dossier lacroix montmajour - Centre des monuments nationaux
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Mon île de Montmajour<br />
Le <strong>Centre</strong> <strong>des</strong> <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong> invite<br />
Christian Lacroix à créer un libre parcours<br />
à l’abbaye de Montmajour<br />
du 5 mai au 3 novembre 2013<br />
Communiqué de presse<br />
Le <strong>Centre</strong> <strong>des</strong> <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong> propose, à l’abbaye de Montmajour, dans le cadre de<br />
Marseille-Provence 2013, Capitale européenne de la Culture, l’exposition Mon île de Montmajour,<br />
une carte blanche offerte à Christian Lacroix, qui raconte et partage sa vision personnelle de<br />
l’abbaye, tour à tour « terrain de jeux et d’escapa<strong>des</strong>, de rendez-vous d’amour et de travail, lieu de<br />
culture et de méditation ». Cette exposition est présenté du 5 mai au 3 novembre 2013.<br />
Dans ce site qui appartient depuis plus de mille ans au paysage d’Arles, l’exposition présentera une<br />
sélection d’œuvres issues <strong>des</strong> collections du CIRVA (<strong>Centre</strong> International de Recherche sur le<br />
Verre et les Arts plastiques) de Marseille — parmi lesquels Pierre Charpin, Jean-Michel Othoniel,<br />
Giuseppe Penone, Ettore Sottsass, Bob Wilson —, dans un parcours souligné par les œuvres<br />
d’autres artistes — parmi lesquels Gérard Traquandi, Lang/Baumann, Vincent J. Stocker,<br />
Véronique Ellena et Olivier Roller, Bernard Quesniaux —, mais aussi par <strong>des</strong> vêtements et objets<br />
liturgiques provenant du Musée de la Visitation de Moulins et du Trésor de Saint-Trophime à<br />
Arles, ou encore par <strong>des</strong> costumes créés par Christian Lacroix en 2011 pour l’Opéra de Cologne.<br />
Le souhait de Christian Lacroix : « montrer Montmajour sous un jour inattendu et authentique à<br />
la fois, faire découvrir les collections du CIRVA en leur faisant rencontrer et raconter en filigrane<br />
un <strong>des</strong> <strong>monuments</strong> les plus particuliers du pays d’Arles et de la région marseillaise. »<br />
Pour Philippe Bélaval, président du <strong>Centre</strong> <strong>des</strong> <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong> (CMN), « cette initiative<br />
s’inscrit dans la volonté du <strong>Centre</strong> <strong>des</strong> <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong> d’ouvrir les <strong>monuments</strong> qu’il gère, à<br />
la création contemporaine et de développer <strong>des</strong> partenariats culturels pour une meilleure<br />
contribution de son réseau à l’attractivité <strong>des</strong> territoires ».<br />
Contacts presse :<br />
CMN : Emmanuel Egretier – emmanuel.egretier@<strong>monuments</strong>-<strong>nationaux</strong>.fr – 01 44 61 22 31<br />
Christian Lacroix : Philippe Boulet - boulet@tgcdn.com – 06 82 28 00 47
Devant la maquette<br />
par Denis Podalydès<br />
"Je préfère les ambiances, <strong>des</strong>siner un vêtement à partir d'atmosphères, et voir passer les<br />
images dans ma tête."<br />
Christian Lacroix, in Qui est là ? Editions Mercure de France<br />
Je suis devant la maquette de l'exposition Mon île de<br />
Montmajour. Posée, étendue sur la grande table orange de<br />
l'atelier. Les murs sont en carton-plume. Le <strong>des</strong>sin de la<br />
crypte est sous mon carnet. Je le déplace. Y sont disséminés<br />
les petits berlingots figurant les verres de Bob Wilson.<br />
Photographie agrandie : d'épais verres crevés de bouches.<br />
L'un est vert, l'autre jaune. Je suis silencieux. Je regarde. Je<br />
me lève, <strong>des</strong>cends donc <strong>des</strong> yeux dans la crypte, remonte,<br />
entre dans la chapelle. Il y aura là le grand escalier flottant de<br />
Lang/Bauman. Un escalier-nuage, une hélice, ou ellipse.<br />
Escalier dans le vide qui, dans les ruines même de l'abbaye,<br />
fascinait Christian jeune homme. Faire flotter, dans le<br />
Monument, au cœur du Monument, l'esprit léger, passager,<br />
inconstant et profane, d'un temps de<br />
jeunesse, qui circula dans les lieux<br />
immémoriaux et endormis.<br />
Dans l'atelier de Christian Lacroix,<br />
j'ouvre les yeux sur un monde d'objets<br />
superlativement raffinés, aigus, précis,<br />
dont je sais que la qualité m'eut<br />
échappée, si la lunette spéciale de son<br />
œil ne m'en avait pas fait percevoir le<br />
grain, l'éclat, la matière idéale (au sens<br />
philosophique ou religieux ?).<br />
Plutôt fait-il que l'abbaye de<br />
Montmajour, telle qu'il me la montre<br />
virtuellement, ici, permette à toutes<br />
sortes d'objets et de matières de<br />
m'apparaître dans une sorte de<br />
clairvoyance, de translucidité ou<br />
lucidité, un éclat dont l'origine est<br />
encore indécise : la lumière naturelle ?<br />
l'agencement <strong>des</strong> choses (de façon<br />
qu'elles s'éclairent les unes les autres<br />
d'une manière inédite) ? Ou cela vientil<br />
de la manière dont Christian les a<br />
regardées, regard que je pourrais faire<br />
mien, comme si j'étais capable d'imiter un regard, autant que<br />
j'aime imiter <strong>des</strong> voix ?<br />
Ainsi ces verres savamment moulés, aux reflets gracieux,<br />
anciens, m'évoquant le ventre <strong>des</strong> bouteilles chez Chardin,<br />
me sont aussitôt apparus comme <strong>des</strong> choses à la fois<br />
nouvelles et immémoriales.<br />
Le CIRVA voulait donc, depuis longtemps, que Christian<br />
mette en scène, ou scénographie les œuvres de verre qu'il<br />
détient, dans un lieu qui resta d'abord à trouver, et qui le fut<br />
assez vite : l'abbaye de Montmajour. Au seul nom de<br />
Montmajour, on aurait envie de dire excellente idée. Plus<br />
que cela. L'abbaye autrefois était construite sur <strong>des</strong><br />
marécages. Une île. Les moines asséchèrent la zone de<br />
pestilence. Christian connut très jeune le site. Il se racontait<br />
une histoire de trésor. Le Cardinal de Rohan, ancien prieur<br />
de l'abbaye, aurait eu en main le fameux collier de la reine,<br />
dont Dumas fit ce grand roman éponyme. Il l'aurait caché<br />
quelque part dans le coin. Les jeunes arlésiens venaient en<br />
bande chasser le trésor disparu. D'où le collier d'Agnès<br />
Propeck, en pâte alimentaire.<br />
Il y aura dans cette exposition <strong>des</strong> histoires, <strong>des</strong> choses, <strong>des</strong><br />
souvenirs, <strong>des</strong> reflets, <strong>des</strong> espaces, du temps et <strong>des</strong> blancs,<br />
<strong>des</strong> hiatus, de gran<strong>des</strong> et précieuses trouées. Une robe de<br />
mariée. (Christian finissait les défilés par l'exposition d'une<br />
robe de mariée, c'était la fleur de tout bouquet, le moment<br />
de la fin.) Philomena de Tornos a donné la sienne, et la voici,<br />
dans le transept sud. Choses cachées. Choses révélées. Me<br />
bouleverse fugitivement ce souvenir, là, <strong>des</strong> anciens défilés,<br />
<strong>des</strong> collections, ce temps passionné où Christian donna tout,<br />
et qui n'est plus, injustement, mais j'ai<br />
dit fugitivement, parce que Christian ne<br />
s'attarde jamais sur ce sujet.<br />
Configuration. Costumes d'ange.<br />
Cauchemar du Vatican. Christian fit les<br />
costumes d'Aïda pour l'opéra de<br />
Cologne. Le metteur en scène<br />
transposa l'affaire au Vatican.<br />
Procession cauchemar<strong>des</strong>que de prélats<br />
fantomatiques. Je voudrais chercher<br />
dans Michelet ce qu'il advint de<br />
Montmajour sous la Révolution.<br />
(Chaque fois que je suis dans cet atelier,<br />
je veux ouvrir quantité de livres, de<br />
dictionnaires, mon œil part vers les<br />
rayonnages, les photos, les tissus<br />
amoncelés, les <strong>dossier</strong>s où s'affichent<br />
d'autres collages.)<br />
Je reviens à Montmajour. À la maquette<br />
en carton-plume. Je suis debout au<br />
<strong>des</strong>sus de la Chapelle. Comme<br />
Asmodée par <strong>des</strong>sus les toits scrutant<br />
les œuvres qui viendront là, plus tard,<br />
mais s'agencent ici même, dans cet<br />
atelier. Je consulte les photographies. La<br />
sensation du verre, de l'œuvre de verre, est intense. Les<br />
reflets sur le ventre <strong>des</strong> bouteilles. La cloche admirable de<br />
Javier Perez. Une cloche de verre longue, effilée, suspendue.<br />
Elle ne peut pas sonner, on la briserait. Tinter, tout au plus.<br />
Art de la seconde fois, par la reconfiguration, la<br />
juxtaposition, le jeu du souvenir et de la présence. Christian<br />
Lacroix fait jouer les choses une seconde fois. Les choses de<br />
l'histoire religieuse, par exemple. (Les chasubles pendues.<br />
Mais naturellement, l'ancienne liturgie, les costumes<br />
sacerdotaux évoquent les propres œuvres de Christian.<br />
(Que j'entende Christ en croix dans Christian Lacroix n'est<br />
peut-être pas étranger au goût que j'ai — au sien aussi, mais<br />
je n'en suis pas sûr — de lire dans son œuvre mille histoires<br />
catholiques et pas catholiques, en tout cas fortement<br />
Ornement de la canonisation de J de Chantal en Avignon, Inconnu (Les Visitandines),<br />
vers 1750 ?. Moulins, Musée de la Visitation. © Jean-Marc Teissonnier, Moulins.<br />
… / …
imprégnées d'éducation et de pratique religieuse, ce que<br />
j'appellerai le goût profane pour le sacré — ou l'inverse.<br />
L'église, son langage, ses coutumes, cernaient son enfance<br />
arlésienne. Peut-être est-ce simplement la résultante <strong>des</strong><br />
rêveries d'un jeune homme qui s'ennuyait sur sa chaise<br />
durant les offices, et ré-agençaient les choses au gré de sa<br />
fantaisie, pour tenir jusqu'à la fin de la messe ?) Bref.<br />
Devant cette maquette, tandis que j'avance toujours au<br />
<strong>des</strong>sus d'elle, m'arrêtant sur les lieux en travail, les<br />
morceaux de carton-plume encore non affectés, l'impression<br />
me guide et la certitude vient que l'art ne renvoie jamais à<br />
une chose, à une œuvre, mais à une relation et à une<br />
configuration d'œuvres et de choses, de temps et de lieux,<br />
