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L’art défi e

la crise

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT

n°179

AVRIL 2009

herault.fr

10 /

UNION POUR

LE LIDO

DE CARNON

30 /

FAUT-IL INTERDIRE

D’INTERDIRE ?

42 /

LES NEZ

HÉRAULTAIS


TOUS UNIS POUR LE LIDO 10

LE PLAN VIDOURLE EN QUESTION 20

C’EST LE PLUS GROS DES BATEAUX 33

LES AILES DU LARZAC 34

1 000, rue d’Alco 34087 Montpellier. Tél. : 04 67 67 63 68. Fax : 04 67 67 72 71.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Pierre Maurel. DIRECTRICE DE LA COMMUNICATION :

Florence Combes-Boulard. RÉDACTEUR EN CHEF : Vincent Girard. RÉDACTION : Claire

Vincent, Jean-David Bol, Valérie Pérez et Agence JAM. COUVERTURE : le spectacle de

Bartabas, en juin au Domaine d’O. PHOTO : Jean-David Bol (18,19) ; Cathy Agrinier

(2, 04, 11, 13, 20, 21, 23, 25, 39) ; Olivier Mas (2, 05, 09,10, 17, 22, 24, 25, 26,

27, 28, 29, 30, 32, 34, 36, 37) ; Christophe Cambon (14, 23, 25, 28, 42) ; Fish’eye

(2, 29, 33, 35, 48) ; O’Sughrue (2) ; M. Rousseau (15) ; P. Fadat (36) ; JM.

Cougrand (47) ; Hérault Sport (40) ; Évelyne Malafosse (23) ; DR (05, 06, 15, 30, 41, 43, 45, 46, 47).

PHOTOTHÈQUE : Danièle Iacoponelli. INFOGRAPHIES : Aline Lugand. DESSIN : Aurel. CRÉATION : Lowe Stratéus.

MISE EN PAGE ET PHOTOGRAVURE : Atelier Six. IMPRIMERIE : Imaye Graphic. Imprimé sur du papier 100%

recyclé. DISTRIBUTION : La Poste - Médiapost. CONTRÔLE DE DIFFUSION : Feedback. ISSN : 1155-1259.

LA ROGER-PINGEON 41

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SOMMAIRE 03

4 ENTRETIEN

6 L’INVITÉ Mona Ozouf

8 DES CHIFFRES ET DES MOTS

9 L’HÉRAULT

EN MOUVEMENT

10 AGIR POUR DEMAIN Lido de Carnon : on continue !

12 ACTIONS La prévention spécialisée

14 EN BREF

16 LES CLEFS POUR COMPRENDRE

Pourquoi a-t-on créé des Départements ?

17 ÉLUS SUR

LE TERRAIN

18 UN ÉLU/UN CANTON Jean-Noël Badenas / Capestang

20 L’ACTION EN IMAGES Un plan Vidourle, pour quoi faire ?

22 RENCONTRES Jacques Atlan

24 C’EST VOTÉ La déviation de Bédarieux

27 CARTE EN MAIN Hérault-Méditerranée

28 FACE-À-FACE Ils préparent vos balades vertes

30 CELA FAIT DÉBAT Faut-il interdire d’interdire ?

31 EXPRESSION LIBRE

32 CONSEILLERS JUNIORS

33 GENS D’HÉRAULT

34 PORTFOLIO Philippe Rignault, fauconnier

36 ILS AGISSENT À Aniane

38 AVENTURE CITOYENNE Pr Lamarque

40 AVENTURES COLLECTIVES La Roger Pingeon

42 AVENTURE SINGULIÈRE Les nez de l’Hérault

44 QUESTION DU NET Faut-il continuer de fi nancer

la culture en temps de crise ?

45 SORTIR

48 LES BONS PLANS

N°179 – AVRIL 2009

LE MOIS

PROCHAIN

DANS VOTRE

MAGAZINE

Num’Hér@ult : les

premiers foyers

connectés au haut

débit. Une agence

immobilière à vocation

sociale. Le sauvetage

de la barque de

Brassens. Les chevriers

de l’Hérault : tous unis

pour le bon fromage !

VOTRE

CANTON

DANS CE NUMÉRO

Agde pages 17, 27, 33 et

44, Aniane pages 36 et 42,

Bédarieux pages 8, 24 25 et

47, Béziers pages 5, 13, 14 et

23, Capestang pages 18, 19

et 48, Castries pages 23, 44

45 et 46, Le Caylar pages 34

et 35, Claret pages 45, 46 et

47, Clermont-l’Hérault pages

29 et 48, Florensac page 27,

Frontignan pages 32 et 48,

Ganges pages 8 et 28, Gignac

pages 8, 15, 32 et 40, Lattes

pages 8 et 15, Lodève page

8, Lunel pages 13, 20, 21 et

47, Les Matelles pages 26,

45, 47 et 48, Mauguio pages

10, 46 et 48, Mèze pages 13

et 48, Montagnac page 27,

Montpellier pages 4, 7, 12,

13, 14, 15, 23, 25, 30, 32, 38,

43, 44, 46,47 et 48, Olargues

pages 8 et 45, Olonzac page

8, Pézenas pages 27 et 43,

Saint-Gervais-sur-Mare page

8, Saint-Pons-de-Thomières

page 32, Sète pages 22 et 46.

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04 ENTRETIEN

« On a besoin de la culture

en temps de crise »

Deux acteurs de la presse culturelle héraultaise, Michèle Solans et Stéphane Jurand,

interrogent André Vezinhet sur les projets artistiques du Département.

vue l’objectif : la satisfaction

du public. Vous savez, rien ne

me donne plus de plaisir que

de permettre l’acte culturel et

de voir ensuite le bonheur des

gens qui y assistent. Certes, si je

voulais être populaire, je dirais

qu’il faut baisser le soutien aux

arts pour faire des économies.

Au contraire, je pense qu’on a

encore plus besoin de la culture

en temps de crise.

« J’AIME VOIR LE BONHEUR des gens qui assistent à un spectacle. » André Vezinhet.

SJ : Pour piloter cet Epic, vous

avez recruté Christopher

Crimes qui a dirigé nombre de

Stéphane Jurand : À Montpellier, vous avez décidé lieux culturels en France. Quelle mission a-t-il ?

de transformer le Domaine d’O en Epic, Etablissement AV : Nous attendons de lui des idées nouvelles. Partout

public à caractère industriel et commercial.

où il est passé, il a fait naître des projets originaux. Il

Avec quel objectif ?

est très intéressé, par exemple, par le rapprochement

André Vezinhet : C’est le résultat d’une évolution. de la culture et de la science et il compte appliquer les

Depuis l’acquisition du domaine par Gérard Saumade principes du développement durable à la politique

pour y accueillir le Printemps des comédiens, nous culturelle. Sur ces approches novatrices, il s’agit de

avons fait beaucoup : restaules jardins, construit faire du domaine d’O un lieu de référence au niveau

un amphithéâtre de plein air de 1 800 places, créé un

théâtre dans le chai du domaine. Et nous en sommes

national et européen.

à six événements culturels majeurs, de Saperlipopette Michèle Solans : Cela fait rêver ! Mais cela renforce

aux Nuits d’O, en passant par Arabesques. Nous avions le sentiment d’un grand déséquilibre culturel entre

un problème de cohérence entre tous ces éléments. Montpellier et l’ouest du Département.

L’Epic va réunifi er l’ensemble, toujours sans perdre de AV : Il y a quelques années, je vous aurai dit : « C’est

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


MAGAZINE OLÉ. Bimensuel. Créé

en 1990. Diffusion : Aude, Hérault.

N°179 – AVRIL 2009

MICHÈLE SOLANS, directrice de

la publication d’Olé.

vrai ». C’est pour cela que nous avons créé le théâtre

SortieOuest, au domaine départemental de Bayssan, à

Béziers. C’est un équipement fort qui, j’espère, contribue

à rompre avec l’image de désert culturel.

MS : Vous aviez un projet plus global à Bayssan avec

un lycée, un technopôle. Projet compromis du fait de

la proximité d’une carrière qui a reçu l’autorisation de

s’étendre… et les nuisances avec. Reste lele culturel,

quel est son avenir ?

AV : Le maire de Béziers a autorisé l’extension de la

carrière, c’est fort dommage. Nous verrons si cette

extension se réalise effectivement. Le Conseil général

ne peut pas se lancer dans de grands investissements

avec ce risque. Mais il n’est aucunement question

de baisser la garde sur la politique culturelle dans le

Biterrois. Nous avons fait naître SortieOuest sous une

forme originale, un « théâtre de toile et de bois », qui

devait avoir un caractère éphémère. Le projet était de

construire à terme un lieu en dur. Et puis, une atmosphère

est née de ces chapiteaux colorés, un public

fi dèle s’est formé. On ne veut pas casser cette magie.

MS : L’effort d’investissement que vous avez fait à

SortieOuest ne se fait-il pas au détriment du soutien

aux compagnies locales ?

AV : Non, les deux démarches m’intéressent. Je crois à

la nécessité d’avoir des « navires amiraux » qui entraî-

STÉPHANE JURAND, directeur de

la publication de L’Art vues.

LE MOIS DERNIER

05

MAGAZINE L’ART VUES.

Bimestriel. Diffusion régionale.

nent un territoire dans une dynamique. Ensuite, nous

avons quatre agences culturelles délocalisées qui sont

en contact avec les compagnies et qui les soutiennent

sur projets. L’ensemble doit nécessairement tenir dans

l’enveloppe budgétaire dédiée à la culture, compétence

non obligatoire du Conseil général : 15 millions d’euros.

Je précise que si les avis de la commission Balladur sont

suivis, avec le risque de suppression de la clause de

« compétence générale », le Département pourrait être,

demain, interdit de soutien à la culture sur son territoire.

Le 26 février André Vezinhet a convié

la presse pour la visite d’un chantier

exceptionnel : celui du bâtiment

Pierresvives, à Montpellier. Jusqu’à 300

personnes travailleront simultanément

sur cet ouvrage. Livraison dans deux ans.

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06 L’INVITÉ

MONA OZOUF

“Réconcilier religion,

école et culture”

ELEVÉE EN LANGUE BRETONNE PAR DES PARENTS INSTITUTEURS, Mona Ozouf,

agrégée de philosophie et directrice de recherche au CNRS, consacre l’essentiel

de ses recherches à l’école publique et à la Révolution française.

Gallimard vient de publier son tout

dernier ouvrage. Avec Composition

française : retour sur une enfance

bretonne, Mona Ozouf revisite les

travaux qu’elle a consacrés tout au

long de sa vie à l’école publique, à

la Révolution française, au sort des

femmes, ou encore à la littérature.

Des thèmes qui, si variés soient-ils,

renvoient tous à ce qui fait l’identité

de la France. Elle tente ici d’en

donner un éclairage à la fois historique

et philosophique.

La culture et la langue bretonne

ont marqué votre enfance. Quel a

été votre itinéraire ?

— J’ai grandi dans une famille

militante de la langue bretonne, où

tout parlait de l’appartenance à la

Bretagne et dans un village fendu

en deux par la guerre scolaire, où

chaque camp, le laïc comme le

religieux, avait son épicier, son médecin

! L’école, en désaccord avec

la maison, prônait l’universalité

républicaine et professait l’indifférence

aux identités locales. L’Église,

de son côté, enseignait une foi en

opposition à celle de l’école et celle

de la maison. Ainsi, entre école,

maison et église, j’ai navigué pendant

mon enfance entre ces trois

lots de croyances confl ictuelles.

Vous avez donc dû « composer »

pour comprendre et essayer de

vivre en cohérence avec ces singularités.

C’est là le thème principal

de votre ouvrage ?

— Oui, le titre, Composition française,

fait référence aux singularités

dont la France s’est lentement

composée. L’essentiel est de

comprendre pourquoi la France

a eu tant de diffi cultés à intégrer

les particularismes dont elle est

tissée. Comment expliquer cette

crispation à l’égard des identités

locales et des langues minoritaires

qui la constituent ? Cette tension

entre l’universel, l’esprit national,

et le particulier ? Une telle question

oblige à retraverser toute l’Histoire

de notre pays !

