dimanche 8 juillet

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dimanche 8 juillet

à

publie la carte des excursions de un à six jours par chemins de fer, pour fous les réseaux

DOUZIEME ANNEE. — N° 593 50 CENT. — 8 JUILLET 1934

JEU DE GRACE MODERNISÉ

Parmi les sports nouveaux ou remis

à la mode, citons cette espèce de jeu

de grâce qui se joue avec une balle

de tennis et une « chistera » en osier.

LE « MOYEN AGE » AU NIGER

On s'est parfois étonné de l'allure

moyenâgeuse des Touareg; ainsi,

ces guerriers du Haut-Niger, avec

leur bizarre « heaume » d'étoffe.

M. MUSSOLINI A SA FONTAINE A ROME

Désormais, le Duce aura, à Rome, sa fontaine. C'est cette large et sobre

vasque de trente-trois mètres de diamètre, ornée au centre d'une magnifique

boule de marbre blanc pur et plein pesant plusieurs tonnes.

Elle vient d'être inaugurée tout récemment dans la Ville , Eternelle.

LE CHIEN AU CERCEAU LES « COUSSINS » DE BAYONNE

Les chiens dits « bergers » sont A Rayonne ont lieu de grandes cour»

généralement de remarquables sau- ses landaises où s'exerce une indus»

teurs. Voyez celui-ci, passant dans trie pittoresque, celle du « loueur

le cerceau d'une gracieuse fillette, de coussins » pour les arènes.

LE TOUR DU MONDE... EN UN JOUR

Cette photo n'a pas été prise dans les Karpathes, comme vous pourriez

le croire, mais au Jardin d'Acclimatation du bois de Boulogne. Allez

voir les ours et les fauves en liberté, les singes si drôles, et la plage créée

à votre intention. Quelle joie aussi de pouvoir s'instruire en s'amusant.


«-»■>"»■ DIMANCHE-ILLUSTRÉ iumv«i| nminll>mi


LE 8 JUILLET 1934

DOUZIÈME A

DIMANCHE ILLUSTRÉ

ENTRE NOUS

LA saison des noyades est commencée...

Grâce à la précocité d'un printemps

délicieux, elle a même débuté il y

a plusieurs semaines déjà. Mais l'accident

de Colombes — cinq personnes noyées au

cours d'une promenade en barque — lui a

donné soudain une sorte de relief tragique.

Ce drame apparaît encore plus navrant

lorsqu'on songe que les victimes venaient de

.célébrer un joyeux déjeuner de fiançailles

et que la mort n'est jamais plus horrible que

quand elle nous atteint en plein bonheur..

Et si un accident est fait pour frapper notre

imagination, c'est bien celui-là. Cependant,

ce que nous allons dire ne servira absolument

à rien : les imprudents, les fanfarons,

les maladroits, les imbéciles, etc., continueront

à faire tout ce qu'il faut pour alimenter

la rubrique des noyades estivales.

N'importe, remplissons notre devoir, et

Vogue la galère, même si la barque chavire 1

1° L'eau est un élément perfide.

La constatation est banale, mais c'est

curieux, personne ne s'en souvient au bon

moment, c'est-à-dire quand il est question

de s'aventurer sur ou dans cet élément entre

tous redoutable.

Je dis « personne », et j'ai tort, car les

bons marins et les bons nageurs sont

prudents.

2° Quand on vous invite à monter dans

un esquif — style noble — chargé de

.« rigolos » qui font force gestes, posez-vous

ces questions :

— Ne s'agiteront-lls pas de plus en

plus ?

— Sais-jc assez bien nager pour moimême

?

— Et pour les sauver tous ?

Si vos propres réponses vous paraissent

satisfaisantes, embarquez.

3° On nage avec ses bras et ses jambes.

On nage aussi avec son estomac.

Le meilleur nageur du monde, s'il pique

une tête après un repas copieux et non di-

éré, peut se transformer soudain en chien

â

e plomb ou en fer à repasser.

Les chiens de plomb ont beaucoup de

peine à flotter.

Les fers à repasser n'ont rien de commun

avec la nef qui figure sur les armes de

la Ville de Paris : ils ne flottent pas, ils

sombrent tout de suite.

4° Il est ridicule de vouloir épater une

galerie qui, si vous aviez une crampe, ne

Vous dépêcherait pas un sauveteur.

5° Nageurs, sachez nager.

Mais ne vous fiez pas trop à votre talent.

Souvenez-vous de Lèandre qui, trop

confiant en ses moyens — trop amoureux

aussi peut-être — se noya en voulant traverser

l'Hellespont.

Le nageur médiocre et raisonnable risque

infiniment moins de se noyer que le

« triton » téméraire.

6° Il y a des gens qui ont péri dans leur

baignoire, et non pas comme Marat. Ils

se sont noyés... C'est assez dire que toute

immersion, même partielle, comporte une

part de danger. Et vous voulez traverser

ce large et profond étang où abondent les

herbes qui sont les cheveux des ondines

séduisantes mais redoutables ?

— Je nage comme un poisson, dites-vous.

Mais les poissons, qui s'y connaissent, ne

sont pas de cet avis.

7° Le canotage dominical, après déjeuner,

en nombreuse compagnie, est le plus dangereux

de tous les sports.

La vraie périssoire, c'est la barque familiale

où il y a toujours un petft cousin qui

« fait des blagues » : au choix, je préfère

l'avion, même ' s'il doit se livrer aux plus

audacieuses acrobaties.

Et maintenant, ramez, nagez, plongez,

mais n'oubliez pas que la rubrique des


•ou,,,,,,,. DIMANCHE-ILLUSTRÉ iimm.at.miiiiiiimimmiiiiimiiimiiii immiliililim"" iiii.n.iiim 4 jmiimmm.mmHiin ii.Bmnii „,,iiii.iiiiïiiiiilliiiiihiiiiiiiiii.lliiiiniili«iiiiliiii"»«!» LE 8 JUILLET 1934 » nmuM

NOS CONTES D'ACTION

HONNEUR BRETON

E temps à autre, la crête d'une vague

brillait comme une flamme blanche.

Je n'entendais d'autre bruit que

celui de i eau contre l'étrave. Le

San-Luis voguait tribord-amure

vers l'Equateur. La brise avait molli, pas

une corne qui rallingue, pas une vergue qui

craque. L'air était lourd, il collait au visage,

l'ambiance s'était, avec la fin du jour, détendue.

Couché dans les rouleaux de cordes, accoudé

au beaupré, mon regard s'attachait à

la rondeur du foc et le souvenir du pays,

mille fois pourchassé, mille fois revenu,

rôdait autour de mon esprit, pour me parler

de « Terre ».

Plommarch, petites maisons blanches,

ombrages des ormeaux, goudron qui fume

sur la plage auprès des barques monstrueuses

que l'on carène, raides comme des thons

sous le soleil. Les petits péchant des vers de

vase, Tristan, ses cheveux blonds aux boucles

basses sur le front, aux yeux brillants

et bleues comme le port, aux jours d'été où

le vent tombe avec le soir.

Autant que je m'en garde, l'idée que

m'était impossible avant des jours et des

jours, de les serrer rudement contre moi, me

devenait insupportable. Loin de la femme,

A 74 ans

cette femme de ménage

gagne encore sa vie

« C'est grâce à Kruschen », dit-elle

La santé — surtout pour celui qui doit gagner

sa vie — est un bien si précieux qu on

comprend l'enthousiasme de cette femme.

Voici sa lettre :

« J'ai soixante-quatorze ans. je prends des

Sels Kruschen depuis des années. C'est grâce

à eux que je suis encore en bonne santé et que

je travaille encore à mon âge; comme une

jeune femme de trente ans. Je préfère me

passer de beurre sur mon pain que de mes

Sels Kruschen. Grâce à eux, je digère bien et

n'importe quoi, c?ir ils me tiennent le corps

libre tous les jours. Je fais des ménages et

c'est grâce à Kruschen que je puis encore

gagner ma vie tous les jours. » Mme D..., à

Lille. (Lettre n° 1.834.)

Les Sels Kruschen empêchent toute constipation.

Ils obligent aussi les reins et le foie

a vous débarrasser régulièrement des poisons

de la nutrition. Ils vous font ainsi un sang

pur et propre qui porte jusque dans vos moindres

fibres une force, une vigueur nouvelles.

Vous vous sentez alerte, gai et dispos, aucune

tâche ne vous effraie. Dès demain, commencez

à prendre votre « petite dose quotidienne

», c'est une vie nouvelle qui commencera

pour vous.

Sels Kruschen, toutes pharmacies : 9 fr. 75

lo flacon, 16 fr. 80 le grand flacon (suffisant

pour 120 jours).

par ELPENOR

loin des fils, que l'on avait tant craint naguère

de ne pas avoir : jolie Marivonné, à

son pèlerinage à Coronan elle avait touché

la pierre et obtenu la grâce d'être mère.

Marquées de cette atmosphère de mysticisme

sincère, où la superstition se mêle,

montaient une à une, très dense, chacune de

ces trop courtes semaines où l'on vit en une

minute, au retour des longs mois de pêche,

joies et malheurs de l'année.

Venaient ensuite les souvenirs de mon enfance...

Ma mère me menant, enfant débile

que j'étais, trop faible pour la mer, près de

Douarnenez, à cette chapelle de Notre-

Dame de Comfort... le carillon de cette roue

de la fortune... le balancement de mon corps

au bout de la corde... et puis, le retour dans

la nuit, rêvant de pêches lointaines... De mon

enfance, cette fresque illustrée de calvaires

gracieux, montaient les mats enchevêtrés du

port, Douarnenez, les barques qui reviennent,

l'odeur acre... et, plus tard, mon premier naufrage,

rochers de Krity, la peur que j'eus près

du menhir de Penhoët, dressé dans la plaine

comme une menace, la peur de l'ombre, du

bruit des vagues qui appellent, la peur de

mourir... Le déroulement austère des pardons,

flottements de rubans, velours, chapeaux

de soie, dentelles bises ciselées, échafaudées

comme des pièces d'orfèvrerie, les

coiffes de Plougastel, de Saint-Herbant, de

Saint-lean-Trolimon, de Saint-Thégonec... la

chapelle de Notre-Dame tle la Joie, sémaphores,

phares balayant le passé d'une lumière

entrecoupée faite d'impressions fortes,

de fêtes où l'on oublie les longues absences,

les mains brûlées de froid, les yeux de sel,

les immenses nuits au loin dans la tempête,

où comme cette nuit même, le souvenir du

pays, des enfants, vous harcèle...

Le San-Luis devait faire escale à Lisbonne,

à peine une nuit, avait dit le Kerdech

Peut-être saurait-on à quoi s'en tenir sur ce

voyage à grosse solde. Parfois l'idée me

venait que j'avais eu tort de reprendre la

mer pour de l'argent. L'argent n'a jamais été

notre lot, à nous, pêcheurs. Mais, hélas ! Marivonné

faisait bien de son mieux, filant,

ravaudant les filets, et il y avait des soirs où

elle était si lasse que j'eus accepté quoique

ce fut pour voir ses yeux moins enfoncés et

ses mains moins noueuses... le spectacle des

enfants dont le vêtement vous rappelle,

pièce à pièce, trou à trou, le peu d'argent

dont on dispose.

Il devait être bien près . d'une heure sur

le matin lorsque nous touchâmes à quai...

A peine quelques falots dans une obscurité

absolue, quelques clapotements du flot

contre la coque et dans 1 ombre des silhouettes

informes qui, sans mot dire, recevaient

les amarres.

Lisbonne?... Lisbonne... sans doute. Un

homme monte, rapide, furtif, semblant

connaître notre brick comme un des nôtres.

Le voilà au poste de vigie. Il s'entretient à

voix basse avec Le Kerdech. Un moment la

voix s'élève, acerbe, puis impérieuse, et tout

retombe dans le calme...

•— Curieux, me dit Le Clinch, un gars

de Brest, on a même pas salué la Terre...

drôle d'allure que cette expédition, pas de

pilote... Ah ! il doit bien la connaître, la

passe, Le Kerdech...

— Ouvrez la cale avant et libérez le mat

de charge, cria Le Kerdech...

Etait-ce une heure pour charger... Contrebande

?... peut-être. Porto ? Le Clinch et moi

demeurions interdits, cherchant à comprendre...

— Tonnerre ! si vous croyez que je vous

ai pris à mon bord pour vous raconter des

fables, vous vous trompez... vous êtes donc

sourds, tous les deux. Qu'est-ce que vous

attendez pour me découvrir la cale ?

Le Kerdech était là derrière nous, la visière

de sa casquette basse sur le front, brillante

comme ses yeux.

Comme soumis aux ordres d'un « patron »,

chacun s'effarait et le travail fut bientôt fait.

La poulie du mat de charge grinça et, avec

un sifflement continu et entêté, la vapeur

s'échappait du treuil.,.

— Un homme de plus dans la cale !,..

J'attrape la corde et je me laisse glisser

jusqu'au fond. Le filet arrive dans l'ombre,

on le détache : ce sont des caisses... mais,

Dieu ! qu'elles sont lourdes, pour des bouteilles...

Le treuil ronronne, le filet monte et redescend,

les caisses se rangent les unes sur les

autres et tout cela se passe dans une atmosphère

dépourvue de cet échange de rires, de

quolibets et de cris, qui faisait moins maussade

le déchargement des poissons.

Nous sommes trois dans la cale et nous

suffisons à peine à la tâche. Le filet redescend...

Avant même qu'il atteigne à notre

hauteur, un brin casse, et nous avons juste le

temps d'éviter les caisses qui se brisent à nos

pieds...

Des armes... Oh !... Sainte Mère, oui, des

armes, fusils, couteaux qui brillent dans l'ombre,

pistolets, balles de tous calibres. C'était

donc ça... Contrebande des armes, eh bien !

non... ce n'était pas la première fois que, délaissant

le bord, et sans un sou, je demeure

en terre étrangère...

Le filet remontait : je m'accroche. Il saurait

me mener sur le quai et là... Ah ! abandonner

ce métier, Le Kerdech et sa bande... Le Kerdech...

renégat !...

Passant à la hauteur du pont, un coup, en

pleine figure, donné avec une brutalité sans

pareille, me fait perdre les sens.

C'était comme à travers un rêve, un brouillard,

je me sentais bercé, bercé, puis tout

sembla se préciser, se troubla encore et tout

I d'un coup, je reconnus cette couchette exiguë

que j'occupais depuis le soir où nous avions

appareillé à Brest. Combien de temps avaisje

dormi ? que s'êtait-il donc passé 7 Le San*

Luis roulait lentement sur la vague... L'afi

freuse réalité de Lisbonne me revint en blpc

à l'esprit... les armes brillantes dans l'ombre...

Le sentiment d'impuissance, d'impossibilité,

de s'enfuir, que l'on éprouve à bord, quelque

soit le motif qui vous y pousse, me fit mal...

Je songeais, avec honte presque, à Marivonne,

aux enfants...