d'objets et de sujets appelés à regarder sous un certain point<br />
de vue, dans une certaine lumière.<br />
L'artiste assemble, désassemble, compose, défait, refait, etc.<br />
On pressent moins <strong>des</strong> stations qu'une infinie possibilité de<br />
chemins, de détours, de scènes rêvées, en mouvement, qui<br />
déboucheront sur d'autres scènes. Je m'arrête, stupéfait, sur<br />
cette photo de Stoker : ce hangar où pendent mille cages,<br />
cette gigantesque volière où tintinnabulent ces paniers de<br />
métal. J'y projette aussitôt une action, un drame, un opéra.<br />
(Je me laisse idéalement<br />
prendre à la théâtralité<br />
continuelle que suscitent les<br />
choix et les dispositions de<br />
Christian. J'aime jouer ce jeu.)<br />
L'art de Christian sur fonds de<br />
temps. Un fonds choisi<br />
correspondant à un temps que<br />
le geste artistique vient non pas<br />
contredire, ce serait trop simple,<br />
mais ajourer, ce n'est peut-être<br />
pas le mot — mais l'idée de<br />
jour et de légèreté est<br />
importante — dynamiser<br />
(sûrement), rendre à la vie, tout<br />
simplement, oui, le rendre à<br />
une vie gaie, désaffublée, libre ou<br />
libertaire, comme s'il disait,<br />
visitant un vieil atelier de<br />
confection, touchant<br />
d'anciennes étoffes au rebut,<br />
"mais ces tissus sont<br />
merveilleux, regardez-moi ça", et les redisposant, les<br />
ajointant, leur proposant d'autres structures et <strong>des</strong><br />
superpositions inattendues, il les rafraîchissait d'un coup, leur<br />
offrait une nouvelle chance, voire une insolence d'être qu'ils<br />
n'auraient jamais prétendu avoir. C'est-à-dire que pour lui,<br />
rien n'est mort ni hors de la portée d'une histoire qui<br />
reprendrait ces choses oubliées dans son courant vif. Il y<br />
trouve les éléments possibles d'une nouvelle forme,<br />
passagère, évocatrice. C'est un metteur en scène, dont les<br />
acteurs sont, parfois, de merveilleuses pauvres choses. (je ne<br />
parle pas <strong>des</strong> œuvres qui nous occupent ici. Je vois en fait<br />
Christian chinant, dans les vieilles malles, les tissus et les<br />
lambeaux de costumes réformés)<br />
Rien <strong>des</strong> histoires ni de l'Histoire ne semble étranger aux<br />
compositions qu'il fait. Toujours quelque souvenir, quelque<br />
réminiscence d'autre chose, s'accroche, se prend dans les<br />
nœuds, les excroissances, les barbes, les coutures.<br />
J'observe sur la table orange de l'atelier les éléments, les<br />
modules, situés, certains encore épars. Les photos. Les<br />
livres. Les notes. Comment engage-t-il sa recherche ? par<br />
quoi commence-t-il ? Un texte ? Un lieu ? Une œuvre ?<br />
J'imagine évidemment un composite de ces pratiques, de ces<br />
attitu<strong>des</strong>, regards, réflexions, de ses désirs forcément<br />
démultipliés, répartis immédiatement entre plusieurs<br />
possibles. La croix <strong>des</strong> chemins. Le transept. L'arène. La<br />
combinaison <strong>des</strong> métaphores.<br />
Et la chose prend. Ce n'est pas un système. Des choses<br />
s'agrègent, se repoussent, se déplacent, incessamment.<br />
Des séries. De l'accumulation. Soudain l'arrêt. Le regard. La<br />
mémoire. L'œil fixe. Les superpositions. La toile de fonds.<br />
L'image de fonds. Un ciel. Une fenêtre. La pierre. L'angle. Un<br />
corridor.<br />
Je rêve longuement sur la maquette. Le Réfectoire. Les<br />
tapisseries de Gertsberger. Les tableaux de Bernard<br />
Quesniaux. Et ce dallage qui d'un même mouvement devient<br />
tapis. J'aimerais bien jouer là. (Comme acteur ou comme<br />
enfant ? Les deux se mélangent...)<br />
L'abbaye redevient l'île qu'elle fut. Rendue non aux anciens<br />
marais, mais à sa capacité d'accueil. Une arche où embarquer<br />
les œuvres fragiles, créer le petit moment d'éternelle<br />
stupeur devant la beauté de ce qui fut et de ce qui est.<br />
Si je devais écrire, si j'avais le temps d'écrire un texte<br />
construit et imposant, je commencerai ainsi :<br />
Sur le fonds définitif de l'abbaye<br />
de Montmajour, Christian<br />
Lacroix présente <strong>des</strong> œuvres<br />
fragiles comme verre. Œuvres<br />
de verre. Œuvres-verre. Si<br />
fragiles en leur principe qu'on ne<br />
peut s'empêcher de les imaginer<br />
volant en éclats, ni d'opposer la<br />
fugacité virtuelle <strong>des</strong> objets à<br />
l'épaisseur immémoriale <strong>des</strong><br />
murs, au Monument lui-même,<br />
qui serait du côté de l'Éternel...<br />
Illusion ! Car l'abbaye fut<br />
plusieurs fois détruite. Ellemême<br />
fut fragile, avant de<br />
basculer dans cette espèce<br />
d'éternité où Christian, pour un<br />
temps, la saisit. Ce qui touche :<br />
le sentiment de précarité,<br />
l'éphémère soufflé, l'instant<br />
suspendu, dans l'enceinte<br />
monumentale. L'impression de<br />
frôlement, de battement d'aile,<br />
de mouvement arrêté, en un lieu où tout dort, où les morts<br />
sont <strong>des</strong>sous, si loin dans le temps, si oubliés, et rappelés<br />
cependant d'une voix qui serait très douce, à peine audible.<br />
(je pense à l'admirable "Rappeler Roland" de Frédéric Boyer,<br />
paru ces jours-ci, Roland, le Roland, oui, de Roncevaux, dont<br />
il est dit que certains compagnons sont ensevelis à<br />
Montmajour. Roland... Hé ho... C'est moi.../ Connaissez-vous les<br />
morts <strong>des</strong> champs ? tous ceux qui ont poussé et pourri dans le<br />
temps. / les entendez-vous autour de nous ? Ils sont tous là blancs<br />
et partants.<br />
Qui du verre ou du lieu donne cette assurance d'être baigné<br />
dans une sorte de légèreté sacrée ? De libre et spirituelle<br />
circulation <strong>des</strong> choses à l'esprit ?<br />
L'esprit ne s'entendant pas uniquement dans le sens<br />
religieux ; Il y a de l'humour, de l'incongru. Des taquineries.<br />
CL ne s'est pas dit : "nous sommes dans une abbaye, surtout<br />
pas d'impair !"<br />
Détente spirituelle.<br />
… / …<br />
Bernard Quesniaux, Tableau de 2, 2012. Courtesy Galerie Alain Gutharc
Eh oui : ils font, si je peux dire, belle figure, ces deux nez de<br />
Dietman. Et les gros loukoums de Gette.<br />
Et je comprends que Christian aime, et je vois qu'il aime<br />
Bernard Quesniaux, Sterbak, les cabinets de curiosité de<br />
Stoker.<br />
Je m'arrête un instant sur Le petit ange rouge de Marseille par<br />
James Lee Byars. Disposées au sol du chœur, une quantité<br />
de boules ovoï<strong>des</strong> de teinte rouge, <strong>des</strong>sinent un vitrail ou<br />
collier. Synthèse immédiate : bijoux-chapelet-labyrinthe.<br />
Immense fragilité. Grand jeu de patience.<br />
Et cette envie enfantine de toucher-voir, pour vérifier si les<br />
boules, par hasard, ne seraient pas collées les unes aux<br />
autres. Non, c'est défendu. On ne touche qu'avec les yeux.<br />
Mais quand même, ça me travaille. (Et le planétarium de<br />
Sterbak, j'aimerais bien en soulever les sphères, à pleins<br />
bras !)<br />
Sur le fonds définitif, pour ne pas dire éternel, quoique<br />
friable, de l'abbaye de Montmajour, je vois l'île au milieu du<br />
marécage asséché, l'île où CL<br />
réunit, assemble, agence, fait jouer<br />
les œuvres qu'il aime.<br />
Constellations fragiles, soufflées.<br />
Je suis devant la maquette et<br />
vraiment je vois une île et je suis<br />
dans cet atelier Boulevard de la<br />
Bastille, atelier qui lui aussi est une<br />
île au milieu de cette ancienne<br />
usine, mais dans les étages, où se<br />
dresse spirituellement, en reflets<br />
virtuels et encore fictifs, la future et<br />
ancienne île de Montmajour.<br />
Dans le fonds définitif qu'impose la<br />
salle capitulaire, on dépose sur l'eau<br />
d'un miroir un demi-vase, dans le<br />
prolongement duquel se tiennent<br />
deux vases bouche à bouche<br />
(Fridfinnsson). Intense fragilité.<br />
Bulles éclatantes, calices hors de<br />
proportion, convoquant la lumière,<br />
le boire, le chant liturgique.<br />
Chercher toujours ce frottement<br />
de temps, d'époques, de pensées<br />
contradictoires, de goûts et de<br />
sens, trouvant une unité dans le<br />
soin de l'agencement, la beauté sacrée du lieu. (beauté<br />
sacrée, restituée ou reflétée par <strong>des</strong> éléments profanes. Je<br />
l'ai déjà dit, je le redis)<br />
La perception de l'objet est une perception du temps et<br />
inversement. Rien n'est jamais purement présent ou<br />
purement passé, rien n'est actuel, rien n'est qui ne fasse<br />
surgir tout ce par quoi il est advenu. L'objet (robe, manteau,<br />
mais aussi mur, verre, tapisserie, etc) est simultanément une<br />
mémoire, et une mémoire active (pas une relique, j'y<br />
reviendrai, ça me travaille, ça). On reconnaît l'objet en tant<br />
que témoin d'un passé soudain présent, éclatant (étincelant<br />
même, ici), quoique la chose restât discrète, comme timide.<br />
J'ai éprouvé cela devant certains costumes. Leur splendeur<br />
venant, certes, quelquefois de la puissance de la forme et de<br />
la couleur, d'une certaine extravagance — une explosante<br />
fixe de tissus, de matières et de mouvements — mais aussi,<br />
je dirais même, surtout, de l'histoire aperçue et tramée au<br />
travers et dedans, de ce dont le costume parle, révèle ou<br />
dérobe, et qui semble avoir eu lieu, en quelque demeure,<br />
château, appartement, dans une société précise, même si,<br />
tout compte fait, elle relève de l'imagination.<br />
Je crois fermement que Christian est absolument proustien<br />
dans sa pratique, son tempérament, sa personne, sa fantaisie.<br />
Il perçoit le temps comme nul autre. Il voit <strong>des</strong><br />
superpositions d'époque, <strong>des</strong> mon<strong>des</strong> disparus au travers<br />
<strong>des</strong> étoffes et <strong>des</strong> choses, sent sourdre ce qui du passé veut<br />
et doit rejaillir, ce qui, dans le présent, s'augmente et<br />
s'enrichit de ce qui a été. Rien de nostalgique, évidemment.<br />
Aucun conservatisme. Le passé ne l'intéresse pas. Le<br />
présent, on y est. C'est la pliure de l'un dans l'autre, le<br />
mouvement perpétuel et vital, le frottement de ces entités<br />
