ValdeMarne n°281 / Juillet-Août 2011 - Conseil général du Val-de ...

cg94.fr

ValdeMarne n°281 / Juillet-Août 2011 - Conseil général du Val-de ...

© D. Calin

Le magazine du Conseil général n° 281 / Juillet-Août 2011

Le VAL-DE-MARNE, plus qu'un département, un service public.

DOSSIER / PAGES 24-29

L’été en Val-de-Marne

Animations dans les parcs départementaux, découverte de 40 sites

touristiques, les bons plans du pass …(pages

38 à 41)…

© D.R.

ÉVÉNEMENT

Le Tour de France

traverse le département.

Pages 4-5 et 46

© J. Moulin

ZOOM

Grand Paris Express :

l’avis des Val-de-Marnais.

Pages 20-21


© Infographie Pellicam

SOMMAIRE DU N°281 – JUILLET/AOÛT 2011

© A. Bachellier

2

VALDE

VIVRE LE VAL-DE-MARNE

L’ÉVÉNEMENT pages 4-5

Le Tour en Val-de-Marne

Le peloton du Tour de France traverse

le Val-de-Marne, le 24 juillet, lors de l’ultime

étape, avant le sprint final sur les

Champs-Élysées. Le Conseil général

s’active pour accueillir cet événement.

L’ACTUALITÉ pages 6 à 17

• Collèges

• Transports

• Social

• Les chantiers près de chez vous

LE MAGAZINE

DU CONSEIL GÉNÉRAL

MARNE

CONSTRUIRE

LE VAL-DE-MARNE

L’ENTRETIEN pages 18-19

Avec Jean-Charles Pomerol, président de

l’université Pierre-et-Marie-Curie et

du pôle allongement de la vie Charles-Foix

d’Ivry-sur-Marne.

ZOOM pages 20-21

Le mois dernier, nous vous présentions

le tracé du métro Grand Paris Express.

Des Val-de-Marnais donnent leur avis.

ILS FONT LE VAL-DE-MARNE

pages 22-23

● Patrick Frémeaux, éditeur, Vincennes.

● Stéphane Bayet, directeur de Services +,

régie de quartier, Limeil-Brévannes.

● Sylvain del Campo, jazzman,

Le Kremlin-Bicêtre.

DOSSIER pages 24 à 29

C’est l’été, profitez

du Val-de-Marne !

Animations dans les parcs départementaux,

ductions dans 40 sites touristiques, expos

et randonnées en forêt… c’est le moment de

profiter des activités qu’offre le territoire.

DÉBATTRE

EN VAL-DE-MARNE

C’EST VOUS QUI LE DITES page 30

Forum, courrier, avis. Vous avez la parole.

EN DIRECT DU CONSEIL GÉNÉRAL page 31

La séance du 6 juin.

TRIBUNES pages 32 à 35

Les groupes politiques du Conseil général

donnent leurs points de vue.

BOUGER EN

VAL-DE-MARNE

CONNAISSANCE DU VAL-DE-MARNE, LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU VAL-DE-MARNE, n°281, Juillet/Août 2011. Hôtel du département, 94011 Créteil Cedex.

Tél. : 39 94. Courriel : cvm@cg94.fr • Internet : www.cg94.fr. DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Frédéric Houx. DIRECTEUR DE LA COMMUNICATION :

Alain Germain. RÉDACTEUR EN CHEF : Alain Jégou. RÉDACTION : Jean-Pierre Delahaye, Francine Déverines, Ali Aït-Salah, Laura Podoroski.

Avec la collaboration de Claude Bardavid, Stéphane Le Puill, Antoine Ginekis, Didier Berneau, Arnaud Balvay, Sarah Sudre . SECRÉTAIRE DE RÉDACTION :

Anthony Larchet. SECRÉTARIAT : Joëlle Béroule. RESPONSABLE PÔLE PHOTO : Alain Bachellier. PHOTOTHÈQUE : Joëlle Javiot. INTERNET : Marie Dujardin

et web@cg94.fr VAL-INFO 94 : val-info94@cg94.fr CRÉATION-RÉALISATION : Pellicam Productions (01 49 08 01 61). IMPRESSION : Grenier (01 46 15 83 00).

DISTRIBUTION : Adrexo. TIRAGE : 581 000 exemplaires. ISSN : 1963 - 2614.

© D. Calin

À L’AFFICHE pages 36 à 41

Falbala,

le rêve de Dubuffet

Coup de projecteur sur la Closerie

Falbala de Jean Dubuffet, classé aux

monuments historiques, lieu insolite

ouvert au public, à Périgny-sur-Yerres.

SPORTS pages 42-43

Challenge

Georges-Marrane

La fameuse compétition internationale

de handball, organisée par l’US Ivry,

se déroulera les 3 et 4 septembre.

Nouvelle date et nouveau format.

DÉCOUVERTE pages 44-45

Sous les pavés,

200 000 ans d’histoire

Le Val-de-Marne a une longue histoire dont

une partie enfouie sous nos pieds. Les

archéologues départementaux s’apprêtent à

en déchiffrer une nouvelle page.

MÉMOIRE page 46

À l’occasion du passage du peloton du Tour

cette année sur le territoire, retour sur l’histoire

de la Grande Boucle en Val-de-Marne.

VU PAR… page 47

Durant deux ans, les élus du conseil

général des collégiens ont proposé des

projets, devenus aujourd’hui des actions

concrètes.

Vu par Alain Bachellier.

© M. Aumercier

© J. Paisley

Journal imprimé sur

En Val-de-Marne, un été loisirs,

utile, solidaire et vigilant

Avec la période estivale vient, pour un grand nombre de nos concitoyens, le temps du

repos et des congés bien mérités.

Je souhaite que ce temps si précieux puisse être le plus agréable à chacune et à chacun.

Tout au long de l’été, les services publics départementaux restent mobilisés.

Mobilisés dans les parcs, pour vous permettre d’y apprécier nature, loisirs ou farniente.

Mobilisés sur les routes, pour profiter de la diminution de la circulation, afin de réaliser

de nombreux chantiers.

Mobilisés dans les collèges, les crèches, les PMI, pour y

effectuer, là aussi, d’importants travaux.

Mobilisés au quotidien, pour mener à bien nos missions

de solidarité au service des personnes fragilisées par

l’âge, la dépendance, le handicap ou la détresse sociale.

Été loisirs, été utile et été solidaire donc, mais également

été vigilant.

Vigilant, bien sûr, par rapport aux conditions climatiques,

je pense notamment au risque de canicule vis-à-vis des

personnes âgées.

Mais vigilant aussi quant aux menaces de nouveaux

mauvais coups qui pourraient être portés contre les

populations ou les services publics.

Je pense plus particulièrement aux projets qui devraient être annoncés prochainement

par le gouvernement en matière de dépendance ou au devenir du service de chirurgie

cardiaque de l’hôpital Henri-Mondor à Créteil, pour lequel plus de 21 000 Val-de-Marnais

ont signé la carte pétition que je vous avais adressée.

Je pense également aux menaces qui pèsent sur le financement par l’État de l’hébergement

d’urgence des familles en rupture de logement.

Attentif aussi aux conditions dans lesquelles va se dérouler la prochaine rentrée scolaire

marquée, chacun a pu le constater, par de nouvelles suppressions de postes et fermetures

de classes.

Pour ma part, je souhaite à chacune et à chacun un excellent été en Val-de-Marne.

CHRISTIAN FAVIER

Président du conseil général du Val-de-Marne

Secrétaire général adjoint de l’Assemblée des départements de France

AGENDA

4

juillet

SÉANCE EXCEPTIONNELLE

DU CONSEIL GÉNÉRAL

Audition du préfet

sur l’activité des services

de l’État dans le département

9 h

À Créteil

24

juillet

21 E ÉTAPE DU TOUR

DE FRANCE

À Créteil

30

août

VISITE DES CHANTIERS

DES COLLÈGES

Val-de-Marne

ÉDITORIAL

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 3

© Joël Lumien


VIVRE LE VAL-DE-MARNE

LE KREMLIN-

BICÊTRE

VILLEJUIF

C ILLY-LARUE

4

D 7

Porte d’Ivry

D 154

Parc des

Cormailles

D 5

IVRY-SUR-SEINE

THIAIS

MAC/VAL

D 148

VITRY-SUR-SEINE

CHARENTON-LE-PONT

D 19

SAINT-

MANDÉ

CHOISY-LE-ROI

L’École

vétérinaire

ALFORTVILLE

Pont du

Port-à-l’Anglais

Château de

Vincennes

La Cipale

VINCENNES

SAINT-MAURICE

MAISONS-ALFORT

MONTREUIL

Laurent FIGNON

DÉPART FICTIF

12h45 : Caravane

14h30 : Peloton

Rond-point

Jean-Moulin

CRÉTEIL

CRÉTEIL

Louison BOBET

FONTENAY-SOUS-BOIS

D 148

D 143

JOINVILLE-LE-PONT

DÉPART RÉEL

14h50 : Peloton

NOGENT-SUR-MARNE

Av e de-Lattre-de-Tassigny

CRÉTEIL

D 19

Village-ville

Parc de la Brèche

Abbaye de

Saint-Maur

Fort de

Nogent

Parc du

Tremblay

AUTOMOBILISTES, ATTENTION !

Il est conseillé à tous les spectateurs de ne pas circuler en voiture dans les

différents secteurs du tracé le dimanche 24 juillet, compte tenu du nombre

de voies qui seront fermées.

Le stationnement sera interdit sur tout le parcours dès le samedi.

Les Guinguettes

BONNEUIL-SUR-MARNE

D 244

LE PERREUX

SUR-MARNE

NEUILLY-PLAISANCE

D 3

CHAMPIGNY-SUR-MARNE

SAINT-MAUR-DES-FOSSÉS

Pont de Bry

BRY-SUR-MARNE

ORMESSON-SUR-MARNE

SUCY-EN-BRIE

NEUILLY-SUR-MARNE

D 130

VILLIERS

SUR-MARNE

CHENNEVIÈRES

SUR-MARNE

© Infographie Pellicam Productions

Le Tour de France 2011 traverse le

Val-de-Marne, le 24 juillet. Lors de la

21 e et ultime étape, les coureurs s’élanceront

de Créteil puis, après une belle

échappée de 35 km, entreront dans Paris

avant d’aborder le sprint final sur les

Champs-Élysées. Ainsi, les coureurs de

cette 98 e édition de la Grande Boucle,

comme des millions de téléspectateurs du

monde entier, découvriront toute une

série de lieux qui font le charme et le

« bien vivre » de notre département (voir

carte ci-contre).

Une fête populaire et familiale

Même si, ces dernières années, le Tour

a été marqué par des affaires que l’on

souhaiterait aujourd’hui révolues, cette

épreuve demeure la 3 e manifestation

sportive la plus regardée au monde.

Pour nombre de spectateurs, c’est avant

tout une grande fête populaire et familiale.

« Bien plus qu’une compétition, le Tour

est vecteur de vertus sociales. Jeunes et adultes

partagent un moment convivial tout au long

de son parcours », explique Christian

Prudhomme, directeur du Tour de

France et d’Amaury Sport Organisation.

Cette dernière étape ne devrait pas

démentir ses propos. Entre Créteil et

Paris, ils seront nombreux, les Val-de-

Marnais - petits et grands -, à se presser

sur le bord des routes pour voir passer

la caravane, le maillot jaune et les

autres forçats de la route. D’autant que,

deux jours après l’ascension de l’Alpe

d’Huez et au lendemain du contre-lamontre

de Grenoble, le peloton devrait

rouler à un train de sénateur. « Coupe de

champagne à la main, cette étape, c’est la

grande parade avant l’entrée dans Paris.

Après 3 471 km de course, les coureurs sont

fiers d’être allés jusqu’au bout du Tour »,

explique Christian Prudhomme.

Une terre de champions

Mais cette traversée du département est

aussi un hommage à une terre de champions.

« C’est une étape pleine de symboles

pour l’histoire du cyclisme français » signale

le directeur du Tour. Louison Bobet, triple

vainqueur de l’épreuve, a vécu à

L’ÉVÉNEMENT

TOUR DE FRANCE

Échappée belle

en Val-de-Marne

Fontenay-sous-Bois et « Créteil est une

ville importante du cyclisme, qui a toujours

eu de très bons coureurs » note Christian

Prudhomme. Greg Lemond, également

vainqueur à trois reprises du Tour, était

licencié à l’US Créteil. Mais nul doute

que les coureurs et les suiveurs auront

une pensée émue pour Laurent Fignon,

décédé en 2010, vainqueur en 1983 et

1984. Il habitait à Saint-Maurice, et lui

aussi a porté le maillot cristolien. De nos

jours, ce club abrite des pistards comme

Grégory Baugé, multiple champion du

monde.

Le Conseil général et le Tour

D’ici le 24 juillet, au Conseil général

comme à Créteil, tout le monde s’active

pour être à la hauteur de l’événement.

Comme le confiait Sébastien Nolésini,

directeur du service départemental des

Sports : « Le Conseil général, partenaire officiel

avec l’Assemblée des départements de France, a

un important cahier des charges. Il faut notamment

qu’il s’occupe de tout ce qui concerne la

sécurisation et le balisage du parcours. Nous

allons donc mobiliser un nombre important

d’agents départementaux pour effectuer tout

ce travail, non seulement le jour de la course,

mais également en amont. » La veille de cette

étape, le Conseil général, avec les comités

départementaux de cyclisme et de

cyclotourisme, organisera une randonnée

à vélo de 15 km. Son départ sera donné

à 15 h sur la ligne de départ de la course

officielle, à Créteil. Le 24 juillet, de nombreuses

animations seront proposées aux

Val-de-Marnais par la société du Tour de

France, ainsi que par la Ville de Créteil.

Elles se dérouleront sur le site départemental

au parc de la Brèche, ou sera installé

un « village-ville » ouvert à tous, et

chacun aura le loisir de découvrir et

s’initier à de nombreuses activités.

Enfin, un grand écran permettra d’assister

à la retransmission de l’étape.

Pour en savoir plus

www.letour.fr

www.cg94.fr

Sarah Sudre et Alain Jégou

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 5


L’ACTUALITÉ

© A. Bachellier

6

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

L’UPEC a 40 ans

Du Centre multidisciplinaire de Créteil

(CMC) conçu en 1971 par l’architecte Denis

Sloan, à l’université Paris-Est Créteil (UPEC),

ex-Paris 12, quarante années se sont écoulées.

« 40 ans, c’est l’âge de la maturité, du

combat et du défi » a déclaré Simone Bonnafous,

présidente de l’université, lors de la

journée de célébration, le 8 juin. Dans les

années 1970, la création de cette faculté

était au carrefour de la naissance de nouveaux

départements, de la politique urbaine

avec les zones d’urbanisation prioritaire

(ZUP) et du processus de peuplement de

villes en proche banlieue comme Créteil.

Le Conseil général est marqué par la

présence sur son territoire de l’UPEC. Et

la territorialité constitue une marque

d’identité pour l’université. Des partenariats

se sont donc tissés entre les deux

institutions, le prix de l’Université, qui

récompense les travaux de recherche

d’étudiants, la signature d’une convention

en 2005 renouvelée en 2010, ainsi

qu’un soutien patrimonial du Conseil

général, par exemple, pour l’Institut

universitaire de technologie (IUT) sur le site

de Chérioux. Depuis son origine, ce pôle

universitaire a su mettre en avant l’un de

ses atouts : la pluridisciplinarité. « De la

civilisation gréco-romaine à la recherche en

molécule » souligne un professeur avec

raison puisque les 32 000 étudiants se

répartissent entre les douze composantes

que compte l’établissement. Autre spécificité,

la recherche de l’est francilien. « La

pratique scientifique de l’université s’inscrit

dans la durée, explique Simone Bonnafous.

Depuis 20 ans, des secteurs sont reconnus au

niveau international, en formation comme en

recherche,telsqueleLaboratoireinteruniversitaire

des systèmes atmosphériques (LISA) dans les

sciencesdel’environnement.Plusrécemment,nous

Depuis 20 ans, des secteurs de l’UPEC sont reconnus

au niveau international, en formation et en recherche,

tels que le Laboratoire interuniversitaire des systèmes

atmosphériques (LISA).

L’université Paris-Est Créteil Val-de-Marne (UPEC) vient de souffler ses 40 bougies. Un bilan

positif qui met en avant trois de ses atouts : la pluridisciplinarité, la recherche et la

professionnalisation.

avons obtenu le titre de “laboratoire d’excellence”

dans le cadre du grand emprunt qui récompense

des projets de recherche communs, par

exemple,dansledomainedelarechercheduvaccin

contre le sida et les hépatites virales. » Troisième

pilier de l’UPEC, la professionnalisation

de ses filières. Alternance, apprentissage,

stages, projets professionnels des étudiants,

ateliers, formation continue… l’université

recèle de multiples passerelles pour passer

de la formation à l’emploi. « Durant mon

DEUG de biologie à l’UPEC, j’ai effectué deux

stages qui m’ont permis d’être recruté dans

une entreprise et de pouvoir me démarquer sur

les 500 CV », témoigne Rémi Lemaire, ingénieur

de recherche en chimie analytique

chez L’Oréal. Laura Podoroski

Pour en savoir plus

www.u-pec.fr

INTÉGRATION

Les premiers pas de Lola

Sarah et Sophéa veulent devenir

assistantes maternelles. Toutes deux

– l’une, d’origine indienne, est en France

depuis trente ans, la seconde est arrivée

du Cambodge en 1997 – ont participé

à la première session du programme

« Lola » (Lever les obstacles de la langue

vers l’autonomie), du 14 mars au 24 juin,

à Créteil. Onze femmes, de 20 à 53 ans,

d’origines diverses, ont suivi la formation

donnée par l’Institut de promotion

des travailleurs (IPTR).

Le but de Lola est de permettre à

des personnes ayant des difficultés

à s’exprimer en français et, de ce fait,

VITE DIT…

Val’Hebdo, votre nouveau magazine vidéo en

ligne tous les jeudis sur www.cg94.fr fait une pause

durant l’été. Il sera de retour à la rentrée de

septembre. L’équipe audiovisuelle de la direction de la

Communication du Conseil général proposera toujours

ce tour d’horizon de l’actualité départementale en

6 minutes, avec quelques surprises. En attendant, vous

pouvez consulter sur le site du Conseil général les

800 vidéos déjà réalisées.

éloignées de l’emploi, d’améliorer leur

connaissance de la langue pour travailler

dans les métiers de la petite enfance.

Ce programme n’a pas vocation à

délivrer un diplôme pour exercer

dans ce domaine, mais de créer

« une passerelle » vers ces professions,

« de révéler les capacités que ces

personnes ont mais qui sont étouffées

au prétexte qu’elles ne s’expriment

pas bien en français », note Maguy

Descombes, formatrice de l’IPTR.

Le Val-de-Marne est le premier

département à tester un tel projet afin

de favoriser la formation et l’accès à

LIEU DE VIE / MAC/VAL, « LES PORTES DU TEMPS », VITRY-SUR-SEINE

Dans le cadre

de l’initiative

« Les Portes du

temps », l’équipe

du musée d’art

contemporain

du Val-de-Marne

propose au jeune

public quatre

semaines de

projets artistiques,

d’ateliers et de

visites inventées

sur le thème du

voyage et de

l’itinérance

(du 19 au 31 juillet et

du 16 au 28 août).

Les ateliers seront

animés par les

médiateurs du

MAC/VAL.

Réservations :

01 43 91 64 23.

www.macval.fr

Fin de la concertation sur le dispositif ROAD 94

(Rassembler des outils pour l’accompagnement vers

l’autonomie des jeunes), qui expérimente de nouvelles

formes d’accompagnement pour les jeunes de 16 à

25 ans confiés à l’Aide sociale à l’enfance, afin de

faciliter leur insertion socioprofessionnelle, en

concertation avec eux. Une rencontre avec les jeunes

ayant participé au dispositif a eu lieu le 24 juin, à

l’hôtel du département.

© A. Bachellier

l’emploi. Une seconde session de Lola

commence en octobre. Un bilan sera fait

après pour voir si l’expérience peut être

transférée dans d’autres secteurs, l’aide

aux personnes âgées ou handicapées

par exemple. Didier Berneau

L’ACTUALITÉ

Soutien Mondor. 21 000 Val-de-Marnais ont déjà

signé la pétition contre la fermeture du service de

chirurgie cardiaque de l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil.

Si, vous aussi, vous souhaitez le faire, n’hésitez pas,

rendez-vous sur www.cg94.fr, rubrique Santé.

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 7

© Luc Pelletier. MAC/VAL 2010


L’ACTUALITÉ

8

INTERNATIONAL

Exposition franco-vietnamienne

© D. Adam

L’exposition « Regards croisés

sur les fêtes traditionnelles », axée sur

la coopération entre la province de

Yen Bai au Vietnam et le Département,

ouvre ses portes, jusqu’à fin juillet,

à la Maison de l’histoire et du

patrimoine, à Champigny. Cet

événement culturel traite des fêtes

traditionnelles en Val-de-Marne et à

Yen Bai, au travers de photos et de

commentaires, autour de différents

thèmes : les saisons, l’enfance, l’eau

et les femmes. Réalisée par les

Archives départementales, l’exposition

entre dans le cadre d’une démarche

sur la conservation, la restauration

et la valorisation des documents

anciens. Lors du vernissage, le 7 juin,

en présence de Chantal Bourvic,

conseillère générale chargée de la

Coopération décentralisée, et de

personnalités vietnamiennes, un concert

de chants traditionnels a été organisé.

Mais le voyage ne s’arrête pas là.

Après avoir été présentée au Vietnam,

lors des Assises franco-vietnamiennes

de la coopération décentralisée en

novembre 2010, l’exposition devrait

tourner dans le département et faire

escale au musée ethnographique de

Hanoï. L.P.

Pour en savoir plus

Maison de l’histoire et du patrimoine.

15, rue de la Prévoyance, à Champignysur-Marne.

