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Bienvenue

chez les artistes

DOSSIER pages 16 & 17

Photo © JuHer

Oct-Nov. 2011 - n o120

ISSN 1254-5171

Quand in minge

sans vir clair,

in né l'met pont

pour autant dins

s'n'orelle !

p. 10

La La betterave

betterave

1811-2011

1811-2011

12e 12 Festival

du film d’Arras

e 12 Festival

du film d’Arras

e 12 Festival

du film d’Arras

e Festival

du film d’Arras

p. 18 & 19

La La rentrée rentrée du

du

conseil conseil général

général

p. 26

Photo © Alonbou

Photo CG 62

Photo D.R.


2

L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

e x p r e s s

L’avenir de nos églises:

rencontres et débats

Plus de 1200 maires et curés

du Pas-de-Calais ont été

invités à une journée de rencontres

et de débats autour du

devenir des 1108 églises du

département. Le samedi

15 octobre à l’hôtel Atria à

Arras, à l’initiative de la

Commission d’art sacré du

diocèse d’Arras, la société

civile et l’Église diocésaine

échangeront sur les problématiques

liées aux réparations, la

conservation du mobilier, la

mise en valeur touristique,

l’ouverture, les vols et dégradations.

Le matin, Mgr Jaeger

et Mgr Minnerath expliqueront

le point de vue de

l’Église; Jean-Paul Delevoye

celui des collectivités locales…

L’après-midi, des intervenants

professionnels aborderont le

financement, la protection,

les aspects juridiques, les partenariats

possibles, les orientations

pastorales…

Le n° 121 de L’Écho du Pas-de-Calais

sera distribué du 5 au 9 décembre.

Les Échos du Pas-de-Calais

BP 139 – 5, place Jean-Jaurès

62194 Lillers Cedex

Tél. 0321543575 – Fax 0321543489

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Directeur de publication:

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Murielle Fossier

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Les textes des publicités sont rédigés

sous la responsabilité des annonceurs

et n’engagent en aucun cas

L’Écho du Pas-de-Calais

Ce numéro a été imprimé

à 630 797 exemplaires

Impression IPS, Fouilloy

Sucré. Des têtes chercheuses.

Selon une étude

TNS Sofres/L’Oréal France,

94 % des jeunes femmes

âgées de 15 à 25 ans estiment

que la science est un

domaine dans lequel les

femmes devraient être

mieux représentées aujourd’hui.

Et pour 82 % des

jeunes filles de la filière

scientifique, la science est

un domaine qui les fait

rêver... La médecine arrivant

loin devant les biotechnologies

ou les sciences de

l’environnement. La femme

est aussi l’avenir de la

science. Faustine Dubar, 25

ans, de Rouvroy, en est une

jolie preuve vivante.

Doctorante à l’université de

Lille 1, elle décroche une

bourse L’Oréal-Unesco-

Académie des Sciences pour

ses recherches contre le

paludisme, fléau en

Afrique. Chr. D.

360°

Seine-Nord

à l’heure gauloise

Un « scoop archéologique ». Sur le tracé du futur canal Seine-Nord Europe, sur des chantiers programmés par l’État à l’issue d’un large

diagnostic archéologique, plus d’une centaine de spécialistes de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) fouillent…

Et ils trouvent! Ainsi sur le site de la plateforme de Sauchy-Lestrée - Marquion, une équipe a mis au jour une tombe gauloise

dite « aristocratique » avec restes d’incinération, chenets de cheminée, chaudron et un collier en bronze avec une feuille d’or. Os et objets

seront nettoyés, étudiés sous toutes les coutures. Dans la Somme, le Nord et le Pas-de-Calais, sur les 106 kilomètres du tracé, l’Inrap

mène ces fouilles « de destruction maîtrisée » avec l’ambition d’écrire de nouvelles pages d’histoire, du néolithique à la Grande Guerre

(plus de 7000 sites répertoriés!). On a même repéré des traces de mammouths et de marmottes.

Un Sessad à Guînes,

un Ehpad à Coquelles

Sessad et Ehpad, deux acronymes qui revêtent aujourd’hui une

importance capitale dans le domaine de la solidarité au service

de l’enfance, du handicap ; pour la prise en charge de la dépendance

des personnes âgées. Le Sessad - Service d’éducation spécialisée

et de soins à domicile - de Guînes a été inauguré le 10

septembre par La Vie Active, Habitat Logement Immobilier,

l’Agence régionale de santé, le conseil général, les élus locaux.

Ce Sessad d’une capacité de trente places est le premier du

Calaisis à accueillir des enfants de 18 mois à 12 ans, souffrant

de déficience intellectuelle. Cet établissement accompagne la

famille de l’enfant, l’aide à apprivoiser son handicap et permet

la poursuite de sa scolarisation.

Inaugurée le même jour, toujours rue du Moulin Lianne à

Guînes, la Maison d’autonomie accueille douze adultes autistes

ayant un niveau d’autonomie suffisant ; ils organisent leurs

journées autour de diverses activités, encadrés par des professionnels.

Le coût du Sessad est de 894 000 euros, et

1 198 000 euros pour la Maison d’autonomie.

Ce samedi 10 septembre, deux heures plus tôt à Coquelles sur la

zone d’activités Les Terrasses, les mêmes personnalités ou

presque avaient posé la première pierre d’un Ehpad -

Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes

- qui sera « livré » au mois de novembre 2012. La structure

de 5 400 mètres carrés, gérée par l’association La Vie

Active, pourra accueillir 104 lits : 42 pour l’unité Alzheimer, 56

lits d’hébergment et 6 lits pour l’accueil de jour. Un investissement

de plus de 12 millions d’euros.

Salé. Le retour de l’instruction

morale à l’école

fait jaser, avec ses

maximes, sentences ou

adages d’un autre âge. La

parole est d’argent mais le

silence est d’or! Des leçons

de morale sont-elles bien

venues dans une société où

des moralités plus que douteuses

courent les couloirs

des assemblées, les plateaux

des chaînes de télé?

Et si l’on conseillait

d’abord à nos gouvernants

de relire attentivement la

liste des maximes préconisée

par le ministère de

l’Éducation nationale?

« Les menteurs ne gagnent

qu’une chose. C’est de ne

pas être crus, même

lorsqu’ils disent la vérité »:

Ésope. Platon aussi a fait

très fort: « La vérité sort

de la bouche des enfants ».

Quand « les grands » leur

ont fait la morale? Chr. D.

Photo J. Pouille


360°

«

On n’est que des bénévoles »…

Petite phrase d’un responsable

de club d’athlétisme, rompu aux

organisations mais qui constate combien les dossiers

sont de plus en plus lourds à monter. Si ces

quelques mots étaient isolés, il n’y aurait pas de

quoi s’inquiéter. Sauf que ces dernières semaines,

des manifestations ont été annulées. Et que les

discussions entendues ici et là, laissent penser

qu’il y a vraiment un malaise. Ici un organisateur

de course cycliste qui doit revoir sa copie à la dernière

minute parce qu’un chantier vient de

démarrer. Là, un dévoué qui lâche : « c’est la dernière

fois que je fais, c’est devenu trop lourd ! ».

Et de vérifier par soi-même que la moindre petite

organisation se perd dans des complications

administratives insoupçonnées. Lors d’une

récente visite dans le Pas-de-Calais, Denis

Masseglia, président du Comité national olympique

et sportif français, soulignait qu’il n’y a pas

de crise du bénévolat en France – grande richesse

s’il en est – mais qu’il est de plus en plus difficile

de trouver des gens qui acceptent de prendre des

responsabilités. On comprend pourquoi. Et cela

ne concerne pas seulement le monde du sport…

Culture, tourisme, solidarité, etc. sont également

touchés par une vague de découragement qui

s’amplifie. Du coup, certains prônent les bienfaits

de la professionnalisation, gage de qualité

sans doute… mais peut-on réellement embaucher

pour remplacer les bénévoles au moment où l’on

nous rebat les oreilles avec l’impérieuse nécessité

de la maîtrise du déficit public ? Au fait, 2011 est

l’année européenne du bénévolat et du volontariat.

On en parle, un peu. Mais on n’entend pas

beaucoup les bénévoles. Bizarre.

Philippe Vincent-Chaissac

L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011 3

Traversée de la Manche:

un grand-père et un dirigeable électrique

Tous les médias anglais sans

exception ont salué la performance

de Roger Allsopp, 70

ans en avril dernier, chirugien

retraité de Guernesey et

grand-père de trois petitsenfants

! Roger Allsopp est

devenu le 30 août dernier la

personne la plus âgée à traverser

la Manche à la nage.

The oldest person to swim the

Channel. Il est allé au bout

d’un « incroyable challenge

personnel » en nageant durant

17 heures et 51 minutes. Roger

Allsopp dont l’objectif était de

collecter des fonds pour la recherche contre le cancer à

l’Université de Southampton, avait quitté Shakespeare Beach à

Douvres à 8 heures du matin, arrivant au bout de 21 miles nau-

tiques entre Wissant et

Sangatte.

Sa performance a été validée

par une juge qui a suivi la traversée

(Anna Orford reconnaissant

avoir souffert d’un

terrible mal de mer !) et figurera

dans le livre Guinness des

records. Avec ses 70 ans et 4

mois, Roger Allsopp devance

de quelques longueurs George

Brunstad qui avait traversé la

Manche en 2004 à l’âge de 70

ans et 4 jours!

Roger Allsopp possède une

forme olympique. À 60 ans, il

avait couru le marathon de Londres et à 65 avait réussi une première

traversée de la Manche. Depuis Matthew Webb - le 25 août

1875 - nos voisins règnent en maîtres sur le pas de Calais.

Retrouvez l’histoire des traversées de la Manche sur http://pdf.echo62.fr/HSmai2009.pdf

Photo X

Bonne chance à l’Iris Challenger et bon vent ! En ajoutant qu’un modèle réduit

du Blériot XI a enfin traversé la Manche. Quelle joie pour le Maca 62 (Model air

club d’Artois).

Au XXI e siècle, l’envie de traverser la Manche par tous les moyens

possibles et imaginables reste une aventure. Aventure humaine,

aventure technologique. Durant la semaine du 17 au 23 octobre,

une tentative de traversée devrait marquer les esprits. En fonction

des conditions climatiques, un dirigeable électrique effectuera

une première mondiale. Décollant de Douvres, l’Iris

Challenger, propulsé par deux moteurs électriques (à très faible

émission de gaz carbonique), tentera de rallier une heure et

demie plus tard le parking est de la plage de Calais. Aux commandes

de cette petite merveille de six mètres de haut, quatorze

mètres de diamètre et gonflée à l’hélium, Gérard Feldzer aviateur

chevronné, ancien directeur du musée de l’Air et de

l’Espace du Bourget et Pierre Chabert, spécialiste des vols en

dirigeable.

Conçu par le Groupe Aérial Concept, l’Iris Challenger est le plus

grand dirigeable électrique à forme lenticulaire au monde. Après

la traversée de la Manche, l’Iris Challenger avec Feldzer et

Chabert dans la nacelle en aluminium s’attaquera à la traversée

de la Méditerranée (Corse-Alger) en 2012 puis carrément à la

traversée de l’Atlantique (Gibraltar-New-York) en 2013.

e x p r e s s

Papin à Olhain

Jean-Pierre Papin, gloire du

foot des années 90 et

Boulonnais de naissance, sera

le parrain de la Randonnée de

l’automne organisée dans le

parc départemental d’Olhain

le 9 octobre. Organisée au

profit de l’association Neuf de

Cœur (qui apporte son soutien

aux familles des enfants et

adultes porteurs de lésions

cérébrales), cette manifestation

est ouverte aux sportifs de

7 à 77 ans, avec deux parcours

cyclo, deux circuits VTT et

deux randonnées pédestres.

Participation: 5 euros.

Blériot et Hardelot

Les 5 et 6 novembre prochains,

Hardelot-Plage célèbrera

le centenaire de l’invention

de l’aéroplage Blériot.

Deux expositions photographiques,

au poste de secours

sur la digue, reviendront sur

les origines de cet aéroplage,

l’un des ancêtres du char à

voile. Au club des Drakkars, à

la base nautique, des chars

anciens permettront de suivre

l’évolution de ces « machines »

dont l’histoire est intimement

liée à cette de l’aviation. Les

aéroplagistes s’appelaient

Blériot, Dumont, Coppens.

Fête de la science

2011 : année internationale de

la chimie, année des forêts.

Conférences, visites d’entreprises,

ateliers, films … il y en

aura pour le grand public

comme pour les scolaires !

Toutes les animations sont gratuites.

La 1 re Fête de la science

en Pays de Saint-Omer aura

lieu du 12 au 16 octobre.

www.fetedelascience.fr


4 L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

Un projet scientifique et touristique à la Cité

internationale de la dentelle et de la mode

INSTALLÉE dans le hall

de la Cité

internationale de la

dentelle et de la mode,

la cabine de mesure est

un projet innovant. Elle

permet aux visiteurs d’obtenir

l’ensemble de leurs mensurations,

mais surtout, elle offre la possibilité

de faire découvrir les collections

sans les abimer ni même les

manipuler, juste en les numérisant.

Calais Calais

À un rythme de 200 mesures par seconde, la

cabine de mesure permet aux visiteurs de la

Cité de la dentelle, d’obtenir l’ensemble de

leurs mensurations. Un procédé scientifique

particulièrement ludique, puisque le touriste

a la possibilité de se muer en un véritable

styliste, créant ses costumes (à sa taille)

à partir des pièces numérisées dans les registres

d’échantillons de la Cité. Mais plus

qu’un simple jeu, la cabine de mesure présente

un réel attrait scientifique. Il s’agit en

effet du point de départ d’un travail de

recherche -reconnu par l’Europe- entrepris

avec les universités locales (Ulco, Lisic), à

des fins de mise en valeur virtuelle des collections.

Les chercheurs souhaitaient dans

un premier temps restituer le textile dans

son aspect original, puis dans un second

8 mai 2012

Circuit de Croix-en-Ternois

Seul ou en relais

par équipe de 2, 3 ou 4,

parcourez un max

de tours en 6 H

temps, reconstituer les échantillons textiles

abimés. Il va sans dire que ce bijou technologique

n’est pas le fruit de la volonté d’un

seul et même cerveau, d’une seule institution…

il a été imaginé, financé et sera développé

à l’échelon européen à travers un programme

« Interreg », validé officiellement

en mai dernier et monté en liaison avec plusieurs

territoires européens. Des actions

touchant à tous les aspects de la vie de la Cité

vont se dérouler jusqu’en juin 2014, grâce à

des partenariats contractés avec la ville

belge de Ronse (en lien avec l’université de

Gand), l’université UCA (University of

Creative Arts) dans le comté du Devon,

Intégria (pépinières d’entreprises) et enfin

Duchy Square dans le comté du Kent.

La cabine,

une révolution numérique

Bien plus qu’une cabine de mesure, la

cabine 3D permet d’entrer dans le monde

numérique en créant un double virtuel à son

image. Il suffit pour cela de se rendre à l’accueil

où sont installées la cabine ainsi que

trois bornes interactives. Pour créer son

avatar, rien de plus simple : le visiteur entre

dans la cabine comme dans une cabine d’essayage

et en une seconde, sa morphologie est

scannée, analysée et enregistrée afin de

créer un double en 3D fidèlement propor-

Animations

gratuites

Organisation

L’Écho du Pas-de-Calais

Tél. 06 08 86 09 14 - f.rollin@echo62.com

www.les6heuresdupasdecalais.com

Photos Akhilesh Sharma & Ljupco Smokovski - Photo montage : Magali Crombez

tionné. Il est ensuite possible de modifier la

chevelure et la couleur de peau de l’avatar

pour que la ressemblance soit frappante. Le

cobaye se retrouve en tête-à-tête avec un

« soi » virtuel. Il devient alors son propre styliste

en customisant des vêtements à partir

d’échantillons de dentelle applicables sur des

tee-shirts de huit couleurs différentes ainsi

que sur des pantacourts, pantalons ou robes.

Les vêtements s’ajustent naturellement au

personnage qui peut ensuite être enregistré

et partagé sur le site communautaire. Sur

internet, il est possible de faire déambuler

l’avatar dans trois pièces de la Cité de la

dentelle, reproduites en trois dimensions: la

salle d’exposition, la salle des machines

Leavers et l’espace accueil. La discussion en

ligne avec d’autres personnages devrait être

possible fin 2011. Cette animation pédagogique

est gratuite et ouverte à tous en plus

d’être unique en France!

La Matelote,

nouvelle embarcation de la SNSM Calais

DANS un souci de remise au goût du jour de ses équipements, la station

calaisienne de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) a été

dotée, en mai dernier, d’une toute nouvelle embarcation qui répond au

doux nom de Matelote : un Zodiac de six mètres de long baptisé à l’occasion

du Tour de France à la voile 2011, de

passage dans la cité des Six

bourgeois au début de

l’été.

Une coque en polyester

associée à un

boudin gonflable,

propulsée par un

moteur de 115

CV… autant dire

que les sensations

sont là ! Avec une

vitesse maximale de 38

nœuds (70 km/h), le nouveau

Zodiac de la SNSM file sur

l’eau. Rapide, très maniable et capable

d’approcher les côtes en toute sécurité, la Matelote vient renforcer un peu plus

encore la capacité d’intervention de la base calaisienne, plus pour la sécurité de

tous les marins que pour le confort des sauveteurs de la SNSM.

Quatre septembre, base de voile Tom-Souville à Sangatte, la Matelote est en

démonstration depuis la veille entre deux épreuves de la Cap cup junior… mais

lorsque le semi-rigide 616 sera en intervention, par un vent de force 9 entre

Dunkerque et le cap Gris-Nez, il n’y aura pas de spectateurs. Les sauveteurs en

mer de la SNSM ne sont pas là pour la gloriole… ni pour l’argent d’ailleurs,

puisqu’ils sont tous bénévoles. Ce sont simplement des amoureux de la mer, animés

par un état d’esprit particulier, bâti autour de l’entraide.

A. Top

Photo CIDM

Festival de la parole

La Communauté de communes du

Sud-Ouest du Calaisis, avec le

soutien du Conseil général du Pasde-Calais,

vont présenter du 1 er

au 20 novembre 2011, la 3 e édition

du Festival de la parole. Les 9

communes du territoire recevront

tour à tour troupes de théâtre,

conteurs, auteurs-compositeursinterprètes

pour le plus grand

bonheur des festivaliers. Outre

Les anonymes TP, le Rollmops

Théâtre, la Cie l’Orange Bleue,

les Contes d’Opale et d’Ailleurs,

François Lucas, Benoit Dendeviel,

Crandal et Johann Joosten, le

festival accueillera l’équipage de

Soldat Louis !

Le programme est disponible sur

www.myspace.com/festivaldelaparole

Louches: 1 re foire

aux recettes d’automne

En clôture de la semaine du goût,

l’office de tourisme Ardrésis - Vallée

de la Hem met les légumes à

l’honneur avec un marché fermier,

une bourse-échange de recettes de

famille, une exposition de manuels et

d’ustensiles de cuisine, une balade

gourmande, et des animations de

rue, avec la mobilisation des

restaurateurs et des artisans des

métiers de bouche autour des

recettes.

La Matelote est capable d’embarquer

quatre sauveteurs.

Photo A. Top


L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

Une vague de jeux de société sur la Côte d’Opale

Boulogne

Boulognesur-Mer

ERNEST Hemingway n’aurait pas renié le

décor de la Maison de l’Étudiant de

Boulogne-sur-Mer en cette fin de

journée estivale. Cuba, tel était en effet le

thème retenu pour cette soirée organisée

par les membres de l’association Jeux N’ Co

qui s’ingénie à développer la pratique des jeux

de société de dernière génération sur la Côte

d’Opale. Loin des jeux vidéo et consoles

multimédia, en un peu plus de deux ans cette

activité a gagné peu à peu du terrain dans la

région, au point de devenir un véritable acteur

du lien social, réunissant des joueurs de toutes

générations, lors des soirées jeux.

Connaissant un renouveau

spectaculaire depuis quelques

années, le jeu de société est une

formidable occasion de se rassembler,

de se connaître,

d’échanger. Grâce à une nouvelle

génération de créateurs, il

n’est plus comme on le pense

encore trop souvent, réservé

aux seuls enfants, loin s’en

faut. « Il s’agit aujourd’hui

d’une activité culturelle à part

entière qui plonge les joueurs

dans une atmosphère conviviale

favorisant le rire, la

bonne humeur, la fraternité.

Jouer c’est passer un bon

moment avec les autres, appréhender

l’adversité, respecter le

temps et les choix de l’autre,

apprendre la diplomatie et la

négociation, développer des

stratégies, exercer sa

mémoire… » explique-t-on du

côté de l’association

Jeux’N’Co, sur la Côte

d’Opale.

Le défi a été relevé par Gontran

Ponchel arrivé avec sa compagne

il y a deux ans et demi à

Boulogne-sur-Mer, en provenance

directe de Tarbes, une

ville où il pratiquait déjà beaucoup

les jeux de société. « Alors,

pourquoi ne pas reproduire ici

ce qui marchait si bien dans le

sud-ouest » s’est dit le jeune

homme vite rejoint par d’autres

amateurs (Maximilien, Rudy…)

passionnés comme lui de jeux de

société qu’ils soient de stratégie,

de tactique, de réflexion, de

mémorisation, d’adresse, de

culture, d’enchères, de psychologie…

Ainsi est née l’association

Jeux’n’Co dont la ludothèque

(installée dans un local

de la Maison de l’Étudiant)

regroupe désormais près de

400 jeux et ne cesse de s’enrichir.

« Nous sommes en relation

avec les éditeurs de jeux

qui nous offrent souvent un

exemplaire de leurs nouveautés.

Ça nous permet de les

tester auprès de nos membres

lors des rencontres et de les présenter

sur notre site internet

www.jeuxnco.org » précise

Gontran Ponchel. L’association

en achète aussi sur ses fonds

propres pour étoffer sa collection

et répondre à toutes les

demandes.

La diversité de ses adhérents

oblige en effet Jeux’n Co à disposer

de jeux très variés afin de

satisfaire aussi bien les étudiants

avides de stratégie que les

enfants plus portés sur l’aventure

ou des adultes férus de

réflexion et de culture générale.

Avec près de 3000 nouveautés

par an rien qu’en France et

encore plus en provenance de

l’étranger (les Allemands dominent

jusqu’alors ce secteur), il

n’y a que l’embarras du choix.

Soirées animées

C’est ce qui permet à Gontran

Ponchel et à son équipe d’organiser,

deux fois par semaine

(mardi et vendredi à 20h) des

séances de jeux à la Maison de

l’Étudiant de Boulogne-sur-Mer

et le premier mercredi de chaque

mois, au café-resto O Kom Paraz

(Grand’Rue à Boulogne), une

soirée découverte.

Plusieurs fois dans l’année,

rendez-vous est aussi donné

pour des soirées

à thème

dont la dernière

en

date, au cours de l’été, tournait

autour de Cuba, dans une

ambiance de La Havane

savamment reconstituée (sans

le rhum ni la fumée des

cigares) où l’on a pu jouer à

Jamaica (jeu de pirates),

Perudo (l’art du bluff),

Fortunes de mer (marchand ou

terrible pirate ?) et Cuba (pour

cultiver ses terres et influencer

les lois du parlement). Parmi

les points forts, une soirée

Halloween s’annonce ainsi que

pour 2012 un événement sur le

thème médiéval et bien d’autres

rendez-vous.

Depuis sa création, l’association

www.jeuxnco.org

5

est aussi devenue un acteur

incontournable de la vie culturelle

sur la Côte d’Opale, sollicitée

plusieurs fois dans l’année.

Ces derniers mois elle a ainsi

participé au festival « Boulevard

Sainte-Beuve », elle a

animé l’estaminet du Château

d’Hardelot, participé au pôle

Plage de Boulogne cet été…

Autant d’endroits où les responsables

ont pris plaisir à faire

partager leur passion. À ce jeulà,

ils sont très forts, il est vrai!

Bernard Queste

Jeux’N’Co, le mardi et le vendredi

à partir de 20h, à la Maison de

l’Étudiant, 10 rue des Carreaux à

Boulogne-sur-Mer.

Photos Ranson


6 L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

Champ d’Éole:

le souffle

des lévriers d’Irlande

& des terriers

de Bohème

UNE

passion

Saint-Omer dévorante…

quatre tonnes

de croquettes

par an! Passion

débordante avec des

rendez-vous aux

quatre coins du pays

voire du continent.

Passion mordante

même si ce « bétal de

gentillesse » ne

montre jamais les

dents. C’est la folle passion

qu’éprouvent Myriam et Dany

Verwaerde pour les Irish

Wolfhound et les Cesky

terriers. Ces chiens règnent

sur l’élevage du Champ

d’Éole au bout de la route de

Bayenghem à Affringues.

Affringues

Dany veille sur six Irish

Wolfhound, des lévriers

d’Irlande, animaux « légendaires

» du côté de l’Eire. Le

plus grand chien du monde:

1,35 mètre de haut et plus de 80

kilos. Une passion qui lui est

tombée dessus il y a dix ans

quand cet amoureux des dogues

et autres grands chiens a découvert

l’Irlandais chasseur de

loups, de daims et d’ours.

Une belle bête, Rocco, que

Dany, conducteur de

machines à Arc

International, présenta à

des concours de beauté sur les

conseils d’un ami. « Je me suis

d’abord pris des plumées »

avoue l’intéressé qui, plutôt

tenace et « un peu cabot », a persévéré

et beaucoup appris. Les

résultats se sont améliorés

avec Sfax, un

« vrai Poulidor »,

Dany Verwaerde

entrant petit à petit

dans le cercle très

fermé et quasi

aris-

tocratique des grands éleveurs.

