population. Le numérique doit

aussi optimiser le parcours de soin et

améliorer la prise en charge du patient.

L’application du principe du « once only »

Charlotte Gauthier et Xavier Lisoir


43

peut par exemple limiter la saisie récurrente

de données administratives du

patient, telles que le nom, le numéro de

matricule ou l’adresse postale et ainsi

faire gagner un temps précieux aux soignants.

Quant aux dossiers patients électroniques,

ils contribuent à une meilleure

circulation de l’information entre les différents

praticiens en charge d’un même

patient. Ce qu’on attend aussi de la digitalisation,

c’est qu’elle concoure à une

personnalisation des soins grâce à des

outils qui rappellent les antécédents de

l’individu, ses éventuelles allergies à certaines

molécules, etc. Tout cela participe

à la qualité du parcours médical. Notons

aussi que certaines technologies, comme

les capteurs et montres connectés, permettent

de poursuivre un suivi (tension,

sommeil, etc.) en dehors des structures

hospitalières et, dès lors, de les désengorger,

mais aussi de détecter précocement

certaines pathologies, déplaçant ainsi le

curseur de la médecine curative vers la

médecine préventive.

CG : Quant à l’IA, elle promet notamment

de soutenir les professionnels de

santé dans l’établissement des diagnostics,

l’analyse des résultats d’imagerie ou

encore la prescription de médicaments.

Elle peut aussi optimiser l’organisation

des soins en gérant les flux des patients

entrants ou l’occupation des lits. Autre

avantage loin d’être anecdotique au

Luxembourg : grâce à ses capacités de

traduction, elle rend intelligibles à chacun

les notes de tous les praticiens, quelle

que soit leur langue maternelle. Ces

écrits, l’IA peut également les structurer

pour améliorer leur lisibilité, mais aussi

extraire des informations qui méritent

d’attirer l’attention du soignant et les

stocker dans les bases de données suivant

les standards de codification requis. Bien

sûr, notons que chacun de ces bénéfices

peut concourir à la réduction des coûts,

qui peut constituer une autre motivation

importante pour les structures

hospitalières.

Comparativement au reste de l’Europe,

où en sont les hôpitaux luxembourgeois

dans leur processus de

digitalisation ?

CG : Si les réflexions en cours sont nombreuses,

nous remarquons que l’agenda

européen occupe une place centrale dans

les projets luxembourgeois. Approuvé

par le Parlement et le Conseil européens

au printemps dernier, l’European Health

Data Space (EHDS), qui doit permettre au

citoyen d’avoir un dossier patient électronique

transférable dans tous les États

membres, aura forcément un impact

important au Grand-Duché.

XL : Effectivement, à partir du moment

où l’Europe promeut l’interopérabilité

à l’échelle de l’Union, nous sommes en

raison d’attendre la pareille au niveau

national. LUXITH, sorte de bras informatique

de la Fédération des Hôpitaux

Luxembourgeois, a d’ailleurs fait de

la question un des piliers de sa vision

2030 de manière que, à cet horizon, les

hôpitaux luxembourgeois utilisent un

système mutualisé (comme c’est déjà

le cas en matière d’imagerie médicale

ou de gestion des ressources humaines

par exemple) ou, à défaut, des systèmes

capables de communiquer entre eux de

façon fluide. Il s’agit donc de mettre en

place une interopérabilité légale, opérationnelle,

technique, mais aussi sémantique.

Le second élément clé de cette

vision 2030 est l’introduction d’une plateforme

d’Health Content Management

(HCM), un outil centralisé de stockage et

de partage de la documentation médicosoignante.

Voilà les principaux projets

qui se dessinent.

Quels sont les principaux obstacles

que rencontrent les hôpitaux luxembourgeois

dans leur processus de

numérisation ?

CG : L’interopérabilité des systèmes,

justement, en est un, et ce pour toute la

chaîne de la santé. Quand bien même cet

obstacle serait surmonté, il demeurerait

le problème de la quantité et de la qualité

des données. Celles-ci sont très inégales

d’un praticien à l’autre et ne peuvent être

utilisées à leur plein potentiel si elles se

révèlent trop lacunaires. En parlant de

données, la cybersécurité constitue un

challenge elle aussi. En plus des investissements

majeurs dans l’infrastructure

et les experts techniques, le personnel

soignant et les médecins doivent également

être formés aux bonnes pratiques

en la matière et les patients doivent au

moins y être sensibilisés. Le financement

des projets de digitalisation constitue un

autre défi. Bien que certaines initiatives

ne requièrent pas forcément des budgets

colossaux, d’autres nécessitent des investissements

majeurs dont les responsables

(ou leurs successeurs) ne cueilleront

les fruits qu’à moyen ou long terme. Le

challenge est donc aussi d’appréhender

ce temps long et de dépasser le courttermisme

de certaines perspectives.

Comment pouvez-vous les aider à surmonter

ces défis ?

CG : Chez PwC, une équipe spécialement

dédiée au secteur de la santé intervient

auprès d’une multitude d’acteurs publics

et privés, aussi bien sur des initiatives

nationales que sur des projets européens.

Elle dispose ainsi d’une vue d’ensemble

– et neutre – sur le secteur, qu’elle peut

faire avancer en faisant bénéficier les uns

des expériences des autres.

XL : Cette équipe recèle d’expertises

transversales, parfois empruntées à

d’autres secteurs, qui lui permettent d’offrir

une perspective plus large et d’intervenir

sur des aspects stratégiques, mais

dispose aussi de connaissances organisationnelles

et technologiques pointues

l’autorisant à conseiller également ses

clients sur des aspects plus opérationnels.

Forts de tout cela, quel message

souhaitez-vous faire passer aux

acteurs du secteur hospitalier ?

XL : Il faut garder à l’esprit que la digitalisation

est un moyen et non un but en

soi. Il est donc important de maintenir le

lien avec les bénéfices escomptés pour

les différents acteurs. Ce n’est qu’ainsi

qu’on assurera l’adhésion des parties

prenantes, et ce sur le long terme, car si

« seul on va plus vite » c’est « ensemble

qu’on va le plus loin ».

PwC Luxembourg

2, rue Gerhard Mercator

L-1014 Luxembourg

www.pwc.lu


44

| ACTUALITÉS COMMUNALES

UNE COMMUNE AU CŒUR

DE LA GOUVERNANCE DURABLE

Christian Weis et Meris Šehović

Esch-sur-Alzette entend s’imposer

comme un modèle de

gouvernance participative et

de durabilité. Sous l’impulsion

de son bourgmestre Christian

Weis et du député-échevin

Meris Šehović, la commune

lancera prochainement un

conseil citoyen inédit qui vise

à renforcer l’implication des

habitants dans les décisions

locales. Engagée dans des initiatives

ambitieuses en matière

d’énergie verte et de logements

climatiquement neutres, la

commune entend également

améliorer la qualité de vie en

plaçant l’humain et l’environnement

au cœur de ses projets.

Explications.

Votre commune mise sur la gouvernance

inclusive, avec en ligne de mire

la création d’un conseil des citoyens.

Pouvez-vous nous en dire plus ?

CW : Le conseil des citoyens est plus

formel que les réunions classiques et

ponctuelles avec nos habitants dans

la mesure où sa composition diffère.

Celui-ci se composera en effet de 40

personnes environ, sélectionnées

selon des critères spécifiques et impartiaux

tels que la nationalité, la religion,

l’âge ou encore le sexe, et sera

ainsi représentatif de toute la population

eschoise. Les futurs membres du

conseil auront l’occasion de participer

à la prise de décisions importantes et de

discuter des questions liées à l’aménagement

urbain, à la politique locale, aux

mesures de lutte contre le changement

climatique ou à la mobilité, des sujets

qui touchent nos citoyens de près ; ce

qui renforce la démocratie et la gouvernance

participative et inclusive. Nous

serons la première commune grandducale

à proposer un tel concept.

MS : Pour créer ce conseil des citoyens,

nous travaillons en étroite collaboration

avec Democracy Next, une organisation

internationale qui vise à

déployer ce type d’initiative citoyenne

dans toutes les parties du monde. Nous

envisageons de lancer ce Biergerrot à

la fin de l’année. Des formations sont

déjà en cours depuis plusieurs mois

pour préparer nos services municipaux

à collaborer avec ce type de conseil qui

nécessite des processus spécifiques.


45

une belle avancée, mais une élection tous

les six ans est insuffisante pour garantir

une participation continue ; d’où la création

de ce conseil.

Comment fonctionne ce conseil citoyen

et qu’espérez-vous en retour ?

CW : Une fois le conseil créé, ses membres

recevront des informations et des analyses

d’experts sur les différents sujets traités

pour en comprendre les enjeux, émettre

les bonnes propositions et prendre les

meilleures décisions possibles. Les participants

ne seront pas associés au conseil

communal, mais siègeront comme tel.

Nous mettons un point d’honneur à séparer

les deux entités. Après différentes

discussions, ateliers et débats, les recommandations

du conseil nous seront transmises,

puis soumises au vote.

toutes ces certifications et sommes la

première grande ville luxembourgeoise

à recevoir le niveau argent pour le Pacte

Nature qui œuvre en faveur de la protection

de la biodiversité. Parmi les projets

les plus marquants en matière d’environnement,

citons les sept installations

de panneaux photovoltaïques sur certains

de nos bâtiments publics. Grâce à

cette initiative, nous avons pu atteindre

1.000 kWh de production. Pour l’année

prochaine, nous prévoyons d’augmenter

cette capacité à 1.580 kWh à l’aide

de divers projets, notamment en remplaçant

les systèmes existants et obsolètes

par des plus modernes. Toutes les

consommations d’énergie de nos bâtiments

publics sont aujourd’hui monitorées

pour optimiser l’usage de nos

ressources.

Pourquoi avez-vous décidé de vous

lancer dans un tel projet ?

CW : La grande majorité des Eschois sont

ravis d’habiter au sein de notre commune.

Ils aiment leur ville et en sont plutôt fiers.

En lançant un conseil citoyen, nous souhaitons

leur rendre notre confiance en

démontrant qu’ensemble nous pouvons

trouver des consensus et discuter des

projets, petits ou grands, qui façonneront

l’avenir d’Esch-sur-Alzette.

MS : Près de la moitié des résidents ne disposent

pas de la nationalité luxembourgeoise

et ne peuvent donc pas voter aux

élections nationales. D’un point de vue

plus local, pour les élections communales

par exemple, les non-Luxembourgeois

peuvent s’exprimer dans les urnes. C’est

MS : Il faut s’imaginer que des journées,

voire des soirées, seront consacrées à ces

conseils. Ce concept s’adresse avant tout

aux citoyens motivés et engagés sur le

long terme. C’est primordial pour travailler

dans la continuité. Rappelons également

qu’en contrepartie, les personnes

qui siègeront dans ce conseil seront rémunérées.

Si elles sont actives, nous étudierons

la possibilité d’aménager les horaires

pendant une journée de travail. Ce sont

des discussions et des négociations à avoir

avec toutes les parties prenantes et nous

réfléchissons à toutes les options.

CW : En créant ce conseil nous encourageons

l’implication citoyenne dans

la politique locale. Ce système et les

rouages qu’il implique renforcent notre

légitimité et l’efficacité de nos décisions

politiques grâce aux recommandations

de ses membres. Nous souhaitons véritablement

placer l’humain au centre de nos

réflexions pour améliorer la qualité de vie

de tout un chacun.

Votre commune s’est engagée dans de

nombreux projets en matière d’énergie

notamment. Quels sont les projets en

faveur de l’environnement qui ont été

mis en œuvre dernièrement ?

CW : Ces dernières années, de nombreux

efforts ont été effectués en faveur

du Pacte Climat (niveau or) et du Pacte

Nature. Nous sommes à la pointe de

Trouver des consensus

et discuter des projets, petits

ou grands, qui façonneront

l’avenir d’Esch-sur-Alzette

MS : À ce propos, nous travaillons sur un

projet qui nous est très cher. Nous souhaitons

donner une chance à chacun de

participer à la transition énergétique.

Jusqu’à maintenant, les panneaux photovoltaïques

étaient très largement installés

par les propriétaires de maison

disposant d’une toiture assez grande

pour pouvoir en profiter. Comment

l’étendre à tous ? En travaillant sur un

système qui s’adapte aux balcons des

appartements par exemple. Nous offrons

donc à chacun la possibilité d’agir pour

l’environnement tout en réalisant des

économies.

CW : De plus, en monitorant les consommations

énergétiques de nos bâtiments,

nous sommes en mesure de les améliorer

grâce à l’étude de différents concepts.

Nous souhaitons moderniser le système

de chauffage qui se trouve dans l’Hôtel

de Ville, une infrastructure magnifique

détenant une riche histoire. L’une

des pistes envisagées n’est autre que la

récupération de la chaleur du parking

souterrain qui se trouve juste en dessous

de notre administration.


46

MS : Dans le même registre, nous utilisons

la chaleur provenant de l’hôpital

Emile Mayrisch pour chauffer les rues

avoisinantes : Léier, Henri Dunant et

une partie de la Winston Churchill. Nous

visons également la construction d’écoles

et de maisons relais pour répondre à la

croissance de notre population tout en

nous basant sur les principes d’efficacité

énergétique.

de l’année 2026. Près de 45 habitations à

prix abordable seront ainsi créées.

Placer l’humain

au centre de nos réflexions

pour améliorer la qualité de vie

de tout un chacun

l’espace d’un an, nous avons réhabilité 12

unités sur 58. En raison de la croissance

de la population, nous augmentons les

effectifs de notre service pour répondre à

la forte demande ainsi qu’aux nouvelles

habitations qu’il faudra gérer dans notre

commune.

Quelle est votre politique en matière

de logements, notamment à prix abordable,

sur votre territoire et dans les

quartiers en développement ?

CW : Les futurs quartiers Route Lëns et

Nonnewisen représentent nos deux plus

grands projets d’urbanisme. Le premier

est bâti sur d’anciennes friches industrielles

inexploitées depuis plusieurs

décennies. Nous sommes fiers d’avoir

trouvé des partenaires désireux de se lancer

dans un tel projet. Nous y planifions

la construction d’environ 430 logements

modulaires dans lesquels se trouveront

des espaces partagés et des zones de

rencontre. Le premier bâtiment est en

cours d’achèvement et sera livré à la fin

MS : Ces quartiers nous permettent de

répondre au besoin en logements du

Luxembourg et de notre commune qui ne

cesse de croître. Ceux-ci seront innovants

et durables en raison de leurs caractéristiques

et de leur conception climatiquement

neutre. Nous misons sur un réseau

d’anergie pour leur fonctionnement. Ce

concept repose sur la circularité et permet

par exemple les échanges thermiques

entre les bâtiments.

