Recueil - CDOS

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Recueil - CDOS

Quoi de plus naturel que d’allier les mots femme et sport.

Lorsque vous vous approchez d’une aire de jeux, d’un gymnase, d’un stade, vous ne voyez que des dames qui

s’affairent autour de jeunes enfants.

Nous avons tous une vision masculine, souvent des œillères. Nous pensons que seule « la fibre maternelle » est le

moteur de cette présence et souvent nous réduisons cette richesse au gardiennage et à la buvette.

Ce livret nous prouve tout autre chose, le CDOS et son président n’abdiqueront jamais devant ces clichés ravageurs.

Les femmes ont autre chose à dire et à faire dans le sport. Elles nous le prouveront.

Maurice MOUHET

Président du CDOS Vaucluse

Sport et bénévolat en Vaucluse. Passion de femmes. Quel titre évocateur !

La commission femmes et sport du Comité Départemental Olympique et Sportif de Vaucluse, a souhaité mettre à

l’honneur des femmes venant de tous horizons qui œuvrent, parfois dans l’ombre, pour le sport et dans le sport.

75 féminines ont été proposées, 25 témoignages ont été réalisés pour montrer que sport et bénévolat féminin sont

étroitement liés.

A travers ce recueil, un hommage est rendu à toutes celles qui mêlent vie familiale, sportive et professionnelle.

Chacune d’entre elles s’est exprimée sur cette capacité intérieure qui l’a poussée à atteindre ses objectifs dans

l’espoir de voir davantage de femmes accéder au plus haut niveau, qu’elles soient pratiquantes ou dirigeantes.

Un grand merci aux membres de la commission qui se sont fortement impliqués pour réaliser ce recueil.

Mireille DAGOUMEL

Présidente de la commission Femmes et sport

Nadine NORINDR ...................................... >> EPMM Sports Pour Tous 4-5

Stéphanie BENCTEUX ............................... >> FOOTBALL 6

Anne-Marie ROUDIL ................................. >> BALL-TRAP 7

Jeanne LODS ............................................ >> ESCRIME 8

Dominique BACHELET ............................. >> EPGV 9

Martine GOURRIER ................................... >> HALTEROPHILIE 10-11

Linda LEMAITRE ....................................... >> EQUITATION 12

Sonia ARANZUEQUE ................................. >> HAND-BALL 13

Dominique BLANC .................................... >> HANDISPORT 14

Isabelle CARAVELLA ................................. >> PLONGEE SOUS MARINE 15

Peggy NAUSS ........................................... >> BASKET-BALL 16-17

Anne RIEU ................................................ >> TENNIS DE TABLE 18-19

Florence VAN ARKEL ................................ >> NATATION 20


Pour Pierre de Coubertin, « l’important, c’est de participer »… sauf pour les femmes.

Heureusement, la société a évolué mais les femmes éprouvent toujours certaines difficultés pour pratiquer une activité

sportive (140 000 licenciés en Vaucluse dont seulement 31% de femmes).

Aujourd’hui, permettre un réel accès des femmes au milieu sportif n’est pas seulement une question d’égalité et de

démocratie, c’est aussi une question de survie pour le mouvement sportif.

Cette conviction est partagée par le Comité Départemental Olympique et Sportif et le Conseil général de Vaucluse,

partenaire bienveillant des actions impulsées par la Commission Femmes et Sport.

Avoir une approche globale sur cette question importante, c’est aider à l’adaptation des offres sportives aux besoins

des femmes et réduire l’inégalité d’accès des femmes aux installations sportives, c’est favoriser leur participation

dans les instances sportives, et aider à la reconnaissance médiatique du sport au féminin en

cassant l’image du sport qui « déféminise ».

Le bénévolat féminin subit une double menace ; celle issue de la crise que connait le volontariat

(conditions matérielles, distance entre travail et domicile, horaires de travail décalés et irréguliers) et

celle issue de la situation des femmes plus précaires que les hommes et devant concilier « vie de

femme » et vie sportive. Ce recueil est une occasion originale de mettre en lumière des engagements

remarquables tant du point de vue sportif que sur le plan de l’encadrement ou de l’arbitrage.

Michèle FOURNIER-ARMAND

Vice-Présidente du Conseil généralen charge du Sport et de la Vie associative

Alors que la question du renouvellement des instances dirigeantes des comités et clubs se pose avec une insistance

toute particulière, et pas seulement au terme de l’olympiade, que l’adaptation et la diversification des formes de pratiques

sportives s’avèrent indispensables et que la population féminine reste globalement sous représentée parmi

les licenciés des fédérations, l’accès des femmes aux fonctions dirigeantes du mouvement

sportif mérite toute notre attention.

Les travaux entrepris par le Comité Départemental Olympique et Sportif de Vaucluse et sa

commission Femmes et Sport s’inscrivent bien dans cette perspective et illustrent

singulièrement cette volonté partagée.

Je tiens à les remercier et à les féliciter pour leur engagement et la qualité de leur

contribution. Gérard DEBREE

Directeur Départemental de la Cohésion Sociale de Vaucluse

Christine MARTINEZ .................................. >> VOLLEY-BALL 21

Nadyne CHIFFLET ..................................... >> RUGBY A XV 22-23

Caroline LE SAUX DURY ............................ >> TRIATHLON 24-25

Mathilde PEYRON ..................................... >> SPORT AUTOMOBILE 26

Yolande BAYLAC PAOULY .......................... >> SPORT ADAPTE 27

Claudie DANI ............................................ >> SPORT EN MILIEU RURAL 28-29

Cécile BOCCIARELLI ................................. >> CYCLOTOURISME 30

Annette PIGNOLY ...................................... >> UFOLEP 31

Evelyne VAISSEAU .................................... >> TENNIS 32-33

Magali REY ............................................... >> USEP 34-35

Monique FATATO ....................................... >> RANDONNEE PEDESTRE 36

Claire BAUSSARON ................................... >> ATHLETISME 37

Actions de la Commission ........................ >> 38-39


S P O RT & B E N E VO L AT E N VAU C L U S E

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Nadine NORINDR EPMM Sports Pour Tous

Mariée - 3 enfants

53 ans - Educateur sportif

Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Educateur sportif - Membre du comité directeur du comité départemental d’EPMM Sports Pour Tous

Anciennement présidente, trésorière, secrétaire de l’association Atout sports Mazan

« Le bien être que l’on éprouve dans le sport j’ai eu envie de le donner aux autres ! »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec la gymnastique ?

J’ai toujours fait du sport, j’ai débuté à l’école et par la suite j’ai intégré une association.

Je ne me suis jamais arrêtée de pratiquer, même enceinte et avec mes 3 enfants. J’ai pratiqué la gymnastique et la

danse classique.

Le bien être que l’on éprouve avec le sport j’ai eu envie de le donner aux autres.

>> Quel est votre rôle au sein de la discipline ?

Avantages, facilités, freins.

Je suis éducatrice sportive, à ce titre je donne des cours de gymnastique. Mes avantages sont d’ordre personnel

car je me réalise au travers d’autres personnes. J’aime donner du bien être, j’aime voir les sourires. J’aime donner

quelque chose.

Au niveau des freins, je mettrais en avant le côté financier. J’aimerais toujours faire plus de stages, avoir plus de

matériel. C’est difficile de trouver des salles. J’aimerais faire beaucoup plus, approfondir mes connaissances, faire

plus de cours.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le bénévolat ?

Je ne me suis jamais posée la question. Grâce au bénévolat les gens s’investissent un peu plus. Le plaisir de faire

quelque chose d’utile, d’aider. Cela m’est venu naturellement.

Au sein du sport, je suis bénévole au comité directeur car je m’intéresse à ce qu’il se passe. Ne pas ignorer, ne pas

faire l’autruche.

Je pense que tout le monde devrait faire du bénévolat à un moment donné, on n’est pas obligé d’être toujours payé.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant que bénévole ?

L’amour des autres tout simplement et l’envie de s’investir pour faire progresser les choses. Le bénévolat se fait

par plaisir.

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer en tant que bénévole ?

Il faut arriver à leur prouver que s’ils viennent, ils feront un acte citoyen et de solidarité. Leur dire qu’ils ne sont

pas que spectateurs, adhérents et qu’il faut qu’ils s’investissent en tant qu’acteurs. Je leur demande d’agir et de

venir bénévolement. J’essaie de les sensibiliser car beaucoup de gens ne viennent pas spontanément. Je mets en

avant l’aspect convivial, la bonne ambiance.

Il faut aimer soi même le bénévolat pour convaincre les autres.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-t-on poussé ?

J’ai toujours osé car j’aime ça. On ne m’a pas poussé à faire du bénévolat. On m’appelle, j’arrive.

>> Avez-vous rencontré des obstacles ?

Non mais dans le cas où des gens voudraient prendre ma place, j’irais ailleurs.

>> Que diriez-vous à une femme pour l’inciter à prendre des responsabilités ?

Ce n’est pas une question d’homme ou de femme mais simplement de responsabilité.

L’implication parait moindre pour certaines personnes en tant que responsable de buvette qu’en tant qu’élues. Elles

pensent qu’elles auront plus de contraintes et moins de disponibilités en intégrant un comité directeur ou un bureau.


Pourcentage de femmes dans la discipline : 74%

>> Comment concilier vie privée, sportive,

professionnelle ?

J’y suis arrivée mais j’ai poussé des coudes. Il faut

avoir une ambiance familiale qui le tolère.

Lorsque j’ai étudié pour obtenir mes diplômes, j’avais

mes 3 enfants.

J’ai du faire preuve de beaucoup d’anticipation.

J’avais également la chance de ne pas travailler à cette

période car j’ai toujours essayé de concilier mon travail

vis-à-vis de mes enfants.

Devenir éducatrice sportive m’a permis de m’occuper

d’eux tout en travaillant. Une fois en poste j’ai arrêté de

passer des diplômes de niveau supérieur, la somme de

travail demandée pour tout concilier (cours - études -

familles et maison) me semblait au-delà de mes forces.

Par contre, je n'ai jamais cessé de me spécialiser (enfants-diabètes-équilibre) et de suivre des formations

continues.

J’ai pu faire tout cela grâce à mon mari qui ne m'a jamais mis de bâtons dans les roues et à mes enfants qui

ont accepté mes absences durant les stages. Je poursuis toujours d'autres formations.

>> Quelles incidences sur votre vie personnelle et professionnelle ?

Le bénévolat peut déborder sur la vie familiale et cela peut être insupportable pour le conjoint et les enfants.

Je suis peut être plus stressée à l’approche des spectacles de fin d’année, la famille en pâtit certainement.

Mais cela peut également inciter les enfants à s’investir à leur tour.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Je ne sais pas si c’est une question de sexe. C’est plus une question de caractère.

Personnellement je pense que la mixité est une très bonne chose.

S P O RT & B E N E VO L AT E N VAU C L U S E

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S P O RT & B E N E VO L AT E N VAU C L U S E

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Stéphanie BENCTEUX FOOTBALL

Mariée - 3 enfants

35 ans - Secrétaire administrative

Fonction dans la discipline/Fonction associative : Arbitre de football Ligue 1 méditerranée - Membre de

la commission des arbitres du District Rhône Durance - Membre de la commission d’appel disciplinaire du

District Membre du bureau de l’UNAF (Union Nationale des Arbitres de Football)

Distinction(s) – palmarès : Médaille de bronze du District Rhone Durance

Pourcentage de femmes dans la discipline : 5% d’arbitres femmes sur le département

« J’ai osé prendre mes responsabilités, on ne me pousse à rien… sinon, je fais le contraire ! »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec le football ?

J’étais gymnaste de 7 à 17 ans à un niveau assez élevé mais

suite à une blessure je me suis reconvertie dans l’arbitrage. J’ai

baigné dans le foot toute mon enfance, je jouais dans la rue, mon

père était un passionné. Mon grand père était arbitre, il m’a beaucoup

aidée, il assistait à tous mes matchs.

>> Quel est votre rôle au sein de la discipline ?

Avantages, facilités, freins.

Mon rôle est de faire appliquer les règles, les lois du jeu avec

toutes les difficultés que cela implique. La tenue d’arbitre représente

l’autorité, ce qui est souvent mal accepté dans notre société actuelle.

Le fait d’être une femme dans ce milieu masculin ne facilite

pas la tâche. Je dois toujours faire mes preuves, c’est fatiguant

psychologiquement.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le bénévolat ?

Parce que je suis passionnée, je rends service, ça aide des

personnes.

J’aime ce côté relationnel, j’apprécie les personnes à qui je donne

du temps bénévolement.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant

que bénévole ?

La disponibilité, la tolérance, il faut être humble, ne pas faire les

choses en attendant un retour. Il faut être passionné par ce que l’on

fait.

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer

en tant que bénévole ?

Il faut que les personnes y trouvent un intérêt personnel, de la

reconnaissance, un geste de temps en temps.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-ton

poussé ?

J’ai osé prendre mes responsabilités. On ne me pousse à rien…

Sinon je fais le contraire.

>> Avez-vous rencontré des obstacles ?

Je n’ai rencontré que ça… il y a 18 ans dans le nord où je vivais,

les instances arbitrales n’appréciaient pas du tout la présence d’une

femme.

Lorsque je suis arrivée dans le midi, je n’ai pas été bien acceptée

par les arbitres, hors District.

>> Que diriez-vous à une femme pour l’inciter à prendre des

responsabilités ?

C’est valorisant, humainement et personnellement. Ça valorise

la condition féminine, c’est une question d’équilibre.

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle ?

Je dis un grand merci à mon mari, et à mes parents qui m’aident

au quotidien.

Je ne suis pas « superwoman », les entrainements toutes les semaines,

60 matchs par saison, parfois c’est lourd. Mais le sport c’est

mon équilibre.

>> Quelles incidences sur votre vie personnelle et

professionnelle ?

J’ai mis de côté ma carrière professionnelle, pour vivre ma passion.

On demande aux personnes qui nous entourent d’accepter ce

mode de vie (nos absences), qui n’est pas commun.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

La spontanéité, la réactivité, dans la vie courante on n’a pas trop

le temps de se poser des questions, il faut agir.