Tél. : 01 41 79 27 90.

http://archives.cg94.fr/maison

VITE DIT…

L’école des parents et des éducateurs d’Île-de-

France propose, avec le soutien du Département,

aux parents, grands-parents et professionnels des

domaines de l’éducatif, du sanitaire et du social deux

lignes téléphoniques pour les aider. Service parents :

01 44 93 44 93 et 01 44 93 44 86.Allo grands-parents :

01 44 93 44 90. Du lundi au vendredi de 9 h 30 à 12 h 30

et de 13 h 30 à 17 h (sauf le jeudi matin).

PERSONNES ÂGÉES

Les aidants familiaux

se mettent au high-tech

Vif succès de la soirée de lancement de l’Université des aidants,

projet initié par le Conseil général pour permettre à ceux qui aident un

proche en perte d’autonomie de sortir de l’isolement grâce aux

nouvelles technologies.

Télécommande en main, Clémentine

Goulain-Ludwig a testé en direct la télévision

interactive avec visiophonie familiale,

souslesregardsattentifsdeprèsde80aidants

familiaux venus, le 24 mai, à la maison des

syndicats Michel-Germa, à Créteil. Cette

soirée de lancement de l’Université des

aidants, projet cofinancé par le FEDER*,

étaitconsacréeàlaprésentationdumatériel

informatique pro-

posé à 100 aidants

val-de-marnais

volontaires. Leur

mission : tester pendant

un an l’intérêt que peut avoir dans

leur vie quotidienne l’usage des nouvelles

technologies, pour eux-mêmes et leurs

proches en situation de dépendance.

Agée de 57 ans, Clémentine, auxiliaire

vétérinaire, a opté pour la tablette tactile

iPad 2, tout comme près des trois quarts des

aidants. « Le premier usage auquel je pense,

c’estdepouvoirmontreràmamère,âgéede77ans,

dans son foyer-résidence des vidéos de ses petitsenfantsqu’ellenevoitquetrèsrarement,

explique

Clémentine. Je me sens à l’aise avec ces outils et

je pense que ce sera un bon stimulant intellectuel

pour ma mère ».

Les familles sont le pilier du

maintien à domicile des personnes

en perte d’autonomie. »

Rentrée. Handicap international vous invite à utiliser

le Kit Plio. Pour 5 euros : dix feuilles transparentes

prédécoupées et précollées, accompagnées d’étiquettes

adhésives. Il permet aux parents et

aux enfants de recouvrir livres et cahiers.

Ce kit participe l’insertion économique et sociale

de personnes handicapées en France.

www.handicap-international.fr/boutique.

La télévision interactive sera, quant à elle,

utilisée par cinq aidants et testée dans des

maisons de retraite ou foyers-résidences de

Saint-Maur et Fontenay.

Enfin, 25 aidants ont choisi un modèle

de tablette tactile dite « gérontotechnologique

», c’est-à-dire dotée d’une interface

plus simple que le modèle grand public.

Brigitte Jeanvoine, vice-présidente du

Conseil général char-

gée des Solidarités en

faveur des personnes

âgées et des personnes

handicapées,

a rappelé le rôle du Département qui verse

l’allocation personnalisée d’autonomie

(APA) à plus de 16 000 bénéficiaires. Elle

a salué le dévouement des aidants en rappelant

que « les familles sont le pilier du maintien

à domicile des personnes en perte d’autonomie

».

* Fonds européen de développement régional.

Pour en savoir plus

www.universitedesaidants.fr

Stéphane Le Puill

Le Comité départemental du tourisme (CDT)

a rejoint Facebook. La page officielle permet aux

internautes de trouver, de manière interactive, des idées

de sorties, de balades, des événements mais aussi

des informations inédites, des offres privilèges…

il suffit de cliquer sur « J’aime » pour devenir membre

et partager de bons plans !

www.facebook.com/tourisme.valdemarne.

© D. Adam

EXPOSITION

L’eau, les rivières et

les peuples à l’honneur

Inaugurée lors du festival de l’Oh !

les 18 et 19 juin, à Vitry, l’exposition

« Eau, rivières et peuples » présente,

en quelque 100 photos, les victimes

de conflits de l’eau dans le monde.

Coordonnée par Pedro Arrojo,

professeur à l’université de Saragosse,

prix Goldman Price de l’environnement

et organisée par la photographe Tove

Heiskel, cette exposition est un bel

hommage à tous ces défenseurs des

rivières et de l’accès à l’eau potable

comme un droit humain. Photographies

et textes d’auteurs reconnus

internationalement décrivent les

personnes et les communautés

touchées par des politiques publiques et

des projets faisant peu de cas des

impacts environnementaux et sociaux

sur les populations. Cet ensemble

montre également que les mobilisations

citoyennes peuvent être victorieuses.

Après l’Espagne, le Mexique et la

Norvège, « Eau, rivières et peuples »

entame, par notre département, une

tournée française qui se conclura au

Forum mondial de l’eau, à Marseille en

2012. Elle est visible jusqu’au 18 juillet à

Vitry-sur-Seine… Une bonne idée de

promenade en ce début d’été. A.J.

Le lac Tchad, menacé de disparition.

Pour en savoir plus

Coproduction : Conseil général

du Val-de-Marne et Ville de Paris,

en partenariat avec la Région

Île-de-France et le SIAAP.

Écluse du Port-à-l’Anglais, à Vitry,

jusqu’au 18 juillet.

© Cédric Faimali

VIE ASSOCIATIVE

Proj’aide a fêté ses 5 ans

Le 23 juin, le Conseil général a invité

les bénévoles à fêter les 5 ans de

Proj’aide, service départemental dédié

à la vie associative. Didier Guillaume,

vice-président chargé de la Démocratie

participative et de la Vie associative,

en a salué « la vitalité et l’engagement »

pour 17 à 19 000 associations et

160 000 bénévoles qui agissent sur le

territoire. « Alors que l’État baisse ses

subventions, de forts besoins

s’expriment pour construire de nouvelles

réponses au bien vivre ensemble »

a-t-il souligné. « Il faut que la solidarité

nationale et la solidarité locale se

conjuguent au lieu de se substituer l’une

à l’autre. » Ce moment a été l’occasion

de faire un bilan. Cette année, 59 sessions

de formation ont été organisées pour

555 participants. 230 Val-de-Marnais ont

été reçus par un conseiller technique,

300 000 pages du site ont été consultées

par 90 000 visiteurs, dont 1 800 sont

abonnés à la newsletter. Une enquête sur

JEUNESSE

Allo, Sos Rentrée ?

En fin d’année, des centaines de

collégiens, lycéens et étudiants val-demarnais

ont des difficultés pour obtenir

l’orientation scolaire de leur choix.

Certains se retrouvent même sans

affectation. Pour lutter contre ces formes

d’exclusion, le Conseil général, en

partenariat avec les services jeunesse

des villes volontaires, met en place Sos

Rentrée. « Avec ce dispositif, nous

souhaitons favoriser la poursuite des

études et réduire les inégalités scolaires »

explique Gilles Saint-Gal, vice président

du Conseil général, chargé de la

Jeunesse. « Lors du rendez-vous, nous

L’ACTUALITÉ

les formations* révèle que les

participants sont globalement satisfaits.

Sur 116 personnes interrogées, une

majorité les trouve intéressantes,

adaptées et utiles à leur activité, même si

ce sentiment est nuancé concernant les

modules « Ressources - Comptabilité »

et « Ressources humaines - Emplois ».

Parmi les nouveautés du programme

2011-2012, on note « La comptabilité

simplifiée pour les petites associations »,

« La conduite de projet avec des

bénévoles » ou encore « La construction

d’un projet de solidarité internationale ».

Cette soirée a été aussi l’occasion pour

le Conseil général de réaffirmer son

engagement dans l’année européenne

du bénévolat et du volontariat. A. A.-S.

* Menée par des étudiants de l’université Paris-Sorbonne.

Pour en savoir plus

Proj’aide : 27, rue Olof-Palme,

à Créteil. http://projaide.cg94.fr

et 01 49 56 85 37.

constituons un dossier d’orientation

avec l’élève, explique Kamel Mastouri,

responsable du dispositif au service

départemental de la Jeunesse.

Cette demande d’affectation est

transférée à l’Éducation nationale. Puis,

avec les jeunes, nous suivons le dossier

jusqu’à la rentrée. » L’année dernière, 93 %

des jeunes ont obtenu gain de cause.

Le 5 septembre, Gilles Saint-Gal – avec

Sos Rentrée - organise une rencontre

avec des élus municipaux, syndicats

enseignants et parents d’élèves pour

assurer un meilleur avenir éducatif aux

jeunes Val-de-Marnais. Sarah Sudre

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 9

© Agnès Deschamps


L’ACTUALITÉ / AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

10

Les chantiers près de chez vous

Pendant l’été, les chantiers ne prennent pas de vacances. Voirie, pistes cyclables, transports, bâtiments…

les travaux visent à améliorer le cadre de vie et les déplacements des Val-de-Marnais.

ARCUEIL-CACHAN

Pôle d’échanges

Avenue Carnot (RD 157),

places de la Gare et du Marché.

Construction d’un bâtiment pour la

gare, élargissement de l’accès à la

place du marché et reprise du tunnel

piétons.

Réaménagement du trottoir entre la

place du marché et le parking-relais :

début des travaux au printemps 2011,

durée deux mois.

Ces travaux font suite au

réaménagement complet des voies

depuis un an, dans le cadre du pôle

d’échanges multimodal autour de la

gare RER B Arcueil-Cachan.

Cette nouvelle phase, démarrée

au printemps, devrait durer environ

12 mois.

RUNGIS-CHEVILLY-LARUE

Pistes cyclables

Avenues Guynemer et Charles-Lindberg (RD 165).

Réalisation d’un nouvel itinéraire cyclable.

Celui-ci reliera la piste existante de l’avenue Guynemer.

Cet aménagement s’inscrit dans le cadre de la politique

départementale de promotion des circulations douces

et de la pratique du vélo.

Les travaux ont démarré en juin pour une durée de

six mois.

Le coût du projet est de 1,1 million d’euros, financé par

le Conseil général, avec une participation de la Région.

Le coût est de 3,4 millions d’euros

financé par le Conseil général, la

communauté d’agglomération de Val

de Bièvre, la Région, le Syndicat des

transports d’Île-de-France et la RATP.

Reportage photo : Jean Moulin

IVRY-SUR-SEINE

Voirie-Transports

Avenue de Verdun (RD 5).

Requalification de la voirie, comprenant

l’insertion de pistes cyclables et l’extension du

site propre de bus, de la RD 5 à Ivry jusqu’à la

porte de Choisy.

Aménagements paysagers et plantation de

110 tilleuls.

Le chantier de voirie a démarré en juin, à

l’issue des travaux préparatoires de déviation

des réseaux souterrains, pour une durée de

18 mois. Une première réunion d’information

avec les riverains s’est déroulée le 8 juin.

Cette opération vise à améliorer la sécurité

routière, le cadre de vie et les déplacements.

Elle facilitera la circulation des bus 183 et 323

entre Vitry et Paris.

Coût : 10 millions d’euros, financé par l’État,

la Région et le Conseil général.

©

CRÉTEIL

Bâtiment

Rue des Archives.

Réhabilitation du bâtiment : restructuration des

bureaux et de l’accueil, pose de double vitrage,

remplacement des menuiseries extérieures,

ventilation, chauffage et électricité. Un espace de

30 places est prévu pour la consultation publique.

Construction d’un nouveau bâtiment destiné à

l’accueil des groupes, accessible aux personnes

à mobilité réduite, aux scolaires et universitaires

ainsi qu’à la recherche historique. Une salle de

80 places sera consacrée à la programmation

culturelle.

Démarrés en 2010, les travaux devraient

s’achever au cours du 1 er trimestre 2012.

Le coût du projet est de 7,3 millions d’euros,

financé par le Conseil général, la direction

régionale des Affaires culturelles (DRAC)

et la Région.

BONNEUIL-SUR-MARNE

Transports

Avenue de Boissy (RD 19) au niveau du

chemin des Marais.

Création d’une voie dédiée au bus afin de

faciliter la circulation du bus 104 de la

RATP.

Mise en place d’un système de détection

pour donner aux bus la priorité au feu vert.

Ces travaux s’inscrivent dans le cadre de la

mise en service en septembre de la

nouvelle ligne de bus en site propre reliant

Sucy-Bonneuil et Thiais, via Pompadour.

Démarré mi-juin, ce chantier devrait durer

environ deux mois.

Le coût du projet est 210 000 euros,

financé par le Syndicat des transports

d’Île-de-France et la Région.

Attention : autres travaux cet été

La direction interrégionale des routes d’Île-de-

France (DIRIF) informe que des travaux sur le

tunnel sous fluvial de Nogent (A 86) ont démarré

depuis le mois de juin, pour une durée de

18 mois. Ils concernent la ventilation et la mise

en place de plaques de protection au feu.

Ce chantier, qui s’inscrit dans le cadre de la

modernisation de 22 tunnels franciliens,

entraînera des fermetures de nuit.

Plus d’infos sur : www.tunnels-idf.fr

ABLON-SUR-SEINE

Transports

Rue du colonel Pierre-Brossolette.

Réaménagement de la voirie afin de créer un

couloir pour le bus (ligne 3 Athis Cars)

Rénovation complète de la chaussée et des

trottoirs.

Accessibilité de l’arrêt de bus “Ablon RER”

pour les personnes à mobilité réduite.

Rénovation de l’éclairage public. Ces travaux

permettront d’améliorer les conditions de

transport, d’apaiser la circulation pour faciliter

les circulations douces à pied et à vélo, et

d’améliorer le cadre de vie.

Coût du projet : 3,9 millions d’euros, financé

par le Conseil général (plan de déplacements

urbains d’Île-de-France), la Région, le Syndicat

des transports d’Ile-de-France et l’État (au titre

du plan espoir banlieue).

La RATP informe qu’en raison de travaux

sur le Viaduc de Charenton (ligne 8 du métro),

la circulation des métros sera totalement

interrompue entre les stations de Charenton-

Écoles et École vétérinaire, du 2 juillet au

4 septembre inclus. Les voyageurs pourront,

soit utiliser le service de navettes de bus mis à

disposition, soit se rendre à pied d’une station

à l’autre en suivant le fléchage, le même titre de

transport restant valable pour la suite du voyage.

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 11


© D. Adam

L’ACTUALITÉ

12

TRANSPORTS

Ligne de bus Thiais - Sucy-Bonneuil :

c’est pour le 10 septembre

La nouvelle ligne de bus Thiais - Sucy-Bonneuil améliorera, dès septembre, les

déplacements et les correspondances de plus de 23 000 voyageurs dans le sud du

département.

Lancé par le Conseil général en 2007,

ce chantier d’envergure a concerné 11,7 km

de voiries - dont 6,5 km qui sont nouvelles

- entre le carrefour Pompadour et

la gare RER A Sucy-Bonneuil. De nombreux

aménagements y ont été réalisés :

piste cyclable, trottoirs, carrefours, traversées

et cheminements piétons, accessibilité

pour les personnes à mobilité

duite, aménagements paysagers, plantations,

bassins de rétentions et noues

pour la récupération des eaux pluviales…Cinq

ouvrages d’art ont été

construits, dont celui dit « en saut-demouton

» qui enjambe les voies ferrées

de la ligne 8 de métro. Un autre permet

une correspondance directe avec son

nouveau terminus « Pointe-du-Lac »,

qui sera mis en service en octobre (voir

ValdeMarne n°280). De couleur rouge, la

voie réservée aux bus sera mieux repérée

dans la circulation afin de prévenir

les accidents.

VITE DIT…

Les rendez-vous des acteurs de l’économie

sociale et solidaire (ESS) se poursuivent, à l’initiative

du Conseil général, avec des ateliers le 5 juillet sur le

thème « La commande publique : comment et pourquoi

y répondre ? » et le 12 juillet sur le thème « Marketing et

ESS ». Programme sur www.cg94.fr rubrique Économie.

Inscriptions à contact.ess@cg94.fr

et au 01 49 56 53 09.

L’objectif est de renforcer les transports

et d’améliorer le cadre de vie, dans un

secteur sud du département très enclavé.

Le coût de l’opération s’élève à 105,45 millions

d’euros, financé par l’État, la Région

et le Conseil général, dont la participation

est de 26 %.

Les premiers bus devraient rouler le

10 septembre. Avant la mise en service,

la RATP procédera fin août aux derniers

réglages : familiarisation des chauffeurs

au parcours, réglages des capteurs

de feux tricolores permettant de donner

la priorité. La nouvelle ligne sera

équipée de 19 bus longs, flambant neufs,

articulés, avec soufflets transparents (les

Citélis 18), d’une capacité de 100 voyageurs

chacun. Entre Sucy-Bonneuil et

Pompadour, 9 nouvelles stations sont

dotées d’un système d’informations en

temps réel. Elles permettront de rejoindre,

via le site propre du TVM, le carrefour

de la Résistance à Thiais en seule-

Laurent Garnier, vice président du Conseil général

chargé de l’Aménagement et du Développement du

territoire, a été élu président de l’établissement public

d’aménagement de l’opération d’intérêt national

Orly-Rungis - Seine-Amont (EPA-ORSA). Il succède

à Christian Favier, président du Conseil général.

Plus d’infos sur www.cg94.fr

ment 30 minutes à une vitesse moyenne

de 24 km/h.

Pour les 23 000 voyageurs attendus, ce

tracé offrira davantage de correspondances

avec le TVM, les RER A et C, la

ligne 8 du métro et les réseaux de bus.

Des incidences sont prévues quant à

l’organisation de certaines lignes de bus.

Dès le 10 septembre, la ligne 393 de la

RATP empruntera le nouveau tracé

- avec pour nouveau terminus Thiais -,

et des modifications concerneront les

lignes 104 et 117. Une nouvelle ligne, la

293, reprendra son ancien parcours

jusqu’à Villejuif Louis-Aragon, en partant

du pôle de Choisy-le-Roi (RER C). D’autres

modifications seront effectives en octobre

(ligne Optile notamment).

Pour en savoir plus

www.cg94.fr rubrique Info-Travaux.

Ali Aït-Salah

Pascal Savoldelli, vice-président du Conseil général

chargé des Finances, des Affaires juridiques et du

Développement économique, vient d’être élu président

de l’Agence de développement du Val-de-Marne.

Regroupant des partenaires institutionnels et des

entreprises, l’agence travaille à faciliter l’implantation et

le développement de nouvelles activités sur le territoire.

www.valdemarne.com

© J. Paisley

ÉCONOMIE

Un appui pour le financement

des entreprises en création

Depuis le 28 juin, une seule et même

structure départementale d’appui au

financement des entreprises en création

ou de moins de trois ans est à la

disposition des Val-de-Marnais : Val-de-

Marne actif pour l’initiative (VMAPI). Elle

regroupe en effet les quatre plateformes

France-Initiative implantées dans le

département grâce au soutien du Conseil

général et de différents partenaires*.

Ces outils de financement jouent un rôle

essentiel en facilitant le recours à

l’emprunt bancaire, par l’octroi de prêts

d’honneur et un accompagnement des

projets. De 2006 à 2010, 393 projets en

ont bénéficié, avec un nombre croissant

chaque année (70 en 2006, 91 en 2010,

soit une augmentation de 30 % en quatre

ans). Val-de-Marne actif pour l’initiative

permettra de rendre plus visible et plus

accessible cette offre de financement, et

d’accroître le nombre de porteurs de

projets bénéficiaires. L’association

DEMAIN EN VAL-DE-MARNE

Voici le futur visage de la

RD 160, entre Chevilly-Larue et

L’Haÿ-les-Roses, d’ici à 2012.

Dans la continuité du boulevard

urbain réalisé en 2008, il est

prévu de créer des stationnements,

une piste cyclable et

des aménagements paysagers.

Objectifs : des déplacements

facilités et plus sûrs, et un cadre

de vie plus agréable.

Le coût du projet est de

3,7 millions d’euros, financé par

le Conseil général et la Région.

www.cg94.fr

rubrique Infos-Travaux.

© Demaille

facilitera également le couplage des prêts

d’honneur avec des sources de

financement complémentaires (garanties,

prêts NACRE…). Le lancement de cette

structure a été également l’occasion de

remettre un prix aux quatre entreprises

financées les plus créatrices d’emplois

depuis l’implantation des plateformes

France Initiative, en présence de Pascal

Savoldelli, vice-président du Conseil

général chargé du Développement

économique, Édouard de Penguilly et

Anne Florette, respectivement président

d’Île-de-France-Initiative et déléguée

générale de France Active. A.A.-S.

* Communes, communautés d’agglomération, Caisse des

dépôts et consignations, Chambre de commerce et d’industrie

de Paris, Chambre des métiers et de l’artisanat, Région

Île-de-France

Pour en savoir plus

www.cg94 rubrique Économie et

www.valdemarneactif.org

© janjak statkus

EAU

Veolia : négociation

aboutie

En janvier, Veolia, qui assure la

production et la distribution d’eau dans

144 communes d’Île-de-France pour le

compte du SEDIF (Syndicat des eaux

d’Île-de-France), a vu sa délégation de

service public reconduite pour une durée

de onze ans. Dans la foulée, elle a informé

les différents acteurs concernés, dont le

Conseil général, de sa décision d’augmenter

de 300 % le montant du recouvrement de la

redevance d’assainissement départementale

de l’eau. Inacceptable pour les élus, car cette

décision unilatérale doit faire passer le prix

annuel à payer par facture d’usager de 0,18 à

0,51 euro, soit un surcoût pour la collectivité

de plus de 130 000 euros.

Après plusieurs réunions, les conseils

généraux du Val-de-Marne et de

Seine-Saint-Denis ont eu gain de cause.

Le 9 juin, ils ont obtenu que les tarifs

soient alignés sur ceux du Syndicat

interdépartemental pour l’assainissement

de l’agglomération parisienne (SIAAP),

à savoir 0,31 euro par facture d’usager.

Christian Favier, président du Conseil général

s’est déclaré satisfait « de voir Veolia mis

en échec dans sa tentative d’imposer

unilatéralement au Conseil général et

aux Val-de-Marnais une augmentation

sensible de sa prestation en matière de frais

de facturation ». A.J.