Alors il a acheté Unesco « qui a

cartonné… Sur 7000 chiens, on

gagnait ».

« Mondialement

connus »

La passion avait planté ses crocs

dans la vie des Verwaerde.

Pendant que Dany franchissait

le pas de l’élevage, trouvant en

Suède la femelle Irish digne de ce

nom, Myriam son épouse entrait

à son tour dans le bal canin avec

Bimbo, un Cesky terrier.

« Créé » en 1948 par un éleveur

tchèque, issu d’un croisement

entre Scottish terrier et

Sealyham terrier, le Cesky était

un chasseur de renards et de

blaireaux. Comme son « grand

frère » Unesco, Bimbo a tout

gagné… En 2006, lors de la

Crufts à Birmingham - la plus

grande exposition canine mondiale

-, Bimbo et Unesco, « un

mètre de différence », eurent les

honneurs de la BBC! Les

Verwaerde ont par la suite

étaient suivis par TF1, Direct 8…

Imaginez la fierté de « l’ouvrier

d’usine » évoluant « hyper

sérieusement

»

dans un milieu

réputé hermétique. Conciliant

élevage et concours, le couple

Verwaerde a acquis une réputation

mondiale: « Là on nous

demande des bébés Cesky en

Finlande, aux États-Unis! » Il

faut dire qu’en juillet dernier à

Paris lors du World Dog Show,

Clochette a raflé un paquet de

coupes, son frère Captain

Crochet étant sacré champion

du monde. Rien que ça. Ce

Captain Crochet a la particularité

d’avoir deux propriétaires,

les Verwaerde et une famille

anglaise: « Il est bilingue et vit

d’un côté ou de l’autre de la

Manche en fonction des shows »

explique Myriam. Ce n’est plus

de la passion c’est de la rage. Six

Irish Wolfhound et quatre Cesky

terrier

vivent en bonne

harmonie à Affringues.

Pour ses « grands », Dany

a conçu des chenils confortables

et pratiques. Son fils aîné

Aurélien se charge de les faire

courir au moins cinquante kilomètres

par semaine. Nourrir,

nettoyer, éduquer, toiletter,

concourir, saillir, négocier,

ranger les coupes… les

Verwaerde, quinquagénaires, ne

chôment pas. Une passion très

prenante qu’ils essaient de

dompter car « il faut arriver à

vivre sans les chiens… » Les

nobles lévriers d’Irlande et les

rusés terriers de Bohème

acquiescent en aboyant joyeusement.

Christian Defrance

www.elevagechampdeole.fr

Photos Chr. Defrance


École handigolf:

le golf pour tous

sans exception

Depuis maintenant 6 mois, l’Aa Saint-Omer Golf club jouit du

label « école handigolf », permettant aux personnes en situation

de handicap de pratiquer leur sport favori dans les mêmes conditions

que les valides… « Parce que le handicap peut frapper

chacun d’entre nous, changer notre regard contribue au mieuxêtre

de la personne handicapée, de son entourage et plus encore,

de notre société toute entière ».

Tout est parti de Bouvelinghem. Enfin presque. Dans cette petite

commune d’environ deux cents âmes, se tient La Maison de

Pierre -maison d’accueil temporaire pour enfants, adolescents et

adultes handicapés- appartenant à la fondation du même nom,

reconnue d’utilité publique en 2003. Cette petite structure,

capable d’accueillir 16 adultes et 8 enfants, tend à favoriser l’inclusion

sociale. Elle a été créée par la famille de Jean-Jacques

Durand, qui n’est autre que le président de l’Aa Saint-Omer Golf

club. C’est donc tout naturellement que les deux structures ont

opéré un rapprochement: dans le cadre des activités proposées

aux résidents, des initiations au golf ont été mises en place. Le

golf, sport de riches pour certains, pas un sport pour d’autres. À

chacun son avis. En attendant, à Lumbres, des cours sont dispensés

aux personnes souffrant d’un handicap, sous la houlette

de Sylvain Raout, professeur de golf depuis 20 ans et éducateur

sportif spécialement formé. Le prix -autant évoquer d’emblée les

choses qui fâchent - est de 75 euros l’heure, pour 15 personnes,

prêt du matériel compris, ce qui reste relativement abordable.

Une école labellisée

Dans le cadre de l’Open de Saint-Omer, l’organisation a mis en

place depuis deux ans des initiations à destination de tous.

Xavier-Pierre Six, directeur de l’Open, explique une démarche

qui tend à la démocratisation de l’activité: « En partenariat

avec le conseil général, nous avons invité des collégiens. L’idée

était de montrer que cette activité se destine à tous, des plus

jeunes aux plus anciens. Nino Ourabah, Olivier Lecocq et Jean-

Marie Reuqueut, membres de l’équipe de France handisport

sont également venus faire des démonstrations ». Démarre alors

le projet d’une école handigolf. « Nous nous sommes renseignés

sur le matériel à mettre à disposition, puis nous avons fait les

demandes de subventions. Au mois de mai, nous sommes devenus

la 27 e école Handigolf française labellisée, la seconde au Nord

de Paris ». Résultat, en plus des cours adaptés (payants), le golf

de Saint-Omer -situé à Lumbres- met à disposition gratuitement

un « verticaliseur », sorte de fauteuil roulant à trois roues qui

permet au joueur de se déplacer en toute sécurité sur le green et

de jouer en position debout. Le but recherché est atteint: la personne

handicapée sera reçue comme une personne valide. A. Top

Rens. 03 21 38 59 90

L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

50 e Concours

vente de chevaux boulonnais

Didier Pecquart: « quand on a des soucis, avec les bêtes on les oublie! »

les aime, ils

font partie «ON

du patrimoine

régional… » Le lien

qui unit Didier Pecquart aux

chevaux boulonnais est serré. Il

a été noué par son père et son grandpère;

il semble que le fils de Didier lui

aussi restera attaché à ces bêtes aussi

puissantes qu’élégantes. Comme l’ont

fait ses aïeuls, avec l’aide d’autres

passionnés, M. Pecquart organise le

Concours vente de chevaux boulonnais,

à Hucqueliers, en octobre prochain.

L’événement fête ses cinquante

ans et pour l’occasion, un programme spécial

est proposé.

Hucqueliers

Montreuil

Didier Pecquart est président du syndicat d’élevage

du Haut-Pays et trésorier du syndicat hippique

boulonnais. Son but: essayer de garder

pure, la race de ces incroyables colosses de marbre

blanc et promouvoir le cheval de trait. Le

Boulonnais est en voie de disparition. Il a été victime

du train et du tracteur qui lui ont volé toutes

ses tâches. Les bombardements de la première

guerre mondiale l’ont décimé et il n’est guère utile

aujourd’hui qu’aux hippophages. Pour lutter

contre la baisse des effectifs et éviter la consanguinité

préoccupante, le conseil régional apporte

désormais une prime de naissance aux éleveurs.

L’objectif est de doubler les naissances d’ici trois

ans. Il était temps, car l’argent gagné aux concours

ne suffit pas pour entretenir ces beaux géants

racés. Certes, reconnaît M. Pecqueur, «50% des

mâles sont vendus à la boucherie*. Pour nous éleveurs,

c’est normal qu’ils partent à la casse, même

si ce n’est pas drôle… » Il se console: « c’est pour

le bien de la race et puis on se rabat sur les

autres… » L’homme dit garder parfois des pouliches

jusqu’à la fin de leur vie. Il les aime et elles

le lui rendent bien. Quand Didier Pecquart pose

le pied dans l’écurie, Princesse, Altesse, Ursula,

Idole, Mirette, Bella, Brise et Baron… l’entourent

aussitôt, à la recherche d’une marque d’attention.

« Quand on a des soucis, avec les bêtes on les

oublie… », versifie-t-il. Ses Boulonnais sont

dociles. On a le cheval qu’on mérite et Didier

Pecquart n’en a « jamais eu de mauvais »! Il

explique: « si le cheval voit qu’on fait attention à

lui, il fait attention à vous ». Quelle joie quand les

efforts, la sélection et l’affection sont récompensés!

Cette année, Princesse est arrivée première de sa

catégorie au concours régional de Samer. « C’est

l’aboutissement d’une carrière d’éleveur! »

Programme du concours

Créé en 1961 par et pour les éleveurs du canton, le

Concours vente est organisé tous les ans le

14 octobre. À l’occasion du cinquantenaire et afin

de mieux toucher la population, il a été décidé

exceptionnellement d’organiser la fête deux jours

plus tard, un dimanche. On sait l’attrait irrésistible

que les chevaux ont sur le public. « Sans

doute parce qu’avec l’homme, ils ont tout partagé

pendant des années, estime M. Pecquart, le transport,

la guerre, le travail… » Tout au long de la

journée, un concours « modèle allure » est organisé.

Les éleveurs présentent leurs plus beaux chevaux

et leurs plus beaux poulains. L’an dernier 72

animaux concourraient par catégorie d’âge. Un

spectacle est prévu; il met en scène deux étalons

dressés, une jument, et un ballon puis vient le

repas avec les éleveurs et la remise de prix. Celui

qui souhaite apprécier de près la distinction et

l’élégance de ces pur-sang est chaleureusement

invité. Ceux qui, parmi les décideurs responsables,

envisagent d’acheter un cheval pour effectuer le

ramassage scolaire, la collecte de déchets ou le nettoyage

de plage, aussi.

Marie-Pierre Griffon

* Le Nord - Pas-de-Calais demeure historiquement la région

la plus hippophage de France.

Rens. Didier Pecquart, 03 21 90 55 66 ou

Jean-Michel Cadet, 03 21 90 53 64

7

Photo M.-P. Griffon


Photo Chr. Defrance

8 L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

Après

avoir

passé

quelques

années sur la vie

des Boubersois au

cours des siècles, Alain

Pruvost se lance dans les

recherches sur la Canche et le marais…

Il faut dire que ce retour au

bercail a réveillé la fibre historique

chez l’ancien ingénieur

électrotechnique (de

Jeumont-Schneider à Alstom,

vendant des usines clés

en main, achetant des transformateurs

dans le monde

entier). Le simple collectionneur

de cartes postales est

devenu dès 2005 un chercheur

d’histoires se ruant su

les archives, les sources.

« J’ai très vite souhaité faire

un livre pour que ces histoires

liées à Boubers-sur-

Canche ne disparaissent

pas » explique simplement

Alain Pruvost. Le passé du

village n’ayant jamais été

étudié à fond, il s’y est collé

dare-dare, avec le soutien de

Marie-France Acquart, historienne

ternésienne connue

et reconnue. Archives départementales

et diocésaines,

vieux journaux, livres

anciens ont rempli un emploi

du temps dans lequel s’intercalaient

ces hasards et coups

de chance qui dénouent souvent

des situations inextricables.

Scientifique de formation,

Alain Pruvost a

millimétré son étude chronologique,

allant de la hache

polie âgée de 4 000 ans

découverte par un agriculteur

aux éoliennes inaugurées

en 2007 ! Avec précision,

il a cerné les origines de

Boubers (Bouberk, Bouberch)

; suivi la lignée des

seigneurs de Boubers et

Il est sur le bon chemin.

notamment la famille de

Berghes : Eugène de Berghes

étant fait prince de Rache

par Charles II roi d’Espagne

en 1681. La Révolution a

bien secoué les Boubersois,

l’un d’eux est devenu un

fidèle « grognard » de

Napoléon : François Vétu

passant treize années sur les

champs de bataille avant de

retrouver son village…

D’une guerre à l’autre, Alain

Pruvost s’est posté devant le

monument aux Morts pour

évoquer les Boubersois tués

ou disparus lors de la

Grande Guerre, à l’image de

Pierre Bouchend’homme

disparu en mer à bord du

sous-marin Diane. Rien ne

manquait à l’appel de

l’Histoire locale : deuxième

guerre mondiale, Libération

et fleurissement du village à

partir de 1959. Sous la houlette

du maire Victor

Beaurain, Boubers-sur-

Canche a décroché plusieurs

premiers prix nationaux du

concours des villages fleuris.

Aujourd’hui, le village a

reconquis son « panneau 4

fleurs » !

Une usine

dans le château

Des fleurs encore quand l’ingénieur-historien

s’est penché

sur les « personnages »

de Boubers. Jean-Pierre

Hennebelle (décédé en 2002)

a créé une pépinière – et la

Ferme fleurie – dont la répu-

L’histoire de Boubers

tation a largement traversé

la Canche, ses arbres d’ornement

ont séduit la

Comtesse de Paris ou

Catherine Deneuve ! Un

pépiniériste mais aussi des

poètes, des peintres comme

l’Anglais Paul Barton et son

épouse Khwan qui ont animé

le village avant de s’envoler

vers la Thaïlande, des curés,

des maîtres d’école. Et des

maires évidemment, l’actuel

porteur de l’écharpe tricolore,

Roger Dheilly étant

l’ancien directeur de l’usine

et le propriétaire du château

(plus exactement l’aile restante).

Usine et château,

deux sujets largement

abordés par Alain Pruvost.

Deux sujets qui ne font

qu’un en réalité ! Le château

de la famille de Berghes,

« un des plus grands

d’Artois », fut détruit dans

un incendie en juin 1922.

Dans l’enceinte de ce château

(avec moulin à eau),

une papeterie avait vu le

jour en 1820, avant l’installation

d’une filature avec le

baron Ternaux puis le baron

de Fourment, Luglien Leroy,

etc. La filature de laine

comptait 200 ouvriers au

moment de l’incendie de

1922. L’usine fut reconstruite,

passant au coton sous

l’égide du Comptoir Linier

auquel succédèrent diverses

sociétés (Saint Frères,

Agache-Willot, Boussac,

Prouvost). En 1992, l’usine

en long en large

et en travers

Bouberssur-Canche

St-Pol-sur-Ternoise

Safilin de Boubers se spécialisa

dans les mélanges à base

de lin. « Embellie de courte

durée », l’usine cessa toute

activité en décembre 2009,

ses machines démontées et

transférées en Pologne. Fin

d’un chapitre important de

l’histoire boubersoise.

Du pain sur la Canche

Une riche histoire résumée

en 296 pages. « Un livre c’est

une enquête policière »,

sourit Alain Pruvost qui a

écrit son rapport « Histoire

et vie des Bourbersois au

cours des siècles » avec

« l’aide considérable » de

son épouse « plus littéraire

». Il a trouvé un imprimeur,

reçu une subvention

de la municipalité.

Officiellement présenté aux

habitants et souscripteurs en

juin dernier, l’ouvrage

(32 euros) a reçu un excellent

accueil : « 250 des 300

exemplaires sont déjà

APRÈS trente-quatre années

passées à Champagne-sur-

Seine, dans le département

de Seine-et-Marne, Alain Pruvost

est venu couler une retraite

paisible à Boubers-sur-Canche,

passant avec entrain des arbres de la

forêt de Fontainebleau aux fleurs qui

depuis un demi-siècle embellissent la

réputation d’un des plus beaux

villages du canton d’Auxi-le-Château.

Une retraite paisible dans une jolie

maison bâtie au mitan de ce que les

Boubersois appellent « les Petites

Rues » (réunissant le chemin du

Marais et la rue des Vergnettes); retraite troublée toutefois

par l’envie de remonter le cours du temps…

partis, certains au Brésil où

vivent des Boubersois »

confie l’auteur. Il espère le

présenter également aux écoliers.

Responsable de la

bibliothèque municipale,

Alain Pruvost ne pense pas

s’arrêter en si bon chemin et

travaille sur un nouveau

projet de livre, « tout ce qui

s’est passé sur et autour de

la Canche. Ponts, moulins,

marais… » Il y a du pain sur

la Canche pour l’ingénieur,

lequel sait désormais que

l’Histoire réserve de sacrées

coïncidences. En 1822, le

comte Lasteyrie du Saillant

quittait son domaine de

Boubers-sur-Canche pour se

retirer dans son château

de… Champagne-sur-Seine.

Christian Defrance

Alain Pruvost : 2 ter les Petites

Rues 62270 Boubers-sur-Canche,

03 21 03 56 71

Alain Pruvost est le délégué boubersois au sein de l’association culturelle

intercommunale Sillons de Culture, présidée par Claude Devaux…

qui a d’ailleurs jeté un œil sur le manuscrit de l’ingénieur historien.

Sillons de Culture (soutenue par le conseil général du Pas­de­Calais)

fête son 10e anniversaire et a dévoilé le programme de la saison 2011­

2012. Riche et varié. La chorale Les couleurs du siècle sera le 9 octobre

à 16 heures dans le chœur de l’église de Fillièvres ; Goun et les

Conteurs en campagne fêteront Brassens le 29 octobre à 20 heures

dans la salle communale de Framecourt ; l’Opérette résonnera le

19 novembre à 20 heures dans la salle communale de Rebreuve­sur­

Canche… Ça continue en 2012 avec Jean­Claude Borelly, l’Orchestre

La Folia, un salon du livre, etc.

www.framecourt.monclocher.com


Marc

d’Évausy

MARC d’Évausy était

consultant en

communication et

sans cesse en déplacement.

Quand il lui a fallu élever

seul sa fille de 6 ans, il a

laissé son job en sommeil.

Passionné de romans, auteur

de pièces de théâtre, de

scénarii, il s’est découvert du

temps pour écrire… tant

mieux. Du temps pour

craindre les découvertes. Tant

pis. À la maison du

Département sur le site de

Saint-Pol-sur-Ternoise, il a

trouvé un coup de pouce

pour tenir le coup et il a

étonné… Aujourd’hui, alors

que sa fille a grandi, et qu’il

reprend le collier, il est fort

de plusieurs ouvrages dont

deux ont été publiés.

Marc d’Évausy s’amuse. Il

s’attarde sur l’actualité,

saisit un événement, se l’approprie

et y mêle ses propres

histoires. Il invente des personnages

et les pose sur le

yacht de l’ami de Nicolas

Sarkozy ou chez Angelina

Jolie. Ce sont des gens ordinaires

transpercés d’épisodes

extraordinaires : accidents

de voiture, rayons

extraterrestres, péripéties de

prostitution ukrainienne. À

chaque fois, ses hommes, ses

femmes, sont emportés par

les événements et ne maîtrisent

rien. En un quart de

seconde, leur vie fait demitour,

marche-arrière ou

prend une autre direction.

C’est ce quart de seconde-là,

ce destin, qui passionne pardessus

tout Marc d’Évausy.

« Il faut distraire

le lecteur »

L’homme a publié deux

livres et vient de terminer le

tapuscrit d’un troisième. Sur

chaque titre, comme un jeu,

il peint le mot bleu. Le

Rayon bleu, L’Ombre Bleue,

Nuages bleus. Il colore

chaque ouvrage d’humour.

« Il faut distraire le lecteur

», dit-il, se demandant à

chaque phrase comment la

tourner pour faire rire. Il

observe avec finesse le quoti-

dien des gens, en l’occurrence

des gens du Pas-de-

Calais, et le raconte en mordillant.

Marc d’Évausy a

« toujours écrit ». Il a même

remporté le César du meilleur

court-métrage pour le

scénario de Première Classe,

mettant en scène André

Dussolier et Francis Huster,

et a suivi le cours Florent à

Paris. N’allez pas imaginer

que l’homme est issu d’une

famille d’artistes ; son père

était cadre commercial dans

une entreprise textile.

L’homme est né en Bretagne,

a vécu à Lille et les vicissitudes

de la vie l’ont amené

dans un village du Ternois.

N’allez pas penser non plus

qu’il a suivi des études de

Lettres. Un problème de

concentration lui a fait

quitter le lycée en seconde.

Les livres l’ont aidé. « Je

dévore depuis que j’ai 14

ans… » Maupassant est

peut-être son auteur favori.

Il rit de ses Nouvelles en tout

cas, comme il rit des situations

dans lesquelles il pose

ses personnages. Autodidacte,

tombé « en dehors

du bocal », pour reprendre

ses mots, il a jeté son premier

ouvrage bleu dans la

mer de l’édition, comme on

le ferait d’une bouteille.

Interkeltia, éditeur de

science-fiction, l’a attrapé.

L’ouvrage est certes ponctué

d’un épisode surnaturel mais

il est surtout un mélange

réjouissant de roman d’apprentissage,

roman fantastique,

comédie de mœurs,

satire de la société du spectacle…

Publié il y a deux

ans, il a été le coup de cœur

de Fnac.com

« Le livre palliatif »

Edilivre.com a retenu

L’Ombre Bleue. « Je me suis

tellement retrouvé dans ce

livre ! » a dit l’éditeur en

riant… Marc d’Évausy s’y

permet tout ce dont il a rêvé :

voler sous l’arc de triomphe

L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

Les livres bleus

à Paris, bondir sur les rives

du Gange… « L’Ombre Bleue

s'adresse à tous ceux qui

appréhendent la mort et qui

ont envie de sourire avant le

grand voyage, affirme-t-il. Il

y a les soins palliatifs, maintenant

il y a le livre palliatif

! » Ne lui parlez pas de

Saint-Pierre, de la barbe de

Dieu, de rites religieux, de

communion, de voile, de

miracles… « Ça me scandalise.

Les religions ont été

écrites par des hommes pour

des hommes, et comme

l’homme est naturellement

gonflé d’orgueil… Les religions

devraient nous

apprendre à aider notre

prochain, à se détacher des

biens matériels… ».

Pas facile de parler avec

humour de la mort et de la

vie après la mort. Marc

d’Évausy y réussit fort bien.

À propos, y a-t-il une vie justement

? L’auteur donne la

réponse et il faudra bien

mettre le nez dans son livre

pour la découvrir…

Marie-Pierre Griffon

9

Le Rayon bleu, Interkeltia

ISBN 978-2-357-78013-2

17,50 €

L’Ombre Bleue, Edilivre-

Aparis – 18,50 €

ISBN 978-2-8121-3996-3.


10 L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

La betterave: 200 ans qu’elle nous sucre

DEUX cents ans. Voilà en effet deux siècles

que la betterave sucrière règne sur

l’industrie du sucre en France. Que de

vastes étendues vertes disparaissent du

paysage une fois venue la période automnale et

que tourne à plein régime les sucreries et

distilleries. La faute ou grâce à Napoléon Ier Béthune

pourrait-on

dire. À l’époque, le blocus continental contre

l’Angleterre avait coupé la France de son

approvisionnement en canne à sucre. C’est alors que le

chimiste Jean-Antoine Chaptal et l’industriel Benjamin

Delessert ont proposé à l’empereur d’exploiter la

betterave, une plante jusqu’alors méconnue en France malgré

sa forte teneur en sucre mise en évidence dès 1600 par

l’agronome Olivier de Serres.

Lillers

Un décret impérial a ainsi lancé

la culture de la betterave en

mars 1811 avec en accompagnement

un programme de financement

pour inciter les paysans

français à planter quelque

32000 hectares. Cependant,

seulement 7000 hectares ont été

réellement emblavés. Ce qui n’a

pas empêché plusieurs centaines

de fabriques de sucre de voir le

jour dans cinquante-et-un

départements français.

Soixante ans plus tard (en 1870)

la production française de sucre

de betterave avait atteint

300000 tonnes, le pays devenant

le premier producteur européen.

Mais la progression a

cependant été ralentie par les

deux guerres mondiales qui ont

fortement endommagé les outils

de production. Fort heureusement

pour la betterave, dans les

années 50, l’ère de la mécanisation

et l’amélioration de la sélection

des plants grâce aux formidables

progrès agronomiques

ont permis une impressionnante

augmentation des rendements.

On est ainsi passé de 700 kilos à

12 000 kilos de sucre à l’hectare

en deux siècles, la France restant

aujourd’hui le premier producteur

mondial de sucre avec

plus de 30 millions de tonnes de

betteraves transformées.

La France compte aujourd’hui

26000 planteurs répartis dans

vingt-neuf départements pour

DEPUIS sa demeure, à Hesdigneul-lès-

Béthune, juste à côté de son ancienne

ferme, Henri Delory évoque avec plaisir la

culture de la betterave qu’il a pratiquée pendant

plus de quarante années et la présidence de la

sucrerie-distillerie de Lillers, assumée durant

vingt-et-un ans. Chez les Delory, depuis sept

générations, on sait de quoi on parle. D’autant

plus qu’autrefois le grand père d’Henri possédait

à Gosnay une sucrerie-distillerie (Gamot) qui a

fonctionné jusqu’à la fin du XIX e siècle avant

d’être transformée en laiterie et désormais en

En prenant les rênes de la vaste ferme de la place

du Rietz à Hesdigneul à l’issue de la seconde

guerre mondiale, Henri Delory a poursuivi la tradition

familiale en privilégiant la culture de la betterave.

Il a vécu, en quelques dizaines d’années,

une véritable révolution avec l’avènement de la

mécanisation et l’amélioration des semences.

« Dans les années 50 et 60, il fallait beaucoup de

main-d’œuvre alors que la France en manquait.

On faisait venir des Italiens, des Espagnols, des

Nord-Africains pour le démariage et l’arrachage

des betteraves. Ils arrivaient par cars entiers, il

fallait les loger » se souvient M. Delory qui

employait aussi des saisonniers d’origine polonaise

« toujours très ponctuels dans le travail ».

377000 hectares (56270 en Nord

– Pas-de-Calais), soit 2,1 % des

terres labourables en France,

avec une surface moyenne de

quatorze hectares par exploitation.

Ce qui permet d’approvisionner

vingt-cinq sucreries et

sucreries distilleries, dont trois

dans le Pas-de-Calais, à Lillers,

Attin et Boiry-Sainte-Rictude.

La filière betteraves sucre,

alcool, éthanol représente un

chiffre d’affaires de près de

3 milliards d’euros et environ

45000 emplois directs. La production

de sucre est de 3,2 millions

de tonnes destinées au

marché européen. La betterave

permet aussi la production de

4 millions d’hectolitres de bioé-

Petit à petit sont ensuite apparus les semoirs de

précision, les graines mono-germes, puis enrobées,

permettant de se passer du démariage manuel

(quelques traitements en cours de végétation suffisent),

puis les grosses machines à arracher capables

de récolter un champ en quelques heures seulement.

