Todos los resúmenes - Bois et forêts des tropiques - Cirad

bft.cirad.fr

Todos los resúmenes - Bois et forêts des tropiques - Cirad

B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 2 , N ° 3 1 1 ( 1 )

ESPÈCES EMBLÉMATIQUES

5

Doreen K. S. Goh 1

Olivier Monteuuis 2

Behaviour of the

“YSG Biotech TG1-8” teak clones

under various site conditions:

first observations

1 YSG Biotech Sdn Bhd.

Yayasan Sabah Group

Voluntary Association Complex

Mile 2 ½, off Jalan Tuaran

P. O. Box 11623

88817 Kota Kinabalu, Sabah

Malaysia

2

CIRAD-BIOS

UMR AGAP

TA A-108/03, avenue Agropolis

34398 Montpellier Cedex 5

France

Photo 1.

The YSG BIOTECH TG1-8 teak clones 2 yrs after planting in West Java exhibiting their characteristic features:

self-pruned, fork-free and straight stems with almost no lateral branches and a high density of large leaves

for enhanced photographsynthetic capacity and hence, promotion of growth.

Photo H. Sarwono.


6

B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 2 , N ° 3 1 1 ( 1 )

EMBLEMATIC SPECIES

D. K. S. Goh, O. Monteuuis

RÉSUMÉ

ABSTRACT

RESUMEN

COMPORTEMENT DES CLONES DE TECK

« YSG BIOTECH TG1-8 » DANS DES

CONDITIONS DE SITE VARIÉES :

PREMIÈRES OBSERVATIONS

Au début des années 1990 au Sabah

(Malaisie orientale), la division « Biotech »

du groupe Yayasan Sabah a développé

avec des chercheurs du Cirad Forêt une

technique efficiente de clonage industriel

par bouturage et microbouturage de tecks,

Tectona grandis, de tous âges. Les premiers

clones ont été produits à partir de

huit tecks “Plus” sélectionnés au Sabah,

pour leurs caractéristiques phénotypiques

et de croissance supérieures, sous

2 500 mm de pluie bien répartis sur l'année.

Le comportement tout à fait convaincant

au champ des premiers représentants

de ces clones a favorisé rapidement leur

propagation à grande échelle pour répondre

aux fortes demandes, locales et internationales.

Depuis, plusieurs millions de

tecks clonés ont été produits à partir de ces

huit têtes de clone initiales et la demande

ne cesse d’augmenter. Cette situation nous

a incités à synthétiser les informations disponibles

sur le comportement de ces

clones dans les différents sites où ils ont

été introduits. Les premières observations

indiquent que ce matériel a fait preuve

d’une grande faculté d’adaptation dans

des conditions environnementales très

variées, surpassant dans chaque site d’introduction

toutes les autres origines de

tecks, tant du point de vue de la quantité

que de la qualité du bois produit. Cette

remarque vaut également pour des lieux ne

recevant que 1 000 mm de pluie par an

avec huit mois de saison sèche, conditions

pluviométriques bien inférieures à celles

du Sabah. Des situations bénéficiant d’une

forte pluviométrie équitablement répartie

sur l’ensemble de l’année sont néanmoins

préférables pour garantir le meilleur de ces

clones. Un de leurs attraits majeurs

demeure la formation précoce de fûts

droits et hauts avec un minimum de

branches, ce qui encourage leur utilisation

en agroforesterie et réduit les opérations

d’élagage. La disponibilité en clones de

tecks présentant de tels avantages comparatifs

est à l’origine de l’essor actuel des

plantations clonales industrielles de tecks

dans de nombreux pays.

Mots-clés : adaptabilité, clones, conditions

environnementales, pluviométrie,

croissance, caractéristiques phénotypiques,

Tectona grandis.

BEHAVIOUR OF THE “YSG BIOTECH TG1-

8” TEAK CLONES UNDER VARIOUS SITE

CONDITIONS: FIRST OBSERVATIONS

During the early 1990’s in Sabah (East

Malaysia), the Company Yayasan Sabah

Group Biotech (“YSG Biotech”), jointly

with CIRAD (France) Forest department

scientists, has developed an efficient

method for mass cloning superior teak

trees, Tectona grandis, of any age by

rooted cuttings and by micropropagation.

The first clones were produced from eight

superior (“Plus”) trees initially selected

on phenotypic traits and growth in Sabah

under 2,500 mm/yr of rainfall without a

distinct dry season. The outstanding field

behaviour of the clonal offspring

assessed locally rapidly led to their mass

propagation to meet local and international

demands. Since then, millions of

clonal offspring have been produced

from the eight “Plus” trees and the

demands keep increasing due to the

attractiveness of these materials. This

context has prompted us to compile the

information available on the field behaviour

of these clones during their early

stages of development in the different

countries where they have been planted.

The first observations indicated that the

eight clones adapt surprisingly well to a

wide range of environmental conditions,

outperforming all other teak sources in

terms of productivity and qualitative

traits in every location where they had

been planted. These include places with

annual rainfall of 1,000 mm and eight

months of dry season, which is in total

contrast to the conditions of their selection

in Sabah. Nonetheless, sites with

high rainfall evenly distributed throughout

the year are observed to be more

suitable to guarantee the best true-totype

development of these clones. One

of their main assets is the early and rapid

production of a long and straight clear

bole with minimal lateral branching

which helps to alleviate costly silvicultural

practices such as pruning, while

encouraging their utilization in agroforestry.

The availability of these clonal

materials has boosted large-scale establishment

of clonal teak plantations in

many tropical countries.

Keywords: adaptability, clones, environmental

conditions, rainfall, growth, phenotypic

characteristics, Tectona grandis.

