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Rapport de synthèse du Delvotest® BLF (DSM ... - NF VALIDATION

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Anses<br />

Laboratoire <strong>de</strong> Fougères<br />

B.P.90203 - 35302 FOUGERES Cé<strong>de</strong>x<br />

La Haute-Marche - JAVENE - 35133 FOUGERES (France)<br />

Tél: 33 2 99 94 78 78<br />

Fax: 33 2 99 94 78 99<br />

E-mail: valerie.gaudin@anses.fr<br />

<strong>Rapport</strong> <strong>de</strong> <strong>synthèse</strong> <strong>du</strong> Delvotest <strong>BLF</strong> (<strong>DSM</strong>,<br />

Pays-Bas) dans le cadre <strong>de</strong> la marque <strong>NF</strong> Validation<br />

Janvier 2013


RESUME<br />

Etu<strong>de</strong> préliminaire<br />

Cette étu<strong>de</strong> préliminaire a permis <strong>de</strong> comparer les performances <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence<br />

(métho<strong>de</strong> 2 boites) à la métho<strong>de</strong> alternative avec lecture visuelle.<br />

La métho<strong>de</strong> alternative a donné <strong>de</strong>s résultats très satisfaisants au regard <strong>de</strong>s Limites Maximales <strong>de</strong><br />

Rési<strong>du</strong>s (réglementation européenne) et en terme <strong>de</strong> spécificité.<br />

L’étu<strong>de</strong> a montré que la MA et la MR sont différentes. Toutefois, cela ne remet pas en cause les<br />

performances <strong>de</strong> la MA, qui le plus souvent est plus sensible pour les béta-lactamines que la métho<strong>de</strong><br />

<strong>de</strong> référence. Le taux <strong>de</strong> faux-positifs <strong>de</strong> la MR et <strong>de</strong> la MA étaient <strong>de</strong> 0 et 2.1 % respectivement. Les<br />

taux <strong>de</strong> faux-négatifs <strong>de</strong> la MA sont inférieurs à ceux <strong>de</strong> la MR (taux <strong>de</strong> 0 % et 11.4 % respectivement<br />

à la concentration C3).<br />

Les conclusions <strong>de</strong> cette étu<strong>de</strong> préliminaire sont favorables à la poursuite <strong>du</strong> projet. La prochaine<br />

étape proposée est donc l’organisation d’une étu<strong>de</strong> collaborative.<br />

Etu<strong>de</strong> collaborative<br />

MATERIAUX:<br />

Le choix <strong>de</strong>s concentrations a été fait à partir <strong>de</strong>s Limites Maximales <strong>de</strong> Rési<strong>du</strong>s et <strong>de</strong>s résultats <strong>de</strong> la<br />

phase 1 <strong>de</strong> l‘étu<strong>de</strong> préliminaire (sensibilités <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence et <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> alternative).<br />

Antibiotique Amoxicilline Cloxacilline Cefalonium TTC Néomycine Spiramycine<br />

‘Blanc’ ‘Blanc’ ‘Blanc’ 50000 50000 50000<br />

1 10 0.5<br />

4 30 2<br />

6 120 20<br />

Conce<br />

ntratio<br />

ns<br />

(µg/l)<br />

Chaque matériau a été préparé, codifié et envoyé en double aveugle, soit 30 échantillons à<br />

analyser par laboratoire. En plus <strong>de</strong>s échantillons, un témoin négatif lait <strong>de</strong> vache a été fourni aux<br />

laboratoires participants pour faciliter la lecture.<br />

RESULTATS :<br />

D’une façon générale on retrouve les mêmes types <strong>de</strong> résultats que lors <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> préliminaire en<br />

termes <strong>de</strong> niveau <strong>de</strong> détection. Les résultats <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> collaborative sont très satisfaisants. Les<br />

résultats bruts <strong>de</strong>s laboratoires ont été analysés, en plus <strong>de</strong> ceux <strong>du</strong> laboratoire expert.<br />

Les résultats <strong>du</strong> laboratoire expert avec la métho<strong>de</strong> alternative sont très satisfaisants :<br />

a. 6 échantillons blancs sur 6 sont bien négatifs (12 résultats sur 12),<br />

b. 6 échantillons supplémentés avec d’autres familles d’antibiotiques sur 6 sont bien négatifs,<br />

c. En <strong>de</strong>ssous <strong>du</strong> seuil <strong>de</strong> détection supposé (L1), 12 résultats sur 12 sont négatifs,<br />

d. Au seuil <strong>de</strong> détection supposé (L2), tous les échantillons d’amoxicilline et cloxacilline sont<br />

positifs et les 4 échantillons <strong>de</strong> cefalonium sont négatifs (1/10 LMR),<br />

e. En <strong>de</strong>ssus <strong>du</strong> seuil <strong>de</strong> détection supposé, tous les échantillons sont positifs (12 sur 12).<br />

Les résultats <strong>de</strong>s laboratoires participants avec la métho<strong>de</strong> alternative sont aussi très satisfaisants :


La spécificité est très satisfaisante (100 %) que ce soit le pour les échantillons blancs (exempts <strong>de</strong><br />

rési<strong>du</strong>s <strong>de</strong> béta-lactamines) et pour les échantillons supplémentés avec <strong>de</strong>s antibiotiques d’autres<br />

familles.<br />

Lors <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> préliminaire, 3 résultats faux-positifs avaient été reportés. Deux hypothèses avaient<br />

été faites pour expliquer ces faux-positifs :<br />

− soit une contamination croisée <strong>de</strong>s ampoules,<br />

− soit une agitation insuffisante à l’étape 5 <strong>du</strong> protocole fournisseur.<br />

Lors <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> collaborative, aucun résultat faux-positif n’a été reporté pour les blancs et pour les<br />

échantillons supplémentés avec d’autres familles d’antibiotiques, ni pour le laboratoire expert, ni pour<br />

les laboratoires participants. Il n’y a donc pas <strong>de</strong> problème <strong>de</strong> contamination croisée. De plus, comme<br />

la notice va être modifiée pour mettre en évi<strong>de</strong>nce cette étape critique, la question <strong>de</strong>s résultats faux-<br />

positifs ne se pose plus.<br />

La sensibilité au niveau L3 est très satisfaisante (100 %). Au niveau L2 qui se situe autour <strong>de</strong> la limite<br />

<strong>de</strong> sensibilité <strong>du</strong> test, on a plus <strong>de</strong> variabilité ce qui est logique. La sensibilité est <strong>de</strong> 47.7 % en<br />

moyenne pour les 3 béta-lactamines, avec une sensibilité <strong>de</strong> 100 % pour l’amoxicilline à la LMR = 4<br />

ppb, 43.2 % pour la cloxacilline à la LMR = 30 ppb et 0 % pour le cefalonium à 2 ppb (LMR = 20 ppb).<br />

Les résultats en termes <strong>de</strong> répétabilité et <strong>de</strong> repro<strong>du</strong>ctibilité sont très satisfaisants, avec <strong>de</strong>s<br />

pourcentages moyens <strong>de</strong> 96.7 % à 100 % % pour la répétabilité et <strong>de</strong> 56.8 % à 100 % pour la<br />

repro<strong>du</strong>ctibilité.<br />

En conclusion, le laboratoire expert recomman<strong>de</strong> d’accor<strong>de</strong>r la certification<br />

AFNOR au kit <strong>Delvotest®</strong> <strong>BLF</strong>, pour le lait <strong>de</strong> vache.


SOMMAIRE<br />

1. Objectifs ......................................................................................................................... 5<br />

2. Description <strong>de</strong>s métho<strong>de</strong>s ............................................................................................ 5<br />

2.1. Description <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> alternative (MA) .......................................................... 5<br />

2.2. Description <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence ................................................................. 9<br />

3. Synthèse bibliographique ........................................................................................... 11<br />

4. Protocole <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> préliminaire ............................................................................... 11<br />

4.1. Praticabilité <strong>du</strong> kit .................................................................................................. 11<br />

4.2. Protocole <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> comparative <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> alternative et <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong><br />

référence .............................................................................................................................. 12<br />

4.2.1. Limite <strong>de</strong> détection / taux <strong>de</strong> faux négatifs ...................................................... 13<br />

4.2.2. Spécificité / taux <strong>de</strong> faux positifs ..................................................................... 14<br />

5. Résultats <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> préliminaire ................................................................................ 15<br />

5.1. Praticabilité <strong>du</strong> kit <strong>Delvotest®</strong> <strong>BLF</strong> ..................................................................... 15<br />

5.2. Etu<strong>de</strong> comparative <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> alternative et <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence .. 15<br />

5.2.1. Limites <strong>de</strong> détection ......................................................................................... 15<br />

5.2.2. Taux <strong>de</strong> faux négatifs / Spécificité / Taux <strong>de</strong> faux positifs .............................. 16<br />

5.2.3. Exactitu<strong>de</strong> relative ............................................................................................ 18<br />

6. Protocole <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> collaborative .............................................................................. 20<br />

6.1. Planning <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> ................................................................................................. 20<br />

- La partie préparation <strong>de</strong>s matériaux a été réalisée semaine 20 (14/05/2012). ......... 20<br />

- Etu<strong>de</strong> d’homogénéité avec la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence et contrôle <strong>de</strong>s 30<br />

échantillons avec la métho<strong>de</strong> alternative et la métho<strong>de</strong> référence en parallèle (15 et<br />

16/05/2012). .......................................................................................................................... 20<br />

6.2. Préparation et envoi <strong>de</strong>s matériaux ...................................................................... 21<br />

6.2.1. 4.1. Préparation <strong>de</strong>s matériaux ......................................................................... 21<br />

6.2.2. Stabilité et homogénéité <strong>de</strong>s matériaux ............................................................ 21<br />

6.2.3. Codification <strong>de</strong>s échantillons ........................................................................... 22<br />

6.2.4. Laboratoires collaborateurs .............................................................................. 22<br />

7. Résultats <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> collaborative .............................................................................. 23<br />

7.1. Résultats <strong>du</strong> laboratoire expert ............................................................................. 23<br />

7.2. Résultats <strong>de</strong>s laboratoires participants ................................................................ 26<br />

7.3. Analyse <strong>de</strong>s résultats .............................................................................................. 26<br />

7.3.1. Pourcentage <strong>de</strong> résultats positifs ...................................................................... 26<br />

7.3.2. Répétabilité <strong>de</strong>s résultats .................................................................................. 30<br />

7.3.3. Repro<strong>du</strong>ctibilité ................................................................................................ 33<br />

8. Conclusions ................................................................................................................. 35<br />

9. Références bibliographiques ...................................................................................... 36


1. Objectifs<br />

Il s’agit d’une <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> validation dans le cadre <strong>de</strong> la marque <strong>NF</strong> Validation <strong>du</strong> kit Delvotest <strong>BLF</strong><br />

qui est commercialisé par la société <strong>DSM</strong> (Pays-Bas) pour la détection <strong>de</strong>s rési<strong>du</strong>s <strong>de</strong> béta-<br />

lacatmines dans le lait.<br />

Le champ <strong>de</strong> cette validation sera le lait <strong>de</strong> vache.<br />

Le <strong>Delvotest®</strong> <strong>BLF</strong> se présente sous un format ban<strong>de</strong>lettes et la validation portera sur la lecture<br />

visuelle uniquement.<br />

2. Description <strong>de</strong>s métho<strong>de</strong>s<br />

2.1. Description <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> alternative (MA)<br />

Le <strong>Delvotest®</strong> <strong>BLF</strong> est un test rapi<strong>de</strong> pour la détection <strong>de</strong>s rési<strong>du</strong>s <strong>de</strong> béta-lactamines (pénicillines et<br />

céphalosporines) dans le lait <strong>de</strong> vache. C’est un test spécifique qui permet <strong>de</strong> détecter les béta-<br />

lactamines couramment utilisés pour le lait en moins <strong>de</strong> 6 minutes.<br />

PRINCIPE<br />

Le <strong>Delvotest®</strong> <strong>BLF</strong> est basé sur l’utilisation d’un récepteur spécifique <strong>de</strong>s béta-lactamines qui est<br />

contenu dans l’ampoule. Ce lyophilisat va être dissous en présence <strong>de</strong> l’échantillon <strong>de</strong> lait. Puis le lait<br />

va migrer sur la ban<strong>de</strong>lette qui comporte <strong>de</strong>ux lignes <strong>de</strong> capture.<br />

La ligne contrôle (supérieure) sert <strong>de</strong> référence et doit toujours apparaitre pour que le test soit vali<strong>de</strong>.<br />

La ligne test (inférieure) va apparaitre totalement si l’échantillon ne contient pas <strong>de</strong> rési<strong>du</strong>s <strong>de</strong> béta-<br />

lactamines. En présence d’un échantillon <strong>de</strong> lait contenant un rési<strong>du</strong> <strong>de</strong> béta-lactamines, l’antibiotique<br />

va se lier au récepteur contenu dans l’ampoule. Ce complexe antibiotique-récepteur ne pourra se lier<br />

à la ban<strong>de</strong>lette. Donc la ligne test va diminuer d’intensité ou disparaitre totalement en fonction <strong>de</strong> la<br />

quantité <strong>de</strong> rési<strong>du</strong>s.<br />

METHODE<br />

Le <strong>Delvotest®</strong> <strong>BLF</strong> est composé d’ampoules et <strong>de</strong> ban<strong>de</strong>lettes qui sont utilisés ensemble, ainsi qu’une<br />

pipette jetable par test. Le <strong>Delvotest®</strong> <strong>BLF</strong> est disponible sous le format 100 tests.<br />

Le <strong>Delvotest®</strong> <strong>BLF</strong> est d’une utilisation simple. Le lait est déposé dans <strong>de</strong>s ampoules contenant un<br />

récepteur spécifique <strong>de</strong> la famille <strong>de</strong>s béta-lacatmines. Ensuite, il faut incuber les ampoules pendant 2<br />

minutes à 64°C et insérer une ban<strong>de</strong>lette. Après 3 minutes supplémentaires à 64°C, on peut lire le<br />

résultat. .


