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GUIDE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE 2025
www.gemengen.lu
CYRILLE GERHARDT ET
AUDRIC FAFCHAMPS
AQUABION | Quand écologie rime avec innovation :
Aquabion et HVAC-Europe en tête de file
CAROLINE DROUARD
ET THOMAS BIENDEL
LSC360
Un label sur mesure pour
le Luxembourg
MARVIN RASSEL
SWIO
Un partenaire électrisant pour
le secteur communal
SAM SALES
Tracer sa propre voie sur la
route de l’héritage
FÜR IHREN
ABFALL DIE
PASSENDE
MULDE.
Agir durablement.
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+352 52 27 27-1
212, Z.A.E. Wolser B
L- 3452 Bettembourg
3
ÉDITO
C’est graphe docteur ?
PAR ADELINE JACOB
Ce monde a de la fièvre. 1,6°C de trop exactement. Le diagnostic
est sans appel : le Service Copernicus pour le changement
climatique a confirmé ce 10 janvier que 2024 avait été l’année la
plus chaude jamais enregistrée à l’échelle mondiale. Une année
à marquer d’une pierre noire ; la première à voir la température
moyenne outrepasser de 1,5°C son niveau préindustriel ; la première
à symboliquement ébranler l’Accord de Paris. La concentration
en gaz à effet de serre, elle aussi, n’a jamais été aussi élevée
que lors de l’année écoulée.
À l’heure où tous les graphiques suivent une courbe alarmante, le
Luxembourg fait-il sa part pour inverser la tendance ? Quelques
chiffres récemment publiés permettent de prendre le pouls. 98,7 MW :
c’est la capacité d’énergie solaire installée en 2024, portant le
total national à 492,7 MW. Cette augmentation permet au pays
d’atteindre un peu plus d’un tiers de l’objectif fixé par le PNEC
(1.236 MW pour 2030). Dans l’éolien, le Grand-Duché enregistre
une hausse de 2,76 MW, fixant la capacité totale à 210,7 MW (avec
en ligne de mire 453 MW pour 2030). Des données à inscrire au
chapitre des bonnes nouvelles compte tenu du potentiel limité du
pays en matière d’énergies renouvelables.
En 2024 toujours, 41 communes luxembourgeoises ont été récompensées
pour les progrès réalisés dans le cadre du Pacte Climat. 8
d’entre elles ont obtenu une certification de niveau 40%, 11 ont été
certifiées à 50%, 15 autres à 65% et 6 ont atteint le niveau « Gold »
(plus de 75%). La Ville de Luxembourg, quant à elle, a décroché
une certification thématique « Qualité de l’air ». « L’engagement du
secteur communal et les efforts continus de nombreux acteurs sur
le terrain ont permis d’obtenir des résultats motivants et contribuent
ainsi de manière significative aux objectifs nationaux »,
avait estimé le ministre de l’Environnement, du Climat et de la
Biodiversité, Serge Wilmes, lors de la remise des prix.
actifs sous gestion entre le second semestre 2022 et juin 2024,
atteignant 3.247,7 milliards d’euros. La croissance des fonds ESG
sur les marchés privés a elle aussi été remarquable, flirtant avec
un taux de croissance annuel composé de 95% entre 2019 et 2023.
D’autres chiffres, malheureusement, suggèrent que le chemin
est encore long. C’est la conclusion du Panorama 2024 du
Développement Durable en entreprise au Luxembourg. Bien sûr,
ce dernier souligne certains progrès depuis l’édition de 2022 :
les entreprises qui disposent de personnel consacré au développement
durable rattaché à un département entièrement dédié
à la RSE augmentent (+16%), tout comme celles qui déclarent
être engagées dans une démarche de certification en lien avec
le développement durable (+30%) ou celles qui mettent en place
au moins une action opérationnelle pour la préservation de l’environnement
(100% contre 85% en 2022). En deux ans, l’allocation
de budget pour le développement durable a cru de manière
significative elle aussi, et ce dans tous les secteurs de l’économie.
La version 2024 du Panorama constate néanmoins que les crises
successives des dernières années ont fait passer la durabilité
au second plan des préoccupations de certains acteurs. La RSE
demeure ainsi un concept « non prioritaire » pour 39% des sociétés
luxembourgeoises, et la proportion des entreprises envisageant de
le mettre en œuvre dans le futur est en baisse par rapport à 2022.
Piqûre de rappel : la transition est rendue inévitable non seulement
en raison des records alarmants atteints en 2024, mais aussi
des réglementations renforcées, des exigences accrues en matière
de durabilité dans les appels d’offres, des attentes des investisseurs
ou encore des nouveaux comportements des consommateurs.
Peu importe l’argument qui vous interpelle, nous espérons
que vous trouverez dans les pages qui suivent quelques sources
d’inspiration pour faire baisser la fièvre !
Par ailleurs, une nouvelle étude de la Luxembourg Sustainable
Finance Initiative (LSFI) et de PwC Luxembourg indique que
le Grand-Duché consolide sa position de leader mondial de la
finance durable. Selon le rapport, les fonds ESG domiciliés au
Luxembourg ont connu un rebond substantiel de 12,3% de leurs
4
| DOSSIER
LËTZEBUERGER GEMENGEN
Publication éditée par Living Green sàrl-s
www.gemengen.lu
Société éditrice
Living Green sàrl-s
24, rue Michel Rodange • L-4660 Differdange
Régie publicitaire
Julien Malherbe
julienm@livinggreen.lu
DÉVELOPPEMENT DURABLE
ÉLECTROMOBILITÉ
Administration
Lucia Ori
Tél. 58 45 46 29
secretariat@livinggreen.lu
Rédaction
Pierre Birck
pierreb@livinggreen.lu
Adeline Jacob
adelinej@livinggreen.lu
Barbara Pierrot
barbarap@livinggreen.lu
Julien Menegalli
SOMMAIRE
Conception et réalisation graphique
Elodie Malherbe
elodiem@livinggreen.lu
Photographie
Eric Devillet
Nader Ghavami / Photopro Luxembourg
Yves Kortum
Freepik
08
HVAC-Europe
COVERSTORY
Aquabion
Quand écologie rime avec innovation : Aquabion et
en tête de file
Impression
Imprimerie Centrale
DÉVELOPPEMENT DURABLE
14 | EY Luxembourg
Développement durable : comment devenir le maillon
d’un cercle vertueux ?
16 | LSC360
Un label sur mesure pour le Luxembourg
20 | XXA Architecture
L’évidence d’une architecture bioclimatique durable...
et plus encore
22 | E3Consult
Construction durable : déployez-vous la bonne stratégie ?
© Living Green
Tous droits de reproduction réservés pour tous pays.
Tous manuscrits, photos et documents envoyés à la
rédaction ne peuvent être exploités qu’avec l’accord
de leurs auteurs. Publiés ou non, ils ne seront pas
restitués. Les reportages signés n’engagent que
leurs auteurs.
26 | Viessmann Luxembourg
Optimiser la gestion de l’énergie dans les bâtiments
28 | ista Luxembourg
Pour une gestion plus responsable des déchets et de la
consommation énergétique
Les prix figurant dans cette revue sont indicatifs et
peuvent être sujets à des variations dont l’éditeur ne
pourrait nullement être tenu pour responsable.
5
DIGITALISATION
ACTUALITÉS COMMUNALES
30 | Ecotrel asbl
Une campagne pour recycler les petits appareils et lutter
contre le hoarding
32 | Lamesch
Containers semi-enterrés : allier esthétique, efficacité et
durabilité
ACTUALITÉS COMMUNALES
44 | Commune d’Esch-sur-Alzette
Une commune au cœur de la gouvernance durable
48 | Commune de Reckange-sur-Mess
GRIDX : le projet XXL qui place Reckange sur la carte
des destinations incontournables
ÉLECTROMOBILITÉ
52 | Commune de Frisange
Frisange voit l’avenir en vert
34 | SWIO
Un partenaire électrisant pour le secteur communal
56 | Commune de Strassen
La vie associative de Strassen prend des couleurs
36 | Losch
ID.7 Tourer Pro : un break électrique élégant
60 | Commune de Mersch
Mersch en pleine effervescence
DIGITALISATION
38 | Fujitsu Luxembourg
L’IA au service de l’UX pour un futur collaboratif
40 | Fondation pour l’Accès au Logement
La digitalisation : un levier pour améliorer les services
de la FAL
64 | Commune de Schuttrange
Une escale à Schuttrange
68 | Commune de Bissen
Bissen façonne son avenir
72 | Commune de Mertzig
2025, l’année des grands anniversaires à Mertzig
42 | PwC Luxembourg
L’hôpital se met au digital
80 Tracer
PORTRAIT
SAM SALES - Sales-Lentz
sa propre voie sur la route de l’héritage
6
INDEX
8 | CYRILLE GERHARDT
Directeur général
Aquabion S.à r.l.
8 | AUDRIC FAFCHAMPS
Directeur technique
Aquabion S.à r.l.
14 | PIERRE-JEAN FORRER
Partner et Government
and Public Sector Leader
EY Luxembourg
14 | VANESSA MÜLLER
Partner et ESG Leader
EY Luxembourg
14 | BLANCA HIDALGO
Senior Consultant ESG
Services
EY Luxembourg
14 | ANNA ILLARIONOVA
Senior Manager ESG
Services
EY Luxembourg
16 | CAROLINE DROUARD
Directrice de division
spatial planning
LSC360
16 | THOMAS BIENDEL
Directeur de service
hydrologie
LSC360
20 | PATRICIA STREBER
Architecte-urbaniste et
gérante
XXA Architecture S.à r.l.
22 | STEFAN FRIES
Directeur et fondateur
E3Consult S.à r.l.
22 | JUDITH GERADS
Directrice
E3Consult S.à r.l.
26 | GÜNTER KRINGS
Directeur
Viessmann Luxembourg
7
28 | JOACHIM COLLES
Country Manager
ista Luxembourg
28 | PAUL KUSNIERZ
Sales Manager
ista Luxembourg
28 | ADELAIDE WAMPACH
Operations Manager
ista Luxembourg
30 | ANDY MAXANT
Directeur
Ecotrel asbl
32 | HERVÉ FRÉREUX
Manager commercial
Lamesch
34 | MARVIN RASSEL
Coordinateur
SWIO
38 | JEANNE LABRETTE
UX designer, département
Experience Studio
Fujitsu Luxembourg
40 | MARINE COCHOIS
Chef de département
Fondation pour l’Accès au
Logement
40 | CYRIL PISCAGLIA
IT Manager
Fondation pour l’Accès au
Logement
42 | XAVIER LISOIR
Managing Director
PwC Luxembourg
42 | CHARLOTTE GAUTHIER
Senior Consultante
PwC Luxembourg
44 | CHRISTIAN WEIS
Bourgmestre
Commune d’Esch-sur-
Alzette
8
44 | MERIS ŠEHOVIĆ
Député-échevin
Commune d’Esch-sur-
Alzette
48 | ROLAND LAMMAR
Head of Operations
GRIDX Management S.A.
48 | CARLO MULLER
Bourgmestre
Commune de Reckangesur-Mess
52 | ROGER BEISSEL
Bourgmestre
Commune de Frisange
56 | ANNE AREND
Échevine
Commune de Strassen
60 | MICHEL MALHERBE
Bourgmestre
Commune de Mersch
64 | CLAUDE MARSON
Bourgmestre
Commune de Schuttrange
66 | DAVID VIAGGI
Bourgmestre
Commune de Bissen
72 | MIKE POIRÉ
Bourgmestre
Commune de Mertzig
80 | SAM SALES
CEO
Sales-Lentz
10
| COVERSTORY
QUAND ÉCOLOGIE
RIME AVEC INNOVATION :
AQUABION ET HVAC-EUROPE
EN TÊTE DE FILE
Alors que la transition écologique s’impose comme une priorité
mondiale, Aquabion et HVAC-Europe proposent des solutions innovantes
et durables. Spécialisées dans le traitement de l’eau et des
circuits fermés de chauffage et refroidissement, leurs technologies
permettent de réduire l’usage des produits chimiques tout
en améliorant l’efficacité des installations. Rencontre avec Cyrille
Gerhardt, directeur général.
Un outil simple contre le calcaire
Depuis 2004, Aquabion s’impose comme
une alternative ingénieuse et économique
aux adoucisseurs d’eau traditionnels.
Seul en son genre à être breveté,
ce système prolonge la durée de vie des
conduites et des appareils ménagers tout
Cyrille Gerhardt
11
en préservant les qualités naturelles de
l’eau. Son fonctionnement repose sur un
procédé électrolytique entre une anode de
zinc et un corps en laiton, un phénomène
galvanique qui transforme la calcite, responsable
des dépôts incrustants, en aragonite.
Cette transformation modifie la
structure du calcaire, le rendant amorphe
et non incrustant. En résultent des résidus
plus fins et plus faciles à enlever, ce
qui réduit ainsi les risques de dommages
aux canalisations, chauffe-eaux et autres
appareils ménagers. Ce système permet
également de préserver la qualité de l’eau
et de conserver les minéraux essentiels,
tels que le calcium et le magnésium,
tout en éliminant les inconvénients des
dépôts calcaires.
L’un de ses avantages majeurs réside
dans sa simplicité d’utilisation et son
absence de coûts additionnels. « Au
contraire des adoucisseurs traditionnels
qui nécessitent un entretien régulier
et l’achat de sel ou d’autres produits
chimiques, notre solution fonctionne
sans consommables. Une fois installé,
le dispositif n’a besoin d’aucune intervention
particulière. De plus, il peut
s’intégrer dans des constructions existantes
sans modification complexe. Il
n’est pas nécessaire de remplacer des
équipements ou d’adopter de nouveaux
processus d’entretien », explique
Cyrille Gerhardt. Dans les chauffe-eaux
et autres matériels où le calcaire forme
des couches dures et difficiles à enlever,
Aquabion va traiter ces dépôts en une
substance plus pâteuse et facile à éliminer.
« Nous avons notamment travaillé
avec la commune de Steinsel, où les
retours ont été très positifs. Les plaintes
liées au calcaire incrustant ont considérablement
diminué, voire disparu, grâce
à l’effet de sa transformation », poursuit
le directeur général.
Au-delà de ses avantages techniques,
Aquabion répond aux défis environnementaux
actuels. Fonctionnant sans
électricité, produits chimiques, sel et
rejet d’eau, le dispositif se démarque
des solutions traditionnelles souvent
gourmandes en ressources. L’appareil
est garanti cinq ans et a une durée de
vie réelle située entre sept et huit ans.
Lorsque l’anode de zinc atteint sa fin de
vie, il est entièrement recyclable, ce qui
réduit l’empreinte écologique de l’appareil.
Cet engagement pour la durabilité
se double d’un bénéfice direct pour les
consommateurs : une eau douce et non
agressive qui préserve les performances
des appareils ménagers.
Nous avons notamment
travaillé avec la commune
de Steinsel, où les retours ont
été très positifs
Solutions durables pour circuits fermés
De son côté, HVAC-Europe offre des
solutions pour lutter contre les boues
qui s’accumulent dans les circuits fermés
de chauffage et de refroidissement.
Ces dépôts, résultant principalement
de la corrosion et d’une qualité d’eau
inadaptée, sont un problème courant,
entraînant une baisse d’efficacité, des
pannes et des coûts élevés pour les utilisateurs.
Avec une approche innovante
et respectueuse de l’environnement,
HVAC-Europe change les règles du jeu.
« Nous proposons plusieurs dispositifs,
un pour nettoyer les réseaux avant toute
intervention, un autre pour les remplir
avec une eau déminéralisée et un régulateur
électrochimique qui stabilise durablement
la qualité de l’eau en agissant
sur trois paramètres clés : l’oxygène, la
conductivité et le pH », poursuit Cyrille
Gerhardt.
Audric Fafchamps, directeur technique
Le cœur de la méthodologie repose sur
quatre étapes. Tout commence par une
analyse approfondie du système et de
la qualité de l’eau. Elle permet d’évaluer
l’état général de l’installation et de
déterminer les ajustements nécessaires
pour répondre aux spécificités du circuit.
Ensuite vient la phase de filtration et de
conditionnement de l’eau. À l’aide d’une
gamme d’équipements avancés, l’eau est
filtrée afin d’éliminer les impuretés et
de prévenir les accumulations nuisibles.
La troisième étape se concentre sur la
régulation de la qualité de l’eau dans le
temps. Grâce à des outillages de pointe,
les paramètres de l’eau sont stabilisés et
son potentiel de corrosion est réduit au
minimum, notamment en raison du captage
efficace de l’oxygène. Enfin un monitoring
et une analyse en continu sont
réalisés. Pour conserver une qualité d’eau
constante, le système est muni de dispositifs
de surveillance qui permettent de
détecter rapidement tout dépassement
des critères établis.
Tout comme Aquabion, les solutions
développées s’éloignent des traitements
traditionnels à base de chimie qui
dominent encore largement le marché.
Ces derniers nécessitent des rinçages
fréquents, consomment une grande
quantité d’eau et génèrent des déchets
chimiques. HVAC-Europe propose une
alternative écologique qui répond aux
exigences strictes de la directive allemande
VDI 2035, une norme incontournable
dans le domaine. « La VDI 2035 est
une directive allemande qui a été mise en
12
place pour déterminer la qualité d’eau qui
est nécessaire pour qu’un circuit fermé
de chauffage ou de refroidissement soit
efficace et pertinent. En cas de problème
et si l’eau ne correspond pas à la qualité
émise par la VDI 2035, les fabricants
n’accordent pas leur garantie », explique
Cyrille Gerhardt.
Notre but est de démontrer
qu’il existe des techniques plus
écoresponsables et simples qui
permettent de réduire notre
empreinte écologique
Performance et écologie, sans compromis
Le marché évolue et avec lui les attentes
des clients qui recherchent désormais
des solutions écologiques, durables et
performantes. Bien que dominé par des
traitements chimiques traditionnels,
ce secteur offre des alternatives innovantes,
respectueuses de l’environnement
et réduisant considérablement les
déchets chimiques. « Chez HVAC-Europe
et Aquabion, nous répondons à cette
demande avec des procédés fiables et
adaptés aux nouvelles normes européennes.
Notre but est de démontrer
qu’il existe des techniques plus écoresponsables
et simples qui permettent
de réduire notre empreinte écologique
et, surtout, qui diminuent les résidus
chimiques qui polluent les égouts. Nos
clients, tels que Paul Wagner et Fils ou
Buffadini, nous font confiance pour
notre approche personnalisée et orientée
résultats. Nous ne nous contentons
pas de vendre des produits ; nous
nous engageons à offrir des solutions
qui fonctionnent, en prenant le temps
d’analyser chaque installation », conclut
le directeur général.
Avec une forte présence au Luxembourg,
en Belgique, en France et en Allemagne,
Aquabion et HVAC-Europe se positionnent
comme des partenaires de confiance pour
ceux qui cherchent à allier innovation,
efficacité et responsabilité.
LE CHIFFRE
5
années de garantie du dispositif
AQUABION S.à r.l.
6, rue Henri M. Schnadtl
L-2530 Luxembourg
www.aquabion-distribution.com
HVAC-Europe S.à r.l.
6, rue de l’École
L-7391 Blaschette
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DANS L’ENTRETIEN DURABLE DES
RÉSEAUX D’EAU OUVERTS & FERMÉS
(TRAITEMENT DU TARTRE, CORROSION ET BOUES)
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AQUABION
est un système breveté pour traiter
le calcaire dans votre eau sanitaire
ou de production
Pas de sel
Pas de maintenance
Pas d’alimentation électrique
Pas d’aimant
Pas de produits chimiques
Pas de rejet d’eau
HVAC EUROPE
est un système de protection contre les
boues et la corrosion dans les circuits
de chauffage et de refroidissement
Traite les causes et non les conséquences
Pas de produits chimiques
Maintenance réduite
Facile à utiliser
Conforme aux normes VDI
Favorise la sobriété énergétique de l’installation
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14
| DÉVELOPPEMENT DURABLE
DÉVELOPPEMENT DURABLE :
COMMENT DEVENIR LE MAILLON
D’UN CERCLE VERTUEUX ?
Le changement climatique nous incite à reconsidérer notre perception
des sociétés et modèles économiques traditionnels, redéfinissant
au passage la notion de progrès. Les nouvelles initiatives
et innovations doivent désormais tenir compte de leur impact
écologique et social. Un quatuor d’experts d’EY Luxembourg nous
explique comment et pourquoi acteurs publics et privés doivent
repenser leur stratégie pour faire du Luxembourg un modèle de
développement durable. Interview avec Pierre-Jean Forrer, Partner
et Government and Public Sector Leader, Vanessa Müller, Partner
et ESG Leader, Blanca Hidalgo, Senior Consultant ESG Services et
Anna Illarionova, Senior Manager ESG Services.
Qu’est-ce qui pousse les entreprises à
prendre part à la transition environnementale
? Avec quelles conséquences ?
VM : Si certains acteurs ont heureusement
pris le sujet à bras le corps par conviction,
à l’échelle européenne particulièrement,
les exigences réglementaires comptent
parmi les principales incitations, voire
obligations, à la transition. La directive sur
la publication d’informations en matière
de durabilité des entreprises (CSRD), pour
ne citer qu’elle, impose un rapport transparent
sur ce que les entreprises entreprennent
en matière de développement
durable et, par conséquent, les encourage
à intégrer des critères environnementaux
dans leur stratégie. Le comportement
des consommateurs – qui privilégient
désormais les marques éthiques et respectueuses
de l’environnement – et les
investisseurs – qui orientent davantage
leurs capitaux vers des sociétés intégrant
les critères ESG, incitent également les
entreprises à fournir un effort en ce sens.
Enfin, un changement sociétal global
redéfinit le rôle des entreprises comme
acteurs majeurs dans la lutte contre le
changement climatique.
AI : Quels que soient les facteurs qui les y
poussent, les entreprises retirent de nombreux
bénéfices en participant à la transition.
Adopter des pratiques durables leur
offre non seulement un avantage concurrentiel
et réputationnel pour les raisons
précitées, mais aussi financier puisque
l’efficacité énergétique et l’utilisation
de ressources renouvelables permettent
souvent de réduire les coûts à long terme.
Bien sûr, contribuer à une économie plus
verte implique des contraintes : les investissements
initiaux dans des technologies
durables ou des formations pour le personnel
peuvent s’avérer élevés et la mise
en conformité avec des réglementations
telles que la CSRD exige des ressources
supplémentaires pour collecter les données,
mesurer son impact environnemental
et sociétal (indispensable pour
éviter les risques d’accusation d’écoblanchiment)
et publier les informations
requises de manière rigoureuse.
Comment évaluez-vous les efforts de
transition au Grand-Duché ?
PJF : Le Luxembourg a toujours été un
acteur actif en matière de durabilité au
sens large ; en témoignent des stratégies
comme le Plan national énergie et
climat 2021-2030, le paquet économie
circulaire de 2022 ou encore les remaniements
ministériels de 2023 visant à
renforcer la collaboration intersectorielle
en matière d’énergie et de climat.
L’accord de coalition 2023-2028, avec sa
feuille de route pour accélérer la neutralité
carbone, accorde d’ailleurs une priorité
accrue à l’action en faveur du climat.
Concrètement, cela signifie l’expansion
des pratiques de construction bas carbone,
l’accélération des projets d’énergie solaire
et éolienne, et le développement de mécanismes
pour attirer les investissements
dans des secteurs verts ou décarbonés.
VM : L’avantage du Luxembourg est sa
capacité à agir rapidement ; nous remarquons
déjà les premiers fruits de ces
nouvelles mesures. De plus en plus de
partenariats public-privé se forment,
facilitant la certification des entreprises
en matière d’économie circulaire, par
exemple. Des objectifs intermédiaires
ambitieux ont été fixés afin de réduire les
émissions de gaz à effet de serre (GES), et
des campagnes se multiplient en ce sens,
encourageant ainsi les citoyens à adopter
des modes de vie plus économes.
Le Luxembourg peut-il prendre
exemple sur d’autres pays ayant mis en
œuvre des stratégies particulièrement
réussies ?
BH : Absolument, il peut s’inspirer de
nombreuses stratégies innovantes développées
avec succès à l’étranger. Le Pays
basque, par exemple, est devenu un
modèle en matière d’économie circulaire
régionale grâce à la mise en place de la
symbiose industrielle. Simple mais efficace,
son principe repose sur un partage
des flux de déchets visant à transformer
les sous-produits d’une industrie en ressources
pour une autre. Cette pratique
permet de réduire les déchets, d’optimiser
l’utilisation des ressources, de créer
de nouvelles opportunités économiques
et pourrait facilement s’exporter au
Grand-Duché. L’adoption d’une tarification
du carbone, comme l’a fait la Suède
dès 1991, est une autre piste à explorer
15
Blanca Hidalgo, Anna Illarionova, Pierre-Jean Forrer et Vanessa Müller
pour permettre aux industries luxembourgeoises,
en particulier celles de la
construction et des transports, de réduire
leurs émissions.
AI : Le modèle de ville circulaire serait
également transposable au Grand-Duché.
C’est un concept déjà adopté par plusieurs
villes européennes qui vise à passer d’un
schéma linéaire dans lequel on extrait,
fabrique et jette, à un modèle en boucle
fermée grâce à la notion de réemploi.
S’il s’applique particulièrement bien aux
chaînes de valeur clés telles que l’électronique
et les TIC, les batteries et les
véhicules, les emballages, les textiles, la
construction et l’alimentation, le concept
peut se décliner dans toutes les fonctions
d’une ville à condition d’une bonne collaboration
entre les citoyens, les entreprises
et la communauté scientifique.
Grâce à cette approche, les municipalités
cherchent à améliorer le bien-être
humain, à réduire les émissions, à renforcer
la biodiversité et à promouvoir la justice
sociale.
Les entreprises et communes luxembourgeoises
sont-elles prêtes à suivre
une voie si ambitieuse ?
PJF : Le niveau de préparation des entreprises
et des communes est très inégal
selon leur taille et les ressources
dont elles disposent. Certaines, les plus
grandes, ont déjà entamé leur transition
en calculant leurs émissions de GES ou
en adoptant des pratiques durables dans
leurs processus. D’autres, en revanche,
n’ont pas encore pleinement évalué les
transformations nécessaires. Il s’agit surtout
des PME et des petites communes
dont les équipes réduites manquent de
moyens, de connaissances ou d’expérience
pour leur emboîter le pas. Leurs
principaux défis incluent la complexité de
la comptabilisation des émissions, l’intégration
de critères de durabilité dans les
marchés publics, la mobilisation de toute
leur chaîne de valeur et l’identification
des opportunités liées à l’économie circulaire.
Un soutien structuré semble donc
essentiel pour accompagner ces acteurs
dans leur transition.
Comment, chez EY, pouvez-vous le leur
apporter ?
VM : Cela fait maintenant quelques
années qu’une équipe d’EY s’est spécialisée
dans ces problématiques. Au
Luxembourg, plus de 40 personnes s’y
consacrent au quotidien, pouvant se reposer
aussi sur l’expertise des quelque 5.000
spécialistes au sein du groupe. Elles aident
les acteurs du secteur public ou privé à
comprendre leurs obligations réglementaires
et, avec une approche personnalisée,
à les traduire en actions concrètes.
