Où en est la Guerre sous-marine ?, - Mairie de Toulouse

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Où en est la Guerre sous-marine ?, - Mairie de Toulouse

téamon de TtmUtmm

VENDREDI 29 JUIN 1917. - 26 e Année - N° 8.928 5 cent. ORGANE DE DEFENSE SOCIALE ET RELIGIEUSE

5 cent, DIRECTION: 25, rue RoçueMne, TOULOUSE

en est la Guerre

sous-marine ?,

jj9 27 janvier 1917, il y a quatre mois, le

secirétaiire d'Etat Ziimimenmiann déclarait

gue « Véchec de la course sous-marine

signifierait la famine et la défaite alle-

mande. » Si nos lecteurs veulent 'bien s'en

eauv-enlr, les Allemands, à cette époque,

avaient eu l'art de faire croire à un certain

nombre de snobs que l'offensive des sous-

onarins était appelée à devenir le facteur

décisif de cette guenre intermittente. C'é

tait au 15 juin qu'était fixée la victoire

navale de nos ennemis. Le 15 juin, la

ïteance et l'Angleterre, surtout, opprimées

par la disette, devaient demander grâce à

l'Allemagne et conclure la paix que dicte

rait lui-miêrme le Kaiser.

Aujourd'hui, la presse d'ouia-e-Rhin dé

chante. Nos adversaires sont trop orgueil-

leux pour avoueT la banqueroute' du sous-

marin. Mais, dans le but de ménager l'o-

pinion «publique .allemande, les gazettes

de Berlin, de Francfort, de Cologne, invi-

tent la population à patienter Jusqu'au

1er octobre. C'est un nouveau crédit de

forcis mois que sollicite, ipar la voix de la

presse, le gouvernement en désarroi.

Voici le chiffre officiel des derniers cou

loges accomplis ,par la flotte sous-marine

de Guillaume II :

Octobre 1916, 394.000 ; novembre, 409.000

décembre, 416.000 ; janvier 1917, 440.000

février, 782.000 ; mars, 800.000 ; avril

760.000 ; mai, 900.000. Comment s'annonce

le mois de juin ? D'après le Globe, de New-

York, dans la première quinzaine de juin

sur 5.235 navires qui entrèrent-- dans les

ports anglais, 18 seulement furent torpillés.

Par conséquent, un vaisseau a 99 chances

2/3 sur 100 de traverser sans encombre le

fameux cordon sous-marin. Dans ces con-

ditions, que devient le blocus allemand ?

Pour porter un sérieux préjudice à la ma-

rine des puissances alliées, il aurait fallu

que le tonnage de bâtiments coulés chaque

mois fut supérieur au tannage -de bàti-

menitis construits par les puissances alliées

dans l'espace du même mois. Or, avant le

3 février, la France et l'A^leterre répa-

raient déjà leurs pertes ; aujourd'hui l'a-

dhésion des Etats-Unis à l'Entente fait

complètement pencher la, balance en notre

faveur. Songeons ce que les chalutier» amé-

ricains vont construire en bâtiments par

jour ! Mais, dès maintenant, avant même

que les nouvelles unités navales projetées

aient été mises à la mer, notre supériorité

s'affirme. Songeons que l'entrée en ligne

de la République des Etats-Unis -ajoute à

notre actif les bâtiments qute l'Allemagne,

au moment de la déclaration de guerre

avait laissés dans les parts américains, à

savoir les 35 vapeurs de la « Hambourg

Amiariika », parmi lesquels le isomptueux

Vaterlund et ses 54.282 tejnes ; loa 13 stea-

mers du « Nord Deutsënê Lloyd » ; 8 de

la « Detutsche Amerikanisahe Petroleum

Gesellschapt » ; 7 de l'« Austro-Amarika»,

plus des croiseurs auxiliaires et des canon

mènes, en tout un demi-niillion- de tonnes,

et de quelle qualité ! « C'est, — œramie le

dit très bien M. Charles Stiénon dans le

Correspondant, — c'est une mise sérieuse

•jouée et perdue sur un seul coup : la

guerre avec les Etats-Unis !» Il y a là de

quoi rendre l'opinion publique exigeante.

Cinq postes de ravitaillement alimen-

tent les sous-marins : Héligolandi, Kiel,

Wilhemshaf en, Zeebruigge et Ostende. Que

demain la flotte anglaise détruise ces ba

ses, et voilà l'Entente débarrassée de la

course sous-marine. Las succès de nos en

nemis ne tiennent doue qu'au maintien de

quelques postes qui permettant aux sons-

marins alliemandls d'étendre leur action

au-delà do la mer du Nord. Un jouir ou

l'autre, l'Allemagne perdra ses foyers de

ravitaillement et alors sa puissance sera

complètement .anéantie. Oscar HAVARD

La Pétition pour

ia Reprise des Relations awec

le Saint-Siège

LES PERSONNES NOUS AYANT DEMANDÉ

DES LISTES DE PÉTITION SONT PRIÉES

DE LES RENVOYER A L' « EXPRESS

AVEC LES SIGNATURES.

je viens de dire, mats en ajoutant que -partout

ailleurs les Anglais ont été repoussés avec de

lourdes, pertes.

Or, l'attaque de mardi n'a coûté à nos alliés

que deux tués et quelques blessés.

Voilà comme on écrit l'histoire dans le pays

d'outre-Rhin.

• Ici, on apprendra avec plaisir que le travail

d'épuration autour des gares se poursuit avec

activité et a amené certaines arrestauom

assez intéressantes au point de vue de la pro-

pagande infâme, qu'il s'agit de faire cesser à

tout prix.

Un projet de loi a été dépose pour recher-

cher et punir les auteurs ou éditeurs de tracts,

papiers, brochures qui propagent celle-ci jus-

que dans les campagnes.

Et cela est fort bien.

j'insiste tout particulièrement, maintenant,

poar qu'une surveillance étroite soit exercée

dans les trains eux-mêmes ; car c'est là que

cherchent en ce moment à se réfugier les

agents de l'étranger pour y accomplir leur

misérable travail.

Lieutenant-Colonel ROUSSET.

(Dépêches par nos §ils spéciaux

LA GÏÏ

Front Français

Communiqué OJpciel

de l'après-midi

Paris, 28 juin, 3 h. soir.

LUTTE D'ARTILLERIE PARTICULIÈRE.

MENT ACTIVE DANS LES RÉGIONS DE

HURTEBISE ET DU MONT-CORNILLET.

UNE TENTATIVE ALLEMANDE SUR LE

SAILLANT DE WATTWILLER (NORD-EST

DE THANN), A ÉCHOUÉ.

L'ENNEMI A LAISSÉ PLUSIEURS MORTS

ENTRE NOS MAINS, DONT UN OFFICIER.

DES ENGAGEMENTS DE PATROUILLES,

DEVANT FLIREY ET BEZONVAUX, NOUS

ONT PERMIS DE FAIRE DES PRISONNIERS.