Anne-Marie ROUDIL BALL TRAP

Mariée - 1 enfant

65 ans - Retraitée de l’éducation nationale

Fonction dans la discipline/Fonction associative : Présidente du comité départemental de Vaucluse de

ball trap - Présidente du ball trap club de Cabannes dont le siège social est dans le Vaucluse

Vice-présidente de la ligue de Provence de ball trap

Distinction(s) – palmarès : Médaillée de bronze de la Jeunesse et des sports

Pourcentage de femmes dans la discipline : 2%

« J’aime aider, rendre service, c’est naturel pour moi ! »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec le ball trap ?

Pour ne pas rester seule, j’accompagnais mon mari passionné de

ball trap pour le voir tirer, petit à petit j’ai aidé sur place, puis dans les

papiers administratifs, je suis devenue secrétaire et le reste a suivi.

>> Quel est votre rôle au sein de la discipline ?

Avantages, facilités, freins.

Je suis uniquement dans l’administratif, je ne tire pas, je ne fais

pas de compétitions. De par ma profession, j’avais des facilités pour

les « papiers » et je me suis investie petit à petit. Le Président devenait

de moins en moins disponible, je le représentais souvent

jusqu’à ce qu’il me demande de prendre la place.

Je n’ai pas rencontré de problèmes particuliers.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le bénévolat ?

J’aime aider, rendre service, c’est naturel pour moi. Au-delà du

ball trap j’aide dans une association de « restos du cœur ». Quand

j’étais en activité, je donnais des cours d’alphabétisation à des enfants

uniquement, je faisais partie de l’USEP, d’associations de parents

d’élèves, j’organisais des classes de neige, des classes vertes,

des voyages scolaires et tout cela de façon entièrement bénévole.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant

que bénévole ?

Avoir envie, s’il n’y a pas d’envie ça ne marche pas. Savoir prendre

du temps sur son temps personnel, loisirs, vie de famille. Il ne

faut pas hésiter à « mettre la main au porte monnaie », attention

pour payer des petits frais pour faire tourner l’association , tels que

des enveloppes, du papier pour l’imprimante, là je ne me faisais

pas rembourser.

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer

en tant que bénévole ?

C’est la passion du sport, dans l’esprit de chacun. Les gens viennent

souvent pour faire plaisir à la personne qui demande. Je pense

qu’il faut la valoriser par rapport à son domaine de compétences,

savoir lui parler en trouvant la corde sensible. Il faut user de psychologie,

si vous arrivez avec « un bol de vinaigre » vous n’aurez

personne. Il y a aussi un manque de communication, certains

n’osent pas parce qu’ils ne savent pas, il faut parler, discuter.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-ton

poussé ?

Je pense les 2. Mais poussée pas vraiment, on m’a demandé,

j’ai répondu oui tout de suite.

>> Avez-vous rencontré des obstacles ?

Du côté matériel, c'est-à-dire des plaintes déposées pour le

bruit et la construction mais qui ont été déboutées. Par contre je

n’ai rencontré aucun problème avec la gente masculine, les

hommes sont contents quand on s’occupe de tout, mais avec certaines

femmes qui me mettent des bâtons dans les roues et cherchent

la petite bête.

>> Que diriez-vous à une femme pour l’inciter à prendre des

responsabilités ?

De faire comme j’ai fait, l’inciter à venir aider, la motiver et petit

à petit la laisser commencer seule doucement, sans brusquer les

choses. Mais surtout l’aider.

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle ?

Tout n’a pas été rose. Quand ma fille était petite elle restait chez

mes parents, sauf pour les grands déplacements où nous l’emmenions.

La saison de Balltrap s’étale de mars à septembre, alors

l’hiver je le consacrais à ma fille.

J’ai fait plus de concessions avec ma petite fille car ses parents

étaient souvent en déplacement professionnel.

>> Quelles incidences sur votre vie personnelle et

professionnelle ?

Le travail est passé avant tout. C’était d’abord ma vie professionnelle

puis ma vie de famille et le ball trap en dernier. Comme je

l’ai dit plus haut le ball trap est de mars à septembre, donc avec

l’école ça se combinait bien, tout était bien cloisonné, j’ai toujours

essayé d’anticiper sur ce que je devais faire.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Pour la fonction de secrétaire, je pense que les femmes, peut

être, sont plus organisées, mais je suis sûre que certains hommes

ont autant de qualité. Il n’y a pas vraiment de spécificités mais pour

régler certaines choses les hommes sont plus directs alors que les

femmes essaient d’arrondir les angles.

Mais pour l’un comme pour l’autre tout est dans le caractère,

l’éducation et même les formations. Et je pense vraiment que s’il

n’y avait que des femmes ça ne marcherait pas il faut la mixité.

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S P O RT & B E N E VO L AT E N VAU C L U S E

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Jeanne LODS ESCRIME

Célibataire.18 ans

Lycéenne en classe spécialisée Sportif de Haut Niveau à Talence

Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Sportive de haut niveau

Distinction(s) – palmarès : 3 ème au championnat de France cadet en 2010

Vice-championne de France junior en 2010

Pourcentage de femmes dans la discipline : 29%

« Le sport est un bon reflet de la vie, il faut savoir faire des sacrifices... »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec l’escrime ?

Mes parents faisaient partie du club d’escrime d’Avignon, je baigne dans ce milieu depuis ma petite enfance. Je

n’ai pas été encouragée dans cette voie. J’ai, au contraire, pratiqué plusieurs sports puis j’ai dû faire un choix entre

l’escrime et le football.

>> Dans la pratique de l’escrime, avez-vous rencontré des avantages, des freins ou des facilités ?

Il faut aimer le sport individuel car il y a peu de soutien autour de soi, on se retrouve souvent seul. L’investissement

est très personnel, très dur psychologiquement. Avec un gros mental on peut faire de bons résultats et c’est valorisant.

Quant aux freins, il n’est pas évident de s’entrainer sur le plan régional et départemental par manque de moyens.

Certains d’entre nous partent à l’étranger. L’escrime française est un sport très centré sur lui-même. J’ai la chance

d’avoir un entraineur national qui nous fait faire des stages à l’étranger ce qui est super.

Bien que ce soit une discipline aussi bien physique que technique et tactique, nous avons de plus en plus de femmes.

C’est un sport où il faut savoir s’adapter. En escrime, on a besoin de l’autre pour s’entrainer, c’est obligatoire.

Pour progresser et accéder au haut niveau, le maitre d’armes ne suffit plus, il faut un adversaire à sa hauteur.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant que sportif de haut niveau ?

Beaucoup d’organisation scolaire pour assurer les entrainements. Etre responsable pour ne pas se laisser tenter

par les sorties entre amis, avoir de la volonté mais surtout être très motivé. Un sportif de haut niveau doit savoir

s’adapter à toutes les situations et ne pas s’arrêter à la 1 ère difficulté. Le sport est un bon reflet de la vie, il faut savoir

faire des sacrifices. Les jeunes qui font du très haut niveau, doivent parfois prendre des décisions avant l’heure, ça

nous habitue bien pour plus tard.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-t-on poussé ?

Suite aux championnats de France cadets de 2010, j’ai été recrutée par l’entraineur de l’équipe de France pour

intégrer le Pôle espoir. Mon père a eu du mal à me laisser partir pensant qu’il pouvait toujours me faire progresser.

Suite à des discussions avec mes parents et des arguments convaincants, ils m’ont laissé intégrer le CREPS.

>> Quelles incidences sur votre vie personnelle ?

Pas de souci pour les études, c’est un avantage d’être au CREPS car c’est très bien aménagé, on est bien encadré

et les résultats sont là. Je viens de passer la 1 ère partie de mon bac et je pense que

j’ai bien réussi. Au quotidien, je ne peux faire tout ce que je veux au risque de me

blesser ou d’être trop fatiguée pour les entrainements. C’est également contraignant

pour l’alimentation, plus que je ne le pensais. Je dois maintenir un poids de forme

afin de ne pas remettre en cause le programme d’entrainement.

>> Avez-vous des objectifs sportifs et professionnels ?

Rester dans l’équipe de France pour aller au niveau le plus haut, championnats

du monde et JO. Sur le plan professionnel, je souhaite faire des études de droit puis

intégrer l’école de magistrature de Bordeaux pour devenir juge. J’aime ce que je fais,

je veux vivre ma passion à fond.

>> Y a-t-il des spécificités féminines ?

Les femmes sont plus tactiques voir plus techniques que les hommes. Elles sont

plus axées sur la psychologie contrairement aux hommes qui ont plus confiance en

eux. Nous avons plus de difficultés à mettre des barrières, à compartimenter les différentes sphères de la vie.


Dominique BACHELET EPGV

Mariée - 3 enfants

59 ans - Monitrice fédérale et animatrice EPGV à Mondragon

Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Tutrice de jeunes animatrices EPGV en formation

Secrétaire chargée de l'organisation des manifestations

Pourcentage de femmes dans la discipline : 94%

« ...dès que j'ai eu le sentiment de réussir il a été plus facile d'envisager d'aller plus loin ! »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec la

gymnastique et l’EPGV ?

Après les séances de judo avec les

copines nous avions envie de faire un peu

de gym et d'assouplissement. Nous avons

créé l'activité puis le groupe s'est agrandi

et diversifié, il m'a fallu rapidement structurer

mes cours, me former pour développer

l'activité.

>> Pourquoi vous êtes vous investie

dans le bénévolat ?

Je ne m'étais jamais posé la question

mais je crois avoir choisi cette voie par passion,

par instinct ; c'est inscrit dans mes

gènes ! J'ai l'esprit volontaire, j'aime le

contact et m'occuper des autres, avoir des

échanges avec d'autres clubs, je suis membre

du comité départemental de Vaucluse.

Je suis vraiment contente quand le courant

passe et que je peux transmettre quelque

chose à l'autre.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant

que bénévole ?

Avoir envie de donner, de partager, de transmettre. Cela doit être

un acte volontaire dénué d'intérêt financier car dès que l'argent s'en

mêle la motivation n'est plus la même. Ensuite il faut être capable

de déléguer, de faire confiance et surtout être diplomate.

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer

en tant que bénévole ?

C'est le meilleur moyen pour une personne timide de faire, à

titre bénévole, ce qui ne lui parait pas possible de réaliser dans un

cadre professionnel ; c'est le terrain des expériences, des découvertes

de ses compétences et de ses qualités personnelles et professionnelles.

Si je dois inciter quelqu'un je lui dirai franchement

que j'ai besoin de son aide de façon ponctuelle, pour une occasion

particulière. Je ne chercherais pas à lui apprendre comment faire

ni lui donner des directives mais plutôt à le rassurer et à le valoriser.

Il faut tenir compte du manque de confiance en soi pour celui qui

débute et l'intégrer rapidement dans une équipe constituée ; c'est

cette part de pédagogie et de psychologie qui fera le reste : sentiment

d'être utile, appartenance à un groupe...

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-ton

poussé ?

Plutôt poussée car j'ai été déclarée

comme celle capable de faire ! Je

n'aurais pas pris l'initiative moi-même

car je ne me mets pas en avant

spontanément ; le plus dur a été de

démarrer, puis dès que j'ai eu le

sentiment de réussir il a été plus facile

d'envisager d'aller plus loin.

>> Avez-vous rencontré des

obstacles ?

Pas tant que ça ; à mes débuts j'ai eu

des soucis avec quelques concurrentes

qui cherchaient à dévaloriser mes titres

fédéraux mais le CTR a vite rétabli

l'équité. Je démarrais à l'époque et ne

connaissais pas bien le système !

>> Que diriez-vous à une femme pour

l’inciter à prendre des responsabilités ?

Aujourd'hui les jeunes animatrices diplômées arrivent avec la

certitude que leur formation leur confère un "savoir-faire" : elles

ont du mal à s'investir concrètement dans la méthode de travail et

ne tiennent pas compte du capital "expérience" que les anciennes

peuvent apporter ; c'est la même chose pour leur demander de

prendre des responsabilités : il est difficile de les convaincre !

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle ?

Quand mes enfants étaient jeunes je travaillais par intermittence

pour prendre le temps d'en profiter ! Puisqu’avec mon mari nous

partagions les mêmes valeurs et centres d'intérêts il a toujours été

assez facile d'organiser notre vie de famille autour de nos activités.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Je ne crois pas que les femmes soient plus conciliantes, de

meilleure écoute, qu'elles gèrent mieux les conflits ; au contraire

les hommes sont plus directs, moins calculateurs, ils discutent plus

facilement que les femmes sans interpréter ou mettre leurs

sentiments au milieu.

S P O RT & B E N E VO L AT E N VAU C L U S E

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Martine GOURRIER HALTEROPHILIE

Mariée - 1 enfant

58 ans

Secrétaire comptable

Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Trésorière du club d’haltérophilie de Monteux

Arbitre national en haltérophilie - Athlète

« C’est un plaisir de partager la vie d’un club ! »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec l’haltérophilie ?

Par l’intermédiaire de mon mari qui pratiquait l’haltérophilie en tant que sportif de haut niveau. J’ai appris à connaître

ce sport que je ne connaissais pas. Cela a été un moyen de le suivre lors de ses stages…

Je me suis mise à pratiquer cette discipline à l’âge de 40 ans car il manquait une fille dans l’équipe. J’ai été sollicitée

car j’étais plutôt sportive, je faisais beaucoup de footing. J’ai intégré l’équipe et j’ai continué par la suite pour rendre

service.

>> Quel est votre rôle au sein de la discipline ?

Avantages, facilités, freins.

Je suis trésorière du club d’haltérophilie de Monteux. Je n’y vois ni avantage, ni facilité. Sur le plan administratif

je ne rencontre pas de problème, le comité directeur du club fonctionne bien, nous discutons et décidons ensemble

de la gestion de la structure et il n’y a pas de distinction homme/femme.

Au niveau des interventions auprès des athlètes, je ne rencontre pas non plus de difficulté. Comme je connais la discipline,

je suis écoutée et on suit mes conseils. Le milieu de l’haltérophilie est très tolérant, il y a beaucoup d’écoute

et de respect.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le bénévolat ?

Je me suis investie dans le bénévolat pour rendre service. Tout simplement. Il n’y a jamais assez de bénévoles

dans un club. Au départ j’ai suivi mon mari, puis mon fils a également fait de l’haltérophilie. J’ai trouvé cela normal

de m’investir pour aider le club. Ce n’est que par la suite que je me suis mise à pratiquer. L’haltérophilie féminin est

une discipline très récente en compétition, elle n’existe que depuis une quinzaine d’années

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant que bénévole ?