COMPORTAMIENTO DE CLONES DE TECA

“SG BIOTECH TG1-8” EN DIVERSAS

CONDICIONES DE SITIO: PRIMERAS

OBSERVACIONES

A principios de los 90 en Sabah, Malasia

oriental, la división “Biotech” del grupo

Yayasan Sabah desarrolló, conjuntamente

con el equipo Bosque del CIRAD, un método

eficaz de clonación industrial de la teca,Tectona

grandis, por estaquillado y micropropagación

de tecas de cualquier edad. Los

primeros clones se produjeron a partir de

ocho tecas “plus”, seleccionadas por sus

características fenotípicas y de crecimiento

en Sabah, con una precipitación anual de 2

500 mm bien distribuida a lo largo del año.

El sobresaliente desempeño de los primeros

representantes de estos clones, en

estas condiciones naturales, favoreció rápidamente

su propagación clonal a gran

escala para satisfacer la importante

demanda local e internacional. Desde

entonces, se han producido varios millones

de tecas clonados a partir de los ocho ortetos

originales y la demanda no deja de

incrementarse. Esta situación nos ha llevado

a sintetizar la información disponible

sobre el comportamiento de estos clones

en los diferentes sitios en los que se introdujeron.

Las primeras observaciones indican

que este material ha mostrado una

gran facultad de adaptación en condiciones

ambientales muy diversas. En cada uno de

los sitios de introducción, la madera producida

supera a la de las demás procedencias,

tanto cualitativa como cuantitativamente.

Esta observación también es válida

en aquellos lugares que sólo reciben 1 000

mm de lluvia anuales con una estación

seca de ocho meses; es decir, niveles de

precipitación muy inferiores a los de Sabah.

No obstante, las áreas que gozan de una

fuerte pluviosidad, uniformemente repartida

a lo largo del año, son preferibles para

garantizar el mejor desempeño de estos

clones. Uno de sus principales atractivos

sigue siendo la formación temprana de fustes

rectos y largos con poca ramificación, lo

que fomenta su aprovechamiento agroforestal

y reduce las operaciones de poda. La

disponibilidad de clones de teca que

poseen tantas ventajas comparativas es la

causa del auge de las plantaciones clonales

industriales de teca en numerosos países.

Palabras clave: adaptabilidad, clones,

condiciones ambientales, pluviometría,

crecimiento, características fénotípicas,

Tectona grandis.


B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 2 , N ° 3 1 1 ( 1 )

ESPÈCES EMBLÉMATIQUES

21

Jean-Michel Harmand 1

Mama Ntoupka 2

Bertrand Mathieu 1, 2

Clement Forkong Njiti 2

Jean-Marie Tapsou 2

Jean-Christophe Bois 1, 2

Philippe Thaler 1

Régis Peltier 3

1 Cirad

Umr Eco&Sols

2 place Viala, Bât. 12

34060 Montpellier

France

Gum arabic production

in Acacia senegal plantations

in the Sudanian zone of Cameroon:

Effects of climate, soil, tapping date

and tree provenance

2 Irad

Programme forêts et bois

Centre régional de recherche agricole

BP 222, Maroua

Cameroun

3 Cirad

Upr Bsef

Biens et services des écosystèmes

forestiers tropicaux

Campus de Baillarguet

34398 Montpellier Cedex 05

France

Gum exudate after tapping Acacia senegal in Northern Cameroon.

Photograph R. Peltier.


22

B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 2 , N ° 3 1 1 ( 1 )

EMBLEMATIC SPECIES

J.-M. Harmand, M. Ntoupka,

B. Mathieu, C. Forkong Njiti,

J.-M. Tapsou, J.-C. Bois, P. Thaler,

R. Peltier

RÉSUMÉ

PRODUCTION DE GOMME ARABIQUE EN

PLANTATIONS D’ACACIA SENEGAL EN

ZONE SOUDANIENNE DU CAMEROUN :

EFFET DU CLIMAT, DU SOL, DE LA DATE

D’INCISION ET DE LA PROVENANCE DES

ARBRES

La présente étude a été menée sur des

plantations d’Acacia senegal (L.) Willd.

installées en zone soudanienne du Cameroun

entre les isohyètes 650 mm et

1 250 mm. L’étude concerne la croissance

de l’espèce, le choix de la date

d'incision et l’influence des facteurs climatiques

et édaphiques sur la production

de gomme arabique. Les plantations ont

été réalisées de 1985 à 1989 et les essais

de saignée de 1993 à 1998. L’espèce a

présenté généralement une bonne adaptation

et une bonne croissance dans les

différentes conditions de site de la zone

d’étude. Les observations montrent une

meilleure production de gomme quand la

saignée a été réalisée en début de saison

sèche, lorsque l’humidité relative diminuait.

Selon l’isohyète, la date optimale

de saignée s’est étalée du 10 octobre

(650 mm) au 25 novembre (1 250 mm).

Entre 650 mm et 800 mm de pluviosité

annuelle, la production moyenne

annuelle de gomme dans chaque site a

été de 100 g à 500 g par arbre saigné,

correspondant à un rendement à la parcelle

de 50 à 250 kg/ha/an pour une densité

de 500 arbres/ha. Au-dessus de

l’isohyète 1 000 mm, la production s’est

montrée plus aléatoire. Bien qu’à

l’échelle pluriannuelle la production de

gomme ait été similaire dans les différents

types de sols, le niveau de production

annuelle a été plus variable sur sol

sableux que sur sol argileux. La provenance

soudanienne locale a été en général

plus productive que toutes les provenances

introduites d’origine sahélienne

(Sénégal, Soudan) ou d’Inde. En plus de

leur clarté remarquable, les quelques

échantillons de gomme analysés de la

provenance locale ont montré des propriétés

classiques typiques des exsudats

d’A. senegal de la ceinture sahélienne.