IL SE CONFIRME QUE DANS LA JOUR-

NÉE DU 25, UN ALBATROS, ATTAQUÉ PAR

UN DE NOS AVIONS, EST TOMBÉ DANS

SES LIGNES, A L'EST DE GRATREU1L; HIER,

UN ALBATROS A ÉTÉ ABATTU. AU SUD-

EST DE MORONVILLIERS. *

COMMUNIQUÉ BRITANNIQUE

Londres, 28 juin.

L'ARTILLERIE ALLEMANDE A VIOLEM-

MENT BOMBARDÉ, GETTE NUIT, NOS PO-

SITIONS VERS FONTAINE-LES-CROISILLES.

DES ATTAQUES CONTRE NOS POSTES

AVANCÉS, AU SUD DE COJEUL, ONT ÉTÉ

AISÉMENT REPOUSSÉES.

UN DÉTACHEMENT ENNEMI QUI AVAIT

RÉUSSI A PÉNÉTRER DANS NOS TRAN-

CHÉES. LA NUIT DERNIÈRE, A L'EST DE

VERMELLES, EN A ÉTÉ AUSSITOT REJETÉ;

UN DE NOS HOMMES A DISPARU.

0 I

LE COLONEL D'UN RÉGIMENT DE ZOUAVES QUI S'EST COUVERT DE GLOIRE

A LA PRISE DE CRAONNE

(Cliché section photographique de Varmée)

clarté ïfiïr le grand capitaine qu'est le com-

mandant en chef die l'armée française.

« Il ne doit plus exister de paix qui ne soit

une paix durable ; l'idéal pour lequel combat-

tant les Alliés est sacré ; la France continuera

de mener son magnifique combat pour les

-droits et les libertés de l'humanité ; .et les

nouveaux exemples d'héroïsme que donne , sa

vaillante armée inspireront -encore ceux qui

combattent à ses côtés, a .

VILLES DU NORD ET DE BELGIQUE

ÉVACUÉES PAR LES ALLEMANDS

Amsterdam, 28 juin.

Le correspondant du Telegraaf à la fron-

tière hollandaise annonce que la ville de No-

nin, située dans la Flandre occidentale, arron-

dissement de Courtrai, a été évacuée et que

les habitants ont été dirigés sur Gand et sur

le Limbourg.

Les villes de Halluin, dans le nord de la

France, et die Verwieq, dans la Flandre occi-

dentale, ont été, assure le même journal, l'ob-

jet de mesures analogues

La Guerre Aérienne

DORME EST DISPARU

haut-commissaire a pris à cet égard. Une

pension sera, t^ès probablement, payée par

le Trésor grec. »

M. King demande si la politique des Alliés

consiste à (prendre parti pour la maison

royale grecque contre le peuple grec.

M. Balfour répond :

: La politique des puissances garantes a

été souvent mise en lumière, et il a déjà

été répondu à de telles insinuations. ».

Li liilii

U CAVERNE DU DRAGON

ET LES ABORDS DE LENS

A la bonne heure ! voici qu'enfin un docu-

ment au moins officieux désigne à notre ad-

miration et à notre reconnaissance les sol-

aats qui ont accompli le fait d'armes de la

Caverne du Dragon.

J'ai trop souvent protesté contre les rigueurs

a un anonymat inexplicable pom ne pas sa-

luer joyeusement cette première dérogation

a des usages vraiment fâcheux.

J'espère qu'eue n'est qu'un commencement

C'est donc la division Gaucher qui brillam-

ment, a fait le coup.

La division Gaucher, cela ne nous dit pas

grand' chose ; un peu plus de précision n'eût

pas été de trop. N'importe, contentons-nous

pour le moment de ce que l'on nous donne

en réclamant davantage pour une prochaine

occasion.

La Caverne du Dragon était une espèce de

labyrinthe formidablement aménagé et arme

devant elle, s'étendait un terrain labouré dé

moHI fl et de ses issues pariaient des feux

tînt

n (lc mitrailleuses.

e artillerie commença par rendre ces

que les grena-

LIS COMMUNIQUÉS ENNEMIS

Genève, 28 juin.

Le bulletin allemand du 27 juin s'exprime

ainsi :

THÉÂTRE ORIENTAL. — Au sud de la voie

ferrée Lemberg-Tarnopol et sur ia Narajow-

ka, le feu de l'artillerie et des tance-bombes

est resté vif.

Sur la Zlota-Lippa, nous avons ramené, à

la suite d'une heureuse reconnaissance, plu-

sieurs prisonniers russes.

Le bulletin autrichien -du 27 juin dit :

Sur aucun des théâtres de la guerre, on

ne signale d'événements importants.

. LA QUESTION D'ALSACE LORRAINE

ET LES ALLEMANDS

Bàle, 28 juin.

On parle d'un nouveau projet du kaiser

qui voudrait faire d'un de ses fils un souve-

rain, ou tout au moins un stalthalter à vie

d'Alsace-Lorraine.

Ce nouveau projet mettrait à néant celui,

un moment mis en avant, de partager l'Al-

sace-Lorraine entre la Prusse, la Bavière et

le grand-duché de Bade.

Les articles -consacrés à oe projet depuis

quelque temps par certains grands journaux,

comme la National Zeilung et la Germanii

indiquent les préoccupations sérieuses que

cause cette question aux Allemands.

De leur côté, les pangennanistes lancent un

autre projet, qui consiste tout simplement

à chasser tous les Alsaciens-Lorrains et à

les remplacer par des Allemands d'outre-

Rhin.

Les Allemands ne veulent pas envisager e-n.

core la seule solution juste préconisée par

tous les neutres indépendants et qui com-

porte le retour pur et simple de l'Alsace-Lor-

raine à la France.

Issues impraticables^ tandis

tes cernaient et que l'infanterie culbu

ennemis qu'elle rencontrait

ûiers

tait les éléments

devant elle.

foeseu mdS*JÎf¥ e ' mals c0urte > «« au

ffu'S chMzt m lh}îs &mum*» n'eurent plus

Vhgxic cr entre * capitulation et l'as

U

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mlre"nTl t* V 1 *- vamt

empressement leur ch0lx certain

saUsfacUon'q%iis%J entre la

""euï r °^t a ^ t A

finie

Aussi les grognard

muta blanchis'

-

'r'cposem dan\ d ,1' u les 0Sse

«on, SSfe^^^r 85 « mi

M A%ionyZta Sst ^ fi

prolongée va7 lesèorë fl la con ^mration

*i££urs bulletins, •£ ee»£ro«itc tior.

LES ALSACIENS-LORRAINS '

CHEZ LE GÉNÉRAL PERSHING

Paris, 28 juin.

Le général Pershing, commandant en chef

des armées américaines en France, a reçu,

hier, à midi, rue de Constantine, la déléga-

tion du Comité républicain d'Alsace-Lo-rraine.

L'entrevue a été particulièrement cordiale.

