Télécharger le magazine au format PDF - villa deco - le mag

villadeco.lemag.fr

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En octobre 1985, Coluche eut

l’idée de lancer un appel à toutes

les bonnes volontés pour distribuer

des repas aux plus démunis.

Les Restos du Cœur étaient nés.

Sans cet artiste, et sa persévérance

qui l’a amené à plaider cette cause

devant le Parlement Européen, les

Restos n’existeraient pas.

Depuis, des dizaines de milliers de

bénévoles participent chaque année

à ce grand élan de générosité

qui a permis en 2010/2011 de

servir plus de 109 millions de repas

et de faire face à une hausse

constante du nombre d’inscrits,

tout en amplifiant les actions

d’insertion.

Aujourd’hui, Coluche n’est plus là

mais l’idée de lutter contre l’exclusion

en donnant nourriture,

chaleur et réconfort est plus que

jamais d’actualité. Il est de notre

responsabilité de la faire vivre.

Envoyez vos dons aux Restaurants du Cœur 75515 Paris Cedex 15

ou www.restosducoeur.org

Les Restos du Cœur remercient vivement ce titre de presse

de s’associer à leur action en leur offrant cet espace.

© b[3]d Boulogne


Les reportages

Signature 9

La maison fertile

Une réalisation de l’agence MU Architecture

Osez 12

La faïencerie de Marmoutier

Une histoire de couleurs

Manufacture 16

La maison numérique du LAN

Un concept in vivo

Etude

Horizon jardin 23

L’éveil d’une cour

Les actualités

Mosaïque 18

Nature au cœur

Zone Franche

21

Communautés résistantes

Archi Eco Déco 26

L’aquarium du fainéant

Focus Immo 30

La liberté au prix loft

Les découvertes

Atmosphère 6

Rive droite, rive gauche

Clin d’œil 28

François Paget, l’illusionniste

Méli-Mélo 35

La sélection de Paula

Escapade 33

L’art de visiter les marchés

Les cahiers du mag

Expos, salons, livres 36

Carnet d’adresses 38

Sommaire

Numéro 2

SARL AT’HOME, 2 Rue Glaser Very - 37000 TOURS

R.C.S. TOURS 528 431 018

www.athomedeco-lemag.fr

Directeur de la publication : Nasser Adjemi – Directeur de la rédaction : Xavier

Guillon – Directeur artistique et technique : François Lison – Secrétaire de

rédaction : François Fièvre

Rédaction : Lucie Cluzan, Paula Pinheiro, Emmanuel Brousse, Cécile Robin,

François Lison et Xavier Guillon

Consultant rubrique : Dominique Beauchesne

Crédits photos : François Lison, Claire Garate, Gaspar Païva, Sophie Carles,

Mayuko Sakai, Yves Chardron, G Studio, Istockphoto et Fotolia

Remerciements à notre stagiaire Lysa Saget

Contact rédaction : contact@athomedeco-lemag.fr

Dépôt légal ISSN 2119-2219 – Tirage : 20000 exemplaires

Toute reproduction ou citation est interdite sans accord préalable.

Hiver 2012


Bienvenue - Welcome - Bienvenida - Gast Benvenuto - Bem-vindo -

20 4

www.athomedeco-lemag.fr

Le dialogue

Le magazine papier

Pour AT’HOME DECO, un magazine est un

lieu de partage. Le dialogue s’instaure entre

les particuliers, les professionnels et la rédaction,

mais aussi par l’espace d’échange sur la

rubrique FB Théma du site Internet de la publication,

et le Facebook AT’HOME DECO.

Vous avez entre les mains le deuxième numéro d’AT'HOME DECO. Nous espérons qu’il vous apportera un

plaisir dans cette nouvelle année 2012. Le magazine n’aurait pu voir le jour sans la confiance des premiers

annonceurs que nous tenons à remercier tout particulièrement.

FB Athomedeco Lemag

-

...


Edito

Visions

urbaines

La ville n’est pas qu’un cadre, une infrastructure

organisée par des urbanistes ; elle est d’abord

un lieu d’utilisation quotidienne des citadins qui y

vivent et de ceux qui y viennent. Elle est d’abord

l’œuvre de ses habitants.

La ville est aussi un récepteur des modes de vie

du monde proche et lointain. Elle adapte son

patrimoine au rythme des générations qui l’habitent.

La petitesse de ses parcelles foncières

concentre chaque lieu de vie. L’habitat s’organise

en son sein.

La ville est un ensemble d’espaces privés, communautaires

et libres. A chaque époque, l’espace

vécu du citadin n’est pas le même. La cité se

transforme pour un lendemain nouveau, pensé

et évalué, parfois mal (évalué). Elle inscrit dans

ses projets urbains les nouvelles innovations, les

centres d’intérêts de sa population, des modes

sociétales. La ville s’élargit, intègre d’autres communes.

Xavier Guillon

Directeur de la rédaction

Il faut alors, comme le souligne l’urbaniste

Marc Dumont, repenser ce périmètre et ne pas

« le considérer comme un débordement, mais

un point de départ à partir duquel la pratique

urbanistique peut alors organiser les vides et

les pleins ». La nouvelle ville ne doit pas être

qu’une simple mosaïque, une addition-collection

de communes. Elle comprend alors un périmètre,

des intervalles, des interstices qui ne

sont pas uniquement des périphéries du centre.

Elle intègre aussi des « espaces de l’incertitude

», indispensables à la respiration des territoires

urbains, car ils invitent à penser que les

sociétés peuvent vivre avec du non-programmé.

En ville, tout espace libre est à prendre ou à partager.

Il y a en ville individualité et harmonie communautaire.

Le bon usage fait toute la différence.

Dans ce numéro, nous évoquerons des « visions

urbaines ». Vous découvrirez des projets d’urbanisme

adaptés à la ville en devenir,

quelques façons d’habiter

citadines

5


20 6

Atmosphère

Rive droite

Rive gauche

Photos François Lison


« Contre les piles têtues l’eau s’acharne sans sursauts, avec une violence placide. Cela fait une large rumeur, dans l’air

mouillé un écroulement frais […] Elle est aussi, elle est encore…Ainsi de suite, à n’en jamais finir ! »

Le réglement du jeu est en page 27

Maurice Genevoix

7


20 8


Signature

La maison

fertile

Par la création d’une extension largement ouverte sur le jardin, Ludovic Malbet, de

l’agence MU Architecture, a fait d’une maison de ville classique, un lieu de vie des plus

agréables.

Texte Lucie Cluzan

Photos Sophie Carles / Mayuko Sakai

9


10

A

la recherche d’une maison de ville avec jardin,

un couple de retraités avide de chlorophylle

tombe sur la perle rare : une maison proche

du centre et sur un terrain suffisamment grand

pour que l'on puisse y construire une extension. Et pour

cette nouvelle habitation plus adaptée à leur mode de vie,

ils souhaitent donner carte blanche à leur fils et architecte

Ludovic Malbet. Leur volonté : des espaces de vie de

plain-pied, fluides et ouverts sur l’extérieur… et puis un

jardin le plus grand possible.

Nouvelle articulation

L’entrée dans la maison se fait maintenant sur rue par

l’extension. Depuis là, les circulations mènent au potager

sur le toit, puis au salon TV et au bureau, et aux chambres

d’amis situés à l’étage. Pour ne pas perdre d’espace,

l’escalier se développe au-dessus du plan de travail de

la cuisine. Véritable squelette d’un origami métallique, il

laisse passer la lumière pour mieux se faire oublier. Le

séjour-cuisine occupe tout le rez-de-jardin de l’extension.

