Présenterait

cogar.montpellier.fr

Présenterait

Chirurgie carcinologique et

anesthésie

Cécilia Menacé, Interne DESAR

Mercredi 12 Décembre 2012

SAR A, Hôpital Lapeyronnie


• Introduction

• Pathogénèse tumorale

Plan

• Facteurs périopératoires modifiant l’activité

immunitaire

• Intérêt de l’ALR en chirurgie carcinologique

• Conclusion et perspectives


Introduction

DONNÉES ESSENTIELLES SUR LE CANCER EN France EN 2011

• Nombre de nouveaux cas estimés de cancer = 365 500

207 000 hommes

158 500 femmes

• Taux d’incidence = 382,7 pour 100 000 hommes

268,5 pour 100 000 femmes

• Âge moyen au diagnostic en 2005 = 67 ans chez l’homme

64 ans chez la femme

• Nombre de décès estimés = 147 500

84 500 hommes

63 000 femmes

• Taux de mortalité = 138,6 pour 100 000 hommes

77,6 pour 100 000 femmes


Colon-rectum

20 000 cas incidents

Prostate

71 000 cas incidents

Sein

53 000 cas incidents


• Cancer = 1 ère cause de mortalité en France

• Le traitement chirurgical du cancer est le plus souvent

indispensable

• Les choix faits durant la période périopératoire

influencent le devenir à long terme des patients

*Sessler DI. Long-term consequences of anesthetic management.

Anesthesiology 2009;111:1–4.

* Gottschalk A, Review article: the role of the perioperative period in recurrence after cancer

surgery. Anesth Analg 2010;110:1636–43.

• La prise en charge anesthésique du patient cancéreux

pourrait être déterminante et influencer l’évolution de la

maladie


Potentiel métastatique tumoral

• Prolifération de cellules

génotypiquement et

phénotypiquement modifiées

• Néoangiogénèse locale

Pathogénèse tumorale

• Dissémination métastatique

• Développement de mécanisme de

résistance immunitaire

• Migration vers des organes solides

Système de défense anti

métastatique de l’hôte


Forget P, De Kock M.

Could anaesthesia, analgesia and sympathetic

modulation affect neoplasic recurrence after

surgery?

A systematic review centred over the

modulation of natural killer cells activity.

Ann Fr Anesth Reanim 2009;28:751–68.


Potentiel métastatique tumoral

• Prolifération de cellules

génotypiquement et

phénotypiquement modifiées

• Néoangiogénèse locale

Pathogénèse tumorale

• Dissémination métastatique

• Développement de mécanisme de

résistance immunitaire

• Migration vers des organes solide

Système de défense anti

métastatique de l’hôte

• Lymphocytes T cytotoxiques,

cellules mononuclées et

dendritiques


– Facteurs activateurs: IL2, IFNγ

– Facteur inhibiteur: Noradrénaline


De nombreux facteurs périopératoires sont susceptibles de moduler

l’activité des Lymphocytes NK: il faut contrôler ces facteurs+++++


Facteurs périopératoires

modifiant l’activité immunitaire

• La chirurgie

• Le stress

• L’inflammation

• Les pertes sanguines et la transfusion

• L’hypothermie

• La douleur

• L’anesthésie


La chirurgie

Etape le plus souvent nécessaire mais période à haut risque

*Snyder GL. Effect of anaesthetic technique and other perioperative factors on cancer recurrence.

Br J Anaesth 2010;105:106–15.

• Manipulation mécanique de la tumeur risque de dissémination

• Libération locale et systémique de facteurs de croissance

cellulaire

• Immunosuppression périopératoire affaiblissement défenses

antitumorales

• L’importance du traumatisme chirurgical est probablement

corrélé au risque de récidive (des approches miniinvasives pourraient avoir

moins d’effet sur le système immunitaire).


