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L’ASPECT COMMERCIAL DE LA MENUISERIE
VOLUME 22 NUMÉRO 2 | ÉTÉ 2026
La discipline avant tout :
My Door Factory
?
CE N’EST PAS
CE QUE VOUS DITES, MAIS
CE QU’ON ENTEND
INTERIOR
WOODCRAFT
DESIGNS
PM 40063056
Plus
QUAND INVESTIR DANS
UN ROUTEUR CNC ?
sommaire
en vedette
26
MY DOOR FACTORY: LA DISCIPLINE AVANT TOUT
My Door Factory prouve que des processus disciplinés
l’emportent sur l’automatisation. L’entreprise utilise un
temps d’amélioration quotidien pour identifier les
frictions, resserrer les contraintes et prendre des décisions
d’équipement basées sur des besoins de production
mesurés plutôt que sur de vastes promesses d’efficacité.
dans ce numéro
18
INTERIOR WOODCRAFT DESIGNS : L’ÉBÉNISTERIE
SUR MESURE DE TOUS LES JOURS
Interior Woodcraft Designs maintient le mouvement de
l’ébénisterie sur mesure grâce à une coordination étroite entre la
conception, la fabrication et l’installation. Son utilisation du logiciel
2020 Design, des ensembles de fabrication et de la révision en atelier
permet de préserver la flexibilité tout en réduisant les retouches.
32
AKHURST: QUAND INVESTIR DANS
UN ROUTEUR CNC ?
Akhurst examine l’achat d’un routeur CNC comme une décision de
calendrier. La disponibilité de la main-d’œuvre, le flux de travail
logiciel, le maintien par le vide, l’outillage, la construction de la
machine et l’assistance déterminent tous si l’automatisation
améliorera le rendement ou ajoutera simplement de la complexité.
38
DES OPPORTUNITÉS MALGRÉ UN CLIMAT
D’INCERTITUDE MONDIALE
ThermalWood Canada répond aux tarifs douaniers, à l’instabilité
commerciale et à l’évolution des attentes des acheteurs en
établissant de nouvelles relations de marché. Son travail démontre
que la diversification dépend des normes, de la crédibilité des
produits et de la capacité à expliquer clairement les performances.
42
L’IMPORTANT N’EST PAS CE QUE VOUS DITES.
C’EST-CE QU’ON ENTEND.
La chronique de vente de Freya Hannah traite l’intelligence
émotionnelle comme un gage de sécurité pour la production. Une
communication plus claire, un meilleur suivi et une définition plus forte
des attentes peuvent empêcher les malentendus avec les clients de se
transformer en problèmes d’estimation, de fabrication ou d’installation.
4 MOT DU RÉDACTEUR
6 NOUVELLES
12 RAPPORT SUR LE
LOGEMENT T1
18 PROFIL DE
MANUFACTURIER
26 EN VEDETTE
30 MARKETING ET
MATÉRIAUX
dans l’ordre
32 MACHINERIE ET
TECHNOLOGIE
34 NORMES AWMAC
36 PLAIDOYER CKCA
38 EXPORTS
40 IWF
42 CULTURE ET VENTES
44 VITRINE DE PRODUITS
46 CHIFFRES ET DONNÉES
MOT DU RÉDACTEUR EN CHEF
SAISON CHARGÉE : LES POINTS CLÉS
Chers partenaires du secteur,
L’été tend à révéler les domaines dans lesquels un atelier fonctionne sans heurts et ceux où il fonctionne simplement à plein
régime. La pression sur la main-d’œuvre, l’incertitude des marchés, la hausse des importations, les attentes des clients et les choix
en matière d’équipement : tous ces éléments se manifestent aux mêmes endroits : délais de livraison, établissement des devis,
ponçage, calendriers de pose et passerelles entre les services. Dans ce numéro, nous examinons la façon dont les fabricants de
produits en bois tentent de reprendre le contrôle de ces points de tension. Le dénominateur commun n’est pas la croissance pour
la croissance. Il s’agit d’un travail concret visant à améliorer le flux de travail, à protéger les marges, à utiliser la technologie avec
discernement et à prendre des décisions avant que de petits problèmes ne se transforment en retards de production.
Le portrait de My Door Factory commence par la première heure de la journée. Les employés profitent de ce moment pour passer
en revue les problèmes, améliorer l’usine et apporter de petits ajustements avant le début de la production régulière. Son passage
à l’automatisation du ponçage a suivi la même approche : réduire la gamme de produits, évaluer les contraintes et automatiser les
tâches qui limitaient réellement le rendement. Pour les propriétaires d’ateliers, la leçon est claire. Les équipements fonctionnent
mieux lorsque les processus qui les entourent sont déjà bien compris.
Interior Woodcraft Designs offre une autre perspective sur la maîtrise des processus. Cet atelier de fabrication sur mesure
d’Oshawa maintient un lien étroit entre les concepteurs, les fabricants et les installateurs tout au long du projet, plutôt que de traiter
chaque étape comme un transfert de responsabilité distinct. Son utilisation du logiciel 2020 Design, de dossiers de fabrication
détaillés et d’un suivi direct en atelier contribue à préserver la flexibilité que les clients attendent d’une menuiserie sur mesure. L’entreprise a investi là où c’était nécessaire,
mais elle a également conservé des méthodes éprouvées là où elles continuent de produire des résultats fiables.
ThermalWood Canada transpose le débat sur le marché. Les droits de douane, l’instabilité commerciale et l’évolution des attentes des acheteurs ont poussé
l’entreprise à approfondir ses relations au-delà des canaux traditionnels, tout en conservant ses activités de longue date aux États-Unis. Son travail dans le domaine
du bois modifié thermiquement repose sur les normes, les attentes en matière de durabilité et la sensibilisation des clients. La diversification n’est pas seulement
une décision commerciale. Elle exige la crédibilité du produit, un contrôle qualité et la capacité d’expliquer les performances sur des marchés qui peuvent évaluer
la valeur différemment.
Ce numéro aborde également les choix d’équipement à travers l’article d’Akhurst sur l’usinage CNC. L’achat d’une défonceuse ne se résume pas au prix de la
machine. Il implique la disponibilité de la main-d’œuvre, le flux de travail logiciel, le système de fixation par aspiration, l’outillage, la qualité de fabrication et l’assistance
du fournisseur. La véritable question est de savoir si les méthodes manuelles limitent déjà le débit, la régularité ou la capacité à accepter des commandes sans
augmenter les effectifs.
Les normes font l’objet d’une attention similaire dans l’article de Kasia Robinson sur la norme NAAWS 5.0. De nombreux problèmes liés à la menuiserie architecturale
trouvent leur origine avant même la fabrication, lorsque les plans, les attentes en matière de quincaillerie ou les exigences de conformité sont interprétés différemment
par les estimateurs, les chefs de projet, le personnel de production et les installateurs. Transformer les normes en outils opérationnels consultables peut réduire
les divergences d’interprétation avant qu’elles ne se traduisent par des retouches, des demandes d’informations ou des litiges.
La mise à jour de la CKCA replace les décisions prises au niveau des ateliers dans le contexte plus large du secteur. Les fabricants canadiens d’armoires sont confrontés
à un ralentissement du marché immobilier, à une hausse des importations, à l’exposition aux droits de douane américains et à des capacités de production nationales
inutilisées. Il est essentiel de militer en faveur de mesures de sauvegarde, des politiques d’achat « Buy Canadian » et des programmes fédéraux de logement, car il
est difficile de reconstruire les capacités de production une fois que la main-d’œuvre qualifiée, l’utilisation des équipements et les réseaux de fournisseurs sont affaiblis.
La chronique commerciale de Freya Hannah remet l’accent sur la communication. Dans un secteur où la réputation est primordiale, ce qu’un client entend compte
souvent plus que ce qu’un commercial a voulu dire. Des relances vagues, des spécifications non respectées et des styles de communication mal adaptés peuvent tous se
transformer en problèmes de production. De bonnes pratiques commerciales protègent autant l’atelier que la relation client.
À travers ces récits, la question centrale est de savoir avec quelle détermination les entreprises réagissent lorsque la pression s’exerce sur le terrain. Certaines restreignent
leur champ d’action. D’autres automatisent leurs processus, numérisent leurs normes, développent de nouveaux marchés, renforcent leur image de marque ou
resserrent la communication avec leurs clients.
À l’approche de la saison estivale, demandez-vous où votre propre entreprise subit des frictions qui pourraient être évitées. Les ateliers les plus solides savent où se
situent les contraintes, quel en est le coût et quelle décision prendre ensuite.
Merci de votre lecture. Nous espérons que ce numéro vous apportera des éléments utiles à mettre en œuvre dans votre propre atelier.
Tyler Holt
ÉDITEUR
Jake Blanchard
jakeb@mediaedge.ca
RÉDACTEUR
Tyler Holt
tylerh@mediaedge.ca
PRÉSIDENT
Kevin Brown
kevinb@mediaedge.ca
CIRCULATION
circulation@mediaedge.ca
RESPONSABLE DE LA
PRODUCTION
Ines Louis
Inesl@mediaedge.ca
GRAPHISTE SENIOR
Roxy Huynh-Guinane
roxyh@mediaedge.ca
GRAPHISTE
Amanda Spearman
amandas@mediaedge.ca
Le Monde du bois est publié quatre fois par an, au printemps, en été, en automne, et en hiver, pour les
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Publié par
251, Ch. Consumers, suite 1020
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by the Government of Canada.
ISSN 1715-507X PUBLICATIONS PAR
COURRIER
CONTRAT DE VENTE #40063056
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NOUVELLES
Ryan Akhurst nommé président de la CWMDA
Ryan Akhurst, vice-président d’Akhurst Machinery Ltd., a été élu président de la CWMDA à la
suite de l’assemblée générale annuelle de l’organisation. Il succède à Murat Dogan d’IMA-
Schelling Canada, qui a terminé un mandat de sept ans à la tête de l’association.
La CWMDA a salué la contribution de M. Dogan pour avoir aidé à accroître la visibilité et la
présence de l’association dans l’industrie au cours de son mandat. Ryan Akhurst représente
une entreprise familiale établie de longue date dans le secteur canadien des machines à bois.
Fondée en 1988, la CWMDA promeut les normes de vente et de service de machines à bois
industrielles à travers le Canada. Ses membres organisent également les Woodworking
Technology Days (Journées de la technologie du bois), un événement annuel axé sur
les machines, l’automatisation, l’outillage, les logiciels et les technologies de fabrication
connexes.
McFaddens : Pascali Margetis nommé directeur de succursale et de
marque pour le Québecr
McFaddens Hardwood & Hardware a nommé Pascali Margetis au poste de
directeur de succursale et de marque pour le Québec, renforçant ainsi la
présence de la direction de l’entreprise dans la province. M. Margetis supervisera
les opérations de la succursale tout en soutenant le développement de la
marque et les relations avec les clients à travers le Québec.
L’entreprise a déclaré que M. Margetis apporte une solide expérience en
vente, en développement des affaires et dans le secteur du travail du
bois, ce qui le positionne idéalement pour soutenir la croissance continue dans la région. Ses
fonctions comprendront la coordination avec les fournisseurs, les clients et les équipes internes
afin d’élargir la portée du marché et les capacités de service. McFaddens fournit du bois d’œuvre
de feuillus, des panneaux, de la quincaillerie et des produits connexes aux fabricants d’armoires,
aux fabricants de meubles et aux entreprises de transformation du bois partout au Canada.
Biesse nomme Stefano Porcellini
DG adjoint et directeur financier.
Biesse a nommé Stefano Porcellini
aux postes de DG adjoint et de
directeur financier, élargissant ainsi
l’équipe de direction du fabricant de
machines italien.
M. Porcellini apporte une vaste
expérience en finance, en stratégie
d’entreprise et en gestion des affaires internationales. Dans le cadre de ses doubles fonctions,
il supervisera les opérations financières tout en soutenant les initiatives de développement
stratégique à travers les activités mondiales de l’entreprise. Biesse fabrique des machines et
des systèmes d’automatisation pour les industries de transformation du bois, du verre, de la
pierre et des matériaux avancés. L’entreprise a indiqué que cette nomination vise à soutenir
l’efficacité opérationnelle et les objectifs de croissance à long terme, alors que les fabricants
continuent d’investir dans l’automatisation et les technologies de production numérique.
Aaron Perryman,
vétéran de
l’industrie, prend
la direction des
opérations chez
Black Bros.
La société Black
Bros. Co. a nommé
Aaron Perryman, un vétéran du secteur
manufacturier, pour diriger les opérations
de l’entreprise, alors que le fabricant
d’équipements de travail du bois et de
laminage continue de se concentrer sur
l’efficacité de la production et la croissance.
M. Perryman apporte à ce poste plus de 20
ans d’expérience en leadership manufacturier
et opérationnel. L’entreprise a précisé que
son parcours englobe l’amélioration des
processus, le développement d’équipes
et la stratégie opérationnelle dans des
environnements de fabrication industrielle.
Black Bros., basée à Mendota dans l’Illinois,
fabrique des équipements de revêtement
par rouleau, de laminage et d’encollage
utilisés dans l’industrie du bois et les secteurs
connexes. L’entreprise a indiqué que M.
Perryman supervisera les performances
opérationnelles et soutiendra les objectifs de
fabrication à long terme. Fondée en 1882,
Black Bros. sert des clients en Amérique du
Nord et sur les marchés internationaux.
WoodLore élargit les rôles de direction pour Henseler et Rooker
WoodLore International a élargi les responsabilités de direction de Bjoern
Henseler et Robin Rooker, alors que le fabricant de la région du Grand
Toronto continue de renforcer ses capacités opérationnelles et stratégiques.
M. Henseler assumera des responsabilités plus larges liées aux opérations
de l’entreprise et à la planification à long terme, tandis que le rôle élargi de
M. Rooker se concentrera sur le développement des affaires, les relations
avec les clients et les initiatives de croissance organisationnelle. L’entreprise
a déclaré que ces changements sont conçus pour favoriser la collaboration
et l’expansion future.
Basée dans la région du Grand Toronto, WoodLore International fabrique des meubles de bureau en stratifié et des meubles caissons pour les
marchés commerciaux et institutionnels. L’entreprise a précisé que ces changements de direction soutiennent sa stratégie de croissance continue
et de développement opérationnel.
6 | LE MONDE DU BOIS ÉTÉ 2026
NOUVELLES
AWMAC Ontario
ajoute Patricia Muncan
et Rick Hurst à son
conseil d’administration
AWMAC Ontario
a nommé Patricia
Muncan, de la société CCW Architectural Millwork Casework
Inc., et Rick Hurst, de la société Quincaillerie Richelieu Ltée, à son
conseil d’administration, à la suite des élections tenues lors de
l’assemblée générale annuelle de l’association le 26 mars.
L’association a déclaré que ces nominations apportent au conseil
une précieuse expérience dans les domaines de l’ébénisterie
architecturale, de la fabrication de caissons et de la distribution.
Mme Muncan représente CCW Architectural Millwork Casework
Inc., tandis que M. Hurst apporte ses connaissances de l’industrie
acquises chez Richelieu, un fournisseur au service des fabricants
d’armoires et des transformateurs de bois.
AWMAC Ontario a indiqué que les deux nouveaux nommés
soutiendront les efforts de l’organisation en
matière de normes de l’industrie, de
développement de la main-d’œuvre et
d’engagement des membres dans le secteur
de l’ébénisterie architecturale de la province.
Bestar
relance sa
production
malgré de nombreuses fermetures dans le
secteur québécois
Bestar a repris la production à son usine
de Lac-Mégantic à la suite d’un effort de
restructuration, alors même que le secteur de
la fabrication de meubles du Québec continue
de faire face à des fermetures d’usines et à
des pressions financières liées à la hausse des
coûts et à la concurrence mondiale.
L’entreprise a indiqué que cette relance
permettra de ramener progressivement les
employés à la production tout en stabilisant
les opérations après des procédures de
protection de la loi sur les créanciers. Bestar
fabrique des meubles résidentiels prêts à
assembler pour les marchés nord-américains.
Cette réouverture intervient alors que
plusieurs fabricants de meubles québécois ont
annoncé des fermetures, des licenciements
ou des mesures de restructuration au
cours des derniers mois. Les pressions de
l’industrie comprennent une baisse de la
demande des consommateurs, des coûts
d’exploitation plus élevés, la concurrence des
produits importés et l’incertitude commerciale
persistante qui affecte les fabricants à l’échelle
de la province. Les observateurs de l’industrie
estiment que ces développements reflètent
les défis plus larges auxquels font face les
secteurs de la deuxième transformation du
bois et du meuble au Canada.
Le groupe Gorman
nomme Ashlee Cribb
future directrice générale
Le groupe Gorman a nommé
Ashlee Cribb en tant que
future DG, le directeur général
actuel Nick Arkle devant assumer les fonctions de président du conseil
d’administration dans le cadre d’une transition planifiée de la direction.
Mme Cribb occupe actuellement le poste de présidente de Gorman
Bros. Lumber Ltd. et a exercé des fonctions de direction de haut
niveau au sein des activités de l’entreprise. L’entreprise a déclaré que
cette transition soutient la continuité à long terme et la croissance
future de ses divisions forestières et manufacturières.
M. Arkle a dirigé l’entreprise pendant plus de deux décennies et
continuera de soutenir l’orientation stratégique dans son rôle de
président du conseil d’administration. Le groupe Gorman exploite
des usines de fabrication de bois d’œuvre, de transformation
secondaire et des opérations forestières dans l’Ouest canadien et
aux États-Unis.
Concours international d’innovation en mobilier
Des étudiants de l’École de design de l’Université Laval,
à Québec, ont décroché la première place lors d’un
concours international d’innovation en mobilier organisé
par l’International Wood Culture Society et le National
Interior Furniture Design and Research Institute of China.