Mots-clés : date d'incision, facteur édaphique,

facteur climatique, provenances

d’Acacia senegal, agroforesterie.

ABSTRACT

GUM ARABIC PRODUCTION IN ACACIA

SENEGAL PLANTATIONS IN THE

SUDANIAN ZONE OF CAMEROON:

EFFECTS OF CLIMATE, SOIL, TAPPING

DATE AND TREE PROVENANCE

This study was conducted in the Sudanian

zone of Cameroon, where annual

rainfall ranges from 650 to 1,250 mm, to

assess the growth of Acacia senegal (L.)

Willd. and evaluate the influence of tapping

dates, as well as climatic and

edaphic effects on gum arabic production.

The tree plantations were established

between 1985 and 1989, and the

tapping tests were carried out between

1993 and 1998. Generally good adaptation

and growth of the species were

observed in the different site conditions

of the study area. To optimize gum production,

the best time to tap the trees

was at the beginning of the dry season,

when the relative humidity dropped.

Depending on the location along the climatic

gradient, the optimum tapping

date varied from October 10 th (650 mm

isohyet) to November 25 th (1,250 mm

isohyet). At 650 to 800 mm annual rainfall,

the average gum production per site

varied from 100 to 500 g per tapped tree,

corresponding to 50-250 kg/ha with a

density of 500 trees/ha. However, in

sites with annual rainfall higher than

1,000 mm, the gum production was generally

lower and uncertain. Although the

mean production on the different types

of soil did not differ significantly when

years were combined, the annual production

was more variable and more

dependent on climatic variations on

sandy soils than on clay soils. The local

Cameroon Laf provenance was more productive

than foreign Sahelian (Senegal,

Sudan) or Indian provenances. First

observations and analyses of gum samples

from the local provenance showed

an outstanding brightness and classical

properties typical of A. senegal exudates

in the Sahel region.

Keywords: tapping date, edaphic factor,

climatic factor, provenances of Acacia

Senegal, agroforestry.

RESUMEN

PRODUCCIÓN DE GOMA ARÁBIGA

EN PLANTACIONES DE ACACIA SENEGAL

EN LA ZONA SUDANESA DE CAMERÚN:

EFECTOS DEL CLIMA, SUELO, FECHA

DE INCISIÓN Y PROCEDENCIA DE LOS

ÁRBOLES

El presente estudio se llevó a cabo en

plantaciones de Acacia senegal (L.) Willd.

establecidas en la zona sudanesa de

Camerún, entre las isoyetas de 650 mm y

1 250 mm. Este estudio se refiere al crecimiento

de la especie, la elección de la

fecha de incisión y la influencia de los factores

climáticos y edáficos en la producción

de goma arábiga. Las plantaciones se

efectuaron de 1985 a 1989 y los ensayos

de incisión de 1993 a 1998. La especie

presentó generalmente una buena adaptación

y un buen crecimiento en las distintas

condiciones de sitio del área de estudio.

Las observaciones muestran una

mejor producción de goma si las incisiones

se realizan al inicio de la temporada

seca, cuando disminuye la humedad relativa.

La fecha óptima para incisiones se

determinó en función de la isoyeta entre el

10 de octubre (650 mm) y el 25 de noviembre

( 1 250 mm). Entre 650 mm y 800 mm

de pluviosidad anual, la producción promedio

anual de goma por sitio varió de

100 g a 500 g por árbol entallado , lo que

corresponde a un rendimiento por parcela

de 50 a 250 kg/ha/año con una densidad

de 500 árboles por hectárea. En la zona

que recibe más de 1 000 mm, la producción

mostró una mayor irregularidad. Aunque

a escala plurianual la producción de

goma fue similar en los distintos tipos de

suelo, el nivel de producción anual fue

más variable en suelo arenoso que en

suelo arcilloso. La procedencia sudanesa

local se reveló, en general, más productiva

que las procedencias introducidas de origen

saheliense (Senegal, Sudán) o de la

India. Además de su notable claridad, las

muestras de goma analizadas de la procedencia

local mostraron propiedades clásicas

que caracterizan a los exudados de

A. senegal en la región del Sahel.

Palabras clave: fecha de incisión, factor

edáfico, factor climático, procedencias

de Acacia Senegal, agroforestería.


B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 2 , N ° 3 1 1 ( 1 )

ESPÈCES EMBLÉMATIQUES

35

Claire Vennetier 1, 3

Régis Peltier 2

Javier Coimbra 1

1

Fundación para la Conservación

del Bosque Chiquitano

Avenida Ejército Nacional n° 160

Santa Cruz de la Sierra

Bolivia

2 Cirad

Upr Bsef

Biens et services des écosystèmes

forestiers tropicaux

Campus international

de Baillarguet

34398 Montpellier Cedex 05

France

Valorizar la Almendra Chiquitana,

Dipteryx alata (Vogel),

¿Una estrategia para mitigar

el impacto ambiental del desarrollo

agropecuario en Bolivia?

3 Ird, Aix-Marseille Université,

Laboratoire population

environnement développement

Centre Saint Charles

3, place Victor Hugo

13331 Marseille cedex 03

France

Foto 1.

El almendro es un árbol tradicional en los patios chiquitanos (Municipio de Concepción).

Foto J. Coimbra.


36

B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 2 , N ° 3 1 1 ( 1 )

EMBLEMATIC SPECIES

C. Vennetier, R. Peltier, J. Coimbra

RÉSUMÉ

ABSTRACT

RESUMEN

VALORISER L’AMANDE DE CHIQUITANIE,

DIPTERYX ALATA (VOGEL), UNE

STRATÉGIE POUR ATTÉNUER L’IMPACT

ENVIRONNEMENTAL DU DÉVELOPPEMENT

AGROPASTORAL EN BOLIVIE ?