Le général Pershing, dans la réponse Qu'il

fit à l'allocution prononcée par un des mem-

bres du bureau, remplaçant M. Blumenthal,

a bien voulu rappeler ses origines alsacien-

nes et prononcer de réconfortantes paroles.

« Je suis convaincu, a-t-il dit, que la France

tiendra magnifiquement comme elle l'a fait

jusqu'ici ; nous ne sommes pas encore prêts,

nous Américains, mais nous le serons bien-

tôt et nous ferons un effort qui étonnera le

monde : vous aurez alors la récompense de

votre ténacité. Pour ma part, je serai heu-

reux de conduire mes troupes a la victoire et

de libérer vos chères provinces »j

Paris, 28 juin.

Un de nos « As » les plus populaires, le

sous-lieutenant aviateur Dorme, parti en re-

connaissance le 25 mai, n'est pas rentré. On

ignore quel est son sort.

Le 18 mai dernier, le sous-lieutenant Dorme

abattait officiellement son 30 9 avion ; il était

titulaire de la Croix de guerre qu'ornaient

de nombreuses palmes, de la Médaille mili-

lire et de la Légion d'honneur.

Le 1S octobre 1916 il obtenait la magni-

fique citation suivante :

Brillant pilote de chasse, d'une 'science

et d'une audace exceptioimelles ; toujours

prêt par tous les temps et en toutes circons-

tances pour les missions les plus hardies, a

accompli de superbes reconnaissances et a

abattu 13 avions ennemis ; déjà médaillé mi-

litaire et cinq fois cité à l'ordre de l'armée. »

Le sous-lieutenant Dorme était originaire

"de la Meuse.

Sur le Front Britannique

VACTIVffTÉ DE NOS ALLIÉS

Londres, 28 juin 1 .

M. Beaoh Thomas, correspondant de guerre

du Daily Mail sur le front français, télégra-

phie à la date d'hier mercredi :

Je ne voudrais pas insinuer, R 4a vérité,

que l'ennemi se trouve dans une situation dan-

gereuse par suite du manque d'effectifs ; tou-

tefois, les prisonniers faits récemment mon-

trent que les Allemands engagent l'avenir.

Un certain nombre d'entre eux étaient -des

hommes de 18 à 19 ans, originaires pour la

plupart de Westphalie.

L'engagement a aussi démontrée quelle est

l'ampleur de notre ligne d'attaque, car tout

en menant oette affaire de Fontaine-Croisilles,

nous engagions une opération bien plus con-

sidérable aa sud de Lens, en effet nous ex-

pulsons graduelleni'e.nt l'ennemi de ce grand

centre minier, puis toute unie série d'opéra-

tions isolées.

Nous avons exécuté des raids sur ses,tran-

chées au sud. d'Armentières, occupé dé nou-

veaux éléments de tranchées près die Warne-

ton. lancé des patrouilles dans toutes les direc-

tions en avant et enfin organisé une position

nouvellement conquis à Lembaertzyde, sur aa

côte juste au sud d'Ostende.

Sur un front de 192 kilomètres, il n'est pas

un point où notre artillerie n'ait martelé l'en-

nemi et où des patrouilles d'infanterie ne

soient allées occuper ses lignes. Une de nos

grosses pièces- qui se déplaçait avec une mer

veilleuse mobilité, n'a cessé de bombarder

l'arrière des lignes ennemies situées à près

de 20 kilomètres.

« L'activité de l'artillerie et des patrouilles

au sud de Lena continue ; il ne s'est produit

aucune modification importante, mais l'ennemi

peuMoutofois se nendre compte à chaque ins-

tant de l'importance des positions que nous

lui avons lemlevées.

Le temps est prodigieusement clair et c'est

avec une extraordinaire netteté que l'on peut

observer le triste spectacle que présente Lens

squelette de ville entourée de villages en rui

nés ; c'est maintenant une espèce de vaste fort

et rien de plus. »

LE BLUFF ALLEMAND

Paris, 28 juin.

Les Allemands, pour excuser leur recul

parlent couramment des pertes « effrayantes »

subies par les Anglais dans leurs dernières

offensives.

Sait-on ce >qu'à coûté celle "de mardi ? Deux

hommes tués et quelques blessés t

La Situation en Espagne

UNE RÉUNION

CHEZ LE COMTE DE ROMANONES

Madrid, 28 juin.

Durant une réunion tenue hier chez le

comte de Romanones, l'ancien président du

conseil a maintenu les déclarations qu'il avait

faites dans son message quand il abandoinna

le pouvoir.

Ces déclarations furent approuvées par tous

les assistants.

En résumé, les libéraux, partisans décidés

d'une politique favorable aux Alliés, se grou-

pent autour du comte de Romanones.

LA DIRECTION DU PARTI LIBÉRAL

Madrid, 28 juin.

Dans la lettre qu'ils ont adressée au mar-

quis d'Alhucemas pour lui offrir la direction

du parti libéral, M. Groizard, président du

Sénat, et M. Villanueva, président de la Cham-

bre, écrivent :

« Dans l'intérêt de la Couronne et de la

Patrie, il est nécessaire, et spécialement en

présence de la gravité des circonstances ac-

tuelles, que toutes les forces politiques soient

'es.

Nous vous prions d'accepter d'être le chef

la majorité parlementaire libérale, dont la

he doit être inspirée par la doctrine histo-

ue qui constitue notre Credo et par une

ovation des idées de progrès, conditions

e> igies par l'esprit du temps et les clameurs

d» l'opinion, afin de remplir notre devoir

sacré envers le Roi et envers la Patrie ».

EN ALLEMAGNE

LES INCENDIES

Zurich, 28 juin.

Un incendie, dont on ignore les causes, a

détruit complètement plusieurs usines de

guerre à Fœrde (Westphalie). Il y a eu plu-

sieurs explosions. Le nombre des victimes est

encore inconnu.

L'ACCORD GERMANO-HOLLANDAIS

Amsterdam, 28 juin.

Un télégramme de Berlin donne le texte

de l'accord intervenu entre les gouverne-

ments hollandais et allemand au sujet des

bâtiments hollandais torpillés. Le torpillage

est expliqué comme suit :

f Le sous-marin responsable n'avait pas

reçu, contre tonte attente, l'OTdre de ne pas

torpiller les bâtiments en question à la suite

d'un dérangement dans la radiotélégraphie ;

en raison de ce fait, le gouvernement ne

pouvait admettre sa responsabilité dans cette

affaire qu'il déplorait pourtant. »

Au sujet des négociations elles-mêmes le

télégramme ajoute :

« Le. gouvernement hollandais reconnaît

l'aménité dont le gouvernement allemand a

fait preuve au cours des négociations et ain-

si l'incident, qui avait assombri les relations

hollando-allemandes, est réglé d'heureuse

façon, »

La Situation en Autriche

VIOLENT TUMULTE A LA CHAMBRE

Zurich, 28 juin.

A la ChambTe autrichienne, le député tchè-

crue Paseek a prononcé un . violent discours

contre l'Allemagne et sa politique de guerre.