Le projet gagnant, développé par les étudiants Charles-Antoine Dubé, Florence Gagné
et Laurence Lemieux, était axé sur la conception de mobilier durable et adaptable. Le
concours a attiré des propositions d’écoles de design de plusieurs pays et a mis en valeur
l’innovation dans la fabrication et la fonctionnalité des meubles en bois.
L’équipe de l’Université Laval a été récompensée pour avoir combiné un design
contemporain avec des considérations de fabrication pratiques et une responsabilité
environnementale. Ce résultat souligne la reconnaissance internationale croissante du
talent des designers canadiens et le rôle du Québec dans l’innovation des meubles et
des produits en bois.
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NOUVELLES
Un incendie à Woolwich perturbe les opérations d’Elbru
Distributors
L’entreprise Elbru Distributors est en phase de rétablissement après
un incendie survenu à ses installations de Woolwich, en Ontario, qui a
également blessé un jeune. Les équipes d’urgence sont intervenues
sur les lieux du sinistre, qui a causé des dommages au bâtiment et
perturbé les activités du distributeur de fournitures de menuiserie.
Les rapports locaux indiquent que le jeune blessé a été transporté à
l’hôpital pour des blessures qui ne mettent pas sa vie en danger. La
cause de l’incendie fait toujours l’objet d’une enquête.
Elbru Distributors fournit des matériaux de menuiserie et des
produits connexes aux fabricants et aux entrepreneurs de l’Ontario.
L’entreprise a déclaré que des efforts de reprise sont en cours
pendant qu’elle évalue les dommages et s’efforce de reprendre
ses activités normales. Cet incident met en lumière les risques
opérationnels et de sécurité constants auxquels sont confrontés
les installations industrielles et les entrepôts dans le secteur de
l’approvisionnement de la deuxième transformation du bois.
IWF Atlanta 2026 : un
retour prévu en août
L’IWF Atlanta 2026 se
déroulera du 25 au 28 août
au Georgia World Congress
Center, rassemblant des
fabricants de machines
à bois, des fournisseurs
et des transformateurs
secondaires du bois de
toute l’Amérique du Nord et
des marchés internationaux.
Ce salon biennal devrait mettre en valeur des machines, des
systèmes d’automatisation, des logiciels, de l’outillage et des
technologies de fabrication destinés aux producteurs d’armoires,
de meubles, de boiseries et de revêtements de sol. Des sessions
éducatives, des démonstrations d’équipements en direct et des
événements de réseautage sont également prévus tout au long
de cet événement de quatre jours.
L’IWF est largement considéré comme l’un des plus grands
événements commerciaux de l’industrie du bois, attirant des milliers
de participants et d’exposants axés sur l’efficacité de la production,
l’automatisation et les solutions de fabrication avancées.
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Les Woodworking Technology Days 2026 programmés pour
octobre en Ontario
Les Woodworking Technology Days feront leur retour en Ontario
en octobre 2026, réunissant des distributeurs de machines, des
fabricants d’équipements et des professionnels du bois pour une
vitrine industrielle multi-sites.
Organisé par les membres de la CWMDA, l’événement permet
aux participants de visiter les entreprises participantes et
d’assister à des démonstrations de machines à bois, de systèmes
d’automatisation, de logiciels et de technologies de fabrication.
L’événement est conçu pour les fabricants d’armoires, les
fabricants de meubles, les ateliers d’ébénisterie et autres
transformateurs secondaires du bois à la recherche de mises
à jour sur les technologies de production et l’amélioration
des processus. La CWMDA a indiqué que des détails
supplémentaires, y compris les sites participants et les horaires,
seront annoncés à l’approche de l’événement. Les Woodworking
Technology Days sont devenus un rendez-vous récurrent de
l’industrie axé sur l’innovation et l’efficacité manufacturière.
8 | LE MONDE DU BOIS ÉTÉ 2026
NOUVELLES
Un partenariat entre Expo Design et l’AFMQ pour soutenir
l’industrie québécoise
Expo Design et l’AFMQ ont conclu un partenariat visant à renforcer
les liens entre la communauté du design et le secteur de la fabrication
de meubles du Québec.
Les organisations ont déclaré que cette collaboration favorisera
une plus grande intégration entre les designers, les fabricants et les
fournisseurs, tout en soutenant l’innovation, le développement de
produits et la capacité de production locale. L’initiative vise également
à accroître la visibilité des meubles fabriqués au Québec et à
encourager une collaboration plus étroite au sein de l’écosystème
québécois, de la conception à la fabrication.
L’AFMQ représente les fabricants de meubles du Québec, tandis
qu’Expo Design se consacre à la promotion de l’excellence en design
et à la collaboration industrielle. Ce partenariat intervient alors que
les fabricants québécois continuent de s’adapter aux conditions
changeantes du marché, à la concurrence mondiale et à la demande
croissante de produits conçus et fabriqués localement.
Chaulk fait l’acquisition d’All About Kitchens
Chaulk Woodworking a acquis All About Kitchens, élargissant
ainsi sa capacité de production et sa présence régionale sur le
marché des armoires et des boiseries en Ontario.
L’entreprise a affirmé que cette acquisition renforcera ses
capacités de fabrication tout en augmentant sa couverture de
service et sa portée auprès de la clientèle à travers la province.
All About Kitchens se spécialise dans les armoires de cuisine sur
mesure et les produits de menuiserie résidentielle connexes.
Chaulk a indiqué que l’intégration des opérations soutiendra
les opportunités de croissance et améliorera l’efficacité de la
production, alors que la demande reste forte pour les solutions
d’armoires sur mesure et semi-sur mesure.
Un apprenti ébéniste ontarien décroche sa place au concours
national
Le gagnant d’un concours d’apprentissage de l’Ontario accèdera au
Concours national d’apprentissage de l’AWMAC 2026, après avoir
remporté les plus grands honneurs lors de l’événement provincial
organisé par AWMAC Ontario. Le concours évalue les participants
sur leurs compétences en ébénisterie, en menuiserie architecturale
et en installation à travers des défis pratiques conçus pour refléter les
normes de l’industrie et les exigences des chantiers. Les organisateurs
ont souligné que l’événement soutient le développement de la maind’œuvre
et fait la promotion des carrières dans les métiers spécialisés
au sein du secteur de l’ébénisterie architecturale.
Le gagnant ontarien représentera la province lors de la compétition
nationale en 2026, où des apprentis de tout le Canada s’affronteront
dans des disciplines techniques et pratiques du travail du bois.
L’AWMAC a rappelé que les programmes d’apprentissage et les
concours de compétences demeurent des outils importants pour
faire face à la pénurie de main-d’œuvre et soutenir la prochaine
génération d’ébénistes qualifiés.
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RAPPORT SUR LE LOGEMENT T1
RAPPORT SUR LE LOGEMENT T1 2026 :
MAINTIEN DES ACTIVITÉS ET
RALENTISSEMENT DES PROJETS
:: Par Tyler Holt, Rédacteur en chef du Monde du bois/Wood Industry
12 | LE MONDE DU BOIS ÉTÉ 2026
RAPPORT SUR LE LOGEMENT T1
APERÇU NATIONAL
Les chiffres relatifs aux mises en chantier au
Canada sont restés positifs tout au long du premier
trimestre 2026, mais le cycle de construction
sous-jacent a continué de perdre de son élan,
malgré les chiffres globaux encourageants.
Le nombre réel de mises en chantier dans
les agglomérations de plus de 10 000 habitants
est passé de 45 329 logements au premier trimestre
2025 à 48 372 logements au premier
trimestre 2026, soit une hausse d’environ 6,7
%. Le mois de janvier a connu une évolution
pratiquement stable par rapport à l’année
précédente, avant que l’activité ne se renforce
en février et mars.
• Janvier : 15 957 → 16 088 (+1 %)
• Février : 14 420 → 15 886 (+10 %)
• Mars : 14 952 → 16 398 (+10 %)
Les hausses enregistrées au cours du trimestre
ont principalement concerné la construction
d’immeubles collectifs.
• Les mises en chantier de maisons individuelles
ont diminué, passant de 8 527
logements au premier trimestre 2025 à 7
955 au premier trimestre 2026, soit une
baisse d’environ 7 %.
• Les mises en chantier d’immeubles collectifs
ont augmenté, passant de 38 782
logements à 43 256, soit une hausse de
près de 11 %.
Cette évolution de la composition du parc
immobilier continue de redéfinir la manière
dont les données nationales sur le logement
doivent être interprétées.
La construction résidentielle canadienne
est désormais de plus en plus dominée par
les projets d’appartements et les grands ensembles
à logements multiples plutôt que par
les maisons individuelles. Cette transition
est importante car la construction d’appartements
se comporte différemment sur les
plans opérationnel et financier. Les projets
sont soumis à des cycles d’approbation plus
longs, nécessitent des montages financiers
plus complexes et dépendent souvent d’objectifs
de prélocation ou de prévente avant que la
construction puisse commencer.
Il en résulte que les mises en chantier reflètent
de plus en plus des décisions prises
plusieurs mois auparavant plutôt que le sentiment
actuel du marché.
Ce décalage est visible dans l’ensemble des
données du premier trimestre.
L’activité de construction est restée soutenue
car les projets financés et approuvés
lorsque les conditions du marché étaient plus
favorables continuent d’entrer en phase de
développement actif. Dans le même temps,
la SCHL et les acteurs du secteur ont de plus
en plus mis en avant un affaiblissement des
perspectives, alimenté par un ralentissement
des préventes de copropriétés, une hausse
des stocks, des coûts d’emprunt élevés et une
souscription plus prudente de la part des prêteurs.
Les données sur les livraisons soulignent
la distinction entre l’activité actuelle et la
dynamique future. Dans les agglomérations
de plus de 100 000 habitants, les livraisons
de maisons individuelles sont passées de 8
737 logements au premier trimestre 2025 à 7
945 au premier trimestre 2026, soit une baisse
d’un peu plus de 9 %.
Les livraisons de logements collectifs ont
augmenté, passant de 31 604 logements à 33
784, soit une hausse de près de 7 %.
Ces logements correspondent en grande
partie à des projets conçus et financés dans
des conditions de marché sensiblement différentes
de celles qui prévalent aujourd’hui.
Le secteur évolue donc simultanément à
travers deux phases qui se chevauchent : un
cycle de livraisons à fort volume lié aux conditions
de financement antérieures et un pipeline
futur plus faible, façonné par un contexte
économique plus tendu.
Cette distinction a une importance opérationnelle.
Les promoteurs peuvent continuer
à faire avancer les projets déjà en cours de
construction tout en reportant les nouveaux
lancements ou en révisant leurs plans de
développement futurs.
Le premier trimestre a donc reflété un
marché qui reste visiblement actif tout en devenant
plus sélectif en coulisses.
RÉPARTITION PAR PROVINCE ET PAR
RÉGION MÉTROPOLITAINE
COLOMBIE-BRITANNIQUE
La Colombie-Britannique a enregistré une
légère baisse des mises en chantier au cours
du trimestre.
• Colombie-Britannique : 9 965 → 9 634 (-3
%) Ce ralentissement provincial contrastait
quelque peu avec une activité
plus soutenue dans la région métropol-
lemondedubois.com | 13
RAPPORT SUR LE LOGEMENT T1
itaine de Vancouver pendant certaines
périodes du trimestre.
• Vancouver : 4 834 → 6 706 (+39 %)
• Abbotsford : 682 → 70 (-90 %)
• Chilliwack : 143 → 52 (-64 %)
• Kamloops : 135 → 472 (+250 %)
• Kelowna : 541 → 559 (+3 %)
• Nanaimo : 107 → 84 (-21 %)
• Victoria : 612 → 692 (+13 %)
La divergence entre Vancouver et plusieurs
marchés secondaires de la Colombie-Britannique
reflète le caractère inégal du
cycle de construction actuel de la province.
Un nombre relativement faible de projets
à forte densité entrant en phase de construction
dans la région métropolitaine de
Vancouver peut avoir une incidence significative
sur les totaux provinciaux, en particulier
lors des trimestres où l’activité ralentit
ailleurs.
Le carnet de commandes de la construction
à Vancouver continue de reposer largement
sur les appartements et les projets de
logements locatifs spécialement conçus
à cet effet. Mais la région reste également
14 | LE MONDE DU BOIS ÉTÉ 2026
exposée à bon nombre des pressions qui
pèsent sur le développement à haute densité
à l’échelle nationale : faiblesse des
préventes de copropriétés, coûts de construction
élevés, prix élevés des terrains et
conditions de financement de plus en plus
prudentes.
Une analyse récente de la SCHL a relevé
des signes de stabilisation tant au niveau des
permis que des mises en chantier à Vancouver,
plutôt qu’une expansion pure et simple.
L’activité de construction reste importante
car les projets déjà en cours continuent
d’avancer, mais le rythme de création de
nouveaux projets viables semble plus lent
qu’au début du cycle.
En dehors du Lower Mainland, l’activité
en Colombie-Britannique est devenue de
plus en plus inégale. Kamloops a enregistré
une forte hausse à partir d’un niveau de
référence relativement faible, tandis que
plusieurs marchés de la vallée du Fraser ont
connu une baisse significative.
Les chiffres globaux de la province pour
le premier trimestre ont finalement reflété à
la fois l’ampleur et la volatilité de l’activité de
construction tirée par les appartements.
L’ALBERTA ET LES PRAIRIES
L’Alberta a connu l’un des revirements les plus
marquants du pays après plusieurs années
d’activité immobilière exceptionnellement
soutenue.
• Alberta : 11 470 → 9 670 (-16 %)
La province avait auparavant bénéficié
d’une croissance démographique rapide,
d’une migration interprovinciale et de logements
relativement abordables par rapport à
Toronto et Vancouver.
Cette dynamique antérieure avait entraîné
une expansion substantielle de la construction
de maisons individuelles et d’immeubles
collectifs à Calgary et à Edmonton. Début
2026, cependant, l’augmentation des stocks
et le volume important de logements déjà en
cours de construction semblent ralentir le
rythme des nouvelles mises en chantier.
• Calgary : 6 271 → 5 005 (-20 %)
• Edmonton : 4 095 → 3 401 (-17 %)
• Lethbridge : 184 → 244 (+33 %)
• Red Deer : 46 → 162 (+252 %)
Le recul observé à Calgary et à Edmonton
suggère que la province est en train de sortir
de la phase de croissance accélérée qu’elle a
connue ces dernières années.
Dans son analyse plus générale, la SCHL
a souligné que les marchés des Prairies
comptent généralement une plus grande
part de logements de faible hauteur et de
maisons individuelles par rapport à Toronto
ou Montréal, où les immeubles d’habitation
de grande hauteur prédominent. Ce cycle
de construction plus court peut amener les
marchés des Prairies à réagir plus rapidement
aux changements des conditions de financement
et de la demande des acheteurs.
La Saskatchewan a également enregistré
l’une des baisses les plus marquées à l’échelle
nationale.
• Saskatchewan : 1 295 → 750 (-42 %)
• Regina : 511 → 172 (-66 %)
• Saskatoon : 707 → 575 (-19 %)
Bien que moins importante en valeur absolue,
cette baisse confirme la tendance générale
au ralentissement observée dans certaines
parties de la région des Prairies.
Le Manitoba a connu une évolution inverse.
• Manitoba : 1 362 → 1 666 (+22 %)
• Winnipeg : 1 189 → 1 410 (+19 %)
Cette hausse suggère un flux de projets plus
stable à Winnipeg par rapport au ralentissement
plus marqué observé ailleurs dans les
Prairies.
RAPPORT SUR LE LOGEMENT T1
ONTARIO
L’Ontario a représenté une grande partie de
la hausse nationale des mises en chantier au
cours du trimestre.
• Ontario : 10 938 → 13 743 (+26 %)
Les gains enregistrés par la province ont
été suffisamment importants pour compenser
les baisses substantielles observées
ailleurs dans le pays.
L’activité à Toronto a fluctué tout au long du trimestre,
mais s’est nettement renforcée en mars.
• Toronto : 5 072 → 4 889 (-4 %)
• Barrie : 80 → 70 (-13 %)
• Belleville : 186 → 16 (-91 %)
• Brantford : 360 → 401 (+11 %)
• Guelph : 5 → 40 (+700 %)
• Hamilton : 487 → 698 (+43 %)
• Kingston : 212 → 53 (-75 %)
• Kitchener-Cambridge-Waterloo : 859 →
1 288 (+50 %)
• London : 296 → 998 (+237 %)
• Oshawa : 88 → 109 (+24 %)
• Ottawa-Gatineau : 2 609 → 2 989 (+15 %)
• Peterborough : 20 → 24 (+20 %)
• St. Catharines-Niagara : 411 → 800 (+95 %)
• Thunder Bay : 23 → 101 (+339 %)
• Windsor : 123 → 56 (-54 %)
Les chiffres provinciaux montrent à quel
point le marché ontarien est devenu inégal.
Les grands projets d’appartements et de
copropriétés à plusieurs tours continuent
de dominer le carnet de commandes de la
région du Grand Toronto, et le calendrier
de mise en chantier d’un nombre relativement
restreint de projets peut modifier de
manière significative les totaux trimestriels.
Dans le même temps, Toronto reste l’un
des marchés confrontés à la plus forte pression
sur la viabilité des futurs projets.
La faible absorption des appartements en
copropriété, l’augmentation des stocks invendus,
les coûts d’emprunt élevés et les prix
élevés de la construction continuent d’affecter
la rentabilité des nouveaux projets. Plusieurs
acteurs du secteur ont déjà ralenti les
lancements ou révisé les calendriers des projets
tout en réévaluant leurs hypothèses de financement
et les prix réalisables. Ailleurs en
Ontario, plusieurs marchés de taille moyenne
ont affiché des hausses en pourcentage substantielles
à partir de bases plus modestes,
notamment Londres, St. Catharines-Niagara
et Kitchener-Cambridge-Waterloo. Ottawa-Gatineau
a également continué d’afficher
une activité relativement stable.
Les chiffres plus élevés des mises en
chantier de la province au premier trimestre
n’indiquent donc pas nécessairement une
amélioration du sentiment du marché.