— Bertrand, Hamonick, Querré... à la

pièce ! les gars... les autres, couchez-vous !.

Hissez le pavillon noir...

Quoi donc ? mais que se. passait-il, d'un

bond je fus sur pieds et bientôt sur le pont,

A moins d'un mille, un garde-côtes, battant

pavillon français, stoppait...

Tout auprès du poste de commandement,

trois hommes s'affairaient. Qui, diable, aurait

pu croire qu'il y avait là un canon... un canon...

L'affût se dirigeait lentement dans la

direction du-garde-côtes... Il y eut un éclair à

son bord, puis un nuage de fumée et ce grondément

qui, quelques années plus tôt, n'éveillait

en nous que l'orgueil de notre pays, nous

les Bretons, les marins de la France, sembla

s'étendre jusqu'à l'horizon... Première sommation,

sommation de se rendre.;, se rendre 1

— Feu ! cria Le Kerdech...

Le San-Luis vibra de proue en poupe c([

jusqu'à l'étrave...

•— Coup long !...

Le visage de Le Kerdech prit une exprès.»

sion féroce. . il écarta les hommes d'un geste

brutal et pointa la pièce lui-même.

Le garde-côtes, mieux pointé, d'une bordée

puissante atteint le San-Luis en pleine coque

à la hauteur de la flottaison.

— Nous coulons, dit un homme.

Et le grand mat qui, un instant avait fléchL

s'écrasa sur le pont, il n'y eut pas de panique.

Chacun restait calme, anxieux de ce qui

allait se passer.

— Les chaloupes, les chaloupes à la mer !.

Tous se précipitèrent. Un temps je m'élançais

comme eux... Puis, je ne sais pourquoi,

mes pas se ralentirent et je m'appuyais au

bordage. Je remarquais qu'il faisait beau,

quoique la brise soit fraîche et ce n'était

vraiment pas un temps .pour se battre. !

L'arrière du San-Luis s'enfonçait doucement.

Le garde-côtes s'approchait et la première

chaloupe se dirigeait vers lui, un linge

blanc tendu sur une rame... vers la honte, et

l'incarcération, sans aucun doute.

Ah ! mieux valait périr que d'affronter

dans les yeux de chacun, au retour à Plommarch,

et surtout dans ceux de Marivonné,

et dans ceux des enfants, ce reproche muet,

cet opprobe de voir qu'un des leurs a failli,

que cette image merveilleuse de 1 homme,

comme celle du père, était à jamais déflorée

et tâchée.

— Ah ! mais viens donc, cria Le Clinch !

Veux-tu sombrer avec la barque?... Mais

viens-tu ?... .

Sans attendre, Le Kerdech écarta la cha><

loupe du bord.

Je restai seul. Un homme, écrasé par la"

chute du mat, gisait près de moi, inondé de

sang, la tête informe, un ceil pendant, je me

pris à envier son sort.

Le chat Garibaldi, ainsi que « le Marseillais

» le nommait, s'efforçait de paraître

ne pas avoir peur...

...Maintenant, je me cramponnais au bordage,

l'eau me montait aux épaules. Je me

mis à prier Notre Mère, Notre-Dame des

Naufragés, et fermant les yeux je pris le

parti de boire et de toutes mes forces... Ah I

se contenir de nager, de fuir, d'échapper à là

mort I Mes oreilles tintaient comme des cloches

à la volée.

...Plommarch, la plage, les bateau qu'on

carène, Marivonné filant, et Tristan qui

sourit et puis l'ombre qui vient dans le vertige...

la nuit, immense profondeur de la

nuit... Puis, comme dans une sorte de lumière

très pâle, un visage obsédant, un visage à

grain de pierre, image d'autrefois ?... qui ?...

qui ?... qui était-ce donc... Oh ! trouver avant

la fin !... Trouver, savoir ?... Voilà ' Le calvaire

de Saint-Jean-Trolimon... c'était bien

ce visage hideux, qui hantait mes rêves d'enfant...

le visage d'un des larrons...

Paris, le 28 mai 1934.

ELPENOR.

A L'ACADÉMIE DE MÉDECINE

LES TERRAINS MAGNÉSIENS

ET LA FRÉQUENCE DU CANCER

: D'une communication présentée à l'Académie

de Médecine, le 20 mars 1934, par MM,

Delbet et Robinet, il ressort avec évidence

que le cancer est plus fréquent là où l'alimentation

— par suite de la nature du sol — est

plus pauvre en magnésium. Ainsi :

« La Moselle, ou les terrains magnésiens

occupent plus de la moitié de la superficie, a

à peu près deux fois moins de cancers que le

Bas-Rhin, où les terrains magnésiens ont une

étendue relativement insignifiante ».

Nous rappelons à nos lecteurs que Rozanai

est, de toutes les eaux minérales de table, la

plus riche en magnésium (1 gramme par litre).

TOUTE DEMANDE

LDE CHANGEMENT D'ADRESSE

doit être «compagne!» de la derniers bande

et de I franc en timbree-posie.


LE 8 JUILLET 1934 iiiiiiiiiiiiimilii "immiimiMiMiminimniiHniimiiHmi.iiiiiHtiitiiimniiimiiiHHiniiimH l 5 IMIHHHIIIIIIII min m miimiiHiiiiimiiiwmiiiiHimimiiiiiM inmmrii DIMANCHE-ILLUSTRÉ

LES ROMANS DE LA VIE...

PAR un froid dimanche d'hiver, le

17 janvier 1706, Benjamin Franklin

naquit à Boston. Il était le quinzième

enfant de Josiah Franklin,

fabricant de chandelles à l'enseigne

de la Boule Bleue, Milk Street.

Comme beaucoup de puritains d'Angleterre,

Josiah Franklin, descendant d'une

lignée de fermiers et de maréchaux ferrants,

avait gagné l'Amérique pour échapper aux

persécutions religieuses. La ville de Boston

l'avait accueilli en 1685. Sa famille s'était

Vite agrandie et son commerce prospérait.

A cinq ans. Benjamin savait lire la Bible :

nous le retrouvons à l'âge de dix ans, après

quelques années d'école, aidant son père à

remplir les moulés, à tremper les mèches, à

livrer les chandelles aux clients. Tout jeune

qu'il est, il rêve d'autre chose et le jour où

son frère James, l'imprimeur, revient d'Anjleterre

avec l'idée de fonder un journal, il

e supplie de le prendre comme apprenti.

Benjamin a quinze ans quand il entre au

New-York Courant. Très vite, il se montre

excellent ouvrier. La bibliothèque du journal

satisfait son amour de l'étude, il travaille

son style d'après de bons auteurs. Sous le

pseudonyme de « Mme Silence Dogood », il

incarne dans son premier article une provinciale,

veuve d'un pasteur, et moralise avec

esprit. La nuit venue, il glisse son travail

sous la Dorte de son frère qui, n'en devinant

pas l'origine, le publie le lendemain matin.

Devant le succès de ses articles, Benjamin

prend courage et rêve de voyager. Où trouver

l'argent' nécessaire 1 Pour satisfaire sa

Croyance à la métempsycose en même temps

Un excellent portrait de Benjamin Franklin. ■—■ A droite : La vieille maison d'Auray, où le grand Américain

séjourna quelque temps à son débarquement en France. — Puis, une caricature anglaise inspirée par une défaite

électorale de Franklin, en 276.}. — A gauche, en bas : La presse à main' qui servit au savant pour imprimer

nombre de ses ouvrages. — Enfin, au-dessous : Sa maison natale dans un quartier de Boston, d'après une estampe.

BENJAMIN FRANKLIN

Journaliste, inventeur et homme d'État

par MADELEINE ÉPRON

En juillet 1784 mourait un homme illustre et, mieux, un homme de cœur, qui avait fait beaucoup

pour tisser des liens d'amitié puissants et féconds entre l'Amérique et nous, Benjamin

Franklin. C'est la vie ardente et productrice de ce grand citoyen américain qu'on trouvera

retracée ici à l'occasion du cent-cinquantenaire de sa mort qui va être célébré avec ferveur

des deux côtés de l'Atlantique, ici et là=bas, par tous ses admirateurs fidèles.

que son désir d'économies il se met au régime

végétarien...

Un jour, James Franklin se voit

retirer pour un temps la direction de son

journal, pour avoir médit du gouvernement :

Benjamin le remplace. Les deux frères pourtant

font mauvais ménage et le plus jeune

. décide de s'échapper. Profitant de l'animaï

tion causée dans la ville par la présence de

1 délégués indiens, il arrive à trouver place

1 sur 'un bateau qui l'emmène à New-"ï ork ;

de là, il se dirige sur Philadelphie où il

entre chez l'imprimeur Kreimer.

D

EVANT l'habileté du jeune homme, le

gouverneur Keith lui conseille d'aller

tenter sa chance à Londres. A bord

du London-Hope, Benjamin Franklin pense

à sa fiancée, miss Read, qu'il n'a pu épouser

parce qu'il était trop jeune.

A Londres, Benjamin travaille chez les

deux plus importants éditeurs. Sous l'influence

des idées à la mode, il écrit un petit

livre contre la religion qu'il devait se

reprocher plus tard ; par ses prouesses de

nageur dans la Tamise il étonne les passants;

il fréquente les tavernes et les théâtres,

admire les figures de cire nouvellement inventées.

Puis il rentre à Philadelphie.

La ville des quakers lui redonne le goût

du commerce et de la morale ; il retourne

chez Kreimer et décide de conquérir une

vertu par semaine : ses écarts sont scrupuleusement

notés dans un petit carnet. Avec

des camarades il forme un club d'entraide

intellectuelle et sociale, le Junto.

Plusieurs querelles avec son patron lui

donnent l'idée de s'installer à son compte.

Avec l'argent prêté par le père d'un ami, il

fonde une imprimerie dont il est bientôt le

seul propriétaire et achète à bas prix le journal

de Kreimer, The Pennsylvania Gazette,

qu'il rajeunit et conduit au succès. Ainsi, à

vingt-quatre ans, il est déjà connu comme

imprimeur et journaliste habile ; une campagne

politique lui vaut d'être nommé imprimeur

officiel de la province : c'est le

premier pas vers la bourgeoisie. Franklin

songe alors à se marier et repense à son

ancienne fiancée, restée veuve après un

mariage malheureux. Peu instruite, mais

courageuse et excellente maîtresse de maison,

Mme Franklin devait être une épouse

dévouée ; elle traita avec bienveillance le

fils de son mari, le petit William Franklin,

dont la naissance s'entourait de mystère.

Franklin travaille avec acharnement. Il

se lève à cinq heures du matin et ne prend

comme seul repos que dans la soirée, pour

faire de la musique. Tous les vendredis,

il va à son club. Il apprend le français, l'espagnol,

l'italien, un peu d'allemand et de

latin. A son atelier d'imprimeur, il ajoute

une librairie^papeterie, puis se met à négocier

les choses les plus hétéroclites : il

passe de la vente d'un poêle à la correction

des épreuves de son célèbre almanach le

Bonhomme Richard. C'est là que ses propos

familiers ont dessiné pour longtemps

sa figure de sage populaire ; aujourd'hui,

sa bonhomie n'est pas ce- qui nous frappe

le plus ; nous admirons bien plutôt dans la

belle biographie que lui a consacrée M. Bernard

Fay son habileté tactique, son sens

très sûr des mouvements de l'opinion et,

par-dessus tout, la constante activité de

son bon sens inventif. •

Le succès de la Gazette le fait admettre

parmi les francs-maçons et lui permet d'organiser

la police de la ville et le corps des

sapeurs-pompiers, d'entreprendre des travaux

d'urbanisme, de fonder une Académie.

Enfin, il est nommé directeur général

des postes.

Mais il n'est plus question que d'électricité

: des charlatans passent dans les villages

en échangeant une décharge électrique

contre un poulet... A Boston, en 1746,

Franklin a la révélation des expériences

électriques qui le passionnent ; la grande

habitude qu'il a des travaux manuels, sa

patience, son génie inventif lui font dépasser

tous les chercheurs. Et tandis que

l'Académie de Bordeaux demande, comme

sujet de concours, s'il y a analogie entre

l'électricité et la foudre, M. Franklin invente

tranquillement le paratonnerre. Expliquée

en termes simples dans le Bonhomme

Richard de 1753, l'invention se propage

très rapidement. L'Amérique se couvre

de paratonnerres de New-York à Charleston.

En France, c'est l'enthousiasme :

Buffon traduit les rapports de M. Franklin,

des savants font à Marly les expériences

électriques suggérées par le savant américain,

à qui Louis XV envoie ses compliments.

Ce triomphe attire à Franklin de nombreux

honneurs, il est nommé alderman de

Philadelphie, juge de paix, membre de l'Assemblée

législative, docteur des universités

de Harvard et de Yale. Dans sa nouvelle

maison au bord du Delaware, il reçoit des

visiteurs de marque. Mais sa grande idée

est l'union des colonies américaines sous

l'égide de l'Angleterre.

Désormais, Franklin tient une large place

dans la vie politique de la Pennsylvanie ;

c'est lui qui négocie avec les Indiens ; lui

qui, lors de la querre entre l'Angleterre et

la France, en 1755, est chargé de défendre

les frontières occidentales. Il est devenu

chef de milice et distribue avec la même ardeur

les conseils de morale et les rations

de gin ; après avoir construit le fort Allen,

il rentre chez lui avec le grade de colonel.

Mais la province est divisée par la lutte

entre les quakers et la famille Penn qui la

régente de la métropole ; Franklin est

choisi par l'Assemblée législative pour aller

régler le différend à Londres.

En Angleterre, il rencontre des célébrités

littéraires et scientifiques ; . l'Université

écossaise de Saint-Andrews lui offre le titre

de docteur. Après beaucoup de difficultés,

il achève sa mission politique mais il rentre

en Amérique sans avoir réalisé son rêve

personnel d'un empire anglo-américain. 11

repart bientôt pour l'Europe afin de présenter,

contre la famille Penn, une pétition

au roi d'Angleterre. Malgré*son influence

personnelle et celle de ses nombreux amis,

il n'arrive pas à empêcher le vote du Stamp

Act, qui oblige les colonies américaines à

participer au budget anglais. Alors on l'ae»

cuse, en Amérique, d'avoir fait voter eett*

loi, des caricatures le représentent en conversation

avec le diable... Pour se consoler,

il joue de l'harmonica. Grâce à son astuce,

il réussit en 1766, à faire annuler le Stamp

Act. L'opinion publique se retourne, Franklin

est acclamé comme un libérateur. Mais

un autre sujet d'inquiétude se présente : la

nouvelle politique économique de l'Angleterre

empêche les colonies de faire le commerce

qui les rendrait prospères. Franklin

sent que le conflit est inévitable.

_ Malgré ses tourments, il continue de s'intéresser

aux sciences. Pour se reposer de

la politique, il décide de faire un voyage

en Europe. La France lui fait bon accueil.