CW : Enfin, nous rénovons les logements

à coût modéré existants sur notre territoire

pour améliorer leur efficacité

énergétique et donc leur durabilité. En

Administration communale

d’Esch-sur-Alzette

Place de l’Hôtel de Ville

L-4138 Esch-sur-Alzette

www.esch.lu


47

BRÈVES

MINISTÉRIELLES

PAR BARBARA PIERROT

© MSP

MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE,

DE L’ALIMENTATION ET

DE LA VITICULTURE

Le 27 janvier, le Conseil Agriculture et

Pêche de l’UE s’est réuni à Bruxelles

sous la présidence du ministre polonais

Czesław Siekierski. La ministre

luxembourgeoise Martine Hansen y

a défendu la simplification de la PAC,

la souveraineté alimentaire et la compétitivité

agricole. Elle a insisté sur la

réduction de la charge administrative

pour les agriculteurs et plaidé, avec

plusieurs États membres, pour l’abolition

des tolérances sur les résidus de

substances interdites dans l’UE. Elle a

également souligné l’importance d’une

PAC plus flexible et d’un meilleur équilibre

dans la chaîne alimentaire.

Source : SIP

MINISTÈRE DE LA CULTURE

Le ministère de la Culture lance l’édition

2025 de son appel à projets pour soutenir

les nouvelles formes de médiation

culturelle – blogs, vlogs et podcasts.

Destinée aux auteurs et critiques indépendants,

cette aide, plafonnée à 5.000

euros par projet, valorise les initiatives

innovantes qui mettent en avant la

scène culturelle luxembourgeoise. Les

candidatures sont ouvertes jusqu’au

16 mars 2025 et concernent les plateformes

en ligne dédiées à la critique,

aux rencontres artistiques ou à la

médiation culturelle. Un jury sélectionnera

les projets selon leur originalité et

leur contribution à la vie culturelle du

pays.

Source : SIP

MINISTÈRE DE L’ÉGALITÉ

DES GENRES ET DE LA DIVERSITÉ

Le 24 janvier, à l’occasion de la Journée

Internationale du Sport Féminin, les

ministres Georges Mischo et Yuriko

Backes ont inauguré l’exposition

« From Passion to Purpose : Celebrating

Women in Sports » à la Coque. À travers

portraits et témoignages, elle met

en lumière des femmes qui façonnent

le sport au Luxembourg. L’exposition,

visible jusqu’en mars, sera itinérante

pour sensibiliser à l’égalité dans le

sport. Chaque portrait est accompagné

d’un QR code donnant accès à des

vidéos inspirantes. Cette initiative vise

à encourager les jeunes générations à

s’engager et à promouvoir la place des

femmes dans tous les rôles sportifs.

Source : SIP

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION

NATIONALE, DE L’ENFANCE

ET DE LA JEUNESSE

Le ministère de l’Éducation nationale,

de l’Enfance et de la Jeunesse soutient

la publication de deux livres pédagogiques

sur l’écoconstruction, réalisés

par le LIST et édités par l’INGSCI.

Présentés le 20 janvier, ces ouvrages

sensibilisent les jeunes à l’impact environnemental

du secteur de la construction.

Destiné aux élèves du 4 e cycle,

le premier livre explore des habitats

durables. Le second, pour les lycéens,

propose des solutions pour réduire

les émissions de CO 2

. Distribués dès

février, ces livres encouragent les

jeunes à imaginer des espaces respectueux

de l’environnement et à s’engager

pour un avenir plus durable.

Source : SIP

MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT,

DU CLIMAT ET DE LA BIODIVERSITÉ

Le 10 janvier, le ministre de l’Environnement,

du Climat et de la Biodiversité,

Serge Wilmes a organisé le premier

Bësch- a Juegddësch, réunissant chasseurs,

forestiers, experts et associations

engagées. L’échange a porté sur

la résilience des forêts face au changement

climatique et l’équilibre entre

gestion forestière et cynégétique. La

conversion vers des forêts mixtes et

diversifiées a été identifiée comme

essentielle pour préserver la biodiversité

et les services écosystémiques.

Un groupe de travail sera mis en place

afin d’identifier les défis actuels et d’y

proposer des réponses concrètes. Une

première réunion est prévue au printemps

2025.

Source : SIP

MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET

DE LA SÉCURITÉ SOCIALE

Le Conseil de gouvernement a

approuvé un projet de loi interdisant

les certificats et examens de virginité,

bannissant l’hyménoplastie et supprimant

le délai de réflexion pour l’IVG.

Ces mesures visent à protéger l’intégrité

et l’autonomie des femmes en

modernisant le Code pénal et la législation

sur l’avortement. Elles s’inscrivent

dans l’engagement du gouvernement

pour une société plus égalitaire et respectueuse

des droits fondamentaux.

Ce texte marque une avancée majeure

en garantissant que ces pratiques,

jugées contraires à la dignité humaine,

n’aient plus leur place au Luxembourg.

Source : SIP


48

| ACTUALITÉS COMMUNALES

GRIDX : LE PROJET XXL

QUI PLACE RECKANGE

SUR LA CARTE DES

DESTINATIONS

INCONTOURNABLES

Ce n’est pas un musée de l’auto, ce n’est pas une galerie d’art ou un

hôtel. Ce n’est pas non plus un restaurant, un business center ou

un centre commercial. C’est tout cela à la fois. Bienvenue au GRIDX,

un centre multi-expériences d’un genre nouveau situé à Wickrange,

dans la commune de Reckange-sur-Mess. Ce projet colossal signé

Giorgetti se présente comme une destination unique dans toute

la Grande Région et promet des retombées avantageuses pour

la commune qui l’accueille. Tour d’horizon avec Roland Lammar,

Head of Operations pour GRIDX, et Carlo Muller, bourgmestre de

Reckange-sur-Mess.

Le tout-en-un à son paroxysme

En franchissant le seuil du GRIDX, le

visiteur se retrouve plongé dans un

showroom exceptionnel où se côtoient

voitures de collection, motos de luxe et

véhicules futuristes. Un peu plus loin, un

atelier mécanique et un centre de contrôle

technique lui assurent une mobilité sans

souci. Pour le plaisir de conduire, des étals

lui proposent une vaste gamme d’accessoires

pour passionnés du volant. Mais

GRIDX est plus que le paradis du mordu

d’automobile. C’est aussi un espace où le

commerce rencontre l’art. Les curieux s’y

retrouvent ainsi immergés dans 1.200 m 2

de galerie d’art numérique transformable,

au besoin, en salle événementielle immersive.

Là, tout est possible : la présentation

d’un nouveau 4x4 au sommet du mont

Everest, un lunch au milieu du court central

de Roland-Garros… l’imagination

est la seule limite à l’organisation d’un

moment inoubliable. En parlant de repas,

les gourmets peuvent se restaurer sur

place, au sein d’un food hall de 2.000 m 2

proposant une quinzaine de cuisines différentes.

Il est possible, d’ailleurs, qu’ils

y croisent un élève de l’école hôtelière de

Diekirch qui a localisé une partie de ses

activités au sein du centre. Un hôtel de

133 chambres offre au visiteur un lieu de

repos après une journée riche en découvertes.

Il héberge aussi les professionnels

qui fréquentent les salles de réunion ou

les espaces de coworking du business center

conçu pour stimuler la productivité et

l’innovation. En bref, d’un bout à l’autre

du complexe et du matin au soir, le visiteur

découvre un écosystème unique en

son genre où se brouillent les limites des

fonctions traditionnelles du bâtiment.

Un concept à exporter

Si GRIDX avait pour ambition première de

revaloriser l’artisanat, autour des 14.000 m 2

y dédiés s’articulent donc aussi une multitude

d’autres activités promettant aux

visiteurs un véritable écosystème d’expériences

variées. « Le nom GRIDX, tiré

de « grid » qui signifie « grille » en anglais,

évoque un réseau interconnecté où chaque

élément trouve sa place et contribue à

l’ensemble. C’est ainsi que nous avons

conçu ce centre d’un nouveau genre : en

tissant des liens entre des univers aussi

variés que l’artisanat, l’art digital, la gastronomie

ou la mobilité, nous allons

créer des synergies inattendues qui nous

permettront de démontrer l’étendue des

possibilités qui s’offrent au Grand-Duché

en matière d’innovation et de créativité »,

déclare Roland Lammar.

Pour proposer des services et expériences

aussi hétéroclites, le groupe Giorgetti a

certes pu compter sur son expertise, mais

il a aussi développé nombre de compétences

qui dépassent son cœur de métier

historique. « Avant GRIDX, le groupe était

actif dans la construction et la promotion.

Depuis le lancement du projet, il s’est

orienté dans l’opérationnel. Mis à part

le food court qui sera confié aux mains


49

expertes de Concept&Partners, une entreprise

du groupe active dans la restauration

depuis 2014, tous les autres espaces seront

gérés comme des startups. Hôtellerie,

art, automobile, événementiel, fitness,

business center sont autant de domaines

dans lesquels le groupe se lance. Pour ce

faire, il a créé GRIDX Management S.A.,

chargée, comme son nom l’indique, de la

gestion des opérations au sein du multicentre

», explique Roland Lammar qui a

pris la tête de cette nouvelle société.

Ainsi, le groupe devrait satisfaire un

public des plus larges. « Le projet a fortement

évolué depuis nos premières

réflexions. L’idée de départ était d’ouvrir

un Motorworld, un centre pour les

passionnés d’automobiles, nouvelles

ou anciennes. Les crises climatique et

sanitaire nous ont toutefois fait revoir

notre copie. Plutôt que de tout centrer

sur le moteur, et donc le conducteur,

nous avons imaginé un concept hybride

devant attirer l’attention de tous les passagers

qui circulent aux abords du site

– hommes, femmes ou enfants – grâce

à un savant équilibre entre commerce

et divertissement », retrace le Head of

Operations.

En tissant des liens entre

des univers aussi variés que

l’artisanat, l’art digital ou la

mobilité, nous allons créer

des synergies inattendues

En poussant les limites de la franchise

Motorworld, le groupe Giorgetti a finalement

développé un concept novateur et

unique en son genre. « Nous avons donc

déposé notre propre nom dans l’idée de

pouvoir continuer à développer la marque

GRIDX. L’ambition de la quatrième génération

Giorgetti est de voir d’autres destinations

multi-expériences émerger aux

quatre coins du monde ! », ajoute-t-il.

Un pôle d’attraction local

Le premier complexe de la marque, la

commune de Reckange-sur-Mess l’a vu

s’installer d’un bon œil. À l’origine, le site

aurait dû accueillir un centre commercial

de quelque 42.000 m 2 . Suite à l’abandon du

projet, cet immense espace est demeuré


50

Roland Lammar et Carlo Muller

vacant le temps que se développe un nouveau

concept. C’est ainsi que le groupe

Giorgetti a trouvé un écrin à la hauteur

de ses ambitions. « Par chance, l’entente

entre les concepteurs du GRIDX et la

commune a été totale dès le départ. La

confiance s’est installée dès que le conseil

communal s’est rendu au Motorworld de

Cologne pour se faire une idée du projet

qui s’installerait sur son territoire. Depuis

lors, nous nous sommes montrés ouverts à

toutes les demandes de notre partenaire,

quitte à apporter quelques ajustements

au règlement des bâtisses, par exemple.

C’est ainsi que nous avons soutenu à notre

manière un projet dont le mérite revient

bien entendu au groupe Giorgetti, mais

dont nous sommes tout de même fiers tant

il est remarquable pour une petite commune

comme la nôtre de bénéficier d’un

complexe aussi exceptionnel », indique le

bourgmestre.

En effet, les avantages à l’arrivée du complexe

sont nombreux : deux résidences

développées par Giorgetti aux abords du

GRIDX créeront 115 appartements supplémentaires

sur le territoire de la commune

et le centre d’activités lui-même

apportera un nombre important de nouveaux

emplois de tous types, ce qui devrait

permettre d’augmenter la dotation étatique

de la commune en plus d’offrir des

opportunités de logement et de carrière

à ses habitants. Ceux-ci seront aussi les

mieux placés pour profiter de toutes les

facilités offertes par le multicentre. Seule

inquiétude à ce jour : le parking. Les résidents

de Wickrange et leurs voisins de

Pontpierre craignent de voir leurs ruelles

pleines de voitures en quête d’une place

de stationnement au cas où le parking du

GRIDX afficherait complet. Des appréhensions

entendues par le collège échevinal et

auxquelles il sera prêt à trouver une solution

si nécessaire.

Il est remarquable

pour une petite commune

comme la nôtre de bénéficier

d’un complexe aussi

exceptionnel

Mais ces éventuels désagréments ne sont

pas encore à l’ordre du jour puisque la

construction du centre – un bâtiment

colossal au design moderne, rythmé par

une poutre en acier « vert » tous les 8,2 m

et coiffé de panneaux photovoltaïques –

devrait s’achever pour la fin de l’hiver.

Administration communale

de Reckange-sur-Mess

83, rue Jean-Pierre Hilger

L-4980 Reckange-sur-Mess

www.reckange.lu


51

BRÈVES

COMMUNALES DU SUD

PAR BARBARA PIERROT

ESCH-SUR-ALZETTE

Jusqu’au 15 février, la Galerie Go Art,

située au Pavillon du Centenaire,

accueille l’exposition « Voyage au cœur

du silence », un vibrant hommage à

François Schortgen, artiste eschois

(1935-2015). Le vernissage, qui s’est

déroulé le 9 janvier, a rassemblé de

nombreux amateurs d’art, séduits par

la profondeur et la poésie des œuvres

de cet incontournable créateur.

Accessible du mardi au samedi, de 14h

à 18h, cette exposition invite le public à

explorer les univers humains, éthiques

et oniriques qui caractérisent l’œuvre

de Schortgen. Une immersion dans le

silence et la sensibilité artistique à ne

pas manquer.

Source : citylife.esch.lu

DIFFERDANGE

Le 12 février à 20h, l’Aalt Stadhaus

accueillera Laura Cox, figure emblématique

du rock français. Connue pour

ses reprises de classiques comme

Sweet Home Alabama, Laura a captivé

un public mondial avec plus de

100 millions de vues et deux albums

acclamés. Elle revient avec Head Above

Water, un album personnel enregistré

aux studios ICP et masterisé par Ted

Jensen. Mélangeant riffs puissants et

influences bluegrass, elle promet une

soirée inoubliable pour les amateurs

de rock. Réservez vite pour cette expérience

musicale unique (35 euros).

Source : differdange.lu

DUDELANGE

Le 11 mars à 20h, ne manquez pas la

performance de l’icône musicale Jools

Holland au Grand Auditoire d’opderschmelz.