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 13


L’ACTUALITÉ

14

MÉDIAS

le 17 mai

Favier Grand Paris :

« L’intégralité de notre projet est actée »

Le comité de pilotage de l’accord du Grand Paris

Express a pris en compte l’arc est en proche

couronne.

À nous Paris 30 mai-5 juin

Un nouveau pôle à Choisy-le-Roi

Le réaménagement du pôle intermodal de Choisy-le-

Roi s’est achevé après quatre ans de travaux.

Il a été inauguré le 28 mai dernier.

le 3 juin

Journal de 12 h

Le prix de l’eau ne cesse d’augmenter dans le

Val-de-Marne. Interview du président du conseil général

du Val-de-Marne. Il est remonté contre la société

Véolia. Il parle de l’assainissement et du prix de l’eau.

le 5 juin

Journal de 7 h

Le RSA fête ses deux ans. Reportage dans

le Val-de-Marne. Interview de Pierre Coilbault,

vice-président du Conseil général.

60 à 70 000 allocataires étaient attendus, ils sont

moitié moins. Les fraudes au RSA sont minimes.

10 juin

Le 12/13

Certains habitants subissent les nuisances d’une

montagne de déchets industriels laissée à l’abandon.

Interview de Joseph Rossignol, conseiller général.

Il attend une mesure de l’État.

le 10 juin

Vivre dans le Val-de-Marne

La guerre de l’eau n’aura pas lieu. À l’issue d’une

âpre négociation, les départements du 94 et du 93

ont conclu un accord avec Veolia sur le montant du

recouvrement de la redevance d’assainissement.

le 10 juin

Bientôt un stade de rugby

dans le Val-de-Marne ?

Le Conseil général vient d’annoncer son souhait

d’accueillir le grand stade de 82 000 places voulu par

la Fédération française de rugby pour accueillir les

matchs du XV de France.

du 18 au 24 juin

Salon de musique indienne

Organisé par le Département du Val-de-Marne,

le très agréable festival de l’Oh! dédie sa 11 e édition

aux dieux du Gange.

le 17 juin

Le festival de l’Oh! côté Gange

La 11 e édition du festival de l’Oh! met à l’honneur

l’Inde en invitant des artistes et personnalités

qui feront découvrir les danses de Bollywood.

le 20 juin

Plus de 100 000 visiteurs au festival de l’Oh!

Selon les organisateurs, le festival de l’Oh!

a rassemblé entre 100 000 et 120 000 personnes

ce week-end dans les treize escales de cette édition.

© D. R.

ENVIRONNEMENT

Économisons l’eau !

Les fortes chaleurs de ces derniers mois et le manque d’eau ont

conduit les préfectures de nombreux départements, dont celle

du Val-de-Marne, à prendre un arrêté sur les restrictions d’eau.

En raison d’un thermomètre au

plus haut depuis 1900 et d’un manque

de pluie jamais vu pendant ces cinquante

dernières années, le préfet du

Val-de-Marne, à l’instar de 58 autres

départements, a pris, le 17 mai dernier,

un arrêté sur les restrictions d’eau.

Celui-ci acte « le passage au seuil d’alerte de

la nappe du Champigny et adapte les

mesures correspondantes de limitation provisoire

des usages de l’eau et de surveillance

sur les rivières de l’Yerres, du Réveillon et du

Morbras et sur la nappe du Champigny »,

abrogeant du même coup l’ancien

arrêté en vigueur (du 12 juillet 2010)

pointant « le franchissement du seuil de

crise renforcée ». Christian Préaux, ingénieur

chargé des eaux souterraines à

la DSEA souligne une situation alarmante

: « C’est la conjonction de deux

facteurs, le peu de pluie et les fortes températures

qui conduisent les sols, et non les soussols,

à souffrir gravement de cette situation

avec des conséquences évidentes pour les

productions agricoles. »

Malgré quelques pluies tombées au

mois de juin, la situation de la nappe

des calcaires de Champigny reste critique.

La recharge hivernale est terminée

en Île-de-France, mais sur une

grande majorité des piézomètres (1) , la

vidange est amorcée. Si les réservoirs

VITE DIT…

Nuit européenne de la chauve-souris.

L’association Nature et Société propose,

le 29 août, de pénétrer dans la pénombre

crépusculaire de la forêt pour une soirée à

l’écoute des ultrasons. Du crépuscule à

l’aurore, une trentaine de pays va fêter les

différentes chauve-souris. Rendez-vous

à 20 h, au parking du fort de Sucy-en-Brie.

Réservations : info@natsoc.asso.fr ou au

01 48 98 98 03 / 06 78 99 76 63.

affichent un niveau inférieur à la normale,

cela est le résultat de plusieurs

années de déficit pluviométrique.

L’arrêté cadre du 25 avril 2011 qui ne

porte pas sur le réseau d’eau potable,

concerne uniquement les prélèvements

directs en eau effectués sur les

territoires de 13 communes du département

(2) . Ainsi, il est interdit de laver

son véhicule hors des stations professionnelles

équipées d’économiseurs

d’eau ou de lavage à haute pression.

Pour l’arrosage des pelouses, des espaces

verts publics et privés, on s’abstiendra

de le faire entre 8 h et 20 h. Le lavage

de la voirie communale est limité au

strict nécessaire pour assurer l’hygiène

et la salubrité publique. Quant aux

activités industrielles et commerciales,

elles doivent limiter leur consommation

au strict nécessaire. Enfin, l’irrigation

des terres agricoles et l’arrosage

des jardins potagers autorisés, doivent

être effectués avec une « sensibilisation

aux économies d’eau ». Claude Bardavid

(1) Forage de petit diamètre permettant de mesurer le

niveau de nappe d’eau souterraine.

(2) Boissy-Saint-Léger, Chennevières, Limeil-Brévannes,

Mandres-les-Roses, Marolles, Noiseau, Ormesson, Périgny,

Le Plessis-Trévise, La Queue-en-Brie, Santeny,

Sucy, Villecresnes.

Journée européenne de la baignade.

La 6 e édition du « Big Jump » se tiendra le

10 juillet au « Beach La Varenne », à Saint Maur.

Fête européenne pour la reconquête de la

qualité de l’eau des rivières, à laquelle le Conseil

général s’associe depuis son origine. Un stand

sera dédié à la politique de l’eau dans le

département. À 15 h, des milliers de gens se

baigneront dans toutes les rivières d’Europe

pour manifester leur solidarité au projet.

© Fotolia

Comment ça marche ?

Un dispositif de téléassistance, Val’Écoute, gratuit

pendant deux mois, est financé par le Conseil général et

assuré par la société GTS.

La téléassistance repose sur un transmetteur, doté

d’un haut-parleur et d’un micro, relié à une centrale

de réception. Lorsque la personne appuie sur le

bouton-poussoir en cas de faiblesse, le numéro de la

centrale d’écoute est automatiquement composé.

Ainsi, quel que soit l’endroit de l’habitation où se trouve

la personne, elle peut lancer un appel sans décrocher

le combiné de son téléphone.

De plus, en cas de déclenchement du plan canicule,

la société GTS contactera tous les abonnés du service

de téléassistance pour les en informer.

Qui peut en bénéficier ?

Si vous vivez à votre domicile sans le dispositif de

téléassistance et si vous êtes bénéficiaire ou demandeur

de l’une des allocations suivantes servies par le Conseil

général :

- Allocation personnalisée d’autonomie (APA) ;

- Prestation de compensation du handicap (PCH) ;

- Allocation compensatrice tierce personne (ACTP).

Sur demande, vous pouvez bénéficier gratuitement en

juillet-août d’un service de téléassistance 24 heures

sur 24 offert par le Conseil général.

Les personnes ne souscrivant pas aux conditions

nécessaires pour bénéficier de la téléassistance gratuite

en juillet-août peuvent s’adresser au centre communal

d’action sociale (CCAS) de leur commune pour solliciter

un éventuel soutien financier.

Pour information, le service est normalement facturé

9,72 euros par mois.

Pour en savoir plus

PRÉVENTION CANICULE

Quels conseils et gestes adopter ?

COMMENT ÇA MARCHE

Un dispositif, des conseils

Afin de permettre aux personnes âgées et aux personnes

handicapées d’aborder l’été en toute sérénité, le Conseil

général propose de nouveau cette année un service de

téléassistance gratuit en juillet-août. Il est recommandé de

suivre certains gestes et conseils simples pour se protéger

des fortes températures.

Soyez attentif aux bulletins météo.

Évitez de sortir entre 11 h et 17 h et de vous exposer

au soleil.

duisez la température de votre habitation. Fermez

les fenêtres et les volets, ne les ouvrez que lorsque la

température extérieure est inférieure à celle de l’intérieur.

Un ventilateur ne rafraîchit pas l’air, il ne sera efficace que

si la peau ou les vêtements sont humidifiés.

Si vous disposez d’une climatisation, réglez-la à 5 degrés

Celsius en dessous de la température extérieure.

Prévenez la déshydratation. Buvez régulièrement,

entre 1 litre et demi et 2 litres par jour (eau, jus de fruits,

laitages, soupes fraîches ou potages, thé, tisanes ou

infusions), même si vous ne ressentez pas de sensation

de soif. Consommez des fruits.

Pensez à vous rafraîchir. Découvrez-vous le plus

possible. Utilisez des brumisateurs. Rafraîchissez-vous

avec des linges humides, mouillez vos vêtements. Prenez

un bain ou une douche à une température inférieure de

quelques degrés à celle de votre corps.

Conservez vos aliments au réfrigérateur pour

prévenir tout développement de microbes.

Conséquences et symptômes ?

La canicule peut entraîner :

- une déshydratation ;

- des coups de soleil et de chaleur ;

- une intoxication alimentaire.

Contactez votre médecin en cas de persistance

des symptômes suivants :

- difficulté pour boire et/ou à s’alimenter ;

- fièvre, diarrhée, vomissement ;

- agitation ou somnolence.

Composez le 15, 24 heures sur 24.

Pour toute information sur le dispositif Val’Écoute, n’hésitez pas à contacter le service Accueil-Information du Département

au 01 43 99 75 75, ainsi que la société GTS au 01 46 12 12 94.

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 15


RETOUR EN IMAGES

16

26 mai / Créteil

La 4 e édition du prix littéraire des collégiens, sur le thème du « reflet », a

récompensé 6 classes sur 24 participantes. Les nouvelles primées sont réunies

dans un recueil et ont été offertes aux élèves des classes lauréates. Cette

manifestation, organisée par le centre départemental de documentation

pédagogique (CDDP), en partenariat avec l’inspection académique et le Conseil

général, propose chaque année un concours d’écriture collective de nouvelles,

ouvert à toutes les classes de 4 e et de 3 e des collèges du Val-de-Marne. L’objectif

est de fédérer une classe autour d’un projet commun, tout en développant des

compétences, telles que la maîtrise de la langue par l’écriture.

31 mai / Vitry-sur-Seine

Inauguration d’une résidence sociale destinée à accueillir et accompagner

des jeunes travailleurs, âgés de 8 à 25 ans, recherchant une solution transitoire

d’hébergement. Elle compte 119 logements dont 24 réservés aux candidatures

proposées par les services départementaux et les missions locales du Val-de-

Marne. Proches des transports en commun, ces studios et studettes sont

équipés de kitchenettes et sanitaires individuels. Les résidents bénéficient

également de locaux en commun pour une vie collective active.

© D.R.

© A. Bachellier

© A. Bachellier

© A. Bachellier

15 juin / Créteil

71 collégiens et lycéens du Val-de-Marne ont participé, cette année, au

concours national de la résistance et de la déportation. Ils ont dû travailler

sur le thème : « La répression de la résistance en France par les autorités

d’occupation et le régime de Vichy ». Des témoignages d’anciens résistants

déportés, filmés par ces jeunes, ont été projetés lors de la remise des prix.

Organisé conjointement par le Conseil général, la préfecture et l’inspection

académique, ce concours propose à ces jeunes de réfléchir sur un thème

lié à la période sombre de la Seconde Guerre mondiale.

16 juin / Champigny-sur-Marne

Dans le cadre du programme de prévention bucco-dentaire « Mordre la vie à pleines

dents » du Conseil général en direction des jeunes, un concours de logos a été lancé

auprès des collégiens. La lauréate, Charlotte Jacquemin en 4 e au collège Lucie-Aubrac à

Champigny, s’est vu remettre dans son établissement un bon d’achat FNAC de 100 euros.

Sa création sera sur tous les supports d’information du programme de prévention buccodentaire

des 11-18 ans. Exceptionnellement, un prix spécial du jury a été créé pour un

deuxième logo qui illustrera le volet petite enfance du programme. La gagnante, Luana

De Andrade, est une élève du collège Chérioux, à Vitry-sur-Seine.

20 juin / Créteil

Les conseillers généraux collégiens se sont réunis

en séance plénière à l’hôtel du département.

Cette ultime réunion, après deux ans de mandat,

s’est tenue en présence de Christian Favier,

président du Conseil général, Alain Desmarest,

vice-président en charge des Collèges et de

l’Éducation, Pierre Moya, inspecteur d’académie,

et les conseillers généraux. Les rapporteurs des

six commissions de travail ont présenté leurs

réalisations. Clips contre la violence, signalétique

pour la restauration scolaire, solidarité avec un

livret de jeu pour les enfants malades, livre sur les

cuisines de l’Union européenne, collecte de livres

pour le Niger ou sensibilisation aux situations de

handicap lors d’une journée de découverte des

activités handisport. Un mandat bien rempli dont

ces jeunes conseillers généraux peuvent être fiers.

© A. Bachellier

© A. Bonnemaison

© M. Aumercier

18 et 19 juin /

Val-de-Marne

Malgré des conditions climatiques

difficiles, des milliers de Val-de-

Marnais ont assisté au festival de l’Oh!

dans les dix escales du département.

Ils ont pu profiter des créations

artistiques sur les berges de la Seine

et de la Marne, se sensibiliser aux

problématiques de l’eau et du

développement durable et apprendre

à connaître les multiples facettes du

fleuve invité de cette onzième édition :

le Gange.

23 juin / Paris

Christian Favier, Claude Bartolone,

présidents des conseils généraux

du Val-de-Marne et de Seine-Saint-

Denis, Bertrand Delanoë, maire de

Paris et Jean-Paul Huchon, président

du Conseil régional, ont présenté un

manifeste pour une autre politique de

l’hébergement et du logement des

sans-abri dans la métropole.

Avec les associations de solidarité

(Emmaüs, Fondation Abbé-Pierre,

decins du Monde, Croix-Rouge,

France Terre d’Asile, FNARS…)

et plusieurs élus d’Île-de-France,

ils ont dénoncé la fermeture brutale

de milliers de places d’hébergement

par les services de l’État et exigé un

moratoire immédiat de ces décisions.

Le texte du manifeste est en ligne sur

www.cg94.fr, rubrique Logement.

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 17


CONSTRUIRE LE VAL-DE-MARNE

18

Pourquoi un tel projet à l’hôpital

Charles-Foix d’Ivry ?

Jean-Charles Pomerol : L’hôpital Charles-

Foix dispose d’une expérience longue et

reconnue dans le domaine des traitements

gériatriques. Il y a un nombre de

patients âgés important et une bonne

équipe clinique, spécialisée sur tous les

sujets liés au vieillissement. C’était donc

le lieu idéal pour associer à cette population

âgée les études cliniques et la

recherche sur le vieillissement.

Ce pôle associe recherche,

formation, soins, mais aussi activité

économique. Comment cela

s’articule-t-il ?

J.-C.P. : L’aspect développement économique

et création d’entreprises est très

important. Dans le domaine de l’allongement

de la vie, il faut favoriser l’autonomie

des personnes âgées et le maintien

à domicile. Beaucoup de choses sont

faites, mais il y a encore à inventer. Cela

suppose une activité à la pointe de l’innovation.

Les choses avancent puisque nous

avons été labellisés avec la grappe d’entreprises

SOL’IAGE. Déjà, un certain nombre

de petites entreprises s’installe et le

tissu économique se développe autour

du pôle.

Jean-Charles Pomerol,président de l’université Pierre-et-Marie-Curie

et du pôle allongement de la vie Charles-Foix d’Ivry-sur-Marne

« Il y a encore

beaucoup à inventer

pour l’autonomie des

personnes âgées »

Avec la labellisation de la grappe d’entreprises SOL’IAGE* et l’inauguration d’un

centre de recherches et de développement, le pôle allongement de la vie se

concrétise à l’hôpital Charles-Foix d’Ivry. Retour sur ses objectifs.

Jean-Charles Pomerol en 4 dates

De 1989 à 1995 directeur de UFR

informatique de

l’université Pierre-et-

Marie-Curie (UPMC)

De 1995 à 2000 chargé de mission au

CNRS

De 2000 à 2006 vice-président du conseil

scientifique de l’UPMC

Depuis 2006 président de l’UPMC

Qu’est-ce que cela va

concrètement apporter aux

personnes rencontrant des

problèmes liés à l’allongement de la

vie, notamment en matière de santé ?

J.-C.P. : Les objectifs sont clairs. Il s’agit de

développer tous les moyens innovants

qui permettent de vieillir dans de bonnes

© Alex Bonnemaison

conditions, en améliorant l’autonomie

des personnes âgées et en facilitant leur

maintien à domicile le plus longtemps

possible. Cela se fera à travers le développement

de dispositifs de téléassistance et

l’innovation dans le domaine des gérontechnologies.

Il s’agit, par exemple, de

pouvoir concrètement prévenir les chutes

et les petits accidents domestiques qui

peuvent avoir des conséquences lourdes.

Mais c’est aussi permettre, en accord avec

l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris

(AP-HP), que les soins qui suivent une hospitalisation,

soient réalisés à la maison.

Trop souvent, ils se traduisent par une

hospitalisation à vie ou conduisent à

l’admission dans un établissement pour

personnes âgées dépendantes (EPAD).

Dans le même temps, une équipe de

recherche de l’université Pierre-et-Marie-

Curie travaille sur le vieillissement neuronal,

la mémoire et les maladies neurodégénératives,

afin que cette autonomie

soit vécue en conservant des facultés et

une activité intellectuelle.

Quels sont les impacts en termes

de formation et d’emploi ?

J.-C.P. : Avec le pôle d’allongement de la

vie, l’hôpital Charles-Foix va se moderniser

et consolider son activité en gériatrie et

Les nouvelles technologies au service de l’autonomie des personnes âgées.

donc ses emplois. Mais le projet offrira

également des formations spécialisées à

tous les personnels soignants, qu’il s’agisse

des infirmières ou des aides soignantes.

Cela concerne aussi les personnels qui travaillent

dans le domaine du paramédical.

Il faut les préparer à des métiers difficiles

et à des pratiques nouvelles auprès des

personnes âgées, à domicile, dans les hôpitaux

ou dans les EPAD.

Quel rôle jouent les collectivités

territoriales, et en particulier le

Conseil général dans ce pôle ?

J.-C.P. : Elles ont joué un rôle essentiel.

Sans elles, ce pôle n’aurait pas pu être

créé. Le Conseil général, la ville d’Ivrysur-Seine

et la Région ont apporté des

financements pour la réalisation du centre

de recherche et de développement

(CRD) qui permettra de développer la

recherche expérimentale sur le vieillissement

cérébral. Elles sont aussi des partenaires

essentiels dans l’animation et le

développement du pôle.

Propos recueillis par Ali Aït-Salah

* Solutions innovantes pour l’autonomie et la gérontechnologie,

association loi 1901 regroupant des entreprises et des institutions

(Conseil général, villes d’Ivry et Vitry…).

REPÈRES

Le pôle allongement de la vie Charles-Foix

L’ENTRETIEN

Créé il y a plus de 10 ans, ce pôle regroupe des partenaires scientifiques,

institutionnels, associatifs et des collectivités locales décidés à proposer

des réponses innovantes aux questions sur l’allongement de la vie.

Le Conseil général l’a inscrit comme l’un des axes stratégiques,

avec Cancer Campus, de la filière santé en Val-de-Marne, porteur de

développement économique et d’emploi.

L’activité du pôle s’appuie sur la création, depuis 2006, d’une bourse

récompensant les projets innovants dans le domaine des

gérontechnologies, et depuis 2008 sur l’organisation d’un forum

regroupant l’ensemble des acteurs.

L’inauguration en juin du centre de recherches et développement

est la première étape dans le développement de l’institut de la longévité

Charles-Foix, à Ivry-sur-Seine. Elle sera complétée, l’an prochain,

par un centre de recherche translationnelle, consolidant la vocation

hospitalo-universitaire de l’établissement.

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 19

© Alex Bonnemaison


ZOOM

20

GRAND PARIS EXPRESS

L’avis des Val-de-Marnais

A

SEVRAN-LIVRY

“SIX ROUTE”

LES AGNETTES

LES GRÉSILLONS

SAINT-DENIS

PLEYEL

LE BOURGET

RER B

BOIS-COLOMBES

ES

N”

SAINT-CLOUD

TRANSILIEN

NANTERRE

NANTERRE

LA BOULE

PONT DE SÈVRES

PALAISEAU

BÉCON-LES-

BRUYÈRES

LA DÉFENSE

GRANDE-ARCHE

ISSY RER

FORT D’ISSY -

VANVES - CLAMART

HAUTS-DE-

SEINE

MASSY

OPÉRA

CHÂTILLON

MONTROUGE

PONT CARDINET

SAINT-OUEN

RER

BAGNEUX M4

ANTONYPÔLE

Le mois dernier, nous vous annoncions l’adoption par le conseil de surveillance de la société du

Grand Paris du tracé du métro Grand Paris Express. Ce mois-ci, nous sommes allés à la rencontre

de Val-de-Marnais pour qu’ils nous livrent leurs réactions.

Pierre Moreno / L’Haÿ-les-Roses

PORTE DE CLICHY

PARIS

ARCUEIL

CACHAN

Personnellement, je travaille à

Fresnes et à Sceaux dans les Hauts-de-

Seine. J’ai apporté mon soutien au projet

Orbival car ce projet de métro val-demarnais

en rocade était intéressant.