Paris le surprend beaucoup, car il n'a jamais

vu de rues aussi étroites ; il admire

surtout le système d égoûts de notre capitale,

mais il est très étonné par l'habitude

qu'ont les Parisiens de sortir avec un parapluie

; et si les femmes lui paraissent élégantes,

il est horriblement choqué des plaques

de rouge qui colorent leurs joues.

Versailles l'éblouit et le roi qui l'a

reçu à dîner, le ravit par sa bonne grâce.

Les philosophes, les physiocrates surtout,

deviennent ses amis.

D

E retour à Londres, il se retrouve aa

milieu de grandes difficultés ; ni le roi

ni les aristocrates ne sont favorables

à une réorganisation des colonies améri-

caines. Un scandale éclate à propos de

lettres écrites contre les Américains par un

de leurs gouverneurs, lettres que Franklin

s'étaient procurées ; un tribunal de fonctionnaires

anglais le prive de sa charge de

directeur des postes. C'est à ce moment

que les Américains, exaspérés par l'attitude

de l'Angleterre, se révoltent; la guerre de

l'Indépendance est commencée. Franklin

s'embarque en cachette, le 25 mars 1775.

Sur le bateau qui le ramène en Amérique,

et malgré son inquiétude, il ne perd pas

son temps : ses observations sur la température

de la mer l'amènent à découvrir le

Gulf-Stream. A Philadelphie, la lutte est engagée

et de pressants devoirs attendent

Franklin : il doit aider Washington à organser

une armée, mais surtout s'occuper de

la propagande, correspondre avec fétranger,

pressentir les gouvernements. L'Amérique

seule ne peut pas vaincre l'Angleterre...

Le Congrès a proclamé l'indépendance

des Etats-Unis, Jefferson prépare la Constitution

de la jeune république, Franklin la

corrige. La France a officieusement offert

son aide : Franklin, Deane et Lee sont

chargés d'aller y représenter les Etats-Unis.

Franklin a près de soixante-dix ans.. il

sait qu'il risque sa vie : le bateau peut être

pris par les Anglais... mais il s'embarque,

appuyé sur l'épaule de son petit-fils, qui

l'accompagne comme secrétaire. On attendait

le bateau à Nantes, c'est à Quiberon

qu'il dépose les voyageurs.

(Lire-la suite page 15.) -


«m» DIMANCHE-ILLUSTRÉ pm ............ ■ • ....................1........ 6 "»■ ■ ■ ■ LE S JUILLET 1934

Il

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M

LE COUREUR

DE ROUTE

ROMAN PAR G. LE FAURE

COURTOIS est proprié-

• taire d'une usine où se

traite le platine, et maire

d'un petit village des Pyrénées

- Orientales où sa femme,

réputée pour sa grande bonté,

est vénérée un peu comme une

idole. Mais elle est gravement

malade et la moindre émotion

peut la tuer. Or, elle a deux

enfants, la petite Marcelle,

d'une dizaine d'années et un

grand fils ; ce dernier, franc

mauvais sujet, a commis de si

graves fautes de jeunesse que

son père l'a contraint de s'en

aller au loin. La mère est

sans nouvelles de l'absent et

s'en désespère. Or, un soir de

Noël, Rosalie, la cuisinière,

est allée, en compagnie de la

petite Rosalie, aider à parer, à

l'église la crèche traditionnelle.

Mais, fâcheusement im-

rl ME COURTOIS élevait

d'une main tremblante

la lampe

dont elle avait

arraché l'abat-jour.

Eclairée par la

lumière crue, lui

apparut alors la

silhouette de ce

jeune soldat qui se

tenait figé à deux pas d'elle.

— Robert ! murmura-t-elle, la

voix éperdue.

Sur le premier moment, l'homme

demeura stupéfait, fixant d'un œil

incertain cette femme ; loin de fuir,

'comme il s'y attendait, elle tendait

les bras vers lui dans un geste de

supplication affectueuse

— Robert !... répéta-t-elle.

Ce nom, jeté avec amour, fut

pour lui une lueur dont s'éclaira

le mystère de la situation. C'était

celui du fils disparu depuis tant

d'années et dont, embusqué dans

l'office où il s'était caché à la première

alerte, il avait surpris l'histoire

contée par la servante à la

petite Marcelle.

N'avait-il pas, également, assisté

à l'effet foudroyant produit sur la

malheureuse femme par la communication

téléphonique dont il l'avait

entendue rendre compte à son mari.

Ne l'avait-il pas aussi entendue,

RÉSUMÉ DES CHAPITRES PARUS

pressionnée par la nuit glaciale

et obscure qui enveloppe

le paysage de neige, elle décide

le brave Laurent, le brigadier

de gendarmerie, à les

accompagner pour regagner la

maison de M. Courtois. Celuici

y consent, tout en plaisantant

la bonne Rosalie de ses

frayeurs. Mais au retour, seul,

il découvre des traces de pas

suspects sur le blanc manteau

du sol et se lance sur cette

piste. Il surprend un individu

blotti dans un taillis et, après

sommations, fait feu en l'air

pour obliger le fuyard à s'arrêter.

Mais celui-ci, par une

contre-attaque audacieuse et

habile, parvient à renverser le

brigadier et à lui glisser des

doigts. Il s'esquive à travers

l'obscurité sans être reconnu.

Cependant, il ne passe pas

dans l'exaltation de sa joie, exprimer

sa volonté d'aller à l'église

pour supplier Dieu de faire le

grand miracle de lui rendre ce fils

qu'elle croyait à jamais perdu.

Et, un instant encore auparavant,

cette lettre d'enfant lue à deux pas

de lui avec tant d'émotion, n'avaitelle

pas mis au cœur de la mère un

nouvel espoir d'embrasser l'enfant

prodigue 1

Et voilà qu'il surgissait, lui, inconnu,

au moment où, exaltée car

sa prière, la malheureuse attendait

son fils 1

Pouvait-elle, imprégnée d'une

telle atmosphère, ne pas le reconnaître

?... Et elle, le reconnaissait !

Soit donc, il serait Robert...

puisque, aussi bien, c'était le seul

moyen qu'il eût de se tirer momentanément

d'affaire. A quoi, d'ailleurs,

cela l'engageait-il ?... A jouer

la comédie — une comédie facile

— le temps de voir à se tirer du

guêpier dans lequel il s'était fourre.

Qu'eût-il pu faire d'autre ?...

Fuir ! Mais par où ?

Par le jardin ?... Les chiens lâchés

l'auraient happé avant qu'il

n'eût réussi à escalader le mur!

Par l'escalier de service qui lui

avait servi à pénétrer ?.,. La cuisinière,

qu'il entendait au sous-sol

remuer ses casseroles, jetterait

inaperçu pour tout le monde

puisqu'il vient précisément se

réfugier dans la propriété de

M. Courtois. Il fait main-basse

sur de l'argenterie et des bijoux

et, pour mieux dissimuler

son identité, s'affuble d'une

capote de soldat qu'il a découverte

dans un débarras. Il s'apprête

à s'esquiver lorsqu'il se

trouve brusquement face à face

avec Mme Courtois. D'abord

à moitié évanouie de saisissement,

elle revient à elle et

croit avoir affaire à son fils

disparu depuis des années et

revenu clandestinement a u

foyer. Le cambrioleur ne la

détrompe pas et elle n'a plus

qu'une idée, mettre le jeune

homme à l'abri de la colère

paternelle et le soigner, le

chérir... ne plus le laisser repartir,

loin de son affection.

l'alarme dans la maison... Le jardinier,

ses fils accouraient et lui

couperaient la retraite.

Pincé, pouvait-il hésiter à saisir

la planche de salut que lui tendait

la Providence ?

— Mon Robert ! répétait Mme

Courtois, chancelante d'émotion.

Elle tendait les bras, l'appelant à

elle, ne se sentant pas la force d'aller

à lui.

— Zut ! songea-t-il... A moi le

cinquième acte de l'Ambigu ! Et

puis, on verra bien...

Les bras tendus, lui aussi, il balbutia,

évoquant, pour mettre dans

ces deux syllabes toute l'émotion

nécessaire, le souvenir de vieux

mélos qui l'avaient fait pleurer jadis

dans les théâtres de faubourgs :

— Maman!... Maman!...

Il songeait à part lui que mieux

vaudrait certainement qu'il y allât

de sa larme ! Mais du diable s'il

se rappelait avoir jamais pleuré.

En désespoir de cause, il tomba

à genoux sur le tapis, balbutiant

d'une voix étranglée :

— Pardon !... maman... pardon !

Elle s'était penchée vers lui,

l'enveloppant de ses bras tremblants,

couvrant de baisers fous le

front de T « enfant prodigue »,

transportée de joie, étreinte d émotion.

Elle .ne pouvait faire autre chose

que de l'embrasser avec délire.

Tout à coup, elle défaillit... La

joie était trop forte pour sa faiblesse

; fermant les paupières, elle

poussa un soupir et s'abandonna.

S'il ne l'eût instinctivement retenue,

elle se Tait écroulée sur le

tapis.

— Ah ! zut ! Voilà bien une autre

affaire !

■ Il la tenait dans ses bras, embarrassé,

ne sachant trop que résoudre,

quand l'idée lui vint que cet

évanouissement allait lui permettre

peut-être de s'esquiver en évitant

les chiens.

Avec précaution, il la déposa

sur le lit, puis, tournant les talonc,

traversa la chambre sur la pointe

des pieds. Comme il atteignait la

porte, il entendit derrière lui, une

voix suppliante :

— Robert !... mon cher petit...

reste auprès de moi... ne me quitte

pas...

Il réfléchit que fuir c'était se

trahir et qu'alors, consciente de

son erreur, elle appellerait et il

songea aux chiens qu'il entendait

rôder dans le jardin.

Revenant près du lit, il l'interrogea

tout bas, s'efforçant à atténuer

son organe faubourien.

■— Comment ça va ?

Mais elle, sans répondre, le palpait

d'une main tremblante.

— Ainsi, toi, c'est toi !... C'est

bien toi !... Depuis si longtemps

qu'on te cherche, j'avais désespéré

de te revoir jamais... et ce m'eût

été si affreusement cruel de mourir

avant de t'avoir embrassé...

— Pourquoi parler de mourir ?

Il sentait qu'il devait parler, que

pour donner quelque vraisemblance

à cette invraisemblable situation,

il lui fallait répondre aux

démonstrations affectueuses de

cette mère, par les paroles d'amour

qu'eût dû lui suggérer son cœur

de fils repentant.

Mais vainement tentait-il d'arracher

à son imagination les phrases

nécessaires, elles ne venaient

pas...

Ah ! s'il avait pu se sauver !...

Mais ses mains étaient emprisonnées

dans celles de la mère ;

pour se délier de leur étreinte, il

lui eût fallu violenter la pauvre

femme...

C'est vrai !... lui, que les rudesses

de l'existence avaient, depuis

sa toute petite enfance, rendu réfractaire

à la sentimentalité, il

éprouvait une impression étrange,

toute nouvelle, à entendre les mots

tendres que lui versait aux oreilles

cette voix de femme, toute

chaude de tendresse.

Du cœur de cette mère rayonnaient

des effluves dont il se sentait

comme imprégné.

Par instant même, il se demandait

si c'était bien à lui que

s'adressaient ces paroles pleines

d'affection et douces, douces

comme une musique.

Il eut voulu partir ; la prudence

la plus élémentaire lui commandait

de ne pas prolonger cette comédie.

A s'attarder, il risquait de se

faire pincer... et à sentir la récolte

qui lui gonflait les poches, il se

disait que ce serait de la folie.

Mais c'était plus fort que lui ;

impossible de réagir contre cette

sorte d'engourdissement, non pas

seulement physique, mais moral :

il se trouvait bien.

— Ainsi, songeait-il, c'est ça

une mère ?

Comment s'en fut-il douté, lui

qui n'avait connu, en fait de mère,

que l'Assistance publique, et en

guise de paroles douces et de baisers,

que des rudesses de langage

et des coups.

Et il pensait au fils, — au vrai,

— qui, pouvant avoir une oareille

existence, toute ouatée de tendresse,

— avait préféré courir

l'aventure.

Qui sait, dans le moment même

où il était ainsi, lui, l'inconnu,

dodeliné sur le cœur de cette

femme, l'autre ne courait pas

les routes, comme il faisait raimême,

en quête d'un toit sous lequel

se préserver du froid et de la

neige.

Oh ! l'imbécile !... l'imbécile !

Et, au fur et à mesure que par

la pensée, il évoquait la silhouette

de ce pauvre bougre, traînant sous

la tourmente ses pieds transis dans

des chaussures crevées, avec un

estomac criant famine et une tête

lourde de sommeil, il se sentait davantage

encore conquis par la chaleur

de ce cœur maternel, par la

tiédeur de cet appartement cossu...

Et il écoutait parler la pauvre

femme !... elle était comme ivre de

joie !.., elle avait besoin, pour

croire à ce miraculeux bonheur,

de palper cette tête d'homme appuyée

contre sa poitrine, et qui,

pour elle, était toujours celle

du tout-petit qu'elle avait perdu.

— Oh ! méchant! méchant...

Nous avoir laissés si longtemps

sans nouvelles ! Ne nous aimaistu

donc pas ? Doutais-tu de notre

affection ? Ne pensais-tu jamais

que je pouvais mourir de chagrin

de t avoir perdu ? Ah ! si les enfants

se doutaient des trésors de

tendresse que peut renfermer 1«

cœur d'une mère I


LE 8 JUILLET 1934 """'"""""""""'"miiiim IfIU1 llll tllll tllIllIItlIMIMIIltIHMIIIIIIIlll lit MlltMIIMIIII IIIIUUIIIIUl JUIttltl DIMANCHE-ILLUSTRÉ

Et scs pauvres mains se promenaient,

dans une caresse continue,

sur la tète aux cheveux embroussaillés

de l'homme : son chapeau

avait roulé sur le tapis, ce misérable

chapeau déformé qui contribuait

tant à donner à l'ensemble

de l'individu une allure sinistre ;

maintenant éclairé par la lueur incertaine

de la lampe, le visage apparaissait

jeune, avec des" traits

dont la surprise, la sensation du

bien-être avaient, comme par miracle,

transformé l'expression.

Il pouvait avoir de vingt-trois à

vingt-cinq ans ; ses yeux n'étaient

pas exempts d'un certain charme,

maintenant que s'était éteinte dans

leurs prunelles grises la lueur mauvaise

qu'y mettaient les bas instincts

du coureur e routes : ia bouche

était même d'un dessin régulier

avec cependant quelque chose

d'amer, de cruel dans la commissure

des lèvres, — les dents étaient

saines, aiguës comme celles d'un

jeune loup.

Et par le fait, n'était-ce pas une

existence de fauve qu'il avait menée

' depuis . que les circonstances

l'avaient jeté seul, armé seulement

de ses mauvais penchants, sur la

qrand'route de la vie ?

