Bilan de gestion des risques auditifs festival MUSILAC 2012

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Bilan de gestion des risques auditifs festival MUSILAC 2012

Commune d'AIX LES BAINS

FESTIVAL MUSILAC édition 2012

du vendredi 13 au dimanche 15 juillet

Bilan de gestion des risques auditifs

Téléchargeable sur le site de l'ARS Rhône-Alpes

J.Levecq & C.Cuisinier - DT Savoie ARS Rhône-Alpes 01/10/2012 Page 1 sur 19


SOMMAIRE

1 RECOMMANDATIONS PRÉFECTORALES EN MATIÈRE DE GESTION DES RISQUES AUDITIFS........................................................... 3

2 LIMITATION DU NIVEAU SONORE – MESURE DE L'EXPOSITION DU PUBLIC ......................................................................................... 4

2.1 Méthodologie retenue................................................................................................................................................................................... 4

2.1.1 Matériel de mesure................................................................................................................................................................................... 4

2.1.2 Contexte réglementaire de référence pour l’interprétation des résultats.................................................................................................. 4

2.2 Responsabilité en matière de maîtrise des niveaux sonores ....................................................................................................................... 5

2.3 Résultats....................................................................................................................................................................................................... 6

2.4 Observations .............................................................................................................................................................................................. 10

2.4.1 Basses fréquences ................................................................................................................................................................................. 10

2.4.2 Niveaux sonores d’exposition du public en augmentation...................................................................................................................... 10

2.4.3 Contribution des pauses dans la dose d’exposition................................................................................................................................ 11

2.5 Impacts de l’intensité sonore et des très basses fréquences ..................................................................................................................... 13

2.5.1 Impact sur la santé ................................................................................................................................................................................. 13

2.5.2 Impact sur les mesures acoustiques ...................................................................................................................................................... 13

2.5.3 Impact sur l’environnement..................................................................................................................................................................... 14

2.6 Conformité à la recommandation préfectorale sur la valeur limite d’exposition du public .......................................................................... 14

3 PROTECTIONS AUDITIVES.......................................................................................................................................................................... 15

4 INTERVENTION ARS .................................................................................................................................................................................... 17

5 CONCLUSIONS ............................................................................................................................................................................................. 17

6 PROPOSITIONS ............................................................................................................................................................................................ 18

7 ANNEXE......................................................................................................................................................................................................... 18

RÉFÉRENCES....................................................................................................................................................................................................... 18

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Le festival Musilac a fait l’objet d’études similaires en 2002, 2010 et 2011.

1 Recommandations préfectorales en matière de gestion des risques auditifs

Les recommandations préfectorales en matière de gestion des risques auditifs de l’édition 2012 du festival Musilac comportent deux volets. Ils

figurent dans le relevé de conclusions de la réunion d’évaluation du dispositif de sécurité en date du 11 juin 2012.

Extraits :

Concernant la limitation du niveau sonore : en l'absence de réglementation, le plan régional santé environnement n° 2 (PRSE2) comporte une mesure n° 45

intitulée « inciter à inclure dans les documents d'autorisation de toute manifestation en plein air utilisant de la musique amplifiée la limitation de la pression

acoustique d'exposition des auditeurs à 105 dB(A)». Cette limitation figurait déjà dans le relevé de conclusions de la réunion du 22 juin 2011. Le libellé de la

prescription reste identique : «en aucun endroit accessible au public, Je niveau de pression acoustique continu équivalent pondéré A auquel il peut être exposé ne

devrait dépasser 105 dB. Le mesurage du niveau d'exposition doit se faire en utilisant un sonomètre intégrateur homologué ou une chaîne de mesurage équivalente

homologuée de classe non inférieure à la classe 2 au sens de la norme NF S 31-109 ou, le cas échéant, un dosimètre». Deux agents de l'ARS seront sur site pour

réaliser des mesures d'exposition en tout point accessible au public (accréditations fournies par l'organisateur). Des mesures seront également réalisées par

quelques festivaliers volontaires.

S'agissant des protections auditives, l'ARS mettra à disposition des organisateurs 8000 paires de protections auditives. Par ailleurs, la mairie d'Aix-Ies-Bains est

également en capacité de mettre à disposition 10000 paires. Les services de la ville sont en mesure de mettre également à disposition 2 personnes mais pour le

vendredi uniquement. La solution la mieux adaptée au site consiste en une mise à disposition systématique des protections auditives aux contrôles des titres d'entrées

sur le site, avec une possibilité de réapprovisionnement ponctuelle à proximité de la zone d'exposition soumise au niveau de pression acoustique le plus important

pour les festivaliers ayant éventuellement refusés de s'en prémunir à l'entrée. Ce point de réapprovisionnement, ou tout autre stand accessible au public et faisant

l'objet d'une signalétique spécifique, devrait être équipé d'un système de diffusion visuelle de conseils et recommandations, et notamment de vidéo informant les

festivaliers sur la manière d'introduire correctement les bouchons d'oreilles.

Ces recommandations préfectorales ont été prises dans la cadre du :

• Plan régional santé environnement 2010/2014 (PRSE2), mesure 45 de l’action 17 (inciter à inclure dans les documents d’autorisation de

toute manifestation en plein air utilisant de la musique amplifiée la limitation de la pression acoustique d’exposition des auditeurs à 105

dB(A)

• Plan Stratégique Régional de Santé mis en concertation le 17/08/2012 (Priorité 4 : prévenir les risques sanitaires liés à l’environnement

sonore - Action 1 : poursuivre la sensibilisation sur les risques sonores dans les lieux festifs et dans les établissements d’enseignement

accueillant des jeunes).