Les propriétaires y passent le plus clair de leur temps.

Lumineux et relativement étroit, il se fond d’autant mieux

avec le jardin. L’air y circule naturellement par un jour

d’ouvertures hautes et basses, le tout couplé à l’air provenant

du puits canadien ; la température y est agréable

été comme hiver.

Singulière

Le maître d’œuvre perçoit immédiatement le potentiel

de cette maison pourtant un brin particulière et énigma-

tique : sur rue, ses deux façades sont totalement aveugles,

et aucune ouverture n’y sera percée pour conserver cette

identité forte. Glissée entre la maison et sa voisine, l’extension

établit un lien avec le garage existant, faisant

ainsi du jardin une sorte de patio. La surface habitable

est ainsi doublée, et de nouvelles circulations créées.

Les points d’orgue : une grande pièce de vie ouverte

au sud, à la lumière et à l’air, et un potager sur son toit.


Un potager sur le toit

Les propriétaires souhaitent que, d’où que l’on

soit dans la maison, les vues s’ouvrent autant

que possible sur de la verdure. Férus de jardinage,

l’idée d’un potager sur le toit de l’extension

les enchante. Et ce d’autant que cela

permet de réutiliser la terre déplacée pour la

construction de l’extension. Aussi, le potager

est pensé comme une pièce de la maison à

part entière, clos par des toiles qui font office

de garde-corps et protègent des vents. Translucides,

elles laissent filer la lumière jusqu’à la

parcelle voisine qui ne souffre pas de leur présence.

En suite

Une fois « vidé » de tout cloisonnement et escalier, le rez-de-jardin

est un plateau libre de 40 m² où s’organisent la chambre principale,

la salle de bains et la buanderie-dressing contenue dans une boîte

noire. A l’étage, la couleur et le ludique s’invitent avec ce filet de bateau

(garde-corps) pour le couchage en mezzanine situé au-dessus

de la salle de bains commune aux chambres d’amis. Comme dans le

reste de la maison, le sol est couvert d’une résine, blanche cette foisci.

Les espaces sont ainsi unifiés. Ici, rien n’est laissé au hasard pour

un plaisir d’habiter maximal

11


12

Osez

La faïencerie de Marmoutier

Une histoire de couleurs

Texte la rédaction

Photos François Lison

1885 est l’année de la naissance d’une usine, la faïencerie de Sainte-Radegonde.

Albert Asch, décorateur et céramiste crée des faïences en bleu de

Tours. Un siècle passe, en 1986, la photo s’invite dans les murs de l’entreprise

; Photocom s’installe et pérénise l'esprit du lieu. Durant ces année là,

Philippe Chaussonière, amateur d’architecture, s’arrête régulièrement, et admire

ce lieu qui pense-t-il, ne sera jamais le sien.

Lorsque bien plus tard il acquiert les lieux pour l’installation de son entreprise AMT

Assurances, Philippe Chaussonière réalise enfin son rêve. Il y a d'abord pour lui le

souvenir d'une histoire de vie, de ses enfants qu'il déposait le matin à Marmoutier,

de la baby-sitter qui habitait dans le quartier. Plus qu’un simple lieu, c’est aussi

tout un code de communication qu’il perçoit et intègre pour le développement et

l’épanouissement de son activité. Déjà, des couleurs sont là. Avec Gustave Asch,

les couleurs y sont nées ; Avec Photocom, une première coloration s’est approprié

l’espace. Selon la théorie du « coucou », dixit Philippe Chaussonière, il n’y avait

plus qu’à s’installer et à affirmer le sens des couleurs, en pleine cohérence avec

la communication à développer. Ce n’était pour lui « que des petites histoires

sympas. Quand on veut, on peut ! »

Transformer une usine en bureau est une métamorphose sociale naturelle ; encore

fallait-il la tenter. C'est le début d'une passion pour le propriétaire des lieux

et les autres entreprises qui ont accepté de l'accompagner dans sa démarche. La

manufacture s'éteint, c'est au tour du tertiaire de faire son nid. Aujourd'hui, ce n'est

pas une friche industrielle : une centaine de personnes y travaillent avec plaisir

et ferveur.


« On respire dans ces bureaux autrement qu’ailleurs » Entre

monde urbain et monde rural, il y a aussi cette Loire, ce faubourg,

ces vieilles manufactures et ces arpents de vignes que

l’on ne veut pas oublier. Etre tout prêt du centre ville, dans un

cadre de vie au pied de l’autoroute, pouvoir manger dehors,

c'était aussi un luxe qu’il fallait préserver, et qui a été confié a

l’architecte Ranjard dans ce projet de restructuration d’usine

en bureaux.

Pour l'achitecte et le propriétaire, le consensus est de se situer

dans la continuité de l'organisation colorée qui avait été initiée

par Photocom de manière embryonnaire. C'est l'évidence, il

faut travailler l’ensemble avec de grands aplats de couleurs,

orchestrer différentes teintes dans l'espace. En souvenir de

l'ancienne usine, l’escalier métallique qu’on trouve dans le hall

d’accueil résonne encore des pas des travailleurs.

Dans le hall de réception, une sérigraphie Pop Art de l’artiste

américain Andy Warhol et deux fauteuil, rappellent les années

1970 et le monde de la moto. D’autres tableaux contemporains

sont des palettes sur les aplats colorés des bureaux.

La lumière pénètre par les verrières en faîtage pour faire chanter

les couleurs.

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Lorsqu’une usine devient couleur, côté box,

chacun s’approprie son espace. Côté couloirs,

d’autres ambiances s’articulent.

Côté com’ / Côté usine, on adopte la spectre attitude !

Dans cette entreprise tous les services sont en couleurs.

Dans le hall d’entrée underground, l’affichage intègre les

couleurs. Les vélos des salariés, bien rangés, adressent

le message d’une entreprise citoyenne


16

Manufacture

La maison

numérique du LAN

Une maison concept in vivo sur les autoroutes de l’information

Texte et photos François Lison

onstruite selon les caractéristiques d’un logement

contemporain en terme d’architecture et

de choix d’ameublements, ce T3 de 170 m²,

Cserait

situé à une trentaine de kilomètres de Tours

la résidence idéale pour convenir à une petite famille.

Un salon lumineux ultra tendance orienté plein sud,

dans lequel on peut trouver meubles, objets high-tech et

home cinéma, une cuisine équipée design, une pièce

d’eau ainsi que deux chambres, tout pour vivre dans de

bonnes conditions. Seulement voilà, située au cœur du

Node Park Touraine, cette maison n’est pas habitée et ne

le sera jamais : elle fait partie intégrante du Laboratoire

des Applications Numériques, plus communément appelé

LAN.

LE CONCEPT IN VIVO

Dans ce laboratoire de 800 m², traversé par plus de 4 km

de câbles, cette maison unique au monde a été construite

dans un contexte purement scientifique. En effet, c’est

dans un esprit de réalité du terrain et de concept in vivo que

le groupe HF Company a décidé de mettre en place cette

maison hors du commun en 2006 : « nous avions besoin de

conditions réelles et maitrisées pour pouvoir effectuer nos

tests dans un environnement représentatif et reproductible

» explique le directeur général, Hervé Mary. On

retrouve ici le même processus d’encadrement et de visualisation

que pourrait avoir un laboratoire pharmacologique

qui effectue des protocoles expérimentaux sur l’animal,

mais dans le cas présent ce sont des appareils électroniques

de dernière génération qui sont testés (Box

ADSL2+, modems SDSL et fibre optique, boîtiers CPL...).