L

A mère continuait de parJer.

sans s'étonner de ce silence

dans lequel s'enfermait l'en-

fant prodigue ; honteux de sa con-

duite passée, n'était-il pas naturel

qu'il n'osât proférer une parole,

ne sachant que dire ?

Et de fait, qu'eû-il pu dire ?...

Raconter ses misères ? Avouer

qu'il avait eu faim et qu'il avait eu

froid ? Qu'il avait bien souvent regretté

la douceur des caresses de

sa mère ?

A quoi bon parler de tout cela ?

La pauvre femme, par l'imagination,

' ne se représentait-elle pas

mieux que par le récit qu'il eût pu

en faire, les épreuves par lesquelles

avait passé le malheureux enfant !

N'était-ce pas elle, plutôt, dont

le coeur débordait de tendresse,

qui avait à raconter ses désespoirs,

ses larmes, ses espérances...

Et lui, comme engourdi par cette

musique faite de paroles douces et

de caresses attendries, et aussi par j

la bienfaisante chaleur quf le pé- j

nétrait tout au sortir de 1 atmo- j

sphère glacée de cette nuit atroce,

éprouvait un délicieux bien-être à

ne pas articuler une syllabe, à r.e

pas faire un mouvement.

Mais son mutisme, son immobilité,

finirent par frapper la mère.

— Robert ! qu'as-tu donc ? Robert...,

clama-t-elle.

Il était près de succomber au

sommeil.

Quoi d'étonnant à ce que la fatigue,

la faim, eussent été plus fortes

que sa volonté ?

Depuis si longtemps il traînait

par les routes un estomac creux !

Cherchant moins un mauvais coup

à faire qu'un toit pour dormir ia

nuit... et, par surplus aussi, un travail

qui lui assurât ses deux repas

quotidiens, comme à tout le monde.

Mais quoi !... Aussitôt qu'il montrait

ses papiers, les gens le priaient

de filer... Enfant de l'A. P. d'abord,

puis la maison de correction jusqu'à

sa majorité... ensuite les compagnies

de discipline... puis l'existence

louche avec des copains qui

vous démontrent que « seuls sont

à la page » ceux qui savent mettre

en action la théorie de la reprise

individuelle sur les biens de la collectivité.

Conséquences... la prison... 1 interdiction

de séjour... l'embauchage

impossible...

Et cependant, peut-être bien

n etait-il pas plus mauvais qu'un

autre...

— Robert ! appela pour la seconde

fois Mme Courtois, épouvantée

de ce mutisme, qu'as-tu ?

Ce qu'il avait ? En entendant résonner

à son oreille le nom de ce

fils si désespérément espéré, si

abondamment pleuré, il pensait —

l'inconnu aux yeux creux, aux

joues décharnées de misère — que

celui-là était un rude imbécile qui,

ayant tout cela — et le regard du

vagabond inventoriait les tapis

moelleux, les tentures confortables,

l'atmosohère f'^de et parfumée —

en avait fait fi pour obéir on ne

savait à quel besoin d indépendance

!

L'indépendance !... Il savait ce

que c'était ! il en goûtait tous les

jours ! Il en mangeait plus que de

pa'n... une triste blague !

Le froid... la faim... la solitude...

une existence de loup que tout "le

monde redoute, devant lequel chacun

ferme sa porte, en s'armant

d'un bâton pour le chasser... quand

on ne prend pas un fusil !... La

voilà l'indépendance !

Un imbécile... ce garçon-là !

Et ce n'était pas seulement tout

le bien-être d'une vie largement assurée,

qu'il avait repoussé du pied ;

il y avait aussi cette temme-là i... si

douce... si tendre... 'tellement imprégnée

d'affection que d'elle

rayonnait une atmosphère chaude

dont lui, le vagabond, se sentait

tout enveloppé.

Elle n'avait même pas besoin de

parler ; la pression de ses mains

tremblantes, l'expression de son

regard embué de larmes suffisaient

à traduire toutes les choses dont

son cœur était plein, des choses

que, lui, n'avait jamais connues...

mais dont un secret instinct venait,

en quelques instants, de lui faire

pressentir la douceur infinie.

— Robert ! Robert ! , appela

d'une voix plus effarée encore la

pauvre mère.

Il comprit qu'il lui fallait rompre

ce mutisme incompréhensible

pour elùe !... Mais que dire / tist-ce

qu'il savait comment on parle à ces

f emmes-là ?

Alors, une idée lui traversa soudain

la tête et il porta à sa poitrine

les mains crispées dans un geste de

douleur, tout en abaissant les paupières

languissamment.

Cette mimique fut comprise de

Mme Courtois qui, redressée brusquement,

s'exclama :

— La faiml II a faim ! Mon petit

!... Mon pauvre petit! gémitelle.

Avec une vigueur qu'elle-même,

quelques instants auparavant ne se

fut pas soupçonnée, ©Me quitta le

lit sur lequel il l'avait déposée.

A travers ses cils mi-olos, le vagabond

coulait vers eiit un regard

discret, tout réjoui intérieurement

de voir la Provi ence se mettre

ainsi dans son jeu, en simplifiant

le rôle qui lui était opportun de

jouer.

La bonne femme croyait qu'il

avait faim !... Voilà qui faisait son

affaire !... Du temps qu'elle allait

chercher de quoi le restaurer, ' il

aurait peut-être la possibilité de

se « défiler ».

— Attends, mon chéri, murmurait-elle

en se hâtant vers la salle

à manger... je reviens tout de suite.

La porte refermée, d'un bond il

fut debout et atteignit en deux enjambées

la fenêtre qu'il ouvrit : si

sa bonne étoile voulait que les

chiens se fussent assagis !...

Mais, l'appui à peine enjambé,

un aboi sonore retentit suivi d'une

galopade effrénée à travers les allées

pleines de neige...

Un juron aux lèvres il se hâta

de rentrer ; décidément il était prisonnier

et force lui était bizn de

jouer bon gré malgré le rôle que

lui avaient imposé les circonstances,

jusqu'à ce qu'une occasion se

présentât de filer.

Si encore, il ne s'était agi quî de

la mère... du moment que celle-ci

l'avait reconnu, il n'avait jusqu'à

nouvel ordre, rien à craindre ; mais

le père, lui, serait bien capable de

ne pas se laisser abuser.

A la rigueur, rien ne paraissait

cependant s'y opposer ; depuis la

disparition du fils... plus de douze

ans s'étaient écoulés, et dame, un

pareil laps est suffisant pour qu'entre

un gamin et un homme fait, la

différence soit telle que le Robert

d'aujourd'hui ne ressemblât pas à

celui d'autrefois.

Instinctivement il jeta un coup

d'oeil dans la psvché et fit la grimace

à y voir refléter sa misérable

silhouette...

Pour la première fois de sa vie,

il eut conscience de l'aspect sinistre

de sa personne, de 1 expression

louche de son visage maiqre,

blafard, et il songea que le Robert

était, en vente, peu « relu-sant ».

Vivement il s'approcha de la

toilette où s'alignait tout un )«ù

de brosses et, d une main preste,

donna à ses cheveux hirsutes une

allure moins rébarbative, moins impressionnante,

s'efforçant à former

une raie qui rejetait en arrière

les mèches rebelles.

Il remarqua, en outre, que cette

capote dont il s'était revêtu pour

affronter le mauvais temps, masquant

ses tristes vêtements, lui donnait

une allure qu'il ne se connaissait

pas.

Les soldats ne sont généralement

pas très élégants d'allure et vêtu

de la sorte, il pouvait tenir le rôle

du permissionnaire que devait être

Robert.

Mme Courtois, qui rentrait en

ce moment demanda avec sollici-

tude :

— Comment te sens-tu ? Mieux,

n'est-ce pas ?

— C'est passé, balbutia-t-il laconiquement.

Il s'efforçait de parler bas par

crainte que le son de sa voix

n'éveillât dans l'esprit de la vieille

dame une gurprise susceptible

d'éveiller un dangereux soupçon...

Mais la mère en vérité avait bien

la tête à cela! Elle s'attendrissait

à la pensée qu'il lui mentait : Estce

qu'à vingt-cinq ans, la souffrance

d'un estomac qui crie la

faim s'apaise ainsi ?

Ah ! l'héroïque enfant qui, pour

moins inqiuéter sa pauvre mère,

avait le courage de lui taire la véritable

cause de cette terrible défaillance...

— Pourquoi rester debout ? C'est

une fatigue inutile ; assieds-toi... je

vais t apporter...

Mais lui, étrangement gêné devant

de telles manifestations si

pleines de tendresses inconnues de

lui :

— Non, laissez, protesta-t-il, je

puis marcher...

Elle lui offrit le bras sur lequel

il dut s'appuyer, tandis qu'elle lui

reprochait doucement :

— Quoi donc !... Tu me dis

« vous »?

Comme il se taisait, ne sachant

que répondre, elle observa avec

une grande tristesse :

— C'est vrai, depuis si longtemps,

je te suis devenue étrangère...

il sentit qu'il devait protester et

vivement :

— Oh ! ne croyez pas, s'exclama-t-il.

Se reprenant, il rectifia :

— Pourquoi croire des choses

semblables ?... Une mère... n'est jamais

une étrangère pour son enfant.

Il avait lancé d'une voix, qui

sonnait juste, cette phrase qu'il

s'était, fort à propos, souvenu

d'avoir entendue dans la bouche

d'un acteur, alors qu'il tenait luimême

des bouts de rôle — presque

de la figuration — au Théâtre

du Châtelet.

La main crispée sur le bras de

son fils, Mme Courtois murmura

d'une voix mouillée de larmes :

— Mon petit ! Au fond tu n'as

jamais été méchant...

Elle éprouvait une infinie douceur

à guider tout doucement ses

pas que son amour maternel voulait

sentir tout chancelants, d'autant

que lui s'efforçait à cette comédie

qu'il comprenait indispensable

à son salut ; ils gagnèrent

ainsi la salle à manger.

L

A porte franchie, eMe abandonna

le bras de « Robert »

pour lui préparer un siège.

— Mon fauteuil, dit-elle en ' le

lui présentant.

— Mais je ne veux pas! 'protesta-t-il.

— Et moi, je veux... là, près du

poêle... tu seras mieux.

Jetant un regard vers la fenêtre,

elle observa :

— Par un temps pareil... Quand

je pense que toi, mon pauvre petit...

Elle s'interrompit, la gorge coupée

de sanglots.

Comme, au bout du doigt elle

essuyait une larme, il s'enhardit

jusqu'à lui prendre la main, disant :

— Ne pleurez pas... voyons...

puisque le voilà... votre Robert.

— Votre... reprocha-t-elle encore...

Ne suis-je donc plus ta maman,

ta vieille maman ?

Puis, prenant sur elle :

— Voyons, ne nous attendrissons

pas et mange !... Par quoi veux-tu

commencer ?

Elle désignait d'un geste circulaire

de la main la table que Rosalie

n'avait pas encore desservie.

— Ma foi, répondit-il, ça m'est

égal, pourvu que ça se mange et

que j'en aie beaucoup.

Cette réponse faite, il la trouva j

stupide, grossière, détonant dans

ce cadre confortable, luxueux.

« Sûr, songea-t-il, que son « Robert

» aurait parlé mieux que ça...»

Mais elle, tout à la joie de

l'avoir retrouvé, ne remarquait ni

la grossièreté du langage, ni le son

éraillé de la voix, ni l'allure suspecte

du personnage.

Son enfant ! Elle tenait son enfant

!... Eh dehors de cela rien

n'existait pour elle, et même eûtelle

eu l'esprit à une constatation

qui, cepen J ant s'imposait, l'aveuglement

de son amour maternel

eût su l'expliquer, la trouver normale

: séparé de sa famille, con-

traint par les circonstances cruelles

à fréquenter des milieux si

éloignés de la classe sociale où il

La porte refermée, d'un bond il f:it debout et atteignit en deux enjambées

la fenêtre qu'il ouvrit : si sa bonne étoile voulait que les

chiens se fussent assagis !... Mais, l'appui à peine enjambé, un abois

sonore rententit suivi d'une galopade effrénée à travers les allées pleines

de neige... Un juron aux lèvres il se hâta de rentrer.

était né, quoi de surprenant à ce

que ses manières, son langage s ec

fussent ressentis.

Lui, cependant, avait commencé

à manger voracement ; quelqu'efforts

qu'il fît pour se dominer, son

estomac commandait...

Il écoutait d'une oreille distraite

le bavardage de « sa mère » tellement

heureuse qu'en plaçant sur

son assiette ce qui lui tombait sous

la main, au hasard, elle racontait

sans bien s'en rendre compte tout

ce qui lui passait par la tète.

De mémoire, elle lui récitait la

lettre écrite par Marcelle au petit

Jésus et dont la lecture l'avait

quelques instants auparavant, si

profondément troublée.

— C'est en grande partie à cette

i lettre que je dois


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Copyright par Dirnsmche-lllusU 6.


DIMANCHE-ILLUSTRÉ uiiiiiiiiiiiiiitiiiin

iimimitmitiimmtMntiiHiiiuiiinHiitiiiiiiiiM LE S JUILLET 1934 1

IIIIXMI

«nMttiMitiMiMnniHimmiMimtMMii«mMtMMiii 10 miiHiitiMiimiiiriiiiiiMI (IIIIMIIIWM

Quel était le costume des veilleurs de nuit

de Hambourg au début du XIX e siècle ? je voudrais

bien savoir...

Les consultations sur les voyages à tarif

réduit par chemins de fer sont données

dc»ns nos bureaux, 13, rue d'Enghien,

les lundis, de 10 heures à 11 h. 30, les

mercredis, de 17 heures à 18. heures, et

les jeudis, de 18 heures à 19 heures,

sauf veille de fêtes et jours fériés.

Les consultations sur les camps et colonies

de vacances sont données dans nos

bureaux. 13. rue d'Enghien. les lundis,

de 10 heures à 11 h. 30, les mercredis,

de 17 heures à 18 heures, et les jeudis,

de 18 heures à 19 heures, sauf veilles de

fêtes et jours fériés.

Les consultations militaires qui sont données

habituellement dans nos bureaux,

13, rue d'Enghien, tous les samedis,

sont interrompues pour les vacances,

du 23 juin au 14 juillet inclus.

Les consultations juridiques sont données

dans nos bureaux, 13, rue d'Enghien,

tous les samedis, sauf veilles de fêtes,

de 15 à 16 heures, et jours fériés.

Les consultations d'enseignement et

d'orientation professionnelle sont données

dans nos bureaux, 13, rue d'Enghien.

fous les jeudis, de 17 à 18 heures,

sauf jours fériés et veilles de fêtes.

Nos lecteurs sont priés de se présenter

avec leur bande d'abonnement ou un

bon de consultation docoupé dans un

de nos numéros.

Quelles sont les incapacités frappant un

commerçant en faillite et si elles peu-

vent prendre fin ?