• Programme de territoire EST de l’ARS mis en concertation le 17/08/2012 (Actions spécifiques programmées dans le territoire - Action

n°1 : Prise en compte dans les manifestations festives de plein air diffusant de la musique amplifiée de la limitation du niveau sonore et

de la mise à disposition du public de protection auditive)

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2 Limitation du niveau sonore – Mesure de l'exposition du public

2.1 Méthodologie retenue

Les mesurages ont été réalisés en conditions réelles d’exposition du public. Des festivaliers volontaires préalablement sensibilisés avant

le festival, ont été équipés de dosimètres fixés à la ceinture. Munis d’un prolongateur dédié, les microphones étaient « clipsés » de

manière apparente sur le col de leur vêtement à une distance d’environ 15 cm de leur oreille. Les festivaliers ont mesuré souvent

simultanément les niveaux sonores des mêmes concerts en des points différents. La majorité des mesurages ont été réalisés dans le

périmètre compris entre les deux scènes occupées alternativement et les régies (voir schéma en annexe).

2.1.1 Matériel de mesure

Trois dosimètres de marque 01dB de classe 2 dédiés à la mesure du bruit au travail de type « Wed » portant les numéros de série

10472, 10473 et 10474 ont été utilisés. Tous les dosimètres équipés de leurs prolongateurs ont été calibrés avant et après chaque

période de mesurage. Le calibreur portait le numéro de série 27105.

2.1.2 Contexte réglementaire de référence pour l’interprétation des résultats

Le décret n°98-1143 du 15 décembre 1998 relatif aux prescriptions applicables aux établissements ou locaux recevant du public et

diffusant à titre habituel de la musique amplifiée, à l'exclusion des salles dont l'activité est réservée à l'enseignement de la musique et

de la danse qui réglementait les niveaux sonores dans les discothèques a été codifié dans les articles R. 571-25 à R. 571-30 et R. 571-

96 du code de l’environnement. En application de ce texte, en France, le niveau de 105dB(A) sur une durée de 10 à 15 minutes

constitue une valeur à ne pas dépasser en tout point accessible au public. Pour mémoire cette valeur est fixée à 98 dB(A) en Suisse.

Elle fixe également une valeur-limite de 120 dB(C) en niveau de crête (LCpk). Ces valeurs limites réglementaires admissibles sont

uniquement exigibles dans les lieux clos. Il n’existe à l’heure actuelle aucune réglementation limitant le niveau d’exposition du

public pour les spectacles en plein air.

Le décret no 2006-892 du 19 juillet 2006 relatif aux prescriptions de sécurité et de santé applicables en cas d’exposition des travailleurs

aux risques dus au bruit dont les dispositions ont modifié le code du travail. L’exposition à la musique est différente de celle que l’on

observe en milieu industriel, car dans la pratique musicale les niveaux et les fréquences changent constamment, et de nombreuses

pauses font partie du quotidien des professionnels des musiques vivantes. Aussi, l’extrapolation, à niveau équivalent, des données de

l’exposition industrielle est difficile à appliquer à l’exposition sonore des musiciens ou du public. Il n’en reste pas moins que cette

réglementation s’applique dans son intégralité aux salariés du monde de la musique depuis le 14 février 2008. Elle ne concerne pas le

public. Elle constitue néanmoins pour le moment la seule référence de valeurs d’exposition. Il serait intéressant de disposer de valeurs

d’exposition mieux adaptées au public des lieux musicaux, les valeurs de référence du bruit au travail ayant été calculées pour des

salariés exposés 5 jours/semaine sur une durée d’activité professionnelle. Pour être représentative d’une exposition globale du public,

l’exposition dans la cadre de concerts en plein air devrait être cumulée avec l’ensemble des autres sources sonores auxquelles peut

être soumise la personne (écoute du baladeur, concerts en lieux clos, discothèque, bruits des transports, et de toutes autres activités

bruyantes).

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1° Valeurs limites d'exposition

VALEURS D'EXPOSITION 1 NIVEAU D'EXPOSITION

2° Valeurs d'exposition supérieures déclenchant l'action de

prévention prévue à l'article R. 4434-3, au 2° de l'article R.

4434-7, et à l'article R. 4435-1

3° Valeurs d'exposition inférieures déclenchant l'action de

prévention prévue au 1° de l'article R. 4434-7 et aux articles

R. 4435-2 et R. 4436-1

Niveau d'exposition quotidienne au bruit de 87 dB (A) ou

niveau de pression acoustique de crête de 140 dB (C)

Niveau d'exposition quotidienne au bruit de 85 dB (A) ou

niveau de pression acoustique de crête de 137 dB (C)

Niveau d'exposition quotidienne au bruit de 80 dB (A) ou

niveau de pression acoustique de crête de 135 dB (C)

1 Les valeurs de référence du bruit au travail ayant été calculées pour une personne exposée 5 jours/semaine sur une durée d’activité professionnelle.

Les perspectives d’évolution du code de l’environnement (décret de 1998) relatif aux lieux clos s’orientent vers une séparation du volet

« police de l’environnement » concernant le respect des émergences admissibles au regard des riverains qui resterait codifié dans le

code de l’environnement et du volet « santé, protection des risques auditifs» qui ferait l’objet d’un nouveau décret codifié dans le code

de santé publique. Cette séparation étendra vraisemblablement le respect des 105dB(A) sur 10 à 15 minutes initialement applicable

uniquement aux lieux clos, aux spectacles en plein air.