Du dévouement, d’abord ! Etre bénévole c’est être dévouée. C’est dans la nature de chaque être. Pour moi, c’est

naturel de s’investir.

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer en tant que bénévole ?

C’est difficile de demander aux gens de donner et non de recevoir. Ce n’est pas dans la mentalité actuelle de donner.

Cela soulagerait le club d’avoir une implication plus importante de la part des parents : accompagner les enfants,

aider aux compétitions… Je n’ai pas de solution miracle pour cela.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-t-on poussé ?

C’est venu naturellement. Plus le club grandissait, plus il y avait de besoins. Il a fallu que l’on s’organise en ce

sens. Je me suis investie sur la partie administrative car les messieurs n’étaient pas enclins à le faire. Les messieurs

préférant le terrain, il fallait faire un compromis, je me suis donc occupée de la « paperasse ».

Pour l’arbitrage, lorsque l’haltérophilie féminin est apparu, il a fallu des arbitres féminins ne serait-ce que pour la

pesée des femmes. Dès lors, je me suis formée et j’ai passé les différents niveaux d’arbitrage : régional, national et

bientôt international.

>> Avez-vous rencontré des obstacles ?

Je n’ai rencontré aucun obstacle. J’ai été très bien acceptée dans l’équipe, il n’y a pas de préjugé envers les

femmes. L’haltérophilie est une discipline très respectueuse.


Distinction(s) – palmarès :

Championne de France vétéran 2011

Vice-championne d’Europe vétéran 2011

Médaillée de bronze de la Jeunesse et des sports

Pourcentage de femmes dans la discipline : 17%

>> Que diriez-vous à une femme pour l’inciter à

prendre des responsabilités ?

C’est plus difficile pour les femmes car elles ont une

vie familiale et professionnelle. Elles doivent s’organiser

pour gérer le tout. Il faut pour cela savoir se dégager du

temps. Mais on y requiert tout de même un certain avantage,

cela nous permet de rester dans une certaine jeunesse,

car on reste active. Puis c’est agréable de voir les

athlètes évoluer, l’esprit de groupe est également très

plaisant. C’est un plaisir d’échanger, de partager la vie

d’un club.

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle

?

Mon mari étant entraineur au club, je n’ai pas à faire

de concession. J’en ai fait plus jeune lorsqu’il était athlète

de haut niveau, je le voyais moins souvent et je devais

m’occuper de notre fils.

En tant que dirigeante, je ne peux pas dire que je fais des

concessions.

Parfois cela peut paraître un peu contraignant lorsque l’on

part tous les week-ends en compétitions. De ce coté là,

la parité existe chez nous, je conduis le mini bus comme

tous les hommes. Je fais mes sessions de 200 à 300 km

comme tout le monde.

>> Quelles incidences sur votre vie personnelle et

professionnelle ?

Lorsqu’avec mon mari nous n’avons pas le même avis

au club, cela peut empiéter sur notre vie privée, il arrive

que la discussion continue à la maison.

Mon engagement au sein de la structure est également

un moyen détourné de rester en contact avec mon mari

et mon fils. Ma vie privée a été liée à ma vie sportive.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de différence

entre les hommes et les femmes. Ce n’est pas le propre

d’un homme ou d’une femme de mieux gérer les conflits.

Cela dépend de la nature et du caractère de chacun.

S P O RT & B E N E VO L AT E N VAU C L U S E

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S P O RT & B E N E VO L AT E N VAU C L U S E

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Linda LEMAITRE EQUITATION

Divorcée - 1 enfant

57 ans - Informaticienne

Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Pratiquante - Secrétaire du comité départemental

Pourcentage de femmes dans la discipline : 83%

« Ose, lance-toi, ta vie n’est pas en jeu, n’aie pas peur du jugement des autres ! »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec l’équitation ?

Je me suis inscrite dans un club à l’âge de 14 ans, c’était dans mes gènes...

Mes arrières grands-parents, mes grands-parents étaient militaires, vétérinaires (colons hollandais) les chevaux

étaient l’activité sportive parallèle à leur vie, il y a une empreinte familiale.

>> Quel est votre rôle au sein de la discipline ?

Avantages, facilités, freins.

Je m’occupe de tous les documents administratifs, préparation de réunions. Je transmets et relaie les informations

concernant la discipline et les dirigeants de clubs, car tout le monde doit avoir les informations.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le bénévolat ?

C’est dans ma nature, j’aime aider et donner, c’est un épanouissement personnel.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant que bénévole ?

Il faut aimer les autres, savoir partager.

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer en tant que bénévole ?

Je pense qu’on pourrait organiser une réunion conviviale où chacun pourrait parler de ses expériences et expliquer

pourquoi nous avons besoin de bénévoles. Cela pourrait les inciter à s’investir. Chacun pourrait parler de ses expériences,

cela pourrait inciter des personnes qui n’osent pas ou ne savent pas qu’elles peuvent donner de leur temps.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-t-on poussé ?

J’occupais une fonction de bénévole chargée du challenge du Vaucluse, le président m’a demandé d’intégrer son

équipe et proposé le poste de secrétaire du Comité Départemental d’Equitation. Aimant les responsabilités, j’ai dit

oui.

>> Avez-vous rencontré des obstacles ?

Absolument pas.

>> Que diriez-vous à une femme pour l’inciter à prendre des responsabilités ?

Ose, lance-toi, ta vie n’est pas en jeu, n’aie pas peur du jugement des autres.

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle ?

Etant divorcée, j’ai la maitrise de mon temps. J’ai eu beaucoup de chance ma fille a aimé le sport que je pratiquais.

Elle a intégré professionnellement cette discipline.

>> Quelles incidences sur votre vie personnelle et professionnelle ?

Dans le cadre de ma vie personnelle et professionnelle ma relation avec le cheval me permet de déconnecter

totalement. L’Equitation est un sport qui a des valeurs thérapeutiques reconnues.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Je dirais qu’une femme est plus attentive aux personnes et à l’environnement.


Sonia ARANZUEQUE HAND-BALL

Pacsée - 47 ans - Assistante de Direction Enfance Famille à l’Isle sur la Sorgue

Fonction dans la discipline/Fonction associative : Présidente de la commission de discipline du comité

départemental de handball - Arbitre régional - Membre de la commission départementale et régionale

jeunes arbitres et de la commission des Formations d’Arbitres

Distinction(s) – palmarès : Médaillée d’argent de la ligue de Provence - Plusieurs fois championne de Ligue

avec les clubs que j’ai managé dans différentes catégories : Avignon, l’Isle sur la Sorgue, Vaison la Romaine

Pourcentage de femmes dans la discipline : 34%

« J’ai mis un pied et... je me suis laissée happer ! »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec le handball ?

J’ai commencé le hand à 8 ans, nous avions une éducatrice sportive qui venait nous enseigner le basket et le

handball en école primaire. Elle m’a donné le goût du sport. J’ai passé le BESAPT et le brevet d’état 1 er degré en

handball.

>> Quel est votre rôle au sein de la discipline ?

Avantages, facilités, freins.

Je suis Présidente de la commission de discipline, que j’ai créée avec les membres du comité, je suis juste mais

intransigeante. J’ai une passion pour ce sport, j’ai évolué à tous les postes sur le terrain ce qui me donne une certaine

légitimité. Dans un sport collectif, il est important de donner à l’autre, cela permet de recevoir.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le bénévolat ?

Je suis une passionnée, j’aime donner, partager, dans ce milieu je ne compte pas mes heures.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant que bénévole ?

Le don de soi… et tant d’autres.

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer en tant que bénévole ?

Il faut expliquer aux personnes qui voudraient nous rejoindre, que nous faisons de très jolies rencontres au fil des

ans.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-t-on poussé ?

J’ai mis un pied et... je me suis laissée happer !!!!!

>> Avez-vous rencontré des obstacles ?

Oui en tant qu’arbitre féminin, un brin de machisme, de la part des responsables de ligue.

>> Que diriez-vous à une femme pour l’inciter à prendre des responsabilités ?

Vas y c’est un réel plaisir d’avoir du pouvoir.

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle ?

Dans ma vie privée, il y a un partage du goût du sport, ce qui me donne une totale liberté d’agir. Il faut savoir

équilibrer son temps, donc pas de concession.

>> Quelles incidences sur votre vie personnelle et

professionnelle ?

Aucune.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

La patience, l’écoute sont les deux qualités que je

mets en avant.

Savoir apporter ce que l’autre attend, avoir de la

rigueur et... être impartiale.

S P O RT & B E N E VO L AT E N VAU C L U S E

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S P O RT & B E N E VO L AT E N VAU C L U S E

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Dominique BLANC HANDISPORT

Mariée - 2 enfants dont une fille handicapée

51 ans

Agent de la poste

Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Responsable de la section handi basket et joueuse

Pourcentage de femmes dans la discipline : 30%

« Lance-toi, ton mari et tes enfants se débrouilleront, prends du temps pour toi... »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec le

handi-basket ?

J’ai été amputée d’une jambe en raison d’un problème

vasculaire. Suite à cette situation, par solidarité une amie a

recherché les activités proposées aux handicapés. Elle a

trouvé à Cavaillon une documentation sur l’handi-basket. Le

fait que ce soit un sport collectif m’a de suite plu car cela m’a

permis de rencontrer du monde.

>> Quel est votre rôle au sein de la discipline ?

Avantages, facilités, freins.

Je parle facilement et je suis sociable, je n’ai donc pas eu

de difficultés pour m’intégrer. Le fait que le basket soit un

sport collectif facilite les contacts et permet de rencontrer

d’autres personnes avec un handicap.

Je suis un des moteurs de la section basket. La pratique a

créé un esprit de groupe. Nos problèmes sont dus à la cherté

du matériel et aux difficultés de stockage pour les fauteuils.

Et comme partout, nous manquons de bénévoles.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le bénévolat ?

Depuis toujours je me suis investie dans le bénévolat,

avant mon accident j’étais secrétaire d’un club de foot. Je suis

aussi parent d’élève. J’ai toujours aimé m’investir pour les

autres.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en

tant que bénévole ?

Il faut être volontaire, ne pas avoir peur de s’investir sans

retour. Seuls les contacts humains sont la récompense de cet

investissement. Il faut être psychologue pour comprendre les

gens et encore plus dans le handisport.

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à

s’impliquer en tant que bénévole ?

C’est intéressant et passionnant, il ne faut pas rester dans

son coin. On vit aussi plus intensément.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous

y a-t-on poussé ?

J’ai osé petit à petit, naturellement, parce que je suis organisée,

mais la complexité des règlements handisport rend

les choses difficiles.

>> Avez-vous rencontré des obstacles ?

Je n’ai jamais rencontré d’obstacle dans toutes mes activités

parce que je parle facilement.

>> Que diriez-vous à une femme pour l’inciter à prendre

des responsabilités ?

Lance-toi, ton mari et tes enfants se débrouilleront. Prends

du temps pour toi !

>> Comment concilier vie privée, sportive,

professionnelle ?

Il faut savoir jongler et compartimenter, je n’ai jamais eu

de critiques. Mon mari s’investit dans le foot et mes enfants

suivent. Il me faut ces moments d’activité.

>> Quelles incidences sur votre vie personnelle et

professionnelle ?

Je fais de belles rencontres et cela m’ouvre l’esprit.

Cela m’apporte bien être et sérénité, ça m’apaise.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Nous discutons beaucoup et nous avons une facilité pour

dialoguer. Les mamans s’investissent volontiers pour leurs

enfants et sont solidaires.

La mixité favorise la variété des thèmes de discussion.

Nous avons une capacité de dialogue et de conciliation.

La pratique sportive dynamise les gens car elle permet de

reprendre une vie « normale », on est moins refermé sur soi.

J’ai les mêmes aspirations que toutes les femmes mais avec

des contraintes supplémentaires en raison de mon handicap.


Isabelle CARAVELLA PLONGEE SOUS MARINE

Célibataire - 1 enfant - 48 ans

Directrice EPHAD à Avignon

Fonction dans la discipline/Fonction associative : Encadrant sportif : Moniteur fédéral 1 er degré

Trésorière - Responsable de la Commission technique - Présidente de club

Distinction(s) – palmarès : Médaillée de bronze de la Jeunesse et des sports - Médaillée de bronze

FFESSM

Pourcentage de femmes dans la discipline : 30%

« Affirme-toi, oublie ton rôle de mère et ton statut de " femme "... »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec la plongée

sous marine ?

J'ai grandi au bord de l'Ardèche et donc pratiqué différents sports

de pleine nature et sports d'eau : rando, natation, kayak...c'est un copain

allemand qui m'a fait découvrir la plongée sous-marine et en

1988 j'ai fait mon baptême en mer. A partir de là j'ai enchainé tous les

passages de niveaux au sein du même club, jusqu'au monitorat en

1994.

>> Quel est votre rôle au sein de la discipline ?

Avantages, facilités, freins.

Evoluer dans l'eau c'est être dans la 3 ème

dimension : tout y est calme, les animaux marins

ne sont jamais agressifs, juste un peu curieux

parfois, on y est libre de ses mouvements, sans

entrave, presque en apesanteur. On retrouve des

fonctions humaines essentielles : respirer, observer,

regarder autour de soi, prendre conscience

de ce que l'on est, redevenir serein, se ressourcer,

se vider la tête sans y penser.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le

bénévolat ?

J'ai toujours été résolument portée vers les

autres : donner de mon temps libre, apporter mon aide et recevoir

un sourire en retour c'est gratifiant.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant

que bénévole ?

Aucune qualité mais avoir les meilleurs défauts : savoir prendre

du plaisir à donner de soi sans attendre de remerciements, surtout

ne pas avoir trop de temps libre sinon on n'arrive pas à tout concilier...

être sincère, savoir dire des choses difficiles sans colère, savoir

dire non, assumer ses choix bref avoir une sacrée dose de bonne

volonté, de l'énergie à revendre et surtout ne jamais revenir sur ce

qu'on a dit !

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer

en tant que bénévole ?

