LES SOLS DE LA TUNISIE SEPTENTRIONALE E-S 74 - IRD

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LES SOLS DE LA TUNISIE SEPTENTRIONALE E-S 74 - IRD

REPUBLIQUG TIJNISIl?NNR 1971

MINISTERE DE I’AGRICULTURE

Direction des Ressources en Eau et en Sol

DIVISION DES SOLS

LES SOLS DE LA TUNISIE SEPTENTRIONALE

Par K. BELKHODJA, L. BORTOLI, J-P COINTEPAS, P. DIMANCHE,

A. FOURNET, I-C. JACOUINET, et A. MORI

1966- 1971

E-S 74


MK

REPUBL 1 QUE TUNISIENNE

MINISTERE DE L’AGRICULTURE

DIRECTION DES RESSOURCES

EN EAUX ET EN SOLS

DIVISION DES SOLS

--..II-l”--...Ym---l

-


Page8

1

3

13

T.- Lithologie . .'. . . *.- 16

3.- n'Iode16 du relief. . . 25

4.- Ooncluaion . . I . .. . - 37

TZGETATIOIT. FORESTIERE DE LA "ISIE SEPTEIJTBIONALE. . 45

zecga&& 2- -JJZL.E-~


La pddologie a fait 8011 apparition en Tunisie en 1932,

*

Bate à laquelleT'$L@FONOFF, 21, la demande du Service Botanique eC Agronomi-

. qke de Tuniaie,commengait son e'tude des ti Sols-types de Tunisie l*.Cetfe

e'tude menée avec des techniqtlea peu oourantes 2 lte'puque telles que

analyee dea ailicstes,analyse thermique diff&rentielle,micromorphologie

devait aboutir en 1936 it la publication d'une carte à lte'chelle 1/800.000°

*

des types gdndtiques de sol, En meme temps et sur les m&" profila,

L,YANKOVITCE effe0 tuait eon R étude pédoagrologique de la Timisie ~ t.

Cerj deux précurseurs inauguraient ainai me fomnu-le de

yecherohe qui coneietait à faire passer immédiatement les donnéea de la

fidologie thgorique dans la pratique agronomiqae,formule qui sJaPerera

#i fruotueuse par la suite.

I1 fant ensuite attendre 1942 pour voir apparaitre les

premiers leve's pédologiques à moyenne et grande Gohelle de J.H.DUR#iM)

J.EEWVEIN et ED.GENET.Ce8 6tudes & caractère très appliqué, partaient

essentiellement sur les caractères agrolagiques des sols s texture I

hydromorphie, salme. Les zones Qtudie'es ,f ment en priorit6 dm pe'rimhtres

irrigués. Mais,au fur et @ mesure que leB e'tudes progressaient,qm les

smfaoes prospectées augmentaient,les pe'dologues ont sentî la n8cessite'

de olasser les unite's de sols cartographiges et d'y inclure un plm grand

nombre de oaract4ristiques p6dologiqugs.En outre,les lev& cartographiqlmg

oomaient des ensembles de plus en plus vastes 5 plaine de Kairouan,

Tallée de la Medjerdah,

**

A partir de T958,P.ROEDERER fait défínitivemenf adlpter le

prinoipe de la carte pGdog6nGtique qui constituera de'sormais le doohment

scientifique de re'fe'rence à partir duquel on tirera les applications

agron0miqnes.h classification addpte'e est la classification. française de

G.AUBERT * 5 partir de laquelle P.ROEDERER met ah point une 16gende de

carte valable pour l'ensemble de la Tunis'ie,En outre,il ggne'raliae 'lea

L -n. Sem. Bot.Agran.Tunis,l935-36,xII-XIII.

1963, la olassificatidn des sola .La classification

pddologique françaiae en 1962. Cahiers ORSTOX

PQdologie, 3 ,I -7.


leds de régions naturelles conpl&tes,R6serve'e diabord aux futurs grands

pro jets dtirrigatian ( Oued NQbana,Chiba, plaine de Mateur) ,la cartographie

pédologique est Qtendhe aux Unites RQgionalea de DQveloppsment apportant

ainsi aux différents specialistes leB e'léments dont ils aP-aient besoin I

apCitudes cbm sols pour les agronomes,caract8ristiquea physiques de8 aols

pow lea psojeteurs des travaux de coneervation de l'ealx e* du aol.' Les

lev& menea eyatGmatiqueptent par bassin versant,ont permie cette fois

..

Ite'tude complète des sols jusque dans les zones montagnemea. Ainsi, en

mafna de dix ane et & raieon de près dru,

,

demi-million dthectases pas an,

ltinventaira dea Bols est devenu suffisamment complet pour envisager me

ayrithèae de no8 connaiasancea actuelles.

Pour la dgion Nord et la Dorsale oet effort de;aynthbse eat dQ

B A.hoRI et P&NARC!HF, aides par L.GUY0T.' Cleat & lgoccasion dlun programme

dlétudes phyta6cologiques réalise' à la desrande du Secretariat dQtat ala

Plan et Finances par le Centre dfEtudea Ecologiques de Montpellier(France),

qtze CM traie p,&do¡ogues ont ph rassembler la documentation existante,

clomple'ter pat: dee proapections ebmmsires lea zones moins bien uonnUB8 et

mettre au point la le'gende et la oarte pédologique de la partie Nord du

Pays.'fies pddologues ayant prospeute' la partfe Clentrale e-b parmi eux,

cem du pro3et F.A.O. de It Planification Rurale IntégrBe de la Tuniaie

ceniirale a,,ont oomplet6 IS pmmière feuille Nord au 1/500,Ooo~ coupure

, , . . , . . .. . ,

1.GbN,: TOW se Bont inspire'a des Btcides cartographiques effectuBes pour

le seraioe Pgdologique ,par : J.BLLARD,K.' BELKHODJA, J.BERNARD,J.~OURALY,

J.M;BRUGIERZ, J. BRUNISSO , P B ~ U , A CALO , ,A. OHADVEL, J. P, COINTEPAS, i. DIT,WRNORE,

J.bO?!DET Ji DUJUS ,A .FOURNET, R, GOD AS, J. O. GILBERT, L. GUYOT ,M, HAMZA ,i; 'ÈERITOI!, J,

J. z"z INGER A. LOBERT , J. LE FLOCH, LE GALL, P. MARTINI: ,A. MORI, G . NOVIK OFF,

J i PRUNIER li. k OUGET , S. SABATHE , M. S OURDAT , ana o ubl ier le s pe'do log uea pl u9

anciena dont lee renseignemente pre'cieux ont semi à Qtayer les aptitudes

dea sols # $.BOURALY, J,EHRV+EIN,H,PINELZ,

Dans oette notice,après avoir ëtudie' lea factem de la pédogenèse,

nom nom Bommes attachés & decrire les grandes unit8s de sols obssxvdes

dans la moiti6 Nord de la Tunieie ,lem8 variations en foiwtion des diff6-

. rents faoteurs olimatiqueB,leur place dans la classifioation.kolrs avons

ensuite tent8 dJ expliqaer leur pe'dogenèse B 1 * aide dm connaissances

aoqbiaes en Tunisie et dans dfautres pays,


*

1.- C L I Mb T O L O GI E

-3 *

Nous avons repris ici les principawr élgmenta du climat pouvant

ayoir une action ~ u la r formation et lte'volution dea 801s.

La, oartographie g6dologique de la Tunisie septentrionale OOK-

dewc regions tras diffërentes du point de vue climatique t le Tell et

lea Steppes,oes deux terms Btsnt entendm au 198118 que leur donne

J,DESPOIS (1961). Le Fell correspond & Une région de relief très varid, 2

form& ae oh&Znes de montagnes culminant B 1,550 nètre8 au Djebel Cheunbi,

et ìaolant des plaines ferme'es dfgtendues relativement faiblea,Zea eteppes

sont forme'es dfune série de plateaux descendant de 1,'OOO mètres et attei-

gnant le niveau de la mer, Ces deux regions sont se'pargers par la ligne

de crete de la Dorssle,Cette limite parait très importante au point de vue

climatique,au point que l'on peut e'orire que les donne'es olassiques,utill-

aéea en climatologie,n*ont pas exactement la m$me signification de part

et dtautre.Ceoi est da en partie a m diff6rences de relief maiaswfd au

fpit que la Mdditerranéa Oriea%aZ@: a me inflwnce beawoup pl-faible

que la Mêditerran6e Occidentde c?upsj bien sur le re'gine thedque qm

le r%ime PlUvi81, On verra plus Join que cela provient de ce que lea

t

vents dominants soufflent du secteur Nord-Ouest.

.

Les donne'es interessant le Tell sont tire'es de II Climatologie et

Bioclimatologie de la Tunisie Sep%entrionaleIl( 2 paraitre) et delles inte'-

resaant les Steppes de I* Climatologie de la Tunisie Centrale Wh.BALDY(l965 ).

On &tudiera aucceesiveslent les grandea lignes des régimes thermiques,

...

pluvfaux et des vents.En conclusion,on parlera des indices olimatiqLzes,

* Rddige' par t Louia BORTOL'J: ( .I.S:.E.A.- A.N.)- 1966.'


-

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- - 100 i~ . -~ 110 - - . .

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CLIMATOLOGIE DE LA TUNISIE SEPTENTRIONALE

I i

(Précipitations, températures)

( /plratures!ovennes

- Pluies annuelles moyennes annuelles ramer

.-

es

'ZO I

4

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-5-

LB Tunisie du Nord est comprise entre les isothermes 18O et 21"

de tempgratwe moyenne annmlle ramenée à 0 mètre,Cette notion purement

mathgmatique eet intQressanCe tout de m8me car elle permet des compimai-

80n9 avec les climata Bimilaires.

..

Plus utile eet la oonnaiasance des temp6rstures extr8nes (drBtB et

..

d'hiver) et des amplitudes thermiques,

Le8 températmes maximales de juillet,moia le plua chaud,varient entre

,.

28O et 37". Les températures les plus bassea (infdrieures 2L. 30" ) stobaer-

vent ~ur

les cbtea et en altitude,Xea plus hauteB,dans lea ddpressions

fermées ( haute valle'e de la Medjeraah - Plaines de Pant du Faha ou de

. .

Rohia)qui Bont plus chaudes en éte' que les hautes steppes (SbePtl8),

Pour les températures minimales de jsnvier,moiB le plue froid,on

, I/

1.

peut dfstingher 3 &nes ooncentriques en partant de la c8te.Une e'troite

bande c8.ti'ese qhi alelargit seulement un peti sur les oaps (r6gion de

Bimrfe -Ahar El-Melah et surtout Cap BoB)oÙ le minimm moyen de janvier

.. ,

,. . I I

I. . ., . ~ .

est iu$rìëki à i- 70. Celà'correspond à une zone pratiquement sans geMe

au ao¡.' Drre zone intérieure comprise dans le quadrilatère Sakiet Sidi-

Youssef 'm. Le Ser; L. Makgar . Hadjeb E~'A?ow,o~ 'le miíaOmum-dyen de janvier

est toujours 'Inf6rieur.à + zo' (- sans s'abaisser cependant '&u delwou~''de-0~).

Dens .oet-te' zone; il &ie au sol réguiikrement 'pndant 5: .3 mois ithive$.' Les

deux premières one es '$Ó&t carac'tgriaées par une assez grande r4gulasit6

, ... .

interannuelle de leur olimat,Enfin,d&ns la zone interm&iaire,les tempbra-

tures minimalea &oyei"s' v'arient' entre + 7 0. ët + 20 ' eriV.fonctioh'

ab la '.::

aituation 1ocale;voisines de +:3O 'Sur..Les sommets et dans les dBpressiona,

elles peuTent remonter à + 6" en situation de * ceinture chauch K(Zaghoyan),.

.I. 40

Sur la plue' gra+e,'partie cëite' gone,eiïis sont compriss-s ,,... enirre , - .

, . . . . . .

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I . . 1

+. 5O. (' ~~~dje~-El-Bab-Béjà).' Cette zone est oaraot6risée par une grande-

. , I. ', - I

irrégularitc5' interannuelle amo' des hivers I chauds

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ou des . , I hivery

' , I _ ,I "

_I. .

& . . , . ..

froid&Une

autre notion intéressante,& hiver,&& le- maximum moyen- de janvier.Si,dans

les &nes.- o8tiBresP- et interm8diairea,il e,st .preaqug partout: vo-isin dé + f40,

dana--la eoae intgrietire )cec maximum varie avec. l~altitude.11. permef. de

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aaraat6riser les re'giona les plus hautes OB les tempe'ratures diurnes ne

dépasaent pae + 1O0;18,ltarr& de la v6g6tation est preeque total pendant

2 ou 3 mois de 1"rvSe. La grande différence entre Tell et Steppe eat que,

dans oette dernière et pour des minimums moyens de janvier relativement

baston a toujours des maximums moyens du mgme mois plus e'levés qae dans

le Tell.Contrairemnt à ce à quoi on pourrait stattendre,la zone ohaude

( m 3 T 0 ) eat limite'e,dans les steppes,à une étroite bande coti'ere dans la

re'gion de Somse-Monastïr),

REGIKE PLUVIAL

Le. pluviosite' moyenne annuelle décroPt as~ez r4gulièrement du nord-

Ouest ( l.500mn ) au Sud-Est ( 200mm). Deux points sont int&ressants 2

la faible pluvicrsite' des plaines pa' rapport aux montagnes qhi. les entou-

rent et la décsoiesence très rapide de la pluviosite' ~lur le piedmont Shd

de la Dorsale.11 pleut moins de 500 millimètres par an dans la haute

valle'e de la Medjerdah et plmi de 6UO mm SUT les piedmonts des reliefs

qui 1lentourent.Su.r le versant Sud dp djebel Zäghouan, la pluviositQ d6crofB

à altitude comparable de 400 mm ( Saohaf) B 300 mm ( Djebibina) en I O km.'

L rirr6gularit6 interannuelle de la pluviosite' est beaucoup plm

importante dans lrE;st et le Sud que dans le Nord-Ouest et même que dane

lt0uest de la Tunisie.Ce qui fait que les pluviosite's moyennes anfiuelles

Bont difficilement comparables dcune re'gion à l'autre,

La r6partition saisonnière des pluies fait aussi apparaftre de8

différencee locales intéressantee,

I1 faut distingher deux grandes Cendances dans la rgpartition I

une augmentation des pluies. de printemps et d réte' du Nord Est a& Sud-Oueet

et une diminution dea pluies d'hiver du Nord au Sud. Cecil donne les r6gf-

meg principaux suivants( en m ) t


o de

I

1 1 102 60 I 1 ' isbeftla

93 60

steppe i

I i

i

Les trois premières etationa se situent au Nord de la Dorsale,les

trois suivantes au Sud.

Les pluies torrentielles,suivant la définition de Ch.BOIS (pluies

plm de 3Om en 24 heures),sont abondantes surtout sur les reliefs

et en Tunisie Orientale.Ioi,elles forment la plus grande partie des pluies

dtwutomne.'Ces pluies Bont cau%e de lfirrégularit6 de la pluvioerit6 et de

la moindre efficacité des pluies dans ces re'gions.

Enfin ?lea autres Tormea de pre'oipítation-B (neige et rosbe)

jouent un r81e tr&s localis6 3 la neige SUT les montagnes ( au dessua de

7 B 800 nètrm),'la rosée Bur les côtes.

3.- REGIME DES BENTS'

Les vents dominante,en Tunisie du Nord,souffZent du aecteur Nord-

Ouest.' Localement,la direction 'du vent peut Qtre modifiée p k la topogra-

phie etetorienter au Nord ou B l'Ouest,

t

!


Avec A. JAUZEIN ( 1 96 2 ) , no us distinguerons cependant vent dominant

et vent actif. Cette dernière notion intègre B la fois la direction et la

vitesse du vent,deux facteurs auasi importants l'un que l'autre pour

expliquer les ph6nomènes de transport.IJtilisant me methode vectorielle

originwle,A .JAUZEIN a montré quien Tunisie, les vents actifs avaient une

re'sultante dynamique orientee NIIII-SE dans le Nord,stinfLQchissant vers le

Sud lmquton passe au Sud de la Dorsale, Cette orientation des venta

actifs a me grande importance pour expliquer les phe'nom'enes de déflation

.,

éolienne. Or,l'expBrience montre que toutes Les accumulations éoliennea

de bordure de Sebkha sont situées sur la bordure Sud-Est des de'pressions,

du cote' oppose' B la direction de la re'sultante dynamique dea venta telle

qutelle a 6;tQ calcule' par A,JAUZEIN,

4.- H?M I5IITE DE LfAIR

Cette donn6e'' ),malgr& son importance ,est rarement mesur6e;Ltampli-

tude thermique qui varie oome elle,donne une bonne ide'e de aa réparti-

tion. Ici encore,la ligne de cr8te de la Dorsale parait etre une Limite

importanfe.La zone de faible amplitude thermique et,psr consGquenf,de

forte tenem de l"ir en vapeur dfeah,correapond à la plus grande partie

dlx Tel1,exoeption faite des bassins fermés (Haute valle'e de la Fliedjeraah-

Plaine dU Fahs) et dea hautes plaines du Sud-Ouest, Par contre,au Sud de la

Dorsale,la mgme sone est une e'troite bande coti'ere à lfEst dtwre ligne

EnfidamEl Djem. .,

5*- -y_I

I ND1 CES C LIl!.ILRT 1 Q,UE S

Le climat est la re'sultacte de cea différents facteurS.De nombreux

indices ont &té proposés (Lang - de nlsrtonne).De fome géngrale p ilce Bont

5'

trop peu eenaibles pour une e'tude de climatologie 1ocale.Par ~ontf.0~l.e

quo&ient pluvio+ïhermiqw d'Emberger,crc% pour la region me'diterranéenne,

a ét6 largement utilise' dans les autres pays m6diterrane'em (EIaroc) et en

Tunisie mgme (XI.cZOUlTOT) H.N, LE HOrJEROU).

(1) Cette donnge peut avoirvune incidence importante sur les remontQeB

ealinea et sur l*évolution de la matière organique dans les horisons

superficiels des 801s.

9


fait irrtemenir la

annuelle ( BI i- m )

de Itair en &,peur

1.000 P

- M f m ( M-- DI )

Q2 - c

2

- 9 -

plae moyenne annuelle (P) ,la tempe'rat ure moyenne

et Iranplitude ( M - m ) qui varie oomme la teneur

..

d'eau et,par cuntlQquent,oomme lt6vaporation.

Les valeurs de ce quotient prennent toute leur signification

quand on lea olaase en fonction de la moyenne dee minimums de janvier (a),

Ceoï pemet de de'finir des variatee climatiques en fonction de la probabi-

lit6 de gel& hivernale.

..

Les températmee EILI ao1 étant en moyenne de 2 à 3" inférieures à celles

meeuséas SOUB abri,on conaidère ( et lrobservation 8br le terrain le

ve'rifie ) que a

--

m I 70 Zone pratiquament sana gelge

7 O b . mb4O ,5 -Zone h gele'e rare (

.

pérîodB de gelde limite'e

B j anvier, FQvr ier )

4,T *1 m13°-~zane ob il gèle normalement en janvier,février

zu


. Etage Bioolimatique Subhumide

Lle'fage Subhumide couvre une bande dont la largeur n'exc'ede pas

50 km au Slrd de l*étage pre'ce'dent, Il couvre la pointe du Cap Bon ef on

le retroun dans Is variante *I B hiver fraie u98W tous les plu& hauts

sommets ae la doraale (Dj.Bargou-Serdj - Kessera et Chambi),

* Etage Bioolimatique Semi-Aride

Oet &age couvre la moiti6 au moins de la surface de la carte entre

l*é.t;age aabhumide et le piedmont sud de la Domale; dans lrEst,il &?borde

largement la Dorade sur la haute plaine &e Kairouan et le Sahel de Sousse.

Etant donn6e eon e'tendue,il a éte' divis6 en trois soua-Qtagm,errm. 8e

basant beakcoup plus 8ur des critères phyto8cologiqkee et agronomiques

que aar dea critères climatiques.

- s o ~B-Q t age s u@ ie ur

LI 3': .

------------- ----L.-

IL figtend sur les plaines de Tunia et de Grombalia (variante

It chaude et douce t!) et sur tous les reliefs de la DomaXe,de Medj--el-

bab ah kef et de Zaghouan à Maktar.

- Sous-ëtage moyen

L-lr-...----------

Il correspond à peu près à une zone recevant 400" de pluviosi%e'

moyenne,aabf dans la variante frafilche u qui en reçoit jusqufB 500";'

I1 couvre les plaines inte'rieurea du Tell ( Goubellat - Ebba-Ksour),la

région ae Zaghoaan-Saouaf et la Dorsale du Sud-Ouest ( Thela ).

..

-. Sous-6tage infe'rieus

-e--------------"---

I1 faut diatinguer la variante " à hiver frais '* qui couvre les h&u-

tes plaines de l'ouest ( Tadj8rouine)et se rattache ainei ab Itell,et, la

variante tempérée douce et même chaude (Sousse)qui couvre le piednont

Sud-Est de la Dorsale et le Sahel et se rattache ainsi à la Steppe.

..


Etege Aride Supgrieur

-11 -

Il eaume toute la partie Bud de la carte aveo la variante n à hiver

dom sufou dlEl Djem,la variante à hiver temp&& dans la plaine de

Kairouan 0% Is variante Pt hiver frafa au delà d1Hadjeb-El-APoUi.'

Signalons enfin que nous avons défini dans lea variantes * à himr

frais U e% u à hiver tempe'ré II une sous-variante dfaltitude caract6risée

par we moyenne deB temp6ratures diurnee du mois de janvier inférieme

# .

à + IOo, &e seuil correspond 2 un arr& complet de la v8ge'tation (m6ms

pow les c&éales).Cette sous-variante cou-vre les sommets de la Domale

au desaus d'me altitude variant de 800 8 1.000 mètres qaand on demand

du Xord au Sud,

6'. OONCLUSIONS

Tou8 les e'léments du climat mettent en évidencm Itopposition Teil-

Steppe et ltimportance de la limite cr6Qe par la Darsale,

Pow le régime thermique ,nous trouvorra atl Nord un r8gh tempc%@

tendis qw la steppe Be caractérise par de grandes amplitudse thermiqwa

liées & la faible teneur de ltair en vapem dleau,

Pour le &gime plmiia1,le Tell b6n6ficieYneuf années BUT dix,drune

saieon pl1.18 ou moins longue oh la pluie couvre les besoins de la ve'g6ta-

tion, Dans. 1 ~ Steppe,du b fait que lthiver est en moyenne ìúne saison &che

( voir Cableau),que les temperatures diurnes y sont e'leve'es il nty a

jamaia de saison dont on puisse dire,à priori,quIelle sera P suffisamment

humide lt. '

Enfin,dans les e'tages bioclimatiqws,une limite importante apparait

entre le semi-aride moyen et le semi-aride inf6riemj'a 'ha seule condition

de rattaoher la variante B hiver frais It du semi-aride inférietm a lien-

semble des bioolimats du Tell, Ainsi,la cr@e de la Doraale peut d6finir

la limite de la culture annuelle en Bec.

--E HOUEROU : Communication verbale,l966).


-0-0-

_. .

'T... .

--.-I2 -

BhQfD'45 (C)h, 1-1 965 I Climatologie et bioclinatologie agricole de la Tunisie

C entrale.

fn Projet de planification rurale integrée de la

Tunisie Centrale u F,A.O, - Décembre 3965 - 21 aartes,

43 graphiques et tableaux.

B


. . ..

1.-

CHAPITRE II

GEOLOGIE - GEOMORPHOLOGIE

LES GRANDS TRAITS BE LA PALEOGEOGRAPHIE

Le trait dominant de la palQog6ographie de la funiafe

*

- 13 -

Septeabrionale est la quasi-permanenoe de trois grandes mi%& palbog6o-

graphique 8 :

- le Sillon tunieien,aU Nord

- le plateau continental qui,se substituant ÈL l'ensemble

du Sillon tunisien durant le Nu"ulitlque,sfétend ah Sud,alZ contaot de la

platefame saharienne,

- ltaire continentale de la Tuniais Centrale gui subit

dm vioissitudes diverses au coure des' teaEpB.

..

La mer du 'Pria8 a reoouvert lfensemble des rggiona.

AU Jurasaique,darre le Nord,le mer atteint Ba profondeur

mfimrun ab Djebel Ichkeul oh les calcaires se déposent dans un ve'ritable

ePSlon qui pm5figure le Sillon turiisien.

Dam le Centre du pays,la zone de la Tunisie Central merque

\me provinoe palQog6ogmphique nettement individualisée.

AU Cre'taoe? inf&ieur,les plis de fond orienté8 ouesf-eet

csBent des aires sedimentaires bien diff&renci&es permettant de disfinguer

du Word au Sud I

Le eilloh Tvrniaien,m~~.~profoqde ab Be deposent notamment des marnes,des

I)

mamo-asloaires et deB calcaires,Son axe oorreapond à peu près & la

vallee a,ctuelle de la Medjerdah.

- 11 .. se raccorde ver8 le Centre approximati~ement,vaste aire Bpioontinentale

* RgdigQ par A.NoRI ( 1966 )


- I 4 -

B dBp8ts n6ritiques,au contact de la zone e'merge'e de la Tunisie Centrale,

véritable fle,ciroonscrite & 1tEst du plio-Sellown-Mrhila-T~~a,~~rao~éœ

rlisée par 1' accuhlation de sgainents d6tritiqbes continentak.'

Vem le Sud.,par des de'po^ts lagunaires,on passe progredvement 'a la &ne

continentale saharienne.

AU CrrStao6 snoyen,le maintien dea 58nes pal8ogBogrsphiques

re-connnes ah Crétace' inférieur indique me permanence de la structure

profonde de la Tunisie Septentrionale, La grande transgression du c6nomanLen

n*a eu pour effet' que de.repousser vera le Shd la limite du Sillon Tuniaien

à faai& batyal ( marnes,mamo-calcaires eb calcaires du Cbomcanien) et

oelle du plateau continental 5 faci& ne'ritique (marea et mamo-calcaires

de8 Djebels Trmza et Mhrila),

AU CrBtace' eu'pe'rietm, la plupart dea zones pal%ographiqlxes

prgce'dentes s * estompent ,Les marnes, les marno-calcaires et les oalcaires à

Inoo6ranres se dijpasent dans Une mer qui recouvre l'ensemble des r6gions

hamais Za Bone Qmergge de Tunisie Centra1e.n

Le passage du Cretacd au Eertiaire steffectue par une sédimen-

tatia marine oontinue responsable du d6pÔt des marnes danonontiennea.

A %*Eoo&ne irxe'rieur, le Sillon Tunisien a disparu. Seu1,le

plateau ppre'oédent s * individualise et émerge complètement en isll agrandiasan%.'

Vers le Sud,dea facigs lagunaires à gypse marquent la transition avec

ltaire oontinentale saharienne*

A l*Oli.goohne,la mar est refoul& au Nord de le 1,ledjerdah et

B I*Eat dtune ligne allant duKef B Sbiba-Par contre,vers lYF,st,ls domaine

marin sfe'tale largement en Tunisie orientale.La mer dépose a m oet immence

plateau oontinental, une masse de dépÔ-t;s détritiques( flmcjh numidien) ,au

Nord,& de8 d6p8ta sableux de plage ( faci'ea Cherichira),daiis Le Sud.La

fin du oycle oligocène est marque'e gar 13 régression et ItGeraian g8nchale

de 1 FOligochne eupe'rieur,

. ,


. . : ....

STRATIGRAPHIE

Quaternaire

Pliocène marin

Miopliocene

Oligocène

Eocene

Cretacé supérieur

Crétacé moyen

Crétacé inférieur

Jurassique

Trias

LEGENDE

LITHOLOGIE

Limons, alluvions grossières et croütes calcaires

des plateaux, alluvions fines des plaines

Marnes du Plaisancien et sables astiens

Grès et calcaires du Burdigalien, marnes

du Vindobonien, sables et argiles sableuses

du continental terminal

Gres quartzeux et argiles du flysch; grès, argiles

et marnes gypseuses du facies Cherichéra

Marnes de transition Crétacé - Eocène,

calcaires de I'Eocène inférieur, marnes

et argiles calcaires de I'Eocene supérieur

Marnes, et calcaires de la formation Abiod

Marnes calcaires marneux et marno-calcaires

de la formation EI Haria

Marnes dans le nord, calcaires récifaux

de I'Atlas,dépbts grossiers dans le centre

Calcaires metamorphises de I'lchkeul..

argiles et schistes de I'Haïrech,

calcaires de la Dorsale

Gypses, calcaires dolomitiques,

calcaires,pelites et cargneules

90 1[P

I

l

STRATIGRAPHIE3TRUCTURE ET LITHOLOGIE

DE LA TUNISIE SEPTENTRIONALE

Echelle : 1 /I O00 O00 simplifiee et réduite au 1/2 O00 O00

D'après l'esquisse structurale de la Tunisie septentrionale

D'après JAUZEIN - 1967

Dessin6 par M Llaumain . Service Cartasraphisue de I'O.RS.T.0 M. . 197'


Les temps miocènes de'butent avec la tranagression budiga-

lienne qui recouvre un domaine légèrement plus Qtendu qurà lQligooène,

8ur une surface de'forme'e située entre les deux aires continentales de

Kroumirie-Nefza au Nord-Oueet et de la plate-forme saharienne au Sud-Ouest

La mer vindobonienne marque me légère extension. La fin du cycle miocane

es% narqu6e par* une Qmersion gén6sale q11i. annonce Pa formation dea chainea

aotkelles,Cteat le ddbut de la grande phase orogenique qui ae poursuivra

mec des alternances de paroxyeme et de oalme jusquIb la fin du Quaternaire

...

anoien,

La tramagresBion pliocèng. est localisge au voiainage des

oi3tea acttulles.

11.- LITHOLOGIE -MAICERIAUX ORIGINELS DES SOLS *

La aynthke paléog6opaphique préce'den'ce a exprim& que la

Tunisie avait toujours connu me sédimentation marine aux confins nord dtx

..

'bohfiîer saharien et à proximit6 de la province italienne.

De la bordme saharienne jwqut8 ltAtlas,son type a QtrS oelui de dQpbts

reoom"nt me plateforme &picontinen%ale 8 marne,calcaire8j~iy~lo~

qae dene le Sillon ttmieien situe' plus au nord,elle a redtk oelui d*we

fmae o6 Be dgposaient des sëdiments fins jusqu~atl mílieu de 1t4eTe

..I

ferkîxcire.

Lora des premières manifestations magéniques de 1 tAtla.eydes 'd&ip8ts 6pioanfinentaux

à faciCa grossiers et fins alternants,sont apparus dans la

gone Kroumircp et lea golfes bordant 18 Dorsa1e.Lem axtension srest poursuivie

dana le domaine des Hauts plateaux tunisiens et alggrien8 oependant

qlxe la bordure orientale du pays appartenait encore au milieQ marin.

Ainsi Be Bont diffgrencids deux domaines de roches t

aelui des roches plus ou moina lades de lems sels tela

l.es ohlaruree et les sulfates t crest la region KroUmire,ItAtlaa ef,pour

partie, 1 fle de Kasserine.

-- oelui des roches enoore riohea en Bels t oreet la plateforme

tie la TWni8i@ orientale,

* RQdaction i A. FOURNET (1966)


I

- I 7 -

Enoars faut-il oomprendre que la distinction nteat pas brutale et aféche-

larme dans le temps ge'ologique. Ctest assez dire pourtan-t que la Tunisie

nlest constiiuée que par des roches s6dimentaires.SeulesD quelqRes extru-

sioner :localis6es au domaine dek nappen de chmage du nord,représentenf

des roches Qruptives et me'tamarphiques t Guelb Sa& Moun,dacitoSdes des

Nefsas,roches grenue8 et dtamorphiquea de 1tfl.e de la Galite, En effet,ai

le socle grenitique a pu etre rencontre'vere 4OOOm de profondeur par les

".ages pétroliers dans 1'extre"me sud tunisien,par contre 1te'paisseu.r

de la couohe aédimentaire dens la partie moyenne du pay8,pomait être

de ltordre de 6000 à 12000m.

..La description sommaire de la lithologie qui va auipre,ee propase

donc drgtudier selon la nature des roches et lrétendue de lem affleurements,leB

produits de leur désagrégation et de leur alt6rationide localiaer

enfin l*emplacement des roches-mères et des sola qui en dgrivent,

..

-21 .- Les roches du Trias

Leur affleurement SOUB forme de diapirs ou d tex-bsmion al'l coeur

des plia faille's,est une congéquence de lforog6nèse pliovillafranchienne

dana l'Atlas. I1 86 situe dans la zone des diapirs et b la bordure Est

de lBPle de Kasserine.

C reat wz ohaos apparent df616ment-s broye's et mélange's,Pourtant,P.F.BZTROLLET,

$.DTJNESTRE et G. CASTANY ont re'ussi a en e'tablir Une relative etratifica-

tìon P

il la base,&ypses massife intercales drargiles rouges et vertes,

-lames de calcaires dolomitiques alternant avec des gr&s,des

sables micacés et des argiles vertes ou lie de vin.'

-oaloaires gris fonoe's en plaquettes interaales de gypaes,sablea

et grès.

au sommet -gypse massif incluant quelques cargneaes et dolomies,'

..

Dana le nord,î1 str associe des roches vertes,ophitiques.

Des reliques de roches rouges recouvrent fréque.mment les diapirs.

LeUr lien re'eipruque n'a pas pu etre Qtabli.Au contraire, il apparait que

Oertaines extrusions nlont fait que soulever des dép6ts préexistant 8. oet

endroit a

.,


- I 8 -

..

(Ez.' Dj, Adelah entre Oued Zarga et B&j& - carte ge'ologique Be Tunis

au 1 /200.0000 1.

- Par de'sagrGgation,cee roches fournissent des marnes et marnes

sableuses ealQes par des sulfates et des chlorures.Cependant,Iralcalcalisa~

tiion des sola qu'elles supportent ,eet faible.

22 .- Les calcaires durs,cTistallins.

11s appartiennent & de nombreux étages StratigraphiqKffB :

. Jurassique s Calcaires dolomitiques du djebel Ichkeul,

calcaires zoogènes du Lias moyen et du port

landien dans Xes massifs jurassiques,

calcaires dolomitiquea du Baj ooien en luniaie

Centrale

du NBooomien ah djebel

11 *Rila.

calcaires %oogSnes de 1'Aptien dans la Dorsale.

oalcaires roux du CrQtace' supérieur au djebel

MLRila.' ,

calcaires nummulikiques de 1'Eo.cène inférieDr

dans la zone des ëcailles et la Dorsale,

-.La désagregation de ces Boches stopère en Qcaillw plates pek

. .

disponibles pour lfaltération qui,autrefois,a[est réalisde par dissolution.

En effet, dea karsts sont %oujour& associ& aux affleWe"ta

de oes roohes. Leurs poches contiennent dea terra rossa,des sols rouges OU

des tema fusea dont les argiles,dans le nord du pays,sont compasdes,en

partfe,de montmorillonite.Lea relatiom réciproques qui exiskent entre

roches calcaires cristallisées et terra rossa nlont pas encore 6t6 pre'ci-

sePes.Le mhe problème se pose pow le fer dans ce8 fornationa rubBfie'es.


. 23.- Les calcaires tendres,crayeux - calcaires marneux et

mamo-calcaires.

La structure dE l'Atlas est caractBris6e par le déoollement dee

structures tertiaires de leur substrat secondaire. Une telle diaposition

justifie l'affleurement considérable des calcaires tendres qui, aasociéa

à des intercalations de marnes et d e marna schisteuses, caracfésisent le

type de sQdimentation réalisée pendant le Crgtac6,Les sériea très marnek-

Bes à la base ont été progressivement remplace'es par les puissantes cou-

ahes calcaires de la se'rie U Abiod Ito

Leur extension est remarquable depuis la zone des diapirs juBqu*à oelle

de8 d8mes. Sur lfele de Kasserine ,elles affleurent aux flancs des montagnes

et dans les courbes. Mais dans la zone des Qoailles,ue type de roohe

appartient B 1'Eooène inférieur sou8 Bon faciès à globig6rines~kl forme

dea barres ou des plis trèa pincés émergeant au sein de maa~es marneuses

tr'm Qpaisses,Son rôle dans la repartition des sols est limitg,

La désagrQgatian des calcaires crayeux se re'aliae BODS forme

de galets c'moussés ou de plaquettes,de petits polyèdres ou dfaigkilles,

4nUte-s formes favorables & 1 alt&ation,Elle pekt également se nanifester

par me fusion de la roche ainsi tramforme'e en une poudre plm ou aoine

Qpaisae entourant ~;tn noyau plu3 ou moins alt8ré,paroouru,parfois,de fines

diaulaces de g6livation.Les calcaires marneux et les mamo-caloai$es fondent

.I

de la m&me manière en une pâte calcaire ge'ne'ratríeede * torba ",

Cet ensemble de roches fournit un matériau pédologiqne de

.t;esrh.re moyenne à fine,tr'es saturé en ions Ca lie's &'des carbonates&

outre aertaines strates peuvent exsuder des chlorures liés au sodi&

Dlsutres enfin libèrent du fer. Ce dernier apparait som forme de piquetu-

rea brunes OU noires,accompagné - probablement de mangan&.Ce sont aussi

dea pellioules plus ou moins oxydées sur les surfaces dtalt6ration de la

roohe.' C'est encore le fer qui colore en jaune les horizons B des SO18

bruna cralcaires.

iivolutives :

La pe'dogenèse ac3uelle imprime B ces matériaux dem directions

dime part,les calcaires crayeux deviennent la roohe-mère de sola oaloi-

morphea rendeiniformes et contribuent pour une partie importante h la for-

mation des encrofitements de versant,


drautre part,les calcaires marneux et lea marno-calcaires sont à l'origine

de sols calcimorphes du type yendzine oh sol brun calcaire seulement enrichi

en calcaire dans l'horizon B et de sols vertiques (mamo-caloaire8 dh

Cre'tacd myen,dana le nord). Mais les types d'argiles qu'ils recèlent ne

eon% pas encore connus.

Au contact de ces calcaires existent des sols de couleur I

rouge OU brune,de type isohumique.Ce voisinage a pour conséqaenoe de

rQapprovisionner les plm anciens en calcaire et d'empêcher le décalcari-

fícstion desl-plus re'cents, tous évoluant sous un couvert ve'gétal dégradd,

24.- Les marnes et argiles.

Parmi les roches recensges,oe sont celles dont lrafflenrement

est le plus &tendu dans la moitié nord de la Tunisie.

Leur Qvolution en matgriau pédologique débute par une fragmenœ

ktion très fine en petites plaquettes ou en petite polyèdr&.Leur aurface

Be traneforme en libe'rant les sels qatils contiennent sou8 fome apparente

de ponctuations,de fins filaments OU de revêtements microcristalline.

Ils font partie dttme aure'ale d'altération qui entoure un noyau intact

OU fragmenté partichistosité et microdiaclasos,Le phgnomène de la rube'faetion

- ne s'observe qu* exceptionnellement ( sols chatain. rouges .de Bir &l*Cherga-

P,~ARTINI 1965 ).

. - Les _maTngs-et gagne_s-c&i~t~uge s, &u-._r6&ag&_i_nf griem -. L- sont

présentes partout dans ltAtles,depuis les bords de la Nedjerdah jusqutakx

confins de la Dorsa1e.Fournissan-b du carbonate de calcia pour l'essentiel,

ellea constituent la roche-mère de sols calcimorphes sur les djebela,de

aols vertiques OU calcimorphes vertiques dans lea piedmonta.

- 5.r-------,---,--,,----,-I-c-----.I----

marnes de transition du Crétacé ItEooène, situées -. prinoipalement

dans la zÔne des écailles,correspondent aux vertisols colords

du nord,A,MORI a démontre' que beauooup dlentre elles contenaient une frao-

tion importante de montmorillonite associe'e à de la kaolinite et de l*illite.


""

- 21 -

Les marnes et argiles oalcairers de IIEocène mogen et eupe'rieur,

"-"--------~----~-------e---e------~~------~-~---

aont pBsentea dan8 certaines régiors de la zone numidieme,klles existent

partobt dans Is zone des fosse's subsidents et dans 1taPan-b pays de la

. 1 ,

Dorsale,

AU nord,efles donnent naissance 2~ des sols bruns calozires et & des verti-

@oh à oaractères accentuésaces derniers présentent paTfois une alcalisaæ

tion de profondeur suivant leur position dans les dépressions,

Dan8 la partie centrale de la Dorsale et en situation &lem5e,elles skppor-

tent des sols calcimorphes,calcimorphes vertiquss et dea vertisols pek

gPolUés ou & caractères moyennement accentue's,Comme les précgdents, celuTm

oi présentant une alcalisation de profondeur dans les fmse's atlasiene.

Crest amei le cas de ce6 sols qui,sur le versant sud-est de le. Dorsale,

emudent leurs chlorures dans les oued8 'a partir des argile8 oaloaires et salées du subslxat alors que les mlfates subsistent en microcfiataux aA

sein dea etrates altérées ( Ex,Benchir Sotzar ak pied dk djebel Bkirine).'

- Les faciès argileux du flysch oligocene dana les Mogods eon%

-------I---~"-------~~--LIc------3

comporrQa pour l'essentiel de kaolinite ( XUJAVSKY-1963). Les conditions

du pBdoclimat sont ici favorablea ÈL leur e'volution en BO~B hydromorphes

à pseuaogley ou à gley ( LE COCQ-1967 ).

Dan= la Darsale,cea argiles peuvent comprendre des niveaux calcaires.0utre

les gr'es,des marnes s'y intercalent fournissant des chlorures aapables de

aaZexr les horizons profonds des sols vertiquea qulelleB engenhent.

Lea marnes et argiles calcaires du Miocène mpe'rieur sont

-----1--------------__________________e_-------"~~--

largement rQpandues EIUT les bords de la vallée de la Medjerdah,les valle'es

et les fosse's de llatlasaElles ,gisent partout SOUB les couvertmea qhater-

nafres et dans les dépressions de la plaine orientale,

Dans la re'gion atlasique,leur surface &olhe en vertisole B aaz-aotgres

accentue's au. sein desquels me alcalisation profonde est frGquente,les

chlorures e'tant &mue's vera les oueds alors que lea sufates reb3ten-t

fida SOUS forme de microcristaux ak niveau des oouches alt6rges

(EX.' les piedmonts de la plaine de Matem BU djebel Sakkak).'


- 22 -

Dana la plaine orientale et la Haute steppe,le remaniement de leUr surface

engendre des sols calcimorphes ou isohumiques peu développbs tendis que dans

les bas fonds apparaissent des sols hydromorphes et des sols 5 alcalis pek

6velue's ( Ex. Kasserine - SbeTtla).

-~--...-.....---~---

Miopl-iooène de ,._. la dateforme sahe'lienne,rhhe@

. -- en gypse et en chlorures.

, .-:_.--- - --. .-. . . .

Danar,oe m8me Miopliacène en rapport avec les couvertures quaternaires argileusea

et argilo-sableuses a contribue' à l'elaboration des g~anda eole

i-sohmiques chatains rouges et chataim.

- 25,- Les ar& et les sables.

Les grès,dms ou sablekx,francs OU argileuæ,gisent à des

degrès divers dam tous les étages du sgdimentaire tunisien.Leur Qtat

drafflercement permet de n'en retenir que t

.I ceux du Cre'tace' infe'rieur de 1tAtlas (NQouomien).

c ceux de l'Oligocène,le plus souvent quzcfaeux dam

le flysch numidien et sableux en bordure de la

Dorsale (faciès Chérichira).

- les grès argileux des séries miocènes et mlopliocèngs

da nord.

- les grès dwlaires dee cordons littoraux qUatesna4res.

Les quartaites du Be'ocomien en altern&ce avec dee argiles,sont

"c-------------------------,~~,

des roahes drafflenrement re'cent dans la zone des diapirs et eu contact des

massifs jurassiques de la Dorsale.

..

Elles se dgsagrégent en plaques qui,par la suite, st6oaillen-b.

Leur altération est difficile,Riohes en fer,lem contribution au

phe'nolnène de rube'faction

les patines ferrugineuses qui les enveloppent fr8quemmenf(OOLKßEPAS, =

oommunication verbale). Leur état squelettique actuel ne peme-t; cependant

pas de les rattacher directement B la surface des sols rouges mQditesran4ens

déterminGe sur la carte g8n6rale.

da etre notable.Une preuve est apportée par


- 23 -

Lea grès oligocènes. Dans la zone nmidienne,cs sont dm

-c------_---------- ~------31-----~----1~--

gr&s quartzeux et des quartzites qui,,tout au moins 4 la base de la ee'rie,

contiement de la glauconie.