Un progrès qui s’est accompagné de

rendements de plus en plus performants « pour

thanol carburant et de 3,5 millions

d’hectolitres d’alcool.

Pour les coopérateurs de la

sucrerie de Lillers (18000 hectares),

la campagne a débuté le

5 septembre et se poursuivra

jusqu’à début janvier. Une

Henri Delory, mémoire de producteur

hôtel-restaurant. ¨Photo B. Queste

période pendant laquelle les

camions vont acheminer les betteraves

à l’usine dans un ballet

incessant. La betterave fait ici

partie du quotidien depuis très

longtemps.

Bernard Queste

arriver aujourd’hui dans la région à 90 tonnes à

l’hectare, alors qu’en 1959 et 1976 le rendement

n’avait pas dépassé 28 tonnes à l’hectare » se souvient

Henri Delory estimant par ailleurs qu’avec

l’instauration des quotas en 1968 et des prix

garantis, la betterave est véritablement devenue

une production sûre pour nombre d’exploitants

agricoles de la région. Elle a encore selon lui un bel

avenir, non seulement pour le sucre et l’alcool,

mais aussi l’éthanol carburant.

L’ancien président de la sucrerie-distillerie de

Lillers dans les années 80 et 90 (3 000 coopérateurs

depuis Calais-Dunkerque jusqu’aux portes de

Douai) aujourd’hui dans le groupe Tereos, reconnaît

que ce n’était pas toujours de tout repos. Il

évoque par exemple les relations avec les autres

coopératives, les problèmes de l’acheminement des

betteraves à l’usine et même les réunions de sections

parfois houleuses où, selon les territoires, les

préoccupations des producteurs n’étaient pas les

mêmes. « Du côté des Flandres, ils s’inquiétaient

surtout de la tare, c’est-à-dire de la terre qui collait

aux betteraves lors de l’arrachage. Dans le

Ternois, les éleveurs étaient très exigeants sur les

pulpes (résidus de betterave) qu’ils pouvaient

récupérer pour leur bétail après la récolte ».

Des souvenirs que bon nombre de producteurs du

Pas-de-Calais partagent avec lui.

B. Q.

Photos J. pouille


H2O at home dépoussière

les habitudes de la ménagère

Givenchy-lès-la-Bassée

CRÉÉE en 1997 par Guillaume Leymonerie, H2O at home a

rapidement prospéré sur le marché des produits

d’entretien et du cosmétique bio, via un mode de

Béthune

distribution porté sur l’humain: la vente directe. Le concept

H2O s’articule autour de trois axes particulièrement efficaces et

vendeurs: je nettoie ma maison sans effort, je parfume mon

intérieur sans altérer la qualité de l’air… j’ai donc gagné le temps de

prendre soin de moi avec des cosmétiques certifiés bio. Implantée

partout en France, en Belgique, et de l’autre côté de l’Atlantique, la

firme aspire à gagner d’autres parts de marché.

Rue de la Source à Givenchylès-la-Bassée,

un ravissant corps

de ferme. Il n’est autre que l’ancien

lieu d’habitation de

Guillaume Leymonerie, entrepreneur

heureux, car à la tête

d’une entité florissante. Déjà

belle, elle n’a toutefois pas totalement

achevé son éclosion.

Quatorze belles années ont

passé, l’occasion pour ce

Nordiste « pur souche » de jeter

un rapide coup d’œil dans le

rétroviseur. Passées les études de commerce

international, l’homme,

doté d’une véritable

conscience écologique,

acquiert une

solide expérience

dans

quelques PME

européennes

entre 1988

et 1997. Son

passage au sein d’une entreprise de

textile jetable à destination des constructeurs

automobiles va s’avérer déterminant:

il rencontre pour la première fois

la microfibre et pour celui que l’on a

envie de surnommer le beau gosse de la

chiffonnette, c’est un véritable coup de

foudre.

De la ménagère

aux géants du marché

économique

Depuis l’idée de base, de l’eau a coulé

sous les ponts. L’eau justement, seul

« produit » nécessaire pour nettoyer vos

vitres. Vous en rêviez? H2O l’a fait:

« Nous avons d’abord importé de Suède

avant de s’attarder en 1999 sur la production

». La même année, un brevet

pour le tissage de la chiffonnette est

déposé. Cinq ans plus tard H2O at home

met un pied en Belgique et en 2010, c’est

le grand écart, avec l’implantation d’une

filiale aux États-Unis, berceau de la vente

à domicile.

En juillet 2000, Guillaume Leymonerie

crée une seconde entité, Decitex,

implantée elle aussi au sein de la ferme.

« Son rôle est de concevoir et produire

nos textiles. Les produits sont également

destinés aux professionnels. Ce fut diffi-

cile à mettre en place, concède le PDG,

mais aujourd’hui, l’entreprise est gérée

par Nils Riancho. Grâce à lui, les choses

ont vraiment évolué ». Decitex s’est développée

en France et en Europe sur le

marché de l'essuyage technique, si bien

que certains gros poissons ont mordu à

l’hameçon: Mc Donald’s, Novartis, ou

encore Airbus pour ne citer qu’eux. Tout

maîtriser, de A à Z, sans doute une des

clefs de la réussite. La diversification en

est une autre. Cosmétiques bio, produits

ménagers en tout genre en passant par

l’outil manquant de la gamme, un balai

révolutionnaire qui consomme 15

fois moins d’eau et 6 fois

moins de produit

chimique. Un

accessoire un

peu cher à

l’achat, mais

économique à

l’utilisation…

un calcul à

faire!

Vendeuse à domicile,

métier véritable

Guillaume Leymonerie aurait pu soumettre

ses produits au téléachat. Que

nenni! D’emblée, il opte pour la vente

directe, « genre » réunion Tupperware…

et ça marche, la preuve en est, le chiffre

d’affaires qui n’a de cesse de croître. La

petite armée de conseillères de terrain

s’étoffe elle aussi avec aujourd’hui, pas

moins de 1500 éléments –en grande majorité

des femmes – qui en plus d’être totalement

libres dans l’aménagement de leur

emploi du temps, ont des perspectives de

carrière: « Je suis littéralement tombé

amoureux de ce boulot! Il y a une certaine

indépendance pour commencer, on

peut faire cela en dilettante ou à pleintemps.

Ensuite, le gros avantage reste que

l’on peut démarrer avec rien, juste son

envie et sa bonne humeur. Enfin il y a de

véritables perspectives de carrière. Le

statut de vendeur à domicile indépendant

permet de bénéficier de formations sur les

techniques de vente et sur les produits

eux-mêmes. Avec le temps, la vendeuse

deviendra conseillère confirmée puis

experte, avant d’obtenir le titre de

manager… c’est un métier qui a le vent

en poupe ». A. Top

L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

Entrepreneur brillant de 44 ans, Guillaume Leymonerie a le sens de la formule: « Je n’aurais jamais

cru investir un jour 150000 euros dans un balai! »

11

Photo A. Top


12 L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

Les beffrois,

témoins d’une riche histoire des arts

HABITUÉS aux châteaux forts et pyramides de leurs cours

d’histoire, les collégiens pourront dorénavant

« grimper » - au propre comme au figuré d’ailleurs -

dans les beffrois lors des cours d’histoire… des arts, nouvelle

matière obligatoire pour le brevet des collèges! L’association

Beffrois et Patrimoine a eu la bonne idée de concevoir, en

partenariat avec l’Éducation nationale, un « kit pédagogique

des beffrois ».

Les enseignants auront à leur disposition des fiches thématiques,

téléchargeables sur le site internet de l’association; les élèves

auront sous les yeux un document de vingt-huit pages

appelé « corpus documentaire » et contenant

des plans, des œuvres d’art, des extraits littéraires

(Victor Hugo par exemple) et des

L’association Beffrois et Patrimoine est née

en 2003 à Arras pour accompagner la

demande d’inscription de 23 beffrois du

Nord - Pas-de-Calais et de Picardie au

Patrimoine mondial de l’Unesco. Affaire

rondement menée puisque cette inscription

intervenait officiellement deux ans plus

tard. Depuis cette date, l’association - soutenue

par le réseau des villes à beffroi, la

Région, la Ville d’Arras et un peu de

mécénat - veille (comme un vrai guetteur) à

la valorisation du label Unesco, autour de

plusieurs axes de travail: la communication,

le tourisme en lien étroit avec les

offices de tourisme des cités concernées, la

culture, la pédagogie. La « vitrine » de l’association

est constituée de cartes postales,

d’une plaquette touristique, d’un journal

trimestriel aussi! Ritournelles, l’écho des

beffrois est tiré à 2000 exemplaires à destination

de la centaine d’adhérents et des

touristes. Beffrois et Patrimoine collabore

régulièrement avec nos voisins belges mais

aussi avec l’association des Biens français

qui a par exemple « porté » la réalisation

d’un Guide Vert Michelin des sites français

inscrits au Patrimoine mondial de

l’Unesco.

Dans le domaine culturel, l’association a

« créé » des expositions itinérantes (associées

à des conférences): « Les beffrois, de

la Renaissance à la Reconnaissance »,

« Louis-Marie Cordonnier, visage(s) d’un

bâtisseur » (Cordonnier est l’architecte des

beffrois de la vallée de la Lys, des Grands

Bureaux des mines de Lens, etc.),

« Reconstruire les églises, un art qui revisite

le passé »: la nouveauté 2011 présentant

les réalisations de Cordonnier (1854-

1940) et de Constant d’Ivry (1698-1777).

Avec les éditions Gelbart, Beffrois et

Patrimoine propose depuis 2010 une exposition

photographique consacrée aux 35

« biens » français appartenant à la liste des

« bulles à compléter ». Des carnets de découverte en sus permettront

de faire plus ample connaissance avec chaque beffroi du

réseau des villes à beffroi (Arras, Aire, Béthune, Hesdin, Calais et

Boulogne dans le Pas-de-Calais). Un kit dont les « artisans », à

savoir Julien Robiquet chargé de mission de Beffrois et Patrimoine

et Michel Rossi professeur dans l’académie de Lille, louent le

caractère interdisciplinaire. « Pas compliqué mais tirant vers le

haut » ajoute J. Robiquet. Un an et demi de travail aura été nécessaire

pour donner du sens à des thématiques en apparence abstraites:

arts, états et pouvoir; arts, ruptures, continuités; arts,

espace, temps; arts, mythes et religions. Du Moyen Âge à l’inscription

au Patrimoine mondial

de l’Unesco en 2005 (pour

23 d’entre eux), l’univers des

beffrois est « dépoussiéré »

dans ce kit. Ces « géants de

pierre » avec tours, horloges,

carillons ne prendront

pas de haut des collégiens

qui découvriront

presque ludiquement leur

évolution architecturale,

leur place dans les villes,

dans la vie quotidienne

des hommes. « Les

retours sont excellents »

confie encore J.

Robiquet après avoir

organisé deux stages

avec des enseignants.

La balle est dans leur

camp, « le corpus

documentaire est distribué

gratuitement si

on le demande! »

Corpus documentaire

et carnets de

découverte dont les couvertures

ne passent pas inaperçues… Les illustrations

sont saisissantes. Gilles Fritsch, professeur d’arts plastiques à

Sallaumines, n’a pas eu « beffroi aux yeux ».

Chr. Defrance

Association Beffrois et Patrimoine - Hôtel de ville Place des Héros

62000 Arras, tél. 03 21 50 24 60 www.beffrois.com

911 « biens » du Patrimoine mondial de

l’Unesco.

Au-delà des exercices de valorisation, très

visibles, que vient renforcer le kit pédagogique,

Beffrois et Patrimoine est le gestionnaire

du bien « Beffrois de France »

mettant à jour progressivement des plans

de gestion pour chacun des 23 beffrois inscrits

sur la liste de l’Unesco. « Nous

sommes amenés à travailler à la rédaction

de la Déclaration de Valeur Universelle et

Exceptionnelle des beffrois » précise Julien

Robiquet, un Arrageois, qui comme son

collègue Cédric Ludwikowski (originaire

de Méricourt) travaille « au pied » du beffroi

arrageois. Beffroi reconstruit à l’identique

après avoir été anéanti par un 69 e

obus le 21 octobre 1914. Beffroi arrageois

« embrasé » le 4 septembre dernier, un feu

d’artifice venant clôturer les Fêtes

d’Arras.

Chr. D.

Inchy-en-Artois

Staphyt et la bonne

santé des plantes

Niché à Inchy-en-Artois -

dans le canton de Marquion

- le groupe Staphyt « cultive

» la discrétion ; il est

pourtant un leader européen

des services en expérimentation

et recherche agronomique

dans les secteurs des

produits phytosanitaires et

des semences. Plus de 4 000

essais par an dans les laboratoires,

serres et champs !

Créée il y a 23 ans par

Jacques Boisleux, un ancien

agriculteur originaire de

Wancourt, l’entreprise est

passée de 3 à 160 salariés.

Installé dans une ancienne

ferme, le siège social pilote

une vingtaine de sites en

France et beaucoup d’autres

dans une dizaine de pays

européens (notamment en

Allemagne et en Pologne) où

l’on teste les produits phytosanitaires

ou biologiques, les

semences, les engrais.

www.staphyt.com

Le musée Letaille

à Bullecourt

Bullecourt est un petit village

du canton de Croisilles et une

grande page de l’histoire

contemporaine australienne.

Au cours de la Grande

Guerre, plus de dix mille soldats

australiens ont été tués

lors des batailles du 11 avril

et du 3 mai 1917. Bullecourt

est devenu un lieu de

mémoire capital pour la

nation australienne. Durant

une bonne partie de leur vie,

Denise et Jean Letaille ont

précieusement ramassé les

objets liés à ces batailles.

Objets réunis dans un petit

musée « improvisé »… qui

deviendra en 2012 un grand

musée de 210 mètres carrés.

Porté par la communauté de

communes du Sud Arrageois

avec le soutien de l’État, de

la Région, du Département et

de l’ambassade d’Australie,

ce projet de presque 900 000

euros devient réalité. Le

chantier a débuté cet été,

suivi par l’architecte arrageois

Michel Montaigne. Si

tout se passe bien, le musée

Denise et Jean Letaille pourrait

ouvrir ses portes dès le

25 avril 2012 à l’occasion de

l’Anzac Day, journée nationale

du Souvenir en

Australie et en Nouvelle-

Zélande.


Inamovible conseiller

général de 1871 à 1901,

Louis de Clercq fut la

grande personnalité du

canton de Carvin durant

la seconde moitié du XIX e

Hénin-Beaumont

siècle. Fils d’une famille fortunée

- dans la propriété des de

Clercq à Oignies, on découvrit

du charbon en 1842 -, Louis (né

à Paris en 1837) devint un

exploitant agricole remarquable, réputé

pour ses élevages porcin et bovin ! Maire

de Oignies dès 1871, il le resta jusqu’à sa

mort le 27 décembre 1901. De Clercq

connut également une longue carrière

parlementaire, député de 1871 à 1876,

de 1877 à 1881 et de 1885 à 1889. Très

attiré par la vie intellectuelle et artistique

parisienne, Louis de Clercq possédait

une grande collection d’objets d’art.

« Archéologue voyageur », il effectua en

1859 un périple en Syrie, Égypte,

Espagne durant lequel il prit des centaines

de photographies, publiées par la

suite.

Pour représenter le canton de Carvin,

Maurice Tilloy, maire de Courrières

de 1898 à 1919, succéda à Louis de

Carvin

Les conseillers généraux du canton de Carvin

Un photographe, un poète, un militant

Clercq. Cet industriel, né en 1853 à Lille,

président des distilleries de Courrières et

des mines d’Ostricourt, participa activement

à la recherche du charbon. L’usine

Tilloy du pont de Courrières est devenue

par la suite l’usine Béghin. En 1911, le

canton revint à Henry Sougey. Né à

Melun le 12 janvier 1857, Henry Sougey

porta l’écharpe de maire de Carvin de

1908 à 1919 et géra la cité durant les

années difficiles de l’occupation allemande.

Secrétaire général de l’office

départemental des Pupilles de la Nation,

radical-socialiste, Henry Sougey était

poète à ses heures. De 1919 à 1934, le

canton passa sous la houlette de Henri

Leclercq, conseiller municipal d’Hénin-

Liétard.

Cyprien Quinet fut élu conseiller général

du canton de Carvin le 14 avril 1935. Né

le 22 décembre 1897 à Fouquières-lès-

Lens, Cyprien Quinet devint mineur à

l’âge de 12 ans. Prisonnier civil en 1914

et emmené dans un camp en Allemagne, il

y passa sept mois avant de revenir en

France et de rejoindre le Front en 1916.

Socialiste puis communiste, Quinet

occupa le poste de secrétaire permanent

du syndicat unitaire des mineurs du Pas-

L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011 13

de-Calais. De 1930 à 1931, il séjourna

en Union soviétique, devenant à son

retour le secrétaire du syndicat unifié

des mineurs. Le 3 mai 1936, au second

tour, Cyprien Quinet était élu député.

Déchu de son mandat, comme la plupart

de ses collègues communistes, en

février 1940, il fut incorporé dans une

colonie spéciale sous la surveillance des

gardes mobiles et envoyé sur la frontière

italienne pour construire des routes à

flanc de montagne. « Jeté » dans les

camps de Vichy en juin 1940, Quinet parvint

à s’évader avant d’être repris à

Paris en 1944. Interrogé et torturé par

les nazis, Cyprien Quinet fut déporté

dans un camp de concentration à

Herzbruck où il trouva la mort le

2 novembre 1944.

Retour en arrière pour évoquer les prédécesseurs

de Louis de Clercq. Augustin

Dubois, notaire et propriétaire carvinois,

était le conseiller général du canton

en 1833 ; Charles-Louis Baggio (maire de

Carvin) de 1840 à 1848. Un autre long

mandat fut celui de Christian-Quintus

Boutry, de 1848 à 1871. Né à Carvin-

Épinoy en 1812, Christian Boutry était le

substitut du procureur du Roi à Arras.

Envie de cactus

à Libercourt

Ne pas confondre

cactées et caqueter!

Et il n’est question de

caqueter - bavarder de

façon intempestive -

au sujet des cactées de

Michel Steegmans. Ce

Libercourtois est le seul

producteur de « plantes

grasses » dans le « grand

nord » de la France. Dans une

serre de 500 mètres carrés, il

« héberge » et soigne plus de

4000 membres de cette famille

de plantes dicotylédones dialypétales,

aux tiges charnues,

vertes, remplies d’un suc, en

forme de raquettes, de

colonnes, etc., aux feuilles

réduites à des épines. Diplômé

d’horticulture et quinquagénaire,

Michel Steegmans a

créé « Envie de cactus » il y a

dix ans, histoire de perpétuer

une longue tradition familiale

des plantes succulentes. S’il

est avant tout un exportateur,

le spécialiste ouvrira les

portes de sa serre - 55 rue

Delobel - au public les

samedi 15 et dimanche

16 octobre.

Rens. 03 21 37 62 57


14 L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

ARCHIMÈDE eut sa baignoire,

Lens David Fruchart avait sa

voiture radiocommandée!

C’est en bidouillant un de ses

« jouets » que ce passionné de

modélisme a trouvé la solution.

« J’avais démonté la voiture, j’ai vérifié les

circuits électriques car étonnamment le

moteur vibrait tout seul sur la table. » Il

venait de dégoter le moyen de faire vibrer

une canne à pêche. « Par chance, le moteur

est rentré dans la canne. » En dix minutes, il

fabriqua cette canne vibrante promise aux

résidents sourds et aveugles du foyer Quénehem à

Calonne-Ricouart. Nous étions en 2010.

Souchez

David

Fruchart

David Fruchart est aide médico-psychologique dans ce

foyer depuis trois ans et il tente par tous les moyens de

communiquer avec des personnes présentant de lourdes

déficiences visuelles et auditives. « Je suis pêcheur et le

président de la Truite minière nous avait offert des

cannes et des permis pour pêcher au blanc! Mais les

gardons sont trop difficiles à attraper, alors nous avons

voulu plutôt pêcher la truite mais c’était un trop gros

investissement… Je me suis dit qu’il fallait trouver une

solution ». La canne à pêche vibrante bien sûr, testée

avec succès par quelques résidents. Un petit moteur de

voiture radiocommandée est relié au fil de pêche principal.

Lorsque le poisson mord à l’hameçon, le fil se tend

AGRICULTEURS en devenir, Thomas Guillemant et

Anthony Guenard habitent Loos-en-Gohelle.

S’ils ne fréquentent pas les mêmes bancs d’étudiants,

le premier est à Bapaume, le second à

Tilloy-les-Mofflaines, ils n’en restent pas moins

des amis très proches, qui se sont croisés et se

croisent encore régulièrement… Au basket, hier,

à la chasse ou aux champs aujourd’hui.

Depuis qu’ils sont jeunes, Thomas et Anthony

conduisent des tracteurs et bricolent en mécanique…

Et ce n’est pas parce qu’ils n’ont qu’un an

de permis derrière eux, que l’idée d’aller conduire

une 4L dans le désert leur fait peur. Au contraire, ils

n’en sont que plus motivés. Sachant pouvoir compter

sur la participation d’un ami mécanicien, ils ont même

décidé de préparer eux-mêmes la voiture avec laquelle

ils se sont engagés sur le 4L Trophy… Dans le hangar

agricole de M. Guillemant père, il y a deux voitures:

et met en fonction le moteur qui fait vibrer la canne. Si

le poisson lâche sa prise, le moteur s’arrête automatiquement

grâce à un système de retour de poids. Eurêka.

Avec surprise, David s’est aperçu que la canne vibrante

n’existait pas, il venait de l’inventer… Même si ce grand

bricoleur de 29 ans se considère comme un « adaptateur

». Bref. Déposer un brevet, ça coûtait trop cher.

Puis il ne voulait pas trop ébruiter la trouvaille.

Pourtant il souhaitait améliorer le côté esthétique et

envisager la réalisation de plusieurs cannes. Alors, «au

culot », il se rendit au lycée Henri-Darras à Liévin où

après un parcours scolaire chaotique il avait décroché

un diplôme en productique mécanique (filière appelée à

disparaître bientôt)… « Une belle rencontre avec mon

ancien professeur, Salvatore Diliberto à qui j’avais fait

tout voir! » Tout voir, sauf cette canne qui enthousiasma

le prof résolu à bosser dessus avec ses élèves; l’un d’eux

remplaçant derechef le moteur de voiture radiocommandée

par un moteur de brosse à dents! « Mais on n’a

jamais réussi à retrouver le modèle pour récupérer plusieurs

moteurs ». Quelle histoire.

Thomas Guillemant et Anthony Guenard :

de futurs agriculteurs dans le désert

La première 4L est désossée,

la deuxième est une réserve pour les pièces.

une, complètement désossée qui ira au Maroc, et une

autre sur laquelle sont prélevées les pièces.

Le 4L Trophy est quelque chose qui prend de l’ampleur,

explique Thomas Guillemant, témoin de l’en-

Un peu désabusé, David Fruchart a quand même

accepté, poussé par sa femme, de participer à l’édition

2011 du concours des « Papas Bricoleurs et Mamans

Astucieuses » organisé par Handicap International et

Leroy Merlin. Concours destiné à sélectionner chaque

année vingt idées qui améliorent l’autonomie et la vie

quotidienne des personnes handicapées. Quelle ne fut

pas la surprise du jeune homme de figurer dans la liste

des vingt idées avec une canne à pêche vibrante qui finalement

lui paraissait « banale ». Alors David a retrouvé

le moral, bien décidé à remettre « la canne sur le

métier », espérant « qu’on ne lui piquera pas son idée ».

Les résidents du foyer Quénehem attendent avec impatience

leur partie de pêche. La canne vibrante pourrait

également « servir » dans les écoles de pêche ou aux personnes

âgées… En attendant un nouvel eurêka, David

n’en finit plus d’inventer… pardon, d’adapter. Un

ramasse clous pour handicapés, des skis sur un fauteuil

roulant, un… chut. Cette adaptation-là, encore secrète,

pourrait bien faire vibrer davantage le grand public.

Chr. Defrance

gouement du monde étudiant… « Le désert, je n’y

retournerai peut-être jamais », dit Anthony Guenard

conscient de l’opportunité que cela représente.

Reste que si l’équipage est inscrit, il faut encore

boucler le budget. Thomas Guillemant et

Anthony Guenard galèrent. « Les grandes

boîtes nous renvoient systématiquement sur la

maison mère qui ne répond pas, alors il faut

aller voir les petits commerçants qui sont les

seuls à nous suivre, en fonction de leurs

moyens », expliquent les jeunes garçons qui se

réjouissent par ailleurs de participer à une œuvre

humanitaire. « L’an dernier, 82 tonnes de matériels

scolaires ont été acheminées et ce sera sans doute

encore beaucoup plus cette année ».

Ph. Vincent-Chaissac

Photo Philippe Vincent-Chaissac

et la canne

à pêche

vibrante!

Contacts : 06 82 11 10 80 ou 06 15 17 81 26

En lire + rendez-vous sur echo62.com


Photo © Rolf Klebsattel

Intérieur jour et Louvre-Lens

La galerie du temps et du thé

CEUX qui s’intéressent à la construction

Lens

du Louvre-Lens connaissent

forcément Sanaa, l’agence

d’architecture japonaise retenue pour

mettre en œuvre le projet. Mais savent-ils

que cette même agence, dirigée par Ryue

Nishizawa et Kazuyo Sejima, signe

des objets familiers extraordinaires

vendus en centre-ville de Lens?

Intérieur Jour, une subtile boutique de

déco, cadeaux, horloges, arts de la table…

vend une montre rigolote et un service à thé

luxueux dessinés par les artistes nippons.