Pianiste virtuose et chef d’orchestre

reconnu, il est célèbre pour

son style unique, alliant jazz, blues et

boogie-woogie. Ancien membre du

groupe Squeeze et leader du Jools

Holland Big Band, il a collaboré avec

des légendes de la musique telles que

Sting, Eric Clapton et Rod Stewart. Pour

plus d’informations et pour réserver

vos billets, visitez le site officiel de l’événement

: www.opderschmelz.lu.

Source : dudelange.lu

FRISANGE

Le 5 février 2025, dans le cadre du

jumelage entre Frisange et Saint-

Julien-de-Coppel, la projection du film

« Auvergne, Terre d’Horizons » a eu

lieu au Château d’Aspelt, dans la salle

Hadespelt. Ce film captivant, qui offrait

un voyage à travers les paysages de

l’Auvergne, a été présenté en présence

de son réalisateur, Patrick Bureau.

L’événement, ouvert à tous, a permis

aux spectateurs de découvrir la beauté

et la richesse de cette région française.

Source : frisange.lu

LEUDELANGE

Le 29 janvier, une présentation de

l’avant-projet sommaire pour le réaménagement

du centre de Leudelange a

eu lieu au centre culturel et sociétaire

An Der Eech. Ce projet ambitieux, dont

l’achèvement est prévu pour mi-2029,

vise à transformer le cœur de la commune.

Les travaux comprennent

le réaménagement de la Place des

Martyrs et de la Place du Lavoir, ainsi

que la construction d’un pôle médical,

d’une pharmacie, d’une supérette, d’un

restaurant et de logements abordables.

Source : leudelange.lu

STEINFORT

La commune de Steinfort et la

Commission des affaires culturelles

et du tourisme vous invitent à l’exposition

de la Galerie CollART, mettant à

l’honneur trois artistes luxembourgeois

autodidactes. Annette Lambert crée

des peintures et collages inspirés de

la nature. Romain Schwind façonne

des sculptures en fer, bois et pierre

avec élégance. Frank Feyder, résident

de Steinfort, explore couleurs et textures

avec une approche intuitive.

L’exposition se tient du 24 au 26 janvier,

du 31 janvier au 2 février et du 7 au 9

février.

Source : steinfort.lu


52

| ACTUALITÉS COMMUNALES

FRISANGE

VOIT L’AVENIR

EN VERT

Frisange agit pour le développement durable. Entre la certification

Pacte Climat, la future mise en œuvre d’événements labellisés

Green Events et les initiatives pour préserver la biodiversité, la

commune multiplie les efforts pour réduire son empreinte environnementale.

Roger Beissel, bourgmestre, nous présente les projets à

venir pour améliorer son score au Pacte Nature et au Pacte Climat.

Il revient également sur les défis liés à la croissance de sa commune

et les solutions mises en œuvre pour conserver l’esprit de village

et renforcer le lien social dans une localité qui ne cesse de grandir.

Les « Green Events » en ligne de mire

En mars 2024, Frisange a obtenu la certification

1 au Pacte Climat avec un score de

44,3% : un total prometteur, mais encore

perfectible selon son bourgmestre Roger

Beissel. « Nous sommes déjà engagés

dans une multitude d’initiatives durables

mais nous souhaitons nous améliorer

et proposer davantage de projets en la

matière. Parmi les priorités, nous visons

l’organisation d’événements estampillés

Green Events, une initiative menée par la

SuperDrecksKëscht ».

Qu’il s’agisse de manifestations culturelles,

musicales, festives ou sportives,

celles-ci doivent répondre obligatoirement

à un certain nombre de critères

répartis en huit thématiques pour prétendre

à la certification. Si l’organisateur

parvient à mettre en œuvre toutes

les conditions obligatoires, il obtiendra

alors le logo « Green Events ». « Cela

nous permet par exemple de gagner des

points dans le cadre du Pacte Climat et de

réduire notre empreinte carbone tout en

agissant pour la vie associative, culturelle

ou sportive de notre commune », indique

le bourgmestre.

Préserver la nature

En parallèle, la commune poursuit ses

plantations d’arbres annuelles, une initiative

qui démontre son attachement

à la préservation de l’environnement.

« De plus, nous avons récemment acquis

un terrain de 4 ha à Hellange, situé

juste à côté de notre atelier communal.

Celui-ci sera destiné à plusieurs usages

puisqu’une partie sera aménagée en

prairies protégées pour sauvegarder la

biodiversité locale, tandis qu’une autre

accueillera des jardins communautaires

ouverts à nos citoyens afin qu’ils puissent

y faire pousser leurs propres fruits et

légumes », déclare Roger Beissel.

Dans le même ordre d’idée, la commune

de plus de 5.000 habitants met

un accent particulier sur la valorisation

des biotopes locaux, d’autant plus que

ces écosystèmes naturels sont essentiels

à la préservation de la faune et de

la flore. « Notre objectif est de mettre en

évidence les biotopes existants en créant

des espaces aménagés favorables à leur

développement. De plus, nous planterons


53

Roger Beissel

et ensemencerons des plantes typiques

de notre pays et de notre région. Cette

stratégie s’inscrit dans le cadre du Pacte

Nature, un programme dans lequel nous

sommes déjà engagés. Je tiens à ce titre

à remercier le SIAS, un syndicat à vocation

multiple qui nous accompagne

dans sa mise en œuvre ». La commune

de Frisange pratique déjà, par exemple,

le fauchage tardif au printemps et a mis

en place des abris à insectes sur son territoire.

« Nous planifions également la

rénovation de nos aires de jeux pour les

enfants en y intégrant des arbres et des

haies. L’objectif est triple car la plantation

de végétaux apporte de l’ombre naturelle

lors des fortes chaleurs en été, embellit

les lieux et offre un aspect plus accueillant

pour les enfants et les adultes qui les

accompagnent », estime le bourgmestre.

Pour ramener davantage de nature dans

la ville et lutter contre le déclin des

insectes, les élus valorisent également

leurs espaces verts. « Un premier projet

a été réalisé au carrefour de Frisange, où

notre équipe de jardiniers a créé, grâce à

des vivaces et des semences de fleurs indigènes,

une source de nectar et de pollen

pour nos pollinisateurs. Les espèces

sélectionnées sont particulièrement

adaptées car elles offrent une longue

période de floraison et prospèrent bien

dans des zones ensoleillées et sèches »,

explique-t-il. D’autres espaces similaires

seront aménagés dans plusieurs endroits

de la commune dans les années à venir

afin de continuer à soutenir la biodiversité

locale.

Réduire notre empreinte

carbone tout en agissant pour

la vie associative, culturelle ou

sportive de notre commune

Des infrastructures publiques modernes

et durables

Outre ces projets, la commune de

Frisange a fait le choix de moderniser

ses infrastructures publiques en misant,

quand elle le peut, sur les dernières

solutions durables et écologiques. C’est

le cas, par exemple, pour la nouvelle

maison communale qui intègre les principes

d’économie circulaire et exploite

la géothermie. « Quant à notre nouveau

château d’eau, en planification, il sera

conçu pour être autonome en énergie. En

effet, celui-ci n’aura pas besoin d’électricité

pour pomper car il fonctionnera

grâce à l’énergie hydraulique ». Ainsi, en

cas de panne sur le réseau, les habitants

ne seront jamais dépourvus d’eau.

Par ailleurs, le collège des bourgmestre

et échevins a lancé une étude approfondie

pour identifier les toitures des

bâtiments publics adaptées à l’installation

de panneaux photovoltaïques.

« Malheureusement, certaines structures

ne sont pas encore optimales pour

ces installations, soit en raison de leur

exposition, soit par manque de stabilité

et de solidité », regrette Roger Beissel.

Pas question pour autant d’abandonner

l’idée puisque le bourgmestre envisage

d’utiliser la toiture d’un hangar agricole

à Hellange pour produire de l’électricité

renouvelable.

« Nous avons également investi 2,5 millions

d’euros dans un système innovant

de gestion des eaux pluviales. Ce projet

prévoit la construction d’une canalisation

capable d’éloigner les eaux des

zones habitées afin de réduire les risques


54

d’inondations récurrents lorsque des

pluies intenses s’abattent sur notre territoire

», indique-t-il. Ce chantier, réalisé

en coopération avec l’Administration

de la gestion de l’eau, vise notamment

à récupérer l’eau pluviale de la rue de

Mondorf à Frisange pour la déverser plus

loin, en dehors des zones d’habitation.

Une gestion optimisée pour une commune

en pleine croissance

Avec une population croissante et une

équipe de plus de 60 salariés, Frisange

a changé d’envergure depuis quelques

années. Cette nouvelle dimension fait que

le petit village d’autrefois est aujourd’hui

confronté à de nouveaux défis organisationnels.

« Nous travaillons actuellement

sur une réorganisation administrative

profonde. Par le passé, nous étions une

petite commune qui fonctionnait de

manière informelle. Aujourd’hui, nous

devons établir des procédures claires

et un organigramme solide pour mieux

gérer nos activités. Notre nouvelle maison

communale nous offre tous les outils

nécessaires pour y parvenir », explique

Roger Beissel.

Nous devons établir

des procédures claires et

un organigramme solide pour

mieux gérer nos activités

Cette transformation inclut une révision

complète des contrats collectifs pour

s’adapter aux postes et aux responsabilités

d’une commune de plus grande envergure

tout en préservant l’esprit de village

qui caractérise Frisange.

mois de février », espère le bourgmestre.

Ce lieu vise à dynamiser la vie locale et à

attirer un public qui va bien au-delà des

frontières de la commune, notamment

grâce aux deux gîtes situés sur le site qui

viennent renforcer l’offre touristique de

Frisange.

Des futurs projets en tête

L’inauguration du château d’Aspelt a eu

lieu le 6 décembre dernier. « Nous l’avons

rénové pour le transformer en un espace

culturel multifonctionnel. Nous terminons

actuellement les dernières finitions

afin d’accueillir des spectacles, des

concerts, des projections cinématographiques

ou tout autre événement dès ce

Si Roger Beissel entend finaliser les chantiers

en cours, il envisage prochainement

de créer un nouveau terrain de football

à Aspelt. « Nous devons encore acquérir

quelques parcelles pour définitivement

lancer le projet. Enfin, nous disposons

d’un hall polyvalent quelque peu vétuste

à Hellange. Celui-ci sera démoli et refait

à neuf », conclut-il.

Administration communale

de Frisange

10, Munnerëferstrooss

L-5750 Frisange

www.frisange.lu


55

BRÈVES

ÉCONOMIQUES

PAR BARBARA PIERROT

© MFIN

UN TOURISME DURABLE POUR LE

LUXEMBOURG

Le ministre de l’Économie, des PME,

de l’Énergie et du Tourisme Lex Delles

a présenté un concept innovant visant

à faire du Luxembourg une destination

durable et authentique. Ce projet

repose sur quatre piliers : écologique,

social, culturel et économique, avec des

actions concrètes comme l’intégration

de critères environnementaux dans les

subventions touristiques et le renforcement

de l’EcoLabel Luxembourg. Inscrit

dans la stratégie touristique nationale

et aligné sur les Objectifs de développement

durable (ODD) de l’ONU, ce

concept ambitionne de préserver le

patrimoine naturel et culturel tout en

soutenant l’économie locale. Il reflète

l’engagement du pays en faveur d’un

tourisme de qualité, respectueux de

l’environnement et inclusif.

Source : SIP

BAISSE DE LA CONSOMMATION DE

GAZ NATUREL AU LUXEMBOURG

En décembre 2024, la consommation

de gaz naturel au Luxembourg a diminué

de 15% par rapport à la moyenne

de 2017-2022, atteignant ainsi l’objectif

fixé par l’UE. Cette réduction s’inscrit

dans les efforts européens pour limiter

la dépendance énergétique et renforcer

la transition vers des sources durables.

La plateforme www.energieauer.lu,

développée par le ministère de l’Économie

et Klima-Agence, offre un suivi

détaillé des tendances énergétiques

nationales. L’UE recommande de maintenir

cette baisse jusqu’en mars 2025,

poursuivant ainsi l’engagement en

faveur d’une consommation plus responsable

et d’une meilleure efficacité

énergétique.

Source : SIP

GILLES ROTH PARTICIPE

AUX RÉUNIONS DE L’EUROGROUPE

ET DE L’ECOFIN À BRUXELLES

Du 20 au 21 janvier, le ministre des

Finances, Gilles Roth, a pris part aux

réunions de l’Eurogroupe et du Conseil

des Affaires économiques et financières

(Ecofin) à Bruxelles. Les discussions

ont porté sur les priorités pour la

zone euro, l’innovation technologique

dans les transactions financières et

les enjeux énergétiques. Le ministre a

également échangé sur la compétitivité

mondiale des entreprises et a participé

à des discussions sur la situation économique

de l’Ukraine.

Source : SIP

S&P GLOBAL RATINGS MAINTIENT

LA NOTATION « AAA »

DU LUXEMBOURG

Le 24 janvier, S&P Global Ratings

a confirmé la notation « AAA » du

Luxembourg avec des perspectives

stables. Cette évaluation reflète la solidité

des fondamentaux économiques

du pays, notamment un secteur financier

robuste et un cadre institutionnel

transparent. L’agence prévoit une

croissance moyenne du PIB de 2,2%

entre 2025 et 2028, soutenue par l’assouplissement

de la politique monétaire

et la reprise économique dans la

zone euro. Elle met également en avant

l’attractivité du Luxembourg pour les

investisseurs, grâce à sa stabilité politique

et la prévisibilité de ses politiques

économiques.

Source : SIP

UNE ADMINISTRATION FISCALE

PLUS ACCESSIBLE ET DIGITALE

Le 16 janvier, le ministère des Finances

a présenté les mesures de simplification

et de digitalisation de l’Administration

des contributions directes. L’objectif

est de faciliter les démarches fiscales

des citoyens grâce à un contact center

performant, une déclaration d’impôt

préremplie et un assistant électronique

amélioré sur MyGuichet.lu. Une nouvelle

calculatrice fiscale permet déjà

aux contribuables de comparer leur

situation entre 2024 et 2025. Avec un

déploiement progressif jusqu’en 2028,

ces initiatives visent à alléger la charge

administrative et à moderniser le fonctionnement

interne de l’administration

fiscale pour un service plus efficace et

accessible.

Source : SIP

RENFORCEMENT DES LIENS

ÉCONOMIQUES ENTRE

LE LUXEMBOURG ET LA CHINE

Du 4 au 14 janvier, le ministre des

Finances, Gilles Roth, a effectué une

mission financière en Chine pour renforcer

les relations économiques bilatérales.