La d6sagrégation des gr'es s'opère en blocs de dimensions

trke Pariables revêtant l'aspect de boules,Celles-ci,par la suite ,lib&-

rent Une arène comme le font certains granits.En place ou ?près transport,

elle aert de roche-mhre à des sols bruns,dea sols lessive's et des sols

faiblement podeoliques ( R. DIMANCE?, 1966).

Dam les profils,le fer apparait sous forme de fer2ferreux jame ou ocre

qlli, dam des conditions de mauvais drainage, constitue pseudogley oh

dea concr6tions.

Les grès qaartzeux et les quarteites,peu alf&-ables,ee

dQsagr6gent en blocs angulem.Leur état aotuel est le plus souvent

aquelettique.Lebr coloration et lee patines qui les enroberrt,l&noignent

dfwle rube'faction ancienne dont on ne peut dire encore la partieipation

à me pe'dogenèse méditerranéenne ou tropicale.Avec les grès e t les argiles

du Tlyrrch, ces roches sont B lf origine des grandes couvertues plloquater-

naires à pseudogley des Nogods.

Lea -~-------------------"----~-~-~--~-~-~~~

grès sableux de faciès Che'richira occupn'c les synolinabx

de la, Dorsale et ae 8on avant paya,depuis le Cap Bon jusqurau abords de

1'1l.e de Kasserine.Ce sont l&,dm grès sableux,des grhe durs et des argi-

..

les ers si co lor es, Riches en felspaths ( Communication verbale de J.'P,PARROS,

géologue B 1 *ORSTOM) ils renferment e'galement de la glauconie'.'

Lem d8sagre'gation a engendre'. des sols bruns en montagne,des

sols rouges sur les versants (Cap-Bon),des sols isohumiques ohatains OU

brmm dans les piedmonts (Djebel Zit et Dorsale).Cem-ci peuvent 8tre

enarofit6s bien que leur roche-mère soit un grès calcaire ou non calcaire.

Dane oe dernier cas,l!origine des carbonates est eturemen-t; allochtone,

tire'e des marnes associées.


- 24

Dana le nord du pays,leWs affleurements en fOllt la roche-

"ere de sols bruns calcaires.Dans l'Atlas,ils supportent dea so18 isohuni-

ques chatains rouges ou chataim comprenant un horizon d[accumulatíon BU

ac.lcai.re plnf: ou moins. indbB,Toutefois, on ignore encore leur participation

à la rubéfaction de cea sols. ,

Les grk duaires, attribués au quaternaire moyen,sont cons-

a..e--_l-ll--------

titu& par des oolithes calcaires.

Lem dissolution amène la formation de sols calcinorphes

rendziniformes reposant sur dea encroQtements et des crofites-.PP.DIMANCHE

a observe' qu'Gr! relation avec It installation de la végétation natur&hle,il

se produisait une décarbonatation profonde des dunes actuellement fixgei;'

En effet,sm les cordons les plus anciens du Cap Bon et de la c6te de

Tabarka B Bkerte,il e& aise' de constater l*existence de ve'ritablea formes

de Karst dont les pochea sont remplies par une ferrl-zmesa argilo-sableuse. ..

26.'- Les conglomérats et les croates.

Les ----------------

conglom6rats sont fréquents dans différentes se'ries du

sQdimentafre .tunisien;ku cows de leur d6molition, ils entrent dans le

groupe des roches calcaires tendreS.Ce= du &haternaire ancien forment lea

assises des or8t;s qui dominent'les grands piedmonts ou les grands glacis

du nord.Ils sont dmcis par un ciment calcaire en forme drencroatement

souvent Bpigenisé en oalcite.Ceux de la zone du flysch sont enrobés dans

une matrice ferrugineuse ayant ltaspect d'me limonite.

Tons libèrent leurs constituants par d&agrQgation,Leur apport

daas la mise en place des roches-mères demeure cependant limitd,

Les croQtes,calcaires dans le nord ou gypseuses dana certaines

--e-*------

rëgions du centre tunisien , occupent une surface extremement importante

dans les piedmonta et les plaines de Tunisie,Leur ëlaboration prooède de

la p6dogenke quaternaire, . .


-25- -

Bllm peuvent,à leur tom,gervir de roche-mères k de8 sol# dr6volution

rQoente,de type rendeiniforme dana l'ensemble du psys.Leur désagrégation

reatitue au sol les e'léments minéraux qui les conetituent.0n ne peut guère

parler,dans 1'6ta-t actuel dea oonnaissances,dlaltération,

III.- ;CE MODELE DE FLELIEP

%

La morphologie d'Une région est la résultante de llaction

des diffgrents facteurg climatiques ,g6ologiques,biologiques (v4gQtation,

homme) ,action qui s Lest de'roulée tout au long du quaternaire,provoquant

lle'rosion des massifs nontsgneux,le trgtsport des mate'riaux arrache's et

leur de'pdt à ltaval.Ainsi steat cre'e' un mude16 du paysage atquel la re'pwr-

tition des sols est étroitement lie'eJ1 est donc essentiel dlanalyser les

Qlgments du paysage tunisien avant draborder lte'tude des 8ola.Suivan-b la

natare des facteurS,nom distinguerons o

- les formations continentales I :monfagnes (ou djebels)

et collines avec lews versants ,glads, terrasses de rivière (ou Oueds),

dQpreasions aal6es ou non,enfin formations dunaires qui affectent 'coute

la Tuniaie. ,.

dmes 1 it tordes. '

..

1.- Formatiom oontinentales .......--

- c Les formations cotièreaqui Be composent de plages et de

.I

11.- Lea montagnes Djebels et lews versants :

Le relief montagneux de la Tunisie du Nord est le r6sulta.t

de Za douSle oro&nèse oligomiocène et pliovil1sfranchienne.C ette dernière,

en particulier, sf exercant Bur des couches a&dinentaires( les roches 6rup~

titres 6tan-L à peu pr% absentes en Tunisie) oh alternent calcairea durs

oompétents et couches p l ~ tendres s plastiques incomp&tentes,a oontribud à

1~6dification au relief aotuel,

...~

8 RQdaction t S-$.COTT-!TEPAS ( 1966 )


- 26 -

On ~r retrouve les formes classiques du relief jurassien 2 monts rarement

conaerve's monts de Naktar )oÙ la surface structuzale a &te' de'formge en

dômes,combes pmfo5.a tr& vastes (Djebel Bou Khi1,Bled et Thil près de

Bou Arada) ou boutonnière (Djebel Abderrahmane dans le Cap Bon),Les fordes

monoalinalea sont largement representees L cuesta,cr& et barres aont des

Bléments appaTen.tg dans le paysage tunisien.

La d'partition des sols reflète parfaitement les differentes

formes du relief et la nature de la 1ithologie.Dans ltenaemble,les monts

ne portent pas da limons quaternaires et lea aols cslcimorphes qui lea

couvrent prennent directement naissame partir de la roche,Les formes

~noclinalea,cuesf;aa,orêts et barres,prgsentent deux vemants disaysne'tri-

quee,La surface structurale,plus lentement et plus difficilement attaquée,

porte les aols les, plus minces,les plus Qrode'a,Sm front couvert d*éboulie

aouvent melange's B la roche sous-jacente plus tendre on trouve dea sole

?LUB profonds,d*autant plus évoluéa qutila sont pluis anciens. Les barres

sont dea couche8 duxes fortement redreasbes, En Suniaie,elles prennent le

nom évooatem de *' Síf It (sabre recourb&),Les sola y Bont le plus eomnt

squelettiques ( Djebel Munchar,Skrira . . . 1.

12.6 LSB gl.acie

Am versmb modelés dana la roohe-gdologique succkdent ver8

1 tavaPsles glacis de piedmont (glacis dt accumulation ou glacia a* e'rosiolz) ,'

En 5one apide et seni-aride,la plupart des glacia aont complexes et on peut

y distinguer des forma reliques emboit6ea.Le dhombrement des glacis &tag&

et des terrasses dtoued a pernis aux ge'ographes marocains de se'parer une

asgrie de niveaux quatesnsiree dont ils attribuent la formation à dea p4rio-

des olimatiiqnen pl- humides appele'ea pluviaux amquels ont auccéd4 des

pdriodes wèches OU Interpluviaux pendant lesquels lt6rosion linGaire inci-

sait les glaoia du plmial pr6cgdent.Etant apple's au cours de cette e'tude

B en utiliser lea temes,noua rappelons dans le tableau

ci-dessom la

mccession des pluviaux quaternaires marocains ainsi que leur correspondan-

Ce avec les glaoiationa quaternaires(d*après G.BEADDE!I?,G.MAUB et

A ,RUELUN 1967).

'


= 27 -

I Pluviaux I caract6ristiques climatique I eukopéen prob€

Rharbien

I Creusement

.._--_I

. -l-ll__---

S O lt anien

--

1 Creusement

Teneiftien

I i LBFr

¡Limons gris (Tim) IRafraic issément i Ne'o-WUrm

I

-T-===

llation notable de

I calcaire

i

De' pst - B c a il K G = - - -

fréquemment rigo ure ux

I

j encroates

i

Blo h6tQrométriques cailles

I peu encroQt6es

I i Froid intense GUm

En Tunisie oh les recherches morphologiques sont moine

avancl8es ,R,CO@UE et A.JAUZEIN pre'f èrent parler de quaternaire ancien

( villafranchien,régr6guin) ,moyen (Saletien, amirien, tensiftien)et

récent a( soltanien,Rha~bien),En effet,bien quron ait retrouve', ici,six

niveam quaternaires,la correspondance avec les pe'riodes quaternaires

marooaines ntest pae encore prouvée.

!

I-


Les pe'dologues de Tunisie,en tout cas ont très vite pu cona-

tater paw une rGgion limitée, une comlation entre niveau quaternaire et

te2 type de sol oh association de sols bien détermin&e,ies glacis du

quaternaire ancien sont g6n6ralemen-t recouverts d I une puissante croate

qui en forme I"xnature.Des mouvements tectoniques post4rieurs en ont

tlb;~om~ IS; durfaoefde sorte que celle-ci niest plus trh plane.118 OCCUpent

dea c'tendues consid6rables,Les sols qui les recouvrent constituent

me association très particulière qui &era longuement decrite au chapitre

dea sols.Cea gola ont fréquemment une couleur bru-rouge au contraire de&

sols aalcimorphes sur roche géologique qui sont bruns ou griis.11 est donc

logique de leur attribuer une origine polyge'nique dans laquelle se Bitud.

rait 1x10 pe'dogenèse rubéfian-te,

lia&s9e'.t;ant donné leur a'pciennete', ils ont da subir alternativement les cli-

mats des trois ou quatre pluviaux et interpluviaux qui ont suivi et gui

ont pu modifier profondément le eo1 origina1,Le substrat lui-m&e a aubi

des bouleversements importants. II De multiples came8,en effet,provoquent

un rGam6nagestent perpgtuel des particules du de'pdf t variationa diffe'ren6.:.

tielles de volume liées à ltgtat hydrique et thermique du so1,activitg dea

animaux fouisseurs,passage de l'eau de percolation,implantation,croissance

et décomposition dea racines,Tous ces men= rgaj ustements se traduisent

globalement par une lente migration du dgpat SUT la pente,tout mouvemen-b

ayant,&kr tm persant,'bne re'shltante dirige'e vers lfaval(ef,du point de vue

mmphologique,le plan horizionta1 est rarissime; tout est pente;mais le

mouvement est &idemment plm lent sur les pentes faibles), L'ensemble de

ce8 ph6nomènes mineurs mais finalement actifs à l*e'chelle géologique porte

le nom de reptation ( creep de8 auteurs anglo-saxonsy G,BUUDET (I 966,p*I 9);'

Supz;' lm glacis come celui de la rive Nord de la Medjerdah entre Souk-el-

ICh6mis et Be'jB les sols varient de la rendzine B croate sur Les l'bmseafl

au so1 brun calcaire dans les d6pressions.Sur le piedmont Sud du Djebel

Zi%,la surface ancienne a &-te' cassée en touches de piano et lfassociation

des sols va de 1a rendzine au sol isohumique ohatain dans les cassureB

( A.kOURNET,1966).

ALI dessom de la croate ge'ne'ralement feuilletée, on note la

pre'sence dr un encrotltement qui, en pro-fondeur, passe, tout au moins sur les

glacis draccurnulation,à un limon rougestre à ama8 et nodules caloaires.

Oe limon est fréqnemaent sale' ou alcalise'.


- 29 -

-

h quatemakre moyen,plus difficile à limiter dana le temps,

plm difficile ami B localiser sur le terrain,serait c6rsct&ris6 par dea

5018 de conleur rouge souvent associëa à des accumulations calcaires en

noyaux oristsljlisQa txès indurds et parfoia à des arotites.

Le qmternaire r6cent débute par me période dtencrofitement

ahquel sant associe'a des 801~ calcimorphea ou iaahamigues,se poursuit pak

une phase climatique moins active oÙ domine une pédogenbe de type is0llu-i

nique alors quer les derniers niveaux ne portent que de8 vertilsols,des soh

peu 6ioluQs oh des ao18 halomorphes,

1 3 Les d6pressions1

La Icmisie pre'sente toute une se'rie de baesins fermes auxquel~l

on peut attribuer &eux origines t

L. tlne subsidence progressive qui acest amoro6e au moment de l a

grande période de surreotion oligocène et srest poursuivi au mio-pliocène

et au quaternaire.hes auvettea qui en rc?sultent,suivent la direction g&é-

rale dea plissements m-SW.C'e8t le cas des unites suivantes s Lac de Tunitr,

lac de Bizerte sf vallee de l'Oued Gueniche,plaine du Mosnag,de Moghrane,

ou$e.t;%e de Sidi Bou Zid,Haute et Basse velle'e de la Medjerdah,plaine de

X a irouan. Sebkre. Chérita.

un effondrement en graben dQ & des accidents transversaux per

rapport & la direction des plis de l'Atlas C'est dire NW-SE.Parmi ces

effondrements plio-quaternairea nous citeronrj la plaine de Grombalia,de Pont

du Fah8 El Rromsa,du Sers,de Kalaa-Djerda,de Sbiba,de la Fousssna-haserene

et du Khanguet Sidi Kralif ( Chaine Nar&-Touila):

Ces d6pressions ont &te' oomblQes progressivement par les apsortrs

dee oueds descend- des~hautewa environnantes ou de8 oueds plu importantrr

qU;i 108 traver&ent.On retrouve le Schéma classique de 1 r alluvionnement avec

Ble'msnts groesiers sur la périphdrie devenant de plus en plus fins vers le

centre. A Grombalia,Tunis,Bizerte,la &dimentation est dlorigine marine

ou lagunaire.L~c5paisaet.c des d4p8ts peut dtre coneidQrable : 50 m kt NQbem,

360m dans le la0 de TUnis,3OO IQ à Kasserine,ou 500 à 800 m dan8 la plaine

de Kairouan.


Lm 101s qai prennent naissance sont ame5 varies, Snr le bord

hes awettes,les glacis sont polygéniques et,dand les coupes d*oued,on obser-

ve des ampilementa de sols dont les profils à peu près completa ont Qté

enterre's par les dépets plus re'cents. Ces dols,de coulbur foncée malgr6

une faible teneur en matière organique,sont les témoins dlune pédogen'ese

en milieu humide q~ stese déroulée pendant les pe'riodes calmes oÙ la

sgdimentation laissait auut eola le temps dt8voluer.Cette pédogenèse eat

mal conn&e et sera difficile à analyser. PoUrtant elle rsemble pouvoir

$tre rapprochde de oelle des sols isohumiques chatains situe's BUT lea gla-

cis environnante, Nais,co"e nous le verron8 plus loin,ces sole ont pu

réévoluer par suite de leur enfouissement,par suite aussi de madificatione

climatique8,de sorte qulils prennent actuellement l'aapect de sola calci&

morphes.

A# oentre de la dépression,les alluvions deviennent tsèa fine8

et lem jeune age atajoutant B une faible pén6trabilité de l'eau,font qm

les sols Bont pe\x 6voluéa avec tendance plus ou moins grande à la vertiso-

lisation suivant la nature du climat et du mate'riau argileux.

Dans le Nord de la Tunisie,les eaux phre'atiques convergent en

direotion d'un mgme point,vQritsble combilic du bassin oh elles cr6sn.i;

une eone mare'oageuse communement appelée fb Herdja ou Garaa s,à dola hydro-

morphea 8. gley et eola halomorphes. Cleat le caB des Merdjaa de Souk-El-

Ilhémis ,d\l Xef,du Sers,de la Garaa de Kasserine etc.,..Ces' marécages complh-

tement asae'cthe's en Qt6,slBtendent plus ou moina lrhiver auivant Ifimportance

du bassin dralimentation et la hautetm duseuil de vidange de la cuvette,

seuil que lea oueds franchissent par de véritables défile's,

Dam la partie centrale et méridionale de la Tunisie,les d6pres-

sions servent de niveau de base à un réseau hydrographique endoreiqke,Sam

lteffet du climat aride qui y règne,elles constituent dlh"mnce8 baesîns

d*6vaporation,n lee Seblchas ",véritables lacs en hivez",qui s'assèchent et

se couvrent alune croate de erel ou d'me couche d'argile pulvérulente en étë;'

Les Sebkhas Kelbia, Sidi El-Hanï ,Mechiguig sont les exmuples les plus

importanta de oe type de dépression,


..

14.- Les terrasses drOued

TOLIS les cours d'eau de la Tunisie présentent,en un point

quelconque de leur COUI"B,~~~ se'rie de terrasses qui prouvent llenfoncement

graduel du réseau hydrographique. Cet enfoncement peut être lie' soit B Un

abaiasement du niveau de baqe marin soit *B me reprise de lte'rosion en rela-

tion avec des phe'nom8nes climatìques.0n sait en effet,quten période d'inter-

pluvial les prgcipitationa rares mais brutales provoquent une incision

ao-bive des de'pats de pente ou de valle'e.

Un exemple maintenant classique de ~ucaession de terrasses

(A,JAUZEIN 1967) est celui de lrOued KQbir près de Pont du Fahs à La Bortie

du synclinal de Robaa par le cluse de Selbia.Quatre terrassea dominent le

lit de lt0ued à des hauteurs respectives de 4-6my~0-25mS30-35m et 45-55111.

Deux d'entre elleayle seoonde et la quatrième,portent des accumulations

oalcairea,La valle'e de llOued K6bir eat un exemple typique de vallde B

terrasses emboitéea. La Medjerdah présente dem terrasses de 13 et 6m.Dane

la haute terrasse A,JAUZEIN (1967) a de'crit à Testour deux niveaux super-

pme'es qu'il attribue & deux cycles de remblaiement ae'pare's par une phase

d ër u8 ion.

Za plupart dea Oueds de Tunisie pre'sentent,comme la Nedjerdah,

au moins dem et souvent troia terrasses.

En bordure des %&es aubsidentes,les terrasses superpoee'es

sont fr6quentes;Cet ennemble dlobservations indique que le réseau hydrogra-

phique tunisien steat mis en place au quaternaire ancien ou à la rigueur

au quaternaire moyen et s'est enfonce' sur place sans modification ~enaible.*

de i8on trad+

Contrairement a m glacis sur lesquels les sols sont bien ~VOLUBS,

les terrasses ne portent g6néralement que dee sols peu évolués.Sur la ter-

rasse haute,plus Qtendue,de texture plus fine la tendance est B la vertiso-

1isation.Lthalomorphie est également fre'quente mais peu importante,Elle '

eat liée à un mauvais drainage dans les zdnes en cuvette.Les terrasseB

r¢es,de texture gQn6ralement plha grossi&re,ne de'passent pas le atade

peu évolug.

,


15.- Les formations dunaires

Elles sont de deux types 1

- De'p8-h sabblur: des regions arïdes

- Bourrelets goliens de Sebkha.

Dans le. plaine de Xairouan,les alluvions des grande Oueds

ont c'talés des de'pôts sableux qui ont e'té repris par le vent et rediatri-

bnés suivant ~ lr relief ~~~naire.~lign~s en longues collines parallèles,ila

prennent le nom de n Dreaa . Il en existe dfimportantes surfaces au Sud de

KairoUan,dana les régions de Pavill.ier,Sidi Ali Nasr Allah,Sidi Bou Zid.Ces

recouvrements sont oonstitua de sables calcaires, permgablea,& partir

desquels 8e forment des 801s steppiques bien développés,

A.' JAUZEIN ( 1967 1 a longuement analya6 le phe'nomène de foma-

tion des bourrelete éoliena ou I' luvlettes ri.'Son e'tude sappuy6e dlun exenFle

pre'cia,celui de la Sebkha el Kourzia près de Pont du Fakrs,permet de dégager

les caractéristiqum d'une lunette que nous re'sumons comme suit L

- une lunette est une dune en forme de croissant dont les

deu branohes entoment la de'pression salée et dont le profil en travers

montre une pente convexe et raide du cate' de la Sebkha,concave et tr'ea

douce sur le 'bord extérieur.La lunette 8 donc une forme opposée à la berkaiie

dont le versant raide est du c6té du vent et les deux cornes du caté oppocb

ah vent. - elle est constitue'e de nate'riaux fine,arsachQs pendant

la pe'riode sèche aux d6pressions sale'es qui,de ce fait,subiasent b~

suroreusement,

- aa diredtion est perpendiculaire à celle de la résultante

dm vents actifs pendant la pe'riode oÙ la dépression est asséch6e.bans le

ITmd de la Tunisie et le Xairouanais,les vents actifs proviennent dk Nord-

0uest.Les bourrelets sont donc situe& au Sud-Est des Sebkhas,lellr ligne

de crgte ëtant OrieiztQe sensiblement sud-Oueat,Xord-Est.


" 33 -

Les prospections pédologiques ont montré qu*à chaque dépres-

aion salée,est associe' un bourrelet Qolien ou un système de bourrele-brs

éoliens,

La textuTe des mate'riam varie suivant les r6gions.De fine

B tr&e fine dans Le Nord,&l.le devient sabIo-argil&u& puis sableuse dar&

le oentre.,& partir de la Sebkha kelbia.Une telle variation stexplique par

Ilorigine dee se'diments. Dans le Nord,les Sebkhas Esont le siège dru

alluvionnament fin lié aux marnes et argiles environnantes,Ces éle'ments

fins,constitués atargiles sodiques disper&es,floculent som Itinfluence

de la concentration croissante en sels de sodium.Au moment de l'assèchemen'b

de la Sebkhasils coagulent en &émenta micropolyèdriques facilement éolisa-

bles," les pseuaosables ",qlli sont ensuite entrainés par le vent;Dane le

centre, Ilextension du Miocène sablo-a,rgilem en fait la a0urc.e & peu p&s

Unique du mat&risu éolisé. Dans tous les cas,les mine'rawc Bont imprégnée de

sels solubles et de gypse lenticulaire dont les proportions vont en omie-

eant du Nord au Sad par suite de 1-laridification croissante du climat ef

drune roohe ge'ologique plus riche en gypse.

Les matSriaux Qolise's donnent naissance à des sols varies sui-

mnt les climats.Dana la région de la Mornaghia et de Pont du Bahs,le les-

singe des sels aolubles et du gypse est intense et profond,la dgsalcalisa-

'cion de lkargile at totale; le 801 form6 est un ao1,brun calcaire mrtiqm

OU un vertiso1,Plus au su¿L,le lessivage est moins intense,moins profond,

et aboutit à la formation de sols à alcali peu salés ai le texture at

Tine,isohumiques bruns à accumulation gypseuse si la textme est glm

grossière. (Sebkha Kelbia Sidi El-Hani) .A partir de la re'gion Souassi-

Ghorbane,les bourrelets e'oliens portent des sols calcimorpkes à encroatement

gypsem. ( IC *BXLKHODJA 1 966) .

L'Q'tUde des formations coti'eres présente un grand inte'r&

pour le g4omorpholDgne B qui elle perme-t drétablir une chronologie des

périodes quaterncirss.


- 34 -

Le pédologue Bfintéresse aux formations d'origine marine

dans la mesure où oelles-ci constituent un mate'riau originel particulier

qui,soumi$ au climat littora1,donne naissance à des sola diffe'renta des

dgions continentales voiainas ,malgr6 leur fkible exterision. Li intgr&

devient primordid lorsque la datakion des niveaux marim permet dl 6vcluer

lrttge de la pe'dogeiihe.

21.- Les plages

Les plages sont des matériaux plus ou moins grossiers ge'ne'ra-

lement riches en coquillages ( lumachelles) que La mer accumule en bordu-

x=e du oontinent, Ces d6pÔta dessinent le long du rivage,un niveau horizon-

tal correspondant à la c8te maximum des hautes merS.Les géomorpholugws

narocains oiit reconnu et dQcrit depuis longtempa sur la côte atlantique

du I*!aroc,la présence dlune &rie de plages emboite'es ou superpoa6es correeD-

pondant am diff6rents niveaux des transgressiom marines au cours du

quaternaire,Lrexisfence de ces niveaux, peu de'forme's, leur a permis dte'ta-

blir une ahronologie quton a pu mettre en correlation avec des niveaux

analogues sur la cBte m8diterranQenne,Ils ont montré' en outre que ces

transgressions étaient décale'es d'un demi-cycle par rapport aux firiodes

humides ( Pluviamc) et oorrespondaient à des Interplwiaux.

noua rappelons dans le tableau ci-joint ,la 1iste.des dpiaodes

marins(' )et les Qtages aontinentaux cor&espondants et nom indiquona,entre

parenth'~gs,llappellation marocaine des transgsessions sur la &te stl.nn-

Ligue.

(1 ) DIaprès s Le quaternaire moyen de lIAfrique, du Nord I* par

R.COQUE et A.JAIJZEIN (BU~~.A;F.E,Q, 1965~2, p. 117).


Autue3

Tranagressiona

Re'gress ion

Flandien( Mellahien)

RQgress ion

Ouljien

Régression

Thyrrenien II (Rabat ien-Ha-

ro unien)

Re'gression

Thyrrénien I (Anfatien)

Bégr es 8 i on

SiOilien (Maarifien)

Régression

C w1ab-r ien (Mes saoudien )

R6gres EI ion

_I.

. It it ude S

t t te int es

O

2 m

5-8 m

18-20 m

25-50 m

50-60 IR

90-1 Oom

35 -

Et agea

Continentaux cc

Rharbien

S o1 tanien

Pr 6s o 1 t ani eli

Tensiftien

Amirien

Sa Mt ien

I Mo ulo uyen .--.-.-

En Tunisie,on a de'crit toute une &rie de plages quatemaires

( G.CASTAIIY, R. OOQUE,M,GIGOUT,E,GOBERT,L.HARSON, J.PIMIENTA ,D.REXRE~

M,SOLIGNIICIG.LUGAS) dont les datations stav'erent difficiles car la c8te

ttmisíenne a subi des de'format ions tout au long du quatemaire.Cependant,

en oompamnt les différents releve's effectues par les ge'ologues et leer

géomorpblogues sur l'ensemble de la co"te,A. JAUZEIN( 1967)conclt~t

lfexis-

tance de troia plages du quaternaire re'cent :

- Une plage à la cote 6-8m quril date du Thyrrgnien 2 OU 3

analogues à Itoujien du Maroc(l).Gtest la plage à strombes ( Strombus

Buboniua L M K) qufon retrouve plus ou moine de'formée au Cap Blanc,à ItEst

de Bizerte (Cote l3m),B Gammarth ( Cote lm),sur la cote est du Cap Bon,

(Cote 5:lOm),à Monastir (Cote I O et 3Zm) et à Djerba.

- une plage riche en Pectuncles à la cote 12-13111 qutil a

ob8em&& Nahdia et SUT la c6te Est du Cap Bon et qu'il assimile B

l*Ai-zfatfen du Maroc.

) POU JAUZEIN comme pour ISS premiers auteurs marocains,ltOtïLjien se

..

aitue à l'interpluvial Tensiftien-Soltanien.La plage de Rejiche serait

un Bpisode tramgressif au cours de la regression post-anfatienne.


- 36 -

- une plage ancienne plus rare mais dont on retrouve un

exemple au3 la route de Menzel TQmime à Oum Douil la côte 22m e-i dont

la faune est amtout constituQe de cardim.

. . I

22.- Les dunes

Les dunes littorales constifuent des cordons parallèleí3 au

rivage.Ellea se forment afa cours des régressions marines.A.JAUZEIN en

dQcrit quatre ;

- Un système re'cent constithe' de sable blanc 60uven-b enoore

mobile (cote Nord de la Tuniaie,cordons littaraux de la cote Est du Oap Bon

et du tombolo &e Skanès près de Monastir).

- une dune postérieure à la plage à Strombes constitu& de

sablee -grossiers; elle es% généralement peu consolid6e.Elle eat v?miSle 8.

Krnie ef à Ksibet El &ladiobi près de Monastir.On la retrom aassi &ans

le cap BO^.'

- une dune ancienne formant un cordon du Cap Bon juqga38.

Dje-rba,sm la plage 12-15m qu'elle recouvre fre'quemmen€.C teat un oalcaire

colithiqm blanc ,bien ciment6, très utilise comme matériau de construotion.

- Une dune également oolithique, à de'bris de cardi"; diff icile

2L distingber de la précédente mais dont on retrouve des bloos cimente's

dane la plage 12--'15m (Cap-Bon),

Condquence sur lea sols s dunes et plages se comportent come

des roehemmères dont les caractéristiques influent sur la pédoge'nèse au

snhe titre que leur âge et donc que la dure'e dfaction dea facteura pQdog6nQ-

..

tiques. La dune oolithique se comporte comme un calcaire dur aoumis & m e

aotion olimatique très ancienne.0n y trouve fréquemment des sols* rouges

m6diterranéens parfois mgme des sols rouges lessive's (cote Nord : R6gion

de Sidi Idechrig et cote Oueat du Cap Bon).La dune et la plage Strombes

portent des plols caloimorphes ( renazines ou sols bruns aalcairss) ou des

aols isohumiques à taches et nodules ( &Ionastir,Krnis),

. I

Sur les dues récentes,les sols eont peu ou très peu évoluésD

.


J T . - C O B C L U S I O N S

Le oadre structural et géomorphologique de la pédogenèae

*

tunieienne -

Llenaemble des donne'es ainsi rassemblees sur le milieu tuniaien

permet de distinguer dans le nord et le centre du pays,six grandes r6gions

naturelles o

7)- La z8ne du flpch oligoc'ene de Numidie (Mogoda-Kroumirie).

2)- La eane de B6j&

3)- La Haute valle'e de la Medjerdah.

4)- LtAtlas ,qui s e subdivise en s

- e8ne des diapirs

- &Ône des foss& tranaversaux.

5)- La Dorsale

6)- La eane aahe'lienne,qui se subdivise en z

- fle de Kasserine OU Haute ateppe

- Plaine Orientale ou basse steppe,compmnnnt :

+ le Sahel de S:ousse

1 )- La 58ne du flysch numidien

f le Plateau de Sfax,

De la mer jbsqufau grand contact anormal Ghardimaou-Oep Blanc

de BiolerCe,clest une région de massi& irreguliere représentant des naipes

...

de ch-age, L'alternance de grès et de quartzites avec des séries dfargiles

et de marnea 8. favorise' le modele' deun relief de monts,de barres,&? oourbes

et de crgts dispose's selon w1. aXignement,cr6ant des vallons dans les roches

tendres au sein de massifs oa dominent les roches dures,

Xe façonnement plioquaternaire a usé les aff 1eu"ents gre'seux

en bou~e;s ou en dalles et recouvert aléboulis les versants marneux.Ceux-ci

constituent un milieu ide'al pour des mouvements de glissement et de eroli-

flmian &teuse.LLa plupart des mouvements de grande ampleur Bont cependant

anciena.ITe témoignent d' une pe'riode climatiqhe plus humide que la n8tre.

-UI

..

* ( Rgdaotion A. FOURNET,1966),


.. - 3s "

Acttrellement ,les mouvements $e limitent B des loupes de glissemenf très

rbduites, Rare-s sont les reliques de plateformes ou de glacis et les bas-

fonds eon% dea dépressions B caractère palustre (Garaa de Sedjenene).'

Enfin,la plonde des grh dan8 la mer,a permis ltgdification de formes

dwrairss littorales le long des grandes criques de la cdte nord;ktt$tendant

asse% loin vers l~intérieur,lea g6ologuea les ont attribuwpouT Ireseentiel,

ah quatermire moyen.

2 )- La eane de Béjà

Sur des bombements anticlinaux crétace's dont certaine aff leu:

rex% a m He'dils,le relief s'est façonné' dans les marnes e'oc'enes et cre'ta-

cges trb Qpaisses ( 3.000 m. environ),interrompue entre elles par l'intercalation

dfune dalle de calcaire lutétien d'environ 30 & 40m dtdpaiaseur.

La présence aumi importante dJune ae'rie de roches plastiques a facilite'

la miBe en place d*un faisceau de plis isoclinaux tr8s pincés formant un

vaste antiolinorium,avec Qection de la dalle calcaire B trane- les marnes,

CPest,avec l a Haute valle'e de la Medjerdah,tout ce quril resfe de ltancien

Sillon tuniaien. Zes roches tendres constituent donc lressentiel des 616-

ments db paysage taadia que les calcaires formant crêtes,semblent flotter

susc le sonbassement marneux après transport et basculement.AuBsi les He'dils

et le B$jzloua aont-ils pauvres en glacis,excepté dane les retombQes vers

...

la vallée de la Medjerdah et les lacs Ichkeul et de Biaerte.

Partout, les ..roches affleurent et l.es de'p8ts de pente Borst minces.

La plupart dea versants a évolue' sous Ileffet de la so1iflwrian;La rarete'

dea defilés a engendrQ la cre'ation de cuvettes hydromorphea oommecelle

du Haut Joumine,

Soumise & tm climat subhumide & humide,la r6gion de BBj& est

le domaiu?e ds.a vertisols foncés sur marnes et des sols rouges ou calcimor-

phes BUE calcaires de ltEocène infQrieur.L~extension de cette dernière

..

catkgorie de sols garde toutefois un caractère très limit&,


3 )- La Haute valle'e de la Medjerdah

-39 -

Prontière entre la z8ne du flysch et IrAtlas,cteet le prolonge-

nient en Tuisie,des Hauts plateaux al&riens,Spclinal dissymétrique &

flanas raides au N,W.,remontant -'plue lentement au SE,il a 6.rrolu6 en fosse

dieffondrement.ia morphologie de de'tail doit être rattache'e B celle de

~t~tlatii'

Pour Iebr part,la moyenne et la basse vallées de la lvTedjerdah,inatallQes

dans les eynclinaux a-klasique ne repre'sentent que les biefs dtune rivikce

reliés entre eux par des cluses comme eelLe dfOued Zarga-festour,

I1 se subdivise en 2 regions z

- la %Ône derj diapirs

- la p;&ms des fossds transversam.

47)- La eane des diapirs : sa structure est oaractGris6e par une

--œ.--------c-------

asharmonie de plissenent entre la couverture tertiaire et le soubassement

8econdaSre avec extrmion de grandea lames diapiriques des roche-s du Trim.

La adrie tertiaire,violement plisse'e soue forme de Bynclînaux

pinccSs et de plis faillQs parfois ohevaachJLnts, forme Ee3j&f dktablementa,de

cornickres,de c&tes et, le barres grâce à la presence des calcaires

de ltEoc&ne inférieur (Le Kef - Tadjerouine).

Les roches salifères du Trias sont diapose'ea en diapirs ex'bra-

vase's ( rQgion de fhibar)ou en extrusions au front de plis plua ou moina

...

dili.uerse"a

Le relief des piedmonts est constitue' de glacis dtésosion cou-

-verts très $tendas et d e grands ches d'alluvions encroatQes.Les plaines

on+ un remplissage dt alluvions plua ou moins Qpaisses, de'poséea dans les

dëpressiom synclinales en milieu hydromorphe. Le climat actuel,plule aride

qutahtrefois,limite le façonnement du relief 8. dea incisione profondes

qlzj, entTainent de bief en bief,une certaine vidange dea nappes phre'atiqkes, ..

Les glaois du Quaternaire ancien supportent des sals calcin"

phes cur croate calcaire tandis que ce sont des sole isohumiques chatain-

rouges QU ohatains qui recouvrent ceux du Quaternaire moyen.


I 40 -

Sra les affleurementa du Secondaire,les sols calcimorphe-s e t les verti-

801s Bont largement r6pandus. Dans les montagnes calcaires aubeistent quel-

ques SOLS rouges mgditerran6errs conserve's dans des karsts OU dea gols

calcimorphes,

42)- La eane des fosse's transversaux $ sur tine banite de territoire

~--3--~--e----------~-~~-~--"--

allant de Tunis B Kasserine,une eone de hauts fonds existaif d.es le Secon-

&air&.Là,la sédimentation tertiaire B test effectue'e non aeulement dana les

Bynclinaux,maie également dans des fosses transversaux tra,du-isant en BU-

face d'anciens accidents majeurs du socleiAu moment de lte'meraion dBfini-

tive de 1tRtlas,le plissement de la chaine a .*. englobe' l'ensemble des

terrains du Secondaire et du Tertiaire et les a disposé dan8 le paysage,

selon m *le jarassien oaracte'ristique.

Les oouohes seoondaires,domine'es par des séries plastiques,ont éte' Brigées

en monts dissgqu8s par une Qrosion différentielle active au Plia-quater-

naire.Les courbes anticlinales ou monoclinales, Zes crgtes et les barres y

abonded.Le8 calcaires au CrétacG supe'rieur et de ltEocène infe'riem ont

6-M englobée dans le coffrage des plis.Ils affleurent partout ~OUB farne

de caestaa et de barres, en bordure des grands eynclinaux (KQbir-Ellès).

Dana la rggion de Siliana,il-s aont affecte's de de'crochement r8guUers,impor-

tantspenfrainant la cre'ation de cluses,

Pour lem part,les grès oligocènes ainsi qua los grès calcaires et les

marnes miocènes constituent dt +aia remplissages dam la région de Tunis.

~m encroatements quaternaires on% mo~-fi6 les Mp8Ss de ver-

sant ceinturant les monts de Maktar ou du djebel Mansour et lee g-L7ands

c8nes alluvionnaires dans les bassina amontz das grands oueds (Oued Tessa-

Oued El Hatab.. . >.D 1 une manière générale la disposition respectim de oes

formatiom est r6alisée sous la forme dfemboitenents dans les Eautes plai-.

nes et de auperpmitions dans Izs foss&.

Le modelé dtun tel relief,la nature ds-s roches,et lte'tat'i de

dégrtìdation des sols da au climat actuel et au défrichemnt,entrainent

me ércvsion importante par incision line'aire dee @ours,p1u~ encore la

cmSation dt impressionnants bxl-landB dan9 lee roches tendres.'

..,

..


-' 41 -

Les reliefs portent essentiellement des soh calcimorphee BOU-

ven+ humifkres,Dans les plaines,stfStagent de8 BO~B cslcimorphea BUT croate

oalcaire,des sola vertiques aur les afflelwements marneux,dea BOIS isohu-

niques puis des eola hydromokphes et salés dam les gouttières et dana

les fosséb.'

PlaaGe 8uT la bordure SE de ltAtlss,e1le est fcx",dane la

re'glon de Tunis,par les massifs de calcaire8 extrpsifa du JlzrasaFque

(31

( djebels Ressam,Zaghohan,Salane,Fkirïne)*Geux sont relay68 au. sud. par

les grands djebels. de oalcaires recifaux de l*Rptien (djebels BargOu,

Serdj,BeloUta, ).' Ltensemble est aligne' Bur un acoident de sts#cture Impar-

tant, lo grande faille de Zaghouan,

En avamt de la Doksale et au niveau du Cap Bon,le djebel Abderrahmane

eet un anticlinal &id6 en boutonnière dont le flanc ahd-est rmt aras&.

AU niveau des massifs aptiens,llavant-paps eat compose' par Is Haute

plaine dr0tmseltia et. 1 immence aombe des djebels Ousselat-Alfa-Bou Daboue,

Les piednonta sont érige'a aur lee séries ca%caires,nameuees et gréseuses

du Tertiaire arase'es en grands glacis dtérosian couverts de matbrisaes: dBtritique#

provenan-l; du d&nanf&lenrent de la Dorsale.Ih supportent des sols

calcinorphes SUT croate et dos sols isohumiques.L*6roaion dans les grèa

ménage Une plaoe e'tendue aux lithaaols ( bassins amonts de ltoued MergWL

lil,r&gion de Saouaf) tandis que sur les marnes se d4veloppen.t; des sola

ualcimorghes associe's & de8 sols vertiques.

En montagne,des karsts calcaires ou gréseux renferment de8 sols rougw

r6siduela et des 8018 & mull ( djebels Zaghouan-Bargou-Serdj-OUml8t -

. I

Semana)

6 ) - La, afine sahélienne

Elle Be divise en 2 regions o

- la Haute steppe continentale BUT ltwlit6 structurale

dite "Tie de ICaaaerine ".

- La Basse steppe maritime ou plaine orientale de la

T unis ia. '


- 42 -

LtIle de Kasserine constitue une unite' structural6 e'merge'e

depuis 1'Eoc'ene infe'riem.En bordure de cette plateforme y le plisbenen%

de lrAtlas revet la forme dlantiolinaux coffxëd ajebe1 M'Rila) et de

plis, fail168 parfoi& chevauchants (djebel Kre'chem el Artsouma) oomme le

sont fr6quemmen-t ceux du plateau continental ( djebel Ke"bas),Les aombes

creméea fsw: leur front eont dofninbpar d'importantes corniches OU

ttcUestafP et fermées par des crete que constituent les couches redressée8

du continental terminal coiffQ de la croate villafranchienne. A leurs

pieds, 88 dgveloppent de ast tes piedmonta dont les glacis,emboit& en

amont,se auperposent rapidement vem l'aval avant dlêtre ennoyes dana

des d6pressions (Sidi Bou Zid,Sebkhat MBchiguig).

D~EI croate8 fixent partout la aurface dea glacis.Elles suppor-

tent des sols ca1cimorphes.L * Brosion attaque profondhent les piedmonts

localiaant ainsi l'existence de lithoaols et rggosoJs,Des sola isohumiques

bruns ou peu QvoluBs,en enracines dans 'des limons & nodules calcaire lt,

occupent lea plainee-Les de'pressions sont le domaine des eola halomorphes.

Lea atterissements fluviatilea qui y parviennent,Ze sont de sols hydromorphea

caractère de aalure en profondeur,

62.;

L *accident Monastir-Kreohem el Artsouma separe cette région en

2 unite's etructurales t

- Le Sahel de Sousse

- Le Plateau de Sfax.

621.- Le Sahel de Somse t Il sragit dl& compartiment

m - 1 - 1 1 -

abaias$ en bordme auquel ae aitu-e la plaine subsidente de Kairouan comblee

par dl épaissea alluviona plioqaaternaires (environ 5OOm. d 6paissem) et

les grandes aebkhaa du Sahel (Sidi .El Bani..,),Le relief est entail14 dana

de8 d8mes mioplioches cotkonn6s pa$ la croate calcaire du Villafranchien

(~o~sse)';Des piedmonts très allongg's EI 'ennoient aous les alluviow r#cen=

tes ( Sb53rha- Sidi Nasr Allah)'.' L'e'rosion quaternaire a disséqué assez

fortement 06s fames.


Les oroates aont recouvertes de 801s calcimorphes et les sola

isohumiques BUT II limon à nodules calcaires Ir ceinturent les dbmes OU

prolongent lea piedmont~,Le$ bols hydromorphba B carabtères de salure en

profondeur Bvoilaent em lea terrasses dtoueda ou en bordure deb de'pred-

aions au oenfre desquelles 88 situent dw sols aslés de Sebkha.

Dans oette a-beppe,les ph6nomènes e'oliens commencent B pendre

me oertaine importance, cr4ant des bourrelets de bordure de Sebkhae ou

tt

1wlet.tesr 1' et de8 voiles ( Sebkhat Kglbia, Sidi El Hani).