Par exemple, elles les accompagnent dans
la mise à jour de leur processus d’achat et
de leur inventaire de fournisseurs pour y
intégrer des critères relatifs à la durabilité.
Elles guident également les communes et
entreprises dans la réalisation d’inventaires
des émissions de GES ou conçoivent
des outils simples leur permettant d’enregistrer
des données sur la consommation
énergétique de leurs bâtiments pour en
faciliter le suivi et l’analyse. Enfin, cette
équipe intervient aussi dans la formation
et la sensibilisation pour faciliter la gestion
du changement et la mise en place
d’un cercle vertueux !
EY Luxembourg
35E, Avenue John F. Kennedy
L-1855 Luxembourg
www.ey.com/lu
16
| DÉVELOPPEMENT DURABLE
UN LABEL SUR
MESURE POUR
LE LUXEMBOURG
Face aux défis spécifiques du Grand-Duché, un label innovant est
en création pour encourager les projets durables et résilients.
Conçu pour répondre aux besoins locaux, SERENE est développé en
collaboration avec des experts et institutions nationales. Caroline
Drouard, directrice de division spatial planning, et Thomas Biendel,
responsable de l’innovation et directeur de service hydrologie chez
LSC360, qui prennent part à son élaboration, nous en expliquent les
objectifs et les perspectives.
Pouvez-vous nous en dire plus sur
la genèse du label SERENE et sur les
besoins locaux spécifiques que vous
avez identifiés au Luxembourg et qui
ont mené à sa création ?
CD : SERENE est un acronyme pour
Sustainable, Healthy, and Resilient Cities
and Neighbourhoods. L’idée de sa création
est née d’une réflexion collective sur les
outils existants en matière de durabilité
et de résilience au Luxembourg. Depuis
de nombreuses années, notre groupe est
profondément impliqué dans le développement
durable et la résilience sous
diverses formes : dans la programmation,
la projection, l’exécution, le suivi et l’analyse
de projets.
TB : Au fil du temps, nous avons constaté
que les outils et labels disponibles, la plupart
issus d’autres pays européens, ne
correspondaient pas complètement aux
spécificités du contexte luxembourgeois.
Ils étaient soit trop généraux, soit trop
centrés sur des critères qui ne concernaient
pas directement le Grand-Duché et
les problématiques locales qui font qu’un
projet est véritablement résilient ou non.
Nous considérons également qu’envisager
la résilience au niveau du bâtiment uniquement
est insuffisant. De très grands
enjeux, parfois bien plus impactants, se
jouent à l’échelle du quartier.
CD : En ce qui concerne les spécificités
locales, à titre d’exemple parmi d’autres,
on peut citer la gestion des terres et des
sols excavés. Les décharges du pays sont
depuis longtemps saturées et n’ont plus la
capacité d’accueillir des quantités importantes
de terres excavées. Un projet résilient
devrait donc optimiser cette gestion
en limitant l’évacuation ou en gérant les
matières sur place. C’est une problématique
locale que les labels internationaux
n’intègrent pas, car elle est moins marquée
à l’étranger. Quand on connait la saturation
des axes routiers au Luxembourg, on
comprend que le transport de matériaux
inertes a un impact qui va bien au-delà du
bilan carbone.
Qu’est-ce qui garantit la légitimité
de ce label et évite qu’il devienne un
simple outil marketing ?
TB : C’est une question essentielle et
c’est précisément pour ne pas tomber
dans le piège du greenwashing que
ce projet a vu le jour. Nous ne voulons
pas créer un label juste pour l’afficher
comme une médaille ou un argument de
vente, pour cocher une case ou booster la
valeur commerciale d’un bien.
Nous voulons que ce label soit
coconstruit avec tous les acteurs concernés
ici au Luxembourg, qu’il reflète une
véritable prise de conscience et collaboration
entre les professionnels du
secteur, les experts et, bien sûr, les autorités
publiques. C’est ce travail collectif
qui garantira sa légitimité. Si le label est
un succès, il sera possible d’envisager, à
l’avenir, une grande variété de solutions
de (co-)financement.
CD : Nous souhaitons faire reposer la légitimité
de ce label notamment sur une expertise
technique et pluridisciplinaire. Chez
LSC360, grâce à nos 300 collaborateurs spécialisés
dans des domaines comme l’environnement,
l’urbanisme, la mobilité, l’eau,
les sols, la réglementation, le bâtiment, les
infrastructures…, nous avons un éventail
de compétences très large, ce qui nous permet
d’aborder toutes les thématiques liées
à un projet de manière transversale et de
construire des équipes pluridisciplinaires
en travaillant sur chaque thématique de
manière systémique.
TB : Et ce label, il doit aussi incarner nos
valeurs. La durabilité et la résilience, ne
sont pas que des mots que nous utilisons
dans nos communications. Ce sont des
engagements que nous traduisons dans
17
Caroline Drouard et Thomas Biendel
nos actions. Nous voulons mettre en avant
des projets qui vont bien au-delà du cadre
réglementaire, qui innovent et adoptent
des pratiques exemplaires. Nous ne voulons
pas nous contenter du minimum
réglementaire pour labelliser un projet.
CD : À terme, notre objectif est clair : nous
souhaitons que ce label devienne une véritable
référence. Pour cela, il sera totalement
transparent. La grille d’évaluation et
les critères seront accessibles à tous, afin
que chacun puisse comprendre et s’approprier
l’outil. Et surtout, il devra être
public. Il sera conçu pour servir l’intérêt
collectif et non pour répondre à des enjeux
commerciaux.
Comment avez-vous structuré la collaboration
autour du label SERENE pour
assurer son efficacité et son acceptation
par tous les acteurs concernés ?
TB : Elle repose sur une organisation structurée
en trois niveaux, où chaque acteur
joue un rôle bien défini pour garantir la
pertinence et l’efficacité du projet.
Au premier niveau, on retrouve les trois
piliers principaux du projet : NeoBuild,
le LIST, et nous, LSC360. Ensemble, nous
pilotons les grandes orientations du label,
assurons la coordination entre les différentes
parties prenantes et apportons la
maîtrise technique tant sur le plan scientifique
théorique que sur le volet « terrain ».
Cette complémentarité est essentielle.
Le deuxième niveau est constitué d’un
comité consultatif qui fournira un retour
sur la pertinence du cadre proposé d’indicateurs
et des orientations stratégiques.
Ce comité sera formé dans les prochaines
semaines. Il réunira des acteurs clés du
secteur, notamment des ministères, des
communes, des syndicats ainsi que des
promoteurs privés et publics. Ce groupe
sera sollicité régulièrement pour échanger,
réagir et contribuer activement à l’élaboration
du label. Son implication est cruciale
pour intégrer les enjeux politiques et économiques,
ainsi que les priorités locales
et nationales. En travaillant ensemble, ces
acteurs apportent une diversité de points
de vue, favorisant des choix et arbitrages
qui reflètent les réalités du terrain.
Enfin, le troisième niveau comprendra un
groupe de travail sur le label, en cours de
création également. Il testera les indicateurs
développés en fonction des attentes
des acteurs publics et privés. Bien qu’il ne
participe pas à toutes les étapes du processus,
il sera tenu au courant des avancées
du projet et invité à réagir ponctuellement.
Ce niveau permet de garantir une transparence
maximale et une acceptation large du
label, en veillant à ce que tous les acteurs
concernés se sentent impliqués.
18
Quand prévoyez-vous le lancement
officiel du label ?
Calin Boje (LIST), Sylvain Kubicki (LIST), Thomas Biendel (LSC360), Facundo Bre (LIST),
Derya Yilmaz (LIST), Caroline Drouard (LSC360) et Luc Meyer (Neobuild)
Dans le projet SERENE, les équipes du LIST mettent
à disposition leur savoir-faire en matière d’évaluation
environnementale pour l’environnement bâti, ainsi que le lien
vers les initiatives européennes via leurs réseaux d’innovation,
afin de contribuer à l’évolution des pratiques de planification
urbaine au Luxembourg. Le programme Bridges du FNR
est un excellent instrument pour développer nos recherches
au service du secteur
CD : Cette organisation tripartite a un but
affiché : empêcher la création d’un label
unilatéral, imposé et isolé. Il s’agit de
co-construire un outil qui, dès sa sortie,
soit déjà accepté et adopté par l’ensemble
des parties prenantes.
Justement, comment se passe la collaboration
avec le LIST et Neobuild ?
TB : Dès le début du processus de création
du label SERENE, nous avons compris
l’importance de collaborer avec d’autres
acteurs clés du secteur pour garantir sa
pertinence et son efficacité. En tant que
société privée, nous n’avons ni la prétention,
ni la légitimité de développer un
label en notre seul nom, car il aurait eu
une faible valeur sur le marché luxembourgeois.
C’est pourquoi nous nous
sommes rapprochés du LIST, un acteur
public de recherche appliquée, qui a luimême
établi un lien avec NeoBuild, un
centre d’innovation pour le secteur de la
construction. Cette collaboration nous
a permis de mutualiser nos expertises et
nos ressources. Chacun des partenaires a
apporté une perspective complémentaire :
LSC360 avec sa connaissance approfondie
des problématiques locales et des
projets de planification, le LIST avec son
approche scientifique et ses compétences
en recherche et Neobuild avec son expertise
en innovation durable et en certification
ainsi qu’en communication.
CD : Nous sommes très reconnaissants
d’être accompagnés par ces deux organismes.
Le LIST s’affirme comme le véritable
moteur administratif et scientifique
du projet. Il possède l’expérience et la
capacité de traiter des dossiers complexes,
comme ceux requis pour le Fonds
National de la Recherche (FNR), dont les
demandes de financement exigent une
précision et un volume de données considérables.
En plus de ce support administratif,
la méthode scientifique et la masse
de matière grise dont dispose ce centre
de recherche est le noyau du développement
technique du label. Nous, LSC360,
apporterons notre expérience du terrain.
L’équilibre devra se faire entre notre
pragmatisme et l’excellence scientifique
du LIST. L’objectif est de trouver le juste
milieu pour que le label tire le meilleur
des deux mondes.
NeoBuild joue un rôle central en tant que
moteur de communication et de certification.
Il apporte ses compétences organisationnelles
et la mise en relation avec les
autres parties prenantes.
CD : Les discussions ont commencé il y a
environ deux ans. Nous avons maintenant
un plan de financement sur trois ans avec
le LIST et l’objectif est de rendre le label
pleinement opérationnel pour la fin 2027
ou début 2028. Nous avons un calendrier
précis, avec un objectif clair et nous avons
également établi une analyse des risques.
D’ici sa sortie, nous allons tester le label
sur deux sites pilotes pour en évaluer l’efficacité
et l’ajuster si nécessaire. C’est un
processus dynamique, mais le but reste de
finaliser tout cela en 2027.
TB : Pour l’instant, les sites pilotes
proposés dans notre dossier au Fonds
National de la Recherche sont de deux
types : un quartier créé ex nihilo et un
quartier existant en renouvellement et
rénovation urbains. Mais ce sont encore
des exemples ; d’autres sites pourraient
mieux correspondre à nos critères, tout
cela est donc encore à ajuster. Ce qui est
certain, c’est que nous souhaitons tester
ce label sur le terrain, ajuster les critères
en fonction des retours et ainsi offrir un
label véritablement adapté aux réalités
du Luxembourg. Par ailleurs, lorsque les
premières esquisses du label seront établies
et validées, bien avant le lancement
officiel, nous les utiliserons dans l’ensemble
de nos projets pour agir et orienter
le développement des quartiers au
Luxembourg et pour accumuler les retours
d’expériences.
LSC360 S.A.
4, rue Albert Simon
L-5315 Contern
www.lsc360.lu
LE CHIFFRE
2027
lancement du label
20
| DÉVELOPPEMENT DURABLE
L’ÉVIDENCE
D’UNE ARCHITECTURE
BIOCLIMATIQUE DURABLE...
ET PLUS ENCORE
Patricia Streber
Afin d’accueillir une population
d’enfants toujours croissante,
la commune d’Hesperange a
fait appel à XXA Architecture
pour agrandir son école / maison
relais d’Alzingen. Le cabinet
a conçu une architecture bioclimatique,
dont il est spécialiste,
et que nous a détaillée Patricia
Streber architecte, urbaniste et
fondatrice du bureau XXA.
Pouvez-vous nous présenter le cabinet
XXA Architecture ?
Le cabinet a été fondé en 2011, avec l’ambition
de proposer une expertise dans
la conception de bâtiments bioclimatiques
et durables. Nos compétences ne
s’arrêtent certes pas à ce domaine, mais
c’est clairement la philosophie et la ligne
directrice de notre bureau.
XXA Architecture a notamment remporté
le concours de la maison relais de
Mondercange, achevée l’été dernier ; un
projet d’envergure puisqu’il visait l’accueil
de 400 enfants et comprenait l’installation
d’une cuisine capable de fournir
650 plats au quotidien, ou encore un hall
sportif. Nous avons également conçu la
maison relais et l’école fondamentale
à Howald-Couvent, pour laquelle nous
avons obtenu la meilleure note au niveau
mondial dans sa catégorie de la certification
DGNB (récompensant la durabilité
d’un projet architectural).
Pouvez-vous nous parler de la mission
qui vous a été confiée par la commune
d’Hesperange pour ses infrastructures
d’Alzingen ?
Il s’agit ici d’agrandir la maison relais et
l’école communale, dont nous avions déjà
pris en charge une extension / rénovation
il y a douze ans. Comme les responsables
politiques en étaient très satisfaits, ils
nous ont confié cette nouvelle mission ;
l’objectif étant, aujourd’hui encore, de
pouvoir accueillir la demande toujours
croissante liée à l’afflux de nouveaux
résidents dans la localité d’Alzingen.
21
La circulation de l’air et sa qualité
étaient aussi à l’étude, n’est-ce pas ?
Quels étaient les défis les plus importants
à relever ?
Le terrain disponible n’est pas très
grand et, surtout, la nappe phréatique
est très proche de la surface. En creusant
un trou à environ 1 m de profondeur,
vous avez quasiment les pieds dans
l’eau. Heureusement, nous l’avions déjà
constaté en 2012 et avons pu anticiper ce
point. En revanche, cela implique d’adapter
la structure de construction, en utilisant
notamment du béton étanche et des
matériaux spécifiques.
Le challenge consistait à concevoir un
projet bioclimatique surpassant le précédent,
une exigence clairement formulée
par le bourgmestre de la commune, Marc
Lies, même si, pour notre bureau, l’engagement
dans une démarche d’architecture
toujours plus durable est une évidence.
Comment le concept de bâtiment bioclimatique
s’exprime-t-il ici ?
C’est un bâtiment un peu particulier
puisque, situé sur le flanc d’une butte, il
propose en quelque sorte deux rez-dechaussées
et un sous-sol en partie
apparent. Nous avons profité de cette
implantation particulière pour optimiser
le passage de la lumière et multiplier
les accès vers l’extérieur. Trois des
quatre niveaux du bâtiment ont donc
une sortie directe sur le terrain extérieur.
Évidemment, les salles de séjour ont été
placées côté sud pour favoriser la luminosité.
Un système de ventilation naturelle
apporte de l’air frais en été sans avoir
recours à la climatisation et, enfin, pour
minimiser les déperditions et les apports
thermiques extérieurs, nous avons opté
pour une forme de bâtiment la plus compacte
possible.
En effet, la qualité de l’air fait partie des
points sur lesquels nous avons porté toute
notre attention. C’est d’autant plus indispensable
lorsque l’on conçoit un bâtiment
qui sera occupé par des enfants en basâge.
Certaines peintures sont proscrites,
certaines colles et certains silicones aussi.
Cela influe donc sur le montage des éléments
architecturaux et nous oriente vers
des poses sèches et facilement démontables.
Ce point entre d’ailleurs en ligne de
compte pour la certification DGNB et sera
mesuré à la fin des travaux pour évaluer et
garantir la performance de l’édifice et de
son cycle de vie.
Comment avez-vous concilié l’extension
du bâtiment avec la plaine de jeux
attenante ?
Nous avons veillé à n’utiliser que la partie
la plus réduite possible de cet espace pour
l’agrandissement du bâtiment. Les éléments
végétaux, minéraux et les quelques
arbres qui ont été abattus seront réemployé
sur les toitures vertes pour favoriser la
biodiversité que nous voulons développer
sur ces structures. Les façades vertes et la
végétalisation de la cour haute complètent
ce concept favorable à la biodiversité.
Pour cela, notre objectif est de proposer
un projet avec des matériaux
biosourcés, ainsi que de favoriser les
circuits d’approvisionnement courts ;
l’idée étant d’alléger au maximum le
bilan carbone. Nous avons par exemple
utilisé du bois local, issu d’un périmètre
géographique inférieur à 150 km.
Nous avons aussi recyclé un maximum
d’éléments mobiliers comme des éviers
ou des portes qui peuvent tout à fait être
réemployés.
En outre, des citernes d’eau de pluie sont
utilisées pour les sanitaires ou l’arrosage
et des panneaux photovoltaïques
ainsi qu’une pompe à chaleur assurent
l’autonomie énergétique du bâtiment. À
l’exception du sous-sol qui est en béton
pour les raisons que j’évoquais plus haut,
tout le bâtiment est en bois. Un système
de dalles et de cloisons légères en bois,
recouvert d’un panneau en paille, assure
l’isolation et la qualité acoustique, très
importante dans les écoles.
Quand les travaux ont-ils démarré ?
Quand doivent-ils être terminés ?
Les travaux ont débuté en janvier 2025 et
devraient être terminés pour la rentrée
2027. C’est ambitieux, mais nous ferons le
maximum pour tenir ce délai.
XXA Architecture S.à r.l.
20, rue d’Itzig
L-5852 Hesperange
www.xxa.lu
22
| DÉVELOPPEMENT DURABLE
CONSTRUCTION DURABLE :
DÉPLOYEZ-VOUS LA BONNE
STRATÉGIE ?
Judith Gerads et Stefan Fries
23
Économie circulaire, neutralité carbone, taxonomie européenne,
certifications DGNB, BREEAM, WELL… les approches du développement
durable sont nombreuses dans le secteur de la construction.
Mais se valent-elles toutes ? Et par quel bout prendre la problématique
pour protéger efficacement le climat et les ressources de
notre planète ? Stefan Fries et Judith Gerads, directeurs d’E3Consult,
un bureau d’études spécialisé dans le conseil en construction
durable depuis 2011, répondent à ces questions.
Un objectif, une multitude d’approches
Protéger le climat, l’environnement et
les ressources par la construction de
bâtiments sains et accueillants est une
nécessité, mais aussi un défi. « Rien qu’au
Luxembourg, les approches discutées
et appliquées dans le secteur immobilier
sont des plus diverses. En raison de
la complexité des sujets, il est désormais
difficile, même pour les maîtres d’ouvrage
ambitieux, de décider laquelle est la
plus pertinente par rapport aux objectifs
fixés », déclare Stefan Fries.
C’est pour les guider qu’il a fondé
E3Consult en 2011. Après des études
en sciences de l’environnement et en
génie civil, il devient biologiste du bâtiment
et conseiller en énergie agréé au
Luxembourg. Auditeur pour les certifications
BREEAM et DGNB, il est aussi chargé
de cours en construction durable à l’Université
du Luxembourg, membre du pool
d’experts de la DGNB et formateur sur le
thème « bilans écologiques – neutralité
carbone ». Épaulé à la direction d’E3Consult
par Judith Gerards, conseillère en
énergie et experte certifiée en physique
hygrothermique du bâtiment, il connaît
mieux que quiconque l’évolution de la
construction durable au Grand-Duché.
Avec leur équipe pluridisciplinaire d’ingénieurs
et d’architectes, les deux directeurs
aident les maîtres d’ouvrage publics
et privés à naviguer parmi les multiples
dimensions que recouvre le terme
« durable », à identifier l’approche adéquate
pour chacun de leur projet et à en
comprendre toutes les facettes.
L’économie circulaire : en finir avec la
notion de déchet
L’économie circulaire a pour objectif la
réutilisation des matériaux dans leurs
cycles naturels ou techniques, contrairement
à l’économie linéaire où les ressources
sont extraites, transformées puis
jetées. « Dans cette approche, le réemploi
des éléments constitutifs d’un immeuble
repose sur l’absence de substances nocives
dans les matériaux de construction et
sur la possibilité de les séparer et de les
démonter, par exemple en renonçant aux
assemblages collés. Ainsi, à la fin du cycle
de vie d’un bâtiment, les déchets peuvent
être évités et les ressources préservées.
Toutefois, ce modèle économique ne s’accompagne
d’aucune exigence ou méthode
de calcul définie en ce qui concerne la
limitation des émissions de CO 2
des matériaux
de construction intégrés. Son impact
Administration de la nature et des forêts, 1 er bâtiment luxembourgeois neutre en carbone
© morph4 architecture
sur le climat ne se révèle, le cas échéant,
qu’à la fin du cycle de vie de l’édifice, en
général 50 ans plus tard », explique Stefan
Fries.
Il est désormais difficile, même
pour les maîtres d’ouvrage
ambitieux, de décider quelle
approche de la durabilité est la
plus pertinente par rapport aux
objectifs fixés
La neutralité carbone : lutter contre le
réchauffement climatique
Une construction neutre en carbone,
quant à elle, vise à minimiser les émissions
de CO 2
générées par la conception, la
construction, l’utilisation et la démolition
des bâtiments en recourant à des matériaux
respectueux de l’environnement,
des technologies efficaces sur le plan
énergétique et des pratiques de construction
durables. « Dans le meilleur des cas,
les bâtiments devraient être conçus de
manière que les producteurs d’énergie
alternative (généralement des systèmes
photovoltaïques) installés sur le toit ou
la façade couvrent l’entièreté des besoins
énergétiques nécessaires à la construction
et à l’exploitation de l’édifice. Or,
à partir d’une hauteur de trois étages, le
ratio surface de toiture disponible / surface
utile exploitée ne permet plus de couvrir
tous ces besoins, même dans le cas d’immeubles
très efficaces sur le plan énergétique.
C’est pourquoi les bâtiments à
plusieurs étages ne peuvent généralement
être exploités de matière neutre que si le
chauffage, le refroidissement et l’éclairage
reposent sur une électricité neutre en CO 2
,
via un système de pompe à chaleur par
exemple », développe Judith Gerads.
Le premier bâtiment luxembourgeois à
avoir respecté ces conditions est celui
de l’Administration de la nature et des
forêts, à Diekirch, achevé en 2013 pour le
compte de l’Administration des bâtiments
publics. Prouesse réalisée sur les conseils
d’E3Consult, la construction qui profite
de panneaux photovoltaïques en toiture
et en façade a également obtenu une certification
DGNB platine et peut toujours
24
être considérée comme un projet phare en
matière de protection climatique.
« L’évaluation de la neutralité carbone est
un critère important dans les systèmes
de certification utilisés au Luxembourg,
comme DGNB ou BREEAM. Dans ce cadre,
les émissions de CO 2
générées par la
construction et l’exploitation du bâtiment
sont comptabilisées dans le calcul du bilan
écologique. Dans la certification DGNB
(certainement l’une des plus complètes
qui soit), une feuille de route pour la protection
du climat, qui présente une stratégie
pour atteindre la neutralité carbone,
doit être établie en sus. En alternative à
ces méthodes exigeantes, certains labels
peuvent aussi attester de la neutralité en
CO 2
d’un bâtiment. La plupart d’entre eux
permettent de recourir à des mesures de
compensation, comme des programmes
de reboisement en dehors du Luxembourg,
plutôt que de réduire les émissions de CO 2
sur place. Ces mesures sont toutefois critiquées
en raison de certains effets négatifs
qu’elles peuvent engendrer et d’un
manque de crédibilité », indique le fondateur
d’E3Consult.
longtemps il sera exploité. Le confort
thermique, l’acoustique, la luminosité ou
encore la qualité de l’air sont donc autant
de caractéristiques d’un bâtiment durable.
« Ces facteurs sont d’ailleurs des critères
étudiés lors des processus de certifications
DGNB et BREEAM. Ils font aussi l’objet
de la certification WELL, depuis peu
appliquée au Luxembourg. Cette dernière,
néanmoins, ne considère les aspects écologiques
et économiques que de manière
marginale. Elle n’apporte pas de réelle
solution pour le climat. Les maîtres d’ouvrage
doivent en avoir conscience », souligne
Judith Gerads.
Depuis quelques années, la qualité de
design d’un bâtiment est récompensée par
le certificat Diamant de la DGNB.
Se concentrer sur un seul
aspect n’est pas la solution ;
il faut tous les appréhender
et trouver le bon équilibre
entre chaque approche
Selon Stefan Fries, « se concentrer sur
un seul aspect n’est pas la solution ; il
faut tous les appréhender et trouver le
bon équilibre entre chaque approche ».
Appliquée dans de nombreux pays européens,
la certification DGNB permet de
couvrir la plupart des dimensions susmentionnées
et donc d’assurer la durabilité
de son bâtiment au sens large. « Chez
E3Consult, nous plaidons pour que chaque
aspect évalué le soit sur base d’exigences
ou de normes concrètes et quantifiables.
Plus nous intervenons tôt dans un projet
(qu’il soit neuf ou en rénovation), mieux
nous pourrons accompagner les maîtres
d’œuvre dans sa conception. C’est ainsi
que nous avons mené l’un de nos derniers
projets phares, le bâtiment Helix, nouveau
siège de Post, dont nous avons étudié
la durabilité sous toutes les coutures.
Nous avons calculé son empreinte carbone,
assuré sa certification DGNB, établi
et contrôlé la politique de sécurité et de
santé sur le chantier, contrôlé la non-nocivité
des matériaux et effectué les mesures
nécessaires lors de la mise en exploitation
du bâtiment », conclut-il.
Le confort d’utilisation : un gage de
longévité
La beauté et le confort d’un immeuble
constituent également des facteurs de
durabilité. En effet, plus un édifice sera
confortable, agréable à vivre et beau, plus
La méthode E3Consult : la durabilité à
360°
Chaque approche est donc durable à sa
manière. Mais alors, laquelle privilégier ?
E3Consult S.à r.l.
2, rue Haute
L-6680 Mertert
www.e3consult.lu
La nouvelle solution
pompe à chaleur
compacte. Laisse
place à l’imagination
dans la maison.
Pour plus d’informations sur
la pompe à chaleur compacte,
rendez-vous sur
viessmann.lu/invisible
Une technique invisible avec de toutes
nouvelles options de planification.
26
| DÉVELOPPEMENT DURABLE
OPTIMISER
LA GESTION DE
L’ÉNERGIE DANS
LES BÂTIMENTS
Günter Krings
27
Le Grand-Duché de Luxembourg
a introduit une nouvelle tarification
de l’électricité. Annoncée
en octobre dernier par l’Institut
luxembourgeois de régulation
(ILR) et mise en œuvre depuis
le 1 er janvier 2025, cette grille
a été conçue pour inciter les
résidents à mieux répartir leur
consommation tout au long
de la journée et ainsi éviter
les pics. À l’heure où les coûts
et le nombre d’appareils électriques
augmentent, Günter
Krings, directeur de Viessmann
Luxembourg, présente ses
solutions de gestion intelligente
de l’énergie pour aider
les consommateurs à réaliser
des économies tout en agissant
pour l’environnement.