Les différentes étapes sont les suivantes :<br />

1. Sortir le flacon <strong>du</strong> réfrigérateur (4-8°C) et laisser revenir à température ambiante.<br />

2. Détacher une ou plusieurs ampoules. Attention à ne pas endommager la feuille d’aluminium<br />

sur les ampoules restantes. Perforer les ampoules avec précaution.<br />

3. Prendre une pipette neuve pour chaque échantillon <strong>de</strong> lait. Ne pas réutiliser les pipettes. Ne<br />

pas toucher l’embout qui sera en contact avec le lait.<br />

4. Presser le petit bulbe <strong>du</strong> haut <strong>de</strong> la pipette une fois, maintenir la pression. Plonger la pipette<br />

environ 1 cm dans le lait. Relâcher la pression sur le bulbe. La pipette va prélever le volume<br />

approprié (0.15 ml). Note : après le pipettage, le petit surplus <strong>de</strong> lait est capturé dans le<br />

réservoir <strong>de</strong> la pipette (petit bulbe en bas). Répéter le pipettage quand n’y a pas <strong>de</strong> lait dans le<br />

réservoir.


5. Transférer les échantillons <strong>de</strong> lait en pressant doucement et totalement sur le même bulbe<br />

<strong>du</strong> haut, en ajoutant le lait directement dans l’ampoule. Note : le petit suprlus <strong>de</strong> lait dans le<br />

bulbe <strong>du</strong> bas va rester. Agiter 10 secon<strong>de</strong>s.<br />

6. Vérifier la température <strong>de</strong> l’incubateur (64°C ± 2°C). Mettre les ampoules dans l’incubateur.<br />

Attendre 2 minutes.<br />

Agiter 5 secon<strong>de</strong>s.<br />

7. Prendre une ban<strong>de</strong>lette par la partie haute (partie verte). Refermer aussitôt le container <strong>de</strong>s<br />

ban<strong>de</strong>lettes. Insérer une ban<strong>de</strong>lette par ampoule.<br />

8. Enlever la ban<strong>de</strong>lette après 3 minutes et lire le résultat.


INTERPRETATION DES RESULTATS<br />

Ligne Contrôle < ligne Test Négatif ;<br />

Ligne Contrôle ≥ ligne Test Positif ;<br />

Précautions d’emploi :<br />

- Comme ce test est très sensible aux rési<strong>du</strong>s <strong>de</strong> béta-lactamines, toute contamination avec<br />

ces substances doit être évitée. Il est conseillé <strong>de</strong> se laver les mains et <strong>de</strong> les sécher<br />

correctement avant <strong>de</strong> démarrer un essai. Utiliser une paillasse propre.<br />

- Manipuler le test avec précaution pour ne pas endommager les ban<strong>de</strong>lettes. Cela peut aussi<br />

altérer la qualité <strong>du</strong> test pendant la lecture <strong>de</strong>s résultats.<br />

- Après avoir prélevé <strong>de</strong>s ban<strong>de</strong>lettes dans le container, il faut le refermer aussitôt et le stocker<br />

à nouveau au réfrigérateur. En effet, l’humidité sur les ban<strong>de</strong>lettes raccourcit leur date <strong>de</strong><br />

validité.<br />

ORIGINALITE ET INTERET DE LA METHODE ALTERNATIVE<br />

- Pas <strong>de</strong> manipulation <strong>de</strong> souches bactériennes.<br />

- Simplicité d’utilisation et nombre d’échantillons analysés par jour supérieur.<br />

- Meilleure standardisation avec un test <strong>du</strong> commerce et en limitant les étapes sur lesquelles<br />

les variations inter-laboratoires peuvent jouer (épaisseur <strong>de</strong> la gélose…).<br />

- Délai avant les résultats* : moins <strong>de</strong> 6 minutes au lieu <strong>de</strong> 3 heures environ.<br />

*Depuis le traitement <strong>de</strong> l’échantillon jusqu’au ren<strong>du</strong> <strong>de</strong>s résultats.<br />

La sensibilité correspond à la concentration pour laquelle 95 % <strong>de</strong>s échantillons analysés donnent n<br />

résultats positifs.


Les limites <strong>de</strong> détection <strong>du</strong> <strong>Delvotest®</strong> <strong>BLF</strong> annoncées par le fournisseur <strong>DSM</strong> sont présentées dans<br />

le tableau suivant par comparaison avec les Limites Maximales <strong>de</strong> Rési<strong>du</strong>s (LMR) et en annexe 1 par<br />

comparaison avec les LMRs et les sensibilités <strong>de</strong> la boite Bacillus stearothermophilus.<br />

NB : ce tableau présentait une limite <strong>de</strong> détection erronée pour la cloxacilline. La limite <strong>de</strong><br />

détection <strong>de</strong> la cloxacilline est en fait <strong>de</strong> 50 ppb.<br />

Pour déterminer ces limites <strong>de</strong> détection, le fournisseur a analysé 5 échantillons pour chaque<br />

concentration et 6 concentrations par antibiotique (incluant 0 ppb).<br />

2.2. Description <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence<br />

La métho<strong>de</strong> <strong>de</strong>s 2 boites a pour objet la détection <strong>de</strong>s rési<strong>du</strong>s d’antibiotiques dans le lait. Elle était<br />

utilisée par tous les laboratoires interprofessionnels laitiers jusqu’au 1 er juillet 2011 pour la<br />

« confirmation » <strong>de</strong>s échantillons <strong>de</strong> lait, dans le cadre <strong>du</strong> paiement à la qualité <strong>du</strong> lait. La métho<strong>de</strong><br />

<strong>de</strong>s 2 boites a pour objet, à l'ai<strong>de</strong> <strong>de</strong> 2 microorganismes sensibles (Bacillus stearothermophilus et<br />

Bacillus subtilis), la mise en évi<strong>de</strong>nce <strong>de</strong> rési<strong>du</strong>s <strong>de</strong> substances à activité antibiotique sans en


déterminer leur i<strong>de</strong>ntité. Elle est applicable aux laits <strong>de</strong> vache, <strong>de</strong> brebis et <strong>de</strong> chèvre (lait cru ou traité<br />

thermiquement).<br />

Dans le cadre <strong>de</strong> cette certification, seule la boite Bacillus stearothermophilus présente un intérêt pour<br />

la comparaison avec la métho<strong>de</strong> alternative (même si à présent elle a été remplacée par un test<br />

commercial dans le cadre <strong>du</strong> paiement à la qualité <strong>du</strong> lait) car c’est la boite spécifique pour la<br />

détection <strong>de</strong>s béta-lactamines (même spécificité que la métho<strong>de</strong> alternative).<br />

Note : pour une précé<strong>de</strong>nte certification, une autre métho<strong>de</strong> alternative spécifique <strong>de</strong>s béta-<br />

lactamines a été comparée à la métho<strong>de</strong> dite d’acidification et à la boite Bacillus stearothermophilus.<br />

La métho<strong>de</strong> dite d’acidification est obsolète et n’est plus <strong>du</strong> tout utilisée à ce jour. Elle ne peut donc<br />

être choisie pour la comparaison. Par contre, la comparaison avec la boite Bacillus<br />

stearothermophilus reste d’actualité.<br />

PRINCIPE<br />

La détection <strong>de</strong>s rési<strong>du</strong>s <strong>de</strong> substances à activité antibiotique nécessite l'application d'une technique<br />

<strong>de</strong> diffusion en gélose qui comporte :<br />

- La préparation <strong>de</strong>s boîtes <strong>de</strong> milieu nutritif ;<br />

- La préparation <strong>de</strong>s souches <strong>de</strong> microorganismes utilisées pour les tests ;<br />

- L'ensemencement, par un microorganisme sensible aux substances à activité antibiotique, d'un<br />

milieu nutritif soli<strong>de</strong> coulé en boîte <strong>de</strong> Pétri.<br />

Le dépôt d'un disque <strong>de</strong> papier filtre, imprégné <strong>de</strong> lait, à la surface <strong>du</strong> milieu ensemencé, suivi<br />

d'une incubation à la température optimale <strong>de</strong> développement <strong>du</strong> microorganisme-test.<br />

Les substances à activité antibiotique éventuellement présentes inhibent la croissance <strong>du</strong><br />

microorganisme-test : il en résulte la formation d'une zone d'inhibition autour <strong>du</strong> disque.<br />

METHODE<br />

Cette métho<strong>de</strong> requiert l'utilisation <strong>de</strong> Bacillus stearothermophilus.<br />

Principales étapes :<br />

- Agiter l’échantillon <strong>de</strong> lait <strong>de</strong> façon à bien mélanger la crème avec le lait.<br />

- Intro<strong>du</strong>ire 2 ml <strong>de</strong> lait dans un tube à essai.<br />

- Placer dans un bain d’eau réglé à 80°C pendant 10 minutes, le niveau <strong>du</strong> lait étant au moins 2<br />

cm en <strong>de</strong>ssous <strong>de</strong> celui <strong>de</strong> l’eau.<br />

- Refroidir à température ambiante.<br />

- Le témoin positif n’est pas soumis au chauffage à 80°C.<br />

- A l’ai<strong>de</strong> d’une pince, placer un disque <strong>de</strong> papier filtre à la surface d’une <strong>de</strong>s boites.<br />

- Immédiatement après, déposer 50 µl <strong>de</strong> lait à l’ai<strong>de</strong> d’une pipette automatique sur le disque.<br />

Placer un 2 e disque à un emplacement opposé sur la boite et déposer 50 µl <strong>du</strong> même lait.<br />

Il est ainsi possible <strong>de</strong> déposer dans chacune <strong>de</strong>s boîtes jusqu'à six disques, correspondant à 2<br />

échantillons à examiner, à un disque imprégné <strong>de</strong> lait témoin négatif et un disque imprégné <strong>de</strong> lait<br />

témoin positif, tous ces disques <strong>de</strong>vant se situer à environ 1 cm <strong>de</strong> la périphérie <strong>de</strong> la boîte.