qui produit l'énergie vigoureuse et subversive de son travail.<br />
(La présence de la littérature à même le tissu, la chose, le pli,<br />
l'objet. La littérature qui réveille <strong>des</strong> mon<strong>des</strong>. Proust,<br />
Austen, Fitzgerald. On pourrait aussi parler du cinéma, de la<br />
musique et de la danse, d'ailleurs)<br />
Tout sauf les reliques. Relique : morceau mort, <strong>des</strong>séché,<br />
provenant d'une chose morte, <strong>des</strong>séchée. La chose<br />
préservée dans ce qu'elle a de mort. Chose-tête de mort à<br />
faire peur, ou à vouloir faire peur,<br />
impressionner, intimider. Trésor<br />
éventé.<br />
CL ne veut pas profaner. Cette<br />
distance, ce refus de la bravade, de<br />
la provocation facile, attendue.<br />
Ce n'est pas un espace de<br />
provocation. De secousses peutêtre.<br />
Petits chocs sensibles,<br />
lumineux, aérés.<br />
Laisser dormir les dieux qui sont<br />
passés, qui sont là, éteints, délicats.<br />
CL est de ceux qui se refusent à la<br />
posture radicale, à la place nette, au<br />
coup de balai qui est un coup de<br />
pied au cul. Il a vu les jeux de<br />
lumière sur la poussière. (En 1984,<br />
je crois, Lang avait nommé Jean-<br />
Pierre Vincent à la tête de la<br />
Comédie-Française ; beaucoup<br />
l'enjoignirent fermement d'en<br />
balayer la poussière ! Au rencart,<br />
les badernes ! Le grand metteur en<br />
scène allemand Peter Stein avait<br />
nuancé, à l'intention de son ami<br />
français : "pas toute la poussière..."<br />
J'imagine, je sais que Christian aurait souscrit au mot de<br />
Stein.)<br />
Esprit dans la lignée de Roland Barthes (dont il a dit<br />
regretter de n'avoir pas suivi les cours au collège de France,<br />
ou ailleurs, et je comprends intimement ce regret). Haine du<br />
paradigme, de la vision binaire, du tout ou rien, de<br />
l'assignation partisane, réductrice et violente.<br />
Sur le fonds définitif de Montmajour projeté ici, j'essaie de<br />
deviner tout ce à quoi Christian, par ses choix, ses<br />
agencements, ses fantaisies, son indocilité tranquille et<br />
résolue, veut échapper. Pas facile, car ses détestations sont<br />
la plupart du temps secrètes, ou discrètes, masquées par ses<br />
mille curiosités, passions, affinités, complicités, etc.<br />
Il suffira sans doute d'être là, vaguant dans les salles et se<br />
laissant traverser par les œuvres, devant l'Ongle de Penone<br />
Paul-Armand Gette, Le loukoum rose d'Aziyadé, 2006. © J. Bernard<br />
… / …
ou Le Cortège endormi d'Othoniel, d'en déduire ce dont il se<br />
détourne, de sentir comme il s'éloigne de ce que dénonce<br />
Christian Garcin, dans un texte longuement cité par CL dans<br />
"Qui est là ?" Nous ne vivons pas dans une dictature policière où<br />
règneraient la pénurie et la rétention de l'information doublée de<br />
l'impossibilité de s'exprimer, mais dans une espèce de dictature<br />
molle où règne l'émotion à la place de l'analyse, l'événement à la<br />
place de l'information, les divertissements crétins, la doxa libérale,<br />
le conformisme festif, et, à très<br />
forte dose, l'arrogance de<br />
l'inculture et le mépris de l'intellect.<br />
C'est parfait.<br />
Sur le fonds définitif de l'abbaye<br />
de Montmajour, éclateront la<br />
parfaite disjonction de formes,<br />
les assonances recherchées, les<br />
espaces modulés, au gré d'une<br />
ballade spirituelle, amicale,<br />
souriante.<br />
Comme je cherche toujours si<br />
Michelet a quelque part évoqué<br />
Montmajour, je tombe sur ces<br />
lignes : "L'abbaye de M fut<br />
longtemps une école<br />
permanente de vertus et de<br />
dévouement, un asile contre la<br />
persécution, un atelier où les arts<br />
et les lettres étaient cultivés avec<br />
succès." Nous y sommes. J'y suis,<br />
ici même, dans l'atelier du Boulevard de la Bastille. (Mais je<br />
n'ai pas trouvé dans Michelet, n'importe si j'ai pu en chemin<br />
glaner autre chose.)<br />
Hypothèse : l'Abbaye de Montmajour préparée pour un<br />
défilé qui n'aura pas lieu, où <strong>des</strong> fantômes de mannequins<br />
circuleront de salle en salle, et ne s'apercevront qu'en reflet,<br />
cachés et répartis dans les œuvres aimées, pour qui saura<br />
voir au travers du présent, vers le passé léger, fluide,<br />
vaporeux. Et si proche. (J'ai gardé l'invitation du dernier<br />
défilé, en 2009.)<br />
Devant la maquette, j'imagine les instants à venir privilégiés,<br />
quand la lumière entrera dans les salles, sous certains angles,<br />
frappera les œuvres, fera tinter la cloche, traversera les<br />
écrans de Charpin, fera de Montmajour ce laboratoire<br />
crucial, ce grand vitrail composite, cette île soufflée.<br />
Pour finir, je cite ces lignes, pour moi très émouvantes,<br />
tirées de son livre autoportrait Qui est là ?, paru au Mercure<br />
de France en 2005, l'année<br />
même où j'ai rencontré<br />
Christian Lacroix. Il était alors<br />
pris dans l'intense et perpétuel<br />
compte-à-rebours que lui<br />
imposaient les défilés de mode ;<br />
il notait à toute vitesse quantité<br />
de petits mots d'ordre,<br />
d'injonctions à lui-même, de<br />
vœux, de regrets, de pensebête,<br />
de programmes, etc ; je<br />
relis certaines de ces<br />
notes comme de petits poèmes<br />
instantanés, haïkus dépêchés et<br />
inconscients de ces années qui<br />
ne sont plus, et dont cependant<br />
quelque chose affleure dans l'air<br />
et la substance intemporels de<br />
cette exposition à venir. (Ou<br />
est-ce moi qui veux y voir cela ?<br />
Je me risque.)<br />
"Enfilade de salons. Tables et<br />
buffets intimistes. Défilé calme<br />
ininterrompu. Filles peuvent se regarder dans un miroir ou<br />
prendre certains accessoires sur une cheminée ou un meuble.<br />
Remerciement direct de table en table."<br />
Pierre Charpin, Collection Torno Subito (série écran), 2000-2001 © J-L. Maby / CIRVA
Les artistes de l’exposition<br />
LES ARTISTES DU CIRVA<br />
Pascal Broccolichi<br />
James Lee Byars<br />
Pierre Charpin<br />
Erik Dietman<br />
Hreinn Fridfinnsson<br />
Paul-Armand Gette<br />
Jacqueline Matisse Monnier<br />
Jean-Luc Moulène<br />
Jean-Michel Othoniel<br />
Giuseppe Penone<br />
Javier Perez<br />
Gaetano Pesce<br />
Ettore Sottsass<br />
Jana Sterbak<br />
Robert Wilson<br />
Terry Winters<br />
AUTRES ARTISTES<br />
INVITÉS<br />
Pilar Albarracin<br />
Thorsten Brinkmann<br />
Lucien Clergue<br />
Johan Creten<br />
Cesare Di Liborio<br />
Véronique Ellena<br />
Yann Gerstberger<br />
Marcello Grassi<br />
Christian Lacroix<br />
Lang/Baumann<br />
Lucien Lorelle<br />
Anita Molinero<br />
Bernard Plossu<br />
Agnès Propeck<br />
Bernard Quesniaux<br />
Olivier Roller<br />
Michael Roy<br />
Vincent J. Stoker<br />
Gérard Traquandi<br />
Agnès Varda<br />
Pilar Albarracin<br />
Née en 1968 en Andalousie et diplômée de l’Ecole <strong>des</strong> Beaux-arts de Séville en 1993, Pilar Albarracín est l’une <strong>des</strong> artistes les plus en vue<br />
de la scène contemporaine espagnole. Son travail, essentiellement axé autour de la performance et ses mo<strong>des</strong> de monstration (vidéos,<br />
photographies) ou d’installations monumentales, puise ses sources dans la culture andalouse – en tant qu’archétype hispanique – et dans la<br />
condition féminine, plus particulièrement espagnole, sans jamais se départir d’un humour acide et d’une ironie certaine. Elle vit et travaille<br />
entre Madrid et Séville.<br />
Pascal Broccolichi<br />
Né en 1967 à Antibes. Vit et travaille à Cagnes-sur-Mer. Il travaille au CIRVA de 2011 à 2013. A travers un vaste programme de recherche<br />
acoustique, le travail de Pascal Broccolichi prend sa source dans une approche focalisée sur l’écoute et le son envisagés comme un<br />
vocabulaire de formes qui se prêtent à la création d’installations.<br />
Thorsten Brinkmann<br />
Né en 1971 à Herne en Allemagne, il a étudié au Kunsthochschule Kassel et à l'Université de Beaux arts d’Hambourg. En 2011, Brinkmann<br />
a été honoré du Kunstpreis Finkenwerder et a reçu une résidence d'artiste au Musée Warhol de Pittsburgh aux Etats-Unis et aux studios<br />
d'artistes Parramatta à Sydney en Australie. Ses œuvres sont représentées dans <strong>des</strong> collections renommées et ont été exposées à de<br />
nombreuses expositions en Allemagne et à l'étranger, le plus récemment dans le Musée Warhol à Pittsburgh. L'artiste vit et travaille à<br />
Hambourg.<br />
James Lee Byars<br />
Né en 1932 à Detroit (USA). Décédé en 1997 au Caire (Egypte). Il travaille au CIRVA de 1991 à 1995. Artiste inclassable, James Lee Byars<br />
oscille entre performances, sculptures et installations. Son travail se caractérise par une quête de spiritualité et une forme d'absolu de l'art<br />
qui prend sa source dans les cultures, mythologies et philosophies à la fois orientales et occidentales.<br />
Pierre Charpin<br />
Né en 1962 à Saint-Mandé. Vit et travaille à Ivry-sur-Seine. Il travaille au CIRVA de 1997 à 2001, puis de 2004 à 2006 et effectue un dernier<br />
séjour en 2009. Diplômé de l'école <strong>des</strong> beaux-arts de Bourges, Pierre Charpin prend très vite la voie du <strong>des</strong>ign à travers <strong>des</strong> projets pour<br />
l'industrie mais également <strong>des</strong> séries limitées plus expérimentales en lien avec <strong>des</strong> matériaux tels que la céramique (le Craft, Sèvres), le<br />
verre (CIRVA, Venini) et le métal (Alessi). En 2004, il est lauréat du concours pour la carafe Eau de Paris, produite en verre moulé à 60 000<br />
exemplaires.<br />
Lucien Clergue<br />
Lucien Clergue est né en 1934 à Arles. Il fonde en 1969 avec son ami l’écrivain Michel Tournier le Festival international de photographie<br />
<strong>des</strong> Rencontres d’Arles qui se tient tous les étés à Arles. En 1979, il présente à l’Université de Provence une thèse de Doctorat non écrite,<br />
ne comptant que <strong>des</strong> images dont Roland Barthes écrira la préface et qui sera publiée sous le titre Langage <strong>des</strong> sables. Il est le premier<br />
photographe à être élu membre de l’Académie <strong>des</strong> Beaux-Arts dont il assure la Présidence pour l’année 2013.