Vers une meilleure gestion des pics de
consommation
En réponse à la nouvelle tarification de
l’électricité, le Home Energy Management
System (HEMS) de Viessmann a pour
principal objectif d’optimiser, d’économiser
et de préserver les ressources.
« C’est un système de gestion de l’énergie
dont les algorithmes pilotent le fonctionnement
de certains consommateurs
d’électricité afin d’optimiser l’utilisation
de cette énergie dans les foyers. Il permet,
par exemple, de décaler certaines
consommations énergétiques aux heures
creuses ou de réduire la charge sur le
réseau durant les pics en puisant l’énergie
dans les batteries. Adaptable aussi
bien aux constructions neuves qu’aux
rénovations, il constitue une réponse
efficace à la montée en flèche des besoins
en énergie électrique », déclare Günter
Krings.
Notre système
permet de décaler certaines
consommations énergétiques
aux heures creuses ou de
réduire la charge sur le réseau
durant les pics en puisant
l’énergie dans les batteries
Pour preuve, HEMS est en mesure de
gérer les systèmes énergétiques d’un
bâtiment comme la pompe à chaleur, les
batteries, la ventilation ou les bornes
de recharge pour les véhicules. « Le
point fort de notre système de gestion
est le fait qu’il intègre notre nouvelle
plateforme Viessmann One Base. Ainsi,
toutes les données sont aussi mises à la
disposition de l’utilisateur via l’application
ViCare », précise le directeur.
Un confort renforcé grâce à des solutions
connectées et modulaires
De plus, grâce à des technologies avancées
comme le géorepérage (geofencing)
et le recours à des capteurs de CO 2
et
d’humidité, HEMS peut ajuster le confort
climatique pièce par pièce en fonction de
la présence et des désidératas des usagers.
« Une maison peut ainsi diminuer
automatiquement la température lorsque
ses occupants quittent les lieux. Les utilisateurs
peuvent également surveiller
et contrôler leur consommation grâce à
ViCare qui offre des graphiques détaillés
et des historiques ».
En plus de réduire les coûts énergétiques,
ces systèmes améliorent le confort
des habitants mais aussi leur sérénité.
« L’installateur ou nous-mêmes pouvons
intervenir, même de manière préventive.
Il suffit que le client final donne son
accord afin d’accéder à distance à son
installation. Cette technologie permet
d’éviter des pannes et de prévenir plutôt
que de guérir », indique Günter Krings.
Chaque module de batterie « Vitocharge »
dispose d’une capacité de 5 kWh et peut
être complété par d’autres pour répondre
à des besoins croissants. « Selon l’installation,
il est possible d’atteindre des
capacités allant jusqu’à 75 kWh, soit
l’équivalent de 15 modules. Une telle
flexibilité permet aux occupants d’adapter
leur système au fil du temps et de
maximiser leurs économies », affirme le
directeur de Viessmann Luxembourg.
Des solutions pour tout type de
bâtiment
La société d’origine allemande propose
aussi des solutions adaptées aux entreprises
ou aux plus grandes infrastructures
comme les halls industriels. « En début
d’année dernière, nous avons fusionné
avec le groupe américain Carrier Global
Corporation, spécialiste des grandes installations
de chauffage et de climatisation
et pionnier dans le domaine depuis
le début du siècle dernier. Les nouvelles
pompes à chaleur développées par ce
groupe, cascadables à des puissances
de plusieurs mégawatts, répondent aux
besoins des applications industrielles
et font aujourd’hui partie de notre catalogue
de produits ». Ce partenariat entre
le géant mondial et Viessmann permet
d’allier proximité avec les clients et
expertise technique de pointe de deux
grands groupes qui se complètent.
Offrir des solutions
énergétiques durables,
modulables, connectées
et adaptées tant aux besoins
domestiques qu’industriels
En ce début d’année, d’autres gammes
de produits sont en cours de développement,
notamment des pompes à chaleur
encore plus puissantes et des systèmes de
climatisation. « Ces avancées témoignent
de l’engagement perpétuel de notre
entreprise pour répondre aux besoins
énergétiques croissants grâce à l’innovation
continue ; le but étant de réduire
notre empreinte écologique et celle de
nos clients. Notre objectif est clair : offrir
des solutions énergétiques durables,
modulables, connectées et adaptées tant
aux besoins domestiques qu’industriels »,
conclut Günter Krings.
Viessmann Luxembourg
35, rue J-F Kennedy
L-7327 Steinsel
www.viessmann.lu
28
| DÉVELOPPEMENT DURABLE
POUR UNE GESTION
PLUS RESPONSABLE
DES DÉCHETS ET DE
LA CONSOMMATION
ÉNERGÉTIQUE
La gestion de l’énergie et des déchets au Luxembourg a récemment
subi plusieurs révolutions ; conséquences des dernières lois entrées
en vigueur en 2022 et 2024. Pour les accompagner, ista Luxembourg
propose depuis quelques années Eco-Belle : une poubelle intelligente
qui favorise un tri plus efficace et permet l’application du
principe du pollueur-payeur. Parallèlement, la loi sur le comptage
énergétique impose des outils de suivi et de mesure précis. Paul
Kusnierz, Sales Manager, Adelaide Wampach, Operations Manager,
et Joachim Colles, Country Manager, reviennent sur les solutions
déployées par ista pour mieux maîtriser la consommation d’énergie
et réduire les déchets.
L’enjeu de la gestion intelligente des
déchets
L’une des évolutions marquantes dans
la gestion des déchets au Luxembourg
n’est autre que l’introduction de poubelles
intelligentes au sein des résidences
ou des entreprises. Eco-Belle, qui
est le fruit de la collaboration entre ista
Luxembourg et la SuperDrecksKëscht®,
représente une solution fiable. « Ce
système vise à réduire les coûts liés à
l’enlèvement des déchets et incite les
consommateurs à les trier correctement
afin de mieux les utiliser en tant que
ressources par la suite. Des communes
comme Schifflange sont par exemple
pionnières en la matière », explique
Joachim Colles, Country Manager.
Le concept commence à se généraliser
depuis la première loi relative à
la gestion des déchets introduite en
mars 2012, puis modifiée en juin 2022.
L’utilisation de ces poubelles offre plusieurs
avantages : tri plus efficace et
diminution d’environ 50% des déchets
résiduels. « De plus, grâce à la collecte
de données sur la quantité de déchets
générée, les communes peuvent adapter
leur politique de gestion en fonction des
besoins spécifiques des habitants et en
adoptant le principe du pollueur-payeur.
Ainsi, chacun paie uniquement pour
la quantité qu’il a jetée, ce qui incite à
la prévention et à l’usage rationnel des
ressources naturelles pour protéger l’environnement
», estime Paul Kusnierz,
Sales Manager. De facto, ces poubelles
allègent les frais de gestion des déchets.
« Les estimations démontrent que ces
systèmes peuvent diminuer les coûts
de près de 70%, tant pour les locataires
que pour les propriétaires », poursuit
Joachim Colles.
Une meilleure gestion de l’énergie
L’intégration des technologies de comptage
intelligent va au-delà de la gestion
des déchets. Dans le cadre de la nouvelle
législation européenne et pour
répondre à la loi du 28 novembre 2024
concernant le comptage divisionnaire
et la répartition des coûts de chaleur,
de froid et d’eau chaude sanitaire qui
impose l’installation de compteurs pour
mesurer la consommation d’énergie, le
Luxembourg se tourne vers des solutions
innovantes qu’ista est en mesure
de proposer dans son catalogue. « Cette
loi oblige notamment les propriétaires
de bâtiments neufs à fournir un concept
de mesure énergétique avant d’obtenir
l’autorisation de construire. Agir
de la sorte assure un suivi précis de la
consommation d’énergie afin de réduire
l’empreinte carbone des bâtiments »,
précise Adelaide Wampach, Operations
Manager.
Les compteurs intelligents permettent
désormais de suivre la consommation
énergétique via l’application EcoTrend
développée en 2020. « Grâce à elle,
nous facilitons l’accès aux données
de consommation pour les locataires,
les syndicats de copropriété et les gestionnaires
d’immeuble. En plus de son
aspect écologique, EcoTrend contribue
à une gestion plus transparente et équitable
des ressources. À noter également
que l’ensemble des données qui circulent
respectent le Règlement général
sur la protection des données (RGPD) »,
indique Paul Kusnierz.
Réduire les coûts liés
à l’enlèvement des déchets et
inciter les consommateurs à
les trier correctement afin de
mieux les utiliser en tant que
ressources par la suite
Ces données sont fournies à l’aide
des compteurs à distance. Or, pour le
moment, seuls 55% des appareils qui
se trouvent sur le marché luxembourgeois
sont aux normes. « Ces technologies
s’appuient sur la lecture via la radio
fréquence, ce qui permet une collecte
des données plus rapide et plus fiable.
Pour les 45% restants, les techniciens
doivent encore se rendre sur place pour
effectuer les lectures. Le remplacement
de ces anciens appareils se fait progressivement
pour que, à terme, 100%
29
Joachim Colles, Paul Kusnierz et Adelaide Wampach
des produits puissent être lus à distance
», explique Joachim Colles. Ces
décomptes sont accessibles en ligne et
offrent davantage de transparence sur
les démarches administratives et notamment
comptables grâce à l’automatisation
des factures.
Sensibiliser et informer
Si ces technologies sont déjà bien
implantées dans certaines communes,
entreprises ou chez certains particuliers,
leur adoption au Grand-Duché reste
néanmoins un défi d’ordre informationnel.
« De nombreux acteurs ne sont pas
encore au courant des nouvelles lois et
des exigences qui en découlent, notamment
en ce qui concerne l’obligation de
fournir des données de consommation.
Un vrai travail de sensibilisation et de
communication est à prévoir à ce niveau
auprès de tous les acteurs », explique
Adelaide Wampach.
Cette loi oblige notamment
les propriétaires de bâtiments
neufs à fournir un concept
de mesure énergétique avant
d’obtenir l’autorisation de
construire
Présente depuis de nombreuses années,
l’entreprise fait figure de partenaire
fiable pour tout type de projets. « Nos
clients misent sur notre expertise, notre
expérience et notre présence à l’international
pour leur proposer des solutions
qui leur font faire des économies sur le
long terme », conclut Joachim Colles.
ista Luxembourg S.à r.l.
44, rue des Bruyères
L-1274 Howald
www.ista.lu
30
| DÉVELOPPEMENT DURABLE
UNE CAMPAGNE
POUR RECYCLER
LES PETITS APPAREILS
ET LUTTER CONTRE
LE HOARDING
Pour faire face aux défis posés par les appareils électriques et électroniques
obsolètes, l’asbl Ecotrel lancera prochainement une nouvelle
campagne de communication. Celle-ci mettra l’accent sur deux
enjeux majeurs : l’élimination inappropriée des petits équipements
électriques et électroniques dans la poubelle grise et le hoarding.
Andy Maxant, directeur de l’association, présente cette nouvelle
campagne et revient sur les solutions mises en œuvre pour pallier
ces phénomènes.
Vous lancerez cette année une nouvelle
campagne de communication.
Pourquoi ?
Notre objectif est de mettre en lumière
deux défis courants : d’une part, celui
des petits appareils électriques et électroniques
jetés dans la poubelle grise. Il
s’agit d’objets du quotidien, comme les
écouteurs sans fil, les câbles de recharge
ou cigarettes électroniques, etc. D’autre
part, celui du hoarding qui représente
l’accumulation des appareils électriques
et électroniques non utilisés chez soi.
Nous souhaitons sensibiliser le grand
public à la réutilisation, mais aussi au
recyclage de ces appareils. Si celui-ci est
plutôt bien informé, il est essentiel de
maintenir nos efforts de communication
en la matière, notamment via les réseaux
sociaux, les affichages publics ou encore
les actions de street marketing. Nous avons
également dédié une page web à ce sujet,
www.ressources.lu, pour guider les citoyens
vers les bonnes pratiques à adopter. En
résumé, communiquer relève des missions
fondamentales d’Ecotrel asbl, d’où le lancement
de notre nouvelle campagne.
Pourquoi est-il problématique de
retrouver des petits appareils électriques
et électroniques dans les
poubelles grises, et quelles sont
les conséquences de leur mauvaise
gestion ?
Une étude réalisée sur un échantillon de
déchets ménagers au Luxembourg a par
exemple révélé que 0,36% des déchets
présents dans les poubelles grises étaient
des déchets d’équipement électriques et
électroniques (DEEE). Cela peut sembler
peu mais, à l’échelle mondiale, les
chiffres sont alarmants puisque 14 milliards
de kilos d’équipements électriques
et électroniques sont jetés chaque année
de manière inappropriée, selon les
chiffres du Global E-Waste Monitor 2024.
Cela représente un double gâchis. D’une
part, ces déchets finissent généralement
dans les décharges ou sont incinérés, ce
qui peut entraîner la pollution des sols
et des eaux. D’autre part, ces produits
contiennent des matières premières
rares telles que le cuivre ou l’aluminium.
Ces matériaux pourraient être recyclés et
ensuite réintroduits sur le marché selon
les principes de l’économie circulaire.
L’accumulation des appareils inutilisés
porte aujourd’hui un nom : le hoarding.
Quelle est la situation de ce phénomène
au Luxembourg ?
Même s’il est petit par sa taille, le Grand-
Duché n’échappe pas au phénomène mondial
du hoarding – ou thésaurisation, une
tendance à stocker des appareils obsolètes
ou hors d’usage, souvent par attachement,
par crainte liée à la confidentialité des
données ou par espoir de les réutiliser un
jour.
Pour lutter contre le hoarding, il est nécessaire
d’informer le grand public sur ses
impacts négatifs à travers des campagnes
de communication. Nous misons également
sur des initiatives locales comme le
projet Social ReUse qui invite les citoyens
à déposer leurs appareils encore fonctionnels
dans des points dédiés dans leur
centre de ressources. Ces équipements
sont ensuite vérifiés, réparés si nécessaire
et redistribués à des prix réduits ou donnés
à ceux qui en ont besoin. En 2024, 9.872
appareils ont été collectés et, parmi eux,
8.150 ont pu être réutilisés grâce à ce projet,
soit un taux de réutilisation de 83% !
Et pour les plus frileux qui craignent pour
leurs données à caractère personnel, qu’ils
soient rassurés : la destruction des disques
durs est garantie avant que les appareils
ne soient remis en circulation. C’est le cas
par exemple avec l’asbl Digital Inclusion
qui assure la confidentialité des données
des anciens propriétaires lorsque leurs
équipements sont remis sur le marché.
Quel bilan tirez-vous de l’année 2024 ?
Nous avons fêté notre 20 e anniversaire
l’an dernier. À cette occasion, S.A.R. le
Grand-Duc et Serge Wilmes, ministre
l’Environnement, du Climat et de la
Biodiversité, ont visité le centre de
démantèlement manuel de Bettembourg.
Cet évènement est la reconnaissance
d’un travail bien fait. Sa Majesté s’est
montrée intéressée par le rôle crucial de
notre organisation qui œuvre en faveur
de l’économie circulaire au Luxembourg.
Quant aux festivités, elles ont eu lieu
au MUDAM avec la participation de
plus de 200 personnes parmi lesquelles
figuraient des confrères de la scène
internationale : les membres du WEEE
Forum et d’EUCOBAT, regroupant respectivement
les organismes de gestion
31
Andy Maxant
des déchets d’équipements électriques
et électroniques ainsi que des batteries
à l’international. La soirée a été enrichie
par une expérience visuelle immersive
axée sur les ressources précieuses que
l’on retrouve dans les gisements de ces
déchets.
Réintégrer les appareils
obsolètes ou en fin de vie
dans le circuit économique
plutôt que de les voir périr ou
inutilisés dans les ménages
À cette occasion, sur invitation d’Ecotrel
et d’Ecobatterien et pour la première
fois, une conférence commune entre ces
deux organismes s’est tenue à l’European
Convention Center ECCL.
Enfin, d’un point de vue plus personnel,
j’ai été nommé au Conseil d’administration
du WEEE Forum, ce qui représente
une reconnaissance internationale pour le
Luxembourg et marque une étape importante
pour renforcer l’engagement du
pays sur la scène internationale dans la
promotion de l’économie circulaire.
Quels sont vos prochains défis à relever
pour l’année 2025 ?
D’abord, celui de faire perdurer la sensibilisation
à la réutilisation et au recyclage
des appareils électriques et électroniques.
Ensuite, nous souhaitons étendre cet
objectif dans les établissements scolaires
à travers des ateliers de sensibilisation
dans les écoles, les collèges et les lycées.
Enfin, et pour faire suite à une demande de
l’Administration de l’environnement, nous
élargirons notre champ d’action à d’autres
types d’appareils appartenant au domaine
du génie climatique et énergétique comme
les panneaux photovoltaiques, les bornes
de recharge ou les pompes à chaleur.
Ecotrel asbl
11, Boulevard du Jazz
L-4370 Esch-Belval
www.ecotrel.lu
32
| DÉVELOPPEMENT DURABLE
CONTAINERS
SEMI-ENTERRÉS :
ALLIER ESTHÉTIQUE,
EFFICACITÉ ET
DURABILITÉ
L’économie circulaire est une
des missions principales de
notre siècle. Au-delà du recyclage,
la première problématique
qui se pose est le stockage
à la source. À l’écoute de ses
clients, PreZero Lamesch propose
une solution alliant esthétique
et stockage. Entretien
avec Hervé Fréreux, Manager
commercial.
Quelle est la problématique la plus
souvent rencontrée par vos clients ?
Les résidus issus des activités commerciales
sont toujours une source de préoccupation
pour les clients. La production peut
être importante selon l’activité et le stockage
est souvent un sujet de discussion.
Les clients qui reçoivent du public comme
les restaurants, les hôtels ou les maisons
de santé ne peuvent pas se permettre
d’avoir des détritus visibles ni des containers
qui se multiplient au fond d’une
cour. Pour ce faire, nous leur proposons
d’installer des containers semi-enterrés.
L’avantage de ces derniers est qu’ils
offrent une grande capacité de stockage
de 2 à 5 m³ grâce à leur partie enterrée
tout en proposant une finition esthétique.
Environ 60% du container est enterré donc
le gain de place est évident !
Quels sont les avantages de ce type de
produit en dehors du gain de place ?
Leur commercialisation apporte-t-elle
un bénéfice environnemental ?
L’objectif principal reste avant tout le tri
des fractions recyclables. Ces containers
sont donc dans la majorité du temps
déployés en série pour le papier, le verre
et les fractions résiduelles. Un tri à la
source assure un recyclage de qualité. Le
déploiement de ces containers permet de
constater l’optimisation des taux de recyclage.
La collecte séparative telle qu’elle
est appliquée a un rôle clé dans l’économie
circulaire.
Si nous réfléchissons au-delà du recyclage,
ces containers, par leur construction,
Hervé Fréreux
33
permettent une compaction naturelle
des déchets par gravité, ce qui permet de
contenir 20% de déchets en plus. Plus les
déchets sont stockés et compactés, plus
la fréquence des vidanges diminue. Par
conséquent, les émissions polluantes liées
aux collectes se réduisent. La majorité des
fractions étant enterrée, l’effet de cave
ralentit le processus de décomposition et
les désagréments olfactifs qui peuvent en
résulter.
L’autre point non négligeable est la sécurité
au travail. Ce type de containers favorise
les postures adaptées des utilisateurs
grâce à une ouverture à hauteur d’homme
et les déchets contenus réduisent le risque
de blessures par des objets dépassant
du container. Les vidanges étant moins
fréquentes, le risque d’accident lors des
manœuvres est diminué d’autant plus
que la sécurité du périmètre est analysée
et améliorée avant l’installation de ces
contenants.
En dehors de la clientèle privée, ces
containers présentent-ils un avantage
pour les collectivités ?
De plus en plus de communes sont intéressées
par le déploiement de ces containers
aux cœurs des villes. En effet, ils
permettent de réorganiser les quartiers
et de mettre à disposition des contenants
propres, esthétiques, résistants et rapides
d’installation. Il faut savoir que la collecte
en porte-à-porte, même si elle est
courante dans le pays, est parfois compliquée
dans certaines communes. Des rues
étroites difficiles d’accès pour les camions,
des trottoirs inexistants qui compliquent
la vie aux habitants sont autant de problématiques
qui trouvent une solution
avec ces containers semi-enterrés. Nous
avons d’ailleurs installé récemment des
containers dans la commune de Mertert
pour les fractions en verre. D’autres communes
réfléchissent aussi à cette possibilité
afin de faciliter les collectes pour leurs
habitants.
Depuis peu, nous proposons ces containers
dans une disposition communément
appelée « domino ». Habituellement commercialisés
sous forme circulaire, nous
pouvons désormais les décliner sous une
forme carrée pour un gain de place accru.
Les conteneurs individuels peuvent être
divisés en deux ou trois compartiments
différents, selon le modèle et la taille
du corps du container. Ceci permet une
meilleure gestion de l’encombrement,
par exemple, dans les points de collecte.
Ils peuvent tout à fait être installés dans
une zone où les projets architecturaux
sont exigeants ou à proximité de bâtiments
publics. En résumé, ces contenants
regroupent de nombreux avantages et
peuvent être déclinés pour différents
types de clients.
Si nous réfléchissons
au-delà du recyclage,
ces containers, par leur
construction, permettent une
compaction naturelle des
déchets par gravité, ce qui
permet de contenir 20% de
déchets en plus
Et qu’en est-il de leur installation ? Vos
clients doivent-ils prévoir des journées
d’immobilisation et de travaux paysagers
par la suite ?
Il est indéniable que ce que souhaitent
les clients est un produit fidèle à leurs
attentes avec peu de contraintes. Et là
encore nos containers semi-enterrés
cochent toutes les cases. Il est important
de s’assurer en amont que la zone définie
pour l’installation est conforme au cahier
des charges, c’est-à-dire en pleine terre.
Le client doit vérifier qu’aucun câble électrique,
qu’aucune arrivée ou évacuation
d’eau ou nappe phréatique ne passe sous
la zone choisie. Une fois ces éléments validés,
l’installation ne dure pas plus d’une
journée. Lorsque les équipes quittent
les lieux, la zone est propre et nécessite
un aménagement léger à la charge du
client (pavés, macadam, gravillons…). En
d’autres termes, les désagréments liés à
l’installation sont minimes. Il faut aussi
ajouter que l’ouverture de ces containers
peut être contrôlée par clé ce qui permet
d’éviter les dépôts sauvages de déchets.
L’innovation dans le domaine de l’économie
circulaire est constante et PreZero
Lamesch vise à préserver les ressources
et à réduire à zéro tous les déchets non
réutilisables. Notre groupe a réuni toutes
les activités et moyens nécessaires à cette
fin en créant un écosystème de premier
plan composé de véhicules de collecte
des déchets adaptés, d’installations de
tri et de traitement à la pointe de la technologie,
de solutions innovantes et de
systèmes de traitement internes à l’entreprise.
Tous ces éléments sont conçus
pour minimiser le gaspillage et maximiser
la préservation des ressources par le biais
de l’économie circulaire et de circuits de
production fermés.
LE CHIFFRE
2 À 5 M 3
La capacité de stockage
des containers semi-enterrés
PreZero Lamesch
212, Z.A.E. Wolser B
L-3452 Bettembourg
www.lamesch-prezero.lu
34
| ÉLECTROMOBILITÉ
SWIO,
UN PARTENAIRE
ÉLECTRISANT
POUR LE SECTEUR
COMMUNAL
Deuxième pays européen le mieux doté en points de recharge
publics, le Luxembourg carbure en matière d’électromobilité. Pour
accompagner la croissance du nombre de véhicules électrifiés
encore attendue, le partenaire des communes, entreprises et privés
avec ses solutions innovatives SWIO entend donner un grand
coup d’accélérateur en augmentant de manière considérable le
nombre de points de charge du réseau grand-ducal. Pour ce faire,
il avance main dans la main avec les administrations communales
désireuses de faire sauter les freins à l’adoption de véhicules plus
verts. Explications avec Marvin Rassel, coordinateur de la marque.
Les communes pour moteurs
1.000. C’est le nombre de points de
recharge publics qu’envisage d’installer
SWIO d’ici 2030. Pour ce faire, la marque
issue d’une joint-venture entre Losch
et Socom entend bien convaincre les
communes des atouts que représentent
de telles infrastructures. Parce que les
800 bornes du premier réseau de charge
du pays arrivent aujourd’hui logiquement
à saturation, le jeune installateur
veut continuer à subvenir aux besoins
croissants de la population en « carburant
» électrique. « La révision du régime
fiscal de l’avantage en nature pour les
véhicules de fonction, qui représentent
près de 50% du parc automobile luxembourgeois,
devrait encore booster les
immatriculations de nouvelles voitures
électriques. Dans un premier temps,
leurs conducteurs recourent souvent
davantage aux bornes publiques qu’à une
installation à domicile. Une bonne couverture
des quartiers résidentiels, entre
autres, encouragera donc les employés à
profiter de cet avantage et contribuera de
facto au déploiement d’une mobilité plus
verte », estime Marvin Rassel.
Pour SWIO, c’est à ce titre que les communes
ont un rôle moteur à jouer. « Les
automobilistes ne possédant pas de
garage sont nombreux, ce qui peut rendre
la recharge malaisée. À l’heure actuelle,
la mise à disposition d’une borne de
recharge publique doit être considérée
comme un service à la population.
D’ailleurs, de nombreux candidats aux
dernières élections communales avaient
fait de ce service un des arguments de
leur campagne. Par chance, c’est une
promesse tout à fait simple à réaliser »,
considère le coordinateur de SWIO.
Simplicité et rapidité
Et pour cause : les décideurs communaux
peuvent se reposer sur l’expertise
de SWIO. Qu’ils aient des attentes bien
précises ou besoin de davantage d’accompagnement,
l’installateur jouera un
véritable rôle de partenaire. « Lorsque la
volonté est présente mais que le projet
manque de précision, nous proposons à
nos interlocuteurs d’identifier les sites
potentiels à leurs yeux ou à ceux des
citoyens dont ils connaissent les habitudes
et les besoins. Nous réalisons le même
exercice de notre côté, avec notre propre
regard sur la situation. Nous superposons
ensuite les deux plans obtenus et évaluons
les différentes options à l’aune des
arguments de chacun jusqu’à établir un
plan final. De là, nous réalisons une étude
de faisabilité auprès du gestionnaire de
réseau lors de laquelle le plan passe en
quelque sorte un dernier filtre. Reste
alors le contrat pour la mise à disposition
de l’emplacement et l’exploitation de la
borne », détaille Marvin Rassel.
Quant à l’installation et à la maintenance,
elles sont prises en charge par
SWIO de A à Z. Du premier contact à la
mise en service, les derniers projets de la
marque se sont concrétisés en moins de
quatre mois. « L’installation d’une borne
n’a rien de compliqué lorsqu’on travaille
ensemble. C’est d’ailleurs la seule
manière de faire avancer l’électromobilité
», affirme-t-il. Des dizaines de communes
en sont d’ailleurs convaincues
et ont déjà leur point de charge SWIO,
comme Bertrange, Dudelange, Roeser,
Strassen ou Vianden. D’autres encore
ont entamé les premières démarches et
devraient bientôt offrir le même service
à leurs citoyens.