En vue de concilier le développement économique

et la conservation de la forêt en

Bolivie, la Fondation pour la conservation

de la forêt sèche chiquitanienne (Fcbc) s’efforce

de venir en appui aux filières des produits

forestiers non ligneux (Pfnl) telle que

celle de l’amande de Chiquitanie, Dipteryx

alata (Vogel). Les fruits comestibles de cet

arbre natif de l’écorégion de la forêt sèche

chiquitanienne sont actuellement récoltés

par des communautés indigènes, transformés

par une association de producteurs et

essentiellement commercialisés dans le

département de Santa Cruz. Malgré les obstacles

auxquels se heurte la filière, la valorisation

de l’amande de Chiquitanie s’avère

être un moyen de développement socioéconomique

intéressant. Elle représente une

opportunité de revenus complémentaires

pour les familles des communautés indigènes,

qui s’inscrit dans le cadre d’une stratégie

de réduction des risques par la diversification

des productions et activités économiques.

L’émergence de débouchés pour

l’amande de Chiquitanie a engendré des

comportements spontanés de protection de

l’espèce de la part des producteurs, qui se

limitent cependant aux espaces individuels

que sont le champ, le pâturage ou le

patio. Par ailleurs, plus que d’inciter les

populations rurales à préserver l’intégrité

des massifs forestiers, ce type de développement

les invite à établir des plantations.

Toutefois, le contexte et les caractéristiques

écologiques de cette légumineuse fourragère

font qu´elles privilégient davantage sa

plantation suivant des systèmes agroforestiers

et sylvopastoraux, peu répandus dans

l’écorégion. C’est ainsi que cette option permet

d’atténuer les effets négatifs du développement

agropastoral en promouvant des

pratiques plus respectueuses de l’environnement.

Plus particulièrement, ce choix

technique commence à se propager auprès

des éleveurs privés et Dipteryx alata pourrait

ainsi devenir un élément clé pour promouvoir

le reboisement des pâturages artificiels.

Mots-clés : Dipteryx alata, produits forestiers

non ligneux, bio-commerce, systèmes

agroforestiers et sylvopastoraux,

reboisement, Bolivie.

GENERATING VALUE FROM THE

CHIQUITANIA ALMOND DIPTERYX ALATA

(VOGEL): A STRATEGY TO REDUCE THE

ENVIRONMENTAL IMPACT OF AGRO-

PASTORAL DEVELOPMENT IN BOLIVIA?

To help reconcile economic development

and forest conservation in Bolivia, the

Foundation for the conservation of Chiquitanian

dry forest (FCBC) is seeking to support

non-timber forest production (NTFP),

for example of Chiquitanian almonds,

Dipteryx alata (Vogel). The edible fruits of

this indigenous tree from the Chiquitanian

dry forest eco-region, are harvested by

indigenous communities, processed by a

producers’ association and marketed

mainly in the Santa Cruz district. Although

obstacles exist, building up a commercial

Chiquitanian almond sector is a promising

avenue for socio-economic development.

It provides opportunities for indigenous

families to earn an additional income,

becoming part of a strategy to reduce risks

by diversifying production and economic

activities. The emergence of outlets for

Chiquitanian almonds has fostered a

spontaneous protective attitude towards

the species among producers, although at

present this is limited to individual spaces

such as fields, pastures and courtyards.

More than urging rural communities to

preserve the integrity of forest areas, this

kind of development encourages them to

establish plantations. Nevertheless, the

context and the ecological characteristics

of this leguminous fodder tree favour its

plantation as part of agro-forestry or sylvopastoral

systems, which are not widespread

in this eco-region. This option

would therefore help to mitigate the negative

effects of agro-pastoral development,

by promoting more environmentally

sound practices. An increasing number of

private livestock farmers are taking up this

technical option, and Dipteryx alata could

become a key to promoting reforestation

of man-made pastures.

Keywords: Dipteryx alata, non-timber forest

products, bio-trade, agro-forestry and

sylvo-pastoral systems, reforestation,

Bolivia.

VALORIZAR LA ALMENDRA CHIQUITANA,

DIPTERYX ALATA (VOGEL), ¿UNA

ESTRATEGIA PARA MITIGAR EL IMPACTO

AMBIENTAL DEL DESARROLLO

AGROPECUARIO EN BOLIVIA?

En un esfuerzo por compatibilizar el desarrollo

socioeconómico y la conservación

del bosque en Bolivia, la Fundación para la

Conservación del Bosque seco Chiquitano

(FCBC) apoya a los sectores vinculados al

uso y manejo de los Productos Forestales

No Maderables (PFNM) tal como la almendra

Chiquitana, Dipteryx alata (Vogel). Sus frutos

comestibles son actualmente recogidos por

comunidades indígenas, procesados por

una asociación de productores y mayormente

comercializados a nivel del departamento

de Santa Cruz. A pesar de las dificultades

a las que se enfrenta este sector, el

hecho de valorar la almendra Chiquitana

resulta ser una herramienta interesante

para el desarrollo socioeconómico, puesto

que representa una oportunidad de ingresos

complementarios para las familias de

las comunidades indígenas, inscribiéndose

en el ámbito de una estrategia de reducción

de riesgos a través de la diversificación de

las producciones y actividades económicas.