Pour parfaire les recherches, des ouvertures mitoyennes


entre la maison et le laboratoire permettent aux techniciens

d’observer directement la fonctionnalité et la fiabilité

des appareils multimédias, et ainsi de maîtriser tous

les facteurs influant sur un système donné.

UN LABORATOIRE D’EXPERIMENTA-

TION ET DE TESTS

Jauger, qualifier, certitifier, tester la robustesse et la performance

sont les mots d’ordre du LAN. C’est l’aire de la

convergence numérique liée à l’habitat, et aussi de l’économie

d’énergie. Tout facteur est à prendre en compte,

de la consommation des circuits électroniques au res-

pect des normes et protocoles de communication, en

passant par les différents types de support de transmission.

Doté de bancs de tests et d’éléments de réseaux,

c’est ici que s’effectuent les sprints et records de vitesses

numériques, à grands coups de 0 et de 1 à travers tous

les types de « tuyaux ». Cette maison numérique est

une veritable sphère du modernisme

Un concentré de technologie

Qualifier, certifier, tester

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Mosaïque

NATURE AU CŒUR

La nature de Saint-Cyr-sur-Loire vue par Jean-Yves Couteau, premier adjoint (chargé de

la communication, de la culture et des parcs et jardins, de l’embellissement de la ville)

Texte Xavier Guillon

Photos Cyb’Air Vision - Yves Chardron / Ville de Saint-Cyr-sur-Loire / François Lison

« L’Esprit de Saint-Cyr-sur-Loire », c’est ce qui avait d’abord retenu mon attention en 2007. C’était alors ce

qu’affichait la ville. Il y avait dans ce slogan un questionnement, peut-être aussi une affirmation d’identité en réponse

à une évidente absence de centre-bourg ; surtout, il y avait un projet pour vivre dans la ville. Un simple mot sans suite,

une utopie ? Il est nécessaire d'en savoir plus : rendez-vous est pris avec Jean-Yves Couteau, conseiller chargé de

l’embellissement de la ville.


« L’esprit de Saint-Cyr, c’est être bien chez

nous, avoir un chez-soi identifié », commence

Jean-Yves Couteau ; mais ce n’est pas une simple

volonté. C’est d’abord une prise de conscience que

la ville n’a pas un centre, mais trois, et que rien ne

pourra faire changer cet état de fait. Une réflexion est

alors menée pour mieux comprendre la ville, définir

son actif. Une première définition de Saint-Cyr pour

Jean-Yves Couteau : « Saint-Cyr-sur-Loire est une

entité, une ville tranquille qui n’est pas un quartier de

Tours et qui a une existence propre. Notre ville n’est

ni Neuilly-sur-Seine, ni Saint-Avertin. Saint-Cyr sur

Loire fait partie de l’agglomération de Tour(s)Plus ».

Créditt Cyb’Air Vision - Yves Chardron

Chaque ville a son histoire, Saint-Cyr a même son premier

centre historique dès l’époque de Saint-Martin, la marine

de Loire en bordure du fleuve. Des vignes sont sur ses coteaux.

Plus tard, des hommes politiques, des gens de lettre

et des artistes apprécieront l’ensoleillement de ses berges.

Ils construiront de belles demeures autour de grands parcs

protégés par de hauts murs de pierres. Une réalité, rappelle

Jean-Yves Couteau : « 4,5 hectares de parcs boisés sont en

plein centre-ville, autour de la mairie.» Et puis après-guerre, la

ville se développe bien plus vite en raison de la quiétude qu’on

y trouve. Progressivement les modes de vie changent, le sport

devient synonyme de santé, la population est en attente de

fêtes, d’évènements ; les saint-cyriens ont un vrai besoin de

sortir et de profiter des espaces de la ville.

La création d’une mission pour « l’embellissement de la

ville » part de cette idée d’une harmonie intégrant l’urbanisme,

le paysage, l’architecture, la détente, l’art et la culture.

Les parcs autour de la mairie s’ouvrent ; on abat les murs

d’enceinte autour de la Perraudière, l’art s’expose « hors les

murs ». L’idée reste que la population doit pouvoir se promener

dans toute cette verdure et être en contact avec l’art.

Les parcs deviennent des lieux de création permanente. Pour

Jean-Yves Couteau, « les parcs sont des lieux uniques d’inspiration,

de créativité, qui accueillent l’art sous toutes ses formes

». Le parc de la Tour devient un parc littéraire, et puis au cœur

de la ville, un nouveau concept d’exposition dans la rue est

créé, « le pavillon de la création ». Dans ce nouvel espace,

l’art est à proximité ; les œuvres de peintres, sculpteurs, plasticiens

sont visibles depuis l’extérieur de jour, comme de nuit,

grâce à de grandes baies vitrées et à un éclairage spécifique.

C’est une invitation à « regarder par les fenêtres, par le

trou de la serrure » ; c'est « du voyeurisme artistique » ou

plutôt l’idée qu’en tout un chacun, il y a « le regardeur artistique

», comme aime le dire Jean-Yves Couteau.

Créditt François Lison

19


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Il y a donc ce « cœur de ville » cher à l’équipe municipale,

avec sa « nature au cœur » qui prolonge la balade

des flâneurs, des allées et autres circulations douces

qui permettent de se promener à pied ou à vélo de son

« chez-soi » aux salles de spectacles et d’expositions.

Enfin, parce que la ville est d’abord à chacun, Jean-

Yves Couteau aimerait que Saint-Cyr « laisse une place

à des architectes assez dingues », car pour lui « l’intégration

d’un nouvel ensemble immobilier ne se fait pas

par la compilation, ni par la logique de la superposition

de morceaux de sucre. L’architecture doit être soignée,

s’intégrer dans l’espace ; il y a une alchimie à faire.»

Un élitisme ? Non « pas d’élitisme, mais de l’esthétisme

; dans la politique de la ville, les nouveaux

programmes collectifs doivent compter 30 % de logements

à caractère social.»


Zone Franche

Communautés résistantes

Les prix élevés de l’achat immobilier et les difficultés croissantes de se

loger en ville suscitent de nouvelles façons de construire et d’habiter

Texte Xavier Guillon

Photos G. studio

D

ans la plupart des grandes villes d’Europe, des

expériences d’autopromotion se mettent en

place. Des « groupes en autopromotion » se

forment ; des particuliers se réunissent pour

faire construire ensemble un immeuble dans lequel chacun

habitera chez soi. On appelle ces groupes d’autopromotion,

baugruppen en Allemagne.

Dans cette nouvelle voie, il n’y a pas de standard ; l’acte

d’habiter est privilégié. Il y a dans la conception du projet

une volonté d’harmoniser espaces communautaires,

mutualisés et privatifs, tout en respectant au mieux les

exigences de chacun dans ses besoins et ses attentes.

De même que l’architecture de l’immeuble peut être plus

soignée grâce aux économies d’échelle réalisées dans le

projet commun, des lieux mutualisés peuvent aussi s’intégrer

dans le projet. Il peut s’agir d’une laverie, d’un atelier,

d’une salle de musique, d’un espace d’accueil pour

les amis, d'un jardin ou d'un potager, d’une aire de jeux...