Johan Creten<br />
Formé aux Beaux-Arts de Gent, Paris et Amsterdam, Johan Creten est un sculpteur belge né en 1963 dont les nombreuses créations<br />
interrogent les thèmes du corps féminin, de la sensualité et de l’élément naturel. En véritable précurseur, il œuvre aux côtés de Fontana et<br />
Schütte au renouveau de la ceramique en art contemporain, et organise très tôt ses premières expositions : en 1994 à la Villa Arson à Nice<br />
ou encore au Mamco à Genève en 1998. Il a plus récemment participé à l'exposition "Beauté Animale" au Grand Palais et "Eugène<br />
De<strong>lacroix</strong>. Des fleurs en hiver. Othoniel, Creten" au Musée De<strong>lacroix</strong> en 2012 ; de nombreuses expositions personnelles sont organisées<br />
régulièrement en France et en Belgique.<br />
Cesare Di Liborio<br />
Né en 1960 à Reggio Emilia en Italie, il vit et travaille près de Parme. C'est en rencontrant Vasco Ascolini, chef de file de « l'école<br />
Émilienne », que Cesare Di Liborio devient photographe professionnel en 1993. Ses travaux sur les lieux de mémoire le mènent<br />
régulièrement à Arles, où il réalise <strong>des</strong> images dans les différents <strong>monuments</strong> de la ville. Il fait l'objet d'une exposition personnelle au musée<br />
en 2000, dans le cadre <strong>des</strong> Rencontres d'Arles et reçoit une commande, en 2002, sur les anciens ateliers SNCF.<br />
Erik Dietman<br />
Né en 1937 à Jönköping (Suède). Décédé en 2002 à Paris. Il travaille au CIRVA de 1985 à 1989, puis entre 1994 et 2000. Erik Dietman est<br />
un fabulateur. Avec ses sculptures et ses <strong>des</strong>sins, il raconte <strong>des</strong> histoires. Habitué <strong>des</strong> matériaux nobles comme le bronze et le verre, il l’est<br />
aussi de toutes les formes d’art et <strong>des</strong> attitu<strong>des</strong> qui génèrent la vie et le plaisir. Son implication auprès du groupe Fluxus en témoigne<br />
notamment.<br />
Véronique Ellena<br />
Née en 1956 à Bourg-en-Bresse, Véronique Ellena vit et travaille à Paris. Ses photographies sont présentes dans <strong>des</strong> collections privées et<br />
publiques (<strong>Centre</strong> Georges Pompidou ; Fond National d’Art Contemporain ; FRAC Ile de France …). Elle a été résidente à la Villa Médicis<br />
en 2008. Elle a participé à de nombreuses expositions collectives en France et à l’étranger, comme le Musée Malraux, (le Havre) Les<br />
Rencontres Photographiques (Arles)…<br />
Hreinn Fridfinnsson<br />
Né en 1943 à Baer Dölum (Islande). Vit et travaille à Amsterdam (Pays-Bas). Il travaille au CIRVA de 1994 à 1998, puis en 2001 et 2002.<br />
Tout l'œuvre de Hreinn Fridfinnsson interroge les rapports fondamentaux et les tensions qui construisent le monde : le positif et le négatif,<br />
les éléments de la nature, l'endroit et l'envers, l'objet réel et son reflet.<br />
Yann Gerstberger<br />
Né en 1983, il vit et travaille à Mexico. En 2007, il est diplômé du DNSEP de l’Ecole <strong>des</strong> Beaux-arts de Marseille. Son travail a été présenté<br />
dans de nombreuses institutions en France : Palais de Tokyo (Paris) ; 40 m3 (Rennes) ; Confort Moderne (Poitiers) ; La Friche Belle de Mai<br />
(Marseille)… Il prépare actuellement une exposition personnelle à la Galerie Alain Gutharc (printemps 2013).<br />
Paul-Armand Gette<br />
Né en 1927 à Lyon. Vit et travaille à Paris. Il travaille au CIRVA en 2005 et 2006. Paul-Armand Gette construit depuis plus de soixante ans<br />
une œuvre singulière qui invente un univers autour de la figure de la nymphe ou de l’idéal féminin. Il se passionne également pour la<br />
botanique, la géologie et les sciences naturelles de manière générale, disciplines qui l’inspirent dans ses œuvres qui prennent la forme<br />
d’herbiers, d’inventaires, ou de livres d’entomologie.<br />
Marcello Grassi<br />
Né en 1960 à Reggio Emilia en Italie, où il vit et travaille. Photographe depuis 1980, ses premières photographies, prises dans les gran<strong>des</strong><br />
nécropoles étrusques d'Ombrie ou de Toscane, le conduisent à une recherche où le noir, toujours d'une grande densité, prend une place<br />
centrale et confère un caractère quasi abstrait à ses images. De 1994 à 1996, il séjourne à plusieurs reprises à Arles et réalise une série sur<br />
ses grands <strong>monuments</strong> et sites archéologiques, entrée depuis dans les collections du musée Réattu.<br />
Lang/Baumann<br />
Sabina Lang est née en1972 à Bern en Suisse et Daniel Baumann en 1967 à San Francisco aux Etats-Unis. Les artistes basés à Burgdorf<br />
collaborent depuis le début <strong>des</strong> années 1990 en signant Lang/Baumann ou L/B. Inspiré par une esthétique de <strong>des</strong>ign intérieur futuriste, leur<br />
univers visuel s’adapte à différents espaces et en modifie la perspective. Sabina Lang et Daniel Baumann laissent toute latitude à leurs<br />
œuvres d'art pour séduire les regardeurs.<br />
Lucien Lorelle<br />
Né en 1894 et décédé à Paris en 1968. Photographe de studio spécialisé dans la publicité, Lucien Lorelle est surtout connu pour les<br />
nombreux portraits d'artistes et d'écrivains qu'il a réalisés. Pourtant, dès la fin <strong>des</strong> années vingt, il est en contact avec le groupe surréaliste<br />
qui influencera, tout au long de sa vie, une production plus singulière et personnelle, d'inspiration souvent littéraire.<br />
Jacqueline Matisse Monnier<br />
Née en France. Vit et travaille en France et aux Etats-Unis. Elle travaille au CIRVA en 1990 et 1991. Dans les années 1960, Jacqueline<br />
Matisse a travaillé pour Marcel Duchamp en assemblant les éléments qui composent la Boîte en valise. Plus tard, elle commence à fabriquer<br />
<strong>des</strong> cerfs-volants "afin de jouer avec les couleurs et les lignes dans le ciel". Son travail est présenté en 1980 à la galerie Betty Parsons de<br />
New York. Ses préoccupations se rapportent aux éléments naturels : le ciel, la mer, toujours liés par l'idée du mouvement. Plus<br />
récemment, elle collabore avec le compositeur et musicien David Tudor.