2.2 Responsabilité en matière de maîtrise des niveaux sonores

Les travaux du comité scientifique de l’association AGISON auxquels sont largement associés les ministères chargé de la santé, de

l’environnement et de la culture ont permis de rappeler la responsabilité générale relative à l’organisation de spectacles vivants dans le

cadre du projet d’évolution du décret de 1998. Une extension d’application d’un nouveau décret relatif au volet « santé, protection des

risques auditifs » codifié dans le code de la santé publique (CSP) aux spectacles en plein air ne devrait pas modifier les principales règles

qui encadrent la responsabilité en matière de sécurité tant de la personne physique ou morale qui se comporte en producteur de

spectacle ou en exploitant du lieu qui accueille le spectacle. Comme l’indique Pierre Chesnais auteur de « spectacles vivants, cadre

administratif et juridique 2 »

« Par le fait de l’achat du billet d’entrée, un contrat se forme entre l’organisateur et le spectateur. Le billet d’entrée n’est pas une simple

quittance faisant preuve du versement du prix de la place. Il est le titre qui consacre et prouve la formation du contrat (…). Aux termes de

ce contrat le producteur de spectacle s’engage à fournir au spectateur une jouissance utile et paisible de la représentation. (…) Cette

jouissance paisible induit que le spectateur est en droit d’assister au spectacle en toute sécurité ».

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Cette sécurité s’entend au sens large. Elle concerne par définition la protection de l’audition du public. Le producteur engagerait sa

responsabilité en cas de dommage à un spectateur.

2 Fascicule n°1070 du Juris-classeur propriété littéraire et artistique- 2003

2.3 Résultats

Les indicateurs acoustiques exploités dans le cadre de ces mesures sont les suivants :

• LAeq (résultats exprimés en dB(A), décibel pondéré A) et LCeq (résultats exprimés en dB(C), décibel pondéré C)],

• niveau de crête LCpk (résultats exprimés en dB(C),

• période de 15 minutes pendant laquelle le niveau est le plus élevé,

• LExd : niveau d'exposition quotidienne au bruit "ramenée" à 8h,

• LExd 3 jours : niveau d'exposition cumulée calculée sur 3 jours.

Le filtre de pondération A est représentatif de la perception humaine. Toutefois, pour des niveaux sonores importants (supérieurs à 85

dB) l’utilisation du filtre de pondération C peut être privilégiée. Ce filtre prend en compte la sensibilité de l’oreille humaine qui augmente

pour les basses fréquences lorsque le niveau sonore global est élevé. Cependant dans l’ensemble du corpus réglementaire lié à

l’environnement et à la santé, le dB(A) est le seul indicateur utilisé.

Le recours au filtre de pondération C est motivé à la fois par :

• un niveau sonore global important, toujours supérieur à 85 dB(A) émis dans l’enceinte du festival ;

• une forte contribution des basses fréquences au niveau sonore global due au type de musique diffusé et à l’utilisation de

matériels adaptés à une bonne restitution du signal pour les basses fréquences ;

• une durée d’exposition cumulée du public possible de 30 heures sur trois jours.

Il est apparu intéressant de comparer les mesures effectuées en dB(A) et dB(C) pour évaluer la contribution des basses fréquences sur

le signal diffusé et le ressenti des festivaliers. L’écart entre les deux niveaux globaux est d’autant plus important que la contribution du

signal sonore diffusé est riche en basses fréquences. La différence entre les deux niveaux est principalement attribuable à l’énergie

sonore portée par les fréquences inférieures à 63 Hz.

Légende des tableaux récapitulatifs des mesures (pages 7, 8, 9 et 10) :

Mesures festivaliers Mesures agent ARS Niveau sonore supérieur ou égal à 105 dB(A)

Écart entre le LAeq et le LCeq notablement supérieur à la moyenne

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Nom du groupe

Heure

concert

The Lanskies 15h02

Alabama

Shakes

15h37

Miossec 16h22

Bat for Lashes 17h22

Dionysos 18h13

Bénabar 19h22

Noël Gallagher's

High Flying

Birds

20h40

The Kills 21h40

Jean-Louis

Aubert

22h50

The Spécials 00h18

Durée (T)

Mesures du vendredi 13 juillet 2012 (Résultats arrondis au ½ dB le plus proche)