.,

622,- Le Plateas d$ Sfax - Ce compartiment sahélien n'a subí

I-... L . I

aucune d6formation depuis la fin du vîllafranchien .Gregt me zone de

d8mes pontiens fossilis& par la croate calcaire à he'lix du villafranchien.

Toutefois,celki de Bou Thadi amoroe un pli chevauchant au front duquel

sleet ore'be une oombe modelee en glacie dt6rmion comrte datant du

quaternaire,tout comme celles de la chaine des djebels Krechem-Goubrar-

Goulet .

La gouttière des sebkhas NTe'chiguig et RhSa occupe une position aynclinsle

dont les depressions salees creuse'es dans les oouches miopliocènee n'ont

pas 6% colmat6erJ durant le quatemaire et ont Qte' le aiège de déflations

éoliennes.

Le plateau villafranchien de Sfax oonatitue une imepce platefome inclinee

vers la m w dont Pes îles Kerkennah repre'sente un te'moin isolé.Tr&s dissé-

qué autour des dômes comme celui d'El Agareb,les plaines qui en résultent,

comervent u11 caractère endor6Tque.

Les remaniements du Quaternaire ont eu pow résultat de retou-

cher la substrat pontierm,y ore'ant des formes le'gèrement embofte'es en amont

des bassine versants mai8,surtou-b superposées en bordure das d6pressions.

Lea sols calcimorphes sur oroate sont largemen& repandus et 1Jextension

des eola hohumiques bruns OU peu évolués y est remarquablesles sols

halomorphee oacupent toutes lea de'pressions et leurs abord.


. B I B L I O G R A P H I E

,,. ~

.- 44 L

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PP 451 -462 o


QEGETATION FORESTIERE DE LA TUNI3IE SEPI?EI"lRIOWLX*~

----CI

- 45 -

On entend par domaine foreatier toute zone actuellement non

ohltivbe ayant une comparaiaon floristique dans laquelle dominent les

espèces forestières,relictuelles ou non. Cette définition implique natu-

rellement des formations très vari4es,hllant du groupement climatique non

adgrad6 oÙ les etratea,arbustives,buissonantes et herbacées Bont toute8

présentes,au groupement trèe dégrad6,oh une ou plusieurs strate8 Bont

abaentea.Ces formations peuvent avoir eu un passé cultura1,zvoir éte' IaieBées

par la Buite en jachère.,et avoir éte' envahies par les espèces pionnières

de la for8t.

A l*échelle du carton il nrest possible de repre'senter que les

se'ries de vBgétation.La série de ve'ge'tation e'tant l'ensemble des groupe-

ments végétaux qui Be succèdent darts le temps pour arriver à un Qquilíbre

stable qui est le

aboutissant au m8me clima& ti .Ce climasr u &tapt lui meme dgfini par

SOH0ENI;NBERGER aßA$ '8f5zl-b P-lI6tat naturel the'oriqne de 1.c végétation,

affranchie de l'influence de lIhomde,mais non de Ilinfluence naturelle des

autres 8tres vivant3,et en équilibre avec le climat et le sof. lt.

Chaque serie est subdivisée en un grand numbre de groupements,cea groupe-

ments présentant eux-mêmes de nombreux faciès.Une série est figwge atut d a

er; +;e par une teinte à plat qui représente aussi bien le groupement climax

non dégrad6,que les groupements,résultant dea nomkeuseo dégradations.Lea

aones cultive'es sont laisse'es en blanc,

olimaf: II. I1 peut exister plusieurs sériea de vdge'tation

-K Par J,C, JACOUINET draprGa A. SCHOENENBERGER

I/

N.B.' L Etant donne' 3e caractère artificiel de la vége'tation en terre

cultive'e noua avons limité cet expos6 de la végétation de la

T uniaie Septentrionale & la ve'ge'tation forestière,


ITeLxf &ries ont 6te' repre'sentges cartographiquement Bur le capton

au I/~.OOO.OOOO :

1 .- La serie du Chène Ze'en

2.- La &rie du chene liège

3.- La se'rie du Chène Kermès

4.- La se'rie du l'Olivier Lentisque avec ouame

5,- La se'rie du Chène

O aro ub îer

vert

6.- La serie du Pin d'Alep

7.- La skie du Pin dlAlep

chène vert

8.- La serie du Pin d'Alep 5 Genevrier de Phénioie

9.- La &rie du Thuya de Berberie.

Il a &te' impossible à cette e'chelle de distingher lrOli~ier-Lenti8-

que aan8 Caroubier et l'Olivier-Lentisque B Caroubier. De même 8, t-cm

intégré lea formations d'Olivier-Lentisque B Caroubier et Genevrier de

Ph6nìoie du Dj,Ousslet dans ltensemble des formations de Pin dtglep &,

Ganemier de Phénicie.

To)- Skie du Chhe Ze'en

Lea formations de Chène Ze'en eont localiae'ea au Nord-Est du Pam,'

dans la r6gion de la Kroumirie at des Mogods;le quotient almberger eat

de lrordre de ?go9 g varie de 2 O B 5" ; donc ces rggionrr appartiennent au

BOUS e'tage bioclimatiqae humide supérieur.

Cette espèce est très exigente en humidité et d8s que la plu?riosltte'

diminueielle se localise sur les versants plus frais et dans les griffes

des ravins. En basse altitude elle peut devenir franchement ripioole.

..

2*)- &ie du Chane Liège

En Tunisie Ia for& de Chène Liège conatitue u la for& a2imax 8m

sol non aaloaire; dans les régions ayant un9 pluvio-site' moyenne amaelle

supe'riewe à 600 mm n (SCHOENENBERGER 1962);Elle se localise ~1uc dea for-

mations & raohes non calcaires (grès siliceux de l'Oligocène ou roches du

Trfas),daas de8 r6giona oh le quotient pluvio-bBemfiqtae varie de 100 & 170

. pour un a variant entre 3" et 6" .