El inicio de una demanda comercial para la

almendra Chiquitana ha inducido comportamientos

espontáneos de los productores

para proteger esta especie que, sin

embargo, se limitan a los espacios individuales

que son el chaco, el potrero o el

patio. Por otro lado, más que incentivar a los

pobladores rurales a preservar la integridad

de los bosques, este tipo de desarrollo les

incita a establecer plantaciones. Sin

embargo, el contexto y las características de

esta leguminosa forrajera hacen que privilegien

su plantación según sistemas agroforestales

y silvopastoriles, poco implementados

en la ecorregión. Esta opción equivale a

mitigar los efectos negativos del desarrollo

agropecuario promoviendo prácticas más

respetuosas del medioambiente. En particular,

el interés por estas técnicas empieza

a propagarse en el ámbito de los ganaderos

privados, y es así que Dipteryx alata podría

ser la clave para promover la reforestación

de las áreas deforestadas que actualmente

cuentan con pastizales.

Palabras clave: Dipteryx alata, producto

forestal no maderable, biocomercio, sistemas

agroforestales y silvopastoriles,

reforestación, Bolivia.


B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 2 , N ° 3 1 1 ( 1 )

TERRITOIRE WAYÃPI ET TEKO / LE POINT SUR…

49

Isabelle Tritsch 1

Valéry Gond 2

Johan Oszwald 3

Damien Davy 4

Pierre Grenand 5

Dynamiques territoriales

des Amérindiens wayãpi et teko

du moyen Oyapock, Camopi,

Guyane française

1 Université des Antilles

et de la Guyane/Cirad

Umr Écologie des forêts de Guyane

Campus agronomique de Kourou

97310 Kourou

France

2 Cirad

Upr Bsef

Biens et services des écosystèmes

forestiers tropicaux

Campus international de Baillarguet

34398 Montpellier Cedex 05

France

3 Université Rennes 2

Département de géographie

Costel, Umr Cnrs Letg

4, place Henri le Moal

35000 Rennes

France

4

Cnrs

Usr 3456 Observatoire

Hommes/Milieux « Oyapock »

Cnrs Guyane

2, avenue Gustave Charlery

97300 Cayenne

France

5 Ird

Observatoire Hommes-Milieux

« Oyapock »

Cnrs Guyane

2, avenue Gustave Charlery

97300 Cayenne

France

Abattis au bord du fleuve Oyapock. Notez les bananiers et le manioc en premier plan,

puis la lisière d’arbres qui sépare l’abattis du fleuve, en aval du saut Alikoto, novembre 2010.

Photo I. Tritsch.


50

B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 2 , N ° 3 1 1 ( 1 )

FOCUS / WAYÃPI AND TEKO TERRITORY

I. Tritsch, V. Gond, J. Oszwald,

D. Davy, P. Grenand

RÉSUMÉ

DYNAMIQUES TERRITORIALES

DES AMÉRINDIENS WAYÃPI ET TEKO

DU MOYEN OYAPOCK, CAMOPI,

GUYANE FRANÇAISE

Les populations amérindiennes expérimentent

depuis plusieurs décennies des changements

socio-économiques et territoriaux importants,

dans un contexte d’augmentation démographique

forte. L’article aborde l’adaptation des

systèmes d’occupation du territoire et d’exploitation

des ressources naturelles des Amérindiens

de Guyane française face aux contraintes

exercées sur leur territoire et leur mode de vie.

Quelle est la résilience des systèmes amérindiens

d’utilisation du territoire et de ses ressources

naturelles ? La concentration de l’habitat

amérindien autour du bourg de Camopi, liée à

l’implantation des infrastructures de type centre

de santé et école, et à la promotion de l’habitat

sédentaire, contribue à générer une pénurie des

ressources naturelles et un mal-être social. Le

système s’adapte par un éclatement de l’habitat

en villages périphériques et par une extension

des terroirs agricoles le long des cours d’eau,

afin de retrouver de l’espace. Ces villages reproduisent

un modèle d’organisation spatiale semblable

à l’organisation traditionnelle des villages

wayãpi et teko. L’habitat reste cependant sédentaire,

les familles souhaitant voir leur village se

faire équiper des services minimaux : eau potable

et électrification. La limite spatiale à l’éclatement

de l’habitat demeure les déplacements

journaliers vers l’école, et par conséquent la desserte

par le transport scolaire (pirogue). Ainsi,

les services et infrastructures conditionnent l’occupation

du territoire. Des abattis complémentaires

sont maintenus à plus grande distance du

bourg et l’habitat devient bilocal : un habitat

principal desservi par les services et infrastructures

et un habitat secondaire, éloigné et itinérant,

conditionné par la qualité des terres agricoles,

les ressources cynégétiques, l’histoire du

lieu et les réseaux familiaux. Le maintien de ces

habitations éloignées est possible grâce à l’investissement

des revenus issus des aides

sociales dans le transport. Il est ainsi montré

que les systèmes amérindiens d’occupation du

territoire et d’exploitation des ressources naturelles

ont un potentiel adaptatif fort : ils s’appuient

sur la recomposition de mobilités circulaires,

organisées selon un gradient d’intensité

d’utilisation des ressources, qui garantit la durabilité

du système.

Mots-clés : agriculture itinérante sur brûlis,

gestion du territoire, système d’exploitation

des ressources naturelles, aire protégée, populations

amérindiennes, Guyane française.