INTERPRETATION DES RESULTATS<br />

A l’issue <strong>de</strong> l’incubation, les disques imprégnés <strong>de</strong> lait témoin positif doivent présenter <strong>de</strong>s zones<br />

d’inhibition 12 ± 1 mm <strong>de</strong> diamètre.<br />

Pour les laits <strong>de</strong> vache, sont considérés comme positifs les échantillons <strong>de</strong> lait donnant <strong>de</strong>s zones<br />

d'inhibition dont le diamètre est au moins égal à 11 mm.<br />

Il faut recommencer l'essai chaque fois que le résultat semble douteux (pour un même échantillon un<br />

disque étant positif et l'autre négatif, colonies éparses dans la zone d'inhibition, contaminations, etc...).<br />

Si le second résultat n'est pas considéré comme positif, le résultat douteux doit être considéré comme<br />

négatif.<br />

Conclusion<br />

Sont considérés comme contenant <strong>de</strong>s rési<strong>du</strong>s <strong>de</strong> substances à activité antibiotique, les échantillons<br />

trouvés positifs. La boite Bacillus stearothermophilus présente une sensibilité particulière pour les<br />

béta-lactamines et les tétracyclines.<br />

La métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence (MR) a été validée suivant la réglementation européenne (décision<br />

CE/2002/657) (Anonymous, 2002). Le taux <strong>de</strong> faux-positifs obtenu après analyse <strong>de</strong> 100 échantillons<br />

<strong>de</strong> lait <strong>de</strong> vache a été <strong>de</strong> 0 % sur la boite Bacillus stearothermophilus sur le lait <strong>de</strong> vache.<br />

Les capacités <strong>de</strong> détection (CCβ) déterminées lors <strong>de</strong> cette validation sont présentés en annexe 1<br />

pour la boite Bacillus stearothermophilus, par comparaison avec les Limites Maximales <strong>de</strong> Rési<strong>du</strong>s<br />

(LMR) et le <strong>Delvotest®</strong> <strong>BLF</strong>.<br />

3. Synthèse bibliographique<br />

Le Delvotest <strong>BLF</strong> est commercialisé <strong>de</strong>puis 2012 seulement. Donc aucune référence bibliographique<br />

n’a pu être trouvée sur ce test.<br />

4. Protocole <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> préliminaire<br />

4.1. Praticabilité <strong>du</strong> kit<br />

Les données résultant <strong>de</strong> cette étu<strong>de</strong> <strong>de</strong> praticabilité seront intégrées dans le rapport d'étu<strong>de</strong><br />

préliminaire pour les critères 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 11, 12, 13. Il est à noter que le Laboratoire expert<br />

utilisera le test pour <strong>de</strong>s essais préliminaires, donc le rapport d’étu<strong>de</strong> bénéficiera d’une expérience<br />

importante concernant la praticabilité.<br />

Les données résultant <strong>de</strong> cette étu<strong>de</strong> <strong>de</strong> praticabilité seront intégrées :<br />

dans le rapport d'étu<strong>de</strong> préliminaire pour les critères 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 11, 12, 13,<br />

dans le rapport d'étu<strong>de</strong> collaborative pour les critères 7 et 10.


Critères <strong>de</strong> praticabilité <strong>du</strong> kit :<br />

Critères à contrôler<br />

1 Emballage<br />

2 Volume <strong>de</strong>s réactifs<br />

3<br />

4<br />

5<br />

6<br />

7<br />

8<br />

Conditions <strong>de</strong> stockage (+<br />

date <strong>de</strong> péremption)<br />

Mo<strong>de</strong> d’utilisation après la 1ère<br />

utilisation<br />

Equipement ou locaux<br />

spécifiques<br />

Réactifs prêts à l’emploi ou<br />

réactifs à préparer (protocole)<br />

Temps <strong>de</strong> formation d’un<br />

technicien inexpérimenté<br />

Temps réel <strong>de</strong><br />

manipulation/Flexibilité <strong>de</strong> la<br />

technique en fonction <strong>du</strong><br />

nombre d’échantillons à<br />

analyser,...<br />

9 Délai avant les résultats<br />

10<br />

11<br />

Type <strong>de</strong> qualification d’un<br />

technicien<br />

Etapes communes avec la<br />

métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence<br />

Communication<br />

sur le critère<br />

Emballage ou<br />

notice<br />

Emballage ou<br />

notice<br />

Emballage ou<br />

notice<br />

Emballage ou<br />

notice<br />

Métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> contrôle <strong>du</strong> critère<br />

Vérification par le laboratoire expert<br />

Vérification par le laboratoire expert<br />

Vérification par le laboratoire expert<br />

Vérification par le laboratoire expert<br />

Notice Vérification par le laboratoire expert<br />

Emballage ou<br />

notice<br />

<strong>Rapport</strong><br />

<strong>Rapport</strong><br />

<strong>Rapport</strong> et<br />

attestation<br />

<strong>Rapport</strong><br />

Vérification par le laboratoire expert<br />

Mesurée par le laboratoire expert (moins d’un jour,<br />

entre 1 jour et 1 semaine ou plus d’1 semaine)<br />

(possibilité <strong>de</strong> se servir <strong>de</strong>s <strong>du</strong>rées mises en œuvre<br />

par les laboratoires collaborateurs)<br />

Temps <strong>de</strong> manipulation comparé à la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong><br />

référence (inférieur, égal ou supérieur)<br />

Vérification par le laboratoire expert<br />

Précisé par le laboratoire expert par rapport au niveau<br />

requis pour la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence (même niveau ou<br />

niveau différent) (le laboratoire expert peut se servir<br />

<strong>de</strong>s données <strong>de</strong>s laboratoires collaborateurs)<br />

Attestation Vérification par le laboratoire expert<br />

12 Si oui, traçabilité <strong>de</strong>s résultats Notice Vérification par le laboratoire expert<br />

13<br />

Maintenance par le<br />

laboratoire<br />

<strong>Rapport</strong> Durée et fréquence<br />

4.2. Protocole <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> comparative <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> alternative et<br />

<strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence<br />

Différents paramètres <strong>de</strong> performance pourront être déterminés grâce aux résultats <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong><br />

préliminaire.<br />

Le champ <strong>de</strong> cette validation sera le lait <strong>de</strong> vache.<br />

Le lait <strong>de</strong> vache « blanc » (exempt <strong>de</strong> rési<strong>du</strong>s d’antibiotiques) pourra être acheté à notre fournisseur<br />

habituel (ferme Charrier, Javené) ou provenir <strong>de</strong> notre stock <strong>de</strong> matériaux blancs congelés.


4.2.1. Limite <strong>de</strong> détection / taux <strong>de</strong> faux négatifs<br />

La limite <strong>de</strong> détection doit être définie par l’analyse <strong>de</strong> matériaux contaminés (artificiellement ou non)<br />

avec <strong>de</strong>s molécules à activité antibiotique à plusieurs niveaux <strong>de</strong> concentration.<br />

Les échantillons à analyser avec la MA et la MR seront les mêmes (préparation unique, mais<br />

analyses en double). Ensuite, tous les échantillons, préparées seront conservés à -20°C<br />

pendant 4 semaines maximum.<br />

Choix <strong>de</strong>s antibiotiques:<br />

Recommandations <strong>du</strong> référentiel :<br />

Quand « le spectre d’action <strong>du</strong> kit est limité à une famille d’antibiotiques : la sensibilité<br />

<strong>du</strong> kit sera déterminée pour 6 antibiotiques au minimum <strong>de</strong> cette famille, si elle en comporte au<br />

moins 6. De plus une étu<strong>de</strong> <strong>de</strong> spécificité basée sur d’autres familles d’antibiotiques complètera<br />

cette étu<strong>de</strong>. Pour cela, <strong>de</strong>s matrices ‘blanches’ contenant <strong>de</strong>s substances à activité antibiotique<br />

issue d’autres familles seront analysées. »<br />

« On peut aussi tenir compte pour le choix <strong>de</strong>s antibiotiques <strong>de</strong> leur fréquence<br />

d’utilisation en mé<strong>de</strong>cine vétérinaire ou <strong>de</strong> survenue sous la forme <strong>de</strong> rési<strong>du</strong>s dans la matrice<br />

concernée, si ces données sont connues. »<br />

Usages en milieu vétérinaire<br />

Le choix <strong>de</strong>s antibiotiques pour cette validation est essentiellement basé sur les usages<br />

vétérinaires pour les vaches laitières (voies intra-mammaire, intra-utérine, parentérale). Les<br />

antibiotiques les plus utilisés et présentant le plus grand risque <strong>de</strong> contamination <strong>du</strong> lait sont la<br />

pénicilline G, l’amoxicilline, l’oxacilline, la cloxacilline, les céphalosporines (cefalonium,<br />

cefalexine, cefquinome), puis les tétracyclines, ainsi que les aminosi<strong>de</strong>s. C’est pourquoi nous<br />

avons choisi <strong>de</strong> cibler la validation sur 7 béta-lactamines (minimum <strong>de</strong>mandé = 6) et <strong>de</strong><br />

déterminer la spécificité pour une tétracycline (la tétracycline), un aminoglycosi<strong>de</strong> (néomycine) et<br />

un macroli<strong>de</strong> (spiramycine).<br />

Propositions pour l’essai <strong>de</strong> validation :<br />

Pour le lait <strong>de</strong> vache uniquement :<br />

- 10 antibiotiques dont 7 beta-lactamines (4 pénicillines : (pénicilline G, amoxicilline,<br />

oxacilline, cloxacilline) et 3 céphalosporines : cefquinome, cefalonium, cefalexine)<br />

Chaque antibiotique choisi sera testé à 3 concentrations différentes (sauf les antibiotiques<br />

non spécifiques).<br />

− Antibiotiques non spécifiques : 1 par famille (tétracyclines (la TTC), macroli<strong>de</strong>s<br />

(spiramycine), aminoglycosi<strong>de</strong>s (néomycine).<br />

A titre d’exemple, le premier niveau pourrait être le niveau théorique <strong>de</strong> détection. Le <strong>de</strong>uxième niveau<br />

serait légèrement supérieur au niveau théorique <strong>de</strong> détection. Le troisième niveau serait une


concentration qui à priori <strong>de</strong>vrait donner un résultat positif. Ce 3 e niveau pourrait correspondre à la<br />

LMR si elle a été définie.<br />

Le choix <strong>de</strong>s concentrations a été basé sur les Limites Maximales <strong>de</strong> Rési<strong>du</strong>s (LMR) <strong>de</strong>s divers<br />

antibiotiques dans la matrice d’intérêt et sur la sensibilité <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence et celle<br />

annoncée par le fournisseur <strong>de</strong> kits pour la métho<strong>de</strong> alternative.<br />

Famille Antibiotique LMR lait (µg/l) Concentrations<br />

Pénicillines<br />

Céphalosporines<br />

(µg/l)<br />

Pénicilline G 4 1-4-6<br />

Amoxicilline 4 1-4-6<br />

Oxacilline 30 20-30-60<br />

Cloxacilline 30 10-30-60<br />

Cefquinome 20 7.5-20-300<br />

Cefalonium 20 2-20-30<br />

Cefalexine 100 20-100-200<br />

Tétracyclines TTC 100 50000<br />

Macroli<strong>de</strong>s Spiramycine 200 50000<br />

Aminosi<strong>de</strong>s Néomycine 1500 50000<br />

Chaque concentration d’antibiotique sera préparée en 5 exemplaires.<br />

Tous les échantillons seront codifiés afin <strong>de</strong> réaliser ultérieurement les analyses en aveugle.<br />

Chaque échantillon (5 échantillons/antibiotique/concentration) sera analysé 1 fois par la<br />

métho<strong>de</strong> alternative et 1 fois par la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence (MR), soit 7 antibiotiques * 3<br />

concentrations * 5 réplicats + 3 antibiotiques * 5 = 120 échantillons avec MA et MR =240 analyses.<br />

Au final 5 résultats seront obtenus par concentration d’antibiotique.<br />

4.2.2. Spécificité / taux <strong>de</strong> faux positifs<br />

- 20 échantillons <strong>de</strong> matrice blanche (lait <strong>de</strong> vache dépourvu <strong>de</strong> rési<strong>du</strong>s d’antibiotiques ou<br />

autres substances à activité antibactérienne) seront codifiés afin <strong>de</strong> réaliser ultérieurement les<br />

analyses en double et en aveugle 1 fois par la métho<strong>de</strong> alternative et 1 fois par la métho<strong>de</strong><br />

<strong>de</strong> référence.<br />

NB : L’absence <strong>de</strong> substances antibactériennes dans ces échantillons dits « blancs » sera démontrée<br />

par le résultat négatif <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence sur ces échantillons.<br />

Un total <strong>de</strong> 160 échantillons <strong>de</strong>vra être préparé.