La mise à disposition d’une
borne de recharge publique
doit être considérée comme
un service à la population
Un service « user friendly »
Au terme du processus : une nouvelle
borne AC, généralement double, où les
automobilistes peuvent charger leur
véhicule en toute simplicité grâce à une
interface intuitive. « Techniquement, les
bornes sont des produits relativement
simples et, désormais, aboutis. Là où les
modèles que nous choisissons se distinguent,
c’est au niveau des matériaux
– nous optons pour de l’acier inoxydable,
35
Marvin Rassel
plus robuste que le plastique – et de la
convivialité de l’interface puisque nous
posons des systèmes équipés d’écrans tactiles
qui délivrent très clairement toutes
les informations nécessaires à l’usager.
Ces bornes ont un côté « user friendly »
qui fait défaut aux modèles qui ne disposent
que de simples voyants lumineux,
parfois difficiles à comprendre sans mode
d’emploi », déclare Marvin Rassel.
Pour proposer ces produits, SWIO a fait
confiance au constructeur Landis+Gyr.
« L’année passée, l’industrie de la mobilité
électrique a été secouée par la faillite
de quelques-uns de ses acteurs,
essentiellement des petites sociétés
qui avaient poussé comme des champignons
mais qui n’avaient peut-être pas
les reins assez solides financièrement.
C’est la raison pour laquelle nous avons
opté pour les produits d’un constructeur
d’envergure internationale. En misant sur
un partenaire fiable, à la situation financière
robuste, nous éliminons le risque
d’être privés de pièces de rechange d’ici
quelques années ; ce qui nous semble
d’autant plus important lorsqu’on investit
dans un réseau de recharge public »,
précise Marvin Rassel.
Une sécurité qui permet à l’installateur
de se tourner sereinement vers l’avenir.
Si ses bornes sont aujourd’hui accessibles
grâce aux cartes RFID destinées à
cet effet ou encore à des QR codes qui
permettent de régler la recharge via un
smartphone, d’autres fonctionnalités,
comme le « Plug & Charge », devraient
faire leur apparition dans le courant
de l’année. Aux bornes équipées de ce
système, plus besoin d’intermédiaire :
la machine reconnaîtra directement la
voiture qui y sera branchée ! De quoi
maintenir à la page le 2 e réseau public le
plus dense d’Europe.
SWIO
5, rue de Joncs
L-1818 Howald
www.swio.lu
LE CHIFFRE
1.000
points de recharge publics,
l’objectif de SWIO pour 2030
36
| ÉLECTROMOBILITÉ
ID.7 TOURER PRO :
UN BREAK ÉLECTRIQUE ÉLÉGANT
Volkswagen continue d’imposer
sa vision de la voiture électrique
avec la nouvelle ID.7 Tourer Pro.
Véritable bijou de technologie,
ce modèle allie confort, performance
et innovation pour
séduire les conducteurs à la
recherche de modernité et de
simplicité. Nous avons pris le
volant de ce break électrique
pour en tester les multiples
facettes.
Un design et un habitacle pensés pour
le confort
Dès l’entrée dans l’habitacle et à peine les
mains posées sur le volant, la Volkswagen
ID.7 Tourer Pro frappe par son intérieur
résolument moderne. Bien que minimaliste,
son design se marie parfaitement
avec les matériaux de qualité et la finition
soignée. L’élément marquant du
poste de conduite reste l’affichage tête
haute en réalité augmentée qui donne
un véritable sentiment de sécurité supplémentaire.
Ce système est exclusif à
ce véhicule. Il projette des informations
essentielles dans le champ de vision du
conducteur qui peut rester concentré sur
sa conduite. Ce détail améliore considérablement
la fluidité de conduite, surtout
sur l’autoroute.
Quant au système d’info-divertissement,
qui intègre un écran tactile de quinze
pouces, il se distingue par sa réactivité
et la qualité de son interface. L’assistant
vocal IDA, désormais enrichi de ChatGPT,
rend l’interaction avec le système naturelle.
Il est en effet capable de répondre
à des questions de tous types, ce qui
ajoute une touche de modernité appréciable.
Il est ainsi possible de demander
des informations sur la météo, l’actualité
ou même des suggestions de trajets sans
jamais quitter la route des yeux.
Proposée en option, l’application In-Car
« Wellness » fait également son effet. Elle
permet d’adapter l’ambiance intérieure
du véhicule en fonction de l’humeur du
conducteur grâce à des modes tels que
« Fresh Up », « Calm Down », ou « Power
Break ». Une innovation qui, couplée aux
sièges ergoActive avec massage et régulation
automatique de la température,
assure un confort comparable à celui des
véhicules premium. Et en plein hiver,
37
autonome sur une distance allant jusqu’à
50 m. Cette option s’avère très pratique
pour se garer dans des espaces étroits ou
en parallèle. Notons également le système
« Travel Assist », perfectionné pour
cette version, qui inclut le « Lane Assist »,
le régulateur de distance automatique
« ACC » et le « Emergency Assist », pour une
conduite semi-autonome sur autoroute.
quoi de mieux qu’un volant chauffant
pour un confort de conduite optimal ?
La recharge rapide au service d’une
motorisation efficace
Côté puissance, sous le capot, la
Volkswagen ID.7 Tourer ne déçoit pas. Elle
embarque une motorisation électrique de
210 kW (286 ch) qui propulse aisément ce
break. Le moteur, situé sur l’essieu arrière,
développe un couple de 545 Nm. Il offre
une conduite dynamique et agréable, que
ce soit sur autoroute ou en milieu urbain.
L’accélération est fluide et le silence de
fonctionnement, typique des véhicules
électriques, renforce le confort à bord.
Du point de vue de la recharge, la version
testée, équipée d’une batterie de 77 kWh,
offre une autonomie de 685 km selon
les prévisions de Volkswagen ; un chiffre
impressionnant pour un véhicule de
cette catégorie. Les bornes rapides pouvant
fournir jusqu’à 200 kWh assurent le
chargement du véhicule à 80% en moins
de 30 minutes. C’est un réel atout pour
les longs trajets. Autre point non négligeable
: celui de la gestion thermique
de la batterie qui est également optimisée.
Il est ainsi possible de profiter de la
recharge rapide même en hiver, grâce à
un pré-conditionnement de la batterie
avant l’arrêt à la borne.
Une conduite presque autonome grâce
aux technologies d’assistance
Le nouveau modèle de la marque allemande
se distingue également par son
arsenal de systèmes d’assistance à la
conduite. Le « Park Assist Plus », avec sa
fonction mémoire, permet au véhicule
de se stationner de manière entièrement
Une autre fonctionnalité intéressante
à mentionner est celle empêchant l’ouverture
de la portière en cas de danger
imminent, si un vélo ou un véhicule se
rapproche par l’arrière par exemple. Le
système Car2X, quant à lui, alerte le
conducteur des dangers locaux comme un
chantier ou un accident en amont. Cela
renforce la sécurité et la tranquillité d’esprit
lorsque l’on se retrouve derrière le
volant.
Un choix judicieux pour ceux
qui recherchent une voiture
électrique à la fois performante
et innovante
Modèle très abouti, l’ID 7 Tourer Pro combine
confort, performances et technologies
de pointe qui font de ce véhicule un
choix judicieux pour ceux en quête d’une
voiture électrique à la fois fiable, innovante
et spacieuse. Il méritera largement
votre attention.
Volkswagen Luxembourg
www.volkswagen.lu
38
| DIGITALISATION
L’IA AU SERVICE DE L’UX POUR
UN FUTUR COLLABORATIF
Jeanne Labrette
39
L’intelligence artificielle s’impose
comme le sujet majeur.
En 2024, elle a bouleversé de
nombreux secteurs, suscitant à
la fois fascination et questionnements.
Dans le domaine de
l’experience utilisateur (UX),
l’intelligence artificielle vient
également redéfinir les lignes.
Jeanne Labrette, UX designer
au sein du département
Experience Studio, place au
quotidien l’humain au centre
des solutions qui sont développées
chez Fujitsu Luxembourg.
L’IA redéfinit sa manière de
travailler et d’innover, tout en
gardant l’humain au cœur de
chaque projet.
L’IA et l’expérience utilisateur : un
assistant, pas un remplaçant
Nous croyons fermement que l’IA ne
remplacera jamais l’humain dans notre
domaine. Pourquoi ? Parce que l’expérience
utilisateur (UX) repose sur la
compréhension des émotions, des comportements
et des besoins des utilisateurs.
Si l’IA excelle dans l’analyse de données
massives, elle reste incapable de capturer
les nuances émotionnelles et culturelles
qui influencent les décisions humaines.
Cela ne signifie pas que l’IA n’a pas sa
place dans l’UX – bien au contraire. Nous
l’utilisons pour enrichir nos projets, mais
toujours de manière réfléchie. Prenons un
exemple concret. Lors d’un projet pour
une plateforme partenaire d’un assureur,
nous avons identifié un point de friction
majeur : les utilisateurs rencontraient
des difficultés à identifier rapidement les
informations manquantes dans les dossiers
en cours. Les échanges entre parties
prenantes réalisés par téléphone ou par
e-mail entraînaient des retards considérables.
En réponse, nous avons imaginé
une fonctionnalité basée sur l’IA capable
de générer un résumé clair des échanges
dans un chat, mettant en évidence les éléments
manquants. Résultat : un gain de
temps significatif pour tous les acteurs
impliqués.
Chaque solution intégrée est guidée par
une règle simple : l’IA doit apporter une
valeur ajoutée réelle. Nous ne cédons pas
à l’effet de mode, mais veillons à ce que
nos innovations respectent les besoins et
la confidentialité des utilisateurs et des
clients.
Transformer notre manière de travailler
grâce à l’IA
En interne, l’IA est devenue un véritable
allié. Elle simplifie de nombreuses tâches
et nous permet d’optimiser notre temps.
Voici quelques exemples concrets de son
utilisation dans notre quotidien :
– Organisation de workshops : l’IA nous
aide à structurer et planifier des ateliers
collaboratifs de manière plus efficace.
– Analyse d’interviews : elle nous permet
de traiter rapidement les données issues
des retours utilisateurs pour en tirer des
enseignements clés.
– Génération de contenu : dans la création
de contenu pour des prototypes à l’écriture
de microtextes (messages d’erreur,
descriptions d’interfaces), l’IA nous fait
gagner un temps précieux.
Ces usages ne remplacent pas nos compétences
humaines, mais nous libèrent du
temps pour nous concentrer sur des tâches
à plus forte valeur ajoutée. L’objectif ?
Améliorer la qualité de notre travail tout
en étant plus efficaces.
Notre approche de l’IA
repose sur deux principes
fondamentaux : l’éthique et
la pertinence
Faciliter la transition vers la phase de
développement
En collaboration avec notre équipe de
développeurs, nous explorons le potentiel
de l’IA pour révolutionner le passage des
prototypes à la phase de développement.
Par exemple, nous testons actuellement
différents plugins d’IA intégrés à Figma,
notre outil de conception. Ces derniers
peuvent convertir nos prototypes directement
en code HTML/CSS. Imaginez un
processus où la transition de la conception
au développement se fait presque instantanément
! Si ces essais sont concluants,
cela pourrait transformer notre approche
de livraison des projets, en rendant le
développement plus rapide, fluide et en
minimisant les risques d’erreurs.
IA et éthique
Que ce soit dans nos processus internes ou
dans les solutions que nous développons
pour nos clients, notre approche de l’IA
repose sur deux principes fondamentaux :
l’éthique et la pertinence. Chaque intégration
est mûrement réfléchie pour garantir
qu’elle répond à des besoins réels et qu’elle
respecte les exigences de confidentialité.
Nous sommes convaincus que l’IA, lorsqu’elle
est utilisée de manière responsable,
représente une opportunité exceptionnelle
de créer des expériences plus riches
et d’innover dans nos pratiques professionnelles.
Cependant, elle doit rester un
outil au service de l’humain – jamais un
substitut.
De nouvelles perspectives pour 2025
L’intelligence artificielle redéfinit les
règles du jeu. Chez nous, elle est autant
un moteur d’efficacité interne qu’un levier
pour créer des expériences utilisateurs
plus impactantes. Que ce soit au travers
de l’Expérience Studio, où nous plaçons
les besoins humains au centre de chaque
projet, ou grâce aux innovations que nous
étudions actuellement avec nos développeurs,
nous nous engageons à exploiter
tout le potentiel de l’IA de manière
éthique et réfléchie. L’avenir de l’IA est
prometteur, et nous sommes fiers de faire
partie de ceux qui façonnent cette transformation.
Fujitsu Luxembourg
89C, rue Pafebruch
L-8303 Capellen
www.fujitsu.com/lu
40
| DIGITALISATION
LA DIGITALISATION :
UN LEVIER POUR AMÉLIORER
LES SERVICES DE LA FAL
Depuis juillet 2023, la Fondation pour l’Accès au Logement (FAL) a
entrepris une refonte totale de ses processus internes et externes
grâce à la digitalisation. Ce choix stratégique a permis de fluidifier
des processus fastidieux. Marine Cochois, chef de département, et
Cyril Piscaglia, IT Manager, présentent les projets qui ont été mis en
place pour faciliter le travail des collaborateurs de la Fondation et
ainsi améliorer la qualité des services pour les bénéficiaires.
ensuite signés à distance en respectant
les normes du Règlement général
sur la protection des données (RGPD).
L’impact de la digitalisation est considérable
puisqu’elle présente un double
avantage : celui de réduire les délais et
la marge d’erreur.
Quels ont été les projets mis en place
dernièrement en matière de digitalisation
à la FAL ?
CP : Le projet le plus conséquent a été
l’implantation d’un ERP (Enterprise
resource planning) interne qui est basé
sur la plateforme Odoo. Celui-ci a été
introduit dans nos processus en juillet
2023. Nous avons commencé par une
phase d’analyse approfondie de l’existant
afin d’identifier les possibles failles
dans les procédures et le fonctionnement
ainsi que les axes d’amélioration,
pour ensuite créer un système qui corresponde
à nos aspirations.
MC : Nous avons aussi digitalisé la
plupart de nos archives pour y avoir
accès plus facilement. Le restant est
actuellement numérisé afin de totalement
supprimer les dépenses et les
contraintes liées à la gestion des documents
physiques.
Quels sont les avantages notables de
cette intégration, à la fois pour vos
bénéficiaires et vos collaborateurs ?
CP : Les demandes de logement étaient
jusqu’alors émises et gérées à l’aide
de formulaires papier et nécessitaient
inévitablement un encodage manuel
à chaque étape. Avec la mise en place
d’Odoo, les futurs bénéficiaires de nos
logements sont désormais en mesure
de soumettre leurs demandes en ligne
grâce à une plateforme facile d’utilisation
et sécurisée. Nous gagnons
énormément de temps car il n’est
plus nécessaire d’encoder les données
manuellement. Cela nous permet d’offrir
de meilleurs services et de recentrer
nos équipes sur des tâches à plus forte
valeur ajoutée et qui concernent davantage
leur cœur de métier.
Une meilleure qualité
de service et un recentrage
de nos équipes sur des tâches
à plus forte valeur ajoutée
MC : Prenons également le cas des
signatures des contrats. Avant l’intégration
de l’ERP, cette opération était
chronophage et impliquait des déplacements
entre nos différents sites
situés aux quatre coins du territoire.
Aujourd’hui, cette partie du travail
n’existe plus car dématérialisée grâce
à l’automatisation. Nos assistants
sociaux peuvent préparer les contrats
directement en ligne. Ceux-ci sont
L’impact de la digitalisation
est considérable puisqu’elle
présente un double avantage :
celui de réduire les délais et
la marge d’erreur
CP : Nos techniciens profitent des
mêmes bénéfices depuis l’introduction
des tablettes qui leur permet de mieux
gérer les incidents tout en centralisant
les informations sur une plateforme
unique. En éliminant les supports
papier, nos équipes de maintenance
sont plus efficaces, ce qui améliore les
interventions ou la disponibilité des
logements pour nos bénéficiaires en
attente. Un autre changement marquant
concerne la gestion des états des
lieux. Ces derniers aussi sont maintenant
réalisés directement en ligne et
peuvent contenir des photos pour plus
de précision. Ces évolutions digitales
nous permettent de standardiser nos
processus et d’être plus précis dans nos
activités du quotidien.
MC : Nous avons également décidé que
chacun de nos collaborateurs devait
avoir à sa disposition un ordinateur
41
Cyril Piscaglia et Marine Cochois
portable. Pourquoi ? Tout simplement
pour favoriser la flexibilité et la continuité
du travail à distance, dans nos
bureaux satellites ou ailleurs. De plus,
notre système de comptabilité a été
repensé. Les factures papier ont en effet
été remplacées par un système de validation
numérique via le logiciel BOB.
Grâce à lui, nos flux sont automatisés.
Il gère les relances et garantit la transparence
des transactions. Nos équipes
de la comptabilité gagnent ainsi en efficacité
et peuvent se concentrer davantage
sur la vérification de toutes nos
données tout en réduisant les erreurs
humaines liées à l’encodage manuel.
Quels sont vos prochains objectifs de
digitalisation ?
MC : Nous avons beaucoup évolué ces
dernières années mais nos processus de
digitalisation sont loin d’être achevés.
Dans un avenir proche, nous envisageons
de renforcer les liens entre Odoo
et BOB. Ce travail est en cours de réalisation.
Il vise à accroître la fluidité des
flux de données entre les deux systèmes
et à diminuer les erreurs humaines.
CP : L’un de nos objectifs porte également
sur la création d’un portail dédié
aux bénéficiaires et aux propriétaires.
Cet outil permettra par exemple de
télécharger des documents, de déposer
des demandes ou de signaler des incidents.
Nous nous concentrons d’abord
sur l’apprentissage de nos nouvelles
façons de travailler, puis nous nous
chargerons progressivement de créer ce
portail.
Fondation pour l’Accès au Logement
202B, rue de Hamm
L-1713 Luxembourg
www.fondation-logement.lu
42
| DIGITALISATION
L’HÔPITAL SE MET
AU DIGITAL
Robot chirurgical ou de pharmacie, outils de gestion des ressources
humaines, des rendez-vous, dossier patient électronique, capteurs
connectés, intelligence artificielle… la digitalisation a fait son chemin
en milieu hospitalier. Appliquée au volet administratif comme
à l’organisation des soins, elle promet de répondre à de multiples
enjeux et bénéficie aux patients, aux professionnels de santé et
aux établissements hospitaliers. Xavier Lisoir, Managing Director,
et Charlotte Gauthier, Senior Consultante chez PwC Luxembourg,
prennent le pouls d’un secteur en pleine transition.
Quelles sont les principales raisons
qui poussent les établissements
hospitaliers à mener des projets de
numérisation ?
XL : Les bénéfices de la digitalisation
sont nombreux. Elle permet notamment
de soulager les praticiens de certaines
tâches administratives et, ainsi,
de dégager du temps à consacrer aux
soins. C’est d’autant plus crucial pour le
Grand-Duché qui peine à attirer du personnel
alors même qu’il est confronté
à une croissance et à un vieillissement
de sa population. Le numérique doit
aussi optimiser le parcours de soin et
améliorer la prise en charge du patient.
L’application du principe du « once only »
Charlotte Gauthier et Xavier Lisoir
43
peut par exemple limiter la saisie récurrente
de données administratives du
patient, telles que le nom, le numéro de
matricule ou l’adresse postale et ainsi
faire gagner un temps précieux aux soignants.
Quant aux dossiers patients électroniques,
ils contribuent à une meilleure
circulation de l’information entre les différents
praticiens en charge d’un même
patient. Ce qu’on attend aussi de la digitalisation,
c’est qu’elle concoure à une
personnalisation des soins grâce à des
outils qui rappellent les antécédents de
l’individu, ses éventuelles allergies à certaines
molécules, etc. Tout cela participe
à la qualité du parcours médical. Notons
aussi que certaines technologies, comme
les capteurs et montres connectés, permettent
de poursuivre un suivi (tension,
sommeil, etc.) en dehors des structures
hospitalières et, dès lors, de les désengorger,
mais aussi de détecter précocement
certaines pathologies, déplaçant ainsi le
curseur de la médecine curative vers la
médecine préventive.
CG : Quant à l’IA, elle promet notamment
de soutenir les professionnels de
santé dans l’établissement des diagnostics,
l’analyse des résultats d’imagerie ou
encore la prescription de médicaments.
Elle peut aussi optimiser l’organisation
des soins en gérant les flux des patients
entrants ou l’occupation des lits. Autre
avantage loin d’être anecdotique au
Luxembourg : grâce à ses capacités de
traduction, elle rend intelligibles à chacun
les notes de tous les praticiens, quelle
que soit leur langue maternelle. Ces
écrits, l’IA peut également les structurer
pour améliorer leur lisibilité, mais aussi
extraire des informations qui méritent
d’attirer l’attention du soignant et les
stocker dans les bases de données suivant
les standards de codification requis. Bien
sûr, notons que chacun de ces bénéfices
peut concourir à la réduction des coûts,
qui peut constituer une autre motivation
importante pour les structures
hospitalières.
Comparativement au reste de l’Europe,
où en sont les hôpitaux luxembourgeois
dans leur processus de
digitalisation ?
CG : Si les réflexions en cours sont nombreuses,
nous remarquons que l’agenda
européen occupe une place centrale dans
les projets luxembourgeois. Approuvé
par le Parlement et le Conseil européens
au printemps dernier, l’European Health
Data Space (EHDS), qui doit permettre au
citoyen d’avoir un dossier patient électronique
transférable dans tous les États
membres, aura forcément un impact
important au Grand-Duché.
XL : Effectivement, à partir du moment
où l’Europe promeut l’interopérabilité
à l’échelle de l’Union, nous sommes en
raison d’attendre la pareille au niveau
national. LUXITH, sorte de bras informatique
de la Fédération des Hôpitaux
Luxembourgeois, a d’ailleurs fait de
la question un des piliers de sa vision
2030 de manière que, à cet horizon, les
hôpitaux luxembourgeois utilisent un
système mutualisé (comme c’est déjà
le cas en matière d’imagerie médicale
ou de gestion des ressources humaines
par exemple) ou, à défaut, des systèmes
capables de communiquer entre eux de
façon fluide. Il s’agit donc de mettre en
place une interopérabilité légale, opérationnelle,
technique, mais aussi sémantique.
Le second élément clé de cette
vision 2030 est l’introduction d’une plateforme
d’Health Content Management
(HCM), un outil centralisé de stockage et
de partage de la documentation médicosoignante.
Voilà les principaux projets
qui se dessinent.
Quels sont les principaux obstacles
que rencontrent les hôpitaux luxembourgeois
dans leur processus de
numérisation ?
CG : L’interopérabilité des systèmes,
justement, en est un, et ce pour toute la
chaîne de la santé. Quand bien même cet
obstacle serait surmonté, il demeurerait
le problème de la quantité et de la qualité
des données. Celles-ci sont très inégales
d’un praticien à l’autre et ne peuvent être
utilisées à leur plein potentiel si elles se
révèlent trop lacunaires. En parlant de
données, la cybersécurité constitue un
challenge elle aussi. En plus des investissements
majeurs dans l’infrastructure
et les experts techniques, le personnel
soignant et les médecins doivent également
être formés aux bonnes pratiques
en la matière et les patients doivent au
moins y être sensibilisés. Le financement
des projets de digitalisation constitue un
autre défi. Bien que certaines initiatives
ne requièrent pas forcément des budgets
colossaux, d’autres nécessitent des investissements
majeurs dont les responsables
(ou leurs successeurs) ne cueilleront
les fruits qu’à moyen ou long terme. Le
challenge est donc aussi d’appréhender
ce temps long et de dépasser le courttermisme
de certaines perspectives.
Comment pouvez-vous les aider à surmonter
ces défis ?
CG : Chez PwC, une équipe spécialement
dédiée au secteur de la santé intervient
auprès d’une multitude d’acteurs publics
et privés, aussi bien sur des initiatives
nationales que sur des projets européens.
Elle dispose ainsi d’une vue d’ensemble
– et neutre – sur le secteur, qu’elle peut
faire avancer en faisant bénéficier les uns
des expériences des autres.
XL : Cette équipe recèle d’expertises
transversales, parfois empruntées à
d’autres secteurs, qui lui permettent d’offrir
une perspective plus large et d’intervenir
sur des aspects stratégiques, mais
dispose aussi de connaissances organisationnelles
et technologiques pointues
l’autorisant à conseiller également ses
clients sur des aspects plus opérationnels.
Forts de tout cela, quel message
souhaitez-vous faire passer aux
acteurs du secteur hospitalier ?
XL : Il faut garder à l’esprit que la digitalisation
est un moyen et non un but en
soi. Il est donc important de maintenir le
lien avec les bénéfices escomptés pour
les différents acteurs. Ce n’est qu’ainsi
qu’on assurera l’adhésion des parties
prenantes, et ce sur le long terme, car si
« seul on va plus vite » c’est « ensemble
qu’on va le plus loin ».
PwC Luxembourg
2, rue Gerhard Mercator
L-1014 Luxembourg
www.pwc.lu
44
| ACTUALITÉS COMMUNALES
UNE COMMUNE AU CŒUR
DE LA GOUVERNANCE DURABLE
Christian Weis et Meris Šehović
Esch-sur-Alzette entend s’imposer
comme un modèle de
gouvernance participative et
de durabilité. Sous l’impulsion
de son bourgmestre Christian
Weis et du député-échevin
Meris Šehović, la commune
lancera prochainement un
conseil citoyen inédit qui vise
à renforcer l’implication des
habitants dans les décisions
locales. Engagée dans des initiatives
ambitieuses en matière
d’énergie verte et de logements
climatiquement neutres, la
commune entend également
améliorer la qualité de vie en
plaçant l’humain et l’environnement
au cœur de ses projets.
Explications.
Votre commune mise sur la gouvernance
inclusive, avec en ligne de mire
la création d’un conseil des citoyens.
Pouvez-vous nous en dire plus ?
CW : Le conseil des citoyens est plus
formel que les réunions classiques et
ponctuelles avec nos habitants dans
la mesure où sa composition diffère.
Celui-ci se composera en effet de 40
personnes environ, sélectionnées
selon des critères spécifiques et impartiaux
tels que la nationalité, la religion,
l’âge ou encore le sexe, et sera
ainsi représentatif de toute la population
eschoise. Les futurs membres du
conseil auront l’occasion de participer
à la prise de décisions importantes et de
discuter des questions liées à l’aménagement
urbain, à la politique locale, aux
mesures de lutte contre le changement
climatique ou à la mobilité, des sujets
qui touchent nos citoyens de près ; ce
qui renforce la démocratie et la gouvernance
participative et inclusive. Nous
serons la première commune grandducale
à proposer un tel concept.