Dans cette convivialité choisie, l’habitat est conçu pour

une réelle intimité et une attention à la communauté de

voisinage.

Il y aurait chez les adeptes de l’autopromotion un désir

de prendre en charge son besoin en logement, d’effacer

les standards de la promotion immobilière, de choisir sa

mixité sociale. Le vivre-ensemble est aussi dans la nature

des projets d’autopromotion. Les autopromoteurs veulent

un cadre de vie physique et social, le droit d’habiter dans

un espace choisi.

Dans certains pays d’Europe, des quartiers entiers se

sont construits ainsi, et l’autopromotion est même devenue

une manière « normale » d’accéder à la propriété.

Pour les communes qui encouragent les actions d’autopromotion,

les intérêts sont multiples. Bien au-delà de la

simple expérimentation, l’autopromotion permet de maintenir

des familles avec enfants en centre-ville, d'autoriser

une certaine mixité sociale et enfin de favoriser la réhabilitation

et la valorisation de quartiers.

Pourtant, la réalisation d’un projet de construction ou de

réhabilitation en autopromotion n’est pas chose facile à

réussir ; de nombreuses tentatives isolées se soldent par

des échecs. Aussi des associations locales « d’habitat

groupé en autopromotion » se sont créées dans plusieurs

villes de France. Ces structures fédératrices ont principalement

pour objectif de regrouper particuliers et projets.

Dans ce premier travail, la convergence de projets permet

la mise en cohérence de valeurs partagées, le choix

du lieu de construction du projet et d’une typologie architecturale,

ainsi que la définition des bases économiques

et juridiques nécessaires à la construction de l’ouvrage.

Dans ces projets d’un futur vivre-ensemble, il y a alors

le début de l’histoire d’un projet commun de construction

entre futurs voisins, une histoire peu commune de voisinage

que l’on aura choisi ; le début d’une histoire d’un lieu

que l’on racontera à ses petits enfants

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Votre Jardin Notre Passion

De la Passion à l’Excellence,

Paysagistes en Val de Loire...

Parce que le jardin de vos rêves est le jardin qui vous

ressemble, Jacques et Anne Serrault opèrent cette magie

depuis 30 ans avec un talent reconnu.

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Horizon Jardin

L’éveil

d’une

cour

Une approche nature du jardinier

paysagiste Dominique Beauchesne

Photos Gaspar Païva

Sur rue, l’immeuble fraîchement restauré présente

bien ; Les enduits et les peintures sont au goût du jour.

La porte cochère laisse à penser qu’à l’arrière la cour

apportera un plaisir supplémentaire. Pourtant, le tout

est encore à réveiller ; la cour reste enfermée dans ses

murs d’un ton grisâtre et vieillot. Quelques potiches

voudraient ranimer l’ensemble. Les vélos sont posés

là, en attente d’usage, dans un désordre d’habitude.

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24

On aimerait redonner un sens à cette cour, lui restituer

une personnalité et un style en harmonie avec l’immeuble,

lui offrir de la profondeur et une ambiance chaleureuse.

Le jardin à créer doit s’intégrer à l’esprit de la

construction et devenir le lieu privilégié pour se retrouver

en famille ou entre amis. Il devra effacer aussi le poids de

la maçonnerie qui l’entoure. Son aménagement devra être

fonctionnel et esthétique. Cette cour étroite et enclavée

doit devenir un espace accueillant pouvant évoquer bien

des ambiances, des rêveries.

Pour faire de ce petit espace un véritable jardin urbain, il

va falloir d’abord définir ses besoins : avoir de la lumière,

de la couleur, avoir son potager, ses herbes culinaires,

avoir son coin de détente et de respiration… Il faut aussi

penser qu’il faudra pouvoir profiter au maximum de l’espace

(1/3 espace végétal – 2/3 espace circulation). Il y a

toute une organisation de la cour à prévoir, mais aussi une

coloration.

Les grandes dalles au sol sont conservées ; elles créent

l’uniformité et mettent en valeur la géométrie des lieux. Le

dallage se fait aussi passage.

En contraste, des espaces de verdure sont organisés

en vertical ; un mélange de plantes petites et moyennes,

persistantes et caduques permet au jardin de vivre toute

l’année. La confusion est amenée par ce mélange végétal.

Les encadrements des ouvertures permettent de jouer

avec les hauteurs et la géométrie des lieux.

Différentes zones de vie sont créées ; la végétation a été

intégrée pour délimiter les espaces. Quelques éléments

(poteries, jardinières…) affirment et animent les espaces

créés.

Le jardin est en 3D, il intègre l’horizontal, le vertical et la

profondeur. Il vit des teintes et des ombres ; de ses propres

teintes, mais aussi de celles qui l’entourent. Une légère

arborisation, des plantes vertes persistantes et une végétation

grimpante, lui permettent de vivre toute l’année.

Le jardin devient paysage ; il est créé en fonction de ses

souvenirs, de ses rêves, de ses voyages, et peut-être des

derniers magazines que l’on a lu. Le paysage prend naissance

dans la maison, grâce à quelques plantes d’intérieur

à proximité de la baie vitrée. Des agrumes, succulentes

et cactées bénéficieront de l’ensoleillement et du

micro-climat apporté par le vitrage de la baie. La cour est

éveillée ; il ne reste plus qu’à l’aider à vivre.

La simplicité est mère de la beauté ; tout ce qui était dans

la cour avant sa mise en état a été conservé et laissé en

place. Dans une pratique de spontanéité, quelques ardoises

deviennent des sets de table. Toute surcharge est

évitée. Les différents arrosoirs qui traînaient ont pris place

dans la niche d’une fenêtre. Avec modération, les accessoires

osent un soupçon de couleurs

Début décembre, Stéphane, un ami qui voulait faire plaisir à sa femme Clo, nous a demandé de réorganiser

sa cour. Après avoir réalisé un petit croquis de la cour organisée et végétalisée, nous sommes allés

ensemble acheter quelques plantes. Il nous aura fallu plus de temps à se décider et à collationner que pour

le reste du travail ; un petit camion, quatre bonnes heures pour la conception et l’achat de végétaux, et un

peu plus de deux heures (à trois) dans l’après-midi pour la mise en place.


Pour la réalisation de notre projet, nous avons acheté

un palmier, un laurier du Caucase, une fougère arborescente,

une grosse potée de bambous, un camélia,

un laurier sauce, un rhododendron, un hortensia, un

syca, du lierre, quelques crocus, et… deux petits sapins

(en raison de la période des travaux).

Il a été acheté chez un récupérateur de vieux matériaux,

un buste de cheval en mémoire de l’ancienne

écurie qui se trouve en face de la baie vitrée du séjour.

Un vieux cheval à bascule, lui dans le séjour, fait rappel.

Dans un magasin de jardinage, il a été choisi trois

pots vert tendre en céramique, de différentes tailles, et

une grande jarre également en céramique.

Nous en avons même profité pour décorer notre sapin. Non nous ne sommes plus à Noël, mais qu’importe, pourquoi

pas un sapin d’Epiphanie ou de Pâques (pour les retardaires)... Une petite idée d’éphémère pour un tea time ou les

soirées d’hiver.