Il a rencontré des responsables

chinois à Pékin, Shanghai, Hangzhou

et Hong Kong, notamment son homologue

Lan Fo’an et le gouverneur de

la Banque populaire de Chine, Pan

Gongsheng. Il a souligné les atouts du

Luxembourg, tels que sa stabilité politique

et sa réactivité législative, et a mis

en avant la Chine comme un marché

clé pour l’avenir. La mission a renforcé

les opportunités d’investissements et la

coopération bilatérale.

Source : SIP


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| ACTUALITÉS COMMUNALES

LA VIE ASSOCIATIVE

DE STRASSEN

PREND DES COULEURS

Anne Arend


57

Commune attractive et cosmopolite,

Strassen profite

d’une vie associative riche et

dynamique. Afin d’encourager

encore l’entraide et le développement

durable de ses structures

locales, la commune a

conçu une plateforme dédiée

au bénévolat et une charte de

durabilité. Son échevine, Anne

Arend, nous présente ces deux

projets.

En quoi vos fonctions politiques

vous ont-elles amenée à côtoyer les

associations ?

En tant qu’échevine de Strassen, je suis

chargée de faire le lien entre la commune,

les clubs et les associations. Mais au-delà

de cette responsabilité officielle, je me

dois de préciser que c’est une mission qui

me tient personnellement à cœur. Je suis

moi-même membre de nombreuses associations

locales, et si ce n’est pas moi, c’est

mon mari ou ma fille. C’est donc presque

une affaire de famille ! Nous sommes très

engagés localement et, lorsque j’ai commencé

mon mandat, je tenais vraiment à

améliorer encore cette vie associative que

j’aime tant.

Comment cette charte de développement

durable des associations est-elle

née ?

Le point de départ consiste en plusieurs

observations répétées. Nous allions à des

événements organisés par nos clubs et nos

associations, parfois au sein même de nos

locaux, et nous constations que certaines

habitudes ou fonctionnements pouvaient

être améliorés dans le sens de la durabilité.

Nous disposons en outre d’une commission

de l’environnement très active, qui

s’est mise à la recherche de tous les points

sur lesquels nous pouvions mieux faire.

Sur base de modèles établis par d’autres

communes, nous avons retravaillé et

adapté un texte pour qu’il corresponde

parfaitement à notre propre fonctionnement.

Autrement dit, nous avons fait en

sorte que le texte en question rassemble

nos spécificités : la typologie des clubs et

associations de Strassen, les langues parlées

au sein de ces structures, leur fonctionnement

interne, etc.

Sur quel principe repose cette charte ?

Sur un principe de réciprocité. Le soutien

de la commune s’exprime notamment par

la distribution de subsides généreux, mais

aussi par une écoute régulière et attentive

des clubs et associations pour les aider à

se développer. En retour, nous souhaitions

que ceux-ci s’engagent aussi sur plusieurs

points. Depuis plus de quinze ans, la commune

de Strassen est très engagée sur les

questions liées au développement durable

et à la protection de l’environnement.

Nous espérions donc que les associations

pourraient suivre ce mouvement en ratifiant

cette charte. Cette dernière est le

fruit d’un travail collectif, produit à la fois

par ma collègue échevine en charge des

problématiques environnementales et par

moi-même qui suis aux côtés des acteurs

de la vie locale.

L’objectif de cette charte

n’est pas de formuler des

interdictions ou de contrôler

la vie des associations, mais

simplement de les aider à se

développer de manière durable

et responsable

Que préconise cette charte ? Quels

types de contenus y retrouve-t-on ?

Je présente toujours ce texte aux associations

en expliquant d’emblée que 90% de

son contenu est une affaire de bon sens.

C’est avant tout une incitation à organiser

son fonctionnement ou des événements

de manière réfléchie et responsable.

Prenons des exemples concrets : cela

fait-il sens d’imprimer des invitations

alors que celles-ci peuvent être envoyées

par e-mail ? Un papier recyclé plutôt

qu’un papier verni ultrabrillant n’est-il

pas suffisant ? Utiliser des bouteilles

d’eau minérale ou des boîtes en plastique

est-il pertinent alors que nous disposons

de sources d’eau potable et de cartons

recyclables ?

Entendons-nous bien, l’objectif de cette

charte n’est pas de formuler des interdictions

ou de contrôler la vie des associations,

mais simplement de les aider

à se développer de manière durable et

responsable. Nous visons seulement à

déclencher des prises de conscience, à

accompagner un changement d’état d’esprit.

En revanche, nous nous réservons

le droit de réduire les subsides si nous

constatons qu’aucun effort n’est visible et

que la signature n’a été apposée que « pour

la forme ».

Cette charte concerne-t-elle toutes les

associations ?

Elle concerne toutes celles qui bénéficient

d’un subside de la commune, à savoir

celles qui font partie d’une fédération

ou qui présentent un intérêt communal,

contribuant ainsi au bien-être et à l’amélioration

de la qualité de vie des habitants.

Nombreuses sont d’ailleurs les structures

qui souhaitent bénéficier de notre soutien

chaque année. À la condition de favoriser

le vivre-ensemble ou la dimension sportive

et culturelle s’ajoute donc maintenant

celle de ratifier cette charte.

Quel accueil cette charte a-t-elle reçu

auprès des intéressés ?

Son accueil a été très positif, j’ai même

reçu, de la part d’une association très

engagée sur les questions environnementales,

la remarque que la charte n’était pas

assez exigeante !

En réalité, toutes les questions qui nous

sont parvenues par la suite étaient souvent

très spécifiques mais aussi très faciles

à résoudre. Je pense notamment à ce club

qui propose des biscuits dans des boîtes

en plastique au marché de Noël. Ses responsables

s’inquiétaient du devenir de


58

ces contenants qu’ils avaient achetés en

quantité à l’approche de l’événement. À

nouveau, nous avons fait appel à leur bon

sens en leur indiquant de les utiliser cette

année, mais de ne pas en racheter l’an

prochain pour se tourner vers des boîtes

en carton recyclables par exemple. Je le

répète, notre approche est positive et ne

vise pas à contraindre ou pénaliser.

Si le changement est coûteux, la commune

peut-elle venir en aide ?

On peut objectivement dire que les subsides

que nous versons sont déjà conséquents,

comparativement à ce que peuvent

allouer d’autres communes. Les clubs et

associations de Strassen se portent donc

bien et je ne vois pas en quoi la charte

pourrait mettre en péril les finances de ces

structures. Évidemment, nous ferons toujours

tout ce que nous pourrons pour les

aider, ce qui ne passe pas forcément par la

distribution de fonds d’ailleurs.

Vous lancez également une plateforme

dédiée au bénévolat. Peut-on revenir

sur la genèse de cette initiative ?

Ce projet est né dans la tête de quelques

jeunes gens qui ont fait le constat qu’à

Strassen, il y a 60% de résidents étrangers

et qu’un grand nombre d’entre eux ne

sont pas totalement intégrés à la vie de

la commune. C’est d’autant plus vrai pour

ceux qui n’ont pas d’enfants et qui, par

conséquent, ne se rendent pas à la sortie

des cours où se nouent souvent des liens

avec d’autres parents. Ces mêmes résidents

participaient sans doute de manière

très active à une vie associative dans leur

pays d’origine ! Certains nous contactent

d’ailleurs pour savoir à quelle initiative

ils pourraient se joindre, mais d’autres

ne le font pas par manque de temps ou

par timidité. Nous avons donc créé une

plateforme digitale à cette fin, qui s’appelle

volunteer.lu. Elle a été présentée en

réunion publique le 16 janvier dernier et

est accessible depuis le 17 janvier 2025

aux clubs, associations et volontaires bien

évidemment !

Que trouve-t-on sur cette plateforme ?

On y trouve des propositions concrètes

que font les associations en fonction

de leurs besoins. Prenons quelques

exemples : l’association des parents

d’élèves recherche x paires de bras pour

tourner les saucisses sur la grille du

barbecue, le club de volley recherche

quelqu’un pour distribuer des boissons

lors du tournoi… C’est aussi simple que

cela ! Nous favorisons ainsi le bénévolat

local et le vivre-ensemble, nous agissons

comme un trait d’union entre deux parties

et les laissons ensuite s’organiser

entre elles.

Qui peut accéder à volunteer.lu ?

Toute personne peut candidater et

répondre aux offres proposées sur la

plateforme, même si elle n’habite pas la

commune de Strassen. Les plus jeunes

comme les seniors sont les bienvenus. Par

contre, les associations qui proposent des

missions doivent appartenir à la vie associative

reconnue par la commune et il faut

être majeur pour assurer des missions qui

incluent la vente d’alcool.

À nouveau, notre ambition est d’aider ces

associations, celles-là mêmes qui auront

rejoint la charte et dont nous parlions

précédemment, à trouver les bénévoles

dont elles ont besoin. Cette plateforme

leur offrira bien plus de visibilité que leur

propre site internet.

Précisons-le, c’est une plateforme

dédiée au bénévolat et non aux dons

caritatifs.

Absolument, la plateforme se destine à

ceux qui veulent donner de leur temps,

et non de l’argent, à des acteurs locaux.

J’insiste sur cette dimension car elle nous

distingue des agences spécialisées dans

le bénévolat qui proposent des missions

dans tout le pays. Ici, les missions se

font auprès des associations ou clubs de

la commune de Strassen. Cela dit, il n’est

pas impossible que, demain, l’initiative

s’étende à nos voisins et que la plateforme

mutualise les besoins des communes

proches de Strassen. À suivre !

Retrouvez la plateforme sur le site de la

commune de Strassen, ou directement via

l’url : www.volunteer.lu.

Administration communale

de Strassen

1, Place Grand-Duchesse Charlotte

L-8041 Strassen

www.strassen.lu


AGENCE IMMOBILIÈRE SOCIALE

Le leader luxembourgeois de la gestion locative sociale

26 48 39 52

www.ais.lu


60

| ACTUALITÉS COMMUNALES

MERSCH

EN PLEINE

EFFERVESCENCE

Michel Malherbe


61

Au cœur du Grand-Duché,

Mersch conjugue position centrale,

paysages préservés et projets

d’envergure. La commune

mise sur un développement

durable tout en se modernisant

: centre de conférence,

complexe sportif, Villa Faber et

campus scolaire transforment

le quotidien de ses habitants.

Porteur de cette vision ambitieuse,

le bourgmestre Michel

Malherbe œuvre pour faire de

sa ville un carrefour stratégique

et une référence régionale.

Comment décririez-vous la commune ?

J’aime rappeler que nous sommes le nombril

du pays. Située en plein centre du

Grand-Duché de Luxembourg, Mersch

occupe une position stratégique qui fait

d’elle un véritable carrefour. Avec ses 50 km²

de superficie et ses 10.650 habitants, notre

commune est en constante évolution. Le

centre géographique du pays se trouve

d’ailleurs dans notre forêt à Pettingen,

l’une de nos huit localités. Ce point de

repère, niché en pleine nature, est accessible

aux visiteurs qui souhaitent découvrir

cet endroit emblématique.

les réceptions, mais après sa démolition,

nous avons perdu cet espace essentiel.

Aujourd’hui, avec la croissance continue

de la population, il est devenu indispensable

de se doter d’une structure moderne

capable d’accueillir divers événements.

Le futur centre de conférence, dont les

travaux débuteront sous peu, comprendra

un auditoire fixe de 200 sièges, deux salles

modulables de 200 et 400 places pouvant

être réunies pour accueillir jusqu’à 600

personnes, ainsi que plusieurs salles de

réunion de 50 à 150 m² où pourront être

organisées des conférences ou des activités

comme le yoga. Un parking souterrain

de 80 places sera également aménagé pour

faciliter l’accès. Grâce à sa localisation, ce

centre deviendra un lieu incontournable

pour les événements régionaux.

Nous rebâtissons

actuellement le Campus

scolaire Centre, le projet

le plus ambitieux jamais

entrepris par la commune,

avec un investissement de

60 millions d’euros

nos équipements. Notre salle de sport

actuelle, située rue des Prés, a plus de 50

ans. Malgré des investissements annuels

de 100.000 à 200.000 euros pour son

entretien, elle arrive aujourd’hui en fin de

vie. Pour y remédier, la commune a acquis

9 ha de terrain à proximité du centre commercial

Topaze afin d’y développer un

tout nouveau campus sportif. Ce dernier

est le fruit d’un concours d’architectes.

Ses plans sont actuellement en phase de

finalisation avec la participation active

des clubs sportifs locaux.

Ce futur centre accueillera une double

salle omnisport, deux terrains et demi de

football, ainsi que cinq terrains de tennis

: deux couverts et trois extérieurs.

Une salle d’escalade avec une tour emblématique

visible depuis la N7 et l’autoroute

marquera le paysage. Ce complexe

intègre également des installations pour

le basket, le handball, le judo et la gymnastique.

L’ensemble est conçu dans un

cadre végétalisé avec des espaces verts

naturels et des zones boisées favorisant la

biodiversité.

Qu’en est-il de la zone d’activités économiques

régionale Mierscherdall

(ZAMID) ?

Nous avons la chance d’être propriétaires

de 1.300 ha de forêts, un patrimoine que

nous préservons avec la plus grande attention.

En tant qu’ancien agriculteur, chasseur

passionné et propriétaire de forêts, je

suis particulièrement attaché à la gestion

durable de nos espaces boisés. C’est une

priorité pour nous de maintenir et d’entretenir

nos nombreux chemins de promenade.

Nos différentes sections, à savoir

Beringen, Essingen, Mersch, Moesdorf,

Reckange, Rollingen, Schoenfels et

Pettingen, offrent des sentiers de 10 à 30 km

qui permettent à chacun de profiter pleinement

de la nature.

Pouvez-vous nous parler du centre de

conférence, dont les travaux devraient

débuter au premier semestre de cette

année ?

L’idée de construire un centre de conférence

est née d’un besoin croissant d’infrastructures

adaptées à notre évolution.

Autrefois, nous avions une école qui comprenait

une salle de 300 m² utilisée pour

Sur le site où se trouvait l’ancienne école,

nous rebâtissons actuellement le Campus

scolaire Centre, le projet le plus ambitieux

jamais entrepris par la commune, avec

un investissement de 60 millions d’euros.

Ce dernier pourra accueillir environ 400

élèves et comprendra 22 classes ainsi que

six salles thématiques dédiées à des disciplines

comme la musique et le dessin.

L’établissement sera également doté d’une

piscine, de locaux techniques, d’un parking

et d’une esplanade, ainsi que d’une

salle de gymnastique suffisamment vaste

pour accueillir trois équipes sportives

simultanément.

Comment votre commune répond-elle

aux besoins en infrastructures sportives

pour accompagner son développement

démographique ?