5. Résultats <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> préliminaire<br />

5.1. Praticabilité <strong>du</strong> kit <strong>Delvotest®</strong> <strong>BLF</strong><br />

Critères <strong>de</strong> praticabilité <strong>du</strong> kit : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13.<br />

Critères à contrôler<br />

1 Emballage<br />

2 Volume <strong>de</strong>s réactifs<br />

3<br />

4<br />

5<br />

6<br />

7<br />

8<br />

Conditions <strong>de</strong> stockage (+<br />

date <strong>de</strong> péremption)<br />

Mo<strong>de</strong> d’utilisation après la<br />

1 ère utilisation<br />

Equipement ou locaux<br />

spécifiques<br />

Réactifs prêts à l’emploi ou<br />

réactifs à préparer (protocole)<br />

Temps <strong>de</strong> formation d’un<br />

technicien inexpérimenté<br />

Temps réel <strong>de</strong><br />

manipulation/Flexibilité <strong>de</strong> la<br />

technique en fonction <strong>du</strong><br />

nombre d’échantillons à<br />

analyser,...<br />

9 Délai avant les résultats<br />

10<br />

11<br />

12<br />

13<br />

Type <strong>de</strong> qualification d’un<br />

technicien<br />

Etapes communes avec la<br />

métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence<br />

Si oui, traçabilité <strong>de</strong>s<br />

résultats<br />

Maintenance par le<br />

laboratoire<br />

Communication<br />

sur le critère<br />

Emballage ou<br />

notice<br />

Emballage ou<br />

notice<br />

Emballage ou<br />

notice<br />

Emballage ou<br />

notice<br />

Métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> contrôle <strong>du</strong> critère<br />

Boîte carton, notice d’utilisation en anglais, <strong>de</strong>s exemples<br />

<strong>de</strong> tests négatifs et positifs pour ai<strong>de</strong> à la lecture <strong>de</strong>s<br />

résultats.<br />

100 ampoules, 100 pipettes et 100 ban<strong>de</strong>lettes.<br />

Notice : stockage, à l’endroit, compris entre 4 et 8°C, à<br />

l’abri <strong>de</strong> la lumière, protégé <strong>du</strong> gel. Date <strong>de</strong> péremption et<br />

numéro <strong>de</strong> lot indiqués sur la boîte.<br />

Notice : A stocker au frais (4 - 8°C). Protéger <strong>du</strong> gel.<br />

Notice Incubateur <strong>DSM</strong> ou bain marie 64°C ± 2°C<br />

Emballage ou<br />

notice<br />

Kit prêt à l’emploi.<br />

<strong>Rapport</strong> 10 minutes.<br />

<strong>Rapport</strong><br />

<strong>Rapport</strong> et<br />

attestation<br />

<strong>Rapport</strong><br />

Fonction <strong>du</strong> nombre d’échantillons :<br />

Dépôt <strong>de</strong>s échantillons dans les ampoules et <strong>de</strong>s<br />

ban<strong>de</strong>lettes dans les ampoules.<br />

Indépendant <strong>du</strong> nombre d’échantillons :<br />

Temps <strong>de</strong> décongélation <strong>de</strong>s échantillons.<br />

Incubation à 64°C±2°C<br />

Entre 10 et 20 minutes entre le début <strong>de</strong> la préparation et<br />

les résultats suivant le nombre d’échantillons.<br />

Qualification requise inférieure à la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence<br />

(réactifs prêt à l’emploi)<br />

Attestation Aucune<br />

Notice<br />

Saisie <strong>de</strong>s résultats sous Excel. Dossier technique 12.ES<br />

reprenant la date, le numéro <strong>de</strong> lot, la validité, témoins –.<br />

<strong>Rapport</strong> Contrôle <strong>du</strong> bain marie ou <strong>de</strong> l’incubateur.<br />

5.2. Etu<strong>de</strong> comparative <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> alternative et <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong><br />

<strong>de</strong> référence<br />

5.2.1. Limites <strong>de</strong> détection<br />

La limite <strong>de</strong> détection correspond à la concentration la plus basse qui donne un résultat positif<br />

ou douteux pour chacun <strong>de</strong>s 5 réplicats <strong>de</strong>s essais.


Limites <strong>de</strong> détection<br />

Famille Antibiotique MR MA LMR lait (µg/l)<br />

Pénicillines Pénicilline G ≤ 6 ≤ 4 4<br />

Amoxicilline > 6 ≤ 4 4<br />

Oxacilline ≤ 30 ≤ 60 30<br />

Cloxacilline ≤ 120 ≤ 30 30<br />

Céphalosporines Cefquinome ≤ 7,5 ≤ 7,5 20<br />

Cefalonium ≤ 30 ≤ 2 20<br />

Cefalexine ≤ 100 ≤ 100 100<br />

Pour 2 antibiotiques (cefquinome et cephalexine), les limites <strong>de</strong> détection <strong>de</strong> la MR sont équivalentes<br />

à celle <strong>de</strong> la MA. Pour les 5 autres antibiotiques, les limites <strong>de</strong> détection <strong>de</strong> la MR sont supérieures à<br />

celle <strong>de</strong> la MA, la MA est donc plus sensible. Les limites <strong>de</strong> détection <strong>de</strong> la MA sont inférieures ou<br />

égales aux Limites Maximales <strong>de</strong> Rési<strong>du</strong>s (LMR). Un seul antibiotique (oxacilline) a une limite <strong>de</strong><br />

détection <strong>de</strong> la MA supérieure à la LMR mais inférieure ou égale à 2*LMR. Pour la MR seulement 3<br />

béta-lactamines (oxacilline, cefquinome et cephalexine) ont une LOD inférieure à la LMR.<br />

5.2.2. Taux <strong>de</strong> faux négatifs / Spécificité / Taux <strong>de</strong> faux positifs<br />

Le taux <strong>de</strong> faux négatifs correspond au nombre <strong>de</strong> résultats négatifs obtenus pour <strong>de</strong>s<br />

échantillons contaminés (artificiellement ou naturellement) divisé par le nombre total<br />

d’échantillons négatifs (ce même nombre plus le nombre d’échantillons blancs donnant un<br />

résultat négatif) et multiplié par 100.<br />

La spécificité correspond à la probabilité que la métho<strong>de</strong> donnera un résultat négatif pour un<br />

échantillon « réputé » négatif (échantillon reconnu exempt <strong>de</strong> substances à activité antibiotique ou<br />

contaminé avec <strong>de</strong>s substances qui ne sont pas détectées par cette métho<strong>de</strong>, si elle est spécifique<br />

d’un antibiotique ou d’une famille).<br />

Le taux <strong>de</strong> faux positifs correspond au nombre <strong>de</strong> résultats positifs obtenus pour <strong>de</strong>s<br />

échantillons blancs (exempts <strong>de</strong> substances à activité antibiotique) divisé par le nombre total<br />

d’échantillons positifs (ce même nombre plus le nombre d’échantillons contaminés donnant un résultat<br />

positif) et multiplié par 100.<br />

Interprétation :<br />

S’agissant d’une métho<strong>de</strong> alternative <strong>de</strong> dépistage, le taux qui doit être minimal est le taux <strong>de</strong> faux<br />

négatifs, étant donné que les échantillons déclarés positifs (dont les faux positifs) doivent être<br />

confirmés par une métho<strong>de</strong> physico-chimique pour i<strong>de</strong>ntification et quantification.<br />

Le tableau suivant résume l’ensemble <strong>de</strong>s résultats en termes <strong>de</strong> taux <strong>de</strong> faux-négatifs, <strong>de</strong> taux <strong>de</strong><br />

faux-positifs et <strong>de</strong> spécificité.


MR MA<br />

Taux <strong>de</strong> faux<br />

négatifs 59,8 38,1<br />

Spécificité 100% 98%<br />

Taux <strong>de</strong> faux<br />

positifs<br />

0,0 2,1<br />

Les taux <strong>de</strong> faux-positifs et la spécificité sont très satisfaisants, que ce soit pour la MR ou pour la MA.<br />

Les 3 résultats faux-positifs en MA sont :<br />

− soit <strong>du</strong>s à une contamination croisée d’une ampoule voisine par une béta-lactamine. On a eu<br />

un résultat positif pour un échantillon supplémenté en tétracycline, un pour un échantillon<br />

supplémenté en spiramycine et un blanc (le même blanc analysé en double a donné un<br />

résultat négatif). Etant donné la forte sensibilité <strong>de</strong> la MA, il faut porter une gran<strong>de</strong> attention<br />

aux risques <strong>de</strong> contaminations croisées. Lors <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> collaborative, l’envoi d’échantillons<br />

contenant ces antibiotiques et d’autres échantillons fortement concentrés sera réalisé afin <strong>de</strong><br />

vérifier la spécificité <strong>du</strong> test et <strong>de</strong> confirmer ou non ce risque potentiel <strong>de</strong> réactions croisées.<br />

− soit <strong>du</strong>s à une agitation insuffisante <strong>de</strong> l’ampoule une fois le lait déposé (point 5 page 6 <strong>du</strong><br />

rapport). La notice d’utilisation va être modifiée par le fournisseur pour indiquer que cette étape<br />

est un point critique auquel il faut porter une attention particulière. L’ampoule contenant le lait<br />

doit être agitée jusqu’à ce que le lait <strong>de</strong> vienne rose. Sinon le récepteur n’est pas bien mélangé<br />

et on a un risque <strong>de</strong> faux-positifs. Ceci ne remet pas en cause la performance <strong>du</strong> test mais doit<br />

être mis en avant dans la notice d’utilisation.<br />

Le taux <strong>de</strong> faux-négatifs <strong>de</strong> la MA est inférieur à celui <strong>de</strong> la MR. Toutefois, les taux <strong>de</strong> faux-négatifs calculés<br />

ici sont élevés car ce calcul prend en compte la totalité <strong>de</strong>s résultats faux-négatifs, y compris sur <strong>de</strong>s<br />

échantillons supplémentés à <strong>de</strong>s concentrations choisies pour donner un résultat négatif (C1 au minimum).<br />

Si on refait le même calcul à la concentration d’intérêt (la Limite Maximale <strong>de</strong> rési<strong>du</strong>s) (C2), le taux <strong>de</strong> faux-<br />

négatifs est beaucoup plus faible, surtout pour la MA.<br />

Le tableau suivant présente les calculs <strong>de</strong>s taux <strong>de</strong> faux-négatifs aux concentrations C2 et C3 et C2+C3.<br />

MR MA<br />

taux faux - à C3 11,4 0,0<br />

taux faux - à C2 38,1 7,1<br />

taux faux - à C2+C3 42,6 7,1<br />

taux faux - à<br />

C1+C2+C3 59,8 38,1<br />

Pour la MR, le taux <strong>de</strong> faux-négatifs est <strong>de</strong> 11.4 % à la concentration 3 (la plus élevée). Pour la MA, le<br />

taux <strong>de</strong> faux-négatifs à cette même concentration est <strong>de</strong> 0 %. A la concentration 2 (LMR), le taux <strong>de</strong><br />

faux-négatifs <strong>de</strong> la MA restent faible par rapport à la MR (7.1 % contre 38.1 %).


5.2.3. Exactitu<strong>de</strong> relative<br />

L’exactitu<strong>de</strong> relative est déterminée à partir <strong>de</strong>s résultats <strong>de</strong>s essais uniquement sur les 7 matériaux<br />

contaminés avec <strong>de</strong>s béta-lactamines. Elle représente le niveau <strong>de</strong> correspondance entre la réponse<br />

obtenue avec la MR et la réponse obtenue avec la MA sur les mêmes échantillons.<br />

Rappel <strong>de</strong>s définitions<br />

Déviation positive : La métho<strong>de</strong> alternative présente une déviation positive si elle donne un résultat<br />

positif tandis que la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence donne un résultat négatif.<br />

Une déviation positive <strong>de</strong>vient un résultat faux positif quand on prouve que le vrai résultat est négatif.<br />

Une déviation positive <strong>de</strong>vient un vrai résultat positif quand on prouve que le vrai résultat est positif.<br />

Déviation négative : La métho<strong>de</strong> alternative présente une déviation négative si elle donne un résultat<br />

négatif tandis que la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence donne un résultat positif. Une déviation négative <strong>de</strong>vient<br />

un résultat faux négatif quand on prouve que le vrai résultat est positif.<br />

Sensibilité relative : Capacité <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> alternative à détecter l'analyte quand la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong><br />

référence le détecte.<br />

Spécificité relative : Capacité <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> alternative à ne pas détecter l'analyte quand la métho<strong>de</strong><br />

<strong>de</strong> référence ne le détecte pas.<br />

Le tableau suivant présente les résultats obtenus :<br />

Réponse Métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence<br />

Métho<strong>de</strong> alternative<br />

positive (A+)<br />

Métho<strong>de</strong> alternative<br />

négative (A-)<br />

positive (R+)<br />

Accord positif +/+ (PA)<br />

44<br />

Déviation négative +/-<br />

(ND) (A-/R+)<br />

3<br />

Métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence<br />

négative (R-)<br />

Déviation positive -/+<br />

(PD) (R-/A+)<br />

37<br />

Accord négatif -/- (NA)<br />

Total<br />

Total N+ = 47 N- = 58 N = 105<br />

A partir <strong>de</strong> ce type <strong>de</strong> tableau, les paramètres suivants ont été calculés pour chaque format <strong>de</strong> la MA.<br />