Au contraire, ces données reflètent plus
probablement le fait que des projets déjà financés
et approuvés entrent en phase de construction
active malgré des conditions actuelles
moins favorables.
Cette distinction caractérise de plus en plus
le marché immobilier ontarien. Les chantiers
restent actifs, mais le carnet de commandes fu-
Delta, BC | Edmonton, AB | Mississauga, ON | Montreal, QC | Dieppe, NB
tur semble moins bien rempli que ne le laisserait
supposer l’activité actuelle seule.
QUÉBEC
Le Québec a enregistré une croissance modérée
au premier trimestre, soutenue en grande partie
par l’activité dans le secteur des logements
collectifs.
• Québec : 10 137 → 11 209 (+11 %)
• Montréal a largement contribué à cette
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RAPPORT SUR LE LOGEMENT T1
augmentation.
• Montréal : 5 327 → 4 870 (-9 %)
• Drummondville : 243 → 225 (-7 %)
• Québec : 1 477 → 1 740 (+18 %)
• Saguenay : 167 → 368 (+120 %)
• Sherbrooke : 255 → 716 (+181 %)
• Saint-Jean-sur-Richelieu : 49 → 59 (+20 %)
• Trois-Rivières : 189 → 247 (+31 %)
Comme à Toronto et à Vancouver, le cycle
de construction à Montréal est de plus en plus
marqué par la construction d’appartements
plutôt que de maisons individuelles.
La ville continue d’enregistrer une activité
importante dans le secteur des immeubles
collectifs, en particulier dans la construction
destinée à la location. Mais les promoteurs
québécois sont également confrontés
à bon nombre des pressions qui affectent
les grands marchés urbains à l’échelle nationale
: hausse des coûts de main-d’œuvre,
contraintes de financement et attentes plus
prudentes des investisseurs.
Plusieurs marchés secondaires du Québec
ont affiché de fortes hausses en pourcentage
au cours du trimestre, notamment Sherbrooke
et Saguenay, bien que ces deux villes
aient connu une croissance à partir de bases
comparativement plus modestes.
Une analyse récente de la SCHL suggère
que l’activité en matière de permis à Montréal
a commencé à se stabiliser, même si le
nombre de mises en chantier reste relativement
élevé.
Cette divergence reflète une tendance
plus générale désormais observable sur plusieurs
grands marchés canadiens. Les projets
déjà en cours continuent de soutenir des
niveaux de construction élevés, mais peu de
nouveaux projets semblent en mesure de les
remplacer au même rythme au cours des prochaines
années.
Les chiffres du premier trimestre au Québec
reflètent donc la résilience du carnet de
commandes actuel plutôt qu’un marché en
pleine expansion.
16 | LE MONDE DU BOIS ÉTÉ 2026
RAPPORT SUR LE LOGEMENT T1
CANADA ATLANTIQUE
L’activité dans le secteur du logement au
Canada atlantique est restée relativement
modeste à l’échelle nationale, bien que la situation
ait varié d’une région à l’autre.
• Nouvelle-Écosse : 1 504 → 1 307 (-13 %)
• Halifax : 1 361 → 903 (-34 %)
• Nouveau-Brunswick : 673 → 695 (+3 %)
• Fredericton : 145 → 110 (-24 %)
• Moncton : 436 → 443 (+2 %)
• Île-du-Prince-Édouard : 289 → 362 (+25 %)
• Terre-Neuve-et-Labrador : 123 → 170 (+38 %)
• St. John’s : 122 → 117 (-4 %)
Le recul observé en Nouvelle-Écosse est
remarquable, car Halifax avait auparavant
connu une forte pression sur le marché
immobilier, alimentée par les mouvements
migratoires et la croissance démographique.
Parallèlement, la taille relativement
modeste du marché de la région de l’Atlantique
fait que les variations en pourcentage
peuvent paraître spectaculaires, même lorsque
les volumes sous-jacents restent comparativement
limités.
L’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve
ont enregistré des hausses en pourcentage
importantes à partir de bases relativement
modestes. Ces hausses n’ont pas été suffisantes
pour influencer de manière significative
les totaux nationaux, mais elles soulignent
la nature de plus en plus fragmentée
de l’activité immobilière canadienne. Plutôt
que d’évoluer selon un cycle national synchronisé,
les marchés régionaux réagissent
désormais différemment en fonction des
flux migratoires, de la composition de la construction,
des conditions de financement
et de la maturité de leurs programmes de
développement existants.
UN MARCHÉ QUI S’ADAPTE AVEC UN
DÉCALAGE
Le premier trimestre 2026 n’a pas laissé entrevoir
un effondrement généralisé de la
construction.
Les mises en chantier nationales sont
restées supérieures aux niveaux de l’année
précédente. La construction d’immeubles
collectifs a continué de dominer tant les mises
en chantier que les livraisons. De grands
projets d’appartements sont restés actifs sur
la plupart des grands marchés urbains.
Mais ce trimestre a également mis en évidence
le décalage croissant entre l’activité de
construction visible et la dynamique future
du développement.
Le marché du logement s’adapte désormais
avec un certain décalage.
Les projets déjà approuvés, financés et en
cours continuent de soutenir les données actuelles
relatives aux mises en chantier et aux
livraisons. Parallèlement, les conditions requises
pour lancer la prochaine génération de
projets sont devenues nettement plus difficiles.
Cette distinction influence de plus en plus
la manière dont les données sur le logement
doivent être interprétées.
Les projets de logements locatifs construits à
cette fin continuent de représenter une grande
partie du carnet de commandes, car les fondamentaux
du marché locatif restent relativement
stables et plusieurs gouvernements continuent
de soutenir la production de logements
locatifs par le biais de programmes de financement
et de mesures fiscales.
Les projets axés sur les copropriétés semblent
plus vulnérables.
À Toronto et à Vancouver, les promoteurs
sont de plus en plus confrontés à la pression
d’une absorption plus faible, d’un accroissement
des stocks, de coûts de construction
élevés et de structures de financement qui ne
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permettent plus d’envisager des hypothèses
d’expansion ambitieuses.
L’Ontario et le Québec ont contribué à
soutenir la croissance nationale au cours du
trimestre, tandis que l’Alberta et la Saskatchewan
ont enregistré un recul après plusieurs
années d’activité exceptionnellement forte.
La Colombie-Britannique est restée globalement
relativement stable, mais a affiché une
divergence croissante entre Vancouver et le
reste de la province.
Ces différences sont importantes, car le
marché national dépend de plus en plus d’un
nombre restreint de marchés urbains d’appartements
et d’une gamme plus limitée de
types de projets viables.
Pour l’instant, l’activité de construction
reste soutenue par les projets déjà en cours.
La question la plus cruciale est de savoir si
suffisamment de projets financièrement viables
entrent dans le pipeline pour maintenir
les niveaux d’activité actuels dans plusieurs
années.
Les données du premier trimestre suggèrent
que la réponse à cette question devient
de moins en moins certaine.
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PORTRAIT D’ATELIER
Interior Woodcraft Designs : l’ébénisterie
sur mesure de tous les jours
:: Par Joy Doonan, Contributrice au Monde du bois/Wood Industry
PRÉSERVER L’ÉBÉNISTERIE SUR MESURE
Dans le domaine de la menuiserie sur mesure,
les clients fidèles en disent souvent plus long
que n’importe quelle salle d’exposition. Depuis
quatre décennies, Interior Woodcraft Designs,
située à Oshawa, en Ontario, réalise des cuisines
et des menuiseries sur mesure pour les
particuliers, et compte de nombreux clients
fidèles depuis plusieurs générations.
Aujourd’hui, l’entreprise appartient aux
frère et sœur Lindsay Wright et Matt Henderson.
Tous deux ont racheté l’entreprise à ses
fondateurs, avec lesquels Lindsay avait travaillé
pendant des années. Bien qu’il s’agisse techniquement
d’une entité commerciale différente
depuis la reprise par Lindsay et Matt, Interior
Woodcraft Designs a toujours conservé une
philosophie d’entreprise fondée sur une écoute
attentive et une étroite synergie entre les processus
de conception et de fabrication.
« Nous avons conservé le nom parce qu’il est
chargé d’une belle histoire », explique-t-elle. «
Un bon nom et une bonne clientèle. Des gens
continuent de venir chez nous parce que nous
avons réalisé leurs cuisines et d’autres travaux
il y a des années et des années, car ils savent
qui nous sommes. »
De nombreux propriétaires qui comparent
les armoires sur mesure aux alternatives
préfabriquées moins coûteuses apprécient
la cohérence qui découle du fait de travailler
avec le même atelier, de la conception à l’installation.
Interior Woodcraft Designs mise
sur la flexibilité et la touche personnelle qu’un
petit atelier spécialisé peut offrir.
DE DESIGNER À PROPRIÉTAIRE
Le parcours de Lindsay Wright dans le domaine
de l’ébénisterie n’était pas, à l’origine, lié à la
création d’une entreprise. Après avoir étudié
le design d’intérieur au Fanshawe College, elle
a occupé divers postes dans le secteur, notamment
en tant qu’entrepreneuse indépendante et
dans des fonctions liées à des projets de cuisine
et de salle de bains. C’est ce travail qui l’a amenée
à rencontrer Dale Harris, l’un des propriétaires
fondateurs d’Interior Woodcraft Designs.
À l’époque, Harris envoyait parfois des clients
à Mme Wright pour des achats liés à la
conception dans le cadre de projets de rénovation.
Au fil du temps, cette relation professionnelle
s’est transformée en amitié, puis en un
partenariat professionnel à long terme. Mme
Wright a rejoint Interior Woodcraft Designs
en 2007 et y est restée pendant 13 ans avant de
racheter l’entreprise avec son frère.
Pendant la majeure partie de cette période,
Lindsay Wright s’est chargée elle-même de la
quasi-totalité des activités de conception et de
vente de l’entreprise. Comme elle était déjà
profondément impliquée dans les opérations
quotidiennes, la transition vers la propriété
s’est finalement faite de manière relativement
naturelle. « Dale et moi avions l’habitude de
plaisanter en disant que la transition vers la
direction de cette entreprise serait très facile
18 | LE MONDE DU BOIS ÉTÉ 2026
PORTRAIT D’ATELIER
pour moi », explique-t-elle. « D’une certaine
manière, je m’en occupais déjà. »
Son frère Matt est arrivé dans l’entreprise
par un autre chemin. Entrepreneur général
de longue date, il avait passé des années à
travailler sur le terrain dans la construction
et la rénovation avant de s’associer à Lindsay
sur divers projets. Alors que Lindsay se concentrait
sur la conception et les relations avec
les clients, Matt apportait son expérience de
l’installation et des chantiers.
« C’est le genre de personne qui avait besoin
d’exercer un métier manuel », explique Lindsay
à propos du parcours de son frère.
Les deux frères et sœurs collaboraient avec
succès depuis des années avant même que la
question de la reprise de l’entreprise ne soit
évoquée. Lorsque les propriétaires d’origine
ont commencé à parler de retraite, c’est Matt
qui a suggéré de racheter l’entreprise ensemble.
À ce stade, la transition ressemblait moins
à un saut dans l’inconnu qu’à la poursuite du
travail qu’ils effectuaient déjà côte à côte.
SYNERGIE ENTRE CONCEPTION ET
PRODUCTION
Interior Woodcraft Designs opère depuis des
locaux d’environ 6 000 pieds carrés situés dans
le sud d’Oshawa. Les installations comprennent
une petite salle d’exposition, des ateliers
de fabrication et de finition, ainsi qu’un espace
d’assemblage. L’atelier utilise actuellement une
scie à panneaux CanTek, des systèmes de finition
Kremlin et des scies à rainurer.
L’entreprise a continué à investir de
manière sélective tout en conservant les
méthodes qui ont toujours donné des résultats
fiables. Mme Wright explique : « Nous
plaisantons en disant qu’à un moment donné,
nous ne pourrons plus trouver de pièces de rechange
pour la scie CanTek, car nous l’avons
gardée depuis si longtemps ! »
« Nous continuons à utiliser l’assemblage à
rainure et languette pour toutes nos armoires
et nos caissons, car cette technique ne nous a
jamais déçus », ajoute-t-elle. « Il y a certaines
choses qu’on ne change tout simplement pas
quand elles fonctionnent. »
Le flux de travail de l’entreprise reflète
également une relation hautement collaborative
entre l’équipe de conception et le personnel
de l’atelier. Une fois un projet approuvé, les
concepteurs utilisent le logiciel 2020 Design
pour préparer des dossiers de fabrication
détaillés comprenant des plans d’ensemble,
des élévations, des rendus 3D et des notes
spécifiques à l’intention du personnel de
production. Avant le début de la fabrication,
l’équipe se réunit pour passer le projet en revue
ensemble.
Le chef menuisier de l’atelier joue un rôle
particulièrement central dans ce processus.
Selon Mme Wright, tout le monde le surnomme
en plaisantant la « CNC humaine » de l’entreprise
en raison de sa capacité à réaliser manuellement
des travaux sur mesure complexes.
« Je ne dispense pas vraiment de formation
officielle à mes concepteurs », explique M.
Wright. « Il s’agit plutôt d’une période d’essai
pendant laquelle nous nous contentons d’observer
et d’apprendre les uns des autres. » M.
Wright précise que cette approche aide les
nouveaux collaborateurs à mieux comprendre
comment les choix de conception influencent
la fabrication, l’installation et l’expérience client
tout au long du cycle de vie du projet.
Les designers communiquent régulièrement
et directement avec les installateurs et
les fabricants tout au long du cycle de vie d’un
projet, en particulier lorsque des conditions
imprévues sur le chantier ou des détails sur
mesure apparaissent. Cette étroite collaboration
permet de préserver la flexibilité que les
clients attendent d’une prestation sur mesure.
ÉCOUTER D’ABORD, CONCEVOIR ENSUITE
Au lieu d’aborder les projets principalement
sous l’angle stylistique, Lindsay Wright s’attache
avant tout à comprendre comment les clients
vivent réellement dans leurs espaces. Les
conversations sur les habitudes culinaires, les
routines familiales, les problèmes de rangement
et la circulation dans la maison influencent
toutes l’agencement final.
« Je dis toujours qu’il faut lire entre les lignes
et commencer par écouter tout ce qui ne leur
convient pas », explique-t-elle. Lindsay Wright
précise que l’entreprise conçoit régulièrement
des coins salon, des solutions de rangement
spécialisées et des agencements non conventionnels
adaptés à chaque logement.
Le processus reste délibérément personnalisé
de la consultation à l’installation. Les
clients interagissent souvent avec les mêmes
interlocuteurs tout au long du projet, qu’il
s’agisse des visites sur place, des révisions de
conception, des revues de fabrication ou du
lemondedubois.com | 19
PORTRAIT D’ATELIER
choix final des équipements.
Mme Wright estime que la cohérence est
l’une des raisons pour lesquelles de nombreux
clients reviennent des années plus
tard pour de nouveaux travaux, qu’il s’agisse
de cuisines, de meubles-lavabos, de meubles
multimédia, de placards ou de bars.
« C’est une affaire de génération », a-t-elle
déclaré. « Quand on fait du bon travail pour
quelqu’un, cette personne revient. »
PRÉSERVER UNE CONCEPTION À VISAGE
HUMAIN
À l’instar de nombreux fabricants et cabinets
de design, Interior Woodcraft Designs
évalue également l’impact que les nouvelles
technologies pourraient avoir sur ses futures
activités. Mme Wright a indiqué que l’entreprise
envisageait activement de moderniser
ses équipements afin d’accélérer la production
tout en conservant l’ambiance intimiste
d’un petit atelier, très appréciée par les clients.
Dans le même temps, elle a exprimé des
sentiments mitigés quant au rôle croissant
de l’intelligence artificielle dans le travail
de conception. Ses préoccupations portaient
moins sur l’efficacité que sur l’évolution du
rôle du designer.
20 | LE MONDE DU BOIS ÉTÉ 2026
PORTRAIT D’ATELIER
« Le processus de conception est long et
prend vraiment un certain temps avant d’arriver
à l’agencement parfait, et dans certains cas,
ce serait formidable de pouvoir alléger un peu
cette charge. Je pourrais probablement acheter
un programme d’IA et lui confier toute la
conception à ma place », explique-t-elle. « Mais
c’est mon métier. » Elle explique qu’un recours
excessif à l’automatisation au sein du processus
créatif « élimine une composante essentielle et
transforme le rôle de l’humain, qui passe de la
création à la simple assurance qualité. »
RESTER IMPLIQUÉ
Alors qu’Interior Woodcraft Designs continue
d’évaluer de nouveaux investissements en équipement
et la flexibilité que les clients attendent
d’une entreprise spécialisée dans le sur-mesure,
ainsi que les technologies de conception
en constante évolution, Mme Wright précise
que l’entreprise reste déterminée à préserver
la réactivité et la communication étroite que les
clients associent aux petites entreprises spécialisées
dans le sur-mesure. La priorité absolue de
l’entreprise est de créer des espaces adaptés aux
habitudes et aux priorités des personnes qui les
utilisent au quotidien.
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DU SAVOIR À L’ACTION
Se faire un
chemin vers la
durabilité
Dans l’ensemble du secteur des produits du bois, le développement
durable n’est plus un sujet à part. Il s’inscrit de plus en plus
au cœur du mode de fonctionnement des fabricants et des distributeurs,
ainsi que de leur planification pour l’avenir.
Pour Upper Canada Forest Products, cette évolution n’a pas nécessité
de redéfinir sa raison d’être, mais plutôt de s’engager davantage à
comprendre son impact et à prendre des décisions plus éclairées à
tous les niveaux de l’entreprise.
Comme beaucoup d’acteurs du secteur, l’entreprise reconnaît depuis
longtemps le rôle que joue le bois, en tant que matière première renouvelable,
dans une économie à faibles émissions de carbone. Mais
pour traduire cette conviction en actions mesurables, il fallait davantage
de clarté.