Visite en territoire raffiné.

Lens

Olivier Polvêche et Denis-Pierre Cariou

ont gardé une joyeuse puissance d’émerveillement.

Installés à deux pas de l’église

Saint-Léger depuis bientôt dix-sept ans,

ils s’enthousiasment pour les objets singuliers

qu’ils choisissent un à un et qu’ils

vendent. « Dans notre monde très standardisé,

ils donnent de la personnalité à

ceux qui les achètent… » De la personnalité,

Intérieur jour en a, indubitablement.

On s’y déplace avec considération, on

découvre l’insolite et le lyrique; on teste

un miroir, on se penche sur une lampe…

La montre de Sanaa s’essaie. En polyuréthane

et en verre cristallin, particulièrement

minimaliste, elle s’enroule autour du

poignet comme le ferait un petit chat noir,

marron… vert, jaune ou rose. La montre

Photo © Beatrix Kido

a été nommée très justement

Neko – le chat en

japonais - et rappelle les

dessins simples, ronds et zen

des mangas japonais. Pour

une montre dessinée par ces

artistes, elle n’est pas très chère. En tout

cas moins que leur très élégant et poétique

service à thé "Fruit basket". Là

aussi, les lignes paraissent simples et

douces, aussi pures que celles du futur

Louvre-Lens. L’ensemble, dont l’original

a été réalisé en argent, est proposé en

acier inoxydable, brillant. Il s’inspire

d'une coupe à fruits; la théière et le crémier

semblent des poires, le sucrier une

pomme… Au plus proche de la réalité, ils

Rens. www.agilityworldchampionshiplievin2011.fr

L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011 15

Olivier Polvêche et Denis-Pierre Cariou

montre Neko enlacée au bras.

ne sont pas tout à fait ronds.

Le travail de l’acier et des soudures est

une vraie performance. Les tasses en

bone china, la plus fine des porcelaines,

présentent une grande délicatesse.

Alessi et les architectes

La montre et le service à thé ont été dessinés

pour Alessi, le maître italien du

design, qui aime confronter - à travers

des concours - les architectes, les artistes,

les stylistes… aux arts de la table.

Désormais, le cabinet Sanaa qui s'occu-

Aisance, légèreté, rapidité, souplesse,

vivacité! Toutes ces qualités

sauteront aux yeux des spectateurs

qui suivront les championnats du

monde d’agility, du 6 au 9 octobre

au stade couvert de Liévin. Sorte

de « jumping canin », l’agility a été

créé par les Anglais en 1978. Cette

discipline sportive (pour le maître

et pour le chien!), éducative et

ludique est aujourd’hui pratiquée

dans le monde entier. Trente-six

nations seront présentes à

Liévin… un record depuis l’apparition

des championnats du monde

en 1996.

Le spectacle vaut le déplacement.

Imaginez un chien et son maître

appelé le conducteur. Sans laisse ni

collier, l’animal doit obéir à la voix

- ou aux gestes - de son maître et

effectuer le plus rapidement possible

et sans faute, un parcours

d’obstacles. Complément « idéal »

de l’éducation canine, l’agility est

considéré comme « l’un des meilleurs

moyens pour prévenir

Photo M.-P. Griffon

pait que de bâtiments, de paysages,

d’architecture d’intérieur, ou de design

industriel et urbain… se penche sur les

objets usuels, avec la même patte bien

sûr, le même dépouillement qui les a

guidés dans le dessin du Louvre-Lens.

Alors, en attendant de découvrir fin 2012

leur bâtiment sur le carreau de Fosse

Saint-Théodore, on peut toujours

trouver le temps pour découvrir leurs

objets dans la jolie boutique…

Marie-Pierre Griffon

Intérieur jour, 3 rue René-Lanoy,

Lens, 03 21 42 92 00

Chiens et maîtres du monde entier à Liévin

l’agressivité chez le chien » rappelle

René Rauwel, coordinateur

du comité d’organisation de ce

week-end canin… En 2003 déjà,

Liévin avait accueilli le gratin mondial

de l’agility et 10000 spectateurs…

Beaucoup plus sans doute

en 2011 - 100 e anniversaire de la

Fédération cynologique internationale

- avec un plateau très relevé

dans les trois catégories, petits,

moyens et grands chiens.

En France 450 clubs d’éducation

et d’agility réunissent 34000 adhérents,

et 6000 licenciés se retrouvent

régulièrement au pied des

obstacles à côté de leur « compagnon

». Dans le Nord - Pas-de-

Calais, 27 clubs pratiquent l’agility

soit 1600 adhérents et 321 licenciés

qui participent fidèlement aux

concours. Pour la petite histoire,

on estime à 492000 le nombre de

chiens dans la région! Et un peu

d’agility ne ferait pas de tort à la

sociabilité de quelques spécimens.

Chr. D.


16 L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

LE mélange des genres. Des amateurs qui parlent très bien de leur passion. Des

professionnels qui s’arment de pédagogie. La convivialité devant le chevalet, la

proximité sur le tour de potier. Comme la fête de la musique ou les journées du

patrimoine, les portes ouvertes des ateliers d’artistes revendiquent le titre de

« manifestation populaire ». « Parce que rendre visite à son voisin qui peint ou sculpte, ce

n’est pas pareil que d’aller dans un musée ou une galerie », répète Pascale Catteau qui, au

conseil général du Pas-de-Calais, gouache ces portes ouvertes.

L’objectif prioritaire étant bien de

« déclencher l’envie d’aller voir de la peinture,

de l’art contemporain en privilégiant

l’esprit atelier ». Atelier: univers secret de

la création, intimité de l’artiste… délibérément

partagés avec le grand public.

L’atelier c’est presque toucher du doigt la

sensibilité, l’inspiration. Oui, ça marche!

« Nous estimons que 30000 visiteurs passent

les portes des ateliers dans le Pas-de-

Calais chaque année ».

L’idée est née en 1995, portée par le

conseil général du Nord, une fête des arts

plastiques baptisée par la suite « Les

Couleurs du temps » à laquelle le conseil

général du Pas-de-Calais adhéra en 2002,

imité par la Province de Flandre occidentale

(Belgique) en 2004. Un enthousiasmant

partenariat culturel transfrontalier.

Il y a trois ans, les trois collectivités

ont effacé « Les couleurs du temps » pour

ne garder que le titre initial et essentiel:

portes ouvertes des ateliers d’artistes.

Les 14, 15 et 16 octobre, le Pas-de-Calais

en sera à sa 10 e édition, avec 950 artistes

et 350 lieux répartis dans les territoires.

« Il n’y a pas de sélection, rappelle

Pascale Catteau. Nous demandons juste

un visuel dans

le dossier d’inscription

». Elle

les voit tous

passer, ravie de

retrouver des

pointures, les

Majewski,

Delambre, Jamin,

Brent… et des

débutants ou

presque. « Le

retraité qui voulait

peindre depuis

longtemps, le cadre

au chômage qui

peint pour éviter la

dépression, le photographe du dimanche

qui ose enfin sortir ses clichés au grand

jour. Beaucoup de parcours émouvants,

de belles histoires ». Ces tranches de vies

se retrouvent dans les notes qui jalonnent

le Carnet de route édité par les organisateurs.

Un document largement diffusé où

l’on retrouve les artistes par territoire,

par commune, par spécialité, sans oublier

les horaires, les adresses. Pascale Catteau

insite lourdement auprès des artistes pour

Méca 1 et Méca 9, huiles sur panneaux signées Agathe Verschaffel dont l’atelier

se situe 42 rue du Duc de Guise à Calais.

qu’ils soignent l’accueil dans leur atelier…

et certains vont très loin « avec vernissage,

musique, café! » Elle insiste aussi

pour qu’ils travaillent effectivement

devant les visiteurs car c’est bien la substantifique

moelle de l’opération. Partage

et mélange des genres, chacun trouvant sa

place entre le chevalet ou le tour de potier.

Les portes ouvertes des ateliers d’artistes

permettent un accès démocratique à l’art.

Dossier

Les portes de

s’ouvrent pour un «

Sans prétention, sans forfanterie. Ces

rencontres entre la population et les créateurs

- qu’ils soient professionnels ou

amateurs - ont de plus en plus la cote.

Comme dans le Nord, le Pas-de-Calais et

la Flandre occidentale, des ateliers s’ouvrent

dans des quartiers parisiens

(Ménilmontant, Belleville) ou à Rouen,

ville qui a envoyé l’an dernier des obsvervateurs

dans notre département. Chr. D.

Démocratiser l’accès à l’art, le Pas-de-Calais s’y emploie efficacement. À l’occasion de l’édition 2010

des portes ouvertes des ateliers d’artistes, le conseil général avait « marqué le coup » en invitant 27

plasticiens venus d’horizons très différents, des « fidèles » de l’opération à exposer pendant un mois

dans les locaux de l’Hôtel du Département. « Un millier de personnes est venu apprécier le dynamisme

de la création dans notre département » se réjouit encore Pascale Catteau.

Elle espère que l’automne 2011 aura ses révélations et que le public s’emballera pour des artistes dont

l’aura atteindra celle des Majewski, Dimpre, Jamin, Marzaleck, Koechlin… Le « Carnet de route »

2011 incite le public à regarder de plus près ce que font, produisent, créent Éric Gallet peintre à Saint-

Laurent-Blangy, Fabien Saudemont peintre acrylique à Saint-Omer, Christine Machynia à Condette,

Tony Lannoy à Oignies, Nadine Vitel à Vendin-le-Vieil, Michèle Depléchin à Tubersent, Nadine Tison

à Bailleul-lès-Pernes ou l’étonnante Agathe Verschaffel à Calais et son troublant hyperréalisme qui fait

confondre ses peintures à des photos!

Un rapide coup d’œil sur le Journal Officiel qui recense les créations d’associations permet de mesurer

la vitalité de l’art dans le Pas-de-Calais. À des échelles très différentes, et cela va de la Brasserie d’art

de Foncquevillers (l’ancienne brasserie accueille trois photographes jusqu’au 13 octobre, à voir sur

www.artbrasserie.com) à La plume et le pinceau à Drocourt, en passant par les Peintres du Bas-

Pays d’Artois à La Couture, Free Beubz et l’art du graffiti à Oye-Plage ou les Pépins peints et la peinture

sur parapluie à Boiry-Becquerelle.


Dossier Les portes ouvertes des ateliers d’artistes

s ateliers d’artistes

accès démocratique à l’art »

Avion

Les instantanés de Gilles Crépel

Retraité de la SNCF depuis janvier dernier, passionné

de photographie de longue date, Gilles

Crépel n’en a pas pour autant dévié de sa voie : il

ne voyage jamais sans son appareil photo. En effet,

contrôleur sur les lignes TGV, il en avait toujours

un avec lui, prenant plaisir à immortaliser, sur la

pellicule d’abord puis dans une carte numérique,

la vie de tous les jours à bord des trains, sur les

quais, dans les salles d’attente... Résultat, des milliers

de photos du train-train quotidien des roulants

: un couple fêtant ses noces d’or dans un hall

de gare, une nuée d’étourneaux s’envolant à l’arrivée

d’un convoi, une famille partant en

vacances, l’ambiance à bord d’un compartiment

ou en cabine du TGV… la petite photo détendait

l’atmosphère.

Aujourd’hui, il consacre encore plus de temps à la

photographie, un virus qu’il a contracté il y a près

de quarante ans, quand il s’est marié. « Au début

j’ai surtout photographié les enfants, les évènements

familiaux, les vacances… et de fil en aiguille

je me suis vraiment passionné pour la photo » précise

Gilles en se souvenant avec une certaine nostalgie

de ses premiers appareils argentiques (avec

une pellicule) et des tirages sur papier au labo du

club d’Avion qu’il préside. Mais le numérique est

arrivé il y a quelques années et avec lui de nouvelles

possibilités pour les photographes amateurs.

Désormais, son labo photo, c’est son ordinateur

où s’entassent, dossier après dossier, des milliers

de photos, sur des thèmes ô combien variés !

Une bonne dose de curiosité et d’imagination, un

soupçon de culot parfois, lui permettent d’assouvir

sa soif d’images. Comme lors de la venue de la

reine Élisabeth à Vimy en 2007, un évènement

dont il a sorti trois superbes catalogues. Ses activités

de cyclotouriste, marcheur, camping-cariste,

lui donnent aussi l’occasion de belles images dans

la région et ailleurs, avec toujours ce souci du

détail qui fait de Gilles Crépel un véritable artiste

dans l’âme qui ouvre volontiers les portes de son

univers.

B. Q.

Gilles Crépel exposera du vendredi 14 au

dimanche 16 octobre, de 9h à 12h et de 14h à 18h,

au centre culturel, place des Droits de l’Enfant, à

Avion. http://photo-horizon.fr

L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011 17

© Aleksandr Stennikov

Mailloche and Co :

le bijou de La Roupie

« Le matériau m’a toujours

intéressé pour créer, il me fascine.

Je me suis dit qu’il serait

génial d’en faire mon métier ».

Installée dans le petit atelier

attenant à la maison de ses

grands-parents, Julie Decriem

est créatrice en arts verriers

sous la bannière Mailloche and

Co*. Attirée très tôt par les

créations manuelles en tout

genre, Julie se destine à des

études artistiques. Baccalauréat

« arts appliqués » dans la

musette, cette Isberguoise met le

cap sur la Lorraine en 2007,

intégrant le Centre européen de

recherche et de formation aux

arts verriers de Vannes-le-

Châtel. Elle y découvre la technique

du chalumeau, et le soufflage

du verre surtout, ce

qu’elle préfère. Devenue compagnon

verrier en 2008, elle

décide de vivre de son art: «Je

connaissais bien le caractère

aléatoire du métier d’artiste.

Mais il est possible de vivre de

l’artisanat d’art en ayant une

production régulière. Je n’y

suis pas encore, mais je ne me

suis pas donné de délai ».

Julie n’a pas atteint son

objectif, faute d’outil de production

approprié: « Je viens

d’acquérir un four pour le soufflage,

mais il n’est pas encore

au point. Aujourd’hui, il me

faut une huitaine d’heures pour

atteindre la température de

fusion (1200 °C). Quand ce

sera prêt, je pourrai créer des

luminaires, des objets de décoration

un peu plus design ou

des sculptures pour les galeries.

J’avance pas à pas. Je sais que

je vais y arriver ». Créative,

déterminée et adepte inconditionnelle

du système D, Julie est

une passionnée: « Le verre est

une matière vivante, il a un

côté magique, mystérieux, qui

s’apparente parfois à de la

chimie ».

En attendant, la créatrice de 27

ans s’entoure de gens qui

comme elle, ont opté pour un

métier atypique et arpente les

salons spécialisés. Elle réalise

des démonstrations de créations

bijoux en verre, un créneau

très porteur: « Je m’y suis mise

immédiatement. Cela marche

vraiment bien et ouvre pas mal

de portes. Les gens sont intéressés,

surtout les hommes! Ils

sont curieux de connaître le

côté technique et poussent leurs

dames à acheter mes créations

car conscients de tout le travail

qu’il y a derrière. Je peux

passer une heure pour une

seule pièce, je ne fais pas dans

la perle de Chine! » A. Top

*Une mailloche est un outil qui ressemble à

une grosse louche en bois. Elle est utilisée

par le souffleur de verre pour mettre en

forme et refroidir en surface le verre qu'il a

cueillé (on dit "cueiller le verre" et non

"cueillir") sur sa canne afin de le souffler et

de le travailler plus régulièrement.

Mailloche and Co ouvre ses

portes durant les journées

portes ouvertes des ateliers

d’artistes; Julie Decriem réalisera

des démonstrations à

10h30 et 14h30.


Photo conseil général

18

L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

Conseil général du Pas-de-Calais

De A… comme Adévia à W… comme Wateringues

Les conseillers généraux sont revenus sur la rentrée scolaire, évoquant

notamment l’inauguration du collège du Val d’Authie à Auxi-le-

Château, établissement entièrement restructuré.

Pas-de-Calais Habitat (près de neuf cents

salariés) par exemple, le « spécialiste de

l’immobilier social » qui fête ses 80 ans en

2011. Des 24 premiers logements de

l’Office départemental d’habitations à

bon marché de la rue Pasteur à Étaples

en 1931, on est arrivé à 39000

aujourd’hui (aux quatre coins du 62)

dans lesquels vivent plus de 100000 personnes!

Adévia est une SEM – société d’économie

mixte (la 3 e de France, il y en a 4000 au

total) d’aménagement et de développement

de projets, au service des collectivités.

Fusion de cinq SEM depuis cinq ans

(Sepac et Pas-de-Calais Développement

ont fait couler beaucoup d’encre), Adévia

a effectué 150 opérations actives en 2010.

Missionnée par la Région pour

« construire » le Louvre-Lens, Adévia a

également été désignée par la communauté

d’agglomération de Lens-Liévin

pour une mission d’assistance à maîtrise

d’ouvrage en vue de l’aménagement du

portail de la première guerre mondiale à

Souchez. Situé à l’entrée nord de la commune

au pied de la colline de Notre-Dame

de Lorette, ce portail d’interprétation,

véritable outil de médiation, permettra

au visiteur d’enrichir ses connaissances

de manière autonome. Il comprendra un

espace d’interprétation didactique; un

espace de conférences et de réunions;

ainsi qu’un espace d’information touristique

sur les sites de mémoire de la région

et une boutique.

Créée en 1977, à l’initiative de Roland

Huguet, l’Institution interdépartementale

Nord – Pas-de-Calais pour la réalisation

des ouvrages généraux d’évacuation des

crues de la région des Wateringues joue

un rôle capital dans le triangle Saint-

Omer – Calais – Dunkerque, soit 100000

hectares, 450000 habitants dont 100000

concernés par les inondations. Pendant

vingt ans

l’Institution a

construit des

ouvrages et mis

en place un dispositifd’évacuation

des crues… Ainsi, lors des crues de

novembre 2009, 100000 millions de

mètres cubes ont été pompés! 10000 hectares

sous un mètre d’eau. Et depuis la

tempête Xynthia en février 2010, le

« triangle » sait qu’il n’est pas à l’abri

d’une submersion marine. Or

l’Institution interdépartementale se pose

des questions sur son avenir. Les conseils

généraux du Pas-de-Calais et du Nord

sont là et bien là, mais l’État qui jusqu’en

2005 apportait des subventions est en

train « de se débiner » a clamé Hervé

Poher, vice-président de cette Institution.

L’État a estimé que les Wateringues,

autrefois destinés à protéger les terres

agricoles, étaient aujourd’hui les protec-

teurs des espaces

urbains et des

zones d’activités…

les collectivités

devant

donc assumer cette mutation des

territoires. « L’État voulait protéger la

betterave et pas l’homme » a renchéri H.

Poher. Alors quelle organisation? Quel

financement demain? Un syndicat mixte?

« On pressent un danger, face à cela doiton

(les conseils généraux) se dire que ce

n’est pas notre compétence? »

Si l’assemblée départementale a passé en

revue les activités de l’année 2010 des

organismes associés, elle n’a pas négligé

pour autant 2011 et la bonne nouvelle

venue de la Coupole, Centre d’histoire et

de mémoire du Nord – Pas-de-Calais.

Alors que le bilan de la saison estivale est

plutôt mitigé pour la plupart des professionnels

du tourisme, la Coupole a battu

un record de fréquentation: 35000 visi-

Une longue séance de rentrée entre rapports, questions d’actualité, et organismes associés.

Identité

LA sténotypiste chargée de noter

intégralement tout ce qui s’est dit

« au mot près », n’a pas chômé le

lundi 19 septembre! Pour leur séance de

rentrée, les conseillers généraux du Pasde-Calais

ont passé six longues heures

dans l’hémicycle. Une « grosse journée

avec du taf » pour reprendre une

expression à la mode chez les 62000

collégiens du département au début du

mois de septembre. Et le professeur

principal de la classe départementale,

Dominique Dupilet, n’a pas hésité à

féliciter les conseillers qui sont allés

jusqu’au bout de la séance… Pas de

distribution de livres et fournitures pour

cette rentrée mais un très touffu rapport

d’activité 2010 des établissements publics

et organismes associés. Dans la liste

des vingt structures créées, parfois financées

– plus ou moins – par le conseil

général du Pas-de-Calais, outils ou partenaires,

trois ont été étudiées de plus près.

teurs en juillet et août (31805 entrées

payantes). La Coupole est passée « à travers

les gouttes » grâce à une communication

intelligente davantage orientée vers

le public local et avec une série d’événements

très populaires. Moral au beau fixe

à Helfaut donc où l’on construit le premier

planétarium du Pas-de-Calais,

« pour relier l’histoire et les sciences » dit

son directeur Julien Duquenne, lequel

cite Churchill: « Plus vous saurez

regarder loin dans le passé, plus vous

saurez regarder loin dans le futur ».

Le futur immédiat des conseillers généraux,

c’est une nouvelle séance plénière

le 21 novembre… presque au bout du

premier trimestre des 62000 collégiens.

Pour la petit histoire, sachez qu’avec son

clavier spécial, la sténotypiste enregistre,

sous forme de signes conventionnels, la

parole à la vitesse de la prononciation

normale (entre 220 et 230 mots par

minute)! Chr. Defrance

Photo Chr. Defrance


Identité

Au cours de cette réunion du 19 septembre, l’assemblée départementale a délibéré

sur neuf rapports et débattu sur dix questions d’actualité.

- Les conseillers généraux ont approuvé la mise en place d’un « règlement de

transport scolaire du Pas-de-Calais » qui a tout de même fait tiquer les élus communistes

et ceux du groupe Union@ction62. « Il ne s’agit pas de faire de la

répression, de la punition mais de la pédagogie dans un cadre donné » a rappelé

Dominique Dupilet. Montée et descente de l’autocar dans le calme et le respect

de chacun. Il faut préciser qu’il n’y a pas le feu au lac: une centaine d’incivilités

pour plusieurs millions de voyages par an. Mais mieux vaut prévenir…

- Les questions d’actualité ont permis de revenir sur la rentrée scolaire avec l’État

qui supprime des postes et le Département qui donne la priorité aux investissements;

de penser déjà à l’hiver et à l’éventuel déneigement des voiries déclassées

et transférées aux communes: le conseil général ne les laissera pas tomber; de

remettre sur le gril l’accueil des mineurs étrangers isolés avec le désengagement

de l’État, et France Terre d’asile qui cherche des solutions…; d’entendre les élus

socialistes fustiger le projet Daubresse pour un nouveau contrat unique d’insertion

de 7 heures par semaine pour les bénéficiaires du RSA.

Autre question d’actualité et véritable « enfer » pour les usagers de la rocade

minière: le goulot d’étranglement d’Aix-Noulette au niveau du pont… Le conseil

général a réalisé une belle « deux fois deux voies » sur la route départementale

301 (prolongement de la rocade) mais ça coince au pont, kilomètre 0 de l’autoroute

A21, propriété de l’État, un tronçon de 800 mètres sur deux voies. La

galère pour des milliers d’automobilistes. L’État évoque un lancement des travaux

« au mieux » en 2014, sous réserve d’obtention des crédits!

Organisée à Lens début septembre, la soirée «Cap développement» de l’Aditec

- CEEI, association pour le développement de la technologie et de l’innovation

créée en 1992 à l’initiative du conseil général, a permis de découvrir les initiatives

entrepreneuriales et innovantes du Pas-de-Calais et de récompenser les lauréats

du challenge des entreprises en pépinières. Michel Vancaille, premier vice-président

du Département et Odette Duriez, conseillère générale, ont remis les deux

prix du conseil général, d’un montant de 2 000 euros chacun, à Gipsy Laude, 23

ans, qui a créé une activité de sellier-harnacheur «hébergée» au Village des

métiers d'arts de Desvres, et à Longévisport, société innovante de coaching

sportif, créée en 2009 par Nicolas Lièvre et Aurélien Dhantois, hébergée à la

pépinière MICE de Nœux-les-Mines.

Route départementale 939

et déviation du Parcq :

le Département abandonne

le projet « nord-court »

En 2006, l’État a transféré au Département du Pas-de-Calais 420 kilomètres de routes

nationales. Le président Dominique Dupilet avait alors parlé de « cadeau empoisonné…

» Les années qui ont suivi lui ont donné raison car les voies « offertes » nécessitent

beaucoup d’aménagements: « Passés les diagnostics, il a bien fallu que nous

suppléions aux carences de l’État. Et puisque le développement de nos territoires passe

nécessairement par un réseau moderne et adapté au trafic d’aujourd’hui, nous avons

entamé sans tarder les travaux. »

Ce qui a été fait sur la RD 939 en est l’illustration. Le passage à deux fois deux voies

de cet axe majeur – il relie sur cent kilomètres Arras au Touquet – se poursuit. La

tâche est immense, comme son coût, et les écueils nombreux dont la fameuse déviation

du Parcq: « Un dossier pour le moins compliqué que nous tentons depuis cinq ans de

débloquer, explique Jean-Claude Leroy, vice-président du conseil général chargé de la

voirie. Nous avons hérité de plusieurs possibilités de tracés avec des contraintes patrimoniales

et d’urbanisme fortes. Nous en tenons compte et nous comprenons bien

entendu les inquiétudes et doléances des riverains. Leur impatience également quant

au choix définitif. Mais le Département travaille et poursuit sa réflexion afin de

trouver le meilleur compromis possible ». Le 16 septembre dernier, la commission du

conseil général, chargée de la politique des infrastructures et de la mobilité, a décidé

d’abandonner la variante « nord-courte » du projet. Ce qui va permettre de débloquer

les contraintes d’urbanisme qui pèsent aujourd’hui sur les terrains et les maisons situés

sur ce tracé. « Nous allons saisir le préfet du Pas-de-Calais pour qu’il modifie l’arrêté

de 2008 qui avait réservé les terres. Cette nouvelle devrait soulager les propriétaires »,

ajoute J.-Cl. Leroy. Quoi qu’il en soit, la déviation du Parc est toujours programmée

et le Département continue d’étudier trois autres variantes: les « nord-longue »,

« grand sud » et « l’aménagement de la voie existante ». Ces trois variantes devront

cependant prendre en compte les résultats de l’étude de classement « paysager et patrimonial

» de la commune du Parcq, étude pilotée par… l’État.