Exactitu<strong>de</strong> relative: AC = (PA + NA)/N*100%<br />

Spécificité relative: SP = (NA/N-)*100%<br />

Sensibilité relative: SE = (PA/N+)*100%<br />

Où : N = NA + PA + PD + ND : nombre total d’échantillons<br />

PD)<br />

N- est le nombre total d’échantillons négatifs obtenus avec la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence (NA +<br />

N+ est le nombre total d’échantillons positifs échantillons obtenus avec la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong><br />

référence (PA + ND)<br />

Nombre <strong>de</strong> résultats discordants: Y = PD + ND<br />

21<br />

81<br />

24


Les tableau suivant présente le résumé <strong>de</strong>s résultats.<br />

AC (%) N+ SE (%) N- SP (%) Y<br />

MA 61,9 47 93,6 58 36,2 40<br />

Calcul <strong>de</strong>s intervalles <strong>de</strong> confiance (IC) (par rapport au nombre d'échantillons analysés) :<br />

Les intervalles <strong>de</strong> confiance sont calculés pour chaque pourcentage p <strong>de</strong> AC, <strong>de</strong> SE et <strong>de</strong> SP et<br />

associés au nombre d’échantillons soumis à l’essai.<br />

- Si 10% < p < 90%, calculer l’intervalle <strong>de</strong> confiance bilatéral à 95% approximatif :<br />

IC 95%) p 2 * racine [p(1-p)/n] avec n=N, N+, N- respectivement pour p (%) = AC, SE, SP.<br />

- Si p 90%, calculer la Limite <strong>de</strong> confiance inférieure (Low Confi<strong>de</strong>nce Limit LCL) à 95%<br />

(unilatéral) avec n N, N+, N- respectivement pour p (%) = AC, SE, SP. Dans ce cas utiliser<br />

la table <strong>de</strong> la loi binomiale pour n= 20, 30, 40, 50, 60 (Annexe A <strong>du</strong> référentiel (2005)).<br />

AC (%) IC 95% SE (%) LCL % SP (%) IC 95%<br />

MA 61,9 9,5 93,6 89 36,2 12,6<br />

La sensibilité relative (capacité <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> alternative à détecter l'analyte quand la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong><br />

référence le détecte) est satisfaisante (94 %). Ce résultat est logique car la déviation négative (MA-<br />

/MR+) est faible (ND= 3).<br />

La spécificité relative (capacité <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> alternative à ne pas détecter l'analyte quand la métho<strong>de</strong><br />

<strong>de</strong> référence ne le détecte pas) est assez faible (36 %). En effet, ce calcul prend en compte la<br />

déviation positive. Plus celle-ci augmente, plus la spécificité diminue. Or dans notre cas, la déviation<br />

positive (PD=37) est forte car la MA est le plus souvent plus sensible que la MR. Il ne s’agit pas <strong>de</strong><br />

faux-positifs <strong>de</strong> la MA car ce sont bien <strong>de</strong>s échantillons supplémentés.<br />

L’exactitu<strong>de</strong> relative (62%) Dans tous les cas, l’accord négatif était globalement satisfaisant. La<br />

diminution <strong>de</strong> l’exactitu<strong>de</strong> vient principalement <strong>de</strong> l’accord positif qui est parfois faible, en raison <strong>du</strong><br />

défaut <strong>de</strong> sensibilité <strong>de</strong> la MR par rapport à la MA pour certaines béta-lactamines (amoxicilline<br />

principalement, mais aussi pénicilline, cloxacilline, cefquinome et cefalonium). Cela ne remet pas en<br />

cause les performances <strong>de</strong> la MA, qui est conforme aux Limites Maximales <strong>de</strong> Rési<strong>du</strong>s (LMR).<br />

Examen <strong>de</strong>s résultats discordants:<br />

On va vérifier si les 2 métho<strong>de</strong>s pourraient être différentes pour le rapport sensibilité spécificité :<br />

Quand Y > 22 (plus <strong>de</strong> 22 résultats discordants), on utilise le test <strong>de</strong> McNemar avec la<br />

distribution <strong>de</strong> Chi <strong>de</strong>ux pour 1 <strong>de</strong>gré <strong>de</strong> liberté :<br />

² = d²/Y, avec d= PD-ND et Y = PD + ND<br />

Les 2 métho<strong>de</strong>s sont différentes pour < 0.05 (bilatéral) si ² > 3.841.<br />

ND PD Y ² = d²/Y Différence<br />

MA 3 37 40 28,9 Oui


Les 2 métho<strong>de</strong>s (MR et MA) sont différentes pour < 0.05 (bilatéral) car ² > 3.841.<br />

Les 2 métho<strong>de</strong>s sont statistiquement différentes, mais cela ne remet pas en cause les performances<br />

<strong>de</strong> la MA.<br />

Pour conclure à l’équivalence <strong>de</strong>s métho<strong>de</strong>s, il faut <strong>de</strong>s déviations négatives et positives faibles. Dans<br />

cette étu<strong>de</strong>, le taux <strong>de</strong> déviation négative (la MA donne un résultat négatif tandis que la MR donne un<br />

résultat positif) est en effet faible mais le taux <strong>de</strong> déviation positive (la MA donne un résultat positif<br />

tandis que la MR donne un résultat négatif) sont élevés.<br />

Or, une déviation positive élevée <strong>de</strong>vient un vrai résultat positif dans le cas où l’on prouve que le vrai<br />

résultat est positif. C’est le cas ici puisque l’on parle d’échantillons <strong>de</strong> lait contenant <strong>de</strong>s rési<strong>du</strong>s <strong>de</strong><br />

béta-lactamines (donc vrais positifs), parfois non détectés par la MR, mais détectés par la MA. Donc,<br />

la différence entre MA et MR ne remet donc pas en question les performances <strong>de</strong> la MA. Ceci<br />

s’explique logiquement car la MA est plus sensible que la MR pour les béta-lactamines en général.<br />

Si on compare les sensibilités <strong>de</strong> la MA aux LMRs, la MA a <strong>de</strong>s limites <strong>de</strong> détection inférieures ou<br />

égales aux LMRs pour 6 béta-lactamines testées (pénicilline G, amoxicilline, cloxacilline, cefalonium,<br />

cefquinome et cephalexine) et inférieure ou égale à 2 fois la LMR pour l’oxacilline. Pour 2<br />

antibiotiques (cefquinome et cephalexine), les limites <strong>de</strong> détection <strong>de</strong> la MR sont équivalentes à celle<br />

<strong>de</strong> la MA. Pour les 5 autres antibiotiques, les limites <strong>de</strong> détection <strong>de</strong> la MR sont supérieures à celle <strong>de</strong><br />

la MA, la MA est donc plus sensible.<br />

6. Protocole <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> collaborative<br />

6.1. Planning <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong><br />

- La partie préparation <strong>de</strong>s matériaux a été réalisée semaine 20 (14/05/2012).<br />

- Etu<strong>de</strong> d’homogénéité avec la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence et contrôle <strong>de</strong>s 30 échantillons avec la<br />

métho<strong>de</strong> alternative et la métho<strong>de</strong> référence en parallèle (15 et 16/05/2012).<br />

Les étu<strong>de</strong>s <strong>de</strong> stabilité se poursuivront pendant la pério<strong>de</strong> d'analyse <strong>de</strong>s échantillons par les différents<br />

laboratoires participants (jusqu’à la date limite <strong>de</strong> réception <strong>de</strong>s résultats au minimum) (prévoir une<br />

stabilité le 30/05/2012).<br />

- Envoi <strong>de</strong>s colis : 22 mai 2012 (semaine 21).<br />

- Date limite pour les analyses : 25 mai 2012 (semaine 21).<br />

- Date limite pour le retour <strong>de</strong>s résultats : 29 mai 2012 (semaine 22).<br />

- Analyse <strong>de</strong>s résultats et réalisation <strong>du</strong> rapport : début juin 2012 (semaine 23).


6.2. Préparation et envoi <strong>de</strong>s matériaux<br />

6.2.1. 4.1. Préparation <strong>de</strong>s matériaux<br />

Des laits <strong>de</strong> vache blancs (exempts <strong>de</strong> rési<strong>du</strong>s d’antibiotiques), ainsi que <strong>de</strong>s laits supplémentés par<br />

le laboratoire expert vont être utilisés pour préparer les matériaux envoyés aux participants.<br />

Du lait <strong>de</strong> vache cru exempt <strong>de</strong> rési<strong>du</strong>s d’antibiotiques provenant <strong>de</strong> la ferme Charrier a été utilisé<br />

pour préparer les matériaux.<br />

Avant toute supplémentation et après homogénéisation l’absence <strong>de</strong> rési<strong>du</strong>s beta-lactamines a été<br />

vérifiée dans le lait <strong>de</strong> vache par un test <strong>de</strong> dépistage rapi<strong>de</strong> appelé beta-star®.<br />

La préparation <strong>de</strong>s échantillons s’est faite dans les meilleures conditions afin d’éviter la pollution <strong>de</strong>s<br />

échantillons ‘blancs’.<br />

Ensuite <strong>de</strong>s fractions <strong>de</strong> lait vont être supplémentées avec les différents antibiotiques aux différentes<br />

concentrations.<br />

Le choix <strong>de</strong>s concentrations a été fait à partir <strong>de</strong>s Limites Maximales <strong>de</strong> Rési<strong>du</strong>s et <strong>de</strong>s résultats <strong>de</strong> la<br />

phase 1 <strong>de</strong> l‘étu<strong>de</strong> préliminaire (sensibilités <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence et <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> alternative).<br />

Tableau 1. Choix <strong>de</strong>s concentrations :<br />

Antibiotique Amoxicilline Cloxacilline Cefalonium TTC Néomycine Spiramycine<br />

‘Blanc’ ‘Blanc’ ‘Blanc’ 50000 50000 50000<br />

1 10 0.5<br />

4 30 2<br />

6 120 20<br />

Conce<br />

ntratio<br />

ns<br />

(µg/l)<br />

Chaque matériau a été préparé, codifié et envoyé en double aveugle, soit 30 échantillons à<br />

analyser par laboratoire. En plus <strong>de</strong>s échantillons, un témoin négatif lait <strong>de</strong> vache a été fourni aux<br />

laboratoires participants pour faciliter la lecture.<br />

Le transport et le stockage (à l’Anses et dans les laboratoires participants) a été réalisé dans les<br />

meilleures conditions (échantillons congelés, transport dans la carboglace en 24 heures, stockage à –<br />

20°C ± 3°C minimum avant et après l’envoi). L’accusé <strong>de</strong> réception <strong>de</strong>s échantillons a permis <strong>de</strong><br />

connaître l’état <strong>de</strong>s échantillons à l’arrivée. Tous les échantillons sont arrivés congelés dans les<br />

laboratoires.<br />

6.2.2. Stabilité et homogénéité <strong>de</strong>s matériaux<br />

Une étu<strong>de</strong> <strong>de</strong> stabilité <strong>de</strong>s matériaux a été réalisée préalablement à l’envoi <strong>de</strong>s échantillons ainsi que<br />

pendant la pério<strong>de</strong> d’analyses par les laboratoires collaborateurs et en fin <strong>de</strong> pério<strong>de</strong> afin <strong>de</strong> garantir<br />

la stabilité <strong>de</strong>s matériaux. Cette étu<strong>de</strong> a été réalisée à l’Anses par le biais d’analyses avec la métho<strong>de</strong><br />

<strong>de</strong> référence (Bacillus stearothermophilus).<br />

Ces étu<strong>de</strong>s ont montré que les matériaux étaient suffisamment stables sur la pério<strong>de</strong> dévolue à<br />

l’analyse (16 jours maximum).