E commerçant failli ne peut exercer cer-

L tains droits. Il n'est ni électeur, ni éligible

à la Chambre des députés et au Sénat, aux

conseils généraux, aux conseils d'arrondissement,

aux conseils municipaux, il ne peut être

juré. Le failli n'est ni électeur ni éligible aux

tribunaux de commerce, aux chambres consultatives

des arts et manufactures, aux conseils

de prud'hommes, aux chambres de commerce.

Il ne peut être ni agent de change, ni courtier

privilégié, ni porté sur la liste des courtiers de

marchandises inscrits, ni notaire. Il ne peut se

présenter à la Bourse et sa signature n'est pas

admise à l'escompte de la Banque de France.

Enfin le failli ne peut exercer les droits attachés

à la qualité de membre de la Légion

d'honneur ou de décoré de la médaille militaire

; il ne peut porter les insignes ni de ers

ordres ni d'un ordre étranger.

Mais toutes ces incapacités et déchéances

peuvent n'avoir qu'une durée limitée : d'abord

le failli, non condamné pour banqueroute, peut

être, après troi3 ans, inscrit sur la liste électorale

et surtout il les voit disparaître s'il obtient

le bénéfice de la « réhabilitation commerciale

» le commerçant failli peut être

réhabilité si ses dettes et leurs intérêts sont

payés (sans toutefois que les intérêts puissent

être réclamés au-delà de cinq ans), s'il a

obtenu un concordat, si ses créanciers lui ont

fait remise de ses dettes, ou s'ils ont unanimement

consenti à sa réhabilitation. Enfin,

la loi accorde de droit la réhabilitation après

un délai de dix ans, au failli non banqueroutier.


Ce que doit faire un jeune homme désireux

d'accomplir son service militaire

actif en qualité de musicien ?

BTENIR le certificat d'aptitude3 musicales.

O En vue de subir les épreuves de ce brevet,

il lui appartient de s'adresser au chef de musique

d'un corps de troupe d'infanterie.


Quelle est l'origine de la syllabe « court »

terminant le nom de plusieurs localités

françaises ?

Cette rubrique est ouverte à tous nos lecteurs. Elle leur

permettra de se tenir en contact constant avec leur journal,

gui les renseignera volontiers sur tous les faits d'un intérêt

général et d'ordre documentaire ou pratique ; mais un délai

assez long peut s'écouler avant l'insertion des réponses,

et nous restons naturellement juges de leur opportunité,

(Voir Eon de réponse à détacher, page 2.)

Comment s'habillaient le> Hébreux du

temps des patriarches ?

OURT vient de Cortis, mot fort ancien dans

C la langue latine, car il est employé au

cours du siècle qui précéda l'ère chrétienne,

par le grammairien Varron, sous la forme

cohors. C'est ainsi qu'on désignait la cour

intérieure d'un établissement rural, la grande

cour entourée par les étables, les écuries et

divers autres bâtiments.

Ce mot bas-latin cortis se présente sous une

forme unique et correcte, court, lorsqu'il est

employé — c'est le cas le plus fréquent —

comme élément final : Avricoiirt, Nonancourt,

Abancowrr. etc. En revanche s'il figure en

tête de deux ou trois syllabes, sa forme romane

est susceptible d'altération plus ou

moins importantes. Elle n'échappe à ces altérations

qu'à la condition d'être suivie d'une

voyelle : Courtabois, Coitrtangis, Coitrtaboeuf, 'HOMME de gauche est vêtu d'une couverture

etc.

E veilleur de nuit est vêtu d'un uniforme

Devant une consonne eorfis devient le plus L formant robe fixée sur l'épaule gauche.

C composé ainsi qu'il suit : veste bleue à

ordinairement cour : Cowrbouvin, Cotirbouyon,

Cette couverture-robe est tissée de vives couleurs.

L'homme de droite porte une couver-

boutons de métal, tablier de grosse étoffe, vê-

Corircerault, etc.

et nouée sur l'épaule gauche. Ce costume somtement

de dessus portant au côté droit, en

Sauf de rares exceptions, le mot cortis ou ture-manteau ouverte dans toute sa longueur

rouge, le matricule de l'homme. Grosses bot-

court est combiné avec un nom propre d'ori- maire est complété par un tablier.

tes. Le chapeau relevé par-devant, porte l'ingine

germanique qui rappelle l'un des predication

du quartier ainsi que les armes de

miers possesseurs de la cortis. En effet, on


son nom l'indique, la copi? entière de l'acte dc-

Ajoutons que dans Y Histoire générale des

•—«-*0—1

naissance. Bile ne peut être délivrée, sur de-

larrons, éditée à Lyon en 1652, il est question

t

mande écrite, qu'à celui auquel l'acte s'appii- Si le jeu de la roulette pratiqué dans les (page 208) d'une veuve inconsolable qui

1

que, à ses ascendants et descendants, à son casinos est une Invention française ? « n'estoit point de celles qui ont de3 larmes

1

1

conjoint, à son tuteur, et enfin, au procureur N a attribué à Biaise Pascal cette inven- de crocodile, et qui pleurent aujourd'hui de-

1

de la République. En dehors de ces personnes, O tion. En effet, il publia, en I"** u" vant le monde, et s'en vont demain rire avec

celui qui veut se faire délivrer une copie inté- Traité de la Roulette, mais, en réalité, il le premier qui se rencontre. »

grale doit obtenir une autorisation spéciale du

3Uge de paix. Ces mesures ont pour but d'évi-

s'agit plutôt, dans ce livre, de problèmes ma- Quoi qu'il en soit, les anciens prétendaient PLAN DE COURT DE TENNIS AVEC

thématiques et géométriques que d'un jeu. que le crocodile se mettait à pleurer et fei- INDICATION DE SES DIMENSIONS EXACTES

ter à des étrangers de connaître la qualité

d'enfant illégitime de l'intéressé, le cas

Dans son traité. Biaise Pascal parle de la gnait de gémir pour attirer sa proie. L'expres-

échéant, fait qui pourrait lui causer préju-

« cycloïde courbe engendrée par un point de sion : « Verser des larmes de crocodile » sidice

et qui ne regarde pas les tiers.

circonférence d'un cercle qui roule sans glisgnifie donc : larmes hypocrites destinées à

que pour les parties à quatre joueurs. Lea

courts sont fabriqués le plus souvent en terre

Par contre, toute personne peut, sans forser sur une droite ».

tromper.

battue, sur herbe et sur plancher. On en consmalité

particulière, se faire délivrer un « ex-

Il faut noter qu'avant Pascal, en 1615, le

truit exceptionnellement sur ciment.

trait » d'acte de naissance, lequel indique seu-

savant Mersenne s'était déjà occupé de ce

problème géométrique. Ruberval avait, lui

lement l'année, le jour, l'heure et le lieu de

Quelles formalités doivent être accomplies

-$>

naissance, le sexe de l'enfant, ses prénoms,

aussi, étudié la question en 16t8.

les noms, prénoms, profession et domicile des

En réalité, le jeu de la roulette pratiqué

lors de la cession d'un fonds de com-

Où 11 faut s'adresser pour avoir un cor»

père et mere. L'extrait ne porte donc aucune

dans nos casinos paraît être d'invention aumerce ?

respondant anglais ?

trichienne, et, venant d'Angleterre, fut intro- A mention relative à la légitimité ou à l'illégi-

vente doit être constatée dans un acte autimité

de l'enfant. C'est ce document qui est

duit en France en 1760.

L thentique ou sous-seings privés, enregistré, OUR obtenir un correspondant de langue an-

le plus couramment nécessaire dans les cir-

précisant bien les éléments constitutifs du P glaise, il faut s'adresser à la Corresponconstances

où « l'acte de naissance » est de-

fonds (clientèle, bail, marchandises, enseigne, dance Scolaire internationale, 29, rue d'Ulm.

mandé. A noter que, copie comme extrait «ont

etc.). Le vendeur peut alors faire « inscrire

Comment nettoyer des bouteilles ayant

établis sur papier timbré spécial et délivrés a

son privilège » au greffe du tribunal de com-

AROME PATRELLE

titre onéreux.

contenu de l'huile ?

merce dans le ressort duquel le fonds est ex-

Quant au « bulletin de naissance », c'est OUR nettoyer une bouteille vide ayant ploité. De ce fait, il devient « privilégié »

un extrait succinct de l'acte de naissance, sur P contenu de ''huile, il suffit d'un peu d'eau pour le paiement de son prix.

papier libre, donc gratuit, délivré seulement très Chaude additionnée d'un verre à madère L'acquéreur doit ensuite « publier » la vente

Donne

dans certains buts nettement limités (service d'ammoniaque.

dans la quinzaine de sa date au moyen d'un

au bouillon goût exquis.

militaire, certaines demandes administratives, Si l'on doit opérer s'ir de grandes quantités avis inséré dans un journal d'annonces léga-

assistance, etc.)

et si les bouteilles contiennent encore de l'huile les du ressort du tribunal de commerce.

mélangée à des poussières adhérentes, il

convient de faire bouillir des cendres de bois


tamisées dans une chaudière et d'v mettre

d'abord tremper les bouteilles. La potasse des Quels sont les droits d'une personne ayant

cendres et la chaleur de l'eau détrempent

NOS CONSULTATIONS

trouvé un objet ?

d'abord ces dépôts qu'il sera facile ensuite

d'enlever en rinçant avec une chainette, et. NE distinction s'impose :

VERBALES GRATUITES si besoin est, dans une autre eau chaude plus U 1° S'il s'agit d'un objet caché ou enfoui,

ou moins ammoniacée. A la campagne, on sur lequel personne ne peut justifier sa pro-

peut employer la pariétaire, cette herbe se"le priété il appartient, selon la loi, soit pour

ayant la propriété de nettoyer à fond tous les moitié au propriétaire du fonds, soit en toute

objets en verre, porcelaine, fer-blanc, etc. propriété à ce dernier si'c'est lui qui l'a

trouvé.

2° S'il s'agit d'un objet égaré par son propriétaire,

celui-ci ne peut être légalement tenu

D'où vient le mot « gogo » ?

a rémunérer la personne ayant trouvé l'objet.

'UNE pièce de théâtre représentée pour la Il existe dans presque toutes les villes un

D première fois à Paris aux Folies-Dramati- « Bureau des objets trouvés » où les propriéques,

le 14 jnin 1834. Ce drame en quatre actes, taires peuvent aller les réclamer, faute de

œuvre de Benjamin Antier, Saint-Amant et quoi au bout d'un an, ils sont remis à celui

Frédérick Lemaître, s'appelait Robert Ma- qui les a déposés, moyennant une taxe de :

caire. M. Gogo, l'un des personages, n'était 5 fr. pour les objets d'une valeur supérieure

alors qu'un bourgeois plein de bon sens qui à 100 fr., mais inférieure à 1.000 fr. ; d'une

insistait pour toucher les dividendes que lui taxe de : 10 fr, pour les objets valant plus de

devait la compagnie d'assurances contre ies 1.000 fr. (loi du 4 août 1926, article 46). Cette

voleurs, dirigée par Robert Macaire et Ber- taxe doit d'ailleurs être acquittée par le protrand.

Le personnage se déforma vite et quelpriétaire venant retirer son bien.

ques années plus tard, ainsi que nous l'appren- Mais il convient de noter que la restitution

nent les caricatures de Daumier. un « gogo ;> après un an. à la personne qui a trouvé l'objet

signifiait déjà un homme crédule, facile à ne prive pas le propriétaire du droit de reven-

duper.

diquer cet objet en justice.

POUR GAGNER

à la

Loterie Nationale

il faut avoir de la chance

Vous en aurez

si vous achetez du

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SPORTS ET SPORTIVES

LE CHAMPIONNAT INTERNATIONAL

DAMES DE GOLF

SPORT qui passionne en Angleterre non

seulement l'aristocratie, mais encore

les classes moyennes, plutôt mondain

en France en raison du prix des cotisations,

le golf met en jeu des qualités de coup

d'oeil et d'adresse qui expliquent parfaitement

la ferveur dont il jouit parmi ses

adeptes ; c'est également un excellent exercice

de marche en terrains variés.

Il se joue sur des terrains de 30, de

60 hectares et même plus, comportant généralement,

selon Its dimensions, 9 ou 18

trous sur des parcours « courses » pouvant

atteindre jusqu'à 6 kilomètres et même les

dépasser (Aubergenville : 6.110 m. ; Lys-

Chantilly : 5.940 m. ; Saint-Cloud : 5.932 m. ;

Saint-Germain : 5.3S6 m.). Dans ces trous,

les joueurs doivent envoyer leur balle (poids

max. : 47 g., diamètre min.: 41 mm.), au

moyen de crosses ou clubs ; celui d'entre

eux qui a réalisé le parcours entier avec un

nombre minimum de coups est le gagnant

On appelle single (comme en tennis), Te

jeu d'un joueur contre un autre joueur ; foursome,

le jeu de deux joueurs (un camp), ou

side contre un autre camp (chaque camp

MME R. LACOSTE, GAGNANTE DU RÉCENT

CHAMPIONNAT INTERNATIONAL DE GOLF

no disposant que d'une seule balle). Le

threesome est la partie de trois, un joueur

étant opposé à deux joueurs se_ relayant. Si

trois joueurs jouent les uns contre les autres,

avec chacun une balle : c'est un « trois

balles », etc.

A chaque trou correspond un tertre de

départ ; le terrain est parsemé d'accidents

ou hazard, bunkers, banquettes, ruisseaux,

fossés, etc. Autour de chaque trou (106 mm

de diamètre et au moins 100 mm. de profondeur)

, se trouve une pelouse de 18 mètres

(green).

Chaque joueur se fait suivre d'un caddy

qui porte sur l'épaule son sac et ses clubs.

Parmis ceux-ci, il choisit celui : driver,

brassy, cleek, fer mastrie, nïblick, potter,

etc., qui lui parait le plus propre au coup

qu'il veut jouer. La variété des coups est

infinie, la balle doit être frappée nettement

avec la tête de la crosse, l'endroit où elle va

tomber est celui où elle doit obligatoirement

être rejouée. L'envoi de la balle s'appelle la

crossôe, le coup shoke.

Ici, comme dans tous les sports, et avec

des définitions analogues, des amateurs et

des professionnels. Une grande société.

l'Union des Golfs de France. Des épreuves

officielles : championnats internationaux et

nationaux de France, Omnium, et amateurs;

Coupe Gounouilhou, inter-clubs (le mot club

reprenant ici son sens sportif général) ;

Coupe Thion de la Chaume (nom ainsi qu'on

le verra ci-après, célèbre dans les annales

du golf français) : épreuves enfin accessibles

seulement à des dames : championnat international

de France, dames ; championnat

national de France dames ; Coupe Femina-

Pierre-Lafitte.

Car le golf compte parmi les dames de ferventes

et glorieuses adeptes : Mlle Monique

Fay, qui vient de gagner la Coupe Femina,

Mme René Lacoste, dont la réapparition,

très en forme, le 30 juin, à Chantilly, et

qui remporta la palme, a été accueillie avec

satisfaction par tout le monde du golf.