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Archi Eco Déco

L’aquarium

du fainéant

Texte Emmanuel Brousse

« Un aquarium, c’est vraiment sympa, mais trop pénible

à entretenir ». Essayez-donc de causer aquariophilie

autour de vous et vous verrez que cette

réponse revient presque toujours. L’aquarium traîne

derrière lui une image de contrainte permanente qui

oblige son propriétaire à rester chaque jour au chevet

de ses protégés à nageoires. Pourtant, en rusant

un peu et en s’intéressant un minimum à la question,

entretenir son aquarium et ses poissons peut devenir

très simple, et surtout ne nécessiter que peu de

temps.

Première règle d’or du fainéant : établir un bon équilibre

dans son aquarium. En jonglant avec les espèces

que vous allez faire cohabiter, vous allez déjà

pouvoir gagner beaucoup de temps. Pas question

par exemple de choisir les poissons les plus colorés

et de se contenter de les entasser dans un bocal

rempli de cailloux et de décorations en plastique.

Si vous expérimentez cette solution, vous risquez

fort de passer vos journées à changer l’eau et à nettoyer

les algues sur les parois. Mieux vaut tenter de

reproduire à petite échelle un biotope existant dans

la nature. Un nombre raisonnable de poissons issus

d’une même région évitera à la fois qu’ils s'entretuent

et que l'eau s'appauvrisse rapidement. Ajoutez

des plantes pour filtrer et quelques crevettes et

poissons nettoyeurs afin d’enlever les algues à votre

place.

Deuxième règle : ne pas collectionner les poissons

bêtement. Un poisson de chaque espèce, c’est vrai

que c’est joli. Mais à moins d’avoir envie de passer

votre vie à l’étude de la sociologie animale, mieux

vaut limiter vos envies d’accumulation des espèces.

Si vos poissons ne sont pas en concurrence,

vous gagnez sur tous les tableaux.

Vos poissons vivront plus longtemps

et se reproduiront. En un mot :

vous n’aurez pas à en racheter

d’autres.

Troisième règle : poussez encore la fainéantise

jusqu’à demander au vendeur les

espèces les moins gourmandes, et

vous pourrez même prendre

moins de temps à les nourrir.

Dernière règle : attention tout de même à ne pas

pousser le bouchon trop loin. Evitez par exemple les

petits bocaux vendus dans le commerce où une crevette

et une plante sont censés vivre en symbiose

sans le moindre entretien ; la vie dans ce genre de

mini-aquariums ne dure guère plus de quelques

mois. Enfin, contrairement à ce que pourrait penser

un néophyte, un grand aquarium est toujours plus

simple à entretenir qu’un petit ; dans un aquarium de

petit format, le moindre changement affectera tout

l’équilibre du biotope, alors qu’un grand aquarium

sera plus difficile à déstabiliser. Pour vous éviter de

constantes vérifications de la chaleur de l’eau, du

pH et autres formalités ennuyeuses, oubliez donc de

miniaturiser.

En jonglant avec ces quelques règles basiques, vous

pourrez idéalement obtenir un aquarium à nettoyer

moins fréquemment, avec des poissons à nourrir

seulement tous les deux ou trois jours. Une charge

de travail somme toute assez limitée qui vous permettra

de profiter des joies de l’aquariophilie

sans y consacrer l’intégralité de

vos week-ends.

Si la fainéantise reste compatible

avec l’aquariophilie

n’oubliez pas tout de

même, qu’en abuser

finirait par causer à

la fois la perte de

vos poissons et

celle de votre

temps !


Participez au jeu Rive droite / Rive gauche

Jusqu’au 29 février 2012 minuit, tentez votre chance, en envoyant votre réponse par e-mail à l’adresse

contact@athomedeco-lemag.fr ou bien directement via la page contact du site, ET GAGNEZ !

Le jeu :

Il s’agit pour chaques ponts photographiés sur les pages 6 et 7 du 2ème numéro d’AT’HOME DECO :

1 - de situer la commune où il se situe

2 - De dater sa construction (année)

3- De mentionner son nom

Les prix

1er PRIX – Une nuit privée à réserver entre juin et septembre 2012 sur l’Amarante pour 2 personnes, pour découvrir, en bateau, les

paysages chargés d’histoire de Candes-Saint-Martin à Montsoreau, petits villages à flan de coteau (classés parmi les plus beaux

villages de France), lieu de frontière entre Touraine et Anjou et de rencontre entre la Vienne et la Loire. Une navigation pour un regard

inattendu sur ce patrimoine ligérien. Le bateau et l’équipage seront réservés pour accueillir deux personnes. Embarquement à bord

de l’Amarante, départ vers 19 heures, balade commentée, puis repas servi par l’équipage, nuit à bord. Le lendemain, retour pour le

petit déjeuner vers 10 heures.

2ème PRIX – Deux places pour le spectacle « BENABAR », à Tours VINCI, le 3 mars février 2012 à 20h00. « Sa vocation initiale de

cinéaste est peut-être ce qui l’a amené à écrire et chanter des textes aussi précis et touchants, qu’il s’agisse de portraits balayant les

clichés, ou du récit de scènes de la vie quotidienne («Y’a une fille qu’habite chez moi»...)

3ème au 6ème PRIX – Une invitation pour 5 personnes à O2 CAFE, 28 rue de Briçonnet à Tours pour consommer une session

d’oxygène couplée à des huiles essentielles naturelles. Une détente entre amis dans un salon zen.

27


28

Clin d’œil

François Pagé, l’illusionniste

Texte Paula Pinheiro

Perceptions urbaines

Il suffit d’ouvrir les yeux pour percevoir les touches de pinceaux

aux couleurs colorées de l’artiste-peintre François

Pagé, comme l’éclosion tant inattendue du trompe-l'œil.

L’artiste joue dans l’environnement urbain avec toute l’exubérance

de sa palette qui se fond dans la ville. La couleur

s’invite dans les murs tourangeaux... un peu partout par

les ombres protectrices, l’ombre des rêveurs, l’ombre des

arbres, par la transparence des tons, les reflets, les éclats

de gris filtrés par des gammes de son nuancier. Un goût

de frais mélangé aux saveurs fruitées des couleurs vives...

Tout est dans l’art de choisir et d’associer les teintes,

de donner de la vie aux villes de Saint-cyr-sur-Loire, de

Saint- Avertin ou de Tours. Les commandes ne manquent

pas : projets, cahiers des charges, maquettes, ou tout

libre cours laissé à l’artiste. Le trompe-l'œil n’est pas « un

cache-misère ; en amont, il y a un travail de lissage des

murs et un nettoyage » précise François Pagé. Apparaissant

comme une fantaisie lumineuse au milieu d’un

espace, le trompe-l'œil accentue et agrandit le lieu pour

le regard, créant une ambiance effervescente où règnent

l’inspiration, la variation, la profusion et l’ambiguïté. Le jeu

de l’ombre et de la lumière confirmera la justesse, rendant

pertinente la représentation du tableau. A travers sa peinture

se découvre l’idéal profond de cet artiste multiple, qui,

dans le contexte de son époque voyage entre le passé et

le présent. Il ne met pas simplement des couleurs ça et là,

il réinvente l’extérieur en le mettant en scène.

A bas les idées reçues !!

Trompe-l’œil La maisonnette à Saint-Avertin

Les trompe-l'œil ne sont pas forcément synonymes de

ringardise, d’agressivité, de mièvrerie, tout est dans l’art

d’épurer et de choisir l’histoire, les nuances de la nature,

et d’associer les teintes avec les lignes dans un environnement

contemporain.