U a en même temps réclala dénonciation

du traité d'alliance austro-allemand, ce qui

a déchaîné chez les partis allemands un tu-

multe effroyable.

Le gouvernement répondra prochainement

pour réfuter les accusations formulées par

M. Pascek contre l'Allemagne.

KAROLYI CONTRE LE MILITARISME

PRUSSIEN

Zurich, 28 juin.

La Gazette de Francfort rapporte que le

parti Michel Karolyi fait actuellement dans

toute la Hongrie une intense propagande en

faveur de ses idées sur la politique intérieure

et extérieure. ' .

Le comte Karolyi a prononcé lui-même, le

25 juin à Telegyhaza, un important discours

dans lequel il a accusé les milieux financiers

et, industriels de l'Allemagne et de la double

Monarchie, et, en toute première ligne, le mi-

nistère Tisza, d'être responsables de la guerre.

Le comte Karolyi ajouta encore que, par

leurs armements formidables, l'Allemagne et

l'Autriche-Hongrie avaient délibérément pous-

sé à la guerre.

Sur le Front Italien

LES AUTRICHIENS ^

RETIRENT DES TROUPES

Rome, 28 juin,

tasieurs divisions autrichiennes nouvelle-

nt arrivées sur le front italien ont été reti-

rées, apparemment pour être envoyées sur le

front russe.

L'/lffaire HoffnQarji)

DÉCLARATION DU GÉNÉRAL PERSHING

Paris, 28 juin.

Le général Pershing a exprimé dans les ter-

mes suivants son opinion sur les pages du

général Pétain, publiées par le Bulletin, des

Armées :

« Je viens do lire avec un profond! intérêt

ce que le général Pétain a écrit sous ce titre

« Pourquoi nous nous battons ? »

« La réponse â la question qu'il pose est

complète et logique ; les faits qu'il avance

doivent convaincre le monde do la justice de

notre grande cause.

« J'estime qu'il n'est pas possible de mieux

exposer le rôle des Alliés dans cette lutte

quiconque connaît la vérité sur la situation

ne saurait manquer de condamner les métho-

des «t les procédés adoptés par le gouverne-

ment impérial allemand ; et cette véîïté vient

mise en évidence avec une lumineuse

LE MONDE ENTIER CONTRE L'ALLEMAGNE

Zurich, 28 juin.

Le commandant Endrcs, oracle militaire de

la Gazette de Francfort, a fait, mardi soir, à

Munich, une conférence dont nous extrayons

ce passage :

» L'intervention des Etats-Unis dans la

guerre a, au point de vue politique et écono-

mique, une importance extraordinaire ; elle

a fait de la guerre un soulèvement du monde

entier contre nous.

« Il est dans les intentions 'de notre haut

commandement de rechercher la décision sur

le front occidental.

« UNE OFFENSIVE AURA CERTAINEMENT

LIEU, CAR SEULE UNE OFFENSIVE PEUT

BRISER LA VOLONTE MILITAIRE DE L'EN-

TENTE. NE NOUS LAISSONS PAS LEURRER

PAR LTDÉE D'UNE PAIX. PROCHAINE. RIEN

NE NOUS SERAIT PLUS PREJUDICIABLE

QUE DE PERDRE NOTRE PREPARATION

INTÉRIEURE ET EXTÊRIEUBE POUR RE-

SISTER ENCORE LONGTEMPS •.

AU CONSEIL NATIONAL

Berne, 28 juin.

Dans sa séance» d'hier matin, le Conseil

national suisse s'est occupé de l'affaire Hoff-

mann.

Le député Spahn, président de la commis-

sion de neutralité, a donné lecture de son

i'|pport, en langue allemande, sur les faits

dç. politique extérieure survenus depuis la

afenière session. Après lui, le rapporteur

pigais, le colonel Secrétan, directeur


VÊNDRË3>I 89 Jt_J _17

LA MISSION BELGE AUX ETATS-UNIS

! Washington, S8 juin.

' C'est devant une Chambre et des tribunes

bondées qu'a ©u lieu la réception do la mis-

__n belge.

Le discours de M .Moncheur, chef de la mis-

sion, exprimant l'admiration de la Belgique

&._>, «. la Cl_mbre et ?Tu

Sénat ; vous oubliez que le Parlement a sau-

vé le pays. (Approbations sur certains bancs.

Bruit sur d'autres.)

M. Fabien Ceafcron. — Je soutiens qu'il, faut

régler la question; certains députés n'ont pas

Templi leur devoir. (Interruptions à droite.)

M. Chautemps. — Vous faites Une mauvaise

besogne.

Le président. — Je demande à M. Chautemps

de ne pas continuer à interrompre ; je de-

mande à M. Fabien Cesbron de ne pas mettre

en • cause des collègues, ni des membres de

l'autre Assemblée.

M. Fabien Cesbron. — Je dis que les élec-

teurs auraient dû être cohsultés sur la ques-

tion de savoir si les futurs élus devaient être

mis au-dessus de la loi et être exonérés du

devoir, militaire en temps de guerre.

M. Bepmate. — C'est, de la démagogie.

M. le Président. — Je prie M. Fabien Ces-

bron do ne pas continuer sur -ce terrain, sj^

non je -semi obligé de consulter le Sénat.

(Mouvements divers).

M. Fabien C.esforon. - H y a deux devoirs

en présence ; le Sénat dira lequel des deux,

suivant lui. doit primer l'autre : c'est à quoi

l'invite la disposition aditionnelle que je lui

ai soumise ; j'ajoute seulement qu'il serait

regrettable que nous puissions être soupçqa-

nés de donner la primauté au devoir parle-

mentaire parce qu'il est le moins dangereux.

(Très bien ! Vives interruptions a gauche).

M. Rivet. — Le Parlement, a un devoir paj

ticulier : ce n'est pas un privilège, c'est ffl

devoir de siéger sur ces bancs; votre proposi-

tion tendrait à désorganiser le pouvoir ; v


l& manière d'Antée

et celle de Mme Roy

• .ntée. personnage de la mythologie, pre-

~i, des forces nouvelles chaque fois qu'il

Juchait la terre de son pied. Il est bien doon-

* asr c que cette excellente recette pour devenir

fhrt n'ait aucun effet sur nous autres, pau-

*li s humains. On ne verrait certainement

11,,, de jeunes filles pâles, de garçons malm-

*ips et chétits, et le chernineau à la mine

f

^e, à l'air exténue qui, .à la tombée de la

îfiit' vient frapper à votro porte, demandant

morceau de pain, serait un personnage

ï légende. Puisque nous n'avons pas à notre

«su-ion, pour retrouver nos forces, les

X«vens surnaturels d'Antée, contentons-nous

moyens humains dont nous disposons,

Moyens dônt le meilleur, les Pilules Pink,

fissent moins instantanément, oest vrai,

mais tout de même fort bien.

Les Pilules Puik, tel a été le moyen employé

car Mme Roy, couturière à Beaumont-la-Fer-

rière (Nièvre), épurée par des couches consé-

cutives :

h TOULOUSE

pour nos r&isoNms

Mme ROY.