Face à notre croissance et au vieillissement

de nos infrastructures sportives,

il est devenu essentiel de moderniser

Cela fait plus de dix ans que nous travaillons,

en collaboration avec les communes

de Lintgen et de Lorentzweiler, au développement

de cette zone industrielle.

Aujourd’hui, 35 entreprises attendent

impatiemment de pouvoir s’y implanter.

Pourtant, malgré les engagements politiques

et les besoins criants en infrastructures

économiques, le projet piétine.

Nous avons investi plus de 2 millions d’euros

en études environnementales, générant

des milliers de pages de rapports. Bien

entendu, la protection de la faune et de la

flore est essentielle et nous avons pleinement

respecté nos obligations. Mais, après

dix ans, il devient difficile de comprendre

pourquoi de nouveaux obstacles apparaissent

constamment. Chaque avancée

est freinée par des études ou des exigences

supplémentaires. Le moindre animal

observé devient le sujet d’une étude qui

retarde encore le processus. Il est temps

de permettre au projet d’avancer.

Le développement de la ZAMID est crucial

pour notre région. Nous construisons


62

beaucoup de logements à Mersch, mais il

n’est pas normal que nos résidents doivent

partir à Esch, Dudelange ou Luxembourg-

Ville pour travailler. Nous avons 25 ha

prêts à accueillir des entreprises, en tout

1.200 postes, ce qui permettrait de créer

de l’emploi localement et de réduire les

déplacements domicile-travail.

Enfin, deux parkings de 500 places seront

construits et nous envisageons d’intégrer

une crèche dans la zone pour répondre

aux besoins des familles actives. Nous

espérons donc sincèrement que la situation

avance dans les mois à venir.

La Villa Faber est un projet phare pour

Mersch. Pouvez-vous nous dire où en

sont les travaux et quelles seront les

prochaines étapes avant son ouverture

au public ?

La Villa Faber me tient particulièrement

à cœur. Ce lieu emblématique de Mersch,

ancien site de l’imprimerie Faber, représente

un véritable patrimoine pour notre

commune. Nous avons travaillé en étroite

collaboration avec les promoteurs et les

autorités compétentes pour respecter le

classement de certains bâtiments tout en

modernisant les infrastructures.

Ce lieu deviendra un véritable centre

culturel et communautaire. Il accueillera

le service de l’archivage de la commune,

une nécessité pour mieux conserver

et valoriser notre histoire locale. Le

Mierscher Lieshaus, notre bibliothèque

intercommunale, y trouvera également

sa place dans des espaces modernisés

et adaptés. De plus, les Geschichtsfrënn

Gemeng Miersch, notre groupe d’historiens

locaux, disposeront d’un espace

dédié pour leurs recherches et la conservation

de leurs archives.

Nous avons également prévu une grande

salle polyvalente qui accueillera aussi bien

des événements culturels que des activités

pédagogiques. Les classes de l’École

fondamentale pourront y organiser des

ateliers de lecture et des rencontres avec

des auteurs. La proximité avec le nouveau

centre de conférence permettra de créer

des synergies et de proposer des activités

enrichissantes pour tous. Malgré quelques

retards, nous mettons tout en œuvre pour

que les travaux soient terminés à l’automne

2025.

Administration communale

de Mersch

Château de Mersch

L-7556 Mersch

www.mersch.lu


63

BRÈVES

COMMUNALES DU CENTRE

PAR BARBARA PIERROT

MERSCH

La commune de Mersch engage des

étudiants dès 16 ans pour l’été 2025.

Des postes sont proposés au service

de Régie pour des missions de peinture,

nettoyage et entretien des parcs.

Deux périodes sont disponibles : du 21

juillet au 14 août et du 18 août au 12

septembre, pour une durée de quatre

semaines consécutives. Les candidatures

doivent être envoyées avant le 28

février 2025. Les places étant limitées,

il est conseillé de postuler rapidement.

Source : mersch.lu

LUXEMBOURG

La Ville de Luxembourg et Den Atelier

prolongent leur partenariat historique

avec dix concerts programmés en 2025

dans la salle emblématique de la rue

de Hollerich. Cette collaboration vise

à offrir une programmation musicale

éclectique et de qualité. Pour favoriser

l’accès à la culture, les détenteurs

du Kulturpass pourront assister à ces

événements pour seulement 1,50 euro.

Une initiative inclusive qui souligne l’engagement

des partenaires à rendre la

musique accessible à tous et à enrichir

la scène culturelle luxembourgeoise.

Source : vdl.lu

WALFERDANGE

Depuis le 9 janvier, les travaux de démolition

de l’ancien pont en bois reliant la

place de la Mairie à la Cité Grand-Duc

Jean ont débuté. Fragilisé par 24 ans

d’utilisation, il sera remplacé par une

passerelle moderne en métal, béton et

bois dotée d’une surface antidérapante

et élargie à 3 m pour plus de confort

et de sécurité. Ce projet s’inscrit dans

la continuité des aménagements initiés

depuis les années 1960. La fin des travaux

est prévue pour début mai 2025,

selon les conditions météorologiques.

Source : walfer.lu

STRASSEN

Le 20 janvier, la commune de Strassen

a organisé la remise d’un véhicule

humanitaire destiné à la ville

ukrainienne de Skadovsk. Ce don,

approuvé par le conseil communal

le 12 décembre 2024, visait à soutenir

les efforts de reconstruction et

à répondre aux besoins logistiques

essentiels de la ville, fortement affectée

par la guerre. L’événement, qui s’est

déroulé en présence du bourgmestre

de Skadovsk, Oleksandr Yakovliev et

des responsables de Strassen, faisait

suite à l’accord de coopération signé

lors du forum Bridges of Solidarity en

novembre, renforçant les liens de solidarité

entre les deux villes.

Source : strassen.lu

HESPERANGE

Le 5 mars, de 19h30 à 21h30, le centre

multifonctionnel CELO accueillera la

projection du film « Exploration du

monde - Auvergne ». À travers ce film,

les spectateurs découvriront des paysages

uniques façonnés par les volcans

de la région, qui ont également

marqué le caractère des habitants. Le

film, présenté par Patrick Bureau, permet

d’explorer la géographie, la culture

et les modes de vie de cette région du

centre de la France. L’entrée est fixée à

10 euros. Ne manquez pas cette opportunité

de mieux connaître l’Auvergne !

Source : hesperange.lu

SANDWEILER

L’apéro littéraire organisé par la

Commission de la Culture s’est déroulé

le jeudi 30 janvier 2025, de 19h à 21h,

au Centre culturel. Les participants ont

été invités à passer une soirée conviviale

autour du livre « Leurs enfants

après eux » de Nicolas Mathieu, lauréat

du Prix Goncourt 2018. Ce fut l’occasion

idéale de découvrir ou redécouvrir

cette œuvre poignante qui dépeint

avec finesse les espoirs et les désillusions

d’une jeunesse en quête d’avenir.

L’événement a permis à chacun

de partager ses impressions dans une

ambiance chaleureuse, tout en profitant

d’un verre offert pour l’occasion.

Source : sandweiler.lu


64

| ACTUALITÉS COMMUNALES

UNE ESCALE

À SCHUTTRANGE

d’enfants dans son école. Par ailleurs, elle

risque de rencontrer de sérieux problèmes

de mobilité si le trafic continue d’augmenter

et si des solutions valables de mobilité

douce et transport public ne sont pas

disponibles ».

Profitant d’une position privilégiée aux abords du centre-ville de la

capitale, tout en restant une commune verdoyante et à taille humaine,

Schuttrange continue d’attirer résidents et développements.

Nous avons échangé avec son bourgmestre, Claude Marson, sur les

différents chantiers et projets à venir au sein de sa commune.

Comme dans de très nombreuses communes

du sud-est luxembourgeois, l’afflux

de nouveaux résidents est constant à

Schuttrange, où la population enregistre

annuellement, telle que ciblée par le conseil

communal, une croissance moyenne de

1,7%. Un essor démographique que les responsables

politiques, comme les habitants,

ont à cœur de développer de manière raisonnable

et raisonnée.

En effet, la pression est grande de la

part des promoteurs immobiliers privés

comme publics. La Société Nationale des

Habitations à Bon Marché (SNHBM) a

par exemple acheté des terrains pour y

développer des logements. Une volonté

d’expansion que tempère le bourgmestre :

« Il faut garder à l’esprit certains faits et

rester cohérents. Aujourd’hui, notre commune

n’a pas la capacité d’accueillir plus

École et maison relais

En ce qui concerne l’éducation,

Schuttrange a établi un plan d’action

s’étendant à l’horizon 2050 ; un plan

d’abord arrêté avant les élections communales

de 2023 qui a ensuite été repris afin

d’être amélioré et de satisfaire pleinement

toutes les parties prenantes. Le point clé

est le suivant : les synergies seront renforcées

entre la maison relais et l’école

fondamentale. Une décision accueillie

favorablement par le personnel des deux

établissements en question, mais qui n’est

pas évidente à réaliser dans la mesure où

les règles de fonctionnement des deux

entités sont différentes. Malgré une première

idée consistant à rénover l’école

Claude Marson


65

actuelle – une initiative durable mais

qui posait beaucoup de contraintes et de

limites techniques, c’est finalement une

reconstruction totale qui sera réalisée.

« Cette option permet en outre de réduire

considérablement la durée du chantier et

de ne pas faire évoluer les enfants dans

les travaux », précise Claude Marson. Des

salles de classe temporaires, préfabriquées,

prendront donc place pour les dix

prochaines années. Les travaux devraient

commencer en fin d’année, quelques

points devant encore être discutés, comme

l’accès à l’école durant les travaux.

An der Dällt

Aménagement et télécommunications

Après un concours d’urbanisme dont

le vainqueur a été annoncé en 2022, le

centre-ville de Schuttrange connaîtra un

réaménagement et des extensions progressives

au cours des cinq prochaines

années. Différentes phases sont planifiées

afin d’assurer la fluidité du trafic et l’accès

pour les administrés durant les travaux,

comme l’explique le bourgmestre : « tout

l’enjeu est d’assurer le fonctionnement

des services pendant les chantiers ».

Annexe pour le bâtiment communal, nouveau

chalet pour les scouts, centre culturel…

les premiers devis devraient être votés

par le conseil communal avant les vacances

d’été et les travaux s’achever vers 2032.

Un essor démographique que

les responsables politiques,

comme les habitants, ont à

cœur de développer de manière

raisonnable et raisonnée

Dans le but de satisfaire les demandes

répétées de la population pour l’installation

du très-haut débit internet, la commune

s’est rapprochée de Post. Un devis a

été validé, un accord visant à partager les

frais d’installation a été établi et, en 2025,

toute la commune sera couverte par la fibre

optique.

Culture et vie de la commune

« La création d’une maison de la culture

digne de ce nom est une nécessité »,

affirme Claude Marson avant de poursuivre

: « un lieu dédié qui pourrait

accueillir dans de bonnes conditions les

événements locaux, les réceptions ou

bien le club de théâtre qui a besoin de

répéter ». L’Harmonie de la commune

était également en demande d’un lieu

de répétition. Un accord a été passé : la

structure pourra disposer de l’ancien

bâtiment du CGDIS qui sera rénové.

Afin de favoriser le vivre-ensemble et la

sociabilité, la commune de Schuttrange

sera présente sur l’application Hoplr. Via

celle-ci, les voisins peuvent s’entraider

pour des tâches quotidiennes, comme

bricoler ou bien accompagner les seniors

ayant besoin d’assistance. En outre, l’application

dispose d’une fonctionnalité

permettant de mettre en place des processus

participatifs grâce auxquels les

citoyens peuvent exprimer leur voix, faire

connaître leurs besoins et contribuer à la

vie politique de la commune de manière

simple et réactive. « Un budget a d’ores et

déjà été attribué afin de pouvoir répondre

Extension de la mairie et nouveau home des scouts

aux doléances des administrés si cela

est possible », indique le bourgmestre de

Schuttrange.

Mobilité

Une zone de circulation à 30 km/h fera

bientôt son apparition, son devis de

réalisation a été validé lors du dernier

conseil communal. Initialement prévue

devant l’école seulement, elle s’étendra

finalement sur 900 m, du campus scolaire

jusqu’à l’église ; l’objectif étant de réduire

le bruit, la pollution de l’air et d’améliorer

la sécurité dans cette partie de l’agglomération.

Pour le bourgmestre, l’idée est

également de favoriser la mobilité douce.

« Il est en effet plus raisonnable de circuler

à vélo dans une zone limitée à 30 km/h, les

risques d’accidents impliquant des voitures

sont bien moindres ».

En parallèle, une piste cyclable qui suivrait

la voie de chemin de fer est également

à l’étude mais sa mise en place


66

devrait prendre encore plusieurs années.

Les démarches visant à obtenir les autorisations

sont en effet assez lourdes.

Durabilité

Cette fois en partenariat avec la commune

de Lenningen, et grâce à l’expertise

de la société Soler, le projet d’installer

un parc éolien est né il y a peu. Bien

que la proximité de l’aéroport soit une

contrainte importante, trois sites ont

déjà été identifiés. Il s’agit maintenant

pour le prestataire technique d’échanger

avec les propriétaires de ces terrains sur

la possibilité de conclure non pas une

vente, mais un bail afin que les terrains

puissent être rendus à leurs propriétaires

tels qu’ils ont été trouvés au départ. Dans

un second temps, des analyses seront

effectuées pour déterminer l’efficacité

des éoliennes et leur fonctionnement

optimal. Enfin, un nombre important de

démarches administratives visant à obtenir

les autorisations environnementales

attend les parties prenantes souhaitant

mettre en place ce parc éolien. S’il est

vrai que l’implantation de telles structures

peut avoir un impact sur la faune et

la flore environnante, les éoliennes sont

aujourd’hui mieux équipées et possèdent

des dispositifs de sécurité afin de préserver

les animaux du danger. Par exemple,

dès qu’une chauve-souris ou un oiseau

s’approche des pales, celles-ci s’arrêtent

dans les secondes qui suivent.

Le 14 janvier, avec la commune de

Niederanven, les commerçants et artisans

des deux communes se sont réunis

pour une discussion thématique

annuelle. Le développement durable

et les énergies renouvelables étaient

au cœur du débat l’an dernier. Cette

année, les échanges ont tourné autour

de la digitalisation et de l’implantation

éventuelle d’un data center, sous la houlette

de la ministre en charge de ce sujet,

Stéphanie Obertin, qui était présente

pour orienter les débats et accompagner

les entreprises sur la voie du numérique.