I ZONE FORESTIERE

ChëneZeen

ChêneLiège

Chêne Kermès

Thuya de Berberie

90 100 110

LEGENDE

Olivier lentisque avec ou sans caroubier

Chênevert

VEGETATION DE LA TUNISIE SEPTENTRIONALE

Par : J.-C. JACQUINET d'apres A. SCHOENENBERGER

Pin d'Alep à chêne vert

~~~ -

O00 O00

0 Pin d'Alep

0 Pin d'Alep à Genevrier de Phenicie et steppe àAlfa

-

ii ZONE DES TERRES CULTIVEES

Végétation adventice

i

'47

=1

Derrinë par M. Daumain - Service Cartographique de I O R.S.T.O.M. . 1971

x

i i

I

1

i

I

l

l


- 48 -

Lee &p.hes compagnes ds Chène Liège variant conClid6rablemen.t

suivant le dsgre' de Lesdivage du sol et la profondeur de llhariaon gros-

aier de durface,

aancterenoe' par le Chène Ze'enipohr dea valeurs de Q sup6riema

à 180, ia est élimine' par lrOlivier-Lenti&que ,par le Chène Ker"e8 oh

par le Pin maritime,suivant les 801s9pour des valeurs Be 1$ inf6rieLwers

..

8. 80,90

Surtout bien repre'senté s u les monts de Kroumirie et des Nogods

on mtrohve neanmoins le Chène Liège plus atz Sud Bus certains mon.trs domiè

nant la valle'e de la Medjerdah. (Dj.Haireeh),dans le Cap Bon du DjiAbd er

Rah.mana ah petit Zaghouan.Sa station la plus m&xidionale est celle du

Dj.Serdj dans les monts de la Dorsale (cette dernière station est trop

limitée en extension pour permettre sa representation am' le cwton)';'

3O)- SQrie du Chene Kerm&

Les formations de Chene Kermès apparaissent comme climaoiqkea le

long du littoral recevant une pluviosité aupe'rieure ou e'gale à 500". La

valem de g ?-tant voieine de 6 B TO,cela correspond à des valeurs de 2

de l'ordre de 75 à 90,donc à des climats eub-humide et humide,& hiera

dom ou chaudske Chène Kermès ne s8instäQ.e qw Bur des sols préalablement

fixë par 1fOya-L et dont Ilhorizon aupe'rieur conbient une puntit6 athumus

ekffiaante pour permettre la germination de8 glands de Kermks,

Cette accumulation dlhumm est autorise'e par la pre'sence des Gene-

miers de PhBnicie,de Genevries OxyuBdre.

Sur dea Bubstrats sable.ux,le Chkne Kermès ne semble pas limite' par

Une trop grade abondance des pluies,au contraire il disgaraft pour de-8

moyennes de pluviosite' infgriettre à 500mm. 11 est alors remplad par les

formations de la ctallitraie,

4 O ) - La séria du Chène ver$

Lee gronpements de Chène vert pur ne se %mutTent que SUT les hakte

@omets de 3a Dorsale (D j,Chambi,Bire~,Serdj,Zaghou~n,~t~.. .)'.bes stafions

sont gQn6ralement soumises &>?Un olimat du type semi-aride supe'rieur à

hiver frais.11 B 'agit de groupements dtaltitude,par conse'quent lea varia-


%ione 3ournaliBre-s de tempekature y' sont faibles. Le Chène verf eet yScti-

me d*urre exploitation arbustive de Ithome (charbon de bois) oe qui pemet

ge'n6ralemen.t au Pin dtAlep toujours pre'sent de la concmrencer;' Cette

ooncurrenoe elst encore active'e par la destruction de lthorison hunífère

skpe-rficiel da so1,qui aeul permet la germination des glands,'

5 O ) - S&ì., da Pin dialep à Chène vert.

Les formations de Pin dfAlep EL Chène vert couvrent des swfacea

importantes e u tous les monts de la Dorsale,les raonts de la région de

Touiref Dj .Takrona,Dj .Ouarg&, Ellea occupent e'galement les eojnuets formant

les avant postea de la Dorsale,D j ,MaSea,Dj .Rihane,

Ces rggions jouissent dlun climat semi-aride sup&ieur,les valeme de 9

variant de 50 'a 70,pour des vsleura de voisines de 2 à 4" ,ce gui correa-

pond atzx variantes & hivers fraia ou tempdre'.

CeB formstions ont des compositions floristiqua variant avec le

aegr6 de continentalit6,Erioa multiflora oaracte'rieant les gToupements peu

c6ntinentaux [Dj.Mansour,Dj.Rihane,etc, );Erinacea Anthylli8,Betama .

sphoerocerpa caract6riaant les re'gigns très continentales (D jeChambis

Bireno etc. . .') .'

IA degre' de dggradation influe dgalement dtune façon très importan-

be,einBi que le type de sol. Le ChPxs vert a tendance B disparaftre avant

le Pin dtÀlep 8oks Itaction dtwe degradation dea glands ne se faisant pes

OU se faiaanf ml.

Sur lea baa de pentes,la pluvioaite' étant souvent plua faible,les

tstntiona plua x6riques,ces formatibrm laissent fa place à des peuplements

.I

de Pin dtAlep acoompagne's ou non de Genemier de phe'nicie.

60)- S6rl.e de Pin dtALep :

Le Pin d'Alep plua réaistant B la ee'cheresse et B 1s dégradation

que le Chhe vert de'borde largement la zone dlextension de ce dernieribn

le retrouve donc & La përiphe'rie des formations de Pin d'Alep et Chène

ver-tidans les stations moins arroaBes et plus expose'ea au dessbchement,'


Cette &rie aorrespond B dea re'giona oh la valeur de €J varie de 35 B 45.,

...

pour des ,m de 3 à. 5" . Les plus beaux groupement8 se retrouvent dans la

région de Nebeur et dans les monts ¿fe la Dorsale à des altitudes variant

de 500 à 900 m.

Sur les sulxtrata les plua H humides tt le Pin drAlep est associ4 au

CSenePrier 0xyoBdre.be dernier ëtant remplace' dans lea groupements pl-

Bem It par le Genevrier de Phe'nicie. Lea faciès de degradation sont nom-

breux,' La composition floristique est &alement trh aensible aux diff6ren.t;s

wOxrtrats. Gomme pour Za se'rie prQcédente,la continentalité joue un gmnd

rale et conditionne la presence ou ltabsence dfespècers sensibles it oes

variations bioclipiafiqma.

70)- La &rie du Pin dtglep b Genenier de Phénicie :

Les formations de cette série sont aoumises à un alimat semi-aride

inférieur. Lm valeurs de & sont inférieures B 35 pour des valeurs de 2

Pariant de O à 4°,01est It dire pour dexi variantes b hivers frais ou tempQr6.'

Ploristiquenrent elles 8ont caractérides par l'abondance du Genevrie

de Phgnocie qui tend 2 surpxanter le Pin dfAlap,et par l*spparition des

sspèaes de la steppe eE particulier 1eaRrmoi.ses.

Oes groupement8 son% g&&ralemnf très d&rad&s,les Pina drAlep sont presqUe

tonjows absents;'la steppe dtAlfa appazra2.t; comme le r6aultat de la dégra-

datBon de ces formations, Là encore la continentalite favorise certaines

eaPpèces comme Thy.Jn elea Tartomaira que lfon ne trouve en Tunisie que 8m

certaîns pie'mants du D j,Uhambi,

Sur leEt Dj. El Krarroub et El Koumine au Sud,le Genevrier de Phënicie

est accompagn6'e du Betoum.

8")- S6rie de IfOlivier-Lentisque avec ou sans Caroubier

Ces deux Be'ries sont diffgrentes au point de swe composition florie-

..

tisule et e'cologie, Nnlheureusement ItOlivier-Lentisque à Caroubier occupe

mie aire très morcele'e qu'il n'est pas possible de reprgsenter bur le -

cart on.

I


Ces formations aont aoumises 8. des climats varie's et il est indis-

pensable dtétndier leur oortège floristique pour définir des groupemata .

ccstraatérïstiques dtun climat particRUer,

LLolivier-Lentieque accompagne' du Myrte occupe les régions bien

arrosées de 116tage humíde,les valeurs de a aont supe'rieures B 85r

variant ae 338 5 0 ,'

L'olivier-Lentisque accompagng du Nerprun à feuilles de Lyciet

colonise les eones jouissant d*un climat sub-humide B semi aride aupérieUr.

L'Olivier-Lentisq_ue & Genevrier de Phénicie ne Be retrouve qUe poUr

des valeurs de CJ inférieures B 30y pour des - m de l'ordre de 4" dana la

région du Dj,Ousslet:' Gsa formations aont généralement dans des regions

trèa cultiv6es et ont ét6,ou Bont encore,trh de'grade'es.

Ces deux séries devaient se partager la plupart des sones actuellement

culCim5es en Tuniaie septentrionale,

9 O ) h ,Se'rie duThuya de Rerberie

es formationa aotuelles de cette série sont gén6ralement des for-

mations très d8gradcS&.' Caractéristiques de 11 Qtage semi-aridenà hiver

doW OU chaud,on ne les trouve'que rarement dans le sub-humide ob elles

ntoccupent alora g&e dea stations très xe'riques, Ellea aont localiae'es

dana le Cap Bon,Ie DjiAbd-Er-Rabane les collines de Nabeurla rkgion de

Saotaaf. Dans la re'gion de Nabehl WET formations s'enrichissent de nombseb

r3ea espèces de la steppe.

..


BIBLI OGM PHIE

..,

,¡3CHOENENBERGER (A;)&96? - Cours de phytoaociologique,

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-52 -

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I oarte - 3 tableaux,Pl3p,

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2 cartes, 3 tableswc - 426p.


LES SOLS DE LA TUNISIE DU NORD


I N T R O D U C T I O N

- 53 -

LaraquCon dresse un inventaire des gols dtun pays ou d'une

région en vue de la cartographier ;on établit un classement des obBervrr-

tions par regroupement des profila à caractères semblables qui conati-

tuent alors des UnitQs cartographiques Ce classement sLappuie surtout

sur des caractgren morphologiques,des caractères ggographiques et des

caractères

pédoge'ntStiques, lorsque ceux-ci sont comm. A partir de ce classement,

on pe& Qtablir une classification plus ge'ne'rale en regroupant les unitbe

de sol dane un ordre logique oÙ les différents caractères sont bien hi&

rarohises. '

On peut awtxi,et ce fut le cas pour les sols de Tunisie,dBfinir les uni'c8s

cartographiques en emprnntant les critères de définition iL une crlaseifi-

cation des 801s B caractère très général.

La olassification ktilise'e pour lee sols de Tunisie est le cZas-

sification française de G.RUBERT. Cette classification outre son aaraatère

très ge'ne'ral puisqulelle s'applique B tous les sols du monde est applioa-

ble directement sur le terrain ce qui est un avantage essentiel les labora-

toires 6tm.t éloigne's des lieux dlétude et ne fournissent les rbsultate

dtanaly-ztea qutavec Iw1 certain retard sur la proapection, Elle permet dono

de fournir inmgdiatement un diagnostic du sol,'

La classification française groupe les mités de sols en ~rr

..

certain nombre de classes,sou8 classes,groupes,sous-groupes. Au niveaU.le

plus é?-eve' - les classes permettent la eéparation des grands processas atévalution,d*aprh

le mode dfaltération,l!intensité de ltQvolution,len types

de matières srga niques, Les sous-classes se pr.GSentent,à Ifintérieur des

classes,comtne des unités de sols e'voluant différemment soue llinfluenoe

de facteurs secondaires, climatiques ou p6dologiques (hydromorphie, halomor-

phie).' ;es groupes diffe'rent entre eux par certaine caractères évolutifs

des profils em-mgmes 2 lessivage du calcaire ou des colloPdes.Énfin llin-

tensité de ces caractères évolutifs permet une subdivision des groupes en


80 m-aro apea.

- 54 -

pour diScrire les unite's cartographiques des sols tunisiens nous

avom choisi une présentation empruntée B la classification françeise nh

niveau des clas-ses et des sous-classes,dont lea caractères de différencia-

tions,nous l*evons vu,sont des caractères simples ne prhtant que rarement

à e'quivoq&e lors de LJobservation &Ur le terrain,

Au niveau inferieur des groupes et sous-groupes dont on trouvera

la liete en aYmexe,la correspondance entre n m unit& de sols et la olassi-

ffoation $doge'n&ique nJeeat pas toujours amsi e'vidente et fera ltobjet

dtun examen &ifiqQe BU cours de lle'tude de chaque unite' cartographlqm'.'

Nous examinerons donc successivement :

-. les eole non QvoEués et peu évolu6s

- les sole calcomagne'simorphes

- les vertisols et paravertisole

- les sols isohumiques

- les sols à Mull et les podsala

- les ROIS rouges m&literran,e'eMs et les sola fesrallitiques.

- les sols halomorphea et hydromorphes.


CHAPITRE - I -

I.- SOLS TRES PEU EVOLUES

*

ET SOLS PEU EVOLUES

- 55 -

CO^ leur nom lliniiique les'sols très peu ~'VOIU~S (OU mla minQ-

ram bru%) et peu e'volue's se caractérisent par une faibIte différencia-

tion des horizons. Dans la zone qui nous inte'resse cette faible 6volution

pGdologique dst due essentiellement aux facte.tlrs suivants 8

- grosion intense.

- milieu lithologique peu altérable

- mise en place re'cente par alluvionnement ou 0011~1vionnement

.

A ltinverge de ce qu'on obaerve dans le Sud-Tunisien le olima%

nteat paa responsable de cette faible évolution.

7 .- WR&0TERE IdORPHOLOGIQUEZ

11 )- Les sola Brode's

Lorsque llgrosion est intense,le phénomène de de'capage est plus

rapide que la p6dogenèae.

Sur roche dure I'alt6ration est très re'duite.Sur les calcaires

criatallina ou calcaires dolomitiques on'observe lule patine gria olair

enrobent les gros blocs plua ou moina fissur6a.

Les grh présentent une pellicule d~altéraQion beige oom ou rouge

..

violad suivant la nature du gr&s,En Krom'irie les gr88 ferruginiegs pr6-

sentent une aure'ole plus claire de d8ruf6faction.On a Ilhabitude de d&í-

gner ces aols trèa equelettiques du nom lithosol.

* Par J-P.COINTEPAS ( I 966)


Sur roche tendre marne,calcaire marneux,argile la roche est de'sa- ..

grégbe,fragmen-t;ée en petits e'léments sur quelques centimètres dtépaimeur.

On peut observer dans certains dëpÔts la p&sence de tnchee ou amas de

calcaire ou dtoxyde de fer san8 qu*il soit toujours possible de leur

attribuer une origine pe'dologique.

Les marnes Quessonniennes ou Qocènes changent de couleur en amfa-

ce passent du gris à lrolive ou au brun, Ces re'gosols sont assa facile-

ment colonisés par la vége'tation dont les racines pénètrent profondemenf

ce qui accgl&re leur desagrégation,

112)-

A un stade plw, e'volue' on peut noter la formation dlun horizon

auperficiel meuble, Sur roche dure cet horieon comporte un amas aas&

denae de caillom et graviers noye's dana une matrice plus fine giine'rnle-

ment peu structure'e ( sols lithiques).

Sur rache tendre 1'Qvolution est plm marque'e,Lthoriaon A est bien

individuali& parfois asse% humifère lorsqae la ve'ge'tation naturelle ntest

pas trop ddgradëe&a structure est polyèdrique moyenne ou grossière bien

d6velopp6e.Oii peut y trouver des petits éle'ments db roche encore reconnais-

sableB.Sous Ifharison A on passe directement & lm horizon dlalt6ration OB

la Btructue litée de la roche est encore visible ( sola r6gosoliquea).'

A w1 atade plua avanc6,fréquemment observable dans fe nord (marnes du

Dano MOntitqde 1tEocène moyen ou du Miocène) ,le profil e~approfondif

(50-80cm) ,les structures grossières se dgveloppent, individualisées par des

fentes de retrait en QtQ, Des faces lissees et gauchies apparaissent;kais

on trouve enobre quelques éle'ments de marnes peu altére's.Le so1 prend w1

aaractère gl vertique B,

Dana lea &nes d'apport continu la pédogenèse;toujours lente n*a

pas le temps de tranaformer les mat&iaux.On classe habituellement les eols

très peu e'volue'rs suivant 1 f origine des de'p8ts.

-121)- SOIS arorigine fltmiatile witue's dans le lit dee oueds y

oompris le lit majeur des oueds pereimes; leur compcrsition trèa g8ndrale-

ment hdtérométrique reflète le régime du cours dfeau qui les a transportes

et le natme de 8011 basain versant,


- 57 -

Des crues exceptionnelles peuvent en outre créer de nouveaux sols

sur les &nes inondables et sur les basses terrasses.8 eon embouchure près

de Galaat El-Andlems la Medjerdah traverse une se'rie de bassins de sédi-

mentation dont le niveau scest éleve' de 80cm en5 ans, Une seule crue a

déposé 4 cm de limon ( A.NOR1 communication verbale).

122)- Sols drorigine marine formant tm cordon continu sur les

plages et les dunes du littoral ; ils sont constitués de mate'riawc plus

OU moins triés le plus souvent riches en sable grossier et sable fin.

123)- Sola d'origine e'olienne peu répandus correspondant Et une

reprise par le vent des dépi3ts sableux marins ou fluviatiles.11 slagit he

sables bien tri& ( courbe cumulative de type Signordal) oa domine la

fraction moyenne,Dana les dunes dlOuchtata 65 % des s.Bbles appartiennent

& la classe 2OO-5OOpet 28 $ & la classe ~OO-IOOOJJ .Ils sont très peu

.,

calcaires ( 3%).

Dans la rrSgion dlEl Haouaria,les sables Goliens de Dar Chichou

contiennent 80 à 90 % de particules entre 100 et 200

très peu calcaires ( 3% ).

.,

Ile sont e'ga1emen-b

I 24)- sols dt origine colluviale ou alluviale-colluviaIe qui

recouvrent drune pellicule certaim versants après lee orages,

cependant dès qcce les remaniements cessent le de'p8t aubit I& deTbut

dr évolution. Un horieon humifère 8 *individualise sur 15-20cm. Certains

caractères de pe'dogenèae commencent à Be manifester qui permettent de

déceler une tendance e'volutive,

Oe peut 8tre me certaine hydromorphìe caractérisée par Vappari-

tion dtwe s'crncture plus grossière ou de taches diffuses de pseudogley

ou de calcaire en prof0ndeur.C ette hydromorphie se double fréquemment

nappe ..

dt une aalure de profondeur, liée à la pre'sence d' une\'actuelle OU dispas&@.

On trowe e'galement des salures re'siduelles : de'p& alluvial ea18 ee lessivant

progressivement ou horizon salë entre deux horizons non salga.

..


O

40

80

$1: ki ~~~smorie8-calcaire-conduct

Olive -

Olive -

BZ" -

Conductivite' 2 92 mmhoe/cm

Text ure fine - S truct ure polyèdrtque

Conductivitg 4$5 mmhos/cm

Texture fine - Structure polyèdrlque

très grossière

Brun jaune clair-I OYR 6/4-calcaireœtexture

fine -structure cubique.

JI5

ivit6 7,5 mmhos/cmu2

.I ""..I 45

text ure moyenne- s tr uc t ure po lyèdr iq ue

E.ELIZECHEA no 28

Enfidaville - étude 269 . _.-

.O

Brun olive terature fine

s tr uo t ure po ly èdr i q ue

10

Brun olive-texture fine

S tr uot ure mass íve

' Fentee de retrait.

.50

Brun olive-texture fine

Structure mass ive

-90

C onduc t ivi t 6 1 O, 3 mmhos/cm

Texture fine - Structure continue -

Brun olive-tezture fine

120 Tâches rougegtres

Structure continue

Bruî1 olive- Conductivit.6 gS5 mhoB/cm -

Brun olive clair-texture

Texture moyenne - Structure continue n

fine-Structure continue

O

que lque s tac hes ro uge$ tre s.

160

:I 70

ArMORI- Profil 73 étude 225 C.

A.MOR1

8

-Profil 1 O4 Et. 225 A,

-.

O

Brun fonce' -1 O YR 3,5/4-peu caloaire-texture

O gross i ère+ truc t ure poly èd, EI ubang u1 e um

Marron-text ure fine - c ubique

Fentes de retrait,

Brun jaune -IO YR 5/4-peu calcaire-texture

moyenne-structure polydrique fine

- 50

.O

Marron-text me fine-mass if

Brun jaune-1 O YR 5 /4-calcaire-textwe fine-

Structure cubiqne

,100

'O

lvlarron fonc6-texture moyenne

prismatique

.. . i

.I 60

Brun fonoé-texture fine

(Horieon enterre' >.


- 59 -

SOL PEU JiVOLUE CALCIMORPHE

SOL PEU EVOLUE STEPPISE

F

M

O

N

VI

o\

u

cn P

O O

I

N

\D

I

M

ct

E

a

al

i W

n

M

O

ul

co

P


- 60 -

De8 caractères de u vereisation 'I avec fentea de retrait,faeea de

glissenent très peu développees peuvent egalement constituer une tendanoe

6volutive dans les sola dlalluvions,

A cette catégorie il faudrait associer les sols formés sur les

bourrelets Qaliens anciens des Sebkhas du Nord.Le materiau était conetitu6

de particules argileuses agglomérées en pseudosables et de cristam de

gyprse. Chlorures et sulfates ont éte' entraine's B grande profondeur et le

sol de'veloppe de grosses structurea avec faces de glissement bien vigiblea

. . I

en profondeur.

La prospection de nombreuses z8nes à sols peu e'volue's a amen6

P.ROEDERER(i963) a distinguer des nuances plus fines de p8dogenèse.C 'eat

ainsi que dane oertaines e'tudes de détail on a pu dkrire des faciès de

13018 peu 6voluéa 3

.I calcimorphea calcaires.

Ce sont g6n6ralement des 801s B ur colluvions issues de rendzinea

et qui retrouvent la structure des rendzines.GQn6ralement ces ole eont

humifères picc une oertaine profondeur (A. GALO-profil n0407) I

- mlcimorphes gypseux.

Aux Souaasis J.LE FLOCH'et J.DOIKUY ont de'crkt des sola sur bow-

relets éoliens gypseux otx la concentration en gype ne ae manifeatait que

par dee pseudomyce'liums et petits amas cristallisés peu d6velopp6ss

..

- ateppise's.

La steppieation ae manifeste par un léger gradient de oalcaire

avec accunulation diffuse ou sou8 forme de paeudomyce'lium.,L~horieon A eat

mince et peu hunifère (J.LE FLOCH -Profil n029),

CAfca G'PERES ï?€ES1 C O CHIMIQUES

Xes sols peu e'volués ont des caractères phyaicochimiqnm extr'e-

mement variables et qui reflètent le mate'riau originel.

Seul un oaraatère peu accentue' et n'affectant qu'un horizon

(Ilhorizon de profondeur très souvent)permet de déceler la tendance évolu-

tive,


La texture est extremement variable. La teneur en matière organique

eet également variable mais peut 6tre 6leve'e notamment dans les sola

à tendanee oe~:ajnarphes oh exle peut s~ëlever jusqutà 2 %. Cette matière

organique est g6nBsalement bien humifie'e, Elle eat le fait dtune miae en'

culture souvent ancieme,Elle se limite B un horizon de faible e'paisseurt

15 = 20 om et diminue très vite au dessous. Ce 'camctère permet de diatin-

guea les sols pek e'volue's des sols isohumiques et même des vertisols 08 le

gradient de diainution des taux de matière organique est très progreasif;'

Lea autres caseoLQristiquea chimiques t calcsire,pH,salllre,alcalisation

ont éte' indique's & propos de chaque unité et seront étudie's plm en dQtail

dana les salet oorrespondant au concept central.

€UPARTITION GEOGRAPKt Q,UE

_..

3 a -

Lee sioh très peu évolués et peu 6voEue's du3 à ltéroaion BB

8i.t;uen.t; sur les reliefS.Dana le nord ils constituent rarement des surfaces

importantes bien individunlisGes et sont toujoura assooiés B de8'6Oh &oluf?s.'Ausai

les cartographes ont il& eu tendance dans les leve's & petite

et moyenne &helle B représenter ;tes sols peu ou pas e'volue's en unite's

complexee avec lea sols e'volue's qui les entourent. Par contre dans le oen-

fse où une Qrosian clinatigue intense Btexerce depuis fort longtempe lea

&O18 très peu e'volu6s représentent des aurfaces plua importantes rDjebels

Semama,Nara,Oherahine.

. ,

Lea 83T~ dtapport sont miem reprQsent6s.Si les sols très peu

Qvolue's d,torigine fluviatize se limitent B un mince filet correspondant ata

traoe' des oueds,les sols peu Qvolue's occupent la majorite' des grandes plaines

et de'pressions aubaidentes (Vallée de la Medjerdah,plaine de Matem,

Bou-Arada,Pont du Fahs,Iie Kef ,Rohia,Sbiba,Grombalis. . ),o6 ils sont 8880-

...

aie's à des sola plua e'volue's tels que vertisols et ao18 halomorphea.

Le8 sols d'origine marine sont toujours très peu évolue'e et for-

ment un cordon e'troit tout au long des cates,

Lea sola d'origine Qolienne Bont Bignales en deux r8giorrq s

- 8. Ouchtats dans le Nord

- & Dar Chichou dana le Cap Bon.


LTS oonstituent des smfaces relativement réduites et sont en

..

GOUTS de fixation.

Les 8018 coll&viaux et alluviaux-colluviaux constituent la grands.

masse des solo peu 6volue's.Il eat peu de profils ne prQsentant pas un oer-

-bain remaniement Buperficiel o recouvrement de texture différente ou appau-

vrissement par décapage superficiel, Lorsque ces horizons remanie's attei-

gnent 30 ou 40 cm dtgpaisseur ila présentent une &volution bien aarac-téri-

s6e qui en font des eola peu évoIués genéralement à tendance steppique OU

oalcimorphea, Si leur exiatence,liée 8. des conditiona dlalluvionnemenf

très variable8,peu-b etre ignorée dans les cartes à petite Qchelle elle

prend une importance considgrable dans les e'tudsa de détail.

La classification fr&aise ae'pare B ll6chelOn le plm élev6 les

aols très peu 6volués des sols peu évolués.


-. R6f Qrencee bibliogr a phiq ctes

G. AUBERT L Coura de pédologie aux e'l'eves de lto.RDS.T,~.MD (in6dit)

- Etudes. pgdologiques re'alise'es BU Service Pédologique de Tunisie parmi

lesquelles nous avone cite' plus particulièrement s

-f- g.' ELIZECHEA et P. BUREAU (1964),Etude pédologique du p6ri-

mètre de IJEnfida.. Sem. Pédo. Tmis,N0269,2 cartea,

rapport ron6o.

+ Z.' GUYOT (1964). Etude pgdologique de Menml Kamel.

Serv.PQdol,Tunis, n0273, 2 eartea,rapport ronéo.

t- J.' LE BLOCH (3963). Etude p6dologique du pe'rimktre de

Souassi-El-Djem-Seb,~et el Rharra-Sebkhet Sidi el Haní

et Sebkhet Che'rita. Serv. Pe'do,. Tunis N0253,15 oartea

annexes,rapport ronéo,

-+ A.' MORI ( 1962 >- Etude pe'dologique de la plaine de-.Matsur-

Oued Tine. Serv. Pe'do. Tunis-- NO225 4, 3 aar%es,annexea,

rapport rongo.

-t p.' ROEDERER (1963)- Sols peu Baolu~s - sols hydromrphe-

Serv. PQdo, Tunis - E-S.46 -doc. ron60 17 p.>.

-k SOGETHB. ( 1966 )-'Etude pedologique de, la Haute- vall6e de la

Nedjerdah. Sem. PQdo, Tunis No 305.


II 9 -

CHAPITRE - II -

LES SOLS' GALCIMORPHES (* 1

" 64

Dans le maquio dégradé que forment les associations v8gétales du

ohene vert,,du thuya,du pin drAlep et de l'olivier lentisque ,les roches-

mère8 des sola calcimorphes sont constituges par llaltération des roches

calcaire8,marno-calcaire et marneuses du Secondaire de lrAtlas et de sa

,,

Dorsale, Autrement dit,ltabondance des eels de calcium juatifie,en p6dologie,la

grande importance et 18 remarquable extension de ces sols en Tunisie.

Les sola calcimorphes à un seul horizon o u tt Rendsines It des mas=

sifs nontagnew font llobjet drune première partie de l*Qtude.bne seconde

partie stattache B ddfinir les sols calcimorphes à deux horizons appel68

encore sols bruns oalcaires des piedmonts et des plaines, Le, méthode

d* Btude utiliege envisage Qgalenent leursrapports avec lea autres types

de sols au aein des unités cartographiques complexes, Une demière partie

sert enfin &, caract&riser les sola calcimorphes sur croate,ceux-ei occu-

pant une plaoe préPondérante dans Ilensemble pédologique tunisien,ef; oes

&mes eola ddvelopp6s à la surface des %ourrelets Goliens gypseux des

bordures de sebkhas.

..,

I ,- IJES SOLS ,CALCIMORP€ES A UN SEUL RORIZON OU nREM)ZINES"

P.DIMANCI33 (I) les définit ainsi BOUS ve'gétatian natnrelle o

-.--. - -- .-_-

~;~~;'>; /O LeB rendainea typiques pre'sentent un profil A/C, 1thosia;on

----Yq320 humifère A, reposant directement ou par IJintermBdiaire d'un

p-:&,

I mince horizon de transition,sur la roche-mère wlcaire.

Cet horiaon Al est épaia dtenviron 20cm,de couleur brun ou gria fonc6,de

texture fine à moyenne et de structure finement granulaire,tr&s individua-

lía&e,forï&e de micropolyèdre8 accol6s,typiques des rendzines.Cet horizon

est fortement colonise' par las racinea et les radicelles.11 esti assea

pourvn en fragmenta de roche-mbre (ca1caire)surtout si elle est sleuble

(marne, Qboulie, encroatement),

(*) Re'digQ par I Ai' FOURNET ( 1966)


- 65 -

Le passage b la roche-mère eet as&teB brutal. Tendre,celle-ci erst

enoore bien colonisée par les racines. Dure,ces dernières a~introduisent

B la faveur des diaclas,.es de la roche et ae repartissent alors selon la

structure du subetrat.

A ce8 801s types se rattachent les rendzines grisef3,assez fre'quemment

oberv6es sous pin d[Alepyd6velopp8es sur roche très calce,ire et trka

..

aup6rficielle ( calcaire crayeux,marno-calcaire , encroatement caloaire) .

La tenem 6levQe en carbonate de calcium confère B lIhorizon Al une couleur

gris clair. La structure grmeleuse ,friable,pulv~rulente est très

(Fin de citation ).

typique,' Lthtamus est un II moder calcaire

La texture de ce5 801s se situe dans les limons argileux OU les

fraction8 gslanulométriques QquilibrBes. Toujours selon P.DIMANCHE ,R la

d6oompoaition dea débris végétaux est lente,particulièrement pour lea

r6sinem,La litière présente un rapport C/N e'lev6 de l'ordre de 15,Lthori-

eon Al possède wne teneur de 5 B I O $ d'une matihe organique asses peu min&-

raliae'e et peu humifère. Le taux du calcaire total atteint 50 $.'Le pH est

d*envizon 8 B 8,5. Lorsque la proportion de calcaire actif est tre3 glede,

la min6ralisation peut atteindm et meme de'passer 20 dans les moders oaloaires.

Lea rendzines modales sont donc dea sols Qnergiquement floculés

. .

par les sela de calcium,stables, perméables mais Qcologiquement sece.

I1

..

3 .a Mode de p6doge'nèse

-1_-__----------1-

La g6nèse des rendeinea débute au moment de la desagrégation m6ca-

niqbe dtune roche calcaire assez dure. En montagne,des obeervations portant

BUT des sole sitae's dans des niches de nivation,sur moraines de fond,r&d-

'lent que le enbetrat eat -. pre'pare' par fragmentation de8 e'l6ments dure

ou par pulvgrisation des Qlements moins coh&renta,toutea choses résultant

de Za oryoclastie, Lee produits fins obtenus passent ensuite b lle'tat de

complexes organiques et de carbonates,Le made drenracinement des espèces

vggd'tales ainsi que leur constitution organique &te plus ou moins ces

processm'.Ltapparition de la rendzine a lieu, tout d!abord,sous la forme

drun sol mince,humifère,peu structur6,couvrant bien la r0ohe.C teat une

It rendnine initiale II. Par 6paiEtsement de la couche alt&e'e,la structure

peut prendre &lora complètement son aspect grumeleux o1assique.C jest la.


'I Rendeine modale u.

Naturellement ou par d6frichement, la degradation du couvert ve&-=

tal= olimax entraine un appauvrissement du sol en matière organique etex-

primant par un Qclaircissement de la valeur de l'horizonA,La nature de

lthu",sa quantite' et son etat de minéralisation se modifient,proPoquault

me diminution de la stabilite' structurale des agrégats. La structure du

eo1 devient plue nuciforme dans les re'gions subhumides et plus pulvérulente

dans la zone gemimaride. Ilsgensuit une relative libe'ration du support

mine'ral de sa guangue organique et celui-ci peut ainsi être emporte' par

ll6rosion en nappe superficielle.Le ao1 eet arrschQ par P%Sque et ce qukil

reate constitue un ft lithosol t).

Sur roche plus tendre,la rendzine peut siapprofondir encore;' 11 y

a apparition d'un aecond horizon structural (B) ou,par .accmulation dea

sels de calcium, d un enCrofitement calcaire. Une telle évolution reprgsente

le terme de passage du sol modal vers le type t'brun calcaire humifère n

OU la renkine encrofìte'e comm il en existe BUT les calcaires du Crétac6

moyen a: 'I

et supe'rieur dan8 les montagnes de la Dorsale tunisienne.'

Ltenbro&tefnent est réalise' par plaquage mince à la base de Ithorizon

organique et dam les diaclasss du matériau de'sagre'gé,

Qaoiqliil en soit,la formation des rendzines est encore actetelle.

Maie le type modal tel quril existe dans ce pays a du d6jà appasaike aU

cours des plus r6cents episodes climatique8 froid du &uaternaire,Ltaridifi-

cation et la re'gression actuelle du couvert ve'gétal constate'es dans cette

re'gion entraine certainement un ralentissement de la ge'nèse de ceB a018

et le type modal ne se rencontre plus guère quten altitude ou dane la

zone eubhumide de la Tunisie,

Le8 rendsines humifères se situent dans l'Atlas depuie la Bone des

&cailles de Béjà sur des reliefs culminant & 400 m. dtaltitude,jqutaux

montagnes et &uts plateaux de la Dorsale elélevant au dessae de 600m.a~

lea versalita exposës BU N,W, et goom, sur ceux qui le sont au siEl'

Ellea caraot6risent les zones forestières de la valle'e de lkoued Nellègue,

des monts de Siliana,du plateau de la Kessera et des djebel8 MtRila,Semama,

Ohanibi, Leur exietence est épisodique dans la région de'boise'e de Thala-

Ha2dra.


Dane ltenaemble de l'Atlas tmisian,les roches qui engendrent ces 801s

appartiennent au !Trias,au Crétacé et & l*Eoc&ne.Toutes sont très ge'lives.

Cette association est provoquée par ltexiatence ah meme endroit

dfune alternance de roches tendres et dures,Ces sols sont définie dans le

paragraphe dea sols calcimorphes à 2 horisons.

122;'- Avec lea rendeines appauvries en matière organique et lea

~----------------------------------I-------~--

-3-------

lithosols.

L..--------

La v8g6tation tunisienne est &$grad& jusqurau niveau de ln strate

herbace'e 8ur de trèa importantes aurfaces soit par l*effet naturel du oli-

mat semi-aride soit par le défrichement qu'enwaine lfextension des cultu-

reS.La sone des rendzines est atteinte de cette manière quelle que Boit

1 alt i t ude .

Ces ao18 sont ainsi appauvris en matikre organique e$ leur profil modifie',

L'horizon A ne possède plhs alors que 2 B 4 d'humas ,ce qui stexprime

1

par une couleur brun B gris brun, La structure devient finement nuciforme

et tend à se pulve'riser soit par remaniement cultural de la surface du eo1

aoit par apport dans lfhorieon de calcaire grossier provoque' par lee

labours ou le ruissellement, De ce fait,la stabilite' structurale tend B,

diminuer, Ces caractères dëfinissent la rendzine habituellement décrite

SUT les versants de moyenne altitude de la region atlasique,

I1 s'agit donc de SOLB fragiles qbe l'e'rosion peut entrainer par plaques

provoquant de cette manière la mise B nu des raches.La reinatallation

aporadique de la ve'gétation amène la formation drun lithosol caraotdria6

par un horizon Ao ou A? pek abondant en matière organique et mince repo-

asnt sur le substrat déPité.Celui-ci est fre'quent vers la partie mdridiona-

le de l'Atlas et au S.E. de la Dorsale,

Les affleurementa de caloaires durs du Jurassique,du Cr6tace' inf&

riem et de 1tEochne infe'rieur qui jalonnent les unitéa structurales de

1tAtlas sont dana leur grande majorit6 modelga par des kareh auperf2fiels.

..


Leurs poches et leurs fissures sont remplies de sols rouges anciens souvent

r8eiduels.Leur aminc&ssement,provoqu6 par l'érosion en nappe,a pour cons€?-

quence dtune part,le recalcarification des horizons supe'rieurs quantl ceux-

ci ntexcèdent plua 4G cm d'Qpaisseur,et d'autre part,la formation de aollu-

vions rouges,réapprm&sionne'es en calcaire au cour8 de lem transport Bur

le pourtour dea djebdls à une alti-tude voisine de 400 m dans le nord du

paya,supgrieure 2. 60Om. dans les montagnes qui bordent la Domale et

lrIle de Kasserine, -

ergranique

Oriente' vers une simple accumulation de la matière'/et du cacaire

aan8 entrehement en profondeur,le pe'doclimat aotuel a permis que cea sol8

QrodBs engendrent des rendzinee de couleur brun fonce' k b ru noirttre possè-

dant 4 B 16 $ dthumns. Elles présentent également une zone de %raneftion

brun rouge entre lthorizon A, et le substrat. Leur struoture eat grumeleu-

se voire granulaire maia p ut se transformer selon un made finement nuci-

forme,friable en surface et moyemement nueiforme en profondeur ah que

le taux de la matière organique baisse dans les z8nes d'altitude marginale,

Le taux du calcaire varie de 6 à plus de 20 $Y.

Au raccord des versants montagnards et des piedmonts, aes sols atenrichis-

Bent encore en carbonatesila roche-mère eat un limon argileux g6nQralement

encrofit.t;é.'

Ces rendzines forment donc we couronne autour de8 801s rouges eB

.constituent avec eux une chaine Bur les roches calcaires du nord tuniaien

et dam les grandes montagnes de la Dorsale.

Leo rendzines sont un groupe de la classe des sols calcimorphea,

Leur couleur brune,grise,rouge et noire reflète la combinaison qui existe

entre celles de la matière organique et des roches-mèreS.Elle permet de

distinguer ainsi leur origine au niveau des sous=groupea,

Le facieer indique,pour chacune,le type dchumus ( mull calcaire ou moder

calcaire) et le taux d'humification.

Enfin,le nnture de la rache-mère est précisheu niveau des familles.'


24,- Utilisatima agronemiq ms

- 69 -

L *emplacement montagnerd das rendeines Zee -des+im--prin--

cipalement B supporter de8 forgts calcicoles et xérophiles. P.DIMANCHE

pr6conbeainai le pin dtAlep,le pin Pignon,les cyprès et certain s $Rea-

lyptus *

Lfoccupation de ceB sols par une pelouse graminéenne doit

permettre le paturage à condition toutefois d'y opérer des rotatione

du bétail et un aménagement antiérosif du terrain pour lutter contre

l'érosion en nappe superficielle et l'arrachage en plaques.

. .

2.- LES SOLS CALCINIORPHES A DEUX HORIZONS OU u SOLS BRUNS CALCAIRES n

21.- Les sola brunet calcairea humifères

Ctest encore P,DINANCHE qtzi a le mieux défini lear profil

en Tunisie n Sona v6ge'tstion naturelle ,les sols bruns calcaires typiques

présentent un profil A ( B) C bien individualisé.

- Sous olivier-lentisque ,dans Is région des Mogods,la auccessian

des horizons eet la suivante o

- Brun fonce' ou brun jaune fonce' ou griB très

*I

fonc6.Humifkre .Texture moyenne & f ine,Structure

ggnéralement grumeleuse ,fai%? de micropolyèdres

accolés, très bien développge BOUS

l'effet drune colonisation radiculaire intensemlimite

infe'rieure peu nette.

I

t

FA 4-

brun calca

Sol

ire

CR) - Brun jaune ou grSs jaune.Moins humif&re.Tex-

Cure plus argileuse.Structure nettement plus

po lyèdr ique I, imite inf ér ie ure peu nette .

C - Roche-"ere meuble oÙ l'enracinement de la plante

est bien répartie.

Un horizon de transition peut &tre distingud.

I1 est encore riche en matière organiqueibien

colonise' par les racineS.sa structure est

differente de celle de la roche-mère par sa

finesse,Mais le passage des horizons organi*

ques & la roche-mère peut être brutal.

Cet horieon peut présenter un leger pseudogley

qmnd il ae dgveloppe sur calcaire tendre,dur

marne on aur argile calcaire,


_----_-__

- 70

II. Soue r6eineux ( Callitris ou pin dtAlep),le profil possède lul

horizon Ao,plus ou mo&s épaie,constitu6 dlaiguillee mal d&ompos6es,sous

lequel apparait un horizon irre'gulier,fibreux ou pulvérulent et oÙ le

me'lange matière organique - matière mine'rale est imparfait ( horizon H de

Hartmann,).'(Fin de citation. ).

DanB les collines ou les piedmonts cultivés,l~Qlimination

du couvert ve'gétal et, plu3 encore, le labour, provoquent une modification

du profil dans son facteur structural essentiellement.

La couleur de llhorizon Al ,appauvri en matière organique,

diminue dl intensit6,Ell.e est brun, brun jaune ou brun

griq,Sa structure devient polyèdrique Qmoussée de moynne

dimension et il $ea$ apparaitre une surstructure motteuee,

..

Les micro-polyèdres originaux perdent leur individualité,

La 8tabilité structurale diminue en cons6quence.La limite

de cet horizon eat souvent de nature culturale et peut

revetìr l'aspect d'une semelle de labour ai la texture

est fine.Lthorizon (B) ,encore humifère,garde sa couleur

ou devient jaune brun.Sa structure reate polyèdrique

avec des agre'gate mieux individualisés sur lesquels sa

forme un début de lissa$e.En milieu argilem,aes sol8

ont une structuq prismatique fine et effi%ée,Une certni-

ne hydromorphie provoque l'apparition de petites taches

calcaires plates,group6es en essailas.Lfhorizan C est

sait une volluvion de texture fine à moyenne mns structure

définie,soit une marne ou un calcaire marneux imp&-

gnés de pseudogleq, incluant parfois -des amas de calcaire blanc, pulv8ru-

lent, !

212.- Cnractères physico-chimiques

--1-1--3-------------~-~----

P.DIE,UNCHE donne ou sol type les c~ract&istiques sui-

vantes o 11 SOUEI ofivier-lentisque,le 801 brun czlczire réc8le jusqulB

20 $ de matière organique,Ce chiffre diminue de la moitié environ dam

lChorizon(B), Le toux d'humification est moyen et celui de la minérali-

Potion C/N est infe'rieur B 15. Lz teneurs en calcaire varie de 5 B 20s.

Elle augmente dnns llhorizon(B),Le pH Be situe vers 8,

..


Sous résineux,ljhorixon de transition à aspect fibreux a un rapport C/N

Bupérieur à 20, Lc? mztière orgmique y est peu évoluée et peu min&x.lis&e,

Dessous,le tr.ux dlhumificztion ?.upente brut?.leu&nt,le rapport C/N ddcroit

de 15 B 12 et ctteint la chiffre de 10 ou moins encore dans Ilhorizon(B)jt

( Fin de citztion ).L? mise en culture cppauvrit le sol brun ctllccire en

matière organiqne. S? quantité diminue 2~ 3 ou 4 $ environ dans Ifhori-

eon A et atteint la moitié de ces chiffres dins l'horizon (B). Le '$ du

cslcnire tQtd reste identique à celui que l'on enregistre dans les pro-

fils typea,

..

213.- Mode

.-c.-

Les traits fondmentwx de la génèse des sols bruns c-.l

coirea .sont semblzbles & ceux des rendeines auxquelles ils 8on.t 9uxtc;po-

se's ou o.ssocie's en chaine,selon In disposition des roches dans le paycsc-

ge. LQ matOriau originel ( calcaire crayeux,caIcaire marneux,marne et

argile calcaire) est d'abord dészgrége'. Au contact des racines3,tm horizon

humifère sr installe comme dans les rendzines,Sa':!etructure @8t alors fined

ment 8. moyennement nuciforme.Le sol continue à s'enfoncer dans la roche

&endre, Un horizon (B) s *y differencie par une structuration d6pendnn.l;

..

plue des carzpte'ristiques propre de l'argile que de l'action des racinea.

Dana un calcairc,moina drainmt ,elle devient prismatique fine et effil6o,

A la base de l'horizon 4B)ou dans llhorieon C peut apparaitre enfin une

sdgrégation dea constitmntm chimiques de la roche amenant 18 farmation

d'une accumulation calcaire diffusa surmontant un pssudogley dana las

oalcaircs tendres dt les marnes,da taches et dlnmaa calcaires dans los

mgiles ca3.cairas.h te3, sol eat dit II encrofitb It (FOURNET -profil 158 B

Oued Zit - profil 75 bis à Oued Zarga).

La dégradation naturelle ou culturale des sols bruns

cnlcairea nux altitudes comprisse entra 400 et 600m.,o la mGme effet

qua BU' 1m renazinoa.11 se produit une élimi-nination progressive dc

lthorizon de surface rendu instable par p.arte de matii?re organique,La

ve'ge'tation Prpontane'e tend B reformar un horizon A aux dépens de Ilhori-

.eon (B).Celui-ci oat & son tour entrah8 par Is ruissellement de aurfacc.'

Progressivement,le sol diminue ate'ptlisseur .Cet état de fnit est remarquable

t?~r les calcoisos tendres. Sur les marnes ou lea argiles cnlcairea,

lte'rosion a liou par ravìnemnt ou par glissement de masa8 au contact

.,

..


9 72 œ

d'Un miroir forme' au sommet de lrhorizon C et d&a que lJhorizon A dia-

parait par plaques,

Au m$me titre que lea rendzines,la gQnèm des 901~ brunt3

calcaires typiques remonte awr dernières périodes froidé@ du quaternaire

r8cent.' Elle ae poursuit- actmllemnt dans les mêmee conditions maia lea

sols qui en r6sulten-t ne sont guère de'veloppe's,

Associés nuX rendzines,les sols bruns calmirsa humifères

ont la &me répartition qulellsa en Tunisie,Toutefois,llextension mgmes

des roches qui lea engendrsnt,les situent sur des superficies plu

inportantes.Non seulement, ile existent dans les montagnes maia encore

ila occupent la surface des afflemements marneux et argi~o-ca~oaí>ea

nboghnes dans les hautea plaines, celle des ddiments meubles qUi remplis-

Euent les foss& tranaversa& de l'Atlas,depuia le nord du Sillon tunislen

jusqurà la Dorsale et ItIle de Kasserine,à des altitudes infe'rieuree 5

40 O -6 OOm. '

22;- Association amo d'autree types de ao18

Cette aasociati@n,eignalée ci-deasua9dQpend de la'posítion

respective des rocheer et aonatitue des juxtaposikions ou des chaínes

de piola,'

222.- faveo les sQgwola

".LIII"IHI 11-m.1

Les olmervations signalées à propos de ltassociation

renaeinee-lithosola aont les mhee en ue qui concerne l*asswiation sela

bruncj calcaires- régoaoli.11 est également aiaé de remarquer Bur le terrain,

le groupement de c m deux associationa.Ctest aasez dire que lems carao-

te'rostiques aont semblables et leur répartition géographique identique.


Cette association se présente BOUE deux aspects : une juxtaposi-

tion de eols suivant la natuTe lithique des alternances sQdimentaire,une

ohaine de @ oh quand,sur une emface topographique,existe un revêtement

colluvial provenant dtun versant calcaire ou calcaro-marneux sur des mar-

ne-8 ou deer argiles calcaires montmorillonitìqnea.En ce easyla colluvion,

peu Qpaisse,tapisse le raocord concave de la surface consid6rQe au versant

et s'amincit vera l'aval,' Le s ol blrun calcaire qui se dgveloppe BUT ce

matériau prgrsente dans It horizon (B) Une structure polyèdrique ou prisma-

tique plus ou moins cubiqueybien individualise'e,dont les agre'gats possèdent

des faces lísse'es. L'horizon C-sFtmfonce alors dans le substrat qui =e

structure en grosses plaques inclinéea et gauchies .I1 y apparait fre'quemment

dea tachas ou des amas calcaira groupés en essaim3 ou alignes verticalement.Cette

desoription correspond au sol b~an &aPcaire vertique dont la

position dana le paysage se situe toujom au desstzs de 400 à 500m dtaltitude

dans tout 1'AtlasYaltitude qui correspond au milieu climatique de genèse

des sols calcimorphea.

Vers ltava1,etde façon oontinue,l*amineissement de la collmion a pour

condquence une modification du profil &e ces sols.Lfhoriaon A conserve

les oaractères principaux du ao1 brun calcaire mais la matière organique

apparait de plus en plus mel& au sque.lette mingral, Lthorieon (B) élabore

Ba structure dana lfargile du substrat. Cette dernière prQsente alors des

plaquettes liBaes non luieantesi' A u bas de la pente y le 801 6 Lapprof ohdit

et le profil observe' eet celui dfun vertisol à caractères accentugs qui

peut Qventurellement noircir dana lea zones mal draine'es.

Skr les séries s6dimentaires du Cre'tace' moyen et supérieur for-

mant Itarmature de8 grands anticlinalw OR des dômes de l*Atlas continental,

ce sont les sols brums calcaires qui dominent la se'quence,là oh la for&,

..

mgme dGgrad&e,eubsiste enoore. Far contreYsKr les &ries de lrEocène sup&-

rieur et du NBogène qui affleurent couramment en bordure dea synclinaux,

oe Bont les vertiaole qui prgftominent,

..

23. - Classificatkon

Les sols bruns calcaires forment un groupe de la clame dee eola

ca1cimorphea;Ils se subdivisent en 4 sous-groupes :

C. moda.1

- encrotltb

- vertique

- hydromorphe .


Les mulle calcairee ou les modem calc.aires typent le faci8s.h roche-

mère est indiquée au niveau de la famille (calcaire marneux-marne-argile

aalcaire - colluvion-alluvion).

24#- Utilisations agronomiques

Le ao1 brun calcaire pr6sente une dynamique de l'eau plus favo-

rable et mieux tamponnge que la rendzine.11 est plus profond,bien atruo-

tur6,relativemnt stable B 1~Qrosion.Son utilisation doit en outre tenir

compte de son emplacement dans le paysage.

En région e'leve'e,au desslxs de 400 2 600m. h'altitude,et en temain acci-

dent8,i.l eat naturellement destine' à une refmestetion des surfa ces

dégrade'es notement par les résiaem en bioclimat semi-aride supe'rieur,

...

En terrain plua régulier,il peut &re affecte' 5 IS prairie permanente.

Dans les piedmonts à pente régulibreil convient bien B dee cultures de

ce'réalea alternant avec des fourrages pour assurer sa conservation et

Bon r6approvisionnement en matière organiqne,

En region aubhhmide,iil peut constituer un excellent terrain pour 'le

culture dlarbres à pe'pins et à noyau.

3.- LES SOLS' CALCINORPHES SWR ACCUMULATION CALCAIRE OU GYPSEUS

Il est apparu nécessaire dt&udier se'parémnt les 801s calcimor-

phea twr accumulation calcaire ou gypaeuse,Qtant donné leur carsotères

originau&Dtailleurs, lem distribution ggographique est diffgrente de

celle des sols pr6c6dents et autrement étendue en Tunisie.

31': Lea rendzinea sur croate 'calcaire

rendzine SUr

croate

31 1.. - Caractères .........................

marphologiqbes

Le profil type a e'te' choisi dans les hautes

plaines de la Dorsale,& Ousseltia ('profil S 98-FOURNET-

1963 >.

LthorizonA est de couleur brun fonc6,Sa texture est

1

équilibrBe,sa structure,nuciforme fine 8. grumeleuse,fria-