Votre approche est à la fois historique

et philosophique. Comment,

de philosophe, en êtes-vous

venue à vous intéresser à l’Histoire,

et pourquoi particulièrement

à l’école publique ?

— J’ai toujours balancé entre les

deux disciplines. J’ai choisi la philosophie

pour le bonheur d’enseigner.

En revanche, la recherche en

Histoire m’intéressait davantage,

et ce sont des livres d’Histoire que

j’ai voulu écrire. Ma rencontre avec

de jeunes historiens, devenus mes

amis, a aussi beaucoup compté

dans ce choix.

Peut-on dire que ce livre est un

ouvrage personnel ?

— Ce n’est pas un livre autobiographique,

au sens où les émotions et

les passions n’y ont pas leur place.

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


Mais il y a l’itinéraire de mon enfance,

ma formation intellectuelle

et la place qu’elle a prise dans ma

réfl exion sur l’opposition, toujours

actuelle, entre un républicanisme

attaché à l’universel et des particularismes

souvent jugés comme

rétrogrades. Ces questions traversent

le temps et l’histoire de notre

pays, et c’est peut-être là ce qui fait

sa spécifi cité.

Mona Ozouf : Composition française : retour sur

une enfance bretonne. Gallimard, 17,50 €.

N°179 – AVRIL 2009

« Ma réflexion, à

la fois de philosophe

et d’historienne, aborde

dans l’ensemble de mes

ouvrages la question de

l’identité française.»

Mona Ozouf

ACTUALITÉ

Mona Ozouf est l’invitée de Sauramps

à Montpellier le jeudi 23 avril.

C’EST DANS LE CADRE DE LA SOIRÉE

RABELAIS organisée par la librairie

Sauramps à Montpellier que Mona

Ozouf vient présenter son dernier

ouvrage : Composition française :

retour sur une enfance bretonne.

A 20 h 30 à la salle Rabelais, la

philosophe abordera les questions

de l’universalisme républicain et

des particularismes bretons qui

ont marqué son enfance. En faisant

revivre les croyances disparates

et antagonistes de la maison, de

l’école et de l’Église, elle évoque des

questions qui restent d’actualité.

Pourquoi la France se montret-elle

aussi rétive à accepter une

pluralité souvent ressentie comme

une menace ? Comment combiner

les attachements particuliers

et l’exigence de l’universel ? En

d’autres termes, comment vivre

heureusement la « composition

française » ?

Entrée libre.

Pour en savoir plus : 04 67 06 78 80.

www.herault.fr


08 DES CHIFFRES ET DES MOTS

17 000

HÉRAULTAIS ONT SIGNÉ

la pétition « Je soutiens mon

Département et je le dis »,

en écho aux travaux

de la commission

Balladur.

6 000

POSTES INFORMATIQUES

équipent les collèges, grâce

au Département.

Soit un poste pour sept

élèves, contre quinze

auparavant.

BIEN !

DIX COMMUNES ACTUELLEMENT

EN ZONE BLANCHE DE TÉLÉPHONIE

MOBILE VONT ÊTRE COUVERTES DANS

LE COURANT DE L’ANNÉE. Il s’agit

de : Aumelas, Camplong,

Félines-Minervois, Lavalette,

Les Plans, Prémian, Sault-de-

Vezolles, Romiguières, Rosis

et Saint-Pierre-de-la-Fage.

Le Département pilote et

fi nance les travaux qui feront

l’objet d’aides de la Région,

de l’Europe et des opérateurs

de téléphonie mobile.

JOB

TU AS ENTRE 18 ET 25 ANS ET TU CHERCHES UN EMPLOI ? Rendezvous

le 30 avril, de 16 h à 20 h au palais des sports de Lattes

et rencontre des entreprises avec Facenergie Sport.

Inscriptions : Face Hérault - 04 99 23 17 69.

SOS

SAUVER UNE VIE EST PARFOIS QUESTION DE SECONDES. Chaque

année en France, 35 000 personnes décèdent à la suite d’un arrêt

cardiaque. Utilisé en temps voulu, un défi brillateur permettrait de

sauver la vie de 30 % à 40 % de ces personnes. C’est pourquoi Hérault

Sport a fait l’acquisition de six défi brillateurs, afi n de les mettre

à disposition du mouvement sportif héraultais, dans le cadre de

l’organisation de manifestations de terrain. Les agents d’Hérault Sport

et les responsables sportifs du département ont été formés par la

Croix-Rouge à leur utilisation. Cette opération a été cofi nancée par la

direction régionale et départementale de la Jeunesse et des Sports.

Hérault Sport : 04 67 54 82 00 - www.heraultsport.fr

PAS BIEN !

SUR LE LITTORAL, LA SURPOPULATION

DE GOÉLANDS LEUCOPHÉES NUIT

AUX AUTRES OISEAUX. Afi n de

rétablir un équilibre entre

espèces, le Syndicat mixte

des étangs littoraux (Siel)

mène une opération de

régulation, visant à diminuer

la prolifération du goéland

leucophée, ainsi qu’à favoriser

la nidifi cation et la présence

durable d’autres espèces.

Opération soutenue par le

Département.

60

LOGEMENTS SOCIAUX

prévus à Ganges, au lieu-dit

« La France ».

Ils seront réalisés par

Hérault Habitat.

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


L’HÉRAULT EN

MOUVEMENT

Des actions concrètes, des sujets d’actualité, des éclairages différents

sur un problème à résoudre , des chantiers en cours, des acteurs de terrain,

des questions que vous vous posez.

10 AGIR POUR DEMAIN Lido de Carnon : on

continue !

12 ACTIONS La prévention spécialisée

14 EN BREF

16 LES CLEFS Pourquoi a-t-on créé

des départements ?

ZOOM

09

En voiture Josette ! Mais

pas sans son autocollant 34

« Tous Hérault » ! A dr. son mari

Jean-Claude et Régine, une

amie. Demandez votre « 34 »

sur herault.fr ou

au 04 67 20 40 23


10 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

LIRE À LA MER 2008, une opération reconduite cette année en juillet-août.

Petit-Travers deviendra

Grand. Mais comment ?

L’an dernier, les plages du Petit

et du Grand-Travers ont retrouvé

leur jeunesse. Grâce au réensablement,

elles ont gagné en largeur 40 mètres

de sable fi n. Et maintenant ?

Le projet d’aménagement du Lido s’inscrit dans le plan

de développement et d’aménagement durable du littoral

Languedoc-Roussillon. Un projet fédérateur - où l’on

se serre les coudes ! - qui fait l’objet d’une charte signée

en janvier 2006 par l’État, le Département, les communes

de Mauguio et La Grande-Motte, et le Conservatoire du

littoral, propriétaire du site.

Tous forment le « Comité de pilotage ». Celui-ci défi nit

les phases du projet et s’intéresse au site, au-dede

la plage et de ses modalités de desserte, en respectant

les impératifs de préservation écologique et paysagère

mais aussi les principes d’ouverture au public.

Des centaines d’emplois

« Nous sommes devant une zone d’intérêt patrimonial,

avec le système dunaire le mieux conservé du littoral.

Nous traitons de questions de préservation et nous

créons aussi du développement : des centaines d’emplois

induits par les activités liées à la plage, emplois fi xes et

saisonniers sur l’ensemble du littoral départemental »,

explique la présidente du comité de pilotage, Monique

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


Qui fait partie du groupe

de projets ?

Il rassemble les associations

de défense de l’environnement

(Grande-Motte

environnement, Carnon

environnement, Clape-LR

et Capnubam), les associations

de commerçants et

de plagistes, mais encore

Pétard, vice-présidente déléguée à l’environnement et

à l’Agenda 21.

De nouveaux aménagements sont prévus d’ici cet été, notamment

pour sécuriser l’accès aux plages et permettre

aux usagers de se garer plus facilement. Montant total :

4 M€. « L’aire gratuite de 517 places devrait résoudre le problème

du stationnement anarchique de Carnon-Est, espère

Yvon Bourrel, maire de Mauguio-Carnon. Un couloir de circulation

sera réservé aux vélos et piétons et la RD 59 sera

en sens unique du Petit au Grand-Travers. Il y aura aussi des

parcs à vélos et un poste de secours supplémentaires.

Brainstorming

Pour assister le comité de pilotage dans sa démarche, les

associations et les professionnels du littoral ont reçu la

proposition de se constituer en groupe de projets (cf. encadré).

« L’an dernier, le programme a soulevé beaucoup

d’inquiétudes. Et c’est bien qu’aujourd’hui on ait repris,

depuis le début, les phases de négociation et de concertation

», confi e Stéphan Rossignol, maire de La Grande-

Motte. Que les afi cionados du farniente se rassurent...

leur plage est entre de bonnes mains.

plus d’infos herault.fr

N°179 – AVRIL 2009

AGIR POUR DEMAIN 11

« Pour conserver la plage au mieux,

il faut qu’elle soit utilisée par les gens »

Jean-Claude Armand, délégué Languedoc-Roussillon du Conservatoire du littoral

les pratiquants de kitesurf,

Sauvons la plage libre,

l’Association des paralysés

de France, très vigilante

sur les modes d’accès

à la plage.

Comment le groupe de

projets travaille-t-il avec

le comité de pilotage ?

Il m’incombe d’être la

cheville ouvrière de cette

réfl exion menée entre

les deux ensembles. Le

groupe de projets se réunit

depuis décembre 2008,

à raison d’une fois par

mois, et ses représentants

élaborent des scénarios

de projets que le comité

de pilotage aura à valider.

Quelle est la meilleure

façon de protéger nos

plages ?

Il faut qu’elle soit utilisée

par les gens. Car la légitimité

de l’aménagement

et de la conservation, c’est

l’ouverture au public. Il

est hors de question de

sanctuariser.

www.herault.fr


12 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

APS 34 : une main tendue

aux jeunes des cités

LES ÉDUCATEURS DE L’ASSOCIATION DE

PRÉVENTION spécialisée de l’Hérault

mènent un travail de proximité auprès

des jeunes les plus marginalisés.

Ils sillonnent le quartier Cévennes/Petit-Bard/Pergola, à

la rencontre de jeunes en voie d’exclusion : Miniare, Hamid

et Yann travaillent comme éducateurs « de rue » au

sein de l’APS 34, une association créée en 2006 et autorisée

par le Département pour faire de la prévention spécialisée

en zones « sensibles »*. Mener ces ados « vers

l’autonomie, la socialisation et l’insertion » : si leur objectif

ne s’éloigne pas d’une démarche éducative classique,

ils s’en démarquent par une pratique qui sort d’un cadre

institutionnel. « Nous effectuons d’abord un diagnostic

de terrain pour adapter nos actions aux problèmes du

quartier, relate Sandrine Houel, chef de service. Ensuite,

tout est basé sur la confi ance. Jamais sur une décision

administrative ou judiciaire. » De là découle un autre

principe : « Chaque jeune est libre d’accepter ou de refuser

la relation éducative. Il sait aussi que par respect de

l’anonymat, nous ne gardons aucun dossier sur lui. »

Passer le relais

Concrètement ? Le projet vise ici les 10-25 ans « en errance

institutionnelle, en diffi cultés scolaires, d’insertion

professionnelle, de santé... ». Là où ils vivent, sur

les plateaux sportifs, les marchés, près des écoles, ces

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


éducateurs spécialisés assurent une présence régulière,

aux moments les plus appropriés.

« Être là à 21 h, dans la cage d’escalier, simplement pour

leur demander comment s’est passée la journée, ça délie

les langues », résume Hamid. Ce travail de rue sert ainsi

« de levier vers un accompagnement individualisé sur

tous les aspects du quotidien, pour valoriser leurs capacités

à être et à faire ». Voire à des actions collectives :

« il s’agit de leur faciliter l’accès à un équipement, une

activité dont ils se sont exclus par un comportement dérangeant.

Avec, par exemple, l’organisation de mercredis

sportifs au gymnase du Petit-Bard, dont ils ont fi xé euxmêmes

le règlement intérieur », explique Miniare.