Afin d’établir une base de référence claire, Upper Canada Forest
Products s’est associée à la Sauder School of Business de l’Université
de Colombie-Britannique par l’intermédiaire du Centre for Climate
and Business Solutions. Cette collaboration s’est concentrée sur la
mesure des émissions de gaz à effet de serre de scope 1 et de scope
2, en examinant la consommation d’énergie et de carburant dans
l’ensemble de ses dix-huit sites au Canada et aux États-Unis.
Le résultat a dépassé le simple exercice technique. Il a fourni une vision
cohérente, fondée sur des données, de l’origine des émissions
et des domaines où les améliorations les plus significatives peuvent
être apportées. Tout aussi important, il a permis d’établir une approche
standard applicable d’année en année,
permettant ainsi à l’entreprise de suivre ses progrès, d’affiner ses
stratégies et de prendre des décisions en toute confiance.
Ces bases étant désormais en place, l’accent s’est déplacé vers des
actions concrètes. Sur plusieurs sites, Upper Canada Forest Products
met en œuvre des initiatives ciblées visant à améliorer l’efficacité et à
réduire son empreinte globale.
Il s’agit notamment de passer à l’éclairage LED pour réduire la consommation
d’énergie, d’installer des panneaux solaires sur son site
de Mississauga afin de diminuer la dépendance au réseau électrique,
et d’optimiser les itinéraires de sa flotte pour limiter la consommation
de carburant et les temps d’inactivité. Bien que chaque initiative soit
progressive, elles constituent ensemble une approche rigoureuse
fondée sur les données, où les améliorations opérationnelles et les
résultats environnementaux vont de pair.
Cela reflète une tendance plus large dans l’ensemble de l’industrie
du bois, où la durabilité est de plus en plus intégrée aux opérations
quotidiennes plutôt que d’être traitée comme un objectif isolé. Pour
les fabricants, la valeur réside dans des approches qui améliorent l’efficacité,
la fiabilité et la maîtrise des coûts, tout en contribuant à la
résilience à long terme.
Le travail entrepris avec l’UBC a également renforcé l’importance de
la cohésion entre les équipes. En impliquant les employés dans la
compréhension des données sur les émissions, l’entreprise a renforcé
la collaboration interne et intégré la durabilité dans la prise de
décision au quotidien.
L’établissement d’une base de référence n’est qu’un point de départ,
mais il s’agit d’une étape cruciale. Elle permet à Upper Canada Forest
Products de hiérarchiser ses futures initiatives, d’évaluer les nouvelles
technologies et de continuer à intégrer la durabilité dans sa croissance
à long terme.
Dans un secteur caractérisé par des cycles longs et des partenariats
durables, une approche mesurée et éclairée permet à l’entreprise de
s’adapter, de s’améliorer et de créer de la valeur au fil du temps.
À l’avenir, l’accent restera mis sur la consolidation de ces fondements.
Grâce à une meilleure compréhension de ses émissions, Upper Canada
Forest Products est mieux à même d’identifier les opportunités
au sein de l’ensemble de ses activités, de renforcer la collaboration
avec ses fournisseurs et de répondre aux attentes en constante évolution
de ses clients, tout en conservant la cohérence et la fiabilité
qui définissent son rôle au sein du secteur canadien des produits du
bois, aujourd’hui et à l’avenir
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ARTICLE EN VEDETTE
Pour My Door Factory,
la discipline avant tout
:: Par Tyler Holt, Rédacteur en chef du Monde du bois/Wood Industry
La première heure de la journée chez
My Door Factory n’est pas réservée à
la découpe, au ponçage ou à l’expédition
des portes ; elle commence par un travail
d’amélioration. Les employés disposent
de temps dans l’atelier pour corriger ce qui a
rendu la journée d’hier plus difficile qu’elle
n’aurait dû l’être. Ensuite, le groupe se réunit,
passe en revue les améliorations, discute des
problèmes, exprime sa gratitude, échange sur
ses lectures et, plus récemment, fait de la place
pour un segment « confession » où chacun
identifie les erreurs ou les décisions qu’il gérerait
différemment la prochaine fois.
Pour Brad Cairns, qui a fondé l’entreprise
après avoir travaillé dans la menuiserie sur
mesure, l’ébénisterie architecturale commerciale
et la fabrication d’armoires, cette heure
n’est pas un ajout culturel, mais une partie intégrante
du système d’exploitation. La position
de My Door Factory sur le marché des portes
en MDF s’est construite autour d’une question
relativement étroite : quelle quantité de travail
peut-on retirer de l’atelier du client en modifiant
la façon dont les portes sont produites
avant de quitter l’usine ?
Cairns a commencé à construire pour des clients
locaux dès son adolescence sous le nom de
Brad’s Custom Carpentry. Il a ensuite fréquenté
le Conestoga College, où l’accès à l’atelier de
l’école lui a donné de l’espace pour fabriquer
pour une clientèle restreinte mais croissante.
Les débuts de sa vie professionnelle ont suivi le
parcours classique des travaux sur mesure, des
projets commerciaux et de la production liée
aux armoires. Le tournant s’est produit après un
énième différend avec un entrepreneur général.
Les sommes en jeu dépassaient les 100 000 $,
beaucoup d’argent pour une petite entreprise.
Ce schéma était devenu suffisamment familier
pour que Cairns sache que quelque chose devait
changer. Il fallait établir un contrôle.
L’atelier n’est pas immédiatement parvenu
aux portes en MDF comme un plan totalement
abouti. Il a examiné les machines qu’il possédait
déjà, les compétences présentes dans le
bâtiment et les connaissances sur les processus
accumulées lors de consultations avec des
entreprises fabriquant des portes. Les portes
correspondaient au type de travail que Cairns
trouvait le plus intéressant : une production
répétitive à plus grand volume avec une marge
de contrôle des processus. L’entreprise a commencé
à fabriquer des portes et, selon ses estimations,
en est aujourd’hui à environ dix ans
d’existence sous le modèle My Door Factory.
QUAND LA SPÉCIALISATION ÉTAIT
ENCORE TROP LARGE
My Door Factory a d’abord essayé de fournir à
la fois des portes et des comptoirs, en partant
du principe que les clients qui achetaient l’un
achèteraient l’autre. Sur le plan opérationnel,
ces produits n’allaient pas ensemble. Un seul
comptoir pouvait interrompre près d’une
journée entière de production de portes. Cairns
décrit aujourd’hui la leçon en termes simples :
le travail sur les comptoirs devait disparaître.
L’entreprise s’est encore recentrée et s’en est
tenue aux portes.
Cette décision a grandement influencé le
travail d’amélioration ultérieur de l’entreprise,
qui repose sur la répétition. Un atelier qui
fabrique une large gamme de produits peut
s’améliorer, mais le signal est plus brouillé.
Chez My Door Factory, le travail répété a rendu
le gaspillage plus facile à identifier. Il a
également permis aux petits changements de
s’accumuler. Cairns affirme que l’entreprise
consacre la première heure de chaque journée
à améliorer l’usine et les personnes qui y travaillent.
Il ne s’agit pas d’une initiative Lean
mensuelle ou d’un projet dirigé par un manager.
La pratique est quotidienne, étendue à toute
l’entreprise et menée par le propriétaire.
LA PREMIÈRE HEURE DE LA JOURNÉE
Cairns est direct concernant cette dernière
partie. Le Lean, selon lui, ne survit pas si la direction
le traite comme quelque chose destiné
26 | LE MONDE DU BOIS ÉTÉ 2026
ARTICLE EN VEDETTE
à l’atelier mais pas aux bureaux. Un bureau de
propriétaire en désordre mine une consigne de
poste de travail propre. Une réunion hebdomadaire
ne suffit pas. Cairns compare cela à aller
à la salle de sport une fois par semaine : l’intentions
est peut-être là, mais pas la répétition.
La routine matinale de l’entreprise montre
comment cette réflexion est mise en pratique.
Pendant 30 minutes, les employés travaillent
sur des améliorations. Si aucune amélioration
spécifique n’a été attribuée, la consigne est
simple : rendre le travail plus facile. Ensuite,
l’entreprise se rassemble pendant 30 minutes
supplémentaires. Cairns affirme qu’une erreur
courante dans les réunions du matin est
de ne parler que de travail. My Door Factory
aborde les problèmes immédiats de l’entreprise
lorsque c’est nécessaire, mais la réunion
est conçue autour des améliorations, de la gratitude,
de l’apprentissage et des erreurs.
TRAITER LES ERREURS COMME DES
EXPÉRIENCES
L’élément de « confession » est une fenêtre
utile sur le style de gestion de l’atelier. Cairns
présente les erreurs comme des expériences
plutôt que comme des échecs. Il dit fréquemment
aux employés de « lancer l’expérience ».
Lorsque quelqu’un propose un changement,
l’atelier est censé le tester plutôt que d’en
débattre indéfiniment sur la base d’opinions.
Le résultat fonctionne ou enseigne quelque
chose au groupe.
Ce style de fonctionnement exige une
tolérance pour les erreurs contrôlées. Cairns
explique qu’il faut parfois laisser les jeunes travailleurs,
y compris les étudiants en stage, faire
face aux conséquences d’une mauvaise décision.
Un avertissement du patron ne restera
peut-être pas gravé dans leur mémoire, mais
fabriquer la mauvaise pièce, oui. La leçon n’est
pas théâtrale. Elle fait partie de la façon dont
l’atelier développe le jugement tout en évitant
l’effet paralysant qui peut découler de la honte
et de la culpabilité associées à une erreur.
DES GOULOTS D’ÉTRANGLEMENT AUX
POINTS DE CONTRÔLE
Cette même préférence pour l’observation
plutôt que pour l’hypothèse façonne la façon
dont Cairns parle des goulots d’étranglement.
Il évite ce terme pour décrire sa propre usine.
Pour lui, un goulot d’étranglement suggère un
point d’étranglement indépendant de la volonté
de l’entreprise. Il préfère le terme « point
de contrôle ». Une fois que l’usine a établi un
point de contrôle et y a subordonné le reste
de la production, la direction n’a plus à courir
après chaque poste à la fois. Elle surveille le
point de contrôle.
Cette distinction affecte la façon dont la capacité
est augmentée. Cairns décrit le processus
comme consistant à « établir le flux, surveiller
la stabilité, élever la cible, observer ce
qui casse, corriger l’opération d’alimentation
ou de suivi, puis élever à nouveau la cible ».
Si le point de contrôle produit 10 pièces à
l’heure, l’entreprise en teste 11. Si une autre
opération ne peut pas soutenir ce rythme, la
cible redescend le temps d’améliorer le point
faible. Ensuite, l’atelier teste à nouveau.
C’est une façon mesurée d’accroître la capacité.
L’atelier ne demande pas simplement
à chaque poste d’aller plus vite, mais choisit
plutôt de modifier une seule variable, d’observer
la réponse du système et d’utiliser le
résultat pour déterminer où doit se faire la prochaine
amélioration. Dans une exploitation de
portes, cela fait une grande différence pour
reconnecter la découpe, l’usinage, le ponçage,
l’apprêt, l’étiquetage et l’expédition. La vitesse
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ARTICLE EN VEDETTE
dans un domaine n’aide pas si elle ne fait que
pousser du travail inachevé vers un autre.
DES MESURES SUR LESQUELLES L’ATE-
LIER PEUT AGIR
Cairns est également sceptique vis-à-vis du
travail d’amélioration qui n’est pas mesuré.
Il affirme que de nombreuses usines se tournent
d’abord vers les états financiers, qu’il
considère comme un mauvais outil de gestion
d’atelier. Les employés n’ont généralement
pas l’impression de pouvoir influencer des
chiffres financiers globaux, et ces chiffres arrivent
trop tard pour guider les décisions quotidiennes.
Il plaide plutôt pour des mesures
opérationnelles interconnectées qui peuvent
être vues et influencées plus près du travail.
« Tout le monde cherche en quelque sorte
cette mesure unique pour diriger son entreprise
», a déclaré Cairns. « Nous disons toujours
que c’est impossible. C’est comme piloter
un avion avec un seul cadran. »
Les quatre mesures sur lesquelles il met l’accent
sont :
• Le débit quotidien
• La valeur du débit par heure de
main-d’œuvre
• Les minutes par unité
• Les unités par jour
Le débit quotidien montre si l’entreprise est
sur la bonne voie et si elle gagne plus d’argent
28 | LE MONDE DU BOIS ÉTÉ 2026
qu’elle n’en brûle. La valeur du débit par heure
de main-d’œuvre sert de mesure d’efficacité
et, selon ses termes, de vérificateur de décision.
Si une CNC est achetée, ce chiffre devrait
indiquer si l’atelier produit plus de valeur avec
moins de main-d’œuvre. Si de nouveaux employés
sont embauchés, cette même mesure
devrait aider à révéler si la décision a amélioré
les performances ou simplement ajouté un
coût. Les minutes par unité deviennent une
vérification de l’estimation. Si l’atelier prend
réellement 12 minutes par unité pour expédier
le travail, l’estimation doit être testée par rapport
à cette réalité. Les unités par jour aident à
calculer le délai de livraison en comparant ce
qui entre dans l’usine à ce qui en sort.
Kaizenify.app offre aux entreprises du
secteur du bois un tableau de bord des performances
d’usine conçu pour centraliser les
données de production clés. L’outil met l’accent
sur la facilité d’utilisation, la simplicité
des mises à jour, la précision des rapports et la
visibilité des performances pour les directeurs
d’atelier qui cherchent à suivre les opérations
de manière plus cohérente.
RÉSOUDRE LE PONÇAGE EN PREMIER
La discipline de mesure de Cairns a également
façonné le passage de l’entreprise à l’automatisation.
My Door Factory proposait l’application
d’apprêt, et à un moment donné, Cairns
avait 12 personnes pour poncer l’apprêt. Le
travail était poussiéreux, répétitif et difficile à
doter en personnel. Il décrit la vue d’une ligne
de personnes ponçant avec des masques comme
l’une des expériences les plus difficiles et
les plus déprimantes de l’atelier. L’entreprise
a décidé de résoudre le problème en interne.
Cairns a hypothéqué le bâtiment et a investi
de l’argent dans la recherche et le développement
d’un robot de ponçage.
Le problème technique ne consistait pas
seulement à déplacer un abrasif sur une surface.
Le ponçage de l’apprêt exige du jugement.
Un être humain peut ressentir et voir
la différence entre enlever suffisamment de
matière et poncer au travers de l’apprêt. Apprendre
à une machine à éviter de traverser
l’apprêt a pris environ deux ans et demi, selon
Cairns. Une fois que le robot a fonctionné dans
sa propre usine, l’entreprise l’a présenté publiquement.
Cela a conduit à des ventes de machines
Stolbek au-delà de My Door Factory, et
Cairns affirme que ces machines sont désormais
vendues dans le monde entier. Le système
vise à réduire la charge de travail liée au
ponçage pour les ateliers de différentes tailles.
« Nous les avons installés dans des usines qui
font 5 millions de dollars par semaine jusqu’à
des ateliers d’une seule personne ; l’histoire est
toujours la même : le ponçage, c’est l’enfer. »
Cette idée est également devenue une partie
du slogan de l’entreprise.
DES MACHINES CONÇUES EN PARTANT
DE L’ATELIER DE MENUISERIE
La ponceuse de chants a suivi un parcours
similaire. My Door Factory voulait retirer le
ponçage des chants du processus manuel
mais ne trouvait pas de machine qui traitait
le travail comme l’atelier le souhaitait. Cairns
s’est demandé pourquoi les ponceuses de
chants étaient construites autour de bandes
alors que les travailleurs ponçant à la main
utilisaient normalement des ponceuses de
paume. L’entreprise a développé une ponceuse
de chants utilisant cinq ponceuses de paume à
l’intérieur de la machine, conçue autour de la
progression de ponçage souhaitée par l’atelier.
Cette origine explique la différence entre
l’entreprise de machines de Cairns et un fournisseur
d’automatisation plus général. Les
machines de Stolbek n’ont pas été conçues
d’abord comme des plateformes d’automatisation
pour être ensuite adaptées au bois.
Elles sont nées d’un problème de production
du travail du bois. Cairns avait poncé pendant
des décennies avant de tenter d’automatiser le
ponçage. Il soutient que cela a de l’importance
parce que le ponçage est souvent sous-estimé
par les personnes qui ne l’ont jamais fait.
La construction de machines a également
modifié sa façon de penser le retour sur investissement.
Cairns affirme que les menuisiers
regardent souvent le prix d’une machine et en
concluent qu’ils ne peuvent pas se l’offrir parce
que le compte bancaire ne contient pas la somme
totale. Au lieu de cela, il suggère aux entreprises
de comparer ce coût à la main-d’œuvre
mensuelle déjà dépensée pour cette tâche.
Dans le ponçage, cela peut signifier plusieurs
employés effectuant un travail répétitif qu’une
machine financée pourrait remplacer ou stabiliser.
Il ne rejette pas les calculs de ROI, mais
pense que de nombreux ateliers ne parviennent
pas à comptabiliser les avantages à long
terme et périphériques de l’automatisation.
Le lien entre la pratique Lean et l’automatisation
est important. My Door Factory n’a pas
automatisé pour éviter la discipline des processus.
Elle a automatisé après avoir mesuré et
contrôlé le processus de manière à comprendre
où l’automatisation aurait un impact. Selon
Cairns, plus il met de robots dans l’atelier,
plus l’entreprise gagne d’argent. Ce n’est pas
une règle universelle pour toutes les usines,
ARTICLE EN VEDETTE
mais dans son exploitation, cela reflète une
séquence spécifique : restreindre la gamme
de produits, établir le flux, mesurer le travail,
s’améliorer quotidiennement, puis automatiser
le travail qui contraint encore le système.
FAIRE L’ÉTAPE SUIVANTE DU CLIENT
La même logique s’étend au service client.