L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

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19


20 L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

Conçus pendant l’occupation allemande

Les enfants nés d’amours interdits

ILS ont été conçus pendant la seconde guerre

mondiale, leur mère était française et leur père

allemand. Ils sont nés d’amours interdits. Ces

enfants de soixante, soixante-dix ans aujourd’hui, ont

tous des parcours émotionnels inouïs, et un

dénominateur commun : la recherche du père. Leur

mère a parfois été tondue, humiliée, dénudée, par les

bons Français à la Libération. Ils ont été abandonnés

ou humiliés le long de leur enfance. Montrés du doigt

dans la rue, stigmatisés au catéchisme, ou par

l’instituteur, parfois maltraités à la maison… les

enfants de la guerre ont grandi dans une honte

permanente. Quelques-uns relèvent la tête. Au sein de

l’Aneg* ils partagent leurs histoires de vie, se

réconfortent et s’aident dans la quête de leurs

racines. Francis Boulouart à Angres est correspondant

régional de l’amicale. Il y a six ans, il a retrouvé la

trace de son père et s’est découvert outre-Rhin une

deuxième et chaleureuse famille.

Pendant la seconde guerre mondiale, les informations

sur la contraception étaient prohibées. Quand un couple

illégitime s’aimait, la femme était donc punie: elle voyait

son ventre s’arrondir. En 1942, Georgette, la mère de

Francis, habitait Calais, rue Gambetta. Son mari était

prisonnier, elle vivait avec ses parents dans une maison

qui jouxtait une autre, réquisitionnée par les Allemands.

Quatre soldats employés des chemins de fer y logeaient.

La mitoyenneté des jardins, les mois qui passent, la jeunesse…

« Ma mère éprouva des sentiments pour Willi

Knöri, raconte Francis. De cet amour, je suis né le

23 janvier 1943 ». Les Françaises étant considérées

comme une sous-race par la loi aryenne, il était donc

interdit aux Allemands de les épouser. De toute façon,

Willi a dû quitter Calais pour le front d’Italie… De toute

façon, il était déjà fiancé. Francis Boulouart a donc vécu

seul avec sa mère. Il était aimé d’elle mais cet « enfant de

boche » a tellement été montré à l’index qu’il « aurait

préféré être abandonné ». Les injures ont transpercé

son quotidien. Il a trouvé le salut à 14 ans quand le

patron des Chaussures André à Calais lui a proposé un

poste de vendeur étalagiste. L’homme ne lui a pas

demandé le nom de son père. Avec cette bouffée d’oxygène,

il a pu grandir. Tellement grandi qu’il est devenu

directeur régional commercial de 25 magasins

dans le Nord – Pas-de-Calais. Le

temps a passé… « Petit à petit je ne me

suis plus senti coupable », pose Francis

Boulouart. Il

savait que

son père

était

Photo M.-P. Griffon

Francis et ses petits-enfants. Transmettre à tout prix l’histoire, pour plus de raison, plus d’intelligence.

Georgette, la maman de Francis, habitait Calais, à côté d’une maison

réquisitionnée par les Allemands pour y loger quatre soldats.

allemand; sa maman ne lui a jamais caché. Elle lui avait

donné, sur une feuille de papier, les informations sur ses

origines. Un trésor!

« À quoi ça sert de ressortir tout ça? »

En 2004, un détonateur bouleverse la vie de Francis

Boulouart. Il s’agit d’un ouvrage, publié par Jean-Paul

Picaper et Ludwig Norz Les Enfants maudits. Il

découvre qu’au moins 200000 Français, comme lui, s’interrogent

sur leur père allemand. Il découvre aussi la

WAS, un service d’archives militaires qui gère à Berlin

plus de 18 millions de fiches de combattants allemands

de la seconde guerre mondiale. Là, avec un nom, une

photo, un matricule, Marie-Cécile Zipperling aide à

retrouver les pères. Il arrive qu’au décès d’une maman,

des enfants découvrent ébahis le portrait d’un soldat

allemand. Il arrive aussi qu’un jour, une petite phrase

soit lâchée: « Ton père n’est pas ton père… ». Quand les

mots sont suivis de mutisme, « c’est la torture »…

Parfois, les informations, trop minces, ne permettent

pas de retrouver le père. Les recherches en tout cas sont

souvent découragées par les anciens. « À quoi

ça sert de ressortir tout ça? » lui a

reproché sa cousine de 87 ans! La

quête de M. Boulouart a abouti.

Elle lui a apporté une joie immense.

Certes son père était décédé mais

il s’est découvert un frère

Rudolf et une famille allemande.

Quand « Rudi » et sa

femme sont arrivés chez

lui, à Angres, l’émotion

était intense,

« c’est l’un

des plus

beaux jours

de ma

vie… ».

Vécu

Willi Knöri, soldat allemand, employé des chemins de fer. À Calais le

5 décembre 1940.

La fratrie de l’Aneg

Au sein de l’Aneg, les plus de 400 adhérents forment

une vraie fratrie. Ils se retrouvent chaque année, programment

des voyages à Berlin. « Nous avons été

reçus au Reichtag, se souvient Francis Boulouart, on

nous a déroulé le tapis rouge. Nos pères ne nous ont

pas reconnus, mais l’Allemagne, oui. » En 2007,

l’Amicale s’est présentée au ministre français des

Affaires étrangères, a obtenu d’être d’utilité

publique, et la possibilité pour certains d’avoir la

double nationalité. Loin, très loin de toute apologie

des troupes d’occupation en France, loin de tout

extrémisme, l’Aneg recueille les histoires du passé

pour ne pas les laisser s’effondrer dans l’oubli.

Francis Boulouart s’est fait un book pour le transmettre

à ses petits-enfants ; Théo et Hugo savent que

leur arrière-grand-père était allemand. L’homme

court les établissements scolaires avec un diaporama

et explique la petite histoire dans la grande. Lors

d’une semaine européenne, il a même donné des

conférences devant des lycéens allemands. « Les questions

ont fusé », assure-t-il. Il faut parler, ouvrir les

esprits, faire comprendre. La raison et la connaissance

ne sont jamais acquises. Pour preuve, l’exemple

de Viviane Courtin, candidate et tête de liste aux

municipales de 2008 dans le village de Soumans, dans

la Creuse. Une semaine avant l’élection, elle avait

révélé son secret. Sur un bulletin de vote, au-dessus

de son nom était écrit le mot « nazie ».

Marie-Pierre Griffon

*Aneg, Amicale nationale des enfants de la guerre

Jeanine Nivoix-Sevestre, 02 35 93 25 04 ;

Francis Boulouart, 03 21 45 30 67.

À lire le très touchant: Des fleurs sur les cailloux.

Les enfants de la guerre se racontent. Par l’Amicale

nationale des enfants de la guerre. Éditions Laurent

Guillet. ISBN: 978-2-918588-01-6. Prix: 23 €

Photos collection Francis Boulouart


Vie pratique L’Écho du Pas-de-Calais n 21

o120 – Octobre-Novembre 2011

En direct de l’atelier culinaire

Papillote de dos de cabillaud

aux légumes du soleil

Par David Taccoen, chef à domicile et « toque en chef » de l’atelier Le Culinaire

Préparation : 15 mn Cuisson : 20 mn Coût : € Difficulté :

Quoi de meilleur et de plus diététique que du poisson en papillote. Facile,

rapide et simple à réaliser, vous allez redécouvrir les saveurs et les

bienfaits du poisson. Cette recette peut bien évidemment être déclinée

avec toutes les sortes de poissons ! Alors prêts, four, cuisinez !

Préparation

Chauffez de l’eau salée et jetez-y les pois gourmands.

Cuisez-les 3-4 mn, égouttez-les puis plongezles

dans l’eau glacée pour en stopper la cuisson.

Dans un peu de beurre, torréfiez quelques pignons

de pin puis déposez-les sur un papier absorbant.

Découpez des dés de poivrons préalablement desépaissis.

Épépinez la tomate et coupez-là aussi en petits dés.

Idem pour les courgettes.

Découpez de fines rondelles d’olives. Prélevez le zeste d’un citron et découpez

celui-ci en fines lamelles.

Mettez un peu d’huile d’olive dans une casserole et faites revenir dans l’ordre :

les poivrons, puis les courgettes, les olives, le citron et la tomate environ 2 mn.

Disposez le tout dans

un plat creux et placez

au four environ 15 mn à

190 °c.

La papillote doit être

gonflée.

Découpez le papier

alu à l’aide d’une paire

de ciseau sur le dessus et

rajoutez si vous le souhaitez

un peu de pistou.

Bon appétit !

Ingrédients

Un dos de cabillaud

Des pois gourmands

Une courgette

Une tomate

Des poivrons jaunes

et verts

Un citron

Des olives noires

Des pignons de pin

Quelques pistaches

De l’huile d’olive

Du papier aluminium

Préparation de la papillote

Beurrez un papier aluminium préalablement

doublé. Déposez-y un lit de légumes, quelques pois

gourmands, des pignons de pin et le dos de cabillaud

par-dessus. Salez, poivrez, ajoutez un filet d’huile

d’olive et un peu de jus du citron.

Repliez le papier alu en deux et refermez-le bien

hermétiquement comme pour en faire un chausson.

Recette recueillie par Magali Crombez - Photos Jérôme Pouille

David Taccoen, chef à domicile et cours de cuisine

Le Culinaire - 06 60 99 14 68 - leculinaire@aol.com


22 L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

Photo OL

Les grands du Pas-de-Calais

Olivier Lecocq

Discipline : golf

Né le 8 mars 1972 à Boulogne-sur-Mer

Domicilié à Marquise

Profession: attaché commercial pour le groupe

Najeti

Club actuel: Wimereux et Saint-Omer, membre

de l’équipe de France handigolf

Olivier Lecocq qui fut champion des Flandres de tennis de table avec le

club de Boulogne Bucaille, a découvert le golf à Wimereux… Lui qui était

là pour ramasser les balles sur le practice s’est piqué au jeu et a rapidement

atteint un niveau respectable… Il pouvait même rêver d’en faire

son métier jusqu’à cet accident de 1989 qui le privait de la motricité de

tout son côté droit. Après un an de fauteuil roulant, il en récupérait progressivement

l’usage, sauf pour son bras droit. Le golf a alors sa véritable

thérapie et a activement contribué à sa rééducation. Après avoir

choisi de quel côté il allait jouer, après des heures et des heures d’entraînement,

il a pu retaper dans la balle et a retrouvé le niveau qu’il avait

avant l’accident. Il dispute des tournois avec les valides et s’inscrit dans

la démarche de l’association Handigolf nouvellement créée en 1990. Un

an plus tard, il est vice-champion du monde des golfeurs d’un bras et

enchaîne ensuite sept titres nationaux.

Famille, boulot, maison le conduisent à marquer une pause. Et il y a deux

ans, il reprend du service pour redevenir champion de France, pour

gagner les internationaux de France et remporter un titre de champion

d’Europe. Membre de l’équipe de France, il dispute aussi les grandes

compétitions par équipe : 7 e des championnats du monde à Malmö début

août, on le retrouvera en fin d’année en Espagne pour les championnats

d’Europe… « On va essayer de gagner » dit-il.

Octobre-Novembre 2011

Textes et photos Ph. Vincent-Chaissac

Où sont nos footballeurs professionnels ?

LES clubs professionnels avaient jusqu’au 31 août pour

officialiser les transferts, alors même que le championnat

et la coupe de la Ligue avaient déjà repris. Les effectifs

ne devraient désormais plus bouger jusqu’en décembre,

moment du mercato d’hiver. L’occasion de faire un tour

d’horizon des joueurs originaires du Pas-de-Calais qui

évoluent en Ligue 1 et Ligue 2.

Et ils ne sont plus très nombreux

: Jérôme Leroy, originaire

de Divion (né à Béthune)

fait figure de doyen. Il poursuit

sa longue carrière chez les

promus d’Évian-Thonon où il

est arrivé en provenance de

Rennes, après avoir évolué au

PSG avec qui il a disputé une

finale européenne, puis à

Marseille, à Lens (vainqueur

d’une coupe interterto), à

Jérusalem et à Sochaux avec

qui il a gagné la coupe de

France. Objectif pour lui :

aider le club à se maintenir en

Ligue 1.

Le Boulonnais Damien Marcq,

prêté par Caen, a pour sa part

rejoint un autre promu : Dijon.

Alexandre Cuvillier (né à

Cucq), encore un ancien boulonnais,

est maintenant sous

contrat avec l'AS Nancy-

Lorraine jusqu'en 2014. Enfin,

l’on suivra avec attention la

progression du jeune Timothée

Kolodziejczak (né à Avion) au

sein de l’Olympique lyonnais.

En ligue 2, l’on retrouve le

Beuvrygeois Nicolas Fauvergue

qui évolue pour sa deuxième

saison sous le maillot de Sedan

après avoir connu la Ligue des

champions avec Lille et la L2

avec Strasbourg. À Boulognesur-Mer,

qui joue encore en

partie la carte régionale, il faut

souligner que le Roupisien (La

Roupie, hameau de la commune

d’Isbergues) Yoann

Lachor, celui qui a donné le

titre de champion de France à

Lens en 1998, est toujours

dans les effectifs, tout comme

Antony Lecointe, Ti Mousse,

qui reste fidèle à son club avec

qui il a tout connu du CFA à la

Ligue 1. À leurs côtés : un

jeune qui monte : Maxime

Colin, natif d’Arras, 4 e de la

dernière coupe du monde des

moins de 20 ans. Enfin, à

Lens, l’on espère voir un autre

jeune faire quelques apparitions

avec l’équipe fanion :

l’Auchellois Dylan Deligny. Un

moment courtisé par des clubs

anglais, il a signé son premier

contrat professionnel en fin de

saison dernière, mais pour

l’instant, il joue encore avec

l’équipe de CFA.

Enfin, à l’étranger,

Franck Ribéry reste

incontournable.

Après les déboires

qu’il a connus, il

semble se reconstruire.

Toujours au

Bayern de Munich, il

espère faire remonter

sa cote et briller à

nouveau sous le

maillot de l’équipe de

France. Également à

suivre : Cédric

Berthelin, originaire de

Courrières et gardien de Mons

(Belgique), Benoît Assou-

)))

L’équipe du mois

Sports

Les cinq Audomarois engagés avec les équipes de France aux championnats

d’Europe à Madrid sont rentrés avec une médaille autour

du cou.

Matthieu et Romain Morel sont champions d’Europe. Après les

matches de poule, les Français affrontaient la Hollande, l’une des

grandes nations du kayak polo mondial, en demi-finale, et s’imposaient

10-2, grâce à une très belle deuxième mi-temps. En finale,

contre l’Allemagne, vice-championne du monde, Matthieu Lalliot (2

buts) puis Romain Morel (2 buts également) mettaient les tricolores

sur orbite, la France s’imposant 6-2.

Les filles avec Gaëlle François, Virginie Brackez et Gwen Para-Diaz,

ont fait presque aussi bien. Vainqueurs de toutes leurs rencontres de poule,

elles écartaient l’Allemagne en demi-finale (5-0) grâce notamment à la très

belle prestation de Brackez au poste de gardienne. En finale, elles perdaient

6-3 contre la Grande-Bretagne, vice-championne du monde et se contentaient

du titre de vice-championne d’Europe. Quand même !

Kayak polo

Coupe de la Ligue : Jérôme Leroy a retrouvé

le stade Bollaert sous le maillot d’Évian-

Thonon… et connu l’élimination

Ekotto, né à Arras et ancien

Lensois, à Tottenham depuis

2006 (son frère Matthieu est à

Le dernier Lens-Boulogne en ligue 2

a été l’occasion de voir évoluer l’international

boulonnais Maxime Colin,

4 e de la récente coupe du monde des

20 ans.

Boussu-Dour, en D2 belge).

Pour mémoire, Ludovic

Delporte, né à Sainte-Catherinelès-Arras,

qui évoluait encore à

Taragone, en Ligue 2 espagnole,

la saison dernière, a mis un

terme à sa carrière. Même chose

pour l’Isberguois Christophe

Marichez qui était encore dans

l’effectif professionnel du FC

Metz.

)))) octobre-novembre 2011

Championnats d’Europe à Madrid

Photo CKC Saint-Omer


Sports L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

Le Danois Jonas Jorgensen (Saxo Bank) et l’Australien Stuart O’Grady

(Leopard-Trek) ont pris les deux premières places d’un très beau Grand prix

cycliste d’Isbergues – Pas-de-Calais… Les deux hommes sont allés au bout

de leurs forces pour conserver quelques secondes d’avance sur le peloton.

L’équipe de France de basket est vicechampionne

d’Europe et disputera les Jeux

olympiques de Londres. Avant de s’envoler

pour la Lituanie où était organisée la compétition,

elle avait terminé sa préparation

à Liévin par un match contre la

Belgique. Tony Parker (notre

photo) et ses coéquipiers

s’étaient imposés 74-44.

Auréolée de son beau parcours

en coupe du monde,

l’équipe de France féminine de football

est à nouveau en campagne puisqu’elle a

entamé les éliminatoires aux championnats

d’Europe. Pour sa reprise, elle s’est imposée 2-0

contre la Pologne (buts de Thomis – notre

photo - et Bussaglia, 1 re et 36 e min), en match

amical à Bollaert… Et devant 18000 personnes.

Les 12, 13 et 14 octobre

Saint-Omer accueille les 11 e rencontres

nationales du sport et des collectivités

Les 12, 13 et 14 octobre, Saint-Omer et le Pas-de-Calais accueillent les 11 e rencontres

nationales du sport et des collectivités, portées par l’association Sports Région. Cet

événement résumé sous l’appellation Communica’Sport a pour vocation de réunir des

élus, adjoints aux sports et directeurs des sports de collectivités locales et territoriales,

des responsables de fédérations nationales, ligues, comités et clubs, des

médias, des prestataires et des entreprises, pour trois jours de travail et d’échanges

autour de thèmes qui feront l’objet de cinq conférences :

- l’Assemblée du sport, pour regrouper les acteurs qui échangent en permanence et

préparent des déclinaisons régionales, donnant plus de poids aux collectivités;

- l’engagement bénévole, moteur des associations sportives... dans un nouveau

contexte économique, sociétal et politique;

- les équipements sportifs, diagnostic, schémas et coordination avec comme exemple

le projet Pas-de-Calais 2012, modèle de développement de territoire;

- le sport face à l’enjeu du développement durable ;

- création et animation d’un réseau sport-santé à l’échelle d’un territoire.

Tous ces temps de travail seront rythmés par des moments de convivialité, des prolongations

et des échanges avec en conclusion la remise du Trophée

Communica’Sport de la collectivité la plus sportive. De nombreuses personnalités

sportives et politiques participeront à ces rencontres, entre autres le président du

Comité national olympique et sportif français, Denis Masseglia.

Contact, information et inscription auprès de Guillaume Caudron. Tél. 05 34 25 83 64

06 79 17 81 04 - E-mail : communicasport@gmail.com - www.communicasport.com

Photo A.Top

Le Trail de la Côte

d’Opale – Pas-de-Calais

a été remporté pour la

4e Le Trail de la Côte

d’Opale – Pas-de-Calais

a été remporté pour la

4 fois par le Corrézien

Thierry Breuil (Team

Adidas). Trois mille participants

avaient pris le

départ de la compétition

sur cinq parcours

différents.

e Le Trail de la Côte

d’Opale – Pas-de-Calais

a été remporté pour la

4 fois par le Corrézien

Thierry Breuil (Team

Adidas). Trois mille participants

avaient pris le

départ de la compétition

sur cinq parcours

différents.

e Le Trail de la Côte

d’Opale – Pas-de-Calais

a été remporté pour la

4 fois par le Corrézien

Thierry Breuil (Team

Adidas). Trois mille participants

avaient pris le

départ de la compétition

sur cinq parcours

différents.

e fois par le Corrézien

Thierry Breuil (Team

Adidas). Trois mille participants

avaient pris le

départ de la compétition

sur cinq parcours

différents.

Sur un parcours

rendu

boueux par la

pluie, Simon Cardon

(les pignons voyageurs)

a fait jouer son

expérience internationale

pour s’imposer dans la 5 e

édition de la Ride’N’Roll

Party organisée au parc

départemental d’Olhain. Il redevient

ainsi champion régional

de descente VTT.

23

En ligue 2 de football, Lens et

Boulogne se sont affrontés à

Bollaert lors de la 7e journée.

Les Artésiens ont gagné 2-0

grâce à des buts de Pollet

(17e ) et Demont (25e En ligue 2 de football, Lens et

Boulogne se sont affrontés à

Bollaert lors de la 7

). Retour

à la Libération, le week-end

des 11/12 février.

e journée.

Les Artésiens ont gagné 2-0

grâce à des buts de Pollet

(17e ) et Demont (25e En ligue 2 de football, Lens et

Boulogne se sont affrontés à

Bollaert lors de la 7

). Retour

à la Libération, le week-end

des 11/12 février.

e journée.

Les Artésiens ont gagné 2-0

grâce à des buts de Pollet

(17e ) et Demont (25e En ligue 2 de football, Lens et

Boulogne se sont affrontés à

Bollaert lors de la 7

). Retour

à la Libération, le week-end

des 11/12 février.

e journée.

Les Artésiens ont gagné 2-0

grâce à des buts de Pollet

(17e ) et Demont (25e ). Retour

à la Libération, le week-end

des 11/12 février.

Photo A.Top

Photos Ph. Vincent-Chaissac


24 L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

BRISA Roché, Brigitte, Mani,

Hyphen Hyphen, King

Charles, The Glitch mob…

seize groupes connus ou en

devenir se produiront en deux

jours sur deux scènes. Un cinéconcert

est programmé, des

expositions retenues et un

programme poulpadiversifié bien

pensé. La Communauté

d’agglomération du Boulonnais

propose cette année encore, avec

cette septième édition du

Poulpaphone, un condensé

éclectique de toutes les tendances

des musiques actuelles. Les scènes

joueront en parallèle. Elles

donneront des concerts d’artistes

locaux, régionaux ou de renommée

internationale. Du bonheur dans

les oreilles et le plaisir de

découvrir comment on s’amuse

aujourd’hui avec les sons.

NOUS connaissons tous

Les Trois Grâces de

Lucas Cranach l'Ancien

mais qui a réellement vu le

tableau ? Il sera présenté à la

Chapelle Saint-Pry de

Béthune jusqu’au 31

décembre. La peinture est une

des dernières acquisitions du

Louvre. Aux côtés de cette

œuvre de la Renaissance

allemande, le musée national

et les musées du Nord – Pasde-Calais

exposent une

vingtaine d’autres œuvres qui

témoignent de l’influence du

passé sur les artistes. De son

côté, le Lab-Labanque recevra

une sélection de pièces

contemporaines qui ont été

produites spécialement pour

Le Louvre.

Les Trois Grâces (1531) de Lucas

Cranach l'Ancien, en excellent

état de conservation, a été

acquise par Le Louvre grâce à

une grande opération de

mécénat. Les dons de plus de

7000 donateurs et entreprises,

ont permis d’acheter l’œuvre élégante

et raffinée. Elle apporte

désormais sa note éclatante à la

collection de peintures allemandes

du Louvre, qui compte

déjà plusieurs toiles remarquables

de l'artiste, dont le Portrait

de Magdalena Luther, et une

Vénus dans un paysage. Mais à

peine les trois jeunes filles ontelles

posé le pied à Paris, qu’elles

s’échappent déjà pour Béthune

2011, Capitale régionale de la

culture. À la Chapelle Saint-Pry

aux côtés d’une vingtaine d’œu-

vres, Les Trois Grâces montreront

combien les artistes se sont

enrichis les uns les autres, de

tous temps, en l’occurrence pour

le nu et le mouvement. Copies,

interprétations, transpositions

décoratives ou reprises d’un

motif… c’est curieux, parfois

drôle, bluffant. À voir notamment:

un bas-relief antique, une

mosaïque du II e siècle et des

œuvres de Lucas Cranach, Jean-

Jacques Pradier, Antoine-Louis

Barye…

Au Lab-Labanque

Au Lab-Labanque, le Louvre

présentera des œuvres contemporaines

spécialement créées

pour le musée national et exposées

dans ses salles ces dernières

années. C’est une jolie manière

de jeter une passerelle entre

passé et présent. À voir en particulier

le diaporama de Nan

Goldin intitulé Scopophilia,

2010.

Les visiteurs percevront ainsi la

Arts&spectacles

Les 14 et 15 octobre à Boulogne-sur-Mer

Le poulpachouette Poulpaphone

Au programme :

Le 14 sur la scène

Le satellite

Les Hyphen Hyphen

(électro pop rock)

valent le détour. «Un

son frais et inventif,

ils ont l’esprit rock’n

roll et décalé ».

Trap (électro heavy

core), heavy-corélectro

« mélange

vénéneux d’électro

brutale et de métal

bien sombre ».

DJ Soulist (funky

french président),

soul et de funk, très

différent de l’autre

président français,

« DJ Soulist est un

résident des soirées

parisiennes. Il truffe

ses sets de pépites hip

hop, reggae, rock ou

breakbeat ».

Hudson Mohawke

(emotronic soul),

rythmiques

étranges, synthés

déglingués, grosses

basses et voix

bizarres. «Il surprend

mais se

révèle jouissif

pour qui sait

l’apprécier ».