Je trouve problématique d’être obligé de

passer par Paris pour me rendre à

Champigny. Faire L’Haÿ-les-Roses,

Champigny ou Fontenay, ça me prend

autant de temps que de me rendre dans

le Val d’Oise.

Le tracé val-de-marnais du métro

Grand Paris Express est une belle

réussite. Maintenant que ce projet est

acté, il faut rester mobilisé. Il s’achèvera

vers 2025 et on ne sait pas ce qui peut

se passer d’ici là.

MAIRIE DE

SAINT-OUEN

SAINT-LAZARE

PARIS 13

KREMLIN-BICÊTRE

HÔPITAL

VILLEJUIF INSTITUT

GUSTAVE ROUSSY

CHEVILLY

“TROIS COMMUNES”

VILLEJUIF

LOUIS-ARAGON

M.I.N PORTE

DE THIAIS

PONT DE RUNGIS

AÉROPORT D’ORLY

OLYMPIADES

VIRY CENTRE

LES ARDOINES

SEINE-

SAINT-DENIS

LE VERT DE

MAISONS

Jean-Yves Feltesse /

Présidentde«Vivreetentreprendre»,

Nogent-sur-Marne

CRÉTEIL L’ÉCHAT

Pour les entreprises de l’est parisien,

il était aberrant qu’il n’y ait pas de

desserte au-dedu Val de Fontenay vers

Bobigny et la Seine-Saint-Denis. Avec

Orbival et le Conseil général, nous avons

mis en avant les gains de temps,

d’emplois et la moindre pénibilité. Avec le

tracé du Grand Paris Express, les

bénéfices seront importants pour les

relations commerciales et les

déplacements des entreprises,

aujourd’hui très difficiles par le pont de

Nogent, mais aussi pour les salariés. Ce

sera aussi bénéfique sur l’environnement

et les coûts de transports. Cette

continuité de transports en commun

SAINT-MAUR

CRÉTEIL

ROSNY

BOIS-PERRIER

VAL DE FONTENAY

VAL-DE-MARNE

NOGENT

LE PERREUX

CHAMPIGNY

CENTRE

BRY - VILLIERS -

CHAMPIGNY

au-dedu Val de Fontenay désenclavera

ce territoire et favorisera l’implantation

de nouvelles entreprises.

Marie-Thérèse Gasnot /

Chevilly-Larue–L’Haÿ-les-Roses

CLICHY

MONTFERMEIL

NOISY - CHAMPS

Le maire de Chevilly nous avait

informés de sa volonté de voir se réaliser

une station de métro. Personnellement,

je trouve cela très bien. Déjà que nous

allons être à côté du tramway, je trouve

cette nouvelle formidable ! Je suis

actuellement en congé parental et

j’envisage ensuite d’aller travailler à Paris.

Ma fille veut y poursuivre ses études.

Ce réseau de transports va donc nous

être utile. Mais il faut rester vigilant

quant à sa réalisation et se battre pour

qu’il voie le jour.

CHELLES

© Infographie Pellicam Productions

Thierry Girard /

Chevilly-Larue

Je ne me déplace pas énormément.

Je me rends à Paris de temps en temps,

mais presque jamais vers Champigny

ou Bry. Pour aller là-bas en voiture, c’est

vraiment quelque chose, car c’est

toujours bouché ! Ce projet de transport

est très bien car il va désenclaver notre

ville et réduire la circulation sur les routes.

Avec le tramway, cela va faciliter les

déplacements. Pour nous, c’est un

véritable plus.

Anne-Clarice Aka /

Fontenay-sous-Bois

Je travaille à Nogent. Tous les jours,

avec mon fils qui y est à l’école, nous

prenons le RER A et faisons Val-de-

Fontenay - Vincennes et Vincennes -

Nogent. Nous mettons environ

40 minutes pour faire ce trajet. Nous

devons partir de la maison à 7 h 30.

Le soir, nous rentrons vers 19 h 30.

Ce tracé du métro express du

Grand Paris, sera très bien pour nous

car quand il sera en service, je serai

toujours en activité et mon fils ira au

lycée à Nogent. Cela raccourcira

énormément notre temps de transport.

Mon plus grand souhait pour moi

- et ma famille -, c’est de voir ce

projet aboutir.

Jeanine Peyrard /

Saint-Maur-des-Fossés

Le projet Orbival me paraissait

la solution la plus rapide et la plus

pratique pour rejoindre les villes de

banlieues éloignées les unes des autres.

Le tracé adopté, avec une station

Saint-Maur – Créteil me convient,

ainsi qu’aux habitants de notre quartier.

Nous sommes très vigilants vis-à-vis

de l’urbanisme et nous souhaitons

que cette station respecte notre

environnement. Je resterai mobilisée

avec Orbival pour que ce projet

aboutisse et pour que la concertation

avec les habitants se poursuive.

Dans le même temps, j’estime qu’il est

nécessaire d’améliorer le RER A.

Propos recueillis par Alain Jégou et Ali Aït-Salah

LÉGENDES

1

1 26 mai 2011 : adoption du schéma d’ensemble du futur réseau de transports francilien.

2 2006 : présentation par le Conseil général du projet Orbival et création en novembre de

l’association « Orbival, un métro pour la Banlieue ». 3 De novembre 2007 à janvier 2008, un bus habillé

aux couleurs d’Orbival va sillonner les villes du Val-de-Marne. Déjà, près de 22 000 soutiens.

4 2008 : plus de 1 500 Val-de-Marnais réunis à Baltard, pour le colloque international sur les métros

de banlieue. 32 000 soutiens. 5 2010 : en juin, Orbival s’expose au MAC/VAL. Sept équipes d’architectes

présentent leur vision des futures stations. 50 000 soutiens.

ORBIVAL

2 4

3

Christian Favier / Présidentdu

Conseilgénéraletdel’associationOrbival

C’est une grande satisfaction et une belle

victoire pour le Val-de-Marne. Notre projet

Orbival, porté par un consensus exemplaire et

une mobilisation exceptionnelle, a été

pleinement reconnu par le Syndicat des

transports d’Île-de-France (STIF) comme par la

Société du Grand Paris (SGP). Il fait une fois de

plus consensus et est le tronçon prioritaire de la

rocade de métro en proche couronne pour le

STIF comme pour la SGP. De plus, l’intégration

de la liaison Champigny vers Val de Fontenay,

permet de constituer le réseau de métro

automatique maillé que nous appelons de nos

vœux pour le département.

Il faut, bien entendu, que nous soyons toujours

plus mobilisés pour que les travaux avancent le

plus vite possible.

5

© J. Moulin © J. Moulin

Jacques J.P. Martin / Maireet

conseillergénéraldeNogent-sur-Marne,

secrétairegénéraldel’associationOrbival

La détermination et le rassemblement des élus,

toutes tendances confondues, ont réussi là où

certains prévoyaient un échec. Il est vrai

qu’avec le projet Orbival, nous sortions des

schémas stéréotypés de transports qui

privilégiaient jusqu’à ce jour les radiales en lieu

et place d’une desserte de banlieue à banlieue.

Le schéma retenu atteste du sérieux de nos

travaux et de l’écoute de nos partenaires.

Je pense notamment à l’État, la Région et aux

opérateurs. Malgré l’étape déterminante qui

vient d’être franchie, pour que l’essai soit

transformé, il nous reste encore beaucoup de

travail, en maintenant notre rassemblement au

service de nos concitoyens, usagers des

transports en commun.

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 21

© S. Chambert

© M. Aumercier


© J. Melin

ILS FONT LE VAL-DE-MARNE

22

PATRICK FRÉMEAUX, ÉDITEUR, VINCENNES

« Rendre la culture accessible

au plus grand nombre »

Patrick Frémeaux est un homme passionné qui, chose rare, vit de sa passion. Propriétaire

d’une galerie d’art réputée, il tient une maison de disque référence pour l’édition de

fonds sonores patrimoniaux. Rencontre.

Comme le dit lui-même

Patrick Frémeaux : « On ne

fait pas bien quelque chose

sans que ce soit une passion. »

Autodidacte, il crée, peu

de temps après avoir obtenu le bac,

une galerie d’art généraliste à Vincennes.

Aujourd’hui, cette galerie connaît un véritable

succès. Avec une prédilection pour

les estampes, ainsi que pour l’art océanien

et africain, la galerie fournit les

musées du monde entier. « L’idée de base

est celle du partage et la volonté de rendre la

culture accessible au plus grand nombre d’où

la volonté de présenter des œuvres à des prix

abordables. »

Vers 25 ans, Patrick Frémeaux monte

une maison de disques. Dès le début, il

y a une volonté patrimoniale. Comme

pour sa galerie d’art, il souhaite partager

et diffuser le savoir. Et c’est ce qu’il fait,

« en rendant disponible les discours historiques

de Léon Blum, de Charles de Gaulle ou bien

encore une explication de Sartre sur “L’enfer

c’est les autres”. » Grâce à un modèle économique

original, il est à même d’éditer

ce qu’il veut et en parfaite indépendance

sans être « prisonnier d’un goût esthétique

ou d’une faveur politique, quelle qu’elle soit ».

Rapidement, sa maison de disque devient

l’éditeur de référence pour l’édition

sonore patrimoniale et vend ses productions

dans le monde entier.

À ce jour, Frémeaux & Associés propose

un catalogue de 1 200 disques. Il y a une

quantité d’ouvrages et de documents

historiques de première qualité, tous

accompagnés d’un livret procurant un

appareil critique. Il est ainsi possible

d’écouter Jules Romain lire son Knock ou

Pagnol interpréter La Gloire de mon père

ou Le Château de ma mère. Prochainement,

la maison de disque va sortir un cours

de Luc Ferry sur Karl Marx, ainsi que

le 16 e coffret de la Contre-histoire de

la philosophie de Michel Onfray. Avec

750 000 CD vendus, cette collection est,

pour Patrick Frémeaux, « un véritable

phénomène de société, qui dépasse la simple

vente de philosophie ».

Pour en savoir plus

Arnaud Balvay

www.fremeaux.com

Galerie Frémeaux & Associés :

20, rue Robert-Giraudineau, à Vincennes.

STÉPHANE BAYET, DIRECTEUR DE SERVICES +,

RÉGIE DE QUARTIER, LIMEIL-BRÉVANNES

Mettre l’humain au cœur

de mes actions »

Cet homme-là possède de l’énergie

à revendre. « Je sais pourquoi je me

lève le matin ! », dit-il d’un ton

décidé et souriant. Directeur de la

régie de quartier Services +, à

Limeil-Brévannes, Stéphane Bayet

emploie plus d’une cinquantaine de

personnes en insertion. « Des

hommes et des femmes qui, dans

leur parcours, ont eu un accident de

la vie, des jeunes sans qualification,

mais qui ont tous la volonté de

travailler. » Certains sont agents des

espaces verts ou d’entretien,

d’autres travaillent à la friperie ou

s’occupent du linge. Ils ont deux

ans pour construire leur projet

professionnel et quitter cette

structure pour trouver un emploi ou

une formation qualifiante. Au centre

commercial des Tilleuls, où sont

nichés les trois locaux de la régie de

quartier mis à disposition

gratuitement par le bailleur Batigère

Île-de-France, se trouve la friperie

adulte spécialisée dans la vente de

vêtements de seconde main, tout à

côté d’un service complet

d’entretien consacré au linge. À la

suite d’une demande des habitants,

une friperie pour les 0-3 ans a

été montée, la Friperie des

p’tits bouts. « Nous savons

tous, explique Stéphane

Bayet, que les vêtements,

les chaussures, les

© S. Chambert «

poussettes, les lits, les jouets durent

très peu de temps, et sont dans un

état quasiment neuf. Ce système de

dépôt-vente permet de fixer le prix

avec les gens qui les déposent et à

d’autres de les acheter. » Depuis sa

création en mars 2011, la friperie a

généré la création de deux emplois

et a bénéficié d’un prix de 40 000

euros décerné par le fonds de

l’innovation sociale, regroupant les

bailleurs les plus importants de

France. « Cette somme a été la

bienvenue ! » assure le directeur.

Dans ce quartier de la résidence du

Parc, en pleine rénovation urbaine,

un nouveau projet devrait voir le jour

d’ici un an et demi, une épicerie

sociale ouverte à tous. Là encore,

l’équipe a été récompensée par la

fondation Agir contre l’exclusion.

Pour Stéphane, ancien aidesoignant

pendant 15 ans à Albert-

Chenevier, cette expérience à

l’hôpital est un véritable atout : elle

lui permet de mettre aujourd’hui

l’humain au cœur de ses actions.

Claude Bardavid

Service +, régie de quartier.

Centre commercial des Tilleuls.

1, place des Tilleuls, à Limeil-Brévannes.

contact@lbservicesplus.fr

Friperie des p’tits bouts :

01 56 73 17 77.

©

SYLVAIN DEL CAMPO, JAZZMAN,

LE KREMLIN-BICÊTRE.

La passion

de la musique

À 17 ans, Sylvain del Campo

s’inscrit au conservatoire.

Il y découvre un instrument :

le saxophone. Il commence alors

à se forger une solide culture musicale en se

rendant chaque semaine à la médiathèque

pour y emprunter tous les albums de jazz qu’il

trouve, en commençant par Charlie Parker,

puis plus tard John Coltrane, dont il reconnaît

l’influence. Plus de 20 ans après, Sylvain del

Campo sort son 4e album, intitulé Isotrope.

C’est un album aux sonorités modernes, qui

résulte d’une rencontre avec le guitariste Manu

Codjia. Quand il compose ses morceaux,

Sylvain del Campo est très instinctif : « Pour

l’écriture, je ne me force jamais. Il faut qu’il y

ait l’envie de composer. Ensuite, je laisse mûrir

les projets avant de les retravailler. »

L’homogénéité de ses albums vient du fait qu’il

écrit toujours en choisissant une thématique.

Ensuite, « il y a toujours un lien logique,

un cheminement entre chaque morceau ».

Pour lui, le jazz est une véritable passion.

Il défend cette musique depuis des années sur

scène, mais également à travers

l’enseignement. Pendant dix ans, il a transmis

sa passion à ses élèves de l’école de musique

de Choisy-le-Roi et, depuis trois ans, c’est au

conservatoire du Val Maubuée, à Noisiel,

qu’il officie : « J’ai la chance d’enseigner dans

une des meilleures écoles en France. On ne

peut pas enseigner s’il n’y a pas l’envie de

transmettre la passion de cette musique. »

Arnaud Balvay

www.sylvaindelcampo.com

www.aphrodite-records.com

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 23

© M. F. Montant


DOSSIER / SPÉCIAL VACANCES

24

C’est l’été, profitez du Val-de-Marne !

© Djamila Calin

© D. Calin

Les beaux jours sont là ! Que

vous partiez ou non en

vacances, de nombreuses activités

vous sont proposées dans

tout le Val-de-Marne durant la

période estivale. Envie de verdure ou de

culture, envie de sport ou de détente, de

multiples idées de sorties vous attendent

(pages 28 et 29). Il fait bon vivre sur

le département, et la présence de parcs,

jardins, coulées vertes et cours d’eau

parsemés sur le territoire y sont pour

quelque chose. « À sa création en 1967,

le Val-de-Marne a hérité du département de

la Seine d’un petit patrimoine naturel de

37 hectares. Il a affirmé, au fil du temps, son

implication volontariste dans une véritable

politique en matière d’espaces verts et de paysage

avec la création d’autres parcs. Aujourd’hui,

le patrimoine vert départemental atteint

356 hectares dont 22 parcs départementaux

dotés d’équipements d’accueil et d’animations »,

explique Alain Blavat, vice-président

chargé de l’Environnement et des Espaces

verts. Certains de ces parcs organisent des

animations pour toute la famille durant

le mois de juillet (page 26). En partenariat

avec les villes et les associations

© D. Calin

Animations dans les parcs, musées et expositions, randonnées en forêt, détente au bord de l’eau, pique-niques en famille, activités sportives…

le Val-de-Marne est un lieu de vacances pour tous.

locales, des événements pédagogiques,

des découvertes culturelles, des loisirs

sportifs avec prêt de matériel, ainsi que

des manifestations festives sont proposées

au public dans les espaces verts

départementaux.

Le plan vert, une politique autour

de l’environnement

Le plan vert départemental (2006-2016)

est le volet « nature » du schéma directeur

d’aménagement du territoire. Il

définit les orientations de la collectivité

en matière d’environnement, de paysage

et d’espaces verts. Le plan vert contient

quatre grands objectifs : renforcer la présence

de la nature en ville ; révéler un

atout du Val-de-Marne, le réseau hydrographique

; valoriser et protéger le patrimoine

forestier et garantir le maintien

des paysages agricoles périurbains ;

enfin, poursuivre les actions engagées

pour contribuer au développement

durable. Cette politique ne se préoccupe

plus uniquement de renforcer l’offre en

espaces verts. Elle se construit dans une

démarche plus globale de participer à la

mise en œuvre d’une véritable trame verte,

Dossier réalisé par Laura Podoroski et Claude Bardavid

En juillet-août, c’est le moment de découvrir ou redécouvrir toutes les activités qu’offre le territoire.

Animations dans les parcs départementaux, réductions sur 40 sites touristiques, idées d’exposition

ou de randonnées en forêt… vive l’été dans le Val-de-Marne !

© D. Calin

de préserver les espaces naturels, agricoles

et forestiers, ainsi que de relever le défi

d’un juste équilibre entre nature et ville.

Le tourisme dans le Val-de-Marne

En 2003, le Conseil général a délégué au

Comité départemental du tourisme

(CDT) l’élaboration d’un schéma du tourisme

et des loisirs pour le Val-de-Marne.

Ce document de référence de la politique

touristique du territoire a été

adopté par l’Assemblée départementale

pour une durée de cinq ans. Son rôle est

de fixer les grandes orientations et de

définir un plan d’actions. « Le deuxième

schéma du tourisme devrait être finalisé pour

l’automne prochain » précise Marie-Claude

Wind, directrice du CDT (page 27). Sur le

plan économique, le tourisme a aussi son

importance car « dans le département,

9 000 établissements sont liés au tourisme et

environ 28 000 personnes travaillent dans ce

secteur d’activité », souligne-t-elle. Cette

année, le Comité départemental du tourisme

se mobilise en proposant 40 sites

et activités touristiques à prix réduits

avec le « pass Val-de-Marne » (lire pages

29, et 38 à 41).

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 25


DOSSIER / SPÉCIAL VACANCES

© A. Bachellier

Au parc des

Hautes-Bruyères,

à Villejuif,

des cours de

tai-chi, sont

proposés

les samedis

et dimanches

de juillet.

26

ESPACES VERTS

Cet été, 22 parcs à vos pieds !

En juillet-août, de nombreuses animations sont organisées dans les parcs et espaces

naturels départementaux. Présentation des activités proposées dans trois d’entre eux.

Durant la période estivale, le Département

se mobilise pour faire passer un bon

été à ceux qui ne partent pas en vacances.

Au mois de juillet, plusieurs parcs organisent

des animations gratuites : actions de

sensibilisation à l’environnement, initiatives

culturelles, loisirs sportifs et jeux en

plein air. En août, certaines activités se

prolongent tandis que le prêt de matériel

- ballons, raquettes, balles… - est proposé

sur la plupart des espaces verts.

Au parc des Hautes-Bruyères à Villejuif,

le programme est varié. Tai-chi, initiation

à l’archéologie, cours de salsa en

passant par un entraînement de roller

skating, ces distractions touchent un

public large et familial. « Les temps forts,

c’est le coin des insectes et les balades avec l’École

des plantes », souligne Denis Faro, chargé

d’animation de ce parc. « L’association

Masaelni vous fera plonger dans le monde

méconnu mais fantastique des insectes et le second

rendez-vous met la lumière sur des plantes que

l’on côtoie au quotidien comme le plantain,

l’hortie, le pissenlit et dont on ignore les bonnes

vertus ».

Le parc des Cormailles, à Ivry-sur-Seine,

est le plus proche de Paris. « Une des

particularités est l’activité graff. Le parc

possède un gros mur utilisé toute l’année par les

graffeurs » explique François Carrez, chargé

d’animation de ce lieu. Dans le choix des

activités, l’accent est mis sur les acteurs

locaux : « yoga, capoeira, danse africaine…

ce qui prime, c’est le partenariat avec des

associations ivryennes ». Et l’organisateur

n’hésite pas à mettre les mains dans la

terre, « j’anime moi-même tous les ateliers des

Confection de masques

Du plâtre, des éléments naturels, de la peinture :

c’est tout ce qu’il faut pour devenir un artiste en

herbe ! L’association Masaelni vous propose de

confectionner des masques que les enfants

pourront ramener chez eux. À partir de 4 ans,

16 personnes maximum. Le 23 juillet de 14 h

à 20 h. Parc de la Saussaie-Pidoux,

Valenton/Villeneuve-Saint-Georges.

Cerf-volant

Atelier de cerf-volant adapté à chaque âge.

Venez fabriquer, décorer et lancer votre cerfvolant.

Proposé par le club Aquilon. À partir de

4 ans. Le 6 et le 9 juillet de 15 h à 18 h (durée

1 h). Parc du Plateau, Champigny-sur-Marne.

parcelles du jardin pédagogique », exprimet-il

avec enthousiasme.

Autre escale à Vitry-sur-Seine, au parc

des Lilas. Il possède désormais un

pavillon d’accueil permettant, à la fois,

d’abriter les enfants du soleil en leur proposant

des jeux et de la lecture aux

parents, ainsi qu’une salle consacrée au

prêt de matériel de plein air. Chargé d’animation

du parc, Benoit Schertz, dévoile

les nouveautés de cet été : « En plus des balades

à poney et autres activités, on pourra participer

à une projection ciné à la belle étoile, à une

balade champêtre guidée par une association et

découvrir le Lilabyrinthe par ses plantes aromatiques

et leur parfum. »

Lieux de détente, de promenade et

d’animations, les parcs offrent de multiples

possibilités de passer de bonnes

vacances dans le Val-de-Marne. Faites

votre choix !