Cairns explique que l’entreprise se demande
continuellement ce que le client doit faire ensuite
lorsque le produit arrives. Si l’étape suivante
est le ponçage, My Door Factory essaie
de faire le ponçage. Si l’étape suivante est la
mesure ou l’étiquetage, l’entreprise cherche
des moyens de s’en charger avant l’expédition.
L’objectif n’est pas de facturer de petits frais
pour chaque service supplémentaire, mais
d’éliminer le gaspillage en interne afin que
le travail supplémentaire puisse être absorbé
sans augmenter le prix pour le client.
C’est la position concurrentielle la plus claire
de l’entreprise. Elle ne vend pas seulement des
portes en MDF ; elle essaie de vendre moins de
travail en aval. Un fabricant d’armoires peut
intégrer ces pièces dans son propre processus
avec moins d’interruptions. Pour un client, la
valeur n’est pas abstraite. Elle se traduit par
moins de temps de ponçage, moins d’étapes de
manutention et une planification plus claire.
PARTAGER LA STRATÉGIE
Cairns est ouvert au partage de ces systèmes,
même avec d’autres fabricants. Il précise que les
informations ne viennent pas de lui, citant des
penseurs du Lean et des mentors qui ont façonné
sa propre pratique. Il pense également que
beaucoup d’entreprises écouteront mais n’exécuteront
pas. Sa mission déclarée est de prouver
que les travailleurs du bois peuvent gagner
de l’argent, et il voit les systèmes, les logiciels et
les machines comme des outils à cette fin.
Le développement de My Door Factory est
donc moins l’histoire d’une entreprise découvrant
une percée unique que celle d’un atelier
restreignant son travail jusqu’à ce que celui-ci
puisse être étudié de près. Les comptoirs sont
partis parce qu’ils interrompaient le processus
des portes. L’amélioration matinale est restée
parce qu’elle rendait le gaspillage quotidien
visible. Le point de contrôle a remplacé la recherche
erratique des goulots d’étranglement.
Les robots de ponçage ne sont apparus qu’après
que le ponçage manuel soit devenu trop coûteux,
poussiéreux et difficile à maintenir.
La discipline opérationnelle de l’entreprise
ne se cache pas derrière un slogan. Elle est visible
dans l’heure qui précède le début de la production,
dans les mesures que Cairns attend
de chaque atelier qu’il comprenne, et dans la
décision de continuer à décharger le client de
son travail. Pour un fournisseur de portes,
c’est une forme pratique d’intégration. L’usine
améliore son propre processus, puis utilise les
gains pour absorber la tâche suivante que le
client aurait autrement dû accomplir.
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PLUS QU’UNE SURFACE
Des finis qui redéfinissent le rôle du contreplaqué en design
:: Par Meghan Bell, Spécialiste produit, Garnica Amérique du Nord
Le contreplaqué a longtemps été apprécié
pour ses propriétés structurelles, mais
moins pour son apparence. En ébénisterie,
dans le mobilier et les applications architecturales,
il a souvent servi de couche cachée
sous des placages, des stratifiés, de la peinture
ou d’autres finitions décoratives. Cependant, les
récentes innovations technologiques ont rendu
cette distinction moins pertinente.
Aujourd’hui, les progrès dans les surfaces
décoratives et les finitions appliquées en usine
modifient la manière dont le contreplaqué est
prescrit. Plutôt que de fonctionner uniquement
comme substrat, le contreplaqué est de
plus en plus utilisé comme le matériau de finition
lui-même. Les faces en bois naturel, les
stratifiés décoratifs et les revêtements traités
aux UV permettent aux architectes, designers
et fabricants de combiner esthétique et performance
en une solution de panneau unique.
DU CŒUR STRUCTUREL À LA SURFACE
FINIE
Les avantages techniques du contreplaqué sont
bien établis. En superposant de minces placages
aux directions de fil alternées, les fabricants
créent des panneaux plus légers et plus stables
dimensionnellement que de nombreuses alternatives
en bois massif. Cette structure croisée
permet de réduire le gauchissement et favorise
des performances constantes dans des environnements
exigeants — en particulier lorsque
des matières premières de haute qualité et des
processus de fabrication précis sont appliqués.
Parce que les panneaux de contreplaqué
sont conçus pour la stabilité, la résistance et
l’usinabilité, ils ont le potentiel de supporter une
large gamme de finitions décoratives tout en
maintenant leur intégrité structurelle pendant
la fabrication. Lorsqu’ils sont produits selon des
normes élevées, les panneaux permettent aux
menuisiers de fraiser, couper, percer et border
les composants avec la certitude que la surface
finie et le cœur sous-jacent fonctionneront comme
un système intégré.
Cependant, les performances peuvent varier
considérablement d’un fabricant à l’autre. Certains
producteurs vont plus loin en contrôlant
la croissance de leur matière première et en appliquant
des techniques de production avancées
pour obtenir une régularité exceptionnelle. Ces
approches peuvent donner des panneaux légers,
pratiquement sans vides, avec des tolérances
plus strictes et moins de joints de cœur — des
facteurs qui contribuent directement à une
stabilité supérieure. Des entreprises telles que
Garnica illustrent ce niveau de qualité, associant
des pratiques forestières responsables à une fabrication
de précision pour fournir des panneaux
qui répondent à la fois aux objectifs ESG et aux
attentes de performance les plus élevées.
L’ESSOR DU TFL ET DE L’HPL
L’une des évolutions les plus importantes des panneaux
de bois d’ingénierie a été celle des surfaces
décoratives. Les stratifiés fusionnés thermiquement
(TFL), les stratifiés haute pression (HPL)
et d’autres finitions techniques permettent aux
panneaux d’arborer une gamme pratiquement illimitée
de couleurs, de textures et de motifs tout en
ajoutant une résistance à l’usure, aux rayures et aux
impacts. Ces matériaux sont de plus en plus utilisés
dans les intérieurs commerciaux, les agencements
de magasins, les établissements d’enseignement
et d’autres environnements où la durabilité et l’apparence
sont tout aussi importantes.
Pour les prescripteurs, la valeur est autant
pratique que visuelle. Un panneau de contreplaqué
fini peut réduire le besoin d’étapes de finition
supplémentaires, améliorer la cohérence
entre les projets et soutenir une fabrication ainsi
qu’une installation plus efficaces.
LES MULTIPLES VISAGES DU CONTRE-
PLAQUÉ
Les faces décoratives en bois franc comme le
chêne blanc, l’érable, le noyer et le cerisier permettent
au contreplaqué d’offrir la chaleur et la
variation du bois naturel tout en préservant les
avantages techniques du bois d’ingénierie. Ces
qualités le rendent particulièrement précieux
dans les applications où les designers souhaitent
l’apparence du bois naturel sans le mouvement,
le poids ou la variabilité associés au bois massif.
Les revêtements traités aux UV ajoutent une
autre couche de fonctionnalité. Appliquées dans
des conditions de fabrication contrôlées, ces finitions
rehaussent l’apparence naturelle du bois
tout en augmentant la résistance aux rayures et
à l’usure de surface. Pour les architectes et les
designers, les panneaux pré-finis offrent une
finition plus uniforme que de nombreuses alternatives
appliquées sur le chantier. Le résultat est
un matériau qui arrive prêt à être installé, avec
des caractéristiques esthétiques et de performance
déjà intégrées.
Dans de nombreuses applications, un seul
panneau de contreplaqué peut fournir le support
structurel, la surface finie et la durabilité
requise pour un usage quotidien. Cette polyvalence
est particulièrement précieuse dans la
construction modulaire, les intérieurs de transport,
le mobilier, les environnements de vente
au détail et les espaces de vie compacts, où la réduction
du poids des matériaux peut simplifier
la fabrication et améliorer l’efficacité.
L’ÉVOLUTION DU BOIS D’INGÉNIERIE
Le contreplaqué n’est plus simplement le matériau
situé derrière la finition. Avec les stratifiés décoratifs,
les faces en bois franc naturel et les revêtements
appliqués en usine, il est devenu un élément
visible et intentionnel du processus de conception.
Les architectes et les designers peuvent désormais
prescrire des panneaux qui offrent à la fois une fiabilité
structurelle et un impact esthétique. Dans
de nombreux projets, le panneau lui-même est le
produit fini, et ce changement redéfinit le rôle du
contreplaqué dans l’architecture, le mobilier et le
design d’intérieur.
Meghan Bell est une spécialiste produit dévouée au sein de l’équipe nord-américaine de Garnica
Plywood. Dans le cadre de ses fonctions, elle s’engage à visiter les sites des membres de
GPC afin de fournir des formations complètes sur la connaissance des produits. Elle collabore
également avec les clients, les architectes et les designers pour susciter l’intérêt envers les
solutions innovantes de contreplaqué de Garnica.
30 | LE MONDE DU BOIS ÉTÉ 2026
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TECHNOLOGIE
Quand investir dans un routeur CNC ?
:: Par Alex Colic, chef de Produit Akhurst CNC
question : est-il temps d’investir dans un
routeur CNC ? Alors que la technologie CNC
était autrefois réservée principalement aux
grands fabricants, les machines et les logiciels
modernes ont rendu la production
CNC accessible aux ateliers de presque
toutes les tailles.
Aujourd’hui, même les petites exploitations
utilisent des routeurs CNC pour accroître leur
efficacité, améliorer leur régularité et développer
leurs capacités.
POURQUOI DE PLUS EN PLUS D’ATELIERS
DE MENUISERIE ADOPTENT LA CNC
Deux facteurs majeurs stimulent aujourd’hui
l’adoption de la CNC dans l’industrie du bois.
La pénurie de main-d’œuvre rend de plus
en plus difficile pour les ateliers de trouver
des opérateurs qualifiés. Les machines CNC
permettent aux entreprises d’automatiser les
tâches d’usinage complexes et de maintenir la
productivité avec moins de personnel.
Dans le même temps, la concurrence s’est
intensifiée de manière dramatique. Les ateliers
équipés de la technologie CNC peuvent
souvent produire des pièces plus rapidement
et avec une plus grande précision que ceux qui
dépendent uniquement de machines manuelles.
Par conséquent, les routeuses CNC deviennent
un outil important pour les ateliers qui
souhaitent rester compétitifs et évolutifs.
LA CNC N’EST PLUS SEULEMENT POUR
LES GRANDS FABRICANTS
Historiquement, les machines CNC exigeaient
un investissement important et des connaissances
spécialisées en programmation. Aujourd’hui,
la conception des machines et les
plateformes logicielles ont évolué pour rendre
la CNC bien plus accessible.
Les logiciels de CAO/FAO et de conception
modernes peuvent automatiser une grande
partie du processus de programmation, permettant
aux ateliers de passer rapidement de
la conception à la pièce finie.
C’est pourquoi de nombreuses petites entreprises
du bois, y compris des ateliers de fabrication
d’armoires, des fabricants de meubles
et des producteurs d’ébénisterie architecturale,
intègrent avec succès la technologie CNC
dans leurs opérations.
QUAND INVESTIR DANS UN ROUTEUR CNC ?
Pour de nombreux ateliers de menuiserie,
il arrive un moment où les méthodes de
production manuelles commencent à limiter
la croissance. Les délais de livraison
s’allongent, la main-d’œuvre devient plus
difficile à trouver et des goulots d’étranglement
commencent à apparaître partout
dans l’atelier. À ce stade, de nombreuses entreprises
commencent à se poser la même
32 | LE MONDE DU BOIS ÉTÉ 2026
LA CNC PEUT ÊTRE PLUS ABORDABLE
QUE CE QUE DE NOMBREUX ATELIERS
S’IMAGINENT
L’une des idées reçues les plus courantes sur
les équipements CNC est qu’ils nécessitent un
investissement initial massif.
En réalité, de nombreuses entreprises financent
ou louent leurs machines, ce qui permet
d’étaler le coût dans le temps. Dans certains cas,
le paiement mensuel d’une routeuse CNC peut
être comparable au coût d’un seul employé.
Cela permet aux ateliers d’améliorer leur
TECHNOLOGIE
capacité de production tout en préservant leur
trésorerie et en évitant d’importantes dépenses
en capital.
FACTEURS CLÉS À CONSIDÉRER AVANT
D’ACHETER UN ROUTEUR CNC
Pour les ateliers qui évaluent leur premier investissement
dans la CNC, plusieurs facteurs
méritent une attention rigoureuse.
Flux de travail logiciel
1. Le logiciel est la colonne vertébrale
numérique de la production CNC. Le logiciel
que vous choisissez détermine la manière
dont les conceptions sont créées, programmées
et envoyées à la machine. Différents
secteurs peuvent nécessiter des fonctionnalités
logicielles différentes. Par exemple :
• La fabrication d’armoires utilise souvent
des logiciels de conception spécialisés
avec automatisation de l’imbrication
(nesting).
• Les ateliers de meubles ou d’ébénisterie
peuvent utiliser des systèmes CAO/FAO
plus généraux.
Choisir un logiciel qui correspond à votre
style de production peut être tout aussi important
que de sélectionner la machine elle-même.
Construction et durabilité de la machine
2. Les routeurs CNC varient considérablement
dans leur construction et leur ingénierie.
La rigidité de la machine, la conception
du châssis et la qualité globale de fabrication
affectent les performances. Eine machine
bien construite offre généralement :
• Une meilleure précision de coupe
• Une finition de surface améliorée
• Une durée de vie des outils plus longue
• Une plus grande fiabilité à long-terme
Pour les ateliers qui prévoient de faire
fonctionner des machines quotidiennement
dans des environnements de production, la
qualité de fabrication devient particulièrement
importante.
Maintien de la pièce et stabilité du
3. matériau
La plupart des routeurs CNC utilisent des systèmes
de vide pour maintenir fermement les
panneaux de matériaux sur la table de la machine.
Un système d’aspiration performant
garantit que les pièces restent stables pendant
l’usinage. Si le matériau bouge pendant la
coupe, cela peut affecter la précision, la durée
de vie des outils et la qualité de la surface. Comprendre
comment le système de vide est conçu
et comment il se comporte dans des conditions
réelles de production est un élément important
de l’évaluation d’une machine.
Outillage et coûts d’exploitation
4. La stabilité et la conception de la machine
affectent également les performances de l’outillage.
Lorsque la machine maintient le matériau
en toute sécurité et coupe de manière fluide,
les outils ont tendance à durer plus longtemps
et à produire des résultats plus réguliers. Au fil
du temps, l’allongement de la durée de vie des
outils peut réduire considérablement les coûts
d’exploitation pour les ateliers qui produisent
des pièces en grands volumes.
Formation et assistance
5. Pour les utilisateurs novices en matière
de CNC, la qualité de l’assistance du fournisseur
peut faire une différence majeure. L’aide
à l’installation, la formation des opérateurs
et l’assistance technique continue permettent
de réduire la courbe d’apprentissage et
permettent aux ateliers de démarrer la production
plus rapidement. Les ateliers qui
reçoivent un soutien solide constatent souvent
que l’intégration de la CNC est bien plus
facile que prévu.
PLANIFIER LA CROISSANCE FUTURE
Lorsque l’on investit dans un routeur CNC, il
est important de voir au-delà des besoins de
production actuels.
Une machine qui fonctionne bien aujourd’hui
doit également être capable de supporter
des volumes de production plus élevés
à l’avenir. Choisir un équipement capable
d’évoluer avec votre entreprise permet de
garantir que l’investissement reste rentable
pendant de nombreuses années.
De nombreux ateliers qui adoptent la technologie
CNC partagent la même réaction une
fois la machine installée : « Nous aurions dû
faire cela plus tôt. »
Une fois intégrées dans le flux de travail,
les routeurs CNC deviennent souvent l’un des
outils les plus précieux de l’atelier. Elles permettent
aux entreprises du secteur du bois
d’accroître leur efficacité, d’améliorer leur
régularité et de développer leurs capacités de
production.
Pour de nombreux fabricants, l’adoption
de la technologie CNC n’est pas simplement
l’achat d’un équipement, c’est une étape vers
la modernisation de l’ensemble du processus
de production.
lemondedubois.com | 33
AWMAC
Du manuel à l’outil
L’industrie manufacturière a besoin de standards dynamiques
:: Par Kasia Robinson, Directrice, Normes, inspections et assurance qualité, AWMAC National
La plupart des inefficacités de fabrication
dans le secteur de l’ébénisterie
architecturale ne commencent pas au
niveau de la production. Elles commencent
au niveau de l’interprétation.
Une spécification est lue différemment par
deux parties prenantes. Une attente concernant
la quincaillerie est présumée plutôt que
définie. Une équipe de projet se réfère à des
versions différentes d’une même norme. Un
estimateur interprète une exigence d’une certaine
manière alors que les équipes d’installation
l’appliquent d’une autre.
Aucun de ces problèmes ne semble important
de manière isolée. Pourtant, collectivement,
ils créent l’un des risques les plus
coûteux et les plus persistants auxquels sont
confrontées les opérations de fabrication
modernes : la dérive d’interprétation.
Dans l’environnement de la construction
d’aujourd’hui, les fabricants opèrent dans des
délais de plus en plus serrés, avec des marges
plus réduites, des structures contractuelles plus
complexes et un examen beaucoup plus rigoureux
de la conformité et de la documentation.
Parallèlement, les projets deviennent plus complexes
sur le plan technique, impliquant des
matériaux avancés, des systèmes de quincaillerie
intégrés, des responsabilités de conception
déléguées et une coordination inter-disci-
34 | LE MONDE DU BOIS ÉTÉ 2026
plinaire qui s’étend bien au-delà de l’atelier.
Le résultat est une industrie où la cohérence
de l’interprétation importe tout autant que la
qualité de l’exécution.
Et cette réalité modifie le rôle que les
normes doivent jouer au sein des opérations
de fabrication.
Pendant des décennies, les normes techniques
ont fonctionné principalement comme
des manuels de référence — consultés lorsque
des questions surgissaient ou que des litiges
survenaient. Mais dans un environnement de
fabrication moderne, les normes ne peuvent
plus fonctionner comme des documents statiques
posés sur une étagère ou enfouis dans
les dossiers d’un réseau partagé.