« Je viens vous remercier, écrit-elle, du

grand bien que m'ont fait vos Pilules Pink.

A la suite de quatre couches consécutives,

j'étais fort anémiée. J'étais pâle et sans for-

ces et le plus petit ouvrage me fatiguait

outre mesure. On m'a conseillé, pour m©

rétablir,- de prendre vos Pilules Pink. J'en

ai fait une cure et depuis ce temps je me

i>orte fort bien. Mes forces sont revenues, j'ai

de bonnes couleurs et je mange de fort bon

appétit. »

La cure des Pilules Pink est bien le moyen

le plus simple et le plus économique à em-

ployer pour retrouver les forces et la santé.

Avec les Pilules Pink, pas de régime com-

pliqué. Vous mangez ce qui vous plaît et

vous n'avez comme tout traitement qu'à pren-

dre d'eux ou trois pilules par jour, au mo-

ment des repas. Elles sont économiques parce

truelles guérissent et qu'elles guérissent vite.

Entre un "médicament qui vous guérira, mais

qui y mettra du temps, et celui qui vous gué-

rira en quelques jours, vous n'hésiterez pas,

n'est-ce pas ? Les Pilules Pink guérissent en

quelques jours parce qu'elles donnent du sang

àveo chaque pilule.

Elles sont souveraines contre l'anémie, la

chlorose, la faiblesse générale, les maux d'es-

tomac, migraines, névralgies, neurasthénie.

On trouve les Pilules Pink dans toutes les

pharmacies et au dépôt : Pharmacie Gablin,

93, rue Baliu, Paris, 3 fr. 50 la boîte, 17 fr. 50

les six boîtes, franco, plus 0 fr. 40 par boîte,

montant de la nouvelle taxe applicable aux

spécialités pharmaceutiques depuis le 1" juin.

UNIVERSITÉ DE TiMIM

FACULTÉ DES LETTRES

Licence ës-iettres — Session de juin 1917

Ont été admis : Philosophie. — iM. Russie'.

Nous avons reçu de :

Le Ministère de la Guerre

-Le Personnel militaire des ateliers

du matériel de l'Arsenal, atelier

annexe et charpentiers du Poly-

gone à Toulouse (62" versement)..

M. et Mme Christian Klehe :

M. et Mme Castres Saint-Martin.

Par mains de M. Rrtaygue, chef

de gare a Saint-Sulpice-la'-Pohite,

les Cheminots des sections de

Montrabe, Montauban-Villenouvel-

le n Naussac

Mlle X *.

Anna Gaillard, a Saint-Gaudens—:

C. E., a Villefranche-de-Lauragais.

M. et Mme d'Welles

Un Disparu

Mesplé :

Mme Dessort

A. J. F. 2, Toulouse

Mme Charles Hébrard :

La petite- Marguerite :

Sainte Marie du Désert :

Un aide-major

Mme Bertrand, négociant à Laissai.-

G. T., n° 100, Vive la France !....:

Couderc, ambul. convois autos, Pa-

ris

Dame anonyme :

Boulay (Alexandre)

Mme L..., rue d'Alsace

42. Louis Lasplanes, à Belpech (Au-

de)

Le Commandant et Mme Andriôs

(22e versement)

Mme veuve Picat, à Eauze

'Mme Foissac, 13, place Extérieure-

Saint-Michel, Toulouse

A. D. la maman d'un disparu ;

Anonyme M. M

Quentin Ortholan, à Auch

Anonyme. .

Quête à l'audition de chant de Mlle

Vidal, le 10 juin, à l'Hôtel de l'Eu-

rope :

L. C

Tapie, à Cazaunus

Garrigue, à Loubant. par Dauma-

zan

J. M., Tarbes :

L'abbé Contrasty

B. B.. Toulouse

En souvenir de notre frère prison-

nier depuis 34 mois. E. de M. et

M. de M

Le .personnel de la Poudrerie

M. le Curé de l'Isle-Jourdain

:

Mme Tranier, Toulouse

Mme veuve Benjamin Pascal, à

Thézan-les-Béziers * — •

Mme Emile Bru, à Cazouls-les-

Béziers •

Mme B. N., rue Saint-Antoine-du-T.

Mme Auguste Marceille

M le chanoine Colombier, à Albi...

B. Coumoul, 13, rue des Fleurs....

Veuve B., Montauban

Produit d'une quête faite dans la

paroisse * de Cazaux-sur-Save

(Gers)

Par les soins d'Yvonne de Grandi-

di-er. •

Anonyme Toulouse

M. R. V., Avignonet *:

Mme Massip ,...

Maurice

Mlle Pouey.

M. Daïdé ; Mlle

10-500 »»

541

100 »»

50

50 5 »»

5

10 •>»

26 »»

1 »»

2 »»

5 »»

1 »»

20 »»

3 ».

20 »»

10 »»

5 »»

1 »»

0 75

5 »»

20 »»

5 »»

1 »»

10 »»

3 »»

25 »»

3 »»

10 »»

100 »»

0 50

23 »»

5 »»

10 B D

5 »»

10 B»

10 "»

10 B B

15 B»

300 B B

5 »»

10 B B

20 »B

20 »»

50 »B

10 B»

10 »B

20 »B

2 BB

30 »»

5 50

1 50

5 BB

20 BB

5 B»

Histoire et géographie.

Langues classiques.

JDuffaut (A. B.).

Allemand. — M. Aliès (parties spéciales) ;

M Martin, Mlle Muracciole.

Anglais. — Mlle Dordan (parties spécia-

les) : MM. Dutilh (partie spéciales) ; Mlle

Germa (parties communes ; Mlle Gvraïroy

M. Mono er ville (parties communes)

Pevrat (parties communes).

Espagnol. — M. Rar-the ; Mlle Descomps

'/parties communes) ; Mile Nismes ; Mlle

Bouché ; M. Sarrailh ; M. Vérines (parties

spéciales).

Certificat d'Université (mention anglais).

— Mlles Brenac (A. B.) ; Chariot (B.) ; Ro-

gimbeau (A. B.).

(Mention espagnol). — Mlle Dumont.

£a session, est close.

FACULTÉ DES SCIENCES

Baccalauréat

Les candidats au baccalauréat, série D,

Sciences langues-vivantes (î re partie) et sé-

rie mathématiques (2° partie), devront se

rendre à la Faculté des Sciences, allées

Saint-Michel, à Toulouse, pour y faire leurs

compositions.

t _ — —

Une Bonne capture

De notre correspondant particulier :

Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn), 28 juin.

La brigade mobile de la , Sûreté de

Toulouse vient de mettre la main, dans un

tiôtel de la ville, sur un dangereux malfai-

teur, dont l'audace, malgré son jeune âge —

il n'a que vingt ans — et la perversité sont

peu communes.