MS : Pour créer ce conseil des citoyens,
nous travaillons en étroite collaboration
avec Democracy Next, une organisation
internationale qui vise à
déployer ce type d’initiative citoyenne
dans toutes les parties du monde. Nous
envisageons de lancer ce Biergerrot à
la fin de l’année. Des formations sont
déjà en cours depuis plusieurs mois
pour préparer nos services municipaux
à collaborer avec ce type de conseil qui
nécessite des processus spécifiques.
45
une belle avancée, mais une élection tous
les six ans est insuffisante pour garantir
une participation continue ; d’où la création
de ce conseil.
Comment fonctionne ce conseil citoyen
et qu’espérez-vous en retour ?
CW : Une fois le conseil créé, ses membres
recevront des informations et des analyses
d’experts sur les différents sujets traités
pour en comprendre les enjeux, émettre
les bonnes propositions et prendre les
meilleures décisions possibles. Les participants
ne seront pas associés au conseil
communal, mais siègeront comme tel.
Nous mettons un point d’honneur à séparer
les deux entités. Après différentes
discussions, ateliers et débats, les recommandations
du conseil nous seront transmises,
puis soumises au vote.
toutes ces certifications et sommes la
première grande ville luxembourgeoise
à recevoir le niveau argent pour le Pacte
Nature qui œuvre en faveur de la protection
de la biodiversité. Parmi les projets
les plus marquants en matière d’environnement,
citons les sept installations
de panneaux photovoltaïques sur certains
de nos bâtiments publics. Grâce à
cette initiative, nous avons pu atteindre
1.000 kWh de production. Pour l’année
prochaine, nous prévoyons d’augmenter
cette capacité à 1.580 kWh à l’aide
de divers projets, notamment en remplaçant
les systèmes existants et obsolètes
par des plus modernes. Toutes les
consommations d’énergie de nos bâtiments
publics sont aujourd’hui monitorées
pour optimiser l’usage de nos
ressources.
Pourquoi avez-vous décidé de vous
lancer dans un tel projet ?
CW : La grande majorité des Eschois sont
ravis d’habiter au sein de notre commune.
Ils aiment leur ville et en sont plutôt fiers.
En lançant un conseil citoyen, nous souhaitons
leur rendre notre confiance en
démontrant qu’ensemble nous pouvons
trouver des consensus et discuter des
projets, petits ou grands, qui façonneront
l’avenir d’Esch-sur-Alzette.
MS : Près de la moitié des résidents ne disposent
pas de la nationalité luxembourgeoise
et ne peuvent donc pas voter aux
élections nationales. D’un point de vue
plus local, pour les élections communales
par exemple, les non-Luxembourgeois
peuvent s’exprimer dans les urnes. C’est
MS : Il faut s’imaginer que des journées,
voire des soirées, seront consacrées à ces
conseils. Ce concept s’adresse avant tout
aux citoyens motivés et engagés sur le
long terme. C’est primordial pour travailler
dans la continuité. Rappelons également
qu’en contrepartie, les personnes
qui siègeront dans ce conseil seront rémunérées.
Si elles sont actives, nous étudierons
la possibilité d’aménager les horaires
pendant une journée de travail. Ce sont
des discussions et des négociations à avoir
avec toutes les parties prenantes et nous
réfléchissons à toutes les options.
CW : En créant ce conseil nous encourageons
l’implication citoyenne dans
la politique locale. Ce système et les
rouages qu’il implique renforcent notre
légitimité et l’efficacité de nos décisions
politiques grâce aux recommandations
de ses membres. Nous souhaitons véritablement
placer l’humain au centre de nos
réflexions pour améliorer la qualité de vie
de tout un chacun.
Votre commune s’est engagée dans de
nombreux projets en matière d’énergie
notamment. Quels sont les projets en
faveur de l’environnement qui ont été
mis en œuvre dernièrement ?
CW : Ces dernières années, de nombreux
efforts ont été effectués en faveur
du Pacte Climat (niveau or) et du Pacte
Nature. Nous sommes à la pointe de
Trouver des consensus
et discuter des projets, petits
ou grands, qui façonneront
l’avenir d’Esch-sur-Alzette
MS : À ce propos, nous travaillons sur un
projet qui nous est très cher. Nous souhaitons
donner une chance à chacun de
participer à la transition énergétique.
Jusqu’à maintenant, les panneaux photovoltaïques
étaient très largement installés
par les propriétaires de maison
disposant d’une toiture assez grande
pour pouvoir en profiter. Comment
l’étendre à tous ? En travaillant sur un
système qui s’adapte aux balcons des
appartements par exemple. Nous offrons
donc à chacun la possibilité d’agir pour
l’environnement tout en réalisant des
économies.
CW : De plus, en monitorant les consommations
énergétiques de nos bâtiments,
nous sommes en mesure de les améliorer
grâce à l’étude de différents concepts.
Nous souhaitons moderniser le système
de chauffage qui se trouve dans l’Hôtel
de Ville, une infrastructure magnifique
détenant une riche histoire. L’une
des pistes envisagées n’est autre que la
récupération de la chaleur du parking
souterrain qui se trouve juste en dessous
de notre administration.
46
MS : Dans le même registre, nous utilisons
la chaleur provenant de l’hôpital
Emile Mayrisch pour chauffer les rues
avoisinantes : Léier, Henri Dunant et
une partie de la Winston Churchill. Nous
visons également la construction d’écoles
et de maisons relais pour répondre à la
croissance de notre population tout en
nous basant sur les principes d’efficacité
énergétique.
de l’année 2026. Près de 45 habitations à
prix abordable seront ainsi créées.
Placer l’humain
au centre de nos réflexions
pour améliorer la qualité de vie
de tout un chacun
l’espace d’un an, nous avons réhabilité 12
unités sur 58. En raison de la croissance
de la population, nous augmentons les
effectifs de notre service pour répondre à
la forte demande ainsi qu’aux nouvelles
habitations qu’il faudra gérer dans notre
commune.
Quelle est votre politique en matière
de logements, notamment à prix abordable,
sur votre territoire et dans les
quartiers en développement ?
CW : Les futurs quartiers Route Lëns et
Nonnewisen représentent nos deux plus
grands projets d’urbanisme. Le premier
est bâti sur d’anciennes friches industrielles
inexploitées depuis plusieurs
décennies. Nous sommes fiers d’avoir
trouvé des partenaires désireux de se lancer
dans un tel projet. Nous y planifions
la construction d’environ 430 logements
modulaires dans lesquels se trouveront
des espaces partagés et des zones de
rencontre. Le premier bâtiment est en
cours d’achèvement et sera livré à la fin
MS : Ces quartiers nous permettent de
répondre au besoin en logements du
Luxembourg et de notre commune qui ne
cesse de croître. Ceux-ci seront innovants
et durables en raison de leurs caractéristiques
et de leur conception climatiquement
neutre. Nous misons sur un réseau
d’anergie pour leur fonctionnement. Ce
concept repose sur la circularité et permet
par exemple les échanges thermiques
entre les bâtiments.
CW : Enfin, nous rénovons les logements
à coût modéré existants sur notre territoire
pour améliorer leur efficacité
énergétique et donc leur durabilité. En
Administration communale
d’Esch-sur-Alzette
Place de l’Hôtel de Ville
L-4138 Esch-sur-Alzette
www.esch.lu
47
BRÈVES
MINISTÉRIELLES
PAR BARBARA PIERROT
© MSP
MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE,
DE L’ALIMENTATION ET
DE LA VITICULTURE
Le 27 janvier, le Conseil Agriculture et
Pêche de l’UE s’est réuni à Bruxelles
sous la présidence du ministre polonais
Czesław Siekierski. La ministre
luxembourgeoise Martine Hansen y
a défendu la simplification de la PAC,
la souveraineté alimentaire et la compétitivité
agricole. Elle a insisté sur la
réduction de la charge administrative
pour les agriculteurs et plaidé, avec
plusieurs États membres, pour l’abolition
des tolérances sur les résidus de
substances interdites dans l’UE. Elle a
également souligné l’importance d’une
PAC plus flexible et d’un meilleur équilibre
dans la chaîne alimentaire.
Source : SIP
MINISTÈRE DE LA CULTURE
Le ministère de la Culture lance l’édition
2025 de son appel à projets pour soutenir
les nouvelles formes de médiation
culturelle – blogs, vlogs et podcasts.
Destinée aux auteurs et critiques indépendants,
cette aide, plafonnée à 5.000
euros par projet, valorise les initiatives
innovantes qui mettent en avant la
scène culturelle luxembourgeoise. Les
candidatures sont ouvertes jusqu’au
16 mars 2025 et concernent les plateformes
en ligne dédiées à la critique,
aux rencontres artistiques ou à la
médiation culturelle. Un jury sélectionnera
les projets selon leur originalité et
leur contribution à la vie culturelle du
pays.
Source : SIP
MINISTÈRE DE L’ÉGALITÉ
DES GENRES ET DE LA DIVERSITÉ
Le 24 janvier, à l’occasion de la Journée
Internationale du Sport Féminin, les
ministres Georges Mischo et Yuriko
Backes ont inauguré l’exposition
« From Passion to Purpose : Celebrating
Women in Sports » à la Coque. À travers
portraits et témoignages, elle met
en lumière des femmes qui façonnent
le sport au Luxembourg. L’exposition,
visible jusqu’en mars, sera itinérante
pour sensibiliser à l’égalité dans le
sport. Chaque portrait est accompagné
d’un QR code donnant accès à des
vidéos inspirantes. Cette initiative vise
à encourager les jeunes générations à
s’engager et à promouvoir la place des
femmes dans tous les rôles sportifs.
Source : SIP
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION
NATIONALE, DE L’ENFANCE
ET DE LA JEUNESSE
Le ministère de l’Éducation nationale,
de l’Enfance et de la Jeunesse soutient
la publication de deux livres pédagogiques
sur l’écoconstruction, réalisés
par le LIST et édités par l’INGSCI.
Présentés le 20 janvier, ces ouvrages
sensibilisent les jeunes à l’impact environnemental
du secteur de la construction.
Destiné aux élèves du 4 e cycle,
le premier livre explore des habitats
durables. Le second, pour les lycéens,
propose des solutions pour réduire
les émissions de CO 2
. Distribués dès
février, ces livres encouragent les
jeunes à imaginer des espaces respectueux
de l’environnement et à s’engager
pour un avenir plus durable.
Source : SIP
MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT,
DU CLIMAT ET DE LA BIODIVERSITÉ
Le 10 janvier, le ministre de l’Environnement,
du Climat et de la Biodiversité,
Serge Wilmes a organisé le premier
Bësch- a Juegddësch, réunissant chasseurs,
forestiers, experts et associations
engagées. L’échange a porté sur
la résilience des forêts face au changement
climatique et l’équilibre entre
gestion forestière et cynégétique. La
conversion vers des forêts mixtes et
diversifiées a été identifiée comme
essentielle pour préserver la biodiversité
et les services écosystémiques.
Un groupe de travail sera mis en place
afin d’identifier les défis actuels et d’y
proposer des réponses concrètes. Une
première réunion est prévue au printemps
2025.
Source : SIP
MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET
DE LA SÉCURITÉ SOCIALE
Le Conseil de gouvernement a
approuvé un projet de loi interdisant
les certificats et examens de virginité,
bannissant l’hyménoplastie et supprimant
le délai de réflexion pour l’IVG.
Ces mesures visent à protéger l’intégrité
et l’autonomie des femmes en
modernisant le Code pénal et la législation
sur l’avortement. Elles s’inscrivent
dans l’engagement du gouvernement
pour une société plus égalitaire et respectueuse
des droits fondamentaux.
Ce texte marque une avancée majeure
en garantissant que ces pratiques,
jugées contraires à la dignité humaine,
n’aient plus leur place au Luxembourg.
Source : SIP
48
| ACTUALITÉS COMMUNALES
GRIDX : LE PROJET XXL
QUI PLACE RECKANGE
SUR LA CARTE DES
DESTINATIONS
INCONTOURNABLES
Ce n’est pas un musée de l’auto, ce n’est pas une galerie d’art ou un
hôtel. Ce n’est pas non plus un restaurant, un business center ou
un centre commercial. C’est tout cela à la fois. Bienvenue au GRIDX,
un centre multi-expériences d’un genre nouveau situé à Wickrange,
dans la commune de Reckange-sur-Mess. Ce projet colossal signé
Giorgetti se présente comme une destination unique dans toute
la Grande Région et promet des retombées avantageuses pour
la commune qui l’accueille. Tour d’horizon avec Roland Lammar,
Head of Operations pour GRIDX, et Carlo Muller, bourgmestre de
Reckange-sur-Mess.
Le tout-en-un à son paroxysme
En franchissant le seuil du GRIDX, le
visiteur se retrouve plongé dans un
showroom exceptionnel où se côtoient
voitures de collection, motos de luxe et
véhicules futuristes. Un peu plus loin, un
atelier mécanique et un centre de contrôle
technique lui assurent une mobilité sans
souci. Pour le plaisir de conduire, des étals
lui proposent une vaste gamme d’accessoires
pour passionnés du volant. Mais
GRIDX est plus que le paradis du mordu
d’automobile. C’est aussi un espace où le
commerce rencontre l’art. Les curieux s’y
retrouvent ainsi immergés dans 1.200 m 2
de galerie d’art numérique transformable,
au besoin, en salle événementielle immersive.
Là, tout est possible : la présentation
d’un nouveau 4x4 au sommet du mont
Everest, un lunch au milieu du court central
de Roland-Garros… l’imagination
est la seule limite à l’organisation d’un
moment inoubliable. En parlant de repas,
les gourmets peuvent se restaurer sur
place, au sein d’un food hall de 2.000 m 2
proposant une quinzaine de cuisines différentes.
Il est possible, d’ailleurs, qu’ils
y croisent un élève de l’école hôtelière de
Diekirch qui a localisé une partie de ses
activités au sein du centre. Un hôtel de
133 chambres offre au visiteur un lieu de
repos après une journée riche en découvertes.
Il héberge aussi les professionnels
qui fréquentent les salles de réunion ou
les espaces de coworking du business center
conçu pour stimuler la productivité et
l’innovation. En bref, d’un bout à l’autre
du complexe et du matin au soir, le visiteur
découvre un écosystème unique en
son genre où se brouillent les limites des
fonctions traditionnelles du bâtiment.
Un concept à exporter
Si GRIDX avait pour ambition première de
revaloriser l’artisanat, autour des 14.000 m 2
y dédiés s’articulent donc aussi une multitude
d’autres activités promettant aux
visiteurs un véritable écosystème d’expériences
variées. « Le nom GRIDX, tiré
de « grid » qui signifie « grille » en anglais,
évoque un réseau interconnecté où chaque
élément trouve sa place et contribue à
l’ensemble. C’est ainsi que nous avons
conçu ce centre d’un nouveau genre : en
tissant des liens entre des univers aussi
variés que l’artisanat, l’art digital, la gastronomie
ou la mobilité, nous allons
créer des synergies inattendues qui nous
permettront de démontrer l’étendue des
possibilités qui s’offrent au Grand-Duché
en matière d’innovation et de créativité »,
déclare Roland Lammar.
Pour proposer des services et expériences
aussi hétéroclites, le groupe Giorgetti a
certes pu compter sur son expertise, mais
il a aussi développé nombre de compétences
qui dépassent son cœur de métier
historique. « Avant GRIDX, le groupe était
actif dans la construction et la promotion.
Depuis le lancement du projet, il s’est
orienté dans l’opérationnel. Mis à part
le food court qui sera confié aux mains
49
expertes de Concept&Partners, une entreprise
du groupe active dans la restauration
depuis 2014, tous les autres espaces seront
gérés comme des startups. Hôtellerie,
art, automobile, événementiel, fitness,
business center sont autant de domaines
dans lesquels le groupe se lance. Pour ce
faire, il a créé GRIDX Management S.A.,
chargée, comme son nom l’indique, de la
gestion des opérations au sein du multicentre
», explique Roland Lammar qui a
pris la tête de cette nouvelle société.
Ainsi, le groupe devrait satisfaire un
public des plus larges. « Le projet a fortement
évolué depuis nos premières
réflexions. L’idée de départ était d’ouvrir
un Motorworld, un centre pour les
passionnés d’automobiles, nouvelles
ou anciennes. Les crises climatique et
sanitaire nous ont toutefois fait revoir
notre copie. Plutôt que de tout centrer
sur le moteur, et donc le conducteur,
nous avons imaginé un concept hybride
devant attirer l’attention de tous les passagers
qui circulent aux abords du site
– hommes, femmes ou enfants – grâce
à un savant équilibre entre commerce
et divertissement », retrace le Head of
Operations.
En tissant des liens entre
des univers aussi variés que
l’artisanat, l’art digital ou la
mobilité, nous allons créer
des synergies inattendues
En poussant les limites de la franchise
Motorworld, le groupe Giorgetti a finalement
développé un concept novateur et
unique en son genre. « Nous avons donc
déposé notre propre nom dans l’idée de
pouvoir continuer à développer la marque
GRIDX. L’ambition de la quatrième génération
Giorgetti est de voir d’autres destinations
multi-expériences émerger aux
quatre coins du monde ! », ajoute-t-il.
Un pôle d’attraction local
Le premier complexe de la marque, la
commune de Reckange-sur-Mess l’a vu
s’installer d’un bon œil. À l’origine, le site
aurait dû accueillir un centre commercial
de quelque 42.000 m 2 . Suite à l’abandon du
projet, cet immense espace est demeuré
50
Roland Lammar et Carlo Muller
vacant le temps que se développe un nouveau
concept. C’est ainsi que le groupe
Giorgetti a trouvé un écrin à la hauteur
de ses ambitions. « Par chance, l’entente
entre les concepteurs du GRIDX et la
commune a été totale dès le départ. La
confiance s’est installée dès que le conseil
communal s’est rendu au Motorworld de
Cologne pour se faire une idée du projet
qui s’installerait sur son territoire. Depuis
lors, nous nous sommes montrés ouverts à
toutes les demandes de notre partenaire,
quitte à apporter quelques ajustements
au règlement des bâtisses, par exemple.
C’est ainsi que nous avons soutenu à notre
manière un projet dont le mérite revient
bien entendu au groupe Giorgetti, mais
dont nous sommes tout de même fiers tant
il est remarquable pour une petite commune
comme la nôtre de bénéficier d’un
complexe aussi exceptionnel », indique le
bourgmestre.
En effet, les avantages à l’arrivée du complexe
sont nombreux : deux résidences
développées par Giorgetti aux abords du
GRIDX créeront 115 appartements supplémentaires
sur le territoire de la commune
et le centre d’activités lui-même
apportera un nombre important de nouveaux
emplois de tous types, ce qui devrait
permettre d’augmenter la dotation étatique
de la commune en plus d’offrir des
opportunités de logement et de carrière
à ses habitants. Ceux-ci seront aussi les
mieux placés pour profiter de toutes les
facilités offertes par le multicentre. Seule
inquiétude à ce jour : le parking. Les résidents
de Wickrange et leurs voisins de
Pontpierre craignent de voir leurs ruelles
pleines de voitures en quête d’une place
de stationnement au cas où le parking du
GRIDX afficherait complet. Des appréhensions
entendues par le collège échevinal et
auxquelles il sera prêt à trouver une solution
si nécessaire.
Il est remarquable
pour une petite commune
comme la nôtre de bénéficier
d’un complexe aussi
exceptionnel
Mais ces éventuels désagréments ne sont
pas encore à l’ordre du jour puisque la
construction du centre – un bâtiment
colossal au design moderne, rythmé par
une poutre en acier « vert » tous les 8,2 m
et coiffé de panneaux photovoltaïques –
devrait s’achever pour la fin de l’hiver.
Administration communale
de Reckange-sur-Mess
83, rue Jean-Pierre Hilger
L-4980 Reckange-sur-Mess
www.reckange.lu
51
BRÈVES
COMMUNALES DU SUD
PAR BARBARA PIERROT
ESCH-SUR-ALZETTE
Jusqu’au 15 février, la Galerie Go Art,
située au Pavillon du Centenaire,
accueille l’exposition « Voyage au cœur
du silence », un vibrant hommage à
François Schortgen, artiste eschois
(1935-2015). Le vernissage, qui s’est
déroulé le 9 janvier, a rassemblé de
nombreux amateurs d’art, séduits par
la profondeur et la poésie des œuvres
de cet incontournable créateur.
Accessible du mardi au samedi, de 14h
à 18h, cette exposition invite le public à
explorer les univers humains, éthiques
et oniriques qui caractérisent l’œuvre
de Schortgen. Une immersion dans le
silence et la sensibilité artistique à ne
pas manquer.
Source : citylife.esch.lu
DIFFERDANGE
Le 12 février à 20h, l’Aalt Stadhaus
accueillera Laura Cox, figure emblématique
du rock français. Connue pour
ses reprises de classiques comme
Sweet Home Alabama, Laura a captivé
un public mondial avec plus de
100 millions de vues et deux albums
acclamés. Elle revient avec Head Above
Water, un album personnel enregistré
aux studios ICP et masterisé par Ted
Jensen. Mélangeant riffs puissants et
influences bluegrass, elle promet une
soirée inoubliable pour les amateurs
de rock. Réservez vite pour cette expérience
musicale unique (35 euros).
Source : differdange.lu
DUDELANGE
Le 11 mars à 20h, ne manquez pas la
performance de l’icône musicale Jools
Holland au Grand Auditoire d’opderschmelz.
Pianiste virtuose et chef d’orchestre
reconnu, il est célèbre pour
son style unique, alliant jazz, blues et
boogie-woogie. Ancien membre du
groupe Squeeze et leader du Jools
Holland Big Band, il a collaboré avec
des légendes de la musique telles que
Sting, Eric Clapton et Rod Stewart. Pour
plus d’informations et pour réserver
vos billets, visitez le site officiel de l’événement
: www.opderschmelz.lu.
Source : dudelange.lu
FRISANGE
Le 5 février 2025, dans le cadre du
jumelage entre Frisange et Saint-
Julien-de-Coppel, la projection du film
« Auvergne, Terre d’Horizons » a eu
lieu au Château d’Aspelt, dans la salle
Hadespelt. Ce film captivant, qui offrait
un voyage à travers les paysages de
l’Auvergne, a été présenté en présence
de son réalisateur, Patrick Bureau.
L’événement, ouvert à tous, a permis
aux spectateurs de découvrir la beauté
et la richesse de cette région française.
Source : frisange.lu
LEUDELANGE
Le 29 janvier, une présentation de
l’avant-projet sommaire pour le réaménagement
du centre de Leudelange a
eu lieu au centre culturel et sociétaire
An Der Eech. Ce projet ambitieux, dont
l’achèvement est prévu pour mi-2029,
vise à transformer le cœur de la commune.
Les travaux comprennent
le réaménagement de la Place des
Martyrs et de la Place du Lavoir, ainsi
que la construction d’un pôle médical,
d’une pharmacie, d’une supérette, d’un
restaurant et de logements abordables.
Source : leudelange.lu
STEINFORT
La commune de Steinfort et la
Commission des affaires culturelles
et du tourisme vous invitent à l’exposition
de la Galerie CollART, mettant à
l’honneur trois artistes luxembourgeois
autodidactes. Annette Lambert crée
des peintures et collages inspirés de
la nature. Romain Schwind façonne
des sculptures en fer, bois et pierre
avec élégance. Frank Feyder, résident
de Steinfort, explore couleurs et textures
avec une approche intuitive.
L’exposition se tient du 24 au 26 janvier,
du 31 janvier au 2 février et du 7 au 9
février.
Source : steinfort.lu
52
| ACTUALITÉS COMMUNALES
FRISANGE
VOIT L’AVENIR
EN VERT
Frisange agit pour le développement durable. Entre la certification
Pacte Climat, la future mise en œuvre d’événements labellisés
Green Events et les initiatives pour préserver la biodiversité, la
commune multiplie les efforts pour réduire son empreinte environnementale.
Roger Beissel, bourgmestre, nous présente les projets à
venir pour améliorer son score au Pacte Nature et au Pacte Climat.
Il revient également sur les défis liés à la croissance de sa commune
et les solutions mises en œuvre pour conserver l’esprit de village
et renforcer le lien social dans une localité qui ne cesse de grandir.
Les « Green Events » en ligne de mire
En mars 2024, Frisange a obtenu la certification
1 au Pacte Climat avec un score de
44,3% : un total prometteur, mais encore
perfectible selon son bourgmestre Roger
Beissel. « Nous sommes déjà engagés
dans une multitude d’initiatives durables
mais nous souhaitons nous améliorer
et proposer davantage de projets en la
matière. Parmi les priorités, nous visons
l’organisation d’événements estampillés
Green Events, une initiative menée par la
SuperDrecksKëscht ».
Qu’il s’agisse de manifestations culturelles,
musicales, festives ou sportives,
celles-ci doivent répondre obligatoirement
à un certain nombre de critères
répartis en huit thématiques pour prétendre
à la certification. Si l’organisateur
parvient à mettre en œuvre toutes
les conditions obligatoires, il obtiendra
alors le logo « Green Events ». « Cela
nous permet par exemple de gagner des
points dans le cadre du Pacte Climat et de
réduire notre empreinte carbone tout en
agissant pour la vie associative, culturelle
ou sportive de notre commune », indique
le bourgmestre.
Préserver la nature
En parallèle, la commune poursuit ses
plantations d’arbres annuelles, une initiative
qui démontre son attachement
à la préservation de l’environnement.
« De plus, nous avons récemment acquis
un terrain de 4 ha à Hellange, situé
juste à côté de notre atelier communal.
Celui-ci sera destiné à plusieurs usages
puisqu’une partie sera aménagée en
prairies protégées pour sauvegarder la
biodiversité locale, tandis qu’une autre
accueillera des jardins communautaires
ouverts à nos citoyens afin qu’ils puissent
y faire pousser leurs propres fruits et
légumes », déclare Roger Beissel.
Dans le même ordre d’idée, la commune
de plus de 5.000 habitants met
un accent particulier sur la valorisation
des biotopes locaux, d’autant plus que
ces écosystèmes naturels sont essentiels
à la préservation de la faune et de
la flore. « Notre objectif est de mettre en
évidence les biotopes existants en créant
des espaces aménagés favorables à leur
développement. De plus, nous planterons
53
Roger Beissel
et ensemencerons des plantes typiques
de notre pays et de notre région. Cette
stratégie s’inscrit dans le cadre du Pacte
Nature, un programme dans lequel nous
sommes déjà engagés. Je tiens à ce titre
à remercier le SIAS, un syndicat à vocation
multiple qui nous accompagne
dans sa mise en œuvre ». La commune
de Frisange pratique déjà, par exemple,
le fauchage tardif au printemps et a mis
en place des abris à insectes sur son territoire.
« Nous planifions également la
rénovation de nos aires de jeux pour les
enfants en y intégrant des arbres et des
haies. L’objectif est triple car la plantation
de végétaux apporte de l’ombre naturelle
lors des fortes chaleurs en été, embellit
les lieux et offre un aspect plus accueillant
pour les enfants et les adultes qui les
accompagnent », estime le bourgmestre.