ble.Bien pourvu en matikre organique,il inclue des frag-

ments de croate casse'e ou façonne'e en galets,Fortement

calcaire,il eet bien colonisé par les racines et Ba

psrosite est bonne.


On aberre très souvent un horizon Ap de transition dans la

zone de dislocation de la croate sous-jacente, La couleur est brun beige

à 1'éta.t; humide et brun rosé,brun jaune,beige rose' ou beige jaune b llétat

sec.' La texture reste e'quilibre'e ou devient plus gr0ssière.h structure

est moins nette ,ntlciforme à polyèdrique fine b 1'8tat sec,fondue 8. 11,Ptat

humide. Cet horizon sfineincre entre les feuillets de le croate. Encore

humif&re,il est Qgalement bien colonise' par les racine8 et 88 réaation

B HC1 est très forte,

L'ensemble repoae Bur une croGte calcaire feuillete'e brun jame ou beige

rose'e & 1tQtat humide,beige blanc b blanc à l'e'tat Bec. Sa aurface est

duroie et recouverte dlune pellicule zonaire, La crofite gSt plus ou moins

dialoque'e en dalles OU en paves irrggulièrement dispose's,

Au nord du pays,dans la vallée de la Medjerdah par exemple,

la rendzine que supportent les glacis encroatés,est de couleur brun rouge

et parfois noircie comme ctest le cas Béjà. Sa structure eat finement

n&ojforme, L'horizon de transition est jaune rougegtre et conleme la

mgme structure, Ce sol est gén6ralement moina calcaire que le type dkcrit

plus haut maia la re'action B ECl augmente brutalement au contact de la

croate. On observe un pourrissement de celle-ci dont les fragmenta alimente

l'horizon de transition,

Plus au aud,entre el Djem et Sfax,sur les grandea plateformee encroat6ea

de la Plaine orientele,la rendzine ,de couleur. brun à brun beige,à une

textuze sablo-limoneme B argil.8-sable use. Peu riche en matière organique,

sa atructure finement nuciforme est très friable voire pulvQsulente.Lkhori-

eon de transition est toujours pr&ent,beige brun B beige,et plu3 calcaire

qu'en eurface,

des

SUr les flancsYgrands anticlinaux de l~Atlee,la rendzine repoae

BUT des encroatementa de type It Torba

blanche et tendre,Sa oouleur est brun gris B gris fonc6,sa texture moyenne

aa structure grumeleuse B finement nuciforme, De plus,elle est bien pourvue

en matière organique aux moyennes et hautes altitudes,

coiffe's dtme croate feuilletée,


original. I

31 2. - Caractères ............................

physico-chimiques

La granulometrie de ces sols sel& la nature du matériau

I !

I

I

f

argile

!

!

! Dana le nord Dans le sud

1

20 à 30 % IO à 15 $

limon

! t

! sables fina !

!

1

sables grossiers;

!

1

15&70$ i 40%

IO à 70 % i 25

I

!

r

!

La couleur en calcaire total varie dans dl6normtes proportiong

(IO 'a 50 $) au niveau de l'hori-zon A et sre'lève fortement dana Ithorizon

de transition ( 40 B 80 %). Elle est fonction de la compositibn en caloai-

re du matb;irisunorig5~&1 et de la situation * . v * . du ao1 dans

le paysage.' Dtune façon ge'nérale ,le % de calcaire est plus élev6 dans les

rendzines sur encrofitements et crofites disloquées que dans celles qui

reposent sur croates dures et intactes,

Le taux de ma tiere organique dans l'horizon A eat dtenviron

2 à 6 pour les rendaines sur accumulation calcaire ae llAtlas,eL de 1 à

2% pour celles de la Plaine orientale et de la Hauts steppe. Sien humiff6e

dans la première rQgion,cette matière organique tend h se minéralieer

dans la seoonde 06 phussent l'armoise et lralfa.

Le pB atteint le chiffre 8.

Ces sola,moina pourvus en matière organique que les rendzines de montagne,

possèdent une stabilit6 structurale moins 6leve'e.Une plus forte teneur en

limon comparée à celle de ltargile ,contribue à ce caractère.bioh leur

sensibilit6 au décapage superficiel par l1e"rosion en nappe.

31 3 ,- Mode de Ee'dogenèse

.._-I_-_- ------I--

La couleur des rendzines 8ur croate constitue un bon facteur

de distinction dans la ge'nèse de ces SolS.

Brun-rouge,brun,brwl-noir dans le nord du pays, leur couleur est brun-rouge

et brur, dans les piedmonts de llAtlas,brun et brun gris sur les d8me8,

enfin,bru? ,brun pãle,brun beige dans la Plaine orientale et la Haute

eteppe.Ces teintes ne semblent pas liéesà l'e'volution de ce type de sol

nt

mais conatitue plutôt une caractéristique du matériau originel 4aZ apparait

I

!

1

1


come lerreste ou la partie remaniée d'anciens sols rouges ou isohu-

miques chatzin-rougea ou chatains,brun-rouges ou bruns 2 accumulation

brutale du calcaire,modaux ou noircie( Be'jà - Oued Zarge. -FOURXt?,T 1965).

Dtaprks lte'tude des séquences de sols,la nouvelle génèse calcimorphe

parait repre'sente'r un he'ritage récent. En effet,il est facile d'o?x?erver

le raccord de ces rendzinee situées au aommet dea Pentes mec les sols

précëdents existant à l'aval des glacis en passant ou non pas des sols

bruns calcaires de mgme couleur. L'exemple est le mgme dur les hautes surfa-

ces de piedmont détachées des versants montagnards entre lesquels il eat

possible d'établir le raccord (Medjerr-el-Bab -0usseltia = POURKET 1960-1962-

Bordj Toum = BOURALY-1954-Ousseltia= BRUNISSO-1965 ),

I1 est rare de dQaeler 8. la base de l'horizon JA les indices d'une

origine colluviale des roches-mères SUT la croate, Ces indicee existent

cependant PU pied des grands massifs montagneux,dans le raccord des glacis

aux versants.11 s'agit dl épandages caillouteux das au ruissellement de

surface ou de petits cdnes de'posés au pied des rm,Leur extension eftt

relativement restreinte mais aigmificative.Sur l'ensemble des niv, QSUX

la

qhaternaires enoroatés,miee en place dea roches-mères pourrait etetre

opér6e par transit de, se'dimenta fins le long du profil longitudinal dea

aurfacee consid6rées.Dam la Plaine orientale et la Haute ateppe,ljétendue

et la position des grands d6mes et,des grands glacis encroatBs permet mal

de concevoir une origine allochtone des roches mères.MClme l'action du vent

ne peut expliquer leur de'p8-t autrement que sous la forne diabsasion OU

de remaniement localisés des sola.

Ceci étant,il nrest pas douteux,par le teape qui a QtB ne'cesaaire

à la formation des rendaines,que la croate ait partiellement contribue' aFI

pocessus.Lors de la désagrégation de sa partie sup6rieure.Une telle

obaervation permet de oonclure,en dgfinitive,& la g4nèae calcimorphe de

ces sols au meme titre que ceux qui se sont formés sim roche en montagne.

( Profil 73 8 - B6jà - FOURWET - 1965).


- 78 *

En tout e'tat de cause,la pe'riode dt6volution des rendzines sur

crotlte parait remonter à celle des sols isohumiques come LUI faciès parti-

culier de SO~S minces ou hériter plus re'cemment de ces nemes sols après

leur abrasion et Qventuellement leur transport à courte distance.

Partant des piedmonts de la plaine de Matem et de la valle'e de la

Medjerdah,lea rendeinee Bur oroQte s'c'tendent jusqutanx confins de la zone

aride, Leur cadre d'élvolution est donc plus large que celui des rendzines

de montagne et correspond à celui des glacis encrohtés des differentes

pe'riodes quaternaires.El1es se situent au sommet des piedmonts dans les

hautes plaineS.Elles ceinturent les flancs et lee bassin d*dfondrement

coiitiiientaux dans 1'Atlas.Elles recouvrent en bonne partie les dames et

l'amont des

enfin les plaines maritimes.

grandes surfaces de la Plaine orientale.Elles bordent

315 .I .- Avec les sols bruns calcaires sur croate

....... e . . . . . o . . ~ . . O . . * . . . . o e . . e . * . . . , * .

Cea deux so18 existent sur les pourtours et B lreval des glacis

snoiens à croate calcaire.Par approfondissement de la rendaine ou e'paissi-

ssenent de le, roche-mère ( 40 à 60cm)un horizon (B),brun ros6 ou brun

jaKne,a structure polyèdrique &noussge,apparait,A l'entour des talwegs et

des ddpressions, la présence d' une relative hydromorphde confère au sol

brun calcaire une structure prismatique fine,

Lthorizon A montre les mêmes caractères de couleur,de etructure

et de teneur en calcaire total què celui des rendzines.Ce dernier facteur

augmente sensiblement dans lthoriaon (B).

Le so1 brun calcaire sur encrofitenent,sur la bordure des massifa

cre'tace's forme égalemnt une chaine de 801s avec les rendzines de couleur

brun gris. Sur marne B montmorillonite,la structure de l'*horizon (B) devient

vertique, La roche-"ere se transforme en me

res.

kernaire moyen.

torba n jaune B Emas calcai-

Généralement ces sols associe's se situent sur les glacia du qua-


31 5.2, - Avec les sols isohumiques

8 e s c 9 c c.. .

. r

c e.. .t D-

79 -

Cette association est soit une consequence de l'érosion des 8018

isohumiques avec évolution calcimorphe ultérieure du sol tronqué soit

un groupement de faciès défini par la profondeur du de'pôt originel au

moment de la pedogenhe steppique. Ces rendeines ont une couleur brun rou-

ge ou brune et sont peu calcaire, Elles se siAttuent SUT les glacis du

quaternaire moyen de l'Atlas.

Elle eat le. meme que celles des rendzinea de montagne,Ls presence

de la croate ou de l'encrofitement calcaire est signale'e come les rocheamères

ah niveau de la famille.la se'rie distingue des caractères tel le

......

tau de calcaire etc,..

La faible profondeur des rendzines sur croate n1es.t; pas un obstacle

B leur mise en valem par les oliviem,En effet,le facteur limitant se

situe plut& au niveau du type d'accmalation calcaire et à celui du subs-

%rat. Dans la zone semi aride supérieure de l'Atlas,des cultures annuelles;'

tels que lea fourrages à base de gramine'es et de 1e'gminel;rses associées

exploitent bien les ressourceB organique8 de ces sols et entretient leur

etructurelbans la sone semi aride inférieure de la Plaine orientale,des

patmages B base de gramine'es conviennent mieux,étant donné leur moindre

richesse en matière organique et leur faible stabilite' structurale.

Dans la region continentale de lrAtlas,le type de bioclimat permet dtenvi-

sager sur ces sols la culture des amandiers et celle de la vigne dans

la région catière;' Dans ces 2 caa,la c6r6aliculture est possible en eacomp

tant des rendements moyena.

Autour des agglomérations une conduite prudente de l'irrigation par 88-

peraion ou par gravité après préparation du terrain en planche permet

de réaliser des cultures maraichères.

Un abm des façons culturales sans protection prgalable contre le ruisseile-

ment risque de provoquer une érosion en griffes puis en nappe.


32,- Les sols bruna calcaires à accumulation calcaire

.. .

32 .I .- Caractères morphologiques

_----I-------_------_____

Le profil type a été décrit dans la plaine df0usseltia au pied de la

grande Dorsale (Profil P. 11 -FOURPSET -1 963 ).

.KET4

.-p---o ' d

,

L'horizon A 8 une couleur brun fonce' et une texture

limono-argileuse à sablo-argileuse,La structure est

nuciforme,à faible cohésion,pulv6riPQe OU en grosees

mottes dans la tranche 1abourre'e.Bien colonise' par les

radicelles,il est bien pourvu en matière organique,La

réaction à HC1 est moyenne B forte.

L*horiaon (B) encore bien colonia6 par les racines &

une couleur brun. ,brun beige,brun-rouge à lte'tat humide,

brun beige ou brun rose' à 116tat sec,selon la couleur

originelle du matdziau combine'e 5 celle de la matière

organique dont cet horizon est encore bien pourvU.La

-0,'-v4 texture est limono-argileuse, la structure polyèdrique

souveht gmousse'e, parfois prismatique allongée quand 11 hydromorphie influence

le prbfil du soi.' La cohe'sion reste faible mais lthorizon eat dans Itensem-

.,

ble plus compact, La re'sction à HC1 est f0rte.A la base,il peut apparaitre

léger pseudomyce'lium ou quelques rares taches calcaires.

Un horizon calcaire C-caybeige roaé s'implante dans la rochelmère OU le

gubetrat C est un encroitement à structure finement polyèdrique.Ce peut etre

..

un IJ limon à nodules calcaires plus ou moins abondant II ou encore Une croate.

Dans drautres sites de la région,ce sol brun calcaire peut poaséder

un horiaon A dont In fnatière organique est assez min6ralise'e et profonde'œ

ment répartie.(Profil no S 17 - Ousseltia -FOUBNET-l963).Llenaemble du pro-

fil demeure calcarifié.Le pseudomydlilun est plus abondant dans lthorison

(B) et ql'horizon C-ca est constitue' par un limon B nodules calcaires

abondant de couleur brun roaé à lle'tat sec,beige rose' à ligtat 'humide.Ce sol

est dit t1 Sol brun oalcaire à faciès isohumique tl.

A l'aval dea glacis qui ceinturent les fosse's ou les d6pressions . .

atlasiques,ces sols sont plus profonda et noircis.(Profil du Km 22 sur le .'

soute de Tunis 'a Bordj el Amri dans la plaine de llOued Chafrou-FOURNET-1965).

.


j Lthorison

A,gris brun foncé' à l'e'tat humide,noir & lr8tat sec,possè-

de une texture argileuse et pre'sente une structure polyèdrique émoussée

qui,à llëtat humide,se re'aoud en une sou8 structure finement polyèdrique.

La matière organique parait assez min6ralisée. .La re'action & HC1 est moyenne;'

Llhorieon (B) brun Et jaune brun fonce' à lte'tat humide,brun beige à l'e'tat

eec y une texture argilo-limone use . Sa structure est prismatique , polyèdrique

fine B cubique fine et se re'soud,& lle'tat humide en polyèdrës moyens,Encore

pourvu de matière organique,sa re'action & HC1 est moyenne 5 forte.

Un horizon C-ca de couleur jaune brun à l'e'tat humidepbeige rose' à l'e'tat

sec,est un encroQtement calcaire nodulaire .feuillet& en surface.

Le sol brun calcaire à accumulation calcaire typique contient 2 Er

2,576 de matière organique en surface et encore O,5$ dans lthorizon C-ca

vers IOOcm de profondeur.Bien humifSbe,celle-ci apparait asaez fortement

mêle'e 5 la matière mine'rale dès la base de 1'horizonA.

La texture la plus frequente est limono-argileuse B sablo-argileuse.La

teneur en calcaireoazille entre 15 et 35% dana l'horizon sup&ieur,20 et

45 % dans le aecond et s'Ql'eve brusquement B 35-70 % dane Ithorizon encroa-

tQ, Le calcaire actif repre'sente un pau plue de la moitié du calcaire

total,

Ces sols possèdent habituellement une etructure stable.Pourtant ,la de'gra-

dation du couvert vQgétal rend leur surface sensible à llérosion en nappe.

Llhorieon 3 est ntoina poreux et plus compact,Un engorgement brutal par

lleau le tranaforme en un milieu pateux propice au creusement line'aire de

118rosion. L*enTsenïble du sol est élimine' jusqu'au niveau de ltencrofltement.

Le sol brun oalcaire noirci B accumulation calcaire est assee pauvre

en matière organique (0,8 B I$ en surface ,0,5 % en profondeur).Elle appa-

rait fortement incorporëe auquelette minéral sauf dana la tranche de labour.

La texture est g6néralement limono-argileuae,argilo-limoneuse ou argileuse,

Le profil calcaire du so1 est plus- différencié que dans le type.Le tau,

de '15c;': environ B lo. surface,passe à 25-405 dans l'horizon (B) et augmente

bans transition à 40-60$ dans lthoriaon C-ca.

..

. .

..


La caract6ri-stique d& stabilite' structurale est la meme ici que dami

le sol type.' Le processus di62odion est e'galement Le me"me.

32 i 3

Pour oomprendre le mode de forslation des sols: bruns calcaires encrod-

%&,deux caractèsea principaux doivent être retenus : le profil calchire

et le contact avec le matériau originel.

Le profi1,entièrement calcaire,est cependant plus differemit5 que dans celui

dea sols bruns calceires de montagne, Situés sur des glacia de piedmont .,

il n'est pas aiaé de mettre en Qvidence une recalcaris&ti@)n.des

horizone ou

une absence de décalcarisation qui les rtransformerait en BOLS ieohumiques,'

Lrhydromorphie jointe à une position topographique basse justifierait le

maintien du calcaire dana leo horizons de surface des sols noircis, Lrhorh

zon e-ca est un limon à nodules calcsiras,un encroatement ou une croate.'

Il est tout aurssi difficile de prouver que ces eols ont e'volU6 par alt&&-

tion d'un matériau calcaire de'finissant ainsi la genèse dea aola calcimorh

phes ou par aimple SégrQgation des carbonates à partir d'une roche mère

autrefois homogène lors de 88 mise en place sur lea glacis,oaractè.re

dgfinissant plutat la diff6rentiation des sols isohumiques.

La matière organique, bien humifige apparait fréquemment minGralia6e.Sa

courbe de r6paxtition ressemble B celle des sols isohumiques.

La etructure ne renseigne pas plue pour ranger ces sols dana une classe OU

dan8 lkautre.Ile kr~ présentent donc come des types intergradeS.Si ler,

cara-ctèms ea lcinorphes semblent pr6valoir surtout au niveau des horizons

superficiels,leur pmition g6omorphologique,l'absence de couvert foreetier,

oelle d'une preuve de l'alt8ration d'une roche-mère en place,le profil

calcaire et Ilétat de minéralisation de la matière organique autoriseraient

leUr classement come un faciès de sols ieohumiques incomplètement muris.

En effet,dans des rdgiona situéesau pied de massifitnon calcaireset B lem

plaee,se développent des sols isohumiques chatains ou bruns,modaux ou ver-

tiqws, (Oued Zit- I?OURNET-i966).

. *


Les sola bruns calcaires,typiques ou noimia,à acchmulation caldaires

se répartissent dans les hautes et basses plaines de l'Atlas,depkis la

région de Matem et lb valle'e de la Medjerdah jusqusà la Dorsale oÙ lem

importance de'croit et se localise.

Sypiquea,ils se situent sur les gIaa5s encroate's des hautes plaines,Dans

les basse8 plaines,ils ne $ornent gu8w0 bordure 6troite entre les glacis

de piedmont et les depresaiona remplies d~alluvions r6centes.

Noircis,ils se locolisent à la boraure avale de ces mêmes @mis dane les

hautes plainee,dana les fosse's continentaux et dans les basses plaines

maritimes de 1tIchkeKl et de la Medjerdah.

Ges sols ne s'associent ni ne Be juxtapoBent à d'autres types,tels

les sols isohumiqaes ou les verkisols,Qtant donne' leur caractère intergrade.'

Enfin,leur présence a éte' signalée en bordure des dépressions de

Kairouan et & Sidi Bou Zid. Une partie des sols hydromorphes allr accumula-

tion gypseuse qui s e trouvent dans le sillon Che'rita;.Monaatir et BUT le haut

plateau de Kasserine pourraient éventuellement appartenir au mgme groupe,

..

Leur rQpartition serait alors associée B celle des sols isohufniques du

C entre t uniBien. ..

32.5 . Classification

-""-1---------

Les 8018 bruns calcaires formant un groupe,c*est au SOKS-grOUpe que

doit apparaftre ltaccmulation calcaire.Le noircissement est précis8 au

niveau du faoi&.La nature du matériau originel ( limon brun-rouge,brun-

jaune,etc,. .'> eet notée à la femille.

Si ces spls sont associe's avec les ~01s iaohumiques,le meme mode de classe-

ment eat utíliee'.

32.6. - Utilisnt ion agronomiques

---I-LcII---------------

Du point de vue des aptitudes culturales, les caractères essentiels qui

ressortent de la description des profils est me texture moyenne à fine,w;-e

profondeur variant de 60 5 12Ocm.Dès lors,ce sont des eols destin& plut&

am cércSales.Cependant,iL est possible d'y réaliser des plantations dtespèoes

rgsistantes tels le vigne et l*olivier,En zone continentale,lfexiatence dru,

saisonnement dans le cycle ve'ge'tatif des plantes permet d'envisager leur

utilisation par des des arbres & pe'pins.En zone dlinfluence maritime ,et si

le sol est sain,les arbres à noyaux conviennent.


33.- Les soirs calcimorphes sur accumulation gypseuse

L'horison gypseux qui caract6rise ces aols est un encroatement OU

Une simple accumulation de gypse finement cristallis6.Dans le nord et le

oentre du paysrile se situent :

- sur lea roches gypseme in3erstratifiges dans lea formations 88-

lifères du Trias

c BUT les glacis où llaccwnulstion oherde eet une s4grQgation

salina i% partir d'un "limon gypseux lt.

..

- dans lee d8pressions3il s'agit alors drLm encroatement de nappe.

- am les bourrelets e'oliena de bordure de sebkha oh ii y 8 remiae

en nouvenent et eégrggation B partir d'un de'pôt de gypse sableux

lenticulaire.

P,DIMANCHE a Bgcrit ces sols dans le nord de la Tunisie et ~ u roche r

gypseme du Trias (Profil type de ltassociation ve'ge'tale à pin d*Alep P27-

feuille topographique du Kef au 1 /50.000° ):

o

Horison A, :-litière de jcm. dJ e'paisseur, peu de'conpoa6e..

3 . Horizon A

I

l

I-de 10cm, df&paisseur,Limoneux,humif&re,

sa couleur est gris brun;sa structure erst

poudre ase ,meuble. Peu calcaire, il eat très

84

gypseux.11 contient dlabondantes racines,

'to -. -de ?O à 50cm : encroatement gypseux moins

humifère à matière organique peu min&,-

lis4e.Sa eouleur ewt b1anche;sa structure

est particulaire,friable,Non calcaire,il

recèle encore d'abondantes racines.

-a& del& de 50cmJa roche est ube masse

brèchique B pate argileuse verte incluant

de granda cristaux de gypae et localement

de lfencro&tement,Elle appartient au s OCb8

non calCaZres du Trias.

..


Dans le Bentre tunisien,dlautres exemplea méritent dtetre citQs tant

par leur position dane le cadre du paysage que par la nature du matériau

originel.

70)- sur affleurement de marnes gypseuses ou BW les colluvions quten pro-

viennent ( Profil no7 - étude du périmètre des Souassis nO253-m BLOCH-l963).'

..

- un horiaon hmifère de texture moyenne b grossière,

de cou3.our brun jaune.La structuze est peu dgvelop-

pée,massî~e,LIhorieon inclut parfois un pseudomy&-

lium gypseux sow la surface et il eat calcaire,

Le subatrat eat une marne gypsemescompacte,à cris-

taux de gypse 8m laquelle srérige parfois u1 enoro%-

tement blanc contenant de petits cristaux de gypse

arrondis, La structure est masaive,DQnudQ,fl appuait

aow forme de polygones ayant 40 8. 6Ocm,de diamkbre,

plaque's de gypse,

nt

2O)- Dans lea d6preseions qui,par exemple,creuse le plateau &!Hadjeb el-

ASfou,LE FLOCH a dberit le profil auivant (no5-e'tude de la eane focale II

FA0,SbePtl.a - Djilma .I Hadjeb el-Afowl -110296-1965).

- Un hori~on de aurface de texture linono-sableme,ae ..

couleur gris .La a truct ure est poudreuse .C alcaire,

lghoriaon est surtout riche en gypae et peu humifère."

Les radicellea Bont rares,

* Un second horiaon a une texture limono-sableuse ef

une couleur grise, La structure est massive,conais-

-

tante.Calcaire,il eat aussi gypaaux.

Un dernier horizon de texture sablease a une couleur

gris claire et montre de nombreuses traine'es gypse&

..

see. Le calcaire est presqke absent.L'hori5on eat

fortement gypseux.

. Le substrat est lan sable argileux vert tscheg

rouilles,calcaire, très peu gypseux.


- 86

Dana la dmsituation,et à l'aval des glacis de la haute plaine

Kasserine-I%riana,il existe,en bordure de petites garas plus ou moins

asséchges,des sola bruns calcaires 2 caractère hydromorphe sur encroate-

nent gypseux de nappe. Epaie de 40 & 80cm leur texture eat limono-argileb

@e et leur &ructure,grossièremnt nuciforme en surface,devient prismati-

que cubique fine en profondeu,Ces sols ne sont pas gypseux mais calcaireso

En profondeur,lbaccumulation gypseuse apparait brutalement et Eon aspect

est diffua.

3 O ) - Sur bourrelet Qolien de bordure de aebkha (e'tude du périmètre des

Souassis no 253; - LE FLOCH - I 963 ),deux types de profils sont de'crits t

Profil no 101 - Sidi el Hani.

- Un horizon supe'rieur sablo-limoneux de *couleur bskn jaune

olair. Sa structure a une tendance nuciforme.11 est cal-

caire et gypseux, le'gèrement encroate',

$0 - Un aeaand horizon sablo-limoneux a une couleur jahne

pãle et une structure particulaire à e'le'ments grossiers.

Oalcaire, il est aussi gypseux et le'gèrement encroQt6.'

I . .

Le Bol repoee em un materiau sablo-limoneux jaune pâle i% brun jaune clair,

Sa struoture est continue et consist.ante, agglomgrant des particules de

gypse sableux finement lenticulaire ,dispose'es en strates entrecroi&es,l&-

gerement encroQt6es;Le substrat est un sable argileux brun jaune clair,&

structure particulaire groaaière ou finement polyèdrique.11 est, calcaire

et lëgèrement sal&;'

Profil n016 .I SSdi el Hani

- Lthorieon de surface eet sableux,jaune p81ey& structure

particulaire.Pauvre en matière organique,il est calmike

2t et non gypseux,

- Lthorizon soue-jacent ytoujoum sableux, jaune pa"le,a une

'0 2 structure continue.11 recèle quelques gros pseudomym?io

Gm

lium gypseux,La pre'senoe dergypse le rend massif et très

oansistsnt. I1 pre'sente un de'but de formation de grande

pr i sme s po ly g o na m.

i

.,


D h s lá partie nord du payb,l&d sols sur roche gypbeuse niont une

texture apprdciable que dans llhorizon Al 1: elle est limonewe. Le taux de

matière organique est de 3% en,surface et encore de 2,5$ au ddmmet de

1'txtcPofitement;Le rapport C/N atteint 29, indiquant ainai un hum& non

mingralisé,' Le $ de ca.lcaire,stélevant à 2 en &urface,e&t nul Brr $Fofonu

de&,Par contre,d'es Ithorizon Al ,la quantite' de gypse est de 86 $ passant

..

B 90 % dans lgencro$tement .Le pH9de 738 en surface9s'abaiase à 6,6 au

niveau de la roche.

. ,

Dans le aud,les sols sur encrofltement gypsem qui forment la surface

dee glacis,ont We texture limono-argilewe,Ils sont peu humifères et peu

gypseux en sarfam.leur taux de calcaise,à cet endroit,varie entre 20 et

35$;' L'encrofitement gypseux s'est élabore' à partir d! un dBp8t allochtone

OU drune roche en place,habituellement argileuse,Sa teneur en calcaire

oscille de I à 10 $,oelle du gypae ste'lève brusquement à 60-90 $.

Dans les d&pressiona,la texture d& sol est limono-sableuse en ourfa-

ce.Le substrat eat sablo-argilemole pourcentage du calcaire va rie de 15$

en 8WfaCe à 18-20 $J dans l'horizon B. Le substrat est calcaire de façon

très variable.(: teat le ggpae qui erjt l'e'le'ment psgpondérant du profil.'

Son taux est de 50 à 70 % dans le sol. Il diminue fortement dans le subs-

trat ( moina de 5 %).'

Sur bourrelet e'olien,le sol 5, une texlïure aablo-limoneuse en erurface;

le substrat peut présenter des strates grossihres sablo-limoneuse,et sablo-

argileuse.EnoroBtQ par le gypse dès la surface,le sol est peu calcaire em

l'ensemble du profil;' rilais la courbe dee aulfatea montre que la partie

eupg'rieure n'est pas gypseuse et que,& partir de l'horizon d'accumulation,

Ze tam du gypse pasee à 10-20$ au moins au sein d'un matériau conatitbS

de tr8e petitae lentilles de gypBe stratifi6.En profondeur,la eonductiv2tg

aagmente jusqutà 4 mhos/cm,traduisant ainsi ltapparition d*me certaine

salme.

Le sol qui Se développe 8ur sable gypseux stratifie' finement lenticu-

laire,est pauvre en matière organique(0~6 % en surface - 0,2 % en profondeur).

Le tam du calcaire,peu e'lev6 en moyenne,varie de 15 % en surface et dianinue

en profondeur dane le aabstrat oÙ il atteint 7$.La quantite' de gypse varie


-, 88 -

dans le mgme sens avec des taux plus e'lev6s. Absent dans lthorizon de

amface,il atteint 25 % dans l*horiaan encroate' et 15 $ en profondeu.

En effet,la plus gra;nde partie du gypse est à l'e'tat cristallis6 et COIS-

titue le eqnelette mineral avec le sable,

Dana 1té.t;a-b actml des connaissances,il semble difficile dte'tablis

un lien p*e'cis entre les horizons superficiels et l~encrofitemnt apeem

eur lequel ils reposent,Pour les sols situes sur les roches triasiques de

la re'gion du Ke%,iB.est ,ermis de penser que le matBriau originel eet

un apport colluvie1;de mgme ,BUT les glacis dtgrosion couverts et aam lea

dQpsessions;il est; surenent e'olien sur les bourrelets de Sebkha,Sur oelui-

ci BB développe tm eo1 calcimorphe plus ou moina &olu6.LLalte'ration,aa

contact dtun aubatrat gypseux,entraine la formation dlw horizon de tran-

sition come dans les rendzines sur croate calcaire, Stil y a pe'dogen'eae

caloimorphe,celle-ci affecterait donc la totalite' du matériau apport6 et

altérerait la Burfzoe du substrat sans pour autant qtte celbi-ci soit l e

matgriau originel du sol. Ce sont toutefois des sols oalcaires,Leur type

de matière mganigue est mal, connu. Latgralement ou en bas des pentee,ils

atasaooient B des sols isohumiques et leur faciès principal parait bien

etre une légère &volution calcimorphe en milieu d'éro8ion ou dans des

dgpressions suff isment déssèchéea pour qu'ils ne puiasent pas mieux faire

apparaftre les cara ct8re.s de la calcimorphie,

..

Zes sols oalcimorphes gypseux existent partout, OÙ effleurent les

roches du Trias diapiriqne,depuis le bassin de l'Oued Ifellègue jusqu*& la

moyenne vallëe ae la Nedjerdah,Ils réapparaissent dans la région de

Kasserine et sont largement de'veloppés sur les glacis dtérosion taillée

dans les marnes gypsemes pontiennes qui affleurent au dôme de Bou-Thadi .

et dans la région de Djilma-Sìdi Bou Zid, Enfin,leUr pr'e'sence eat constante

aux tous les boumelets e'oliens des grandes d6pressions sale'es de la plaine

orientale ( Xidi El-Rani - Chérita - Rherra),


Parce que ce8 sols évoluent sous ltinfluence de l'ion calcim,avec

raise en mouvement et sggrggation des sels,ils sont actuellement classe's

dans les sol~~calcimorphes et &ne Ia sous-classe des 801s à accumulation

gypseuse, Le groupe, indique la localisation de cette accumulation. Le

soua-groupe ui ape'oifie lte'tat de cette accumulation = crofite gypseme

dure ou encroatement gypseux friable,

336.- Utilisation

w"--.œ.. -

d---

Dans bien dea cas,les aols calcimorphes gypseux sont trop peu pro-

fonds et trop érodbs pour qutils puissent etre culti36s.Le milleu aulfafe'

ntest guère favorable à des cultures riches, De plus,il est ebuvent accompa-

gn6 de salme en profondeur. Leur position dans le paysage les sittze égai. .

lement dans des aonditions de sgcsheresse accentuese. Leur couvert vëge'tal

af generalement d4grad6, La pre'sence des sulfates parait leur conférer

une oertaine instabilite atructurale,et um pouvoir hydrophile qui les rend

susceptibles B ltérosion, La seule utiliaation actuellement possible est

de les mettre en de'fens,d*y laisser rég6ne'rer un tapis ve'ge'tal destine à

aervir de parcours ou de las reforester dans les r6gions montagnemes,

-


CHAPITRE - III -

I

.. _- LES VERTISCIlLS

(*I

- yo -

Les vertisole et les sols vertiques sont caract6ris6s par un

profil peu différencie attribuable aux mouvements internes B une forte

teneur en argiles gonflantes montmorillinitiques, Ces mouvements suivent

le rythme saisonnier des humectations et des dessications du sol et se

traduisent en aurface par un fendillement très large avec quelqpes-fois

des affaissements des bords aes polygones donnant un relief legèrement

bassele' analogue au relief GilgaP. Ces fentes ee prolongent profondsment

2t l'intérieur du sol de'limitant une structure large en blocs primatiques.

Ces mouvements Be traduisent en profondeur par ltapparition dt une struc-

ture en plaquettes gauchies avec des faces luisantes et striées,

Ces caractères morphologiques apparaissent de façon plw OU moins

acoentu6e oe qui permet la différenciation entre les vertisols et les Sole

vertiques;dd même la profondeur d rapparition des caractères structurawt.'

Outre cette distinction les vertisols sont subdivisés d'après la

lithologie et la topographie qui conditionnent soit.Jgnn OU ltautre Boit

conjointement le drainage externe de ces sols.

Si9dang la classification française,on tient compte de la pdsenoe

ou de Ilahence d'un horizon supérieur grumeleux de 2CEnen Tnnisie il, n'a

pas 6% obaervd encore de vertisols ayant un horizon grumeleux de profondeur

suffisante pour les rattache? au groupe grummolique .Aussi tous les

non

vertisola dgcrita appartiennent-ils au groupe" grumosolique ?

Nous en'viaagerons les unités suivantes :

- vertisols lithomorphes.

- vertisols et sols vertiques topomorphes ( OU topolitho-

morphes),

1 .œ Les ver+isola u_ et sols vertiques lithomorphes

Cette unite' a éte' décrite dana le Nord par A.MOR1 - K.BEXHODJA

(Mateur 1964)-L,GUYOT I964 etc... et au sud de la Dorsale par FmIH 1966

Rairouan,BEIKHODJA 1966 Kairouan - BUREAU9ELIZEC~ 1965 Kairouan etc.. . .

,.

(*) RQdige' par K. BELKHODJA cl 966).


..

II .- Caractères morpholo&iques

La couleur de ces sola est claire sur tout le profi1,de teinte

5 Y ou 2,5 Y avec des intensit68 supérieures à 4 et des chromas supe'rieura

B 2.

Il est rare dlobserver des teintes rouges dans Gea aols.La struc-

ture est polyèdrique en surface,perturbée par les labours,elle devient

prismatique en profondeur, compacte,à e'le'ments cubiques ou en plaquettes &

faoes gauchies,lissées et strie'es.

12.7 Caractères Physico-chimiques

La texture est fine en ge'ngral avec des teneurs en e'l6ments fins

de 70 à 95$odont 30 à 75 $ d'argile.

La teneur en calcaire est variable 2 à 45 $en calcaire total,

On note oependant que lea sols sur alltlvions sont très calcaireS.on ne

dbc'ele pas,en ge'ne'ralg de gradient de calcaire au sein du profil.

Le gypse appar-ait dans certains de ces sols au Nord de la Dorsale

..

eus bourrelets ou colluvions de bourrelets de Sebkha généralement gypaeux,

I1 s'individualise en profondeur en pseudomycélium et taches ou bien exisee

80128 forme de miorocristaux lenticulaires, Au sud de la Dorsale le gypse

wpparait B la base des profils des sole vertiques oÙ il accompagne les

autres sels solubles.En effet dans les plainea du Centre (Kairouan) ces

eols ont dea caractères de salure et dfalcalisation qui les font passer,

lorsqur ils sont accentu6s,dans la classe des sols halomorphes,

Le pH est &leve'; en $e'ne'ral 8 & 8,2 en surface et 8,5 & 9 en

profondeur quand il n'y a pas de sels solubles.

La capacite' dléchange du complexe absorbant est e'levée et varie

de 25 B 60 me/lOOg.' Elle eat sature'e par du calcium en majorit8,avec des

proportions variables en magne'sium 3 B 15 me/l Oog en sodium 1 B 8 me/lOOg

alors que le potassium atteint I me/100g,

Les proportions du magne'sium et du sodium rapportees B la capacied

dtgchange sont Qleve'es par rapport EL ce quelles sont dans les autres eole,

et augmentent de la surface ve4 la profondeur, Dans oertaim cas dans le

Kairouanaia et à NateUr au Lao Ichkeul le passage vers les sols à alcalia

est graduel et le pourcentage du sodium dans le complexe augmente.


..

-t 3. - garactères mine'ralogiq-ues

Les analyses min6ralogiquea révèlent la présence constante de

montmorillonite associée à de faibles quantités de Kaolinite d'Illite et

de Calcite. La présence de la Montmorillinite en grande quantité est

aignalge dana lea marnes du crétacé et du tertiaire dont d8rivent ces

types de sols,

. 14.- Caractères de la matière organique

Le teneur en matière arganique est faible et varie entre 1 et

2,7 $. Cette matikre organique pe'nètre assez profondement et on retrouve

O,? B 0,8 $ vera 1 mètre de profondeur.

La matière organique est bien humifide ( C/N 8 B IO) avec une

matière humique totale contenant 0,8 B 2,4 de C $,riche en acide humique8

(0,4 à 2 de c $)i'

.,

35. - Conditions de formation

Les ver.tiaols et sols vertiqutes lithomorphea,apparaissent condi-

tionnés par la texture fine et la nature du mate'riau originel riche en

argile gohflante q\xi,malgré la pre'sence dsun drainage externe,prQsentent

de8 caractère8 dlengorgement saisonnier lie's. à Un muvais drainage interne,'

Au nord de la Dorsale les vestisole et oole, verfiques lithomor-

phes apparaissent sur certaines roches-mères telles les marnes,les argiles

et les colluviona de bourrelets de Sebkhas.

Dans les plaines alluviales dont le remblaiement quaternaire eat

issue de ces formations,dJautres unit& de 801s apparaissent ayant des oa-

ractères vertiques et également des sols _vertiques à caractères de salme

et d'alcalisation dus & la pre'sence drune nappe phre'atique à me profondeur

plus ou moins grande.

Ah sud de la Dorsale les vertisols et 801s vertiques Zithomrphes

4

apparaissent sur les alluvions et c lluyions de marnea et argiles tertiaires

sur les pentes moyennes et sur les alluvions provenant de ces mêmes forma-

tions apportges par les grands oueds du Kairouanais ( Merguelli1,Zéroud)et

du Centre ( Oued Bekka,Djilma).

.


- 93

Ces sfole se trouvent eitues en ge'ne'ral sur des formations récen-

tea dfgge Rharbien et peuvent continuer B 6tre sporadiquement inondés,!Près

sobvent fls ont de8 accumulations gypmuses en profondeur,des sels $01~-

bled et un fort pburcentage de Na Qchangeable,

46';'- Pasaages latgram à d'autres types de eole

AU nord de la Dorsale les .sols situés sur pente eont souvent

asEtoai68 aux sols peu 6volue's dfe'rosion r6gosoliquea et a m eols caloinor-

phes 8LZr les versants nlarneux soumis B l'e'rosion.

Alom qae dans les plainee bien drainées ils sont associe's b des

sols peu Qvolu6s,sains,et à des i3018 évolués du type isohumique chatain,

dans le cas dtme plaine à nappe phre'atique (Matem) la renontb graduelle

de oelleei acoentae la concentration des se18 solubles et du Na &changea-

ble et les fait passer graduellement vers les 801s halomorphes,ou bien

vers les sols hydromrphe9.

AU =Ud de la Dorsale Zes 8018 vertiques Sur pentes sont assoai6a

aux eola peu ~volue'a sains ou à caractère iaohlhiqm issu des gra (Cherii

ohira - KairoUan IC' Cem de Pa plaine sont associés B des aols peu évolnf$s

saiusà caractères de salue et dfalcalisatiçm,ef à des 801s à alcalis fair

blement OU moyennement sal& sans quron puiese invoquer lraction d3we

nappe actuelle.

..

2-.; Vert isols topoli thomor phes

Cette unite' observQe dans le Nord par RENON Matew 1955,MORI Matew

. .-. .. .

BELKHODJA Ichkeul 1955,&URTINI 1966 B6j$,NORI Béjà,SOUISSI Le Kef 1966 etc., ,

Au shd de la Dorsale elle a Qte' obseF6e au Sahel par K.BEUH0PJ.A

(1964),dans le centre (1965 ),Et Sidi Bou Zid,par K.BELKHODJA,dans la région

..,. .

de Hadjeb El AYoun-Sbeftla-Kasserine par R.GADDAS , J. LE FLOGH (195 )etc. *.

21 , c. C aract'eres morphologique3

La couleur de ces sols est tou80~~8 foncée BUT l'ensemble d.4profi1

avec une teinte de Z95Y ou 5Y des intensités infe'rSeures ou égalee B 4

et un chroma de 1 DU 2,


- 94 *

La surface est fendillee en polygones en e'te' avec parfo.58 de8

affaissements des bordures donnant lrallure de relief gilgalt.

La texture de la surface est polyèdrique fine drallure gruntosolique

mais dt e'paieseur faible,2 B 7cm. Très g6né'ralement, oet horizon superficiel

est perturbé' par les labours,

Som cet horizon la structure devient prismatique large & SOUR-

etructure oubique ou 2t plaquettes à faces lissées et striges dont le

gauchissement augmente avec la profondeur.

Lorsque le mate'riau originel apparait en profondeur l*hydromorphia

se manifeste,surtout dans le Nard,par ltapparition dtune nappe phre'atiqm

qui donne me teinte jaunBtre avec une individualisation du calcaire sous

forme dlamas et nodules, parfois dl un pseudogley,

Trh gQnQra1emen-t on remarque dans les fentes de &etrait du mt6-

riau originel ou soue jacent de3 infiltrations noirâtres provenant des

hor iaons s upe'r ie WE!.

22 - LamctBres Physicochimiques

La texture des vertisols hydromorphea est toujourrs fine la fenem

en argile est cependant toujows plus forte que dans les sols vertiques

(50 B 75 5 dtargile) avec une augmentation dans les horizons profonds moine

ramanigs probablement,

La telielul en calcaire est variable (0-15 $) mais toujours plu8

faible que dans les autres vertisola,avec parfois une aertaine variation

de oette teneur an min du profil.

On peut observer une accumulation de sels solubles dana certains

vertiaols hydsomorphes en liaison soit avec la presence drune nappe phr6a-

tique,soit avec la nature du mate'riau originel ( marnes sele'es) OU bien . .

lorsque ces sols reooivent des e'pandages Qpisodiques dfoueds (Centre de la

T unisie) ,

La capaaité dte'change du complexe absorbant est Qlede 45 B --.+..,' 70

me/lOOg sa.t;usé en majorité par du ca lcium avec dea teneurs en Mg échan-

geable relativement e'leve'es 15 à 18 me/IOOg,des teneurs en Na Qchangeables

1 à 13 me/lOOg avec des tenebra parfois .plus e'leve'es dana le cas d'une

aloaliaation en profondeur,La teneur en K est de llordre de 1 me/100g.

,


- 95 -

L$a valeds du PH sont Gledes variant entre 8 et 8,3 en amface

et e96 à 8,7 en profondeur B moina qulil ylait une accumulation de sels

eolubles ,auquel cas ces valeurs diminuent,

..

23 ,- Caractères minéralogiques

. . . .

Lfargila dominante dans-les vertisolti hydromorp. f:

rillinite associe'e à un peu de Kaolinite et d'Illite,

. .

_... . . .

.I

24.- Caractères de la matière organique

--...,.

2':- .:. . . .Y -

~a teneur en matière organique varie de -I à 3,5 % en amface et

diminue progressivement vexa la psofondeur,Cette matière organique est

bien humifi6e (C/N x IO-)3),et le taux de matière humique totale eet plne

&.eve que dana les autres vertisols de 1,8 B 4,5 de C % dont 1,6 B 3,6 de

C $ d ac idea humiques.

. .

Cette matière organique e8t très fortement li6e aux argiles et

rësiste aux attaqaes répét8e.s à l'eau oxygénée.

..

25. - =ditions de format ion

Les vertiaola topolithomorphes apparaissent conditionn9s B la

fois par la position topographique qutila occupent dan8 le paysage,toujouss '

bame,et par la texture fine compose'e en grande partie d*argile gonflmte de

type montmorillonitiqne.

Au nord de la Dorsale ils sont situés fréquemment dane lea baseinsc

comble's de formations lacustres ou lagunaires (Mateur,Fernana).Lea de'pses-

aions marneuaeg encadrées de barsea .calcaires de 1tQocène da Be'jaoua offrent

dee eitea de prddileotion pour ce8 sols.

Alors que dans le nord (MeLeKr) on peut les observer dan8 les

dépressione e% encore en bas dea glacis,aux raccordements glacis terrasses

ayea une faible peiite,au sud de I n Dorsale ils se cantonnent dans les

depressions ( Garaa) uniquement ou bien dan8 les !zones d!Qpandage.On y

relève lreffet oompensateur de la topographie vis-à-vis du climat qui

refoule ces sols vera les parties les plue basaes du paysage,donc les plus

humides,à mmure que ltaridité sraccroit,


- 96 -

L~6volutioa des vertiaole topolithomorphes b coulenr fonce'e est

li& à l'engorgement saisonnier qui affecte ces sola à mauvais drainage

interne,et à Itextreme dessication en Qte',qui se manifeste par les mou-

vements 3$iz&aea dusol e% w Waduisant par unsr: 6,tructure marquge par *es

hoWf"n*s ( plaquettes gauchies lissées et BtriQes),

Alors que oertains caractères dghydromorphie peuvent appara4tre

en profondeur souvent lie's à la pre'sence dtme nappe phdatique (encroate-

n6nt calcaire, paeudogley) ,on observe rarement ces mgmes caractères dans le

aro1 proprement diteGertains indices comme les peudomycélium ,taches OU

amas calcaires peuvent apparaître dans certains sols,traduisant une eer-

twine hydromorphie avec remise en mouvement du calcaire ou du gypse mai&

jamais de mouvement du fer et du manganèse.

Ceci a 6% expliqué par G.BRYSSINE (1965) qui a e'tudfie' le compar-

tement phpique de ces sols au Marac.11 conclut que ces sols nlatteignenl

presque jamais la saturation en eau,les micro agre'gats se comportent come

des grains de sable argileux et ne ae dglitent pas. 11 yta t;oujours m&e

au moment où le sol parait engorge' par l'eau,me certaine porosit6 et une

quantite' d'air qui y est emprisonnQe et qui empgche le réduction du fer

e3 Itapparition des symptomee ferromanganiques de lrhydromorphie.

Ces so18 ne sont dom pas hydromorphes,tout au plw sont-ils

engorges saisonnièsement mais avec un Qtat d'aération suffisant. Si dea

caractères dthydromorphie peuvent apparaître dans certains cas ilrJ sont

imputables B des caases ext6rieures B la dynamique normale de ces sola.

C rest .la prësence de nappes phréatiques qui peuvent induire lorsqtxrelles

existent ( au Bord à jkteur ) des caractères secondaires dthydromorphie

en prof onde ur.

Q 1 ément s

alors qu

tence de

alors qu

G, BRYSSIm explique e'galement le fait que,& 1'Qtat frai8 lea

structuraux se de'litent en petits agre'gats polyèdriquea fins,

à 116ta.t Bec les mottes sont dtune compacite' extrème,par 1lsxl~-

films d*eau qui,à lte'tat f%ais,sfintercalent entre ces microagrQgats

à lte'tat sec ces films s'amenuisent ou disparaissent mettant en

contact ces microagrggats, La différence entre la compacit6 des e'léments

structuraux des sols sabletu et des vertisols s'explique par le mode de

contact entre les grains ,qui dans le cas des s 01s sableux se -bouchent de

fagon pontuelle,alors que dans les vertisols les agrggats se touchent per

des surfaces,ce qui augmente Iladhésion des agre'gats les uns aux autres.

.*


.

. . . .

- 97 -

@e qui distingue le plus les vertisols topolithomorphes des

vertisola lithomorphes et dea sols vertiques c*est,outre l~intenaité des

caractbres structuraux,la coloration plus foncée.

Cette coloration n*est pas lie'e au' tam de matikre organique,

g6ndra.b.ment faible,mais à un &tat de liaison e'troite de la fraction humi-

que,fortement polym&r&sée,à l'argile. Cette liaison étroite psreit favori-

sBe par la présence de lfion calcium doat le complexe absorbant est forte-

ment saturé.

Les conditions de formation de cette matière hmique trhe fonc6e

paraissent liées à un e'tat d'engorgement temporaire oh sr8laborent dea

fractions humiques B faible poids molsculaire et & petite8 chaines qui

sont capables de migrer facilement p6nétrer dam toute la masee malgr6 la

faible poroait6,et donner dea traînées en profondeur. La dessication inten-

se de ces sols dBe b l'ouverture de larges fentes de retrait,poly.merioe

ces fractions en longues chaines liées à Ilargile, Cette matikre organique

subit une transformation irréversible et parait perdre Bes oamctèsecs

oollo9dawt.

protège. la matière

mioroorgmisnes ,ce

oolorat ion intense

Dtautre .part des chercheurs ont observ6 que la montmorillonite

organique entre ses feuilleta contre l'attaque dea

qui expliquerait la *sistance et le maintien de cette

meme dans des pala'osols , enterréS.ces mgmes auteurs . - . .I

aipalent que,lorsque plusieurs couches sont fix6es,elles sont attaquges par

les miorborganismes ,mais certain8 produits de degradat ion €oment dea com-

plexes avec lfargile.~ette coloration noir4tre fencée se retrouve Qgalement

dans des sols divers ( 801s isohumiquea bruns et chatains) souvent enter-

rBs ef qui occupent e'galement des pasitions basses dans le paysage.De meme

certains vertisols se trouvent enterres som des apport8 plus rQoents

( dans le Centre à Sidi Bou Zia),

Les ph6nomènes de noircissement semblent les mêmes dane lea

deux cas et lig, à des conditions de fortes humidite's pendant la saison

pluvieuse.0n peut penser,au moins pour les sols sita69 au Sud de.ls Dorsa-

le,que l e noircissement est da à une pédogenèse fossile,datant drune des

pdriodes pluviales passees ( SoLtanien,Rharbien) dor8 qútau Nord lea

Conditions de noircissement, peuvent se maintenir dans les sites les plus

huaidek, les bas fonds.


* 98 -

En effet dana la region de Kairouan la terrasse récente de l'Oued

