Télécharger le programme - Salle Pleyel

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SAMEDI 14 JANVIER – 20H

DIMANCHE 15 JANVIER – 20H

AaRON Chœur et cuivres

1 re partie : Rover

Timothée Regnier, chant, guitare

entracte

AaRON

Simon Buret, chant lead, harmonica, piano

Olivier Coursier, piano, guitares, chœur

Julie Gomel, guitares, clavier, chœur

Côme Aguiar, basse, chœur, lapsteel

Jean-Baptiste Cortot, batterie

Le Jeune Chœur de Paris

Eléonore Lemaire

Héloïse Derache

Clara Schmidt

Claire Gascoin

Teddy Henry

Raphaël Bleibtreu

Augustin Chemelle

Sorin Dumitrascu

Henri Chalet, chef de chœur

Cuivres

Daniel Zimmermann, trombone

Michael Joussein, trombone

Philippe Georges, trombone

Marie-Jeanne Séréro, arrangements

Ce concert est diffusé en direct sur www.citedelamusiquelive.tv et www.arteliveweb.com.

Il restera disponible gratuitement pendant 4 mois.

Fin du concert vers 22h30.


AaRon

Formé il y a huit ans, le duo français AaRON a touché de l’or dès son premier

single, « U-Turn (Lili) », composé en 2006 pour la bande originale du film de

Philippe Lioret, Je vais bien ne t’en fais pas. Simon Buret, l’un des deux musiciens,

mène en parallèle une carrière d’acteur et tient un rôle dans le film, profitant

de l’aubaine pour faire passer au réalisateur le titre qu’il a composé avec

Olivier Coursier. L’intensité mélodramatique de la chanson et son contrechamp

mélancolique séduiront d’emblée Lioret et par extension les spectateurs, qui

plébisciteront autant le film que sa musique. « U-Turn » devient alors un tube assez

improbable dans le contexte musical français des années 2000, où ce genre de

musique touche rarement le grand public. Cette rampe de lancement idéale aurait

tout autant pu faire de AaRON un épiphénomène saisonnier, mais Buret et Coursier

dévoilent sans tarder toute la richesse de leur inspiration sur un premier album

baptisé « Artificial Animals Riding On Neverland », titre qui lève au passage le

mystère sur le nom AaRON dont il est l’acronyme, en plus de sa référence biblique.

Loin des plaines souvent un peu mornes de la pop made in France, AaRON

apprend à viser haut, à arpenter des sommets semblables à ceux qui attirent en

Angleterre des groupes comme Archive, Radiohead ou Elbow, et à s’étourdir des

mêmes vertiges. Maîtrisées et poignantes, chantées avec un souffle dénué de

tout maniérisme artificiel, leurs compositions nimbées de mystère se nourrissent

à la fois des longues fugues cosmiques du Pink Floyd des seventies et des

climats électroniques si charnels de Massive Attack dans les années quatrevingt-dix,

le tout retracé dans une cartographie musicale qui leur appartient

en propre. Une reprise de Strange Fruit, l’une des plus belles chansons tristes

de l’univers, popularisée en son temps par Billie Holiday, montre aussi leur

aplomb lorsqu’il s’agit d’aborder les plus hautes montagnes du songwriting.

Sans réel passé musical (Olivier Coursier a été toutefois guitariste des très

bruyants Mass Hysteria), le duo a choisi de se situer d’emblée hors des débats

qui agitent le microcosme rock hexagonal, préférant cultiver une singularité

qui s’est avérée payante. Multi-instrumentistes ambitieux, les deux cerveaux en

ébullition de AaRON sont également des metteurs en son hors pair, et leur musique

témoigne d’une approche à la fois pointilleuse et lyrique de la conception musicale,

propre à dépasser le cercle pourtant large mais déjà trop étroit de leurs disques.

