En Corse, la situation paraît souvent désespérée ... - Equitable-Corse

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En Corse, la situation paraît souvent désespérée ... - Equitable-Corse

En Corse, la situation paraît souvent désespérée.

Nous organisons, en tant que collectif PARC (Protection Animale

Région Corse) collectif d’associations de protection animale, une

manifestation à Ajaccio, le samedi 11 février 2012, place de La Mairie, à

14 h.

Le mouvement est parti de l’histoire de Chipie. Danielle, sa maîtresse,

présidente d’ association à Porticcio. Depuis quelques temps, des chats

avaient disparu, des coups de feu résonnaient régulièrement au dessus

de son jardin, au point d’affoler le cheval. Puis, le 8 janvier 2012 Chipie

se promenait à 16 h sur la plage du Capitello et a disparue, elle a été

trouvée le lendemain par un promeneur criblée de plombs, se vidant de

son sang, laissée pour morte. Ce dernier l’a emmenée chez le

vétérinaire, Chipie a été tirée par derrière quasiment a bout portant et a

du être amputée de la patte, Sur la même plage deux faits similaires ont

déjà eu lieu, un labrador et un chat y ont laissé la vie, 3 plaintes

déposées sur le meme lieu en un an!

UCCIANI, des cas d’empoisonnements récurrents, des violences par

arme blanche sur un chien, une bénévole recense les cas, mais les

villageois ont peur de parler.

ECCICA SUARELLE/CAURO, des plaintes répétées pour

empoisonnement en 2010 et 2011.

AJACCIO, dans le centre ville des empoisonnements récurrents, ainsi

que dans le secteur des mandarines et du Vazzio.

Sur la Haute Corse, URIAN, chien terreneuve, tué par balle sur la plage

CapSud a Venzolesca, pas de plainte, les propriétaires ont reçu des

pressions.

QUERCIOLO, 31 Décembre 2011 LESKA et ORUS, tirés a la

chevrotine a 100 mètres de leur domicile LESKA morte de ses

blessures ORUS traumatisé blessé criblé de plombs.

Dans la région Balanaise, un homme frappe son chien a coup de

marteau, l’égorge et le brule dans son jardin, signalé a la presse, mais

l’omerta une fois de plus on ne veut pas stigmatiser le village et on a

peur de dénoncer le monstre!

ET CE NE SONT QUE LES DERNIERS FAITS!


Je ne développe pas les plaintes pour maltraitance déposées par les

diverses associations de l’ile qui chaque fois demeurent sans réponse

des services de justice. Nous ne parlons même pas de classement sans

suite, la justice ne daigne pas répondre! Les gendarmeries rechignent et

découragent les particuliers a déposer plainte.

Une liste d’une partie des plaintes sera jointe a ce courrier.

POURTANT DES LOIS EXISTENT, LOIS REPUBLICAINES

OPPOSABLES SUR LE CONTINENT FRANCAIS, DEVRIONS

NOUS CROIRE QUE LA CORSE EST REGIE PAR D AUTRES

LOIS!

Nous constatons depuis 2010 une recrudescence d’actes de barbarie, de

violence sur les animaux, perpétrés par des jeunes adolescents et

dénonçons une nouvelle “criminalité” dont les animaux sont victimes et

a laqelle il est possible de s’adonner en toute impunité!

EST CE LA JEUNESSE QUE NOUS SOUHAITONS?

• Pourtant Les règles relatives à la protection ont été prises en compte au niveau

européen : la Convention européenne pour la protection des animaux de

compagnie, faite à Strasbourg le 18 novembre 1987, a été signée par la France le

18 décembre 1996 et est entrée en vigueur le 1er mai 2004.

• Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des

conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce (article L.

214-1 du Code rural).

• Nul ne doit causer inutilement des douleurs, des souffrances ou de l'angoisse à un

animal de compagnie (article 2 de la Convention européenne pour la protection

des animaux de compagnie du 13 novembre 1987).

• Toute personne qui détient un animal de compagnie ou qui a accepté de s'en

occuper doit être responsable de sa santé et de son bien-être (article 4 de la

Convention européenne pour la protection des animaux de compagnie du 13

novembre 1987).