Elles deviennent des outils opérationnels.
Ce changement n’est pas simplement technologique.
Il est structurel.
Les fabricants d’aujourd’hui s’appuient sur
des normes à presque toutes les étapes de la
réalisation d’un projet :
• L’estimation et la qualification des appels
d’offres
• La révision des dessins d’atelier
• La vérification des matériaux et de la
quincaillerie
• Les procédures d’assurance qualité
• La préparation aux inspections
• La résolution des déficiences
• La documentation de conformité
• L’intégration et la formation du personnel
Lorsque les normes sont difficiles à consulter,
interprétées de manière incohérente
ou déconnectées des flux de travail quotidiens,
les conséquences opérationnelles sont
immédiates. Les retouches augmentent. Les
demandes d’information (RFI) se multiplient.
L’alignement interne s’affaiblit. La charge administrative
s’alourdit. Les litiges deviennent
plus difficiles à défendre.
Dans bien des cas, le coût est absorbé
bien avant qu’une déficience formelle ne
soit identifiée.
TRANSFÉRER LES CONNAISSANCES À
L’ÈRE NUMÉRIQUE
Ce défi devient encore plus prononcé alors
que l’industrie traverse une transition
générationnelle majeure. De nombreuses organisations
dépendent encore fortement des
connaissances institutionnelles détenues
par du personnel expérimenté — estimateurs,
chargés de projet, personnel de production
et installateurs dont la compréhension
s’est développée au fil de décennies
d’expérience pratique.
Mais à mesure que ces professionnels expérimentés
prennent leur retraite, les fabricants
font face à une question critique :
AWMAC
comment ces connaissances sont-elles
transférées de manière cohérente et à
grande échelle ?
Si l’interprétation repose principalement
sur des individus plutôt que sur des systèmes,
l’incohérence devient inévitable. Deux
chargés de projet peuvent appliquer la même
exigence différemment. Les nouveaux employés
peuvent peiner à trouver efficacement
les directives cruciales. Les équipes travaillant
dans plusieurs bureaux ou sur plusieurs
chantiers peuvent, sans le vouloir, dériver
vers des normes internes différentes.
C’est là que la discussion autour de la
modernisation devient beaucoup plus importante
que le simple fait de « passer au
numérique ».
La transformation numérique dans la gestion
des normes n’est pas une question d’esthétique
ou de commodité. C’est une question
de cohérence opérationnelle. Des normes
interrogeables et mises à jour de manière
dynamique permettent aux organisations
de réduire la variabilité de l’interprétation en
créant un point de référence plus accessible
et unifié pour toutes les équipes et à toutes les
étapes du projet. Les clarifications deviennent
plus faciles à situer. La navigation devient plus
intuitive. L’information peut évoluer en même
temps que las pratiques de l’industrie, plutôt
que d’attendre de longs cycles de publication.
Plus important encore, l’accessibilité favorise
l’adoption.
« La cohérence de l’interprétation importe
tout autant que la qualité de l’exécution. »
Les nouveaux professionnels qui entrent
dans l’industrie s’attendent à ce que l’information
fonctionne de la même manière
que le reste de leur environnement professionnel
— interrogeable, connectée, à jour
et disponible en temps réel. Les fichiers PDF
statiques et les systèmes de référence fragmentés
ne correspondent plus à la manière
dont les équipes modernes consomment et
appliquent les informations techniques.
Si les normes ne parviennent pas à évoluer
parallèlement aux flux de travail qu’elles
soutiennent, l’écart entre les attentes et la
convivialité continue de se creuser.
L’ÉVOLUTION DES NORMES AVEC LE
NAAWS 5.0
Ce changement plus large de l’industrie est
en partie la raison pour laquelle les normes
nord-américaines d’ébénisterie architecturale
(North American Architectural Woodwork
Standards) évoluent avec le lancement du
NAAWS 5.0.
« La cohérence de l’interprétation importe tout
autant que la qualité de l’exécution. »
L’importance du NAAWS 5.0 ne réside pas simplement
dans la sortie d’une nouvelle édition. L’évolution
la plus significative se trouve dans la manière
dont la norme fonctionne au sein même de l’écosystème
de la construction et de la fabrication.
En passant à une plateforme accessible
numériquement, le NAAWS 5.0 permet une
navigation plus rapide, une meilleure convivialité
et une structure plus réactive pour les
clarifications et les perfectionnements futurs.
Plutôt que de fonctionner uniquement comme
un document de référence statique, la norme
est mieux positionnée pour soutenir les flux de
travail opérationnels réels à travers l’estimation,
la production, la révision des spécifications, l’inspection
et la vérification de la conformité.
Il est important de souligner que cette évolution
ne remplace pas le savoir-faire artisanal.
Elle le protège.
L’ébénisterie architecturale a toujours été
définie par la précision, la coordination et la
responsabilité. Des normes claires renforcent
BUILT BETTER TO BUILD BETTER TM
STRONGER
JOINTS.
SIMPLER PROCESS.
DOMINO DFC 500 & DF 500 R
COMING SUMMER 2026
SHOP NOW
ces résultats en réduisant l’incertitude avant
le début de la fabrication. Des normes accessibles
améliorent la cohérence entre les partenaires
du projet. Des normes à jour aident les
fabricants à défendre la qualité et la conformité
de leur travail au sein d’environnements
contractuels de plus en plus complexes.
Alors que le rythme de la construction continue
de s’accélérer, la capacité à rendre les
connaissances opérationnelles deviendra un
avantage concurrentiel déterminant dans l’industrie
manufacturière.
La prochaine génération de leaders de l’industrie
ne se distinguera pas uniquement par sa
capacité de production ou son seul savoir-faire
artisanal. Elle se distinguera par l’efficacité avec
laquelle elle créera un alignement entre les personnes,
les systèmes, les processus et les attentes.
Parce qu’au bout du compte, les normes ne
sont plus de simples références techniques.
Elles sont une infrastructure opérationnelle.
AVAILABLE NOW
lemondedubois.com | 35
CKCA
INDUSTRIE CANADIENNE DU MEUBLE
Prenez la parole !
:: Par Sandra Wood, Directrice executive, CKCA
ministères gouvernementaux, et beaucoup d’autres
sont à venir. Plusieurs membres de la CKCA
ont également participé directement à ces conversations,
et nous remercions sincèrement tous ceux
qui ont donné de leur temps et de leur expertise.
La CKCA (Association canadienne des armoires
de cuisine) a récemment tenu son
événement régional du printemps à Hamilton,
en Ontario. La province ressent les effets du
ralentissement du logement, des tarifs douaniers
et des pressions constantes du marché causées
par l’augmentation des importations. La présidente
de la CKCA, Amrita Bhogal (Sunrise Kitchens,
Surrey, C.-B.), et le vice-président, Luke Elias
(Muskoka Cabinet Company, Alfred, ON), ont fait
le point sur le travail de défense des intérêts mené
par la CKCA devant un public de plus de 120 fabricants
et fournisseurs d’armoires de cuisine.
Ce qu’Amrita et Luke comprennent parfaitement,
c’est l’urgence de la situation, car leurs propres
entreprises vivent ces conditions de marché
au premier chef. S’ils prennent activement la parole
au nom de notre industrie, ils encouragent
également les autres à faire de même. Veuillez
considérer ceci comme votre appel à l’action.
Contactez votre député fédéral et invitez-le
dans votre atelier. Montrez-lui ce que vous faites,
combien de personnes vous employez et
pourquoi nous avons besoin de l’aide du gouvernement
fédéral dès maintenant. Si vous avez
besoin d’aide pour contacter votre député local,
communiquez avec la CKCA à info@ckca.ca et
36 | LE MONDE DU BOIS ÉTÉ 2026
nous vous enverrons des outils de sensibilisation
pour guider la conversation.
Avant cela, voici ce qu’Amrita et Luke ont
récemment partagé avec les membres.
Amrita : L’une des priorités les plus importantes
pour la CKCA en ce moment est la défense des
intérêts de l’industrie. Notre secteur fait face à de
réelles pressions, et le conseil d’administration de
la CKCA a été très actif sur deux fronts majeurs :
Premièrement, sensibiliser Ottawa aux
défis auxquels est confrontée l’industrie canadienne
des armoires de cuisine et au besoin
d’un soutien plus fort pour la fabrication locale.
Deuxièmement, soutenir l’initiative de mesures
de sauvegarde qui s’attaque aux pressions
commerciales déloyales et aux problèmes
d’importation qui touchent nos membres.
Au cours des derniers mois, la CKCA a travaillé
en étroite collaboration avec une firme de
relations gouvernementales à Ottawa. Ce travail
n’est possible que grâce à la contribution supplémentaire
pour la défense des intérêts que les
membres ont versée lors du renouvellement de
leur adhésion plus tôt cette année. Cet investissement
fait déjà une différence.
Ensemble, nous avons participé à plus
d’une douzaine de réunions avec des élus et des
Luke : Notre message au gouvernement a
été très clair. Les fabricants canadiens de
produits du bois, y compris les fabricants
d’armoires, subissent de graves pressions en
raison de volumes extraordinaires d’importations
à bas prix, en particulier d’Asie.
Ce que nous observons n’est pas simplement
un ralentissement cyclique. Il s’agit d’un changement
structurel du commerce mondial. Aujourd’hui,
l’industrie canadienne des armoires
de cuisine a la capacité de produire environ 1,62
million d’armoires par an. Mais la production
actuelle n’est que d’environ 756 000 unités. Cela
signifie que plus de 53 % de notre capacité de fabrication
est inutilisée.
Dans le même temps, les importations ont augmenté
d’environ 36 % au cours des deux dernières
années et représentent désormais près de la moitié
du marché canadien. Les fabricants nationaux ne
représentent plus qu’environ 44 % du marché. La
réalité est simple : le Canada a déjà la capacité de
remplacer les armoires importées en utilisant sa
capacité de production nationale existante.
Amrita : Nous avons également souligné qu’il
existe des lacunes importantes dans les programmes
fédéraux actuels. La stratégie fédérale
« Acheter canadien » est une étape positive,
mais elle doit aller plus loin. Nous demandons
au gouvernement d’inclure spécifiquement les
produits canadiens à valeur ajoutée, comme
les armoires, dans les programmes fédéraux de
logement et d’approvisionnement.
Lors de notre Forum national l’automne dernier,
le conseil d’administration de la CKCA a clairement
déclaré que les maisons construites dans le
cadre de programmes de logement soutenus par
le gouvernement fédéral devraient inclure des
produits fabriqués au Canada, y compris des armoires
de cuisine fabriquées au Canada.
Luke : Si l’argent des contribuables est utilisé pour
construire des maisons au Canada, les emplois
manufacturiers canadiens devraient également
bénéficier de ces projets. Il ne s’agit pas d’une
CKCA
pénurie d’approvisionnement ou d’un risque
d’inflation. En fait, l’industrie dispose actuellement
d’environ 860 000 unités de capacité de
production inutilisée, ce qui dépasse le volume
total d’armoires importées entrant au Canada
aujourd’hui.
L’inclusion des armoires dans les programmes
fédéraux de logement soutiendrait
immédiatement les emplois canadiens,
les usines canadiennes et les investissements
canadiens.
Amrita : Le deuxième grand axe de notre action
est l’initiative de mesures de sauvegarde.
La CKCA soutient le travail mené par un cabinet
d’avocats spécialisé en droit commercial
et une firme de relations gouvernementales
par l’entremise de l’Alliance canadienne des
produits du bois. De nombreux membres de
la CKCA sont également directement impliqués
dans les efforts de cette alliance.
Luke : Comme beaucoup d’entre vous le
savent, l’industrie a été lourdement touchée
par les tarifs douaniers américains de l’article
232 sur le bois d’œuvre, le bois de construction
et les produits dérivés du bois. L’automne
dernier, les exportations d’armoires
vers les États-Unis ont été frappées d’un tarif
douanier de 25 %. Ce taux est maintenant
passé à 50 %.
Cela a été un choc majeur pour l’industrie,
car nous pensions être protégés par l’ACEUM
(CUSMA). Aujourd’hui, nous estimons qu’environ
20 % à 30 % de notre industrie dépend
des exportations vers les États-Unis. L’impact
ne s’arrêtera pas aux exportateurs. À mesure
que les entreprises perdent leurs marchés
américains, une plus grande part de la production
mondiale est réorientée vers le Canada.
La surcapacité mondiale, en particulier
en Asie, combinée à l’affaiblissement de la
demande étrangère, pousse davantage de
produits à bas prix sur le marché canadien,
car le Canada reste un marché aux barrières
relativement faibles.
Amrita : C’est pourquoi la CKCA a salué la décision
du gouvernement du Canada de lancer
une enquête de sauvegarde mondiale sur les
importations d’armoires de cuisine. C’est une
étape importante vers le rétablissement d’un
terrain de jeu juste et équitable. Mais nous
avons également précisé que le facteur temps
est crucial. Une enquête de sauvegarde peut
prendre plus d’un an, et de nombreux fabricants
n’ont tout simplement pas ce genre de
temps devant eux.
Luke : Sans action immédiate, nous pensons
qu’il y aura d’autres fermetures, des licenciements
et une perte permanente de capacité
de fabrication. Les prévisions de l’industrie
pointaient déjà vers une baisse supplémentaire
de 20 % des revenus au début de 2026, ce qui
représente environ un demi-million d’armoires
en moins produites chaque année.
C’est pourquoi la CKCA demande au gouvernement
non seulement de faire avancer
l’enquête de sauvegarde de toute urgence, mais
aussi de mettre en œuvre des tarifs douaniers
provisoires dès maintenant, pendant que l’enquête
se poursuit. Une mesure de sauvegarde
aiderait à stabiliser les prix, à rétablir la production
nationale, à remettre au travail la capacité
inutilisée existante et à éviter de nouvelles fermetures
d’usines.
SOME SEE
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Amrita : La CKCA continuera de défendre vigoureusement
cette industrie. Nous continuerons à
rencontrer le gouvernement, à travailler avec nos
partenaires et à maintenir la pression sur les questions
qui comptent le plus pour nos membres.
Luke : Les membres resteront informés tout
au long du processus par le biais des actualités
hebdomadaires de la CKCA. Vous pouvez
également trouver nos communiqués de
presse et nos mises à jour sur la défense des
intérêts sur le site Web de la CKCA.
C’est en fin de compte une question de
calendrier. Si la capacité de fabrication est
perdue, elle ne reviendra pas facilement. Aujourd’hui
plus que jamais, nous avons besoin
du soutien continu de cette industrie. Jetez
un coup d’œil au site Web de l’Alliance canadienne
des produits du bois, inscrivez-vous,
puis exprimez-vous en envoyant des lettres à
vos députés. Chaque effort de sensibilisation
contribue à renforcer la position de l’industrie.
À ceux qui agissent déjà, nous vous sommes
très reconnaissants de votre soutien continu.
Cela va demander un effort collectif fort
de l’industrie — n’attendez pas, agissez dès
maintenant et faites-vous entendre !
Sandra Wood iest la secrétaire et directrice générale de la CKCA. Elle aime « créer du lien » et
faciliter de solides occasions de réseautage pour mobiliser les membres. Elle est convaincue que
les associations ont pour rôle de favoriser de fortes relations d’affaires, guidées par une approche
commerciale à la fois humaine, empathique et rigoureuse.
WE SEE
PURPOSE
With strong industry partnerships and
a commitment to doing things the right
way, we help you and your team operate
with confidence and efficiency.
As Canada’s leading distributor
and importer of hardwood lumber,
specialty softwoods, and panel products,
we deliver consistent supply, deep
product knowledge, and exceptional
service to customers in the cabinet,
millwork and furniture industries.
lemondedubois.com | 37
INTERNATIONAL
Des opportunités malgré un climat
d’incertitude mondiale
:: Par Eric Johnson, Stratège de marque, ThermalWood Canada
mais par une compréhension mutuelle de l’incertitude
à venir. Les gens avaient peur, et Bob a
profité de l’occasion pour prendre des nouvelles
et s’assurer qu’ils allaient bien.
DES OPPORTUNITÉS MALGRÉ UN
CLIMAT D’INCERTITUDE MONDIALE
Les menaces et la mise en œuvre de tarifs
douaniers ont propagé une onde de choc et
d’incertitude dans les prévisions du marché,
forçant de nombreuses entreprises à réaligner
leurs stratégies commerciales et à chercher
des partenaires commerciaux sur les
marchés étrangers. Aujourd’hui, alors qu’un
autre conflit au Moyen-Orient provoque la fermeture
du détroit d’Hormuz — une voie maritime
par laquelle transite un cinquième de
l’approvisionnement mondial en pétrole —,
il peut être facile pour les entreprises de sombrer
dans le découragement. Le président-directeur
général de ThermalWood Canada,
Bob Lennon, refuse de céder à la négativité
malgré les tensions persistantes à travers le
monde. « J’étais assis à une table ronde avec
des politiciens provinciaux qui demandaient
aux entreprises comment la situation actuelle
affectait les gens », raconte Bob. « Quand est
venu mon tour, j’ai dit qu’il y avait là une opportunité.
»
38 | LE MONDE DU BOIS ÉTÉ 2026
BÂTIR À TRAVERS UNE RÉCESSION ET
UN CONFINEMENT
Bob et son associé, Pierre Friolet, ne sont pas
étrangers aux pivots stratégiques en réaction
aux événements mondiaux. L’entreprise a ouvert
ses portes en mai 2008, précisément au
début du krach boursier. « Lorsque la crise a
frappé, nous sommes allés en Europe, nous
y avons trouvé la technologie pour notre système
de fixation invisible Snap-To-It et nous
l’avons apportée au Canada. Cela nous a également
amenés à envisager de nous transformer
en une entreprise de fabrication, et plus
seulement en une entreprise de services. »
Puis, en 2020, alors que l’entreprise connaissait
une croissance constante, un autre événement
planétaire a secoué le monde. Avec le confinement
lié à la COVID, ThermalWood Canada
a dû pivoter à nouveau — cette fois en passant
des appels partout dans le monde, non pas pour
parler affaires, mais simplement pour avoir des
conversations humaines sur le poids de cette
crise. Il s’agissait de nouer des relations, non
pas par le besoin immédiat d’une transaction,
MISER SUR LES RELATIONS AVEC LES
PUISSANCES MOYENNES
Aujourd’hui, six ans plus tard, ThermalWood
Canada fait face à un autre changement — un
changement qui ne dépend pas uniquement
d’un partenaire commercial principal, mais
plutôt de la découverte de relations communes
au sein de la tourmente.