ABSTRACT

TERRITORIAL DYNAMICS IN THE WAYÃPI

AND TEKO AMERINDIAN COMMUNITIES

OF THE MIDDLE OYAPOCK, CAMOPI,

FRENCH GUIANA

Amerindian populations have been experiencing

major socio-economic changes for several

decades, in a context of rapid demographic

growth. This article addresses the ways in

which the Amerindian populations of French

Guiana have adapted their land use and natural

resource management systems to cope with

the pressures exerted on their lands and

lifestyles. The aim was to investigate the

resilience of their systems for land and natural

resource use. The concentration of Amerindian

habitats around the town of Camopi, which is

linked to the availability of health and school

infrastructure and to efforts to promote a

sedentary lifestyle, is a factor of increasing natural

resource scarcity and social alienation. The

system is adapting by fragmenting the

Amerindian habitat into peripheral villages and

extending farmlands along rivers to access to

more space. These villages replicate patterns of

spatial organisation that are similar to those

found in traditional Wayãpi and Teko villages,

except that habitation is sedentary, as families

hope to have their villages equipped with at

least drinking water and electrification. Habitat

fragmentation is spatially limited by the time

taken for daily journeys to school, and therefore

by school bus services (dugout), which means

that land use is effectively conditioned by services

and infrasrtucture. Other living quarters

are maintained at a distance from the village,

so that the habitat is bi-local: families have a

main home where services and infrastructure

are available, and a secondary itinerant home

further away, which is chosen according to the

quality of farmland, the hunting yield of

hunting resources, the history of the location

and family networks. These distant homes are

kept up by spending income from social assistance

on transport. It’s thus shown that these

Amerindian systems for land and natural

resource uses are highly adaptable, in that

their sustainability is guaranteed by the reconstruction

of a circular pattern of mobility in

accordance with the intensity of resource use.

Keywords: slash-and-burn cultivation, territorial

management, system of natural resource

use, protected area, Amerindian populations,

French Guiana.

RESUMEN

DINÁMICAS TERRITORIALES DE

LOS AMERINDIOS WAYÃPI Y TEKO

DEL OYAPOQUE MEDIO, CAMOPI,

GUAYANA FRANCESA

Las poblaciones amerindias llevan varias décadas

experimentando profundos cambios socioeconómicos

y territoriales dentro de un contexto

de fuerte incremento demográfico. Este artículo

aborda la adaptación de los sistemas de ocupación

de la tierra y aprovechamiento de recursos

naturales por parte de los indígenas de la Guayana

Francesa para hacer frente a las presiones

ejercidas sobre sus tierras y su modo de vida.

¿Qué resiliencia manifiestan los sistemas amerindios

de uso de la tierra y de sus recursos

naturales? La concentración del hábitat indígena

alrededor de la villa de Camopi, debido al establecimiento

de infraestructuras sanitarias y educativas

y al fomento del sedentarismo, contribuye

a generar escasez de recursos naturales y

malestar social. El sistema se adapta mediante

la dispersión del hábitat en pueblos periféricos y

mediante la extensión de las tierras agrícolas a

lo largo de los cursos de agua para encontrar

espacio. Estos pueblos reproducen un modelo

de organización espacial que se asemeja a la

organización tradicional de los pueblos wayãpi y

teko. No obstante, los asentamientos mantienen

un carácter sedentario y las familias desean que

sus pueblos se doten de los servicios mínimos:

agua potable y electricidad. El límite espacial de

la fragmentación del hábitat viene dado por los

desplazamientos diarios a la escuela (piragua) y,

por consiguiente, el servicio de transporte escolar.

Esto hace que los servicios e infraestructuras

condicionen la ocupación de la tierra. Se mantienen

algunas áreas desbrozadas complementarias

a una mayor distancia de la villa y el hábitat

se vuelve ambilocal: un asentamiento principal

que cuenta con servicios e infraestructuras y uno

secundario, alejado e itinerante, condicionado

por la calidad de las tierras agrícolas, los recursos

cinegéticos, la historia del lugar y los vínculos

familiares. El mantenimiento de estas viviendas

alejadas es posible por el empleo de los

ingresos procedentes de las prestaciones sociales

en el transporte. Se demuestra así que los

sistemas amerindios de ocupación de la tierra y

aprovechamiento de los recursos naturales

poseen un fuerte potencial de adaptación: se

basan en la reestructuración de las movilidades

circulares, articuladas según un gradiente de

intensidad de utilización de los recursos que

garantiza la sostenibilidad de su sistema.

Palabras clave: agricultura itinerante de

corta y quema, ordenación del territorio, sistema

de explotación de recursos naturales,

área protegida, poblaciones amerindias, Guayana

Francesa.


B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 2 , N ° 3 1 1 ( 1 )

PROPRIÉTÉ DU LIÈGE

/ NOTE DE RECHERCHE

63

Sorption and

thermodynamic

properties of cork

from the 35°C and 50°C

isotherms

Francisco García Fernández 1

Paloma De Palacios 1

Luis G. Esteban 1

Alberto García-Iruela 1

José R. González-Adrados 2

José Vicente López Álvarez 1

1 Universidad Politécnica de Madrid

Escuela Técnica Superior de Ingenieros de Montes

Departamento de Ingeniería Forestal

Ciudad Universitaria s/n

28040 Madrid

Spain

2 Instituto Nacional de Investigación

y Tecnología Agraria y Alimentaria.

Centro de Investigación Forestal

Departamento de Productos Forestales

Ctra. Coruña Km 7.5

28040 Madrid

Spain

Photograph 1.

Quercus suber L. woodland.

Photograph L. G. Esteban.