De plus, une étu<strong>de</strong> d'homogénéité a été entreprise pour chaque matériau supplémenté à la<br />

concentration L3 pour les 3 béta-lactamines et pour les 3 autres antibiotiques (tétracycline, néomycine<br />

et spiramycine), dans leur conditionnement final (6 matériaux). Pour chaque matériau, 10 flacons ont<br />

été prélevés <strong>de</strong> façon aléatoire parmi l'ensemble <strong>de</strong>s échantillons conservés à -20°C ± 3°C. Deux<br />

prises d'essai ont été effectuées par flacon. Les 20 analyses ont été réalisées le même jour, par la<br />

métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence (Bacillus stearothermophilus). L'analyse statistique <strong>de</strong>s données d'homogénéité<br />

(mesures <strong>de</strong>s diamètres <strong>de</strong>s zones d'inhibition) a montré que tous les matériaux étaient homogènes.<br />

6.2.3. Codification <strong>de</strong>s échantillons<br />

Les matériaux soumis à l'essai seront au nombre <strong>de</strong> 15 à raison <strong>de</strong> 2 échantillons par matériau, soit<br />

30 échantillons par participant.<br />

Afin <strong>de</strong> garantir <strong>de</strong>s analyses en aveugle, les échantillons <strong>de</strong> lait <strong>de</strong> vache, les échantillons <strong>de</strong> lait <strong>de</strong><br />

vache étaient codifiés <strong>de</strong> 1 à 30.<br />

Les échantillons <strong>de</strong>vaient être comparés avec le témoin négatif vache. Pour cela, le témoin était<br />

i<strong>de</strong>ntifié.<br />

Les participants n’ont pas été informés <strong>du</strong> contenu (antibiotiques choisis et concentrations) <strong>de</strong>s<br />

échantillons.<br />

6.2.4. Laboratoires collaborateurs<br />

12 laboratoires ont été choisis et sollicités pour participer à cette étu<strong>de</strong>. Le laboratoire expert n’est pas<br />

compté parmi ces laboratoires. Chaque laboratoire était i<strong>de</strong>ntifié par un co<strong>de</strong> (<strong>de</strong> 12.ES-AA à 12.ES-<br />

AM).<br />

Les laboratoires ont reçu avec le colis un courrier d’instructions), un accusé <strong>de</strong> réception, un<br />

formulaire <strong>de</strong> résultats.<br />

De plus, 2 instructions supplémentaires avaient été insérées dans le colis :<br />

− Analyser les échantillons dans l’ordre croissant <strong>de</strong> 1 à 30,<br />

− Prêter une attention particulière à l’étape 5 <strong>du</strong> protocole (agitation environ 10 secon<strong>de</strong>s<br />

jusqu’à ce que le lait soit rose.) qui peut représenter un point critique <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong><br />

(risque <strong>de</strong> résultats faux-positifs). Cette recommandation sera ajoutée à la notice <strong>du</strong><br />

fournisseur.<br />

Les mêmes instructions ont été respectées par le laboratoire expert.<br />

Toutes les analyses <strong>de</strong>vaient être effectuées en double (2 séries d’analyse distinctes) et en aveugle,<br />

avec le Delvotest <strong>BLF</strong> uniquement, dans chacun <strong>de</strong>s laboratoires collaborateurs.<br />

Ils <strong>de</strong>vaient impérativement analyser en plus <strong>de</strong>s échantillons inconnus un témoin négatif (‘blanc’).


7. Résultats <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> collaborative<br />

7.1. Résultats <strong>du</strong> laboratoire expert<br />

Tableau 2. Résultats <strong>du</strong> laboratoire expert avec la métho<strong>de</strong> alternative.<br />

Sample Co<strong>de</strong> <strong>Delvotest®</strong> <strong>BLF</strong><br />

1st analysis 2 nd analysis<br />

Negative control - -<br />

2 - - Amoxicilline 1<br />

8 + + Amoxicilline 4<br />

12 + + Amoxicilline 6<br />

19 - - Cloxacilline 10<br />

26 + + Cloxacilline 30<br />

27 + + Cloxacilline 120<br />

15 - - Cefalonium 0.5<br />

4 - - Cefalonium 2<br />

9 + + Cefalonium 20<br />

6 - - TTC 50000<br />

14 - - Néomycine 50000<br />

11 - - Spiramycine 50000<br />

17 - - Amoxicilline 1<br />

13 + + Amoxicilline 4<br />

18 + + Amoxicilline 6<br />

21 - - Cloxacilline 10<br />

24 + + Cloxacilline 30<br />

10 + + Cloxacilline 120<br />

16 - - Cefalonium 0.5<br />

20 - - Cefalonium 2<br />

23 + + Cefalonium 20<br />

1 - - TTC 50000<br />

28 - - Néomycine 50000<br />

29 - - Spiramycine 50000<br />

3 - - Blanc<br />

5 - - Blanc<br />

25 - - Blanc<br />

30 - - Blanc<br />

7 - - Blanc<br />

22 - - Blanc


Le laboratoire expert n’a obtenu aucun résultat faux positif pour les 2 séries d’analyses pour les 6<br />

échantillons blancs, ainsi que pour les échantillons supplémentés avec d’autres familles<br />

d’antibiotiques. La concentration L1 a été choisie pour donner <strong>de</strong>s résultats négatifs ce qui a été<br />

confirmé par le laboratoire expert (aucun positif). A la concentration L2 qui est autour <strong>de</strong> la limite <strong>de</strong><br />

sensibilité <strong>du</strong> test, le laboratoire expert a obtenu 2 résultats positifs (2 séries) pour l’amoxicilline et la<br />

cloxacilline. Pour le cefalonium, la concentration L2 a donné 2 résultats négatifs. Comme c’est proche<br />

<strong>de</strong> la limite <strong>de</strong> sensibilité, il ne s’agit pas <strong>de</strong> faux-négatifs. Le laboratoire expert n’a obtenu aucun<br />

résultat faux négatif à la concentration L3 sachant que cette concentration était celle prévue pour<br />

donner <strong>de</strong>s résultats positifs.<br />

Le tableau ci-<strong>de</strong>ssous présente les résultats <strong>du</strong> laboratoire expert <strong>de</strong> manière synthétique (Nombre <strong>de</strong><br />

résultats positifs ou douteux sur 4 échantillons testés par antibiotique et par concentration) :<br />

Tableau 2. Résumé <strong>du</strong> nombre <strong>de</strong> positifs <strong>du</strong> laboratoire expert avec la métho<strong>de</strong> alternative.<br />

Antibiotique Amoxicilline Cloxacilline Cefalonium TTC Néomycine Spiramycine<br />

L0 0 0 0<br />

L1 0 0 0<br />

L2 4 4 0<br />

L3 4 4 4 0 0 0<br />

Les résultats <strong>du</strong> laboratoire expert sont très satisfaisants :<br />

a. 6 échantillons blancs sur 6 sont bien négatifs (12 résultats sur 12),<br />

b. 6 échantillons supplémentés avec d’autres familles d’antibiotiques sur 6 sont bien<br />

négatifs,<br />

c. En <strong>de</strong>ssous <strong>du</strong> seuil <strong>de</strong> détection supposé (L1), 12 résultats sur 12 sont négatifs,<br />

d. Au seuil <strong>de</strong> détection supposé (L2), tous les échantillons d’amoxicilline et<br />

cloxacilline sont positifs et les 4 échantillons <strong>de</strong> cefalonium sont négatifs,<br />

e. En <strong>de</strong>ssus <strong>du</strong> seuil <strong>de</strong> détection supposé, tous les échantillons sont positifs (12<br />

sur 12).<br />

Aucun résultat faux-positif n’a été reporté lors <strong>de</strong> cette étu<strong>de</strong> collaborative. Donc il ne s’agissait pas<br />

d’un problème <strong>de</strong> contamination croisée lors <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> préliminaire.<br />

De plus, l’attention particulière portée à l’étape 5 a permis <strong>de</strong> lever le problème <strong>de</strong>s résultats faux-<br />

positifs. Comme la notice <strong>du</strong> fournisseur va être changée en ce sens, le problème <strong>de</strong>s faux-positifs ne<br />

se pose plus.


Tableau 4. Résultats <strong>du</strong> laboratoire expert avec la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence :<br />

Bst<br />

CODE<br />

ECHANTILLONS Analyse 1 Analyse 2<br />

T+ T- T+ T-<br />

12/11,5 0/0 12,5/12 0/0<br />

Amoxicilline 1 2 0 0 -<br />

Amoxicilline 4 8 0 0 -<br />

Amoxicilline 6 12 11 12 +<br />

Cloxacilline 10 19 0 0 -<br />

Cloxacilline 30 26 0 0 -<br />

Cloxacilline 120 27 13,5 14 +<br />

Cefalonium 0.5 15 0 0 -<br />

Cefalonium 2 4 0 0 -<br />

Cefalonium 20 9 0 0 -<br />

TTC 50000 6 24 24 +<br />

Néomycine 50000 14 15 15 +<br />

Spiramycine 50000 11 16 16 +<br />

Amoxicilline 1 17 0 0 -<br />

Amoxicilline 4 13 0 0 -<br />

Amoxicilline 6 18 11 11 +<br />

Cloxacilline 10 21 0 0 -<br />

Cloxacilline 30 24 0 0 -<br />

Cloxacilline 120 10 13,5 14 +<br />

Cefalonium 0.5 16 0 0 -<br />

Cefalonium 2 20 0 0 -<br />

Cefalonium 20 23 0 0 -<br />

TTC 50000 1 23,5 24 +<br />

Néomycine 50000 28 15 15 +<br />

Spiramycine 50000 29 15 15,5 +<br />

Blanc 3 0 0 -<br />

Blanc 5 0 0 -<br />

Blanc 25 0 0 -<br />

Blanc 30 0 0 -<br />

Blanc 7 0 0 -<br />

Blanc 22 0 9,5 -<br />

Les résultats chiffrés correspon<strong>de</strong>nt à <strong>de</strong>s zones d’inhibition (en mm).<br />

T+ : témoin positif ; T- : témoin négatif.<br />

La colonne Conclusion représente la conclusion apportée sur l’échantillon (+ ou -) en fonction <strong>de</strong>s<br />

zones d’inhibition et <strong>de</strong>s seuils <strong>de</strong> positivité <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence.


Les résultats <strong>du</strong> laboratoire expert sont très satisfaisants :<br />

a. 6 échantillons blancs sur 6 sont bien négatifs (12 résultats sur 12),<br />

b. 6 échantillons supplémentés avec d’autres familles d’antibiotiques sur 6 sont positifs<br />

comme cela avait été montré lors <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> préliminaire (la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> référence<br />

n’est pas spécifique <strong>de</strong>s béta-lactamines comme la métho<strong>de</strong> alternative pour <strong>de</strong>s<br />

concentrations aussi élevées d’autres familles d’antibiotiques (50000 ppb)),<br />

c. En <strong>de</strong>ssous <strong>du</strong> seuil <strong>de</strong> détection supposé (L1), 12 résultats sur 12 sont négatifs,<br />

d. Au seuil <strong>de</strong> détection supposé (L2), 12 résultats sur 12 sont négatifs car la MR est<br />

moins sensible pour les béta-lactamines que la MR,<br />

e. En <strong>de</strong>ssus <strong>du</strong> seuil <strong>de</strong> détection supposé, tous les échantillons d’amoxicilline et<br />

cloxacilline sont positifs et les 4 échantillons <strong>de</strong> cefalonium sont négatifs.<br />

NB : lors <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> préliminaire, la limite <strong>de</strong> détection <strong>du</strong> cefalonium avait été estimée autour <strong>de</strong> 30<br />

ppb pour la MR. Ceci explique ces résultats négatifs à 20 ppb. Toutefois le laboratoire expert avait<br />

choisi cette concentration en C3 car c’est la Limite Maximale <strong>de</strong> Rési<strong>du</strong> et car la MA peut détecter le<br />

cephalonium à 20 ppb.<br />

7.2. Résultats <strong>de</strong>s laboratoires participants<br />

Avant l’étu<strong>de</strong>, <strong>de</strong>s conditions d’élimination <strong>de</strong>s résultats d’un laboratoire avaient été fixées par<br />

l’Anses :<br />

- le témoin négatif est détecté positif,<br />

- mauvais état <strong>de</strong>s échantillons à l’arrivée,<br />

- problème <strong>de</strong> stockage chez le participant (ex. température trop élevée > -15°C)<br />

Aucune <strong>de</strong> ces situations ne s’est présentée donc aucun laboratoire n’a été éliminé.<br />

11 laboratoires sur 12 ont renvoyé <strong>de</strong>s résultats. Donc l’analyse a été réalise sur 11 laboratoires.<br />

7.3. Analyse <strong>de</strong>s résultats<br />

7.3.1. Pourcentage <strong>de</strong> résultats positifs


Tableau 5. Nombre <strong>de</strong> résultats positifs pour chaque matériau supplémenté et pour la totalité <strong>de</strong>s laboratoires.<br />