Arrêté, il y a quelque temps, comme déser-

teur, et reconnu l'auteur de nombreux cam-

briolages commis dans la région du Midi,

Marius Ebrard — c'est son nom — réussit à

s'évader, et Dieu sait au prix de quels efforts,

de la prison où il était écroué.

Aussitôt sa liberté reconquise, notre héros

nia à Labastide-de-Lévis (arrondissement de

GaillaçJ, et connaissant les bonnes maisons de

-la contrée, dont d'ailleurs il est originaire, fut

pousser une visite à un château appartenant

à M. Bounès.

Après en avoir fracturé les portes, il pé-

nétra, dans la pièce où il savait devoir trou-

ver le coffre-fort, qu'il fut obligé de descel-

er du mur ou il était attaché, et l'emporta à

•l extérieur. A coups de hache, il ouvrit le

SSA, et s '« m Para de son contenu, soit

160.000 francs, dont 10.000 francs en espèces

ou en coupures, et le reste en titres

Son méfait commis, Ebrard se rendit à St-

ouqnce, et c'est là que la brigade mobile qui

depuis son évasion était à sa recherche' est

nuée, ce matin, le cueillir.

EDjard dormait, et son réveil lui fut plu-

tôt desagréable quand il vit les inspecteurs

revolver au poing, faire irruption dans sà

enamore. Il n'a pas fait de résistance et s'est

'aisse emmener docilement.

A part quelques centaines de francs qu'il

SiJiSS 1 ^ 1 la s°mme volée a été retrouvée

«w lui intacte.

Dliâ n i>ww a J ,tô aussi nn>6,é comme corn-

ai slible?»

h du .cambriolage, car il est inad-

aesceller Q iP Tard ait P u t01 » seuî . sans aide.

"Sur g « 16 a

•^Vs&^Ê'' les - ^P^eurs ont

wdShiP r d un - in dividu à tous

^Matio^ 0 W e ' qm tranquillisera les

uéDrédatw^ %u?\ eu a se Plaindre des

Inconnus.

c malfaiteurs restés toujours

Charité Une non uneus- as" ,t ^ Dam °s de

cercueil ac cette admJrafS î>w« Slu vait le

fusou'à son dernier poifffie A« ^i,

«ruelle infirmité s0 consacra C &i»«Plî,

s condoléances

cle^^"^'

«Usine soigné Amo-Gai-?i et r, a ^ x tamtlles.

grés. Mme Bter^âii ^' ?/ IX très mo.

i ul&iszi-, T r P""l|, ©ros»riéUi*a.

Total 12.144 25

Tous les dons en argent et en nature sont

reçus aux Bureaux de ('« Express B, 25, rue

Roquelaine, et au Hall dè IV Express », 17,

rue d'Alsace-Lorraine.

A propos de la Soirée àu 13 Juin

La Préfecture nous communique la note

suivante au sujet des scènes de désordre qui

se sont produites, le 13 juin, dans la cour

de la gare Matabiau :

Le .nommé Jean Bibet, sujet espagnol, convain-

cu d'avoir, au cours du récent mouvement gré-

viste, blessé avec un bâton le cheval de l'oHtcier

chef de groupe de cavaliers réquisitionné poor .

le maintien de l'ordre, dans la cour de la gare ]

Matabiau, a été détéré au parquet aux fins d-o

poursuites et sanctions pénales.

— D'autre part, le nommé Joseph Melines, éga-

lement de nationalité espagnole, qui a pris part

aux scènes de désordre de CC j«m, a été expulsé

par arrêté du préfet et vient d'être reconduit à

la frontière.

Les mesures' prises .contre les deux indivi-

dus, dont il est question dans la note ci-des-

sus, s'imposaient autant dans l'intérêt de

l'ordre public que dans l'intérêt de la paisi-

ble et respectable colonie espagnole de Tou-

louse.

Il y a des malfaiteurs dans tous les pays,

et Ton a bien fait de sévir contre ceux qui

ont pris part aux scènes de désordre du

13 juin.

Mais, il serait injuste, et ce serait mal rem-

plir les devoirs de l'hospitalité, que de lais-

ser planer, par des articles désobligeants ou

par des notes inconsidérées, le moindre doute

à l'égard des Espagnols habitant Toulouse.

Ouvriers de l'usine ou des champs, em-

ployés, négociants ou industriels, les Espa-

gnols résidant -à Toulouse sont de très braves

gens dont la correction et la parfaite hono-

rabilité sont connues de tous.

En ces heures de crise, nous tenons à l'affir-

mer publiquement en assurant les Espagnols

établis à Toulouse, à. un titre quelconque, de

notre cordiale estime et de notre profonde

sympathie.

LE BATTAGE DES CÉRÉALES. — L'assem-

blée générale des entrepreneurs de battages de la

Haute-Garonne convoqués par M. Lucien Saint,

préfet, a eu lieu à la préfecture mardi dernier.

Plusieurs centaines d'entrepreneurs et proprié-

taires de batteuses ou de leurs représentants

avaient répondu à son appel et ont écouté avec le

plus grand intérêt les renseignements qui leur

ont été donnés sur les mesures prises de longue

date pour assurer la bonne marche des prochains

battages qui donneront au pays les grains néces-

saires à l'alimentation des armées et de la popu-

lation civile.

Avec la grande autorité et la compétence qu'il

apporte dans les questions les plus diverse-

son administration, M. ILueien Saint a exposé à

son auditoire très attentif les démarches qu'il a

dû faire pour obtenir les 8.000 tonnes de char-

bon utiles aux opérations des 600 machines à

mettre incessamment en mouvement et pour que

leur répartition se fasse très équltablement au

fur et à mesure des besoins. Il a montré les dis-

positions prises pour que des sursis en plus grand

nombre que les années -récédentes soient accor-

dés, avec moins de formalités, aux professionnels,-

mécaniciens et engreneurs nécessaires à la con-

duite des batteuses et prouvé à tous que le con-

cours de l'administration leur est acquis dans

toute la -mesure du possible. En revanche, 11 a

tracé à chacun son devoir qui consiste à assurer :

1" une ténue scrupuleusement exacte des carnets

de battages inaugurée dans la Haute-Garonne et

imitée depuis daus de nombreux départements,

ïxmr arriver à la connaissance exacte des res-

sources du pays en face des besoins de la consom-

mation ; 2° les -battages non seulement des pro-

priétaires Importants et d'accès facile, mais en-

core ceux des petits exploitants et particulière-

ment ceux des mobilisés retenus aux armées ou

absents do leurs foyers : 3° I-'adeiption de tarifs

modérés comme prix des battages, chacun devant

se contenter de bénéfices normaux sans chercher à

profiter des difficultés créées par la guerre pour

rechercher des gains Illégitimes ou mal fondés.