Pour découvrir d’autres trompel'œil

de François Pagé rendezvous

sur le site du magazine

athomedeco-lemag.fr, rubrique

«Actu+», et aussi sur le site de

l'artiste à l'adresse www.francois.

page.pagesperso-orange.fr, rubrique

"Murs peints et réalisations".

Les peintures murales que François Pagé est amené à réaliser

sur des murs d'écoles, de restaurants et autres, s’expriment

d’un trait réaliste à l’échelle 1/1. L’art pénètre aussi

dans le domaine public par un décor d’échafaudage, des

seaux de peinture de 10 l et une grande palette de couleurs.

Si la nature s’impose comme un décor de la ville moderne,

elle est aussi un élément propre à améliorer la qualité de

vivre en zone urbaine. Les couleurs expriment la vision de

l’artiste. L’œuvre prend forme ; des allures de taches de

peintures, de coups de pinceaux sous les yeux des passants,

qui offrent des moments de convivialité, d'interaction,

de conversation face à l’œuvre, laissant indéniablement la

véritable trace vivante d’un moment.

Aux quatre coins de la ville

A deux pas, le trompe-l'œil à quai donne la vision d’un port

en pleine ville de Saint-Cyr-sur-Loire, une image de quiétude,

qu’elle renvoie à celui qui la découvre. Ailleurs, une

abside impressionnante s’enfonce dans un espace de Saint-

Avertin que projette une maison par des ombres factices au

creux d’une façade inexistante. Un ciel d’un bleu idéal parsemé

de petits nuages blancs arrêtés tapisse le fond. Les

matières naturelles et légères respirent la vie en ville ! Ici, à

Chambray-lès-Tours [l’oeuvre préférée de l’artiste], une façade

de l’école Jean-Moulin qui devient un temps de récréation,

s’ouvrant au fond d’une courette de joie, de liberté et

d’innocence. Par petites touches, le vermeil qui s’oppose à

l’ocre est poudré de bleus affirmés qui réveillent une gamme

de verts. Pas de demi-mesure, mais de l’audace sur une

grande surface.

Le trompe-l'œil est un genre pictural destiné à tromper l’attention

du spectateur, qui lui fait accepter l’illusion comme

une réalité. C’est en quelque sorte l’art du faux. La technique

du peintre se mesure à l'objectif d'une représentation

convaincante et troublante de la réalité. Pour l’artiste, c’est

« faire descendre l’art dans la rue, dans le cadre même

de la vie quotidienne, faire participer le public à l’évolution

picturale et graphique d’une époque ; voilà sans doute la

principale mission culturelle de la décoration murale dans la

ville ». Le clin d’œil et l’humour qui accompagnent bien

souvent le trompe-l’œil en sont l’élégance. La distance a

fondé le point de vue, l’approche du mur révélera le stratagème

: il ne s’agit que de peinture, mais l’art a joué son

le théâtral, cinématographique dans les ombres des façades

pour donner raison à Fernand Léger qui disait que

la couleur est « une nécessité vitale, une matière première

indispensable à la vie ! »


30

FOCUS IMMO

La liberté

au prix

loft

Texte Cécile ROBIN

A l’heure où l’envie d’être propriétaire n’a jamais été

aussi forte, où le besoin de posséder son propre chezsoi

fait partie des préoccupations premières des français,

deux écoles semblent s’affronter : les adeptes du

cloisonné, et les aficionados des grands espaces ouverts.

Et si la construction traditionnelle tend à se rallier

à la première catégorie, l’esprit qui règne sur l’architecture

urbaine contemporaine privilégie plutôt la seconde.

Nés aux Etats-Unis dans les années 1970, les lofts sont nés

du besoin d’une population principalement constituée d’artistes

d’acquérir de grands espaces à moindres coûts. Entrepôts

industriels et usines désaffectées, rénovés et détournés

de leur utilité première, furent alors une réponse idéale, bientôt

prisée par les milieux les plus branchés.

Victime de son succès

Le phénomène arrivera en France dans les années 1990,

pour devenir ultra prisé aujourd’hui. Mais s’il restait abordable

il y a encore dix ans, le loft est aujourd’hui victime de son

succès et ne s’adresse désormais plus qu’à une clientèle plutôt

fortunée. Et pour cause, le coût élevé de l’acquisition de

biens de plus en plus difficiles à trouver, ajouté à celui des

travaux de modification, aux problèmes juridiques de changement

d’affectation, à quoi s'ajoutent les coûts de « l’entretien

» de ces grandes surfaces, difficiles à chauffer notamment,

en font des produits devenus rares et chers. Préparezvous

donc à un long parcours du combattant.

Un loft à Tours...

A Tours, une petite dizaine de produits semblent disponibles à

un prix débutant à 350 000 €. Une alternative pour les acquéreurs

à plus petit budget ? La copropriété, qui se pratique de

plus en plus, en région parisienne notamment, et qui permet

de diviser les coûts. On sait que les anciens magasins généraux

de la S.N.C.F. à Saint-Pierre-des-Corps sont en voie de

réhabilitation. Une piste à suivre ?


Création de patrimoine

IFB France propose des SOLUTIONS SUR-MESURE

en IMMOBILIER LOCATIF DÉFISCALISANT

(Scellier, Scellier intermédiaire, LMNP, LMP, EHPAD ...)

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32

VOTRE

ESPACE

PUBLICITE


Escapade

L’art de

visiter les

marchés

Baladons nous au hasard des rues, ruelles, places et boulevards qu'animent les

marchés de la communauté urbaine tourangelle

Texte Paula Pinheiro / Photos François Lison

epuis 1980, les Halles s’ouvrent comme une malle de voyage où l’on

découvre des aliments d’ici et d’ailleurs, dans un esprit convivial et de

bonne chère ! Une sorte de village culinaire où des différents univers

gustatifs se mettent à jouer ensemble et haranguent les passants sans

Dmot dire. En conservant à chacune de ses richesses ses émotions jaillissent

des souvenirs enfouis dans les petits et les grands plats de la mémoire de la

cuisine familiale. Un espace à la fois clos et ouvert, repère idéal pour préparer

des repas plaisants et variés. Que nous y entrions du côté sud, nord, ouest ou

bien est, les Halles de Tours s’entrouvent sur des paysages riches de bruits, de

bavardages, de rires qui nous donnent, à notre insu, quoique de notre plein gré,

l’envie de manger et de boire. De bien manger et de bien boire. C’est-à-dire pas

trop… car la qualité est présente. Celle, que nous reconnaissons car elle reflète

gaieté, fraîcheur et authenticité, qu’il s’agisse de viandes, de petits poissons, de

charcuterie, de fruits, de légumes ou de pains pour les accompagner.

Un dimanche matin, allons vers le sud-est de Tours pour rejoindre le

fameux marché Velpeau. Un ancien aussi celui-là ! Et qui tient ses promesses

depuis… 1897. Beaucoup de monde sillonne la petite place où

pas moins de 180 marchands nous proposent de tout. A manger, à boire et

même de quoi s’habiller. En bonne place, les pâtes artisanales, de toutes

les couleurs. Des tagliatelles, des gnocchis, des raviolis au canard. On

y trouve facilement aussi le lapin au romarin et la truffe blanche, enveloppés

dans des sacs écolo, avec les prix marqués sur l’ardoise. Et des

légumes et fruits de saison, qui n’ont pas fait trois fois le tour de la planète

avant de conquérir nos assiettes. A vos marques, prêts, chinons ! Les

« chiffons » de toute sorte nous invitent à les regarder et à les toucher. La

mode actuelle et le vintage à petits prix. Comme-à-ton-époque-j’te-dis !