Lab<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

Amoxicilline<br />

0 1 4 6<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

1ere<br />

analyse<br />

AA 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1<br />

AC 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1<br />

AD 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1<br />

AE 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1<br />

AF 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1<br />

AG 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1<br />

AH 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1<br />

AI 0 0 0 0 1 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1<br />

AK 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1<br />

AL 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1<br />

AN 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1<br />

Lab<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

nb + L0 0 nb + L1 1<br />

Cloxacilline<br />

nb + L2 44 nb + L3 44<br />

0 10 30 120<br />

2e 1ere 2e 1ere 2e 1ere 2e 1ere 2e 1ere 2e 1ere 2e 1ere 2e<br />

analyse analyse analyse analyse analyse analyse analyse analyse analyse analyse analyse analyse analyse analyse analyse<br />

AA 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1<br />

AC 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1<br />

AD 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1<br />

AE 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1<br />

AF 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1<br />

AG 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1<br />

AH 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1<br />

AI 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 0 0 1 1 1 1<br />

AK 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1<br />

AL 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1<br />

AN 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1<br />

nb + L0 0 nb + L1 0<br />

nb + L2 19 nb + L3 44


Lab<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

Cefalonium<br />

0 0,5 2 20<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

1ere<br />

analyse<br />

AA 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1<br />

AC 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1<br />

AD 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1<br />

AE 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1<br />

AF 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1<br />

AG 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1<br />

AH 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1<br />

AI 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1<br />

AK 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1<br />

AL 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1<br />

AN 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1<br />

Lab<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

nb + L0 0 nb + L1 0<br />

TTC Néomycine Spiramycine<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

1ere<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

2e<br />

analyse<br />

nb + L2 0 nb + L3 44<br />

1ere<br />

analyse<br />

AA 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0<br />

AC 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0<br />

AD 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0<br />

AE 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0<br />

AF 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0<br />

AG 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0<br />

AH 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0<br />

AI 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0<br />

AK 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0<br />

AL 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0<br />

AN 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0<br />

nb + 0<br />

2e<br />

analyse<br />

nb + 0 nb + 0


<strong>Rapport</strong> <strong>de</strong> <strong>synthèse</strong> <strong>du</strong> Delvotest <strong>BLF</strong> (<strong>DSM</strong>, Pays-Bas) dans le cadre <strong>de</strong> la marque <strong>NF</strong> Validation<br />

Tableau 6. Pourcentage <strong>de</strong> spécificité (SP) et <strong>de</strong> sensibilité (SE) :<br />

Nb <strong>de</strong> faux +<br />

(L0+L1)<br />

nb total <strong>de</strong> tous les<br />

essais L0 et L1<br />

FP 1<br />

N- 264<br />

SP (%) 99,6<br />

Nb <strong>de</strong> faux + (L0) FP 0<br />

nb total <strong>de</strong> tous les<br />

essais L0<br />

N- 132<br />

SP (%) 100,0<br />

Nb <strong>de</strong> faux + (L1) FP 1<br />

nb total <strong>de</strong> tous les<br />

essais L1<br />

N- 132<br />

SP (%) 99,2<br />

nb <strong>de</strong> vrais positifs<br />

nb total <strong>de</strong>s essais<br />

VP L2 63<br />

L2 ou L3<br />

respectivement<br />

N+ L2 132<br />

SE (%) Au<br />

47,7<br />

niveau L2<br />

VP L3 132<br />

N+ L3 132<br />

SE (%) Au<br />

niveau L3<br />

100,0<br />

Où :<br />

le % <strong>de</strong> spécificité SP pour les niveaux L0 et L1 :<br />

SP = (1-(FP/N-))*100 %<br />

Où: N-: nombre total <strong>de</strong> tous les essais L0 et L1<br />

FP : nombre <strong>de</strong> faux positifs<br />

le % <strong>de</strong> sensibilité SE pour chaque niveau <strong>de</strong> contamination positif L2 et L3 à l’ai<strong>de</strong> <strong>de</strong><br />

l’équation suivante :<br />

SP = (VP/N+))*100 %<br />

Où: N+: nombre total <strong>de</strong>s essais L2 ou L3 respectivement<br />

VP : nombre <strong>de</strong> vrais positifs<br />

Conclusion : La spécificité est <strong>de</strong> 100 % au niveau L0. Au niveau Lo, on n’a aucun résultat faux-<br />

positif. Un seul laboratoire (AI) a obtenu 1 résultat positif pour la 1 ère analyse d’un <strong>de</strong>s 2<br />

matériaux amoxiclline à 1 ppb (spécificité à 99.6 % à L0+L1).<br />

De plus, les 132 échantillons supplémentés avec <strong>de</strong>s antibiotiques autres que béta-lactamines<br />

ont donné <strong>de</strong>s résultats négatifs (132/132) (spécificité 100 %).<br />

La sensibilité au niveau L3 est très satisfaisante (100 %).<br />

Au niveau L2 qui se situe autour <strong>de</strong> la limite <strong>de</strong> sensibilité <strong>du</strong> test, on a plus <strong>de</strong> variabilité ce qui<br />

est logique. La sensibilité est <strong>de</strong> 47.7 % en moyenne pour les 3 béta-lactamines, avec une<br />

sensibilité <strong>de</strong> 100 % pour l’amoxicilline à la LMR = 4 ppb, 43.2 % pour la cloxacilline à la LMR =<br />

30 ppb et 0 % pour le cefalonium à 2 ppb (LMR = 20 ppb).<br />

<strong>Rapport</strong>_étu<strong>de</strong> préliminaire_20120510 Valérie Gaudin 29/37


<strong>Rapport</strong> <strong>de</strong> <strong>synthèse</strong> <strong>du</strong> Delvotest <strong>BLF</strong> (<strong>DSM</strong>, Pays-Bas) dans le cadre <strong>de</strong> la marque <strong>NF</strong> Validation<br />

Aucun résultat faux-positif n’a été reporté lors <strong>de</strong> cette étu<strong>de</strong> collaborative. Donc il ne s’agissait pas<br />

d’un problème <strong>de</strong> contamination croisée lors <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> préliminaire.<br />

De plus, l’attention particulière portée à l’étape 5 a permis <strong>de</strong> lever le problème <strong>de</strong>s résultats faux-<br />

positifs. Comme la notice <strong>du</strong> fournisseur va être changée en ce sens, le problème <strong>de</strong>s faux-positifs ne<br />

se pose plus.<br />

7.3.2. Répétabilité <strong>de</strong>s résultats<br />

Les tableaux suivants présentent l’ensemble <strong>de</strong>s résultats <strong>de</strong>s laboratoires participants par matrice<br />

(combiné espèce animale/antibiotique) en terme <strong>de</strong> répétabilité.<br />

Tableau 7. Résultats <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> <strong>de</strong> répétabilité.<br />

Blanc 6 blancs analysés en double (3 paires)<br />

1ere analyse/2e analyse 1ere paire/2e paire<br />

Lab<br />

(Nombre d’analyses<br />

i<strong>de</strong>ntiques pour un même<br />

échantillon / N)*100<br />

(Nombre d’analyses i<strong>de</strong>ntiques<br />

pour 2 échantillons<br />

i<strong>de</strong>ntiques (paire) / N)*100<br />

AA 6/6 6/6<br />

AB 6/6 6/6<br />

AC 6/6 6/6<br />

AD 6/6 6/6<br />

AE 6/6 6/6<br />

AF 6/6 6/6<br />

AG 6/6 6/6<br />

AH 6/6 6/6<br />

AI 6/6 6/6<br />

AK 6/6 6/6<br />

AL 6/6 6/6<br />

AN 6/6 6/6<br />

3 paires analysées en<br />

double<br />

Amoxicilline<br />

Lab<br />

(Nombre d’analyses<br />

i<strong>de</strong>ntiques pour un même<br />

échantillon / N)*100<br />

(Nombre d’analyses i<strong>de</strong>ntiques<br />

pour 2 échantillons<br />

i<strong>de</strong>ntiques (paire) / N)*100<br />

AA 6/6 6/6<br />

AB 6/6 6/6<br />

AC 6/6 6/6<br />

AD 6/6 6/6<br />

AE 6/6 6/6<br />

AF 6/6 6/6<br />

AG 6/6 6/6<br />

AH 6/6 6/6<br />

AI 5/6 5/6<br />

AK 6/6 6/6<br />

AL 6/6 6/6<br />

AN 6/6 6/6<br />

Cloxacilline 3 paires analysées en<br />

<strong>Rapport</strong>_étu<strong>de</strong> préliminaire_20120510 Valérie Gaudin 30/37


<strong>Rapport</strong> <strong>de</strong> <strong>synthèse</strong> <strong>du</strong> Delvotest <strong>BLF</strong> (<strong>DSM</strong>, Pays-Bas) dans le cadre <strong>de</strong> la marque <strong>NF</strong> Validation<br />

Lab<br />

(Nombre d’analyses<br />

i<strong>de</strong>ntiques pour un même<br />

échantillon / N)*100<br />

double<br />

(Nombre d’analyses i<strong>de</strong>ntiques<br />

pour 2 échantillons<br />

i<strong>de</strong>ntiques (paire) / N)*100<br />

AA 6/6 6/6<br />

AB 6/6 6/6<br />

AC 6/6 6/6<br />

AD 6/6 6/6<br />

AE 6/6 6/6<br />

AF 6/6 6/6<br />

AG 6/6 6/6<br />

AH 5/6 5/6<br />

AI 6/6 6/6<br />

AK 6/6 6/6<br />

AL 6/6 6/6<br />

AN 6/6 6/6<br />

Cefalonium<br />

TTC<br />

Lab<br />

(Nombre d’analyses<br />

i<strong>de</strong>ntiques pour un même<br />

échantillon / N)*100<br />

3 paires analysées en<br />

double<br />

(Nombre d’analyses i<strong>de</strong>ntiques<br />

pour 2 échantillons<br />

i<strong>de</strong>ntiques (paire) / N)*100<br />

AA 6/6 6/6<br />

AB 6/6 6/6<br />

AC 6/6 6/6<br />

AD 6/6 6/6<br />

AE 6/6 6/6<br />

AF 6/6 6/6<br />

AG 6/6 6/6<br />

AH 6/6 6/6<br />

AI 6/6 6/6<br />

AK 6/6 6/6<br />

AL 6/6 6/6<br />

AN 6/6 6/6<br />

Lab<br />

(Nombre d’analyses<br />

i<strong>de</strong>ntiques pour un même<br />

échantillon / N)*100<br />

1 paire analysée en double<br />

(Nombre d’analyses i<strong>de</strong>ntiques<br />

pour 2 échantillons<br />

i<strong>de</strong>ntiques (paire) / N)*100<br />

AA 2/2 2/2<br />

AB 2/2 2/2<br />

AC 2/2 2/2<br />

AD 2/2 2/2<br />

AE 2/2 2/2<br />

AF 2/2 2/2<br />

AG 2/2 2/2<br />

AH 2/2 2/2<br />

AI 2/2 2/2<br />

AK 2/2 2/2<br />

AL 2/2 2/2<br />

AN 2/2 2/2<br />

Néomycine 1 paire analysée en double<br />

<strong>Rapport</strong>_étu<strong>de</strong> préliminaire_20120510 Valérie Gaudin 31/37


<strong>Rapport</strong> <strong>de</strong> <strong>synthèse</strong> <strong>du</strong> Delvotest <strong>BLF</strong> (<strong>DSM</strong>, Pays-Bas) dans le cadre <strong>de</strong> la marque <strong>NF</strong> Validation<br />