N° série

dosimètre

LAeq sur

T en dBA

Durée

tolérable

sans

protection

sur LAeq

LCeq sur

T en dBC

Niveaux sonores les

plus élevés sur 15

minutes

Niveaux sonores les

plus élevés sur 5

minutes

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Ecart

entre

LAeq et

LCeq

LCpk en

dBC

en dBA en dBC en dBA en dBC

33 min 10 472 106 3 min 3/4 120 14 138 106,5 121 108,5 123

50 min 10 474 105 5 min 116,5 11,5 135,5 106 117,5 107 119

43 min 10 472 102 10 min 116,5 14,5 136,5 104,5 117,5 2

32 min 10 473 100 15 min 113 13 135,5 102 114,5

59 min 10 472 99,5 15 min 110,5 11 132,5 102 113

42 min 10 473 102 10 min 116 14 134 102,5 117

45 min 10 472 100 15 min 112,5 12,5 135 101,5 114

42 min 10 473 99 19 min 114,5 15,5 135 99,5 117

1h 02 10 472 98,5 19 min 113,5 15 134 100 115

1h 01 10 473 96 38 min 112 16 133 97 113

1h 10 474 99,5 15 min 116 16,5 134 100,5 118

1h 12 10 472 97,5 24 min 111 13,5 129,5 100 114

1h 10 473 95,5 38 min 112,5 17 129 97 114

14 min 10 474 100,5 12 min 116 15,5 132,5

53 min 10 472 103,5 6 min 116,5 13 135 104,5 117,5

53 min 10 473 99 19 min 112 13 129,5 100 113

1h 07 10 474 100 15 min 117 17 134,5 101 120

1h 01 10 472 102 10 min 115,5 13,5 133,5 103,5 118

1h 01 10 473 101 12 min 116,5 15,5 134,5 101,5 119

21 min 10 474 101,5 10 min 114 12,5 137,5 102,5 115,5

1h 25 10 472 101,5 10 min 112 10,5 136,5 105 115,5 9

48 min 10 473 100 15 min 115,5 15,5 134 101,5 116,5

1h 25 10 474 100 15 min 115,5 16 136,5 103 119

59 min 10 472 107,5 2 min 1/2 123,5 16 139,5 108,5 124,5 109,5 125 10

55 min 10 473 101 12 min 115,5 14,5 132,5 102 116

47 min 10 474 102 10 min 118 16 135 102,5 119

Moyenne des écarts entre les LAeq et les LCeq sur l'ensemble des concerts 14,3

• Pour situer l'emplacement et identifier l’opérateur de la mesure, se reporter au schéma de positionnement en annexe


1

5

6

7

8


Nom du

groupe

Trombone

Shorty

Heure

concert

16h22

Durée (T)

Mesures du samedi 14 juillet 2012 (Résultats arrondis au ½ dB le plus proche)

N° série

dosimètre

LAeq sur

T en dBA

Durée

tolérable

sans

protection

sur LAeq

LCeq sur

T en dBC

Niveaux sonores les

plus élevés sur 15

minutes

Niveaux sonores les

plus élevés sur 5

minutes

J.Levecq & C.Cuisinier - DT Savoie ARS Rhône-Alpes 01/10/2012 Page 8 sur 19

Ecart

entre

LAeq et

LCeq

LCpk en

dBC

52 min 10 472 100 15 min 115,5 15,5 136,5 101,5 117

en dBA en dBC en dBA en dBC

52 min 10 474 100,5 12 min 114 13,5 134,5 101,5 116 14

Fanfarlo 17h20 45 min 10 474 99 19 min 115,5 16,5 135,5 100,5 116,5

Band of

Skulls

18h25

Orelsan 19h19

Metronomy 20h40

Franz

Ferdinand

Lenny

Kravitz

21h41

23h10

46 min 10 472 92 1h 57min 111 19 130,5 92,5 112

52 min 10 474 95,5 38 min 106 10,5 130 96 106,5 16

1h 06 10 472 94,5 48 min 115 20,5 136,5 96,5 117

50 min 10 473 97,5 24 min 116,5 19 134 99 117,5

54 min 10 472 99 19 min 115,5 16,5 133 100 116,5

48 min 10 474 99 19 min 113 14 134 100 114 18

1h 06 10 472 97,5 24 min 114 16,5 131 99 115

29 min 10 473 103,5 6 min 120 16,5 136 105 120,5 107 121

1h 03 10 474 102 10 min 113 11 135 105 114 106,5 116

1h 19 10 472 96 38 min 117 21 134 97 118,5

1h04 10 474 100,5 12 min 111 10,5 130 101,5 112,5 20

Shaka Ponk 00h35 1h 04 10 472 97 30 min 119 22 135 98 120 21

Don Rimini 01h40 21 min 10 472 96 38 min 119 23 135,5 96 119,5

Moyenne des écarts entre les LAeq et les LCeq sur l'ensemble des concerts 16,6

• Pour situer l'emplacement et identifier l’opérateur de la mesure, se reporter au schéma de positionnement en annexe


19

22


Nom du

groupe

Heure

concert

Zulu Winter 15h33

Revolver 16h22

Moriarty 17h18

Skip the Use 18h19

Two Door

Cinema Club

19h25

Garbage 20h33

LMFAO 21h33

Mesures du dimanche 15 juillet 2012 (Résultats arrondis au ½ dB le plus proche)

Durée (T)

N° série

dosimètre

LAeq sur

T en dBA

Durée

tolérable

sans

protection

sur LAeq

LCeq sur

T en dBC

Niveaux sonores les

plus élevés sur 15

minutes

J.Levecq & C.Cuisinier - DT Savoie ARS Rhône-Alpes 01/10/2012 Page 9 sur 19

Ecart

entre

LAeq et

LCeq

LCpk en

dBC

en dBA en dBC

44 min 10 472 100 15 min 116 16 134,5 101,5 116,5 24

40 min 10 473 100 15 min 115,5 15,5 134 101 117

53 min 10 472 98,5 19 min 116 17,5 133 100 117

40 min 10 473 98 24 min 113,5 15,5 132,5 100 116

54 min 10 474 99,5 15 min 114,5 15 131,5 101 115,5

52 min 10 472 93,5 1h 106 12,5 129 95 107,5

52 min 10 473 98 24 min 107,5 9,5 132 100 109

47 min 10 474 94 1h 106,5 12,5 131,5 95 108

1h 01 10 472 101,5 10 min 120 18,5 136,5 103,5 121

17 min 10 473 97 30 min 118 21 135 97 118,5

1h 02 10 474 99,5 15 min 114 14,5 133 100,5 115

18 min 10 472 95 48 min 113,5 18,5 132,5 95 113

56 min 10 474 101 12 min 112 11 132 103 113

40 min 10 472 99 19 min 115,5 16,5 131,5 100,5 118

35 min 10 473 98,5 19 min 114 16 129,5 99,5 114,5

58 min 10 474 100,5 12 min 118 17,5 133 101,5 119 29

43 min 10 472 97 30 min 114 17 133,5 98 117,5

29 min 10 473 97 30 min 113,5 16,5 132,5 97 114,5

22 min 10 474 95,5 38 min 111,5 16 127,5 95 112,5

Blink-182 23h21 48 min 10 474 101,5 10 min 115,5 14 136,5 102 117,5 31

Moyenne des écarts entre les LAeq et les LCeq sur l'ensemble des concerts 16

Pour situer l'emplacement et identifier l’opérateur de la mesure, se reporter au schéma de