10 €, 5 €, 3 €…Tu dis mieux ? Avant de quitter le marché Velpeau, l’apéro

s’invite avec des claquements de verre dans un des cafés bondés malgré

l’heure déjà avancée du début d’après-midi, qui jouxtent la place, côtoyant

ces maisons si typiques des années 1930 qui perpétuent le charme discret

de cet endroit populaire.

Rendons nous plus au sud encore, au marché de la Rabière à Joué-lès-

Tours, ville attachante et cosmopolite. Le jeudi matin, le marché évolue à

un rythme qui donne envie d’y rester bien plus que le temps nécessaire

pour faire les courses programmées. Le lieu nous fait penser aux vers

de Charles Baudelaire « les parfums, les couleurs et les sons se répondent…

» Fruits, légumes, parfums, épices, tissus, bijoux rivalisent d’inventivité

pour attirer notre regard. Des odeurs de menthe, de cumin, d’harissa,

de cannelle, des couleurs pourpres et des vermeilles vivantes et chaudes

ne cessent d'emplir nos narines et nos yeux... Inoubliables

33


17 rue de Tréché - 37230 FONDETTES

Tél. 02 47 42 07 58

www.isacadre.com

E-mail : isacadre@wanadoo.fr

à bord de l’Amarante et de La Belle Adèle,

venez vous évader avec notre équipage ?

Voguez sur la Loire et la Vienne pour un dîner,

une balade nature, ou une nuit « magique » à bord.

www.bateauamarante.com

Infos & réservation : 02 47 95 80 85


Méli

MélO

C’est la sélection de Paula...

A l’abordage !!!

Un coffre, vire à

babord, vire à tribord...

Laissez-vous

porter par les flots. Un

mélange de bois noir

et de loupe, surmonté

d'une serrure en métal

pour débarquer sur nos

terres. Pour les explorateurs

à la conquête

d’objets, c’est direction

Maylis.

Dim. 91 x 45 x 45 cm

Féerie de lumière

En métal ajouré, cette lanterne

photophore anime de sa douceur

et de sa lueur le jardin aussi bien

que la maison. Ces couleurs

épurées, ses formes florales

et conviviales vous invite à

entrer dans la boutique.

Maylis 3, rue Corneille

37000 Tours

Tél : 02 47 61 00 71

Jarres et Jardins

6, rue Marceau à Tours

Tél : 02 47 20 08 15

Vintage 1985

Cette paire de fauteuils de la série

Costes du célèbre Philippe Starck est

une véritable aubaine. Un revétu de

cuir noir sur un coussin idéalement

fixe, monté sur un piètement de tubes

d’acier noir. Come back to the 80’s!

Dim. 80 x 47.5 x 58 cm

Boutique Gabillet

1, rue Buffon et 27, rue Emile Zola

37000 Tours

Tél : 02 47 64 28 77

Acidulé

Nuancier d’été aux couleurs acidulées avec des rayures, cette enfilade et

son fauteuil cabriolet sont revisités avec un style résolument moderne. Raffinement,

détails et finitions sont le firmament de cette collection inventée

et créée par Fabrice.

Fabrice Mobilier

85, rue Georges Méliès à Tours

Tél : 02 47 51 02 05

Malicieux

Ce chariot à rouler design,

avec des courbes généreuses

! pour les bûches,

brindilles... et pour vous

tenir chaud tout l’hiver...

En toute simplicité.

La Maison d’Annie

Le Pont de Cisse à Vouvray

Tél : 02 47 52 77 76

Les femmes viennent de Vénus

Difficile de résister à cette statuette Daum de l’artiste Alain

Séchas au nom très évocateur « La Vénusienne ». Quand le

glamour s’invite,

attention au coup de foudre.

Edition limitée à 75 exemplaires

Dim. 83 cm - 32 5/8"

Scène de Cristal - 5 bis, rue Mirabeau à Tours

Tél : 02 47 61 62 20

Pendule Dali

Cette pendule, modulable par son

aspect inventif est une confusion

de l’art en extase sur une étagère

ou un meuble pour un décor comicstrip.

Horloge surréaliste et création

graphique qui surgit tout droit de la

boutique Idéco.

Idéco - 15-17, rue Marceau à Tours

Tél : 02 47 61 15 95


36

Les Cahiers du mag

Livres...

Salon Construire et

Vivre sa Maison...

L'histoire va commencer,

entrelacée d'une soixantaine

de photographies

en pleine page. Cet ouvrage

rend hommage à

l’architecture du théâtre

de Tours construit dans

un style à l’italienne qui

s’imposa en France au

milieu du XVIIème siècle

et connut son heure de

gloire au siècle suivant.

Dans cet ouvrage le texte

et les photographies,

nous livre les secrets des

scènes lyriques, en évoquant toute la magie de l’opéra

quand le rideau est tombé...

La pierre & le souffle - Les éditions Farrago

Photographies Georges Buschini – Textes Martine Le Coz

Expos, Salons...

Musée des Beaux-Arts de Tours

18 place François-Sicard – 37000 Tours

Renseignements au 02 47 05 68 73

Le salon vivre sa maison est un salon

dédié à la décoration et à l'équipement

de la maison.Pour l'occasion, de nombreux

exposants seront présents pour

vous accueillir durant ces journées.

Vous découvrirez des espaces dédiés

à l'amélioration de l'habitat, la décoration,

les loisirs créatifs et pourrez participer

à des animations.

Le rendez-vous est pris avec les professionnels

de la décoration et les créateurs

qui vous suggéreront des idées

originales et accessibles.

Horaires : de 10h00 à 19h00

Tarifs : 2,50 €, donne accès au Salon

Antiquaires et Belle Brocante.

Parking : Gratuit.

La Maison

Roberto Innocenti

et J. Patrick Lewis

Gallimard jeunesse Edition

A mi-chemin entre le poème et le conte,

c’est l’histoire d’une maison, de son architecture

de 1656 à nos jours qui nous

est racontée. La maison se transforme

par des illustrations aux couleurs

multiples et aux détails incroyables :

vêtements, objets, expressions des

visages, et architecture varient avec

leur époque. Ce livre est un scénario,

à chaque page, on retrouve l’action

du temps qui passe... Une histoire à

lire, à regarder et explorer en famille,

si possible avec ses grands-parents,

qui sauront donner plein de détails sur

les différentes périodes évoquées, et

pouront ainsi raconter et partager leurs

souvenirs.

Expérience n°5 : Faux-semblants - exposition

Pour la cinquième année consécutive, des œuvres contemporaines issues des collections

du Centre national des arts plastiques sont exposées au sein des collections du

musée des Beaux-Arts de Tours.

De juin 2011 à juin 2012 une nouvellelection d'œuvres contemporaines prendra

place au rez-de-chaussée et au second étage du musée. Le réalisme exacerbé dont

fait usage Olivier Babin répond à la minutie virtuose des natures mortes flamandes et

des luxuriantes céramiques de l'école de Tours, de même que Bertrand Lavier use, lui

aussi, avec humour de l'imitation et de la copie parfaite.

Ce projet est le fruit d’un partenariat engagé entre le musée des Beaux-Arts de Tours, de

l’université François Rabelais et le CNAP.


