Pure Verite 1979 (No 07) Jui-Aou - Herbert W. Armstrong Library ...

herbert.armstrong.org

Pure Verite 1979 (No 07) Jui-Aou - Herbert W. Armstrong Library ...

REPUBLIQUE

D'AFRIQUE DU SUD

Map by Ron Grove

UNE POPULATION DISPERSEE. Bien qu'elle n'atteigne même pas un million, la

population de Namibie est répartie en 12 groupes ethniques,' chacun jouissant d'un

langage et d'une culture que lui est propre. Le schéma que nous reproduisons ici

n'est que théorique, car les Ovambos, les Hereros, les Kavangos et les Damaras

émigrent sans cesse vers les villes, ou vers les fermes, à la recherche d'un travail.

Les voies de communication sont presque toutes reliées à celles de la république

d'Afrique du Sud, laquelle fournit une bonne partie des produits écoulés sur le

marché namibien, ainsi que le plus gros volume des capitaux. Si, à l'avenir, le

gouvernement namibien décidait de rompre ses liens économiques avec l'Afrique de

Sud, il ferait face à un désastre économique irréversible.

complique sérieusement l'image politique

du pays. La Namibie ne compte

pas moins de douze groupes ethnicolinguistiques

distincts, dont certains

sont à leur tour subdivisés en tribus

et sous-groupes importants.

La partie septentrionale du territoire

est occupée par les principaux

groupes noirs de langue bantoue, tels

les Ovambos, les Kavangos et les Hereros.

Le peuple ovambo représente,

à lui seul, près de la moitié de la

population totale de la Namibie.

Dans le sud vivent les Namas,

peuple à la peau basanée, naguère

appelés Hottentots, qui ont émigré

vers le nord, venant de la région du

Cap. Les quelques Bochimans qui vivent

encore en Namibie sont égale-

ment d'un type basané, non négroïde.

Le second groupe ethnique, par ordre

d'importance, est celui des

Blancs, qui sont environ 100 000.

Mais, ici encore, il existe un clivage

culturel et linguistique. Quelque 70

p. cent des Blancs ont pour langue

maternelle l'afrikaans (dérivé du hollandais);

7 p. cent parlent l'anglais,

et près de 25 p. cent l'allemand, langue

de la première puissance coloniale

du territoire.

Mais les subdivisions ethniques

complexes de la Namibie ne s'arrêtent

pas là. Il faut, en effet, signaler

encore deux groupes importants d'ascendance

mixte eurafricaine: les

"gens de couleur" et les Rehoboth

Basters, qui parlent surtout l'afrikaans.

"Culturellement", disent Peter

Dunigan et L.H. Gann, dans leur

brochure South-West Africa-Namibia,

"la Namibie n'est pas moins diverse.

Windhoek, la capitale, est une

ville moderne où les industries se développent;

elle représente le secteur

le plus moderne de l'économie et vit

au rythme de notre époque. Mais,

dans les zones reculées de l'intérieur,

on trouve encore une poignée de Bochimans

(San) qui vivent de la chasse

et de la cueillette des herbes

et des fruits sauvages.

Il faudrait un livre — voire

tout un rayon de livres

— pour rendre justice à la

diversité ethnique de la

Namibie."

Sur le plan politique,

aucune justice ne serait

possible si la formule

adoptée pour l'indépendance

négligeait ces facteurs

humains et historiques

fondamentaux. Car,

en Namibie, chacun fait partie d'une

minorité. Il n'empêche, cependant,

qu'il existe actuellement un danger

très grand de voir imposer à toute la

population namibienne une solution

politique venue de l'extérieur — appuyée

par des mitrailleuses et des

fusées de fabrication communiste —

au détriment de tous les habitants.

Qui exercera le pouvoir?

Depuis plus de trente ans, le Sudouest

africain a fait l'objet de discussions

interminables et, généralement,

acrimonieuses au sein des Nations

Unies.

Pour l'instant, un cocktail de parties

sont impliquées dans le débat:

l'Afrique du Sud, qui exerce son autorité

sur le territoire en vertu d'un

ancien mandat de la Société des Nations;

les Nations Unies, qui revendiquent

la succession de la S.D.N. en

ce qui concerne la responsabilité du

mandat, et déclarent que l'autorité

de Pretoria est illégale; la SWAPO,

la militante Organisation populaire

du Sud-ouest africain, dont les bandes

de guérilla, à partir de leurs bases

extérieures, en Angola et en

{Suite page 22)

La PURE VERITE juillet-août 1979

More magazines by this user
Similar magazines