S’y ajoutent des initiatives de développement local

auprès des habitants pour impulser une dynamique :

l’équipe a ainsi aidé un groupe de femmes à s’occuper

d’elles pour mieux réinvestir des relations avec leurs

enfants. « Notre but, conclue Yann, est de passer le relais

à nos partenaires : missions locales, maisons pour

tous… Arriver à ce qu’un jeune en diffi culté demande à

être accompagné par une structure traditionnelle reste

un travail de longue haleine. »

*Elle intervient à ce jour sur quatre autres secteurs.

VRAI / FAUX

VRAI

La prévention spécialisée

bénéfi cie

d’un cadre juridique.

Reposant sur différents

textes réglementaires

(dont le premier remonte

au 13 mai 1963), la

prévention spécialisée

fait partie des compétences

transférées aux

Départements depuis la

décentralisation, en

1983. Elle s’inscrit dans

N°179 – AVRIL 2009

le dispositif d’aide sociale à

l’enfance du Conseil général

et plus largement dans ses

politiques sociales, urbaines,

économiques et

culturelles.

FAUX

Elle consiste uniquement

à prévenir la

délinquance.

La prévention spécialisée

concerne aussi la prévention

des inadaptations

ACTIONS 13

« Une perspective d’accès

à la formation et à l’emploi »

Mercedes Galindo

Animatrice en environnement urbain à l’Apieu*

Montpellier-Mèze

Quelles sont vos relations

avec l’APS 34 ?

Nos missions étant

complémentaires, nous

travaillons fréquemment

avec ses éducateurs

pour agir de façon

plus concrète. Ils nous

servent de lien pour mobiliser

les jeunes autour

de nos animations,

sociales, des conduites à

risques et des problèmes

de maltraitance (en 2007,

2 700 enfants en danger

ont été signalés dans

l’Hérault). D’où la volonté

du Département de

développer ce dispositif

à raison de deux à trois

équipes supplémentaires

par an : les villes de

Béziers et Lunel seront

les prochaines concernées

en 2009 et 2010.

obtenir les autorisations

parentales…

Quel regard portezvous

sur ce dispositif ?

Il est trop tôt pour en

évaluer l’impact, mais

il faut saluer la pertinence

de ses actions

de proximité, en phase

avec les attentes des

jeunes. À l’initiative de

l’APS 34, trois animateurs

sportifs issus du

quartier ont ainsi été

formés pour les entourer.

Ce qui leur montre

qu’il est possible

d’accéder à la formation

et à l’emploi.

*Atelier Permanent d’Initiation à

l’Environnement Urbain

1,4 M€

du Département

pour la prévention

spécialisée

en 2009.

40%

Un éducateur

passe 40% de son

temps de travail

dans la rue.

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14 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

EXPOSITION

REGARD’

HÉRAULT

Photographe en herbe ou professionnel

? La Direction départementale

du livre et de la lecture organise

une exposition de photos, à

l’automne, avec vos plus beaux

clichés. Le thème ? Les arbres de

notre territoire. Photos à remettre

d’ici fi n mai à votre bibliothèque.

Infos : cyberddll.metawiki.com

ECO-CITOYENNETÉ

DU BALAI !

Le 5 avril, la commune de Sérignan

fête le 1 er anniversaire de son

opération mensuelle « Le grand

nettoyage ». Objectif : collecter

les déchets qui dégradent les paysages

(matelas, électro-ménager,

cartons…) et les amener à la déchetterie.

De 50 à 150 éco-citoyens

y participent.

Infos : serignan.midiblogs.com.

FORMATION

CUISINER GOURMAND ET

MALIN POUR TROIS FOIS RIEN

Avec quelques euros par jour pour

se nourrir, l’assiette est le plus

souvent à la diète et le cœur n’y est

pas toujours pour cuisiner. Partant

de ce constat, Michèle Pouech,

assistante sociale à l’agence départementale

de la solidarité des

Cévennes – Las Rebes, a initié des

séances de cuisine pour les personnes

à faibles revenus. « Il faut au

moins 4,70 €/jour pour manger correctement,

alors que les personnes

percevant les minima sociaux n’ont

que 3,70 €. » Une vingtaine d’élèves

assidues ont ainsi bénéfi cié de

cours théoriques (équilibre alimentaire,

fruits et légumes, céréales…),

assurés par le personnel de l’agen-

ce, en alternance avec des séances

pratiques, délivrées par Armand

Layachi, chef du restaurant montpelliérain

Le Jardin des Pâtes. « Mon

objectif, c’est de vous redonner le

goût, le plaisir de cuisiner. » Et les

conseils vont bon train : « Soyez des

consommateurs avertis : achetez

des produits de base et lisez bien

les étiquettes des emballages ! »

Une astuce pour faire des économies

: « Avant de faire les courses,

partez avec la liste d’aliments dont

vous avez besoin et n’achetez rien

d’autre. Vous ferez des économies ».

À bon entendeur...

Interviews et infos

supplémentaires sur herault.fr

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


A L’AFFICHE

Une girafe

Toute l’année, dans tout

l’Hérault, vous voyez les

campagnes d’affichage

du Département. Location

des emplacements,

création des affiches,

impression, pose : ça doit

coûter cher ? Eh bien

non ! Le Conseil général

a contractualisé avec

la société Clearchannel

pour lui permettre d’implanter

du mobilier publicitaire

le long des routes

départementales. De

ce fait, le Département

dispose gratuitement

de plus de 400 emplacements

répartis

sur tout le territoire.

n

Affi chage en cours : le Département invite

tous les petits Héraultais et leurs parents

à rire et s’ébaubir devant une sélection de

spectacles jeune public jusqu’au 30 mai.

N°179 – AVRIL 2009

CONFÉRENCE

MUJERES

Le collectif Alba – Amérique latine,

vous donne rendez-vous le 2 avril,

à Montpellier (salle des Rencontres

de la mairie), à 19 h, pour une

table ronde « Femmes latino-américaines

et résistances », avec Eva

Golinger, écrivain. Le 4 avril : Peña

latino-américaine (concert, bal),

dès 19 h. Tél. : 04 67 55 92 94.

ET AUSSI…

Secourir

L’union départementale

des

premiers secours

de l’Hérault

(UDSP34) propose

des formations

de 2 jours sur

Montpellier pour

apprendre les

premiers gestes

qui permettent de

sauver des vies,

notamment en

cas d’accident de

la route. Diplôme

PSC1 (prévention

et secours civiques

de niveau 1).

Tarif : 60 €.

Tél. : 04 67 71 30 21

Vaccin

Du 20 au 26 avril

2009, c’est la

semaine européenne

de la

vaccination. Rapprochez-vous

de

votre agence départementale

de

la solidarité (ADS)

pour connaître

son programme.

Tout au long de

l’année, chacune

offre des vaccinations

gratuites

JEUNESSE

AILLEURS

EN BREF 15

Si vous avez entre 15 et 30 ans, et

que vous rêvez de voir du pays, le

25 avril, le forum des jeunes voyageurs

vous accueille de 10 h à 18 h, à

la salle polyvalente de Lattes-centre.

Le point sur les aides aux projets,

emplois, études, chantiers internationaux…

Rens. : www.jeunes

voyageurs.com 04 67 22 03 52.

aux enfants de 0

à 6 ans (consultations

PMI). Infos :

04 67 67 63 92.

Œnotourisme

La cave coopérative,

la commune et

les associations de

Montpeyroux ont

mis en place « Le

chemin des histoires

» : un vigneron,

un chasseur, un

historien… vous

guident depuis

la cave vers le

Castellas, chaque

dernier dimanche

du mois, entre

mars et novembre

(29 mars, 26 avril,

etc.) Inscriptions :

04 67 57 58 83

Ggrrrrr !

Un animal peutil

vivre plus de

vingt siècles ?

Quel est celui

dont le pénis

peut s’allonger

jusqu’à 8 fois sa

taille ? Autant de

questions auquel

répond le livre de

Caroline Lepage,

Exploration

en terre animale,

aux éditions EDP

sciences,

15 € . Infos :

www.merseaplanete.com

www.herault.fr


16 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT LES CLEFS POUR COMPRENDRE

D’aucuns voudraient les supprimer, d’autres défendent bec et ongles

ce territoire à taille humaine. Un petit retour en arrière peut aider à comprendre…

Pourquoi a-t-on créé

les départements ?

« Ah, ça ira, ça ira, ça

ira…» Les départements

sont issus de la Révolution

française. Auparavant,

les « provinces »

étaient aux mains de

l’aristocratie. Après

1789, plus question de

laisser la France aux

« aristos ». La jeune

assemblée constituante

crée les conseils départementaux.

Le 4 mars

1790, les limites de 83

départements sont

fi xées. Ils sont numérotés

pour les besoins

des services postaux.

L’Hérault, avant d’être

34, était le 33 !

En 1800, Napoléon crée

La citation

Les vrais hommes de

progrès sont ceux

qui ont pour point

de départ un respect

profond du passé.

Ernest Renan

le poste de préfet. 36

notables locaux siègent

au conseil général,

organe consultatif sous

contrôle étroit du pouvoir

central.

Le nombre de départements

grimpe jusqu’à

130 en 1810, au fi l des

conquêtes napoléoniennes

en Europe. La chute

de l’empereur en 1815 le

réduit à 89.

La révolution de 1848

instaure le suffrage

universel pour toutes

les élections, dont les

cantonales.

L’Histoire fait varier

le nombre de départements

: Alsace et Lorraine

cédées à l’Allemagne

en 1871 puis restituées

en 1919, cinq puis quinze

départements créés en

Algérie, quatre en Outre-

Mer, réorganisation de

la région parisienne et

de la Corse (1964-1968).

Aujourd’hui, on arrive à

A cheval !

Pour établir le périmètre

d’un département,

les « technocrates

Révolutionnaires »

de l’époque ont fait

au plus simple : aucun

point du territoire

ne devait être situé

à plus d’une journée

de courrier à cheval

du chef-lieu. Et pourquoi

diable ont-ils

des formes biscornues,

alors ?

A cause des particularités

du relief,

des fl euves ou des

montagnes, pardi.

cent deux, dont quatre

en Outre-Mer.

Le numéro du département

est toujours dans

les codes postaux et les

numéros de Sécu. Sa

présence sur les plaques

minéralogiques est

remise en question.

Au mépris de l’Histoire ?

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


ÉLUS SUR

LE TERRAIN

Des décisions qui changent notre quotidien, des élus que l’on croise sur le terrain,

des débats, des portraits, des prises de position, des choix politiques expliqués.

C’est l’actualité des 49 élus du Département.

18 UN ÉLU/UN CANTON Jean-Noël Badenas /

Capestang

20 L’ACTION EN IMAGES

Un plan Vidourle, pour quoi faire ?

22 RENCONTRES Francois Liberti

24 C’EST VOTÉ La déviation de Bédarieux

L’ÉVÉNEMENT

André Vezinhet et les

conseillers généraux lancent

le chantier des nouveaux

aménagements du port

départemental de pêche

du Grau-d’Agde.

17

27 CARTE EN MAIN Hérault-Méditerranée

28 FACE-À-FACE Ils préparent vos balades vertes

30 CELA FAIT DÉBAT Faut-il interdire d’interdire ?

31 EXPRESSION LIBRE

32 CONSEILLERS JUNIORS


18 ÉLUS SUR LE TERRAIN

JEAN-NOËL BADENAS

DANS SON CANTON

DE CAPESTANG

Canal du Midi, tours et circulades : ce canton rural est un héritier gâté du passé.

Mais la question d’avenir, c’est la maîtrise de la croissance démographique.

1

1 ENVIRON 8 000 VÉHICULES

empruntent chaque jour la RD 11,

entre Béziers et Capestang. L’an

dernier, le Département a sécurisé le

tronçon, à l’entrée de Montady, en

réduisant les accès directs à la route

et en créant des voies de desserte. La

route étant inondable, un bassin

d’orage de 20 000 m 3 a également été

créé. Enfi n, pour préserver la qualité

paysagère des lieux, dominés par la

tour de Montady, un muret en pierres

de 400 mètres de long a été réalisé.

Jean-Noël Badenas (à gauche sur

l’image) visite le site avec les techniciens

du Département.