Bob a évoqué l’impact du discours du Premier
ministre canadien Mark Carney lors du
Forum économique mondial de Davos, en
Suisse. Ce discours était axé sur les puissances
moyennes et sur un nouvel ordre mondial
qui ne dépend pas d’un avantage mutuel par
l’intégration, comme l’a déclaré M. Carney
: « Lorsque l’intégration devient la source de
votre subordination. »
À travers cette instabilité économique,
des partenaires commerciaux de différentes
régions du monde ont trouvé ThermalWood
Canada. La mentalité était la même : nous
ne pouvons tout simplement pas mettre tous
nos œufs dans le même panier. Il est temps de
chercher ailleurs.
Bob et le gestionnaire de projet de ThermalWood
Canada, Jason Martell, attribuent
le mérite aux efforts marketing de l’entreprise
pour avoir fourni des stratégies ciblées, visant
à atteindre différentes parties du monde qui
recherchent des relations commerciales avec
le Canada.
Jason explique : « Nous avons misé sur le
sentiment “Acheter canadien” qui existait,
car les clients disent qu’ils veulent des produits
fabriqués au Canada, du bois d’œuvre
canadien scié et transformé au Canada, et ce,
jusqu’à la personne qui leur livre par camion. »
Commercer avec des partenaires soucieux
de la durabilité à travers le globe.
Cela va de pair avec le développement de relations
avec l’Europe et l’Asie, sur des marchés
hautement écoresponsables. Jason et Bob ont
participé à un panel de discussion sur la décarbonation,
organisé par la Chambre de commerce
de la région de Chaleur et l’Université du
INTERNATIONAL
Nouveau-Brunswick, qui portait sur les objectifs
mondiaux d’émissions nettes zéro, domaine
dans lequel le Canada et les États-Unis ont pris
du retard par rapport à l’Europe et à l’Asie. «
Nous étions tous censés y parvenir d’ici 2030 »,
rappelle Jason. « Et le Canada ainsi que les États-
Unis n’y parviendront pas avant au moins 2050.
Donc, si vous essayez d’aller dans ces pays aujourd’hui
pour vendre un produit non durable ou
non écologique, vous êtes condamné d’avance. »
En faisant partie de l’International ThermoWood
Association — le seul organisme directeur
pour le contrôle de la qualité du bois modifié
thermiquement au monde — et en exploitant une
technologie de fabrication européenne, Thermal-
Wood Canada a déjà établi cette confiance sur
les marchés européens. L’heure est maintenant
venue de faire parler encore plus du bois modifié
thermiquement par l’éducation et la fiabilité.
NE PAS TOURNER LE DOS AUX RELA-
TIONS IMPORTANTES
Cependant, comme le soulignent Bob et Jason,
cela ne signifie pas pour autant rompre
les relations avec les clients américains.
« Vous n’allez pas tourner le dos à des clients
qui sont vos partenaires depuis toujours.
Ils ne veulent pas s’en aller non plus. Lorsque
vous fabriquez des composants pour ces entreprises
depuis près de 15 ans, cela a plus de
valeur que la politique. »
Bob ajoute : « Nous sommes également dans
un marché de niche et nous sommes l’un des
seuls fabricants de bois modifié thermiquement
en Amérique du Nord à faire partie de
l’International ThermoWood Association. »
Aujourd’hui, Bob siège au conseil d’administration
de l’International ThermoWood
Association, ainsi qu’au sein d’un groupe de
travail de la North American Hardwood Lumber
Association, où il s’efforce, avec d’autres
membres, de mettre en place en Amérique
du Nord un système de normes de contrôle de
la qualité calqué sur les normes européennes
déjà établies par l’ITWA.
UN CANADA PLUS UNI
« Une autre opportunité s’est présentée sous la
forme d’un Canada plus uni », affirme Bob. « Cela
n’existait pas auparavant. Nous étions totalement
désunis lorsqu’il s’agissait de nous soutenir nousmêmes
et de soutenir nos entreprises. »
Aujourd’hui, la tendance s’est inversée.
Lorsque des clients potentiels nous contactent,
ils indiquent que le consommateur
final exige spécifiquement des produits fabriqués
au Canada. En novembre 2025, un
accord entre toutes les provinces et tous les
territoires canadiens a été mis en place pour
supprimer toutes les barrières commerciales
interprovinciales. Bien que cet accord comporte
des exclusions, il représente assurément
un pas dans la bonne direction. Un pas qui dit
: il est temps de regarder les ressources et le
vaste bassin d’expérience que les Canadiens
possèdent dans leur propre cour.
LE CÔTÉ POSITIF
Le côté positif de cet état actuel d’instabilité
mondiale est de trouver ses repères, quels
qu’ils soient. Cela peut exiger de changer
d’état d’esprit et de regarder ailleurs, mais la
vérité est la suivante : il y a beaucoup de gens
formidables qui cherchent à faire des affaires
avec des entreprises de confiance.
« Il y a toujours quelque chose qui mène à
autre chose », conclut Bob. « Il faut être attentif,
et si vous ne le reconnaissez pas et dites
que c’est la fin, alors vous vous tirez une balle
dans le pied. Vous faites exactement ce que
vos concurrents attendent. » Concentrez-vous
sur la recherche, ciblez différentes régions et
informez ceux qui ne savent pas ce que vous
avez à offrir. Le monde est vaste et les partenariats
sont essentiels.
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ÉVÉNEMENTS
IWF 2026 : AU-DELÀ DES MACHINES,
VERS LE DESIGN INTÉGRÉ
:: Par Tyler Holt, Rédacteur en chef du Monde du bois / Wood Industry
40 | LE MONDE DU BOIS ÉTÉ 2026
L’International Woodworking Fair aborde
son cycle 2026 avec une définition notablement
plus large de ce qui constitue
aujourd’hui le secteur de la menuiserie et du
travail du bois.
Pendant des décennies, le centre de gravité
de l’IWF a été les machines, l’outillage, la manutention
des matériaux, la transformation des
panneaux et les équipements de production.
Ces catégories restent dominantes sur le salon,
mais l’organisation positionne de plus en plus
l’événement autour de secteurs adjacents liés
aux systèmes de construction, aux spécifications
intérieures, à la préfabrication, aux logiciels
et aux flux de production architecturale.
Ce changement est visible dans la nouvelle programmation
du salon, en particulier avec l’ajout
d’un espace dédié appelé Mass Timber Showcase
(Vitrine du bois de masse / bois d’ingénierie) et
l’expansion de son regroupement d’exposants
axés sur le design sous la bannière « IWF Design
». Ces deux ajouts reflètent des mutations plus
profondes déjà en cours au sein des ateliers de
fabrication nord-américains, où les producteurs
traditionnels d’armoires, de boiseries et de composants
se trouvent entraînés dans des projets qui
exigent une coordination plus large avec les architectes,
les entrepreneurs généraux, les promoteurs
et les systèmes de construction d’ingénierie.
L’IWF 2026 se tiendra du 25 au 28 août au Georgia
World Congress Center d’Atlanta. Les organisateurs
continuent de positionner l’événement
comme le plus grand salon de la technologie et du
design du bois en Amérique du Nord, l’affluence
attirant historiquement des acheteurs provenant
des 50 États américains et de plus de 90 pays.
Le vocabulaire entourant l’événement a lui
aussi évolué. Les versions antérieures du salon
mettaient fortement l’accent sur la capacité de production,
l’échelle des machines et le rendement
manufacturier. Les messages actuels accordent
une importance égale à « l’environnement bâti ».
Le bois de masse illustre parfaitement ce
point. Cette catégorie s’est développée bien audelà
des seuls producteurs de bois d’ingénierie.
Les ateliers qui fournissent le traitement CNC, les
fixations, les revêtements, les systèmes d’automatisation,
les adhésifs, les plateformes logicielles
et les sous-ensembles préfabriqués considèrent
de plus en plus ce secteur comme un marché de
croissance à long terme. La nouvelle collection de
bois de masse de l’IWF semble conçue pour consolider
ces intérêts convergents directement sur
le salon, plutôt que de traiter la construction en
bois comme une industrie entièrement distincte.
DES SYSTÈMES POUR COMPENSER LE
MANQUE DE MAIN-D’ŒUVRE
Cette catégorie d’exposition reflète également
une réalité pratique au sein de nombreuses entreprises
de menuiserie : l’envergure des projets
augmente plus vite que la disponibilité de la
main-d’œuvre.
La préfabrication et les systèmes de construction
en panneaux réduisent l’exposition à la
main-d’œuvre sur le chantier tout en déplaçant
une plus grande partie du travail vers des environnements
de fabrication contrôlés. Cette
transition exerce une pression supplémentaire
sur la planification de la production, la précision
de l’usinage, la coordination numérique et la
régularité de la finition — autant de catégories
déjà fortement représentées à l’IWF.
L’expansion axée sur le design suit une logique
similaire. Les organisateurs décrivent IWF Design
comme un regroupement sélectionné de
finitions, de surfaces, de technologies d’éclairage,
d’armoires et de produits axés sur les spécifications,
principalement situés dans les halls C et BC.
Cela peut sembler superficiel à première
vue, mais les implications commerciales sont
d’ordre opérationnel.
Dans de nombreux secteurs de la fabrication
sur mesure, les révisions de conception se poursuivent
désormais plus tard dans le processus de
production qu’il y a dix ans. Les ateliers maintiennent
les fenêtres d’ingénierie ouvertes plus
longtemps, révisent les matériaux plus tard dans
les cycles de devis et coordonnent plus fréquemment
avec les équipes de conception externes
ÉVÉNEMENTS
à l’aide de systèmes d’approbation basés sur le
cloud. Des catégories de produits autrefois considérées
comme décoratives influencent désormais
directement les calendriers de fabrication,
car les changements de spécifications peuvent
affecter simultanément les programmes
d’usinage, les délais de livraison, l’approvisionnement
en quincaillerie, les calendriers de
finition et le séquençage de l’installation.
UNE ÉVOLUTION DE LA DIVERSIFICA-
TION OPÉRATIONNELLE
Le salon lui-même reflète de plus en plus ce
chevauchement entre le travail de fabrication
et le travail de spécification.
Les catégories d’exposants de l’IWF vont de la
fabrication d’armoires et de boiseries à l’énergie
renouvelable, la fabrication de plastiques, l’ingénierie,
les logiciels, les agencements de magasins
et l’imagerie 3D. Cette diversité montre à quel
point il est devenu difficile de tracer des frontières
nettes autour du secteur du bois lui-même. De
nombreux ateliers fonctionnent désormais comme
des fabricants hybrides combinant le bois, les
composites, les métaux, les stratifiés, les systèmes
numériques et les composants spécialisés soustraités
au sein d’un même flux de production.
Les exposants canadiens attendus au salon
2026 renforcent cette tendance vers la diversification
opérationnelle.
Les entreprises figurant dans la liste préliminaire
des exposants comprennent des constructeurs
de machines tels qu’Akhurst Machinery
Group et Doucet Machineries, des fournisseurs
de panneaux et de matériaux comme Tafisa et
Uniboard Canada, des fabricants de revêtements
comme Canlak et Envirolak, des entreprises
d’outillage comme FS Tool Corporation et Royce-
Ayr Cutting Tools, ainsi que des fournisseurs axés
sur l’automatisation, le dépoussiérage et les logiciels.
Cette gamme reflète le comportement d’achat
de nombreux fabricants de taille moyenne. Les
ateliers qui assistent à l’IWF ne recherchent plus
des équipements isolés. Ils évaluent des écosystèmes
de production — des systèmes de finition
liés à la capacité de séchage, des logiciels intégrés
aux flux de travail CNC, des outils adaptés aux cellules
d’automatisation et des matériaux sélectionnés
en fonction de l’efficacité de la main-d’œuvre
ou des exigences d’installation.
L’accent maintenu sur les démonstrations
en direct à l’IWF reflète cet environnement.
Les démonstrations de machines restent l’un
des rares endroits où les directeurs de production
peuvent observer le rendement, les temps
de configuration, les changements d’outils, les
performances d’aspiration de la poussière ou
la convivialité des logiciels dans des conditions
réelles de fonctionnement, plutôt qu’à travers
les seuls documents marketing.
LA COORDINATION COMME NOUVEAU
GOULOT D’ÉTRANGLEMENT
La programmation éducative semble elle
aussi de plus en plus liée à ces préoccupations
pratiques.
Le contenu des conférences de l’IWF met
l’accent sur l’efficacité opérationnelle, la rentabilité,
l’expansion du marché et la gestion
d’entreprise contemporaine plutôt que sur une
instruction purement technique. Ce cadrage
correspond à ce que de nombreux fabricants
vivent en interne : pénurie de main-d’œuvre,
flux de projets irrégulier, problèmes de coordination
de l’installation et attentes croissantes
des clients en matière de personnalisation et de
délais d’exécution.
Dans de nombreux ateliers, la contrainte
n’est plus simplement la capacité des machines.
C’est la capacité de coordination. Les goulots
d’étranglement de
la production se
situent de plus en
plus aux points de
transition — approbations
techniques,
files d’attente de finition,
séquençage
des livraisons, composants sous-traités ou planification
de l’installation — plutôt qu’au niveau
d’un seul équipement. La présence croissante
de fournisseurs de logiciels, de prestataires
d’automatisation et de systèmes intégrés de flux
de travail lors des salons professionnels du bois
témoigne de cette évolution.
Même la structure de réseautage de l’événement
continue de pencher vers le maintien des
relations plutôt que vers la simple découverte de
produits.
La IWF Night at the Tabernacle, le grand rassemblement
d’après-salon, a attiré plus de 1 000
participants lors des récentes éditions, selon les
documents de l’événement. Bien que les événements
sociaux soient une pratique courante dans
l’industrie, leur importance a grandi à mesure
que les chaînes d’approvisionnement et les partenariats
de production deviennent plus collaboratifs
et interdépendants. De nombreuses relations
de fabrication impliquent désormais une coordination
technique continue après la vente initiale,
en particulier pour les équipements automatisés,
les systèmes de finition et l’intégration de logiciels.
Le concours Design Emphasis, destiné aux
étudiants, continue également d’occuper un
rôle stratégique au sein de l’événement. Bien que
présenté publiquement comme une vitrine pour
les talents émergents, ce concours fonctionne aussi
comme une réponse visible aux préoccupations de
longue date concernant la main-d’œuvre dans tout
le secteur du bois. Le recrutement de main-d’œuvre
qualifiée reste difficile dans les métiers de
l’usinage, de la finition, de l’ingénierie et de l’installation,
d’autant plus que les travailleurs expérimentés
prennent leur retraite plus rapidement que
les remplaçants n’entrent dans l’industrie.
L’IWF 2026 reconnaît que le secteur du
bois s’étend désormais bien au-delà des équipements
de production autonomes. Le salon
dépend toujours fortement des machines et
de la technologie de fabrication, mais son expansion
vers le design, la préfabrication, les
systèmes de construction et les flux de travail
intégrés suggère une industrie qui se réorganise
autour d’une coordination globale des projets
plutôt qu’autour de tâches de fabrication isolées.
Les machines restent centrales.
C’est l’environnement commercial périphérique
qui change.
lemondedubois.com | 41
VENTES
L’IMPORTANT N’EST
PAS CE QUE VOUS
DITES. C’EST-CE QU’ON
ENTEND.
:: Par Freya Hannah, Responsable développement commercial et partenariats, Cieblink
42 | LE MONDE DU BOIS ÉTÉ 2026
Le terme et la prise de conscience de l’intelligence émotionnelle (IE) sont entrés dans ma vie il
y a environ dix ans et sont devenus discrètement l’outil le plus affûté de ma boîte à outils pour
traiter avec les humains (et les humains qui fabriquent des armoires). L’IE consiste simplement
à remarquer vos sentiments, à les gérer et à vous caler sur ceux de tous les autres. La conscience de soi,
l’autorégulation, l’empathie et les compétences sociales, le tout réuni dans une poignée de main polie.
Dans le monde de la vente de produits du bois, un milieu axé sur la réputation, un peu d’IE permet de
maintenir le moral à un niveau élevé, de limiter les querelles et de faire avancer les affaires.
L’ouvrage « Surrounded by Idiots » (Entouré d’idiots) de Thomas Erikson nous donne une carte
bien pratique en quatre couleurs : rouge, jaune, vert et bleu. Je les vois comme des lentilles, pas
comme des étiquettes.
Les Rouges peuvent être terrifiants si vous prenez les choses personnellement. Les poignées de
main sont énergiques et le chef d’atelier sera probablement grognon, cherchant à savoir si vous allez
lui faire économiser 10 % et livrer en six semaines. Allez toujours au bras de fer avec un rouge et
demandez-lui un oui ou un non en lui proposant quelques options. Si cela lui plaît, il cochera la tête,
signera le bon de commande et disparaîtra pour passer à la décision suivante. Pas de bavardage, pas
de beignets. Soyez prudent cependant : vous obtiendrez peut-être une conclusion rapide, mais vous
risquez de passer à côté d’une spécification cachée si vous vous précipitez.
J’adore les Jaunes ! Beaucoup de plaisanteries, de remue-méninges, et vous repartez avec des
gribouillis flous et la promesse de « faire quelque chose d’incroyable ». Même si vous vous amusez,
que vous stimulez votre côté créatif et que vous repartirez probablement avec des recommandations,
vous devrez consigner ce chaos dans une fiche technique le plus rapidement possible
pour obtenir l’approbation.