Pour ramener davantage de nature dans
la ville et lutter contre le déclin des
insectes, les élus valorisent également
leurs espaces verts. « Un premier projet
a été réalisé au carrefour de Frisange, où
notre équipe de jardiniers a créé, grâce à
des vivaces et des semences de fleurs indigènes,
une source de nectar et de pollen
pour nos pollinisateurs. Les espèces
sélectionnées sont particulièrement
adaptées car elles offrent une longue
période de floraison et prospèrent bien
dans des zones ensoleillées et sèches »,
explique-t-il. D’autres espaces similaires
seront aménagés dans plusieurs endroits
de la commune dans les années à venir
afin de continuer à soutenir la biodiversité
locale.
Réduire notre empreinte
carbone tout en agissant pour
la vie associative, culturelle ou
sportive de notre commune
Des infrastructures publiques modernes
et durables
Outre ces projets, la commune de
Frisange a fait le choix de moderniser
ses infrastructures publiques en misant,
quand elle le peut, sur les dernières
solutions durables et écologiques. C’est
le cas, par exemple, pour la nouvelle
maison communale qui intègre les principes
d’économie circulaire et exploite
la géothermie. « Quant à notre nouveau
château d’eau, en planification, il sera
conçu pour être autonome en énergie. En
effet, celui-ci n’aura pas besoin d’électricité
pour pomper car il fonctionnera
grâce à l’énergie hydraulique ». Ainsi, en
cas de panne sur le réseau, les habitants
ne seront jamais dépourvus d’eau.
Par ailleurs, le collège des bourgmestre
et échevins a lancé une étude approfondie
pour identifier les toitures des
bâtiments publics adaptées à l’installation
de panneaux photovoltaïques.
« Malheureusement, certaines structures
ne sont pas encore optimales pour
ces installations, soit en raison de leur
exposition, soit par manque de stabilité
et de solidité », regrette Roger Beissel.
Pas question pour autant d’abandonner
l’idée puisque le bourgmestre envisage
d’utiliser la toiture d’un hangar agricole
à Hellange pour produire de l’électricité
renouvelable.
« Nous avons également investi 2,5 millions
d’euros dans un système innovant
de gestion des eaux pluviales. Ce projet
prévoit la construction d’une canalisation
capable d’éloigner les eaux des
zones habitées afin de réduire les risques
54
d’inondations récurrents lorsque des
pluies intenses s’abattent sur notre territoire
», indique-t-il. Ce chantier, réalisé
en coopération avec l’Administration
de la gestion de l’eau, vise notamment
à récupérer l’eau pluviale de la rue de
Mondorf à Frisange pour la déverser plus
loin, en dehors des zones d’habitation.
Une gestion optimisée pour une commune
en pleine croissance
Avec une population croissante et une
équipe de plus de 60 salariés, Frisange
a changé d’envergure depuis quelques
années. Cette nouvelle dimension fait que
le petit village d’autrefois est aujourd’hui
confronté à de nouveaux défis organisationnels.
« Nous travaillons actuellement
sur une réorganisation administrative
profonde. Par le passé, nous étions une
petite commune qui fonctionnait de
manière informelle. Aujourd’hui, nous
devons établir des procédures claires
et un organigramme solide pour mieux
gérer nos activités. Notre nouvelle maison
communale nous offre tous les outils
nécessaires pour y parvenir », explique
Roger Beissel.
Nous devons établir
des procédures claires et
un organigramme solide pour
mieux gérer nos activités
Cette transformation inclut une révision
complète des contrats collectifs pour
s’adapter aux postes et aux responsabilités
d’une commune de plus grande envergure
tout en préservant l’esprit de village
qui caractérise Frisange.
mois de février », espère le bourgmestre.
Ce lieu vise à dynamiser la vie locale et à
attirer un public qui va bien au-delà des
frontières de la commune, notamment
grâce aux deux gîtes situés sur le site qui
viennent renforcer l’offre touristique de
Frisange.
Des futurs projets en tête
L’inauguration du château d’Aspelt a eu
lieu le 6 décembre dernier. « Nous l’avons
rénové pour le transformer en un espace
culturel multifonctionnel. Nous terminons
actuellement les dernières finitions
afin d’accueillir des spectacles, des
concerts, des projections cinématographiques
ou tout autre événement dès ce
Si Roger Beissel entend finaliser les chantiers
en cours, il envisage prochainement
de créer un nouveau terrain de football
à Aspelt. « Nous devons encore acquérir
quelques parcelles pour définitivement
lancer le projet. Enfin, nous disposons
d’un hall polyvalent quelque peu vétuste
à Hellange. Celui-ci sera démoli et refait
à neuf », conclut-il.
Administration communale
de Frisange
10, Munnerëferstrooss
L-5750 Frisange
www.frisange.lu
55
BRÈVES
ÉCONOMIQUES
PAR BARBARA PIERROT
© MFIN
UN TOURISME DURABLE POUR LE
LUXEMBOURG
Le ministre de l’Économie, des PME,
de l’Énergie et du Tourisme Lex Delles
a présenté un concept innovant visant
à faire du Luxembourg une destination
durable et authentique. Ce projet
repose sur quatre piliers : écologique,
social, culturel et économique, avec des
actions concrètes comme l’intégration
de critères environnementaux dans les
subventions touristiques et le renforcement
de l’EcoLabel Luxembourg. Inscrit
dans la stratégie touristique nationale
et aligné sur les Objectifs de développement
durable (ODD) de l’ONU, ce
concept ambitionne de préserver le
patrimoine naturel et culturel tout en
soutenant l’économie locale. Il reflète
l’engagement du pays en faveur d’un
tourisme de qualité, respectueux de
l’environnement et inclusif.
Source : SIP
BAISSE DE LA CONSOMMATION DE
GAZ NATUREL AU LUXEMBOURG
En décembre 2024, la consommation
de gaz naturel au Luxembourg a diminué
de 15% par rapport à la moyenne
de 2017-2022, atteignant ainsi l’objectif
fixé par l’UE. Cette réduction s’inscrit
dans les efforts européens pour limiter
la dépendance énergétique et renforcer
la transition vers des sources durables.
La plateforme www.energieauer.lu,
développée par le ministère de l’Économie
et Klima-Agence, offre un suivi
détaillé des tendances énergétiques
nationales. L’UE recommande de maintenir
cette baisse jusqu’en mars 2025,
poursuivant ainsi l’engagement en
faveur d’une consommation plus responsable
et d’une meilleure efficacité
énergétique.
Source : SIP
GILLES ROTH PARTICIPE
AUX RÉUNIONS DE L’EUROGROUPE
ET DE L’ECOFIN À BRUXELLES
Du 20 au 21 janvier, le ministre des
Finances, Gilles Roth, a pris part aux
réunions de l’Eurogroupe et du Conseil
des Affaires économiques et financières
(Ecofin) à Bruxelles. Les discussions
ont porté sur les priorités pour la
zone euro, l’innovation technologique
dans les transactions financières et
les enjeux énergétiques. Le ministre a
également échangé sur la compétitivité
mondiale des entreprises et a participé
à des discussions sur la situation économique
de l’Ukraine.
Source : SIP
S&P GLOBAL RATINGS MAINTIENT
LA NOTATION « AAA »
DU LUXEMBOURG
Le 24 janvier, S&P Global Ratings
a confirmé la notation « AAA » du
Luxembourg avec des perspectives
stables. Cette évaluation reflète la solidité
des fondamentaux économiques
du pays, notamment un secteur financier
robuste et un cadre institutionnel
transparent. L’agence prévoit une
croissance moyenne du PIB de 2,2%
entre 2025 et 2028, soutenue par l’assouplissement
de la politique monétaire
et la reprise économique dans la
zone euro. Elle met également en avant
l’attractivité du Luxembourg pour les
investisseurs, grâce à sa stabilité politique
et la prévisibilité de ses politiques
économiques.
Source : SIP
UNE ADMINISTRATION FISCALE
PLUS ACCESSIBLE ET DIGITALE
Le 16 janvier, le ministère des Finances
a présenté les mesures de simplification
et de digitalisation de l’Administration
des contributions directes. L’objectif
est de faciliter les démarches fiscales
des citoyens grâce à un contact center
performant, une déclaration d’impôt
préremplie et un assistant électronique
amélioré sur MyGuichet.lu. Une nouvelle
calculatrice fiscale permet déjà
aux contribuables de comparer leur
situation entre 2024 et 2025. Avec un
déploiement progressif jusqu’en 2028,
ces initiatives visent à alléger la charge
administrative et à moderniser le fonctionnement
interne de l’administration
fiscale pour un service plus efficace et
accessible.
Source : SIP
RENFORCEMENT DES LIENS
ÉCONOMIQUES ENTRE
LE LUXEMBOURG ET LA CHINE
Du 4 au 14 janvier, le ministre des
Finances, Gilles Roth, a effectué une
mission financière en Chine pour renforcer
les relations économiques bilatérales.
Il a rencontré des responsables
chinois à Pékin, Shanghai, Hangzhou
et Hong Kong, notamment son homologue
Lan Fo’an et le gouverneur de
la Banque populaire de Chine, Pan
Gongsheng. Il a souligné les atouts du
Luxembourg, tels que sa stabilité politique
et sa réactivité législative, et a mis
en avant la Chine comme un marché
clé pour l’avenir. La mission a renforcé
les opportunités d’investissements et la
coopération bilatérale.
Source : SIP
56
| ACTUALITÉS COMMUNALES
LA VIE ASSOCIATIVE
DE STRASSEN
PREND DES COULEURS
Anne Arend
57
Commune attractive et cosmopolite,
Strassen profite
d’une vie associative riche et
dynamique. Afin d’encourager
encore l’entraide et le développement
durable de ses structures
locales, la commune a
conçu une plateforme dédiée
au bénévolat et une charte de
durabilité. Son échevine, Anne
Arend, nous présente ces deux
projets.
En quoi vos fonctions politiques
vous ont-elles amenée à côtoyer les
associations ?
En tant qu’échevine de Strassen, je suis
chargée de faire le lien entre la commune,
les clubs et les associations. Mais au-delà
de cette responsabilité officielle, je me
dois de préciser que c’est une mission qui
me tient personnellement à cœur. Je suis
moi-même membre de nombreuses associations
locales, et si ce n’est pas moi, c’est
mon mari ou ma fille. C’est donc presque
une affaire de famille ! Nous sommes très
engagés localement et, lorsque j’ai commencé
mon mandat, je tenais vraiment à
améliorer encore cette vie associative que
j’aime tant.
Comment cette charte de développement
durable des associations est-elle
née ?
Le point de départ consiste en plusieurs
observations répétées. Nous allions à des
événements organisés par nos clubs et nos
associations, parfois au sein même de nos
locaux, et nous constations que certaines
habitudes ou fonctionnements pouvaient
être améliorés dans le sens de la durabilité.
Nous disposons en outre d’une commission
de l’environnement très active, qui
s’est mise à la recherche de tous les points
sur lesquels nous pouvions mieux faire.
Sur base de modèles établis par d’autres
communes, nous avons retravaillé et
adapté un texte pour qu’il corresponde
parfaitement à notre propre fonctionnement.
Autrement dit, nous avons fait en
sorte que le texte en question rassemble
nos spécificités : la typologie des clubs et
associations de Strassen, les langues parlées
au sein de ces structures, leur fonctionnement
interne, etc.
Sur quel principe repose cette charte ?
Sur un principe de réciprocité. Le soutien
de la commune s’exprime notamment par
la distribution de subsides généreux, mais
aussi par une écoute régulière et attentive
des clubs et associations pour les aider à
se développer. En retour, nous souhaitions
que ceux-ci s’engagent aussi sur plusieurs
points. Depuis plus de quinze ans, la commune
de Strassen est très engagée sur les
questions liées au développement durable
et à la protection de l’environnement.
Nous espérions donc que les associations
pourraient suivre ce mouvement en ratifiant
cette charte. Cette dernière est le
fruit d’un travail collectif, produit à la fois
par ma collègue échevine en charge des
problématiques environnementales et par
moi-même qui suis aux côtés des acteurs
de la vie locale.
L’objectif de cette charte
n’est pas de formuler des
interdictions ou de contrôler
la vie des associations, mais
simplement de les aider à se
développer de manière durable
et responsable
Que préconise cette charte ? Quels
types de contenus y retrouve-t-on ?
Je présente toujours ce texte aux associations
en expliquant d’emblée que 90% de
son contenu est une affaire de bon sens.
C’est avant tout une incitation à organiser
son fonctionnement ou des événements
de manière réfléchie et responsable.
Prenons des exemples concrets : cela
fait-il sens d’imprimer des invitations
alors que celles-ci peuvent être envoyées
par e-mail ? Un papier recyclé plutôt
qu’un papier verni ultrabrillant n’est-il
pas suffisant ? Utiliser des bouteilles
d’eau minérale ou des boîtes en plastique
est-il pertinent alors que nous disposons
de sources d’eau potable et de cartons
recyclables ?
Entendons-nous bien, l’objectif de cette
charte n’est pas de formuler des interdictions
ou de contrôler la vie des associations,
mais simplement de les aider
à se développer de manière durable et
responsable. Nous visons seulement à
déclencher des prises de conscience, à
accompagner un changement d’état d’esprit.
En revanche, nous nous réservons
le droit de réduire les subsides si nous
constatons qu’aucun effort n’est visible et
que la signature n’a été apposée que « pour
la forme ».
Cette charte concerne-t-elle toutes les
associations ?
Elle concerne toutes celles qui bénéficient
d’un subside de la commune, à savoir
celles qui font partie d’une fédération
ou qui présentent un intérêt communal,
contribuant ainsi au bien-être et à l’amélioration
de la qualité de vie des habitants.
Nombreuses sont d’ailleurs les structures
qui souhaitent bénéficier de notre soutien
chaque année. À la condition de favoriser
le vivre-ensemble ou la dimension sportive
et culturelle s’ajoute donc maintenant
celle de ratifier cette charte.
Quel accueil cette charte a-t-elle reçu
auprès des intéressés ?
Son accueil a été très positif, j’ai même
reçu, de la part d’une association très
engagée sur les questions environnementales,
la remarque que la charte n’était pas
assez exigeante !
En réalité, toutes les questions qui nous
sont parvenues par la suite étaient souvent
très spécifiques mais aussi très faciles
à résoudre. Je pense notamment à ce club
qui propose des biscuits dans des boîtes
en plastique au marché de Noël. Ses responsables
s’inquiétaient du devenir de
58
ces contenants qu’ils avaient achetés en
quantité à l’approche de l’événement. À
nouveau, nous avons fait appel à leur bon
sens en leur indiquant de les utiliser cette
année, mais de ne pas en racheter l’an
prochain pour se tourner vers des boîtes
en carton recyclables par exemple. Je le
répète, notre approche est positive et ne
vise pas à contraindre ou pénaliser.
Si le changement est coûteux, la commune
peut-elle venir en aide ?
On peut objectivement dire que les subsides
que nous versons sont déjà conséquents,
comparativement à ce que peuvent
allouer d’autres communes. Les clubs et
associations de Strassen se portent donc
bien et je ne vois pas en quoi la charte
pourrait mettre en péril les finances de ces
structures. Évidemment, nous ferons toujours
tout ce que nous pourrons pour les
aider, ce qui ne passe pas forcément par la
distribution de fonds d’ailleurs.
Vous lancez également une plateforme
dédiée au bénévolat. Peut-on revenir
sur la genèse de cette initiative ?
Ce projet est né dans la tête de quelques
jeunes gens qui ont fait le constat qu’à
Strassen, il y a 60% de résidents étrangers
et qu’un grand nombre d’entre eux ne
sont pas totalement intégrés à la vie de
la commune. C’est d’autant plus vrai pour
ceux qui n’ont pas d’enfants et qui, par
conséquent, ne se rendent pas à la sortie
des cours où se nouent souvent des liens
avec d’autres parents. Ces mêmes résidents
participaient sans doute de manière
très active à une vie associative dans leur
pays d’origine ! Certains nous contactent
d’ailleurs pour savoir à quelle initiative
ils pourraient se joindre, mais d’autres
ne le font pas par manque de temps ou
par timidité. Nous avons donc créé une
plateforme digitale à cette fin, qui s’appelle
volunteer.lu. Elle a été présentée en
réunion publique le 16 janvier dernier et
est accessible depuis le 17 janvier 2025
aux clubs, associations et volontaires bien
évidemment !
Que trouve-t-on sur cette plateforme ?
On y trouve des propositions concrètes
que font les associations en fonction
de leurs besoins. Prenons quelques
exemples : l’association des parents
d’élèves recherche x paires de bras pour
tourner les saucisses sur la grille du
barbecue, le club de volley recherche
quelqu’un pour distribuer des boissons
lors du tournoi… C’est aussi simple que
cela ! Nous favorisons ainsi le bénévolat
local et le vivre-ensemble, nous agissons
comme un trait d’union entre deux parties
et les laissons ensuite s’organiser
entre elles.
Qui peut accéder à volunteer.lu ?
Toute personne peut candidater et
répondre aux offres proposées sur la
plateforme, même si elle n’habite pas la
commune de Strassen. Les plus jeunes
comme les seniors sont les bienvenus. Par
contre, les associations qui proposent des
missions doivent appartenir à la vie associative
reconnue par la commune et il faut
être majeur pour assurer des missions qui
incluent la vente d’alcool.
À nouveau, notre ambition est d’aider ces
associations, celles-là mêmes qui auront
rejoint la charte et dont nous parlions
précédemment, à trouver les bénévoles
dont elles ont besoin. Cette plateforme
leur offrira bien plus de visibilité que leur
propre site internet.
Précisons-le, c’est une plateforme
dédiée au bénévolat et non aux dons
caritatifs.
Absolument, la plateforme se destine à
ceux qui veulent donner de leur temps,
et non de l’argent, à des acteurs locaux.
J’insiste sur cette dimension car elle nous
distingue des agences spécialisées dans
le bénévolat qui proposent des missions
dans tout le pays. Ici, les missions se
font auprès des associations ou clubs de
la commune de Strassen. Cela dit, il n’est
pas impossible que, demain, l’initiative
s’étende à nos voisins et que la plateforme
mutualise les besoins des communes
proches de Strassen. À suivre !
Retrouvez la plateforme sur le site de la
commune de Strassen, ou directement via
l’url : www.volunteer.lu.
Administration communale
de Strassen
1, Place Grand-Duchesse Charlotte
L-8041 Strassen
www.strassen.lu
AGENCE IMMOBILIÈRE SOCIALE
Le leader luxembourgeois de la gestion locative sociale
26 48 39 52
www.ais.lu
60
| ACTUALITÉS COMMUNALES
MERSCH
EN PLEINE
EFFERVESCENCE
Michel Malherbe
61
Au cœur du Grand-Duché,
Mersch conjugue position centrale,
paysages préservés et projets
d’envergure. La commune
mise sur un développement
durable tout en se modernisant
: centre de conférence,
complexe sportif, Villa Faber et
campus scolaire transforment
le quotidien de ses habitants.
Porteur de cette vision ambitieuse,
le bourgmestre Michel
Malherbe œuvre pour faire de
sa ville un carrefour stratégique
et une référence régionale.
Comment décririez-vous la commune ?
J’aime rappeler que nous sommes le nombril
du pays. Située en plein centre du
Grand-Duché de Luxembourg, Mersch
occupe une position stratégique qui fait
d’elle un véritable carrefour. Avec ses 50 km²
de superficie et ses 10.650 habitants, notre
commune est en constante évolution. Le
centre géographique du pays se trouve
d’ailleurs dans notre forêt à Pettingen,
l’une de nos huit localités. Ce point de
repère, niché en pleine nature, est accessible
aux visiteurs qui souhaitent découvrir
cet endroit emblématique.
les réceptions, mais après sa démolition,
nous avons perdu cet espace essentiel.
Aujourd’hui, avec la croissance continue
de la population, il est devenu indispensable
de se doter d’une structure moderne
capable d’accueillir divers événements.
Le futur centre de conférence, dont les
travaux débuteront sous peu, comprendra
un auditoire fixe de 200 sièges, deux salles
modulables de 200 et 400 places pouvant
être réunies pour accueillir jusqu’à 600
personnes, ainsi que plusieurs salles de
réunion de 50 à 150 m² où pourront être
organisées des conférences ou des activités
comme le yoga. Un parking souterrain
de 80 places sera également aménagé pour
faciliter l’accès. Grâce à sa localisation, ce
centre deviendra un lieu incontournable
pour les événements régionaux.
Nous rebâtissons
actuellement le Campus
scolaire Centre, le projet
le plus ambitieux jamais
entrepris par la commune,
avec un investissement de
60 millions d’euros
nos équipements. Notre salle de sport
actuelle, située rue des Prés, a plus de 50
ans. Malgré des investissements annuels
de 100.000 à 200.000 euros pour son
entretien, elle arrive aujourd’hui en fin de
vie. Pour y remédier, la commune a acquis
9 ha de terrain à proximité du centre commercial
Topaze afin d’y développer un
tout nouveau campus sportif. Ce dernier
est le fruit d’un concours d’architectes.
Ses plans sont actuellement en phase de
finalisation avec la participation active
des clubs sportifs locaux.
Ce futur centre accueillera une double
salle omnisport, deux terrains et demi de
football, ainsi que cinq terrains de tennis
: deux couverts et trois extérieurs.
Une salle d’escalade avec une tour emblématique
visible depuis la N7 et l’autoroute
marquera le paysage. Ce complexe
intègre également des installations pour
le basket, le handball, le judo et la gymnastique.
L’ensemble est conçu dans un
cadre végétalisé avec des espaces verts
naturels et des zones boisées favorisant la
biodiversité.
Qu’en est-il de la zone d’activités économiques
régionale Mierscherdall
(ZAMID) ?
Nous avons la chance d’être propriétaires
de 1.300 ha de forêts, un patrimoine que
nous préservons avec la plus grande attention.
En tant qu’ancien agriculteur, chasseur
passionné et propriétaire de forêts, je
suis particulièrement attaché à la gestion
durable de nos espaces boisés. C’est une
priorité pour nous de maintenir et d’entretenir
nos nombreux chemins de promenade.
Nos différentes sections, à savoir
Beringen, Essingen, Mersch, Moesdorf,
Reckange, Rollingen, Schoenfels et
Pettingen, offrent des sentiers de 10 à 30 km
qui permettent à chacun de profiter pleinement
de la nature.
Pouvez-vous nous parler du centre de
conférence, dont les travaux devraient
débuter au premier semestre de cette
année ?
L’idée de construire un centre de conférence
est née d’un besoin croissant d’infrastructures
adaptées à notre évolution.
Autrefois, nous avions une école qui comprenait
une salle de 300 m² utilisée pour
Sur le site où se trouvait l’ancienne école,
nous rebâtissons actuellement le Campus
scolaire Centre, le projet le plus ambitieux
jamais entrepris par la commune, avec
un investissement de 60 millions d’euros.
Ce dernier pourra accueillir environ 400
élèves et comprendra 22 classes ainsi que
six salles thématiques dédiées à des disciplines
comme la musique et le dessin.
L’établissement sera également doté d’une
piscine, de locaux techniques, d’un parking
et d’une esplanade, ainsi que d’une
salle de gymnastique suffisamment vaste
pour accueillir trois équipes sportives
simultanément.
Comment votre commune répond-elle
aux besoins en infrastructures sportives
pour accompagner son développement
démographique ?
Face à notre croissance et au vieillissement
de nos infrastructures sportives,
il est devenu essentiel de moderniser
Cela fait plus de dix ans que nous travaillons,
en collaboration avec les communes
de Lintgen et de Lorentzweiler, au développement
de cette zone industrielle.
Aujourd’hui, 35 entreprises attendent
impatiemment de pouvoir s’y implanter.
Pourtant, malgré les engagements politiques
et les besoins criants en infrastructures
économiques, le projet piétine.
Nous avons investi plus de 2 millions d’euros
en études environnementales, générant
des milliers de pages de rapports. Bien
entendu, la protection de la faune et de la
flore est essentielle et nous avons pleinement
respecté nos obligations. Mais, après
dix ans, il devient difficile de comprendre
pourquoi de nouveaux obstacles apparaissent
constamment. Chaque avancée
est freinée par des études ou des exigences
supplémentaires. Le moindre animal
observé devient le sujet d’une étude qui
retarde encore le processus. Il est temps
de permettre au projet d’avancer.
Le développement de la ZAMID est crucial
pour notre région. Nous construisons
62
beaucoup de logements à Mersch, mais il
n’est pas normal que nos résidents doivent
partir à Esch, Dudelange ou Luxembourg-
Ville pour travailler. Nous avons 25 ha
prêts à accueillir des entreprises, en tout
1.200 postes, ce qui permettrait de créer
de l’emploi localement et de réduire les
déplacements domicile-travail.
Enfin, deux parkings de 500 places seront
construits et nous envisageons d’intégrer
une crèche dans la zone pour répondre
aux besoins des familles actives. Nous
espérons donc sincèrement que la situation
avance dans les mois à venir.
La Villa Faber est un projet phare pour
Mersch. Pouvez-vous nous dire où en
sont les travaux et quelles seront les
prochaines étapes avant son ouverture
au public ?
La Villa Faber me tient particulièrement
à cœur. Ce lieu emblématique de Mersch,
ancien site de l’imprimerie Faber, représente
un véritable patrimoine pour notre
commune. Nous avons travaillé en étroite
collaboration avec les promoteurs et les
autorités compétentes pour respecter le
classement de certains bâtiments tout en
modernisant les infrastructures.
Ce lieu deviendra un véritable centre
culturel et communautaire. Il accueillera
le service de l’archivage de la commune,
une nécessité pour mieux conserver
et valoriser notre histoire locale. Le
Mierscher Lieshaus, notre bibliothèque
intercommunale, y trouvera également
sa place dans des espaces modernisés
et adaptés. De plus, les Geschichtsfrënn
Gemeng Miersch, notre groupe d’historiens
locaux, disposeront d’un espace
dédié pour leurs recherches et la conservation
de leurs archives.
Nous avons également prévu une grande
salle polyvalente qui accueillera aussi bien
des événements culturels que des activités
pédagogiques. Les classes de l’École
fondamentale pourront y organiser des
ateliers de lecture et des rencontres avec
des auteurs. La proximité avec le nouveau
centre de conférence permettra de créer
des synergies et de proposer des activités
enrichissantes pour tous. Malgré quelques
retards, nous mettons tout en œuvre pour
que les travaux soient terminés à l’automne
2025.
Administration communale
de Mersch
Château de Mersch
L-7556 Mersch
www.mersch.lu
63
BRÈVES
COMMUNALES DU CENTRE
PAR BARBARA PIERROT
MERSCH
La commune de Mersch engage des
étudiants dès 16 ans pour l’été 2025.
Des postes sont proposés au service
de Régie pour des missions de peinture,
nettoyage et entretien des parcs.
Deux périodes sont disponibles : du 21
juillet au 14 août et du 18 août au 12
septembre, pour une durée de quatre
semaines consécutives. Les candidatures
doivent être envoyées avant le 28
février 2025. Les places étant limitées,
il est conseillé de postuler rapidement.
Source : mersch.lu
LUXEMBOURG
La Ville de Luxembourg et Den Atelier
prolongent leur partenariat historique
avec dix concerts programmés en 2025
dans la salle emblématique de la rue
de Hollerich. Cette collaboration vise
à offrir une programmation musicale
éclectique et de qualité. Pour favoriser
l’accès à la culture, les détenteurs
du Kulturpass pourront assister à ces
événements pour seulement 1,50 euro.