positionnement en annexe


25

26

27


2.4 Observations

2.4.1 Basses fréquences

Les résultats des tableaux récapitulatifs font apparaître une prédominance hétérogène des basses fréquences selon les esthétiques

musicales et l’emplacement des relevés. Les écarts les plus importants ont été constatés à l'angle de l’espace réservé aux personnes

handicapées et au plus près des « Sub Bass ». La sensation de prédominance est à corréler avec l’augmentation de l’écart constaté

entre les niveaux continus équivalents mesurés en pondérations A et C. La pondération C, utilisée en acoustique pour des niveaux

sonores au-dede 85 dB, prend mieux en compte l’effet des basses fréquences, mais n’est pas réglementée. L’écart moyen relevé

entre ces deux pondérations s’établit autour de 15,5 dB en 2012 alors qu'il était de 14 dB en 2010 et en 2011.

2.4.2 Niveaux sonores d’exposition du public en augmentation.

Sur la base des mesures réalisées en 2002, 2010, 2011 et 2012 le niveau sonore global est en augmentation.

En outre, les dépassements des 105 dB(A) se sont multipliés. En 2011, un seul groupe était concerné alors qu'ils sont trois en 2012.

Année Nom du groupe

2002

2010

2011

2012

Niveaux sonores les plus élevés - évolution 2002 / 2010 / 2011 / 2012 (Résultats arrondis au ½ dB le plus proche)

Heure

concert

Durée (T)

N° série

chaine de

mesure

LAeq sur

T en dB(A)

LCeq sur

T en

dB(C)

Niveaux sonores les

plus élevés sur 15

minutes

Niveaux sonores les

plus élevés sur 5

minutes

J.Levecq & C.Cuisinier - DT Savoie ARS Rhône-Alpes 01/10/2012 Page 10 sur 19

Ecart

entre

LAeq et

LCeq

LCpk en

dB(C)

Indochine 1h 31 97 129,5 98,5

30512

Super Tramp 1h 44

97 132 99

ZZ Top 20h

1h 14 10473 101 117 16 135 103 119

10472 102 116 14 137 104,5 117

Indochine 22h45 1h48 10474 101 116 15 133 103 117

The Chemical

Brothers

22h56

The Lanskies 15h02

en dB(A) en dB(C) en dB(A) en dB(C)

34 min 10472 104 120,5 16,5 135 105,5 122 107,5 123,5

58 min 10473 104,5 113,5 9 130,5 107 116 108,5 116,5

33 min 10472 106 120 14 138 106,5 121 108,5 123

50 min 10474 105 116,5 11,5 135,5 106 117,5 107 119

The Specials 00h18 59 min 10472 107,5 123,5 16 139,5 108,5 124,5 109,5 125

Franz

Ferdinand

21h41

29 min 10473 103,5 120 16,5 136 105 120,5 107 121

1h 03 10474 102 113 11 135 105 114 106,5 116


Comparaison 2002 / 2010 / 2011 / 2012 des concerts ayant généré les plus forts niveaux sonores

(Résultats arrondis au ½ dB le plus proche)

Année Nom du groupe

Durée

(T)

2002 Super Tramp 1h 44

N° série

chaine de mesure

30512

(sonomètre)

LAeq sur

T en

dB(A)

Niveaux sonores les plus

élevés sur 15 minutes en

dB(A)

97 99,5

2010 ZZ Top 1h 14 10472 (dosimètre) 102 104,5

2011 The Chemical Brothers 58 min 10473 (dosimètre) 104,5 107

2012 The Specials 59 min 10472 (dosimètre) 107,5 108,5

Évolution de 2002 à 2012 + 10,5 + 9

Une comparaison des niveaux sonores des concerts ayant produit les niveaux sonores les plus élevés en 2002, 2010, 2011 et 2012

montre un niveau sonore global sur la durée totale des concerts en constante augmentation, + 10,5 dB(A) par rapport aux relevés

réalisés en 2002. Cette augmentation correspond à une puissance à l’émission 10 fois supérieure (cf. tableau ci-dessus).

2.4.3 Contribution des pauses dans la dose d’exposition

Compte tenu de la configuration du site, des caractéristiques des systèmes de sonorisation (notamment l’utilisation d’un second

dispositif de sonorisation de rappel situé à l’arrière des tours de régie et des écrans vidéo) la contribution des pauses semble

négligeable sur la dose d’exposition globale des festivaliers.