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


2

3

2 3 À QUARANTE

le Département réalise une nouvelle

halle de sport à côté du collège. Elle

sera livrée en septembre.

4 L’ÉOLIENNE DE BOLLÉE

construite en 1898, a été restaurée par

le Département. Haute de 23 m, elle

alimentait en eau tout le domaine

jusqu’en 1972.

N°179 – AVRIL 2009

4

Le canton de Capestang

UN ÉLU / UN CANTON 19

EN CHIFFRES

18 000

habitants dans

le canton

de Capestang.

2,7 M€

investis par

le Département

pour sécuriser

la RD 11.

www.herault.fr

4


20 ÉLUS SUR LE TERRAIN

LE PLAN VIDOURLE,

POUR QUOI FAIRE ?

Du Vidourle, on

connaît surtout les

vidourlades, ces crues

impressionnantes

au bilan souvent

dramatique. « Il

y en aura encore,

assure Claude Barral,

président du Syndicat

interdépartemental

d’aménagement du

Vidourle. La question,

c’est comment permettre

au fl euve de mener sa

vie sans porter atteinte

aux populations et aux

biens. » C’est tout l’enjeu

du Plan Vidourle, qui

prône la combinaison

de plusieurs solutions

techniques. Mais

certaines d’entre elles

sont aujourd’hui remises

en cause par l’État.

Explications en images.

1

1 SOLUTION N°1 :

mieux retenir l’eau en amont, grâce à

des bassins de rétention ou des

retenues collinaires. Retenues sur

lesquelles l’État émet des réserves.

2 SOLUTION N°2 :

renforcer les digues existantes de 1 er

rang, comme à Lunel où les travaux

ont été lancés en février, en présence

d’André Vezinhet et Claude Barral.

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


4

N°179 – AVRIL 2009

3

3 SOLUTION N°3 :

créer des digues de second rang,

pour protéger les habitations.

Solution indispensable dont l’État

doute encore de la pertinence.

4 LE SIAV travaille à instaurer une

culture du risque et de la prévention

auprès des scolaires.

L’ACTION EN IMAGES 21

EN CHIFFRES

60 M€

c’est le coût

global réel du

Plan Vidourle.

La baisse de

la part État de

40 % à 20 %

pourrait mettre

sa concrétisation

en danger.

plus d’infos www.vidourle.org

2

120 000

habitants

répartis sur

95 communes,

concernés

par les

vidourlades.

www.herault.fr


22 ÉLUS SUR LE TERRAIN

« Une culture hors les murs,

ouverte à l’échange »

« Je plaide pour la mixité sociale, générationnelle, le

renouvellement des publics qu’offrent le spectacle vivant,

le cirque, les arts de la rue. »

Jacques Atlan, élu du canton de Montpellier VIII, vice-président délégué à la culture

Son histoire. D’abord, il y eut, pour cet enfant d’Algérie,

l’amour de la mer. Jacques Atlan, à qui il ne manque

qu’une syllabe pour être un Atlante, rêvait d’être marin.

Le sort en décida autrement. A 18 ans, il prend le

bateau de l’exil avec ses parents.

Il embarquera sur le fl ot des plaidoiries de l’avocat,

après des études de droit.

« J’ai pris goût aux débats, à l’argumentation. » De la Justice

à la politique, le pas est franchi en 1976. « J’entre au

PS. Et j’enchaîne sur la politique locale. » De 1983 à 1989,

il siège - dans l’opposition - à Saint-Jean-de-Védas. De

1989, où il est élu maire, à 2009, Jacques Atlan forge « une

politique de gestion très proche du citoyen, basée sur la

défense de l’intérêt public ».

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


JACQUES ATLAN EN 5 DATES

1938 : naissance le 26 mai

à Bougie, en Algérie.

1964 : installation à

Montpellier, il y exerce le

métier d’avocat durant

quarante ans.

1976 : entre au Parti

socialiste et en politique.

1989 : premier mandat de

maire à Saint-Jean-de-Védas.

Il est élu jusqu’en 2009.

1998 : André Vezinhet lui

confi e la délégation de la

culture au Département.

Il se fait dans sa commune le héraut d’une culture

ouverte à tous, fait entrer la richesse artistique dans

les écoles. Du Chai du Terral au festival Sorties de Rue,

le spectacle vivant prend l’air.

Elu au Département en 1994, Jacques Atlan est en charge

de la politique culturelle depuis 1998. « Le Printemps

des comédiens et les Rencontres méditerranéennes

étaient les seules grandes manifestations. Ma mission

était de développer l’offre culturelle. » Au fi l du temps,

le spectacle vivant investit le domaine d’O et son amphithéâtre,

Le Printemps s’y épanouit, Saperlipopette,

les Nuits d’O, Arabesques, Folies d’O... « En 2008, nous

avons compté 100 000 visiteurs » Sans oublier la création

à Béziers de SortieOuest, un théâtre qui essaime sa

programmation dans les villages du Biterrois.

Ses engagements

« Faire sortir le spectacle des murs. Dans une salle

de spectacle, on a uniquement la relation entre l’artiste

sur scène et le spectateur dans son fauteuil. L’art

“ouvert“ y ajoute les échanges. Le public des salles se

renouvelle peu. Je plaide pour la mixité sociale, générationnelle,

le renouvellement des publics dans la rue,

les parcs. Nous réfl échissons à installer un grand festival

des arts de la rue dans le département, à l’image

de Sorties de Rue, à Saint-Jean-de-Védas. »

N°179 – AVRIL 2009

SUSSARGUES

BIBLIO-

PHILES

André Vezinhet, président

du Conseil général,

a visité la nouvelle bibliothèque

Max-Rouquette

« Le Mas des Mots » :

8 000 ouvrages et 256 m2 aménagés pour des animations

autour du livre

et l’accueil de groupes

scolaires.

MONTPELLIER

FAIR-PLAY

Christian Bénézis a reçu

les représentants des

clubs de football héraultais.

Il a salué les lauréats

RENCONTRES 23

du challenge du fair-play

« Robert-Granier » 2007-

2008, pour leur comportement

sportif exemplaire.

BÉZIERS

SOLIDAI-

RES

decins, assistants

sociaux, sages-femmes,

puéricultrices… Trentehuit

agents assurent un

service social de proximité

dans la nouvelle

agence de la solidarité

« Libron Thongue », inaugurée

ici par Jean-Michel

Du Plaa.

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24 ÉLUS SUR LE TERRAIN

ANTOINE MARTINEZ sur le site de construction du futur pont sur l’Orb

Un pont, et

Bédarieux respire

AVANT LA FIN DE L’ANNÉE, ce nouvel ouvrage sur l’Orb

devrait inaugurer le chantier de la déviation de

Bédarieux. Objectif : contourner la cité et se raccorder

à la route de Béziers à hauteur d’Hérépian.

Tous sur le pont ! Ce n’est pas

qu’une façon de parler. Les services

du Département se mobilisent

pour ouvrir le chantier de la déviation

de Bédarieux avant la fi n de

l’année. Avec en ligne de mire les

deux ou trois premiers ouvrages

d’art. Ceux-ci sont rendus nécessaires

par la construction d’une nouvelle

route départementale en rive

gauche de l’Orb sur 5,2 km.

Elle prendra le relais de l’actuelle

RD 908 à laquelle elle sera reliée

par un « barreau » qui franchira

l’Orb à mi-chemin de la nouvelle

voie. Ainsi la déviation sera également

raccordée à la route départementale

35 qui va vers Lunas et les

hauts cantons.

Stratégique

« Cet axe est fréquenté notamment

par des poids lourds », explique Antoine

Martinez maire et conseiller

général de Bédarieux. Le nouveau

pont sur l’Orb est donc stratégique

pour rejoindre la future déviation

et leur éviter la traversée de Bédarieux

». Stratégique, la nouvelle

déviation le sera aussi, car elle

permettra, plus au sud, d’améliorer

le trafi c de transit vers l’A 75 et

Clermont-l’Hérault. Elle s’intègre

dans cette « épine dorsale » que

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


constituera à terme la route du Piémont.

Le projet, déjà largement réalisé,

consiste à aménager les routes

existantes pour relier les hauts cantons

entre eux et les connecter aux

grandes infrastructures routières.

Réseau moderne

La déviation de Bédarieux est un

maillon supplémentaire de ce réseau

moderne. Le début de l’année

2009 voit les premières acquisitions

foncières permettant de le réaliser.

Les premiers coups de pioche en

fi n d’année devraient concerner les

ouvrages d’art les plus importants.

En plus du pont sur l’Orb, un autre

franchira le ruisseau de la Vèbre et

un troisième rétablira la route de

Bédarieux à Béziers. Au total l’investissement

s’élèvera à 32 millions

d’euros et les travaux devraient

durer quatre ans.

CE QUE ÇA CHANGE

La déviation allégera la circulation dans

Bédarieux, notamment celle des poids

lourds. Aujourd’hui pour passer de la

rive gauche à la rive droite, il n’existe

que deux ponts à sens unique en centreville.

A terme, seul devrait subsister le

trafi c local. Actuellement il faut dix à

quinze minutes pour traverser la cité.

Cinq minutes suffi ront pour avaler les

cinq kilomètres de la déviation.

N°179 – AVRIL 2009

Vastes

desseins

C’est bien connu : les jeunes four-

millent d’idées. Encore faut-il qu’ils

aient les moyens de les réaliser.

Depuis 2004, le dispositif départemental

Cap jeunes subventionne,

sur dossier, les projets individuels

et collectifs. Ces derniers viennent

d’être sélectionnés par Christian

Bénézis, pour l’année 2009. Quels

sont-ils ? « Talents sur scène 2009 »

(organisation de deux concerts

gratuits), « Tout le monde en parle »

(événement hip-hop), « Ludothèque

ambulante, à quoi tu joues ? » (ateliers

de jeux en bois pour les centres

de loisirs, écoles…) et « Second

souffl e pour le Maroc » (distribution

de vêtements et chaussures aux

enfants marocains). Total subvention

: 6 300 €.

CE QUE ÇA CHANGE

Favoriser les initiatives culturelles et

solidaires des jeunes.

Jouvence

C’EST VOTÉ 25

Cyber

naissance

Le réseau LAM (lieux d’accès mul-

timédia) s’agrandit. Frédéric Roig

a annoncé la labellisation de trois

structures : l’association Fondespierre

ressources humaines (animations,

secteur de Lunel). À Montpellier,

l’espace famille Croix-d’Argent et l’association

Acle (quartier Cévennes).

Subv. : 4 000 € chacune.

À RETENIR

36 LAM dans l’Hérault. Liste sur lam34.org

Michel Gaudy, vice-président en charge

des fi nances, a présenté le futur

dispositif d’aide départementale aux

communes, souhaitant rénover leurs

monuments. Barème : 67 % maximum

du montant des travaux HT.

CE QUE ÇA CHANGE

Encourager les communes à entretenir

leur patrimoine bâti.

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26 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Bienvenue chez nous

DIX ANS DE « DÉMARCHE QUALITÉ » au Département : que signifi e ce terme pour

vous, Héraultais, en quoi êtes-vous concernés ? Explications.

« Nous évaluons régulièrement

nos pratiques. Les démarches

qualité nous obligent à des améliorations

permanentes, explique

Francis Cros (à g. sur la photo), élu

en charge du dossier au Département.

L’ objectif : toujours plus

d’effi cacité au service du public. »

Chaque démarche est certifi ée par

un organisme indépendant. À ce

jour, cinq l’ont été :

- la participation aux investissements

des communes ou intercommunalités,

- les marchés publics (1 000 passés

avec les entreprises par an),

- l’économie solidaire,

pour le retour à l’emploi,

- l’activité du laboratoire

vétérinaire,

- l’accueil : c’est le domaine que les

Héraultais vivent au quotidien. Sur

80 sites (hôtels du Département,

agences de la solidarité, culturelles,

techniques), près de 3 500 agents

leur réservent un accueil courtois,

effi cace, en les orientant vers

la bonne personne. La réponse

téléphonique dans les services

est personnalisée : « Anne Durand,

bonjour ». À chaque prise de rendezvous,

un plan de localisation du site

est proposé. Les courriers reçoivent

une réponse de la personne qui suit

le dossier dans les quinze jours. Le

site Internet est mis à jour en permanence,

les mails orientés vers la

personne qualifi ée pour répondre.