Anita Molinero<br />
Née en 1953 à Floirac, Anita Molinero vit et travaille à Paris et Marseille. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions en<br />
France, que ce soit dans <strong>des</strong> <strong>Centre</strong>s d’Art Contemporain ou <strong>des</strong> FRAC. Le MAMCO à Genève vient de lui consacrer une exposition<br />
personnelle. Elle a réalisé également <strong>des</strong> oeuvres dans l’espace public, comme récemment la station du Tramway T3, Porte de la Villette à<br />
Paris.<br />
Jean-Luc Moulène<br />
Né en 1955 à Reims. Vit et travaille à Paris. Il travaille au CIRVA en 2011 et 2012. Le travail de Jean-Luc Moulène passe à la fois par la<br />
photographie et la sculpture. Les deux médiums sont utilisés dans un même rapport, celui du regardeur et de l’observateur sur le monde<br />
qui nous entoure. Cette esthétique du quotidien et du réel se traduit par une œuvre précise et critique, sur les plans à la fois formel et<br />
sémantique.<br />
Jean-Michel Othoniel<br />
Né en 1964 à Saint-Etienne. Vit et travaille à Paris. Il travaille au CIRVA de 1990 à 1994, puis régulièrement entre 1998 et 2003. Depuis ses<br />
premiers travaux qui utilisent souvent le souffre et traitent du corps comme d’une matière plastique, Jean-Michel Othoniel découvre le<br />
matériau verre d’abord à travers l’obsidienne. Depuis, il développe une œuvre monumentale à partir de ce matériau, ouvrant un large<br />
imaginaire sur le fantastique et le féérique.<br />
Giuseppe Penone<br />
Né en 1947 à Garessio (Italie). Vit et travaille à Turin (Italie). Il travaille au CIRVA en 1985, puis revient plusieurs fois pour <strong>des</strong> projets<br />
entre 1987 et 2000. Acteur majeur du mouvement de l'Arte Povera, Giuseppe Penone utilise la nature, et l’arbre en particulier, pour<br />
élaborer un travail fondamental sur la main de l'Homme : son empreinte, son geste, son rôle de capteur avec le monde qui nous entoure.<br />
Javier Perez<br />
Né en 1968 à Bilbao (Espagne). Vit et travaille à Barcelone (Espagne). Il travaille au CIRVA de 1998 à 2002, en 2004, et enfin de 2007 à<br />
2009. Le corps et le temps sont deux constantes du travail plastique de Javier Perez. Il utilise <strong>des</strong> matériaux variés, parfois organiques, pour<br />
élaborer <strong>des</strong> sculptures et <strong>des</strong> installations qui inventent <strong>des</strong> mythologies universelles.<br />
Gaetano Pesce<br />
Né en 1939 à La Spezia (Italie). Vit et travaille à New-York (USA). Il travaille au CIRVA de 1987 à 1996 et effectue <strong>des</strong> séjours de travail en<br />
2000, 2004 et 2006. Formé d’abord comme architecte, Gaetano Pesce s’oriente vers le <strong>des</strong>ign tout en présentant son travail dans <strong>des</strong><br />
galeries d’art contemporain en Italie et à travers le monde. Il est partisan d’un <strong>des</strong>ign à “double fonctionnalité”, un <strong>des</strong>ign non seulement<br />
fonctionnel ou décoratif mais également à forte charge symbolique et existentielle.<br />
Bernard Plossu<br />
Né dans le sud Vietnam en 1945, il vit et travaille à La Ciotat. Plossu débute la photographie très tôt, dès la fin <strong>des</strong> années cinquante.<br />
Grand photographe de reportage, il fait de nombreux séjours au Sahara, au Mexique, puis en Californie et dans tout le Middle West<br />
américain. Attentif à « éviter tout effet grandiloquent ou spectaculaire », une partie de son œuvre se compose d'images miniatures, souvent<br />
panoramique, constituant aujourd'hui une de ses marques de fabrique.<br />
Agnès Propeck<br />
Née en France en 1962. Vit et travaille à Paris. Professeur de photographie, directeur de diplôme : ESAG/Penninghen, Paris. (Ecole<br />
supérieure d’arts graphiques). Agnès Propeck est à la fois plasticienne et photographe. Travaillant sur les significations passées, présentes et<br />
en devenir <strong>des</strong> objets, elle construit <strong>des</strong> mise en scène subtiles, sobres et touchantes. Elle qui « sait dégager une douce poésie du minimal<br />
<strong>des</strong> choses » (Emmanuelle Lequeux) est, plus qu’une faiseuse d’image, une faiseuse de sens. Agnès Propeck expose régulièrement en France<br />
et à l'étranger, dans <strong>des</strong> musées, galeries et festivals (récemment dans le cadre <strong>des</strong> Transphotographiques de Lille, ainsi qu'au Festival<br />
chinois de Lianzhou). Plusieurs de ses photographies ont déjà rejoint d'importantes collections françaises.<br />
Bernard Quesniaux<br />
Né en 1953 en France, il vit et travaille à Cherbourg. Depuis les années 80, il a exposé dans de nombreuses institutions françaises (Maison<br />
<strong>des</strong> Arts Georges Pompidou (Cajarc) ; Musée d’Art moderne (Strasbourg) ; Pommery (Reims) et instituts français à l’étranger (Tokyo ;<br />
Karlsruhe ; Thessalonique ; Alexandrie…). Il a été lauréat de plusieurs comman<strong>des</strong> publiques et a réalisé <strong>des</strong> scénographies d’opéra.<br />
Olivier Roller<br />
Olivier Roller est photographe. Depuis maintenant trois ans, il réalise une fresque photographique, cherchant à décrire le pouvoir et<br />
l'influence en ce début de XXIe siècle, par les individus qui le composent. Des portraits où se mêlent financiers, publicitaires, intellectuels,<br />
diplomates, ou encore Empereurs romains. Il rend contemporains et quelquefois vivants ces bouts de pierre sculptés où chaque brisure,<br />
éraflure est le miroir de nos ri<strong>des</strong>. Aujourd'hui, il approfondit la notion de pouvoir à travers <strong>des</strong> métiers qui élargissent le projet : Il y a<br />
notamment les chirurgiens, et les avocats, qui nous parlent du pouvoir d'entrer dans les corps, de « sauver », ou celui de rester libre.<br />
www.olivierroller.com<br />
Michael Roy<br />
Né en 1973 à La Rochelle, Michael Roy vit et travaille à Paris. Il a participé à de nombreuses expositions collectives en France et à<br />
l’étranger, notamment “Playback” au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (2007) ou encore “Le voyage intérieur” à l’Espace Electra à<br />
Paris (2005). Ses œuvres sont présentes dans <strong>des</strong> collections privées et publiques (Fonds National d’Art Contemporain).
Ettore Sottsass<br />
Né en 1917 à Innsbrusk (Autriche). Décédé en 2007 à Milan (Italie). Il travaille au CIRVA sur <strong>des</strong> séries de verres de 1998 à 2001, puis de<br />
2004 à sa mort en 2007. Diplômé en architecture en 1939, Ettore Sottsass travaille comme <strong>des</strong>igner auprès de gran<strong>des</strong> firmes italiennes<br />
comme Olivetti, Alessi ou Poltronova. En 1981, il fonde avec d’autres <strong>des</strong>igners le groupe Memphis, qui met en avant l’idée d’un anti<strong>des</strong>ign,<br />
un <strong>des</strong>ign affranchi <strong>des</strong> conventions liées aux pressions de l’industrie. Son langage formel puise dans <strong>des</strong> références très variées,<br />
convoquant les cultures et philosophies du monde entier, sans se soucier d’une unité stylistique.<br />
Jana Sterbak<br />
Née en 1955 à Prague (République Tchèque). Vit et travaille au Canada. Elle travaille au CIRVA de 1998 à 2004, puis en 2006. Le<br />
langage formel de Jana Sterbak emprunte tous les médiums : sculpture, installation, vidéo, photographie. Son travail, qui convoque<br />
souvent <strong>des</strong> forces contradictoires, traite de manière générale de la condition du corps humain, de l'altérité, du caractère fragile et<br />
éphémère de la vie.<br />
Vincent J. Stoker<br />
Né en 1979 à Clichy-la-Garenne, Vincent J. Stoker vit et travaille en Oise. Il est diplômé en 2003 d’une maîtrise Langue Lettre et<br />
Civilisation Anglophone de l’Université Paris VIII. Depuis 2010, son travail a été notamment exposé à Paris Photo (Paris) ; à la Galerie Alain<br />
Gutharc ; à Art Brussels (Bruxelles). Lauréat du Prix Platinium Mastercard en 2012, ses œuvres sont présentes dans les collections du<br />
Fonds National d’Art Contemporain.<br />
Gérard Traquandi<br />
Né en 1952, Gérard Traquandi vit et travaille à Marseille et Paris. Il développe depuis les années 90 une œuvre puissante et singulière, qui<br />
n’a de cesse d’interroger les pratiques mêmes de la peinture, de la photographie, et de la sculpture. Récemment, il a exposé à la à la Maison<br />
Européenne de la Photographie, Paris, au Pavillon <strong>des</strong> Arts Populaires de Montpellier, au Musée Cantini de Marseille… Ses œuvres sont<br />
présentes dans de nombreuses collections publiques françaises et européennes.<br />
Agnès Varda<br />
Née à Sète en 1928, elle vit et travaille à Paris. Célèbre pour ses films, Agnès Varda débute pourtant sa carrière par la photographie,<br />
réalisant de nombreux reportages autour du monde, ainsi que <strong>des</strong> portraits d'artistes. Lors de la constitution de la collection<br />
photographique du musée Réattu elle propose, dès 1964, d'offrir <strong>des</strong> œuvres. Elle envoie, en 1971, huit images de la série Figures de<br />
femmes, réalisés entre 1952 et 1968 dans divers pays, dont l'une d'elles prend pour scène l'abbaye de Montmajour.<br />
Robert Wilson<br />
Né en 1941 au Texas (USA). Vit et travaille à Watermill (USA). Il travaille au CIRVA régulièrement de 1994 à 2005. Plasticien et metteur<br />
en scène pour le théâtre et l’opéra, Bob Wilson réalise une œuvre pluridisciplinaire en passant par tous les médiums. Tout son travail est<br />
traversé par les forces qui s’opposent et l’idée <strong>des</strong> contraintes et <strong>des</strong> contraires. Partant toujours du <strong>des</strong>sin, les formes qu’il imagine pour<br />
le CIRVA construisent peu à peu un ensemble qui tend à définir une échelle de valeurs sur l’idée de la lumière, allant de l’opacité à la<br />
translucidité.<br />
Terry Winters<br />
Né en 1949 à New-York (USA). Vit et travaille à New-York (USA). Il travaille au CIRVA en 1994, 2004 et 2006. La pratique de Terry<br />
Winters se consacre essentiellement au <strong>des</strong>sin, et est toujours liée à un questionnement profond sur l'abstraction. Exposé dans les plus<br />
grands musées d'art moderne et contemporain américains, Terry Winters a également conçu <strong>des</strong> décors et costumes pour un ballet de<br />
Trisha Brown en 2001 et également pour Merce Cunningham en 2002.