9698

Antonio M Lacy. Laparoscopy-assisted colectomy versus open colectomy for treatment of nonmetastatic

colon cancer: a randomised trial

Lancet 2002; 359: 2224–29

*

*


Le stress

• Dépression et stress chronique diminuent l’activité des lymphocytes

NK et facilitent la néoangiogénèse

• Effets modulés par l’activation du système β-adrénergique

– Les catécholamines influencent

• la progression de la tumeur

• sa neovascularisation

• son potentiel invasif

– Chirurgie carcinologique =

• Stress chronique

• Anxiété aigue Augmentation du risque de récidive

• Stress physiologique

*Tsuchiya Y. Increased surgical stress promotes tumor metastasis.

Surgery 2003;133:547–55.

*Ben-Eliyahu S. The promotion of tumor metastasis by surgery and stress: immunological basis and implications

for psychoneuroimmunology.

Brain Behav Immun 2003;17(Suppl. 1):S27–36.


L’inflammation

• La tumeur en elle-même est assimilée à une inflammation

majeure.

• Un certain nombre de substances pro-inflammatoires

libérées en périopératoire pourraient favoriser la

progression du cancer.

En effet, elles entraînent une immunosuppression:

• diminution de la production de cytokines T-helper de type 1

• résistance à l’apoptose

• facilitation de la néoangiogénèse


Pertes sanguines et transfusion

• Anémie = FdR indépendant de mortalité des patients atteints de

cancer

*Anemia as an independent prognostic factor for survival in patients with cancer: a systemic, quantitative

review.

Caro JJ. Cancer 2001;91:2214–21.

• La transfusion périopératoire est associée à une

augmentation du risque de récidive tumorale

*Weber RS. Anemia and transfusions in patients undergoing surgery for cancer.

Ann Surg Oncol 2008;15:34–45.

• Notion de TRIM

• Simple facteur confondant???


L’hypothermie

L’hypothermie peropératoire

– Favorise les infections

*Kurz A. Perioperative normothermia to reduce the incidence of surgical-wound infection and shorten

hospitalization.

Study of Wound Infection and Temperature Group.

N Engl J Med 1996;334: 1209–15.

– Déprime l’immunité cellulaire


Ben-Eliyahu . Hypothermia in barbiturate-anesthetized rats suppresses natural killer cell

activity and compromises resistance to tumor metastasis: a role for adrenergic

mechanisms.

Anesthesiology 1999;91:732–40.


L’hypothermie

L’hypothermie peropératoire

– Favorise les infections

*Kurz A. Perioperative normothermia to reduce the incidence of surgical-wound infection and shorten

hospitalization.

Study of Wound Infection and Temperature Group.

N Engl J Med 1996;334: 1209–15.

– Déprime l’immunité cellulaire

majore les effets immunosuppresseurs de la chirurgie


La douleur

• Douleur activation de l’axe hypothalamo-hypophysaire

activation sympathique

• Diminution de l’activité des lymphocytes NK

*Shavit Y. Effects of a single administration of morphine or footshock stress on natural killer cell cytotoxicity.

Brain Behav Immun 1987;1:318–28.

• Favorise le développement des tumeurs

*Lewis JW. Apparent involvement of opioid peptides in stress-induced enhancement of tumor growth.

Peptides 1983;4:635–8.

• Le traitement de la douleur diminue la susceptibilité des

animaux (et probablement de l’homme) aux métastases


Page GG. Evidence that postoperative pain is a mediator of the tumor- promoting

effects of surgery in rats.

Pain 2001;90:191—9.


= PRIORITE

Et lutter contre l’hypothermie

contre l’anxiété et le stress chronique

l’anémie

l’inflammation


L’anesthésie: Hypnotiques

• Le type d’agent anesthésique utilisé pourrait influencer la

récidive du cancer.

*Fried IA. The influence of the anaesthetic on survival rates of breast cancer patients after surgery.

Int J Cancer 1977;20:213–8.