Qui a dit que l’Administration

n’était qu’une machine ?

QU’EN PENSEZ-VOUS ?

« Des vrais pros ! »

Alain Guilbot

Maire de Murles

« Murles compte

300 habitants.

Une commune

rurale n’a pas les

moyens de se

doter de services

et d’équipements

techniques coûteux.

Le Département

rétablit

l’équilibre entre

ceux qui ont et ceux qui n’ont pas. Il

nous aide fi nancièrement et met à

notre disposition la “matière grise“.

Exemple de l’eau et l’assainissement,

compétence communale : les compagnies

privées proposent des plans

chers et peu adaptés, des Rolls alors

que nous avons besoin d’une 2 CV !

Le Département, lui, nous accompagne

de la conception au fonctionnement.

En amont, un bureau d’études

travaille quasi gratuitement. Des

techniciens nous guident en fonction

des besoins. Des vrais pros ! La réalisation

est soutenue fi nancièrement.

L’accompagnement perdure après la

mise en service, par un partenariat

avec le Satese 34 (*). Il surveille le bon

fonctionnement, conseille les élus et

nos agents techniques. C’est ça la démarche

qualité : faire progresser ceux

qui ont la charge de l’équipement. »

(*) Syndicat d’assistance technique pour l’épuration

et le suivi des eaux, le premier certifi é

en France.

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


CARTE EN MAINS 27

1, 59 M€

c’est le coût en 2008 du futur

centre aquatique d’Agde.

Le Département

en fi nance 20%.

30%

des 660 000 € de travaux pour

la toiture du château Laurens

à Pézenas sont pris en charge

par le Département.

AIDES

Quel rapport entre aménager le chemin

des Tiradoux (Saint-Thibéry) et construire

un centre aquatique géant (Agde) ? Ces

actions - et bien d’autres - sont fi nancées

pour partie par le Département. Au

titre du contrat signé en 2008, le Conseil

général apporte plus de 1,68 M€ à la

communauté d’agglomération Hérault-

Méditerranée (CAHM). Ces subventions

permettent de mobiliser au total plus de

7,8 M€. Elles s’inscrivent dans le droit fi l

d’une aide qui, en cinq ans, aura vu

le Département mettre au pot près

de 8 millions d’euros.

SAISONNIERS

Pierre Guiraud s’en félicite. « Ce territoire

connaît un pic d’affl uence en été.

Sa population passe alors de 63 000 à

PATRIMOINE

550 000 € CONSACRÉS À LA RESTAURATION DU THÉÂTRE DE

PÉZENAS. La subvention du Département s’élève à 15 % de

cette somme. Il s’agit de poursuivre de manière cohérente la mise

en valeur du centre ancien. Ce théâtre a été longtemps l’emblème

de la vie culturelle piscénoise. Il fut créé en 1803 dans l’ancienne

chapelle des Pénitents noirs, dont on peut notamment admirer

la façade datant de la fi n du XVIe siècle. Il est fermé depuis 1947.

Sa restauration pourrait créer un lieu culturel complémentaire

du nouvel espace Molière. Situé à l’opposé de ce dernier,

le théâtre permettra aussi d’inscrire les quartiers sud du centreville

de Pézenas dans une grande zone touristique

au patrimoine réhabilité.

N°179 – AVRIL 2009

HÉRAULT-

MÉDITER-

RANÉE

« Nos priorités :

l’accueil des saisonniers,

le logement, l’eau. »

PIERRE GUIRAUD, conseiller général de Pézenas, délégué aux

cités maritimes, à propos du contrat de territoire Département/

communauté d’agglomération Hérault-Méditerranée.

350 000 habitants. Le vrai problème, ce

sont les saisonniers que l’on ne sait où

loger. Des logements seront construits

à leur intention, à Agde. Nous créerons

également un espace pour les renseigner

et les aider. » Coût de ces hébergements,

indispensables à la bonne

marche de l’économie locale : 240 000 €.

Le Département en donne 20 %.

SOCIAL

Le logement social fait aussi partie des

priorités de la CAHM. « Comme dans la

Zac des Capiscols, à Agde, où 45 logements

vont être édifi és. Nous réfl échissons

également aux problématiques

liées à l’eau et nous aménageons la

basse vallée. À la fois pour protéger les

populations contre les inondations et

préserver notre environnement. »

Périmètre de la communau

d’agglomération Hérault-Méditerranée

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28 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Ils préparent vos prochaines

balades vertes

Ganges

1. Quelle fréquentation fré

sur les

sentiers de votre canton ?

Facile pour JJacques

Rigaud de

constater la

popularité des sen-

tiers de son

canton. « J’habite près

du départ ppour

le GR 60. Tous les

jours, je vois

des dizaines de per-

sonnes se ga garer là et s’équiper pour

aller marcher. marche Il y a beaucoup de

familles et ddes

retraités. »

2. Le Département Départ entretient

1 100 km de

sentiers de randonnée

dans tout l’Hérault, l’ y compris

« Il s’agit s’a

d’ouvrir d’ouv un

espace espa de

liberté liber à tous

les ci citoyens. »

JACQUES RIGAUD, R

conseiller gé général du canton de Ganges

3départs de randonnée

dans le canton : Ganges,

Laroque et Gorniès.

2 clubs

Les Randonneurs

gangeois (04 67 73 65 34)

et Lou Caminaires

(04 67 73 58 23)

dans votre canton. Pourquoi,

selon vous ?

« Il s’agit d’ouvrir un espace de liberté

à tous les citoyens. Ces sentiers

sont souvent des espaces privés

mais offerts à tous. Bien entendu,

cela nécessite de l’entretien, sinon la

nature reprend vite ses droits. »

3. Et vous ?

« Je marche régulièrement. Ça

me maintient en forme et ça me

permet de penser à autre chose, de

me vider l’esprit. » Dans le canton,

trois itinéraires à découvrir en

famille ou entre amis : le plateau

du Thaurac, au départ de Laroque,

l’Oliveraie, depuis Ganges et la

Serre de Grenouillet, à partir de

Gorniès. Des parcours en boucle

de deux à trois heures avec de

superbes points de vue sur les

vallées. Retrouvez ces randos et

cinquante-et-une autres dans le

guide L’Hérault à pied, chez tous

les bons libraires.

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


JACQUES RIGAUD ET ALAIN CAZORLA, élus des cantons

de Ganges et Clermont-l’Hérault. Le Département y

entretient plusieurs sentiers de promenades et de randonnée.

1. Quelle fréquentation sur les

sentiers de votre canton ?

« Le dimanche matin, je fais de la

course à pied autour du Salagou et

petit à petit, je vois les gens arriver.

Ils se régalent ! Pour beaucoup, il

s’agit d’habitants de Montpellier et

ses environs qui ont besoin de prendre

l’air. Mais les gens du Clermontais

en profi tent aussi ! »

2. Le Département entretient

1 100 km de sentiers de randonnée

dans tout l’Hérault y compris dans

votre canton. Pourquoi selon vous ?

« Je vois ça comme un bienfait pour

la population. Faire du sport et

s’aérer dans ce grand stade naturel,

c’est très important. Nous avons la

chance d’avoir à côté de chez nous

des espaces très riches. Les sentiers

permettent de découvrir la faune,

la fl ore et des sites merveilleux.

Le Département les entretient, les

balise et les sécurise. C’est aussi un

enjeu de santé publique. »

Clermont-L’Hérault

N°179 – AVRIL 2009

ALAIN CAZORLA

conseiller général du canton de Clermont-l’Hérault

FACE À FACE 29

3

QUESTIONS À…

« On a comparé le site du Salagou

à un grand stade naturel, j’aime

beaucoup cette image ! »

3. Et vous ?

« J’ai toujours couru u ! J’ai fait du

marathon, du semi-marathon. -marathon. J’ai

déjà fait New York, Paris et Barcelone

». Mais cela n’empêche empêche pas

l’élu de ralentir parfois fois la cadence.

« Quand vous partez ez de Lacoste,

vous arrivez au-dessus ssus du barrage

du Salagou. La vue est superbe et

parfois, vous croisez ez même des

troupeaux.» Cet itinéraire, néraire, comme

trois autres dans le canton, est

entretenu par le Département.

épartement.

À retrouver également ent dans

le topoguide L’Hérault ault à pied.

4départs de randonnée

dans le canton : Lacoste,

Villeneuvette, Liausson

et Mourèze..

14 €

environ, c’est le prix

de L’Hérault à pied.

Il comprend les fi ches

de 54 itinéraires.

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30 ÉLUS SUR LE TERRAIN CELA FAIT DÉBAT

Faut-il interdire d’interdire ?

FACE AUX INCIVILITÉS, DEUX POSITIONS S’AFFRONTENT. Les uns sont taxés de laxisme.

Les autres de tout-répressif. Faut-il la liberté avant tout ou le respect des codes ?

L’art ou les manières ? Réponses au-dedes caricatures.

“DANGEREUX” “PERMETTRE”

I

nterdire, c’est toujours dangereux. On ne

sait pas où ça va s’arrêter. Quand on interdit,

on prend vite le pli. Au début ce sont

les adversaires qui tombent. Puis le couperet fi nit

par menacer tout le monde. En même temps, je ne

suis pas pour une permissivité complète à la mode

anglo-saxonne. Laisser s’exprimer le Ku Klux Klan,

c’est quand même un peu con. Si on avait empêché

Hitler d’ouvrir sa gueule, ça aurait fait quelques

millions de morts en moins. Mais il faut être le plus

permissif possible. En vieillissant, on s’aperçoit

qu’il y a des mecs bien partout, à droite comme

à gauche et que tout n’est pas noir ou blanc.

Mais je reste de gauche. Je fais tout ce que

je peux pour emmerder la droite. Avec Siné Hebdo,

par exemple. Le fait que le journal marche,

ça fait plaisir. Ça redonne un peu d’oxygène

à plein de gens qui peuvent s’y exprimer

librement chaque semaine.

SINÉ,

dessinateur

d’interdire, c’est laisser le loup

dans le poulailler au nom de la liberté.

Cela devient vite ingérable. Si 1968 a

S’interdire

donné un vrai coup de neuf, renouvelé les rapports

sociaux et apporté une bouffée d’air indispensable,

on ne peut appliquer ses slogans à la société

actuelle. La liberté totale a montré ses limites.

Au quotidien, avec des incivilités au détriment

des plus fragiles, dans l’éducation avec les diffi cultés

des enseignants. Et tout autant au cœur

de nos valeurs. Serions-nous plus libres en autorisant

la négation des camps de concentration

et la propagande révisionniste ? Je suis plutôt partisan

du « Il est permis de permettre ». La liberté

doit s’exercer dans un cadre, accompagner l’évolution

des mœurs et des mentalités, mais en respectant

les principes démocratiques. Ce consensus

« éthique » peut et doit évoluer, mais il reste

le garant de nos libertés.

JACQUES ATLAN,

conseiller général

de Montpellier VIII

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


EXPRESSION LIBRE 31

Ces propos sont sous la stricte responsabilité de leurs auteurs. Loi de démocratie de proximité (27/02/2002)

Groupe d’opposition de Droite

Groupe Démocratie et République

Face à la crise

économique

La crise fi nancière, économique et

sociale qui nous affecte depuis l’an

dernier est profonde et sans commune

mesure avec ce que la plupart de nos

concitoyens ont pu connaître au cours

de leur vie.

À l’heure actuelle, la récession mondiale

n’est plus un risque mais une réalité

et notre pays, notre département y

sont confrontés.

Pour autant, doit-on rester inactifs et

ne pas envisager, chaque collectivité à

son niveau, la mise en œuvre des mesures

et des moyens pour limiter

au maximum la durée de cette crise

et en sortir le plus vite possible ?

A situation exceptionnelle, mesures

exceptionnelles et notamment programme

exceptionnel de soutien de

l’activité économique et de l’emploi.