C'était au cours de la rencontre féminine

France-Grande-Bretagne pour le championnat

international de France dames.

Mme René Lacoste fut Mlle Simone Thion

de la Chaume, gagnante, aussi bien en

France qu'en Angleterre, de nombreux trophées

de 1925 à 1930. En cette dernière année,

elle était championne de France, tenante

de la Coupe Femina, gagnante du

Championnat international. Ce fut alors

qu'elle épousa M. René Lacoste, lui-même

champion de France de tennis, et tout le

monde sportif applaudit à ce mariage de deux

très sympathiques champions.

S*

profitons de nos

loisirs pour nous

instruire un peu

UN ASPECT D'UN BARRAGE MODERNE EN CIMENT

LE NIL ET SES BARRAGES MODERNES I

S

ANS le Nil, il n'y aurait pas d'Egypte

— « l'Egypte, présent du Nil » — « le

Nil, roi et père de l'Egypte » — le Nil,

fleuve nourricier ; depuis Hérodote, tous les

historiens et géographes qui ont traité du

Nil, ont vanté son rôle exceptionnel au milieu

d'une contrée désertique que sa présence

et sa crue annuelle (sous certaines conditions

de hauteur), suffisant à transformer en oasis

bienfaisante.

Qu'y a-t-il à l'origine du fleuve qui fut

dieu et le méritait bien d'ans l'ancienne

Egypte ? Un lac équatorial immense nommé

tantôt Ukéréwé, tantôt Victoria Nyanza, véritable

mer intérieure aux eaux bleues tachées

d'îles, réceptacle de nombreux torrents

dont l'un, le Kagéra, ou Tangouré, se

déverse avec fracas dans sa partie occidentale,

par un large estuaire. Ce torrent, encore

appelé Nil d'Alexandra, est considéré

comme la source du Nil.

Du lac Victoria, en sa partie nord, sort en

bouillonnant le Bahr-el-Djebel. De lacs en

lacs (Kiaga, Lake Albert), de gradins en

gradins, donc de chute en chute, large déjà

de 1.500 à 2.000 mètres, entouré de marécages

qui s'imbibent de ses eaux pour les

lui restituer quand besoin sera, le fleuve

reçoit, à gauche, puis à droite, deux immenses

déversoirs : le Bahr-el-Ghazal, le Sobât.

Le premier (rivière des Gazelles), lui

apporte des entassements inouïs de détritus

végétaux : arbres et roseaux, la deuxième

lui apporte, diluée dans ses eaux, cette

teinte blanchâtre qui lui vaut, à partir de

son confluent (en amont de Kodox-Fachoda),

la couleur et le nom de Bahr-el-Abyad (Nil

blanc).

Après Kodox, ce sont, coup sur coup :

Khartoum et son confluent avec le Bahr-el-

Azrek ou Nil bleu ; les sortes de rapides

qui constituent les six cataractes, dont la

plus longue que celle de Ouady-Halfa, et la

plus puissante : celle d'Assouan ; et, après

l'Atbara, la grande boucle du fleuve Dongala

et son entrée en Egypte.

Il y parcoura, avec 3.000 kilomètres, un

peu moins de la moitié de son cours, et l'on

sait ce qu'est son delta aux multiples canaux

et à la progression constante sur la Méditerranée.

Ce qu'il y a de plus symptomatique et ce

qui justifie les témoignages de reconnaissance

prodigués au Nil de tous temps, c'est

que, grâce au fleuve, l'Egypte a acquis, au

milieu d'un désert de 640.000 kilomètres

carrés, l'aspect d'une longue oasis de 33.200

kilomètres carrés, large de 500 à 2.000 mè-

LA CONSTITUTION ET L'ENTRETIEN

DE NOS AQUARIUMS

D

E toutes les fantaisies qu'est susceptible

d'inspirer l'amour de la nature,

l'aquarium est bien celle qui per-

met le mieux d'observer dans toute sa vé-

rité la vie d'animaux vivants. Contempler la

magnificence des teintes, dont la nature n'a

pas été avare — sur-

tout lorsqu'il s'agit de

poissons exotiques ;

assister à la chasse

qu'ils donnent aux puces

aquatiques, voire

même à des phases de

reproduction, toutes

ces choses sont possibles

à quiconque aura

CONSTRUIT DERNIÈREMENT SUR LE HAUT-NIL

très, dont suivant le mot de feu J. Brunhes,

« la végétation et les cultures vont exactement

aussi loin que l'eau ; et la ligne de

démarcation entre la zone verte et le désert

est une ligne aussi nette, aussi brutale

que l'est sur une carte, une division administrative,

une frontière d'Etat ou de province ».

Le Nil a inscrit en vert, parmi les falaises

fauves et brûlées la largeur de sa crue, en

même temps que l'importance de son présent.

Le 20 juin, chaque année, le fellah attend

ce qu'il appelle le Nokta (la goutte).

C'est jour de fête, on monte la garde aux

levées de terre et aux vannes des canaux. Si

tout se passe favorablement, les eaux viennent

d'abord verdâtres (c'est le Bahr-el-

Ghazal ), puis rouges. Celles-ci proviennent

d'Abyssinie, elles y ont dilué le limon fertilisant

qu'elles vont déposer sur leur zone

d'invasion. Cela durera tout l'automne pour

être maximum en septembre ; puis le flux

décroîtra, la teinte Bahr-el-Ghazal réapparaîtra

et c'en sera fini pour l'année.

Pour être bienfaisante, une crue doit coter

au « nilomètre », de 7 m. 50 à 8 mètres ; audessous

elle est trop faible et c'est la famine

; au-dessus, trop forte et c'est le désastre.

D'où la création de temps immémoriaux

de digues et de barrages, consécutive

aux. premières observations que les hommes

furent à même de faire du phénomène.

Barrages rustiques, évidemment, mais

auxquels le génie des dix-neuvième et vingtièmes

siècles devait donner une suite en

rapport avec la grandeur du but à atteindre.

Le premier grand barrage fut construit

à El-Kenater (Caire), et fut l'œuvre de

Français. L'Angleterre, maîtresse de tout le

pays après 1881, acheva celui de la pointe

du delta, celui d'Asiout, qui féconde le

Fayoum ; celui d'Assouan, insubmersible et

mobile (Aswan Halfa) haut de 39 mètres et,

initialement, qui était susceptible d'emmagasiner

1 milliard de mètres cubes.

Il a coûté à l'époque (1898-1902), 3 millions

de livres sterling, et a permis d'intensifier

la culture du coton. De 1929 à 1933, il a

été rehaussé de 9 mètres, ce qui a eu pour

effet de porter sa capacité de retenue à

5.500.000.000 de mètres cubes.

D'autres barrages sont en construction à

Gebel-Aulia, en amont de Kartoum, ou prévus

à Sennar (sur le Nil bleu), ainsi que

dans le Soudan anglo-égyptien (Lac Tana,

lac Albert et rivière Sobât). On en attend,

avec Assouan, 15.000.000.000 de mètres

cubes, c'est-à-dire ce qui est nécessaire pour

équilibrer l'agriculture égyptienne et la

mettre dans l'avenir à l'abri de tout aléa.

Le barrage de Gebel-Aulia aura 17 mètres

de haut et 4 kilomètres de long.

afin d éviter le manque de clarté qu'entraînerait

fatalement l'opération inverse. Donner

au sable la forme qu'on désire réaliser, puis

le recouvrir de papier de soie avant de

verser l'eau. Disposer ensuite les plantes et

garnir de quelques pierres. Verser enfin

l'eau.

Pour le renouvellement constant de

l'oxygène de l'eau, gonfler la vessie de ballon

et y adopter le: tuyau de caoutchouc

comme sur la photo. Ce dispositif a pour

but d'éviter le renouvellement trop fréquent

de l'eau dans laquelle

fait, avec le plus UNE VESSIE DE BALLON GARNIE D'UN TUYAU former,

grand soin les prépa- PERMETTANT DE CHANGER FACILEMENT, ET A Une très ïmpor-

ratifs nécessaires, TEMPÉRATURE ÉGALE, L'EAU DE L'AQUARIUM tante question pour

Ceux-ci n'ont rien de

bien coûteux. Un simple aquarium de

verre, deux ou trois livres de sable, quelques

plantes, une « vessie » de football, un

tuyau de caoutchouc, une pipette y suffisent

amplement.

Puis, on verse le sable avant l'eau — ceci

1

les poissons respirent

et vivent.

Pour nettoyer sans

avoir à vider, se servir

de la pipette, laquelle

permet d'éliminer

sans difficulté

de l'aquarium toute

saleté qui aura pu se

l'entretien des poissons

est la température de l'eau dans laquelle

ils vivent. Si les salmonidés s'accommodent

des eaux très froides, les cyprins demandent

une température tempérée. Au renouvellement,

éviter les trop brusques écarts

de degrés en contrôlant au thermomètre.

E

JEAN BODIN

Magistrat et écrivain politique

N 1550, étudiait le droit, à Toulouse,

où il voulait s'établir professeur en

jurisprudence, un jeune Angevin de

vingt ans qui avait nom Jean Bodin. Son

oraison au peuple et au Sénat de la ville lui

valut en effet quelque attention, mais à

Paris, où il vint ensuite, Jean Bodin trouva

devant lui des concurrents sérieux : Brisson,

Pasquier-Pithon.

Sa réussite de magistrat ne fut pas ce

qu'elle aurait dû être, mais 1 écrivain jouit

bientôt de la considération royale, à telle

enseigne que Henri III fit emprisonner Jean

de Serre pour avoir écrit contre les Six

Livres de la République, son premier grand

ouvrage, en termes injurieux.

Dans cet ouvrage, l'auteur appuyait ses

principes libéraux d'exemples tirés des histoires

de tous les peuples.

Mais l'envie des courtisans fit perdre à

Bodin la faveur du roi. Il se tourna vers le

duc d'Alençon, et embrassa son parti. Le

duc d'Alençon le iit son secrétaire des commandements,

un des maîtres de requêtes de

son hôtel, et son grand-maître des eaux et

forêts. Il l'emmena avec lui en Angleterre

et en Flandre.

De cette époque de sa vie date cette

UN PORTRAIT DE JEAN BODIN, MAGISTRAT ET

ÉCRIVAIN POLITIQUE DU RÈGNE DE HENRI ILT

QUI, PAR SES ACTES ET SES ÉCRITS, FIT VRAIE

FIGURE DE GÉNÉREUX PRÉCURSEUR SOCIAL

curieuse Methodus ad fadlem historiarum

cognitionem, essai de méthode historique

où Montesquieu a pris son système des

« climats ». Ce fut également alors qu'il

commença d'écrire son Heptaplomeres, où

éclate ce combat des deux esprits : l'esprit

de foi et l'esprit de doute, si caractéristique

du XVP siècle.

Procureur à Laon, puis député du Vermandois

aux Etats de Blois, Bodin mit son

ardeur à plaider la cause du peuple. Il osa

même soutenir qu'en France le domaine royal

appartenait au peuple et que le souverain

n'en avait que l'usufruit.

Et l'on dit qu'Henri in, auquel on s'empressa

de dénoncer ce discours, répondit

simplement : « C'est l'opinion d'un grand

homme de bien ». Peut-il être plus bel

éloge que cet hommage royal ?

En 1589, Bodin fit déclarer la ville de Laon

en faveur de la Ligue ; il y fit plus tard

reconnaître les droits d'Henri IV à la couronne

de France. Il devait mourir en 1596,

de la peste.

L

LE SERINGAT

E seringat, ou syringat, ou syringa (nom

qui a été étendu au lilas), se classe en

botanique sous la dénomination de

Shiladelphin et appartient à la famille des

Saxifraginées.

Comprenant onze espèces répandues principalement

en Europe méridionale et en

Amérique du Nord, il se présente généralement

sous forme d'arbrisseaux à feuilles

opposées, et dentées. Sa fleur est constituée

par un calice tubuleux obéonique, une ' corolle

de 4 à 5 pétales, de nombreuses étamines,

un ovaire dont le nombre de loges

varie de 4 à 10... Blanche, elle se groupe par

corymbes.

Celle de l'espèce dit Philadelphus- Coronarius

est dotée d'une odeur forte et pénétrante.

Cette odeur fait partie des parfums

que juin dispense à nos jardins.

Par contre, il existe une variété dite

Philadelphus Inodorus, à fleurs plus blanches

encore, à feuilles plus pointues. Elle

fut introduite en Europe en 1734, et une

autre à feuilles plus larges {Ph. latifolius)

qui nous fut importée de Caroline en 1815.

S'accommodant de tous sols et de toutes

expositions, le seringa - se multiplie par boutures,

marcottes, rejetons ou éclats.

I


■Ml1(M(M1UMM1IIHIIHHtllMIII»ll'

uni i DIMANCHE-ILLUSTRÉ iimiHHimiiiiiiiuimmi iiiiiiiMiiiiiiiiiiimMiitwmiMiitwiiiHiHmiifnuniMiiWiil" 12

•• LE 8 JUILLET 1934 «miwr

Hiiiriimi iiii MiMihinmtiiiMtiiiuMiiuiiiiiiiiiiiiHiHiiiHitit

UN CONTE GAI

LA GRANDE DÉCEPTION DE SOS

par D AVINE

LORS, il fréta la plus jolie goélette de

A la côte et il s'en fut par le monde,

ivre de sa fortune et de sa magnificence.

Aux escales, deux domestiques noirs au

torse nu, revêtus de pantalons de soie bouffants,

les cheveux crépus, cachés sous un

turban fantaisiste, le précédaient, semant des

pièces d'or et d'argent que les natifs de l'endroit

se disputaient en riant. Lui... beau

comme un dieu, s'était composé un costume

qu'il jugeait digne de sa gloire. Son chapeau

de feutre souple s'ornait de merveilleuses

plumes d'autruche, qui eussent fait envie à

plus d'une jolie femme. Sa cape, immense,

superbe, doublée de satin rouge, était portée

par des pages aux costumes rutilants de broderies.

Un veston bleu ciel, copié sur le modèle

de l'uniforme des mousquetaires du roi, emprisonnait

sa taille bien prise. Ses culottes

lâches et amples, inédites, venaient de chez

le meilleur tailleur du sultan Addis Bail. Ses

mains se cachaient dans des gants à crispins

ornés de franges d'or. Son épée finement

ciselée lui battait les mollets et pour compléter

ce costume extravagant, des souliers

à la turque brodés de pierreries laissaient

bien à l'aise ses pieds soignes comme les

mains d'une lady de la cour d'Angleterre.

Son escorte le suivait et la jeune princesse,

belle comme le plus beau jour, douce

comme du miel, soumise comme...

— Comme quoi ? murmura Sosthène Rigoton,

la plume en arrêt et les sourcils froncés.

...Soumise comme... une esclave à son

maître...

Bien, très bien. Ah ! que c'est donc beau,

la littérature !... Avec quelques lignes de noir

sur blancTon crée des héros gaspillant l'or et

l'argent, courant le monde suivi d'une escorte

attentive et aimable.

