BERGAMOTE NOCES DE CARTON - Le Poche

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BERGAMOTE NOCES DE CARTON - Le Poche

1er > 31 DÉCEMBRE 2011 BERGAMOTE NOCES DE CARTON

et le troisième soir on se saoule en se prenant dans les bras et en se répétant qu'on s'aime

et que la vie est courte. Et puis à la fin du séjour, on se promet qu'on va s'écrire, et après on

oublie jusqu'à l'année suivante.

LUI : Monique a les idées d'une femme qui a du talent. Quant à Roger, il se contente de se

coincer le pouce dans la portière de sa bagnole allemande.

Et sur le vôtre? Comment a évolué votre tandem à la ville?

ELLE : Non, on ne couche pas ensemble...

LUI : Notre parcours a changé cette année. Comme nous avons acheté une autre bicyclette

à deux sièges, nous allons partir faire le tour du Tibet.

Le couple de Monique et Roger aura marqué les Romands. Comment analysezvous

cet attachement particulier du public?

ELLE : D'abord, je pense que Lapp est très fort à la radio. Et que la radio, plus que la

télévision, donne un sentiment de proximité et d'intimité aux gens. Les stars de la radio font

partie de la famille. En général on est seul pour écouter Lapp ou Fernagut, et on a le

sentiment qu'ils parlent pour nous seuls dans notre cuisine ou notre chambre à coucher.

Ensuite, je crois que le couple Monique et Roger vieillit avec son public, et que ça, dans les

sujets traités, c'est un atout pour la longévité d'une oeuvre. Prenez Gainsbourg par

exemple, toute proportion gardée, il a traversé les époques en prenant ce qui était

nouveau... Les gens se reconnaissent dans ce qu'on fait. On a eu de la chance, c'était au bon

moment au bon endroit.

LUI : Les Romands, c'est Monique et Roger. Ils ont des histoires d'amour qui sont proches

des nôtres. Des moments de haine aussi. Parfois, Monique et Roger trouvent des solutions

heureuses. Mais il paraît que ça ne marche qu'au théâtre. C'est à essayer. C'est remboursé

par les caisses maladie honnêtes.

Qu'est-ce qui vous aura le plus séduit chez eux?

ELLE : Leur normalité je crois, et le fait d'être drôles malgré eux.

LUI : Le charme de l'un des deux.

Et agacé?

ELLE : La lâcheté de Roger, et l'hystérie de Monique. Mais quand on aime les gens on tolère

leurs défauts, on les invite quand même.

LUI : Le charme de l'un des deux.

Comment ces deux-là disent-ils au revoir au public?

ELLE : Je ne pense pas que c'est un adieu. Patrick et moi avons le même souhait, jouer ces

spectacles, qui existent, qui ont été finalement assez peu exploités. Je pense que les gens

seront surpris par ce dernier Bergamote, les choses ne tournent pas vraiment comme ils

pourraient l'attendre. C'est comme dans la vie, on prévoit, on anticipe, on imagine, et ce qui

arrive où on ne l'attendait pas. C'est peut-être là qu'est le message que nous voulons faire

passer dans cet opus.

LUI : À demain.

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