Centre CGDIS et centre de recyclage

En collaboration avec la commune de

Niederanven toujours, un centre CGDIS

(Corps grand-ducal d’incendie et de

secours) ainsi qu’un nouveau centre de

recyclage verront le jour sur un même

site. Ce dernier sera destiné à quatre

communes : Niederanven, Sandweiler,

Contern et Schuttrange. Une infrastructure

de ce type avait déjà été mise en

place il y a 30 ans et faisait jusqu’alors

office de modèle du genre. Le nouveau

projet est porté par les mêmes ambitions

et se veut tout aussi innovant.

Il sera simple d’accès et d’utilisation

pour inciter les administrés à recycler

et proposera notamment un tri plus fin

afin d’améliorer encore le recyclage des

différents matériaux. « Le ministère de

l’Environnement a d’ailleurs montré

tout son intérêt pour ce projet pilote et

souhaite participer à son élaboration »,

précise notre interlocuteur. L’idée étant

en effet, à nouveau, de permettre aux

communes aux alentours de s’inspirer,

voire de copier ce modèle de centre de

recyclage. La commune de Schuttrange

sera maître d’ouvrage pour tout le

Future mairie avec extension

Future mairie avec extension

complexe et les travaux débuteront dans

les mois à venir.

LE CHIFFRE

1,7%

croissance moyenne annuelle

de la population à Schuttrange

Administration communale

de Schuttrange

2, Place de l’Église

L-5367 Schuttrange

www.schuttrange.lu



68

| ACTUALITÉS COMMUNALES

BISSEN FAÇONNE

SON AVENIR

Au cœur du pays, Bissen multiplie les investissements dans ses

infrastructures, anticipe les défis climatiques et développe des

solutions de logement adaptées pour répondre à sa croissance

démographique. Avec une vision claire, la commune met un point

d’honneur à concilier modernisation et qualité de vie pour bâtir un

avenir durable à ses habitants. Rencontre avec son bourgmestre,

David Viaggi.

Une croissance au cœur de la nature

Entre un patrimoine naturel d’exception

et une vie locale florissante, Bissen

offre un équilibre unique. La commune,

détentrice d’une centaine d’hectares

de forêt, tire pleinement parti de cette

richesse. Bien au-delà de leur rôle écologique,

ces espaces denses et préservés

deviennent un véritable sanctuaire pour

les résidents, un lieu où sérénité et loisirs

se rencontrent grâce aux multiples

sentiers qui invitent à la découverte et

à la détente.

David Viaggi


69

Parallèlement à cet héritage, la commune

connaît une croissance démographique

et économique impressionnante. Avec

environ 3.500 habitants, la population

a considérablement augmenté ces dernières

années. Ce phénomène est largement

lié à l’essor de sa zone industrielle

qui attire de nombreuses entreprises

et contribue ainsi à une forte demande

en main-d’œuvre. La commune abrite

actuellement près de 3.000 emplois,

mais l’avenir semble encore plus prometteur.

« D’ici 2026-2027, l’arrivée de

deux nouvelles grandes entreprises dans

la zone devrait créer approximativement

1.500 emplois supplémentaires. À terme,

nous allons atteindre un total de 8.000

emplois », explique le bourgmestre.

Caprices de l’Attert

En raison de sa proximité avec l’Attert qui

traverse la commune, Bissen est particulièrement

vulnérable aux crues. Bien que

la rivière soit relativement petite, elle a

vu son lit être modifié au fil du temps,

notamment à cause de l’urbanisation

croissante dans les zones alentour. La

construction de nouvelles habitations et

infrastructures a contribué à augmenter

la pression sur le système hydrologique

local. De plus, les importantes averses,

exacerbées par le changement climatique,

rendent la situation encore plus

complexe.

Face à ces enjeux, elle a décidé, il y a

deux ans, de mener une étude approfondie

sur la gestion des fortes pluies et

des inondations. « Cette dernière nous

a permis de cartographier l’ensemble

de la ville et d’identifier les zones les

plus sensibles aux risques de montée

des eaux », développe le bourgmestre.

Un élément clé de cette démarche a été

de recenser les affluents de l’Attert, ces

petits cours d’eau qui peuvent déborder

et aggraver la situation lors de fortes

intempéries. Il poursuit : « grâce à cette

étude, nous disposons aujourd’hui d’un

catalogue de mesures comprenant des

solutions concrètes à mettre en œuvre

pour limiter les effets des crues ».

Parmi les principales actions proposées

figure la réduction du niveau de l’eau de

la rivière, notamment par la suppression

de certaines constructions qui entravent

son flux naturel, comme des barrages ou

des aménagements obstruant le cours

d’eau. Ces mesures ont pour but de rétablir

un écoulement plus fluide et de prévenir

les risques d’engorgement. Une

réduction de 34 cm de la crue pourrait

rendre le centre-ville plus sûr face aux

fortes pluies. Des mesures seront mises

en place progressivement, notamment

l’acquisition de terrains identifiés dans

l’étude. De plus, des zones de rétention

seront créées sur des terrains ouverts,

avec des travaux prévus pour fin 2025.

Les quatre prochaines années seront

consacrées à l’acquisition des parcelles

et à la mise en œuvre des travaux pour

réduire les risques liés à l’eau.

Une école pensée pour l’avenir

Face à l’augmentation constante de sa

population, la commune a lancé un vaste

projet d’agrandissement de son école

fondamentale. Un investissement de

13,5 millions d’euros a été engagé pour

moderniser et étendre l’établissement

et ainsi mieux répondre aux besoins


70

croissants des élèves et du personnel

éducatif. L’objectif est clair : offrir des

infrastructures adaptées tout en maintenant

l’école au cœur du village, un choix

stratégique qui vise à préserver la proximité

entre les habitants et les structures

scolaires.

Nous voulons également répondre aux besoins pressants

des jeunes adultes, souvent confrontés à des difficultés

d’accès au logement

Le chantier, entamé l’an dernier, consiste

notamment à ajouter un étage complet.

Ce nouvel espace permettra d’accueillir

davantage de classes et de désengorger

les locaux actuellement partagés par

l’école et la maison relais. Cette extension

s’accompagne également d’une mise en

conformité globale du bâtiment, garantissant

sécurité et accessibilité pour tous.

Un autre aspect fondamental du projet

concerne la création d’un hall d’entrée,

jusque-là inexistant. Ce nouvel espace

offrira un lieu de rassemblement pour

les élèves, les parents et le personnel, ce

qui renforce ainsi les liens entre les différentes

communautés scolaires.

Nous disposons

aujourd’hui d’un catalogue

de mesures comprenant

des solutions concrètes à

mettre en œuvre pour limiter

les effets des crues

La cour de récréation bénéficiera elle

aussi d’une transformation majeure.

« La cour actuelle est très minéralisée et

recouverte de pavés, ce qui n’est pas idéal

pour nos enfants. Elle sera donc entièrement

réaménagée pour intégrer des

espaces verts et des jeux en matériaux

naturels. Cette « renaturation » vise à leur

offrir un environnement plus agréable

et propice au jeu, mêlant modernité et

nature », déclare David Viaggi.

Pendant la durée des travaux, qui s’étaleront

encore sur trois ans, des solutions

temporaires ont été mises en place pour

assurer la continuité de l’enseignement.

Un cycle entier d’élèves a été transféré

dans des bâtiments préfabriqués installés

à seulement 200 m de l’école.

Réservoirs pleins pour demain

Le bourgmestre n’entend pas seulement

moderniser la structure scolaire, il précise

: « en présence d’une croissance

démographique constante et des défis

posés par les aléas climatiques, nous

avons décidé d’anticiper et de sécuriser

notre approvisionnement en eau ».

Le plan prévoit la construction d’un

nouveau bassin et d’un hall de stockage

modernes, visant à augmenter la

capacité actuelle. Une initiative représentant

un investissement estimé entre

5 et 6 millions d’euros et qui répond à

la nécessité de moderniser le réseau de

distribution.

Le projet va au-delà de l’extension de la

capacité, puisqu’il inclut également un

traitement renforcé. « L’eau a souvent

une haute teneur en calcaire, un problème

récurrent dans la région. Cette

amélioration permettra non seulement

d’assurer sa disponibilité, notamment

lors des périodes de forte chaleur, quand

la demande augmente considérablement,

mais aussi d’offrir une meilleure

qualité », continue le bourgmestre.

Vers un centre attractif

Au cours des trois dernières années, la

commune a acquis des terrains pour

construire une quarantaine de logements

abordables. Ces derniers, destinés

à un large public, seront principalement

situés dans le centre, un choix stratégique

pour renforcer la cohésion sociale.

« À côté de cela, nous voulons également

répondre aux besoins pressants

des jeunes adultes, souvent confrontés

à des difficultés d’accès au logement. À

cet égard, douze unités supplémentaires

seront dédiées à ce public », poursuit

David Viaggi.

En parallèle, un projet de revitalisation

du centre est en cours. La commune

souhaite redynamiser le cœur du village

en y attirant des commerces de proximité.

La Grand-Rue bénéficiera ainsi de

l’installation de commerces, tels qu’une

boucherie, une boulangerie, ou encore

une vinothèque. Ces initiatives ne visent

pas seulement à répondre aux besoins

pratiques des habitants, mais aussi

à restaurer et animer la vie de quartier,

en rendant le centre plus vivant et

attrayant. « Les projets sont aujourd’hui

bien avancés. Les terrains ont été acquis,

les plans sont prêts et la commune

attend actuellement les avis des autorités

compétentes pour pouvoir passer à la

phase de soumission des travaux. Si tout

se déroule comme prévu, les premières

constructions pourraient débuter dès

la fin de l’année ou au commencement

de l’année prochaine, pour un aménagement

rapide et efficace », conclut le

bourgmestre.

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d’ici 2026-2027

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v


72

| ACTUALITÉS COMMUNALES

2025, L’ANNÉE DES GRANDS

ANNIVERSAIRES À MERTZIG

Mertzig célèbre l’année 2025 !

Les bougies de cinq gâteaux

d’anniversaire seront soufflées

en même temps : 175 ans de

l’église paroissiale, 150 ans de la

chorale, 150 ans de la commune,

125 ans de la fanfare et 60 ans

des jeunes pompiers. Les préparatifs

sont en cours depuis des

mois et, avec les associations,

le programme a été finalisé. Le

bourgmestre, Mike Poiré, fait le

point.

660 ans d’histoire, cela se fête !

Commençons par l’année 1850. L’église

paroissiale a été inaugurée après que

la première pierre a été posée deux ans

plus tôt, suite à l’ouverture d’une carrière

de grès dans la « Säitert » à Mertzig.

Pendant deux ans, 4.000 m 3 de pierres

ont été transportés jusqu’au village par

des chevaux et des ouvriers locaux ont

construit l’église en un temps record.

Elle a survécu aux deux guerres mondiales.

Quatre cloches, accordées en

Si, Sol#, Fa# et Mi b (bémol majeur),

résonnent dans son clocher.

Avec la nouvelle église, à partir de 1850,

des efforts ont été faits par les prêtres

et les instituteurs pour embellir les

services religieux. Cependant, ce n’est

qu’en 1875 que le chœur d’hommes, la

chorale Ste Cécile de Mertzig (appelée à

l’époque « Sängerbund von Mertzig »), a

été fondée.

Politiquement, l’année 1874 a marqué un

tournant dans l’histoire de la commune.

Cette année-là, la Chambre des députés

a voté la « scission » entre Mertzig et

Feulen. Le vote a eu lieu le 20 novembre

1874, la publication au Mémorial le

jour suivant et l’entrée en vigueur de la

loi a été fixée au 1 er janvier 1875. Donc,

Mertzig est officiellement une commune

autonome depuis 150 ans !

Si la chorale célèbre 150 ans d’existence,

la fanfare a quant à elle vu le jour à la

Pentecôte de l’an 1900. Quelques musiciens

passionnés, après avoir assisté à

un concert de kermesse à Grosbous, ont

décidé de fonder leur propre fanfare de

village. « Nous célébrons donc également

ses 125 ans en 2025 ! », indique Mike

Poiré, le bourgmestre.

Un autre anniversaire important est celui

des jeunes pompiers qui soufflent 60

bougies.


73

© Julie Stamenic

plus dynamique, vivante et inclusive

de notre site internet à l’occasion de

cette année anniversaire ». Par ailleurs,

un nouveau site – www.2025.lu – vient

d’être mis en ligne. Entièrement dédié

à l’année anniversaire, il servira aussi

de plateforme participative dynamique

sur la vie et l’histoire de Mertzig. Un

« appel à témoins » a donc été lancé

pour collecter des photos et des documents

afin de documenter l’histoire de

la commune, de ses associations et de

ses habitants. Parallèlement, des enregistrements

vidéo sont en cours depuis

des mois afin de présenter un film documentaire

à la fin de l’année. « D’ici là, il

reste encore beaucoup de travail et nous

nous réjouissons de ce qui est à venir »,

explique Mike Poiré.

Émission du timbre commémoratif

« 150 e anniversaire de la commune de

Mertzig »

La section jeunesse a été fondée en 1965

par des pompiers engagés.

« Nous sommes reconnaissants qu’en

l’an 2000, les grandes festivités aient

été magnifiquement organisées. 500

ans d’histoire y avaient été conjointement

célébrés cette année-là par l’église

paroissiale, la chorale, la commune et la

fanfare. En 2025, les jeunes pompiers se

joignent donc à la fête pour leurs 60 ans,

ce qui nous permet de célébrer ensemble

660 ans d’histoire », explique-t-il.

« Nous ne pouvons que louer le travail

exceptionnel réalisé à l’époque par le

comité d’organisation. En plus des festivités

tout au long de l’année, c’est

surtout la publication du livre « Mertzig

2000 » qui a marqué l’événement, un

ouvrage unique sur la vie dans notre

commune, son histoire, ses bâtiments,

son patrimoine, ses associations et ses

habitants. Au nom du conseil communal

en fonction, je tiens à remercier chaleureusement

le comité d’organisation, les

auteurs et les photographes pour leur

travail », déclare le bourgmestre.

La digitalisation en faveur du développement

durable de la commune

Le développement durable a aussi une

dimension culturelle. En effet, le livre

« Mertzig 2000 », épuisé depuis quelques

années, a été numérisé et indexé. Il est

désormais disponible sur www.mertzig.lu.

Ces dernières années, la commune a également

développé une nouvelle identité

numérique à travers un site internet et

une application modernes où les réseaux

sociaux jouent de nos jours un rôle clé

pour connecter les habitants.

« Nous voulons continuer à exploiter les

possibilités du numérique. Ainsi, nous

lancerons une nouvelle version encore

Post Philately Luxembourg émet chaque

année une vingtaine de timbres liés à

des commémorations diverses. « C’est

dans ce cadre que nous avions introduit

notre candidature et nous sommes très

reconnaissants qu’elle ait été retenue.