Point n'est besoin de penser aux embête-

Petit drame de T. S. F.

Pourquoi les auditeurs de Radio-

Parasites ont été surpris l'autre

jour d'entendre le son singulier du

gong hoxtire.

— Le temps de donner l'heure officielle,

cher conférencier, et je vous

passe la parole...

— Chers auditeurs, il sera exactement

deux heures quand vous entendrez...

^deux coups de gong !...

(Dessin inédit de MABS-TRICK.),

ments administratifs ou douaniers... tout cela

c'est bon pour la vie réelle.

Et pourtant... si je gagnais les cinq millions,

toute cette littérature pourrait devenir

vraie. Je pourrais partir... pas sur une goélette,

mais sur un solide steamer et en première

classe, encore, j'irai jeter des pièces de

monnaie aux petits plongeurs de Port-Saïd,

je pourrai m'habiller, pas tout à fait comme

mon héros, mais par exemple, d'un complet

livrant passage à une petite femme ronde

et joyeuse qui accourt vers sa table en brandissant

un papier.

— Sos... ça y est... on a gagné !

Une seconde suffit au pauvre écrlvassier

pour réaliser le grand bonheur... la fortune,

la joie... peut-être l'amour !

— Oui, mon chéri, notre billet finit par 3,

nous gagnons 200 francs !...

— Quoi ! que dis-tu ?

Une vraie douche ! adieu, espoirs fous,

rêves inserîsés d'un instant.

Oh ! le cher costume de flanelle blanche

qui ne sera jamais coupé... et la casquette

galonnée d'or... et les escales... et tout...

— Sos, je vais chez l'épicier chercher une

bouteille de cidre pour fêter notre chance !

— Notre chance !...

Deux domestiques noirs au torse nu, revêtus de pantalons de soie bouffants,

les cheveux crépus, cachés sous un turban, le précédaient, semant de l'or

de flanelle blanche avec une belle casquette

d'officier de marine. Ça fait chic. Ma

femme deviendrait peut-être comme la princesse,

jolie, douce et soumise !

Sosthène Rigoton oubliait sa copie... Pourtant,

le trente-troisième chapitre des Aventures

extraordinaires de l'Aventurier à la

belle épée devait être au journal le lendemain

matin !

Mais c'est si bon de rêver... Et le bonhomme

rêve si bien qu'il n'entend même pas

le poste de T. S. F. qui marche dans la pièce

voisine, proclamant les résultats de la première

tranche de la Loterie nationale.

Il n'entend pas la porte qui s'ouvre.

Rageur, Sosthène attire à lui son manuscrit.

Il relit les dernières phrases.

Amères, ses lèvres murmurent : « Non, pas

lui plus que moi, et saisissant son stylo il se

remet à écrire.

...Mais un jour, une horrible catastrophe

ruina le prince qui se trouva sans un sou.

C'en était fini pour lui des jolies princesses,

des esclaves au torse nu et des escales merveilleuses.

Seul, avec la pauvreté triste et

mélancolique compagne, il se remit en route...

Puis, Sosthène Rigoton, ayant compté les

lignes, jugea sa tâche terminée et écrivit :

« la suite au prochain numéro. »

DAVINE.

UN PEU » E FANTAISIE

N bleu était sentinelle pour la première

U fois la nuit, il aperçut une silhouette sombre

qui s'approchait.

— Halte-là ! cria-t-il. Qui vive ?

— L'officier de ronde, fut la réponse.

— Alors, avancez. L'officier de ronde fit

quelques pas, mais la sentinelle cria encore :

« Hàlte-la ! »

— C'est la deuxième fois que vous me faites

arrêter, pourquoi ?

— J'ai reçu l'ordre de crier « Halte » trois

fois et de tirer ensuite, mon lieutenant.

EUX bons pochards s'offrent d'interminables

D tournées devant le comptoir d'un bar.

L'un dit à l'autre :

— Encore un verre ?

— Non, mon vieux...

— Comment non ? C'est la première fois

que je te vois refuser.

— Ça, c'est vrai.

Et pourquoi ? Tu es malade ?

— Non, parce que je viens de déménager

et je ne suis pas encore habitué à l'escalier

de la maison.

ANS une petite école de campagne, l'institu-

D trice demande aux élèves de la première division

comment s'appelait la femme de Clovis.

Pas de réponse. '

Dans la deuxième division, une toute petite

murmure :

— Ce qu'elles sont bêtes, les grandes... Oh !

là là !... ne pas savoir ça !:..

— Eh bien i dit l'institutrice, c'est toi qui

vas faire honte aux grandes... Allons r comment

s'appelait-elle, la femme de Clovis ?...

Et la petite, avec un haussement d'épaules :

— Mme Clovis !...

LUMOT assiste à la lecture du testament

P d'un de ses parents qui lui a laissé quelques

rentes.

Agacé d'entendre le notaire lui dire, « feu

monsieur votre cousin par çi, feu votre cousin

par là », il ne peut s'empêcher d'interrompre

en disant :

— Sapristi ! Je ne comprends vraiment pas

pourquoi vous avez la rage d'appeler feu une

personne qui s'est éteinte i

E mari rêvé : Ce sont des gens tout ce

L qu'il y a de bien ! Ils veulent un gendre

qui se jetterait au feu pour leur fille et

pour eux...

— Je suis le jeune homme qu'ils cherchent

! Je 3uis un ancien sapeur-pompier

et je représente une maison d'extincteurs.

N parle du chiffre 13, du vendredi, du sel

O renversé et de diverses autres superstitions

qui sont courantes dans presque tous

les pays.

— Il ne faut pas rire de ces choses-là, dit

gravement un auditeur. Ainsi, tenez, j'avais

un vieil oncle qui, à l'âge de soixante-dixsept

ans, commit l'imprudence d'assister à

un dîner où l'on se trouvait treize à tablé.

— Et il mourut le lendemain ?

— Non, mais juste treize ans après.

B

ONJOUR, ami. Quoi de nouveau ?

— J'ai fait faillite ; ma fimme a la

typhoïde...

— Allons, tant mieux ; chez moi aussi, tout

le monde va bien !

Une bonne recette

— Ma fille avait rompu ses fiançailles...

son futur était devenu d'un

embonpoint grotesque... à tel titre qu'il

ne pouvait plus passer par la porte de

l'escalier de service !...'

UTILITÉ

— Mais ma fille ne disait rien, la

futée !... elle avait son plan, elle attendit

!... que le chagrin eut fait

diminuer à point son ex-fiancé...

— Quand il fut redevênu mince

comme un fil, alors... elle l'a épousé !

(Dessin inédit de ROBERT BLACK.)

— Un parachute, c'est très bien, mais de ce temps-là, il vaudrait mieux

Un paravent L. (Dessin inédit de JULIIÈS.)


HiHiH LE S JUILLET 1934 "''''''''''"'■■•••■iiiiiiiiiiiiiMiniiiiiiiiniiuiiuiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiiiii iiiiiiiiiiiiiiiiitiiitiiiiiifiiiiiiiiniJ

PLAISIRS

13

illIIIIIIIIIIIIIIlIttlIlIttlIlItltlIillMlllirilIttlIlMUIIIIIIIIIIIIIIIIIIlllllf Itlllllllllltltlllllfllllllllltl

D'ÉTÉ ! ...

DIMANCHE-ILLUSTRÉ

— J espère que vous ne comptez pas de supplément

pour mr les mouches que Ion mange dans chaque plat?...

— Vous avez bien fait de vous arrêter ici... Vous verrez

comme l'hôpital est gentil !...

— Vot' chien a tué ma poule... et vous la

chère !... Alors, qu'est-ce qui paiera les œufs

(Dessin.inédit de SAUVAYRE.) aurait pondus ?...

Interprétation

— Mais pourquoi lavez-vous votre antichambre

?..,

— C'est pour guérir mon œil : le médecin

m'a dit de faire beaucoup de lavage !...


M

DIMAMCHR-HXJUSTKÊ nrnnnim niiiiiiii^iiiiiiiniiimnonmiinimiiiiiiiiomnniniiriiiinimimnumnuiii 14 iimimin»iiiiiiiiiiiiiimimiiiiiiiiuiiiMiuiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiiiiMiiiiiiiiiiiniiiiimn LE 8 JUILLET 1934 ««"»■

BRI C-À-B R A C

ÉCHOS ET NOUVELLES DE PARTOUT

LA « PATATE » AVANT PARMENTIER Vigoureux à vingt ans, il donne son maximum convenablement et de nourrir rationnellement.

pendant quarante ans et ne dépasse guère La colomboculture peut paraître compliquée

A ville de Montdldier a élevé une statue à quatre-vingts ans. Les feuilles ovales sont parce qu'elle comprend un nombre considé-

L Parmentier pour remplacer celle qui fut vertes, alternes et épaisses. Le pétiole est rable de races répondant à des désirs très dif-

détruite pendant la guerre. A cette occasion, court et résistant. Les fleurs, disposées en omférents. Il appartient à chacun de savoir choi-

l'on a répété encore que cet excellent homme belles simples, sont larges et plus colorées en sir le pigeon qui lui convient le mieux.

est l'introducteur en France de la pomme de dehors qu'en dedans.

On ne saurait concevoir aujourd'hui l'éle-

terre. Ceci n'est pas l'expression de la vérité : Des pomologues patients et distingués ont vage des pigeons sans lui appliquer un en-

ropagateur, assurément, introducteur, non. opéré le triage de plusieurs centaines de vasemble de règles des plus simples mais néan-

Pes documents attestent en effet que le prériétés de pommiers à cidre et les ont analysées. moins nécessaires;

cieux tubercule était connu et cultive alors Sur leurs conseils, les variétés les plus robus-

L'Association agricole {Tunis).

que Parmentier n'était pas encore né. tes, les plus productives, les plus riches en

On possède entre autres la donation faite qualités cidrières ont composé la plupart de

en 1736 par Jeanne Montagne, veuve de Mi-

BOURDONNEMENTS D'OREILLES

nos vergers. Permettons-nous d'en ouvrir la

chel Barrier, laboureur, habitant le village du barrière, en attendant l'époque, que nous espé- L faut savoir que ces bruits peuvent être

Bois, dans la baronnie de Roche-en-Régnier, rons peu lointaine, où il n'y aura plus que des I occasionnés par la présence, dans le tube

en Velay, à Jean Barrier, son fils aîné, de tous produits de premier choix.

auditif d'un simple bouchon de cette graisse

ses biens sans aucune réserve si ce n'est de la Presque toujours associée à une culture, jaunâtre qui tapisse le conduit et qu'on ap-

quantité de huit cartons de seigle, mesure de celle du pommier est prépondérante ou secon-

Roche, un bois pour son chauffage, quatre

pelle cérumen.

daire selon les cas.

Ils peuvent encore être dus à l'obturation

livres de « putance », c'est-à-dire beurre et En Normandie, les plantations se font sur- du conduit qui fait communiquer l'oreille avec

fromage, plus dix cartons de « truffes ». tout sur les terrains herbés et forment les fa- la gorge et qu'on appelle trompe d'Eustache.

Les « truffes », ce sont des pommes de terre. meux clos normands. Les pommiers sont dis- Cette obturation est fréquente à la suite des

Ces conventions abondent dans les archives ; posés le plus souvent en quinconce. La conver- angines et des pharyngites.

elles mentionnent à peu près toujours les sion des terres de labour en pâturages a favo- Ils peuvent encore être occasionnés par une

« truffes » ou « trouffoles », quand la pomme risé leur- développement, car ils protègent le sclérose des petits osselets qui se trouvent à

de terre n'est pas explicitement désignée. sol contre le dessèchement et le bétail contre l'intérieur de l'oreille et qui servent à la trans-

Il est probable que cette culture était alors

le soleil.

mission des vibrations de la membrane du

déjà ancienne dans la région, puisqu'elle était En Bretagne, où le verger est l'exception, on tympan.

répandue. Les conclusions se tirent d'elles-mê- préfère les terres de labour et l'emploi des S'il s'agit d'un bouchon de cérumen, il faut

mes.

machines agricoles a fait développer les plan- faire des lavages de l'oreille avec une eau sa-

Journal des Débats.

tations en bordure et « à plein ».

vonneuse ; on poussera lentement ces lavages

MOTS D'ENFANTS

C'est dans la Manche que l'on trouve le plus non pas vers le fond de l'oreille pour ne pas

de pommiers sur les routes. Cette idée nous blesser le tympan, mais vers l'une des parois.

E la difficulté d'instruire les enfants, ou les vient du Hanovre.

Ensuite on mettra dans le conduit quelques

D tribulations d'un grand-père.

L'action du sol et l'influence de l'exposition gouttes d'une solution de glycérine dans la-

Jean-Nicolas prend sa première leçon d'His- sur le développement des arbres constituent quelle on aura fait dissoudre du bicarbonate

toire de France et lit à haute voix : la valeur dès crus ou terroirs, en donnent la de soude.

— Les Gaulois étaient les premiers habi- saveur aux fruits et la qualité aux cidres. Pour déboucher la trompe d'Eustache,

tants (h aspirée) de la France.

Le grand-père. — Mais non, voyons, Jean-

La Revue des Boissons. essayez les gargarismes, les lavages de la

gorge, les instillations dans les narines d'une

Nique : on dit les premiers-z-habitants, et pas

huile goménolée. Pour la sclérose des osse-

les premiers hdbitants...

LES AUTEURS AIMÉS DES ENFANTS lets, prendre une potion à l'iodure de potas-

Jean-Nicolas continuant de lire :

NE

— Ils vivaient dans des-z-huttes...

des plus importantes bibliothèques pusium. U bliques d'Angleterre a eu l'idée ingénieuse

Bonté.

Bernard, trois ans et demi, en vacances au d'interroger les enfants sur leurs auteurs pré- MANUSCRITS PRÉCIEUX

bord de la mer — c'était le bon temps ! — férés.

ne voulait pas aller dans l'eau car il en avait

N . Si vous étiez condamnés à vivre pendant un manuscrit de Milton contenant 166 stan-

très peur.

an sur une île déserte, leur a-t-on demandé, U ces de 8 vers, constituant un commentaire

Sa maman lui dit :

quels sont les six ouvrages que vous emporte- aux Métamorphoses, d'Ovide, a été mis en

— Mon petit garçon, tu es bien sot... Tu riez ?

vente à Londres et a été adjugé, à un collec-

vois bien que tous les messieurs et que toutes Plus de 1.000 enfants de sept à quinze ans

tionneur, pour la somme de 7.200 livres, soit

les dames y vont...

ont répondu. Voici les suffrages remportés par

environ un million de francs.

— Oui, répond Bernard. Eh bien ; moi, les livres le plus souvent cites : Robinson Cru-

Un exemplaire de la première édition in-

j'aime mieux me lancer tout seul chez nous soé, 292 ; l'Ile aux héros. 223 ; l'Ile de Corail,

folio de Shakespeare, datée de 1623, a fait

dans le bain-de-pieds que dans la rue devant 134 ; le Robinson suisse. 90 ; la Case de l'on- 3.500 livres.