Lab<br />

(Nombre d’analyses<br />

i<strong>de</strong>ntiques pour un même<br />

échantillon / N)*100<br />

(Nombre d’analyses i<strong>de</strong>ntiques<br />

pour 2 échantillons<br />

i<strong>de</strong>ntiques (paire) / N)*100<br />

AA 2/2 2/2<br />

AB 2/2 2/2<br />

AC 2/2 2/2<br />

AD 2/2 2/2<br />

AE 2/2 2/2<br />

AF 2/2 2/2<br />

AG 2/2 2/2<br />

AH 2/2 2/2<br />

AI 2/2 2/2<br />

AK 2/2 2/2<br />

AL 2/2 2/2<br />

AN 2/2 2/2<br />

Spiramycine 1 paire analysée en double<br />

Lab<br />

(Nombre d’analyses<br />

i<strong>de</strong>ntiques pour un même<br />

échantillon / N)*100<br />

(Nombre d’analyses i<strong>de</strong>ntiques<br />

pour 2 échantillons<br />

i<strong>de</strong>ntiques (paire) / N)*100<br />

AA 2/2 2/2<br />

AB 2/2 2/2<br />

AC 2/2 2/2<br />

AD 2/2 2/2<br />

AE 2/2 2/2<br />

AF 2/2 2/2<br />

AG 2/2 2/2<br />

AH 2/2 2/2<br />

AI 2/2 2/2<br />

AK 2/2 2/2<br />

AL 2/2 2/2<br />

AN 2/2 2/2<br />

<strong>Rapport</strong>_étu<strong>de</strong> préliminaire_20120510 Valérie Gaudin 32/37


<strong>Rapport</strong> <strong>de</strong> <strong>synthèse</strong> <strong>du</strong> Delvotest <strong>BLF</strong> (<strong>DSM</strong>, Pays-Bas) dans le cadre <strong>de</strong> la marque <strong>NF</strong> Validation<br />

Le tableau suivant présente l’analyse globale <strong>de</strong>s résultats <strong>de</strong> tous les participants en termes <strong>de</strong><br />

répétabilité et <strong>de</strong> façon globale.<br />

Tableau 15. Analyse globale.<br />

(Nombre d’analyses (Nombre d’analyses<br />

i<strong>de</strong>ntiques pour un i<strong>de</strong>ntiques pour 2<br />

même échantillon / échantillons i<strong>de</strong>ntiques<br />

Lab<br />

N)*100<br />

(paire) / N)*100<br />

AA 100,0 100,0<br />

AB 100,0 100,0<br />

AC 100,0 100,0<br />

AD 100,0 100,0<br />

AE 100,0 100,0<br />

AF 100,0 100,0<br />

AG 100,0 100,0<br />

AH 96,7 96,7<br />

AI 96,7 96,7<br />

AK 100,0 100,0<br />

AL 100,0 100,0<br />

AN 100,0 100,0<br />

% moyen 99,4 99,4<br />

Les résultats <strong>de</strong>s laboratoires participants en termes <strong>de</strong> répétabilité sont très satisfaisants avec un<br />

pourcentage moyen <strong>de</strong> 99.4 % pour un même échantillon et <strong>de</strong> 99.4 % pour 2 échantillons i<strong>de</strong>ntiques<br />

(paire).<br />

Seules les laboratoires AH et AI ont eu une fois un résultat différent pour les 2 séries d’analyses pour<br />

un même matériau (amoxicilline à 1 ppb et cloxacilline à 30 ppb), concentrations qui sont bien en<br />

<strong>de</strong>ssous ou autour <strong>de</strong> la sensibilité <strong>de</strong> la MA pour ces 2 béta-lactamines). Pour le 2 e matériau <strong>de</strong> la<br />

paire, les 2 résultats ont été i<strong>de</strong>ntiques.<br />

7.3.3. Repro<strong>du</strong>ctibilité<br />

Le tableau suivant présente l’analyse <strong>de</strong>s résultats <strong>de</strong> tous les laboratoires participants en terme <strong>de</strong><br />

repro<strong>du</strong>ctibilité, par matériau (combinaison espèce animale/antibiotique) et <strong>de</strong> façon globale.<br />

<strong>Rapport</strong>_étu<strong>de</strong> préliminaire_20120510 Valérie Gaudin 33/37


<strong>Rapport</strong> <strong>de</strong> <strong>synthèse</strong> <strong>du</strong> Delvotest <strong>BLF</strong> (<strong>DSM</strong>, Pays-Bas) dans le cadre <strong>de</strong> la marque <strong>NF</strong> Validation<br />

Tableau 18. Résultats <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> <strong>de</strong> repro<strong>du</strong>ctibilité.<br />

N° <strong>de</strong> série (n° <strong>de</strong><br />

la paire)<br />

Antibiotique (ou<br />

témoin négatif)<br />

Niveau <strong>de</strong><br />

contamination<br />

Niveau <strong>de</strong><br />

contamination<br />

Repro<strong>du</strong>ctibilité<br />

(%)<br />

1 Amoxicilline L1 1 97,7<br />

2 Amoxicilline L2 4 100,0<br />

3 Amoxicilline L3 6 100,0<br />

4 Cloxacilline L1 10 100,0<br />

5 Cloxacilline L2 30 56,8<br />

6 Cloxacilline L3 120 100,0<br />

7 Cefalonium L1 0.5 100,0<br />

8 Cefalonium L2 2 100,0<br />

9 Cefalonium L3 20 100,0<br />

10 Blanc L0 100,0<br />

11 Blanc L0 100,0<br />

12 Blanc L0 100,0<br />

13 TTC 50000 100,0<br />

14 Néomycine 50000 100,0<br />

15 Spiramycine 50000 100,0<br />

Total<br />

97,0<br />

Les résultats <strong>de</strong>s laboratoires participants en termes <strong>de</strong> repro<strong>du</strong>ctibilité sont très satisfaisants avec un<br />

pourcentage moyen <strong>de</strong> 97.0 %. A la concentration L3 pour les 3 béta-lactamines, la repro<strong>du</strong>ctibilité est<br />

toujours <strong>de</strong> 100 %. La repro<strong>du</strong>ctibilité la moins bonne a été observée pour la cloxacilline à 30 ppb (56,8<br />

%) car c’est une concentration limite pour le test.<br />

<strong>Rapport</strong>_étu<strong>de</strong> préliminaire_20120510 Valérie Gaudin 34/37


<strong>Rapport</strong> <strong>de</strong> <strong>synthèse</strong> <strong>du</strong> Delvotest <strong>BLF</strong> (<strong>DSM</strong>, Pays-Bas) dans le cadre <strong>de</strong> la marque <strong>NF</strong> Validation<br />

8. Conclusions<br />

En conclusion, cette étu<strong>de</strong> préliminaire a permis <strong>de</strong> comparer les performances <strong>de</strong> la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong><br />

référence à la métho<strong>de</strong> alternative avec lecture visuelle pour le lait <strong>de</strong> vache.<br />

La métho<strong>de</strong> alternative a donné <strong>de</strong>s résultats très satisfaisants au regard <strong>de</strong>s Limites Maximales <strong>de</strong><br />

Rési<strong>du</strong>s (réglementation européenne) et en terme <strong>de</strong> spécificité.<br />

L’étu<strong>de</strong> a montré que la MA et la MR sont différentes. Toutefois, cela ne remet pas en cause les<br />

performances <strong>de</strong> la MA, qui le plus souvent est plus sensible pour les béta-lactamines que la métho<strong>de</strong><br />

<strong>de</strong> référence. Le taux <strong>de</strong> faux-positifs <strong>de</strong> la MR et <strong>de</strong> la MA étaient <strong>de</strong> 0 et 2.1 % respectivement. Les<br />

taux <strong>de</strong> faux-négatifs <strong>de</strong> la MA sont inférieurs à ceux <strong>de</strong> la MR (taux <strong>de</strong> 0 % et 11.4 % respectivement à<br />

la concentration C3).<br />

Les conclusions <strong>de</strong> cette étu<strong>de</strong> préliminaire sont favorables à la poursuite <strong>du</strong> projet. La prochaine étape<br />

proposée est donc l’organisation d’une étu<strong>de</strong> collaborative.<br />

D’une façon générale, lors <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> collaborative, on retrouve les mêmes types <strong>de</strong> résultats que lors<br />

<strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> préliminaire en termes <strong>de</strong> niveau <strong>de</strong> détection. Les résultats <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> collaborative sont très<br />

satisfaisants. Les résultats bruts <strong>de</strong>s laboratoires ont été analysés, en plus <strong>de</strong> ceux <strong>du</strong> laboratoire<br />

expert.<br />

La spécificité est très satisfaisante (100 %) que ce soit le pour les échantillons blancs (exempts <strong>de</strong><br />

rési<strong>du</strong>s <strong>de</strong> béta-lactamines) et pour les échantillons supplémentés avec <strong>de</strong>s antibiotiques d’autres<br />

familles.<br />

Lors <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> préliminaire, 3 résultats faux-positifs avaient été reportés. Deux hypothèses avaient été<br />

faites pour expliquer ces faux-positifs :<br />

− soit une contamination croisée <strong>de</strong>s ampoules,<br />

− soit une agitation insuffisante à l’étape 5 <strong>du</strong> protocole fournisseur.<br />

Lors <strong>de</strong> l’étu<strong>de</strong> collaborative, aucun résultat faux-positif n’a été reporté pour les blancs et pour les<br />

échantillons supplémentés avec d’autres familles d’antibiotiques, ni pour le laboratoire expert, ni pour<br />

les laboratoires participants. Il n’y a donc pas <strong>de</strong> problème <strong>de</strong> contamination croisée. De plus, comme<br />

la notice va être modifiée pour mettre en évi<strong>de</strong>nce cette étape critique, la question <strong>de</strong>s résultats faux-<br />

positifs ne se pose plus.<br />

La sensibilité au niveau L3 est très satisfaisante (100 %). Au niveau L2 qui se situe autour <strong>de</strong> la limite<br />

<strong>de</strong> sensibilité <strong>du</strong> test, on a plus <strong>de</strong> variabilité ce qui est logique. La sensibilité est <strong>de</strong> 47.7 % en<br />

moyenne pour les 3 béta-lactamines, avec une sensibilité <strong>de</strong> 100 % pour l’amoxicilline à la LMR = 4<br />

ppb, 43.2 % pour la cloxacilline à la LMR = 30 ppb et 0 % pour le cefalonium à 2 ppb (LMR = 20 ppb).<br />

Les résultats en termes <strong>de</strong> répétabilité et <strong>de</strong> repro<strong>du</strong>ctibilité sont très satisfaisants, avec <strong>de</strong>s<br />

pourcentages moyens <strong>de</strong> 96.7 % à 100 % % pour la répétabilité et <strong>de</strong> 56.8 % à 100 % pour la<br />

repro<strong>du</strong>ctibilité.<br />

En conclusion, le laboratoire expert recomman<strong>de</strong> d’accor<strong>de</strong>r la certification<br />

AFNOR au kit <strong>Delvotest®</strong> <strong>BLF</strong>, pour le lait <strong>de</strong> vache.<br />

<strong>Rapport</strong>_étu<strong>de</strong> préliminaire_20120510 Valérie Gaudin 35/37


<strong>Rapport</strong> <strong>de</strong> <strong>synthèse</strong> <strong>du</strong> Delvotest <strong>BLF</strong> (<strong>DSM</strong>, Pays-Bas) dans le cadre <strong>de</strong> la marque <strong>NF</strong> Validation<br />

9. Références bibliographiques<br />

− Anonymous. 2002. Commission Decision 2002/ 657/EC of 12 August 2002 implementing<br />

Council Directive 96/23/EC concerning the performance of analytical methods and<br />

interpretation of results. . Off J Eur Comm. L. 221:8-36.<br />

<strong>Rapport</strong>_étu<strong>de</strong> préliminaire_20120510 Valérie Gaudin 36/37


<strong>Rapport</strong> <strong>de</strong> <strong>synthèse</strong> <strong>du</strong> Delvotest <strong>BLF</strong> (<strong>DSM</strong>, Pays-Bas) dans le cadre <strong>de</strong> la marque <strong>NF</strong> Validation<br />

Annexe 1. Les limites <strong>de</strong> détection <strong>de</strong>s 2 métho<strong>de</strong>s, comparées aux Limites Maximales <strong>de</strong><br />

Rési<strong>du</strong>s (LMR) dans le lait :<br />

PENICILLINES<br />

CEPHALOSPORINES<br />

*par le fournisseur<br />

Antibiotiques<br />

LMR Lait<br />

(µg/l)<br />

LOD annoncées pour<br />

le <strong>Delvotest®</strong> <strong>BLF</strong>*<br />

Bacillus<br />

stearothermophilus<br />

Benzylpénicilline 4 3 6<br />

Ampicilline 4 5<br />

Amoxicilline 4 3<br />

Oxacilline 30 36<br />

Cloxacilline 30 17 60<br />

Dicloxacilline 30 24<br />

Nafcilline 30 54<br />

Cefquinome 20 11<br />

Cefalexine 100 34<br />

Ceftiofur* 100 4<br />

Cefalonium 20 3 Entre 20 et 30<br />

Cefacetril 125 **<br />

Cefapirine 60 **

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