Un jeune artiste local, Jason Goldschmit,

a été sélectionné pour réaliser le dessin

du timbre. Il s’agit de la silhouette

de la Maison communale, maison natale

de l’architecte et peintre Sosthène Weis

(1872-1941) », souligne-t-il.

Nous lancerons

une nouvelle version encore

plus dynamique, vivante

et inclusive de notre site

internet à l’occasion de cette

année anniversaire

L’ouvrier représenté devant le bâtiment

rend hommage aux travailleurs

dans les carrières de Mertzig des derniers

siècles. En effet, la carrière de

grès rouge a contribué à l’essor économique

et à la réputation de Mertzig et

a habillé de nombreux ouvrages luxembourgeois.

La plus ancienne œuvre réalisée

avec le « Roude Sandsteen » de


74

© Caroline Martin

Les membres du conseil communal de Mertzig, de gauche à droite : Luc Weiler (conseiller), Stefano D’Agostino (échevin), Marcel Barros (conseiller), Mike

Poiré (bourgmestre), Claude Fischer (conseiller), Lena Gomes (conseillère), Myriam Hansen (conseillère), Carine Piette (conseillère) et Lex Schwind (échevin)

la carrière de Mertzig se trouve dans

église Saint-Laurent de Diekirch, datant

de 1539 d’après les recherches. Par

ailleurs, une livraison en 1633 d’une

dizaine de marches d’escalier à destination

de Bourscheid est documentée

dans les archives historiques. Avec le

« Mäerzeger Steen » ont été construits

des cadres de fenêtres, des marches, des

pierres tombales, mais aussi des petits

ponts, des bâtiments et surtout des

églises, dont celles bien sûr de Mertzig,

d’Ettelbruck, de Diekirch, d’Arsdorf et

d’Urspelt. Le tribunal de Diekirch, le

château et la mairie de Wiltz, le pont

de l’Alzette à Ettelbruck, l’hôtel Victor

Hugo à Vianden sont d’autres ouvrages

construits et habillés avec le grès rouge

de Mertzig.

© Julie Stamenic

Un jeune artiste local,

Jason Goldschmit,

a été sélectionné pour réaliser

le dessin du timbre

va donc voyager dans le monde ces prochaines

années. Je tiens à remercier les

responsables du Service Patrimoine et

Post Philately et la direction de Post

Luxembourg de nous avoir offert ce beau

cadeau dans le cadre de notre anniversaire.

Le timbre sera émis officiellement

le 11 mars 2025 », se réjouit Mike Poiré.

Le timbre commémoratif « 150 e anniversaire

de la commune de Mertzig »

« Il s’agit d’un timbre « M50g », donc destiné

aux envois internationaux postés

au Luxembourg. Ainsi, le « M » fait un

clin d’œil à « Mertzig » et notre histoire

Administration communale

de Mertzig

22, rue Principale

L-9168 Mertzig

www.mertzig.lu


75

BRÈVES

COMMUNALES DU NORD

PAR BARBARA PIERROT

BECKERICH

Depuis le 15 janvier, la commune de

Beckerich participe au Solar Challenge,

un concours national pour promouvoir

l’énergie solaire au Luxembourg.

Citoyens, entreprises et acteurs locaux,

jouez un rôle clé en installant des

panneaux photovoltaïques ou en partageant

vos expériences. Pourquoi participer

? L’occasion de réduire vos coûts

énergétiques tout en aidant Beckerich

à atteindre ses objectifs durables.

Profitez de conseils gratuits et indépendants

auprès de Klima-Agence

(8002 11 90 ou www.klima-agence.lu).

Source : beckerich.lu

PRÉIZERDAUL

Le musée Michel Lucius, situé au 9

rue Dr. Lucius à Reimberg, propose

des visites guidées chaque premier

dimanche du mois, de 10h30 à 11h30.

Ces visites offrent une occasion unique

de découvrir la vie et les travaux du géologue

luxembourgeois Michel Lucius,

ainsi que des expositions sur la géologie

et la paléontologie locales. Pour

plus d’informations, consultez le site

officiel de la commune de Préizerdaul.

Source : preizerdaul.lu

CLERVAUX

À l’occasion de la Journée internationale

de la femme le 8 mars 2025,

le Cube 521, en collaboration avec

Clervaux Cité de l’image et Ciné Orion,

organise une soirée spéciale dédiée à la

projection du film « Die Fotografin ». Ce

film biographique britannique réalisé

par Ellen Kuras retrace la vie fascinante

de Lee Miller, photographe de guerre

emblématique. Sorti en 2023 avec Kate

Winslet dans le rôle principal, le film a

été présenté pour la première fois au

festival du film de Toronto et a suscité

l’admiration du public.

Source : clervaux.lu

DIEKIRCH

Du 8 février au 1 er mars, la commune

de Diekirch accueille l’exposition

« PERFECT - IMPERFECTIONS », organisée

par le Service national de la

jeunesse (SNJ). Cette exposition met

en lumière les œuvres créées par

les jeunes, en collaboration avec les

experts des ateliers du SNJ, autour de

l’upcycling. Découvrez des créations

uniques réalisées à partir de matériaux

recyclés : tapis, éléments décoratifs,

figurines en céramique, objets en bois

et même des meubles. Une belle occasion

d’explorer le potentiel créatif du

recyclage tout en valorisant le talent

des jeunes participants.

Source : diekirch.lu

WILTZ

Le budget 2025 de Wiltz, adopté le 19

décembre, repose sur responsabilité,

équilibre et avenir. Après un excédent

de 8,6 millions en 2024, la commune

investit dans les infrastructures (bâtiment

« Schlasskéier », rénovations),

la mobilité (sécurité routière, étude

de stationnement), l’éducation (minicrèche,

primes d’études), la culture

(soutien aux associations, modernisation

du musée) et le logement (« op

Heidert », étude pour tiny houses).

Wiltz mise aussi sur l’économie circulaire

et l’innovation pour renforcer son

attractivité et assurer un développement

durable, répondant aux besoins

d’une population en croissance.

Source : wiltz.lu

PARC HOSINGEN

Le Fonds du Logement a lancé,

le 28 janvier, le projet de 27 logements

à Dorscheid et inauguré la cité

« Thiergart » à Hosingen. La cérémonie

s’est tenue en présence du ministre

Claude Meisch, du bourgmestre

Romain Wester, de Diane Dupont et

Jacques Vandivinit. À Dorscheid, 11

maisons seront dédiées à la location

abordable, tandis que 5 maisons unifamiliales

seront mises en vente. À

Hosingen, la cité « Thiergart » comprend

2 résidences totalisant 11 logements

en location abordable et 4 maisons

unifamiliales accessibles à l’achat. Un

engagement fort pour le logement au

Luxembourg.

Source : Fonds du Logement


76

| ACTUALITÉS COMMUNALES

SYVICOL

NEWS

© SYVICOL

À partir de ce numéro,

Lëtzebuerger Gemengen publiera

régulièrement sous la responsabilité

rédactionnelle du

SYVICOL la rubrique « SYVICOL

News » dont le but est d’informer

et d’impliquer davantage

les élus communaux et le personnel

du secteur communal

dans le travail du comité de l’association

faîtière des 100 communes

du pays.

Conférence de presse du nouvel an

Le 20 janvier 2025, lors d’une conférence

de presse, le bureau du SYVICOL a

présenté le dernier bilan des travaux du

comité, qui a adopté un total de 39 avis

en 2024. Ce fut aussi l’occasion d’aborder

ses principales revendications (consultation

du SYVICOL sur tout projet de loi

ou de règlement concernant les communes,

application du nouveau principe

constitutionnel de connexité, réforme du

financement du CGDIS, harmonisation et

augmentation des subsides alloués aux

communes par le ministère des Affaires

intérieures) et de faire le point sur leur

état d’avancement.

Cinq réunions régionales du SYVICOL

avec les communes

« Kommt schwätzt mat ! » est le slogan

des cinq réunions régionales du SYVICOL

avec les communes, qui se dérouleront

au mois de mars 2025 selon le calendrier

suivant : le 6 mars au centre polyvalent « A

Schommesch » d’Oberanven, le 10 mars

au centre polyvalent « Beim Nëssert »

de Bergem, le 12 mars au centre culturel

« Cube 521 » à Marnach, le 19 mars

au « Hall Irbicht » à Beringen, et le 27

mars au « Centre culturel Machera » de

Grevenmacher.

Formation continue : du connu et

beaucoup de nouveautés en 2025

Pendant les mois de septembre à

décembre 2023, le SYVICOL avait proposé,

en collaboration avec le ministère des

Affaires intérieures et l’Institut national

d’administration publique, un cycle de

formation initiale s’adressant aux personnes

nouvellement élues. Depuis cette

mandature, le SYVICOL a mis en place une

offre de formation continue qui permettra

aux élus d’approfondir et de perfectionner

leurs connaissances et leur savoirfaire

dans les différentes matières qui

touchent le secteur communal. Pour lancer

la formation, un premier module sur

la participation citoyenne, intitulé « 1x1

Biergerparticipatioun an der Gemeng », a

été offert six fois en 2024. Pour 2025, quatre

nouvelles dates ont déjà été fixées. Il en

est de même pour le deuxième module,

« Cérémonies funéraires laïques pour

élus », pour lequel cinq nouvelles dates ont

été fixées pour 2025. D’autres formations

continues (management du personnel,

formation Géoportail pour élus, prise de

parole publique pour élus) sont en cours

d’élaboration.

Réunion du bureau du Congrès des

pouvoirs locaux et régionaux du

Conseil de l’Europe au Luxembourg

Une réunion du bureau du Congrès

aura lieu le 10 février 2025 à l’European

Convention Center Luxembourg.

À l’occasion de l’actuelle présidence du

Luxembourg du Comité des Ministres du

Conseil de l’Europe, la délégation luxembourgeoise

au Congrès, pour laquelle le

SYVICOL assure le secrétariat, a décidé

d’inviter le bureau du Congrès à tenir

une réunion au Luxembourg. Le Congrès

est une institution du Conseil de l’Europe

chargée de renforcer la démocratie locale

et régionale dans ses 46 États membres.

En tant que porte-parole des villes et

des régions, il favorise la concertation et

le dialogue politique entre les gouvernements

et les collectivités territoriales. À

cet égard, il coopère en particulier avec le

Comité des Ministres du Conseil de l’Europe.

SYVICOL

3, rue Guido Oppenheim

L-2263 Luxembourg

www.syvicol.lu


77

BRÈVES

COMMUNALES DE L’EST

PAR BARBARA PIERROT

MERTERT

Le samedi 1 er mars à 14h, le centre

culturel de Mertert accueillera le traditionnel

bal de carnaval pour enfants,

organisé par Mäerter Stéieren asbl.

Cet événement festif promet un aprèsmidi

coloré et animé, ouvert à tous les

publics. Petits et grands sont invités

à se plonger dans l’ambiance carnavalesque

au son de la musique et des

rires. Des activités et animations seront

proposées.

Source : mertert.lu

REMICH

Le samedi 8 février, les « Guiden a

Scouten » de Remich présentent leur

pièce de théâtre en trois actes, Kuddel-

Muddel, écrite par Frank Kuffer. Cette

comédie en luxembourgeois promet

de divertir le public avec des moments

d’humour et de légèreté. La représentation

aura lieu à « La Casa del Fric »,

avec une entrée fixée à 10 euros pour

les adultes et 7 euros pour les enfants.

Réservez vos places dès à présent sur

www.theater.remich.lgs.lu

Source : remich.lu

CONSDORF

Le collège des bourgmestre et échevins

et le conseil communal, en collaboration

avec la Klimateam organisent une

réunion d’information au sujet de la

« Communauté énergétique de la commune

de Consdorf ». Elle aura lieu le

mardi 11 février à 19h au centre culturel

Um Kuerzwénkel. Les discussions

porteront sur les installations solaires,

le partage de celles-ci, ainsi que sur le

potentiel restant dans la commune.

Source : consdorf.lu

ECHTERNACH

Le Lycée Classique d’Echternach (LCE),

en collaboration avec le Trifolion et

le Zenter fir exzessiivt Verhalen a

Verhalenssucht (ZEV), organise une

conférence le 25 février à 19h pour

aborder l’usage des smartphones par

les jeunes. Marc Bressler du ZEV partagera

des informations sur la manière

dont les jeunes utilisent ces appareils

et les types de contenus qu’ils consomment.

L’objectif est de sensibiliser et

de guider les élèves, parents et enseignants

sur une régulation saine des

téléphones portables, tant à l’école qu’à

la maison et de promouvoir un accompagnement

efficace.

Source : echternach.lu

GREVENMACHER

Le vendredi 14 février à 20h, Lou

Hoffner offrira une performance live

exceptionnelle au centre culturel

Machera. Artiste polyvalente et énergique,

elle captive son public avec un

répertoire varié, allant du Schlager aux

chansons de Noël, des oldies à la pop.

Originaire de Heidelberg, Lou a transformé

sa passion en carrière après

avoir rencontré les membres de son

premier groupe. Sa participation au

Concours Eurovision de la Chanson,

soutenue par le compositeur Ralph

Siegel, marque un tournant majeur

dans sa carrière.

Source : grevenmacher.lu

SCHENGEN

À l’occasion de la Journée Internationale

du Sport Féminin du 24 janvier, la commune

de Schengen, représentée par

Line Bauer, conseillère en charge de

l’égalité des chances, a organisé un

événement exceptionnel en présence

de Mandy Minella, Christine Mailliet

et Nadia Pfister. Cette soirée avait

pour objectif de mettre en lumière les

femmes dans le sport et de leur offrir

la reconnaissance qu’elles méritent. Ce

moment a permis de célébrer les réalisations

des sportives et de sensibiliser

le public à l’importance de l’égalité des

chances.

Source : schengen.lu


78

| ACTUALITÉS COMMUNALES

LES ÉLUS LOCAUX SE DÉVOILENT

NICO PUNDEL

DAVID VIAGGI

MICHEL MALHERBE

STRASSEN BISSEN MERSCH

Nico Pundel est bourgmestre de

Strassen depuis 2021.

Ses priorités politiques : l’éducation

et le sport, avec de nouveaux

terrains de football. Il met aussi

l’accent sur l’intégration en favorisant

le vivre-ensemble entre les

111 nationalités présentes.

Sous son mandat, Strassen renforce

son engagement solidaire,

notamment avec l’accueil des réfugiés

ukrainiens et des actions en

faveur de la cohésion sociale.

David Viaggi est bourgmestre de

Bissen depuis 2019. Il s’engage

pour une commune moderne et

dynamique, avec un développement

équilibré et durable.

Ses priorités politiques : l’urbanisme,

avec la transformation de

la place centrale en un espace

piétonnier et la modernisation des

infrastructures éducatives, incluant

l’extension de l’école primaire et de

la crèche.