J.Levecq & C.Cuisinier - DT Savoie ARS Rhône-Alpes 01/10/2012 Page 11 sur 19


Année Jour

2010

2011

2012

Tableau récapitulatif de l'exposition d'un même festivalier, muni d'un pass 3 jours,

ayant assisté à la quasi-totalité des concerts

(2010 : dosimètre n° 10474 - 2011 : dosimètre n° 10473 - 2012 : dosimètres 10472 et 10474)

LAeq en

dB(A)

Pauses Exposition concerts

Durée

LAeq en

dB(A)

Durée

Exposition globale

(concerts + pauses)

Exposition calculée

en dB(A)

LExd,n jours = 10 log [10 log (LExd A/10) + … + 10 log (LExd N/10) ] + 10 log (1/n)

J.Levecq & C.Cuisinier - DT Savoie ARS Rhône-Alpes 01/10/2012 Page 12 sur 19

LAeq en

dB(A)

Durée

Écart

expositions

globale /

concerts

en dB(A)

16 juillet 88 1h 02 99 9h 37 98 10h 39 - 1 99,2

17 juillet 86 2h 44 99 6h 53 98 9h 37 - 1 98,8

18 juillet 86 2h 14 98 7h 19 97 9h 34 - 1 97,5

Total 6h 23h 49 29h 50

14 juillet 90 1h 14 98 7h 40 98 8h 54 0 98,1

15 juillet 89 1h 41 100 4h 23 99 6h 04 - 1 97,5

16 juillet 88 1h 13 97 5h 55 96 7h 09 - 1 95,5

Total 4h 08 17h 58 22h 07

13 juillet 90,5 1h 15 102,5 9h 34 102 10h 49 - 0,5 103,4

14 juillet 92 3h 43 100 5h 25 98 9h 08 - 2 98,7

15 juillet 90 2h 14 100 5h 46 98,5 8h - 1,5 98,5

Total 7h 12 20h 45 27h 57

Notes :

Les différentes valeurs ont été calculées sur la base de l'arrêté du 19 juillet

2006 pris pour l’application des articles R. 231-126, R. 231-128 et R. 231-

129 du code du travail

(1) – Niveau d'exposition quotidienne au bruit "ramenée" à 8h par calcul

(logiciel dB Trait) selon la formule suivante :

LExd, 8h = LAeq,TE + 10 log (TE/TO)

Où : TE est la durée totale effective de la journée de travail ;

TO est la durée de référence, fixée à 8 heures ;

LAeq,TE est le niveau de pression acoustique continu équivalent

pondéré A.

LExd

(1)

Cumulée

(2)

98,6

97,2

100,7

(2) – Niveau d'exposition au bruit calculée selon la formule suivante :

Où : LExd,n jours est l'exposition totale sur la durée du festival

LExd A est l'exposition quotidienne pour le jour A

LExd N est exposition quotidienne pour le jour N

n – nombre de jours


2.5 Impacts de l’intensité sonore et des très basses fréquences

Assister à des festivals occupe une place privilégiée dans la pratique musicale des jeunes avec des préférences de genres et d’esthétiques qui

forment un ensemble composite. En matière de risque auditif, les caractéristiques de ce type de festival sont une durée cumulée d’exposition du

public à de forts niveaux sonores sur une courte période.

Depuis les débuts du festival Musilac, les performances des systèmes électroacoustiques se sont accrues. Les choix artistiques de la programmation

ont évolué, sollicitant plus fréquemment les très basses fréquences qui ont conduit à la génération de sons de très forts niveaux sonores dans la

gamme « 20-80hz ». L’extension vers les basses fréquences de la bande passante crée des difficultés au niveau de la qualité du champ acoustique

restitué pour le public mais aussi sur l’impact sonore des riverains immédiats et éloignés.

2.5.1 Impact sur la santé

Une augmentation du volume sonore de la musique et de la puissance des infrabasses sont recherchés par un certain public pour contribuer

à rendre la musique « tactile, palpable ». À de tels niveaux la musique crée des effets physiques propres à induire des modifications

sensorielles chez les auditeurs : perturbations de l’oreille interne qui jouent sur l’équilibre, vibrations qui traversent le corps et incite à la danse

les auditeurs les plus exposés. Pour certains artistes, provoquer la danse est un objectif important. Ils voient, par ce biais, une reconnaissance

de leur performance scénique et de leur valeur artistique. Un bon concert se mesure à l’intensité de la réponse physique des auditeurs. La

danse prolongée peut provoquer comme pour les sportifs, la libération d’endorphine, qui augmente la résistance à la douleur, qui provoque un

effet anesthésiant et modifie l’humeur du sujet qui ressent une sensation de bien être. Pour les détenteurs d'un Pass 3 jours l'exposition

cumulée peut atteindre 30 heures ; l'effort physique prolongé que cela peut représenter augmente également la sécrétion de dopamine, un

autre neuromédiateur impliqué dans les sensations de plaisir.

Sans pour autant constituer un risque pour la santé (au regard des connaissances actuelles), la perception des basses fréquences peut

s’effectuer par d’autres organes que l’oreille et mettre en vibration l’estomac, la cage thoracique et renforcer la gêne ressentie par certains

publics. Des études de l’INSERM de Montpellier actuellement en cours sur la sensibilité de l’oreille aux basses fréquences permettront de

déterminer la nature d’un risque auditif particulier dans ces gammes de fréquences.

2.5.2 Impact sur les mesures acoustiques

Pour les esthétiques musicales majoritairement programmées sur le site de Musilac, la perception des basses fréquences est souvent

renforcée par le caractère pulsé des rythmes associés à ces fréquences. Sur leur bande passante, les longueurs d’ondes émises en

stéréophonie par les caissons de graves (Sub) varient de 34 m (10hz) à 4,3m (80hz). Ces longueurs d’ondes génèrent des interférences

constructives ou destructives variables en fonction des fréquences qui ne rendent par homogène la pression acoustique sur l’auditoire. Ce

phénomène explique des écarts sensibles de résultats des mesures d’exposition des différents auditeurs d’un même concert équipés

d’exposimètres.