*Shapiro J. Anesthetic drugs accelerate the progression of postoperative metastases of mouse tumors.

J Clin Invest 1981;68:678–85.

*Kurosawa S. Anesthetics, immune cells, and immune responses.

J Anesth 2008;22:263–77.

• Nos produits interagissent avec le système immunitaire.


Melamed R. Suppression of natural killer cell activity and promotion of tumor metastasis by

ketamine, thiopental, and halothane, but not by propofol: mediating mechanisms and

prophylactic measures.

Anesth Analg 2003;97:1331–9


La kétamine

• A fortes doses: agent le + dépresseur de l’activité NK

*Melamed R. Suppression of natural killer cell activity and promotion of tumor metastasis by ketamine,

thiopental, and halothane, but not by propofol: mediating mechanisms and prophylactic measures.

Anesth Analg 2003;97:1331–9

• A faibles doses: pourrait atténuer l’influence de la chirurgie

*Forget P. Does analgesia and condition influence immunity after surgery? Effects of fentanyl, ketamine and

clonidine on natural killer activity at different ages.

Eur J Anaesthesiol 2010;27:233–40

Probablement à utiliser à dose antihyperalgésique


Le propofol

Présenterait des effets sur l’immunité bénéfiques

dans la chirurgie carcinologique

• N’influencerait pas les cellules NK


Melamed R. Suppression of natural killer cell activity and promotion of tumor metastasis by

ketamine, thiopental, and halothane, but not by propofol: mediating mechanisms and

prophylactic measures.

Anesth Analg 2003;97:1331–9


Le propofol

Présenterait des effets sur l’immunité bénéfiques

dans la chirurgie carcinologique

• N’influencerait pas les cellules NK

• Atténue la réponse inflammatoire liée à la chirurgie

*Inada T. Effect of propofol and isoflurane anaesthesia on the immune response to surgery.

Anaesthesia 2004;59:954–9.

• Action protectrice en inhibant les COX-2, le PGE2

*Inada T. Propofol inhibits cyclooxygenase activity in human monocytic THP-1 cells.

Can J Anaesth 2009;56:222–9.

• Potentialise l’immunité antitumorale


Les halogénés

• Peu de données concernant les halogénés de dernière

génération.

• Les données concernant l’halotane et l’isoflurane , in vitro

et in vivo, indiquent qu’ils n’induisent probablement que peu

ou pas de baisse de l’activité NK.

*Forget P, De Kock M.

Could anaesthesia, analgesia and sympathetic modulation affect neoplasic recurrence after surgery?

A systematic review centred over the modulation of natural killer cells activity.

Ann Fr Anesth Reanim 2009;28:751–68.


Melamed R. Suppression of natural killer cell activity and promotion of tumor metastasis by

ketamine, thiopental, and halothane, but not by propofol: mediating mechanisms and

prophylactic measures.

Anesth Analg 2003;97:1331–9


Le protoxyde d’azote

Résultats controversés

• *Fleischmann E. Nitrous oxide may not increase the risk of cancer recurrence after colorectal

surgery: a follow-up of a randomized controlled trial.

BMC Anesthesiol 2009;9:1.

• Nécessité d’études complémentaires


L’anesthésie: Hypnotiques

Le propofol semble être le seul hypnotique

sans influence sur la récidive des tumeurs


L’anesthésie: Opiacés

La douleur étant immunosuppressive, toute analgésie

pourrait être est immunoprotectrice.


La morphine

• Immunosuppressive: déprime l’immunité innée et l’immunité adaptative

*Bonnet MP. The mu opioid receptor mediates morphine-induced tumor necrosis factor and interleukin-6

inhibition in toll-like receptor 2-stimulated monocytes.

Anesth Analg 2008;106:1142–9

• Diminue la cytotoxicité des cellules NK (environ 20 %), effet étant

d’autant plus prolongé que dose élevée

*Beilin B. Effects of anesthesia based on large versus small doses of fentanyl on natural killer cell cytotoxicity

in the perioperative period.