Jazzsteppa

(drum’n bass

dub pop), le

duo anglais

crée une mu-

sique hybride

entre jazz et

dubstep.

Le 14 sur la scène L’Escale

Mani (pop soul), ce groupe parisien est

formé autour d’un chanteur charismatique,

Mani Hoffman. Une voix des

supermen lovers sur des mélodies efficaces

True Live (hip hop soul), six musiciens virtuoses,

un projet commun, des morceaux

malicieux et un live euphorique.

King Charles (alternatif), véritable coup

de cœur de cette édition, ce jeune anglais

est un artiste à suivre. « Excellent guitariste

et chanteur au timbre unique ».

Le 15 sur la scène Le Satellite

Milk Coffee and Sugar (acoustic

hip hop, jazz), doux amer et sucré,

c’est la saveur de ce groupe emmené

par deux MCs et deux musiciens

multi instrumentistes qui naviguent

entre slam, rap et jazz.

The Lanskies (pop rock) « un chanteur

gallois aux références solides,

c’est efficace, pêchu et percutant ».

Brisa Roché (rock), inspirée par

PJ Harvey, elle a composé sur son dernier album des

morceaux résolument rock et dansants à découvrir

en live.

The Glitch mob (glitch crunk dub), leur concert est

à la croisée des genres. Les trois musiciens jouent au

jeu de ping-pong. Chaque beat et son est repris à la

volée... Résultat étonnant.

Turnsteak (électro), les deux DJ beat makers donnent

un live à quatre mains entre électro-break,

glitch rentre-dedans et dubstep.

Le 15 sur la scène l’Escale

Ciné-concert Séville 82 (pop, rock football), un

saxophoniste, un guitariste et un batteur

recréent à eux trois la bande son d’un match de

foot qui a marqué des générations. Que vous

soyez footeux ou non, vous serez sensible à

cette association musique et images qui donne

encore plus de tension et de richesse.

Pigeon John (hip hop). Ce rappeur californien

réconcilie les amoureux du hip hop et les

plus réfractaires. Rappeur et chanteur, il

amène ses textes malins dans une approche

musicale très mélodieuse. Beaucoup de fraîcheur

et de joie de vivre.

Les 14 et 15

Pastors of Muppets (déambulation

sur site), les métalleux

l’ont compris, cette fanfare

d’un autre genre revisite

les tubes rock et métal à la

sauce big band et ça fonctionne

!

JIF (expo), ce photographe

a travaillé avec de nombreux

artistes de la scène

musiques actuelles de M à

Birdy Nam Nam.

Arrache-toi un œil (expo), l’atelier

de sérigraphie parisien présentera

ses créations d’affiches de concerts.

Sur la zone de Garromanche, entre

Boulogne-sur-Mer et Outreau.

La soirée, 8 €, TR 5 € Points de

vente : Auchan Saint-Martin,

librairie Chapitre.com, sur place.

Brigitte (chanson folk), sexy comme Brigitte Lahaie, un peu barrée comme Brigitte

Fontaine… rien ne lui fait peur.

Jusqu’au 31 décembre

Le Louvre s’installe à Béthune 2011

Rens. 03 21 10 28 52

Vente en ligne ouverte : www.agglo-boulonnais.fr/billetterie

nouvelle politique du musée du

Louvre en matière d’art contemporain.

Ils découvriront les

œuvres anciennes à travers les

yeux des artistes d’aujourd’hui

(Nan Goldin, Jan Fabre,

Françoise Quardon, Johan

Creten, Patrick Faigenbaum,

Louise Bourgeois…). Impossible

de créer aujourd’hui sans

regarder au-dessus de son

épaule. Les trésors d’hier font la

richesse d’aujourd’hui.

M.-P. G.

Chapelle Saint-Pry, rue Saint-Pry

à Béthune.

Lab-Labanque, 44, place

Georges-Clémenceau à Béthune.

Rens. Le Garage, 03 21 62 20 11


Arts&spectacles

L’œuvre fait partie d’une série qu’Henri

Cueco, peintre et écrivain, a travaillée

de 1965 à 1975. L’artiste s’attarde ici

sur la révolte. Il met en scène des

silhouettes, dépersonnalisées, perdues,

angoissantes et démesurées. L’une

d’elles a une pancarte à la main. Ce sont

des manifestants, des hommes qui bougent.

Rien d’étonnant à Rouvroy ; on

connaît la ville, elle sait protester,

bouger, et s’engager. Cueco a été

membre du parti communiste de 1954 à

1976…

En 1974, Guy Carpentier était directeur

de la maison de l’Art et de la

Communication à Sallaumines.

Intelligent et passionné d’art d’aujourd’hui,

il a reçu les plus grands plasticiens

et a proposé à la ville de se constituer

un fonds d’art contemporain. «Les

municipalités communistes aidaient les

artistes, explique M. Marciniak,

Rouvroy a donc aussi acheté une œuvre

à Cueco. Elle a dû coûter entre 7000 et

9000 francs de l’époque, ce n’était pas

excessif. » Aujourd’hui, elle est estimée

L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011 25

Rouvroy retrouve ses Hommes rouges

L’ŒUVRE était posée là depuis si longtemps, qu’elle s’était intégrée au

quotidien. Accrochée au mur dans le hall de l’école Elsa-Triolet, elle en

faisait partie. Certains l’avaient oubliée, d’autres n’avaient aucune idée de

ce qu’étaient ces hommes rouges peints à l’huile, rivetés sur du contre-plaqué.

Un support somme toute pratique, pour punaiser les dessins d’enfant…

Pourtant, un jour, la grande plaque de 2 m sur 1,80 m a gêné. Elle s’est retrouvée

dans un local, menacée de benne… Personne ne soupçonnait que cette pièce,

tirée de la série Les Hommes rouges était le travail du maître Henri Cueco, un

des plus grands peintres contemporains vivants. Personne sauf Richard

Marciniak, responsable de la communication et… plasticien.

Une Fille du pêcheur a sans

doute été réalisée quand Jules

Breton était à Douarnenez, en

Bretagne en 1876. Elle représente

Marguerite Moreau, un des

modèles de l’artiste, en train de

raccommoder un filet de pêche.

« Quand le tableau est entré

dans les collections du musée, il

était considéré comme “la perle

des œuvres contemporaines” »,

raconte Anne Labourdette. La

peinture était bien sûr inscrite

dans le répertoire du musée et

figure sur une liste des dommages

causés aux collections… mais elle

n’existe pas dans la base de données

d’Interpol qui répertorie

sur Internet les œuvres d'art les

plus recherchées. Pas assez de

temps, de moyens, de certitudes

sur le sort des pièces disparues...

Une évidence en tout cas : Anne

Labourdette affirme que « le

tableau relève d’une collection

publique, il est donc inaliénable

et imprescriptible. » Ce qui n’est

pas le cas d’une œuvre privée,

sauf s’il s’agit d’un bien appartenant

à une personne considérée

comme juive par l’Occupant ou

les autorités de Vichy.

Le marché sous-terrain de l’art

est en constante ébullition. En

2000, M me Baligand, alors

conservatrice en chef du musée

de la Chartreuse est avertie par

Sotheby’s (New York) qu’un

tableau de Breton est sur le point

d’être mis en vente à la Galerie

Köller de Zurich. L’œuvre avait

été refusée deux fois : chez

Sotheby’s puis chez Christie’s.

On savait que le propriétaire

était de nationalité allemande…

Une information judiciaire a vite

été ouverte, et Interpol saisi. Le

tableau a été mis sous scellés à

Zurich. Il a fallu quatre années

de bataille d’experts pour l’identifier

et enfin, certain de son fait,

Douai a porté plainte pour vol et

recel. Erreur ! Dans le droit

français, s’il y a plainte pour vol,

il faut être en mesure de nommer

le voleur ; or c’était impossible !

Des années de brouillaminis de

procédures judiciaires ont donc

suivi. Elles ont été ponctuées

d’erreurs… au point que la justice

suisse a levé les scellés. « La

toile a ainsi été vendue à la

galerie Anderson de Beverly

Hills… qui, explique Anne

Labourdette, connaissait forcément

son origine frauduleuse ».

Peu importe ! Ensuite elle a été

achetée par la galerie Daphne

Alazraki. En 2010, le musée de la

Chartreuse est averti qu’elle va

être mise aux enchères à la

galerie Lempertz de Cologne.

Rapidement Douai porte plainte

- uniquement pour recel cette

fois - et la vente est empêchée par

la police allemande. La galerie

propose de garder le tableau, le

temps que Douai réunisse toutes

les preuves de propriété, et…

sans prévenir personne, laisse

repartir la toile aux USA. Une

fille du pêcheur retraverse

l’océan une fois de plus, jusque

la galerie Daphne Alazraki.

Grâce à l’efficacité du procureur

douaisien Éric Vaillant et du

cabinet parisien Borghese

Associés, l’affaire a dès lors été

rondement menée. D’autant

que, soucieux de nettoyer un peu

le marché de l’art, un déploiement

policier considérable s’est

emparé du sujet. Une cellule

fédérale américaine, comprenant

des agents des douanes, du FBI

à 60000 euros… Richard Marciniak a

bien fait de s’émouvoir quand il a vu

l’œuvre de Cueco, abandonnée, oubliée,

couverte en partie de dessins. « J’en ai

parlé au collaborateur du maire… »

et d’Interpol a interdit tout mouvement

de l’œuvre. Enfin la Fille

du pêcheur pouvait se poser, se

reposer. Elle se prépare pourtant

à une dernière traversée. La

galerie Daphne Alazraki qui

accepte de rendre l’œuvre sans

compensation financière (la pièce

est estimée à 150 000 €) sera présente

à la cérémonie de restitution.

Un moment important.

Autant que le délai pour

retrouver l’œuvre. La mise en

lumière sera belle. Elle éclairera

la coopération efficace des

Américains se penchera sur ce

peintre courrièrois qui a tant

aimé l’Artois…

Jules Breton,

sa vie, son œuvre

Selon les Archives départementales,

Jules-Adolphe-Aimé-Louis

Breton est né en 1827 à

Courrières. Il a suivi des études

au petit séminaire Saint-Bertin à

Saint-Omer puis au collège royal

de Douai. À 16 ans, il s’est installé

à Gand pour apprendre la

peinture à l’Académie royale

des Beaux-Arts. Ses premières

œuvres, Misère et désespoir et

La faim, reflètent le climat

social de l’époque. Jules Breton

peint essentiellement la misère

laborieuse, celle qu’il voit

autour de lui, et s’inspire pour

son travail de son pays natal. En

1854, il retourne à Courrières et

Jean Haja s’en est soucié tout de suite.

Il a sauvé Les Hommes rouges et leur a

trouvé une place de choix, dans la salle

du conseil municipal.

M.-P. G

Après 93 ans de cache-cache et de balades sur l’océan

La Fille du Pêcheur de Jules Breton rentre chez elle

QUAND les soldats allemands de la première guerre mondiale

ont quitté la région, ils ont emmené sous le bras quelques

trésors prélevés de nos musées. Une Fille du pêcheur,

œuvre commandée par la ville de Douai au Courrièrois Jules

Breton, est l’un d’eux. Après mille péripéties dignes d’un polar

international, la peinture sera enfin restituée très officiellement

par la galerie d’art new yorkaise Daphne Alazraki Fine Art à la

Ville de Douai. Cérémonie prévue à l’Ambassade de France à

Washington le 13 octobre. Anne Labourdette, conservatrice du

musée de la Chartreuse a déjà son billet.

La Fille du pêcheur raccommode un

filet de continent en continent.

s’y installe définitivement.

Débute alors son œuvre "paysanne"

: il abandonne la représentation

de la misère au profit

d’une vision idyllique du monde

rural. En 1859, Le rappel des

glaneuses remporte la première

médaille au Salon et un grand

succès public. L’impératrice

Eugénie le fait acheter par

Napoléon III et le tableau est

exposé au musée du

Luxembourg, alors musée des

artistes vivants. Six ans plus

tard, le peintre découvre la

Bretagne…

Rens. 03 27 71 38 80

Marie-Pierre Griffon

Photo Richard Marciniak

Photo musée de la Chartreuse


26 L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

12 e édition du Festival international du film d’Arras

Du 4 au 13 novembre : Toutes mes envies

NOVEMBRE est mon mois préféré. C’est le mois qui me fait rire, pleurer, frémir. C’est celui

aussi qui me frustre le plus. De ne pas tout voir, de ne pas savoir me démultiplier. Ne rien

rater du Festival international du film d’Arras… cette année, pour la douzième fois, je vais

encore essayer. Tenter de tous les approcher : Jacqueline Bisset, Jean-Paul Rappeneau, Fiona

Gordon et Dominique Abel, Philippe Lioret, Marie Gillain, Mélanie Laurent, Mathieu Kassovitz…

De voir leur leçon de cinéma, la présentation de leurs films, les rencontres publiques... Découvrir

les expositions, le festival off, les films pour enfants. Je vais m’appliquer à ne rien manquer de la

rétrospective du burlesque des années 60, et de la France sous l’Occupation. Plus de cent films

dont une cinquantaine d’inédits et avant-premières, deux cents

projections… Oui, je vais essayer.

Le 12 e Festival international du film d’Arras mis en place par Plan-

Séquence, démarre le vendredi 4 novembre avec la projection en

avant-première de Toutes nos envies, de Philippe Lioret. « Un film

sur les crédits bancaires, le surendettement. Un film sur la mort,

aussi, mais porteur de vie… » commente Éric Miot, délégué général

du festival. Le réalisateur, fidèle à Arras, et l’équipe du film présenteront

leur œuvre. « C’est un film de cinéma, avec de vrais personnages,

une histoire, quelque chose sur notre société. » Au-delà

du beau, informer.

La France sous l’Occupation

La France sous

l’Occupation est un des

deux grands volets imaginés

par Éric Miot et

Nadia Paschetto, directrice

du Festival. Au travers

un large panorama

cinématographique, ils

essaieront de donner

toutes les facettes des comportements des Français. De l’apologie

de la Résistance à la France toute collabo, toutes les nuances seront sur

les écrans du Cinémovida. Le chagrin et la pitié

de Marcel Ophüls, un documentaire de quatre

heures en noir et blanc tourné en 1969, est une

perle. Il décrit sans complaisance la vie de 1940

à 1945, à Clermont-Ferrand, avec forces témoignages.

La chronique a été étouffée à sa sortie.

Le 5 novembre à 16 h 30, Yves Le Maner

recevra l’historien Pierre Laborie qui lui a

écrit, en contre-pied, Le chagrin et le venin. Ce spécialiste de l’Occupation

dénonce les idées reçues et l’instrumentalisation de l’histoire. À ses côtés,

sont attendus Sylvie Lindenperg, professeure à l’université de Paris I-

Panthéon Sorbonne, passionnée de seconde guerre mondiale et de

cinéma, et Jean-Pierre Azéma, spécialiste plus particulièrement de l'histoire

de Vichy et de la Résistance. La table ronde sera exceptionnelle,

autant que la programmation. Une grande chance de voir sur grand écran

dans des versions restaurées : La Bataille du rail (René Clément, 1945),

L’Armée des ombres (Jean-Pierre Melville, 1969), Lacombe Lucien (Louis

Malle, 1974), Monsieur Klein (Joseph Losey, 1976), Le Dernier métro

(François Truffaut, 1980), Au revoir les enfants (Louis Malle, 1987)... et

bien sûr La Traversée de Paris (Claude Autant-Lara, 1956), 45 Rue de

Poliveau !

« Les actualités »

Un partenariat avec Estelle

Caron la déléguée de l’Ina

pour la région Nord donnera

des merveilles. La professionnelle

a sélectionné 8

moments clefs de la seconde

guerre, donnés dans « Les

actualités » d’alors. En respectant

la chronologie, elle les présentera avant les films pendant 8

jours. Le lundi 7 à 19 h, une séance sera projetée comme au temps de

l’Occupation. « Les actualités », et « Le grand film », en l’occurrence Le

Corbeau (Henri-Georges Clouzot, 1943),

La Compétition

européenne

Entre les plus de quarante inédits et

avant-premières, les films du cinéma

du monde, les désormais célèbres

découvertes européennes, le focus particulier

(cette année sur la Belgique et

la Norvège), il y a aussi la Compétition

européenne. Ont été sélectionnés 10

long-métrages de fiction, inédits en

France. Ils sont slovène, allemand slovaque,

norvégien… et concourent

pour l’Atlas d’or (10000 euros), l’Atlas

d’argent (prix de la mise en scène,

5000 euros), le Prix du Public, adoré

par le public (4000 euros du conseil

général), le Prix du Syndicat Français

de la Critique de Cinéma et – c’est nouveau

– le Prix Regard Jeune

(2000 euros) attribué par des lycéens.

Jacqueline Bisset,

Jean-Paul

Rappeneau,

Mélanie Laurent…

Les invités de ce 12 e festival

sont prestigieux. La grande Jacqueline

Bisset quittera les États-Unis pour se

poser à Arras plusieurs jours. L’actrice

anglaise « à la classe absolue » pour

reprendre les mots d’Éric Miot, présentera

plusieurs de ses films. Elle donnera aussi

une Leçon d’actrice. Dans les années 70,

elle a été classée la plus belle femme du

monde. Elle a donné la réplique à Steve

McQueen, Franck Sinatra, Dean Martin,

Paul Newman, ou Albert Finney; elle a

joué pour des monstres sacrés, Luigi

Comencini, John Huston, Claude

Chabrol… Entre autres.

Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur du

Cyrano qui fait le siège d’Arras, est l’autre

invité d’honneur. « C’est un grand monsieur,

affirme Éric Miot. Il a porté très

haut le cinéma français. Hormis le dernier,

tous ses films sont de grands succès. »

Multi-césarisé, le cinéaste présentera ses

films, de grosses productions à chaque fois,

qu’il met longtemps à réaliser. « Son travail

correspond bien à l’idée qu’on se fait

du cinéma, il est la fusion entre film populaire

et film d’auteur. » Il donnera une

Marie-Pierre Griffon

Arts&spectacles

Le festival s’ouvrira sur « Toutes nos envies », l'adaptation du livre bouleversant

d'Emmanuel Carrère, « D'autres vies que la mienne ». Le dernier film de Philippe

Lioret met en scène Marie Gillain et Vincent Lindon.

Sixties Folies

Le burlesque est l’autre grand thème développé par le

Festival. Les programmateurs se sont attardés sur les années

60 quand ce genre de comique violent et visuel est réapparu

sous l’influence du cartoon et de la culture pop. Au programme,

l’absurde, les films dingues et psychédéliques, et les

apocalypses visuelles : Docteur Folamour (Stanley Kubrick,

1963), Quoi de neuf, Pussycat ? (Clive Donner, 1965), Qu’astu

fait à la guerre papa ? (Blake Edwards, 1966), Casino

Royale (John Huston, 1967), Les Producteurs (Mel Brooks,

1967), Prends l’oseille et tire-toi (Woody Allen, 1969), pour

ne citer que ceux-là.

Leçon de cinéma le jeudi 10 novembre à

14h30.

De nombreux autres invités sont attendus.

Certains déjà célèbres, d’autres en

devenir. De toutes nationalités. La

Canadienne Fiona Gordon, née en

Australie, et le Belge Dominique Abel (à

qui ont doit La Fée (2011) à qui les organisateurs

ont donné Carte blanche sur le

burlesque. Rendez-vous les 5 et 6

novembre. Philippe Lioret, Marie Gillain,

Mélanie Laurent, Mathieu Kassovitz,

Mathieu Demy, Emmanuel Mouret, André

Wilms, Cédric Kahn, Philippe Faucon,

Jalil Lespert… ont répondu présent.

D’autres noms sont avancés, qui font tout

autant frémir. Ne pas les rater. Ne rien

rater. Novembre est mon mois préféré.

No Limit ! - résidence d’artistes et création musicale

et sonore pour cinéma muet. Le cinéma

muet n'en était pas silencieux. Bruiteurs et musiciens

accompagnaient les projections. Dans cet

esprit, deux artistes, Jacques Cambra et Jean

Carl Feldis ont été invités à créer un spectacle

autour du cinéma burlesque dans le cadre d’une

résidence qui se déroulera le temps du festival.

Tél. 09 72 12 88 23 www.plan-sequence.asso.fr


Écoute-voir

Livres…

PHILIPPE MANIÈRE

La part sacrée

du modeste

Philippe Manière est professeur

d'histoire de l'art et de peinture

contemporaine. Il a pu, à l’invitation

de l’association À table,

installer son atelier pendant plusieurs

mois dans une ancienne

saurisserie boulonnaise. Il s’est

interrogé sur le sacré dans le

monde maritime et il en a résulté

une superbe performance scénographique

dont le livre est le

témoignage photographique!

Fils de marin, l’artiste travaille

depuis longtemps sur « la

mémoire collective » et d’évidence

il aime interroger les lieux

de mémoire. La part sacrée du

modeste, passerelle entre le

monde du travail et celui de

l’art, est un bel hommage au

monde maritime et à ses traditions.

Les matériaux utilisés sont

Également

Également

en en vente vente en en librairie librairie

et et maison maison

de de la la presse presse

simples, bruts, caisses de bois

peintes, pans de murs et des

planchers crayonnés à la main,

bleu, blanc, noir, du rouge

oxyde au bleu de sécurité!

Deuxième ouvrage édité par les

toutes jeunes éditions Mer du

Nord, le livre est aussi passionnant

par ses commentaires,

noms de bateaux, chapelles

embarquées, ex-voto marins…

Éditions Mer du Nord, avenue

de l’Europe, 62720 Rinxent.

GILLES WAREMBOURG

Chroniques

posthumes 2

Les première chroniques signées

par l’auteur étaient rurales,

celles-ci se veulent urbaines. Le

lecteur quitte Fécourt pour se

rendre à Béthune, par un

chemin dérobé qui passe par la

chapelle Saint-Eloi où un

Charitable le prend pour confident

et le voilà plongé dans l’intimité

de quatre familles. Épique,

tragique, burlesque: les amours

tumultueuses d’une jeune marinière;

d’étranges phénomènes

dans une maison bourgeoise,

drame dans un lotissement, les

affres d’un cadre qui reçoit son

propre faire-part de décès.

Éditions Riffle Nord,

ISBN 978-2-919059-06-5, prix 15 €

EDGAR CHAIGNE

Le Pas-de-Calais

en mots croisés

40 grilles tous niveaux sur les

trésors historiques ou les

curiosités touristiques du

département du Pas-de-Calais

et quarante autres pour

découvrir le Nord ! La belle

idée ! Allez : il commence l’alphabet

et coule vers la mer ?

C’est le fleuve Aa !

Éditions Sutton, Pas-de-Calais :

ISBN 978-2-8138-0401-3,

Nord ISBN 978-2-8138-0402-0,

prix 4,90 €

ISABELLE MARIE WATRIN

L’exil noir

Pourquoi le dernier roman de

Dickens est-il resté inachevé ?

Là est la question et le détective

Triste d’Ovide est très

embêté pour y répondre

jusqu’au jour où l’on s’aperçoit

qu’au musée de Boulogne,

la dépouille de la momie

Nehemsimontou a été remplacée

par un autre corps !

Cette nouvelle a été écrite en

1992, à l‘occasion du concours

de la nouvelle policière

d’Outreau.

Moulin du Temps

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Les Établissements

Bracq-Laurent

Prolongement d’une exposition

qui avait accueilli quelque 700

visiteurs en quatre jours, le livre

illustré sur les Établissements

Bracq-Laurent est le récit d’une

singulière aventure industrielle et

humaine, commencée en 1879 à

Lens. Construction mécanique, chaudronnerie,

aciérie et fonderie sont alors réparties en quatre ateliers

totalement détruits par les bombardements de la première

guerre mondiale. Un moment transférée à Meulan en

Seine-et-Oise (1917-1919), l’activité se poursuit ensuite à

Achicourt près d’Arras où des bâtiments ultramodernes

pour l’époque, sont construits.

À partir des années soixante, Pierre et Michel Bracq qui travaillent

avec leur père, reprennent le flambeau et modernisent

le site.

En 1976, « un mariage de raison » avec une autre entreprise

donne naissance à une nouvelle société d’exploitation… Mais

l’atmosphère sociale se dégrade jusqu’en 1986 date à laquelle

le couperet tombe: redressement judiciaire, licenciements,

liquidation.

Sous la plume de Jean-Jacques d’Amore et Delphine

Vasseur, Pierre Bracq témoigne et évoque les savoir-faire et

les techniques employées dans les différents ateliers.

Riche d’une mise en page soignée et d’une iconographie

abondante, le livre fait la part belle à l’aspect technologique

tout en laissant une très large place à l’aventure humaine et

sociale. Beau travail de mémoire.

Philippe Vincent-Chaissac

80 pages sous couverture. 18 €. ISBN 978-2-7466-3427-5

En savoir + : echo62.com

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27

vous pouvez recevoir des propositions d’au-tres sociétés. Si vous ne le souhaitez pas, il vous suffit de nous écrire en nous indiquant vos nom, prénom et adresse. L ’Écho d’oct.-nov – n o 120


28

L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

Pour l’Agenda de L’Écho n o 121 de décembre

(manifestations du 7 décembre 2011 au 7 janvier 2012)

envoyez vos infos pour le 17 novembre 2011.

expos, salons…

Aire-sur-la-Lys

Du 7 oct au 3 déc, galerie du

Bailliage (salle haute), exposition

Pierre Faucher, artiste plasticien.

Rens. 03 21 39 65 66

www.ot-airesurlalys.fr

Arques

Jusqu’au 29 oct, médiathèque,

huiles sur toile, aquarelles et

pastels de Lidia Hudzik (artiste

peintre polonaise) sur le thème

des Jeux et la chasse. Mar et sam

9h-12h et 13h30-17h30 ; mer 9h-

12h et 13h30-19h ; jeu 13h30-

17h30 ; ven 13h30-19h.