Il faut d'abord discuter avec la personne pour repérer ses attentes,

ses motivations et trouver les mots, les idées justes (besoin

de reconnaissance, envie de briller...?) je lui dirai surtout que c'est

le meilleur moyen de rencontrer des gens d'un autre milieu, de

mieux se connaître soi-même, de nouer des liens forts et sincères,

devenir parfois amis avec des gens qu'on n'aurait pas croisés ailleurs.

Au final on réalise plein de trucs ensemble, dans un but commun

hors aspect professionnel ou financier.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-ton

poussé ?

Au départ, comme trésorière, j'ai été sollicitée parce que j'étais

de la partie ; ensuite j'ai évolué avec la "technologie" et ça m'a permis

de bien faire mon "job" ; finalement j'ai continué dans différentes

fonctions parce que les présidents m'ont fait confiance et

les équipes donné envie de m'investir avec elles.

>> Avez-vous rencontré des obstacles ?

Très souvent à cause de la mauvaise volonté,

de la mauvaise foi, de la médisance, de la jalousie

de certains. Beaucoup de critiques, peu d'encouragement,

bien peu de reconnaissance du plus

grand nombre ! Mais soutenue et entourée de

gens compétents, bosseurs, investis et embarqués

dans le même navire !

>> Que diriez-vous à une femme pour l’inciter

à prendre des responsabilités ?

Le plaisir de participer à la prise de décision,

aux choix et aux actions pour mener à bien un

projet commun dans l'intérêt général et non pour soi-même car

faire pour les autres c'est faire pour soi aussi. C'est un bon moyen

de se découvrir des compétences ignorées, de prendre conscience

de ses qualités et savoir-faire ailleurs qu'au boulot, de réussir là où

on ne pensait pas pouvoir le faire. Affirme-toi, sors du mode "séduction",

oublie ton rôle de mère et ton statut de "femme" pense,

agis, trompe-toi, sois injuste mais fais tout ça pour toi ! Sois un peu

égoïste.

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle ?

Savoir composer c'est le plus difficile : faire des choix, des compromis,

des concessions tout le temps et arriver à équilibrer les 3...

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Les femmes sont plus intuitives, elles anticipent mieux et s'organisent

plus... Par contre elles ne sont pas meilleures dans la gestion

des conflits que les hommes ; au contraire moins directes,

moins franches elles montent plus facilement les histoires " en

épingle " et ne facilitent pas toujours la discussion. Je ne vois pas

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Peggy NAUS BASKET-BALL

Mariée - 2 enfants

34 ans

ETAPS à la Mairie d’Avignon

Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Joueuse à l’Avignon Sport Basket Barbière

Entraineur des petites catégories - mise à disposition par la municipalité d’Avignon

Membre de l’AMAP Le Thor en vert

« Il faut savoir se garder du temps ! »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec le

basket ?

Mes parents m’avaient inscrite à la danse vers l’âge

de 7/8 ans. Comme je n’aimais pas trop cette activité et

qu’il y avait un gymnase juste en dessous de la salle de

danse, j’allais regarder les cours de basket. Pensant me

déposer devant le gymnase ma mère fut contactée par

ma professeure pour savoir pourquoi je n’y allais plus.

Suite à cela, mes parents m’ont inscrite au club de

basket.

>> Quel est votre rôle au sein de la discipline ?

Avantages, facilités, freins.

J’entraine les jeunes. Je coordonne avec le salarié du

club les différents entrainements des catégories et je

m’occupe des entraineurs bénévoles qui travaillent avec

les enfants. Comme je travaille dans les écoles et pour la

municipalité d’Avignon, j’essaie de faire la passerelle

entre les écoles primaires, les écoles de sport de la ville

et le club de la Barbière.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le bénévolat

?

Lorsque j’étais jeune tous les entraineurs étaient bénévoles,

si j’ai réussi à avoir ce niveau là et qu’avec l’ensemble

de mes coéquipières nous jouons encore à un

niveau de pré-national c’est qu’il y a eu de bons formateurs.

Je me suis investie pour retransmettre tout ce

qu’on a pu m’apporter. C’est un juste retour des choses.

Actuellement ma vie familiale ne me permet pas de m’investir

plus mais je sais que le jour où j’arrête de jouer je

m’impliquerai d’avantage dans l’association.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir

en tant que bénévole ?

Il faut être courageux vis-à-vis de toutes les difficultés

que l’on peut rencontrer dans le fonctionnement d’une

association (rechercher des sponsors, motiver les jeunes

filles…). Il faut être disponible, organisée et avoir envie

de donner aux autres.


Distinction(s) – palmarès :

2010 équipe vainqueur du championnat Pré-national

(championne de Provence)

Pourcentage de femmes dans la discipline : 38%

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer en tant que

bénévole ?

On en retire toujours quelque chose individuellement que ce soit du lien

social, une activité qui nous rapproche de notre enfant…

J’inciterai les gens en mettant en avant la vie de l’association et du quartier de

la Barbière. Je favoriserai des actions communes afin de valoriser l’esprit club

pour scinder un groupe, pour qu’il s’investisse plus facilement. Il faut se dire que

l’on compte sur nous quoi qu’il arrive. A plusieurs tout parait plus simple et moins

lourd.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-t-on poussé ?

Non, j’étais présente et c’est naturellement que je me suis investie.

>> Avez-vous rencontré des obstacles ?

Je n’ai pas rencontré de difficultés particulières. Nous sommes bien épaulées par Jack et Dédé (Peyronne). En

tant qu’entraineur il n’est pas toujours évident d’avoir des filles pour constituer des équipes car l’implantation de

l’association sportive dans un milieu sensible a une très mauvaise image. On est parfois un peu déçue par le manque

de persévérance des jeunes.

>> Que diriez-vous à une femme pour l’inciter à prendre des responsabilités ?

Je ne vois pas trop de différence avec ce que je dirais à un homme. Je ne crois pas que le sexe intervienne. Je

dirais qu’une association ne peut pas fonctionner sans l’investissement de bénévoles qui se consacrent à cela. Il faut

de tout pour faire fonctionner une association, tout le monde a quelque chose à donner même ceux qui n’ont pas

conscience de leurs capacités. Les besoins d’une structure sont multiples et chacun peut apporter quelque chose.

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle ?

J’arrive à cela parce que j’ai la chance d’avoir mes parents à proximité, qui me gardent les enfants deux fois par

semaine, les soirs d’entrainement, ainsi que les membres du club lorsque je ne peux pas faire autrement. Il faut être

très organisée. Ce n’est pas mon point fort, j’ai l’impression de toujours courir.

J’ai la chance d’avoir des horaires de travail qui me permettent de gérer tout cela, d’avoir un mari sportif. Il faut

savoir se garder du temps, le samedi est consacré à la famille. Je trouve qu’il est plus difficile de tout concilier

lorsqu’on est une femme, ne serait-ce que vis-à-vis du regard des gens. Certains vous culpabilisent.

>> Quelles incidences sur votre vie personnelle et professionnelle ?

J’ai eu mon premier enfant à 30 ans car je ne voulais pas mettre entre parenthèse ma carrière. Je peux faire tout

cela car mon mari est un ancien sportif et je pense que seul un sportif peut comprendre toutes les contraintes liées

au sport. Il est d’ailleurs peut-être moins conciliant depuis qu’il a arrêté de jouer.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Pour avoir connu les deux types de structures (mixte et féminine) j’ai l’impression qu’être un club uniquement

féminin est plus simple et plus facile.

Que des féminines c’est aussi à double tranchant, le côté féminin pour le groupe est très important, on est très soudée

et l’on fait beaucoup de choses ensemble en dehors du club par contre on n’échappe pas au côté chipie qu’il peut y

avoir entre filles.

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Anne RIEU TENNIS DE TABLE

Divorcée - 2 enfants

55 ans - Analyste programmeur (Informaticienne)

Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Présidente du club de Violès - Elue au comité départemental de tennis de table - Présidente de la comm ission

sportive de Vaucluse - Vice-présidente de la Ligue de Provence de tennis de table - Juge arbitre - Bénévole à

l’amicale des donneurs de sang

« On apporte sa petite pierre à l’édifice ! »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec le tennis de table ?

Par mon fils qui en a fait dans le village. Je m’y suis intéressée, j’ai assisté aux compétitions, de là j’ai rencontré

les gens qui s’occupent du club.

L’approche est plus facile lorsque l’on est dans un village. On se connaît plus, on rencontre plus de gens. Le besoin

de bénévoles se faisant sentir, je suis rentrée au club. J’y suis depuis une dizaine d’années.

Au niveau départemental je suis investie depuis 5 ans.

>> Quel est votre rôle au sein de la discipline ?

Avantages, facilités, freins.

Au niveau local, je suis présidente, je gère l’administratif, les licences…

Comme nous sommes peu nombreux, seulement 3 élus actifs, je m’occupe également de la communication, j’essaie

de faire parler du club au niveau local, de le faire connaître. De temps à autre « je tape la balle », jusqu’à la saison

dernière j’avais ma licence et il m’est souvent arrivé de compléter l’équipe.

Au niveau du club nous avons été jusqu’à une trentaine dans les années fastes, ces dernières années nous sommes

une douzaine de licenciés et j’espère que cette année nous allons dépasser les 15 membres.

Si on s’arrête au niveau de l’association locale, il n’y a pas vraiment de freins. Nous fonctionnons entre personnes

qui se connaissent, c’est une organisation familiale.

Personnellement je n’ai plus mes enfants à charge, je pense que pour une femme le principal frein c’est de se dégager

du temps. Même si maintenant les hommes participent aux tâches familiales domestiques, c’est quand même bien

souvent la femme qui s’en charge.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le bénévolat ?

Même si cela demande un investissement de temps, cela apporte beaucoup au niveau des échanges, des rencontres,

des satisfactions. On apporte sa petite pierre à l’édifice. Pour ma part c’est naturel.

Que tout le monde ne le fasse pas à la même échelle ça se comprend, on n’a pas tous les mêmes disponibilités. On

n’a pas non plus tous les mêmes envies. Mais d’un autre coté si tout le monde donnait un petit peu, cela changerait

pas mal de chose. Pour moi c’est normal, j’ai vu mon père faire ça quand j’étais enfant.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant que bénévole ?

Etre généreux. Tout le monde peut le faire, tout le monde a une qualité qui lui permet de le faire. Je ne pense pas

que l’on ait besoin d’être très spécial. Peut être qu’il faut être un peu citoyen. Cela fait partie de ce que chaque personne

devrait donner. On peut donner à tous les niveaux : sportif, scolaire, associations d’utilité publique…

il y a toujours moyen de trouver une structure où aider. En outre, il faut avoir envie. C’est aussi un moyen pour

quelqu’un qui arrive dans un nouvel environnement de se créer du lien social, de s’y intégrer plus facilement.

C’est un réseau qui vous fait rencontrer des gens. Je trouve que c’est une expérience que tout le monde devrait avoir,

c’est une expérience très enrichissante.

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer en tant que bénévole ?

Je ne sais pas si l’on peut forcer les gens. Je mettrais en avant le fait que l’on reçoit autant que ce que l’on donne,

c’est une façon de s’enrichir personnellement par les rencontres.

La satisfaction de voir ce que l’on a fait quand on arrive à quelque chose. Il ne faut pas le voir comme un travail,

comme une tâche, comme une contrainte, mais comme un échange qui apporte, un partage.

On ne forcera pas quelqu’un qui n’a pas envie de le faire mais une personne qui a besoin d’échanges peut le trouver

par ce biais et avoir la satisfaction en plus de se dire j’ai aidé, j’ai accompli quelque chose.


Pourcentage de femmes dans la discipline : 10%

On peut également mettre en avant la valorisation de soi, si on doit trouver des motifs et des incitations s’il faut en

passer par là.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-t-on poussé ?

On ne m’a pas forcée. Je n’aurai pas choisi la place de présidente mais personne ne l’a voulue. De toute façon,

je faisais déjà le travail de secrétaire, cela ne changeait pas grand-chose à mon implication.

Au niveau du comité départemental, ils avaient besoin de bénévoles. Je m’y suis engagée parce que cela me plaisait

d’intégrer l’équipe. On m’a proposé la commission féminine, alors que ce qui m’intéressait c’était la commission

sportive.

Ce qui a été un peu dur à entendre à la fin de la première saison « tu t’es débrouillée comme un homme », il faut toujours

faire la comparaison. Mais bon !

Mon investissement s’est fait sans contrainte, car c’est une équipe avant tout, c’est comme au niveau local ça reste

familial.

Au niveau de la ligue j’ai plus de problèmes, car sur le plan technique je n’ai pas une culture pongiste très ancienne.

Je n’ai pu m’investir d’avantage car cela faisait beaucoup, avec le club, le comité, mon travail.

>> Avez-vous rencontré des obstacles ?

Dans un sport qui au niveau du championnat départemental est constitué de 95% d’hommes et 99% de responsables

équipes hommes, ca n’a pas toujours été facile.

Il y a certains sportifs qui, sous prétexte qu’ils jouent au niveau départemental font ce qu’ils veulent des règlements.

>> Que diriez-vous à une femme pour l’inciter à prendre des responsabilités ?

Je n’inciterais pas que les femmes. La place est pour tout le monde. Homme/Femme la prise de responsabilité

est la même à quelque niveau que ce soit. Nous avons tous capacité à faire quelque chose pour une structure. C’est

la motivation qui fait la différence.

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle ?

L’engagement associatif est un choix personnel. A partir de là on se donne les moyens.

C’est plus facile pour moi car je suis dégagée des charges de famille, mes enfants sont grands. Cela me donne du

temps. On peut tout concilier si on a la motivation.

Pour moi, lorsque je m’engage je vais au bout, je trouve le temps pour le faire.

>> Quelles incidences sur votre vie personnelle et professionnelle ?

Je prends certes de mon temps personnel mais c’est un choix car je fais cela avec motivation et avec plaisir.

Côté vie professionnelle, il y a des périodes où l’on va donner la priorité au travail si c’est nécessaire et cela n’a pas

vraiment d’incidence sur ma vie privée.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Je pense que chaque individu a ses qualités.

C’est la personnalité qui fait ce que l’on peut apporter, pas le fait d’être un homme ou une femme.