Merguellil porte deB vertieols à structure bien de'veloppe'e dès le surface

mais dont la couleur eat claire,alore que,dans la même région,on trouve

dea vertisols à couleur fonc6e mais enterre's BOUS lea alluvions récentes,

Il ne semble donc pas que les conditions actuellee,au moins au Sud de la

Dorsale puissent fournir une quantité de matières organiques totales tissez

importantes pour laiaaer un residu après attaque microbienne suffisant,

capable de se complexer avec les argile8 et de oonférer au 801 me colorstion

fonce'e sur une grande profondeur. I1 parait plus logique dtadmeftre ..;.

qulil faut une quantitb importante de matière organique et cela ne peut 8e

rBalíser que EIOUB un climat beaucoup plus hurhide que le climat actue1,Csci

eat confirmé d'ailleurs par les observations géomorphologiques du paysage.

Cependant tout le monde slacoorde pour dire que si les climats des plclviatu

6taient plus humides leur caractère mdditerranéen 2L dimat contrasté ave0

sécheresse estivale ne eubistait pas moina. Or,m8me dans le Nord,les

quantttbs de matière organique dans les 801s de plaines se sont jamaie très

cflevdea sauf dana les aols hydromorphes ( Matem BELKEODJA) oh certains

sols Ont juaqutà I O $ de matière organique,

L'exemple choiai du e01 hydromorphe est form6 Bur des alluviana

ayant des caractères de etructure vertique nettement exprim68;seulemenC

la nappe est presque affleurante.

I1 semble donc que les caractères de couleur foncée dee vertisols

topolithomorphss soient dus à l.me fraction r4siduelle très candensee dl une

quantite' importante de matière organique qui s'est accumul6e à la faveilr

daune hydromorphie ancienne.

26.- Nomenclature et classification des vertisols

La denomination vertisol- et ao1 vertique introduite B la suite

de la 70 approximation américaine slest substittle'e 2 des dhominatione diff8-

rentes des ao18 obsem& auparavant ; tirs,aols tirsifi&,eols noirs hydro-

morphes,eols caloimorphes hydromorphes ... En effet la plupart dea ola

peu 6volués mal drainant ont éte' d6nommés depuis sols peu Qvolu6s vertiquea

ou mhe vertisola lithomorphes clairs.

I


'* 99 -

En 88 rattachant tQUjours a& oaractbres de &mature vertique

certain8 8018 B structure large naguère attribuée & une hydromorphie

naiasante ont 6tB dgnomm&s vertiques.

A la suite dea rëcentes prospections,des vertieals sont apparua

par&ou% en Tunisie du Word et du Centre.

27,- Le Vertisol et le Tirs

Le vertisol ( sensu-Lato) est largement répandu dana le mande i

on le trouve dane &EI ~onee climatiques assez différentes et dana Les deux

hemisphères. On lui a donne' des noms divers Tira,Vlei Sai1,mengsllitix Foil&; .

Blaok cotton Soi1,Tierra negra,sol.noir tropioal,Solonstr magnéeten eta...

Seul le Tirs marucain a intéresse' les p8dologuea de Tunisie,On a longtemp$

refmQ d'admettre l'existence de aOlB similaires en Tuniaie,metia sellement

l'adjectif tiraifie' pour tliff6renta eob.

Avant de jugerr de l'opportwrit6 dtemplai de cet adjeetff il y a

int8rfS-t Et analyser ce que les marocains appelent Tirs,

tèrea suivantes- :

Dan8 une recente mise BU point WILBERT ( 1965) en denne les carad-

C. pre'sence drune couleur foncée hora de prep0rfj.W mee la

teneur en matière organique.

- texture fine 25 Et 30 $ au moins drargile ( particules fnf6rieure8

B 2 f ) pour que 108 caraotères morphologique8 apparaissent nettgnent,

- la succession théorique des struokres L grlp.neaUxy prismes,

lentillea,polyèdres.

- dimeneion et compacite' des mottes.

- pre'aence de caractèrea secondaires dfhydromrrphie traduisant

une p6dogenèrse humide.

I indifference apparente via-&-vis de la pr6aen8e de caleebire

sauf sous forme exprimee de Itencrofitement qui le stoppe nef (caute d'argb

Ie).

Alors que pou II. DEL VILLAR ( citg par BRYSSIm 1965) iz rta dea

Tirs noirs,gris,roUges,sablewt,i~ aemble que le caractere distfn8fif des

Tira soit tantôt la structure liée à une texture fine,tanf@t lageeulettm

foh&e.PUJOS (oit6 par BRYSSINE 1 965 1, plaçant Ir Qvolutian'dss sels dans le

oadre paléoClimatiqua,asso~i~ les Tirs et les sola tirsifiés au pllrvial


auteurs le Tirs Lse caract8rise.tanh~6~par sa couleur M&pendemmant des

autreo caractgres k "Ô% par sa structure;quand lea deux sent ssawc968 ch&

IsTira -typique.

Or il nous sem73.Le que ces deux caractères ce~Ie~@ et rrtraatttra

mnt à dissmier et avant d'employer ce nom vernaculaire il y a i&8r&

à connaPtre oe que les g m du aap entendent par ce nnm,les pays-

msocaim donnent Le Qom de Tirs à dea teme-a fortes,sTgileuses,de ratalem

plue QU moins noire fom6e,aam tenir compte de bur arïgine, Dans lfeeprif

de beaucoup de gens le terme de tirs eerait synanpe-de-te~re0 Wee8.02,

ce terme de .brre naire eat improprs.ba oaract&ris%ique da tirs dt&m

me terre forte et ~ ~&~~USI~.ALI Maroc elle est gén8ralement acune oaubU

fsne&,mai8 91 rifen est "pas de meme partout ( BRIVES 1909 cite' par .

G, aRYSSIETE 1965),

Devant la confmian gul entraine presque Coujours It uiiiliaatim dl*un

mot vernaoulaire,il iaportera dle'llminer ce mot et de revenir B dea appe-

latiw p3.m p", Naus appelona vertisolisation l'apparition dee

aemc%ères de struature,alars gup mimiasement &Qsignerä la mn3ear ,fono&

qui peut 88 smimpwer a m vertisols et B dlaufres typee de Bob.

Ttrdeh cette diatinction ee faisait en qualifiant de %iroifhm~-

ULI tion ( NOR1 1966) le noirciasement,mais il ne correspond pas à oe que

lee 1,farocaina eux-m%." de'signent~ aumi nom 1I-abandoanane.

ADBEIiT $6, )-A 965- La olaasificatian pe'dalogique P-tUìde- en Francm.

Pddologie ,3 pp 25-56 ,

.

._

~Y%I~:(f.F,,)4965 - Les propri8te's physiques de8 Tirs du &harb.Vahiew .

Reoh, Agnon,, Maroc, 20, 87-279,

MORI@+ )1!366, ~ e 8018 e vertiques, les vertimb et leí3 sols firaifi6s

de Le, Tuniaie du Nard,

C.R. Conf. SOIS Y&%it,,Madrid,@1-$63.ppJiLBERTb:$i965

.I Tirs et sols tirsif%e'e du Marao

Cab.iere Rech. Agron,, Maroc, 20,23436.

Etudsa pédologiques r6alis4ea au Service Pédologique de

Tuni&&e par R, BE~DJA,P.BUIXE&%I,EL l?lKKIH,.E.EILZEGHEA,

L. GUYOT 3 31.kTA.RTIm ,A .MORI 9 J.Fl.ENON,A .SOUISSI etc.. .

.

_.

.-


11- LES SOLS GHATAINS

sés :

- 101 -

Draprha lem définition les SO18 chatains sont caract8ri-

n par me teneur en matière organique supérieure & 1,8 $ dans

lfhorizon superficiel (20am) sous vég6tation naturelle.Cette matière mg&-

nique bien humifk6e décpoit progressivement en profondeur.

- par une structure grumeleuse à nuciforme puia polyèdrique

dans 1rhori.ton superficiel et prismatique en profondeur.

- par une dgcarbonatation très prononcée ou totale de lbhorieon

..

superficiel,

11 .- Caractères morphologiqus

8 uivantes :

Nom distingumons dans cette unite's lea subdivisons

- so1 chatain modal

- Bol chatain rouge

- ao1 chatain verfique.

Le profil type choisi a &te' de'crit par B.GABBAs dan8 la

region de Ghrdimaou ( Oued RaraP).

Brun rouge ( 5YR 3r5/4)- Texture limoneme - Structure

nuciforme - Humifère peu calcaire.

Rouge brun ( 5 YR 4/6)- Textme limono-argileuse . Strut-

ture polyèdrique , peu humifère 7 moyennement calcaire,

Rouge brun - Texture argilo-limonense - Structure polyèdri-

que à prismatique - Nombreuses taches et nodules caloalres,

horizon calcaire.

* Redige pr K. BELKHODJA (1966).


.,

q12.- Sot ohatain rouge

-I---------------

- 102 -

Le profil a éte' décrit par NARTINI et GRAFFIN b Olrdna;

I

il se airstinghe par une texture plus argileuse 47 $ dfargile),une &StC$%re

...

en profondeur prismatique moyenne se ddbitant en cubes à faces luisantes.

La couleur rouge s'estompe en profondeur à mesure que ltaccmulation

oalcaire en amas et nodules s'intensifie et qu'apparaiesent au contact de la

m'ame blanc verdâtre les traces dtune ancienre hydromgphie à petites ooncr6-

t ions f err ugineusea.

1 13';; Sol chatain verkique

*-"-----------I-----

Le sol chatain vertique diffère dea precedents par une

tenem en argile plus e'leve'e aurtout en profondeur oh apparaft une struo-

ture vertique typique en plaqgrettes lisdes, parfois peu stri6es.

A~orpholagiquerrient la différenciation entre les troia

groupe= çi-dessus e& fonde'e Bur la variation de la coloration à l*intQ-

rieur du profil pour les dellx premiers et aur le développement dtune

structure vertique en profondem. La couleur est brun rouge en gënéral

dana les teintea 5 ou 7,5

ohromas 4 à 6.

ou &me 10 YR dam lea intensités 4 6 et les

neme

12,- Usrac.Cères phy sico-chimiq u e~

La textme eat géneralement fine - limoneuse à argilo-limola

structure eat grumeleme en aurface ,priamatique à cubique

moyenne 8. fine en profondeur,devenent plus large avec des plsquettea lier-

des pour lee sola chatains vertiques.

La teneur en oalcaire eat faible en aurface,poUvant &tre

nulle. Elle est souvent liée & la position topographique du profil,à des

passibilite'a de colluvionnement en matériaux calcaires et au ruisselle~rent

ohargécen cet éle'ment.

Sou8 cet horieon superficiel B teneur en oalcaire variable

le sal pre'sente tu1 gradient en calcaire et eon accumulation est Boit .bruta-

..,

le aoit progressive, Le calcaire stindividualiae alors BOW des formes diver-

sea en pseudomyct?lium, taches, amas, nodules pouvant aller à PencroQtement.'


Le pH oscille autour de la neutralite' 811 surfaoe 6,6 B

8,3 et remonte en ge'ngral en profondeur pour atteindre des valem8 Bledes

..,

8 ~ 6 2, 6391

La oapacite' dte'change du complexe absorbant varie entre

25 et 30 me/lOOg et peut remonter jusqurà 40 me/lOOg dans les horil;ons

vert ique s.

Le complexe absorbant est saturé,le rapport ' varie entre

97 et 100 $*' Ctest principalement le calcium & plus de 85 $ qui sature le

aomplexe ,le magnésium enauite et faiblement le potassim,

entre 2,4 et 2,8.'

Le rapport szo /A O varie entre 3 et 3,5 et si0 / O

2 5 3 :!%3

Le tam de fer total est géne'ralement &lev6 s 3,5 à 7,6 %.'

La richesee de ces sola en cet élément est à rapporter au matériau originel

riohe en fer ( sol rohge,colluvions de 8018 rouges,roches du Trias),

Le teneur en fer libre est variable 0,34 & 4,6 $.' Le rapi

port fer libre/fer total varie entre 10 et 60 $.

Le tam de msti'ere organique varie entre 1,8 et 3 $i' Cteaf

Une matière organique bien hdifiée ?i C/N de IO à 14 avec une matibe

humique totale entre 2,3 B 4,riche en acides humiqnea avec un

.

rapport acide

de Ztordre de 2 pow les sole, chataim et ohatainsacides

f ulviquea

rouges et de 3 pour les sole chatains vertiquea,

Cette matière organique pe'n6tre asses profondement avec

O/N qui d6croi.f; en profondeur,La teneur en matière organique chute rapide-

mnt au niveau de l'accumulation calcaire et C/N tombe jusqulà 3 alOT8 que

dans les sols ohatains vertiques la d6croiesance de la matière organique

eat pllls paduelle et le C/N 88 maintient autour de 12.

?3.- Condition de formation - Répartition

Les sols chataina ee trouvent localis6s dans la partie

Nord de la Tunioie oÙ la pluviométrie varie entre 370mm et plua de 600"

par an.

F


- 1.04

1

Leur position topographique est souvent une pente faible ou

nulle plya souvent.leur répartition semble correspondre soit à dlancienn

801s rouges OU colluvions de sola rouges,soit à des colluvions de Trias,

soit h de8 colluvions du Vindobonien,ou de formation marnewes du Crétacé

inferieur ( Bassin de lmOued Miliane). Ces roches mères ont une texture

fbe et.asn't; riches en fer ( total et libre) ce qui favorise lrapparitir6'

des oara.ctères de couleur et de structure de ces sols.

La ve'gétation naturelle qui coune ces 801s est souvent dgtruite

et remplacge par des cultures diverses,c6rëalesy~ignes,aliviers,

Les sola chatains apparaissent aoeociës dfune part B une pluvio-

metrie relativement abondante et à des roches mères argilemes et riohes

en ferydlautre part 2 des niveaux morphologiques bien déterminés,

Le ddveloppement dm caractères structuraux et la mabilisatiea

du calcaire apparaissent très directement liée dime part 5 1s texture

du materiau et à la position %opographique qui in;Blulent aur le pkdaolimat

et lea apports eecondairee dleau charge'e en carbonates soit superficielle-

ment aoit pes migration oblique.

2+- LES SOLS BRUNS

communs t

On peut grouper 8om ce terme de8 sols pre'aenfant les caract'eres

- Une teneur en matière organique inférieure B 2 $ UOUB végéta-

%ion naturelle.

1 Une structure grumeleuse à nuciforme dans Ithorizon supjriaur

( parfoia lamellaire) maie polybdrique m ~ p r ~ B l e fine en &ne'-

ral dans lthorison profond pek developpee erur matériau

grossier.

Une ddcarbonatation partielle de la partie aupe'rieure du pr@-''

fil lorsquiil est forme' sm un matériau oalcaire elt tria

oa lc iq he.

- Une acchmulation du calcaire B assez faible profondeur [sauf

ata matgrieu trèa perméable),


..

21 *- Les -~ole brms i,sohumiques calcaires

O& nom distinguerons s

- les sols bruns isohumiques B accumulation calcaire

progmssive.

- 10s Elola bruns isohumiques à accumulation brutale.

c les sola bruls iEsohumiques B caractères dihydromorphie

noircis ( tirsifie's) et à accumulation calcaire brutale,

L*unité type a Qte' dgcrite aU Sahel ( X. BELXHODJA S.E.P. 9964).

Elle a QtB dgcrite également au Nord par NORI dans la basse vallée de la

Medjerdah ( NORI 1964 - cate dLAriana) au Sahel ootier par J,P.COIBTEPAS

(1962)~h Henchir Ben Kennla Nahaia I964 par K. BEIXHODJA,dane ltU.R.D. de

Monastir par J. BRUIKCSS0 (1966) B Hergla par A.LOBERT,au SOuasai(J.I;E FLOCH

1963) dane la plakne de Kairouan ( BEIXHODJA 1966) & Sidi Bou Zid BELICHODJA

(1964 SEP no 296).

. 227 -1 - Caractères morphologiques ( Prof il no 4.4 )

.*.......*...

o...........

Brun - Te-Jrtm limono-sableu~e - Struature nuciforme -

petits granulee calcaires.

Bran beige - Texture limono-sableuse - Strueture massive-

Nombre=' nodules calcaires.

Beige-jaune - Texture limono-sablease - Structure massive

- Nonbrem pseudomyc6liu"~ et nodules calcaires

f riablea.

. .


....*

221.2,- Caractbea physiao-chimiqtles du profil type et de 888

D.**..............................*.*...**.......*.~

varia t ione

...*..... 4

La texture eat moyenne à lëgère comportant une importawbe fraction

de sabla,bependant au Nord Ouerst du Sahel les e'le'ments fins sont plm

reprQsent4s que dans le Centre et le Sud oh les 801s nettement légers

dominent

Il faut remarquer que du fait de leur position en pente lea sola

du Sahel Bont soumis 'a une erosion en nappe qui de'cape les sols en amont

et enrichit les sols plus en aval en e'léments fins et en calcaire,Ceci est

Cltautant plus accentue que la teohnique des It meskats 'I (impluvium) qui

amène Ileau de ruissellement au pied des oliviers est largemenf répandue su

Sahel et dans le Centre pour les terrgins en pente et à texture moyenne.

Les profila Bont raremefit typiques,

Dans le Centre et le Sahel de Sfax u& dominent les sols & texture

16g&re,le defrichement et l~ol6iculture à grand écartement et la destruo-

tion syst6matique de la vége'tation herbace'e adventice,favorisent lr6rosion

éolie~e,Lee sables sont remani& à des distances relativement faibles par

saltation et reptation3par contre les élgments fins,quoique peu repr8sentés9

sone eaulev68 et entrain6s tr8s loin lors des tempetes de vent, Il sLemuit IL?

lora de ce8 remaniements un emichissement des horizons superficiels en

e'l6menta groasiers.

La s2;ructure est poly6drique e'mousrse'e dam Ithorizon superficiel-e.

parfoi8,en surface dans les premiers centimètres,une certaine aohlbstosité

se de'veloppe à cause de la battance du 801 et du microruissellement ce qu

indique la faible stabilite' structurale de lthhrizon de surface.

La porosite' es0 très d&elopp&e,dae à la concentration des raci-

nes et à l~noti~ité biologique dana le premier horizon.

Alz deuxième et t'roisigme horizon la structure devient polyèdriqke

,.

ou en Bclats polyèdriques. La cohéeion et Is consistance augmentent È

l'btat sec et seraient daea à la clmentation par le calcaire.

Dans certaina sola la structure devient fondue,et se debits en

Bclats polyèdriques.La porosité diminue en profondeur conséquence de la

diminution de ltactívit6 biologique (racines etí faune),


- 107 -

Calcaire 4 Ls gradient du calcaire mt caractgriatique de ce8

aols,Le tam augmente progressivement vers la profon-

deur.Lthorizon de surfaaa eet g6n6ralement Calc&ir9,8aUf Bur matériak peu

oalcaire (Sable kolis6,sable fin iaau tie grès non calcaire),et il est rare

dJy trouver me individualisation du calcaire & moins que le 801 Boit

Qrod6,faisent apparartre lea nodules de profondeur OU oolluvionn6s,auquel

ca8 il peut oontenir dee nodules i.oúLés et même des morceaux de croate.

Quelque fois à la base de cet horizon autour des racines et dana lea pores

un paeuaomyoQlium calcaire apparait,témoin dtm remanie'ment soit swc place

du calcairs,soit daun dép8t tiCr à ltinfluence dteau de ruiasellement ahargQe

en calcaire;' C teat dans le deweièlae horizon que la concentration du cal-

caire commence,som forme de nodulea,d*amaa et de pseudomyc6lium,et dam

le troiaième qu'elle atteint eon maximum,

Si dans les matgrfatlx legers ou moyens aans disconstinuitd bru-

tale, te"ale et strmturale,il y a independance entre l'accumulation et

la texture,í1 nfen est pas de m8me dans les niat6riam h&?rog&nea; ltaccuh

malation se.fait au dessrzs ou dana lthorison le plw argileux.De m8me

lorsqutil yra une erotite aous jacente I1accumulation se fait au dessus,et

ah contact,

..

Il apparcsit ainat que la profondear de 1'aCCKmKlatiOII du caloaire

dans ces sole eat fonction du bilan hydrique etde tom les Qle'menfe qui

le composent ou le modifient ( pluviom6trie, texture,stsucture ,pente,profon-

deur de 11 enracinement 1.'

Le mpee et eels Bolubles : Le gypse apparait Be plw en plus dana

le payea ge et les sole B me~we qu'on &e dQplace vers le Sud. D'ailleurs,

certainel roches mères Bont gypse-calcaires. Dana les sols bruna LOW les

glaoin qui deacendent du djebel Esaouda Zeouba ( Sidi Boa Zia) lfhorieon

dtaacumulation du gy-pee ae trouve en dessoua de celui du oalcaire,

La aO%WB, affecte rarement ces sols. Seuls lea eola sitd4a en brza de gla-

cis qui descendent du djebel Elsaouda ou ceux de la dune drom El Adam ( Sidi

Bob Zid)',qui 8e raccordent & la plaine dte'pandage de ltOned Pekka apeo sea

sols halomorphea,pr&entenf des caractères de salma en profondeur.


La matière organiaue. t bien humifige etIli& & Pa mtSèr6 mia&

rale,elle oonfère à llhorizon superficiel une colo-

ration brune,qui slestompe à mesure .quron descend et que la teneur diminue,

I1 est à remarques que le taux de matière organique accuse une

chute rapide dans les horizons d'accumulation du calcaire.

Le rapport C/N est de valeur moyenne,de l'ordre de 15 ,dana les

horizons de 8urface;cependant la fraction non brunifi& de la matière

organique semble jouer un r6le important dans l'obtention de ce chiffrejet

1' erre UT,

parfois certains sols br~~,particulièremnt les 801s sablerur,

présen.tent me coloration brune bien marque'e et assez profonde et peuvent

n'avoir qu*rirn faible taux de matière organique de l'ordre de O,5 â 0,7 7%

I1 semble . . que cette matière organique soit trls fortement liée à

la faible quantite' de colloYdea minéraux et confère ainsi au sol une forte

co lora t ion br une.

Le fractionnement de lthumus montre d*ailleurs que les acides hmi-

. .

qwes y prddominent fortement.

LQ Fer :

Le fer libre(' )est peu représenté et varie de O à 0,1 OU 0,2; le

fer total ast également pre'ssnt avec dee pourcentages variablea de O,3 à

I 9.

La teneur du fer Buit gén6ralement celle de l'argile dana tous

les profils,et il est probable que le fer soit lié à l'argile,etymalgrQ

son taux fe,ible,il donne une coloration fauve B ocre B ces ~01s.

Ils ntont pas été se'pcare's dea premiem auxquels ils sont asso-

cie's,' Que ce soit au Nord ( NOR1 1964,BOURALY 1952 et 1954 MARTINI 1965)

ou au Sahel ( BELKHODJA 1964) et au Centre ( BEIXHODJA 1965=66),les sols

bruns Et accumul,wtion calcaire brutale ont les caractéristiques ge'ne'rales

suivantes t

i

(1) Dosage par la méthode DEWOLON ( réactif d'extraction acide oxalique

2 %I*


L. P-sdsence drun horizon ataccumulation calcaire brutale qui

commence entre 30 et 60 cm. Cet horizon est blanchi3 B l.te'tat humide il

prend une teinte jamatre. L'eccumulation est diffuse et prend ltallure

dt une pate celcaire pouvant englober des nodulee.

..

C. m e texture limono-sablo-argileuse 3i limono-argileuse devenant

plus fine en profondeur,

- Une structure bien d6veloppe'e nuciforde à grumeleuse en Burfa-

ce) polyG¿Lrique avec des tendances B devenir priamatique en profondem.

La couleur est plus rouge dans ces sols excepte' aU niveau de

llhorizon dfaccumulation,etBemble héritée du limon rouges constituant la

roche-mère. ..

. .

Condition de fórmation - extension - variations

!

Ce8 sola semblent li& B une topographie à drainage externe

d6fioient sang pour autant qutil J' eut hydromorphie. Ils se trouvent soit

II ah bas de collines à pentes faible,..,soit au bas de pentea douces (2%)

( BOURALY 1 965)f \

IIB ee trouvent très fréquemment entre la terrasse re'cente et

les glacis & croate. De par leur position ils peuvent etre alluvionne's ce

qui de'note w1 pe'doclimat relativement humide. Les variations qu'ils peuven-b

tsubir concernent la texture,l~accumulation du calcaire.

La texture est aussi variable qute dans les 8018 préce'dents mais

toujours plus fine d m e danB le Centre.

Dans l'horizon draccumuletion le calcaire imprègne dtune manière

diffuee le mate'riau. Dans certains cas des nodulea calcaires sont englobé8

dana cette pate et en profondeur ila pessent B des nodules et amas moins

nombreux et plu.& largss.'Ces sols sont constitue's ge'néralement Bur limon

rouge.

Dans d'autres cas il nty a pas de nodules ni dam Ilhorizon

dtaccmulation ni dans 11 horizon Sous-jacent et c4 est généralement sur des

matbriem plus sableux,

Ltintensitc5 de l'accumulation varie aussi,du simple blanchiment I.

jusqulà arriver au stade de llencrofitement.


CeCLe unit6 est b'ee eouvent associe'e aux deux premières et

occupe le8 poeitions basses d as le paysage (bae de glacis,vallon).

Elle a 6t6 &&crite dana le Nord ( MORT 7965 BdTj&),le Sahel et

dans le Centre ( BELKHODJA 1964-1965) et par plmieurs pédologuea.

LE? structure du sol en aurface eat grumeleuse à polygdrique et

rappelle celle des Unit68 pr&o6dentes,En profondeur elle devient cubique

à priamatiqlae fine;juaque 38 la couleur eert fonde OU bien noir$tre.

Après un horizon de %ransition avec des infiltratiom noir&%res

des horizone auajacentQ,~~hori%on draccumulatìon clpparait plus clair,beige

oare à jaun8tre à etructure massive ou prismatique contenant de nombreux

nodules calcaires,L 'accumulation calcaire peut &re diffrise sane nodules

dans les matQriaux grossiere,

223.2';; Caractères physico-ohimiques

............r. I....C.O.~....

La texture de oec:.solo est assez variable argilo-limoneuse

limono-sableuse et reflète oelle des linons rube'figs 13ur lesquels ila sont

cons tif u&. ..

Lc? structure eat en relation avec la textureples sola à texture

fine ant une struoture prismatique bien ddveloppe'e cependant jamaia très

large. En profondem me structure cubiqm et parfois m&me en plaqaettes

liasge8 apparaît, Cette @tructuse eat moins développée que dana les vertieola

amquele ils sont parfois associéeipour lea sols à texture moyenne la struc-

ture 68t prisihstique4ime et'xlevient fondue pour les sola à texture groaaiere,

La distribution du calcaire est originsle,la dgcarbonatation es$

plus aacentu8a,ltacc~ulation plua brutale que dane leer eole pre'cédenta,

Dana lea horiaona fonce'a on a ssiate trba souvent B une redistri-

bution du calcaire due 'a un rhnriohissement par lea colluvione calcaires

, qui les aumontent ou par lteau de ruissellement.


C sous forme pseudomycQlium que le calcaire se dQpose,soit

dans les pores,eoit sur les faces des agrégats quimnt des voies de circu-

lation pre'férentielle de 1CecG.'

Dans lrhoriaon d~mcmulation,le calcaire se retrouve soit SOUS

forme diffuse dans les matériaux sableux,soit sous iorme dtun re'seau dense

de pseudomyc61ium dans les matériaux fina souvent B nodules et taches (limon).

La couleur de cet horizon est Qclaircie,tirant na jaune et se

distingue de la roche-mGre, généralement le limon rube'f ie' B nodules de

couleur plus acre,

~~a~xumulation toujoura très nette varie cependant en intensit6

et peut varier du simple blanchiement à 1 encroatement

Cependant dans certains cas,lfenrichissement en calcaire peut $tre

attribue' dam une certainea meaure à la pre'sence d[me nappe,qui,dnm le

Nord, peut b%re encore fonctionnelle,'

3;e gym peut apporaftre dans ces aols,eurtout dans le Centre

03 b e rochea-mbes peuvent etre "euses et il est ge'ne'ralement entrain6

en profondeur. .,

Cependa;it,du fait de leur mauvais drainage externe et intepne,

dans certains sols du Sahel et dh Centre qui se trouvent soumis à un ruis-

sellement diffm ou iL 1tQpcvldege dleatix de crue (Sidi Bou Zia) la salllre

et ltaloaliaation apparcissent nuasi bien que dans les vertisola auxquels

ils _.. ae trouvent juxtapaagi.'

Le oosnplexe obsorbant eat ggnérslement sature en co1cium;cependant

une forte proportion de msgne'etium peut exister dans les sols à textthe fine,

oe qui %end Et les rapprocher des vertisola.

Lorsque In Pralure affecte ces sols 1Jalcnlisation npparait rapide-

ment ( Henchir Ben Kemlo,BELKHODJA 1964,Sahel C otier CO1NI)EPAS);

La matière organique ne de'passe jamais 1 à 2 et eat du m8me u

ordre que celle des so18 préce'den-ts. Cleet aon 6tat de liaison trba ëtroite

mec ln matière mine'rale et se tr'es forte polymtkiaation gui conf6ren.t; la

coulem très foncee à ce8 sols.' On remarque me forte proportion d'acides

humiques,plw élev& que dans les aols pr6ce'dents.


..

- 112 "

Cette matière organique deacend plus en profondeur ,sa décroissan-

ce est plus régulière et moine prononcée que dans les sols pr6cédents.Une

chute rapide s'effectue dana Ithorizon dtaccumulation calcaire.

8 r les t

223.3.- Condition de formation

.*... O .....*.*........

Ces sols se trouvent en bas de pente,dans les fonds de vallées,

maases; leur position leur permet de recevoir plus dleau que

les sols environnants,Cependant très souvent ces sola sont enterrés SOUS

un alluvionnement ou collurionnement ,et peuvent ne plus occuper les posi-

tions les plus basses dans le paysage,les oueds ayant recreusé leur lit.

Ceci fait penser que la plupart de ces sols sont des pale'osols qui ont

e'volue' SOUS des conditiom diffBrentes de celles qui prévalent en ce

moment, La pre'sence de ce8 sols enterrés dans les coupes fait penser que

ce style de pédogenèse stest reproduit à différentes pe'riodes du quat;er-

..

naire. l!,!Iaia les sols décrits,soit exhume's soit faiblement recouverts,pour-

raient dater eoit du Soltanien soit du Rharbien selon la terminologie

mar oc aine,

Dails certains cas les sols bruns isohumiques tirsif ie's (hydromor-

phes) sont soit fortement remanie's ,soit placés dans des conditions totalement

diff6renles de celles qui leur ont donné naissance ,8e comportant comme des

roches mères et les sols se de'veloppant dessus sont classe's dans les autres

cate'gories en fonction de lems caractères intrinsèques et crest au niveau

de la roche mère qutil est fait mention du matériau tirsifié,g%n8ralement

le limon,

..

Lea conditions de formatims des sols brus isohumiques tirsifie's

se rapprochent de celles des Pertiio18 hydromorphes ,auxquels ils sont

apparentés morphologiquement par la couleur et par la structure quand ils

aont argileux,et topographiquement les deux occupant les positions basse8

dans le pamage,

Cependant ils en diffèrent par certains caractères 5

L. La texture est généralement moins argileuse que pour ,les

vertiaole hydromorphes.Les mouvements de gonflement et de retraction de9

colloIdes argilem de type gonflant ( montmorillonites et interstratifigs)


quoique miatants dans les sole bruns isohumiques hydromorphes, semblent

moindres que dans les vertisols et contrecarres par la présence d'e'le'meurts

grofmiers qui s'opposent à lrorientation des particules argileuses,Aussi

la structure est plus fine ,lea plaquettes et les lissages nrapparaissant

que dans les sols les plu8 argileux,mais le gahchissement est toujours

.,

faible.

- La porosite' eet bien de'veloppée dane beaucoup de cas et

etoppose à la compaeite' des vertisols. Cela pourrait atre dQ soit à une

meilleure structure et pénétration des racines à l*origine ,soit à une

diminution de 1thydromorphie;celle-ci n'étant plus fonctionnelle,les con-

ditions dtaridite' devenues plus fortes les mouvements internes sont r6duits

et la porosit6 srest refaite traduisant une nouvelle colonisation du sol

par les racines et une nouvelle &olution,

Les aols bruns hydromorphes ( noirci, tirsifi6)apparaissent domme

les pendants des sols chataina vertiques des zones plus humides au Nord.

Ils gren rapproGhent par certains caractères morphologiques de texture,lte

structure et anrtout par ltintensit6 de la dgcarbonatation. On y verrait

l'effet de compensation de la topographie vis-à-vis du climat.

.,

22.- Les sols bruns iso&uaiques non ou peu calcaires

Des sols observés principalement dans le Centre ont éte' de'crits

et cs.stogre,phie'a par MM,' GADDAS et M.J. LE FLOCH.

I1 sont developp6s s u des matériaux issus de grès du miocène

géneralement non calcaires derj plateaux de Bled Zelfane et Bou-Drie's.

L'horizon A est très Bpais avec une teneur en matière organique

variant entre I et 3 $ $9. surface.'

La teneur en calcaire eat très faible voire nulle. Dans l'horizon

B qui e& Douvent assez profond,on constate parfois une 16gère accumulation

de calcaire,localisée dans les fentes de retrait et le long des racines 011

sous forme de pseudomyc6lium et petites taches ,Ce calcaire proviendrait

probablement des zones voisines ob il eat present dans les sols et les

roches mères,etsserait du B me migration oblique.


- 114 -

La texture est grossière à trèa grossière ,la capacite' de re'ten-

tion faible,la porosit6,la perméabilité sont bomes ce qui entraine un bon

drainage naturel,

~a structure est toujours peu niarque'e,particulaire .B -oXyè&r*que

e'mousse'e en surface,continue en profondeur.

3 .- NONIENCIAT~ -_D ET CUSSIFICATION DES SOLS ISOKLTMIQ,UES

Be critère prinoipal des sols isohumiques a oome base une re'par-

tition en profondeur de la matière organique bien de'oomposée provenant des

racinea dtun tapis v6ge'tal herbacé.

Le terme de isohumique,aussi bien que celui de steppique ancienne-

ment applique' à ces sola et abondonn8,sont impropres.

La classification de oe8 eola se rattache toujours plus OU moins

à la classifioation rUsse,et pour son'initiateur DokutchaPeP' il stagisaait

de délimiter B Ilintérieur de la sone eteppique OU du Tchernozen ,des so19

>

chataine des sola burrs et dea siéroeemsr des I* bandes isohumiques les

cols ont ei1 surface U m&me taux de matière organique.

Le terme isohumique ne eignifie donc pas un caractère du ao1

mais dtun groupe de sols qui ont rm pourcentage de matière organiqke cone-

tant et Dokurchafev explique ces variations dru, groupe & l'autre par

lcihfluence du climat et de la. vgg6tation.

En Tunisie et suivant 1s olassification française, les groupes

d-?? sols cheta.in8 et bruns se difftkencient thdoriquement par un pouroen-

tege de matière organique et Qgalement par dtau-tres oritères morphologiques

et phpioo-chimiques préc6demen-t d&crits.Le pourcentage de matière organique

eat drune part variable et apparait comme fonction de la pluviomgtrie et

de la végétation et Qgtzlemen-t des caractères chimiqueS.or il Be trouve que

pour: les groupe8 chatains et brun3 le taux de matière organique confirme

plus ou moins à part quelques exceptions la règle dea bandes isohumiquea,Le-

taux de matière organique dose' serait le tam dféquilibre entre les apporte

et les pertert et pourrait ¡$tre comide'r4 comme caract6ristique de ces sole

compte tenu de la texture et des autres factems,

.


_--

-115 -

Cependant le développement du profil et la différenciation des

horizons principalement celui de l'accumulation du calcaire par rapport

aux sols environnants et développe's sur des matQriaux d'apport pbB riaent

Sont pens& à une pédogenèae dont le commencement est ancien,et daterait

du dernier pluvia191e aoltanien d'après la terminologie marocaine. Cette

pédogenèse sleet maintenue dans le même sens,avec conservation des carac-

tères du feit que le climat aurait e'volue' dans le sens de ltaridification.

Aussi les 801s que nous observons pr6sentent-ils souvent dea difficulte's

au point. de vke de leur interprétation génétique et de leur classification,

Les eola appele's isohumiques sont des sols qui ont conmence' B Qvoluer

depuis très longtemps et continuent B e'voluer dans le mgme sens avec cepen-

dant une nuance p'dus mide du climat et de la végétation et si le s ol n'a

pas éte' &rodé ou enterre' profondQment ou trop perturbe' par les cultures,

certains de oes caractères anciens acquis sont conaerv6s et ne Be zenforoent

que très graduellement,alors que arautres comme le tam et la distribution

de la metièrs organique se maintient et se rajuste en fonction de lle'volu-

tion climatique de la v6gé'tation et des CultUres,

La comparaison de ces sols 5 climat méditerrangen plus OU moine

aride et qui en plus ont un passé long,avec des sols drautres régions plu

.,

continen-tales eet difficile, Si bien qu'on est tente' de les sépares dea

sols clesse's en Russie.' DtailloLirs Izn pédologue Rursae Guerassimov a mgme

propuse en Algérie de cre'er Une nouvelle catégorie,celle des sola marrom1

nomenclature qui a 6té ,pendant un temps suivie par J. BOULAINE.

Les pe'dologues Rmses ont créa la categorie des sols cinnemoni-

ques à lnqlrelle on pourrait rattacher les sols chatains,alore que les sola

brans eeraient rattache's aux siQrozems,


Re'fe'rences bibliographiques

G, AUBERTt 1964 - La classification des 8ols;la classification pédologique

..

frangaise 1962, Cahiers ORSTOM,Série Pe'do, ,3 ,l-7.

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général de llAlgérie.Service des Etudes Scientif iquea,

Alger.

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I.P.' GERASSIl$OV,1956 - Sols dea re'gions méditerran6ennes de 1gAfrique

( du Tell):' CiR.' Cong. Sc, So1,Paria ,V-29,

Etlzdea pgdologiques re'aliaéea au Service pe'dologique de Tuniaie par r:

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J-P. C OINTEPAS J.BRUNISS0, J,LE PLOCH,A. LOBERT , P.MARTINI,

A.MORI,etc,...

.._. . ....


CUPITRE - V -

L E S S O L S A MW.LL

(1 1

i 7.11' P

Par aola B ma31 ou sols B humus doux,on distingue les aols dont

la pédogenèse résulte de llinfluence d*un humus non calcaire (sans calcaire

actif) maia bien d6compoa6.La première caract6ristique les distime des sols

cwloimorphes et la seconde des sols B humus brutyou mor.

La pre'senoe d'une roche-mère pédologique non calcaire eat,tm $

Tuhiaie,le facteur de 'formation indispensable de ce8 sola.11 faut g ajouter

1 * influence d1 une ve'gktation susceptible de produire une abondante matisre

organique, et des caractéristiques bioclimatiques lui ass mant une bonne

décomposition et la formation diun humus de qualite'.

Les sols à humus doux sont principalement de'wtloppe'e en Tunisie

aeptentrionale,Ils y apparaissent liës B la pre'sence des roche-mères non

calcaire8 de ltOligocène,du Trias,et du Miocène .On peut en observer &ga- .

lement un type particulier formë à partir des nrat6riaU.x dlaltëration,non

calcaires,des roches calcaires du Cre'tac4,de lfEocène,du Miocène,ou dh Triaa.

La natare de la rockte-mère eat un facteur important de différen-

ciatian du sol suivant sa teneur en argile,sa richesse chimique,Par la pre-

mi'ere oaractériatique elle influe sur la qualité du drainage,et la degré de

leseivage du aol. La richesse chimique influencera amtout le type de

vS&tation et la qualité de lIhumifica tian,Par exemple sur 1~0ligocène

oh les variations de texture sont particulièrement importantes,on constate

une mosarque de sole plus OU moins lessive's et plw ou moina hydromorphes

(M6goda-Kroumi~ie).AU Ifliopliocène par contre, sont liés dea sols très lessi-

vBsovoire po&oliqnes (sar cette roche mère est particulièrement pauvre et

filtrante ( Souiniat). Les materiaux dl alte'ration de calcaires ,roches

mères argileuses et bien pauvres en bases,produisent dee aols peu lessive's,

i matière organiqhe bien décompos6e.

Les groupements véggtaux qui caracterisent ces aols relèvent

parthculdèrement des associations du chène Zeen,du chhe liège et du Pin

Naritime,dane la re'gion des Mogods et de la Kromirie.On les observe auasi

accessoirement BOUS OlGolentisque ,Pin dI4lep à chène vert et Callitris

(sur la IL Terra Rossa I' des massifs calcaires de la Tunisie septentrionale,

et des sommets de la Dorsale).

-.-

(I) par P, DINANUEE (1966).


-118 -

LtinflUence du type de vége'tation est primordial SUT la nature

de l'humusn Sou8 chène Zeen,llhumua formé est un M U 1 typique par suite

notamment de la qaalité de la fane fournie par cette essence,du bioclimat

humide dans lequel elle 8e confiae,et du microclimat frais que son couvert

6paia assure au sol pendant la période estivale.

SOKS &>ne liège,par contre,particulièrement à basse altitude

lfhumus forme' est un Noder, La nature de la fane

du chène ¡iège,et les

produits de décomposition dfun maquis très abondant sont dtune autre nature;

de plus le bioclimat prQsente une saison sèche plus intense,qui nrest pas

attenu6e par le coUYert léger du chène liège,

Le pin Maritime fournit des produits à dgcomposition très lemte,

par suite de leur teneur en resine notamment.Son couvert très le'ger ne

protège pas le ao1 de la dessication estivale et permet la proliferation dru

maquis trh abondant,& base d'EricacQes.LthmuB forme' dans ces conditiona

est un Moder aoide,souvent tm Mor,

L influence du climat est complexe, car il intervient non seule-

ment directement pas les conditions de tempe'ratlzre .et dlhumldite' qu*il

assme au so1,mais aussi indirectement par son r6le dans la repartition des

types de dg4tation.

..

L'effet de le combinaison dea facteurs climat et vEgétation,

8m des ma2;QrlaLz.x non calcaires et souvent riches en fertest Une pe'dwenè-

Be principalement orientée sur le lessivage du fer et de 1tsrgile.Aussi

on distinguera,auivant llintensit6 du lessivage de l'argile et du fer ;

P les 'sols bruns forestiers

- les sols bruns lessive's

les sols lessive's et lessivés podtzoliques.


..

I .- LES SOLS BRUNS FORESTIERS

11 .- Caractères-morphologiques. Les sola bruns forestiers sont des

BOIEI ob le lessivage ntest pas perceptible

morphologiquement.Ce sont des sols & profil A/C Be distinguant des

8018 bruns lessiv&,et des sols lessiv&,sol à profil A/B/C/,par ltabaenoe

d*wl horizon A29zppaumi en argile et en fer,sous Ithorizon htmifère A,.

Ile sont observe's BUT des roches mères argileu~es. La succeslilion

des horizons est Buivante I Fernana profil n0147 (DIMANCHE- carte non

publige) .

r---,-;r-;-.lO C

5 m O em r Ao = litière de feuille de Zeen,non d6composéea.

O

20

.a20 cm : Al =

-50 cm :

-1OOcm P

4 O0 om et pl

A* -

c =

humifère,gr5s trèa foncg,argilo-limoneu,

structure finement grume le me ,!Fr'es coloni-

se' par lea racines et radicelles,

peu hmif ère, argileux, structure finement

polyèdrique,colonis& par les racines,abon-

dantes.

non humifère,très argileux,structure

finement et moyennement polyèdrique,

taches grises et ocres asses abondantee,

racinee assez abondantea.

argile oligocène peu altérée,schisteme,,

taches grises abondantes,rares racines.

La desoription concerne un profil observe' sous un peuplement

de ohène Zeen pur,& Agrimonia Eupatoria,dfaltitude (550m) et de versant

Srais,'Ce @ont &es conditions les plua favorables au d6veloppement dbun

Qpaia horieon humifère,bien minëralia6,et inte'gre' à la matière mingrale.'

Sous ohène liège,l*horiaon humifère (A )est beaucoup pluus mince

1 I

(5 & 10cm) et le Ro6galement mince eat trèe discontinu,

Quoiqu1il en Boit 2 1 caraotéristique ~

principale reste le très faible graaient;

argileux entre le Al et le (A2),cLeat 21. dire un indice de lessivage,

infgrieur à l,4;par ailleurs on ne distingue pars drhorieon e'clairci BOUS

le A,

,..


* 120 "

Une mention spéciale doit être faite pour les sols développés

Bur matériau d'altération de calcaires. Ils se distinguent morphologique-

ment du type de'crit gindessus t par leur couleur brun rowe,la minéralisa-

tion pouss6e de leur matière organique et leur structure polyèdrique aub-

angulaire tr&s caractéristique.0n y constate toujours un faible gradient

drargile ( indice de lesaivage de l'ordre de 1 9 2)e

12,- Caractères Physico-chimiques

La roche mère des sols bruna forestiers est toujours très

argileuse ( oligocène,!l terra rossa II,~' terra fusca 11).

La matière organique est variable suivant le couvert v6géta1,mais

relève toujours des humus doux ( mull typique ou moder),Elle imprègne le

profi1,individualisant un horizon Ao mais ne fait pas migrer lrargile et

le fel: ( pas drhoriaon A2).

Sous chène Zeen,le Mul$ typique se caractérise par son G/N bas

( inférieur OU e'gal B 12),indiquant une minéralisation rapide.le taux

i/* humifioatlon ( proportion de matière organique humifide) est elevé'

(IIKp/C ggnéralement supérieur à 30) .Parallèlement, la quantité' de' matière

organique est élevée r 6 à 10 % de matière organique sur 20 à 30 cm.

Soua chène liège,lihumns est un mull acide OU ur-mo&er caracte'-

rise' par un C/N compri8 entre 12 et 18 et un taux dfhumification compris

entre 10 et 30. La quantite' de matière organique est plus faible car le A

1

ddpease rarement les 10 cm.

S m roche mère non calcaire,le pH du A est de lfordre de 5,O à

I

5,5 ( meme moine Bur Trias) puis de'croit rapidement avec la profondeur

(4,0/4,5 en C/D).' La saturation en bases,élev&e en A sous lleffet des

1

retombe'es de litière (80 B 100 $),décroit dans la roche mère ( environ 50%

en CID).

Sur roche "ere dlaltération de calcaire,le pH est neutre ou

faiblement alcalin,et la saturation en bases totale s u l'ensemble du pro-

.,

filt' S/T = 100 $ e


1 3 .- PQdogenèse

Les sola brune forestiers apparaissent dus essentiellement au .

ceractère argileux de leur roche-mère .Sous un climat à pre'cipitatiomhiver-

nales,le lessivage est en effet la tendance pédog6nétique résultapt de

L'influence dtun hu" forestier sus une roche mère acide.

, Sane avoir de propriéte's podzolisantes,ce type de matière organique peut ,

cependant disperaer les colloYdes argileux et les sesquioxydes ,et en assu-

rer la migration.Ce processus est trop peu accent& sur materiel argilem

pour e" tre morphologiquement perceptible.

14.- Extension

Les conditions de formation des sols bruns forestiers sont rare-

ment réalis&s,en particulier sur matériau o1igocène.Cette assise géologique

est conatitue'e d'une alternance de grès et dlargile.L'Qrosion à 1aiase"les

eè& en crêtes,les argiles constituant les versantS.ceux-ci sont recouver'ts

de prodtnits dféboulis des gr&s,trgs altérables,e% de colluvions ärgilo-gré-.

seuses consécufives aux solifluions 'quaternaires.11 en re'sulte que le .maté*

.,.

riel 'argileux non pollué de col1 uvions se présente rarement en surfade.

On l'observe cependant parfois soit au sommet de croupes,soit en bas de

versants,là ob les colluvions ont e'té e'rodées.

L!extension de ces sols est donc souvent re'dui-te ( moins en

Nogods qu'en Kroumirie,car les argiles y sont proportionnellement plus

abondantes).Ila passent lateralement 8. des sols à profil R/B/C ( Sol brun

lessiv6,sol lessive') 5 roche-mère argilo-gréseuse ,ou B des sola hydromor-

. . I

phea à pseudogley.

15.- Classification

Les sols bruna forestiers appartiennent à la classe des sols à

humm doux,groupe des 8018 non 1essive's.Le type de matière organique ,le

pH ( roche mère ca1caire)permettra qt d'y distinguer diff érents faci&s.L*hydro-

morphie ,le' plus souvent B pseudogley,$ermet de distinguer le sous-groupe

0 les faciès de transition avec les sols hydromorphes suivant sa profon-

deur d'apparition. Enfin la nature de la roche-mère caractérise la famille.'

.


16 ..- Utilisation:

" 122 "

Vu leur contexte topographique accident8,ces sols sont le plus

souvent du domaine forestier.En conditions de bon drainage, les forêts

fiatuelles de ehène-liège et chène-Zeen y sont de belle venue.

Siile sfavèrent. pauvres et dlun traitement de'licat pour l'agri-

culture ils sont par ailleurs suaceptibles de fournir un paturage fores-

tier intéressant ( Sulla - Orhizopsis). .

Four le reboisement,il faut &iter de de'truire le capital de

ma'cière organique par un découvert brutal et des pratiques dégradantes

( incinération) auqlzel cas on risque de dëgrader irrgversiblement la

etructure &tassement,fentes de retrait) et de créer de lte'rosion. Enfin,

il faut y installer des essenoes adaptges à ces textures : CyprBs,Pin Pignon

et e'viter les essences exigeme dea sola filtrants : Fins Maritimes et

Insignis,

sur milieh caloaire,les plantes fourragères donneront des result

tats int&essants,et il faut y e'viter les essences calcifuges.

2 LES SOLS BRUNS LESSIVES

21 .- Caractériatiques morphologiques

Le sol brun lessive est un ao1 à profil A/B/C/,à horizon A2

osract6ris6 par sa faible décoloration ( lessivage en fer),et sa teneur en

argile inférieure & celle de l'horizon B sous-jacent également plua érode',

Nous donnerons ct"e profil de réfhence,le profil n0114 de

Idouadjen Roumi ( DINANCHI3 z en coma dte'dition) qui pre'sente les horizons

suivants :


30m - O : Ao

O - 10cm: Al

10- 20~m: A2

20- 40cm: B

40- 6Ocm: B

60 -8Qcms C

80 et p1us:C

litière non déc ompos& 9 discontinue

Très humifère,noir, (5 TR Z/l )texture équili-

bre'e ,structure grumeleuse à. polyèdrique.

Assez humifère,gris très fonce' (7,5 YR 3/O),

texture équilibree,plus argileux,décoloré

sur les faces des agrégats,structure fine-

ment polyèdrique.

Brun jaune (IO YR 5/6),texture QquilibrBe,

plus argileux9train6es argileuses sur les

faces d'agrégats ,structure finement polyè-

drique.

(9) Brun jaune fonce' (10YR 4/4),argileu,

quelques trainées argilo-humiques s u les

faces des agr6gats ,structure finement

polyèdrique et moyennement nuciforme,

pseudogley faible.

(g) Argilo-limoneux.