Arras

J. 13 oct, Artois Expo, forum de

l’Emploi. Du 18 au 20 nov,

salon Terroirs et Saveurs de

France. Invitée d’honneur

l’Angleterre avec une dizaine de

stands dédiés à la « british fine

food ».

Rens. Artois Expo 03 21 60 77 77

Jusqu’au 23 oct, université

d’Artois et Le Quai de la

Batterie, photographies d’Elaine

Ling. Du lun au ven 10h-18h à

l’université (rens. 03 21 60 49

49) ; du mer au dim 14h-18h et

sur rdv au Quai de la batterie

(rens. 03 21 23 43 11).

Site : http://www.elaineling.com

Le Pharos hors les murs !

« Quartiers de vi(ll)e » livre de

Bruno Lajara et François Saint-

Rémy, exposition itinérante

jusqu’au 31 oct, office culturel

; du 31 oct au 30 nov,

bibliothèque Ronville ; du 30

nov au 31 déc, médiathèque

Verlaine.

Du 5 nov au 15 déc, musée des

Beaux-Arts, Trésors méconnus

de l’école d’Arras. Visites commentées

à 15h30, les 5, 12, 13,

19, 20 et 26 nov, les 3, 10 et 11

déc.

Rens. 03 21 71 26 43

Du 24 nov au 4 déc, Maison de

services M.-Thérèse-Lenoir, Le

bijou dans tous ses états, expo

restitution des ateliers terre

céramique du Pharos.

Du 25 nov au 17 déc, Hôtel de

Guînes, expo Pierre Malik (art

vidéo et mapping). Du mer au

dim 14h-18h et sur rdv.

Rens. 03 21 23 43 11

http://www.quaidelabatterie.fr

Attin

Du 29 oct au 1 er nov, salle P.-

Dupuich (rue du Château)

exposition peintures de 40

artistes locaux et régionaux.

Entrée libre la semaine 14h-

18h, le week-end 10h-12h et

14h-18h.

Aubigny-en-Artois

Les 15 et 16 oct (10h-19h) salle

des fêtes, salon des métiers d’art

et de bouche.

Rens. 03 21 59 68 07

Auchel

Du 8 au 16 oct, l’Odéon, sculptures

de Bernard Lejeune.

Auxi-le-Château

Les 22 et 23 oct, salle polyvalente,

salon du mariage.

Blendecques

S. 22 (14h-18h) et D. 23 oct

(10h-18h), expo de peinture et

concours de dessin pour

enfants. Proclamation des résultats

le 23 oct à 18h.

Bouvigny-Boyeffles

Les 29, 30, 31 oct et 1 er nov,

10h-19h, salle des fêtes, exposition

Le Petit séminaire de

Bouvigny-Boyeffles ou l’histoire

d’une maison de campagne.

Rens. 03 21 72 59 51

Calais

Du 5 nov au 5 fév, musée des

Beaux-Arts, Watercolors, aquarelles

franco-britanniques.

Peintures de Turner, Bonington,

Wyld, Callow, Louis Francia

datées de la fin du XVIII e et XIX e

siècles).

Rens. 03 21 46 48 40

www.musee.calais.fr

Jusqu’au 15 oct, centre G.-

Philipe, Structure d’Agathe

Verschaffel (artiste peintre). Du

lun au ven 10h-12h et 14h-

17h30.

Rens. 03 21 46 90 47

http://www.ccgp.calais.fr

Jusqu’au 16 oct, centre commercial

Les 4B et École d’art du

Calaisis, expo Cap'tain Nico

Wonderland (Volume II),

exp(l)osition-rétrospective de

1986 à 2011. Ouvert au centre

commercial Les 4B, du lun au sam

10h-12h et 14h-17h. École d’art

du Calaisis, du lun au jeu 9h-20h,

ven 9h-17h30, sam 15 oct 14h-

17h, dim 16 oct 10h-19h.

S. 8 (14h-18h) et D. 9 oct (10h-

12h et 14h-18h), salle du Minck,

exposition généalogique.

Initiation à la généalogie, présence

de chercheurs confirmés,

conférences…

Rens. http://lesamisduvieuxcalais.com

Du 25 oct au 3 nov, hôtel de

ville, salon d'Art. 50 peintres &

sculpteurs amateurs de la

région. Invité d'honneur: Victor

Malinsky. Ouvert 14h-18h en

semaine, 10h-12h30 et 15h-18h

les 29, 30 oct et 1er nov.

D. 13 nov, 15h-19h, galerie

Mondiaphoto (27 rue du

Vauxhall), photos et diaporamas

sur les buffets d’orgue de la

région.

Calonne-Ricouart

D. 23 oct, 9h-18h, gymnase

Youri-Gagarine, bourse exposition

multicollections. Expo sur le

thème les animaux, les monnaies,

timbres, etc.

Rés. 03 21 62 13 15

Camblain-Châtelain

Les 19 et 20 nov, salle Féréol

Belval, exposition sur le thème

« Villages d'Autrefois », la vie

d’autrefois.

Rens. 03 21 65 03 91

Carvin

Les 15 et 16 oct, 10h-18h, salle

Pascal, salon de scrapbooking.

Boutiques, ateliers, make and

take…

Blog : creascrapblog.canablog.com

sabinem62@wanadoo.fr

Boulogne-sur-Mer

Jusqu’au 15 oct, école munici-

Nov.

17

AN 2011

Date

limite:

pale d’Arts, espace Salvignol,

essentiellement évolutif. Issus

des fouilles récentes du Service

archéologique ou des réserves

du musée de Boulogne, des

objets en pierre, céramique,

bronze ou en os ont été choisis

et ont inspiré 12 artistes plasticiens.

Du lun au ven 9h30-12h et

14h30-18h. Sam 10h-11h30 et

14h-17h.

Rens. 03 21 32 26 27

ecole.arts@ville-boulogne-sur-mer.fr

Jusqu’au 18 nov, archives

municipales (11 rue de

Bertinghen), La Côte d’Opale

s’affiche. Plus de 50 affiches originales,

commerciales, événementielles

ou touristiques, vantant

la ville, ses industries, ses

fêtes et cérémonies. Ouvert du

lun au ven 8h30-12h et 13h30-

17h30 et dim 14h-18h.

Rens. 03 91 90 01 10

Bruay-la-Buissière

Du 3 au 13 oct, 10h-12h et 14h-

18h, médiathèque municipale, À

la découverte du Pain. Histoire

du pain et de l’agriculture, mais

aussi celles des civilisations et

des cultures.

Courrières

Du 15 au 19 oct, 14h-18h,

centre culturel, exposition

régionale par le Groupe Jules et

Émile Breton.

Rens. 03 21 76 25 84 (M. Kubatko)

Douchy-les-Mines

Du 1 er oct au 23 déc, galerie

de l’ancienne poste, Faites

comme chez vous, séquence

automne, le paysage dans la collection

du CRP Nord - Pas-de-

Calais.

Rens. 03 27 43 56 50

www.centre-photographie-npdc.fr

Dourges

D. 6 nov, salle des fêtes, mairie,

salon du commerce, de l’artisanat

et de la gastronomie. Plus

de 60 stands à découvrir. Salle

Briquet, forum des associations.

Rens. 03 21 69 87 07

Hardelot

Du 1er au 27 oct, galerie d’art

Joël-Dupuis, œuvres récentes de

Sylvie Dembront-Menuge.

Rens. 03 21 33 65 38

www.galeriedupuis.fr

Les 5 et 6 nov, Centenaire de

l'aéroplage Blériot, photographies

anciennes au poste de

secours sur la digue et présentation

de chars anciens au club des

Drakkars à la base nautique.

Rens. mairie 03 21 99 94 94

Les 12 et 13 nov, hôtel du

Parc, salon Festi-Créatif (mercerie,

tissu, cartonnage, perles,

peinture sur porcelaine, …

décoration de la maison, ateliers).

www.lesatelierspourprederose.com

Hesdin

Festival Hesdin Photo 2011.

Du 29 oct au 6 nov, salon des

photographes. Du 29 oct au 30

nov, expos Off. D. 13 nov,

bourse à la photo. D. 13 nov,

salon du livre Photo.

Règlement et inscription sur

www.salondesphotographes.fr

Lewarde

Du 10 au 16 oct, centre historique

minier, fête de la Science.

Les 17 et 18 nov, colloque Art

et territoire.

Rens. 03 27 95 82 82

www.chm-lewarde.com

Liévin

Du 3 au 14 oct, bibliothèque J.-

Duquesne/pôle nord, Chez

Miam, itinéraire d’une fourchette

édentée, carnet de bord

de Suzette, fourchette dans un

grand restaurant depuis 70

ans...

Rens. 03 21 45 67 55

www.bibliotheque.lievin.fr

Le Touquet

Du 10 au 13 nov, centre tennistique

Pierre-de-Coubertin, le

salon du Livre. Auteurs nationaux

et régionaux. Remises de

prix, cafés littéraires, tables

rondes, lectures interviews…

Lumbres

D. 27 nov, 10h-19h, salle Léo-

Lagrange, salon du livre. Table

ronde, lectures poétiques,

contes, dédicaces, expo, ateliers,

lecture pour enfants. Annie

Degroote, marraine du salon.

www.villedelumbres.fr

Mont-Saint-Eloi

D. 9 oct, 8h30-18h salle polyvalente

du stade au hameau

d'Écoivres, rencontre des collectionneurs

(timbres, cartes postales,

monnaies, capsules de

champagne, vieux papiers,

livres, ...)

Rens. 03 21 48 68 77

Montreuil-sur-Mer

Exposition permanente de la

citadelle Montreuil-sur-Mer au

cœur de la Grande Guerre.

L’arrivée du Grand Quartier

Agenda

Montreuil-sur-Mer

Les 20, 21, 22 et 23 octobre

Méli’Scènes 2011,

fête du théâtre en amateur

J. 20 octobre :

Au théâtre, 20h lever de rideau avec

Une paire de gifles par le Petit théâtre

de Montreuil. À 20h30 Batailles à tous

les étages par la Cie du Foier de

Berck.

V. 21 octobre :

Au théâtre, 19h Le défunt par

Mankabena Cie. À 19h30 Feu la mère

de Madame par Rue... mot, cour et

jardin. À 20h30 inauguration officielle

de la biennale. À 21h30 Trente ans…

Une vie de chameau par Nordine

Baraka.

S. 22 octobre :

- À la citadelle, rdv à 9h30 pour un parcours

déambulatoire théâtral avec Les

Sans talents (La mariée des marais), La

Chouette troupe de l'Aa (Joyeuses

condoléances), Les Artisans (Comment

te dire adieu), L'orange Bleue (La belle

fille et la laide vache), Les Fileuses

paresseuses (contes), la Fabrique à

l'Arsenal (La farce de Maitre Grobord).

- Au théâtre, 14h Velouté par la Cie du

Théâtre Errant.

- À la chapelle de l’orphelinat, 16h

Piplette'Show par les P'tits papiers. À

16h45 Médicalement vôtre par les

Copines d'abord.

- Au musée Rodière, après-midi jeune

public, 15h Lecture lututu par l'Orange

Bleue + goûter (attention jauge limitée

à 35 enfants).

- Au théâtre, 18h30, le Théâtre de

l'Oreiller à plumes. À 20h, L'inscription

par les Bassures de Bass.

- À la salle polyvalente du théâtre, 22h

soirée cabaret petites formes + buffet

avec les Artisans, le théâtre de la Casa et

Abdel Baraka.

D. 23 octobre :

- Au théâtre, 13h lecture des Femmes

en marche. À 14h30 Krock par les

Bocaiences. À 17h, clôture surprise des

festivaliers avec restitution de l'atelier

Les 20 ans de la biennale.

Tarif : 2 € / spectacle pour les plus de 16 ans.

Réservation : Centre de ressources régional

du théâtre en amateur 03 20 49 05 08

info@theatreamateur-npdc.org

Général de l’Empire britannique

(GHQ) en mars 1916 propulse la

paisible cité fortifiée au rang de

capitale militaire dans l’histoire

du premier conflit mondial.

Ouvert tous les jours sauf mar.

Fév, nov et déc 14h-17h ; mars,

avril et oct 10h-12h et 14h-17h ;

mai à sept 10h-12h et 14h-18h.

Rens. 03 21 86 90 83

Ruisseauville

D. 13 nov, 10h-19h, marché de

l’artisanat et des métiers d’art.

Coutellerie, verre soufflé, vitraux,

ferronnerie d'art, poteries céramiques,

mosaïque, créations

tissus éthiques et équitables,

bijoux uniques, meubles, …

Saint-Martin-Boulogne

Du 14 au 20 oct, centre G.-

Brassens, ensemble de productions

plastiques sur le thème du

contraste par l’atelier d'arts

plastiques Opale. Portes

ouvertes des ateliers d'artistes

les 14 et 15 oct, 14h 30-18h.

Saint-Omer

Jusqu’au 31 oct, le Cabaret, La

Commedia Dell’Arte, œuvres de

Freddy Dupas. Ouvert du jeu au

dim à partir de 11h, entrée libre

(rens. 03 21 95 96 56 ; 06 81 78

63 71). Expo également visible

au Laboratoire d'analyse médicale

Broutin/Santune/Everaere à

Longuenesse.

S. 29 (15h-18h) et D. 30 oct

(10h-18h), salle des sports

(avenue du G al de Gaulle),

exposition avicole. Animaux de

basse-cour et oiseaux de

volière.

Saint-Pol-sur-Ternoise

Jusqu’au 24 oct, musée

Danvin, peintures de Jean-Marie

Sauvage. Ouvert le lun 11h-13h,

les mer et sam 15h-18h, dim

11h-12h30 et 15h-18h.


Agenda retrouvez d’autres manifestations sur www.echo62.com

On y va?

Billy-Montigny, salon

Les 4, 5 et 6 nov, salle L.-Delfosse, salon du mineur et du

patois. Expositions, maquettes, le mineur et ses outils, animations,

concours scolaire, concours des commerçants et

spectacles patoisants. D. 6 nov, marché du Chti. Chanteurs,

auteurs, artistes, troupes de théâtre, écrivains, poètes, vente

de livres, CD, DVD.

Rens. 03 21 45 61 36. www.memoiredufond.fr

Du 2 oct au 27 nov, Tiot Loupiot, 10 ème ! salon d’éveil culturel.

Expositions, spectacles, lectures, ateliers dans 29 communes

du Pas-de-Calais. Pour les bébés et enfants jusque 6 ans.

Rens. Droit de Cité 03 21 49 21 21. www.droitdecite.com

Wimereux

Les 29 et 30 oct, 10h-19h,

salons des jardins de la baie

Saint-Jean, salon de la belle brocante

et des métiers d’art

(démonstrations de canneurs de

chaises, tapissiers, créateurs de

bijoux, restauration de meubles, …).

Rens. 03 21 83 27 17

ou wimereuxtourisme@gmail.com

Wingles

Du 8 au 12 oct, salle des

Baladins, exposition d’arts.

Wissant

D. 23 oct, 9h-18h, salle des

fêtes, foire aux livres et collections

(cartes postales, timbres,

monnaies, disques, …).

Rens. 03 21 82 32 71

Le 6 e son,

festival chanson

du 7 au 16 octobre

Liévin. V. 7 oct, 20h30, Arcen-ciel,

Carmen Maria Vega

+ Mell. S. 8 oct, 20h30,

Karimouche + Jeanne

Garraud. D. 9 oct, 17h,

Florent Marchet + Imbert

Imbert. Ma. 11 oct, 10h et

14h30, Nouvelles de mon

intérieur par Gilda &

Compagnie (jeune public).

Grenay. J. 13 oct, 14h30 salle

R.-Coutteure, Weepers Circus

à la récré (jeune public).

Sallaumines. S. 15 oct, 17h,

maison de l’Art et de la

Communication, Rodrigue +

From&Ziel.

Liévin. S. 15 oct, 20h30, Arcen-ciel,

Mademoiselle K +

Lussi in the sky. D. 16 oct,

17h, Clément Bertrand + Jean

Fauque, soirée hommage à

Allain Leprest.

Rens. Arc-en-ciel

03 21 44 85 10

www.arcenciel-liévin.fr

musique

Aire-sur-la-Lys

S. 15 oct, 20h15, espace Area,

l’Orchestre régional de flûtes

traversières. Œuvres de G.

Enesco, S. Burnette, C. Debussy,

M. de Falla, P. de Sarasate...

Rens. 03 21 39 78 78.

area.airelys@orange.fr

Arras

Le Pharos hors les murs ! S. 15

oct, 15 h, médiathèque

Verlaine, Les doigts écorchés

(petit roman sur la renaissance

du rock), lecture sonique par la

Cie Vies à Vies, pour les fans de

rock…

Auxi-le-Château

V. 18 nov, salle des fêtes, soirée

cabaret-jazz, avec le groupe

Jazz Xtet et l’Atelier des Voix.

Bapaume

V. 4 nov, 20h centre Isabelle-de-

Hainaut, Éric Morena.

Rens./rés. Nath’événements

03 21 00 95 95

Barlin

V. 14 (14h30 et 20h30). S. 15

(17h et 20h30). D. 16 oct (16h

et 19h), Zone Actigreen (bd

Wacheux) Pagliacci (opéra) par

la Cie Off.

Rés. mairie 03 21 63 14 50

Béthune

V. 7 oct, 20h45, le Poche, Alex

Beaupain. V. 14 oct, 20h45,

Billie + Mathilde Braure. V. 4

nov, 20h45, Damien Robitaille +

Delbi & The three fantastics. S.

12 nov, 20h30, Fabrikazik avec

Starvage, Apple Pie, Obiertas et

S. Libar. V. 18 nov, 20h45,

Rococo + Tremix. V. 25 nov,

20h45, L + SaSo.

Rens./rés 03 21 64 37 37

V. 7 (14h30). S. 8 (18h et 20h30).

D. 9 oct (15h et 17h30), place

du Gal de Gaulle, Pagliacci

(opéra) par la Cie Off.

Rés. Le Garage 03 21 62 20 11

J. 10 nov, 20h30, théâtre

municipal, Julien Doré. S. 26

nov, 20h30, Daphné.

Rens./rés 03 21 64 37 37

www.theatre-bethune.fr

Blangy-sur-Ternoise

S. 22 oct, 20h30, église St-

Gilles, Jean-Claude Gianadda.

Bruay-la-Buissière

V. 7 oct, 20h30 le Temple, Éric

Toulis duo. S. 8 oct, 20h30,

espace Grossemy, Juliette. V. 21

oct, 20h30, espace Grossemy,

Cyril Mokaiesh.

Rés. 03 59 41 34 00

Calais

V. 7 (20h30). S. 8 (19h30). D. 9

oct (17h) Le Channel, L’Idéal

Club par 26 000 couverts. V. 21

oct, 20h30, Michel Portal et

Bernard Lubat. D. 13 nov, 17h,

Sinyaya Kozha par la Cie de

l’Oiseau-mouche. Ma. 15 nov,

20h30, hommage à Nino Rota

par Richard Galliano, La strada

quintet. S. 26 nov, 20h30, bal

folk avec Les musiciens de Saint-

Julien.

Rés. 03 21 46 77 00

www.lechannel.org

V. 11 nov, 16h, église St-Pierre,

concert d’orgue par François

Lombard. D. 20 nov, 16h,

concert d’orgue par Marcus

Strümpe.

Rens. Amis de l’orgue de

Saint-Pierre de Calais 03 21 96 76 25

Grenay

V. 7 oct, 20h30, espace R.-

Coutteure, slam, Entre les lâches

et les héros, par Ami Karim. D.

16 oct, 16h, l’harmonie municipale.

Rens./rés. 03 21 45 69 50

Hénin-Beaumont

V. 4 nov, 20h, l’Escapade, Les

dessous d’une cantatrice (opéra)

par la Cie Mots en musique.

Rés. 03 21 20 06 48

Heuringhem

D. 30 oct, 15h, salle des fêtes,

spectacle chansignes et poésies

(chansons ou textes adaptés en

Langue des Signes Française) :

« Éclats de vie » avec Lise,

Gaëlle, Juliette, Anissa et

Karine, de l’association Lotus

(de Compiègne).

Rens. 06 84 11 61 34

dany.floret@wanadoo.fr

Lens

Ma. 29 nov, 20h30, centre A.-

Dumas, Les dessous d’une cantatrice

(opéra) par la Cie Mots en

musique.

Rés. 03 21 28 37 41

Liévin

V. 7 déc, 20 h 30, stade couvert,

Forever King of Pop, spectacle

hommage à Michaël Jackson.

Rés. Itaprod 03 21 26 83 98.

www.itaprod.net

Lillers

Ma. 18 oct, 20h, café musiques

l’Abattoir, Bruno Brel et Gaetan

Leclerc. Les 18 et 19 nov, Julos

Beaucarne.

Rens./rés. 03 21 64 07 65

www.abattoirlillers.fr

Lumbres

S. 15 oct, 20h, salle Léo-

Lagrange, la Lyre et harmonie

de Lumbres et l’Union musicale

de Dohem.

Outreau

S. 18 nov, 20h30 centre

Phénix, Immortelles par la Cie

On Off.

Rens./rés. 03 21 80 49 53

Polincove

S. 26 nov, 19h, salle des fêtes,

Ch’ti lirics, récital lyrico ch’tilisant.

Rens. 03 21 00 83 83

Robecq

S. 15 oct, 19h, église,

« Musicotonales » avec l’Union

musicale Mont-Bernenchon -

Robecq et l’harmonie de Merville.

Rens. 03 21 27 71 92

Sains-en-Gohelle

S. 22 oct, 19h, salle des fêtes,

bal avec Gohell's Country.

Saint-Omer

Les 21, 22, 23, 24 nov, salle

Vauban, Embrasser la lune

(opéra) par Le Fil rouge théâtre.

Dès 18 mois.

Rés. 03 21 38 55 24

Vieille-Église

V. 4 nov, 19h, salle des fêtes, Le

petit véhicule, fantaisie foraine

a capella, la Cie X-Filles.

Rens. 03 21 00 83 83

Saint-Omer

J. 27 oct, 20h, salle Vauban, Éric

Morena.

Rens./rés. Nath’événements

03 21 00 95 95

théâtre

Béthune

Du 12 au 20 oct, 20h (relâche

L’Écho du Pas-de-Calais n o 120

29

le 16), Comédie de Béthune, La

vie dans les plis.

Rens. 03 21 63 29 19

www.comediedebethune.org

Boulogne-sur-Mer

S. 8 oct, 20h30, théâtre

Monsigny, Chez Rictus par la Cie

Rollmops Théâtre. J. 20 (19h30).

V. 21 et S. 22 oct (20h30), au

Rollmops Théâtre, M me

Marguerite. S. 5 nov, 19h30,

salle cabaret, De la dope, du fric

et des putes.

www.rollmopstheatre.fr

Bruay-la-Buissière

V. 14 oct, 20h30 le Temple, Un

jour j’irai à Vancouver par

Rachid Bouali. Me. 19 oct,

20h30, Noir, Blanc, Rond par le

Théâtre T.

Rés. 03 59 41 34 00

Calais

Les 13 et 14 (20h30), 15 oct

(19h30), Le Channel, Jacques et

Mylène par la Troupe des 260

couverts. V. 11 (18h30) et S. 12

nov (21h), La mort des bois, lecture

par Anne Conti. V. 11

(20h30) et S. 12 nov (19h30),

Dans ma maison par la Cie de

l’Oiseau-mouche.

Rés. 03 21 46 77 00 - www.lechannel.org

Liévin

V. 21 oct, 18h30, bibliothèque

J.-Duquesne/pôle nord, La truite


30

L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

à la menthe par la Cie

L’Eygurande. Histoire en théâtre

et en chansons, et une vraie

recette qui se prépare en direct

(rés. obligatoire). J. 27 oct,

18h30, CCS Les Hauts de Liévin

(espace Bondeaux), Voyage

découverte au pays des sourds

par la Cie La Main Tatouée (rés.

conseillée). V. 28 oct, 18h, CAJ

Montgolfier, Mangas, contes et

haïkus par la Cie La Main

Tatouée.

Rens. 03 21 45 67 55

www.bibliotheque.lievin.fr

Loos-en-Gohelle

Les 18 et 21 oct (20h). Me. 19

(19h), Fabrique théâtrale,

Filaments par la Cie IKB. Danse,

théâtre.

Rés. 03 21 142 555.

www.culturecommune.fr

Outreau

V. 14 oct, 19h centre Phénix, Les

voies immobiles, cabaret poétique

avec Bénédicte Lefeuvre,

suivi d'un débat avec l’auteur.

Rens./rés. 03 21 80 49 53

Pihem

S. 22 (20h) et D. 23 oct (16h),

salle des fêtes, Sexy Flag, et

sketches en patois par la troupe

Les Boute En Train.

Rés. en mairie sam 8 oct de 9h à 12h

Sallaumines

J. 20 oct, 20h15, maison de l’Art

et de la Communication,

Comédie sur un quai de gare par

la Cie Anyone else but you. Les

8 et 9 nov, 20h15, Crime et châtiment

par la Cie TDC.

Rens. 03 21 67 00 67

humour

Calais

Du 10 au 27 novembre

The Beautiful Swamp Blues festival

• J. 10, 18h au Chatham, Little Devils & The Shuffle Blue Flames. À

21h au Bacchus, Old Billies.

• V. 11, 18h au Fas-Good/Icéo, Twin Twisters. À 21h au Bacchus,

The Serial Blues Killers.

• S. 12, 21h au Davydson, Backstage.

Du 17 nov au 7 déc, centre Gérard-Philipe, exposition Du Blues.

• J. 17, 21h à la Mauvaise Herbe, programmation en cours.

• V. 18, 20h au restaurant Les Dunes, Blues Eaters.