Pour en savoir plus

L’agenda des 22 parcs départementaux de

juin à octobre sur www.cg94.fr/anim-en-vert

Pour les groupes, renseignements et

inscriptions préalables nécessaires au

01 43 99 82 80.

Brochures téléchargeables sur www.cg94.fr,

disponibles auprès de la direction de la

Communication du Conseil général.

Tél. : 39 94.

AUTRES PARCS, AUTRES ANIMATIONS…

Parcours nature

Trois types de parcours réalisés avec la Ligue

de protection des oiseaux sur la biodiversité qui

cheminent en différentes étapes à la découverte

du parc et de ses richesses. L’un est

destiné aux enfants avec une mallette pédagogique

et deux parcours grand public.

Toute l’année.

• Parc du Morbras, Sucy-en-Brie / Ormesson

Un parcours ludique avec des questions sur

des points remarquables du parc : histoire,

horticulture, collections. Animations sur

réservation. À partir de 5 ans. Toute l’année.

• Parc de la Plage Bleue,Valenton.

Romuald Chabert / AuparcduVal-de-Marne,àCréteil

« C’est l’endroit idéal pour courir »

© A. Bachellier

Comme je suis en vacances dans le

Val-de-Marne durant deux semaines,

j’en profite pour faire tous les deux

jours un jogging vers 10 h 30 pour

récupérer de la veille. L’endroit

est sympa, grand, avec le lac

tout autour et un paysage assez

fleuri. Je suis en 2 e année de

fac de sport à Montpellier donc

je dois continuer à m’entraîner et

ce parc s’y prête bien. Il y a de

nombreuses fontaines, ainsi que des

côtes pour travailler les cuisses.

C’est l’endroit idéal pour courir.

Bernadette Leblanc / AuparcduVal-de-Marne,àCréteil

« Mes petits-enfants peuvent s’amuser

sur les jeux »

On a de la chance car ce

parc est à côté de chez nous.

Pour Valentin et Nicolas, mes

petits-enfants, c’est très agréable

donc on y vient au moins trois

fois par mois. Ils peuvent jouer au

foot, faire du vélo, du ping-pong,

de la patinette, s’amuser sur les

jeux et, lorsqu’il y a du vent, on

peut amener le cerf-volant. On

vient aussi pour voir les cygnes,

les canards et les petits bateaux.

En juillet, ce sera stage de voile

pour le plus grand sur le lac de

Créteil et des pique-niques en

famille en perspective.

© A. Bachellier

© A. Bachellier

Michelle Ducasse / AuparcdelaPlage-bleue,àValenton

« J’aime bien m’y promener »

Marie-Claude Wind / DirectriceduComité

départementaldutourisme(CDT)

« Le Val-de-Marne,

c’est une mosaïque d’offres

touristiques »

Le département n’a pas forcément une vocation

touristique, mais il a des éléments qui y contribuent.

Se situer à côté de Paris est très positif. La capitale

ne nous fait pas d’ombre, au contraire, c’est un point

d’attractivité. Par exemple, dans le tourisme

d’affaires, avec la saturation de l’offre hôtelière et

l’augmentation des prix sur Paris, il y a une carte à

jouer sur l’hôtellerie du territoire, du 1 aux 4 étoiles.

De manière générale, notre première clientèle se

compose de Franciliens et, en particulier,

de Val-de-Marnais bien sûr. Mais ces visiteurs

viennent à la journée ou à la demi-journée,

donc on a plus une vocation de loisir que de

tourisme.

En 2010, les lieux les plus attractifs étaient le château

de Vincennes, avec 133 000 visiteurs, le musée d’art

contemporain du Val-de-Marne (MAC VAL)

avec 76 000 entrées, l’Exploradôme avec

47 000 visiteurs et enfin la Roseraie du Val-de-Marne

avec 30 000 personnes de mai à septembre.

Notre objectif est de proposer une mosaïque d’offres,

du très urbain à la campagne, pour donner envie aux

gens de revenir et de voir autre chose.

Qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige, je viens avec mon chien Pepsi deux fois par jour

dans ce parc. J’aime bien m’y promener, on fait tout le tour autour du plan d’eau et

j’observe les naissances des cygnes en cette période. C’est calme en semaine mais

le dimanche après-midi, il y a vraiment trop de monde. En revanche, pour faire de la marche

avec mon mari, on fréquente plus le parc du Morbras, à Sucy-en-Brie. L’endroit est plus abrité

et les fleurs y sont magnifiques.

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 27

© A. Bachellier


DOSSIER / SPÉCIAL VACANCES

28

SORTIR CET ÉTÉ

Chiotissime, une expo cultissime !

Découverte des toilettes du monde entier, le temps d’une expo.

Commodités, cabinet d’aisance, latrines,

isoloir ou confessionnal, en un mot

comme en cent, c’est de toilettes dont il

s’agit dans cette exposition en quarantesix

photos grand format. Si certaines

prêtent à sourire, d’autres à rêver

(mais oui !), il en est qui en disent long

sur la condition humaine.

Ce tour du monde ne manque pas de

nous rappeler que la dignité humaine

passe aussi, pour chacun de nous, par la

maîtrise de ses propres déchets. Dans

le monde, 10 % seulement de l’eau

souillée est traitée. Un des « objectifs

du millénaire » des Nations unies est

de diminuer par deux le nombre de

personnes n’ayant pas accès à des

sanitaires, d’ici 2015. Après avoir vu

cette expo, vous ne trônerez plus de la

même manière…

« Chiotissime ! ». 46 photos de toilettes par

42 photographes dans 31 pays différents.

Jusqu’au 17 juillet à Champigny-sur-Marne,

quai Victor-Hugo, à la hauteur de l’île du

Martin-pêcheur.

La forêt Notre-Dame, pour les

accros de rando et de nature

Si vous apercevez, lors de votre promenade

dans la forêt de Notre-Dame, une

bande blanche au-dessus d’une bande

rouge, pas de doute, vous êtes bien sûr

© S. Chambert

Une balade dans la forêt Notre-Dame, en famille ou avec des

copains, voilà une bonne idée pour cet été.

© A. Bachellier

le GR 14. L’occasion de découvrir, si ce

n’est déjà fait, une magnifique forêt et

de vous dégourdir les jambes dans une

nature préservée.

Le plan départemental des itinéraires

de promenade et de randonnée (PDIPR)

vous offre une large palette de parcours.

Pour les plus téméraires, la traversée

de la forêt de Notre-Dame vous

demandera un peu moins de 7 heures.

Si vous souhaitez mettre vos pas sur

les traces de la Bièvre, empruntez donc

le sentier GR 11. Il vous conduira de

Paris à Saint-Cyr dans les Yvelines en

passant par Gentilly, Arcueil, Cachan,

L’Haÿ-les-Roses et Fresnes.

Coderando 94 : 01 45 76 87 44.

Le donjon de Vincennes,

le plus haut d’Europe

Le donjon du château de Vincennes est la

dernière résidence d’un souverain médiéval

existant encore en France.

Jalon essentiel de l’art médiéval, Vincennes est l’un des plus

grands châteaux médiévaux d’Europe. Construit et habité dès

1367 par le roi Charles V, le donjon du château de Vincennes

avec ses cinquante mètres, est l’édifice fortifié médiéval le

plus haut d’Europe.

Après neuf années d’études menées par des chercheurs et

trois ans de travaux, le donjon a retrouvé sa couleur et son éclat

d’origine. Toutes les reprises au ciment gris réalisées au XIX e

siècle ont été remplacées par un mortier de ragréage de même

couleur que la pierre. Les pierres en mauvais état, soit un tiers

des 20 000 blocs visibles en parement extérieur, ont été

remplacées.

Ne manquez pas bien sûr, si vous visitez cette merveille

médiévale, la terrasse d’où un magnifique point de vue vous

attend.

Le donjon du château de Vincennes : ouvert tous les jours de 10 h à 17 h 15

(dernier accès 45 minutes avant la fermeture).

© A. Bachellier

FÊTE DES MOISSONS

L’été se termine en beauté au parc des Lilas

La fin de l’été, ça se fête ! Le Conseil

général organise la 8 e édition de la

« Fête des moissons » au parc départemental

des Lilas, à Vitry-sur-Seine, le

28 août de 13 h à 19 h. Le thème de

cette année, « Conserve et vous »,

mettra en avant la conservation des

produits issus de la récolte et des

moissons. En partenariat avec les

associations du parc, des ateliers

ludiques, conçus pour toute la famille,

feront découvrir aux visiteurs le savoirfaire

des confituriers, les gestes des

métiers de la salaison et de la conserve.

Ce moment convivial sera aussi

l’occasion d’échanger des conseils

pratiques avec des professionnels pour

une meilleure alimentation et une

consommation raisonnée.

De la découverte du fauchage à

l’ancienne, au marché équitable et

solidaire, en passant par la fabrication

d’instruments de musique en matériaux

PASS VAL-DE-MARNE

Les nouveautés nature du « pass »

© D. Adam

Comme chaque été, le Comité

départemental du tourisme (CDT) invite

les familles franciliennes à profiter,

jusqu’à la fin du mois de septembre, des

activités touristiques du département

La « vache à bascule », une animation de la Fête des moissons au parc des Lilas.

de récupération, toutes ces animations

seront gratuites et ouvertes à tous.

Des activités seront organisées spécialement

pour les plus petits, comme les vaches

à bascule, ainsi que les balades à poney.

Découverte de l’élevage d’ânesses laitières au parc de la Plaine-des-Bordes, à Chennevières.

grâce au « pass Val-de-Marne » (voir

pages 38 à 41). Et cette année, sept nouveaux

sites ont rejoint la liste. Un vrai

bol d’air frais puisque la nature est à

l’honneur ! Pour les amoureux des équi-

©

Une sortie en plein air qui sera ponctuée

de bonnes surprises gustatives.

Parc départemental des Lilas.

Rue Paul-Armangot, à Vitry-sur-Seine.

Tél. : 01 43 99 82 80.

dés, on retiendra deux bonnes idées.

Une visite (environ 2 h) de l’élevage

d’ânesses laitières « Téliane », au cœur

du parc de la Plaine-des-Bordes, à

Chennevières*. Au programme, présentation

de l’élevage, démonstration de

traite, dégustation de lait, vente de produits

cosmétiques bio. En juillet, c’est

aussi l’occasion de faire un stage d’équitation

d’une semaine aux écuries de

Condé, à Saint-Maur. Pratique de l’équitation

ouverte, du débutant au

confirmé. Envie champêtre ? Les vergers

de Champlain vous accueillent, à la

Queue-en-Brie, pour venir cueillir vousmême

vos produits de saison. Une

manière originale de faire manger des

fruits et légumes frais aux enfants.

* Prévoir des bottes et un imperméable pour entrer

dans les parcelles des animaux selon la météo.

Plus d’informations sur www.pass94.com

et au 01 55 09 16 20.

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 29

© D. R.


DÉBATTRE EN VAL-DE-MARNE

30

C’EST VOUS QUI LE DITES

Vous ne recevez pas

ValdeMarne ?

Si vous ne recevez pas le magazine

du Conseil général, vous pouvez nous

l’indiquer en remplissant le formulaire sur

www.cg94.fr/valdemarne, ou en contactant

Jean-Jacques Suzanne : 01 43 99 71 48.

jean-jacques.suzanne@cg94.fr

Rectificatif…

À la suite d’une erreur parue dans ValdeMarne,

n° 279 du mai 2011, page 17, concernant la

cérémonie commémorative de la Journée

nationale du souvenir des victimes et des héros

de la déportation, Jean-Pierre Brossard, pour le

bureau de la DT94 de l’association des amis de

la Fondation pour la mémoire de la déportation

(FMD), nous a fait parvenir le rectificatif suivant.

Nous l’en remercions.

À la création de la Fondation pour la mémoire

de la déportation en 1990, le nombre de déportés

français de répression (résistants, opposants, otages,

victimes de représailles, tziganes...) était estimé à

65 000. Grâce aux travaux initiés par la FMD,

le nombre de déportés identifiés en 2000 atteignait

80 000, puis 85 000 en 2004 à la parution du

livre-mémorial de la FMD en quatre tomes.

Au 15 novembre 2010, ce sont près de

91 000 déportés de répression (hommes et femmes)

qui ont été peu à peu répertoriés. Environ 40 %

ne sont pas revenus. Les recherches se poursuivent.*

On sait, grâce aux travaux de Serge Klarsfeld,

que 76 000 personnes (dont 11 000 enfants) ont été

déportées dans les camps d’extermination parce que

juives, sur décision de l’occupant nazi et de

l’État français de Vichy. Près de 97 % de ces

déportés d’extermination ont été victimes

des chambres à gaz**.

Au total, ce sont 167 000 hommes, femmes

et enfants, partis de France ou arrêtés en Allemagne

(prisonniers de guerre, requis du STO….), qui ont été

déportés vers les camps de concentration et

d’extermination nazis du Reich.

* Site internet de la FMD : www.fmd.asso.fr

(rubrique accéder à la banque de données).

** Site internet de la Shoah :

www.memorialdelashoah.fr

(rubrique Rechercher une personne).

Coup de cœur pour Mondor

J’habite en face de l’hôpital Mondor et j’ai fait des

séjours dans cet hôpital, à cause de mon cœur. J’ai été,

au 7 e , très bien soignée. Mon gendre, docteur, y a passé

ses examens. Je suis un traitement et je suis suivie par

une ancienne spécialiste du cœur de cet hôpital. Je

serais terriblement déçue que le service cardiologie soit

fermé. Cela serait dommage pour le département tout

entier et une injustice pour les Franciliens. Recevez mon

coup de cœur, à double sens, je veux que ma voix soit

entendue.

Claude C./@Créteil

Pour dire, avec cette lectrice, « la chirurgie cardiaque à

Henri-Mondor, j’y tiens ! », signez la pétition en ligne :

www.cg94.fr, rubrique Santé.

Avis pertinents…

J’ai 84 ans et, depuis des années, j’apprécie votre

publication. Toutefois, deux remarques, deux souhaits…

Les magnifiques photos, surtout aériennes, ne

pourraient-elles pas être légendées ? Leur localisation

étant souvent très difficile. Enfin, quel dommage de

trouver la vie du département au milieu de publicités

«toxiques» dans les boîtes aux lettres…

André J./@Villiers-sur-Marne

Merci pour votre fidélité. Vous avez raison,

dorénavant nous serons vigilants à légender les

photos aériennes dans notre magazine.

Concernant les problèmes de distribution couplée

avec des publicités, nous ne pouvons que partager

votre avis, mais sur cette question nous ne

pouvons, malheureusement, pas agir. Désolé.

Méfiez-vous

des contrefaçons !

Vous avez peut-être reçu dernièrement

dans votre boîte aux lettres un imprimé

« Urgences Val-de-Marne », liste de numéros de

téléphone à composer en cas de problème,

avec en signature un logo ressemblant à celui

du Conseil général. Attention ! Il ne s’agit pas

d’un document émanant du Département.

Le logo du Conseil général est une marque

protégée. Son utilisation sans l’autorisation

préalable de l’institution peut entraîner des

poursuites judiciaires à l’encontre des sociétés

ou particuliers qui en usent. Ces procédés

visent à tromper les usagers val-de-marnais

sur le caractère institutionnel du service

proposé. Le Département a porté plainte.

Si vous recevez un document avec le logo du

Conseil général et que vous avez un doute sur

son authenticité, merci de contacter le service

Communication au 01 43 99 70 46.

Fin 2010, la Fédération française de

rugby (FFR) a annoncé sa volonté de

construire son propre grand stade pour

accueillir les rencontres du XV de France

et se donner les moyens d’accompagner

le développement du rugby professionnel.

Elle souhaite un stade de 82 000

places, ultramoderne, adapté à tous les

publics, totalement modulable pour pouvoir

héberger tous les types de manifestations.

Le 15 avril dernier, elle lançait

un appel à candidature pour trouver le

site d’accueil. Parmi trente candidatures,

cinq ont été retenues, dont celle du Valde-Marne.

D’emblée, les communes de Thiais, Orly,

Chevilly-Larue et Rungis ont manifesté

leur intérêt pour ce projet. Les élus de

EN DIRECT DU CONSEIL GÉNÉRAL

SÉANCE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU 6 JUIN 2011

Le Val-de-Marne souhaite

le grand stade de rugby

Lors de la séance du Conseil général du 6 juin, les élus départementaux ont décidé, à l’unanimité,

d’apporter leur soutien à la candidature du site de la zone d’activités Senia, entre Thiais et Orly,

pour accueillir le futur grand stade de rugby. Éclairage.

Le Val-de-Marne est candidat pour accueillir le grand stade de rugby, à l’image du Stade

de France, en Seine-Saint-Denis.

ces communes jugent, en effet, que la

zone d’activités Senia est le cadre idéal

pour son installation. Ce site de 15 hectares

dispose de réseaux de transports

d’échelle mondiale, européenne, nationale

et métropolitaine. Il se trouve à

un kilomètre des aérogares d’Orly, à six

kilomètres de Paris et à proximité immédiate

du réseau autoroutier (A 86, A 6,

A 10, A 106), ouvrant un accès direct à

ce nouveau stade aux équipes et aux

supporters de toutes les villes françaises

et européennes de l’Ovalie.

Sa situation en fait le lieu rêvé pour un

équipement de grande envergure dans

le sud francilien. D’autant que, dans le

cadre du projet de transport Grand Paris

Express, et du plan de mobilisation pour

les transports et du projet d’interconnexion

sud des lignes à grande vitesse,

il se trouvera au cœur d’un réseau de

transports collectifs extrêmement efficace.

Dès 2013, il sera desservi par le

tramway Villejuif - Juvisy-sur-Orge. Avec

le prolongement de la ligne 14 de métro,

il bénéficiera de deux nouvelles stations,

« Pont-de-Rungis » et « Aéroport-d’Orly ».

Enfin, il se situera à proximité d’une

station de la future gare TGV prévue à

l’aéroport d’Orly.

Comme le soulignaient Christian Hervy,

conseiller général de Chevilly - Rungis,

Bruno Tran de Thiais et Christine Janodet

d’Orly, ce site est aussi identifié par

l’établissement public d’aménagement

Orly-Rungis / Seine-Amont (EPA / ORSA)

comme un secteur de projet à forte

potentialité. L’arrivée d’un équipement

aussi prestigieux représente une opportunité

constituant un atout considérable

pour l’attractivité et le développement

de ce site. Il deviendrait un pôle d’attractivité

métropolitain de premier plan et,

par voie de conséquence, générateur

d’emplois. Maintenant, les collectivités,

appuyées par l’EPA / ORSA, ont jusqu’au

20 juillet pour constituer et déposer un

dossier complet de candidature auprès

de la Fédération française de rugby. Le

choix définitif s’opérera en 2012. D’ici

là, le Conseil général participera activement

au comité de candidature créé

pour l’occasion, aux côtés des communes

de Chevilly-Larue, Orly, Thiais et Rungis,

et de l’EPA / ORSA.

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 31

A.J.


TRIBUNES TRIBUNES

32

Groupe des élus socialistes et républicains

Un accès au logement

digne pour tous !

L’accès à un logement digne permettant à chacun d’entre nous de vivre

décemment est un des droits fondamentaux pour lesquels les élus

socialistes et républicains se battent au quotidien. Dans le Val-de-Marne,

les élus locaux s’engagent dans une politique du logement solidaire et juste

vis-à-vis de tous leurs concitoyens.

Les états généraux du logement réunis

au mois de mai dernier l’ont souligné

: il y a urgence à répondre à l’ensemble

des Français sur leur droit à se

loger. On ne peut refonder les politiques

de l’habitat sans partage clair

et pérenne des responsabilités entre

l’État, qui doit jouer un rôle stratégique,

et les autorités locales, qui doivent

monter en responsabilité. C’est

un axe majeur du service d’intérêt

général du logement proposé lors de

ces états généraux. Le droit au logement

est un droit fondamental, on

n’est pas libre quand on n’a pas de

toit.

La crise du logement se traduit

aujourd’hui par :

- 3,5 millions de Français sont mal

logés ;

- 1,2 million de Français sont inscrits

sur des listes d’attentes pour avoir

un HLM ;

- 1 million de Français vivent dans

des logements insalubres.

La crise du logement touche un nombre

croissant de Français. L’accès à un

logement décent et abordable devient

de plus en plus difficile : jeunes, étudiants,

familles qui s’agrandissent ou

se recomposent, foyers aux revenus

modestes, personnes âgées, sans compter

les plus démunis. L’ensemble des

couches sociales de la société est désormais

concerné et la politique du gouvernement

n’a fait qu’accentuer les

inégalités. La réaffirmation du rôle de

l’État comme le garant de la solidarité

nationale et de l’équité territoriale est

primordiale. Le désengagement croissant

de l’État ne doit pas se reporter

sur les habitants et les bailleurs

sociaux à qui on demande de se soustraire

à l’État et de supporter le financement

des constructions du logement

social. Le coût du logement a explosé

et ne correspond plus aux revenus

d’une très grande majorité de

ménages. Il apparaît aujourd’hui

comme nécessaire et fondamental de

mettre en place des moyens de

connaissance plus justes pour anticiper

les besoins en logement, pour

réguler les marchés et prévoir les

demandes. Anticiper les demandes

pour mieux orienter l’action publique,

c’est un véritable service public du

logement qui doit se mettre en œuvre

avec les moyens à la hauteur des

enjeux. Les états généraux du logement

préconisent de consacrer 2 % du

PIB dans le cadre d’une programmation

pluriannuelle. Il s’agit d’une priorité

nationale essentielle et non pas

d’un désengagement croissant comme

c’est le cas aujourd’hui. Alors que

l’État consacrait 8 000 euros il y a

encore dix ans à la construction des

PLUS, il n’en affecte plus que 800

euros actuellement. L’encadrement de

la hausse du prix à la relocation est

également nécessaire. De nombreux

outils sont à notre portée pour que

demain nous puissions tous nous loger

décemment. Les élus socialistes appellent

à s’engager et interpellent l’État

dans un appel pour une autre politique

du logement.