(9) Argilo-limoneux,tachea grises et ocres

abondantes jusque 120cm, structure finement

poly8drique,très abondants fragments de

grès.

La roche-mère est le flysch oligocène et le couvert ve'ge'tal m

peuplement de chène-liège,

Sur roche-mère triasique,le profil se distingue par la colora-

tion souvent plm vive (Brun rouge) du matériau ( Belief ,Nefea),D tautre

part il yla fréquemment individualisation de fer et de manganese en taches

diffuses OU en concrgtions dans les horizons B et C,me"me en l'absence de

pseudogley.Elles semblent alors d'origine ancienne.

Dans les stations fraiches ( altitude) du chène liège,l*horizon

A est plus &pais (20 centimètres ou plus),à fine structure grumeleuse.

1

I1 elagit de mull acide et non de moder comme dans le profil d6crit $'çi-des

s us.

Sous chhe Zeen,le mull typique se caractérise par son Boet;

son A4 épais ( 20 & 30 centimètres) et riche en humus.


22.- Caractères phyaico-chimiques

Les -sole bruns lessive's sont développés dans une roche-mère de

texture moyenne à fine, généralement constituée par un remaniement collu-

vial des argiles de lrOligocène,Ils ont aussi Une certaine extension sur

les limons de oouvertme du Trias.

Llhorizon h2 est encore peu marque' et le contraste de texture

. entre le A2 et le B se traduit par un indice de lessivage de l'ordre de

1 r5/2sO.

Le type de matière organique varie du mull typique du chène

Zeen,dont nous avons déjà donné les caractéristiques,au moder plu8 OU moins

acide de la forgt de chène-liège, Sous cette essence la qualité de la matière

organique varie mec l'altitude et les conditions microclimatiques cre'ées

par llallure plus ou moins ouverte du peuplement.De p%ha,la composition

et ltimportance du maquis,jouent e'galement un grand rôle dans la nature de

lthmm,

Le pH de l'Horizon A, est de ltordre de 5,0 B 6,5 mais il décroît

très rapidement avec la profondeuroLa saturation en bases est plus faible

que celle des aola bruns forestiers P de llordre de 70 '$ dans le A ,elle

I

decroit dans le A2 ( 55 $1 pour atteindre les valeurs les plus basses dans

.-- la roche-mère (30%)~'

23 - Pédoaenè.se

I;& formation des 801s bruns lessive's apparait liée à lfinfluence

dtm humm doux ( mull ou moder) sur une roche mère de texture moyenne B

fine,dana un climat à précipitations hivernales,

La d6colnposition des produits dtune ve'ge'tation de chène-Zeen,ou

de chène-liège non dggradge,fournit,par humification des de'bris,des coc~posBs

facilement solubles,dont l'action sur les colloIdes argileux conduit à la -

formation de complexes argilo-humiques mobiles,

Sous l'effet des pre'cipitations hivernales puis de8 dessications

estivales ces complexes aubissent un entrainement en profondeur puis une

fixationoces entrainements et fixations sont le fait de nombreuses réac-

tions oÙ interviennent la nature dea compose's humiques,la nature de lfargi-

le,le pH la composition des solutions du so1,lfhumidite' du milieujetc., ,


- 125 -

Dans le cas des sols bruns lessivés,la matière organique n'agit

que comme agent diapersant et vecteur des colloldes argilo-ferriques,et

non comme destructem de ces colloPdes,

24. - Extension

Les conditions de formation des so28 lessivés en font un sol

aboiidamment repr6sente' dans les forêts de chène-liège et chkne-Zeen du

Xord du pays, On lr0b8€?3& sur les calluvions argilo-gr6seuses des versants

de lrOligockne,il est le sol le plus re'pandu sur le limon de couvertbre du

T'rias,

En dehors des faciès distingués suivant .la nature de la matière

organique (crest à dire du groupement vége'tsl),sur lesquels now avons déjà

attiré l'attention plue haut,on y reconnait de nombreux faciès suivant la

qualité du drainageacelui-ci eet fonction de la pente et de 1'e'paisseUr

des colluvion8,de textme moyenne ,au dessus du substrat argileux peu permga-

ble gén6ralement gleyfi.6.

S p ItOligocène, tous les sole bruns lessive's pre'sentent des

caractères dthydromorphie.Sur pente suffisante pour assurer un drainage

natlrrs1,ils se limi-tent 5 Ithorizon B ou au C. En%as de pente,en dépres-

aion, la zone de pseudogley(dQ aux alternances d'engorgement et de dessication)

peut remonter jusque dans le A et Iton a suivi tous les intermgdiai-

1

res jusqu'au sol hydromorphe à meudogley ou à gley.

Sur les colluvions plus le'gères, plus abondamment pourvues en

gxès les sols bruna lessivés passent Zi des SO18 lessive's à caractères plus

ou moins podxoliques suivant la se'cherease ou Ilétat de dégradstton de la

&ation.

25 .- classification

Les sols bruns lessivés font partie de la classe des sols à

humus dom,groupe des 801s 1esaivés.Les sous-groupes seront distingue's par

la qualité du drainagepet les faciès par les types de matière organique.

La roche-mère interviendra au niveau de la famille,

.-


26.- Utilisation

Etant donde la topographie accidentée des massifs oÙ on les

abs,emre ces sols sont principalement h destination fourragère (parcours)ou

foreatière.La production fourragère peut Btre intéressante avec les prgcau-

tions qui s'imposent vis-à-vis de 1tQpuissement du so1 et de lte'rorjion.

Les forets naturelles de @ène liège y sont moyennes à bellesfmais elles

sont souvent très dégradées. Le reboisement exige de ne pas de'truire le

stock de matière organique,car l'horizon humifère concentre en surface

toute la richesse chinique dtun sol par ailleurs très pauvre.11 faut aussi

bviter de déséquilibrer le régime hydrique de ces so18 surtout lorsqu'ils

présentent des caractères hydromorphes,par un découvert bruta1,ltaugmen-

tation du ruissellenent,la réduction de leur perméabilité et la euppression

totale du maquis consommateur dteau.

Ces sols présentent donc au reboisement un ensemble de carac%w

ristiques physiquea qui demandent de les traiter avec prudence et d'y ins-

taller des essences bien adapte'es.

Cela ne semble pas etre le cas des sols développés sur Trias qui

présentent un sol profond et filtrant,mais sensible à l'e'rosion

3'.; LES SQLS' LESSIVES

31 . - Caractères morphologiques

Dans les sola lessiv&,le contraste entre les horizons A et B,

2

ddcrit 2 propos de8 sols bruns lessiv6s,slaccentQe nettement.Llhorizon R

2

apparait très éclairoi,grisâtre ,et de texture beaucoup moins argileuse que

le B,plus color6;LIhwnm variable suivant les types de végétations,appar-

tient cependant toujours au mull ou au moder, On ne de'cèle pas de trace

&e destruction du matgriel argileux dans les sols lessivés typiques.En cas

de dégradation de la ve'gétation et par suite du type de matière organique

1'humu.s 6volu~ vem un mor et le so1 prend des caractères podzoliques L

ao2 lessive' podzolique.

,.

Le profil de re'fe'rence est situe' en forêt mélange'e de chènes

Zeen et liège,& Mouadjen Roumi : profil no 47 (EXIUNCFIE : e'tude en courss

dt impression).


Dans

5 - O cm Ao = Litière de feuilles de Zeep,non d6compoe

sées.

O - 15 cm Al = Humifkre,limono-sableux,brun très fonce'

(I O YR 2/2).~tructure finement grumeleuse, ..

racines et radicelles assez abondantes,

I5 - 30 cm A21= Peu humifère sablo-limonewc,brun foncé

B brun (10 YR 4/3).

30 - 55 cm A22= Non humifère ,sabio-limoneux,brun jaune

clair (10 YB 6/4),fondu -cailloux et ra-

cines abondantes.

55 - 90 cm A = Sablo-argileux,brun jaune (10 YR 5/6)?

taches ocres vifs,nettes,peu abondantea.

90 -120 cm B

= Argilo-sableux,brUn vif (7,5 YR 5/8),

structure nuciforme à polyèdrique,peu

développe'e,taches ocres assez abondantes

ne t te s.

I20 -1 60 cm Cg = Argilo-sableux, structure finement polyè-

drique assez développée, taches de rube'-

faction.Cailloux abondants,racines asee5

' abondantes.

1600m et plus Dg= Argile schksteuse.Taches abondantes

grises et rouges.

les sols lessive's 1"horieon A2 est très net,peu structure',

faouvent e'paia (I Ocm environ)et g6néralement suivi d* un horizon,de transi-

tion A3, plus argileux, plus structuré,d6coloré par taches, sur les faces des

agrGgats,lfintérieur de ceux-ci restant de couleur vive.

Come nous l'avons not6 à propoa des sols bruns lessivés,les

horizons de surface sont variables suivant le type de ve'gétation,clest B

dire le type de matière organique( mull typique sous chène-Zeen, moder aou8

ohène-liège) .Sous v6ge'tat;ion dégradée, ouverte, ou en conditions microclima-

tiques particulièrement xe'riques ( exposition sèche ,substrat gréseux) ,la

matière organique se décompose mal et fournit un humus intermédiaire avec

.i,

les humus bruts j un moder acide,Il se caract6rise par Ba texture sableuae

...

oouletn grisâtre,aa friabilite et la pre'sence de grains de sable de'lavt5rs.

Son épaieneur ast faible (de Irordre de 5 cm)et sa limite inferieure est

nette.Sous 1 'effet de cet humus à proprie'tés dggradantes,les caractères de

lessivage sGaccentuent,le fer repre'cipite en B ou en B-C BOUS formes de

..

taches rouge pif dans l'argile ,ou de trainées dans les diaclases de grBa,

Ce type de A1 et de succession d'horizons caractérise les sols

. .

lesetive's podzoliques,


32.- Caracthes phy aico-chimiq ues

La texture de ces sols eet le'gkre (sablo-limoneuse ou limono-

sab1euse)dans les horizons de surface lorsqur ils se développent sur roche

colluviale d'origine oligocène. En profondeur la texture est gén6ralemnt

fine mais le plus souvent le mate'riel est riche en fragments de grh

gsoasim.?,

Sur roche miopliocène ( Fernana,Souiniat) oÙ ces sols sont très

répandus,la roche-mère est beaucoup moins pollue'e de cailloux et de texture

argilo-sableuse, ..

Dfune manière gQnérale,lthumus des sols lessive's apparait moins

mindralis6 que ceux des types precëdemment décribI1 est probable que

cela est dÛ au caractère édaphiquement plus sec des horizons de surface,

..

de texture plus sableuse que les sols bruns forestiers ou bruns lessivéso

Lthuraue varie des Mulls acides ou Moders,sous chkne Zeen,au Moder plus ou

moins acide sous chène li8ge.Le C/N atteint les valeurs les plus élevées

dane Zes sols lessive's podzoliques oh il est compris entre 18 et 20. Les

tam d'humification y sont e'galement bas ( M H T/C de lfordre de 20).

Le taux de matière organique est g6néralement faible ,da 1 * ordre

..

de 5 $,dans le Al

Etant donne le complexe absorbant peu important ( peu d'argile

et de matière organique),la capaoité d'&change est faible (IO B 20 me/lOOgr).'

Le taux de saturation est nettement plus bas que dans les sols 3"s lessi-

v6s,g&Grelement de llordre de 60 % dans le A1,parfois plus dans lee pro-

...

fils d6velopp6s SOUE! chène-Zeen,&l est nettement infe'rieur B 50 % dans leA2'

Le pH,variable dans le A suivant le type de matière organique,

1

decroit brutalement dans le A2 et les horizons sous-jacents.

33 - Pe'dogenèee :

Les tendances,indiquQes B propos des sols bruns leseiv68,staccen-

ttxent ,dans les sols lessivQs,sous l'effet dlune matière organique moine

bien min6ralisée et par suite,sans doute plus riche en compuse's solkbles à

action mobilisante sur les colloTides argileux et ferriques.


- 129 -

Ltorigine de la ve'ge'tatian productrice de cette matière organi-

que peut $tre soit climatique ( zones particulièrement arrosées)soit &Ia-

plifque ( milieu sec) y ou antbropique (dggradation: incendie) .Le premier cas

renoontre' dans de très nombreux peuplements de ch'ene Zeen,sur roche mère

pas trop argileuse,donne naissance aux so18 lessive's ?i Mull acide,Dans les

deux autres cas il slagit de peuplements de chènes-%ges mal venants peu

denses,avec ,gn maquis très abondant d'Ericac8es (Arbousiers,Bruyères). ..

G test généralement le cas des affleurements gréseux.

Dans le cas des sols lessivés podzoliquea, le lessivage, simple

migration des colloades argilo-ferriquea,semble s'accompagner dtun de'but

de destruction de ce8 colloPdes car on trouve du quarte re'aiduel dans le

A, et le A2*

34*- EZtarrsion

Les sols lessive's son; abondament repe'sente's dans l'aire du

chène-2 een et du chène-ligge :,us mate'riau oligocène (Kromirie ,Mogoda) .'

Ils couvrent e'galement de grandes surfaces sous chène-liège,stkr le Miopliocène

des re'gions de Pemar,a et llOued Zeen (Zaouiet Madien),Sur les aurfacea

draplanissement finitertiahes de la rëgion de Fernana,les sols lessive's

passent à des sols lessive's h;lrdromorphes pub hydromorpheEi lessive's 2~ trga

abondantes conorétions Perromanganiqaes,et enfin dans les dayas à des

8018 hydromorphes 8. croflte ferromanganique de nappe, Ce genre de chaines

ae sols s'obrserve Bgalement dans les Mogods (vallge de l'Oued Sedjenane).'

35 .- Ulassification

Les sols lessive's appartiennent la classe des sols & hmu8

doux,groupe dea 801s lessiv&,Si les manifestations de llhydromorphie

( pseudogley, concrbtiona) sont présentes dans le B,elleB permettent de

classep le sol dan8 le sous groupe hydromorphe.Si elles se développent

dane lrensemble du A2,elles le font ranger en ao1 hydrommphe.

36. - Utiliaation-

Chimiquement ces sols sont pauvres et ne conviennent quià quel-

. .

ques cultures -( TPabac,pomme de terre) aimant les sols le'gers en surface,

Pour le reboisement ce sont des 801s favorables par leurs qualités phyaiqueo,

mie de'licetes B traiter.1ls demandent des essences frugales et des me'thodes

de défrichement prUdentea.La fertilisation chimique y serait sans doute

trk prof i table,


CHAPITRE - VI-

(1 1

L E S S O L S pi M O R

Lee sols à humus brut,ou mor,sont particulièrement répandus

.dans le massif de Pins Maritimes nfsturels de La région de Tabarka.Ils

apparaissent aassi BOUS forme de taches sporadiques dans les forêts de

ch8ne-liège de la Kroumirie et de8 Mogoda,

On ne les observe que sur le roche mère de lgoligocène.

On nly diatinglre que le groupe des 801s podzoliques.Ile se

differencient des podzols par l'ahence dtun horizon dtaccumulation dthumug

ou &e fer,bien caractérise?.

Le profil de rgférence eat situe' dans le massif du Djebal Tegma,

feuille de Fernana z profil no-148 (DIVLhNCm ,carte non publie'e).Il 88 trouœ

ve B l'altitude de 570m,aur une petite crate gpéseuse de ltoligooène,dana

un peuplement de chènea-liGges tres médiocres avec un abondant maquis

B base Eric a S co par ia, Lavand clla, S toe chas Arb u t us Unedo, Halimi um Ha%.mifO I

li m,Er ica arbosea ,Vibwnum .T"w9 bg.friie u8 frfiflor us

. , .

Q - Ocm Ao = hIince,discontinu de feuille de chène-

' liège,

O 4Ocm Al = Brun tre8 fonce' (IO YR 2/2).Très hkir'&re,structure

grumeleuse,assez déve-

. loppe'e,

10 -40cm Sableux,brun très pâle (IOYR 7/7.),parti-

culaire (sec) à fondu (frais)frange de

. diffusion de llhumks au sommet..

40 -70cm Sableux,brun jaune (IOYR 5/6),quelquea

taches ocres,sans structure,gros frag- '

. ments de grès,

70 -9Ocm A E= Sableux ,brun jaune clair & taches ocrea

( grès dgcompos6s) abondantes, gley radicriza

la ire,

90-1 JOcm Bg = Argilo-ssbleux,brlm jaune ( 3 O'YR '5/8)

taches ogres abondante8,grises peu .. abon-

. dantes,abondants fragments de grèa,


130-15Oam CG =Argileux ,briol6 de gris clair (5 YR7/2)

et rouge (2,5 YI? 4/6 >,teinte de fond brun

jaune (IO YR 5/8)- structure polyèdri-

que bien de'veloppBe,

150cm et plas = Gr58 revêtu de rouge.

Les caract6rietiques morphologiques principales sont donc :

- l'aepect du A, ,sableux,riche en grains de sable non rev&&æ,

tree friable.

m le A2 très contraste' avec le Al et le B par 8on allme

blanche et 88 texture sableme.

R l~hmm de type Mor ou Moder.

On remarque souven€ une rgpartition caraet8ristique de8 reoines,

abondantea dana le A, ,disperae'es dans le AZ,de nouveau abondantes dans le B.'

Som Pin Naritime,il s(accunu1e une épaisse litiare mal d6oom+

. I

poitBs. Soas ce Ao souvent divisé en ljsl lit d~aikguilles non d6composées (L)

et de debris plug ou moins fragment68 (F) on passe au AI très colonise pas

lea raoinee et les radicellee.

..I

2 .- CARACTEREIS PHYSICOGHIMIQ,UES

Le bontreste de texture entre le A2'et le B est important;

ltindioe de lessivage atteint des valeurs de ltordre de 5.

La mintSralisation peu avance'e de la mati&re'organiq~e,se tradui%

par un C/N du Al superieur & 20 (20 B 25) BOUS chène-liège,et de

l'ordre de 25/30 som Le Pin MiIaritime.Le taux dthumifícation est faible,

de ltosdre de 10 ?i 12 aou8 le chène-liège ,il est plus baa encore som

Pin 1;faritime 9 5/30. .,,

Le taux de matière organique est égalenrent Zaible et ne d6pas8e

guère les 5 $ dans le A?',Il en résulte que la capacite' d'éohange set - .

pasticuli&rement faible t I5 me/-lOOg dans le AI ,à 5 me/lOOg dam le 82.'

dans le profi¡.'

Le PEE eat variable dans le AI (4,5 B 6,O) et ddcroít rapidement


Lea caractères physicochimiques des horizons A1 des sols podao-

líques montren-t; qufil atagit dtun humus mal min6ralisé et peu humif%&,'

L'origine des qualite's de cet humus est multiple : BOUS le Pin

1,Taritime ctest.la natme meme des debris fournis par cette essence qui est

rsiponaable de la fosmtion dfun humus brut. Som le chene liège oh les

taches de aols podzoligueEl eont plus aporadiques,ctest soit un miliek natu-

rel prticuli'eremeut eec ( grès ,exposition sèche) soit lleffet de pratiques

dégradantes pow La vége'tation ( incendies)qui ont amen6 1' inwballation

des formations vggéta&es ggne'ratrices de cet humus.Son effet sur les ~01104-

des du sol en amène la destruction comme en témoigne la présence dfabondants

grains de quart% r&iduels,dch"s de colloSdes argilo-humiquea.

4.0 EXTENSION

Les sol$ podzoliques eont r6pandM sous la fore"% naturelle de

Pins Maritimes de Tabazka en liaison avec des sols plus ou moins lessivé8

Ez. ?doder,' Ils sont particulièrement typiques SUT lea affleurements gr6seux

et lea colluvions riches en grèa,

5.: OLASSIFICBTION

Les eole podzoliques appartiennent à la classe des sola à humus

brut,et lem groupe, es% caractgrisé par la pre'sence d'un horizon A2 bien

diffdrencig & tendence cendreuse (par opposition aux sols ocres podzoliques

oí3 oet horizon fait d8faut).Ils se distinguent cependant des podzols par

IlabBence dthoríaon dlaccwnulation de matière organique,pt::yar lrintensité

faible de la structure cendreme de leur horizon 82.

6 UTILISATION

La pauvreté chimique de ces sols les restreint au domaine fores-

tier,'Il faut cependant y êvifer la monoculture de re'sinem et y prévoir

des pratiques am4liorantea : essences secondaires améliorantes pour le 601,

fm*tilisation,en pais verts. .


B i b'1 i o g r a p h i e

( SOIS à MUU et sole à Mor )

DINANCI-FE: ( F.') - 1965 - Carte pe'dologique de Ternana - Echelle i/50.000°

( ine'dite),

DIMANCIEE ( F.) - 1967 - Etude pe'dologique du pgrimètre de Mouadjen Roumi

Section Pe'do. ,Tunis,N0303 ,I carte,5 tableau,

ronéo 47pp.

DIlUNGm ( P.) et al.- 3966 - Carte phyto6cologique de la Tunisie

Septentrionale.Echelle 1 /200.O0On

Ann,Inst.Nat .Rech,Agron,'PUnisie,Twlie

Vo1.39 fasc.5 ,vol,409fasc.l et 2.

5 cartee,tableaux,213 + 340 + 426 pp.


CHAPITRE - V I1 -

SOLS A SESQUIOXYDES

1 .- SOLS ROUGES ET BRUNS MEDITERRAKEENS

11. - Caractères morphologiques

(1 )

- 134 -

Un sol rouge ou brun mgditerraneen typique a les car.act6risti-

ques rouivantes que nous emprunterons à la description d'un profil 8w

calcaire jurassique dans le Djebel Bou Koraine s

Brun rouge 5 YR 3/2 ,argila-limoneux, atruoture

grumeleuse,non calcaire.

Brun rouge 2,5 YR 4/5, très argileua,etructure

polyèdrique non calcaire.

Rouge 2,5 YR 4/6, très argilem,structure

polyèdrique fine à surstructure cubique gros-

sière non calcaire.

Rouge 2,5 YR 4/6, très argileux,structnre

polyèdrique homogène à grossiere groa amas

calcaires.

Horizon calcaire.

L. Couleur rouge vif ( 5 YR ou 2,5 YR plus rarement 10 Y au aode

de couleur fi "mel1 Color Chart tl)

- Texture moyenne 6, très fine.

, - Structure Qlgmentaire polyèdrique fine bien de'veloppbe b

faces lissées,

- Surstruoture sokvent prismatique B cubique.

- Accumulation calcaire en profondeur.

Lrinfluence de la roche-mère introduit quelques variations

dans Zee aaractèses morphologiques de ces sols.

a.- Sols formes Bur U Terra-Rossa (I.

CEest lfexemple qui a ét6 choisi comme sol type.La couleur

sat brun 2 bru2 rouge,abst&action faite de 1thorTzon de susface remanié

par une &volution re'cente soa$ vgge'tation forestière.La texture est très

fine.La structure est bien d6velopp8e9polyèdrique fine avec agrégatxi

(3 >. p a J.P.COITTTEPAS( 1966).


lisses et brillants.

135 -

311 y t a presque toujours une accumulation calcaire à la base

du profil : taches diffuses,gros amas durcis de calcaire cPista,llia6

recouverta dlune pellicule rouge très dure plus ou moins 1isse'e;Sur les

paroie de la roche calcaire tout au long de la fissure on note soit Un

revetement de calcaire cristallise en choux fleurs ( B6jà) analogue QU

formations des grottes soit au oontraire me pellicule grise de oalcaire

plus poreva: qui pourrait être la forme dialtgration du calcaire cristallin.

Le ddveloppement du prófil varie beaucoup avec la profondeur

des poches ou fissures karstiques qui le contiennent et le protègent de

. .

lle'roeion,

b,; sols formés sur grès peu calcaire.

Les sols forme's sur grès ont un profil analagne,Le profil prdsent;

en diagramme 8 e'te' releve' par P,DIMANCHE dans la region de Medjea-El-Babr

@oAI Br wl sable u, structure polyèdr igue peu nette non

calcaire.

20hRQUge 5 YR 4/6 ,sablo-argileux,structure polyèdrique

à faces lisse'es non calcaire.

CjOmJaune fonce' 5 YR. 6/8 ( grès altérg),Dans le8 f%ssures

un matgriau non calcaire,rouge (5 YR 4/6) argilo-sa-

blew,

La couleur des sols rouges issus des grès tire d'avantage ves8

le jaune aveo des ohroma de 6 ou 8.

La structure est moins bien individualisée que dana les unit68

pr6cédenfes;elle est polyèdrique plus grossière ou prismatique peu dévelop-

pcSemies faces lisse'es sont moins fréquentes.L'accumulation calcaire ne

semble pas Qtre le cas général. Dans llobservation pr6ce'dente qui a pu être

renouvelge plusieurs fois on passe directement du sol rouge au @&.On

abeme cependant fréquemment une accumulat ion sons forme de feuillets

calcaires dans les diaclases des massifs gre'seux ou dana des pochea entre

les blocs de grès.


.

c,- Sols issus des argiles du Trias.

-Récemment L. GUYOT au cours d'une proapection a pu relever des

traces de ruke'faction ancienne sur sable argileux du Trias.Sous un hori-

zon peu épais remanie' il a observé la pre'sence d* un horizon argileux brun

rougeâtre (5 YR 3/4)spassant à un sable argileux gris clair 5 B. '7/l.,La

limite était très irrggulière et le mate'riau rouge péne'trait par langue

à ltintérieur du matériau oxigine1,Inversement dam le mate'riau rouge

on notait dels fragments de roche en cours dfalt6ration.

Sur les glacis les de'psts quaternaires donnent naieaanCe B des

aola rouges qui se distinguent dh sol type par les caractères morphologi-

ques suivants :

Brun rouge, humif ère

polyèdrique fin,

texture fine

Brun rouge vif,moins

humif ère prismatique

fin,texture fine ,

croate aon6e

cxofite

e ncr o d t e ment

no dula ire

Brlm rouge humifère

polyèdrique fin

texture fine

Brun rouge vif

moina humif ère prismatique

fin texture

fine

Quelques nodules

Très nombreux

nodules formant

encrofftement,

-Une accumulation calcaire brutak sous-forme dt une croate

dure ou dtun encroatement. ,

-Une accumulation calcaire progressive,On observe à la base du

profil des nodules,des taches calcaires arrondies(ou une accumulation diffhse)dont

la densité augmente avec la profondeur jusqulEt devenir prsaque 008lescentcs

formant ainsi un encroQtement.Parfois e'galement l'accumulation

oalcaire prend la forme de petites chandelles allonge'es vertioalement dans

les fentes de retrait.

Elles mesurent 1 ou 2 cm de diamètre et se cassent facilement en petits

cylindres de 1 & 3cm de hauteur.Elles sont constituQes dtun calcaire roe6

très finement Gristallis6 et très dm sans éléments clastiqws,Cea formations

prennent naissance dans le mate'riau rouge,lui-meme peu ou pas calcai2e.


-137 -

A l~accumulation en taches et nodules,est associe'e en milieu

aablobargileux une accumulation SOUB forme de placages verticaw ,Qpais

de I OU 20m revêtant les grands priemes et dessinant,lordque oet horizon

est mi8 à nu, un pavage en polygatres.

Ce8 deux typBB draccumulation peuvent ooexiater sur un meme

glacia.La premikre rapproch les sols des sols rouges typiques,ltautr9 alt

contraire en fait un 801 morphologiquement voisin dea sols isohwniquef3.

Au dessus de l'accumulation calcaire on note fréquemment la présence de

petite taches ou de concrétions noiratrw de fer et manganèse.

b,- Sola hydromorphes t

I18 on% &te' abohdamment décrita par PeBUREAU,P.DIMAIMI1H~A~GALO~

B.CHAUTrEL;' Leur couleur eat plw brune (IO YR 5/6 ou 5/8).La t3trKC%Kre est

prismatique à cubique grossière ave0 une porosité faible, Les racine8 88

faUfilent entre les prismes et nly pénétrent pas,Le fer sfindividualit38

som forme dtun pseudogley radiculaire OD de concr8tion.a noires ferromanga-

niques abondantes.L~accmulation calcaire prend l'aspect d'une croate OU

d'un encroatement de nappe. La nappe 6st parfois encore pre'sente (E1-EaoUEdria).

..

o).- Sols rougeEl vertiques.

Les sols rouges vertiques ont une texture fine ou très fine.'

LW structulre grossière en surface passe en profondeur à des plaquetfee B

faoes gauchies et lisse'es plus ou moins d&elopp&s,

di- Sols lessive's

'P.BUREAU,A,CRLO et P.DIMANCHE ont décrit dans le Cap Bon dea

eole rouges lessivés.

J.BOURALY (Bordj Toum) signale dans certaine profils de soh tm

gradient d'argile qulil attribue au lessivage.

Plus re'cemment L.GUYOT ,M.SOUISSI ont releve' BUT glacis ado&Bde

Et des'massifls triasiques des sols rouges pre'sentant outre le gradient

dfargile des reve"tements ( Coating") B la base du profil,


Ges .gols ont cependant me extension limite'e,De dorte que suf:

les cartes à Qchelles petite et même moyenne il a été nécessaire de led

confondre avec les sols typiques.

. .

e.- Sols brms méditerrangens.

Les sols bruns mgditerranéens se distinguent des sols rbuges

par une couleur brun rouge 5 YR à 7,5 YR.

L.GUYOT de'crit un profil sur le glacis du Djebel el Natria au

Nord-Nord-Ouest de Te'boursouk, profil que M.G.AUBERT considère comae typique!

des sols bruns méditerran6ens ( le. profil de'crit ci-dessous pre'sentaft en

outre des caract'eres de lessivage : rapport de lessivage ?/1,5)*'

Brun rouge argileux

Brun rougeâtre (7,5 YB 4/2),texture

argileuee,structure prismatique.

Brun (I O YR 5/6 ),argileux, structure

prismatique non calcaire.

Beige rouge&bre,calcaire (12 5).

Oe profil se distingue des profils de 801s rouges par s

- une pëngtration de la matière organique plus profonde qcle

dans les aols rouges voisins.

L) une couleur brune surtout en profondeur signe probable

dtune hydratation plhs grande des oxydes de fer.

42.- Caractères Phgsica-chimiquee.

Le texture des sole rouges ou brun m6diterran6en eat moyenne pour

lee ~01s issus des grès à fine et mgme très fine pour les Sols issus des

autres roche-mères (60 à 75 % d'argile 15 % de limon fin).

. Le PH mebure' dana l'eau est de ltordre de 7,4 B 7,8.Le pH dans

le chlorure de potassium normal est toujours infe'rieur à 7.Dam Lea sols

isohumiques formés sur mate'riau rouge ces deux oaractQristiquea sont res-

pectivement de 7,8 & 8,8 e t de ?,O à 795.


L'analyse des bases e'changeables fait ressortir une variation

senaible des éléments Mg et K.

Les teneurs en Mg des horizons rube'fiés oscillent entre 46 et

20 $des bases Qchangeables et il y'a UM gradient croaant de la surface

vera la profondeur. La roche-mère ?là ou elle a pu &re analya6e,pr&ente

dea teneum encore plus e'levëes.

Le potassim diminue ooneidérablement passant de 3 B 10 $ (1 A

3 me $) de la oapacite' d'e'change à 1,3 OU 1,5 $ (0,5 me $).

Le cal'cium présente 65 à 80 $ des e'le'ments 4changeablei;Il prQ-

sente deis vaziations anarohiques plu= diff icìlement explicables.Dison8 sim-

plement quril varie souvent en sena inverse du Magnésium mia dan8 de ph8

faibles proportions.

Stion sodium ebt assera constant et normalment peu abondant dana

..

le complexe.

Si on compare ces résultats ave0 ceux quron obtient sur des @olm

isohumiques de couleur rouge on constate que dans ces derniera le Hagn6aium

et le potassium varient peu tout au long du profil ou diminuent avec la

profondeur,

,.

Le rapport : Silice/sesquioxydes dam 11 argile est inf6~etm

& 2,4, Dans les sols isohumiques il est voisin de 2,7. Dans oertains vertic?:

sola 21 atteint ou depasse 390.

La proportion de fer libre par rapport au fer total dépasse 55%

dane les 801s rouges. Les valeurs observe'es sont P

- fer libre 5 3 à 8 %

- fer total : 4 à II $.

I La oapacite' dtéchange de l'argile est de 45 B 50 me$ dana les

sols typiqueS.Elle passe à 65 - 70 me '$ dans les sols rouges vertiques,soit

à peu przo ahtant que pour les sols isohumiques.

A 1 tanalme minéralogique 1' illite constitue la fraction argileu-

se dominante même dans les sols rouges vertiques.la kaolinite eet Bgalement

souvent présente mais semble etre un he'ritage du mate'riau origine1;Enfin

l'analyse re'vhle la présence de goethite dans tous les sols fortement mb6-

fida ( Fer libre >3 $)e


La matière orpaniqh ne aem'ble pas pr6senter de caractèreo

particuliere dana les sols ïouges, Dans quelques cas nous evone pu relever

un rapport C/N un peu plus &eve' I IO à 15 en sols rouges aloss quten sela

B caractères isohumiques ce rapport est plut8t infe'rieur 5 10. Dee analyees

ulte'rieures permettront psut-$tre de pre'ciser l'e'volution de l,~hmud dans

ces deux typee de sol,

13.- Les forsss-& transition avec les ~01s des autres classes

Lorsque le sol rouge nla plus qu'un profil A C avec un horîzon

A peu &pais de structure grumeleuse B grenue reposant sur 1thoriEon C cal-

caire,an le classe dana les sols calcimorphes,groupe des rendzinee,soue

groupe renaainee rougeseces rendzines dont un exemple a éte' décrit par

RIGADDAS eur les pentes du Djebel Mhrila (Tunisie Centrale) semblent peu

. ,

répandues, La roche mère serait encore une Terra-Rossa.

Sur de nombreux glacis encrofltés en observe toute une ssgrie de

SOLS dont la couleur rouge ou brun rouge indique qutils ont subi à un moment

quelconque de l e gen'ese ~ une rubéfaction. Ces sols peuvent &re .

très Gpaie,peu caICail.es (sols rouges colluvionn6s),Le plus souvent ils

sont fortement calcaires (J,BOlJRALY : Bbrdj Toum,Djebel Amar,A'.kOURI\SEI! :

D j .Zaghohan).Ils se rapprochent alors des sols bruns mlceires encroat6s.

Lorsqw IlZrocion Q étë active le sol rouge est tronqu8;is struc-

. . I

tme polyèdrique à culsiqaa ne stobserve plus qu'en pr'ofondem .La r6oaloarification

e-8t fre'quente ( J,EOURALY P Bordj Tom). Au stade ultime on

pasee à &e rendzine de couleur brune sur croate ou encroatement calcaire.

La limite sols rouges - sols iaohumiques est plus délicate 8. '. .

definir;' Elle a du reste quelque peu varie' au cours des e'tudea pédologiques.

En effet les sols rouges sont ancienseDepuis leur formation au com8 du

quaterna5re ils ont subi une e'volution polygQnique la dernière en dafa

Qtant me &volution de type iaohumique facilite'e par une mise en calture

trka ancienne.' Presque toujours la matière organique y est bien dbaomposée

et se re'partit sur une certaine profondeur : 40 B 50 cm,m$me dans le8 profils

pre'sentant des caractères de 1essivage.Dans les profils à accumulation

71 .?-l.

. :y-., . . .

... ..

.,

. . ' .- .


usque de calcaire il est assee frequent arobserver ure redistribution

da calcaire sur les dix centimètres qui surmontent la croate oh l'enorob

tement.' Ce-tte accmulation prend la forme de pseudomycélium et de taches.

Dam les fissures des calcaires massifs,à la base des sols rouges,on observe

dgalement delj accumulations de calcaire de couleur rosée SOUB forme de

taches OU de groa amas diffus,Cette redistribution du calcaire peut 8tre

considérbe come une forme de steppisation,

Id:' B, AUBERT definit la limite entre sole rouges et 8016 isohu-

miques de la manière suivante s

- lorsqae le s ol est constitué par des limons rouges peu ou pas

calcaires à wtructure priamatique moyenne à grossière,à forte pénétration

de matière organique bien mblange'e au sel,à accumulation calcaire diffuBe

ou nodulaire ggngraleaent progressive le sol est dit ohatain sur matbriau

ro we. ..

- lorsque le sol est formé sur limon peu OU pas aalcaire meo

structure priematique moyenne,bonne pénétration de la matière organique

et accumulation calcaire progressive avec une couleur rouge d6croiaaant

progressivement de la surface vers la profondeur ou disparaissant aesm

rapidement au passage du sol au mate'riau originel le sol eat chatain-rouge.

- S i le sol est formé sur limon rouge avec une structure prismati-

que à o'u'bique fine, péngtration de matière organique parfois asms profonde,

accmulation de calcaire brutale ou progressive, présence de taches oh

concrgliomferrugineuses le ' ao1 eet un sol rouge steppim5,

En fait ces re'gles sont assez difficiles B appliquer slx~ le

lierrain.Et dans bien ces cas il faut avoir recours à 1tanalyse.Dens un sol

chatain EJU~ mat&riau rotlge on retrouve un rapport fer libre/fer %ofal oons-

tant j u-sqke sous ljaccumulation calcaire.Le 601 chatain-rouge voit sa teneur

en fer librelfer total diminuer progressivement avec la profondeui.' On note

la présence de goethite dans les horizons rubéfiés,pr&ence qui ceme au

Toiainage de Ifaccumulation calcaire. Le sol rouge au contraire 2c m.rapport

fer librelfer total assez constant jusqura l'accumulation calcaire.Se te-

nem en goethite est Qleve'e.

'


Sol rouge (S,C .D ) Sol chatain rouge

3 (MAI )

- 142 -

Sol chatain (NA 3803

Sur le terrain il est fréquent de retrouver sur un &me glaaia

dea sola rouges steppise's et des sols chatains, De sorte que BU^ 3,-

cartea 2t petite e'chelle,(1/500.000° et -I/I .OOO,OOOo) il a e't6 ne'cessairs

de regrouper ces diffe'rentes unite's en une seule,

14.: RBpartition dographique - Cond5tion de .formations

En Tunieie les aole rouges et bruns mgditerrangens forment rare-

ment de grandes surfaces continueg.1ls ae présentent comme de8 labeaux

de 801s souvent très remanie's situe's dana des positions trh particulières

ob il$ ont &i6 prot&% de 1'Qrosion ce qui confirme leur caractère de

pal8asols

Lea sola rouges et brune ae situent dana la'partie Nord de la

Tunisie. Si on compare lem repartition 8. la r8partition deer prbeipitations

on conatate qufils se localiaent dana la eone B pluviométrie supe'rieuse à

5OOmm.' An dessous de cette limite,et b lithologie e'gale,les caractkres de

TubBfaotion sont beaucoup moins accentw?s,les colorations sont moins vives,

lea caraatères de texture et de structure sont peu accentuée-.

Il. nly a pas de l imite supe'rieure de pluviom6trie puiaqudon

trouve des BO18 rouges ou des restee de sols rouges 80- des pluvion6izies

de lrordre de 900 B 1,000 mm ( Nefzas ,Gap Serrat,Sidi Meohrig),'


La lithologie conditionne trèa e'troitement la formation des

..

sols rouges. Nous avong décrit les variations des caractères morphologi-

ques de ces io18 en fonction des roches-mères:l) Terra Rossa ",gr'm peu

calcaire ,grès calcaire,roches triasiques. Ils suivent en cortège les

affleurements de ces différentet3 rocheB.

Les sols rouges sur calcaire dur 8e localisent essentiellement

dans des poohes ou des fissures. Leur surface est donc très re'duite.' Lea

massifs oh leur pre'sence a e'te' signalée sont :

- les massifs de calcaire gris ou de calcaire dolomitique du

jurassique moyen et supe'rieur t Djebel Bou Kornine,Bessas,Zaghomn,

Elririne et Kef El Agab ( Nord-Ouest de Souk-El-Arba).

- les oaleaires nmulitiquefi .de l@ e'oc'ene inferieur BQjtloaa,

..

lEédi1,Kessera.

- fes calcaires aptiens du Serdj et du Bargou.

Les sols rouges ou bruns nQditerran6ens issus de calcaire dur

appmt iennent g6ngralement au sous-groupe Modal. Ila mnt Etouvent "&tIIidS

en surfaoe eous 1 influence de la vggétstion ( olimiez,oaroubier, lentisque)

qui les fait e'voluer vera les sols bruns B Mull.

. A.POURNl3T a reled dans le Djebel Zaghouan dea teneurs en

matière organique de 17 ?i 22 $. Le taux dthumification est de 18 B 25 $.'

..,

Cette maf;ikre organique p6nètre B plu3 dim mètre de profondeur .Sur les

versants OU lea glscia on trouve parfois des sola step pi a.^^ (A.POIJRIET -

..

Dj. Bargou - EL ROUANI : Dj. Reesas), Le plus souvent cependant les 8018

ont éte' recalcarifie's et on est en pre'sence de aols bruns îsohumiques OU : 7.. I.

brun calcaire BUT matdriaa ( J.BOumLY t DjAmar prè8 de Sidi Tabet 1

A.FOURNEI! Dj.2aghouan). Leur coulehr eat brun rouge.

A b dunes quaternaires consolidges aont e'galentent associ& des

sols rouges gQn6ralemen-b modaux. On note leur pr6aence dans les Nefaas oÙ

ces dunes ont Qte' très développees et localement sur la cote Nord jusqu!à

..

Bizierte, Naia c'est dana le Cap Bon gut ils sont partioulièremenf dpandhs,

les dunes ceinturant tobte la cote de cette re'gion et surtout la cote

orientsle de Ke'libia juaqut& Nabeul, Les sola rouges recokmenk wie partie

.I

de cette dune. En arrière de la dune qui a bloqué Ifécoulement des mua:

aauf en quelques passages privil&gi8s,les phénomènes dthydromorphie ont


" 34.4 "

donné naissance & des Bols rouges - hydromorphes pseudogley et concrétions., .

On a signalé Qgslement Bur ces dunes consolidées la pr6Esenoe

de sols rouges lessivgs. A.CAI.d

avaient envirsag& un remaniement de surface plus qutun lessivage ve'ri-table.

Une re'cente 6tude minéralogique sur un profil de ce trpe noua a nontre' que

si les cowrbea granulom6triques indiqaent des mate'riam Qoliaés de composi-

tions très voisines,les mineram lourds se classent un peu diffe'remment

dans Ithorizon lessive' et dans l'horizon dtaccunulation.11 sragiraif donc

plutat dtun sol brun recouvrant WL palt5osol rouge.

et P.DIMANCHE tout en les décrivant

Les formations de grèe calcaire miopliocène donnent e'galement

naissance B des sols rouges modaux ( Mensel BouI'guiba,D j .Zaroux)encroatka

(Cap-Bon t Ke'libia,El Haou&ria,Meneel Heurr)et hydromorphes ( SUT le pour=

tour de la gara d'El Haouaria).La croete dane ce dernier cas pre'sente le

faci'w des croates de nappe

des poches jaune ocre.

: noyaux ou amae calcaires indu%%% enfermant -.

Les grb peu calcaires de ltoligoc&ne ont 4t6 altér6s en place,

Les formations meubles ont ensuite &te' de'blaye"e8 par l'e'rosion be aorte

qutil eat difficile de retrouver des sols rouges modaux.Nous en &von8

cependant localise' au Dj. Abderrahmane et au Dj.Korboua dans le Cap Bon

oh ltévolution rgcente sous ve'ge'tation d'olivier-caroubier les transforme

en sol brun tempér6,brun lessive' et m$me localement en sols lessiv6s,

..

A l[intérieur,les Djebels Zit,Dj,Mendjour B KhlBdia et DjiEd

Deridjah prh de Ksar Tyr ont conserve' des sols rouges modaux trèe adgrad.- .

dds.'PluS aU Sud,dans les Djebels Derhafla et El Farch près de SaouBf,

l*drosíon a oomplètement mis 2L. nu les gr8s.Quelques taches de limon te'noi-

pent de la pre'sence d'une rubéfaction mais les t6moino sont insignifiants,

rouges &eppiae's,

Aux massifs gréseux sont associe's dea'glacis portant dea sole.

A Korba-Nenzel TQmime le glacis Villafranchien conserve dea

trace8 de eo18 rouges très dégrade'e,au point qutils sont ktroitemenf a8so-

cies & des sols calcimorphes brun-rouges BUT crofite.A.C3AWEL dane son

Qtude de l'oued Chiba n*a pu les dparerjmeme chose 8ur le glacie du

Djebel El Behalit au dessua de Bou-Arkoub,

.


Sm le versant Sud du Djebel Zit,A.FOURNET decrit dee sola

rouges ateppise's avec accumulation calcaire diffusie SOUB forme de nodules

et de placages sur les fentea de retrait.

Entre Saouaf et Djebibina le glacis des Djebels Derhafla

Bou Slam et Kmir porte des restes de Bola rouges.Sur lea massifs em-mdmea

très squelettiques, on retrouve quelques taches de limon rodge.

Les massifs montagneux du Tria8 conetitues de roches meubies et

ayant e'tQ soumis à une tectonique r&ente,nlont guère oomerve' que dea

traces de SO18 rouges.Par contre les glacis qui y 8on-t; aSSOCi68 portent de

magnifiquee so18 rouges ou bruns m6diterran~ena,L~accumulsCion calcaire

y*eet brutale, Elle est fre'quemnent surmontée de petites concrétions de

fer peu nombreuses, Dans les zones en dépression on passe facilement B des

801s rougea vertiques et des vertisole ou à des sols rouges lessivbs.

..

I1 eat intéressant de noter que dans les sols rouges iseua du

Trias lrgvolution en milieu plus humide se traduit par la vertisation alara

quten miliea gre'sewc moins argileux les concr6tions et le pseudogley sont

la forme la plus frdyuente de llhydromorphie. .

' ...

15.- Classification

La alassification française fait de8 aols rougea m&ihrrhnt?ena

une som-olasee des 8018 iL eeaquioxyde8,~es rapprochant ainsi de8 sola

ferruginem tropicaux.Elle distingue deux groupes correspondant B deux

pédogenèsea secondaires L

- groupe rouge méditerranQene non lessivQ

- groupe rollge méditerranée- lessiv6,

et un troisième groupe s brun mgditerrangen rassemblant des sols ne Be

distinguant des sols rouQ;ss que par une coulem plus brufle et dee oaraotères

chimiquea un peu diffe'rents ( dlapr5s P.SEGALEN ab6enoe d'ozydee de fer

...

-------------- --amorphes)

A l*intQrieur dea groupes certains saract'eres du profil permet-

tent &e ssparer plusieurs sous-groupes s


- modal ,oÙ trouveraient place nos trois sols-types

- encroLlt6, pre'sence drune croCite ou dt un encrofitement

important .

- hydromorphe b taches et concrétidns de fer

- vertique

- ateppis6,par p6nGtration profonde dJune matisre

organique bien d6compottée.

Nom verrons au chepitre u pédogenhe combien ltinaertion de

certains sols de Tunisie dana cette classification est délicate et ne peut

être qm provisoire en attendant une meilleure connaissance de la pgdage-

nè= de ces 8019.

46';- utilisation

LBB eola rouges m6diterrane'ens ont de8 utilisations tre8 TP.cbri6es

shivant les caredt6ristiques du prof il. Leur texture gGn6ralement finefleur

manque de profondeur en font BBSM rarement des sols B pl;antation;' Par

ailleure lea combes de pF montrent -que lema re'serves en eau utili8abl.e

Bont fail&&.' Ce Pront dea sols physiologiquement Beca ( surtout lorsqul ils

ddrivent de matériaux triasiques) et les cultures peuvent y eouffrir si la

pluviom8trie de printempa est d8f icitaire. .

9 7 .a La rube'faction

Lte'tude de la pe'dogenèse des 801s rouges en Tunisie nren eat

qulau stade préliminaire à savoir lfinventaire des formes natltrelles

rencontr6es;La littérature étrangère par contre fait état de nombrem tras

vau analyeant le phe'nomène de la rubéfaction.

Sous l'influence dlun climat b saisons alternees chaudea 6%

...

humides puis sèches il 8e produit une alte'rstion de8 snine'raua: .Le fer lib&

re' se de'shydrate en période sèche donnant au sol ea couleur rouge vS9,Si

la dgshydratation est moins importante, la coloration est brun-rouge,D) lelu

cot6 alumine et ailice se recombinent p0.W donner naissance à de8 mfndralrx

argileax,kaolinite et surtout illite (1 ) .

(1)- ~ . D U c t ~ : Précis ~ S ~ de PQdologie 2 O Bdition p. 322.


Draprè8 KUBIENA ( 1953 )(' )la mioro-etruetme montre que les

oxyde8 de fer %e prgaentent 80118 plusieurs forme8,en me'lange plU8 OU &oins

intime i

- un gel &-silice,plus ou moini3 mobile.

- dea oxydes ferriques pr6cipit6s et floauléa en taches

loealieQea.

- des conaretions arrondies,

J,'DllR5M, assimile la formation dee 801s rougea m6difesraabentt

dIAIge'rie b me alt6ration lat6ritique anOiennB.Le8 r68ultatP dtanaZy8e

qutil présenfe B lrappui de son hypothèse montrent une deminarrae de kaal&

nite dane la fraction argileuse, I1 eat vrai qulil na canaidhe QU+ les

ao18 rougea SUT Terra Rosa&.

Pour MILLOT,l~Illite est le mine'rsl com" dam leu s ~za m2lgsb

mdditerranéena ainsi que leet min6ralm: dJ alt8ration des mioas, (%nteTa*tb

fida et dme vermiculite). Dans oertainea Terra Rosna dlZhue 18 kaoliraite

au contraire eet dominante.

La pQdogenhse des 801s rouges serait dow intermddiaire entre

la pe'dogenh des zones tempér6es et la fer~allitieatisn,te e1ima.t; eet

suffisamment chaud et humide pour alterer les minéraux et lib6rez %sa

oxydea de fer qui impre'gnent le profil, Puis la aaiasn sbehe,Grbs marqu&s,

provoque la fixation irrgversible de ces oxydea.

Pour ce qui eat des sols de Tunisie Ie= reoherahes aan% mo$nß

avandes et nom nePa.contenterons de présenter quelques ebssrPcrf3gnts 1

10)- Llalt6ration des calcaires durs dome direatenent izn-matbq

..

riau rouge, Ce limon peut &t.&re forme5 B partir de la fraotiosl nen cabmirer

(IO $ dana les calcaires jurassiques du Bou Kornine)de la rache ap?Br)

Blimination du U0 Ca, On passe aan8 transition de la reohe BU limen qui

3

tapisse les moindres fissure8 de celle-cí*

par contre il est difficile de dire si la preneme de faoheq 09

nodulea cztlcairea au fond de certaines poches de Terra Rossa fai3 pc&$* de

ltalt6ration du calcaire ou djun remaniement plw reoent ¿le type wteppique

..

ou hydromosphe.

(l)-P.' DTJOHQUFOUR s Precis de Pe'dologie 2 O Bdition p. 326,


Tous les sols rouges issus des calcaires durs ne eont pas

nécessairement des Terra Rossa. Certains karts& peuvent être des pièges

Èi BQdinents ( A.Monaco 1964). La Boche-Mère du sol est alors un sédiment

dlOge plus recent dont lrérosion à de'blaye' la plue grande partie ne lais-

sant que des te'moins dans les fissurea mieux protégées, I1 est donc important

d*établir la parenté entre la

de la roche qui llenglobe.

Ter,ra Rossa I* et le résidu non calcaire

20)- Les grès peu calcaires s'altèrent et donnent naissanoe à

un limon rouge. Dana le Cap Bon,ces grèa sont des arkoses dont les teneurs

en feldspaths varient de 30 B 50 $ . En lames minces on observe la prgeence

df un lisere' argilem brun qui dentelle lee feldspaths!' Des accumulations

calcaires existent Boit dan8 lea fissures SOUE) forme de patine,aoit dans

les poches BOUS forme de taches et dlamas. Ce ph6nomèn.e dtaccumulation 8em-

ble cependant distinct de la rubéfaction comme on a pu le voir dan8 le

profil décrit par P.:DIMANCBE.

En fait les de'psts de l*oligocène ne sont pas tous dépourvus

de calcaire,Dans certains cas il sont eu-mêmes surmontés par les grè?

et argiles calcaires du Miocène,Le calcaire a donc p6 stre d6poae' par les

eawc carbonateee circulant dans les fissures du grh.

3.O >- Dtautres roches présentent également des poasibilit6s de

rabe'f ac tion $

4 les schistes gre'seux du Djebel Hairech (Trias)pr&mntent une

altération des éléments ferr omagnéaiens.

- les Grgiles et quartzites du ne'ocomien et badaien coneervent