A part do très rares exceptions, je dois m'om-

presser d'ajouter, dit en terminant M. lo pré-

iet. que je n'ai que des compliments à adresser

aux entrepreneurs de la Haute-Garonne pour leur

bonne conduite de ce côté depuis le début do la-

guerre, car les tarifs qu'ils ont .adoptés ont été-

en vérité fort raisonnables. Ce n'est que très ex-

ceptionnellement que des plaintes me sont parve-

nues des cantons voisins des départements où des

tarifs trop élevés m'ont été signalés. Des mesures

sont prises pour éviter le retour de ces exagéra-

tions à l'avenir. \

LES ARBRES DE NOS ROUTES. - On sait

que M. le préfet de la Haute-Garttnme, se faisant

le porte-parole des (protestations dù Conseil gé-

néral, des conseils municipaux de Toulouse et do

Casta-nct, de la «commission Ide protection des

cités et monuments et des Toulousains de Tou-

louse, était intervenu énergiquement près du mi-

nistre des travaux publics, do l'armement et

des Beaux-Arts, pour s'opposer ù l'abatage des

ormes séculaires

Convois, transports, cercueils, l6t .^'?A' e - } ;

Couronnes mortuaires. Choix à d°mi,-; ! 2i

r. Bue LafayeUe, — lèltphow i ^es

orages se sont abattus dans la ï^fLtb

communes de Baudis, Ga.ian, . ^ "r o'^ .

Vieux et Montjoie, ont été ïaiticulieienitii»

éprouvées. Sur plusieurs points, ia gicie

dévasté les Técoltes.

PETITES

Si

Du Du 2-9 juin.

— La Cour des prises de Londres a pro-

noncé la confiscation de 32.000 sacs de cale,

constituant la cargaison du Kronpnnzcssin-

Victoria et de douze autres navires.

— M Eliliu Boot et lo général Scott, de ia

mission 'américaine, sont arrives au quar-

tier général où ils ont eu une confercncL

avec le généralissime Broussi off

— Le colonel Dragutin Dimitrievitch le

commandant Luboniir Vulcvitehet le volon-

taire Bado Malobabitch, ont été exécutés a

S °i 0n $re'« avoir- survolé la ville de Cba-

loii-^ur-Saône, un maréchal des logis avia-

teur" a vu son appareil s'enflammer au-des-

sus du village de TAbergement et s'est tué

dans la chute qui s'ensuivît

_ Le docteur Boissano, directeur du bu-

reau des constatations médicales de Lour-

des, vient de mourir à Sarlat.

_ lo comte Esterhazy regagne Budapest

pour dissoudre la Diète en août et fixer les

nouvelles élections en septembre ou octo-

r — La compagnie dos téléphone.-', est arrivée

aujourd'hui à installer son cent TOlllièmfi

appareil à Copenhague ; il y a un téléphone

pour chaque habit-mt

— Selon un télégramme de vienne reçu

à Amsterdam, l'empereur a visité les fronts

„!„ Tyi-oi r-l du Trontin dans la journée du

M iuin ; il est retourné à Vienne le lcnde

main. _

MARCHÉ AUX VlflS

Narbonne, 86 juin.

Cours des vins de ia reçoit.» de l'tlli : ] lu-, lo-

utre de 1S à 83, su.iyant doiiv, Qualité


Service des

DES SOLDATS DISPARUS

ET DES PRISONNIERS DE GUERRE

NOS PRISONNIERS

LES NOUVEAUX INTERNÉS EN SUISSE

(Convoi du G-7 juin 1917)

Service de l'Œuvre Toulousaine des Recher-

ches des Disparus et d'Assistance aux Prison-

niers du Midi :

Ably (Jean), serg. 1202" inf., Langensalza;

Aufîret, (Louis), 2» cl. 118° inf., Mannheim;

d'Aimé (Achille), 2? cl. 69° inf., Altengrabow;

Arthur (Maurice), Serg., 43° colon., Mannheim;

Armand (Benoît-Marius), 2° cl. 112° inf., Zerbst;

Ambroise (Georges), l re cl. 369° inf., Landau;

Albertin (Henri), 2° cl. 405° inf., Parchim; Ab-

del Baki (Mohamed), 2 e cl. 1 er tir. alg. Sprot-

tau: Assaud (Vincent), 2.» cl. 140» inf., Man-

nheim: Andain (Marcel), 2« cl. 111° inf., Muns-

ter: Alliot (René), 2° cl. 152« inf., Mûnsingen;

Augcy (Georges), 2 8 cl. 57° chasseurs alpins,

Mesehede; Adam (Paul-Louis), capor. 289° inf.,

Langensalza; Achard (Auguste), 2° cl. 44° inf.,

Munster II; Arrepaux (Elisée), serg. 211° inf

Darmstadt; André (Max), capor. 102e inf.,

Zerbst.

Bourdillon (Auguste), capor. 48 terr., Min-

den: Bantin (Achille), 28 cl. 165= inf., Nurem-

berg; Bernier (Jean), 2° cl. 151° inf., Man-

nheim; Bramerel (Louis), capor. 30" inf. Mûn-

singen; Blanc (Aimé), serg. 7» chasseurs, Man-

nheim; Bruyère (Paul), 2 e cl. 4° territorial,

Mannheim; Bernard (Jean-M.), torig. 3° art. à

pied. Friedrichsfeld; Bourgeois (Gustave), 2e

cl. I" art., Friedrichsfeld ; Bucamps (Louis),

1° cl. 360° inf., Mannheim; Bernard (Georges)

bng.-fourr. 2 e cuir., Friedrichsfeld; Bordeaux

(Georges), 2 8 cl. 45° art,, Chemnitz; Billat (Mar-

cel), serg. 21» inf. col., Zerbst; Brelet (Paul),

serg. 160° inf., Altengrabow; Baillivy (Louis)

serg.-major 5" col., Cassel; Barbaroux (Louis),

ra.rnr. 312 e inf., Regensburg; Brichet (Char-

ter,!, 2 e cl. 45 e terr., Mannheim- Bocquin (Fran-

C7is), 2 e cl. 372" inf., Mannbeim; Boutniba (Mo-

hamed), mar. logis 1 er spah. al., Sprottau ;

Berretier (Alfred), 2 8 cl. 58= ch. à pied, Cott-

bus; -Babut (Louis), serg. 305e inf., Mannheim;

Bodchon (François), 2 e cl. 1er art. terr., Frie-

drichsfeld; Bremond (Ferdinand), jjF. 255e

Inf., Monnheim; Bouillat (Louis), 2e cl: 52e inf.,

Mannheim; Bessi (Jean), capor. 67e ch. alp.,

Mannheim; Boutteaux (Georges), serg. 1er art.

terr. Mannheim; Boazis (Benjamin), E« cl.

81e Inf., Mannheim; Boyer (François), 2e cl.

263» inf., Zerbst; Blbault (François), 2 e cl. 135"

inf.. Mannheim; Blarel (Valentin), serg. 345e

in.. Mannheim; Boulanger (Raymond), cap.