Le CIRVA<br />
<strong>Centre</strong> International de Recherche sur le Verre et les Arts plastiques<br />
<strong>Centre</strong> d’art contemporain créé en 1983 à l’initiative du Ministère de la Culture, le CIRVA est installé depuis 1986 à Marseille dans<br />
un ancien bâtiment industriel, en plein cœur du quartier Euroméditerranée.<br />
Atelier verrier de recherche et de création contemporaine, le CIRVA accueille <strong>des</strong> plasticiens, <strong>des</strong>igners ou architectes ayant <strong>des</strong><br />
pratiques variées et désirant introduire le verre dans leur démarche créatrice. Ces artistes développent leurs projets de recherche<br />
et de réalisation, assistés de l’équipe technique du <strong>Centre</strong>, selon les modalités et le rythme convenant à chacun <strong>des</strong> projets.<br />
Les artistes accueillis se confrontent alors, le plus souvent pour la première fois, à une matière fascinante mais difficile à maîtriser.<br />
Chacun <strong>des</strong> artistes révèle dans le matériau ce qui contribue à enrichir sa propre démarche.<br />
Sous la conduite de l’artiste, l’équipe qui l’assiste s’efforce d’ajuster la palette <strong>des</strong> techniques et <strong>des</strong> savoir-faire disponibles au plus<br />
près du projet artistique. Cette attitude les amène quelquefois à inventer de nouveaux procédés, et parfois même les outils propres<br />
à leur collaboration. Par exemple, la technique Mistral - verre projeté à chaud – imaginée par Gaetano Pesce, est née au CIRVA et a<br />
fait l’objet d’un dépôt de brevet.<br />
Depuis plus de vingt ans, le CIRVA a accueilli quelque 200 artistes pour <strong>des</strong> projets divers, dans les domaines de l’art contemporain<br />
et du <strong>des</strong>ign ou <strong>des</strong> arts décoratifs. Il possède une collection d’environ 400 œuvres qui sont montrées au cours d’expositions dans<br />
<strong>des</strong> musées, centres d’art ou galeries à travers le monde.<br />
Parmi les travaux les plus marquants, nous pouvons citer :<br />
- les recherches de Pierre Soulages pour les vitraux de l’abbaye de Conques, en collaboration avec Saint-Gobain (1987-1989)<br />
- celles de Gaetano Pesce ayant abouti à la mise au point de cinq nouvelles techniques pour le verre - Mistral, Joliette, Vieux Port,<br />
Pastis, Plage - et à la réalisation d’un ensemble de 148 pièces (1988-1993)<br />
- les 200 pièces d’Erik Dietman présentées au Musée <strong>des</strong> Arts Décoratifs à Paris en 1997-98, puis au Nationalmuseum à<br />
Stockholm en 1999<br />
- L’Ange rouge de Marseille de James Lee Byars (1993, collection FNAC)<br />
- la série Ongles de Giuseppe Penone (1987-1994)<br />
- le Planétarium (2002), les Portraits olfactifs (2004), Narcisse (2001) et la série <strong>des</strong> Hard Entry (2004), de Jana Sterbak,<br />
régulièrement présentés dans <strong>des</strong> expositions (pour ne citer que les dernières, musée Réattu, Arles, en 2011, Château de<br />
Villeneuve – Fondation Emile Hugues, Vence, en 2012, et Palais <strong>des</strong> Papes, Avignon, en 2013)<br />
- la Torre de Sonido (1999, collection du Musée National d'Art Contemporain Reina Sofia, Madrid, Espagne), œuvre monumentale<br />
de Javier Perez, composée de plus de 1400 pièces de verre à fond bombé, installées sur <strong>des</strong> étagères oscillantes, ou<br />
Lamentaciones (2007-2009), installation constituée de cloches noires en verre soufflé de gran<strong>des</strong> dimensions<br />
- les éléments en verre du Kiosque <strong>des</strong> Noctambules (2000) de Jean-Michel Othoniel, réalisé pour la station de métro Palais Royal-<br />
Musée du Louvre, dans le cadre du centenaire du métro parisien<br />
- L’orgue à pets (1996) de Gilles Barbier<br />
- le lustre de Pierre Huyghe, Philippe Parreno et M/M réalisé pour le pavillon français de la Biennale de Venise en 2001, acquis<br />
par le FNAC<br />
- les installations Ellipse et Gazebo d’Andrea Branzi, présentées en 2008 à la Fondation Cartier pour l’art contemporain<br />
- les 24 pièces Marseille Template de Terry Winters, exposées en 2006 au Musée départemental du compagnonnage de<br />
Romanèche-Thorins et en 2012 au Château de Villeneuve – Fondation Emile Hugues à Vence<br />
- Voce parla luce de Giuseppe Caccavale, disques de verre soufflé et gravé, présentés en 2007 à la Chapelle de la Vieille Charité à<br />
Marseille et en 2012 au Château de Villeneuve – Fondation Emile Hugues à Vence<br />
- les 14 sculptures Bouteille de Sorcière et les 7 tables avec bouteilles ou mammouths (Monday, Tuesday, …), réalisées<br />
conjointement par Richard Deacon et Bill Woodrow, et exposées en 2008 au Bloomberg Space à Londres<br />
- The Messiah’s glASS d’Izhar Patkin, présenté en 2009 à l’exposition « Le sort probable de l’homme qui avait avalé le fantôme », à<br />
la Concergierie, Paris, et en 2012 au Tel Aviv Museum of Art, Israël, et au Jewish Museum, New York<br />
- Jardin d’Addiction de Christophe Berdaguer et Marie Péjus, présenté durant l’été 2011 à l’Abbaye de Silvacane, La Roque<br />
d’Anthéron, au musée du Quai Branly, Paris, en 2012 dans l’exposition « Les Maîtres du désordre », et qui sera en dépôt dans<br />
la collection permanente du Mucem, Marseille, à partir de mai 2013<br />
- les Nœuds soufflés de Jean-Luc Moulène, présentés à la foire Art Basel, Suisse, en juin 2012, au Modern Art Oxford, Royaume-<br />
Uni, de septembre à novembre 2012, à la galerie Thomas Dane, Londres, de novembre 2012 à février 2013, et dans l’exposition<br />
« Ici, Ailleurs », Tour-Panorama, Friche de la Belle de Mai, Marseille, de janvier à mars 2013<br />
- Cellules de Mona Hatoum, fruit d’un Atelier de l’Euroméditerranée mis en place par l’association Marseille Provence 2013, et<br />
réalisé au sein de l’entreprise Arnoux-Industrie à Aubagne et du CIRVA. Les Cellules sont présentées dans l’exposition « Ici,<br />
Ailleurs », Tour-Panorama, Friche de la Belle de Mai, Marseille, de janvier à mars 2013.
Concernant les réalisations touchant plus particulièrement au domaine du <strong>des</strong>ign et <strong>des</strong> arts décoratifs, nous mentionnerons :<br />
- la série <strong>des</strong> plats de Martin Szekely pour la Galerie kreo (1999-2000), réalisés avec la technique Mistral<br />
- les grands vases d’Ettore Sottsass pour la Galerie Mourmans, Maastricht (1999-2012), présentés de février à juillet 2013 à<br />
Sèvres - Cité de la Céramique<br />
- les séries de vases de Pierre Charpin, exposés en 2011-2012 au Mudac (Musée de <strong>des</strong>ign et d’arts appliqués contemporains),<br />
Lausanne, Suisse<br />
- les tables Shift et les lampes Spot de Sylvain Willenz, exposées à Bruxelles en septembre 2012 durant la manifestation Design<br />
September, à Courtrai en octobre 2012 pour la Biennale Intérieur, à Miami en décembre 2012 à l’occasion de Design Miami et<br />
à Dubai en mars 2013 pour les Design Days Dubai.
