Télécharger le rapport complet - Human Rights Watch

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Le personnel de la CPI peut également apporter son concours en attirant l’attention sur les

lacunes au niveau des capacités afin que le soutien des donateurs soit utilisé au mieux.

Par ailleurs, lors des missions prévues en Côte d’Ivoire en lien avec les activités de la CPI,

le personnel de la cour pourrait chercher des possibilités peu ou pas onéreuses d’offrir

aux autorités ivoiriennes des formations ou ateliers informels dans des domaines où des

faiblesses ont été identifiées, tels que la protection des témoins.

Renforcer les contacts diplomatiques privés et publics

À travers des contacts diplomatiques privés et publics, les partenaires internationaux de la

Côte d’Ivoire ont un rôle important à jouer en encourageant l’instauration d’un climat

politique qui favorise l’indépendance et l’impartialité de la justice. Plusieurs diplomates et

responsables de l’ONU ont déclaré à Human Rights Watch qu’ils entretenaient

régulièrement des contacts diplomatiques privés sur ces questions, ce qui est important.

Néanmoins, compte tenu de l’absence de progrès enregistrés à ce jour vers l’avènement

d’une justice impartiale, les bailleurs de fonds devraient, par le biais de leurs déclarations

privées et publiques, exercer une pression croissante sur le gouvernement afin que ce

dernier remédie aux obstacles qui entravent les enquêtes, les poursuites et les procès

crédibles et impartiaux, entre autres dans les domaines identifiés dans le présent rapport.

Une action concertée visant à aider le gouvernement Ouattara à mettre fin à l’impunité et

aux dissensions qui ont marqué l’ère Gbagbo peut contribuer à éviter la récurrence de

violences à grande échelle. Les partenaires internationaux de la Côte d’Ivoire devraient

aussi continuer à insister auprès du gouvernement sur le besoin d’honorer son obligation

de coopérer avec la CPI dans le cadre des dossiers que celle-ci traite actuellement—entre

autres l’affaire Simone Gbagbo—et des enquêtes en cours.

La Cour pénale internationale

En dépit des nombreuses preuves de crimes commis par les forces pro-Ouattara et

relevant de la compétence de la CPI, la cour a uniquement rendu publics les mandats

d’arrêt visant l’ex-président et son épouse, Simone. Ceci reflète la décision du Bureau du

Procureur de suivre une approche « séquentielle »—à savoir qu’il mènera à terme son

enquête sur le camp Gbagbo avant d’engager une procédure visant les forces pro-Ouattara.

Le BdP a indiqué à maintes reprises que son enquête était impartiale et toujours en cours.

Cependant, alors que le temps s’écoule sans qu’aucune action ne soit menée à l’encontre

11 HUMAN RIGHTS WATCH | AVRIL 2013

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