© A. Bachellier

Jean-Jacques Bridey

Maire de Fresnes

Vice-président du Conseil général

en charge du Logement et de l’Habitat

Canton de Fresnes

Vos élus locaux s'engagent à :

1. Construire massivement des logements

sociaux à un prix abordable en

répondant à la diversité des besoins,

pour atteindre les 150 000 logements

sociaux supplémentaires par an.

2. Imposer 1/3 de logements sociaux

(PLUS et PLAI) dans chaque nouveau

projet de construction d’une certaine

taille.

3. Faire un repérage complet de l’ensemble

des logements vides et augmenter

la taxe sur les logements

vacants.

4. Accroître les moyens consacrés à des

réserves foncières disponibles pour réaliser

des logements.

De son côté, l’État doit :

1. Stopper les dérives des prix de l’immobilier

et des loyers.

2. Accroître l’aide à la pierre pour la

construction de logements sociaux.

3. Assurer une ressource suffisante

pour financer le logement social.

4. Limiter l’accès aux prêts à taux zéro

aux foyers modestes et moyens.

5. Augmenter la taxe sur les logements

vacants dans les zones les plus tendues.

6. Faire appliquer immédiatement la

loi SRU.

Signer l’appel pour une autre politique

du logement :

www.parti-socialiste.fr/

uneautrepolitiquedulogement

Groupe Gauche citoyenne

Europe Écologie Les Verts

Pour que la mobilisation citoyenne

perdure et s’intensifie

Les mouvements des indignés

espagnols et français, le sursaut

démocratique des Italiens, les

multiples révolutions dans le monde

arabe : les citoyens reprennent peu

à peu leur destin en main,

submergeant les institutions et

dépassant des partis trop lents à

s’adapter. Partout des solutions sont

recherchées pour répondre aux

crises économique, sociale et

environnementale, replacer l’humain

au centre des priorités et s’opposer

à des logiques ultralibérales

destructrices.

Alerte sur le plan social : situation intolérable

à l’Inspection du travail

La réduction des dépenses publiques,

axe cardinal des politiques de Nicolas

Sarkozy, continue de faire des ravages

et de produire souffrance au travail et

dégradation du service public. Dernières

victimes en date : les agents du

ministère du Travail dans le Val-de-

Marne et leurs missions. 20 % des

effectifs d’une direction aussi importante

que celle de l’emploi ne sont

plus pourvus, laissant les fonctions

d’encadrement et de stratégie à l’abandon.

Quatre sections d’inspection du

travail sur quinze ne sont aujourd’hui

plus opérationnelles, faute de contrôleurs

du travail. Tirant la sonnette

d’alarme, l’ensemble des organisations

syndicales (SUD, CGT, FSU,

UNSA, FO), constatant l’incapacité des

agents à remplir leurs missions et la

souffrance au travail qui en résulte, a

manifesté le 30 mai dernier devant la

préfecture.

Il est inacceptable que l’État, pas plus

que toute entreprise, maltraite à ce

point ses agents, alors même qu’il

devrait se montrer exemplaire dans

la gestion des ressources humaines et

du dialogue social. Aucune considération

budgétaire ne peut justifier de

tels agissements, qui conduisent à

abandonner, sans le reconnaître

publiquement, des pans entiers de

l’action publique. Plus grave encore,

cela peut conduire à des drames

humains, comme le suicide d’un inspecteur

du travail le 4 mai dernier

dans les locaux de la direction de

l'Administration générale et de la

Modernisation des services, pour protester

notamment contre la situation

préoccupante des services publics.

L’Inspection du travail est indispensable

à la protection des salariés. N’est-ce

pas la raison même de son abandon ?

Nous avons écrit le 27 mai au préfet

du Val-de-Marne pour connaître les

mesures qu’il compte prendre pour

permettre à ces personnels de remplir

convenablement leurs missions de service

public. Nous attendons toujours

sa réponse.

Pour une transformation écologique et

citoyenne : prendre le train des transports avec

les citoyens

Le projet de métro de banlieue à banlieue

porté par le Conseil général a

obtenu gain de cause : le schéma d’ensemble

des transports du Grand Paris,

qui entrera en vigueur en juillet,

compte 57 gares nouvelles en Île-de-

France, et reprend l’intégralité des propositions

d’Orbival. Il s’agit donc

d’une bonne nouvelle pour nous, Valde-Marnais,

nous en sommes fiers.

Pour autant, la question cruciale du

financement n’a pas été réglée et reste

pour nous un vrai sujet de préoccupation,

alors même que l’amélioration

du réseau existant constitue une

urgence !

Ce schéma de transports a fait l’objet

d’un large débat public de septembre

2010 à janvier 2011, notamment dans

notre département où les déplacements

en transports en commun sont

souvent problématiques. Cette contribution

a été décisive et a prouvé à tous

que les citoyens sont intéressés et prêts

à s’impliquer. Ne nous privons pas de

leur apport dans les prochaines étapes

de la construction du réseau, ainsi que

dans sa gestion au quotidien : créons

des dispositifs de concertation, de type

comités de lignes, pour faire vivre le

dialogue avec les usagers et offrir un

service répondant à leurs besoins.

Nous invitons tous les Val-de-Marnais

qui souhaitent rechercher des solutions

collectives et locales à la crise

multiforme que nous vivons à venir

débattre et construire ensemble au

sein du forum citoyen, social et écologique

du Val-de-Marne, modeste

contribution qui s’inscrit dans ce

grand mouvement.

Les élus du groupe Gauche citoyenne –

Europe Ecologie les Verts

Jacques Perreux,

Christine Janodet,

Daniel Breuiller

Fcse94@gmail.com

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 33

© A. Bachellier


34

Groupe Majorité présidentielle et apparenté

Les radars sont-ils nécessaires ?

Les chiffres donnent froid dans le dos : 27 personnes tuées

et 2 750 blessées dans des accidents de la circulation dans notre

département en 2010, soit trois fois plus que l’année précédente où

l’on a compté 11 morts et 824 blessés. Plus grave encore, depuis le

début de l’année, le nombre de victimes s’est encore accru :

en quatre mois, 18 morts dont 7 dus à une vitesse excessive.

Si seulement le Val-de-Marne était une anomalie statistique.

Malheureusement, cette recrudescence des accidents graves

est générale en France et en Île-de-France aussi.

Pour autant, vous avez été nombreux à

réagir à la brusque décision de supprimer

les panneaux annonçant les radars

fixes et nous, parlementaires et élus, à

l’absence de concertation préalable.

La polémique sur les radars et les

contrôles de vitesse n’est pas nouvelle

Lorsqu’en 2002, le président de la

République, Jacques Chirac, avait

déclaré vouloir faire de la sécurité routière

une grande cause nationale, beaucoup

avaient ricané, jugeant que ce

n’était pas une ambition présidentielle.

Pourtant, près de 8 000 personnes perdaient

alors chaque année la vie sur

les routes françaises, soit 20 % de l’ensemble

de l’Union européenne

Malgré leur impopularité, Nicolas

Sarkozy, ministre de l’intérieur puis

président de la République, a multiplié

contrôles et radars pour que la

peur du gendarme associée aux

actions de prévention porte ses fruits.

Être flashé à 55 km/h en agglomération,

perdre un point sur son permis,

payer 90 euros d’amende, il y a de

quoi énerver n’importe quel automobiliste,

parlementaire ou non !

Mais les résultats sont là : en 8 ans, le

nombre de morts a été divisé par

deux. Mais peut-on se réjouir qu’il n’y

ait « que » 4 000 morts sur nos routes

en 2010 ? 4 000 morts, c’est comme si

presque tous les habitants de Noiseau

ou de Mandres-les-Roses avaient disparu

l’an passé. En 8 ans, Le Perreux

ou Villeneuve-Saint-Georges seraient

devenues des villes fantômes.

L’assouplissement voulu par les parlementaires

est-il en cause ?

Nous avons été un certain nombre à

vouloir l’assouplissement des sanctions

pour les petites infractions, voulant

distinguer « les chauffards » des

conducteurs étourdis ou un peu pressés,

nous opposant ainsi au gouvernement.

L’allégement des sanctions a-t-il été

un mauvais signal donné aux automobilistes

puisqu’il leur est dorénavant

plus facile de récupérer leurs

points perdus ? Dès l’origine, l’emplacement

des radars fixes a été annoncé.

Était-ce une erreur originelle ? A-t-on

eu raison de laisser les constructeurs

proposer des systèmes avertisseurs de

radars ? Les comportements ont-ils

changé ces dernières années ? Sans

doute, mais en tout cas, l’empressement

de l’État à supprimer les panneaux,

sans aucune concertation préalable

avec les parlementaires et les

élus, n’était pas acceptable.

C’est maintenant chose faite, en particulier

dans le Val-de-Marne.

Dans le Val-de-Marne, bientôt plusieurs

types de radars

Nous connaissons les 19 radars fixes

du Val-de-Marne et découvrons les

radars de feu rouge pour le franchissement

des feux tricolores. Les radars

informatifs existent déjà, installés par

les communes. Ils se trouvent souvent

près des écoles pour inciter les automobilistes

à lever le pied. Le préfet

annonce leur multiplication. Lors de

la réunion avec les élus le 10 juin, il a

confirmé que l’ensemble des panneaux

annonçant les radars fixes

serait retiré d’ici un an. Ces radars préventifs,

rebaptisés « pédagogiques »,

seront installés dans les zones les plus

accidentogènes, donc… parfois en

amont des radars fixes, là ou les panneaux

pourraient être démontés !

Ils signaleront un dépassement, sans

afficher la vitesse exacte, pour éviter

que certains chauffards s’amusent à

appuyer sur l’accélérateur pour battre

des records de vitesse.

Chaque radar coûte environ 3 000 euros

et sera financé par le produit des

amendes pour excès de vitesse. La loi

de finances rectificative votée en juin

prévoit cette nouvelle disposition budgétaire.

Les communes vont travailler avec les

services de la préfecture pour déterminer,

avec eux, les emplacements

souhaités.

Les radars sont-ils utiles ?

Si la vitesse est responsable d’un tiers

des accidents, l’alcoolémie, l’usage de

drogue et les comportements dangereux

sont également en cause.

Il est incroyable qu’après tant d’années,

tous les passagers ne portent pas encore

leur ceinture, et certains motocyclistes,

leur casque : les contrôles inopinés

demeurent indispensables.

La prévention ne doit pas être abandonnée,

mais réinventée sous des formes

nouvelles, ciblée vers les plus vulnérables

: cyclistes, motos et piétons.

© J.-l. Rioult

Catherine Procaccia

Conseillère générale

Canton de Vincennes Ouest

Membre de la commission de

l’Enseignement et de la Formation

au Conseil général

Sénateur du Val-de-Marne

Vice-Présidente de la commission

des Affaires sociales au Sénat

Groupe Front de gauche - Parti communiste

Parti de gauche - Citoyen

Pour le droit à la santé

pour tous

Usagers, hospitaliers, universitaires, élu(e)s, syndicalistes…

tout le monde s’est levé pour s’opposer à la tentative de fermeture

de la chirurgie cardiaque de Mondor. 63 000 Val-de-Marnais ont signé

la pétition contre la fermeture de ce service. Même suspendu

par le ministre après votre mobilisation, ce projet comptable

obscurcit toujours l’avenir de cet hôpital.

L’émotion créée témoigne de notre

attachement à pouvoir bénéficier

des meilleurs services publics

proches de chez soi, notamment

hospitaliers, mais aussi scolaires,

policiers, ou encore postaux.

Aujourd’hui, qu’il s’agisse des

urgences, des maternités, de la santé

mentale, de la gériatrie, de la prise

en charge des cancers, il ne s’agit

plus de se demander où seraient les

dépenses dites superflues. Or, le gouvernement

impose toujours des

coupes sombres.

Notre département, comme notre

pays, dispose d’un patrimoine sanitaire

à préserver. Des centres de

santé municipaux jusqu’au dépistage

bucco-dentaire, les politiques

de santé dans le Val-de-Marne sont

novatrices, souvent pionnières.

Réseau PMI, planning familial…

chacun est utile, quelle que soit sa

spécialité ou sa situation géographique,

et le réseau hospitalier est

la garantie de trouver un hôpital

près de chez soi. C’est le cas de la

maternité de Champigny qui

accueille annuellement 1 500 usagères

ou encore de l’hôpital Chenevier.

Pourtant, tous deux sont menacés

de fermeture, la maternité par la

Générale de santé, Chenevier par

l’AP-HP.

Ce patrimoine hospitalier, médical,

de recherche et d’enseignement,

mais aussi le potentiel de

développement économique qu’il

représente doivent être préservés

et développés.

La prévention doit être enfin prioritaire

comme le dépistage des cancers,

l’éducation à la santé ou la lutte

contre l’obésité. Il faut réformer la

© J. Moulin

Patrick Douet

Conseiller général délégué

chargé de la Santé

Canton de Bonneuil-sur-Marne

TRIBUNES

filière pharmaceutique française

et orienter son action au bénéfice

des patients dans le cadre d’un service

public du médicament. Les systèmes

de protection collective doivent

être adaptés pour faire face

aux maladies liées à la perte d’autonomie,

pour que chacun vieillisse

dignement.

Dans le cadre de la nouvelle délégation

que le président du Conseil

général, Christian Favier, m’a

confiée sur les questions santé, je

n’aurai de cesse de porter les

revendications des élus, du personnel

hospitalier, universitaire,

du corps médical, des patients,

déterminés à obtenir de nouvelles

victoires pour préserver l’avenir

de notre santé publique.

Pour le groupe Front de Gauche –

Parti communiste – Parti de Gauche

– Citoyen, des solutions existent

pour le financement de notre système

de protection sociale.

Nous refusons la marchandisation

de la santé, la concurrence sauvage

du public et du privé pour les seuls

profits immédiats de quelques

actionnaires déjà très riches. La prévention,

le soin, la santé ne sont pas

des parts de marché à livrer aux assurances

et aux banques mais doivent

faire l’objet d’une réflexion nouvelle

prenant en compte les besoins

actuels et futurs dans le plein respect

de la dignité du patient.

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 35

© A. Bachellier


BOUGER EN VAL-DE-MARNE

36

© M. Aumercier

LÉGENDES

Art

Falbala, le rêve de Dubuffet

Il voulait une peinture qui fut une fête de l’esprit. Artiste phare du XX e siècle,

Jean Dubuffet a créé l’utopie de L’Hourloupe en Val-de-Marne. À Périgny-sur-Yerres,

sa Closerie Falbala, classée monument historique, est ouverte au public.

1

2

3

1- Les ateliers de l’artiste à Périgny abritent les collections

de peintures, maquettes et le célèbre Coucou bazar.

2- La Closerie Falbala, classée monument historique,

est le plus grand des sites habitables réalisés par

Dubuffet dans le monde.

3-4 Aux couleurs de L’Hourloupe, la farandole

des enfants de Champigny : une autre façon d’approcher

l’œuvre de Dubuffet, par la danse et en famille.

5- L’antichambre du Cabinet logologique,

raison secrète de L’Hourloupe et Chambre d’exercice

philosophique de Jean Dubuffet.

5

4

« L’art doit surgir là où on ne l’attend pas. »

Cette phrase de Jean Dubuffet inscrite

sur des palissades de chantier à Vitry, a

suivi la construction du MAC/VAL jusqu’à

son ouverture en 2005. On ne sait pas ce

que l’artiste, qui aurait eu 110 ans cette

année, en aurait pensé. Réfractaire à

l’institution, à l’élitisme et l’académisme

de son époque, il n’aimait pas les

musées. Mais l’arrivée de l’art dans un

paysage de banlieue aurait sans doute

beaucoup excité sa curiosité. L’installation

de sa Chaufferie avec cheminée, posée

comme un impertinent point d’exclamation

face au MAC/VAL, répond en

tout cas à ses souhaits. « En ville, à quelque

carrefour », c’est là qu’il voulait voir ses

sculptures réveiller le paysage et provoquer

les regards. La Chaufferie appartient

au cycle de L’Hourloupe, inauguré

dans les années soixante. C’est la plus

haute des œuvres réalisées par l’artiste

dans le monde, avec la Tour aux figures à

Issy-les-Moulineaux. La plus vaste (1 600 m 2 )

se trouve à quelques kilomètres de là, à

Périgny-sur-Yerres, où Dubuffet avait ses

ateliers. Il s’y était installé à la fin des

© M. Aumercier

années soixante, trouvant là l’espace

nécessaire pour travailler ses grands

formats.

Dans ce petit coin de campagne val-demarnaise,

à l’abri du parisianisme, il

construisit une sorte de folie à usage

personnel, la Closerie Falbala. Commencée

en août 1970, la construction fut

mouvementée, déboussolant les entreprises

sollicitées, et dura trois ans.

Dubuffet la décrit comme un prototype,

générateur de nombreuses expériences,

déboires compris, « assez gaillarde cependant

pour durer quelque temps ». La suite

lui donna raison. Le site, géré par la fondation

Dubuffet dirigée par Sophie

Webel, fut classé monument historique

en 1998, et réouvert au public après restauration

pour l’exposition du centenaire

de la naissance de Dubuffet au centre

Pompidou. À cette occasion, les liens

avec le département se sont renforcés :

soutien du Conseil général au lieu et

dépôt d’œuvres au MAC/VAL.

La Closerie Falbala fait du Val-de-Marne le

berceau même de L’Hourloupe. On vient la

visiterdumondeentier.C’est «undessommets

© M. Aumercier

de l’œuvre » note le critique d’art Daniel

Abadie dans le beau catalogue Dubuffet

architecte, qui accompagne l’exposition

itinérante, actuellement en Norvège, Finlande

et Belgique. L’Hourloupe intrigue :

mélange de hors-là, de loup et d’entourloupe,

le mot allège déjà du poids de la

réalité. C’est en griffonnant des figures

lors de conversations téléphoniques,

que Dubuffet l’inventa. Reconnaissable

entre tous, le langage de L’Hourloupe, ce

sont ces formes cellulaires, aux couleurs

simples (trait noir sur fond blanc, parfois

strié de rouge et de bleu). D’abord à

plat, de la feuille de papier à l’immense

toile rectangulaire, cette écriture se

déploiera ensuite en bas-reliefs par la

vertu du polystyrène expansé et de la

résine époxy, avant de proliférer dans

l’espace en d’étonnantes sculpturesarchitectures,

salons d’hiver, salons d’été,

chambres sous bocage, tours bâties pour

© M. Aumercier

l’imaginaire. On retrouve à Périgny les

trois temps de ce travail. Dans les ateliers,

sont exposés les peintures, les personnages

du surprenant ballet Coucou Bazar

et les maquettes des œuvres réalisées un

peu partout dans le monde comme

Le Boqueteau de Flaine ou Le Groupe des

quatre arbres de New York. Au détour du

parc, on découvre Le Monument aux

fantômes de Houston, une arche splendide

dans sa fragilité, ou encore un surprenant

personnage Calamuchon. Mais

le plus saisissant, reste encore la découverte

de cette Closerie. Paysage de pure

élaboration mentale, isolée du monde

par une enceinte dansante de murs,

elle abrite sous ses volants noirs et

blancs, le célèbre « Cabinet logologique »,

chambre philosophique de l’artiste

et haut lieu du secret de L’Hourloupe.

À découvrir.

Pour en savoir plus

Francine Déverines

Closerie Falbala, fondation Dubuffet

à Périgny-sur-Yerres.

Visite sur rendez-vous toute l’année

sauf les lundi, mercredi et jours fériés.

Renseignements et réservations :

01 47 34 12 63, et le week-end :

01 45 98 88 16.

Le site : wwwdubuffetfondation.com

© M. Aumercier

L’art / Pour et avec les enfants

Une entrée en dansant

Un samedi de mai, sous un soleil splendide.

Ils sont venus, avec leurs enseignants, faire

découvrir à leurs parents l’univers de ce drôle

d’artiste qui construit des sculptures qu’on ne

voit nulle part ailleurs mais où l’on peut se

promener comme dans la vraie vie. Il y a des

lignes, des vagues, des creux, des bosses,

on perd un peu ses repères, cela donne envie

de danser. C’est justement ce que leur a proposé

la compagnie du Sillage cette année. Le projet

imaginé par Madeline Robin avec deux

enseignantes d’une zone d’éducation prioritaire

à Champigny, Florence Marchal de l’école

maternelle Salomon 2, et Alexia Mornagui du

collège Elsa-Triolet, a permis à ces élèves de

quartier populaire d’approcher de manière

ludique, par le mouvement, l’œuvre d’un

des plus grands artistes du XX e siècle.

Le chorégraphe orlysien Jacques Fargearel s’est

saisi de ce rapprochement inédit d’un collège et

d’une maternelle pour explorer le rapport

« grand frère / petit frère », et poursuivre son

travail sur le bal en invitant les parents à rejoindre

les enfants pour une danse finale. Une expo

« à la manière de Dubuffet » et un livret-guide

de la closerie Falbala, réalisés par les élèves,

sont venus compléter le tableau. Un projet tout

à fait étonnant, à la rencontre de plusieurs

cultures, et auquel le Conseil général a tenu

à apporter son aide.

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 37


À L’AFFICHE

38

MAC/VAL

Tous les chemins mènent à l’art

Practice, de Rémy Bosquière.

AGENDA

SPÉCIAL PASS VAL-DE-MARNE

Nouveau

LES BONS PLANS

DU PASS

Le comité départemental du

tourisme propose aux familles

franciliennes jusqu’à la fin septembre

ductions et promotions sur

40 sites et activités touristiques du

département grâce au pass Val-de-

Marne (lire page 29). Cette année,

sept sites ont rejoint la liste.

CULTURE

Domaine de Grosbois

Ce lieu atypique du Val-de-Marne

réunit un centre d’entraînement de

chevaux de courses, un château et

un musée du trot. Le château de

Grosbois du XVII e siècle est

entièrement meublé. Il a conservé

le décor de sa salle à manger

composée de fresques d’après

Abraham Bosse. Dans une aile

du château, le musée du trot

retrace 3 000 ans d’histoire.