• tout le monde.

cle Tom. 90 ; David Copperfield, 81. Les ou-

La Revue du Bureau.

C'est le même qui, l'année dernière, s'écriait vrages qui viennent ensuite ne sont connus LA MASCOTTE

en voyant servir le fromage :

que des lecteurs anglais.

N Angleterre, les soldats, comme les pom-

— Ah !... voilà le dessert qui sent mau-

L'Opinion. E piers, tiennent particulièrement à ce que

vais.

leur corps ait une mascotte spéciale et offi-

Installé à table, avec ses frères et sœurs, UNE TAXE SUR LES TAM-TAMS cielle. C est tantôt une chèvre, un chat, un

le petit Noël (trois ans) entend sonner VAn-

N Haute-Volta, les tam-tams vont être ré-

singe ; et l'animal prend part, naturellement,

gelus :

— C'est la dîner du petit Jésus qui sonne, E glementés et taxés.

à toutes les expéditions de ses « protégés ».

Toute personne ou groupe de personnes dési- Aussi, le deuxième bataillon du régiment de

explique-t-il.

rant organiser dans le périmètre de la com- Warwickshire se trouvait-il marri de n'avoir

Jacqueline, quatre ans et demi, est une mune de Bobo des réunions bruyantes, tam-

plus de mascotte depuis deux ans. Il est main-

petite fille très renseignée.

tams ou cérémonies analogues devant durer tenant satisfait : le Jardin zoologique de Lon-

Passant, il y a quelques jours, devant un après 22 heures, devront obtenir au préalable dres lui a offert un fort joli chevreuil de trois

atelier de réparations d'automobiles, elle voit une autorisation de l'administrateur-maire et ans, apprivoisé et. sociable au possible. On voit

des ouvriers occupés à faire une soudure à acquitter une taxe de 5 francs.

du reste un chevreuil dans l'Insigne du régi-

l'autogène.

Les permis prévus Ci-dessus ne pourront ment.

Et Jacqueline renseigne son grand-père : donner droit a continuer les distractions La nouvelle mascotte a été nommée Charlie,

— Regarde, Pépé, le monsieur qui fait des bruyantes après minuit qu'exceptionnellement elle a fait son apparition officielle, parée d'un

pointes de feu à l'automobile...

en cas de fêtes rituelles et dans les emplace-

manteau qu'orne, en broderie, l'insigne du

Echo de Paris. ments choisis de manière à éviter de troubler

bataillon et que complète un col blanc.

le repos des autres habitants.

Le chevreuil, le plus gentiment du monde,

LA LOCOMOTIVE MONSTRE

s'accoutume à trottiner derrière la musique

Le Petif Provençal. du régiment.

Illustrated London News.

ALGRÉ l'extrême discrétion officielle, on

obtient certains détails sur une locomo-

tive nouvelle, puissante et mystérieuse, que

l'on construit dans les usines de Doucaster.

Cette nouvelle machine, dit-on, sera, en

Grande-Bretagne, la plus grande locomotive

pour trains de voyageurs. Elle surpassera

toutes les autres dans le pouvoir d'emmener

de lourds fardeaux à une allure vertigineuse

pendant de longues heures.

Ce sera la seule locomotive du royaume à

posséder huit roues couplées de 2 m. 20 de diamètre.

On compte que cette locomotive-mystère

fera bientôt ses essais et ne tardera pas à

être mise en service sur le réseau Londres-

Ecosse. Les plans de cette machine monstre

ont été établis par un ingénieur-chef de la

compagnie London-Nord-East-Railways.

Daily Mirror.

LE POMMIER

N terme botanique, le pommier appartient

E à la famille des rosacées, tribu des pomacées.

Il atteint facilement de 8 à 12 mètres. Au

sommet de son tronc court sont adaptées les

branches qui prennent des directions différentes

selon les espèces. L'écorce est grise et devient

rugueuse à mesure que l'arbre vieillit.

Le plus efficace des Remèdes

Il n'existe pas de remède plus efficace que la

Poudre Louis Legras pour calmer instantanément

les plus violents accès d'asthme, catarrhe, essoufflement,

toux de vieilles bronchites, suites d-'influenza

et de pleurésie. Les rhumes négligés

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LA COLOMBOCULTURE

A

PRÈS avoir été très florissant au début du

siècle dernier, l'élevage des pigeons n'a

fait que décroître et aujourd'hui la France est

tributaire de l'étranger, notamment de l'Italie,

pour une bonne partie des pigeonneaux nécessaires

à sa consommation. Pourtant la colomboculture

est toujours rémunératrice. Comment

expliquer cet abandon, sinon par l'ignorance

des intéressés ? Aucun élevage n'est

plus simple et plus facile à conduire, a condition

de faire un bon départ, c'est-à-dire de

posséder une bonne installation, de la peupler

Chaleurs orageuses

Pour supporter la chaleur accablante et

dissiper l'oppression que vous ressentez,

employez l'alcool de menthe de Ricqlès.

Quelques gouttes de Ricqlès stimulent et

rafraîchissent délicieusement. Exigez du

Ricqlès, la menthe forte qui réconforte.

SOYONS AU COURANT..

...des fêtes à souhaiter du 9 au 15 juillet.

UNDI 9 JUILLET : Saint Cyrille, évêque de

L Gortyna et martyr en Crète, décapite après

avoir subi indenme l'épreuve du bûcher ; saint.

Zenon, martyr à Rome (298), et sainte Anatholie,

vierge et martyre dans l'Abruzze au

troisième siècle, en même temps qu'Audax,

par elle converti et honoré le même jour.

Lever du soleil : 3 h. 58 ; coucher : 19 h. 53.

M

ARDI 10 JUILLET : Sainte Félicité.mère des

sept frères martyrs (Janvier, Félix, Phi-

lippe, Silvain, Alexandre, Vital, Martial), à

Rome, au deuxième siècle, assista à leurs

supplices avant de 6Ubir, à son tour, le martyre,

et saint Léonce, chef- (avec Maurice et

Daniel), des 36 martyrs d'Alexandrie.

Lever du soleil : 3 h. 59 ; coucher : 19 h. 52.

M

ERCREDI 11 JUILLET : Saint Pie I", pape,

élu et sacré probablement, en 146. Resta

dix-huit ans à la tête de l'Eglise. Né à Aquilée

; dut mourir en subissant le martyre, et

bienheureuse Jeanne Scopelle, vierge du duché

de Mantoue. Fonda un couvent de carmélites

dont elle devint prieure (1428-1491).

Lever du soleil : 4 h. ; coucher : 19 h. 52.

J

EUDI 12 JUILLET : Saint Jean-Gualbert, né à

Florence en 999, bénédictin fondateur du

monastère de Vallombreuse en Toscane, mort

en 1073.

Lever du soleil : 4 h. 1 ; coucher : 19 h. 51.

ENDREDI 13 JUILLET : Saint Eugène, évêque

V de Carthage, mort en 505 à Albi, où il

avait été exilé par Trasimond, roi des Vandales,

et sainte Maure d'Ecosse fille d'un roi

d'Ecosse, massacrée dans un voyage au tombeau

de saint Martin, à Tours.

Lever du soleil : 4 h. 2 ; coucher : 19 h. 50.

S

AMEDI 14 JUILLET : Saint Bonaventure, entré

à vingt et un ans dans l'ordre des Francis-

cains, dont il fut, en 1256, général. Docteur de

l'Eglise, un des plus grands théologiens du

moyen âge. Evêque d'Albano, puis cardinal,

mourut en 1274 en plein concile de Lyon. Il

était né en 1221 à Bagnarea (Toscane) ; saint

Phocas, évêque et martyr à Sinope, au début

du deuxième siècle, et sainte Jeanne de Flo-

rence, vierge servite, née et morte à Florence,

après avoir abandonné tous ses biens, en

1368.

Lever du soleil : 4 h. 3 ; coticher : 19 h. 50.

IMANCHE 15 JUILLET : Saint Henri, empereur

D d'Allemagne, dit « Le Boiteux » ou.« le

saint », né à Bamberg en 973, mort à Groria en

1024, sacré empereur en 1014, le dernier roi de

Germanie de la dynastie saxonne. Canonisé en

1146, en même temps que sa femme Cunégonde.,

et sainte Bonose, vierge et martyre à

Rome, morte sous Sévère avec cinquante soldats

par elle convertis.

Lever du soleil : 4 h. 4 ; coucher : 19 h. 49.

...de la prorogation du bénéfice des emplois

réservés aux victimes de la guerre.

E Journal officiel en date du 4 juillet a pu-

L blié le texte de la loi du 3 juillet 1934,

prorogeant pour un nouveau délai de cinq ans,

le délai d'application du droit de préférence

accordé par la loi du 30 janvier 1923 aux victimes

de la guerre, pour l'obtention des emplois

réservés.

...d'une œuvre du travail agricole pendant

la saison d'été.

ous rappelons qu'il existe une œuvre fonc-

N tionnant sous le contrôle du ministère du

Travail et du ministère de l'Agriculture et

que cette œuvre s'occupe du placement de la

main-d'œuvre agricole. C'est l'office de la

main-d'œuvre agricole, 21, rue Las-Cases, à

Paris.

Or, les travaux des champs battant leur

plein pendant la saison d'été, l'œuvre a la

possibilité de placer chez des cultivateurs, en

diverses régions, des citadins qui voudraient

aider aux moissons tout en profitant de l'air

pur et du calme de la campagne. De préférence,

l'œuvre place d'abord des anciens agriculteurs,

mais ne décourage aucune bonne volonté.

Nous pensons rendre service à certains

chômeurs en leur signalant cette œuvre utile

et bienfaisante, intéressant particulièrement

les jardiniers, les bouviers, les conducteurs de

tracteurs, hommes à toutes mains, etc.

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ne risquez pas à la légère cette parure de votre

visage qui ne saurait résister aux mauvais traite»

ments de mauvaises permanentes : ayez pitié dè

vos cheveux !

Songez à l'effet produit par des cheveux abîmés,

crêpés, brûlés. Méfiez-vous des permanentes san^

méthode, méfiez-vous aussi des indéfrisables au

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PAR SES LECTEURS

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LE 8 JUILLET 1934 '••■"■.■•.«««,■,.,■„„■«„.,.,.,..■.■..■„ ...H..,..,,,,.,,,.,,,,,,., .uni,,,,.,,,,,.,,,,,,,,.,,,,,,,,,,,, J5 .„ r . T .. r ,.,——- .- . DIMANC1IE-ILLUSTRÉ

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Et c'est une histoire vraie : un savant français

vient de découvrir à Madagascar une

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médecins et les pharmaciens ordonnent ce

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Suite de la page 5

BENJAMIN FRANKLIN

Aprè3 avoir passé la nuit à Auxay, Franklin

se. dirige sur Paris où la foule l'acclame.

Il s'installe rue de l'Université, plus

tard il habitera à Passy. Visites au marquis

de Mirabeau, au comte de Vergennes qui

lui remet deux millions de la parit du roi, à

la spirituelle Mme du Deffand ; réunions à

l'Académie des sciences, Franklin se montre

partout.

Les défaites américaines, les hésitatioas

ces diplomates et financiers français retardent

les pourparlers ; enfin la France se déclare

prête à envisager un traité d'alliance ;

le diplomate travaille deux jours à le rédiger

et envoie son petit-fils le porter à Versailles.

Le 8 février 1778, le traité francoaméricain,

reconnaissant l'indépendance des

Etats-Unis, est signé à Paris.

Le jour de la réception des ambassadeurs

à Versailles une foule immense attend les

hommes du jour. Franklin a revêtu un costume

de velours brun ; en l'honneur du roi

de France, il aurait volontiers remis une

perruque, mais aucune n'a pu coiffer sa

grosse tête couverte de longs cheveux

blancs. Les portes s'ouvrent sur les appartements

du roi, laissant passer Leurs Excellences

messieurs les ambassadeurs des

treize provinces unies. Franklin pleure doucement,

mais s'avance, aidé de Vergennes

et de Deane : diplomates, courtisans, grandes

dames, tous s'écartent pour leur faire

un passage... Le roi Louis XVl prend Franklin

par la main et assure les délégués de

son amitié pour le Congrès américain.

La sympathie des Parisiens, les démons-

trations amicales de Voltaire qui a béni son

etit-fils, l'affection de Mme Helvetius que

Pranklin se risqua à demander en mariao':

à l'âge de quatre-vingts, ans, les cajoleries de

kt jolie Mme Brillon de Jouy, la paix signée

à Versailles en 1783 couronnent en Europe

la carrière du grand citoye'n des Etats-

Unis. Après Washington, il reste sans

doute la plus illustre figure de l'indépendance

américaine. S'il n'a pas réalisé son

plus grand rêve, puisque l'Angleterre et les

Etats-Unis sont désormais deux nations séparées,

du moins Franklin peut-il retourner

dans un pays unifié, destiné à devenir l'un

des plus puissants du monde.

Le voici qui décline, mais jusqu'à la fin

de sa vie il continue d'écrire, de recevoir

ses savants amis. La Constitution américaine

ne le satisfait pas complètement et la

Révolution française l'afflige. Mais la mort

vient doucement : quand il la sent toute

proche, il demande à sa fille des draps

propres pour y mourir décemment. Puis il

s'éteint en tenant dans ses mains celles de

ses deux petits-fils.

Après un vibrant discours de Mirabeau,

la France porta le deuil trois mois.

MADELEINE EPRON.

L'amour Fuit

Quand

Le Teint

Se Fane

Plus d'une peine de

cœur pourrait être

évitée, si une femme

pouvait seulement entrevoir

lu vérité avant qu'il soit trop tard.

C'est ainsi que Lisette commença son histoire :

" Il me négligeait de plus en plus ", dit-elle,

" lorsque je découvris que c'était réellement

de ma propre faute. Mon teint élail assez laid

pour rebuter tous les hommes, mais, heureusement,

j'entendis parler de cetle nouvelle

Crème Tokalon, Couleur Manche, non grasse.

Elle éclaircit, blanchit et embellit si merveilleusement

ma peau, qu'il redevint follement

amoureux de moi ".

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avec l'indication des itinéraires pour lesquels les compagnies de

chemins de fer français avaient créé plusieurs catégories de billets

à tarif réduit, tant pour le littoral que pour l'intérieur.

Nous donnons aujourd'hui une nouvelle carte sur laquelle sont

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Excursion en bateau.

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Metz \^- v

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6 JOURS

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UNE JOURNEE

Jeudis, dimanches & fêtes

mentionnés cette fois les billets d'excursion à prix réduit pour des

voyages compris entre une journée et six jours.

Nos services (13, rue d'Enghien) se tiennent à la disposition de

nos lecteurs pour leur donner tous renseignements complémentaire».

(Voir notre tableau des Consultations verbales, en page 10.)

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