• Il est interdit d'exercer des mauvais traitements envers les animaux domestiques

ainsi qu'envers les animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité (article L.

214-3 du Code rural).

L'article 521-1 du Code pénal punit les sévices graves ou actes de cruauté commis sur un

animal domestique d'une peine de 2 ans d'emprisonnement et de 30.000 euros

d'amende.

Le fait d'abandonner un animal domestique est puni des mêmes peines.


Le plus souvent, ces animaux ne font aucun mal, ce ne sont pas des

mordeurs qui “justifieraient” un tel sort par exemple.

Il s’agit clairement de nuire à son voisin en s’en prenant à son animal le

plus souvent, ou alors ce sont des cas de haine pour les chats et les

chiens errants des villages.

Nous sommes en train de recenser les cas de maltraitances à animaux

en Corse, commis récemment ou ces dernières années. Notamment,

nous recensons tous les cas où des plaintes ont été déposées et n’ont

pas été suivies d’effet. C’est la majorité des cas!

Pour exemple, le témoignage de Christine M. qui me dit hier: au village

il y a quelques années, tous les chats et chatons étaient malingres, mais

surtout, vision d’horreur pour moi qui avait 6 ans, ils avaient tous les

yeux crevés. Des enfants, bien connus de tous et jamais dénoncés “par

peur des représailles”, “s’amusaient” ainsi à martyriser les chats de la

rue.

Récemment, chez nous à Corté, des chats ont été enfermés dans un vide

sanitaire pour y mourir de faim et de soif. Leur calvaire à dû durer des

jours, et personne n’a réagi! Et les témoignages se succèdent (incendies

de chenils, etc.)

Cette manifestation a pour but aussi de s’adresser directement à la

justice pour laquelle ces dossiers ne sont pas suivis d’effet, de peine, ou

même d’accusé de réception. L’impunité est quasi totale en Corse!

Or, nous savons deux choses: premièrement que celui qui martyrise un

animal peut le faire à une personne par la suite (cf. Dans le Paca où les

gendarmes ont fait le lien réel entre les deux pratiques), deuxièmement,

que ce n’est pas parce que nous vivons dans une région où la chasse est

quelque chose de courant, qu’il faut confondre un lièvre et un animal

domestique, reconnu être sensible par la loi française.

Autre élément nouveau: ce sont des jeunes qui semblent avoir

persévéré dans le Venacais, où des chats ont été déposés devant la

maison de leur propriétaire une fois leurs pattes coupées, ou encore des

chats dépecés vivants qui ont dû mourir par la suite de septicémie, ou

encore cette vache éventrée dont le veau a été sorti du ventre de sa


mère et décapité ensuite. Je me permets de le souligner en tant

qu’enseignante, il faut savoir que certains jeunes s’affilient à des sectes

sataniques et se font une gloire de verser le sang ainsi, c’est un fait

nouveau, mais bien réel.

La Corse, fin de l’impunité en matière de maltraitance animale?

Nous souhaitons que la voix de ces animaux soit portée par la notre,

que la justice et les pouvoirs publiques aujourd’hui nous entendent, car

a chaque acte grave nous nous lèverons!

Nous dénoncerons,nous diffuserons!

L’Association Stéphane Lamart, solidaire de notre combat se portera

partie civile dans chaque affaire a chaque fois qu’il le faudra!

Nous souhaitons être reçus par les différents intervenants a qui nous

remettons ce dossier afin de trouver ensemble des solutions!

Nous souhaitons que nos élus, région, département, prennent en

considération le travail effectué au quotidien par les associations de

protections animales, qui ne sont jamais concertées dans les prises de

décisions, dans les études (divagation, refuges, fourrières) alors que

nous occupons le terrain depuis des années pour palier aux

manquements.

Nous demandons des moyens de sensibilisation, des mesures pour

favoriser l’identification et la stérilisation.

Nous souhaitons un vrai débat régional pour qu’enfin la condition des

animaux sur notre ile soit à la hauteur d’une civilisation qui est la notre,

et en accord avec la réglementation nationale et européenne.

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