Il est le plus important d’Europe.

Ouverture uniquement les

dimanches et jours fériés.

À Boissy-Saint-Léger.

Tél. : 01 49 77 15 24.

www.cheval-français.com

© David Merle

L’art contemporain suit les Val-de-Marnais toute l’année au MAC/VAL.

Pendant les vacances, un « itinéraire bis » vous invite au voyage.

Ludique et féérique. Le MAC/VAL se

veut un musée de découvertes mais aussi

de voyages et de rêves. Une porte ouverte

sur l’art contemporain, laissant à tous la

possibilité d’appréhender ses différentes

facéties et ses multiples visages à travers

des « chemins ». Ancré dans le quotidien

de chacun, l’art suit le rythme et invite

donc tout le monde en... vacances. Par

un chemin de traverse, dérobé et original.

L’exposition « Itinéraire Bis » - du

25 juin au 18 septembre - appelle ainsi

à l’évasion sensorielle. Un florilège de

propositions visant à faire rimer sentiments

et fantaisies. Les guides et accompagnateurs

sont des plus prestigieux et

proposent, chacun, un imaginaire

envoûtant et très personnel. Avec Robert

Doisneau, ce sont les souvenirs qui ressurgissent,

teintés d’une douce nostalgie,

à travers les soirées dansantes des bords

de Marne ravivées par son objectif unique.

Mais il suffit parfois de tendre l’oreille

Musée

de Nogent-sur-Marne

Il propose une présentation

permanente consacrée aux

Boucles de la Marne : histoire des

bords de Marne, des guinguettes

et des loisirs de la Belle Époque,

paysages, ouvrages d’art… De

plus, le musée héberge une

exposition temporaire sur le thème

des guinguettes.

À Nogent-sur-Marne.

Tél. : 01 48 75 51 25.

www.ville-nogentsurmarne.fr

Musée

de Saint-Maur

Ce musée possède une

importante collection d’estampes

(Calder, Giacometti, Picasso), des

peintures des époques classique

et contemporaine (Preti, Lagrenée,

Gendron), des sculptures de

François Black et la plus

prestigieuse collection de

céramiques et de sculptures

d’Édouard Cazaux (1889-1974),

grand maître des années 1930.

Visite guidée sur rendez-vous.

À Saint-Maur-des-Fossés.

Tél. : 01 48 86 33 28.

www.saint-maur.com/musee

Musée

de la Résistance nationale

L’exposition permanente présente

l’histoire de la Résistance française,

de ses origines (années 1930)

jusqu’à la Libération.

À Champigny-sur-Marne.

Tél. : 01 48 81 53 78.

www.musee-resistance.com

Maison de l’environnement

et du développement

durable

L’histoire et le fonctionnement de

l’aéroport de Paris-Orly le temps

d’une visite guidée. Condition :

fournir une photocopie recto/verso

de votre pièce d’identité dix jours

avant la visite.

À Athis-Mons (Essonne).

Tél. : 01 49 75 90 70.

Visite guidée de la vallée

de la Marne

L’office de tourisme propose des

visites de Nogent et du Perreux.

L’occasion de découvrir ou

redécouvrir l’histoire des bords de

Marne et l’architecture de ses villes.

À Nogent-sur-Marne.

Tél. : 01 48 73 73 97.

ot.nogent.leperreux@orange.fr

pour capter un instant. C’est tout l’art

de Davide Balula, conservant les moindres

sons, secousses ou vibrations du

quotidien dans une valise un peu particulière.

Parallèlement, les jeunes visiteurs

pourront arpenter douze autres

« chemins » artistiques pour notamment

réaliser un clip vidéo, créer la bande-son

de l’exposition ou inventer une nouvelle

architecture cartonnée. Quand partir en

vacances devient tout un art…

Antoine Ginekis

Du mardi au vendredi, parcours ouverts

aux groupes de jeunes (de 7 à 17 ans) des

centres de loisirs, quartier, associations et

clubs dans le cadre de l’initiative nationale

“Les Portes du temps” (voir page 7).

Prix par parcours et par participant :

2 euros. Inscriptions : 01 43 91 64 23 et

reservation@cg94.fr.

MAC/VAL, place de la Libération,

à Vitry.

Ouvert de 12 h à 19 h tous les jours de la

semaine, sauf le lundi.

Tél. : 01 43 91 64 20. www.macval.fr

SUR L’EAU

Nayptune

Marne Croisières

Nouvellement installé à Nogentsur-Marne,

ce bateau propose au

public une croisière de 45 minutes,

à la rencontre des îles de la Marne

(île Fanac, îles des Loups,

île du Moulin…), de son patrimoine

avec ses guinguettes, mais aussi

les sports nautiques, l’architecture,

la faune et la flore.

Départ au port

de plaisance, île de beauté

à Nogent-sur-Marne.

Tél. : 06 14 67 92 31.

www.nayptunemarnecroisieres.

sitew.com

Bateau

électrique

Balade sur la Marne à bord

d’un bateau électrique sans permis

(un adulte doit être présent

dans le bateau). Prévoir une pièce

d’identité et un chèque de caution

de 160 euros.

Port de Joinville-le-Pont.

Tél. : 01 48 83 35 10.

www.ville-joinville-le-pont.fr

Champigny-Plage

Les vacances au bout de la rue !

Les vacances ? C’est au bout de la

rue de… la Plage ! Oui, Champigny-sur-

Marne se la joue Croisette cannoise cet

été, et ce pour la 6 e année d’affilée.

Du 2 au 17 juillet, la Marne n’est plus,

ses bordures non plus, l’habituel

paysage laisse place à Champigny-Plage.

Un concept chaudement étudié,

afin d’offrir confort et volupté. Du sable

pour l’ambiance estivale et de multiples

activités sportives ou musicales.

Tous les jours, les badauds pourront

donc venir goûter les joies des vacances

et des activités d’été, un programme

des plus exhaustifs permettant à chacun

d’en profiter. De nombreux marins

© Mairie de Champigny/Marne

Croisières

Larguez les amarres pour une

balade le long des îles de la Marne

ou au fil de la Seine pour découvrir

Paris.

Association Au Fil de l’eau.

Départ de Saint-Maur.

Tél. : 01 48 52 22 22.

www.aufildeleau.eu

Croisières avec Canauxrama.

Départ du port de l’Arsenal

à Paris.

Tél. : 01 42 39 15 00.

www.canauxrama.com

Croisière avec Paris Canal.

Départ du port Solférino

à Paris.

Tel : 01 42 40 96 97.

www.pariscanal.com

Ski nautique

Pratique des sports de glisse sur

l’eau : ski, wakeboard, barefoot…

Ski nautique club de

Saint-Maur-des-Fossés.

Tél. : 06 10 33 88 60.

Ski nautique avec Barefoot

Style. À Villeneuve-Saint-

Georges.

Tél. : 01 45 98 85 24.

http://barefoot-style.com

partiront ainsi à l’abordage de la Marne

à l’aide de toutes sortes de navires !

Canoës et avirons useront les plus

motivés. Quant aux pirogues

polynésiennes, elles offriront un joli

rayon de soleil venu des antipodes.

À découvrir aussi, le « Stand up paddle »,

activité originale consistant à rester

debout pour ramer. Ouverte à tous, la

« plage » offrira aussi son lot de

découvertes. Salsa ou danse brésilienne,

rugby ou football, créations artistiques

ou farniente, le matin ou jusqu’au

crépuscule, entre amis ou en famille,

tous les Val-de-Marnais - vacanciers ou

non - savent où aller. A.G.

Canoë-kayak

Société nautique

du tour de Marne

Dans le site préservé des Boucles

de la Marne, vous naviguerez entre

les îles où la faune et la flore locales

vous enchanteront. Conseil

pratique : venir avec une tenue de

rechange (vestiaires et douches à

disposition).

À La Varenne Saint-Hilaire.

Tél. : 01 49 76 90 51.

http://sntm.free.fr

US Créteil

À bord d’un canoë (2 à 3 places),

d’un kayak (1 place) ou d’une yole

(12 places), les visiteurs navigueront

sur la Marne et admireront l’île

Sainte-Catherine. Les mineurs

doivent obligatoirement être

accompagnés. Réservation deux

jours à l’avance.

À Créteil.

Tél. : 06 14 12 93 61.

www.canoe-kayak.uscreteil.com

Voile

La base régionale de plein air et de

loisirs de Créteil propose des

activités variées : voile, kayak,

course d’orientation... Déroulement

Champigny-Plage,

du 2 au 17 juillet,

en bords de Marne.

Animations, jeux,

activités nautiques…

Plus d’infos sur

www.champigny94.fr

et au 01 45 16 40 00.

de la séance de voile : briefing,

préparation des bateaux, séance

sur l’eau, rangement, identification

des apprentissages.

À Créteil.

Tél. : 01 48 98 44 56.

www.base-loisirs-creteil.fr

Aviron

Au cœur du parc interdépartemental

des sports de Choisy, sur un plan

d’eau de 1 650 mètres, initiation à

l’aviron durant une heure dans des

conditions idéales de sécurité.

Présentation de l’activité et

pratique sur l’eau.

À Créteil.

Tél. : 06 88 45 55 01.

http://ac94.itinet.fr/topic/index.html

Espace

aquatique

Lieu de détente avec une piscine

de deux bassins, dont un de

50 mètres, une pataugeoire,

une plage de 600 m 2 de pelouse,

un bar avec terrasse et un terrain

de beach-volley.

À Villecresnes.

Tél. : 01 45 98 00 98.

Festival

Sur le pont…

du Port-à-l’Anglais

Avignon,

son pont,

son festival…

c’est mignon,

mais c’est bien

loin ! Du coup,

Vitry s’est

adapté,

proposant un

contre-festival

estival. Cela fait

déjà 13 ans

que ça dure et

l’imagination

des troupes

composant cette attraction n’a de cesse de

surprendre les spectateurs les plus variés.

Un véritable florilège artistique vient ainsi

s’abattre, du 6 au 31 juillet, à la Gare au théâtre.

Cette année, avec quinze compagnies

supplémentaires, le festival s’annonce toujours

plus éclectique. Les spectateurs seront ainsi

rapidement embarqués dans un tourbillon de

bonne humeur. Entraînés par les comédiens,

danseurs, musiciens et autres artistes de tous

horizons qui produiront, chacun, des œuvres

originales pour tous. A.G.

© D. R.

Festival « Nous n’irons pas à Avignon »,

du 6 au 31 juillet, à la Gare au théâtre, à Vitry.

Soirée d’ouverture le 11 juin. Tél. : 01 55 53 22 26.

www.gareautheatre.com

SPORT

Tennis et golf

Sur 73 hectares, aires de jeux

pour enfants et adolescents et

nombreux équipements dont

15 courts de tennis et un golf

(sur réservation).

Parc des sports et des loisirs

du Tremblay à Champigny.

Tennis : 01 48 81 91 05.

Golf : 01 48 83 36 00.

www.parc-tremblay.fr et

www.vert-marine.com

Initiation au golf dans une

atmosphère familiale sur un

parcours à neuf trous à quelques

kilomètres de Paris. Les cours

sont donnés par groupe de dix

personnes maximum avec

un enseignant diplômé.

Blue Green,

golf de Marolles-en-Brie.

Tél. : 01 45 95 18 18.

www.bluegreen.com/marolles

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 39


© Roger Job

À L’AFFICHE

40

Expo photos

Turkanas, les premiers

derniers hommes

Samburu district, nord de Baragoi, 2010. Des

Turkanas emmènent 5 000 têtes de bétail au barrage.

À partir du 7 juillet, la maison de la

photographie Robert-Doisneau à Gentilly invite au

voyage. Le guide s’appelle Roger Job, et le véhicule

la pellicule. Pas la peine d’imaginer se délecter sur

de l’abstrait, le photojournaliste a rempli son

objectif d’images vraies. D’images tristes aussi.

Roger Job revient de multiples séjours au Turkana

(Kenya) pour faire réagir la planète sur un avenir

trop sec. Tel un témoin privilégié de la vie d’un

peuple pastoral, le reporter dévoile un quotidien

devenu radical. Parfois dérangeantes, souvent

révoltantes mais toujours percutantes, ses photos

ne laisseront personne indifférent. A.G.

« Turkanas, les premiers derniers hommes »,

photographies de Roger Job, du 7 juillet au 16 octobre,

à la maison Doisneau, à Gentilly. Tél. : 01 55 01 04 86.

AGENDA

Escalade

Ce centre d’escalade indoor est

une structure artificielle modulable,

offrant 180 voies et un espace

pan/bloc de 150 m 2 . Pratique libre,

sans limitation de durée pour les

grimpeurs autonomes. Initiation

obligatoire sur réservation pour les

débutants.

Roc & Résine à Thiais.

Tél. : 01 46 75 04 21.

www.roc-et-resine.fr

Laser Game

Le Laser Game Evolution est une

simulation de tir. Il faut un minimum

de six personnes pour pouvoir

venir jouer. La carte d’identité sera

demandée pour bénéficier de cette

offre.

À Charenton-le-Pont.

Tél. : 01 43 53 65 68.

www.lasergame-evolution.com

Bowling

Le bowling de la Matène dispose

de seize pistes, d’un équipement

pour les plus jeunes, de huit tables

de billard, d’une terrasse extérieure

et d’un parking (réservation

conseillée). L’entrée au bowling est

Expo photos

La banlieue sans cliché

© R. Doisneau La Poudre d’escampette. 1945.

La banlieue se vit, la banlieue se voit.

Avec Robert Doisneau, à travers son œil

drôle et perspicace, la banlieue se regarde

aussi. Enfant de Gentilly et amoureux fou

de Paris et ses alentours, Robert Doisneau,

représentant du mouvement humaniste,

est donc célébré par l’écomusée, pour la

troisième fois de son histoire. Jusqu’au

20 novembre, le musée de Fresnes accueille

interdite aux moins de 16 ans non

accompagnés d’un adulte.

À Fontenay-sous-Bois.

Tél. : 01 48 76 40 59.

www.bowling-la-matene.com

EN FAMILLE

Little Parc

Little Parc est un parc récréatif

couvert et climatisé de 540 m²

dans lequel les enfants évoluent

en toute sécurité : trampolines,

piscine à boules, toboggans,

ateliers, formules anniversaires…

Port de chaussettes obligatoire

pour les enfants.

À Boissy-Saint-Léger.

Tél. : 01 43 89 73 08.

www.littleparc.fr

Exploradôme

Musée interactif de découverte

des sciences, du multimédia

et du développement durable :

60 expériences scientifiques à

manipuler, une exposition

« Biodivercitez, conjuguons ville

et nature » et des ateliers

scientifiques et multimédias

pour enfants et ados.

À Vitry-sur-Seine.

Tél. : 01 43 91 16 20.

www.exploradome.com

Playmobil

FunPark

Le Playmobil FunPark, c’est une

salle de jeux géante avec tous les

Playmobil. À votre disposition :

douze aires de jeux réparties sur

2 000 m 2 , une aire réservée au

moins de 3 ans, un espace détente

et restauration, une boutique.

Des animations sont organisées

durant les vacances scolaires.

À Fresnes.

Tél. : 01 49 84 94 44.

www.playmobil-funpark.fr

Ferme

des Gondoles

On y retrouve tous les animaux

de la ferme : poules, coqs,

chèvres, vaches, ânes, cochons,

lapins… dans un espace verdoyant,

situé à proximité du parc

interdépartemental des Sports.

Aire de jeux pour les enfants.

À Choisy-le-Roi.

Tél. : 01 48 90 77 11.

www.ville-choisyleroi.fr

donc tout un chacun souhaitant

pénétrer l’esprit éclairé de

ce génie du noir et blanc. De

cliché en cliché, les visiteurs

vont parcourir une exposition

qui, plus qu’un hommage, se

veut être une véritable histoire.

Une narration débutée

par la « première » de Doisneau

- Affiches sur une palissade à

Gentilly - et conclue par un

document vidéo inédit, montrant

le photographe échanger

avec un groupe d’artistes en

herbe. Entre les deux, son œil

unique - suivant cinq thématiques

- décrypte la banlieue. La

vraie. Une banlieue telle que

vécue par ses habitants. Une

banlieue vivante surtout. Sans

naïveté ni idéalisme, Doisneau

dévoile ainsi une part plus sombre

et plus ancrée dans la réalité de son

travail. L’espace consacré aux lauréats du

concours « Vivre en Val de Bièvre » s’inscrit

aussi dans cette idée. Celle d’une banlieue

pleine de talents. A.G.

« Doisneau en Val de Bièvre »,

exposition à l’écomusée de Fresnes,

jusqu’au 20 novembre. Tél. : 01 41 24 32 24.

www.ecomusee-valdebievre.fr

SORTIES

Cinémas du Palais

Armand-Badéyan

Des films venus des quatre coins

du monde sont au programme

de ce cinéma Art et Essai,

ainsi que des soirées rencontres

(réalisateurs, associations

partenaires, critiques de cinéma),

des avant-premières, des

ciné-goûters et des films grand

public accessibles à tous.

À Créteil.

Tél. : 01 42 07 60 98.

www.lepalais.com

Cinéma

Royal Palace

Tous les jours de l’année, une riche

programmation pour ravir petits et

grands, curieux ou cinéphiles. Des

salles tout confort, fauteuils clubs,

son dolby-numérique et grands

écrans. Aujourd’hui inscrite à

l’inventaire supplémentaire des

monuments nationaux, la façade

du Royal Palace, achevée en

1921, témoigne avec force de

l’époque et de l’originalité de son

maître d’œuvre.

Littérature

Rencontres

entre deux pages

Le roman appelle la rencontre. La rencontre de

personnages parfois si réels, accompagnateurs de vos rêves

habituels. La rencontre d’un auteur aussi, cachant bien

souvent derrière sa plume une extrême pudeur. La Maison

du roman populaire pousse ainsi l’idée de se regrouper,

de se retrouver. Cette fois, entre lecteurs. Le 19 juillet,

les portes s’ouvrent à tous pour un échange d’idées fortes

ou de simples lueurs. Sujets libres et public éclectique sont

attendus pour parler, discuter, écouter. Du moment que

c’est un coup de cœur. Les cinéphiles amateurs peuvent

aussi proposer une œuvre du 7 e art, une adaptation de

roman sur grand écran prête toujours à discussion. A.G.

Rencontres autour de lectures populaires, le 19 juillet à 20 h,

à la Maison du roman populaire, à L’Haÿ-les-Roses.

Tél. : 01 49 08 96 56.

À Nogent-sur-Marne.

Tél. : 01 43 24 23 80.

www.royalpalacenogent.fr

Guinguette

auvergnate

Située en bord de Seine avec une

agréable terrasse panoramique,

cette guinguette propose une

cuisine traditionnelle ou

auvergnate. Soirées à thème les

deuxième et quatrième vendredis

de chaque mois, déjeuner dansant

les deuxième et quatrième

dimanches de chaque mois.

Possibilité de faire du ski nautique

à proximité immédiate.

À Villeneuve-Saint-Georges.

Tél. : 01 43 89 04 64.

www.guinguetteauvergnate.com

Pour en savoir plus

Les coupons sont gratuits

et disponibles sur

www.pass94.com.

Ils existent aussi sous forme

de brochure, à récupérer

Plus d’infos sur

www.cg94.fr

© J.-P. Le Nai

gratuitement auprès des

mairies, offices de tourisme

du département et de la

région.

Comité

départemental

du tourisme

16, rue Joséphine-de-

Beauharnais

94 500 Champigny-sur-

Marne

Tél : 01 55 09 16 20.

www.tourismevaldemarne.com

www.facebook.com/tourisme.

valdemarne

Carte blanche À ALEXANDRE DELARGE

CONSERVATEUR DE L’ÉCOMUSÉE DU VAL DE BIÈVRE (FRESNES)

« Vous avez dit écomusée ? »

Bien souvent le mot

patrimoine fait penser aux vieilles

pierres et dans les musées, aux

objets du passé quelque peu

prestigieux. Pour les écomusées,

il évoquerait plutôt l’ensemble

des traces qui permettent de

comprendre la vie des hommes et

des femmes d’aujourd’hui.

Voici donc d’étranges musées

que je vais tenter de présenter en

développant le cas de l’écomusée

du Val de Bièvre.

Ce lieu a pour ambition de faire

réfléchir au monde qui nous

entoure. Pour cela, l’équipe de

l’écomusée réalise des expositions

sur des sujets, parfois assez

classiques, comme l’artisanat d’art

ou les photos de Robert Doisneau

(voir page 40), parfois étonnants

tels que les travailleurs pauvres

ou les usages de la télévision.

Ce ne sont pas les seules

expositions présentées puisque

quatre à cinq fois par an, ce sont

des habitants, seuls ou en groupes,

qui organisent des expositions sur

des sujets qui les intéressent :

l’autoconstruction par d’anciens

« castors », l’évolution de l’école

par des élèves de CE1, un regard

artistique sur la ville par un atelier

photographique, etc. Pour réaliser

ces expositions participatives, les

habitants s’appuient sur les

ressources de l’écomusée : savoirfaire

du personnel, collections,

documentation, locaux et

matériels.

L’écomusée a pour sujet central la

vie en banlieue sud. Cela se traduit

dans les collections par des objets

divers, surtout modernes et

contemporains, qui vont de la

statue polychrome du XIV e siècle

au solex, en passant par un

projecteur de cinéma 16 mm ou

une étoile jaune. La caractéristique

de notre collection est que chaque

objet est associé à un entretien

avec la personne qui l’a utilisé.

C’est donc autant l’objet que son

histoire, ce que l’on appelle la

mémoire, qui nous intéresse.

Autre caractéristique de

l’écomusée : beaucoup d’actions

se développent hors les murs,

souvent en partenariat avec

d’autres acteurs du territoire.

De cette façon, nous touchons des

publics qui parfois ne viendraient

pas à l’écomusée, de plus cela

nous permet de présenter le

patrimoine sous des jours

inusuels. Ainsi, cet été, nous irons

dans des parcs publics avec des

objets de collection pour en conter

l’histoire aux curieux.