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Florence VAN ARKEL NATATION

Célibataire

19 ans

Etudiante en 1 ère année de médecine à Marseille

Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Animatrice bénévole - Surveillante de baignade

Pourcentage de femmes dans la discipline : 51%

« s’investir, c’est inné... »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec la natation ?

Franco-hollandaise, j’ai grandi aux Pays-Bas où on apprend à nager dès l’âge de 3 ans – c’est obligatoire pour

assurer notre sécurité en cas d’inondations importantes – et comme tous les petits hollandais j’ai continué à nager

pour passer les différents niveaux de compétences exigés par la protection civile hollandaise.

J’ai quand même essayé d’autres sports, toujours à l’’extérieur car je ne peux pas rester dedans

À mon arrivée en France en 2002, je me suis inscrite au club d’Orange pour faire de la natation car j’adore l’eau.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le bénévolat ?

Parce qu’au club on est une bande de copains et qu’on fait des trucs ensemble autour d’un sport qu’on adore.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant que bénévole ?

Je m’occupe surtout des enfants : il faut aimer s’occuper d’eux, il faut s’intéresser à eux, être à leur écoute.

Comme on apprend sur le tas, il faut s’adapter à chacun, en permanence, sans forcément savoir comment faire ou

avoir été préparé avant.

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer en tant que bénévole ?

On ne peut pas obliger quelqu’un qui n’a pas envie de participer à faire quelque chose mais on peut peut-être lui

dire qu’il en retirera du plaisir, de la satisfaction, qu’il sera apprécié pour ce qu’il a fait même s’il ne doit pas trop

s’attendre à avoir en « retour » des remerciements ou des compliments…

S’investir, c’est inné.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-t-on poussé ?

Je suis encore un peu jeune pour ça mais j’aimerai prendre des responsabilités dans les activités avec les enfants :

découverte de la natation, apprendre à nager, connaître l’environnement marin.

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle ?

A mon niveau de pratique j’ai souvent préféré m’entrainer plutôt que passer l’après-midi avec mes amies, entre

midi et deux j’allais à la piscine au lieu de manger entre copines mais je n’ai pas fait de « sacrifices » : je n’ai pas

l’impression d’avoir fait de concessions, j’ai fait tout ça à mon rythme parce que j’en avais envie.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Mon entraineur a toujours été positif vis-à-vis de

mes résultats, il m’a encouragée pendant les entrainements,

il a respecté mes envies de faire de la compétition

à mon niveau…

Lors des compétitions j’ai remarqué que les (juges)

hommes sont plus sévères que les femmes ; elles sont

plus gentilles, plus conciliantes, elles valorisent plus facilement

les chronos alors qu’eux sont plus durs, plus

directs, plus « bourrus ».

Et quand il y a un problème, les femmes gèrent plus en

douceur…


Christine MARTINEZ VOLLEY-BALL

Mariée - 1 enfant

52 ans

Gérante d’une société de menuiserie

Fonction dans la discipline/Fonction associative : Joueuse de volley ball, au club du Pontet depuis 1984

Responsable du comité des fêtes à l’US Pontet volley ball avec une autre personne

Distinction(s) – palmarès : Multiple championne de Vaucluse sénior avec l’équipe du Pontet

Pourcentage de femmes dans la discipline : 51%

« Il faut oser se mettre en avant et ne pas se sous estimer ! »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec le

volley-ball ?

Le volley-ball était déjà mon sport préféré au collège.

La rencontre avec mon mari, qui jouait déjà, a motivé mon

inscription à Sorgues en 1978.

>> Quel est votre rôle au sein de la discipline ?

Avantages, facilités, freins.

Il n’y a pas de frein dans notre discipline, d’ailleurs il

existe des tournois mixtes qui se déroulent sans problèmes.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le

bénévolat ?

C’est mon caractère, j’aime bien organiser et faire

plaisir.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir

en tant que bénévole ?

C’est inné de s’investir et de rendre service. Cela fait

plaisir de voir les gens satisfaits.

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à

s’impliquer en tant que bénévole ?

Il faut dire que l’on a besoin de bénévoles, malheureusement

les gens sont moins investis qu’avant. C’est pour

le bien de l’association.

Cela crée des liens entre les équipes, avec les copines de

l’équipe nous faisons même des sorties ensembles.

Pour certaines cela fait vingt ans que nous jouons ensembles.

Il faut faire plaisir aux gens.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou

vous y a-t-on poussé ?

Le Président m’a désigné volontaire, mais cela ne m’a

posé aucun problème car de par ma profession j’ai l’habitude

de prendre des responsabilités.

>> Avez-vous rencontré des obstacles ?

Aucun, j’ai la confiance du Président et du Trésorier et

puis cela me change de mes activités professionnelles.

Dans le sport en général et surtout le volley ball il n’y a

pas de misogynie, de plus nous pratiquons en soirée ce

qui ne gêne pas les enfants.

>> Que diriez-vous à une femme pour l’inciter à

prendre des responsabilités ?

Il faut oser se mettre en avant et ne pas se sous

estimer.

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle

?

Nous jouons le soir après le repas, cela n’est donc pas

gênant pour la vie familiale et professionnelle. Je me lève

tôt, je travaille, j’ai le temps de cuisiner, il faut être organisée

et motivée.

>> Quelles incidences sur votre vie personnelle et

professionnelle ?

Aucune incidence négative, au contraire, le sport

m’apporte du bien être. Je travaille dans un milieu

masculin, ces contacts féminins sont ma bouffée

d’oxygène. C’est dans le sport que l’on est le plus naturel,

il n’y a pas de différence sociale et cela détend.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Les spécificités féminines sont l’intuition, la franchise

et la convivialité. Mais dans tous les cas cela dépend de

l’ouverture d’esprit.

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S P O RT & B E N E VO L AT E N VAU C L U S E

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Nadyne CHIFFLET RUGBY A XV

Divorcée - 3 enfants

56 ans

Retraitée SNCF

Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Secrétaire Générale - Membre des donneurs de sang

Pourcentage de femmes dans la discipline : 3%

« On m’a fait des réflexions, pas en tant que femme, mais parce que je ne venais pas du rugby »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec le rugby?

Le hasard, suite à des problèmes professionnels je me suis retrouvée à la retraite, donc sans travail, sans rien à

faire. Je m’ennuyais. Un collègue m’a proposé de venir l’aider au secrétariat, mais il est tombé malade et j’ai du

prendre la suite. Quelques mois après le 1 er coup de main j’ai du gérer.

>> Quel est votre rôle au sein de la discipline ?

Avantages, facilités, freins.

Le choix de ce sport est le fruit du hasard car l’on m’a sollicitée pour cela. Mais ce n’est pas par amour du rugby,

j’ai tout de même dit oui car c’est un milieu qui me semblait sain et sympathique.

Mon rôle concerne la gestion administrative. Ne connaissant rien au rugby je ne comprenais pas ce que j’avais à

faire et j’aurais aimé que l’on m’aide un peu plus, que l’on m’explique.

Finalement c’est le trésorier qui m’a le plus expliqué l’administratif. De la part de certains dirigeants présents à cette

période, j’ai ressenti un peu d’agacement car ils pensaient que venant au rugby je devais automatiquement connaître

la discipline et son fonctionnement.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le bénévolat ?

Pour ne plus m’ennuyer chez moi, et surtout pour reprendre une vie sociale car j’ai toujours travaillé loin de mon

domicile. Me retrouvant à la retraite, je ne connaissais pas mon voisinage ni ma ville, je n’avais aucun contact.

Le fait de mettre le pied dans une association locale m’a permis de recréer un lien social avec ma ville.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant que bénévole ?

Avoir de la disponibilité, mais surtout le don de soi, avoir de la patience, de l’écoute, être sociable, vouloir apprendre

pour s’enrichir, être psychologue.

Ce que j’aime dans le club c’est la possibilité d’apprendre tout le temps et de côtoyer des personnes différentes.

Si je suis appréciée en tant que bénévole, je pense que c’est pour mon dynamisme.

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer en tant que bénévole ?

Il faut qu’il y ait une bonne ambiance, une bonne dynamique, pour trouver un enrichissement personnel.

Les rencontres humaines peuvent aider à se sentir bien, c’est le bonheur d’être ensemble, de partager au lieu de

rester seul le week-end. Il ne faut pas attendre de reconnaissance en retour mais s’il y en a on l’apprécie.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-t-on poussé ?

On ne m’a pas poussée, on m’a demandé de venir aider, lorsque le secrétaire général est tombé malade je me

suis proposée, j’ai osé franchir le cap. Pour moi ce poste s’est imposé naturellement.

>> Avez-vous rencontré des obstacles ?

Des réflexions qui m’ont été révélées uniquement lorsque « ces messieurs » ont commencé à m’apprécier, du

style « qu’est ce qu’elle vient foutre là-dedans ». Pas parce que j’étais une femme mais parce ce que je ne venais

pas du rugby : ni mari, ni enfant ayant pratiqué.

Je ne connais toujours pas les règles du jeu et cette année, avec la création de l’école d’arbitrage, l’arbitre a proposé

une BD du genre « le rugby pour les nuls », j’ai dit que j’en voudrais bien une.


Que diriez-vous à une femme pour l’inciter à prendre des responsabilités ?

Il faut qu’elle soit généreuse, qu’elle ait envie de donner, qu’il y ait une relation d’amitié aussi entre la personne

qui demande et celle qu’on sollicite.

Si l’on a à faire à quelqu’un qui a envie mais qui a peur, il faut la mettre en confiance, lui dire qu’elle peut y arriver.

Dans le monde associatif les autres bénévoles apportent leur aide.

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle ?

Vie professionnelle : je n’en ai plus. Vie sportive : il n’y avait que cela.

Je n’ai pas eu de concession à faire, mes enfants étaient grands. Vie privée : je n’en avais plus ; un changement heureux

depuis peu et pas de concession à faire, il respecte mon engagement qui contribue à mon épanouissement.

>> Quelles incidences sur votre vie personnelle et professionnelle ?

L’épanouissement, être bien dans ma peau. J’ai toujours envie d’apprendre, de mieux me connaître, de prendre

confiance en moi et de me découvrir en positif. Quand on est au pied du mur je pense qu’on est obligé d’avancer et

donc on s’aperçoit qu’on peut faire les choses pour le club. L’évidence du secrétariat s’est imposée même si ce

n’était pas une obligation pour le club. Je me sentais investie et pour moi personnellement je me suis sentie prête à

prendre le secrétariat. Personne ne m’a poussée, je l’ai fait naturellement, je n’étais pas perdue.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Il y a les mêmes difficultés pour les hommes que pour les femmes mais souvent nous ne vivons pas les choses

de la même façon, l’homme et la femme seront toujours différents. Il y a peut être l’intuition féminine qui permet

d’avoir une vision différente, il y a aussi le fait d’être une femme dans une discipline masculine qui peut aider, pas

par sexisme, mais plutôt par le fait d’être appréciée dans le travail. Je suis très rigoureuse je pense que les femmes

sont peut être un peu plus attentives aux règles et souvent, elles ont le sens de l’anticipation.

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Caroline LE SAUX DURY TRIATHLON

Mariée - 1 enfant

36 ans

Maitre nageur

Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Triathlète depuis 4 ans - Présidente de la commission féminine

Responsable des bénévoles lors de compétitions

« Cela me fait rencontrer des gens, c’est quelque chose de magique ! »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec le triathlon ?

Lorsque j’ai rencontré mon mari qui est triathlète. Pour continuer à

avoir une passion commune je m’y suis mise aussi. J’ai essayé puis j’ai

continué.

>> Quel est votre rôle au sein de la discipline ?

Avantages, facilités, freins.

Je suis responsable de la commission féminine dans laquelle j’essaie

de recruter des femmes, et faire connaître la discipline. Le triathlon

féminin n’est pas si connu que ça. Nous avons mis en place des actions

découvertes, organisé des journées féminines pour faire la promotion du

club. Je structure la cohésion du groupe que l’on a appelé « les oranges

pressées ». Nous nous sommes données ce petit nom de guerre, nous

nous réunissons très souvent en dehors du sport. Nous avons une très

bonne entente entre nous. Nous n’avons eu aucun problème dans la mise

en place de la commission féminine. C’était un souhait de notre président

et cela s’est fait naturellement. Le bureau était en train de changer à ce

moment là. Avec une amie nous avons intégré l’association pour rajeunir

l’équipe et c’est tout naturellement que l’on s’est tourné vers moi pour la

présidence de la commission féminine. Je m’en suis donc occupée.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le bénévolat ?

J’ai toujours été dans le bénévolat, car je trouve indispensable et nécessaire qu’il y ait des personnes bénévoles

pour la bonne marche des associations. Je me suis lancée dedans un peu par choix, parce que cela me plaisait.

J’aime le côté social que cela représente. Mais aussi par obligation. Nous avons organisé une manifestation pour laquelle

il fallait trouver des bénévoles, j’ai ramené une dizaine de personnes depuis j’en ai la charge. C’est énormément

de boulot, cela me fait rencontrer des gens, c’est quelque chose de magique. Rendre service, avoir en retour c’est

génial.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant que bénévole ?

Il faut être ouvert et surtout avoir envie. Il ne faut pas de qualité spéciale, juste avoir envie d’aider les gens. Je

pense que ça fait partie de l’éducation reçue mais c’est aussi quelque chose que l’on peut faire découvrir si on a le

bon argument.

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer en tant que bénévole ?

Je ne sais pas trop. Pour beaucoup la carotte aide bien. Une petite contrepartie est toujours la bienvenue :

attentions, petits cadeaux (TS, casquette), « pasta partie ». Car il faut leur donner envie de revenir.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-t-on poussé ?

On s’est tourné directement vers moi au niveau de la commission féminine. De toute façon je n’aurai pas voulu

prendre une autre commission. Je m’y suis sentie bien tout de suite. Quant à la responsabilité de la recherche de bénévoles,

j’y ai été un peu poussée lors d’une manifestation citée précédemment et depuis que je m’en occupe, j’ai

du gérer, par exemple, jusqu’à 300 personnes pour le triathlon du Ventoux.


Avez-vous rencontré des obstacles ?