64 B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 2 , N ° 3 1 1 ( 1 )

SCIENTIFIC NOTE / CORK PROPER TY

F. García Fernández, P. De Palacios,

L. G. Esteban, A. García-Iruela, J. R.

González-Adrados,

J. V. López Álvarez

RÉSUMÉ

ABSTRACT

RESUMEN

SORPTION ET PROPRIÉTÉS

THERMODYNAMIQUES DU LIÈGE POUR

LES ISOTHERMES DE 35 °C ET 50 °C

Les caractéristiques du liège font de lui

un élément irremplaçable dans le

domaine de l’industrie bouchonnière de

bouteilles de vin et de champagne de

grande qualité. Les études portant sur

les relations eau-liège sont peu nombreuses,

particulièrement en ce qui

concerne le comportement thermodynamique

du liège. Dans cette étude, l’hygroscopicité

et les propriétés thermodynamiques

sur deux échantillons de liège

de la même qualité, l’un extrait en 1968

et l’autre en 2006, ont été étudiées afin

de déterminer les possibles différences

de comportement au fur et à mesure que

le temps passe. Pour ce faire, les isothermes

de sorption de 35 °C et de 50 °C

ont été construites suivant la méthode

des solutions de sels saturées, en ajustant

les valeurs conformément à la

méthode GAB. Des coefficients d’hystérésis

ont été utilisés dans la comparaison

des isothermes, des spectres d’infrarouge

dans l’étude des possibles

modifications chimiques de la paroi cellulaire

et la méthode d’intégration de

l’équation de Clausius-Clapeyron dans la

détermination des paramètres thermodynamiques.

Aucune différence significative

n’a été observée entre les teneurs

en humidité d’équilibre obtenues pour

les deux lièges ; par contre, les pourcentages

de saturation de la monocouche

sont significativement inférieurs dans le

plus vieux des lièges. Pour les deux

types de liège, tout comme pour le bois,

les valeurs des points d’inflexion où la

physisorption commence à dominer sur

la chimisorption sont très similaires,

environ 31-35 % d’humidité relative

(RH). En ce qui concerne les propriétés

thermodynamiques, les courbes de chaleur

isostérique nette sont similaires à

celles qui sont obtenues pour le bois, et

l’énergie de liaison du liège extrait en

2006 est inférieure à celle du liège

extrait en 1968.

Mots-clés : liège, désorption, hygroscopicité,

isotherme, chaleur isostérique,

sorption, thermodynamique.

SORPTION AND THERMODYNAMIC

PROPERTIES FROM CORK AT THE 35°C

AND 50°C ISOTHERMS

Because of its characteristics, cork currently

has no substitute in the bottle

stopper industry for high quality wines

and champagnes. Few studies have

been conducted on water-cork interactions,

and especially on the thermodynamic

behaviour of cork. The hygroscopic

and thermodynamic properties

of two cork samples of the same quality,

harvested in 1968 and 2006, were

studied to determine any differences in

behaviour over time. The 35°C and 50°C

isotherms were plotted following the

saturated salts method and fitted using

the GAB model. The isotherms were

compared by means of hysteresis coefficients.

The infrared spectra were

recorded to analyse chemical changes

in the cell wall, and the thermodynamic

parameters were determined using the

integration method based on the Clausius-Clapeyron

equation. No significant

differences were observed between the

equilibrium moisture content obtained

in the two samples, although the monolayer

saturation moisture content was

significantly lower in the older cork. In

both types of cork, as also occurs with

wood, the points of inflexion where

multilayer sorption begins to predominate

over monolayer sorption occurred

at very similar values, at around 31-

35% relative humidity (RH). In terms of

thermodynamic properties, the net

isosteric heat curves were similar to

those obtained for wood, and the bond

energy in the recently harvested cork

was lower than in the older cork.

Keywords: cork, desorption, hygroscopicity,

isotherm, isosteric heat, sorption,

thermodynamics.

SORCIÓN Y PROPIEDADES

TERMODINÁMICAS DE CORCHO A

TRAVÉS DE LAS ISOTERMAS

ISOTERMAS DE 35°C Y 50°C

El corcho presenta unas características

que lo hacen insustituible, por el

momento, para la industria taponera de

vinos y champán de alta calidad. En la

actualidad existen escasos estudios

sobre las relaciones agua-corcho y en

especial sobre su comportamiento termodinámico.

En este trabajo se han

estudiado la higroscopicidad y propiedades

termodinámicas de dos muestras

de corcho de la misma calidad,

extraídas en 1968 y 2006, para determinar

las posibles diferencias de comportamiento

con el paso del tiempo.

Para ello, se han construido las isotermas

de sorción de 35°C y 50°C

siguiendo el método de sales saturadas,

ajustándolas según el método

GAB. Se han utilizado los coeficientes

de histéresis para la comparación de

las isotermas, los espectros de infrarrojos

para estudiar las posibles modificaciones

químicas de la pared celular y el

método de integración de la ecuación

de Clausius-Clapeyron para la determinación

de los parámetros termodinámicos.

No se han observado diferencias

significativas entre los contenidos de

humedad de equilibrio obtenidos en

ambos tipos de corcho, pero los contenidos

de saturación de la monocapa

son significativamente menores en el

corcho más antiguo. En ambos tipos de

corcho, al igual que ocurre en la

madera, los puntos de inflexión donde

comienza a dominar la fisisorción sobre

la quimisorción se sitúan en valores

muy similares, en torno al 31-35% de

humedad relativa (RH). En cuanto a las

propiedades termodinámicas, las curvas

de calor isostérico neto son similares

a las obtenidas en madera y la energía

de enlace en el corcho extraído más

recientemente es menor que en el corcho

más antiguo.

Palabras clave: corcho, desorción, higroscopicidad,

isoterma, calor isostérico,

absorción, termodinámica.


B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 2 , N ° 3 1 1 ( 1 )

RECENSEMENTS DE MAMMIFÈRES / FORUM 75

Gestion de la faune

dans les concessions

forestières d’Afrique

centrale : vers une

approche pragmatique

des recensements

Corinne Maréchal 1

Rober Nasi 2

Didier Bastin 3

1 Université de Liège

Unité de zoogéographie

c/o Rue du Manège 54

7100 Saint-Vaast

Belgique

2 Cifor

PO Box 0113 BOCBD

Bogor 16000

Indonésie

3 Alpicam

BP 2130

Douala

Cameroun

Photo 1.