Sous son mandat, Bissen développe

sa qualité de vie.

Michel Malherbe est bourgmestre

de Mersch depuis 2016.

Depuis, Mersch a connu une croissance

démographique notable.

Ses priorités politiques : le développement

urbain et économique.

Il investit aussi dans l’éducation

et le sport, avec un complexe

scolaire majeur et de nouvelles

infrastructures.

Sous son mandat, Mersch a renforcé

son engagement environnemental

et a amélioré la qualité de

vie des habitants.

STEVE RECKEL

CLAUDE MARSON

FERNAND MARCHETTI

MONDORF-LES-BAINS SCHUTTRANGE STEINSEL

Steve Reckel est bourgmestre de

Mondorf-les-Bains depuis 2019. Il

œuvre pour une commune dynamique

et attractive.

Ses priorités politiques : la

modernisation des infrastructures

avec la rénovation du domaine

thermal et la construction d’un

vélodrome et complexe sportif. Il

met aussi l’accent sur le logement

abordable et sur l’adaptation des

services communaux aux défis

actuels.

Sous son mandat, Mondorfles-Bains

poursuit son essor en

développant des infrastructures

modernes tout en préservant son

identité thermale.

Claude Marson est bourgmestre

de Schuttrange depuis 2023. Il

s’engage pour une commune

durable et dynamique, où la qualité

de vie et la transition écologique

sont au cœur des priorités.

Ses priorités politiques : le logement,

avec le projet « Jugend

Wunnengen » offrant des logements

abordables aux jeunes et

la mobilité douce, avec un chemin

mixte reliant Munsbach et

Niederanven. Il mise aussi sur la

participation citoyenne.

Sous son mandat, Schuttrange

renforce son engagement écologique

et social.

Fernand Marchetti est bourgmestre

de Steinsel depuis 2022.

Ses priorités politiques : la rénovation

du centre-ville, avec un projet

d’extension de l’hôtel de ville

et d’aménagements urbains, ainsi

que l’éducation. Il œuvre aussi

pour l’environnement, notamment

par la renaturation de l’Alzette

et des initiatives de mobilité

douce.

Sous son mandat, Steinsel renforce

sa résilience face aux inondations

grâce à un système de

surveillance avancé et des études

post-crues visant à protéger la

commune.


79

MANDY ARENDT

LOUIS PINTO

FRÉD TERNES

COLMAR-BERG LINTGEN NIEDERANVEN

Pédagogue sociale de formation,

Mandy Arendt a été élue bourgmestre

de Colmar-Berg en 2023.

Ses priorités politiques : faciliter

la vie des enfants et des familles de

la commune. Elle met l’accent sur

une politique proche du citoyen,

transparente et participative.

Dans son temps libre, Mandy

Arendt aime s’évader quelques

jours en amoureux ou en famille

pour déconnecter et se ressourcer.

Louis Pinto, premier bourgmestre

d’origine portugaise au

Luxembourg, a d’abord été échevin

avant de prendre les rênes de

Lintgen.

Ses priorités politiques : la

construction et la rénovation

de logements abordables pour

répondre aux besoins croissants de

la population.

Dans son temps libre, il apprécie

le camping dans les espaces verts

luxembourgeois et européens et

pratique régulièrement la marche.

Fréd Ternes a fait ses débuts en

politique en tant que deuxième

échevin de Niederanven en 2011.

En 2023, il est élu bourgmestre.

Ses priorités politiques : le renforcement

des services aux citoyens,

la question du logement pour les

jeunes et les aînés de la commune

ainsi que l’atteinte de la neutralité

carbone.

Dans son temps libre, il aime pratiquer

la boxe et la natation.

MARGUY KIRSCH-HIRTT

LORENTZWEILER

Marguy Kirsch-Hirtt a débuté en

politique en 2005 avant de devenir

échevine en 2011 puis bourgmestre

en 2022.

Ses priorités politiques : maintenir

la qualité de vie et le caractère

rural et convivial de Lorentzweiler

tout en respectant l’environnement.

Elle souhaite offrir des

infrastructures modernes à ses

citoyens.

Dans son temps libre, elle aime

se balader avec son chien et fait

également partie de la fanfare de

la commune.

MARION ZOVILÉ-BRAQUET

CONTERN

C’est l’entraide entre parents

dont elle a été témoin au sein de

l’asbl Mammen hellefen Mammen

et de l’association des parents

d’élèves qui a poussé Marion

Zovilé-Braquet, bourgmestre de

Contern depuis 2017, à se lancer

en politique.

Ses priorités politiques : revitaliser

le centre-ville et lui

redonner son caractère rural, construire

davantage de logements

abordables.

Dans son temps libre, elle aime

lire et jardiner.

LYDIE POLFER

LUXEMBOURG

Après des études de droit à l’Université

de Grenoble, Lydie Polfer

a commencé sa carrière politique

en succédant à son père, Camille

Polfer, au poste de bourgmestre

de Luxembourg en 1982. Elle

occupe ce poste jusqu’en 1999,

puis de nouveau depuis 2013. Elle

a également été Vice-Première

ministre et ministre des Affaires

étrangères et européennes de

1999 à 2004.

Ses priorités politiques : le développement

urbain, les logements

abordables, les nouveaux quartiers

ainsi que la culture et le

patrimoine.


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| PORTRAIT

TRACER SA PROPRE VOIE

SUR LA ROUTE DE L’HÉRITAGE

PAR PIERRE BIRCK

À 30 ans seulement, Sam Sales incarne la quatrième génération à

la tête de Sales-Lentz, pilier historique de la mobilité et du transport

en autobus au Grand-Duché. Le jeune entrepreneur jongle

entre tradition familiale et innovation pour adapter les solutions

de transport aux enjeux actuels. De rêves de plongée sous-marine à

la création de sa propre startup FleetLab, il a appris que le chemin

de la réussite est souvent sinueux mais riche en enseignements.

Portrait.

Des rêves de profondeur

Sam Sales naît à Niederkorn en 1994 et

fait partie de la quatrième génération à

diriger l’entreprise familiale Sales-Lentz.

Une évidence qui a pourtant mis du temps

à se révéler tant le jeune trentenaire était

avide d’expériences et de liberté dans ses

propres choix. « Disons, et je n’en suis pas

très fier, que j’étais un élève compliqué.

J’avais un peu de mal avec l’autorité et je

frôlais les limites avec les professeurs »,

s’amuse-t-il. Alors passionné par la mer,

les océans et leurs profondeurs, il s’adonne

à la plongée. « C’étaient des domaines qui

me faisaient rêver. Partant de là, j’avais

l’ambition de devenir chercheur dans la

vie sous-marine. Mais j’ai compris que ce

métier n’était pas fait pour moi lorsque

j’ai su qu’il fallait apprendre le latin pour

connaître les noms des espèces, de la

faune ou de la flore », sourit Sam Sales.

Le cœur aux voyages

L’enfant qu’il était se passionne aussi

pour le handball et porte même le maillot

de l’équipe nationale luxembourgeoise

dans les catégories jeunes, un sport qu’il

pratiquera jusqu’à son arrivée à l’université

d’Oestrich-Winke, en Allemagne,

pour suivre un Bachelor en General

Management. Là, il prend connaissance de

tous les aspects de la gestion d’entreprise,

aussi bien économiques qu’humains.

Durant ce cursus, il passe également

sept mois à Séoul. « C’était en 2016, mon

temps de séjour a été allongé en raison des

menaces nord-coréennes mais ce n’était

pas pour me déplaire car j’ai vraiment

apprécié la culture. Je suis arrivé seul, sans

connaître personne mais j’ai été très bien

accueilli », se remémore Sam Sales.

Une fois son Bachelor validé en 2017, il

s’autorise une parenthèse. « Je me suis

dit que je ne voulais pas commencer la

vie active sans avoir vécu une expérience

forte qui me marquerait à vie. Avant d’entreprendre

mon Master, je me suis lancé

dans le Pacific Crest Trail. Il s’agit d’une

course de 4.240 km qui s’étend de la frontière

mexicaine jusqu’au Canada et longe

tout l’ouest des États-Unis. Ce voyage,

je l’ai réalisé seul, loin des distractions,

avec un sac sur le dos en guise de compagnon

et une tente pour dormir. Ce périple

m’a fait prendre conscience de plein de

choses. J’ai également pris beaucoup de

recul sur ma vie et mon avenir », expliquet-il.

Puis, il poursuit son master dans le

pays de l’Oncle Sam, à Boston, à l’Hult

International Business School où il étudie

la finance et le commerce international.

L’esprit startup

À cette époque, la crise du Covid-19 bat

son plein. Le monde se trouve confiné et

Sam Sales décide de rentrer au Grand-

Duché tant qu’il en est encore temps pour

poursuivre ses études à distance et proche

de sa famille. « Il me restait seulement

deux mois de cours, mais tout était différé

en raison du décalage horaire. Au plus

fort du Covid-19, j’ai rendu service à mon

oncle et mon père dans l’entreprise familiale.

J’ai pu les aider tous les matins et

reprendre mes études après 16h jusqu’au

soir », se souvient Sam Sales, qui disposait

déjà d’une solide expérience grâce à plusieurs

stages effectués durant son cursus.

C’est ainsi qu’il se familiarise avec les

rouages de Sales-Lentz, en commençant

par une fonction de support pour le Chief

Financial Officer, avant de lancer FleetLab,

une solution de mobilité durable et personnalisée

pour les opérateurs du secteur

des transports, en 2021. « J’aime vraiment

l’alliance entre les nouvelles technologies

et ce domaine passionnant qu’est la mobilité.

Généralement, les solutions y dédiées

sont tournées vers les clients. Or, ici, le

but de notre startup est d’accompagner

les opérateurs dans le déploiement de services

de haute qualité car leur travail est

complexe », déclare ce fana de la tech.

Ce voyage, je l’ai réalisé seul,

loin des distractions,

avec un sac sur le dos en guise

de compagnon et une tente

pour dormir

« Les garçons, c’est votre tour »

Passionné par le digital et le vaste monde

des données, Sam Sales met constamment

au défi ses idées et ses réflexions pour

rapprocher les nouvelles technologies à

la mobilité. S’il ne voulait pas qu’un poste

soit créé spécialement pour lui dans l’entreprise

familiale au sortir de ses études, il

prend finalement la relève de son père et

son oncle en juin 2023 en devenant CEO

chez Sales-Lentz. « À 58 ans, mon grandpère

était venu voir ses fils et leur avait

dit « les garçons, c’est votre tour maintenant

». Mes parents ne m’ont jamais

forcé ou incité à reprendre les rênes de la

société, mais pour y avoir baigné depuis


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Sam Sales


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ma plus tendre enfance, ce choix m’est

finalement apparu comme une évidence ».

Le travail et l’effort comme valeurs

Cette fibre pour l’entrepreneuriat est,

dirons-nous, génétique. Son père, directeur,

et sa mère, dirigeante de sa propre

crèche, lui transmettent en effet très tôt le

goût de l’effort et l’envie d’entreprendre.

« Mes parents m’ont toujours inculqué les

valeurs du travail. On n’a rien sans rien ».

Et c’est dans les difficultés que Sam Sales

a pu se révéler pour devenir la personne

et l’entrepreneur visionnaire qu’il est

aujourd’hui. Comme son voyage en solo,

la vie et la gestion d’une entreprise sont

faites de hauts et de bas. S’il doit retenir

quelques difficultés, c’est celles qui sont

survenues après la création de FleetLab.

« Comme toute startup, nous avons connu

des débuts phénoménaux, mais la suite

était un peu plus compliquée. Il a fallu

s’accrocher, continuer chaque jour et fournir

un travail acharné pour franchir les

étapes et proposer un service de qualité »,

estime le jeune entrepreneur qui a parfois

beaucoup douté de sa légitimité lorsqu’il a

pris la direction de Sales-Lentz.

De son propre aveu et avec beaucoup d’humilité,

il était difficile pour lui de prendre

ses responsabilités et de se sentir à l’aise

pour porter l’héritage de l’entreprise

familiale à même pas 30 ans. Il suit alors

une formation de deux semaines pour

se préparer à prendre la direction d’une

société et mieux l’appréhender. « La première

question que l’on m’a posée était :

« vous sentez-vous légitime ? ». Au début,

non. Puis, j’ai appris qu’il ne fallait pas se

bloquer. En participant à tous les ateliers,

j’ai pris conscience que j’avais les épaules

pour endosser cette fonction », expliquet-il.

Soulagé et confiant, Sam Sales tient

aujourd’hui ce rôle depuis presque deux

ans et espère fédérer l’ensemble de ses

collaborateurs autour d’une vision centrée

sur l’humain, la haute qualité de service et

l’innovation.

Mes parents ne m’ont jamais

forcé ou incité à reprendre les

rênes de la société, mais pour

y avoir baigné depuis ma plus

tendre enfance, ce choix m’est

finalement apparu comme une

évidence

Des plaisirs simples pour s’évader

Si les voyages ont beaucoup forgé le jeune

entrepreneur, il cultive aussi ses valeurs

à travers le sport, notamment grâce

au handball et son fort esprit collectif.

Aujourd’hui, Sam Sales s’est dirigé vers

l’endurance, comme le trail, qui lui permet

de dépasser ses limites et de se forger un

mental à toute épreuve. Et c’est principalement

au Nord du Luxembourg, dans les

paysages verdoyants et un peu escarpés,

qu’il prend plaisir à s’adonner à la course

à pied pour se ressourcer. « J’aime également

beaucoup me rendre aux marchés de

la capitale les samedis matin, il s’y dégage

une ambiance très chouette que j’apprécie

particulièrement ».

Bref, Sam Sales est de ceux qui avancent

avec l’âme d’un curieux insatiable, que ce

soit dans les profondeurs marines de son

enfance, sur les sentiers du Pacific Crest

Trail où à travers les défis entrepreneuriaux

qui bousculent son quotidien. Son

parcours, il le doit à la force de ses choix,

à l’audace de ses essais et à la résilience.

Il porte en lui cette philosophie forgée

au fil de ses nombreuses expériences : ne

jamais laisser la peur dicter ses décisions.

« Je préfère toujours essayer plutôt que de

regretter de ne pas l’avoir fait », confie-t-il.

Car au fond, ce qui compte, c’est se donner

les moyens d’apprendre et d’évoluer. C’est

ainsi que Sam Sales trace sa route, avec

une forte conviction chevillée au corps :

l’avenir appartient à ceux qui osent.



Can public-private collaboration steer

EU’s prosperity towards sustainability?

The EU’s Green Deal and recent tech investments are driving

climate neutrality and a circular economy, with Luxembourg

playing a key role in this sustainable transition.

ey.com/lu/

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