Le plus gros obstacle est de trouver des bénévoles. La longueur des compétitions les décourage. C’est trop long

selon les épreuves. Il faut trouver des solutions pour les faire tourner, leur faire faire des postes moins longs. Au

niveau de la commission féminine, aucun. Au contraire. Ça a permis justement une meilleure cohésion, ça a redonné

un élan de dynamisme au sein du club.

>> Que diriez-vous à une femme pour l’inciter à prendre des responsabilités ?

J’ai désespérément essayé de trouver quelqu’un qui pourrait me remplacer à la commission féminine. Malheureusement

aucune des membres ne souhaite prendre le poste. J’essaie de les motiver sachant qu’il n’y a pas grandchose

à faire, que ce n’est pas bien difficile, c’est une commission qui tourne facilement. Mais pour beaucoup, ça

prend trop temps, c’est trop fastidieux. Malgré l’amitié qui nous lie, je n’ai toujours à ce jour trouvé personne. Il y en

aurait bien deux qui se proposeraient mais pour s’entraider seulement, aucune ne souhaite prendre la responsabilité

peut-être par manque de confiance en soi ou d’envie (manque de temps, peur de faire seule). J’étais pour ma part

présidente mais je me faisais aider par d’autres. Ce n’est pas facile de trouver une remplaçante.

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle ?

Tout ce que je fais est tourné vers le sport. Ma vie professionnelle : je travaille dans une piscine donc je fais du sport.

Côté vie privée : mon mari est triathlète, c’est du sport. Nous avons un emploi du temps, nos entrainements, nous

gérons facilement. Tout tourne autour du sport mais pas autour du triathlon, parce que justement j’ai la natation synchronisée

à côté et c’est là qu’il a fallu faire des choix. Avec l’arrivée du bébé ce sera peut être différent mais je ne

le sais pas encore, on verra bien. Je n’ai pas eu à faire de concession à ce jour car tout tourne autour de cela.

>> Quelles incidences sur votre vie personnelle et professionnelle ?

Tout est imbriqué, je suis maitre nageur sauveteur. La synchronisation c’est de la natation et dans le triathlon il y

a de la natation. Je vois rarement mes collègues nager. Je m’entraine 2 à 3 fois par semaine et je prends plaisir à

le faire car après il y a le vélo et la course à pied.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

« On est les plus belles, les plus fortes, les meilleures ! »

Les femmes sont disponibles, toujours là pour les autres quoiqu’il arrive. Elles se motivent les unes les autres. Elles

sont plus ouvertes au dialogue, elles ont beaucoup plus de facilité à parler que les hommes. Notre groupe de féminines

se rencontre bien souvent et même en dehors du sport contrairement au groupe des hommes. Ils ont essayé

de se retrouver entre eux mais tout tourne souvent autour de la discipline, du sport, de la performance. Les hommes

sont plus tournés vers la compétition. On fait ce qu’on peut avec ce que l’on a et on se fait plaisir.

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Mathilde PEYRON SPORT AUTOMOBILE

Célibataire - 20 ans

Etudiante en faculté

Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Commissaire de courses dans le sport automobile

Bénévole dans le bureau du TEAM Sarriannais, responsable des commissaires

Pourcentage de femmes dans la discipline : Moins de 30%

« Les hommes pilotent, les femmes dirigent et... chouchoutent ! »

>> Comment s’est effectuée votre

rencontre avec le sport automobile ?

Par mon père qui m’a montré des

courses à la télé. Le rallye de Sarrians existe

depuis 4 ans. Papa est amateur, j’ai envie de

devenir pilote.

>> Quel est votre rôle au sein de la

discipline ?

Avantages, facilités, freins.

Pour son esprit d’équipe, de famille. Pour

veiller aux règles de sécurité, en général les

femmes ont moins d’autorité, mais ce n’est

pas un inconvénient parfois c’est un avantage,

nous agissons avec de la gentillesse.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le

bénévolat ?

Par passion, par amour pour les voitures, le bruit,

l’ambiance, la prise de risque, l’adrénaline.

Il y a un esprit d’équipe. C’est un sport peu connu.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir

en tant que bénévole ?

Avoir la passion, le sens des responsabilités et vouloir

donner de son temps pour partager.

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à

s’impliquer en tant que bénévole ?

C’est un sport convivial, familial, il faut avoir le sens

du relationnel. Nous avons besoin de bénévoles pour

organiser les évènements. Un apport

d’idées nouvelles, fraiches, que les

hommes n’ont pas forcément.

>> Avez-vous osé prendre vos

responsabilités ou vous y a-ton

poussé ?

Au début, on m’a motivée pour

prendre des responsabilités car j’avais

un peu peur, petit à petit je me suis imposée

et je veux bien assurer jusqu’au

bout.

>> Avez-vous rencontré des

obstacles ?

Non, on m’a aidée, soutenue, répondu à toutes mes

questions, mes idées sans problème.

>> Que diriez-vous à une femme pour l’inciter à

prendre des responsabilités ?

Il faut la mettre à l’aise, lui montrer que l’on sera là

pour l’aider. On souhaite qu’elle nous apporte des idées

nouvelles. Elle pourrait montrer ce dont elle est capable.

Je pense qu’elle doit être reconnue par ce qu’elle fait.

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle

?

Il est vrai que c’est dur. Le travail passe en premier,

c’est un choix. Il faut être organisée car il y a beaucoup

de déplacements.

>> Quelles incidences sur votre vie personnelle et

professionnelle ?

Pas forcément d’incidences, c’est une question de

choix, d’organisation, d’ouverture d’esprit. Cela permet

de renforcer le caractère. L’avantage, on peut suivre son

compagnon ou ses enfants.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Montrer que les sports sont accessibles aux femmes.

Avoir envie. Dans le rallye automobile en tant que commissaire,

il faut gérer le danger des spectateurs face aux

règles de sécurité et les femmes arrivent plus à le faire

par leur calme.


Yolande BAYLAC PAOULY SPORT ADAPTE

Mariée - 2 enfants

53 ans

Niveau Aide Médico Psychologique

Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Trésorière

« C’est très bon pour l’image de soi. »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec le sport adapté ?

C'est en intégrant l'équipe comme remplaçante d’éducateur spécialisé du centre Kerchène de Lapalud que j'ai

découvert la pratique d'activités sportives des adultes handicapés moteurs et polyhandicapés du centre. Connaissant

personnellement Danielle CAZAUX et Michel CIAPONI (présidente et trésorier du comité départemental FSA Vaucluse)

et séduite par les actions qu'ils réalisent dans ce domaine j'ai eu envie à mon tour de m'investir.

>> Quel est votre rôle au sein de la discipline ? Avantages, facilités, freins. Pourquoi ce sport ?

Quand les enfants étaient petits je participais, comme beaucoup de parents, aux animations du club de foot de

mon fils notamment, puis ensuite j'ai été longtemps active en tant que parent d'élève... Pour le sport adapté, au

départ j'ai été sollicitée parce que j'avais de l'expérience et des compétences professionnelles.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le bénévolat ?

C'est parce que j'accorde beaucoup d'importance au contact et que je m'intéresse aux autres, j'aime bouger,

apporter mon aide et je n'ai pas peur de rencontrer des gens différents.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant que bénévole ?

La plus importante à mes yeux est de ne pas avoir d'a priori ni de préjugés sur le handicap de la personne. J'ai

noué de réelles relations de confiance avec des personnes handicapées mentales sans savoir de quoi elles souffraient,

sans plus de détails... Etre bénévole c'est donner de soi et de son temps sans calcul, juste par envie de le faire et

d'être présent. Partager ses moments de vie est très enrichissant sur le plan personnel. Ceci dit on n'est pas corvéable

à souhait non plus ! Il faut être capable de dire non, d'imposer des limites, de prendre du recul et être capable

d'entendre les critiques et faire le dos rond !

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer en tant que bénévole ?

Plutôt que des mesures pour convaincre à s'investir je parlerais du bien-être personnel qu'on ressent en allant

vers les autres, au retour positif qui en découle ; c'est trés bon pour l'image de soi !

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-t-on poussé ?

Au départ je ne pensais pas être capable de ...j'avais peur de ne pas savoir faire. Mais j'ai été épaulée par des gens formidables

qui m'ont aidé à prendre les choses en main. Rassurée et volontaire j'ai vite oublié mes craintes du début.

>> Avez-vous rencontré des obstacles ?

Non je n'ai pas ce souvenir, peut-être parce que je n'étais pas seule mais au contraire bien épaulée.

>> Que diriez-vous à une femme pour l’inciter à prendre des responsabilités ?

Qu'avec une " formation maison " et quelques connaissances de base on y arrive très bien. Et que même en étant

exigeante avec soi-même, en ayant peur de ne pas assumer on en retire quelque chose de positif pour soi.

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle ?

Pour une femme qui travaille et avec des enfants il est difficile de concilier le tout, c'est même impossible quand

le conjoint finit à 19-20h et travaille le samedi. Cela devient plus facile dès que les enfants grandissent, après 10 ans.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

D'une façon générale je trouve les femmes plus logiques mais surtout plus tolérantes, plus ouvertes d'esprit ;

elles acceptent plus facilement de discuter, elles sont moins dans le conflit que les hommes. Par contre je ne fais pas

de différence entre homme et femme pour un poste de dirigeant : je place au même niveau leur autorité si leur compétence

et expérience sont réelles.

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Claudie DANI SPORT EN MILIEU RURAL

Mariée - 1 enfant

48 ans

Secrétaire

Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Administratrice au comité départemental du sport en milieu rural

Trésorière adjointe et responsable de la section danse au foyer rural de Cheval Blanc

« Leur bonheur est ma bouffée d’oxygène... »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec la danse ?

Ma fille pratiquait la danse au foyer rural de cheval blanc. J’ai été « détectée » par les membres du bureau du

foyer rural.

>> Quel est votre rôle au sein de la discipline ?

Avantages, facilités, freins.

Je suis responsable de la section danse. Nous sommes deux bénévoles à gérer cette section. Mon travail consiste

à encadrer les intervenants danse au niveau du foyer.

Je fais également le lien avec les parents et je m’occupe de tout le côté administratif. Il n’y a pas d’avantage. Ce qui

me plait dans ce que je fais, c’est le contact avec les enfants, j’aime leur regard lorsqu’ils découvrent leurs costumes

pour les spectacles.

Leur bonheur est ma bouffée d’oxygène. Il y a un enrichissement personnel par l’échange. Il y a quelques sujets délicats

à traiter, on rencontre quelquefois des difficultés pour le paiement des cotisations.

Il y a une grosse part de social et il faut parfois user de diplomatie afin que les enfants n’en pâtissent pas. Heureusement

cela arrive peu souvent. Il y a une bonne entente au niveau du bureau, et lorsque qu’un bénévole à un souci

au sein de sa section nous en discutons tous ensemble.

Nous nous conseillons, échangeons beaucoup sur nos expériences. Nous nous entraidons.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le bénévolat ?

A l’époque telle que l’association était dirigée cela ne me plaisait pas. Et lorsque ça ne va pas, plutôt que de

critiquer il faut agir. C’était la première fois que je m’engageais en tant que bénévole, jusque là je n’en avais pas eu

la possibilité pour des questions d’ordre familial. J’ai pu m’investir une fois ma fille plus grande. Je suis une maman

poule et le bénévolat a aussi été un moyen de lâcher prise.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant que bénévole ?

Je dirais avoir de la patience et être diplomate. Personnellement je ne le suis pas trop mais comme nous sommes

deux à gérer la section danse, c’est ma collègue qui agit lorsqu’il faut user de diplomatie. On se complète toutes les

deux. Il faut également savoir faire preuve d’humanité.

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer en tant que bénévole ?

C’est un enrichissement personnel. Une personne timide a tout intérêt à intégrer une association, à s’investir.

C’est un bon travail qui permet d’acquérir de l’assurance. Il y a en outre la notion de partage et d’entraide. Ce qui me

plait au niveau du foyer, c’est la mixité. Il y a des personnes de tous âges, qui pratiquent différentes activités…

lorsque l’on rentre au foyer on n’y rentre pas que pour s’occuper de sa section. Si on s’ouvre aux autres on découvre

énormément de choses, les échanges y sont très enrichissants.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-t-on poussé ?

Je les ai prises. J’ai même insisté auprès de ma présidente pour lui faire comprendre que j’étais capable de le

faire. Lorsqu’elle a vu que je gérais bien les choses, elle a lâché.


Pourcentage de femmes dans la discipline : 66%

>> Avez-vous rencontré des obstacles ?

On en rencontre très peu. A la limite je vous parlerais

de petits problèmes liés à la gestion de temps d’occupation

de salle, à la logistique. On aimerait obtenir plus de

créneaux sur la salle municipale. Nous avons une bonne équipe qui nous suit dans nos projets (de la section danse).

Nous avons un environnement très favorable. Le contexte est bon et la mairie est dynamique. Le seul obstacle qu’il

pourrait éventuellement y avoir, s’il faut le citer ce serait les moyens techniques.

>> Que diriez-vous à une femme pour l’inciter à prendre des responsabilités ?

Tout dépend de la personne que j’ai en face de moi. Face à une personne hésitante je lui dirai de ne pas s’inquiéter,

nous sommes avant tout une équipe, les décisions elle ne les prendra pas seule du jour au lendemain, l’équipe sera

là en soutien. Une fois que l’on prend de l’assurance la prise de responsabilité coule de source. Mais on ne les prend

pas du jour au lendemain, on rentre toujours à petits pas dans une structure.

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle ?

Ce n’est pas un problème. J’ai connu mon mari à 15 ans et il pratiquait le foot. C’était entrainements les mardis

jeudis et matchs les dimanches. C’est vous dire ! Le jour où je lui ai dit que je n’avais pas d’activité en dehors de la

vie de famille, il m’a sagement répondu que je n’avais qu’à en faire. Je me suis donc engagée au sein du foyer.

Comme il est très pris également par des engagements (pompier volontaire, président de l’amicale des pompiers,

membre d’une association), nous avons établi des règles. Nous allons nous voir sur nos activités respectives. C’est

un échange. Il faut certes faire des concessions mais il ne faut pas non plus que le bénévolat prenne trop le dessus,

il faut savoir garder des moments pour soi, pour la famille, il faut savoir cloisonner et s’organiser

>> Quelles incidences sur votre vie personnelle et professionnelle ?