La présence d’espèces animales protégées dans les concessions forestières

n’est plus à démontrer (ici, une piste d’éléphant dans une Aac en exploitation

de l’Ufa 10-063).

Photo D. Bastin.


76 B O I S E T F O R Ê T S D E S T R O P I Q U E S , 2 0 1 2 , N ° 3 1 1 ( 1 )

FORUM / MAMMAL SURVEYS

C. Maréchal, R. Nasi, D. Bastin

RÉSUMÉ

ABSTRACT

RESUMEN

GESTION DE LA FAUNE DANS

LES CONCESSIONS FORESTIÈRES

D’AFRIQUE CENTRALE : VERS

UNE APPROCHE PRAGMATIQUE

DES RECENSEMENTS

Depuis la Convention de Rio (1992), la

gestion durable des forêts est devenue

un enjeu majeur dans le bassin du

Congo. Cette thématique s’est traduite

notamment par une révision des législations

forestières de la plupart des pays

de la sous-région dans le sens d’une

meilleure prise en compte de la biodiversité.

Les espèces animales sont particulièrement

concernées puisque, désormais,

les plans d’aménagement des

concessions forestières doivent obligatoirement

inclure un volet ayant trait à la

faune sauvage. Par ailleurs, la certification

forestière qui s’impose progressivement

dans la sous-région constitue un

autre outil de promotion de l’aménagement

forestier durable, y compris pour la

faune. En vue de cet objectif, tous les

systèmes actuellement appliqués dans

les forêts en voie de certification soumettent

les exploitants à des exigences

de gestion particulières en matière de

faune. Or la connaissance de l’état des

populations animales en présence est

un prérequis indispensable à la planification

de la gestion de cette ressource.

C’est pourquoi, depuis quelques

années, les recensements des grands et

moyens mammifères se multiplient

dans les forêts de production en cours

d’aménagement. L’article fait le bilan

critique des méthodes de comptage

appliquées jusqu’à présent dans le

contexte de l’aménagement forestier. Il

soulève les nombreux inconvénients

auxquels se heurtent les pratiques

actuelles et s’interroge sur leur pertinence

dans une perspective de suivi et

de gestion du potentiel faunique des

forêts exploitées.

Mots-clés : suivi faunique, concessions

forestières, aménagement, certification,

recensement, massif forestier,

bassin du Congo.

WILDLIFE MANAGEMENT IN CENTRAL

AFRICA’S TIMBER CONCESSIONS:

TOWARDS A PRAGMATIC APPROACH

OF CENSUSES

Since the 1992 Rio Convention, sustainable

forest management has become a

major issue in the Congo Basin. This is

reflected in reforms of forest legislations

in most of the countries in the

sub-region, which give greater consideration

to biodiversity. Animal species are

particularly concerned since management

plans for timber concessions must

now include a component about

wildlife. Forest certification, which is

steadily gaining ground in the subregion,

is another tool for promoting

sustainability in forest management,

including for wildlife. To achieve this, all

the systems currently applied in forest

certification processes require operators

to meet specific wildlife management

demands. However, knowledge of

the status of animal populations is a

prerequisite in drawing up fauna management

rules. This is why the last few

years have seen an increase in the number

of surveys of large and mediumsized

mammals in production forests

subject to management plans. This article

offers a critical review of the counting

methods used up to now for forest

management planning. It brings out the

many disadvantages of current practices,

and questions their relevance to

the ultimate purpose of monitoring and

managing potential wildlife resources in

timber forests.

Keywords: wildlife monitoring, timber

concessions, management planning, certification,

census, forest stand, Congo

Basin.

GESTION DE LA FAUNA EN LAS

CONCESIONES FORESTALES DE ÁFRICA

CENTRAL: HACIA UN ENFOQUE

PRAGMÁTICO DE LOS CENSOS

Desde la Convención de Río (1992), el

manejo sostenible de los bosques se

ha convertido en una cuestión de gran

relevancia en la Cuenca del Congo. Concretamente,

este tema se ha visto reflejado

en una revisión de las legislaciones

forestales de la mayoría de los países

de la subregión con una mejora

toma en cuenta de la biodiversidad. Las

especies animales cobran un especial

protagonismo puesto que, a partir de

ahora, los planes de gestión de las concesiones

forestales tienen que integrar

obligatoriamente un apartado relativo a

la fauna silvestre. Por otra parte, la certificación

forestal que paulatinamente

se impone en la subregión representa

otra herramienta de fomento de la gestión

forestal sostenible, incluso para la

fauna. Para lograr este objetivo, todos

los sistemas que se aplican actualmente

en los bosques en vías de certificación

someten a los operadores forestales

a exigencias particulares de

manejo en materia de fauna. Ahora

bien, el conocimiento del estado de las

poblaciones animales existentes es un

requisito previo indispensable para planificar

el manejo de este recurso. Por

ello, desde hace unos años se multiplican

los censos de mamíferos grandes y

medianos en los bosques de producción

en proceso de ordenación. El artículo

hace un balance crítico de los

métodos de conteo hasta ahora aplicados

en el ámbito de la ordenación forestal.

Plantea los numerosos obstáculos

con los que se topan las actuales prácticas

y se interroga sobre su pertinencia

dentro de una perspectiva de seguimiento

y manejo del potencial faunístico

de los bosques de madera.

Palabras clave: seguimiento faunístico,

concesiones forestales, manejo, certificación,

censo, masa forestal, Cuenca

del Congo.

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