Une initiative inclusive qui souligne l’engagement
des partenaires à rendre la
musique accessible à tous et à enrichir
la scène culturelle luxembourgeoise.
Source : vdl.lu
WALFERDANGE
Depuis le 9 janvier, les travaux de démolition
de l’ancien pont en bois reliant la
place de la Mairie à la Cité Grand-Duc
Jean ont débuté. Fragilisé par 24 ans
d’utilisation, il sera remplacé par une
passerelle moderne en métal, béton et
bois dotée d’une surface antidérapante
et élargie à 3 m pour plus de confort
et de sécurité. Ce projet s’inscrit dans
la continuité des aménagements initiés
depuis les années 1960. La fin des travaux
est prévue pour début mai 2025,
selon les conditions météorologiques.
Source : walfer.lu
STRASSEN
Le 20 janvier, la commune de Strassen
a organisé la remise d’un véhicule
humanitaire destiné à la ville
ukrainienne de Skadovsk. Ce don,
approuvé par le conseil communal
le 12 décembre 2024, visait à soutenir
les efforts de reconstruction et
à répondre aux besoins logistiques
essentiels de la ville, fortement affectée
par la guerre. L’événement, qui s’est
déroulé en présence du bourgmestre
de Skadovsk, Oleksandr Yakovliev et
des responsables de Strassen, faisait
suite à l’accord de coopération signé
lors du forum Bridges of Solidarity en
novembre, renforçant les liens de solidarité
entre les deux villes.
Source : strassen.lu
HESPERANGE
Le 5 mars, de 19h30 à 21h30, le centre
multifonctionnel CELO accueillera la
projection du film « Exploration du
monde - Auvergne ». À travers ce film,
les spectateurs découvriront des paysages
uniques façonnés par les volcans
de la région, qui ont également
marqué le caractère des habitants. Le
film, présenté par Patrick Bureau, permet
d’explorer la géographie, la culture
et les modes de vie de cette région du
centre de la France. L’entrée est fixée à
10 euros. Ne manquez pas cette opportunité
de mieux connaître l’Auvergne !
Source : hesperange.lu
SANDWEILER
L’apéro littéraire organisé par la
Commission de la Culture s’est déroulé
le jeudi 30 janvier 2025, de 19h à 21h,
au Centre culturel. Les participants ont
été invités à passer une soirée conviviale
autour du livre « Leurs enfants
après eux » de Nicolas Mathieu, lauréat
du Prix Goncourt 2018. Ce fut l’occasion
idéale de découvrir ou redécouvrir
cette œuvre poignante qui dépeint
avec finesse les espoirs et les désillusions
d’une jeunesse en quête d’avenir.
L’événement a permis à chacun
de partager ses impressions dans une
ambiance chaleureuse, tout en profitant
d’un verre offert pour l’occasion.
Source : sandweiler.lu
64
| ACTUALITÉS COMMUNALES
UNE ESCALE
À SCHUTTRANGE
d’enfants dans son école. Par ailleurs, elle
risque de rencontrer de sérieux problèmes
de mobilité si le trafic continue d’augmenter
et si des solutions valables de mobilité
douce et transport public ne sont pas
disponibles ».
Profitant d’une position privilégiée aux abords du centre-ville de la
capitale, tout en restant une commune verdoyante et à taille humaine,
Schuttrange continue d’attirer résidents et développements.
Nous avons échangé avec son bourgmestre, Claude Marson, sur les
différents chantiers et projets à venir au sein de sa commune.
Comme dans de très nombreuses communes
du sud-est luxembourgeois, l’afflux
de nouveaux résidents est constant à
Schuttrange, où la population enregistre
annuellement, telle que ciblée par le conseil
communal, une croissance moyenne de
1,7%. Un essor démographique que les responsables
politiques, comme les habitants,
ont à cœur de développer de manière raisonnable
et raisonnée.
En effet, la pression est grande de la
part des promoteurs immobiliers privés
comme publics. La Société Nationale des
Habitations à Bon Marché (SNHBM) a
par exemple acheté des terrains pour y
développer des logements. Une volonté
d’expansion que tempère le bourgmestre :
« Il faut garder à l’esprit certains faits et
rester cohérents. Aujourd’hui, notre commune
n’a pas la capacité d’accueillir plus
École et maison relais
En ce qui concerne l’éducation,
Schuttrange a établi un plan d’action
s’étendant à l’horizon 2050 ; un plan
d’abord arrêté avant les élections communales
de 2023 qui a ensuite été repris afin
d’être amélioré et de satisfaire pleinement
toutes les parties prenantes. Le point clé
est le suivant : les synergies seront renforcées
entre la maison relais et l’école
fondamentale. Une décision accueillie
favorablement par le personnel des deux
établissements en question, mais qui n’est
pas évidente à réaliser dans la mesure où
les règles de fonctionnement des deux
entités sont différentes. Malgré une première
idée consistant à rénover l’école
Claude Marson
65
actuelle – une initiative durable mais
qui posait beaucoup de contraintes et de
limites techniques, c’est finalement une
reconstruction totale qui sera réalisée.
« Cette option permet en outre de réduire
considérablement la durée du chantier et
de ne pas faire évoluer les enfants dans
les travaux », précise Claude Marson. Des
salles de classe temporaires, préfabriquées,
prendront donc place pour les dix
prochaines années. Les travaux devraient
commencer en fin d’année, quelques
points devant encore être discutés, comme
l’accès à l’école durant les travaux.
An der Dällt
Aménagement et télécommunications
Après un concours d’urbanisme dont
le vainqueur a été annoncé en 2022, le
centre-ville de Schuttrange connaîtra un
réaménagement et des extensions progressives
au cours des cinq prochaines
années. Différentes phases sont planifiées
afin d’assurer la fluidité du trafic et l’accès
pour les administrés durant les travaux,
comme l’explique le bourgmestre : « tout
l’enjeu est d’assurer le fonctionnement
des services pendant les chantiers ».
Annexe pour le bâtiment communal, nouveau
chalet pour les scouts, centre culturel…
les premiers devis devraient être votés
par le conseil communal avant les vacances
d’été et les travaux s’achever vers 2032.
Un essor démographique que
les responsables politiques,
comme les habitants, ont à
cœur de développer de manière
raisonnable et raisonnée
Dans le but de satisfaire les demandes
répétées de la population pour l’installation
du très-haut débit internet, la commune
s’est rapprochée de Post. Un devis a
été validé, un accord visant à partager les
frais d’installation a été établi et, en 2025,
toute la commune sera couverte par la fibre
optique.
Culture et vie de la commune
« La création d’une maison de la culture
digne de ce nom est une nécessité »,
affirme Claude Marson avant de poursuivre
: « un lieu dédié qui pourrait
accueillir dans de bonnes conditions les
événements locaux, les réceptions ou
bien le club de théâtre qui a besoin de
répéter ». L’Harmonie de la commune
était également en demande d’un lieu
de répétition. Un accord a été passé : la
structure pourra disposer de l’ancien
bâtiment du CGDIS qui sera rénové.
Afin de favoriser le vivre-ensemble et la
sociabilité, la commune de Schuttrange
sera présente sur l’application Hoplr. Via
celle-ci, les voisins peuvent s’entraider
pour des tâches quotidiennes, comme
bricoler ou bien accompagner les seniors
ayant besoin d’assistance. En outre, l’application
dispose d’une fonctionnalité
permettant de mettre en place des processus
participatifs grâce auxquels les
citoyens peuvent exprimer leur voix, faire
connaître leurs besoins et contribuer à la
vie politique de la commune de manière
simple et réactive. « Un budget a d’ores et
déjà été attribué afin de pouvoir répondre
Extension de la mairie et nouveau home des scouts
aux doléances des administrés si cela
est possible », indique le bourgmestre de
Schuttrange.
Mobilité
Une zone de circulation à 30 km/h fera
bientôt son apparition, son devis de
réalisation a été validé lors du dernier
conseil communal. Initialement prévue
devant l’école seulement, elle s’étendra
finalement sur 900 m, du campus scolaire
jusqu’à l’église ; l’objectif étant de réduire
le bruit, la pollution de l’air et d’améliorer
la sécurité dans cette partie de l’agglomération.
Pour le bourgmestre, l’idée est
également de favoriser la mobilité douce.
« Il est en effet plus raisonnable de circuler
à vélo dans une zone limitée à 30 km/h, les
risques d’accidents impliquant des voitures
sont bien moindres ».
En parallèle, une piste cyclable qui suivrait
la voie de chemin de fer est également
à l’étude mais sa mise en place
66
devrait prendre encore plusieurs années.
Les démarches visant à obtenir les autorisations
sont en effet assez lourdes.
Durabilité
Cette fois en partenariat avec la commune
de Lenningen, et grâce à l’expertise
de la société Soler, le projet d’installer
un parc éolien est né il y a peu. Bien
que la proximité de l’aéroport soit une
contrainte importante, trois sites ont
déjà été identifiés. Il s’agit maintenant
pour le prestataire technique d’échanger
avec les propriétaires de ces terrains sur
la possibilité de conclure non pas une
vente, mais un bail afin que les terrains
puissent être rendus à leurs propriétaires
tels qu’ils ont été trouvés au départ. Dans
un second temps, des analyses seront
effectuées pour déterminer l’efficacité
des éoliennes et leur fonctionnement
optimal. Enfin, un nombre important de
démarches administratives visant à obtenir
les autorisations environnementales
attend les parties prenantes souhaitant
mettre en place ce parc éolien. S’il est
vrai que l’implantation de telles structures
peut avoir un impact sur la faune et
la flore environnante, les éoliennes sont
aujourd’hui mieux équipées et possèdent
des dispositifs de sécurité afin de préserver
les animaux du danger. Par exemple,
dès qu’une chauve-souris ou un oiseau
s’approche des pales, celles-ci s’arrêtent
dans les secondes qui suivent.
Le 14 janvier, avec la commune de
Niederanven, les commerçants et artisans
des deux communes se sont réunis
pour une discussion thématique
annuelle. Le développement durable
et les énergies renouvelables étaient
au cœur du débat l’an dernier. Cette
année, les échanges ont tourné autour
de la digitalisation et de l’implantation
éventuelle d’un data center, sous la houlette
de la ministre en charge de ce sujet,
Stéphanie Obertin, qui était présente
pour orienter les débats et accompagner
les entreprises sur la voie du numérique.
Centre CGDIS et centre de recyclage
En collaboration avec la commune de
Niederanven toujours, un centre CGDIS
(Corps grand-ducal d’incendie et de
secours) ainsi qu’un nouveau centre de
recyclage verront le jour sur un même
site. Ce dernier sera destiné à quatre
communes : Niederanven, Sandweiler,
Contern et Schuttrange. Une infrastructure
de ce type avait déjà été mise en
place il y a 30 ans et faisait jusqu’alors
office de modèle du genre. Le nouveau
projet est porté par les mêmes ambitions
et se veut tout aussi innovant.
Il sera simple d’accès et d’utilisation
pour inciter les administrés à recycler
et proposera notamment un tri plus fin
afin d’améliorer encore le recyclage des
différents matériaux. « Le ministère de
l’Environnement a d’ailleurs montré
tout son intérêt pour ce projet pilote et
souhaite participer à son élaboration »,
précise notre interlocuteur. L’idée étant
en effet, à nouveau, de permettre aux
communes aux alentours de s’inspirer,
voire de copier ce modèle de centre de
recyclage. La commune de Schuttrange
sera maître d’ouvrage pour tout le
Future mairie avec extension
Future mairie avec extension
complexe et les travaux débuteront dans
les mois à venir.
LE CHIFFRE
1,7%
croissance moyenne annuelle
de la population à Schuttrange
Administration communale
de Schuttrange
2, Place de l’Église
L-5367 Schuttrange
www.schuttrange.lu
68
| ACTUALITÉS COMMUNALES
BISSEN FAÇONNE
SON AVENIR
Au cœur du pays, Bissen multiplie les investissements dans ses
infrastructures, anticipe les défis climatiques et développe des
solutions de logement adaptées pour répondre à sa croissance
démographique. Avec une vision claire, la commune met un point
d’honneur à concilier modernisation et qualité de vie pour bâtir un
avenir durable à ses habitants. Rencontre avec son bourgmestre,
David Viaggi.
Une croissance au cœur de la nature
Entre un patrimoine naturel d’exception
et une vie locale florissante, Bissen
offre un équilibre unique. La commune,
détentrice d’une centaine d’hectares
de forêt, tire pleinement parti de cette
richesse. Bien au-delà de leur rôle écologique,
ces espaces denses et préservés
deviennent un véritable sanctuaire pour
les résidents, un lieu où sérénité et loisirs
se rencontrent grâce aux multiples
sentiers qui invitent à la découverte et
à la détente.
David Viaggi
69
Parallèlement à cet héritage, la commune
connaît une croissance démographique
et économique impressionnante. Avec
environ 3.500 habitants, la population
a considérablement augmenté ces dernières
années. Ce phénomène est largement
lié à l’essor de sa zone industrielle
qui attire de nombreuses entreprises
et contribue ainsi à une forte demande
en main-d’œuvre. La commune abrite
actuellement près de 3.000 emplois,
mais l’avenir semble encore plus prometteur.
« D’ici 2026-2027, l’arrivée de
deux nouvelles grandes entreprises dans
la zone devrait créer approximativement
1.500 emplois supplémentaires. À terme,
nous allons atteindre un total de 8.000
emplois », explique le bourgmestre.
Caprices de l’Attert
En raison de sa proximité avec l’Attert qui
traverse la commune, Bissen est particulièrement
vulnérable aux crues. Bien que
la rivière soit relativement petite, elle a
vu son lit être modifié au fil du temps,
notamment à cause de l’urbanisation
croissante dans les zones alentour. La
construction de nouvelles habitations et
infrastructures a contribué à augmenter
la pression sur le système hydrologique
local. De plus, les importantes averses,
exacerbées par le changement climatique,
rendent la situation encore plus
complexe.
Face à ces enjeux, elle a décidé, il y a
deux ans, de mener une étude approfondie
sur la gestion des fortes pluies et
des inondations. « Cette dernière nous
a permis de cartographier l’ensemble
de la ville et d’identifier les zones les
plus sensibles aux risques de montée
des eaux », développe le bourgmestre.
Un élément clé de cette démarche a été
de recenser les affluents de l’Attert, ces
petits cours d’eau qui peuvent déborder
et aggraver la situation lors de fortes
intempéries. Il poursuit : « grâce à cette
étude, nous disposons aujourd’hui d’un
catalogue de mesures comprenant des
solutions concrètes à mettre en œuvre
pour limiter les effets des crues ».
Parmi les principales actions proposées
figure la réduction du niveau de l’eau de
la rivière, notamment par la suppression
de certaines constructions qui entravent
son flux naturel, comme des barrages ou
des aménagements obstruant le cours
d’eau. Ces mesures ont pour but de rétablir
un écoulement plus fluide et de prévenir
les risques d’engorgement. Une
réduction de 34 cm de la crue pourrait
rendre le centre-ville plus sûr face aux
fortes pluies. Des mesures seront mises
en place progressivement, notamment
l’acquisition de terrains identifiés dans
l’étude. De plus, des zones de rétention
seront créées sur des terrains ouverts,
avec des travaux prévus pour fin 2025.
Les quatre prochaines années seront
consacrées à l’acquisition des parcelles
et à la mise en œuvre des travaux pour
réduire les risques liés à l’eau.
Une école pensée pour l’avenir
Face à l’augmentation constante de sa
population, la commune a lancé un vaste
projet d’agrandissement de son école
fondamentale. Un investissement de
13,5 millions d’euros a été engagé pour
moderniser et étendre l’établissement
et ainsi mieux répondre aux besoins
70
croissants des élèves et du personnel
éducatif. L’objectif est clair : offrir des
infrastructures adaptées tout en maintenant
l’école au cœur du village, un choix
stratégique qui vise à préserver la proximité
entre les habitants et les structures
scolaires.
Nous voulons également répondre aux besoins pressants
des jeunes adultes, souvent confrontés à des difficultés
d’accès au logement
Le chantier, entamé l’an dernier, consiste
notamment à ajouter un étage complet.
Ce nouvel espace permettra d’accueillir
davantage de classes et de désengorger
les locaux actuellement partagés par
l’école et la maison relais. Cette extension
s’accompagne également d’une mise en
conformité globale du bâtiment, garantissant
sécurité et accessibilité pour tous.
Un autre aspect fondamental du projet
concerne la création d’un hall d’entrée,
jusque-là inexistant. Ce nouvel espace
offrira un lieu de rassemblement pour
les élèves, les parents et le personnel, ce
qui renforce ainsi les liens entre les différentes
communautés scolaires.
Nous disposons
aujourd’hui d’un catalogue
de mesures comprenant
des solutions concrètes à
mettre en œuvre pour limiter
les effets des crues
La cour de récréation bénéficiera elle
aussi d’une transformation majeure.
« La cour actuelle est très minéralisée et
recouverte de pavés, ce qui n’est pas idéal
pour nos enfants. Elle sera donc entièrement
réaménagée pour intégrer des
espaces verts et des jeux en matériaux
naturels. Cette « renaturation » vise à leur
offrir un environnement plus agréable
et propice au jeu, mêlant modernité et
nature », déclare David Viaggi.
Pendant la durée des travaux, qui s’étaleront
encore sur trois ans, des solutions
temporaires ont été mises en place pour
assurer la continuité de l’enseignement.
Un cycle entier d’élèves a été transféré
dans des bâtiments préfabriqués installés
à seulement 200 m de l’école.
Réservoirs pleins pour demain
Le bourgmestre n’entend pas seulement
moderniser la structure scolaire, il précise
: « en présence d’une croissance
démographique constante et des défis
posés par les aléas climatiques, nous
avons décidé d’anticiper et de sécuriser
notre approvisionnement en eau ».
Le plan prévoit la construction d’un
nouveau bassin et d’un hall de stockage
modernes, visant à augmenter la
capacité actuelle. Une initiative représentant
un investissement estimé entre
5 et 6 millions d’euros et qui répond à
la nécessité de moderniser le réseau de
distribution.
Le projet va au-delà de l’extension de la
capacité, puisqu’il inclut également un
traitement renforcé. « L’eau a souvent
une haute teneur en calcaire, un problème
récurrent dans la région. Cette
amélioration permettra non seulement
d’assurer sa disponibilité, notamment
lors des périodes de forte chaleur, quand
la demande augmente considérablement,
mais aussi d’offrir une meilleure
qualité », continue le bourgmestre.
Vers un centre attractif
Au cours des trois dernières années, la
commune a acquis des terrains pour
construire une quarantaine de logements
abordables. Ces derniers, destinés
à un large public, seront principalement
situés dans le centre, un choix stratégique
pour renforcer la cohésion sociale.
« À côté de cela, nous voulons également
répondre aux besoins pressants
des jeunes adultes, souvent confrontés
à des difficultés d’accès au logement. À
cet égard, douze unités supplémentaires
seront dédiées à ce public », poursuit
David Viaggi.
En parallèle, un projet de revitalisation
du centre est en cours. La commune
souhaite redynamiser le cœur du village
en y attirant des commerces de proximité.
La Grand-Rue bénéficiera ainsi de
l’installation de commerces, tels qu’une
boucherie, une boulangerie, ou encore
une vinothèque. Ces initiatives ne visent
pas seulement à répondre aux besoins
pratiques des habitants, mais aussi
à restaurer et animer la vie de quartier,
en rendant le centre plus vivant et
attrayant. « Les projets sont aujourd’hui
bien avancés. Les terrains ont été acquis,
les plans sont prêts et la commune
attend actuellement les avis des autorités
compétentes pour pouvoir passer à la
phase de soumission des travaux. Si tout
se déroule comme prévu, les premières
constructions pourraient débuter dès
la fin de l’année ou au commencement
de l’année prochaine, pour un aménagement
rapide et efficace », conclut le
bourgmestre.
LE CHIFFRE
1.500
emplois supplémentaires
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v
72
| ACTUALITÉS COMMUNALES
2025, L’ANNÉE DES GRANDS
ANNIVERSAIRES À MERTZIG
Mertzig célèbre l’année 2025 !
Les bougies de cinq gâteaux
d’anniversaire seront soufflées
en même temps : 175 ans de
l’église paroissiale, 150 ans de la
chorale, 150 ans de la commune,
125 ans de la fanfare et 60 ans
des jeunes pompiers. Les préparatifs
sont en cours depuis des
mois et, avec les associations,
le programme a été finalisé. Le
bourgmestre, Mike Poiré, fait le
point.
660 ans d’histoire, cela se fête !
Commençons par l’année 1850. L’église
paroissiale a été inaugurée après que
la première pierre a été posée deux ans
plus tôt, suite à l’ouverture d’une carrière
de grès dans la « Säitert » à Mertzig.
Pendant deux ans, 4.000 m 3 de pierres
ont été transportés jusqu’au village par
des chevaux et des ouvriers locaux ont
construit l’église en un temps record.
Elle a survécu aux deux guerres mondiales.
Quatre cloches, accordées en
Si, Sol#, Fa# et Mi b (bémol majeur),
résonnent dans son clocher.
Avec la nouvelle église, à partir de 1850,
des efforts ont été faits par les prêtres
et les instituteurs pour embellir les
services religieux. Cependant, ce n’est
qu’en 1875 que le chœur d’hommes, la
chorale Ste Cécile de Mertzig (appelée à
l’époque « Sängerbund von Mertzig »), a
été fondée.
Politiquement, l’année 1874 a marqué un
tournant dans l’histoire de la commune.
Cette année-là, la Chambre des députés
a voté la « scission » entre Mertzig et
Feulen. Le vote a eu lieu le 20 novembre
1874, la publication au Mémorial le
jour suivant et l’entrée en vigueur de la
loi a été fixée au 1 er janvier 1875. Donc,
Mertzig est officiellement une commune
autonome depuis 150 ans !
Si la chorale célèbre 150 ans d’existence,
la fanfare a quant à elle vu le jour à la
Pentecôte de l’an 1900. Quelques musiciens
passionnés, après avoir assisté à
un concert de kermesse à Grosbous, ont
décidé de fonder leur propre fanfare de
village. « Nous célébrons donc également
ses 125 ans en 2025 ! », indique Mike
Poiré, le bourgmestre.
Un autre anniversaire important est celui
des jeunes pompiers qui soufflent 60
bougies.
73
© Julie Stamenic
plus dynamique, vivante et inclusive
de notre site internet à l’occasion de
cette année anniversaire ». Par ailleurs,
un nouveau site – www.2025.lu – vient
d’être mis en ligne. Entièrement dédié
à l’année anniversaire, il servira aussi
de plateforme participative dynamique
sur la vie et l’histoire de Mertzig. Un
« appel à témoins » a donc été lancé
pour collecter des photos et des documents
afin de documenter l’histoire de
la commune, de ses associations et de
ses habitants. Parallèlement, des enregistrements
vidéo sont en cours depuis
des mois afin de présenter un film documentaire
à la fin de l’année. « D’ici là, il
reste encore beaucoup de travail et nous
nous réjouissons de ce qui est à venir »,
explique Mike Poiré.
Émission du timbre commémoratif
« 150 e anniversaire de la commune de
Mertzig »
La section jeunesse a été fondée en 1965
par des pompiers engagés.
« Nous sommes reconnaissants qu’en
l’an 2000, les grandes festivités aient
été magnifiquement organisées. 500
ans d’histoire y avaient été conjointement
célébrés cette année-là par l’église
paroissiale, la chorale, la commune et la
fanfare. En 2025, les jeunes pompiers se
joignent donc à la fête pour leurs 60 ans,
ce qui nous permet de célébrer ensemble
660 ans d’histoire », explique-t-il.
« Nous ne pouvons que louer le travail
exceptionnel réalisé à l’époque par le
comité d’organisation. En plus des festivités
tout au long de l’année, c’est
surtout la publication du livre « Mertzig
2000 » qui a marqué l’événement, un
ouvrage unique sur la vie dans notre
commune, son histoire, ses bâtiments,
son patrimoine, ses associations et ses
habitants. Au nom du conseil communal
en fonction, je tiens à remercier chaleureusement
le comité d’organisation, les
auteurs et les photographes pour leur
travail », déclare le bourgmestre.
La digitalisation en faveur du développement
durable de la commune
Le développement durable a aussi une
dimension culturelle. En effet, le livre
« Mertzig 2000 », épuisé depuis quelques
années, a été numérisé et indexé. Il est
désormais disponible sur www.mertzig.lu.
Ces dernières années, la commune a également
développé une nouvelle identité
numérique à travers un site internet et
une application modernes où les réseaux
sociaux jouent de nos jours un rôle clé
pour connecter les habitants.
« Nous voulons continuer à exploiter les
possibilités du numérique. Ainsi, nous
lancerons une nouvelle version encore
Post Philately Luxembourg émet chaque
année une vingtaine de timbres liés à
des commémorations diverses. « C’est
dans ce cadre que nous avions introduit
notre candidature et nous sommes très
reconnaissants qu’elle ait été retenue.
Un jeune artiste local, Jason Goldschmit,
a été sélectionné pour réaliser le dessin
du timbre. Il s’agit de la silhouette
de la Maison communale, maison natale
de l’architecte et peintre Sosthène Weis
(1872-1941) », souligne-t-il.
Nous lancerons
une nouvelle version encore
plus dynamique, vivante
et inclusive de notre site
internet à l’occasion de cette
année anniversaire
L’ouvrier représenté devant le bâtiment
rend hommage aux travailleurs
dans les carrières de Mertzig des derniers
siècles. En effet, la carrière de
grès rouge a contribué à l’essor économique
et à la réputation de Mertzig et
a habillé de nombreux ouvrages luxembourgeois.
La plus ancienne œuvre réalisée
avec le « Roude Sandsteen » de
74
© Caroline Martin
Les membres du conseil communal de Mertzig, de gauche à droite : Luc Weiler (conseiller), Stefano D’Agostino (échevin), Marcel Barros (conseiller), Mike
Poiré (bourgmestre), Claude Fischer (conseiller), Lena Gomes (conseillère), Myriam Hansen (conseillère), Carine Piette (conseillère) et Lex Schwind (échevin)
la carrière de Mertzig se trouve dans
église Saint-Laurent de Diekirch, datant
de 1539 d’après les recherches. Par
ailleurs, une livraison en 1633 d’une
dizaine de marches d’escalier à destination
de Bourscheid est documentée
dans les archives historiques. Avec le
« Mäerzeger Steen » ont été construits
des cadres de fenêtres, des marches, des
pierres tombales, mais aussi des petits
ponts, des bâtiments et surtout des
églises, dont celles bien sûr de Mertzig,
d’Ettelbruck, de Diekirch, d’Arsdorf et
d’Urspelt. Le tribunal de Diekirch, le
château et la mairie de Wiltz, le pont
de l’Alzette à Ettelbruck, l’hôtel Victor
Hugo à Vianden sont d’autres ouvrages
construits et habillés avec le grès rouge
de Mertzig.