Cela m’a beaucoup apporté côté vie professionnelle. J’ai pu combler un manque de reconnaissance dans le milieu

professionnel. Rentrer au foyer m’a beaucoup apporté, j’ai pu m’épanouir, prendre des responsabilités. Cela a contribué

à mon équilibre et permis d’aller de l’avant. Lorsque l’on mène à bien des projets on prend conscience de son potentiel.

J’ai également pris de l’assurance.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Je dirais qu’une femme est plus malicieuse. Elle présentera mieux les choses, mettra les formes pour le dire.

En règle générale une femme est plus diplomate.

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S P O RT & B E N E VO L AT E N VAU C L U S E

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Cécile BOCCIARELLI CYCLOTOURISME

Mariée - 2 enfants

49 ans

Masseur-Kinésithérapeute D.E.

Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Directrice de l’école VTT - Vice-présidente du Club Vélocio Pernois

Pourcentage de femmes dans la discipline : 13%

«Il faut être très disponible et passionnée ! »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec le VTT ?

Mon mari a toujours fait du VTT. Je travaillais en libéral 6 jours sur 7

et je m’occupais des enfants, de la maison... Plus tard, il m’a proposée

de l’accompagner mais je n’étais jamais montée sur un vélo. J’ai commencé

le VTT à 46 ans avec de nombreuses interruptions pour maladies

et accidents.

>> Quel est votre rôle au sein de la discipline ?

Avantages, facilités, freins.

Arrivée au club avec un gros handicap, je ne connaissais rien au

monde du vélo, j’ai gravi les échelons en faisant des stages pratiques

de mécanique, de maniabilité et d’encadrement. J’ai encore à apprendre.

Suite à la démission du directeur il fallait une personne disponible,

capable de gérer les dossiers et ayant le brevet de moniteur fédéral.

J’apporte mes idées, ma sensibilité dans

ce milieu d’hommes. Je souhaite développer

le côté convivial et redynamiser

l’équipe par la recherche de nouveaux

éducateurs.

>> Pourquoi vous êtes vous investie

dans le bénévolat ?

Après avoir beaucoup travaillé, m’être

occupée des enfants et de la maison, j’ai

décidé de « lever le pied ». Actuellement je ne travaille que 20h par semaine.

Je revis. Je souhaite aider mon club car sans l’enseignement de

Claude Martin, ancien directeur de l’école VTT, instructeur fédéral et brevet

d’état cyclisme, je n’aurais pas autant progressé. J’espère transmettre

ma passion du VTT en encadrant les jeunes les mercredis scolaires.

De plus, je suis maintenant vice-présidente et j’ai envie d’être un membre

actif. J’ai des amis au sein du Club Vélocio Pernois et je suis heureuse

de les côtoyer.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant

que bénévole ?

Il faut être très disponible et passionné : école de VTT, création des

nouveaux maillots, refaire le site internet, participer aux réunions, faire

des dossiers. Si je travaillais autant qu’avant, je ne pourrais pas me le

permettre.

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer

en tant que bénévole ?

L’implication se fait souvent par amitié, par le copinage, le relationnel.

Puis on s’intègre au groupe petit à petit, une ambiance se crée, on n’est

pas seul.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-ton

poussé ?

Quand j’ai proposé mes services au club pour encadrer les jeunes,

j’ai eu droit à quelques sourires au début. En revanche, on m’a gentiment

expliqué que ce serait bien pour tous que je prenne la direction de l’école.

>> Avez-vous rencontré des obstacles ?

Je n’ai pas rencontré de difficultés dans cette prise de responsabilités

car les membres de l’équipe étaient soulagés que je prenne la relève.

Ils se moquent souvent de mon côté maternel auprès des jeunes

ou dans la gestion du local (vaisselle, ménage, rangement…).

>> Que diriez-vous à une femme pour l’inciter à prendre des

responsabilités ?

Une femme viendra au club en suivant son

époux ou son fils. Ensuite elle pourra faire sa

place avec de la patience, mais nous avons

tellement peu de femmes au sein de notre

association que j’ai du mal à imaginer

quelqu’un, ne connaissant pas techniquement

le vélo, se proposer pour un poste dans

l’association. Chaque année, lors de l’AG

nous sollicitons les membres pour compléter

le bureau mais les gens ont trop d’activités

personnelles. Nous avons des dames qui donnent un coup de main sur

des missions ponctuelles, sans pour autant s’investir davantage au niveau

du club et c’est bien dommage.

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle ?

J’ai cloisonné.

Lundi, mardi, jeudi : travail - Mardi soir : réunion

Mercredi matin et vendredi : administratif

Samedi : je roule pour moi

>> Quelles incidences sur votre vie personnelle et

professionnelle ?

Aucune incidence parce que je gère mon temps en prenant le moins

possible sur la vie de famille.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Les femmes sont plus dans l’entraide, dans le conseil et l’écoute.

Elles sont plus indulgentes et sans moquerie. Elles ont moins l’esprit de

compétition.


Annette PIGNOLY UFOLEP

Mariée - 65 ans

Retraitée de l’enseignement, institutrice

Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Présidente des Archers de Valseille depuis 2006 - Membre de l’UFOLEP 84

Distinction(s) – palmarès :

Palmes Académiques - Médaillée de bronze et d’argent de la Jeunesse et des sports

« Si tu as envie, fais-le ! »

>> Comment s’est effectuée votre

rencontre avec le tir à l’arc ?

Directrice d’un centre aéré à Sault

dans le Vaucluse, j’ai eu la chance de rencontrer

un archer BE2 qui s’est proposé

de faire connaître le tir à l’arc aux jeunes

et de former les animateurs, ce qui m’a

amenée dans un premier temps à pratiquer

cette discipline en loisir de 1986 à

1995. En 1990, je décidais de créer un

club à Caseneuve, puis à Sault pour continuer

à utiliser le matériel que nous avions acheté

pour le centre.

>> Quel est votre rôle au sein de la

discipline ? Avantages, facilités, freins.

Si, au début, mon rôle a été bien accepté

c’est grâce à l’aide apportée par le président du

Comité Départemental de Tir à l’Arc, ce qui n’a

pas été le cas auprès de la Ligue de Provence,

en tant que femme d’une part et vauclusienne

d’autre part.

Mais j’ai su faire ma place dans cette discipline.

Arbitre fédéral FFTA en 1992, responsable de la

commission jeunes du Comité Départemental

84 de 1998 à 2000, puis présidente de 2000 à

2002 puis présidente de la Ligue de Provence

de 2002 à 2008, membre du Comité Directeur

de la FFTA de 2005 à 2009, je suis actuellement

membre cooptée au sein du Comité Directeur

de l’UFOLEP.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans

le bénévolat ?

Dès l’âge de 20 ans, je l’ai fait naturellement

et compte tenu de mon dynamisme je me suis

investie dans le Comité des fêtes de mon village,

Villelaure, j’aidais à mettre des animations

en place dont la distribution des paniers de Noël

en fin d’année pour les personnes âgées. J’ai

continué dans la commune où j’ai commencé

à travailler.

J’ai aidé à la création du centre aéré de Sault

avant d’en devenir directrice.

>> Quelles sont les qualités requises pour

s’investir en tant que bénévole ?

Etre dynamique et en vouloir. Je dirais que

c’est inné. Il ne faut pas être égoïste, il faut savoir

donner et surtout ne rien attendre en retour.

Je touche à tout, j’ai eu la chance au cours de

mes études d’apprendre des activités artistiques

et manuelles et j’ai éprouvé le besoin de

partager mon savoir avec les autres au cours

de mes années en centre aéré. Le bénévolat est

pour moi une activité non rétribuée que l’on peut

arrêter quand on perd la motivation.

>> Quels arguments pourraient inciter les

gens à s’impliquer en tant que

bénévole ?

Je n’ai pas vraiment d’argument, mais je

dirais « si tu as envie, fais-le », c’est un besoin

de le faire et non une obligation, vouloir rencontrer,

partager, éprouver du plaisir... Il faut tout de

même avoir un minimum de compétences, une

certaine approche sociale et ne pas en rechercher

la notoriété.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités

ou vous y a-t- on poussé ?

J’ai pris des responsabilités en toute

connaissance de cause et sans aucune

contrainte. Je me suis toujours proposée quand

il y avait un besoin, c’était donc naturel de

prendre des responsabilités.

Aujourd’hui, je me sens plus à l’aise au sein de

l’UFOLEP qu’avec la FFTA.

>> Avez-vous rencontré des obstacles ?

Comme je l’ai dit auparavant en temps que

femme oui mais, par rapport aux autres

femmes ainsi que le fait d’être vauclusienne.

Je suis très dynamique, je veux faire bouger

les choses et c’est cela qui gêne souvent. Je

n’ai jamais eu de problèmes avec les hommes

car j’ai grandi dans un milieu masculin, c’est

plutôt les idées que j’apportais qui dérangeaient.

>> Que diriez-vous à une femme pour

l’inciter à prendre des responsabilités ?

Avant tout, il faut qu’elle soit volontaire et

qu’elle connaisse ses objectifs. Il faut qu’elle accepte

de se former un minimum et, si besoin,

vaincre sa timidité. Je serais alors prête à l’aider

et ne pas la laisser seule.

>> Comment concilier vie privée, sportive,

professionnelle ?

Pour ma part, j’ai eu la chance d’avoir un

époux qui m’a toujours suivi, il partage la même

passion que moi, musique et sport, mais sous

différentes formes. Le fait de ne pas avoir eu

d’enfants a contribué également à cette passion

et à la disponibilité que nous avons eue.

>> Quelles incidences sur votre vie

personnelle et professionnelle ?

Aucune….Que ce soit dans ma vie personnelle

ou professionnelle.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Je ne vois aucune différence entre un

homme ou une femme, que ce soit pour gérer

des conflits ou avoir une meilleure écoute, c’est

une question d’adaptation par rapport au milieu

dans lequel on évolue.

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S P O RT & B E N E VO L AT E N VAU C L U S E

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Evelyne VAISSEAU TENNIS

Divorcée - 2 enfants

61 ans

Retraitée de l’éducation nationale, professeur d’allemand

« La plupart des gens deviennent individualistes, j’ai peur pour l’avenir du bénévolat... »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec le tennis ?

Je ne suis pas une grande sportive, mais c’est en 1967, à Bordeaux, en 1 ère année de faculté qu’on nous a proposé

des créneaux pour jouer au tennis gratuitement. Nous avons formé un petit groupe et nous jouions entre midi et 2h,

cela m’a plu. Le tennis étant un sport mixte, nous jouions aussi bien entre filles que garçons. Puis, en arrivant au

Pontet, avec des amis, nous avons formé une équipe au club et là le professeur, Gilles Rémy, s’arrachait les cheveux

car mon jeu était mauvais et qu'il fallait corriger beaucoup de défauts.

>> Quel est votre rôle au sein de la discipline ?

Avantages, facilités, freins.

Je n’ai pas eu de fonctions particulières car, entre mes enfants et mon métier, je n’avais pas assez de temps pour

m’investir.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le bénévolat ?

Au début je ne pouvais pas, je n’avais pas assez de temps, puis, quand mes enfants ont grandi et ont joué aussi

au tennis, je les accompagnais ainsi que leurs équipes le week-end, mais en semaine, il m’était difficile d’en faire

beaucoup plus. Cependant, du temps où Albert Vallon était président, je suis restée 3 ans au sein du comité directeur.

Plus tard, j’ai fait du bénévolat au-delà du sport, j’ai d’abord été conseillère municipale où je m’occupais surtout de

l’enseignement, je suis toujours à la municipalité en tant qu’adjointe à l’enseignement, j’ai donné des cours d’allemand

gratuitement pour les adultes le soir pendant plusieurs années et j’ai été présidente du comité de jumelage de la

ville du Pontet.

J’aime le contact avec les autres, j’aime aider, avoir le sentiment d’apporter quelque chose, du soutien pour les habitants

de ma commune, c’est pour cela que j’ai accepté de rentrer au conseil municipal à la demande de Monsieur

Cortade, Maire du Pontet.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant que bénévole ?

Il faut avoir de la générosité, de la sollicitude, être à l’écoute des autres, être patient. Je pense qu’il faut être

convaincu de ce qu’on l’on fait, avoir du temps pour être présent. Je suis à la retraite mais j’ai toujours beaucoup de

choses à faire, d'autant plus que j’ai quatre petits-enfants. Quand j’étais Présidente du comité de jumelage, je faisais

beaucoup de bénévolat, mes enfants étaient grands et j’étais seule alors…. Maintenant, je consacre mon temps

libre à mes petits-enfants, je ne m’ennuie pas.

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer en tant que bénévole ?

Peut-être en créant des rencontres pour commencer à faire connaissance, être amené dans l’association par

quelqu’un. Je pense qu’il y a un manque de reconnaissance, quand on est bénévole et que le travail n’est pas reconnu,

on peut se lasser et se dire, puisque c’est comme ça j’arrête, j’ai assez donné. Il faudrait trouver des contre-parties

intéressantes mais pas financières. Les femmes n’osent pas, elles doivent être entourées et ne pas être seules. Je

pense qu’il est de plus en plus difficile de concilier vie privée, sportive et professionnelle car les femmes sont de plus

en plus nombreuses à travailler et ont donc de moins en moins de temps libre. La plupart des gens deviennent

individualistes, et j’ai peur pour l’avenir du bénévolat.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-t-on poussé ?

Je suis Pontétienne depuis 1981, je suis arrivée au collège en 1983. Mme Joly, alors Présidente du comité de

jumelage, est venue me chercher pour organiser des échanges scolaires, je suis donc arrivée au jumelage en 1991

et nos premiers échanges ont été effectués en 1993.


Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Joueuse

Pourcentage de femmes dans la discipline : 35%

Le fait que je sois professeur d’allemand m’a beaucoup aidée, je tenais le rôle d’interprète entre les 2 représentants

des municipalités. Plus tard, en 1995, je suis entrée au conseil municipal et je suis devenue Présidente du comité de

jumelage en 2001.

>> Que diriez-vous à une femme pour l’inciter à prendre des responsabilités ?

Je pense que je lui dirais que cela lui permettrait de se créer de nouveaux contacts, d'échanger des idées, ce qui

lui donnerait la possibilité d'élargir son horizon et de s'enrichir personnellement. Peut-être gagnerait-elle, ce faisant,

plus de confiance en elle-même...