L’abbaye de Montmajour<br />
Montmajour se dresse sur la vaste plaine marécageuse de la vallée <strong>des</strong> Baux. A 5 kilomètres d’Arles, le glorieux Mons Major <strong>des</strong><br />
chartes médiévales n’est qu’une mo<strong>des</strong>te butte calcaire de 43 mètres d’altitude, qui jadis, formait une véritable île cernée par <strong>des</strong><br />
eaux mortes, et dont l’accès ne se faisait qu’en barque. Autour du marais primitif qui fournissait poisson, gibier, pâturages et plantes<br />
d’œuvre, s’était constitué un riche domaine foncier de terres à blé, vignes, oliviers, bois, cours d’eau, moulins, salines, pêcheries<br />
avec leurs serfs, leurs tenanciers et leurs dîmes. Des moines bénédictins y vécurent selon la règle de Saint-Benoît de Nurcie<br />
jusqu’en 1790. Ils édifièrent deux ensembles monastiques.<br />
Le monastère Saint-Pierre (X e-XV e siècles) : de ce premier lieu subsiste l’ermitage Saint- Pierre en partie aménagé dans le rocher<br />
sud. La nécropole rupestre fut aménagée au sommet de la colline et autour de la chapelle funéraire Sainte-Croix (XII e siècle),<br />
véritable reliquaire architectural. La tour Pons de l’Orme (XIV e siècle) surplombe ce premier ensemble et offre à son sommet un<br />
panorama vers Arles, Tarascon, La Crau, Les Alpilles.<br />
Le monastère Saint-Maur (XVIII e siècle) : lieu de vie de la communauté réformée bénédictine de Saint-Maur installée à Montmajour<br />
en 1639, il fut édifié à partir de 1703 jusqu’en 1736. Il est actuellement en cours de restauration avant son ouverture à la visite. À<br />
l’origine de l’abbaye, étaient présents <strong>des</strong> hommes ayant choisi la solitude et la méditation sur le rocher de Montmajour. Jadis cerné<br />
par <strong>des</strong> eaux mortes, le but premier du site était d’accueillir les morts. En quelques décennies, ces hommes donnèrent naissance<br />
avant l’an mille, à une puissante abbaye bénédictine, avec au sommet du rocher une grandiose abbatiale consacrée à la Vierge. Les<br />
gran<strong>des</strong> familles firent preuve de générosité envers l’abbaye qui devint une sorte de sanctuaire dynastique.<br />
À la fin du XIII e siècle, l’autorité de Montmajour également renforcée par la possession d’une relique - fragment du bois de la vraie<br />
croix - couvrait alors 56 prieurés. Ce fut dans le courant du XIV e siècle que la décadence de l’abbaye débuta, avec la terreur, la<br />
dévastation <strong>des</strong> terres et de la population par le passage <strong>des</strong> « Gran<strong>des</strong> Compagnies », les épidémies de peste, de famine… Au<br />
XVII e siècle, Montmajour connut grâce à la congrégation de Saint-Maur, une restauration spirituelle et matérielle, ainsi que la<br />
construction de nouvelles bâtisses ; les marais furent asséchés permettant l’augmentation <strong>des</strong> terres cultivables. Après la<br />
Révolution, l’abbaye fut dépouillée de ses pierres de tailles, de ses charpentes… la réduisant à l’état de ruine. Il fallut attendre 1840<br />
pour que Prosper Mérimée, inspecteur <strong>des</strong> <strong>monuments</strong> historiques, la fasse classer et la sauve.<br />
L’abbaye de Montmajour est ouverte au public par le <strong>Centre</strong> <strong>des</strong> <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong>.<br />
photos ci-<strong>des</strong>sus et page suivante : Philippe Berthé, <strong>Centre</strong> <strong>des</strong> <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong>
La restauration de l’abbaye de Montmajour<br />
L’abbaye de Montmajour, composée d’édifices s’échelonnant du XI e au XVIII e siècle, constitue un modèle de l’architecture religieuse<br />
en Provence. Vendus comme biens <strong>nationaux</strong>, les bâtiments abbatiaux sont utilisés par les Arlésiens comme carrière de pierre.<br />
Dépouillés depuis la fin du XVIII e siècle de leurs parements et toitures, ils se dégradent et menacent ruine. L’ensemble abbatial a<br />
conservé ses dispositions architecturales et ses volumes d’origine, à la fois imposants et fragiles. Remarqué par Prosper Mérimée,<br />
cet ensemble est classé dès 1840. Propriété de l’Etat, il est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 1981 et remis en dotation<br />
au <strong>Centre</strong> <strong>des</strong> <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong> par arrêté du 2 juillet 2007.<br />
Les campagnes de restauration entreprises par la DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur puis par le CMN visent à sauvegarder et<br />
mettre en valeur l’abbaye, et à développer les espaces ouverts aux visiteurs.<br />
Restauration du cloître (février 2012 – avril 2013)<br />
Le cloître, élément de liaison entre les bâtiments abbatiaux, est un chef d’œuvre de l’architecture romane, perpétuant le<br />
vocabulaire antique. Il conserve ses dispositions et ses volumes d’origine ; seule la galerie Ouest a été profondément remaniée au<br />
XVIII e siècle lors de l’érection du monastère mauriste. Ses quatre galeries s’ordonnent autour d’une cour centrale qui abrite une<br />
citerne recueillant les pluies collectées depuis les toitures. Chaque galerie voûtée en<br />
berceau est divisée en trois travées, rythmées par <strong>des</strong> arcs doubleaux. Les arcatures<br />
en plein cintre, ouvrant sur la cour, retombent sur <strong>des</strong> colonnettes jumelées, qui<br />
sont surmontées de chapiteaux très décorés, en partie restitués au XIX e siècle. En<br />
effet, le cloître a été restauré notamment à la fin du XIX e siècle par Henri Révoil, puis par<br />
Jules Formigé qui est principalement intervenu sur la galerie Nord. Cette dernière,<br />
qui était sous étais, présentait les plus importants désordres.<br />
Un diagnostic de l’état sanitaire du cloître a révélé un défaut général d’étanchéité,<br />
entraînant la disparition ou le délitement de plusieurs colonnettes (fissuration <strong>des</strong> tailloirs,<br />
dissolution <strong>des</strong> fûts, altérations <strong>des</strong> chapiteaux). Un examen plus approfondi a révélé<br />
sur l’ensemble <strong>des</strong> maçonneries <strong>des</strong> délavements et la présence de mousses dues à la<br />
pénétration <strong>des</strong> eaux de pluies depuis les couvertures déficientes.<br />
L’opération de restauration qui vient de s’achever a en priorité consisté à mettre le<br />
cloître hors d’eau. Elle a été conduite sous la maîtrise d’œuvre de François Botton,<br />
architecte en chef <strong>des</strong> <strong>monuments</strong> historiques.<br />
Les travaux, qui s’élèvent à un million d’euros, ont compris :<br />
• la restauration de la couverture en dalles de pierre <strong>des</strong> galeries Nord, Est et Sud,<br />
ainsi que la modification <strong>des</strong> chéneaux périphériques, initialement constitués en pierre<br />
et refaits en inox. Le rocaillage de la couverture de l’aile Ouest, jugé en bon état, a<br />
été conservé.<br />
• le brossage de l’ensemble <strong>des</strong> parements en pierre de taille.<br />
• le nettoyage et la restauration <strong>des</strong> éléments de décors sculptés et peints. Ces travaux ont consisté à nettoyer par désincrustation<br />
photonique 1 les parties sculptées ou très encrassées, à <strong>des</strong>saler certaines colonnettes, et à remplacer par <strong>des</strong> moulages certains<br />
fûts et chapiteaux sculptés de la galerie Nord. Dans ce contexte, un pilier d’angle, qui avait été déposé à <strong>des</strong> fins de sauvetage dans<br />
les années 1820-1830 et placé sous la responsabilité de la Mairie d’Arles, est désormais réinstallé à son emplacement d’origine.<br />
• enfin, la mise en place d’un éclairage d’ambiance et de sécurité.<br />
Cette opération a été menée sous la surveillance d’un archéologue, qui a procédé au relevé de l’ensemble <strong>des</strong> élévations.<br />
Restauration de l’Ermitage Saint-Pierre (septembre 2013 – janvier 2014)<br />
L’Ermitage Saint-Pierre, datant du X e siècle et constituant la partie la plus ancienne du monument, est principalement constitué<br />
d’une chapelle. Cette dernière, composée de deux vaisseaux parallèles, est une construction troglodyte insérée dans le rocher Sud.<br />
L’Ermitage est accessible par une porte percée dans le mur d’enceinte au XIV e siècle, puis par un escalier taillé dans la roche.<br />
L’Ermitage étant intégralement étayé et interdit à la visite, il est aujourd’hui nécessaire de consolider, en urgence, le front rocheux<br />
instable qui le surplombe et qui présente <strong>des</strong> fissurations importantes (<strong>des</strong> blocs de roche menacent de se détacher). La chapelle<br />
présente également d’importants désordres du fait <strong>des</strong> infiltrations d’eaux et <strong>des</strong> mouvements de la falaise. Elle a déjà fait l’objet<br />
d’un programme d’intervention d’urgence en 2010 : étaiements, mesures <strong>des</strong> déformations, consolidations, relevés archéologiques<br />
pierre à pierre.<br />
Ses parements extérieurs ne souffrent pas de désordres structurels, mais ses parements intérieurs présentent une altération<br />
profonde <strong>des</strong> structures porteuses, due aux importantes infiltrations d’eaux et à la migration <strong>des</strong> sels dans les voûtes et les<br />
maçonneries. Elle nécessite en conséquence <strong>des</strong> travaux de stabilisation de ses structures, arcatures, piliers et chapiteaux.<br />
Le programme de travaux, mené par François Botton, portera en priorité sur la stabilisation par « cloutage » de la falaise, puis sur<br />
la mise hors d’eau de l’Ermitage, l’assainissement, la consolidation <strong>des</strong> structures et <strong>des</strong> maçonneries intérieures de la chapelle. Le<br />
lancement de la consultation est prévu à la fin du premier semestre 2013 pour permettre un démarrage <strong>des</strong> travaux durant le<br />
dernier trimestre 2013.<br />
Dans un second temps, un projet pour la mise en valeur de l’ensemble de l’Ermitage et de ses abords sera commandé à l’architecte<br />
en chef <strong>des</strong> <strong>monuments</strong> historiques.<br />
1 Cette intervention au laser consiste à émettre <strong>des</strong> particules de lumière, à une forte puissance et suivant <strong>des</strong> impulsions très courtes. L’onde provoque ainsi une<br />
micro-résonance dans la couche de salissure qui se détache par effritement. Agissant par effleurement, cette technique conserve à la surface de la pierre son intégrité.