J.Levecq & C.Cuisinier DT Savoie ARS Rhône-Alpes 01/10/2012 Page 13 sur 19


2.5.3 Impact sur l’environnement

L’extension vers les graves de la bande passante impacte fortement l’environnement éloigné du festival malgré une chute rapide de sensibilité

de l’oreille qui contribue à limiter la gêne ressentie par les riverains.

Toutefois, l’absorption négligeable de l’air 0,1 dB par kilomètre à 10hz et les faibles isolements des parois des habitations dans ces gammes

de fréquence participent à limiter les effets de l’augmentation du seuil auditif. C’est pourquoi les basses fréquences prédominantes ont été

perçues et ont fait l’objet de signalements dans des habitations très éloignées du site, fenêtres fermées. Pour mémoire le signalement validé

le plus éloigné fait état de perception de basses fréquences imputables au festival à 18 km au sud du site de Musilac (dans les nuits de

vendredi et dimanche) au lieu dit « les Ronsins » sur la commune de Vimînes.

2.6 Conformité à la recommandation préfectorale sur la valeur limite d’exposition du public

La valeur limite d’exposition du public recommandée conformément à la mesure 45 de l’action 17 du plan régional santé environnement 2010/2014

(PRSE2) a été dépassée par trois groupes dont deux pendant toute la durée d'exposition.

Année Groupe

2011

2012

The Chemical

Brothers

N° série

dosimètre

Durée

d'exposition

(T)

Durée de dépassement

des 105 dB(A)

% (T) minutes

10473 1h 20 30 24

The Lanskies 10474 50 min 100 50

The Specials 10472 59 min 100 59

Franz

Ferdinand

10474 1h 03 29 18

J.Levecq & C.Cuisinier DT Savoie ARS Rhône-Alpes 01/10/2012 Page 14 sur 19


3 Protections auditives

La distribution sur site était organisée de la manière suivante :

Gratuite

Payante

Prestataires Intervenants Périmètre d’action Type de protection Qt. Financement

INPES/AEGIS

média/Posterscop/AHA/Byblos shine

Partenariat média * « Adopte un mec » 3

Ville d’AIX les BAINS

DT ARS 73

7

OT

Bénévoles

OT

Bénévoles

Entrée du site au passage du

contrôle des titres d’accès

En ambulatoire espace entre

front de scène et tours de

régies

Stand Information Office

Touristique

situé à l’entrée et ambulatoire

En ambulatoire espace entre

front de scène et tours de

sonorisations

SNR 36 Répartis sur 3 j

+ Flyers INPES écoute tes oreilles

J.Levecq & C.Cuisinier DT Savoie ARS Rhône-Alpes 01/10/2012 Page 15 sur 19

34.000

Présentation sous tube 4.000

UVEX hi-com couleur FLUO

SNR 24 linéaire Spécial musique

UVEX hi-com couleur CHAIRE

SNR 24 linéaire Spécial musique

VIRGIN radio Sur Stand ?

Société ACOUFUN 3

Sur Stand Marchandising +

ambulatoire

Protections réutilisables spéciales

musique - casques enfants - à la

vente (entre 6 et 30€)

30.000 €

Partenariat

media

10.000 1.375 €

8.500 1.154 €

TOTAL 56.500 32.529

La répartition des intervenants et des points de diffusion sur site a permis un bon maillage du dispositif. Les stocks disponibles (34.000) pour la mise

à disposition demandée au moment du contrôle des titres d’entrée n’ont pas permis d’assurer une diffusion systématique durant toute la période. Des

ruptures de stock INPES se sont produites le 13 à 20h30, le 14 à 20h et le 15 à 17h30. Toutefois le reste des stocks disponibles au stand information

de l’office de tourisme a permis de répondre aux demandes jusqu’aux deux derniers concerts du 15 juillet.

?


Prestataire Byblos-shine pour INPES : 7 intervenants sur 3 jours positionnés à l’entrée du site au contrôle des billets pour une distribution de 34.000 paires de protections gratuites sous emballage + flyers prévention

Partenariat Média « Adopte un mec » et Musilac : 3 intervenants sur 3 jours positionnés entre front de scène

et tours de régie avec 4.000 paires de protections gratuites emballées sous tube sans message de prévention

SARL ACOUFUN : 3 intervenants sur 3 jours positionnés

dans l’espace marchandising et en ambulatoire. Gamme

de Protections réutilisables, spéciales musique, avec

message de prévention produit à la vente.

Stand Bénévoles Office

du Tourisme d’ Aix les

bains:

Bénévoles intervenants sur

3 jours positionnés sur

stand pour une mise à

disposition de 18.500 paires

de protections gratuites

spéciales musique sous

emballage + flyers.

(10.000 paires ville d’Aix les

bains + 8500 paires ARS

Rhône Alpes)

J.Levecq & C.Cuisinier DT Savoie ARS Rhône-Alpes 01/10/2012 Page 16 sur 19


Observations

Le port des protections auditives par le public est une pratique qui s’est généralisée dans l’ensemble des lieux musicaux et plus particulièrement dans

les festivals dont les programmations s’étalent dans la durée.

Cette année, sans doute en raison d’un plan de mise à disposition plus performant, une grande majorité des festivaliers portaient des protections

jetables ou dans une moindre mesure réutilisables. Nous avons évalué à plus de 70% le nombre de festivaliers qui portaient de manière plus ou

moins efficace des protections auditives dans le périmètre, soumis aux niveaux sonores les plus élevés, délimité par le front de scène et les tours de

régie. Ce constat corrobore les résultats d’une enquête Ipsos/Reunica qui conclut que 42% des jeunes se déclarent « prêts à porter des bouchons

d’oreille systématiquement, si on les distribuait gratuitement ».