Le gouvernement a opté, à juste titre,

pour la relance de l’investissement

et nous devons nous inscrire dans

ces objectifs.

C’est ainsi qu’il est possible de bénéfi

cier de crédits supplémentaires dès

2009, à condition de s’engager à réaliser

un effort supplémentaire d’investissement

dès cette année par rapport

à la moyenne des quatre années de

référence de 2004 à 2007.

À cette condition, on peut bénéfi cier

d’un versement anticipé de FCTVA. Cela

pour ce qui concerne les programmes

d’investissement départementaux

proprement dits.

Nous proposons également d’augmenter

ponctuellement cette année les

crédits d’aide aux communes. C’est en

effet, le plus souvent, l’attribution de

la subvention demandée au Département

qui déclenche la réalisation du

projet par la commune.

Et compte tenu des taux de subvention

moyens, on peut estimer globalement

que 100 000 € d’aide octroyée, c’est

300 000 € d’investissements réalisés.

Ce qui est vrai pour les communes

l’est aussi pour les intercommunalités.

Le Département peut donc être un

levier puissant de relance de l’activité

économique et participer ainsi à la

sortie de crise dans les meilleurs délais

et à la sauvegarde des emplois.

N°179 – AVRIL 2009

Groupe

communiste

Des institutions

en danger : la riposte

citoyenne

s’impose !

Alors que la crise bat son plein, alors que

le chômage bat des records, le Président

de la République et son gouvernement

veulent réformer en profondeur les

institutions de notre pays.

Ce serait une des urgences de l’époque !

Le rapport de l’ex-Premier ministre

Balladur prône en tout premier lieu

de supprimer la compétence générale

des Départements, des Régions : cette

compétence générale, c’est, pour ces

collectivités la possibilité de s’occuper

des affaires que les citoyens leur ont

confi ées par le suffrage universel, quelles

que soient les « compétences obligatoires

» que la loi leur a fi xées. Pour

le Conseil général de l’Hérault, ce serait

renvoyer les communes sur l’essentiel

des dossiers qui touchent la question

de l’eau, refuser des subventions pour

la construction des écoles, pour le

monde sportif, ce serait des centaines

de subventions en moins pour les clubs

qui forment le tissu vivant de la pratique

sportive, pour les citoyens, jeunes et

moins jeunes, ce serait sans doute une

hausse considérable de l’impôt local.

C’est surtout une atteinte au principe de

libre administration des collectivités locales,

une tentative de remise en cause

fondamentale de la décentralisation et

un retour autoritaire de l’Etat.

Concernant plus spécifi quement les

Départements, la pétition lancé par

le Département de l’Hérault confi rme

le soutien des citoyens à ce niveau de

décision et d’organisation des politiques

sociales et d’aménagement du territoire.

Le rapport précité porte le risque d’une

disparition de cette instance de libre

administration au profi t du Conseil

régional. L’inverse d’ailleurs serait

tout aussi inquiétant, tant lele de

l’une et l’autre de ces collectivités est

différent et l’effort d’une réforme à faire

devrait plutôt mettre en évidence leur

complémentarité. Cette réforme des

collectivités devrait également porter

sur l’élargissement du fait démocratique,

en ouvrant grandes les portes d’une

participation des citoyens. Elle devrait

aussi porter une réforme de la fi scalité

locale permettant de pérenniser les

ressources des collectivités, alors que le

gouvernement, en soutenant la disparition

de la taxe professionnelle, fragilise

l’ensemble des collectivités locales et

territoriales.

Groupe majoritaire socialistes

et apparentés

La culture,

un élément

civilisateur

Le gouvernement délaisse cruellement

ce thème au niveau national en réalisant

des coupes sombres dans le budget de

l’Etat et, dans le même temps, diminue

les dotations aux collectivités locales.

Dans un contexte où la rentabilité

immédiate est érigée en modèle de développement,

il nous revient d’affi rmer

que la vie culturelle est une dimension

essentielle de la personne, un élément

civilisateur qui n’est pas réductible

aux champs économiques, sociaux et

politiques. Le choix de maintenir un

service public d’art et de culture pour

tous permet de donner du sens au

modèle de société que nous défendons.

La culture, comme le sport, les loisirs,

la lecture, le tourisme, s’inscrit dans la

logique du temps libre indispensable

à l’épanouissement personnel et à la

cohésion sociale. Nous affi rmons que

le temps libre, le temps pour se cultiver

n’est pas un luxe mais la condition de

l’émancipation individuelle et de la réalisation

de soi. Concrètement, développer

une vie culturelle enrichissante passe

par une démarche globale qui articule

soutien au spectacle vivant, ancrage

d’équipements culturels sur le territoire

départemental, promotion de grands

événements fédérateurs et populaires,

encouragement à la découverte culturelle,

développement de l’emploi et de la

formation artistique, concertation avec

les professionnels, aide aux résidences

d’artistes.

L’envie de culture ne se décrète pas,

elle se construit sur le long terme et il

revient aux responsables politiques de

créer les conditions de participation du

plus grand nombre à la vie culturelle.

Cela commence par offrir aux jeunes

les conditions propices à leur réussite

éducative et à leur ouverture sur le

monde. Archives, lecture publique, arts

plastiques, patrimoine, festivals, sont les

témoignages d’une culture solidaire à la

fois des publics et des territoires.

L’action culturelle du Conseil général

marque notre volonté de développer

toutes les formes de culture et les

rendre accessibles à tous. La vitalité

culturelle du département est aussi un

refl et du bien-vivre dans l’Hérault.

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32 ÉLUS SUR LE TERRAIN CONSEILLERS JUNIORS

COMMENT TU T’INFORMES ?

Ce n’est pas une enquête d’une

très grande ampleur mais ses

enseignements sont révélateurs

et passionnants. Lorsqu’on analyse

les réponses (anonymes) des

133 collégiens aux 25 questions

posées, quelques évidences

s’imposent.

People en tête

La fréquentation de la presse

écrite souffre du déclin de la

lecture chez les jeunes. Ils affi -

chent sans détour leur goût pour

la presse people. Dans la presse

locale, et pour ceux qui habitent

l’Est-Hérault, Montpellier Plus

est en tête. Grosse surprise du

questionnaire : ils ne sont pas

aussi assidus d’Internet qu’on

pourrait le penser. Et la plupart

s’interrogent sur la fi abilité des

informations qu’on y trouve.

Le Club de la presse et le Conseil départemental

des Jeunes (CDJ) ont élaboré un questionnaire sur

le thème “ Comment tu t’informes ? ” pour évaluer

le rapport des collégiens à la presse écrite, Internet,

la radio et la télévision. 133 élèves de 7 collèges (*)

ont répondu.

Ni oui ni non

Alors qu’ils écoutent une multitude

de radios (Skyrock, NRJ étant

les plus souvent citées), on note

du côté de la télévision l’écrasante

prépondérance de TF1 et

de son journal de 20 h. Alors, leur

journal idéal ? il serait électronique,

très coloré, avec des textes

courts. Enfi n, à la question « Faistu

confi ance aux journalistes ? »,

les collégiens semblent partagés.

Beaucoup hésitent. Certains ont

placé une croix entre les deux

cases prévues pour Oui et Non...

(*) Les collèges du Jaur à St-Pons-de-Thomières,

Max-Rouquette à St-André-de-Sangonis, Les

Salins de Villeneuve-les-Maguelone, Paul-Riquet

à Béziers, Les Aiguerelles, Jeu-de-Mail et Joffre à

Montpellier.

Article réalisé

en partenariat avec

le Club de la Presse

de Montpellier.

« J’aime pas lire », « Je n’ai pas le temps », « C’est trop cher », « Ça ne m’intéresse

pas », « Je n’y pense pas », « Il n’y a pas de journaux chez moi », « Je préfère

regarder la télé » : voici quelques-unes des réponses des collégiens à la

question « Lis-tu la presse écrite ? »

L’Hérault LE MAGAZINE

DU DÉPARTEMENT

Lola

Justine


GENS

D’HERAULT

Ils créent, ils cherchent, ils portent les couleurs de l’Hérault, ils sont solidaires,

ils vivent dans des paysages extraordinaires, ils font vivre une culture

et un patrimoine. C’est eux et vous, les gens d’Hérault.

34 PORTFOLIO Philippe Rignault, fauconnier

36 ILS AGISSENT À Aniane

38 AVENTURE CITOYENNE Pr Lamarque

40 AVENTURES COLLECTIVES La Roger-Pingeon

42 AVENTURE SINGULIÈRE

Les nez de l’Hérault

44 QUESTION DU NET Faut-il continuer

de fi nancer la culture en temps de crise ?

L’INSOLITE

Au Grau-d’Agde, demitour

délicat dans le fl euve

pour ce caboteur turc

de 82 mètres venu livrer

130 pieux d’acier

à la Criée.

33


34 GENS D’HÉRAULT

LES AILES DU LARZAC

Philippe Rignault

est fauconnier

à Saint-Maurice-de-

Navacelles.

1

2

1 PHILIPPE POSSÈDE TROIS

BUSES DE HARRIS, plus sociables

que les faucons. Elles répondent

aux noms de Géronimo, Apache et

Cheyenne.

2 SANS OUBLIER MOMO, un grandduc

européen de 1,70 m d’envergure.

Avec eux, Philippe fait de l’effarouchement,

une méthode écologique

proposée aux communes contre

la prolifération des pigeons et des

étourneaux.

3 PHILIPPE fait voler ses oiseaux

trente minutes tous les jours et les

nourrit à base de viande crue.

4 INTENSE, perçant, troublant …

le regard de Momo impressionne.

3

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


N°179 – AVRIL 2009

4

5

5 POUR L’AVENIR, Philippe a des

projets : acquérir d’autres rapaces et

monter un spectacle pédagogique de

fauconnerie.

plus d’infos www.fauconnerieeffarouchement-demonstration.com

PORTFOLIO 35

Saint-Maurice-de-Navacelles

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36 GENS D’HÉRAULT

ILS AGISSENT

À ANIANE

Réputée pour ses bons vins et, historiquement,

pour ses olives, la commune de 2 585 habitants

fourmille d’initiatives. Plus de quarante associations

l’animent. Voici quatre exemples.

1 LE FOYER RURAL

propose des activités en pagaille :

ping-pong, taï-chi-chuan, danse, gym,

théâtre, chorale… En outre, il participe

à des festivités comme la foire des

Saint-Innocents et le carnaval d’avril.

Raymond Pla, ici entouré de Joachim

Juan (président de l’association)

et de Francisco Ferrerons, autour

d’un char de 2008. Tél. : 04 67 57 43 65.

2 VIVRE À ANIANE

existe depuis 2005, co-présidée par

Françoise d’Arcy et Isabelle Lepeule.

L’association a pour but de créer du

lien social par le biais d’activités

comme cet atelier de construction et

pose de nichoirs au jardin Saint-Rome.

Tél. : 04 67 57 77 34.

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT

1

2

3


3 LE CENTRE DE L’IMAGINAIRE

SCIENTIFIQUE

vulgarise les sciences. Pour cela,

Frédéric Feu, co-président, et les

universitaires, chercheurs, écrivains et

artistes de l’association, n’hésitent pas

à faire appel à Jules Verne, Sherlock

N°179 – AVRIL 2009

Holmes ou Neil Armstrong en personne

! Prochaines expositions : « Les

enfants d’Apollo » et « Machines

extraordinaires », à la Chapelle des

Pénitents, du 25 avril au 31 mai 2009.

Infos : imaginairescientifi que.fr /

04 67 54 64 11.

4

PORTFOLIO 37

4 BIEN CHEZ SOA

Après avoir été joueur et entraîneur

de football, Bruno Rolland est président

du stade olympique anianais :

200 joueurs, 10 équipes, des débutants

de 6-8 ans aux seniors,

une vingtaine d’entraîneurs.

Tél. : 06 03 04 75 28.

Aniane

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38 GENS D’HÉRAULT AVENTURE CITOYENNE

« Soigner les bien-portants »

PRÉVENIR ET DÉPISTER POUR ÉVITER LA MALADIE : le professeur Lamarque et trente

decins retraités proposent des conférences aux plus de 55 ans dans tout l’Hérault.