Le du mag

Pour quel type d'habitat êtes-vous fait?

1 – Dans une boutique de déco, vous vous orientez plutôt vers...

Les objets de décoration design A

Le rayon vaisselle B

L’espace luminaires C

2 – Vous allez au restaurant, quel plat commandez-vous ?

Un assortiment de sushis A

Un bœuf bourguignon B

Une salade niçoise C

3 – Quelle est votre couleur préférée?

Le blanc A

Le bleu B

Le chocolat C

4 – Quel peintre vous parle le plus?

Jean-Michel Basquiat A

Claude Monnet B

Miro C

5 – Le dimanche, dans quel lieu préférez-vous aller vous balader ?

Le Vieux Tours A

Au Château de Tours pour une exposition B

Le Bois des Hâtes C

Résultats

Une majorité de A, le Loft design ou ultra-contemporain

6 – De quel designer vous sentez-vous le plus proche ?

Philippe Starck et ses créations contemporaines A

Michael Thonet, et ses pièces en bois tourné B

Jacques Garcia et ses décors bourgeois C

7 – Vous sortez dîner entre amis, vous allez plutôt dans…

Un lounge du style « La Tratoria » A

Un gastro comme « Les Hautes Roches » B

Un chinois genre « Le China Town » C

8 – Vous choisissez des meubles, quelle association de matière

préférez-vous?

Béton et métal A

Métal et bois B

Bois et verre C

9 – Vous décorez votre salle de bains, sur le sol vous mettriez…

Un béton ciré A

De la tomette ancienne B

Un parquet ciré C

10 – Quel type de fromage êtes-vous ?

Mozzarella A

Camembert coulant B

Babybel C

Vous êtes « Loft design »… Vous vivez dans un loft clair et lumineux dans un quartier calme à la déco hyper tendance, où les

meubles signés de designers sont des œuvres d’art à part entière. L’essentiel de votre habitat repose sur le concept du design. De

la cheminée acier encastrable, à la table de cuisine minimaliste transparente, rien chez vous n’échappe au style. Lounge est un mot

qui résonne chez vous et vous va à merveille. Vous avez toutes les compiles « Buddha Bar » et fréquentez régulièrement des lieux

comme « la Tratoria », « Le Carré » ou bien « Le Sans Sens » à Tours. Vous surfez la vague de la mode à la perfection et êtes forcément

habillé des vêtements de créateurs en vogue que vous n’hésitez pas à faire venir de Paris ou de London. Votre style est très

sophistiqué, bref… bref, vous êtes une « fashion-victim » !

Une majorité de B, la vie au vert

Vous aimez la nature et vivre à la campagne…Vous habitez une charmante maison avec un jardin et le bio n’a plus de secrets pour

vous. L’authenticité et le calme règne chez vous. Une fois la porte franchie, on pénètre dans une ambiance de tradition où le bois

et la pierre prédominent. Votre intérieur est composé de mobilier de style rustique, parfois de famille, parmi lequel se mélangent de

grands canapés et fauteuils en cuir. Chaque pièce s’accompagne d’une décoration chargée de souvenirs dans lesquels on retrouve

de nombreux objets et ornements tels que des cadres mettant en valeur des photos de famille ou des vases pour de jolis bouquets.

Vous préférez passer les weeks-end à jardiner, cultiver votre potager et profiter de votre habitat plutôt que de glaner les boutiques et

être dans les embouteillages. C'est la cocoon famille attitude !

Une majorité de C, branché ville

Vous êtes une personne citadine, adepte de la proximité, plutôt « appartement tourangeau » style XIXème situé dans le cœur de ville,

quartier Plumereau ou Prébendes. Vous allez très souvent au restaurant ou boire un verre dans votre bar favori. Vous aimez sortir

le soir pour voir le dernier film ou la dernière pièce de théâtre à l’affiche. Amoureux du tuffeau, du parquet en chêne et de la poutre

apparente vous êtes à l’aise dans un 50 m² sobre et bien agencé donnant sur la rue. Votre déco vous ressemble, c’est un mélange

de meubles anciens et de quelques touches modernes. Chez vous, un fauteuil des années 1970 côtoie aussi bien un tapis marocain

qu’un lustre à pampilles ou un tableau de Wharol. Des tableaux et objets rapportés de vos multiples voyages ornent votre cheminée

et les recoins de la cuisine américaine. Vous êtes

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Carnet d’adresses

Dans la rubrique SIGNATURE

MU Architecture – Maira Caldoncelli Vidal et Ludovic Malbet

MU élabore ses projets autour d’une notion de la narration.

Ses projets, tendent à raconter des histoires en articulant séquences

de surprises et effets qui éveillent l’usager à une utilisation

créative des espaces.

"MU" n'est pas une abréviation...C'est un "Mot Unique" désignant

un "Mythe Universel" d'un continent perdu du même

nom, au coeur de l'Océan Pacifique....De ce lieu fondateur de

"Multiples Utopies" nous voulons retenir son fort pouvoir évocateur.....Sonorité

aux accents variables, nous vous proposons

de partager sa "Magie d' Ubiquité"

Agences :

147, rue Saint Martin

75003 Paris

Tel : 09 52 00 43 91

et

37, rue du Docteur Héron

37000 Tours

Tel : 02 47 39 37 07

e-mail : contact@mu-a.fr

Site : www.mu-a.fr

Dans la rubrique OSEZ

Agence RANJARD & associés - architectes

54, rue Sébastopol

37000 Tours

Tel : 02 47 64 16 16

denis.ranjard@wanadoo.fr

Dans la rubrique MANUFACTURE

Labo des Applications Numériques – L.A.N.

ZA Node Park Touraine

37310 Tauxigny

Tel : 02 47 43 10 82

APPEL A COLLABORATION ET PARTAGE :

Dans la rubrique ZONE FRANCHE

Le groupe G. studio, que nous remercions pour sa collaboration,

a été fondé en 2001 par Olivier Greder, Emmanuelle Rombach

et Michel Osswald, architectes DPLG associés ; il agit

dans une optique d’ouverture à des questionnements anthropologiques.

G. studio réalise des bâtiments expérimentaux qui interrogent

les modes de production et les fonctions de l’architecture. Les

principaux axes de recherche sont :

- la prise en compte des phénomènes naturels, (bioclimatiques,

écosystèmes, climats extrèmes)

- la mise en résistance face à certains phénomènes d’origine

artificielle (pression foncière, ségrégation, pollution, pauvreté

croissante)

- l’intégration des conditions d’existence (vivre ensemble, environnements

sains, environnements perceptifs, ergonomie et

espaces sensoriels)

Agence : 16, rue du Vieux Marché aux Vins

67000 Strasbourg

Tel : 03 88 35 51 20

Site : www.gstudioarchitecture.com

Dans la rubrique HORIZON JARDIN

MAISON BEAUCHESNE – Plantes et fleurs

8, rue Georges Courteline

37000 Tours

Tel : 09 75 38 99 84

et

72, rue Nationale – 37000 Tours

Tel : 02 47 61 69 69

LA PIERRE DE JADIS – Matériaux anciens

Bois de la Chalonnière – Route de Tours / Laval – RD 959

37390 Charentilly

Tel : 02 47 56 51 71

Site : www.materiauxanciens-lapierredejadis.com

Dans la rubrique CLIN D’OEIL

François PAGE

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