• S. 19, 21h, scène Vauban de Gravelines, Bulwark Blues Night.

avec Bob Brozman et Andy J. Forest.

• L. 21, 20h, Cité internationale de la dentelle et de la mode, The

Bad Kings Trio.

• Ma. 22, 18h30, médiathèque, The Bad Kings Trio.

• J. 24, 19h, Alhambra, The Bad Kings Trio.

• V. 25, 17h, au CCGP, Still. À 19h, Mike Sanchez, Big Daddy

Wilson, Jeff Zima.

• S. 26, 14h30 au CCGP, Loretta & The Bad Kings, Little Devils &

The Shuffle Blue Flames. À 19h, Larry Garner, Thorbjorn Risager,

Tia & The Patient Wolves.

• D. 27, 14h30, église Notre-Dame, The Flames Gospel Choir. À 17h

au Channel, Teddy Costa & The Thompsons. À 19h au CCGP,

Chicago Blues Festival, Jody Williams & Dave Alexander.

• Les 25, 26 et 27 au CCGP, aux interludes, Rag Mama Rag

• Les 25, 26 et 27, 22h-3h au Chatham, Still.

Rens. Centre culturel Gérard-Philipe 03 21 46 90 00

ccgp-calais@mairie-calais.fr

www.ccgp.calais.fr

Arques

S. 22 oct, 20h30, salle des fêtes,

La belle mère par Isabelle Parsy.

Rens. mairie 03 21 12 62 30

Frévent

S. 8 oct, 20h, salle des sports,

Mon violon s’appelle Raymond

par la Cie Elo et Kordian.

Rens. 03 21 03 01 10.

jeunesse.2crf@orange.fr

Loison-sous-Lens

V. 7 oct, 20h30, salle Cuvelier (rue

R.-Spas) Le Monde de mes Mots de

et par Jean-Claude Duquesnoit.

Rens./rés. 03 21 13 03 40 (Sabrina)

Ruminghem

S. 19 nov, 19h salle des fêtes,

Masque et Commedia, pseudo

conférence théâtrale, la Cie Joker.

Rens. 03 21 00 83 83

danse

Béthune

V. 21 oct, 20h30, théâtre municipal,

la Cie Blanca Li. S. 5

(20h30) et D. 6 nov (18h), la Cie

Carolyn Carlson CCN Roubaix.

Rens./rés 03 21 64 37 37

www.theatre-bethune.fr

Outreau

S. 29 oct, 20h30, centre Phénix,

Danse windows 3 par le centre

chorégraphique Roubaix Nord -

Pas-de-Calais.

Rens./rés. 03 21 80 49 53

conte

Auchel

V. 7 oct, 20h, l’Odéon, les vendredis

du conte : La compagnie

des sorcières par Lorette

Andersen.

Rens. 03 21 61 92 03

patois

Billy-Montigny

S. 15 (20h) et D. 16 oct (16h),

espace L.-Delfosse, Léon et

Gérard tout seuls à 2 de

Bertrand Cocq.

Rés. 03 21 20 17 85

06 32 74 87 24

Bruay-la-Buissière

J. 20 oct, 15h et 20h, cinéma les

Étoiles, Sins l’dire, par la Cie du

Reste Ici.

Rés. 03 21 01 75 25

Racquinghem

S. 29 oct, 20h, salle des fêtes J.-

Lefebvre, Divertich’mint in

patois par la troupe de Robert

Da Costa.

Vente des places

salle communale

les 22, 24, 26 et 28

ou sur place dès 19h

Saint-Pol-sur-Ternoise

J. 10 nov, 20h, salle des fêtes,

Léon et Gérard tout seuls à 2 de

B. Cocq.

Rés. OT 03 21 47 08 08

Wavrans-sur-l'Aa

S. 22 oct, 20h, salle polyvalente,

Ça n’ s’arringe pon avec

Sylvie and Co(q)s.

Rés. en prévente

(avant le 15 oct au 06 72 44 36 00)

ou le jour même

cirque

Calais

Les 18 et 19 oct, 20h30, Le

Channel, Petit mal par Race

horse company et Circo aereo.

S. 5 (19h30) et D. 6 nov (17h),

Ieto par la Cie Ieto.

Rés. 03 21 46 77 00

www.lechannel.org

jeune public

Aire-sur-la-Lys

Du 25 au 30 oct, espace Area,

« Petites formes pour petits

bouts ». Ma. 25 oct, 15h30,

Bises ou Bisous par la Cie du

Tapis Noir. Me. 26 oct, 15h30,

Raymond le Mouton par

Legrand. J. 27 oct, 15h30 et

17h, Ho Hisse ! par le Théâtre de

l’Aventure. V. 28 oct, 15h30 et

17h30, Nomade par la Cie la

Vache Bleue. D. 30 oct, 15h30,

Capelito le champignon

magique, ciné.

Rens. 03 21 39 78 78

www.ville-airesurlalys.fr

Arques

Du 19 au 26 nov, médiathèque

municipale, Les p’tites ficelles,

festival de la marionnette

(marionnettes objet, marionnettes

à taille humaine, marionnettes

à gaine).

Rens. 03 21 12 62 30

Calais

Les 23 et 30 (16h et 20h30). S.

26 (19h30) et D. 27 nov (16h),

Le Channel, Minifocus, 1 montreur

d’ours.

Rés. 03 21 46 77 00

www.lechannel.org

Grenay

Me. 19 oct, 16h, espace R.-

Coutteure, À fond la gomme !

par la Cie Tapis noir. Invitation à

découvrir le travail de Christian

Voltz, un des auteurs-illustrateurs

phares de la littérature

jeunesse actuelle.

Rens./rés. 03 21 45 69 50

Outreau

Me. 12 oct, 15h et 16h30,

centre Phénix, Home sweet

mômes par la cie A vrai dire.

Rens./rés. 03 21 80 49 53

Zutkerque

V. 21 oct, 18h30, salle des fêtes,

Casse-noisette, Tchaïkovski et

marionnette.

Rens. 03 21 00 83 83

nature,

randonnées

Randonnées pédestres commentées,

départ 14h, parcours de 8

km. Me. 5 oct, mairie d’Inghem.

Me. 19 oct, chemin des

Bruyères à Heuringhem.

Rens. 03 21 95 29 48

http://www.ccmorinie.fr

Sortie avec les guides nature de

l’Audomarois. D. 23 oct, 9h30,

marais du Romelaëre, rdv

grange nature à Clairmarais.

Rés. obligatoire 03 21 12 76 37

Sortie nature en Caps et Marais

d’Opale. D. 20 nov, Le royaume

des mycètes : sur les coteaux

d’Audrehem.

Rens./insc. 03 21 87 90 90

Sorties avec le CPIE Val d’Authie

d’Auxi-le-Château. S. 15 oct,

14h, la forêt couleur d’automne.

S. 22 oct, à partir de 9h, portes

ouvertes du CPIE. S. 29 oct, 20h,

« Jour de la nuit ». S. 19 nov,

14h, atelier nichoirs, gîtes et

mangeoires.

Rens./insc. CPIE 03 21 04 05 79

www.cpie-authie.org

Beuvry

D. 6 nov, marche découverte

nature avec la Godasse beuvrygeoise,

ouverte à tous. Parcours

9, 15 et 20 km. Insc. à partir de

7h30 (pour le 20 km). Départ

salle de sports du collège

Debeyre (face hôpital).

Rens. 06 75 83 68 55

Erny-Saint-Julien

S. 22 oct, randonnée. 2 parcours

: 5 ou 10 km. Départ 9h30.

Au retour : exposition + soupe.

Rens. OT canton de Fauquembergues

03 21 38 38 51

Vimy

Les D. 23 oct et 20 nov, sortie

« migration ». Rdv 9h mémorial

canadien.

Rens. 06 68 10 84 89.

Sorties sur

http://www.assonaturegohelle.net

conférences,

rencontres

Arras

L. 10 oct, 19h, librairie

Chapitre, café littéraire avec

Jakuta Alikavazovic et Martin

Page. L. 14 nov, 19h, Lind Lê.

www.escalesdeslettres.com

Béthune

Me. 12 oct, 19h, Quilit-Quilit,

café littéraire avec Jakuta

Alikavazovic et Martin Page.

Me. 16 nov, 19h, Lind Lê.

www.escalesdeslettres.com

Agenda

Bruay-la-Buissière

J. 13 oct, 18h30, cinéma les

Étoiles, Édouard Munch, l’œil

moderne 1900-1944 par Marie

Castelain.

Dainville

Me. 19 oct, 18h, hôtel de ville,

20 ème anniversaire de la fondation

de l’Université d’Artois par

Alain Lottin. Me. 16 nov, 18h,

Archives départementales,

Liturgie et Architecture par

Jean-Pierre Arrignon.

sports

Berck-sur-Mer

D. 6 nov, Open VTT Côte

d’Opale. Départ 12h30. Circuit

50 km, 20 km, jeunes.

Rens. 06 08 50 84 60.

Insc. en ligne sur

http://www.openvttcotedopale.fr

Montreuil-sur-Mer

D. 9 oct, la Frappadingue.

Course de 12 km avec de nombreux

obstacles. S. 8 oct, animations

sur la Grand’place,

spectacle de rue à 22h.

concours

« Ma Recette régionale et responsable

» concours de recettes

signé L’Œuf de nos villages,

ouvert à tous jusqu'au 31 oct

(date de clôture). Les recettes

proposées doivent être réalisées

à base d'œufs et de produits

locaux.

Règlement sur www.marecetteregionale.fr

Jusqu’au 31 déc (date de clôture)

« concours de nouvelles de

Saint-Pol-sur-Ternoise 2011 »,

ouvert à toute personne francophone.

Le thème, cette année,

est « jeunesse ».

Règlement sur www.saintpolsurternoise.fr

Concours de poésie par La Lyre

Fréventine. Thème : le bonheur.

Festival Tendances

du 15 au 19 novembre

Le Portel. L. 14 nov, Didier

Lockwood et Vincent

Segal.

Boulogne-sur-Mer. Ma. 15

nov, « Le Mâle entendu »

conte par Nancy Huston.

Boulogne-sur-Mer. Me. 16

nov, Liz McComb quartet.

Wimereux. J. 17 nov, Tigran

Hamasyan.

Boulogne-sur-Mer. V. 18

nov, You Sun Nah – Renaud

Garcia-Fons 5tet.

Saint-Martin-Boulogne. S.

19 nov, concert rencontre :

les plus grands musiciens

de jazz du moment se rencontrent.

Rens./rés.

03 21 30 40 33 et sur

www.festival-cotedopale.fr


Agenda retrouvez d’autres manifestations sur www.echo62.com L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 31

Poèmes à envoyer avant le 1 er février

2012, à M elle Janine Soyez, la Lyre

Fréventine, 62 rue du Gal de Gaulle –

62270 Frévent.

ateliers

Reclinghem

Les mar 18 et 25 oct, les mar 8, 15, 22

et 29 nov, mar 6 déc, 14h-17h salle de

la mairie, cycle d’ateliers du Bien Vieillir.

Programme : Atelier 1 «Bien dans son

corps, bien dans sa tête». Atelier 2 «Pas

de retraite pour la fourchette». Atelier 3

«Les 5 sens en éveil, gardez l’équilibre».

Atelier 4 «Faites de vieux os». Atelier 5

«Dormir quand on n’a plus 20 ans».

Atelier 6 «Le médicament, un produit pas

comme les autres». Atelier 7 «De bonnes

dents pour très longtemps»

Rens. association Aspas

03 21 24 61 28

divers

Dans le cadre des Portes ouvertes des

ateliers d’artistes les 14, 15 et 16

octobre : Billy-Berclau, les 15 et 16

oct, 14h-18h, centre culturel (rens. 03 21

37 53 16). Calais, les 14, 15 et 16 oct,

École d’art du Calaisis, « Le carton par le

fond ! ». atelier animé par l’illustrateur

Cap’tain Nico (rens. Ecole d’art du Calaisis

03 21 19 56 60). Les 14, 15 et 16 oct, La

Cour d’artistes (rens. 06 60 84 63 63).

Ecques. S. 15 oct expo d’œuvres 14h-

18h et D. 16 oct 10h-18h. 24 artistes

amateurs ou professionnels sous le collectif

du foyer rural d'Ecques. Marck. S.

15 (14h-18h) et D. 16 oct (10h-18h),

foyer de l’Âge d’or, peintres amateurs et

membres de l’atelier d’arts plastiques du

centre J.-Yves Cousteau. Tortequesne. V.

14 (14h-18h). S. 15 (10h-21h) et D. 16

(10h-18h), salle des fêtes, démonstration

d’artistes (peinture, mosaïques, photos,

bijoux, sculpture sur bois etc.)

Les 14, 15 et 16 oct Fête de la chicorée,

Chicorium délirium : 2011, la chicorée de

l’espace. Vieille-Église. V. 14 (dès 19h)

et D. 16 (dès 13h15) promenade-spectacle

(rés. conseillée avant le 12).

Nouvelle-Église. S. 15, circuit guidé en

car, départ 14h salle des fêtes (sur rés).

St-Folquin. S. 15, 19h30, salle des fêtes,

repas spectacle (sur rés). Nouvelle-

Église. D. 16, 10h30-18h, salle des fêtes,

expo la chicorée hier et aujourd’hui et

ateliers jeux pour enfants. Nouvelle-

Église. D. 16, 10h30-18h salle des fêtes,

présentation d’engins agricoles. St-

Omer-Capelle. D. 16, 10h30-18h salle

des fêtes, salon La chicorée ça se cuisine !

St-Omer-Capelle. D. 16, 10h, 14h et

16h30, salle des fêtes, cours de cuisine

(sur rés). Vieille-Église. D. 16, 10h30-

18h, salle de la garderie, peinture à la

chicorée. Vieille-Église. D. 16, 13h15-

20h centre, animations de rue.

Rens./rés. 03 21 00 83 83

www.tourismeaudruicq-oyeplage.fr

Visites guidées avec l’office de tourisme

de Lens-Liévin. D. 9 oct (15h). V. 11 nov

(14h30), Les champs de bataille de

l’Artois (circuit en autocar). Les S. 15

oct, 19 nov et D. 4 déc, 14h30, De la

Mine au Louvre-Lens (circuit en autocar).

S. 15 oct, 15h, Le Stade Couvert

Régional de Liévin. D. 6 nov, 14h30, Sur

les Pas des Polonais (circuit en autocar).

D. 13 nov, 14h30, Harnes 1914-1918 :

lecture d’une ville, circuit pédestre. Me.

23 nov, 15h, La Faculté des Sciences de

Jean Perrin, visite pédestre.

Rens/rés. 03 21 67 66 66

info@tourisme-lenslievin.fr

Salons du mariage : Tilques. D. 16 oct,

11h-19h, au Château. Liévin. Les 29 et

30 oct, 10h-19h, Arena stade couvert.

Animations musicales, shows coiffures,

défilés à 11h30, 15h et 17h30. Camiers.

S. 19 (14h-20h) et D. 20 nov (11h-19h),

salle polyvalente. Animations musicales,

shows coiffures, défilés sam à 19h, et dim

à 15h et 17h. Saint-Martin-au-Laert. S.

26 (14h-20h) et D. 27 nov (11h-19h),

salle des fêtes. Défilés sam à 19h, et dim

à 15h et 17h.

Plus d’infos sur www.festisalons.com

Saison culturelle intercommunale

d’Osartis : Quiéry-la-Motte. S. 15 oct,

20h30, salle J.-Brel, Les Polyamide Sisters,

Cie Les Fées railleuses (duo burlesque et

cirque de camping). Bellonne. V. 28 oct,

20h, salle des fêtes, Faux/Vrai (Rayez la

mention inutile), magie mentale + discussion

animée par Thierry Collet. Visen-Artois.

Les 5 et 6 nov, stage « Osez

Chanter », ouvert à tous (à partir de 14

ans). Vis-en-Artois. S. 19 nov, 20h, salle

polyvalente, Les Fouteurs de Joie, quintette

poétique et humoristique.

Spectacle en chansons. Fresnoy-en-

Gohelle. V. 25 nov, 19h30, salle des

fêtes, Moi, Petit Poucet par la Cie le

Théâtre de l’Embellie.

Rens. Perrine Blanchard,

communauté de communes Osartis

03 21 600 604

pblanchard@cc-osartis.com

Audruicq

S. 15 oct, visite guidée patrimoine À la

découverte du Pays de la chicorée.

Départ 14h de la place.

Rés. indispensable CPETI

03 21 00 83 83

Béthune

Cafés polyglottes : Me. 12 oct et 9 nov,

18h15, brasserie La Halle (tél. 03 21 56 44

89. lahalle.bethune@gmail.com). Me. 26

oct et 30 nov, 18h15, le Quilit-Quilit

(tél. 03 21 68 30 80. quilitquilit@wanadoo.fr)

Boulogne-sur-Mer

Les 19 et 20 nov, 10h-19h, quai

Gambetta, fête du Hareng. Dégustation

vente de harengs, animation musicale

par Laure Pascal et les Soleils boulonnais.

Calais

D. 27 nov, 12h-20h, salle du Minck, fête

du Hareng. Dégustation de harengs, animation

patoisante, expos de peintures et

de photographies à thème maritime,

démonstrations de matelotage…

Calonne-Ricouart

S. 15 (11h-19h) et D. 16 oct (10h-18

h30), salle Lary, parc Calonnix, salon

« Soupes et jardins » pour les amateurs

de soupes, de jardinage, de gestes écologiques,

de produits du terroir et de

saveurs authentiques. Nombreux

stands (lycée professionnel industriel

et économique de Barlin, Espace producteurs

et maraîchers, stands de produits

régionaux, d’associations, lycée

André-Malraux de Béthune).

Animations, jeux.

Rens. 03 21 52 65 71

Essars

D. 16 oct, 10h-18h, salle des fêtes (place

de la Mairie), salon des bières artisanales.

Nombreux stands, animations et restauration

sur place.

Étaples-sur-Mer

Les 12 et 13 nov, à partir de 10h, sur le

port, fête du Hareng roi. Dégustation

vente de harengs, animations musicales,

démonstrations de savoir-faire et d'artisanat

maritimes, festival de contes et lectures

de mer, soirée patoisante (le 12).

Fauquembergues

Du 13 au 16 oct, à énerlya, La fête de

la science. D. 16, 14h30-18h, le bois

dans tous ses états. Tout public. Du 3

oct au 2 nov, expos La construction

bois et Merci la forêt. Du 15 au 21

oct, La fête de l’énergie. S. 15, 14h30-

17h30, portes ouvertes de l’espace info

énergie. À 18h, conférence Gestion et

entretien des systèmes de chauffage.

Ma. 18, 18h30, conférence La construction

ossature bois. Les 21 et 22 oct,

10h-18h, les rendez-vous de l’écohabitat.

Rens. 03 21 95 99 25

http://www.enerlya.fr/

Hucqueliers

D. 16 oct, 10h-17h, grand’place, fête

du cheval boulonnais, animations

équestres, exposition, repas (sur rés. à

l’OT au 03 21 81 98 14 - lun 10 oct date

limite)

Le Portel

Les 5 et 6 nov, à partir de 12h, Fête du

hareng. Dégustation de harengs + animation

musicale.

Rens. OT 03 21 31 45 93

Louches

S. 22 oct, 15h-21h, cœur du village, foire

aux recettes d’automne sur le thème des

légumes. Marché fermier, bourse

échanges de recettes de cuisine, expositions

d’ustensiles et de manuels de cuisine,

animations de rue et balade gourmande.

Rens. OT Ardres 03 21 35 28 51

Maresquel

Les 15 et 16 oct, 10h-18h, Les jardins

d’Evéa, bulbes et plantations d’automne.

Et toujours la possibilité de visiter les 25

jardins à thèmes.

Rens. 03 21 81 38 88

www.lesjardinsdevea.fr

Région Béthune - Bruay

Visites-découvertes : tout au long de

l’année du beffroi de Béthune ; l’audioguide/Croque-patrimoine

; l’Unité d’art

sacré de Gosnay. Le quartier de la gare

(6 nov).

Visites insolites : l’Art Déco en scène

(15 oct), visite contée nocturne du

Stade-parc (28 oct).

« Sur les routes de l’Art Déco » : d’une

mairie à l’autre, l’empreinte de l’Art

Déco (23 oct) ; hommage aux années

folles (20 nov). Mahaut d’Artois, comtesse

et mécène (30 oct). Au détour d’un

manoir (16 oct). John Kipling et tant

d’autres (9 oct). Ateliers du patrimoine

(les 26 oct, 2 nov), les expositions

(oct-déc « Le Louvre à Béthune ».

Du 15 oct au 15 déc « 60 ans d’archéologie

sur Artois Comm. »).

Rens./rés. OT 03 21 52 50 00

www.tourisme-bethune-bruay.fr

Sainte-Catherine-lès-Arras

Ma. 1 er nov, 10h-18h, salle des sports,

foire aux disques et de la B.D.

Animations autour de la B.D.

Insc. 03 21 73 45 68

madmusic@hotmail.fr

www.sainte-catherine.fr

Ecques

le 29 octobre

Festival

d’Ecqu’ouvertes

Cette année, le rock est à l'honneur avec :

• le hard-rock de Spirit,

• le rock'n roll de Mister Jack

and the Red Cabs,

• Four Noise

• Frozen Time

Salle des fêtes à partir de 20h.

Tarifs : 5 € en prévente, 7 € sur place.

http://decqouvertes.free.fr


32

L’Écho du Pas-de-Calais n o 120 – Octobre-Novembre 2011

Leforest… Ville du Pas-de-

Calais et de la

Communauté de communes

d’Hénin-Carvin…

Proche de Douai. Ville autrefois

minière, qui doit son nom à la

grande forêt couvrant son territoire.

Historiquement, la terre

de Leforest a appartenu à la

famille du chevalier de

Tramerye… Terre érigée d’un

château féodal remplacé par un

château Renaissance en 1575,

mais disparu depuis sa démolition

par les Houillères en 1953.

Depuis quelques années déjà,

Leforest change pour devenir

une commune verte: base de

loisirs avec un beau plan d’eau;

sentier d’interprétation pédagogique

sur le terril pour découvrir

la faune et la flore; boucle

des Trois-Cavaliers, la 11 e des

25 boucles de la trame verte et

bleue du bassin minier (dépliant

disponible en mairie). Avec ses

22 kilomètres, celle-ci permet

de traverser six communes,

dont Leforest, mais attention

tout n’est pas encore balisé

notamment du côté d’Ostricourt.

L’itinéraire longe le canal de la

Deûle et passe à proximité du

à découvrir le château Blanche-Maison

hameau de Blanche-Maison où

était érigé le château Blanc

construit en 1724 par un certain

Desrazières. Dès la fin du XIX e ,

il est détruit par les membres de

la famille Royaux qui en sont

propriétaires parce qu’il gêne le

développement de leur tuilerie…

Non sans avoir été remplacé

par l’actuel château de

Maison-Blanche, bâti à partir

de 1888. Celui-ci est la propriété

de la Compagnie des

mines de l’Escarpelle avant

d’être racheté en 1980 par une

société HLM qui y a ouvert des

appartements. L’édifice existe

donc toujours et n’a pas été

trop dénaturé, conservant

même d’anciennes baies, vitrées

selon la technique du vitrail.

La brique rouge est le principal

matériau utilisé pour la

construction avec toutefois l’incorporation

d’une brique

blanche pour la réalisation de

motifs qui rompent la monotonie.

Le bâtiment en L est

encadré par trois tours: carrée,

ronde coiffée d’une toiture en

poivrière et polygonale.

De là, il est possible d’effectuer

une agréable promenade en

empruntant le chemin boisé qui

traverse le marais du Forest et

conduit au canal de la Deûle.

Longeant la berge (tourner à

gauche), l’on reviendra au

point de départ par la rue

Étienne-Dolet (tourner à

gauche à hauteur de la passerelle

qui enjambe le canal) qui

permet de voir quelques corons

Paysage

À Leforest

Le château des Royaux

Le château de Blanche-Maison est aujourd’hui occupé par des locataires… qui ne savent peut-être pas qu’ils ont été précédés par le maréchal Hindenburg en 1918 et d’autres soldats allemands qui y avaient

installé une kommandantur durant la seconde guerre mondiale.

Ça ne court pas

les rues

Par Bernard Queste

témoins du passé minier de la

ville.

Philippe Vincent-Chaissac

Odonyme, voilà un mot qui intrigue, interpelle. Et pourtant, on l’utilise

souvent plusieurs fois par jour. Il fait partie de notre quotidien.

Qu’est-ce que ça peut bien être ? Attention à ne pas tomber à côté

de la plaque… Ne cherchez pas plus longtemps, la réponse est peutêtre

sur le mur de votre habitation ou quelques maisons plus loin.

Un odonyme, c’est le nom commun que l’on donne aux noms propres

désignant une rue, une voie. Avec près de neuf cents communes,

ce sont des milliers et des milliers de rues, ruelles et impasses

qui maillent le département du Pas-de-Calais, plus de 73 000 au

total. Des voies qui portent pour certaines des noms… communs,

c’est-à-dire que l’on retrouve un peu partout. Du Moulin, de la

Mairie, de l’Église, du Château, de la Gare, des Écoles, Haute, Basse,

Neuve… elles rappellent la géographie ou l’évolution d’une commune.

Ou alors elles célèbrent la mémoire d’un personnage célèbre,

un ancien maire ou élu local, un président de la République, un

homme politique, une victime des guerres, un inventeur, un

artiste… Il est aussi des noms qui ne courent pas les rues car

empreints d’originalité et d’humour,

parfois involontairement

d’ailleurs. Ce

sont ces odonymes-là

que nous nous proposons

d’évoquer

dans une nouvelle

rubrique de l’Écho du

Pas-de-Calais.

Photos Philippe Vincent-Chaissac

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