• Stimule l’angiogénèse

Anesth Analg 1996;82:492–7.

*Gupta K. Morphine stimulates angiogenesis by activating proangiogenic and survival-promoting signaling and

promotes breast tumor growth.

Cancer Res 2002;62:4491–8.


Opiacés utilisés en peropératoire

• Sufentanil, fentanyl

Effets identiques à ceux de la morphine

• Rémifentanil

– Peu de données

– N’influencerait pas les cellules NK

*Cronin AJ. Low-dose remifentanil infusion does not impair natural killer cell

function in healthy volunteers.

Br J Anaesth 2003;91:805–9.


Le tramadol

• Agoniste faible des récepteurs µ (6000 fois plus faible que

la morphine)

• Inhibition synergique de la recapture de sérotonine et de

noradrénaline

Profil très différent des opioïdes


Sacerdote P. The effects of tramadol and morphine on immune responses and pain

after surgery in cancer patients.

Anesth Analg 2000;90:1411–4.


Le tramadol

• Agoniste faible des récepteurs µ (6000 fois plus faible que

la morphine)

• Inhibition synergique de la recapture de sérotonine et de

noradrénaline

Profil très différent des opioïdes

Pourrait préserver l’immunité en postopératoire


L’anesthésie: AINS

L’inflammation est immunosuppressive et donc favorise la

croissance tumorale.

Les AINS et les inhibiteurs de COX-2 ont un effet

bénéfique car

– ils augmentent l’activité des cellules NK

– ils ralentissent la croissance tumorale.


Forget P. Do intraoperative analgesics influence breast cancer recurrence after mastectomy?.

A retrospective analysis.

Anesth Analg 2010;110:1630–5.


L’anesthésie: nutrition


Consultation

• Evaluer l’état nutritionnel


• R7 : Un patient est considéré comme présentant une

dénutrition cliniquement pertinente pouvant entraîner

des complications postopératoires et des conséquences

médico-économiques s’il présente :

- un IMC ≤ 18,5 ou un IMC < 21 chez le sujet de plus de 70 ans,

- ou une perte de poids récente d’au moins 10%,

- une albuminémie < à 30 g/L indépendamment de la CRP.

• La présence d’un seul de ces critères cliniques ou

biologique suffit à définir une dénutrition


Consultation

• Evaluer l’état nutritionnel

• Décider d’une nutrition préopératoire


• R17 : Tout patient de grade nutritionnel 2 ou 3 doit probablement

bénéficier d’une prise en charge nutritionnelle préopératoire :

- conseils diététiques et compléments nutritionnels (GN 2) ;

- compléments nutritionnels, nutrition entérale ou parentérale (GN 3).

• R18 : Tout patient de grade nutritionnel 4 (GN 4) doit recevoir

une assistance nutritionnelle préopératoire (nutrition entérale

ou nutrition parentérale) d’au moins 7 à 10 jours.


Consultation

• Evaluer l’état nutritionnel

• Décider d’une nutrition préopératoire

• Anticiper la nutrition postopératoire

R21 : La prise en charge nutritionnelle postopératoire doit

être anticipée et le bilan préopératoire doit permettre de

prévoir le type d’assistance nutritionnelle et la voie

d’abord qui sera utilisée (sonde, stomie, voie veineuse).


Consultation

• Evaluer l’état nutritionnel

• Décider d’une nutrition préopératoire

• Anticiper la nutrition postopératoire

• Définir les règles de jeûne préopératoire

R24 : Chez les patients sans risque de régurgitation, la durée

du jeûne préopératoire avant une chirurgie programmée ne

doit pas excéder 2 à 3 heures pour les liquides « clairs »

et 6 heures pour un repas léger.


Nutrition dans la période postopératoire

• R27 : Il est recommandé de reprendre le plus

rapidement possible, au cours des 24 premières heures

postopératoires, une alimentation orale, selon la

tolérance du patient, sauf contre indication

chirurgicale.