Le CMN en bref<br />
Sites archéologiques de Glanum et de Carnac, abbayes de Montmajour et du Mont-Saint-Michel, châteaux d’If et d’Azay-le-<br />
Rideau, domaine national de Saint-Cloud, Arc de triomphe ou encore villa Savoye, constituent quelques-uns <strong>des</strong> 96<br />
<strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong>, propriétés de l’Etat confiés au <strong>Centre</strong> <strong>des</strong> <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong>.<br />
Premier opérateur public français culturel et touristique avec plus de 9 millions de visiteurs par an, le centre <strong>des</strong> <strong>monuments</strong><br />
<strong>nationaux</strong> conserve et ouvre à la visite <strong>des</strong> <strong>monuments</strong> d’exception, leurs parcs et jardins. Ils illustrent, par leur diversité, la<br />
richesse du patrimoine français.<br />
S’appuyant sur une politique tarifaire adaptée, le CMN facilite la découverte du patrimoine monumental pour tous les<br />
publics. Son fonctionnement repose à plus de 75 % sur ses ressources propres issues notamment de la fréquentation, <strong>des</strong><br />
locations d’espaces ou encore du mécénat. Fondé sur un système de péréquation, le <strong>Centre</strong> <strong>des</strong> <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong> est<br />
un acteur de solidarité patrimoniale. Les <strong>monuments</strong> bénéficiaires permettent la réalisation d’actions culturelles et<br />
scientifiques sur l’ensemble du réseau.<br />
Monuments placés sous la responsabilité du <strong>Centre</strong> <strong>des</strong> <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
ouverts à la visite<br />
Aquitaine<br />
Grotte <strong>des</strong> Combarelles<br />
Abri de Laugerie-Haute<br />
Abri de Cap-Blanc<br />
Grotte de Font-de-Gaume<br />
Site archéologique de Montcaret<br />
Gisement de La Ferrassie<br />
Gisement de La Micoque<br />
Abri du Poisson<br />
Grotte de Teyjat<br />
Gisement du Moustier<br />
Tour Pey-Berland à Bordeaux<br />
Abbaye de La Sauve-Majeure<br />
Grotte de Pair-non-Pair<br />
Château de Cadillac<br />
Château de Puyguilhem<br />
Auvergne<br />
Château de Chareil-Cintrat<br />
Cloître de la cathédrale du Puy-en-Velay<br />
Château d'Aulteribe<br />
Château de Villeneuve-Lembron<br />
Bourgogne<br />
Château de Bussy-Rabutin<br />
Abbaye de Cluny<br />
Bretagne<br />
Maison d'Ernest Renan à Tréguier<br />
Grand cairn de Barnenez<br />
Sites mégalithiques de Carnac<br />
Site <strong>des</strong> mégalithes de Locmariaquer<br />
<strong>Centre</strong><br />
Crypte et tour de la cathédrale<br />
de Bourges<br />
Palais Jacques Cœur à Bourges<br />
Tour de la cathédrale<br />
de Chartres<br />
Château de Châteaudun<br />
Château de Bouges<br />
Maison de George Sand à Nohant<br />
Château d'Azay-le-Rideau<br />
Cloître de la Psalette à Tours<br />
Château de Fougères-sur-Bièvre<br />
Château de Talcy<br />
Champagne-Ardenne<br />
Château de La Motte-Tilly<br />
Palais du Tau à Reims<br />
Tours de la cathédrale de Reims<br />
Franche-Comté<br />
Cathédrale de Besançon<br />
et son horloge astronomique<br />
Paris<br />
Arc de triomphe<br />
Chapelle expiatoire<br />
Conciergerie<br />
Domaine national du Palais-Royal<br />
Hôtel de Béthune-Sully<br />
Musée <strong>des</strong> Plans-Reliefs<br />
Panthéon<br />
Sainte-Chapelle<br />
Tours de la cathédrale Notre-Dame<br />
Ile-de-France<br />
Château de Champs-sur-Marne<br />
Château de Jossigny<br />
Château de Maisons<br />
Villa Savoye à Poissy<br />
Domaine national de Rambouillet<br />
Domaine national de Saint-Cloud<br />
Maison <strong>des</strong> Jardies à Sèvres<br />
Basilique cathédrale de Saint-Denis<br />
Château de Vincennes<br />
Languedoc-Roussillon<br />
Château et remparts de la cité<br />
de Carcassonne<br />
Tours et remparts d'Aigues-Mortes<br />
Fort Saint-André de Villeneuve-lez-<br />
Avignon<br />
Site archéologique et musée d'Ensérune<br />
Forteresse de Salses<br />
Midi-Pyrénées<br />
Site archéologique de Montmaurin<br />
Château d'Assier<br />
Château de Castelnau-Bretenoux<br />
Château de Montal<br />
Abbaye de Beaulieu-en-Rouergue<br />
Château de Gramont<br />
Nord-Pas-de-Calais<br />
Colonne de la Grande Armée<br />
à Wimille<br />
Villa Cavrois<br />
Basse-Normandie<br />
Château de Carrouges<br />
Abbaye du Mont-Saint-Michel<br />
Haute-Normandie<br />
Abbaye du Bec-Hellouin<br />
Pays-de-la-Loire<br />
Château d'Angers<br />
Maison de Georges Clemenceau<br />
à Saint-Vincent-sur-Jard<br />
Picardie<br />
Château de Coucy<br />
Château de Pierrefonds<br />
Tours de la cathédrale d'Amiens<br />
Poitou-Charentes<br />
Tour de la Lanterne, tour Saint-Nicolas<br />
et tour de la Chaîne à La Rochelle<br />
Château d'Oiron<br />
Abbaye de Charroux<br />
Site gallo-romain de Sanxay<br />
Provence-Alpes-Côte d'Azur<br />
Place forte de Mont-Dauphin<br />
Trophée d'Auguste à La Turbie<br />
Site archéologique de Glanum<br />
Château d'If<br />
Abbaye de Montmajour<br />
Monastère de Saorge<br />
Cloître de la cathédrale de Fréjus<br />
Abbaye du Thoronet<br />
Rhône-Alpes<br />
Château de Voltaire à Ferney<br />
Monastère royal de Brou à Bourg-en-<br />
Bresse
Marseille Provence 2013<br />
Dès l’origine, la Capitale européenne de la culture a réuni la plupart <strong>des</strong> villes et <strong>des</strong><br />
structures intercommunales <strong>des</strong> Bouches-du-Rhône. C’est aujourd’hui une<br />
dynamique en marche qui rassemble, aux côtés de l’Etat et avec l’appui financier de<br />
l’Union Européenne, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Conseil général <strong>des</strong><br />
Bouches-du-Rhône, la Ville de Marseille et la Communauté urbaine Marseille<br />
Provence Méditerranée, la Ville d’Aix-en-Provence et la Communauté <strong>des</strong> pays<br />
d’Aix, la Ville d’Arles et la Communauté Arles-Crau-Camargue-Montagnette, la<br />
Communauté du Pays d’Aubagne et de l’Etoile, la Communauté du Pays de<br />
Martigues, les Villes de Salon-de-Provence, d’Istres et de Gardanne.<br />
Ces collectivités sont membres du Conseil d’administration et ont contribué, avec le<br />
monde économique, à défendre la candidature au titre de Capitale européenne de la<br />
culture et à l’élaboration collective du contenu du programme.<br />
Le projet a été rejoint en 2012 par quatre territoires associés : les Communautés de<br />
communes Rhône-Alpilles-Durance et Vallée <strong>des</strong> Baux-Alpilles ainsi que les Villes de<br />
Miramas et Port-Saint-Louis du Rhône.<br />
La dimension territoriale est au cœur de l’identité du projet culturel et de sa<br />
programmation : parcours thématiques sur le territoire, manifestations itinérantes,<br />
manifestations simultanées en plusieurs lieux, art dans l’espace public.<br />
C’est bien tout un « territoire Capitale » que Marseille Provence 2013 propose de<br />
découvrir aux visiteurs : les sites naturels et urbains, la diversité <strong>des</strong> habitants, <strong>des</strong><br />
traditions et <strong>des</strong> mo<strong>des</strong> de vie, les créations contemporaines.<br />
Au plan artistique et culturel, Marseille Provence 2013 propose une richesse<br />
exceptionnelle de manifestations dans toutes les disciplines : <strong>des</strong> rendez-vous<br />
inter<strong>nationaux</strong> de référence comme le Festival d’art lyrique d’Aix, les Rencontres de<br />
la photographie d’Arles, le Festival de piano de la Roque d’Anthéron, et les dizaines<br />
de festivals qui ont construit une solide réputation dans leurs disciplines.<br />
Plus d’informations sur le site www.marseille-provence2013.fr
Visuels à disposition de la presse<br />
James Lee Byars, Le petit ange rouge de Marseille, 1991-1993<br />
© CIRVA<br />
Pierre Charpin, Collection Torno Subito (série écran), 2000-2001.<br />
© J-L. Maby / CIRVA<br />
Erik Dietman, Biquette, 1993-1997<br />
© J. Bernard<br />
Hreinn Fridfinnsson, Sans titre, 2002.<br />
© J-L. Elzéard / CIRVA<br />
Paul-Armand Gette, Le loukoum rose d'Aziyadé, 2006.<br />
© J. Bernard<br />
Jean-Michel Othoniel, Le Cortège endormi (bannière n°15), 2002-2003<br />
© J-L. Elzéard / CIRVA<br />
Giuseppe Penone, Ongle, 1987-1994.<br />
© DR<br />
Terry Winters, Marseille Template/22, 2004-2006.<br />
© J-L. Maby / CIRVA
Javier Perez, Tempus Fugit (détail), 2002-2004<br />
© J-L. Elzéard / CIRVA<br />
Agnès Propeck, Sans titre (Le collier dit de la Reine), 2004.<br />
© Agnès Propeck<br />
Olivier Roller, Série Les figures du pouvoir antique :<br />
Inconnu III, Lucius Verus, Lucius Verus enfant et Jules Cesar.<br />
© Olivier Roller<br />
Ettore Sottsass, Kachina 16, 2006-2012<br />
© J. Bernard<br />
Thorsten Brinkmann, Arno Plumeau, Série Portraits of a Serialsammler, 2008.<br />
© Thorsten Brinkmann.<br />
Véronique Ellena, La main d'Antonio, Rome, Série Invisibles, 2011.<br />
Courtesy Galerie Alain Gutharc
Bernard Quesniaux, Tableau de 2, 2012.<br />
Courtesy Galerie Alain Gutharc<br />
Vincent J. Stoker, Hétérotopie #IEGDII, Série Hétérotopie, 2012.<br />
Collection Particulière.<br />
Anonyme, Mule du pape Pie VI, vers 1775.<br />
© Mairie de Bordeaux. Photo Lysian Gauthier<br />
Buste de la béatification de Saint François de Sales de Marseille, 1662.<br />
Moulins, Musée de la Visitation<br />
Gérard Traquandi, Porquerolles, prise de vue 2008, tirage 2011<br />
Courtesy galerie Laurent Godin, Paris.<br />
Cadre-reliquaire dans une pochette en soie, XVIIIe,.<br />
Moulins, Musée de la Visitation<br />
Ornement de la canonisation de J de Chantal en Avignon, Inconnu (Les Visitandines),<br />
vers 1750 ?. Moulins, Musée de la Visitation.<br />
© Jean-Marc Teissonnier, Moulins.
Mon île de Montmajour<br />
du 5 mai au 3 novembre 2013<br />
Informations pratiques<br />
Abbaye de Montmajour<br />
Route de Fontvieille. D17<br />
13200 Arles<br />
Tél. +33 (0)4 90 54 86 40<br />
www.<strong>montmajour</strong>.<strong>monuments</strong>-<strong>nationaux</strong>.fr<br />
Horaires<br />
du 5 mai au 30 juin — de 10h à 18h<br />
du 1er juillet au 31 août — de 10h à 19h<br />
du 1er septembre au 3 novembre — de 10h à 18h et fermé le lundi.<br />
Tarifs<br />
Plein tarif : 7,50 €<br />
Tarif réduit : 4,50 €<br />
Groupe adultes : 6 € (à partir de 20 personnes)<br />
Groupes scolaires : 30 € et 20 € pour les ZEP<br />
Gratuité<br />
Moins de 18 ans (en famille et hors groupes scolaires) - 18-25 ans (ressortissants <strong>des</strong> 27 pays de l’Union Européenne<br />
et résidents réguliers non-européens sur le territoire français) - Personne handicapée et son accompagnateur -<br />
Demandeur d’emploi, sur présentation d’une attestation de moins de 6 mois<br />
Catalogue<br />
Edition Actes Sud<br />
Format 24 x 30 cm<br />
120 pages<br />
Publication prévue en juillet 2013