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle ?

Pour certaines compétitions, comme la coupe Vincensini qui avait lieu le dimanche, il a fallu s’organiser dans la

famille et faire quelques concessions pour que je puisse y participer. Dans ma vie professionnelle, en tant qu’enseignante,

je ne pouvais pas moduler mes heures, mon enseignement passait logiquement au 1er plan, et même, une

année, je n’ai pas du tout pu faire de tennis, mon emploi du temps ne me le permettait pas car je n’avais pas de moment

libre en journée.

>> Quelles incidences sur votre vie personnelle et professionnelle ?

Paradoxalement, le tennis m’a beaucoup apporté dans ma profession. Quand je suis arrivée au club du Pontet,

mon jeu était loin d’être parfait et il a fallu que je prenne des cours pour me mettre à niveau, et là, pour la 1ére fois,

j’étais en situation d’échec. J’ai dû subir beaucoup de remontrances, de remarques de la part de l’entraineur : " c’est

pas bon ce que tu fais, tu ne vas pas y arriver si tu continues comme ça, etc.". Et là, j’ai pris conscience que les

élèves en échec subissaient la même chose que moi et que, finalement, on avait tendance à les rabaisser plutôt qua

les encourager. Depuis ce temps, j'ai amélioré ma façon d’enseigner et j'ai toujours cherché à valoriser les élèves en

difficulté chaque fois que l'occasion se présentait.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Je crois qu'en général, les femmes ont plus de sensibilité et peut-être le contact plus facile, une façon différente

pour faire passer les choses.

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Magali REY USEP

Mariée - 2 enfants

56 ans

Retraitée éducation nationale, professeur d’école

Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Déléguée USEP Vaucluse jusqu’en 2009

« Mon entourage ne m'a pas toujours encouragé mais cela a été un "moteur" plutôt qu'un frein. »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec cette association ?

J'ai commencé à enseigner comme institutrice en 1973 et j'ai rencontré des enseignants bénévoles à l'USEP (1

association par école) ; j'ai vraiment démarré comme bénévole à mon tour en 1976 le mercredi après-midi et même

le soir après la classe ; cela a été une expérience humaine très riche, tant avec les enfants que leurs parents.

>> Pourquoi ce type d’association ?

Avant tout pour faire découvrir la pratique du sport, et différentes activités sportives aux enfants dès le CP, et

parce que cela permet de créer une unité dans la classe. C'est aussi l'occasion d'une pratique familiale lors des rencontres

annuelles organisées par le département : gym, vélo, athlétisme, patin à roulettes, jeu de boules....

J'ai commencé comme animatrice bénévole puis j'ai suivi des formations en pédagogie et didactique dans différentes

activités sportives ; formations de très bonne qualité dispensées par des cadres de l'Usep ; ces formations sont devenues

ensuite un référentiel de la formation des enseignants.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le bénévolat ?

Donner aux autres est une chose importante pour moi, je le fais naturellement, c'est une évidence, je n'y avais

même jamais réfléchi avant votre question ! Cela a été l'occasion de sortir du cadre professionnel et cela m'a permis

de m'engager à titre privé et personnel dans une action sans contrainte dans le temps ni obligation "morale" de

continuer si l'on souhaite s'arrêter comme cela se doit dans le boulot.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant que bénévole ?

Il faut être passionnée, tolérante, s'adapter aux autres, aux projets et trouver sa place au sein d'une équipe : ne

pas prendre trop d'initiatives en tant que bénévole occasionnel qui veut bien faire vis-à-vis des bénévoles "organisateurs"

d'un projet pour ne pas empiéter sur le rôle du décisionnaire.

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer en tant que bénévole ?

Si je connais bien la personne je lui dirais direct : j'ai besoin de toi, de ton aide pour tel évènement en espérant

qu'elle dira oui et qu'elle y prenne goût. Si je la connais peu mais que j'ai senti un "potentiel" je mettrais l'accent sur

ses compétences ou son "idéologie" exemple : agir pour l'école laïque. Dans tous les cas je lui donnerais une mission

simple et courte et je ferais tout pour exciter sa curiosité !

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-t-on poussé ?

Dans la mesure où personne ne se proposait pour prendre la suite, en tant que vice-présidente, j'étais "désignée

d'office"; en réalité j'ai naturellement accepté le poste car la mission (le défi?) était motivante et suffisamment longue

pour monter un projet et le faire aboutir ; j'ai passé 3 belles années malgré ma crainte de ne pas "tenir" tant sur le

plan physique que celui du moral.

>> Avez-vous rencontré des obstacles ?

Non pas vraiment. A mes débuts dans les années 80-90 les hommes étant plus nombreux il y avait un peu de

"compétition" et ils avaient parfois un regard moqueur envers les femmes mais ensuite cela a changé ; c'est vrai

que, hormis mon conjoint et mes enfants, mon entourage ne m'a pas toujours encouragé mais cela a plutôt été un

"moteur" plutôt qu'un frein.


Que diriez-vous à une femme pour l’inciter à prendre des responsabilités ?

Qu'il ne faut pas avoir peur de ne pas y arriver même lorsqu'on nous décrit les difficultés que l'on rencontrera,

qu'on peut s'y épanouir totalement parce que c'est extrêmement intéressant et qu'en étant épaulée on y arrive très

bien !

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle ?

Je n'ai pas fait toutes les formations que je souhaitais par manque de temps et pour ne pas trop sacrifier ma vie

de famille; bien que mon conjoint, professeur de collège, ne s'implique pas dans mon activité il n'a jamais fait barrage

même s'il a longtemps pensé que j'en faisais beaucoup trop !

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Je n'en vois pas.

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Monique FATATO RANDONNEE PEDESTRE

Mariée - 2 enfants

58 ans

ETAPS à la Mairie du Pontet

Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Chargée de communication au sein du comité départemental de randonnée pédestre

Promouvoir la randonnée pédestre

« Je m’investis bénévolement car cela me plait, ce n'est pas réfléchi... »

>> Comment s’est effectuée votre rencontre avec la

randonnée pédestre ?

Lorsque j’ai rencontré mon mari il était Président d’une association,

de la course à pied à la randonnée, ce fut facile pour moi.

>> Quel est votre rôle au sein de la discipline ?

Avantages, facilités, freins.

Je m’occupe de la communication, j’aime les contacts, promouvoir

la randonnée pédestre, le plaisir de marcher, il y a beaucoup

de choses à faire.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le bénévolat ?

Je m’investis bénévolement car cela me plait, ce n’est pas

réfléchi, je crois que je suis parfois un peu excessive mais passionnée,

j’aime faire les choses à fond, j’ai besoin de donner pour mon

équilibre.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant

que bénévole ?

La motivation et la passion désintéressées …

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer

en tant que bénévole ?

Etre libre de ses choix.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-ton

poussé ?

J’ai pris mes responsabilités.

>> Avez-vous rencontré des obstacles ?

Aucun, j’ai profité de l’ouverture faite aux femmes.

>> Que diriez-vous à une femme pour l’inciter à prendre des

responsabilités ?

Les associations ont besoin de femmes, il y a des postes libres,

venez partager avec nous vos idées, venez vous épanouir.

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle ?

Je n’ai plus d’enfants à charge, j’ai du temps libre, mon mari

ayant la même passion que moi, je n’ai pas de concession à faire.

>> Quelles incidences sur votre vie personnelle et

professionnelle ?

A travers cette action bénévole, je peux prendre des initiatives,

exprimer ma passion et ma motivation tout en restant libre. Cela

m’apporte un équilibre et un bien être que j’apprécie.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Les femmes sont souvent sensibles, diplomates et...

manipulatrices (dans le bon sens) pour arriver à leurs fins.


Claire BAUSSARON ATHLETISME

Célibataire - 25 ans

Notaire stagiaire

Fonction dans la discipline/Fonction associative :

Athlète - Entraineur des benjamins - Responsable de la Gazette - Membre du comité directeur du BCI Athlétisme

Distinction(s) – palmarès : Participation à plusieurs championnats de France au lancer de marteau

Championne inter-régional SEF 2010

Pourcentage de femmes dans la discipline : 45%

« Quand il y a quelque chose à faire, je le fais ! »

>> Comment s’est effectuée votre

rencontre avec l’athlétisme ?

Je suis au club depuis très longtemps,

mon père y est entraineur. Je suis sur le stade

depuis que je suis toute petite. Je baigne dans

le milieu depuis toujours. C’est tout naturellement

que je me suis mise à pratiquer

l’athlétisme.

>> Quel est votre rôle au sein de la discipline

? Avantages, facilités, freins.

Je suis athlète avant tout, j’entraine un

groupe de petits le samedi après midi, je suis

élue au comité directeur, dans ce cadre je participe

une fois par mois aux réunions de club

et une fois dans l’année je réalise une gazette.

Je m’organise pour tout gérer et quand il y a quelque chose à faire, je le

fais. Je ne réfléchis pas forcement aux contraintes. J’ai certes des

semaines et certains week-ends chargés mais je n’y pense pas.

>> Pourquoi vous êtes vous investie dans le bénévolat ?

Plus jeune je me voyais seulement en tant qu’athlète ; je me suis

investie en tant qu’entraineur pour les petits et c’est devenu indispensable

pour moi. Mon implication m’a permis de voir évoluer le club, je

ne souhaite pas m’engager dans d’autres instances. J’ai repris le flambeau

de la « gazette » du club grande tradition, car je ne voulais pas la

voir disparaître.

>> Quelles sont les qualités requises pour s’investir en tant

que bénévole ?

Savoir donner du temps. Vouloir donner aux autres, être altruiste.

>> Quels arguments pourraient inciter les gens à s’impliquer en

tant que bénévole ?

Il n’y a jamais trop de bénévoles.

J’essaie d’impliquer les parents des enfants que j’entraine à venir nous

donner un coup de main. Mis à part cela je ne me suis pas posé la

question.

>> Avez-vous osé prendre vos responsabilités ou vous y a-t-on

poussé ?

Tout dépend, pour entrainer les petits on m’a sollicitée, pour la

gazette j’ai pris la décision. En ce qui concerne les réunions du comité

directeur, j’y assistais au début en tant qu’entraineur puis on m’a

demandé si je voulais bien l’intégrer en tant

qu’élue.

>> Avez-vous rencontré des obstacles ?

Je n’ai pas eu à passer d’examens pour

être admise !

A 25 ans on est jeune, on est en pleine forme,

on peut faire plein de choses. J’ai eu le temps

de vivre une « carrière » en tant qu’athlète,

j’ai atteint mes objectifs pour autant je continue

toujours à m’entrainer 3 fois par semaine

tout en m’investissant à d’autres postes.

>> Que diriez-vous à une femme pour

l’inciter à prendre des responsabilités ?

Pourquoi une femme en particulier ?

C’est pareil des deux côtés, d’ailleurs dans notre club on est beaucoup

plus de femmes à s’investir que d’hommes. Nous avons autant

d’hommes que de femmes au niveau des entraineurs, par contre au bureau

il y a plus de femmes.

>> Comment concilier vie privée, sportive, professionnelle ?

Je vis très bien cette situation. Il m’arrive de faire des concessions

surtout pour les compétitions le week-end, ce n’est pas parce que je

m’entraine dans la semaine que je ne peux pas sortir le vendredi ou le

samedi soir.

Je n’ai pas perdu le contact avec mes amis, j’arrive à tout concilier. Mes

amis sont très compréhensifs vis-à-vis de mon engagement associatif,

on s’arrange toujours pour se voir, se retrouver.

>> Quelles incidences sur votre vie personnelle et

professionnelle ?

C’est difficile à dire, pour connaître les incidences, il aurait fallu qu’il

y ait eu un avant et un après l’athlétisme.

Mon investissement au niveau du club m’a tout de même orienté dans

le choix de mon lieu de travail. Je souhaitais rester en Vaucluse pour

toujours me consacrer au club.

Aujourd’hui je ne me projette pas dans l’avenir mais je m’adapterai aux

situations (maternité, vie de femme) le moment venu. Je continuerai à

m’investir pendant un très long moment mais en m’adaptant.

>> Quelles sont les spécificités féminines ?

Pour moi il n’y a pas de différence entre les hommes et les femmes.

Ils apportent la même chose.

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Actions de la commission

ANNIE DERIVE - 08/09/07 - SORGUES

CONFERENCE :

L’OFFRE DE PRATIQUE SPORTIVE CORRESPOND ELLE

AUX ATTENTES DU PUBLIC FEMININ

07/10/08 - MARSEILLE

CONCOURS REGIONAL FEMMES ET SPORT

10/09/09 - MAISON DEPARTEMENTALE DES SPORTS

CONFERENCE PRESSE :

2 EME SEMAINE DU SPORT AU FEMININ

AUDITOIRE - 08/09/07 - SORGUES

CONFERENCE :

L’OFFRE DE PRATIQUE SPORTIVE CORRESPOND ELLE AUX ATTENTES

DU PUBLIC FEMININ

20/11/08 - LES AGASSINS

COMMISSION :

FEMMES LAUREATE DU CONCOURS REGIONAL FEMMES ET SPORT

26/09/09 PERNES LES FONTAINES

COLLOQUE :

QUELS SONT LES PRINCIPAUX FREINS A L ENGAGEMENT DES FEMMES

DANS LES INSTANCES DIRIGEANTES DU SPORT


REUNION FEMMES DIRIGEANTES - 08/06/10 - MAISON DEPARTEMENTALE

DES SPORTS

SOIREE D’ECHANGES AVEC DES DIRIGEANTES D’ENTREPRISE

02 ET 09/04/11 - MAISON DEPARTEMENTALE DES SPORTS

FORMATION :

PRISE DE PAROLE ET CONFIANCE EN SOI

SORTIE NATURE - 18/09/10 - MALAUCENE

Actions de la commission

24/03/11 - MAISON DEPARTEMENTALE DES SPORTS

SOIREE ECHANGE AUTOUR DE LA GESTION DU TEMPS

SORTIE NATURE - 17/09/11 - PERNES LES FONTAINES

Directeur de publication : Maurice MOUHET

Comité de rédaction : Mireille DAGOUMEL et les membres de la

commission femmes et sport

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