En concert, ils révèlent ainsi d’autres lignes d’horizon, aiment à se soumettre

à l’espace pour mieux l’habiter et à se lancer dans des expériences inédites. Ainsi

à Pleyel, le groupe va pour la première fois s’entourer d’une formation élargie

capable de lui apporter d’autres reliefs que ceux qu’ils dessinent dans l’enclos

de leur studio. Il s’agira donc d’une création originale composée d’un ensemble


de cuivres et d’un chœur virginal, celui du Jeune Chœur de Paris. Le groupe

revisitera sous cette forme singulière son répertoire, qui s’est enrichi en octobre

2010 d’un deuxième album, le bien nommé « Birds In The Storm ». Un album à

la pochette splendide d’héroïsme et de mouvement, œuvre d’un photographe

espagnol qui prouve que le don quichottisme est encore une valeur à creuser

lorsqu’on prétend conjurer, en musique notamment, les fatalités ordinaires.

Malgré la crise du disque, voilà un groupe qui s’en tire avec insolence, reçoit

un bel écho à l’étranger et redonne toute sa noblesse à la dramaturgie des

albums, à contre-courant de la vente à la découpe qui frappe en les privant

de leur sens tant de disques. Avec ce second tableau qu’AaRON a peaufiné

pendant trois ans dans son atelier musical, les deux Parisiens libérés de

toute inhibition ont osé la grande œuvre, la fresque onirique dont les détails

impressionnent autant que les longs aplats menaçants. Leurs compositions

se sont soudainement teintées de bleu nuit, de blues, tout en laissant ouvert

l’espace pour des trouées lumineuses, des éclairs mélodiques et des accalmies

folk. C’est grâce à un film intimiste français qu’ils se sont fait connaître mais

sans doute AaRON pourrait-il tout aussi bien écrire pour Hollywood, apposer sa

griffe à un péplum mutant ou pour une nouvelle féerie signée Terrence Malick.

Leur champ d’action est un champ libre, sans barrière de style et sans barbelés

linguistiques puisqu’ils ont choisi l’anglais première langue pour mieux se laisser

emporter, aussi loin que leur talent les portera. Cette étape à Pleyel pourrait

d’ailleurs constituer le moteur à réaction d’une future virée vers l’inconnu.

Rover

En ouverture, le public d’AaRon découvrira sans doute avec grand intérêt un autre

Français anglophile, Rover, alias Timothée Regnier, dont le premier EP « Aqualast »

est paru à l’automne dernier. Stature imposante mais voix gracile, ce jeune homme

que l’on croirait tout droit sorti d’un roman d’aventures du XIX e siècle a passé

toute sa jeunesse à New York puis a vécu au Liban avant de revenir en Bretagne

pour y faire éclore ses chansons voyageuses. Influencé par Bowie, Scott Walker

ou par la récente vague neo-cold de The Editors ou Interpol, son style élégant et

ombrageux impressionne déjà tous ceux qui ont eu la chance de le voir en concert.

Christophe Conte

Le Jeune Chœur de Paris

Le Département supérieur pour jeunes chanteurs/Le Jeune Chœur de Paris du Conservatoire

à Rayonnement Régional de Paris (direction Xavier Delette) est financé par la Mairie de Paris.

Le Jeune Chœur de Paris bénéficie du soutien du Ministère de la Culture et de la Communication

(Drac Île-de-France). Le Jeune Chœur de Paris est équipé de diapasons électroniques « e-tuner »

grâce au soutien de la Fondation Orange.


En collaboration avec

Bob Dylan

L’explosion rock 61-66

Exposition

au Musée de la musique

du 6 mars

au 15 juillet

Du mardi au samedi de 12h à 18h

dimanche de 10h à 18h

Billets coupe-file en vente sur

www.citedelamusique.fr

Cité de la musique

www.citedelamusique.fr 01 44 84 44 84

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M° Porte de Pantin

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Photo © Daniel Kramer

Licences E.S. 1-1041550, 2-1041546, 3-11041547

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