Il y aurait encore beaucoup à dire,

mais le principal est atteint si

j’ai réussi à dessiner l’image

d’un musée un peu atypique qui

valorise les patrimoines du

quotidien, agit avec les habitants

et tente de toucher l’ensemble

de la population (y compris celle

qui ne vient pas au musée).

www.ecomusee-valdebievre.fr

Alexandre Delarge

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 41

© A. Bachellier


SPORT

© J. Paisley

42

© J. Paisley

Pour cette nouvelle

édition, le

Challenge Marrane

fait le plein de

nouveautés. Tout

d’abord, la date - les 3 et

4 septembre -, inhabituelle

pour ce traditionnel rendezvous

sportif val-de-marnais,

organisé par l’Union sportive

d’Ivry (USI) et soutenu par le

Conseil général. « En raison du

calendrier international, nous

avons dû déplacer le Challenge au

début septembre », explique

Thomas Pasqueraux, directeur

du tournoi, avant de

poursuivre, « c’est finalement

une date idéale pour la préparation de notre

saison ». Autre nouveauté, l’USI accueillera

cette année de grands clubs internationaux

à la place des traditionnelles

équipes nationales. « Avec cette manifestation

de haut niveau, nous souhaitons

promouvoir le hand français, en présence de

l’élite mondiale de ce sport spectaculaire »,

poursuit l’organisateur.

En effet, le meilleur club hongrois - MKB

Veszprem KC -, actuellement 5 e au classement

européen, a déjà répondu présent.

Face à lui, les Roumains du HCM

Constanta, club européen aux multiples

titres nationaux, tenteront également

de relever le défi. L’USI, quant à

elle, présentera sa nouvelle équipe pour

la saison 2011-2012. Une occasion pour

La République Tchèque (en maillot bleu), vainqueur de la

dernière édition du challenge Georges-Marrane, en avril 2011.

Handball

L’US Ivry fait sa rentrée

avec le Marrane

La 36 e édition du challenge international Georges-Marrane se déroulera les 3 et 4 septembre.

Nouvelle date et nouveau format, avec la présence de grands clubs internationaux.

le club val-de-marnais d’afficher ses

ambitions en ce début de championnat,

après une année 2010-2011 en demiteinte.

« Avec ce plateau international, nos jeunes

joueurs affronteront des clubs rompus à la

Ligue des champions. C’est un grand tournoi

pour nous », souligne Thomas Pasquereaux.

Les finales auront lieu le 4 septembre à

la Halle Carpentier, à Paris dans le 13 e .

Environ 3 000 passionnés de handball

y sont attendus.

Pour en savoir plus

www.lemarrane.fr

Sarah Sudre

© D. R.

Moto

Christophe Guyot :

« La moto, c’est une

école de la vie »

GMT 94 est actuellement troisième

du championnat du monde d’endurance.

Christophe Guyot, ancien pilote et manager

de l’écurie val-de-marnaise parle de ce sport

extrême.

Racontez-nous la création de l’écurie

GMT 94…

Christophe Guyot : J’ai acheté ma première moto

en ouvrant l’écurie GMT 94 à Ivry-sur-Seine en

1989. Je n’y serais jamais arrivé sans l’aide du

Conseil général, mon premier partenaire, et de la

Mutuelle des motards. Au début, j’étais à la fois

mécanicien, pilote et dirigeant. Partant de rien, j’ai

dû affronter les grosses « machines » sur circuit.

Mais en remportant les 24 heures du Mans en 2001,

puis les championnats du monde d’endurance en

2004, j’ai prouvé qu’avec GMT 94, tout était possible.

Aujourd’hui, nous sommes une équipe, une

écurie officielle en partenariat avec Yamaha. Fidèles

à notre département, nous tenions à garder le 94

sur nos motos.

Comment vivez-vous ces championnats

du monde ?

C.G. : La troisième place provisoire est une belle

surprise. L’endurance demande énormément de

force physique à nos trois pilotes, David Checa,

Kenny Foray et Matt Lagrive. Même s’ils se relayent

toutes les heures, ils roulent à plus de 300 km/heure.

C’est aussi difficile sur le plan psychique, la fatigue

s’installe vite. Pour espérer un podium aux championnats

du monde, divisés en six étapes, il faut

que l’on maintienne notre 3 e place aux Huit heures

de Susuka, en juillet. Nous aimerions aussi faire

un bon résultat lors de l’étape des 24 heures du

Mans en septembre.

À travers la moto, vous souhaitez

sensibiliser les Val-de-Marnais à la sécurité

routière…

C.G. : Je suis militant sur moto. J’essaie de véhiculer

des valeurs de solidarité et de sécurité. La moto est

une école de la vie. C’est pourquoi, lors de la journée

des solidarités, nous sensibilisons les Val-de-

Marnais, en particulier les jeunes, aux spécificités

de la conduite d’un deux-roues. GMT 94 est également

à l’origine du projet « Ouvrez les circuits »,

qui permet aux amateurs de vitesse de pratiquer

la moto sur de vrais circuits au lieu de risquer leur

vie sur les routes.

Propos recueillis par Sarah Sudre

Marathon-relais

Le Val-de-Marne en tête

1 302 participants pour la 18 e édition du marathon-relais au parc

interdépartemental des sports de Choisy, le 26 juin, sous une forte chaleur et

dans une ambiance très conviviale. 120 bénévoles ont permis que les courses

se déroulent dans des conditions optimales. Soulignons que deux équipes

val-de-marnaises ont remporté les deux principaux classements : l’USIPT du

Plessis-Trévise chez les hommes et le Vincennes Athlétic chez les dames.

EN BREF

GYMNASTIQUE RYTHMIQUE

Bons résultats des clubs val-de-marnais

en gymnastique rythmique, lors des

championnats de France division fédérale,

les 28 et 29 mai à Thiais. Ainsi, l’US Créteil

est devenue championne de France en

division fédérale 1 senior. Les minimes

cristolliennes gagnent l’argent, et

l’ensemble nationale 3 repart avec la

médaille de bronze. À domicile, l’équipe

de Thiais est montée sur la 3 e marche du

podium en division fédérale esthétique.

Quant au club de Sucy-en-Brie, ses

benjamines se sont classées 3 e en division

fédérale 1.

JUDO

Plusieurs sportifs val-de-marnais sont

sélectionnés en équipe de France pour les

championnats du monde de judo qui se

dérouleront du 23 au 28 août, à Paris.

Chez les femmes : Sarah Loko de

Maisons-Alfort (moins de 57 kg) sera

titulaire. Marie Pasquet (moins de 70 kg) et

Émilie Andéol (plus de 78 kg) de Champigny

seront remplaçantes. Chez les hommes,

Anthony Laignes de Maisons-Alfort

(moins de 90 kg) sera remplaçant.

TENNIS DE TABLE

Après une saison en demi-teinte, l’équipe

féminine de tennis de table de l’US

Kremlin-Bicêtre termine le championnat de

France de pro A en 7 e position. Cependant,

la Kremlinoise Carole Grundisch a remporté

son quatrième titre national à Arras lors des

championnats de France (du 20 au 22 mai).

Elle a battu en finale la joueuse de

Saint-Loup / Saint-Berthevin Yuan Jia Nan.

TAEKWONDO

Gwladys Épangue (Djoson Saint-Maur)

est devenue championne du monde de

Taekwondo (moins de 73 kg), le 6 mai à

Gyeongju en Corée-de-Sud. Elle a battu

en finale la Coréenne Oh Hye Ri sur décision

de supériorité (2-2) après prolongations.

Après un palmarès déjà très complet dans

la catégorie des moins de 67 kg, Gwladys

est passée en 2010 dans la catégorie des

moins de 73 kg. Un pari plus que gagné

pour cette athlète française, championne

du monde 2009, double médaillée d’argent

aux championnats du monde (2005 et 2007)

et médaillée de bronze aux Jeux olympiques

2008.

BEACH-VOLLEY

Le club sportif de Valenton organise,

avec le soutien du Conseil général, un

tournoi de beach-volley, le 3 juillet, de 9 h

à 17 h au parc départemental de la

Plage-bleue. Trente équipes mixtes,

essentiellement seniors, se sont donné

rendez-vous pour cette journée sportive.

Renseignements : parc départemental

de la Plage-bleue, rue du 11-Novembre,

à Valenton. Tél. : 01 43 99 82 80.

SPORTS EN VAL-DE-MARNE SUR CG94.FR

Si vous souhaitez vous renseigner sur

les lieux de pratiques sportives en

Val-de-Marne, sur les actions du

Conseil général dans ce domaine, connaître

l’actualité sportive val-de-marnaise ou bien

encore consulter le guide des aides

du Conseil général, une seule adresse :

www.cg94.fr rubrique Sport. Une mine

de renseignements à votre disposition.

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 43

© J. Paisley

BOUGER EN VAL-DE-MARNE


DÉCOUVERTE

44

Voyage dans le temps et les savoir-faire anciens, sur l’espace d’aventures archéologiques (mai 2011).

Le Val-de-Marne a une longue histoire dont une partie encore enfouie sous nos pieds.

Les archéologues départementaux s’apprêtent à en déchiffrer une nouvelle page.

Il faisait beau pour la fête du parc

départemental des Hautes-Bruyères, à

Villejuif. L’occasion pour les promeneurs

de découvrir au printemps l’espace

d’aventures archéologiques inauguré à

l’automne au cœur du parc. Ce weekend,

coïncidant avec les 2 es Journées

nationales de l’archéologie, le public

pouvait également rencontrer les archéologues

sur le lieu même de leur travail :

le service départemental d’Archéologie.

Situé à proximité du parc, sur un campus

du CNRS, le bâtiment s’élève sur

trois niveaux : 1500 m 2 répartis en laboratoires,

bureaux, salles d’expo, bibliothèque,

réserves, salle de dépôt... C’est là

qu’arrivent les objets mis au jour lors

de fouilles dans le département. Os,

minéraux, métaux, terres cuites… y

sont nettoyés, étudiés, restaurés, classés

par collections dûment répertoriées. Ces

« archives du sol », comme disait le grand

préhistorien Leroi-Gourhan, racontent

une histoire, celle du territoire et des

hommes qui s’y sont succédé. La situation

(eau, terres limoneuses, gibier, plateaux

pour le guet…) était exceptionnelle. Les

traces humaines y sont parmi les plus

anciennes de la région (200 000 ans à

Maisons-Alfort). Le Conseil général a été

l’une des premières collectivités territoriales

à prendre conscience de l’importance

de cette histoire, du gisement de

savoirs et d’expériences qu’elle contenait.

Dès 1978, il se dote d’un service d’Archéologie.

Dans un paysage archéologique profondément

remanié depuis les lois de 2001

et 2003, le service vient d’obtenir son

agrément d’opérateur en archéologie

préventive. C’est un tournant pour

l’équipe : une vingtaine de personnes,

parmi lesquelles des spécialistes en

paléoanthropologie, préhistoire, proto-

L’ESPACE D’AVENTURES ARCHÉOLOGIQUES

Une situation exceptionnelle

Réalisé sur un lieu mondialement connu

(site de chasseurs-cueilleurs moustériens),

cet espace s’étend sur 4 hectares paysagers

en clairières, reliées par des tunnels où figure

le passage du temps, complété par des salles

d’expos. Idéal pour des actions de

sensibilisation et d’initiation à l’archéologie.

© D. R.

Une équipe de médiateurs

Quatre médiateurs du patrimoine développent

toute l’année des projets notamment en

direction des scolaires.

Au printemps, « Graine d’archéo » accueille

le mercredi les enfants et les jeunes,

individuellement ou en groupe. Les Journées

du patrimoine, la fête du parc, les vacances

Centre de ressources pour les chercheurs, la bibliothèque

s’ouvre à tous sur rendez-vous.

Archéologie

Sous les pavés, 200 000 ans d’histoire

histoire, médiévistes, tous chercheurs de

haut niveau. Si les grandes lignes de

l’évolution du territoire sont aujourd’hui

connues, beaucoup reste en effet à

découvrir. D’anciennes fouilles intégrées

dans des protocoles de recherche continuent

de livrer leurs secrets, et de nouvelles

se profilent à l’horizon. Le Val-de-

Marne continuant d’évoluer au rythme

des besoins des hommes.

Depuis deux ans à la tête du service,

David Coxall a pris la mesure des chantiers

à venir : « On s’est donné des priorités,

explique-t-il, les opérations d’aménagement

dans lesquelles le Conseil général est impliqué,

et la collaboration avec les services de l’État

qui prescrivent les diagnostics et les fouilles.

L’épicentre, c’est l’opération d’intérêt national

(OIN) Orly - Rungis - Seine-Amont. D’importants

projets concernent cette vallée,

incluant la confluence Seine-Marne. » Un

secteur historiquement sensible, mais le

d’été… sont ouverts au grand public.

Cet été : ateliers pour les enfants

Deux fois par semaine, l’espace organise à

leur intention une découverte de l’archéologie :

les techniques de fouille, l’évolution humaine,

la révolution néolithique, le feu, le foyer, la

chasse, l’outillage, l’agriculture, la céramique,

le tissage, les teintures…

© D. R.

© S. Chambert

Corps embaumé dans un sarcophage du XVII e siècle

à Saint-Maurice (1986).

Traces d’habitat du 1 er âge du fer. Parc des Lilas à Vitry (2009).

responsable du service d’Archéologie se

veut rassurant : « L’archéologie n’est plus

vécue comme un frein au développement. Tout

est organisé en amont, en concertation entre

tous les intervenants, l’État, les aménageurs,

et l’opérateur de fouilles, qu’il soit public ou

privé. » Dans ce cadre réglementaire, le

service départemental occupe une place

singulière. Expert du territoire, il est aussi,

en dehors de l’institut national de

recherches archéologiques (INRAP), le

seul opérateur public du Val-de-Marne.

Le seul en tout cas à assurer au-dede la

fouille. « Ces nouveaux chantiers vont générer

une foule d’activités en termes de restauration,

de recherche et de médiation. C’est tout

l’intérêt d’un service public d’archéologie sur

un territoire. Restituer nos connaissances aux

habitants est la principale de nos missions. »,

conclut David Coxall.

Pour en savoir plus

Francine Déverines

Service départemental d’Archéologie

3, rue Guy-Môquet, à Villejuif.

Tél. : 01 47 26 10 00.

www.cg94.fr/archeologie

En juillet, dès 8 ans : archéologie et préhistoire

(le mardi), techniques et matériaux (le jeudi).

L’archéo en famille

Les techniques sont le fruit d’une longue

histoire et de protocoles expérimentaux plus

ou moins complexes. Après les fours

culinaires l’an dernier, l’équipe propose la

reproduction d’un four de l’âge du bronze

Aqueduc de Lutèce

CACHAN

FRESNES

GENTILLY

KREMLIN-

BICÊTRE

ARCUEIL

L'HAŸ-LES-ROSES

VILLEJUIF

CHEVILLY-LARUE

5

© D. R. © D. R.

3

RUNGIS

Sous une chapelle à Ivry, mise au jour de

4000 ans d’histoire (1993).

Céramiques des Antes, à Rungis (1988-89).

THIAIS

VITRY-

SUR-SEINE

et la fabrication de céramique.

En juillet, en famille : ateliers « Arkeotekne »

(le mercredi)

Inscriptions et renseignements

Permanence quotidienne de 10 h à 12 h sur

l’espace d’aventures archéologiques, au parc

départemental des Hautes-Bruyères, à Villejuif.

Tél. : 01 47 26 10 67.

SAINT-

MANDÉ

2

IVRY-SUR-SEINE

CHARENTON-

LE-PONT

1

SAINT-MAURICE

7

MAISONS-ALFORT

4

ORLY

ALFORVILLE

CHOISY-LE-ROI

VILLENEUVE-LE-ROI

ABLON-

SUR-SEINE

VINCENNES

© D. R. © D. R.

CRÉTEIL

© CG94

FONTENAY-

SOUS-BOIS

VALENTON

JOINVILLE-

LE-PONT

VILLENEUVE-

SAINT-GEORGES

NOGENT-SUR-MARNE

BONNEUIL-

SUR-MARNE

LIMEIL-

BRÉVANNES

LE PERREUX

SUR-MARNE

CHAMPIGNY-

SUR-MARNE

SAINT-MAUR-

DES-FOSSÉS

Carte des sites & recherches

les plus emblématiques

Berge fossile de plus de 160 000 ans,

à Maisons-Alfort (1994).

6

BRY-SUR-

MARNE

SUCY-EN-BRIE

CHENNEVIÈRES-

SUR-MARNE

BOISSY-

SAINT-LÉGER

VILLIERS-

SUR-MARNE

ORMESSON-

SUR-MARNE

VILLECRESNES

NOISEAU

MAROLLES-

EN-BRIE

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 45

BOUGER EN VAL-DE-MARNE

LE PLESSIS-

TRÉVISE

SANTENY

MANDRES-

& La confluence Seine-Marne à Maisons-Alfort et Ivry : le plus

LES-ROSES

ancien

ancrage de l’homme dans le bassin parisien (Paléolithique, Néolithique,

PERIGNY-

Protohistorique). Hautes-Bruyères, à Villejuif (Paléolithique, Âge du fer). SUR-YERRES

Vitry, Thiais, Orly, Villeneuve-le Roi (Âge du bronze et Âge du fer).

Les Antes à Rungis (occupation au Néolithique, découverte d’un guerrier

gaulois). Bonneuil : crâne de jeune mammouth. Saint-Maurice :

sarcophage du XVIIe 1 2

3

4

5

6

7

et cimetière protestant.

Nécropoles du Moyen Âge (abbaye de Saint-Maur, église Sainte-Colombe à

Chevilly, parvis Saint-Christophe à Créteil, nécropole de Nogent, chapelle

Saint-Frambour à Ivry).

LA

EN


MÉMOIRE

46

© Jean-Pierre Persico, Archives départementales du Val-de-Marne

© Archives départementales du Val-de-Marne

1903-2011

Tour de France :

tout a commencé en Val-de-Marne

Tour de France 1983. Vue des coureurs cyclistes. Tour 1983. Éric Vanderaerden, vainqueur du prologue à Fontenay-sous-Bois,

avec notamment Michel Germa, président du Conseil général.

C’est à Villeneuve-Saint-Georges, le

1 er juillet 1903, qu’est donné le départ

de la première étape du premier Tour

de France. Une longue et belle histoire

entre la Grande Boucle et le Val-de-

Marne, écrite par de très grands

champions.

Ce matin-là, devant l’auberge du

Réveil-Matin à Montgeron, les opérations

de contrôle ont lieu avant que ne soit

lancé, de Villeneuve Saint-Georges, le

départ de la première étape, Paris - Lyon

(467 km). Un journal circule de main en

main, L’Auto. On peut y lire dans l’édito

Tour de France 1981. Couverture du journal

municipal de Fontenay-sous-Bois.

signé Henri Desgranges : « L’Auto, journal

d’idées et d’action, va lancer à travers la France,

dès aujourd’hui, les inconscients et rudes semeurs

d’énergie que sont les routiers professionnels. »

Maurice Garin remporte cette première

étape et survole l’épreuve de bout en bout.

L’épopée des forçats de la route commence.

Ils vont écrire les premières pages

de la légende du cycle. Le Tour de France

et les routes du Val-de-Marne, c’est une

longue et belle histoire. Outre Villeneuve-

Saint-Georges, en 1903, de nombreuses

villes du département ont accueilli la

plus grande course cycliste au monde.

En 1969, Créteil applaudit Anquetil et

Poulidor. En 1971, Rungis donne le départ

de la 7 e étape du Tour, jusqu’à Nevers. En

1979, Bernard Hinault remporte l’avantdernière

étape Auxerre - Nogent-sur-

Marne, la dernière étape Le Perreuxsur-Marne

- Champs-Élysées, et gagne son

second Tour. Quatre ans plus tard, le Valde-Marne

lance le départ du Tour 1983

avec un contre-la-montre à Fontenaysous-Bois,

une habituée de l’épreuve

(1980, 1981, 1982 et 1983), où vécut Louison

Bobet, trois fois vainqueur du Tour.

Le peloton fait halte à Nogent et Créteil

lors de la seconde étape. Laurent Fignon,

ex-pensionnaire de l’USC Cyclisme endosse

le maillot jaune lors de la 17 e étape et

le conserve jusqu’aux Champs-Élysées.

Il remporte la dernière étape au départ

d’Alfortville et du même coup son premier

Tour de France 1981. Affiche annonçant

l’étape de Fontenay-sous-Bois.

Tour de France. En 1987, Créteil accueille

à nouveau le peloton. Cette année, lors de

l’étape du 24 juillet 2011, la caravane, les

coureurs et tous les amateurs de vélo

auront une pensée émue pour le champion

à lunettes, disparu le 30 août dernier.

Pour en savoir plus

Le 24 juillet 2011 : 21 e et dernière

étape du 98 e Tour de France, Créteil -

Champs-Élysées (95 km). Villes val-demarnaises

traversées : Créteil, Maisons-

Alfort, Alfortville, Vitry-sur-Seine, Ivry-sur-

Seine, Villejuif, Le Kremlin-Bicêtre, Joinville,

Saint-Maur-des-Fossés, Champigny-sur-

Marne, Bry-sur-Marne, Le Perreux-sur-

Marne, Fontenay-sous-Bois, Vincennes,

Saint-Mandé, Saint-Maurice et Charenton.

© Archives départementales du Val-de-Marne

Claude Bardavid

© Jean-Pierre Persico, Archives départementales du Val-de-Marne

La commande : Dans le cadre du conseil général des collégiens, de jeunes élus issus de la commission

de travail « Découverte culinaire, diversité culturelle » ont réalisé un guide de recettes, en partenariat avec des collégiens

issus de tous les pays d’Europe. Avec, en illustration de chaque recette, une mise en scène photo des élèves.

Du travail de pro, à consulter sur www.cg94.fr rubrique Éducation.

PAR ALAIN BACHELLIER

VU PAR…

Le magazine du Conseil général / Numéro 281 / Juillet/Août 2011 47


Programme complet sur www.cg94.fr/anim-en-vert

48

More magazines by this user
Similar magazines