• R30 : Chez les patients non dénutris (GN 1 et 2), il faut

probablement instaurer, une assistance nutritionnelle

précoce si les apports alimentaires prévisibles seront

inférieurs à 60% des besoins quotidiens au cours des 7

jours postopératoires.

• Règles identiques si patient pris en urgence


Et l’ALR!!!?

ET L’ALR???


Intérêt de l’ALR en chirurgie

carcinologique


Mécanismes d’action des AL

• Au cours d’une anesthésie, l’association d’une anesthésie

générale à une anesthésie régionale permet

– de diminuer les doses d’agents de l’anesthésie générale (agents

inhalés, morphiniques)

– une meilleure prise en charge de la douleur postopératoire

devrait théoriquement permettre de protéger le système

immunitaire.

• Mais d’autres mécanismes sont probablement intriqués.


Mécanismes d’action des AL

• AL et ALR ont des propriétés anti-inflammatoires

*Beloeil H, Mazoit JX. Effect of local anesthetics on the postoperative inflammatory response.

Ann Fr Anesth Reanim 2009;28:231–7.

• AL et ALR atténueraient les effets immunosuppresseurs

de la chirurgie et de l’AG en chirurgie carcinologique


lidocaine (A), ropivacaine (B), bupivacaine (C)

Patient sain

In vitro

Krog J. Lipid solubility- and concentration-dependent attenuation of in vitro natural killer

cell cytotoxicity by local anesthetics.

Acta Anaesthesiol Scand 2002;46:875–81.


Patient cancéreux

In vivo

Koltun WA. Awake epidural anesthesia is associated with improved natural killer cell cytotoxicity and a reduced

stress response.

Am J Surg 1996;171:68–72


Mécanismes d’action des AL

• AL et ALR ont des propriétés anti-inflammatoires

*Beloeil H, Mazoit JX. Effect of local anesthetics on the postoperative inflammatory response.

Ann Fr Anesth Reanim 2009;28:231–7.

• AL et ALR atténueraient les effets immunosuppresseurs de

la chirurgie et de l’AG en chirurgie carcinologique

• L’exposition directe des AL sur des cellules cancéreuses

entraîne une diminution de la viabilité cellulaire et une

inhibition de la prolifération cellulaire.

*Arai Y. Enhancement of hyperthermia-induced apoptosis by local anesthetics on human histiocytic lymphoma

U937 cells. J Biol Chem 2002;277:18986–93.

*Martinsson T. Ropivacaine inhibits serum-induced proliferation of colon adenocarcinoma cells in vitro.

J Pharmacol Exp Ther 1999;288:660–4.


Mécanismes d’action des AL

Et aussi effets sur:

– l’homéostasie calcique,

– le métabolisme mitochondrial,

– le stress oxydatif,

– l’apoptose

– . . .

Tous ces effets dépendent de:

- la concentration d’AL

- du type d’AL

- du type de cancer

Nécessité d’études

supplémentaires


Etudes cliniques

• Plus d’une 10aine d’études rétrospectives ont déjà

montré qu’une ALR +/- associée à une AG lors de la

chirurgie carcinologique réduisait le risque de cancer.

• 1ère étude publiée en 2000

RR récidive de mélanome cutané = 1.46 AG par rapport à AL

Schlagenhauff B. Prognostic impact of the type of anaesthesia used during the excision of primary

cutaneous melanoma.

Melanoma Res 2000;10:165–9.


Cancer du sein

• Le bloc paravertébral contrôle mieux la douleur que les

analgésiques systémiques.


Klein. Thoracic Paravertebral Block for Breast Surgery.

Anesthesia & Analgesia. 90(6):1402-1405, June 2000.


Cancer du sein

• Le bloc paravertébral contrôle mieux la douleur que les

analgésiques systémique.