47" inf., Mannheim; Baudry (Albert), serg. 41"

inf.. Wittenberg; Bidoilleau (Jean), 2e cl. 41"

inf.. Merseburg; Barichard (Jean), a° cl. 109"

inf.. Ellwangen; Bernachon (Pierre). 2e cl. 10"

inf., Sprottau; Brunau (Francis), 2" cl. 137"

inf., Mannheim; Bessou (Jean), 2" cl. 83" inf.,

Sagan; Berthommier (Henri-Ch.), oap.-fourr.

3" inf. terr., Zerbst; Brelet (Paul), serg. 160"

inf.. Altengrabow; Blangeard (Marcel), serg.

168 e inf., Zerbst; Bertein (Abel), capor. 8" inf.

terr.. Stralsund; Bot (Georges), capor., 1« col.,

Langensalza; Bourgeois (Jules), brigad. doua-

nes. Mannheim; Bernard (Maurice), 2e cl. 36e

inf.. Mannheim; Bougon (Francois-A.), 2e cl.

60 e chasseurs à pied, Altengrabow; Brouillon

(Constantin), 2 e cl. 39 e inf., Mannheim; Bour-

seguin (Valentin), capor. 3" colon., Mannheim-

Bouchez (Léon), serg. 148" inf., Mannheim;

Bock (Paul), serg.-major, Mannheim; Bronty

(Boger), serg. 103" inf., Mannheim.

Cahn (Arthur), serg. 287" inf., Mannheim ;

Cartier (Adolphe), 2» cl. 1 er génie, Gùstrow ;

Commeiras (André), capor.-fourr. 111" inf

Limburg; Crety (de) (Charles), capor. 8» inf,

Wiirzburg; Calas (Ulysse), adjud. 142" inf.,

Mannheim; Caramelle (Léonard), 2" cl. 287"

inf.. Mannheim; Chemitelin (Paul), artif. I"

art.. Mannheim; Cuisinier (Eugène), 2" cl. 54"

ch. alp., Ingolstadt; Carraud (M.-Josëph), 2" cl.

30" inf., Mannheim; Cellier (Louis), 2e cl. 12=

chass. alp., Stuttgart; Crotet (Octave), capor.

2° inf. terr., Munster; Chambord (Bené), serg.

151° inf., Zerbst; Gourcoi (Constant), adjudant

3" inf. terr., Zerbst; Cuelenaere (Paul), 2" cl.

3" inf. terr., Chemnitz; Capron (Georges), cap.-

fourr. 80 e inf. terr., Stendal; Chariot (Emile),

2" cl. 4" terr., Zerbst; Chanteranne'(Fernand),

2 e cl. 1 er g. aérost., Mannheim; Celeux (André),

serg. 120" inf., Mannheim; Carroenne (Abel),

serg. 276" inf., Mannheim; Clément (Bené),

2" cl. 2 e inf. terr., Mannheim; Chevalier (Jean-

Bapt.), 2" cl. 298" inf., Mannheim; Chalayer

(Claude-Jos.), 2 e cl. 64" ch. alp., Mannheim ;

Chemain (Jules), adjud. 14" b. ch. alp., Ingols-

tadt: Courtade (Pierre), cap. 34e inf., Langen-

salza: Couvert (Paul), 2 e cl. 5" art., Giessen;

Cabanel (Paul), serg. 240" inf., Mahnheim ;

Coiffignon (Pierre), 2" cl. 69" inf., Eglosheim;

Cayla (Auguste), cap. 211" inf., Mannheim.

[A suiwe)

BOURSE DE PARIS

Du B8 juin-.

8 %. 60.25 ; amortissable, 3 %, TU» ; 5 %,

«R25 — Ville de Paris : 187-1. 371 £0 : i«7o,

a6 75 • 1876, 489.75 ; 1893, 259.75 ; 1894, 864 ;

1904 315 ; 1005, 334 ; 1910, Sftl.r'o. — Itmacco :

1879. 472 ; 1883. 329.73 ; 18K5, 388 ; 18»5, 3*0 ;

1B03 384 ; 1909, 197.26. — Communales : 11870,

426 ; 1691, 300 ; 1898, 331 ; 1906, 305. — Crédit

Lyonnais, 1.106. — Est, 775. — Lyon, 985 ; *u-

sion. 328.75 ; nouvelles, 325.75. — Midi, 019. —

Nord, .1.315. — Pennarroya, 8.125. — Orléans,

1.1110. — Ouest, 700. — Métro, 414. — Nord-Sud

lia. — Suez, 4.390. — Pathé, îl-68. — Thomson,,

715. —r Espagne Extérieure, 104.26. — Japon,

H913, 521.50. — Busstei : 1880, 62 ; 1801, 51.50 ;

illSM, 48 ; 1906. 74 ; 1909, 66 ; 1014, 72.75. — Tùro

Unifié, 6tl. — Banque Ottomane, 446. — An-

dâlous, 40.3. — Lombardes, anciennes, 150. —

«Nord-Espagne, 408 ; 1" série, 408.50 ; 2' série,

370 ; 3" série, 360. — Pampelune, 390. — Bar-

celone. 402. — Asturies, 1" série, 415 ; 2" série

356. — Sara'gosse, 415 ; 1" série, 350. — Briansk

ordinaire, 375 ; privilégiée, 352. — Rio-Tinto

1.730. — Naphte, 330. — Provodnik, 305. —

ahatillo^Commentry, 2.635. — Constructions

Mécaniques, 225. — Aciéries de Marin©, a.286

— Creusot, 2.378. — .Air Liquide, 381. — Ber-

gougnan, 1.325. — Usines d-U. Rhône ondïnaire.

5.300. — Soie aiardionuet, 109. — Union Phc-

togiraphique, 189.50.

Marché en Banque. — Bakou, 1.325. — Balia,

330. — Caoutchouc, 190. — Cape-Copper, 123 50.

— Caucase, 260. — Chino, 365. — De Beers, or-

dinaire. 374. — East-Ramd, 14 25. — Goldfields,

44. — Lena, 39 50. — Lianosof, 325. — Maltzoff,

465. — Phosphates tunisiens, 360. — Platine",

512. — Rand-Mines, 92. — iRobinson Gold, 29 25.

— Sbansi. 25. — Spasky, 49. — Tanganika,

103. — Tharsis, 141. — Utah-Copper, 655. —

Hotchkiss. 668. — Gnome, 38 05. — Fraiico-

Wyoming, 150 50.

Change. — Londres, 27 T3 à 27 18. — Dane-

mark, 166 à 170. — Espagne, 675 -à 681. — Hol-

lande. 235 à 239. — Italie, 79 à 81. — Canada,

571 à 576. — New-York, 587 i à 592 J. — Nor-

vège, 168 à 172, — Portugal, 355 à 375. — Pé-

trograd, 129 i à 134 i. — Suède, 173 à 177. —

Suisse, 117 i à 119 J.

TEMPLE MODERNE

18, Rue Denfert-Rochereau, 18 — TOULOUSE

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MARCHE DE PARIS

Sucres, mcotés.

Huile de lin, 305.

Pu ss Juin,

MARCHÉ Dï LA V1LLETTE

Paris, 28 Juin.

Amenés et vendus, 994. i«

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