On peut s’interroger sur l’intérêt que présente pour les artistes, comme pour les festivaliers, le fait d’écouter des productions artistiques avec des

protections auditives. L’écoute est dégradée par les filtrages des protections qui favorisent la prédominance parfois ressentie comme excessive des

basses fréquences dont les niveaux n’apparaissent pas répartis de manière homogène.

4 Intervention ARS

Deux agents de la délégation territoriale de Savoie ont été missionnés pour réaliser :

• sur site l’observation du dispositif de distribution des protections auditives, et les mesures d’expositions sonores du public ;

• en délégation, l’analyse des résultats et la rédaction du bilan.

Quatre festivaliers bénévoles (dont deux agents ARS)ont participé à la campagne de mesures sur la durée du festival.

5 Conclusions

Ont été nettement améliorées sur l’édition 2012 :

• les conditions sanitaires (WC) ;

• la mise à disposition du public de protections auditives par :

- une répartition plus homogène des points de distribution

- des protections en quantités disponibles nettement plus importantes qui ont permis de satisfaire à l’ensemble des demandes.

Par contre, la limitation à 105 dB(A) des niveaux sonores n’a pas été respectée.

Les dépassements des valeurs limites et leurs durées sont en augmentation depuis les périodes d’observations 2002, 2010 et 2011.

J.Levecq & C.Cuisinier DT Savoie ARS Rhône-Alpes 01/10/2012 Page 17 sur 19


6 Propositions

Lors de la réunion préparatoire d’évaluation du dispositif de sécurité de la prochaine édition 2013, il serait souhaitable :

de disposer du plan de distribution des protections auditives (intervenants, emplacements, quantités) ;

de disposer des documents contractualisant la gestion des niveaux sonores et précisant les niveaux de responsabilité en cas de recours entre

l’organisateur et les producteurs des artistes ;

• d’avoir un accès visuel aux afficheurs de niveaux sonores installés sur les tours de régie ;

de former les intervenants en charge de la distribution des protections (bénévoles, prestataires) sur la prévention des risques.

La participation financière de l’État au titre de la mise à disposition des protections auditives gratuitement auprès de l’organisateur, ainsi que des

personnels chargés de leur distribution (INPES+ARS RA) est de 31.154€. En contrepartie de cette participation, l’État devrait pouvoir bénéficier d’un

statut de partenariat et disposer d’un stand clairement identifié et dédié à la prévention des risques auditifs, doté en personnels (ARS ou prestataire

IREPS, INPES). Ce stand pourrait être équipé par l’ARS d'un équipement vidéo diffusant des conseils et recommandations, et notamment d’une

séquence informant les festivaliers sur la manière d'introduire correctement les bouchons d'oreilles. Ces conseils et recommandations devraient être

également diffusés par l’organisateur sur les écrans du festival en inter concerts.

7 Annexe (page suivante)

Emplacements des mesures d’exposition du public

Références bibliographique

Jacky LEVECQ / Catherine CUISINIER

Service Environnement et Santé

Agence Régionale de Santé (ARS) Rhône-Alpes

Délégation territoriale de Savoie

Carré curial | BP 20759 | 73007 CHAMBERY

Tél. : 04.56.11.08.58| Fax : 04.56.11.08.98

jacky.levecq@ars.sante.fr et ars-dt73-es-pole-bruit@ars.sante.fr

Enquêté Ipsos/Reunica (mars 2012) journée nationale de l’audition

Anne PETIAU, sociologue (ITSRS/CEAQ) Engagement des corps, intensité sonore et expérience collective

David ROUSSEAU, conseil en acoustique et Manuel MELON, CNAM, LMSSC : Gestion des sons de très basses fréquences dans le domaine audio

Bilans Musilac ARS Rhône alpes 2002, 2010, 2011, mesures d’exposition du public par dosimétrie et études des dispositifs de mise disposition de protections auditives.

Fascicule n°1070 du Juris-classeur propriété littéraire et artistique- 2003

J.Levecq & C.Cuisinier DT Savoie ARS Rhône-Alpes 01/10/2012 Page 18 sur 19


Les concerts :

~ 30 m

Positionnement des dosimètres pour 21 des 33 concerts programmés

Scène Lac Scène Montagne

24 26 14

25

5 7

(cf. tableaux p.ages 8, 9 et 10)

1 2

J.Levecq & C.Cuisinier DT Savoie ARS Rhône-Alpes 01/10/2012 Page 19 sur 19

6 8

~ 20 m

5 7

~ 20 m

16

~ 13 m 18

~ 10 m

~ 4 m ~ 2 m

19

~ 1 m

27

~ 10 m

~ 13 m

Régie 9

Régie

Légende : festivalier agent ARS LAeq (15 minutes) supérieur ou égal à 105 dB(A)

~ 20 m

Line array

13 juillet : 1 – The Laskies, 2 – Alabama Shakes, 5 – Dionysos, 6 – Bénabar, 7- Noël Gallagher’s High Flying Birds, 8 – The Kills, 9 – Jean-Louis Aubert, 10 – The Specials

14 juillet : 14 - Trombone Shorty, 16 – Band of Skulls, 18 – Metronomy, 19 – Franz Ferdinand, 20 – Lenny Kravitz, 21 – Shaka Ponk, 22 – Don Rimini

15 juillet : 24 – Zulu Winter, 25 – Revolver, 26 – Moriarty, 27 – Skip the Use, 29 – Garbage, 31 – Blink-182

25

29

31

19

20

10

26

18

8

~ 6 m

~ 25 m

~ 12 m

20

21

22

4

Espace réservé

aux personnes

handicapées

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