• Le BPVT en injection unique, à la différence de

l’infiltration locale, assure une analgésie efficace

*Marret. Efficacité des techniques d’analgésie après chirurgie du sein. Une métaanalyse

Ann Fr Anesth Réanim. 2006 ; 25 : 947-54


Cancer du sein

• Le bloc paravertébral contrôle mieux la douleur que les

analgésiques systémiques.

• Le BPVT en injection unique, à la différence de l’infiltration

locale, assure une analgésie efficace

*Marret. Efficacité des techniques d’analgésie après chirurgie du sein. Une métaanalyse

Ann Fr Anesth Réanim. 2006 ; 25 : 947-54

• Le BPVT diminue le risque de développer un syndrome

douloureux chronique

*Kairaluoma PM. Preincisionnal paravertebral block reduces the prevalence of chronic pain after breast surgery.

Anesth Analg 2006 ; 103 : 703-8

• Le BPVT améliorerait la perfusion régionale

*Buggy D. Paravertebral analgesia with levobupivacaine increases postoperative flap tissue oxygen tension after

immediate latissimus dorsi breast reconstruction compared with intravenous opioid analgesia. Anesthesiology

2004 ; 100 : 375-80.


Cancer du sein

ALR et devenir carcinologique???

Le risque de récidive de cancer du sein serait diminuer

lorsque les patientes sont opérées sous BPVT.


P= 0,012


Cancer du sein

On attend des réponses dans les

années à venir


Cancer de la prostate

• Compte tenu de la durée de l'intervention (2 heures), de la

position inconfortable et du risque hémorragique potentiel,

une anesthésie générale est habituellement proposée en

association ou non avec une analgésie par voie rachidienne

ou péridurale.

• La consommation de morphine le premier jour

postopératoire d'une prostatectomie par voie

rétropubienne est évaluée à 30 mg en moyenne.

*Weizer AZ. Prospective evaluation of pain medication requirements and recovery after radical perineal

prostatectomy.

Urology 2003 ; 62 : 693-7.


Cancer de la prostate

• Les bénéfices escomptés de l'analgésie péridurale sont

– une diminution du saignement peropératoire,

– une diminution du risque de thrombose veineuse,

– une diminution de la consommation de morphiniques per- et

postopératoires

*Shir Y. The effect of epidural versus general anesthesia on postoperative pain and analgesic

requirements in patients undergoing radical prostatectomy.

Anesthesiology 1994 ; 80 : 49-56.

– une analgésie postopératoire de qualité ,

*Heller AR. Combined anesthesia with epidural catheter. A retrospective analysis of the

perioperative course in patients ungoing radical prostatectomy.

Anaesthesist 2000 ; 49 : 949-59

– une reprise du transit accélérée

– une durée de séjour raccourcie

– …………………………………….


Cancer de la prostate

Beloeil H. La période périopératoire de chirurgie carcinologique : un moment crucial ! L’anesthésie

locorégionale prévient-elle la récidive des cancers?

Annales Françaises d’Anesthésie et de Réanimation 31 (2012) 528–536


Cancer de la prostate

Biki B. Anesthetic technique for radical prostatectomy surgery affects cancer recurrence: a

retrospective analysis.

Anesthesiology 2008;109:180—7.

76

%

49

%


Cancer de la prostate

Wuethrich PY. Potential influence of the anesthetic technique used during open radical prostatectomy

on prostate cancer-related outcome: a retrospective study.

Anesthesiology 2010;113:570—6.


Cancer de la prostate

NS

Le taux de risque de

récurrence à un suivi médian

de 4,5 ans était de 1,33 dans

le groupe APD par rapport au

groupe contrôle :

IC 95% [0,64, 2,77]

P = 0,44

Tsui BCH. Epidural anesthesia and cancer recurrence rates after radical prostatectomy.

Can J Anesth 2010;57:107—12.