© Julie Stamenic
Un jeune artiste local,
Jason Goldschmit,
a été sélectionné pour réaliser
le dessin du timbre
va donc voyager dans le monde ces prochaines
années. Je tiens à remercier les
responsables du Service Patrimoine et
Post Philately et la direction de Post
Luxembourg de nous avoir offert ce beau
cadeau dans le cadre de notre anniversaire.
Le timbre sera émis officiellement
le 11 mars 2025 », se réjouit Mike Poiré.
Le timbre commémoratif « 150 e anniversaire
de la commune de Mertzig »
« Il s’agit d’un timbre « M50g », donc destiné
aux envois internationaux postés
au Luxembourg. Ainsi, le « M » fait un
clin d’œil à « Mertzig » et notre histoire
Administration communale
de Mertzig
22, rue Principale
L-9168 Mertzig
www.mertzig.lu
75
BRÈVES
COMMUNALES DU NORD
PAR BARBARA PIERROT
BECKERICH
Depuis le 15 janvier, la commune de
Beckerich participe au Solar Challenge,
un concours national pour promouvoir
l’énergie solaire au Luxembourg.
Citoyens, entreprises et acteurs locaux,
jouez un rôle clé en installant des
panneaux photovoltaïques ou en partageant
vos expériences. Pourquoi participer
? L’occasion de réduire vos coûts
énergétiques tout en aidant Beckerich
à atteindre ses objectifs durables.
Profitez de conseils gratuits et indépendants
auprès de Klima-Agence
(8002 11 90 ou www.klima-agence.lu).
Source : beckerich.lu
PRÉIZERDAUL
Le musée Michel Lucius, situé au 9
rue Dr. Lucius à Reimberg, propose
des visites guidées chaque premier
dimanche du mois, de 10h30 à 11h30.
Ces visites offrent une occasion unique
de découvrir la vie et les travaux du géologue
luxembourgeois Michel Lucius,
ainsi que des expositions sur la géologie
et la paléontologie locales. Pour
plus d’informations, consultez le site
officiel de la commune de Préizerdaul.
Source : preizerdaul.lu
CLERVAUX
À l’occasion de la Journée internationale
de la femme le 8 mars 2025,
le Cube 521, en collaboration avec
Clervaux Cité de l’image et Ciné Orion,
organise une soirée spéciale dédiée à la
projection du film « Die Fotografin ». Ce
film biographique britannique réalisé
par Ellen Kuras retrace la vie fascinante
de Lee Miller, photographe de guerre
emblématique. Sorti en 2023 avec Kate
Winslet dans le rôle principal, le film a
été présenté pour la première fois au
festival du film de Toronto et a suscité
l’admiration du public.
Source : clervaux.lu
DIEKIRCH
Du 8 février au 1 er mars, la commune
de Diekirch accueille l’exposition
« PERFECT - IMPERFECTIONS », organisée
par le Service national de la
jeunesse (SNJ). Cette exposition met
en lumière les œuvres créées par
les jeunes, en collaboration avec les
experts des ateliers du SNJ, autour de
l’upcycling. Découvrez des créations
uniques réalisées à partir de matériaux
recyclés : tapis, éléments décoratifs,
figurines en céramique, objets en bois
et même des meubles. Une belle occasion
d’explorer le potentiel créatif du
recyclage tout en valorisant le talent
des jeunes participants.
Source : diekirch.lu
WILTZ
Le budget 2025 de Wiltz, adopté le 19
décembre, repose sur responsabilité,
équilibre et avenir. Après un excédent
de 8,6 millions en 2024, la commune
investit dans les infrastructures (bâtiment
« Schlasskéier », rénovations),
la mobilité (sécurité routière, étude
de stationnement), l’éducation (minicrèche,
primes d’études), la culture
(soutien aux associations, modernisation
du musée) et le logement (« op
Heidert », étude pour tiny houses).
Wiltz mise aussi sur l’économie circulaire
et l’innovation pour renforcer son
attractivité et assurer un développement
durable, répondant aux besoins
d’une population en croissance.
Source : wiltz.lu
PARC HOSINGEN
Le Fonds du Logement a lancé,
le 28 janvier, le projet de 27 logements
à Dorscheid et inauguré la cité
« Thiergart » à Hosingen. La cérémonie
s’est tenue en présence du ministre
Claude Meisch, du bourgmestre
Romain Wester, de Diane Dupont et
Jacques Vandivinit. À Dorscheid, 11
maisons seront dédiées à la location
abordable, tandis que 5 maisons unifamiliales
seront mises en vente. À
Hosingen, la cité « Thiergart » comprend
2 résidences totalisant 11 logements
en location abordable et 4 maisons
unifamiliales accessibles à l’achat. Un
engagement fort pour le logement au
Luxembourg.
Source : Fonds du Logement
76
| ACTUALITÉS COMMUNALES
SYVICOL
NEWS
© SYVICOL
À partir de ce numéro,
Lëtzebuerger Gemengen publiera
régulièrement sous la responsabilité
rédactionnelle du
SYVICOL la rubrique « SYVICOL
News » dont le but est d’informer
et d’impliquer davantage
les élus communaux et le personnel
du secteur communal
dans le travail du comité de l’association
faîtière des 100 communes
du pays.
Conférence de presse du nouvel an
Le 20 janvier 2025, lors d’une conférence
de presse, le bureau du SYVICOL a
présenté le dernier bilan des travaux du
comité, qui a adopté un total de 39 avis
en 2024. Ce fut aussi l’occasion d’aborder
ses principales revendications (consultation
du SYVICOL sur tout projet de loi
ou de règlement concernant les communes,
application du nouveau principe
constitutionnel de connexité, réforme du
financement du CGDIS, harmonisation et
augmentation des subsides alloués aux
communes par le ministère des Affaires
intérieures) et de faire le point sur leur
état d’avancement.
Cinq réunions régionales du SYVICOL
avec les communes
« Kommt schwätzt mat ! » est le slogan
des cinq réunions régionales du SYVICOL
avec les communes, qui se dérouleront
au mois de mars 2025 selon le calendrier
suivant : le 6 mars au centre polyvalent « A
Schommesch » d’Oberanven, le 10 mars
au centre polyvalent « Beim Nëssert »
de Bergem, le 12 mars au centre culturel
« Cube 521 » à Marnach, le 19 mars
au « Hall Irbicht » à Beringen, et le 27
mars au « Centre culturel Machera » de
Grevenmacher.
Formation continue : du connu et
beaucoup de nouveautés en 2025
Pendant les mois de septembre à
décembre 2023, le SYVICOL avait proposé,
en collaboration avec le ministère des
Affaires intérieures et l’Institut national
d’administration publique, un cycle de
formation initiale s’adressant aux personnes
nouvellement élues. Depuis cette
mandature, le SYVICOL a mis en place une
offre de formation continue qui permettra
aux élus d’approfondir et de perfectionner
leurs connaissances et leur savoirfaire
dans les différentes matières qui
touchent le secteur communal. Pour lancer
la formation, un premier module sur
la participation citoyenne, intitulé « 1x1
Biergerparticipatioun an der Gemeng », a
été offert six fois en 2024. Pour 2025, quatre
nouvelles dates ont déjà été fixées. Il en
est de même pour le deuxième module,
« Cérémonies funéraires laïques pour
élus », pour lequel cinq nouvelles dates ont
été fixées pour 2025. D’autres formations
continues (management du personnel,
formation Géoportail pour élus, prise de
parole publique pour élus) sont en cours
d’élaboration.
Réunion du bureau du Congrès des
pouvoirs locaux et régionaux du
Conseil de l’Europe au Luxembourg
Une réunion du bureau du Congrès
aura lieu le 10 février 2025 à l’European
Convention Center Luxembourg.
À l’occasion de l’actuelle présidence du
Luxembourg du Comité des Ministres du
Conseil de l’Europe, la délégation luxembourgeoise
au Congrès, pour laquelle le
SYVICOL assure le secrétariat, a décidé
d’inviter le bureau du Congrès à tenir
une réunion au Luxembourg. Le Congrès
est une institution du Conseil de l’Europe
chargée de renforcer la démocratie locale
et régionale dans ses 46 États membres.
En tant que porte-parole des villes et
des régions, il favorise la concertation et
le dialogue politique entre les gouvernements
et les collectivités territoriales. À
cet égard, il coopère en particulier avec le
Comité des Ministres du Conseil de l’Europe.
SYVICOL
3, rue Guido Oppenheim
L-2263 Luxembourg
www.syvicol.lu
77
BRÈVES
COMMUNALES DE L’EST
PAR BARBARA PIERROT
MERTERT
Le samedi 1 er mars à 14h, le centre
culturel de Mertert accueillera le traditionnel
bal de carnaval pour enfants,
organisé par Mäerter Stéieren asbl.
Cet événement festif promet un aprèsmidi
coloré et animé, ouvert à tous les
publics. Petits et grands sont invités
à se plonger dans l’ambiance carnavalesque
au son de la musique et des
rires. Des activités et animations seront
proposées.
Source : mertert.lu
REMICH
Le samedi 8 février, les « Guiden a
Scouten » de Remich présentent leur
pièce de théâtre en trois actes, Kuddel-
Muddel, écrite par Frank Kuffer. Cette
comédie en luxembourgeois promet
de divertir le public avec des moments
d’humour et de légèreté. La représentation
aura lieu à « La Casa del Fric »,
avec une entrée fixée à 10 euros pour
les adultes et 7 euros pour les enfants.
Réservez vos places dès à présent sur
www.theater.remich.lgs.lu
Source : remich.lu
CONSDORF
Le collège des bourgmestre et échevins
et le conseil communal, en collaboration
avec la Klimateam organisent une
réunion d’information au sujet de la
« Communauté énergétique de la commune
de Consdorf ». Elle aura lieu le
mardi 11 février à 19h au centre culturel
Um Kuerzwénkel. Les discussions
porteront sur les installations solaires,
le partage de celles-ci, ainsi que sur le
potentiel restant dans la commune.
Source : consdorf.lu
ECHTERNACH
Le Lycée Classique d’Echternach (LCE),
en collaboration avec le Trifolion et
le Zenter fir exzessiivt Verhalen a
Verhalenssucht (ZEV), organise une
conférence le 25 février à 19h pour
aborder l’usage des smartphones par
les jeunes. Marc Bressler du ZEV partagera
des informations sur la manière
dont les jeunes utilisent ces appareils
et les types de contenus qu’ils consomment.
L’objectif est de sensibiliser et
de guider les élèves, parents et enseignants
sur une régulation saine des
téléphones portables, tant à l’école qu’à
la maison et de promouvoir un accompagnement
efficace.
Source : echternach.lu
GREVENMACHER
Le vendredi 14 février à 20h, Lou
Hoffner offrira une performance live
exceptionnelle au centre culturel
Machera. Artiste polyvalente et énergique,
elle captive son public avec un
répertoire varié, allant du Schlager aux
chansons de Noël, des oldies à la pop.
Originaire de Heidelberg, Lou a transformé
sa passion en carrière après
avoir rencontré les membres de son
premier groupe. Sa participation au
Concours Eurovision de la Chanson,
soutenue par le compositeur Ralph
Siegel, marque un tournant majeur
dans sa carrière.
Source : grevenmacher.lu
SCHENGEN
À l’occasion de la Journée Internationale
du Sport Féminin du 24 janvier, la commune
de Schengen, représentée par
Line Bauer, conseillère en charge de
l’égalité des chances, a organisé un
événement exceptionnel en présence
de Mandy Minella, Christine Mailliet
et Nadia Pfister. Cette soirée avait
pour objectif de mettre en lumière les
femmes dans le sport et de leur offrir
la reconnaissance qu’elles méritent. Ce
moment a permis de célébrer les réalisations
des sportives et de sensibiliser
le public à l’importance de l’égalité des
chances.
Source : schengen.lu
78
| ACTUALITÉS COMMUNALES
LES ÉLUS LOCAUX SE DÉVOILENT
NICO PUNDEL
DAVID VIAGGI
MICHEL MALHERBE
STRASSEN BISSEN MERSCH
Nico Pundel est bourgmestre de
Strassen depuis 2021.
Ses priorités politiques : l’éducation
et le sport, avec de nouveaux
terrains de football. Il met aussi
l’accent sur l’intégration en favorisant
le vivre-ensemble entre les
111 nationalités présentes.
Sous son mandat, Strassen renforce
son engagement solidaire,
notamment avec l’accueil des réfugiés
ukrainiens et des actions en
faveur de la cohésion sociale.
David Viaggi est bourgmestre de
Bissen depuis 2019. Il s’engage
pour une commune moderne et
dynamique, avec un développement
équilibré et durable.
Ses priorités politiques : l’urbanisme,
avec la transformation de
la place centrale en un espace
piétonnier et la modernisation des
infrastructures éducatives, incluant
l’extension de l’école primaire et de
la crèche.
Sous son mandat, Bissen développe
sa qualité de vie.
Michel Malherbe est bourgmestre
de Mersch depuis 2016.
Depuis, Mersch a connu une croissance
démographique notable.
Ses priorités politiques : le développement
urbain et économique.
Il investit aussi dans l’éducation
et le sport, avec un complexe
scolaire majeur et de nouvelles
infrastructures.
Sous son mandat, Mersch a renforcé
son engagement environnemental
et a amélioré la qualité de
vie des habitants.
STEVE RECKEL
CLAUDE MARSON
FERNAND MARCHETTI
MONDORF-LES-BAINS SCHUTTRANGE STEINSEL
Steve Reckel est bourgmestre de
Mondorf-les-Bains depuis 2019. Il
œuvre pour une commune dynamique
et attractive.
Ses priorités politiques : la
modernisation des infrastructures
avec la rénovation du domaine
thermal et la construction d’un
vélodrome et complexe sportif. Il
met aussi l’accent sur le logement
abordable et sur l’adaptation des
services communaux aux défis
actuels.
Sous son mandat, Mondorfles-Bains
poursuit son essor en
développant des infrastructures
modernes tout en préservant son
identité thermale.
Claude Marson est bourgmestre
de Schuttrange depuis 2023. Il
s’engage pour une commune
durable et dynamique, où la qualité
de vie et la transition écologique
sont au cœur des priorités.
Ses priorités politiques : le logement,
avec le projet « Jugend
Wunnengen » offrant des logements
abordables aux jeunes et
la mobilité douce, avec un chemin
mixte reliant Munsbach et
Niederanven. Il mise aussi sur la
participation citoyenne.
Sous son mandat, Schuttrange
renforce son engagement écologique
et social.
Fernand Marchetti est bourgmestre
de Steinsel depuis 2022.
Ses priorités politiques : la rénovation
du centre-ville, avec un projet
d’extension de l’hôtel de ville
et d’aménagements urbains, ainsi
que l’éducation. Il œuvre aussi
pour l’environnement, notamment
par la renaturation de l’Alzette
et des initiatives de mobilité
douce.
Sous son mandat, Steinsel renforce
sa résilience face aux inondations
grâce à un système de
surveillance avancé et des études
post-crues visant à protéger la
commune.
79
MANDY ARENDT
LOUIS PINTO
FRÉD TERNES
COLMAR-BERG LINTGEN NIEDERANVEN
Pédagogue sociale de formation,
Mandy Arendt a été élue bourgmestre
de Colmar-Berg en 2023.
Ses priorités politiques : faciliter
la vie des enfants et des familles de
la commune. Elle met l’accent sur
une politique proche du citoyen,
transparente et participative.
Dans son temps libre, Mandy
Arendt aime s’évader quelques
jours en amoureux ou en famille
pour déconnecter et se ressourcer.
Louis Pinto, premier bourgmestre
d’origine portugaise au
Luxembourg, a d’abord été échevin
avant de prendre les rênes de
Lintgen.
Ses priorités politiques : la
construction et la rénovation
de logements abordables pour
répondre aux besoins croissants de
la population.
Dans son temps libre, il apprécie
le camping dans les espaces verts
luxembourgeois et européens et
pratique régulièrement la marche.
Fréd Ternes a fait ses débuts en
politique en tant que deuxième
échevin de Niederanven en 2011.
En 2023, il est élu bourgmestre.
Ses priorités politiques : le renforcement
des services aux citoyens,
la question du logement pour les
jeunes et les aînés de la commune
ainsi que l’atteinte de la neutralité
carbone.
Dans son temps libre, il aime pratiquer
la boxe et la natation.
MARGUY KIRSCH-HIRTT
LORENTZWEILER
Marguy Kirsch-Hirtt a débuté en
politique en 2005 avant de devenir
échevine en 2011 puis bourgmestre
en 2022.
Ses priorités politiques : maintenir
la qualité de vie et le caractère
rural et convivial de Lorentzweiler
tout en respectant l’environnement.
Elle souhaite offrir des
infrastructures modernes à ses
citoyens.
Dans son temps libre, elle aime
se balader avec son chien et fait
également partie de la fanfare de
la commune.
MARION ZOVILÉ-BRAQUET
CONTERN
C’est l’entraide entre parents
dont elle a été témoin au sein de
l’asbl Mammen hellefen Mammen
et de l’association des parents
d’élèves qui a poussé Marion
Zovilé-Braquet, bourgmestre de
Contern depuis 2017, à se lancer
en politique.
Ses priorités politiques : revitaliser
le centre-ville et lui
redonner son caractère rural, construire
davantage de logements
abordables.
Dans son temps libre, elle aime
lire et jardiner.
LYDIE POLFER
LUXEMBOURG
Après des études de droit à l’Université
de Grenoble, Lydie Polfer
a commencé sa carrière politique
en succédant à son père, Camille
Polfer, au poste de bourgmestre
de Luxembourg en 1982. Elle
occupe ce poste jusqu’en 1999,
puis de nouveau depuis 2013. Elle
a également été Vice-Première
ministre et ministre des Affaires
étrangères et européennes de
1999 à 2004.
Ses priorités politiques : le développement
urbain, les logements
abordables, les nouveaux quartiers
ainsi que la culture et le
patrimoine.
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| PORTRAIT
TRACER SA PROPRE VOIE
SUR LA ROUTE DE L’HÉRITAGE
PAR PIERRE BIRCK
À 30 ans seulement, Sam Sales incarne la quatrième génération à
la tête de Sales-Lentz, pilier historique de la mobilité et du transport
en autobus au Grand-Duché. Le jeune entrepreneur jongle
entre tradition familiale et innovation pour adapter les solutions
de transport aux enjeux actuels. De rêves de plongée sous-marine à
la création de sa propre startup FleetLab, il a appris que le chemin
de la réussite est souvent sinueux mais riche en enseignements.
Portrait.
Des rêves de profondeur
Sam Sales naît à Niederkorn en 1994 et
fait partie de la quatrième génération à
diriger l’entreprise familiale Sales-Lentz.
Une évidence qui a pourtant mis du temps
à se révéler tant le jeune trentenaire était
avide d’expériences et de liberté dans ses
propres choix. « Disons, et je n’en suis pas
très fier, que j’étais un élève compliqué.
J’avais un peu de mal avec l’autorité et je
frôlais les limites avec les professeurs »,
s’amuse-t-il. Alors passionné par la mer,
les océans et leurs profondeurs, il s’adonne
à la plongée. « C’étaient des domaines qui
me faisaient rêver. Partant de là, j’avais
l’ambition de devenir chercheur dans la
vie sous-marine. Mais j’ai compris que ce
métier n’était pas fait pour moi lorsque
j’ai su qu’il fallait apprendre le latin pour
connaître les noms des espèces, de la
faune ou de la flore », sourit Sam Sales.
Le cœur aux voyages
L’enfant qu’il était se passionne aussi
pour le handball et porte même le maillot
de l’équipe nationale luxembourgeoise
dans les catégories jeunes, un sport qu’il
pratiquera jusqu’à son arrivée à l’université
d’Oestrich-Winke, en Allemagne,
pour suivre un Bachelor en General
Management. Là, il prend connaissance de
tous les aspects de la gestion d’entreprise,
aussi bien économiques qu’humains.
Durant ce cursus, il passe également
sept mois à Séoul. « C’était en 2016, mon
temps de séjour a été allongé en raison des
menaces nord-coréennes mais ce n’était
pas pour me déplaire car j’ai vraiment
apprécié la culture. Je suis arrivé seul, sans
connaître personne mais j’ai été très bien
accueilli », se remémore Sam Sales.
Une fois son Bachelor validé en 2017, il
s’autorise une parenthèse. « Je me suis
dit que je ne voulais pas commencer la
vie active sans avoir vécu une expérience
forte qui me marquerait à vie. Avant d’entreprendre
mon Master, je me suis lancé
dans le Pacific Crest Trail. Il s’agit d’une
course de 4.240 km qui s’étend de la frontière
mexicaine jusqu’au Canada et longe
tout l’ouest des États-Unis. Ce voyage,
je l’ai réalisé seul, loin des distractions,
avec un sac sur le dos en guise de compagnon
et une tente pour dormir. Ce périple
m’a fait prendre conscience de plein de
choses. J’ai également pris beaucoup de
recul sur ma vie et mon avenir », expliquet-il.
Puis, il poursuit son master dans le
pays de l’Oncle Sam, à Boston, à l’Hult
International Business School où il étudie
la finance et le commerce international.
L’esprit startup
À cette époque, la crise du Covid-19 bat
son plein. Le monde se trouve confiné et
Sam Sales décide de rentrer au Grand-
Duché tant qu’il en est encore temps pour
poursuivre ses études à distance et proche
de sa famille. « Il me restait seulement
deux mois de cours, mais tout était différé
en raison du décalage horaire. Au plus
fort du Covid-19, j’ai rendu service à mon
oncle et mon père dans l’entreprise familiale.
J’ai pu les aider tous les matins et
reprendre mes études après 16h jusqu’au
soir », se souvient Sam Sales, qui disposait
déjà d’une solide expérience grâce à plusieurs
stages effectués durant son cursus.
C’est ainsi qu’il se familiarise avec les
rouages de Sales-Lentz, en commençant
par une fonction de support pour le Chief
Financial Officer, avant de lancer FleetLab,
une solution de mobilité durable et personnalisée
pour les opérateurs du secteur
des transports, en 2021. « J’aime vraiment
l’alliance entre les nouvelles technologies
et ce domaine passionnant qu’est la mobilité.
Généralement, les solutions y dédiées
sont tournées vers les clients. Or, ici, le
but de notre startup est d’accompagner
les opérateurs dans le déploiement de services
de haute qualité car leur travail est
complexe », déclare ce fana de la tech.
Ce voyage, je l’ai réalisé seul,
loin des distractions,
avec un sac sur le dos en guise
de compagnon et une tente
pour dormir
« Les garçons, c’est votre tour »
Passionné par le digital et le vaste monde
des données, Sam Sales met constamment
au défi ses idées et ses réflexions pour
rapprocher les nouvelles technologies à
la mobilité. S’il ne voulait pas qu’un poste
soit créé spécialement pour lui dans l’entreprise
familiale au sortir de ses études, il
prend finalement la relève de son père et
son oncle en juin 2023 en devenant CEO
chez Sales-Lentz. « À 58 ans, mon grandpère
était venu voir ses fils et leur avait
dit « les garçons, c’est votre tour maintenant
». Mes parents ne m’ont jamais
forcé ou incité à reprendre les rênes de la
société, mais pour y avoir baigné depuis
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Sam Sales
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ma plus tendre enfance, ce choix m’est
finalement apparu comme une évidence ».
Le travail et l’effort comme valeurs
Cette fibre pour l’entrepreneuriat est,
dirons-nous, génétique. Son père, directeur,
et sa mère, dirigeante de sa propre
crèche, lui transmettent en effet très tôt le
goût de l’effort et l’envie d’entreprendre.
« Mes parents m’ont toujours inculqué les
valeurs du travail. On n’a rien sans rien ».
Et c’est dans les difficultés que Sam Sales
a pu se révéler pour devenir la personne
et l’entrepreneur visionnaire qu’il est
aujourd’hui. Comme son voyage en solo,
la vie et la gestion d’une entreprise sont
faites de hauts et de bas. S’il doit retenir
quelques difficultés, c’est celles qui sont
survenues après la création de FleetLab.
« Comme toute startup, nous avons connu
des débuts phénoménaux, mais la suite
était un peu plus compliquée. Il a fallu
s’accrocher, continuer chaque jour et fournir
un travail acharné pour franchir les
étapes et proposer un service de qualité »,
estime le jeune entrepreneur qui a parfois
beaucoup douté de sa légitimité lorsqu’il a
pris la direction de Sales-Lentz.
De son propre aveu et avec beaucoup d’humilité,
il était difficile pour lui de prendre
ses responsabilités et de se sentir à l’aise
pour porter l’héritage de l’entreprise
familiale à même pas 30 ans. Il suit alors
une formation de deux semaines pour
se préparer à prendre la direction d’une
société et mieux l’appréhender. « La première
question que l’on m’a posée était :
« vous sentez-vous légitime ? ». Au début,
non. Puis, j’ai appris qu’il ne fallait pas se
bloquer. En participant à tous les ateliers,
j’ai pris conscience que j’avais les épaules
pour endosser cette fonction », expliquet-il.
Soulagé et confiant, Sam Sales tient
aujourd’hui ce rôle depuis presque deux
ans et espère fédérer l’ensemble de ses
collaborateurs autour d’une vision centrée
sur l’humain, la haute qualité de service et
l’innovation.
Mes parents ne m’ont jamais
forcé ou incité à reprendre les
rênes de la société, mais pour
y avoir baigné depuis ma plus
tendre enfance, ce choix m’est
finalement apparu comme une
évidence
Des plaisirs simples pour s’évader
Si les voyages ont beaucoup forgé le jeune
entrepreneur, il cultive aussi ses valeurs
à travers le sport, notamment grâce
au handball et son fort esprit collectif.
Aujourd’hui, Sam Sales s’est dirigé vers
l’endurance, comme le trail, qui lui permet
de dépasser ses limites et de se forger un
mental à toute épreuve. Et c’est principalement
au Nord du Luxembourg, dans les
paysages verdoyants et un peu escarpés,
qu’il prend plaisir à s’adonner à la course
à pied pour se ressourcer. « J’aime également
beaucoup me rendre aux marchés de
la capitale les samedis matin, il s’y dégage
une ambiance très chouette que j’apprécie
particulièrement ».
Bref, Sam Sales est de ceux qui avancent
avec l’âme d’un curieux insatiable, que ce
soit dans les profondeurs marines de son
enfance, sur les sentiers du Pacific Crest
Trail où à travers les défis entrepreneuriaux
qui bousculent son quotidien. Son
parcours, il le doit à la force de ses choix,
à l’audace de ses essais et à la résilience.
Il porte en lui cette philosophie forgée
au fil de ses nombreuses expériences : ne
jamais laisser la peur dicter ses décisions.
« Je préfère toujours essayer plutôt que de
regretter de ne pas l’avoir fait », confie-t-il.
Car au fond, ce qui compte, c’est se donner
les moyens d’apprendre et d’évoluer. C’est
ainsi que Sam Sales trace sa route, avec
une forte conviction chevillée au corps :
l’avenir appartient à ceux qui osent.
Can public-private collaboration steer
EU’s prosperity towards sustainability?
The EU’s Green Deal and recent tech investments are driving
climate neutrality and a circular economy, with Luxembourg
playing a key role in this sustainable transition.
ey.com/lu/
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