Le professeur Jean-Louis Lamarque, 77 ans, est une grande

gueule… qui ne s’est pas tue après sa retraite, en 1999.

Il continue de clamer la nécessité de la prévention et du

dépistage, avant que la maladie ne se déclare. Ce qu’il

appelle « soigner les bien-portants ».

Il fut le précurseur du dépistage systématique du cancer

du sein, en créant à la force de ses convictions le premier

Mammobile français. Il est aujourd’hui le héraut bénévole

de la prévention chez les plus de 50 ans. Depuis cinq ans,

il court les routes pour convaincre conseils généraux, Région,

communes, Clic, CCAS, de se préoccuper de la santé

des personnes âgées avant l’entrée en dépendance. « Plus

de 80 % des retraités sont en bonne santé, 50 % des plus de

90 ans n’ont pas de dépendances. Celles-ci sont évitables ou

réductibles par la prévention et le dépistage. » Convaincu

JEAN-LOUIS LAMARQUE

Une vie au service de la prévention

1932 : naît à Montpellier

1964 : docteur en médecine

1983 : crée le dépistage de masse organisé du cancer

du sein dans l’Hérault (Mammobile).

2007 : président-fondateur de l’Arcopred (association

régionale des Coderpa).

« Les dépendances

sont

évitables et

réductibles par

la prévention »

depuis longtemps, le

Conseil général de

l’Hérault le soutient,

via le Coderpa 34.

Une trentaine dedecins

retraités, généralistes

ou spécialistes,

interviennent

dans des conférences

grand public (gratuites).

En 2008, trente-cinq conférences, surtout en

milieu rural, sur la prévention des affections liées au

vieillissement : cancers, diabète, rhumatismes, prostate,

ménopause, troubles visuels et auditifs, maladies

cardio-vasculaires, mémoire, dépression, etc. Le

fougueux Jean-Louis Lamarque va jusqu’à briser le

tabou de la sexualité des personnes âgées. À chaque

fois, plus de cent auditeurs… « Attention, ce ne sont pas

des consultations sauvages pour des malades. Nous

parlons prévention, en rigolant, en désangoissant,

en désacralisant, et aiguillons le cas échéant vers les

decins traitants ou des centres spécialisés en dépistage.

» Une idée pour éviter le trou de la Sécu ?

plus d’infos 04 67 61 00 88 ou arco.pred@laposte.net. ou

www.comitefeminin34.com

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


N°179 – AVRIL 2009

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40 GENS D’HÉRAULT

LA CYCLOSPORTIVE ROGER-PINGEON, une grande épreuve populaire pour les amoureux de la petite reine.

Quand la petite reine

voit grand

LA 11 e CYCLOSPORTIVE ROGER-PINGEON,

c’est plus qu’une course : un grand

bain dans la culture du vélo. Rendezvous

les 4 et 5 avril à Gignac.

Pourquoi diable l’appelle-t-on « la Roger-Pingeon » ?

Cette course mythique correspond à l’ancienne « Ronde

cycliste de l’Hérault ». Lors de la 1ère coupe du monde de

cyclisme, en 1992 à Lunel, le champion Roger Pingeon

(vainqueur du Tour en 1967) est recruté par Hérault Sport

comme chargé de mission cyclisme. Sous sa houlette, la

première cyclosportive voit le jour en 1996 à Gignac. Depuis,

elle porte son nom.

Cette année, elle a lieu dimanche 5 avril. Deux parcours

sont proposés : 146 km et 87 km. Des centaines de

concurrents attendus : en 2002 ils étaient plus de 1 300 !

L’épreuve a aujourd’hui un écho international avec des

inscriptions venant d’Espagne et d’Angleterre. Son esprit

sportif, convivial et populaire, s’affi rme au fi l du temps.

Aujourd’hui, au-dede la course, c’est toute la culture

du vélo qui est mise à l’honneur.

On change de braquet

Dès le samedi, de multiples rendez-vous familiaux gratuits

: le village « Vélo au Cœur d’Hérault » avec bien sûr

des stands spécialisés vélo, mais aussi des producteurs

locaux, des dégustations et des temps forts de démons-

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


tration de VTT trial et VTT free ride. Des animations à

l’Espace Jeunesse, des pistes et circuits aménagés et encadrés

par des animateurs pour découvrir et pratiquer

toutes les formes de cyclisme. Une randonnée VTT-VTC

de 15 km à faire en famille, alliant découverte des vignobles

et du patrimoine, avec la visite de domaines viticoles

prestigieux tels Daumas-Gassac, sans oublier les

puces cyclistes, l’occasion de vendre ou d’acheter toutes

sortes d’accessoires.

Ancrée dans le développement durable

Premier trophée éco-citoyen mariant challenge sportif

et respect de l’environnement, la Roger-Pingeon fait

partie du trophée « Sud Eco Tour 2009 ». Ravitaillement

sans emballages, sélection des déchets, suppression des

bouteilles en plastique remplacées par des containers

d’eau, promotion du covoiturage sont autant de bonnes

pratiques pour sensibiliser les participants au respect de

l’environnement !

plus d’infos www.saintguilhem-valleeherault.fr et 04 67 54 82 00.

UN CHAMPION MODESTE

Roger Pingeon : un palmarès

impressionnant

Il n’aime pas les feux de la rampe. A 68 ans, c’est

un homme simple et discret qui ne recherche

pas les effets médiatiques. Pourtant, ce n’est

pas moins de quinze victoires qu’il accumule

de 1965 à 1974. Vainqueur du Tour de France

en 1967, du Tour d’Espagne en 1969, il a aussi

remporté de nombreuses étapes de courses

prestigieuses pendant plusieurs années et fut

l’adversaire le plus redouté d’Eddy Merckx !

N°179 – AVRIL 2009

AVENTURES COLLECTIVES 41

« Elargir au plus grand nombre

toutes les disciplines »

Jean-Pierre Devise

Président du comité départemental de cyclisme de

l’Hérault.

« Depuis que j’ai repris la

présidence du comité en

2004, j’ai voulu proposer,

au-dedes deux parcours

compétitifs, des

animations sur toutes

les formes de pratique

cycliste : randonnée VTT

et VTC, piste ludique de

bike park, piste de BMX,

espace training trial

sont autant d’occasions

de multiplier les partenariats

avec les associations

héraultaises.

Je tiens aussi à rendre

hommage à la

mobilisation des plus

de deux cents bénévoles

qui contribuent

largement au succès

de la cyclosportive.»

Mesurant 1,84 m

pour 72 kg, on l’appelait

« L’échassier ». Il

trouvait son plein

épanouissement dans

les courses par étapes

et les parcours de

montagne. Ici à l’arrivée,

serrant la main

d’Eddy Merckx.

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42 GENS D’HÉRAULT

ENCENS, BOUGIES, EXTRAITS, PARFUMS SUR MESURE, Nicolas Jennings est à l’origine d’une gamme 100 % bio, Sharini.

ST-THIBÉRY / ANIANE / MONTPELLIER

Par le bout du nez

BERCEAU DE LA PARFUMERIE AVANT

GRASSE, Montpellier recèle encore

la fi ne fl eur des maîtres parfumeurs,

formés à l’ancienne école.

S’appeler Cyrano ou respirer à fond ne suffi t pas à devenir

un « nez ». La preuve : il n’en existerait aujourd’hui

que trois cents dans le monde. « Nous pouvons tous

identifier une odeur. Un parfumeur doit en mémoriser

des milliers. » Après dix ans de gammes olfactives

en Angleterre, Nicolas Jennings a donc créé la société

Sharini, à Aniane, un village dont l’air pur « préserve »

son odorat et l’inspire. Devant son orgue à parfums,

il compose des formules à partir d’huiles essentielles

et absolues de fleurs, fruits, herbes aromatiques

d’ici ou d’ailleurs. Loin des produits de synthèse

- « moins chers mais de qualité inférieure » - sa gamme

se veut 100 % bio, y compris dans l’emballage, issu du

commerce équitable. Chaque jus nécessite des centaines

d’essais et plusieurs mois de travail.

À Montpellier, Christophe Chabaud, un autre maître

parfumeur a su allier technique et créativité. En 2001, il

a créé d’étonnants arômes à vaporiser sur les aliments.

Concentré de safran, extrait de pignons grillés… Suivront

bougies, encens ou sels de bain au parfum de feuilles de

tomate, de biscuit. Parfum de succès aussi : 1,5 M€ de chiffre

d’affaires en deux ans. 600 points de vente en Europe.

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


« Trop lourd à gérer » pour ce créateur qui s’est désormais

« recentré » sur son atelier montpelliérain.

« Passion-nez »

« Dans ce métier, il vaut mieux avoir les reins solides ».

C’est Bernard Marty qui parle. Dans le sillage d’ « une

mère férue de plantes », il a suivi des études de pharmacie

avant de se lancer dans l’élaboration artisanale

d’apéritifs. C’était en 1974, à Saint-Thibéry. Depuis, son

entreprise s’est mise aux parfums. Sans changer de cible

: la vente aux touristes et par correspondance. Ni

modifi er le concept : accueillir le public lors de visites

guidées. D’ici l’été, Bernard Marty ouvrira un musée

présentant l’histoire des parfums et les plantes qu’il

utilise : « J’espère transmettre ma passion, faire réfl échir

le consommateur sur chaque produit. Comme le laurierrose

dont 800 g suffi sent à tuer un bœuf ! » Aujourd’hui,

de nouveaux nez sont formés à l’Université Montpellier

II. La plupart rejoindront des groupes chimiques internationaux,

à des années-lumière des marques de niche

artisanales. « Je ne rêve pas de m’agrandir, résume Nicolas

Jennings, mais de continuer à créer, en restant fi dèle

à une certaine idée du métier. »

plus d’infos wwww.sharini.com

www.parfums-marty.com – http://chabaudparfum.xooit.fr

À SAINT-THIBÉRY, visite de l’entreprise et du musée : Bernard Marty

fait découvrir au public les secrets de la fabrication d’un parfum.

N°179 – AVRIL 2009

AVENTURE SINGULIÈRE 43

RETOUR SUR…

Pierre reprend le

taureau par les cornes

Il avait le vent en poupe avec ses T-shirts

« 100 % toros » lorsque nous parlions de lui

en 2006 ( L’Hérault n° 145). Il habillait des

Star Académiciens, le champion d’Europe

de rodéo sur taureau, des clubs taurins, des

raseteurs… Depuis, qu’est-il arrivé à Pierre

Coutas ? « J’avais tellement de demandes que

j’ai voulu faire fabriquer en gros en Asie. Ça a

été comme dans « La Vérité si je mens », tout

était immettable ! J’ai tout perdu. »

Il en faut plus pour abattre Pierre Coutas,

né sous le signe du taureau. Lui dessine,

fabrique ses T-shirts à l’image de la bête, ses

bijoux, ses vestes camarguaises brodées.

« Mais prudent, j’ai pris un associé pour le développement

! » Sa boutique vient de rouvrir

dans la ZAE de Fréjorgues-Ouest,

plus un site : centpourcenttoros.fr

www.herault.fr


44 GENS D’HÉRAULT QUESTION DU NET

FAUT-IL CONTINUER À FINANCER LA CULTURE en temps de crise ? La question était

provocante et le débat houleux sur herault.fr

La culture n’adoucit pas

l’humeur des internautes

La culture fait l’objet

de tous les fantasmes.

Même si elle ne

représente qu’une part

marginale des budgets

publics (2 % au Département),

on l’imagine

gouffre fi nancier. Gilbert

: « En période de

crise, je trouve particulièrement

choquant de

distribuer des millions

d’euros pour créer, par

exemple un opéra qui ne

sera donné qu’à quelques

reprises. » Elliot,

enfonce le clou : « Je

n’octroie pas aux élus

et aux fonctionnaires le

droit de donner l’argent

de mes impôts pour sub-

ventionner un secteur

aussi fl ou que l’art. » En

face, on réplique du tac

au tac. François : « Que

ceux qui croient, dans

leur ignorance, que le fi -

nancement de la culture

ne sert qu’à une minorité

aisée aillent donc se

balader ailleurs qu’aux

alentours des opéras. Ils

découvriront des centaines

d’autres manifestations

très populaires. »

Marc conclut : « La crise

doit être l’occasion de

faire le distingo entre

rentiers de la culture

et artistes qui ont la

volonté de s’adresser au

plus grand nombre. »

Vous avez écrit


La culture est

une nourriture.