Cancer de la prostate

• Des études prospectives sont en cours pour évaluer le

bénéfice de l’ALR en terme de survie/pronostic

carcinologique chez des patients opérés de cancer de

prostate.

• Evaluation du TAP dans la prostatectomie radicale en

cours (y compris pour les voies d’abord rétropubiennes).

• On attend aussi de nos chirurgiens (voie laparoscopique)


Cancer du colon

• Tous les patients opérés de chirurgie abdominale, quels

que soient leurs antécédents et le type de chirurgie,

doivent actuellement bénéficier d’une technique d’ALR.


Cancer du colon

• L’anesthésie régionale en chirurgie digestive est

bénéfique en terme de :

– Analgésie postopératoire

– Réduction de la durée de l’iléus postopératoire

– Prévention thromboembolique

– Nutrition (réduction de la réaction endocrino-métabolique )

– Fonctions ventilatoires postopératoires

– Amélioration des troubles cognitifs

– Réhabilitation postopératoire ?????


Cancer du colon


Cancer du colon

• L’anesthésie régionale en chirurgie digestive est

bénéfique en terme de :

– Analgésie postopératoire

– Réduction de la durée de l’iléus postopératoire

– Prévention thromboembolique

– Nutrition (réduction de la réaction endocrino-métabolique )

– Fonctions ventilatoires postopératoires

– Amélioration des troubles cognitifs

– Réhabilitation postopératoire ?????

• Mais, en chirurgie digestive, le bénéfice carcinologique

de l’anesthésie régionale reste confus.


Cancer du colon

Beloeil H. La période périopératoire de chirurgie carcinologique : un moment crucial ! L’anesthésie

locorégionale prévient-elle la récidive des cancers?

Annales Françaises d’Anesthésie et de Réanimation 31 (2012) 528–536


P


Cancer du colon

On attend des réponses dans les années

à venir

Bénéfice (carcinologique) de l’ALR?

Quelle ALR?


Autres cancers : abdo

Myles PS. Perioperative epidural analgesia for major abdominal surgery for cancer and recurrencefree

survival: randomised trial.

BMJ 2011;342:d1491.


Autres cancers

Des résultats controversés arrivent aussi pour les cancers

– gynécologiques,

*Ismail H. Effect of neuraxial anaesthesia on tumour progression in cervical cancer patients treated

with brachytherapy: a retrospective cohort study.

Br J Anaesth 2010;105:145–9.

*De Oliveira Jr GS. Intraoperative neuraxial anesthesia but not postoperative neuraxial analgesia is

associated with increased relapse-free survival in ovarian cancer patients after primary cytoreductive

surgery.

Reg Anesth Pain Med 2011;36:271–7.

– cutanés,

*Gottschalk. Can regional anaesthesia for lymph-node dissection improve the prognosis in malignant

melanoma?

Br J Anesth 2012 Aug;109(2):253-9.

– ORL….

*Montélimard AMF. Can cervical epidural anesthesia improve survival in head and neck cancer surgery?

[ASA abstract 2010; A017].


Mais

• Faible niveau de preuve de toutes ces études : on attend

le prospectif!!!

• Critères de jugement variables (survie, mortalité à 5/10

etc ans, récidive biologique…)

• Nombreux facteurs d’influence (conso de morphine,

hétérogénéité de population, anémie, transfusion…)


Conclusion et perspectives

• La période périopératoire est un moment crucial dans

l’évolution du cancer le niveau d’immunodépression

induit va influencer la progression de la maladie.

• Lutter contre la douleur doit être une priorité.

• Rôle des AL et ALR: bénéfice propre en terme de

réduction de récidive tumorale ou lié à une épargne

morphinique et hypnotique?

• Résultats de grandes études prospectives en attente.

• Arrivée de nouvelles molécules telle la dexmedétomidine.


Merci de votre attention

RÔLE

Les anesthésistes ont eux aussi un rôle clé à jouer dans la lutte contre le cancer

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