Notre industrie du bois regorge de personnalités Vertes. Des propriétaires d’ateliers discrets qui veulent
simplement un approvisionnement régulier et une uniformité garantie. Vous devez le rassurer, lui
envoyer le calendrier et le plan de secours par courriel, et il passera tranquillement une commande
mensuelle régulière. Les verts apportent des affaires répétitives et fiables ; cependant, ils prennent des
décisions lentes et leurs « oui » polis masquent parfois une hésitation que vous devez valider.
Et puis il y a le Bleu. C’est le directeur technique assis derrière trois écrans qui demande des fichiers
CAO, des tableaux de tolérance et des données d’essai avant même d’envisager un échantillon. Il ne
veut que des chiffres et aucune relation. Il vous remercie, puis marque une longue pause qui semble
éternelle. Vous obtiendrez des commandes précises et moins de surprises ; toutefois, si vous tardez ou
ralentissez le flux de données, vos commandes risquent de se tarir.
La plupart des vendeurs que j’ai rencontrés sont jaunes. Les jaunes sont énergiques, créatifs et orientés
vers les gens : nous racontons des histoires qui illuminent les pièces, nous établissons des liens
rapidement et nous pouvons vendre un concept avant que le café ne refroidisse. Malheureusement,
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nous sommes aussi désorganisés, optimistes à l’excès et persuadés que chaque blague fait mouche.
Si on n’y prend garde, ces mêmes traits qui permettent de remporter des réunions peuvent vous
faire trébucher plus tard : spécifications manquées, suivis oubliés et un CRM vide. La solution est
simple en théorie et difficile en pratique : gardez votre étincelle et ajoutez-y de la discipline.
Si vous êtes jaune, votre charisme vous obtient la réunion ; la structure conclut l’affaire. Deux rituels
vont changer votre vie : enregistrez chaque engagement dans le CRM le même jour et quittez
chaque réunion avec une seule étape suivante écrite et une date limite. Ces petites habitudes vous
donnent l’air aussi fiable qu’un bleu alors que vous restez jaune dans la pièce.
Heureusement, votre employeur ne s’attend pas à ce que vous deveniez des employés de bureau.
Nous avons besoin d’outils structurels tels que des suivis standardisés, des partenaires jumelés (un
bleu ou un vert) pour l’intégration, et des fenêtres courtes et obligatoires pour remplir le CRM après
les réunions. Mieux vaut encadrer que réprimander.
Une petite anecdote de terrain : j’avais l’habitude de passer toutes les quelques semaines chez
un fabricant de modules de bureau avec des beignets et un intérêt sincère pour leur fabrication
Lean. L’équipe était pleine de jaunes, amicaux et curieux, alors ils m’ont laissé entrer. Pendant
des mois, avant de partir, j’ai demandé : « Puis-je vous vendre quelque chose aujourd’hui ? », mais
à chaque fois, je recevais des refus polis parce que leur maison mère américaine imposait des
matériaux américains. Au fil du temps, ils ont décidé de tester le stratifié haute pression (HPL)
Formica pour pouvoir m’acheter quelque chose. Les approbations ont été accordées et, avec le
temps, ils ont adopté le Formica Compact, la colle Helmitin, le papier de verre Sia et le bouleau de
la Baltique. Un tout petit compte est devenu mon premier client à un million de dollars parce que
je m’en souciais, que je suis resté et, oui, les beignets n’ont pas nui. Mon directeur s’est occupé des
exigences d’entreposage avec des programmes de stockage qui tombaient rarement à sec. Il faut
une équipe pour créer le succès.
Pratiquez l’IE comme vous régleriez une dégauchisseuse : doucement, régulièrement et en respectant
le fil du bois. Apprenez à faire une pause. C’est ce que j’appelle la « pause lourde de sens ».
Ce silence rendait mon esprit fou, et parfois c’est encore le cas ; cependant, je sais que j’ai perdu des
contrats parce que j’ai plus parlé que je n’ai écouté.
J’ai appris à poser une question de clarification, à maintenir une pause de cinq secondes, à
m’adapter au rythme de la personne et à enregistrer l’étape suivante dans le CRM avant que
l’effet du café ne s’estompe. (Je plaisante, je suis toujours nul pour les saisies dans le CRM).
Globalement, nous devons tous intégrer de petits gestes qui généreront de grands rendements.
Et quand tout le reste échoue, passez chez Timmy (Tim Hortons) pour apporter du café et des
beignets, car les relations ne se créent pas dans des tableurs, mais elles commencent souvent
autour d’une tasse chaude et d’un visage amical.
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VITRINE DE PRODUITS - ÉTÉ 2026
Sugatsune LIN-X600 — Système de charnière invisible à
ouverture latérale pour ébénisterie haut de gamme
Ce système de charnière
invisible est conçu pour
créer un mouvement
d’ouverture latérale
fluide sans quincaillerie
visible. Contrairement aux
charnières traditionnelles,
le LIN-X600 guide les
portes vers l’extérieur
et le côté grâce à un
mécanisme synchronisé
qui préserve des jeux réduits et des surfaces ininterrompues. Conçu pour
l’ébénisterie contemporaine et l’ébénisterie architecturale, ce système
supporte des portes de grand format tout en maintenant un aspect épuré
et sans poignée. Un amortisseur intégré contribue à un mouvement
contrôlé, tandis que la structure invisible réduit l’encombrement visuel.
Pour les intérieurs résidentiels haut de gamme et les applications
d’appareils intégrés, le LIN-X600 offre une solution de mouvement
raffinée qui répond à la demande croissante de mobilier minimaliste et de
fonctionnalités dissimulées.
Dustpipe Nordfab Quick-Fit — Infrastructure de dépoussiérage
modulaire à brides de serrage
Ces systèmes de tuyauterie
fournissent une approche
modulaire pour l’infrastructure
de dépoussiérage industriel.
Conçu autour d’un concept
d’assemblage par brides de
serrage, ce système permet
aux ateliers d’installer,
d’agrandir ou de reconfigurer
rapidement leurs réseaux
sans soudure ni fabrication
complexe. Fabriquée en acier galvanisé, la tuyauterie Quick-Fit favorise un
flux d’air efficace tout en maintenant sa durabilité dans les environnements
exigeants du travail du bois. Le format modulaire simplifie l’ajout futur de
machines et les changements d’aménagement, ce qui le rend précieux
pour les entreprises en croissance de fabrication d’armoires, de meubles et
d’ébénisterie. Pour les ateliers canadiens confrontés à une automatisation
croissante et à l’évolution des exigences de production, la capacité de
modifier rapidement l’infrastructure de dépoussiérage est devenue un
avantage opérationnel important.
Hettich AvanTech YOU Illumination — Système d’éclairage
intégré pour tiroirs
Il intègre l’éclairage
directement dans le
profil du côté de tiroir
AvanTech YOU. Grâce à
un système LED mince
logé à l’intérieur du côté
du tiroir, l’éclairage s’active
automatiquement à
l’ouverture des tiroirs,
améliorant la visibilité
tout en ajoutant un
effet visuel haut de
gamme aux applications d’ébénisterie. Le système repose sur une
plateforme de batterie rechargeable qui élimine le câblage complexe
lors de l’installation. Différentes températures d’éclairage et options de
diffuseurs permettent aux designers et aux fabricants de personnaliser
l’apparence en fonction des exigences du projet. Pour les fabricants
d’armoires desservant les marchés résidentiels haut de gamme,
l’éclairage intégré des tiroirs offre une possibilité d’amélioration accessible
vers le design de rangement et de mobilier de luxe.
FORMAT4 tempora F1000 — Plaqueuse de chants
automatisée pour la production continue
Cette plaqueuse
de chants
automatisée à
haute capacité
du groupe
Felder est
conçue pour les
environnements
de production exigeants. Construite sur un châssis industriel rigide, la
machine combine des vitesses d’avance élevées avec des unités de
traitement commandées par CNC, conçues pour un fonctionnement
continu. Des fonctionnalités de réglage automatisé, une technologie de
précision pour l’arrondissage des angles et une gestion intégrée de la colle
contribuent à réduire les temps d’arrêt tout en maintenant une qualité
de chant constante sur de grandes séries de production. Disponible en
plusieurs niveaux de configuration, la tempora F1000 est conçue pour
s’adapter aussi bien à la production avancée des petits ateliers qu’aux
grandes opérations industrielles d’armoires et d’ébénisterie nécessitant
une qualité de chant répétable et une intervention réduite de l’opérateur.
Ponceuses et polisseuses sans fil Mirka — Finition de surface
portable sans conduites d’air
La plateforme élargit l’écosystème
de finition de l’entreprise vers
un fonctionnement portable sur
batterie. Conçus autour de boîtiers
ergonomiques compacts et d’une
technologie de moteur sans balais,
ces systèmes offrent une grande
mobilité pour les tâches de ponçage,
de polissage et de finition de précision,
sans conduites d’air pneumatiques
ni rallonges électriques. La gamme sans fil prend en charge une variété
d’applications abrasives, notamment la préparation des surfaces, la finition
fine et la correction de peinture dans les environnements de fabrication
d’armoires, de meubles et d’ébénisterie. La connectivité Bluetooth intégrée
permet un jumelage avec les systèmes de flux de travail numériques de
Mirka pour le contrôle des vibrations et le suivi de l’utilisation. Pour les
ateliers qui recherchent un équilibre entre flexibilité et régularité de finition,
les systèmes de ponçage sans fil offrent une mobilité accrue tout en
réduisant l’encombrement de l’espace de travail.
Kit Riveo Oasis — Système de quincaillerie pour porte de
douche coulissante sans cadre
Ce système de porte de douche
coulissante sans cadre est conçu
pour les environnements de salle de
bain modernes qui mettent l’accent
sur le minimalisme et les lignes
architecturales épurées. Conçu autour
d’un montage dissimulé et d’une
géométrie de quincaillerie raffinée, le
système permet un mouvement de
coulissement fluide tout en minimisant
les composants mécaniques visibles.
Le kit Oasis intègre la compatibilité avec le verre trempé, des finitions
résistantes à la corrosion et des caractéristiques de fonctionnement
douces adaptées aux applications résidentielles et hôtelières. Disponible en
plusieurs finitions et configurations, le système permet aux concepteurs et
aux entrepreneurs en ébénisterie d’intégrer des solutions contemporaines
de parois en verre dans des projets de salle de bain haut de gamme, où le
design inspiré des spas continue d’influencer les intérieurs résidentiels.
44 | LE MONDE DU BOIS ÉTÉ 2026
VITRINE DE PRODUITS - ÉTÉ 2026
Exosquelette Festool ExoActive — Soutien ergonomique
portatif pour le travail en hauteur
L’exosquelette Festool ExoActive
est un soutien portatif
développé pour réduire la fatigue
lors des applications de travail
en hauteur et répétitives. Grâce
à un mécanisme d’assistance
actif alimenté par batterie,
l’exosquelette redistribue la
charge des bras et des épaules
lors des tâches de ponçage,
de finition, d’installation et
d’assemblage. Les opérateurs
peuvent régler le niveau de soutien en fonction de la tâche et des
exigences de mouvement, ce qui permet au système de s’adapter entre un
mouvement dynamique et un positionnement prolongé en hauteur. Alors
que les pénuries de main-d’œuvre et la rétention du personnel restent des
préoccupations majeures dans les secteurs de la fabrication et des métiers
spécialisés, les technologies ergonomiques telles que les exosquelettes
motorisés sont de plus en plus étudiées comme des outils permettant
d’améliorer la durabilité du lieu de travail et de réduire la fatigue physique.
Cefla iGiotto App — Cellule robotisée compacte de finition par
pulvérisation
Ce système robotisé
compact de finition
par pulvérisation est
conçu pour automatiser
l’application de
revêtements pour les
opérations de travail
du bois et de finition
industrielle. Construit
autour d’un bras robotisé
à six axes intégré dans une
cabine de pulvérisation autonome, le système automatise des trajectoires
de pulvérisation complexes tout en maintenant la régularité de la finition
sur des géométries de pièces variables. L’iGiotto App prend en charge les
applications de teinture, d’apprêt et de couche de finition tout en réduisant
le surdosage de pulvérisation (overspray) et en améliorant l’efficacité des
produits. Conçu pour la flexibilité plutôt que pour la seule production à
très grand volume, ce système compact permet aux petites et moyennes
entreprises de finition d’adopter la pulvérisation robotisée sans nécessiter de
lignes de finition à grande échelle.
HOMAG STORETEQ P-310 — Système automatisé
d’entreposage et de récupération des panneaux
Le stockage et la
récupération des
matériaux sont
développés pour
optimiser les flux de
manipulation des
panneaux au sein des
environnements de
fabrication par imbrication
(nested). Utilisant une
structure de manipulation
à portique, le système stocke, récupère et livre automatiquement les
panneaux de matériaux aux machines connectées, notamment les
routeuses CNC et les scies à panneaux. Conçu pour réduire la manutention
manuelle et améliorer l’organisation des matériaux, le STORETEQ P-310
prend en charge le suivi des stocks, la planification de la production et
l’automatisation des flux de travail au sein d’environnements de fabrication
connectés numériquement. Les systèmes de stockage automatisés
permettent également de maximiser l’efficacité de l’espace au sol tout en
minimisant les dommages liés à la manutention et la circulation des chariots
élévateurs.
Blum ECODRILL — Système de perçage compact pour charnières
pour l’atelier et le chantier
Perçage portatif pour charnières,
conçu pour un perçage rapide et
précis des boîtiers de charnières et
des schémas de trous de montage
à l’aide de perceuses standard sans
fil ou électriques. Conçu à la fois
pour l’atelier et les environnements
d’installation sur chantier, le
système permet aux opérateurs
de positionner et de percer les
emplacements de charnières de manière constante sans nécessiter
de gros équipements fixes. Chaque mèche fonctionne de manière
indépendante et se rétracte automatiquement, ce qui permet de maintenir
des perçages propres et un positionnement répétable dans la production
de portes d’armoires. Compatible avec plusieurs systèmes de charnières
Blum, l’ECODRILL prend en charge des distances de perçage flexibles et
des changements de configuration rapides pour diverses applications de
quincaillerie.
TAFISA ICONIQ — Collection de panneaux décoratifs texturés
synchronisés
La collection introduit une
technologie de gaufrage
synchronisé conçue
pour aligner précisément
la texture de la surface
décorative avec les visuels
de grain de bois imprimés.
Le résultat est une surface
de panneau hautement
tactile qui reproduit
l’aspect et le toucher
du bois naturel avec un
réalisme accru à travers
les applications de stratifié
fusionné thermiquement
(TFL). La collection met l’accent sur des visuels contemporains inspirés du
chêne, combinés à des finitions à faible brillance et à une profondeur de
surface texturée, destinées aux applications d’ébénisterie, de mobilier et
d’ébénisterie architecturale. Produit au Canada, ce système de gaufrage
synchronisé reflète la demande croissante de surfaces mates réalistes
et de matériaux décoratifs d’inspiration européenne dans les intérieurs
résidentiels et commerciaux.
Revêtements pour bois intérieur Sivam — Systèmes de surface
avancés pour l’ébénisterie contemporaine
Finitions haute performance
développés pour les applications
contemporaines d’ébénisterie,
de mobilier et d’ébénisterie
architecturale. Les technologies
de revêtement de l’entreprise
comprennent des systèmes à
l’eau, de polyuréthane, d’acrylique
et à effets spéciaux, conçus
pour équilibrer la durabilité,
l’apparence et l’efficacité de la production. Un accent particulier a été mis
sur les finitions ultra-mates, les surfaces au toucher doux (soft-touch) et les
revêtements conçus pour les systèmes de panneaux décoratifs modernes.
Ces technologies de finition répondent à la demande croissante
d’esthétiques contemporaines à faible brillance tout en maintenant une
résistance aux rayures, à l’exposition chimique et à l’usure quotidienne
dans les environnements résidentiels et commerciaux exigeants.
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chiffres et données
74.0 % — Le taux d’utilisation de la capacité industrielle
dans le secteur s’est établi à 74,0 % au T4 2025, en baisse
par rapport aux 75,4 % enregistré T3, dans un contexte de
ralentissement de l’activité manufacturière. (StatCan)
14.5 % — Le pourcentage d’entreprises
canadiennes prévoyant adopter l’IA au cours
des 12 prochains mois a grimpé d’une année sur
l’autre, passant de 10,6 % à 14,5 %. (StatCan)
105 000 — L’industrie du bois
canadienne a pourvu environ 105 000
emplois en 2023, soit 5,8 %
de l’emploi total du secteur
manufacturier canadien. (EDSC)
50 % — La moitié, de la production canadienne est
exportée. Les États-Unis représentent environ 88 %
de ces exports. (EDSC)
1.6 % — La croissance du PIB canadien est prévue à
1,6 % pour les deux premiers trimestres 2026. (FCEI)
15.5 % — Les immobilisations dans l’ensemble de
l’industrie manufacturière canadienne en 2025 devraient
représenter une dépense d’environ 38,4 milliards $, soit
une augmentation de 15,5 %. (StatCan)
44.8 % — Près de la moitié des entreprises
du secteur canadien de la fabrication de
meubles de maison et d’armoires de cuisine
emploient moins de cinq personnes. (ISDE)
22 — Depuis 2022, le Canada a perdu 22 scieries, tandis que 50 autres installations
ont réduit leur production en raison des pressions commerciales et de la faiblesse
du marché. (La Presse canadienne)
700 000 — Près de 700 000 travailleurs spécialisés
canadiens devraient prendre leur retraite d’ici la fin de la
décennie, ce qui intensifiera la pénurie de main-d’œuvre dans
les secteurs de la fabrication et de la construction. (StatCan)
46 | LE MONDE DU BOIS ÉTÉ 2026
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