Elle développe les

sens et ouvre le cœur.

Le beau et le bien sont

indispensables à nos

vies.

Ghyslaine, Montpellier


Les subventions

sont distribuées

sans grand

discernement à de

nombreuses troupes

qui s’autoproclament

« artistiques » ou

« culturelles »; qu’en

restera-t-il dans 10 ou

20 ans ?

Claude, Jacou


La culture est le

moteur de nos

sociétés et, contrairement

à ce que j’ai

pu lire sur le site, elle

n’est pas réservée aux

« hautes sphères » ! Il

suffi t de savoir ouvrir

nos yeux et nos esprits

surtout !

Ingrid, Bessan


On doit faire en

fonction de ses

moyens fi nanciers. En

temps de crise, il y a

certainement d’autres

priorités comme de

s’occuper des plus démunis

ou des anciens

qui sont dans le besoin.

Christian, St-Felix-de-Lodez


Doit-on être

abruti en temps

de crise ?

Gérard, Beaulieu

PROCHAIN DÉBAT

Le vin doit-il être

placé au dessus

des lois contre

l’alcoolisme ?

Donnez votre avis sur

herault.fr

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SORTIR

PRÉCIEUX AMPHIBIENS À DÉCOUVRIR ET PROTÉGER : des sorties, même nocturnes, à partager en famille !

COUP DE CŒUR

JUSQU’AU 30 AVRIL

DANS TOUT L’HÉRAULT

Salut les crapauds

Branchez-vous sur fréquence

grenouille ! Le Conservatoire

des espaces naturels du

Languedoc-Roussillon vous

N°179 – AVRIL 2009

emmène à la découverte des

zones humides et de leurs

habitants. Oui, crapauds,

grenouilles et tritons de nos

mares et étangs assurent

des fonctions indispensables

aux équilibres biologiques.

Le printemps est l’époque

idéale pour les observer.

Une dizaine de sorties et de

balades est proposée, même

en nocturne ! Par exemple,

le 25 avril à 20 h avec la

Maison départementale de

l’environnement, découverte

des mares du Mas-Neuf à

Claret. Gratuit sur inscription

(04 99 62 09 40). Égale-

45

ment : bassin de Thau, garrigues

de Murles et La Boissière,

massif de la Gardiole,

Larzac méridional, domaine

de l’Albine à Olargues et

carrières de Beaulieu.

Pour connaître le programme :

www.cenlr.org et 04 67 02 21 28.

www.herault.fr


46 SORTIR

LA CAUNETTE

MONTPELLIER

SÈTE

DIMANCHE 12 AVRIL

CLARET

Trail de la Taillade

2 e édition d’une course

destre toutes catégories.

Parcours de 15 km, dénivelé

400 m. Départ à 9 h 30

du stade de foot. Le tracé

emprunte les sentiers et

coupe-feux de la garrigue.

Point culminant à la crête

Tout Auras. Ambiance familiale

et buffet campagnard

offert à tous les coureurs.

Participation 10 €.

Inscription : 06 31 61 99 25.

CLARET

MAUGUIO

LES 23 ET 24 AVRIL

SÈTE

Danse fl amande

Pitié ! mis en scène par Alain Platel est interprété

par les ballets belges C. de la B. Point de départ

de cette création : la Passion selon Matthieu de

Bach. Avec son complice et compositeur Fabrizio

Cassol, Alain Platel réunit 21 danseurs, chanteurs et

musiciens autour de la question de l’ultime sacrifi ce

de soi. Entre compassion et « pitié » les danseurs

offrent une transposition physique de sentiments

impossibles à contenir. À 20 h 30 au théâtre Molière.

Tarif de 10 € à 14 €. Rencontre avec les artistes à

l’issue des représentations. Rés. : 04 67 74 66 97.

MARDI 28 AVRIL

MONTPELLIER

Lecture spectacle

Jésus II, texte de Joseph

Delteil mis en voix et en

espace par la Cie Machine

Théâtre. Dans une atmosphère

de fi n du monde se

lève un homme qui prétend

réveiller les âmes. Réfl exion,

humour et dérision sont au

rendez-vous. À 20 h 30 au

Théâtre d’O. Tarif de 10 €

à 13 €.

Rens. : 04 67 67 66 66.

DU 24 AU 26 AVRIL

LA CAUNETTE

Festival de théâtre

Représentations du théâtre

amateur « Cesse en scène »

à l’Ostal de la Cesse, à 21 h

les vendredi et samedi (également

à 17 h) , et 17 h 30

le dimanche. Mais aussi un

stage de théâtre à la salle

du Peuple de Minerve et

des lectures le 26 avril dans

l’Escargot d’Aigne, et contes

à Minerve.

Rens. : 04 68 91 29 96.

MERCREDI 8 AVRIL

MAUGUIO

Fable poétique

La princesse Rouspète par la

compagnie Un Peu de Poésie,

mise en scène de Kali : il

était une fois une princesse

fort belle mais au caractère

de cochon. La vie va lui faire

payer sa mauvaise humeur

et un terrible sort lui est

jeté. Plus elle sera méchante,

plus elle sera laide ! Mais

les histoires de princesse

se terminent toujours bien

et Rouspète retrouvera sa

beauté. Une fable sur la

différence, la beaude l’âme

et le pouvoir de l’amour ! À

partir de 5 ans. À 18 h au

théâtre Samuel-Bassaget.

Tarif : 3 €.

Rens. : 04 67 73 15 62.

L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


CAMPLONG LUNEL

MONTPELLIER

BÉZIERS

VENDREDI 24 AVRIL

LUNEL

Danse burlesque

Petit Air du temps, solo

conçu et interprété par

Bruno Pradet, compagnie

Vilcanota, en première partie

: un personnage engoncé

dans son assurance, à l’aspect

loufoque, dissimule mal

un cynisme débordant. Suivi

de Chaos intime, en duo avec

Céline Debyser : un couple

ordinaire met en scène son

intimité dans des tableaux

sans complaisance. A 20 h

45 salle Georges-Brassens.

Tarif de 10 € à 17 €.

Rens. : 04 67 43 80 75.

N°179 – AVRIL 2009

PIC SAINT-LOUP

LES 2 ET 3 AVRIL

MONTPELLIER

Arnaque à Venise

Volpone par la compagnie

Les Têtes de Bois, d’après

l’œuvre de Benjamin Jonson.

Volpone, citoyen de la

riche Venise, vit de spéculations

hardies et d’expédients

en tous genres. Il s’acoquine

avec le cynique Mosca pour

DU 17 AU 19 AVRIL

PIC SAINT-LOUP

Musique et vin

mettre sur pied la plus

magistrale escroquerie.

À 21 h au théâtre Jean-

Vilar. Tarif 10 € et 13 €.

Moins de 16 ans : 4,50 €.

Rens. : 04 67 40 41 39.

VENDREDI 3 AVRIL

CAMPLONG

Chroniques

d’amour

L’Amour…ou la chose par

Tom Torel et Irène Fabry

de la Cie du Clapas. Une

Voix et musique associées à la dégustation des crus du

Pic Saint-Loup. On en a déjà le vin à la bouche ! Le

17 à 20 h 30, en l’église de St-Mathieu-de-Tréviers, le

trio suisse a capella Norn (15 €). Le 18 à 20 h, salle

Georges-Brassens à St-Gély-du-Fesc, André Minvielle

(photo), précédé d’une création polyphonique de Hervé

Loche (20 €). Le 19 à 17 h, domaine de Cazeneuve à

Lauret avec Les Manufactures Verbales (15 €).

Rens. : 06 03 78 29 28.

SORTIR 47

lecture spectacle et une

balade du côté de l’érotisme

et des choses cachées. Saynettes,

dialogues savoureux,

monologues, poèmes, lectures

et chansons… Tout un éloge

de la volupté servi par des

textes de grands auteurs !

Déconseillé aux moins de

16 ans. À 21 h au Grand

Café Joucla. Tarif : 8 €,

moins de 18 ans 3,50 €.

Rens. : 04 67 23 78 03.

DU 22 AU 25 AVRIL

BEZIERS

Théâtre

en création

Cinéma, adapté du roman de

Tanguy Viel, interprété par

Hélène Azéma et produit

par la Cie l’Esquif. Cinéma

n’est pas seulement le récit

commenté d’un fi lm par un

narrateur, mais l’exposition

d’un engloutissement du

spectateur par un fi lm.

Spectacle co-accueilli par

SortieOuest et les théâtres

de Béziers. A la MJC à

20 h, sauf samedi à 19 h 30.

Aussi au Grand Café Mounis

à Graissessac, vendredi 17

à 21 h.

Rens. : 04 67 28 37 32. .

www.herault.fr


48 SORTIR

LES BONS PLANS

DU 10 AU 26 AVRIL

QUATRE COMMUNES

Musique au cœur

L’Orchestre départemental

amateur de l’Hérault composé

d’une quarantaine de

musiciens de tous âges, se

produit sous la direction de

Lionel Giroud à 18 h, le 10

salle Georges-Brassens à

Clermont-l’Hérault, le 11

salle Samuel-Bassaget à

Mauguio, le 25 salle polyvalente

à Capestang, le 26

centre culturel Léo-Malet à

Mireval.

Rens. : 04 67 45 71 10.

DU 15 AU 17 AVRIL

PRADES-LE-LEZ

Insectes à la loupe

Ateliers d’observation pour

les 5-7 ans et 8-12 ans à

la Maison départementale

de l’environnement. Avec le

Carabus de l’Opie (observatoire

pour les insectes et

leur environnement), et les

associations Matorral et

Layanan. Tous les jours de

14 h à 17 h. Sur inscription

avant le 9 avril.

Rens. : 04 99 62 09 40.

DIMANCHE 5 AVRIL

BRENAS

40 ans du Salagou

Balade géologique sur le

thème des ruffes et de la

paléontologie, avec des

scientifi ques qui viennent

exposer les résultats de

leurs travaux : la découverte

d’ossements d’ancêtres des

dinosaures. Visite du chan-

gratuit ou presque jeune public accessible handicap

tier de fouille, animations

ludiques toute la journée et

explications pédagogiques

par des spécialistes. RV à

9 h à l’église pour départ de

la balade à 10 h 30.

Rens. : 04 67 53 70 70.

MERCREDI 29 AVRIL

MONTPELLIER

Conférence

Crues et tempêtes en Languedoc-Roussillon

depuis

l’an 1000. Par Laurent Dezileau.

A 16 h 30 à l’amphi du

CNRS, route de Mende.

Rens. : 04 67 61 34 47.

25 ET 26 AVRIL

BASSIN DE THAU

A la ferme

7 fermes à visiter : conchyliculture,

viticulture, héliciculture,

élevage caprin,

DU 1 ER AU 10 AVRIL

VILLENEUVE-LÈS-

MAGUELONE

Chez les p’tits

Le festival En Ourséanie

propose aux plus petits

neuf spectacles dont cinq

créations, à La Grande

Ourse et ailleurs. Cirque,

théâtre, contes et musique

viennent enchanter les

imaginations. Tarif : 7 €.

Rens. : 04 67 69 58 00.

maraîchage… Dégustation

de produits, découverte

de savoir-faire agricoles, ateliers

pour les enfants...

Prog : www.defermeenferme.com

SAMEDI 18 AVRIL

MÈZE

Concert de chants

sacrés

Otxote Lurra, concert

basque dans le cadre du

Festival interreligieux de

musique sacrée. A 20 h 30,

église St.-Hilaire. 12 €.

Rens. : 04 67 18 30 58.

LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DE L’HÉRAULT – 1000 RUE D’ALCO – 34087 MONTPELLIER CEDEX 04

BRENAS

MEZE

PRADES-LE-LES

MONTPELLIER

VILLENEUVE-

LES-MAGUELONES

BASSIN DE THAU

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