des traces de rubéfaction,On peut trouver associes B leur affleurement

des aole rouges steppise's OU dea sola chatains rouges ( cheylaa,Djebel

Chirich près de Pont du Bahs,Bir Halima près de Zaghouan),Ces sols sont

sokvent très dégradés,

Toutes ces roches ont en commun d'$tre peu calcaire&.& rube'fac-

tion se produit après Qlimina-tion partielle ou totale du calcaire.Lorsque

12 roche originelle eet elle mgme peu calcaire,la rube'faction est .facilit6e,

(1 )- Communication

, I de

à Bondy.

J.F. ?ARROT,laboratoire de mineralogie de 1tORSTOM


4")- L falteration des roches s'accompagne dl une e'volution des

minéraux argileux. L'argile qui prend naissance est le plus généralement

. .

une illite.

A'.&ONAOO a analyse' trois gchantillons de Terra Rossa N deux

sm calcaire burdigalien, le dernier sur calcaire recifal de liAptien.Les

mine'raux argileux : kaolinite, illite,montmorillonite,y sont pr6senta;Les

deux premiera sont nettement dominants surtout la kaolinite.

Le petit nombre dlanalyses dont nous disposons indique la pr&

sence fre'quente mais pas ggnérale de petites quentite's de kaoliniteikl eat

impossible aotuellement de dire stil slagit drune argile de néofosmation

ou d'un hdritage de la roche originelle,

..,

Les roches du Trias ont un comportement un peu particulier,

G.MILLCE ( 1964) signale la découverte récente dans le Triaa drEurope,

..

dru minsral la corrensite,interstratifi6 chlorite-montmorillonite*

Dans le Trias du Maroc J.LUCAS(' )(1962) distingue deux zones de ae'diaentation,lttme

à sépiolite et attapulgite accompagnée de chlorite et mont-

morillonite,ltautre à illite et chlorite dominante.

Si le Trias de Tunisie présente la même composition min6ralogique il conatitue

donc une source de mineram ferromagnésians qui seraient B ltorigine

de la rube'faction particulièrement intense qu'on observe sur les matériaux

triasiques.La aeule analyse dont nous disposions pour ce type de roche

indique en effet la présence drillite et d lm peu de ch1orite.k nature

des mineraux argileux expliquerait en outre que la plupart des soler issus

du Trias présentent des caractères vertiques assez développés,

5")- La pédogenèse des sols rouges des grands glacis quaternai-

res pose ,nous ltgvons d&j& vu,un problème ardu,

R.RUELLAN,Qtudiant les sols de la vallée de la Moulouya au Maroc considère

que les ve'ritables sols rougea nlexistent quren montagne au contact des

afflekcements géologiques de roches. Ces sols,QrodQs au COUTS de8 pe'riodes

quaternaires ont e'té e'tale'a sur les piedmonts oh ils ont e'volud'. en sola

iaohumiques du type des sols chatains.

(1 )- Cite' par GDMILLOT : ge'ologie des argiles p. 256,

..


Nous avom de'jà souligne' que lrobservatkon morphologique ntekt

pa# toujours suffisante pour distinguer ~;ul sol rouge d'un sol ohatain.'

Bien que nos r6aultats analytiques soient encore peu nombreux il noua

semble dangereux de nier ltexistence drune rube'faction eur les sols de

glacis.'La pre'sence de concr6tions ferrugineuses à la base dee profila

de sols rouges sont la preuve d'une pédogenèse ( Rubéfaction OU hydromor-

phie ou lea deux à la fois) plus active que la seule steppisation.'

Par contre les sola rouges des glacis présentent à leur base

une puissante accumulation calcaire I cro&be9encro6tement,nodU1e8 0% amas,

Cette aocmulation,comme le note A.RUELLAN,est sans rapport mec la faible

e'paimeur du sol qui la surmonte,Elle ne etexplique donc pas seulement par

un lessivage vertical, Par ailleum les acoumulations calcaires ne sont

pas propres aux sols rouges. SUT lea glacis on trouve également des ~ ola

isohmiqms bruns, Avec A,RUELUN nou8 pensons que l'accumulation calcaire

est due non seulement au lessivage vertical mais surtout à des apports

late'raux par des eaux phréatiques qui circulaient dans le glacie après

sletre chargées en CO Ca dans les massifs environnants.

3

Il nous parait donc vraisemblable de dissocier le phBnomhe

d'accumulation calcaire,ph&omène proprement steppique de la rubéfaction

qui,elle,slest déroule'e sur lun mate'riau privile'gie' (Nous pourrions presque

e'crire prédestiné) ap point de vue lithologique,peut être lui-meme d6jà

partiellement rubéfié en montagne au cows d' une période ant6rieure.Les

deux pédogenèses sont certainement contemporaines car elles exigent %outes

deux Un olimat humide ( Pluvial) ,le dessèchement climatique suivane

(fin de pluvial) ayant eu pour effet le remaniement et le durciasement de

ltaccmulation calcaire qui stest ainsi transformée en une croQte.'

60)- Les sols rouges parakment anciens. Les prospections ah

I /5 O.ÓOOo poursuivies ces dernières anne'es ,nom ont permis de les localiser

8ur les glacis du qUaterna5re ancien.Nous avonfl pu trouver de8 coupes

naturelles profondes (valle'es dt0ued) o& Ilon peut voir plwieum sols

rouges superpo&Qs.Ils lagissait de glacis polygéniques bordant des sonea

de sUbidence.[Oued El-Ouahar,pr& de Sidi SmaTl -carte de Sou?sle1-Kh6mis,

Oued Lorbem près du village des Salines). La coupe la plue int6sessante

est celle de l'Oued El Ouahar à Souk-el-Kh6mis.On peut y observer 4 ou 5

sols rouges aupergos6e,le plus ancien elappuyant s u un conglomérat gros-


sier assez caractéristique de la fin du villafranchien.

- 151 -

Chaque sol rouge est associé à un limon à nodules ou Q un encroatement à

lrexception du plus re'cent qui surmonte une crofite.11 est lui-mene recou-

vert par un sol de couleur brun rouge à accumulation calcaire nodulaire

(901 isohumique)qur on attribue généralement au quaternaire r6oent.Fait

int4ressant : chaque sol rouge est peu calcaire bien qucayant été recol%?

vert ensuite par un limon encroGt6,La recalcarification a dono peu touohe'

le SOI enterré.Par contre zes tenéara: en matièces.iorgsniqaea de -ces+aàb

fossiles sont très faibles malgré un le'ger noircissement de l'ancien

horizon superficiel, A côté de Zaghouan B.FOURNET a retrouve des sols

rouges SOUS la groase croûte feuilletée generalement date'e du villafran-

.I

chien.

Les 901s rouges des glacis sont donc des pale'oso1,s dont.la

pe'dogenhse va du Villafranchien ( éventuellement du Pliocène) jusquth

1 'Amirien en utilisant la terminologie marocaine classique.

Au de'but du quaternaire récent ( Tensiftien) les 801s rouges

esnt plue rares et seraient plutôt dea sols isohumiques chatain et chatain-

rouge ( Cheylus).Plue re'cement ( Soltanien,Rharbien) le climat nEeat plus

asse actif pour former des sols rouges. La ve'ge'tation est claimem6e

(maquis B olivier caroubier I et plus souvent eneore à lentiaque).

En beaucoup dlendroits la mise en culture très ancienne a fait diaparaTtre

la ve'ge'tation buissonnante la remplaçant par une ve'gétation annuelle b

faible apport de matière organique et qui protege mal le ao1 contre les

effets du olimat. Les horizons superficiels du so1 rouge évoluent alors

dans le sens de la steppisation.

Sur les Djebels en altitude le climat plus humide .et plu3 froid,

une vége'tation forestière plus ou moins bien conservée (Thuya de berberie

Pin dtRlep) ont fait rée'voluer les sols vers des.sola bruns temp&é.

(Djebel Zaghouan, 3$ebeI. Serdj ).

..,


2. - S.OLS FERRALLITIQ,~!?

Les eols ferrallitiques de Tunisie constituent une cuiosi.f;e'

suientifique plut8t qutune entité cartographique,Erodés,remani8s par une

&volution pédologique récente,ils ont e'te' remis 8 jour par l'exploitation

drune mine pr*& de Tamera.

, I

2 1 . - c ar a c t Br B 8 ';mor,pho 1 og i que s

...

La coupe suivante a e'te' observe'e sur un front de taille.

O - Brun rouge fonce' polyèdrique B grumeleux o poreux

bourre' de raoines.

30 - Brun rouge polyèdrique fine moyen tendance prigma-

tique-faces lisse'es- peu poreux taches noirbtres.

- Brun rouge plus clair - même structure très nOnLbreU-

400 ses taches et concrétions de fer moyennea-mesu-

rant jusqufà 2-3cm et donnant une apparence bsrio-

3ab

4%

Le'e, peadogley radiculaire aotuel,

- Brun rouge clair - à taches jaunes.

ltß0 - Argiles priaboniennes.

Lassuccess ion et la profondeur des horizons varient d un point

B Un autre de la carrière. A nofer ¡es nombreuses taches et concr6tions.

qui impr'egent le sol et lui donnent un aspect bariole. Ces taches sont

assez difficiles B se'parer de la matrice rouge,

Le t301 repose sur un affleurement d'argile et de grBs de COK-

leur jaune (Priabonien) dans l&.uels. on exploite le minerai de fer IOUS

forme de noyau très durs de couleur noire à crassme brillante (goethite

et atilpnosidérite) constituant des filons dans la roche,On note e'galeanenf

...

la prësence de gros amas blancs farinem,probablement de la Kaolinite.

I1 s'agit dlun gisement hydrothermal de substitution li6 'a

des QpancheEents volcaniques proches (Dacites et DacitoPdee BU Ragoubet

. ' Es Seed),,


22 .- Caractères ,physkcochimiques

- 153 -

Une anawe effectue'e par P.ROEDERER sur un profil voiain per-

mettait de de'gager les caractères suivants s

- La texture du eo1 est sablo-limoneuse b e'quilibre'e en surface

pour devenir argilo-limoneuse en profondeur.

- Le PH voisin de la neutralité sur les 30 premiers centimètres

devient acide et tombe B 5,7 dans la zone rube'fie'e pour remonter B 6,2 dans

la 5bne d'altération.

- La saturation en base,assez élevée en surface (83%) à cause

de la matière organique,tombe à 75 % dans les horizons profonds,

- La capacité d'&change est faible (20 me $ d'argile) et laisse

presager la présence dlune argile de type kaolinite,

- La teneur en matière organique oscille autour de 4 $ en BU-

face et dimicue très vite en profondeur.

- La teneur en fer total est élevée o 22 à 25 $.

Le dosage du fer libre effectué par la méthode DEMOLON ( extraCtion & Ilaci-

de oxalique B 2 $) ne rend pas bien compte de la rube'faction.

. , 1

2 3 , - C lass if ica t ion

Ce sol est un sol brun à Mull forme' BLW Lm pale'oeol quton peut

ranger dans la sous-classe des sols ferrallitique,groupe faiblement ferrab

litique $modal ( G,ATJBERT et J.PIAS ', r: ommunication verbale ).

24*- Condition de formation - Répartition géographique

Ces sols bruns héritiers de sols ferrallitiques 8e limitent 2L

de trèe petites surfaces sur les Djebels entourant le petit village minier

de Tamera dans les ITefeas et le village de Sedjenane.Leur situation ge'ogra-

phique eat B.sses floue,Ils couronnent les hauteme ou les flancs de ces

montagnes qui Bont peut être les restes dlune ancienne surface.Cette Bur-

face est difficile à reconstituer.

A.JAUZEIN situe la période de formation de ces 8018 au Pliocène,

Actuellement les caractères morphologiques, le pH indiquent une e'volution

du type ao1 brun foreetier B Mull. ..

. ..

25.- Utilisation

Ces sols Bont actuellement couverts de belles forêts de cliène-

1iège.htan-t donné leur situation topographique aucune autre utilisation

ne peut etre envisage'e pour 11instant.

c


B I B L I O G R A P H I E

DUCEIAUI?OUR (€'.)=I 965 - Precis de Pe'dologie - Maeson,Paris,:

2 nd ed.

- '154 -

DURAND (J.k,)- 1959 - Les sols rouges et les croates en Alge'rie.

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(Algérie),

Etude générale n07.

RIILLOT ( G.)-I964 - Ge'ologie des argiles

I'

I Masson ed. Paris, 500~.

GOTTIS ( Ch.),SAINFELD (P.)- 1952 - Les gites métallifères tunisiens

XIX Congrès g8ol,int,,Alger, 2 nd série -Tuniaie,

VOI 2,11p~,1 tab.,-t04 p,

MONAGO (A ,)-I 964 - Contribution B It6tude ge'ologique et s6dìmentologiqae

de la Terra Rossa du Nord de la Tunisie.Th.3°cycle Fasc.

Sc,Paris ,Ronéot 9Op.

RUELLRN (A.)-l966 - Sola isohumiques et accumulations du calcaire en

Basse Uoulouya et dans 11 ensemble du Maroc .Description,

Pe'dogenèse et classification. Ronéo,l78 p.


CHAPITRE VI11

(*I

L E S s' O L S H A L O 11 O R P H E S

I .

1 .- LES SOLS TRE3 SALES A ENCROUTEMENI! SALIN SUPERFICIEL

- I55 -

Cette unité de ~01s a QtB observe'e dans la basse Vallée de la

Medjerdah ( MORI -1963-);elle eat presente dans la zone Centrale de la

Sebkha Sedjoumi ( FOURNET I958 et GUYOT 1966);elle est fréquente dans les

dépressions ferme'es et fortement saléea (Ghott8,Sebkhas) dee régions

arides de la T Lmisie ( NOVIKOFF - 1961 SABATm - 1963 ).

I 1';: Caractères morphologiques e t physico-chimiques c

Clette Ünit6 est classée par M.NOTIKOFF dan8 les solo fottement

sale's ou sols de Sebkhas qui se caracterisent par z

- tt

une certaine amplitude de variation de la teneur en sels

solubles, conductivit6 variant de 15 O 2 5 O mmhos/cm!

- la migration des Bels les plus solubles vers la surface

du aol; ceci orge soit une pellicule croQtoPde,soit une croate salée,

aompacte ( Saltpan chez les angloswxons) oil se distinguent les tr6mies de

chlorure de sodium.

ParfoLs,ces sols passent à des sols très sale's à alcali à hori-

zon auperfiaiel poudreux,

Si le sol est forme' Bur mate'riau aableux,on ne peut obesmer

aucune Eitructure nette.Sur matériau argileux,les phe'nomènea dthydromorphie

de gley au dGveloppent,souvant ac-compagn6.8 dtaccumulation de gypae

FOURNET NET et L.GUYOT),

..

12 - Pormation

Uns nappe d'eau très sale'e stagne dès 30 OU 40 cm de profondeur,

elle affleure lors de la. saison hivernale,Ba salure diminue par apports

d*eau douce das au ruissel1ement;sn 6t6 llinfluence de Ii6vaporation

aocroit la salure et provoque une précipitation des sela som fome d*une

croate saline.' La forte salwe qui existe en surface empèohe le d6velopPement

de toute vgg6tation.

(*)-RQdaction A ,MORI ( 1966 ).


Les observations dlA.FOUR"l (1 961 ) dans la Sebkha Sodjoumf

I56 -

montrent la présence ,en hiver,de deux nappes phr6atiques 3 l'Una profon-

de très aal& ( 164-233 g/1 de residu sec ),Ilautre supsrficiello,peU

sal& en hiver ( 5 à 6 g/l)et très sale'e en Qte' ( 103-289 g/l de réaidu

. .

seo),

13 .- Classification

Dans le cadre de la clasaif icstion pe'dologique (G,AUBEELT-I965 ). J

Uette unit6 de ~ o lappartient s

5 au sous-groupe des sola salina à onora&

tement salin superficielle groups dea

sols salin8

sous-classe des sols halomorphea à strut-

ture non dégrade'e,

2 .- &ES SOLS TRl3S SALES A ALCALIS A HORIZON SUPERFICIEL POD-DREDX

Cette unite' a &te' obmrve'e et de'crite dans la plaine de 1liIai;era

et dane la basse-vallëe de la Medjerdah;elle existe B la périphgrie .da

nombreuses dépressions salees ou de Sebkhas, aussi bien au Nord de la

Dorsale Tunisienne qurau Sud ( Sebkha Sedjoumi, plaine dtEl Alem-Kairouan

.... . . I

etc. . ),

'21'.'- Caractères morphologiques :

Plaine de Cheggaga ( Mateur ) - profil 277 ( MORI 1962)';


O

3

7

30

55

80

115

- Plaquettea argileuses avec efferveacencea

salines blanches ? reco uver te 13 d une poudre

asgileuse.

- Argileux,couleur brun olive clair,humide,

structure à Qléments cubiques de 4 2 5cm

à sous-structure litée prësence de cristaux

de sels - CO Ga total. = 24,8 % - conductivi-

3

t6 ( ES ) = 70 mmhos/cm,

.- Argileux,coul@ur brun oliv& alair,humide,

structure à e'le'menta continus, plasliquee,

CO ca total = 23,2 % - conc~uctivit~ (ES)=

3

70 mmhoe/cm.

- Argilebx,coUleur brun olive clair,humide,

B t r uc t ure à 6 lement s. cont inus, plaat iques.

Nombreux amas salhs. CO Ca total = 22,O $-

3

conductivitg (ES) = 60 mmhos/cm.

- Argileux,couleur brun olive clair trèa

humide, structure à e'lgments contimia et

plastiques .II aches d * hydromor phie j a une ro U-

ge et gris bleuâtre,CO Ca total = 22$4 $ -

3

conductivit6 (ES) = 60 mmhos/cm.'

-'Argileux - très humide - structure & 616-

ments continus plastiques.

La couleur géne'rale de Ithorizon eat gris

bleuté avec taches ocres.CO Ca total I

3

24,o % - conductivit6 (ES) = 50 mmhos/c&'

- Argileux,gris très fonc6,structure 8.

-

e'léments

oontinus et plastiques,CO Ca total 24,4$-

3 . I

conductivitg (ES) = 40,5 mmhos/cm,.


Lea horizons profohde de ce sol qlii s'est forme' ~ u Une r alluvion

fluviatile ,argileme Bont caractérisés par une structure à él6ments

compacte et la pre'sence d*une hydromorphie à gley de forte intensité qui

va croissant avec la profondeur.

BOULAINE (1957) aignale,pour des sols appartenant à la meme

mit6 de sols ( de'signe'e par cet auteur 3 Solontchaks vifs,I1 que les hori-

zons profonds à partir de 15cm,sont formés d'une argile grie-bleuefre

bourrée de pseudomycélium gypso-salin formé de fins oristaux de ~ulfa%ea

et de chlorures,occupant les fentes ou les pores du sol. Des trraces noirea

accompagnent ce8 inclusions blanches et se dgveloppent autour des matibres

organiques. Flua bas,le BO^ devient gleyeux et la nappe phreatique y entre-

tient toujours une humidité importante i!.

Ce sont les caractères particuliers de l'horizon superficiel

qui permettent Ifidentification de cette unité de tsol8,Cet horieon est en

effet marqué par la présence d tue poudre de grains argileux et Bal&,

apparaiaaant en début de saison sèche.

\

La particularité de l'horizon superficiel 6ea sols de oefh

unité nt, pas échappé à l[observation dee premiere pddologues travaillant

en Tunisie,

BOWLY ( 1956 ) note la présence dans la plaine de KairoUali

de It sols salins à aloalis, fortement s alés,caractériséB par une struoture

aquameuae en sturface : cars squames recouvrent de petits agregats ri.'

De mgme SABATm (1963) observe que la partie Centrale do la

Sebkha Kelbia est occupe'e par des sols à texture fine,argileux et argila-

limonewr,beige jaunâtre ,à structure de surface,battante et glacée en hiver,

squameme st craquele'e en 6t6, surmontant une couche poudreuse de petits

agrggats qui repose sur des argiles jam&tres à structure diffuse li,'

POW BOULAINE ( ibid)" le sol eat reoohvert en surface d*wl

masqke argi1eux;aous ce masque ou en surface lorsqutil a disparu,le sol,

mgme très argileux, prend une structure micro-polyèdrique sur quelques cms

..

dt6paisseur. Les grains sont de'tachés les uns des autres : ils ont la struc-

ture dJun sable Itt


...

22,- Cara c t ér is t i q Ue s phys ico-chimiq u@ s :

- Le profil de réfe'rence revèle la pre'sence dlune forte qwiitite'

de sels solubles avec un grcdient dirige' vers le surface du sol oh 13

conductivité de Itextrait saturé atteint 70 mmhos/cm.Il semble que ce soit

une carcctéristique commune des sols de cette unite'. NOVIKOFF (1961) eignc-

le,pour dea sols analogues,une' conductivite' de Ilextrait sature de 76 à 83

mmhos/cm avec gradient dirigé vers le surface du sol,

De même BOULAINE (1957) observe pour la meme unite' de 801s

( Solontchaks vifs) un gradient de sela solubles dirige' vers la surface

( cccumulntion maximum entre 0-2 cm et 2-lOcm) avec une teneur en 01

de 30 8. TO .

- Pour la plupart des profils obBeme's des sols de cette unité,

le chlorure de sodium eet le sol le plu abondant; les attlfstet3 son?;,

contrairement aux bicarbonwtes,en assez forte qmntit6.

Dens le Centre et le Sud Tunisien,le gypse est pr6sent on foste

..

quantite'. Des accumulations de gypse sous forme dtencrofitements de nnppe

sont signale'es dans les horizons profonds,

- Ltaccumulation des sels solubles entra?ne,de façon constante,

une accumulation de sodium sur le complexe absorbant qui est,en règle

g8nérale9saturé.

. . I

23.- Conditions de formation :

Pour le profil de référence comme pour les autree profils

observe's de la même unit6,le mate'riau originel est constitue' par t.ma

alluvion fluviatile.

La nature argileuse du mate'riau originel est un caractère

constant des sola de cette unite'; la présence d'argile eemble en effet

...

indispensable B l~individualisation dtun horizon b pseudo-sable n+

Sur matériau sableux ou sablo-limonem,il semkle que oe soit

plut& un horizon superficiel friable It et non '* poudreux qui prenne

...

naissance . Il ne semble pas avoir éte' observé dans les sol8 salés du mord

de lo Dorsale,


.. .

23 . 2 - 5.Zima-t

- 160 -

Les sola sale's B horizon superficiel poudreux ont e't6 observe's

aussi bien dans le Uord du pays ( Pluvionétrie annuelle de 500 & 600mm,

Etages bioclimatiqries méditemangens subhumide et s emi-arides)que dans le

Centre et le Sud oh la pluviométrie est inférieure B 300" ou 200 mm (Eta-

gea bioolimatiques semi-aridee et arides).

. I

23.3.- Si?:

Les sols sale's à horizon euperficiel friable Be trouvent de

manière quasi-consta.nte(%) j dana certaines zones les deux unit& de Bola

sont très Qtroitement mêle'es mais il est évident que l*une ou l'autre des

deux unités peut manquer I ctest ainsi que la dépression salce située

autour du Lac IchlreuZ ne comporte que des sols B horizon superficiel pou-

dreux,alors que les sols salés à encroatement salin superficiel dominent

dom la Sebkha Sedjoumi.

...

Lorsque lea deux unite's se trouvent associées,les sols à encroQ-

temt salin superficiel sont localise's dans la partie Centrale des Sebkhas

pendant que les sols sale's à horizon superficiel friable se situent à la

pe'riphe'rie de la dépression oÙ ils Be disposent suivant une aurQole,aou-

vent marquQe par ltapparition de la première bande de végétation halophile=

Salicorne EI ,Ar thr o cneaun, Hal ocnemu& '

La présence dJun plan dteau sale' parait constituer un facteur

fondamental dans la formation dm sols de cette unite'. Ce plan d'eau peut

etre tres proche de la surface ou neme B la surface du sol lors de la aai-

Bon hivernale; en revanche lors de la saieon estivale il se situe à des

profondeurs très variables depuis 1 m j mqut à 2m approximativemnt.

La submersion eat toujours pr&ente,de plus ou moina longue durée,

en hiver',ctest une submersion dleau presque douce qui se produitjelle cesse

dès le début de la saison sèche.'&& ekraorlare e% la concentration dea sela

y sont insuff iaante pour l'apparition dr un encroatement salin superficiel.

' I1

semble qúe ce soit la vitesse de variation de Ithumidité en

de'but de saison sèche qui détermine une sursalure importante ou non et

partant détermine la formation soit dbune croate saline Boit dlun ypeeudo-

aable II.

(*)- Associ6s aux sols sale's 2 encrodtement salin superficiels,


La Garaet Ichkeul est Un exemple de variation rapide dfhumidité

( cessation brusque de la submersion dae

la topographie et à Un &coule-

ment assure' vere un lac et vera la mer ) et de formation exclubive de #*

u pseudo-sable %lb~s 'que -Ciana lo Sebkha SbdjoUmi;ILaur6ole' b *I pseudo-

sable u. es% extrèmenen-f; 'réduite, Dans cette aernière",la topographie extre'-

mement plate entre-íne une variation très lente et très progressive de

lthumidit6,la submersion dure longtemps en début de saison BBche,ce qui

permet une sursaluse et la formatio'n dtune croate saline aur une très

grande surf ace (GUYOT, com.verbale ),'

24,- Processus de formation

La genèse des sols de cette unite' et l'ensemble des proprietés

morphologiques et physico-chimiques qui en de'coulent sont marque'ea par une

dynamique des eels solubles qui eat en e'troite relation avec les variations

..#

du plan d'eau et de la submersion,

La localisation des sols fortement sale's B horizon superfioiel

poudreux,associth e m sols très salés à ancroatement aalin superficiel,

dans les secteurs les plus sale's des dépressions halomorphe6,qui 8e trouvent

être des secteurs oh le niveau de lo nappe phréatique d'eau salée est

relativement proche de la surface pendant une parti2 de lIann&e,tendrait

à montrer que l'origine de la salure de ces sols est surtout liée à la

pre'sence drune nappe phréatique d*eau chargée en sels solubles.

Il n*en reste pas moins vrai,camme le signale BOULAINE (1957) et

GAUCHER ( 1947) pour les sols d'Oranie,que les alluvions sont d6jà souvent

sale'es lors de lem de'pÔt.

.. ._,

24.2,- Dynamique des eeb solubles

-_--_---------_---^-------

Il est g6néralement obsem6,dans les profils de sola de cette

unité et le profil de re'férence en eet un exemple ,une accumulation de sela

. .

solublea dans le3 horizons superficiela. I1 y'a dgcroissance de la salure

depuis Ilhorieon ae surface jusqu'am horizons profonds gorge's par lteak

de la nappe phre'atique,' (C'est bn caractère com" aux soh3 de cette mit6

et aux sols salés à encroatement salin superficiel),


La concentration dea sels B la surface est vraisemblablement dQe

à me forte évaporation srexerçant sur une nappe phre'atique dteau,sa16e et

SUT aa frange capillaire,proches de la surface.

BOULAINE (1957) diatingue des sols sale's oÙ les mouvements impor-

tanta de sels sont dik &, une nappe phréatique t' qui entretient lfévapora-

tion *I (SolontchakB vifs) et des sole sale's oh les mouvements des sels

sont réduits parcequlils sont dessèche's dèa le début de I'éte' et les sela

sont bloqugs B I~ixte'rieur du so1,presque toujourg tr6s argilelx It

( Solontchaks inertes),

Lee Solontchaks-vifB eorrespondent,d'après les descriptions de

profils qui en sont donne'es par Itauteur aux sols 'a horizon euperficiel

poudreux.

cette interprQtation postule, pour BOITLAINE," une migration paril-

lèle de lieau et dea sels qu'elle contient

Les observations effec-bugea sur des profila de sols salés B hori-

eon superficiel encrolite' rQvèlent une humiaite' des horizons subrruperficiels,

qui persiste durant la eaison chaude;de plus si Iton compare les profon-

deurs des nappes phrbatiques entre sols très sale's à horizon superficiel

poudreux et aols salés à alcalis,on reinarque de façon géne'rale que les

oscillations de la nappe phréatiqne 6e situent toujours à une profondeur

moindre dans les 801s très sale's 2, horizon superficiel poudrekx.

Le terme de It pseudo-aable It est parfois utilise' pour dbsigner

lthorizon superficiel poudreux; en effet,le tanisage 8. sec montre que les

e'léments constitutifa ont les dimeneions d* un sable grossier. VOVEOFF

(1961) note que 87 à 88 $ des e'le"@n'cS SoEt drune taille colppriee entre

100 et 1 *o00 /""; BOULAINE (1957) Bignale que la majorité des e'lgments

pre'sente une taille de 2 à O,5mm.'


TRICART ( cite' par NOVIKOF'T (I961 ) pense que lforigine de ce

u pseudo-sable * pourrait être recherchg dans la cristallieation dea sels,

les cristaux grossissant provoquerait à l'intérieur de la vase quise deas'e-

che un véritable labourage It.

BOULBIIE (1 957),en revanche ,attribue,& l'action conjointe de

la floculation de l'argile par les sela et à la cristallisation d'une

partie de ces sols la formation de la atructure micro-polyèdrique.

Stil y*a cristallisation ,cloat une microcristallisation qai a

lieu dan8 lthorizon auperficie1,la maorocriatallisation ayant lieu dana

lfhorizon subauperficiel ah les gros crista.ux aont signale's (NOVIKOFF,

BOUUINE) .

25.- Classification :

. En TuniFtFe,les pédologaes ont dtabord cartographi6 les sols

halomorphes en utiliaant la clasaification française de G,AUBEIRT qui a,Qtd

récemment modifiQe ( 1962) en ce qui conoerne les sole de cette classe.

Cteet ainsi que BOUULY (1956) classait les so18 de ltunite'

consid6rde'dana les It sols salins à alcalis fortement salés ll.

De m&.te,NOVIKOFF qui utilisait la classification de G.AUBERT

classait cette unit6 dans les sols à alcalis fortement salés.

Dana la classification actuelle ob la classe des sols halomorphes

a QtQ remani&+l*unité Qtudiée est à inclure dans :

II le Sous-groupe des sols salés à alcalis à thoriaon superf

iciel poudreux.

- g~oupe des sole sale'rj à alcalis non lessives

Boua-olasse des Bols sa2Qs à structure de'gradée.

La nouvelle terminologie met lraccent pour la de'finition du sous-

groupe sur la présence dlun horieon superficiel particulier.11 semble que

ltexietance de cet horieon soit i rattacher à la présence dime assea

forte salme et peut-etre B une certaine dynamique des sels solubles et

de l'eah.


3.- =SOLS SALES A ALCALIS

- 164 -

Le profil no 253 situe' dans la basse valle'e de la Medjerdah

( Certe de 1'Ariana ) et le no 38 situe' dans la plaine de Kateur noua

servira 'a ill&.strer cette unité de sols qui a été e'galement cartographiée

dans 3Es plaines de Mateur,de Rohia. . . etc.. . Au Sud de la Doraale tunisien-

ne,cetle mit6 est visible dans la plaine de Kairouan,et probablement 'a

la pe'riphe'ríe des Sebkhas Che'rita et Sidi el Hani,

31 . - Caractères morphologiques

31 .I .- Profil nO2.53 de la carte de 1'Ariana (~0~1,1964)

----------------------------e-----------------~-~~~

Description du profil :

O cm P Plaquettes argileuses en surface

O cm : Très calcaire.Argilo-limoneux, faiblement humide,

structure cubique à sous-structure lite'e - Pseu-

dogley radiculaire ,nombreuses racines.Conductivi-

t6 18,5 mm..oa/cm - Na/T z 22 - SAR : 17.

8 cm o Couleur olive.Très calcaire - Argilo-limoneux,

très faiblement humide, structure 8. e'léments

columnaires de 5cm,compacts; très nonibreuaes

racines.Conductivit6 : 21 ,5 mmho8/cm .I Na/T: 27 -

SAR : 20,

20 cm e Couleur olive .Très calcaire, Argileug,très

faiblement humide ,structure Et e'lgments continuEl,

faiblement plastiques et compacts,racines rares.

donductivit6 : 33 mmhos/cm - SAR f 31.

41, : Gouleur j&une olive. Très calcaire. Argilo-limo-

nem, humide structure à e'lgments continus, plasti-

ques et cohe'rents; malgré llhumidit6,il es$ pos-

sible de noter une tendance & la structure pris-

matique avec plaqt,ettes.Très nombreux ana8 salins

blancs ,présence d* une hydronorphie B kches

diffuses,Gonductivité efj3mmhos/cm -SAR 3 38.

80 cm I Sablo-argileux,gorge' dleau-prkence d'une hydromorphie

nette sous forme de nombreuses taches Tougeâtres

et grisâtres.Conductivit6 GOmmhos/cm-SARrl O.


20

I olive u Arg&leu - humide-plastique-calcaire

conductivité E.S.r 29 "hoa/cm- U1 ko t 9,67,

- sec - structure Zi éléments

prismatiques 'à forte consistance et forte compa- -

cite' = effLoxescences salines. Très norabreuaes

racines,noirPtres par endroits - ca1cë.ire.

3 OMV~ &Ze 2'~rgileux

Conductivité E.S.: 24 mmhos/cm-Cl $O : 7,54.

t Olive - argileux - faiblement humide,structure

à éléments priamatiques - effloreacencea salines

et amas ealins.PrCsence d'une hydromorghie &i

taches rougegtres diff uses - calcaire,Conducti-

vit6 E.S.: 30 mmhos/cm - C1. fs. t 9,67;'

3 Olive - argileux - humide - structure à e'léments

continm et plastiques - hydromorphie pltma nette,

indique'e par la présence de taches rougeâtrea

mêle'ea à dea taches gris&tres,Nombreux amas

saliner - calcaire.Conductivité E.S .' 543 mmhoa/cm-

C1 : 15.

z Gris bleuâtre - argileux - nombreux 8mes salins-

ca lc air e.

Les sols sal& à alcalis sont souvent de texture fine,au moins

dans las horizons aupérieurs mis beaucoup de sols cartographiéa en sols

sale's à alcalis se sont développe's sur des alluvions à texture hét6rog5ne.

La structure qui est à Qle'ments cubiques devient à 616m.nts pris-

matiques9gén6ralement de taille fine à moyenne, 012 columnaires dans 'Les

horieons subsuperficiele. Les horizons profonds sont B structure massive

à plaquettes,on y note parfois la présence dlune hydro.morphie @e type

pseudogley ou gley,

La surface du sol est très fréquemment marque'e par dee plaquettes

\ argileuses.


.

I

- 166 -

BOULAINE signale pour les sols aalés à alcalis (de'sigds par oet

auteur sous le terme de solontchak inerte) développés sur mst6riau argi-

, leux une etructure prismatique, parfois squameuse dans les premiers centi-

mètres.' I;SS descriptions de profils appartenant à cette unite' nontrent

la présence drune structure massive avec parfois ,amas gypso-selins et gley,

32';- Caractériatiq ues physico-chimiques :

Les résultats d'analyses relatifs aux profils de réf4rence re'v.8-

lent une augmentation de la salure depuis lthorieon de eurfsce jusqu*à 11

lthoriaon de profondeusLa conduotivite (E.S.) de lthorizon de aurface e8t

respectivement de 18,5 mmhos/cm (O-8cm) et 29 mmhoa/cm (O-5cm).

...

De même ,BOURALY signale ,dans la plaine de Kairouan et dana la

haute valle'e de la Medjerdah,des It sols sale's & alcalis complexas "t

salins moyennement à fortement sal&$ sur sol aalin à alcalis foptement

sal88,En fait,il a Jagit de ~1s. sale's à alcalis haatrant une accumulation

de Bels eolublss en profondeur I il note,pour cette unité de sols,une

conductivit6 de 12 mmhoe/cm en surface et de 50 mmhos/cm de 100 B 150 cm.

Les sols Balés à alcalis ( ou fortement eale's à alcalis) se carac-

t6risent,pour M.NOVIKUFF qui distingue deux sow-unités selon le degr6 de

salUre,par une certaine amplitude de variation de la $enepr.. en sels s01U-

bles z 30 à 50 mmhos/cm pour un sol salé.

Les unite's de sols sale's à alcalis eemblenf correspondre aux

unit& désignées par BOULAINE (1957) sous le terme de Solontohaks inertea".'

Ces sola aont caract6risés par une teneur en chlorure8 de Ilhori-

eon de aurface de. plus de -l,8 @ (cette teneur en sels solubles eemblerait

correspondre à une conductivitg de 7 B 10 mmhoa/cm). Dans ltenaemble de ces

sels,BOUUINE diatingue les solontchaks inertes qui pre'sentent .une accumula-

tion de chlorures en surface et ceux pow lesquels cette accumulation a

lieu en profondeur, Dans ces deux catégoriea,il eat dirstinguc? les aole iL

plus de 198 $O de chlore dans l'horizon de aurface et ceux à plus de 5 @

de chlore.


Les chlorures sont dans ces sols ,come dans la plupart des BOLS

sale's de Tunisie .les sels les mieux reprQsent6s dans les solutions du sol;

les sulfates sont présents en quantite' plus faible; il y a très peu de

bicarbonates et jamais de carbonates dans les conditions de l'analyse.

LI-accumulation de sele dans les solutions du sol entraine quasi-

constamment une accumulation corr6lative de sodium Bur le complexe ab80r-

bant s le taux de sodium Qchangeable de'paase 12 @ de la capaait6 dtgchange.'

Dans le profil de re'f6rence le rapport Na/T dosé atteint 22,2 aans l'hori-

zon de surface.IKYTIKOFF eignale une amplitude de 40 à 20 pour las gols

fortement sale's et de 20 à 15 pour les sols salés.

BOULAIHE,en revanche ,e'crit que la prgaence de sels solubles naentraine

pas ipso-facto la saturation du complexe par les ions sodium ti,'

33.- CondiMion de formation t

Les sols de cette unité se développent aur des matgriam originels

dlorigine alluviale,le plus souvent à texture argileuse,au moins pour les

horitzona de surface,

Les sola sales à alcalis,tela que nous les avons définia,eont

présents tant au Nord qVau Sud de la Dorsale tunisienne,sait dana les

e'tages bioclimatiques subhumides,semi-arides et arides,

La vgge'tation de ces so18 influencée par la pre'sence dlune farte

salme (.et souvent dcun plan dleau en profondem),est contstitu6e de plantes

halophiles : Salsola,Salicornes,Arthrocnemum,Halocnem.

Les €4018 sales à alcalis sont Lrè8 isouvent associ6a,dans les d6-

presaiona fermées de type Sebkha,aux sols sales B horiB.on superficiel pou-

&&;dan@ ces d6pressione ,ile paraissent occuper les secteurs lee p lu

périphériques,là oh la aalure y est moins forte et les profondeura d'oscil-

lafiom saieonnières de la nappe phrgatique plus grandeS.Ce caractère est

slmtout applicable aux sols salés à alcalis des

de la Dorsale(

Des solontchaks inertes B accumulation

signale's par BOULAINE.Dans ces sols,le stock de

ment,peu éleve'.

rkgions situ6ee BU Nord

de chlorures en emface Bont

eels solubles eat,évidem-


- 1'68 -

Quelques profils de sols de cette unité' 8emblent avoir Qt6 relevés

en Tunisie du Nordt LOBERT(q962)a obeerv6 des sols salga B aloalia (Rohia)

qui prGaentaient une salure decroissante en fonction de la profondeur3

Conductivit6 de llextrsit satme' 1 8 mmhoa/cm,dans les horisons profonds,

engorggs par une nappe de salure comparable,20 mmhos/cm entre GO-i80mn et

30 mmhoa/cm entre 1 O-$Ocm; le pe'dologue attribue ce gradient & I@g.traparation

de la frange capillaire d'une nappe phre'atique qui,st&oulant depuis le

piemont bordant la plaine,eat encore peu sal& en lisière de la plains oh

est looalise' le profil observ6.

Dans la plaine de Matem ,des sols sales h alcalis (peu aal68 $.

alcalis) B accumulation de sels en surface paraissaient localfaga dam les

zones de debordement de rivières oÙ la salure semblait 1s oonsCquence

d*une action dlinondation.

34.'- classification

Cette unite' de sols elintegre dans le oadre de la classification

française (1965) dans la - Som-classe des 801s halomosphes non lessi~e's

- Groupe des 601s à structure dbgradés

- Sou.s-groupe des rsols sal& & alcalis,

...

- BOTJEALP distingue parmi 3i1ensembh des sols eale's,des sola ealina à alcalia

fortement salés,correspondant aux aola sale's à encraQtement salin super-

ficiel, et B horizon superficiel poudreux et des sols sale's conplexes oÙ,

selon la aalure e'taient distingués I

- lea aols saline moyennement 8. fortement salksur eo1 Balin 8. alcalia

fortement sale'.

- les sola salins légèrement eal&sur 801 aalin à aloalie moyennement

sale'.

Les sols sale's à alcalis de l!unité précédemment decrite oorres-

pondraient à la première cat6gorie des sols salins considéde par BOURALY.

.I Dans l'etnoiehi9e classification utilise'e par G.NOVIKOBF qui 6tait trha

proche de l'actuelle classification,lea sols de cette unité étaient places

dans le groupe des sola sale's à alcalis.


- BOULAINE adopte,pour les halomorphes,me classification proche de la

@Lassification russe oÙ sont distingués solontchaks ( B accUmulation de

sela eolubles) et solonetz. Parmi les solontchaks,il eat distingué les

eoloyrtohaks vifs ( k horizon' superficiel poudreux) des solonLchaka inertes

, . I 4

qui "iblent correspondre à nos unités de sols salés à alcali&-

B i b l i o g r a p h i e

BOULAINE (J.)- 1957 : Etude des sols de la plaine du Chélif

SES, Alger,Etude rggionale N07,

BOURALY (J.)-

I956 : Etude géne'rale de la plaine de Kairouan

Tunis,SSEPH,Nol 32,2 aartea,lO tableaux,rapport

rodo 29 pp.

LÜURNET ( A.)- 1958 : Note provisoire sur ltetude de la Sebkha SedjoftEl5.g

GUYOT ( L,' ) -1966

Tunis,SSEPH,No1038/E,2 cartes,4 pp.

: Carte PQdologique de Tunis - Qchelle 1/50.000°

(in6dite).

MORI ( A.) - 1963 I Etude pgdologique de la pleine de Matem (Oued Tine)

Tunia,SSEPH,N0225A,3 cartes,Annexea,rapport rone'o

78 PPu

NORI ( A. ) - 1963 : Etude pe'dologique de la plaine de Mateur (Oued Mellah

et Oued Sed jenane. Tunis, SSEPH,N0225C, 3 cartes annexes,

rapport rone'o 53 pp.

MORI ( A, ) - I964 s Etude de la Basse vallee de la Medjerdah -Echelle

1 /20.000° ,TuniB,Serv.Pédo. ,8 cartes,pas de rapport,

ITOVIKOFF ( G,' )i961 2 Contribution à LtQtude des relations entre le sol

et la vége'tation halophile de Tunisie,TuniB,

Ann.Ins~,Nat.Rech.Agron.TUnis,vol.~~,~~9pp.

SABATHE (R.') - 1959 : Etude pe'dologique du périmètre d*Enfida Tuni8,SSEPH,

NO21 2,3 cartes ,rapport ron60 93 pp,


C H A P I T R E -1X-

-~ ~

-

.., . . .. . . . . .*

- .-. . ..

S O L S H Y D R O M O R P H E S (* 1

I1 peut paraftre &range de parler dthydromorphie en zone aride

et oependant il existe des zones particulières où se trouvent r6uies les

oonditione propres à oreer un engorgement meme temporaire du sol ee tra-

daisant par des caractères dthydromorphie dans ze profil p6dologique.'

Si en Tunisie les phenomènes dthydromorphie ne sont pas rares,ils se

doublant le plus souvent de phénomènes de aalure ce qui nou8 amène Ei,

comide'rer ces so18 comme halomoxphes, Les sols hydromorphes non sal60

sont localise's aux zones B forte pluvicmktrio ( Bioclimat humide et 8Ubr

humide) oh ils peuvent en association avec les sols lessives hydromorphes

occuper dtfmportantes surfaces, Dans les Mogods DIMANCHE (I 971 ) estime

qufils couvrent 70 B 80 % de la région,

Selon le %ype de re'gime on peut distinguer ( ROEDERER,196~).

- aols B submersion totale ou presque totale

- sols à engorgement temporaire.

1,- SOLS HYDP~OMORPHES A SUBMERSION TOTALE

* .

. 11 . - Sabmersion Dermanente

Ils sont representes par les tourbes dont il existe en Puniaie

de rares exempleS.Le premier de'crit fut signale par P.ROEDERER en 1960

& Dar Fa=!" fi. j5km B llEst dtAin Draham,& une altitude de 780111,'

Le eet constitu6 par Une cuvette dominëe par les bancs gre'semr du

flysch oligooène. Au oentre de la cuvette da petits monticules de quelques

mêtres de diamètre etd tun mgtre de haut environ attirent l'attention de

l*obaervatear. De l'eau slen 4coule maia cet e'coulement semble frein6 par

l*existence d'un seuil B l*extrémit6 de la cuvette,La végétation eusomet

de la touffe se compose de t

nasturtium officinale

- agrostis alba

- l ot us comic u2s t us

par J-P.COINTEPAS (1971 ) avec la collaboration de P.DINA3YU~


On note aussi la pre'sence de Sphaignes,de Scirpw et Potamogeton.'

A la p8riphe'rie des buttes on trouve $

- mentha aquatioa

- juncus funtanesii

- juncus conglomeratus,

.I carex hallerisna diviaa

..

11 1 .- Caractères morEhologiques

-I-"---------------------

08.1 cm - noir ,texture sablo-limoneuae à sable grosaier

1 à 40 cm - brun rougedtre tr5s foncé,pl.us sableux,plus humifère

40 - Brun,sableux,trèe humifère,odeur de sulfurea

80 -'Brun grisâtre,texture sablo-limoneuse,sulfursa

140 - B3I.m grig,texture eablo-limonecrse,structure continue

160 . Grit3 texture srgilo-limoneuse,compact.

2 O0

La teneur en matière organique est très e'lev6e o 37 $ en surface

puis 46 % juaqufh 40 pour de'croftre progressivement en profondeur.'

Mais elle e t encore de 17 % B 160om. Le C/N passe' de 12 ou 13 en smfaoe

B 20 en profondeur.Ces valeurs sont faibles compare's8 aux chiffres obtenus

en Europe maia compte tenu du fait que tous les C/N des sole de Tbiaie

Bont syst6matiquement plus faibles qu'en zone temp&rée,ce résultat E'€&

pept etre pas totalement înexplicable,La teneur matières humiquk varie

~1 peu suivant le lieu de pr6lèvementr acides fulviques 0,9 à 1,7$,acides

humiques 2 B 2,3 % dont 64 % dracides humiques bruna et 26 $ dtaoidea gris.

Le fer total est abondant : 4 à 6 % .

Le phénomène le plupl curieux est la préeence d'une certaine

salure (oonductivité passant de 5 à 9 mmhos/cm entre O et 140cm)'.Une par-

tie de cette salure est dGe à des sulfures ( juequth 3 $ de Sæ )Auxquels on

peut attribuer le changement de couleur de lihorizon brun qui vire au gris

fonce' par exposition & llair.De même les pH très bas,2,7 8 3,0,8ont peut


stre le r6sultat dtune oxydation analogue 8. celle qui se poduit dana

oertainsa mangroves tropicales,

I72 -

%i:'Ph, DDCEAUFOUR a donne' de cette tourbière le diagnoetic oui-

vant : D Tourbe oligotrophe,Qvoluant vers llhydromorphie en amface aveo

humification pousse'e, Rapport C/N anormalement bas pour ce type ile tourbett

Le-fait que la matière organique nlévolue pas en anmoor ,peat s'wpli.auer

par des alternances de submersion et& drainage introduisant ~zn re'gime

...

dl a6robiose.

Foul: J. RAyNAL,qui a visite' le site,la tourbière de Da3 Fa"a

ressemble 8. certaines tour'hières marocaines qui sont le r6sulta.t; de phé-

nomènes pgriglaciaires,

DsnB la classification française ce sol sfapparenterait attx

aola de la. sous-classe des sols hydromorphes sgroupe des aola tourbeu,

aous-groupe des tourbes oligotrophes,

I1 nten demeure pas moins que par suite de sa faible exteasion

ce type de ao1 conetitue en Tunisie une curiosite' scientifique (? >"' .

... .

Ir,- 1c

Submemion temporaire

Lea aols de cette catQgorie occupent des depressions inonde'ea

ohaque hiver ou même à intervaes plus espacés, Ces dépressions portent

dans la toponpnie tunisienne le nom de l1 Garaa If OLI de Sebkhas u;Cepen-.

dant ah phénomène de submeraion Be superpose très souvent deB phgnomènea

de aalure ( Garaet Iohkeul) qui noue amsnent B conside'rer les sola de ces

bas fonda comme des ~ols hslomorphes,La Gara8 Sedjenane (LEl PLOOH 3959 )

semble faire exception,comme le prouve la description du profil 60 repro-

duite giklesao us 3

Il)

-

K, BELKHODJA a retrotme' une tourbière asse'ch6e mais bien reoonnaissa-

ble prèa drEl Alia.


' 1x1

. 1111 60

L 173 -

t-----i O gris fonce, marbré, text ure argile me, atruoture

en groa prismes,grosses fentes de retrait.

Gris fonc6,marbrmes brunes,texture argileuse,

trba plastique ,

La teneur en matière organique passe de 2,2 $ en surfaGe B O,@

en profondeur;'La conductivité est peu élevée ( 4 mmhos/cm puis 9,4 mmhos/cm).

Il y*a une faible teneur en calcaire (2,1 %).

ce

Dans les so18 degtype submergés pendant 6 mois de lfa,ge,l*hydromorphie

se traduit pas un pseudogley, parfois par de8 conor6tions ferrugineuses.'

(re'gion de Pew",DIhUNCHE 1965);'

3DURNET (1962) a d6crit,en bordure de la Garaet Ichkeul GUT le

oÔne nllmial de 1; oued Jolmine, un sol hydromorphe relativement peu sal6

au moment de l'obsemationret dont lthydromorphie se r6ve'lait BOUS forme

de gley à partir de 55cm. Dans ce cas particulier il existait une nappe

phréatique peu profonde en hiver,

De tels sols sont donc pllrs particulfkrement limit66 le r6-

gion Bord de la Tunisie ( Kroumirie,Mogbds) OC la pluviométrie est Qlevge

et les phénomgnes de lessivage intense, L*Bvolution du sol se traduit par

une individualisation de Fer r8dui.t ( pseudogley ou gley) dont lrimportance

varie avec In dure'e de la submersion et la présence ou l'absence de nappe.

A noter que la teneur en matière organdque est relativemen% peu

dlevée,' Dans la classification française de 1963 ces sols ont donc 4%6

range's dans la sous-classe des sols peu humifères,groupe à pseudogley ou iL

gley Belon 1 r impor tance du phe'nomène de réduc t ion.

Dès qufapparaft une certaine salure iTs deviennent plus difficile & olnsfiter

et les nutems BUT ce point sont partag6s.Certains en ont fait des ~018 b

gley ( ou pseudogley) sale'. D'autres les ont rangés dam la classe des sols

halomorphes.Enfin quand la salure devient très e'leve'e avec d8flts de pseu-

domyc6lim OU cristaux de se1,on lest sans aucun doute possible en pre'sence

de 601s halomorphes ( cas des Sebkhas).


...

Ltutilisation de ces solo eat lie'e à un drainage 6nergique:

Lorsque cette amelioration a Gté r6alisée, 14s .seuh cultures recomandges

Bont dana la plupart des cas dea cultures fourragères et parfoia des cc?re'a+

., ..

lea ( mass .,.),comme ce fut le cas dans la garag Sedjenane aujowdrhui

entièrement chltive'e,,

2.- SOLS KYDROMORPRES A SATTIRATION PARTIELLE OU TOTALE

Dans les profils de cette catggorie,le re'gime hydrique.se carao-

te'rirJe par unë saturation en eau temporaire ou permanente,qulil ytait Oh

non nappe libre circulante au sens oÙ 11 entendent les hydroge'ologues.Ce

phe'nomkne se traduit du point de vue morphologique be trois manières I

- individualisation de fer

- précipitation de calcaire OU de gypae.

noircismment des horizons superficiels et gonflemefit

sation et de

dee argiles.

Dans le dercier cas noue retrouvma les phgnomhes de vertisoli-

tirsification 11 ( OU $1 noircissement") e'tudiés utl

a .

chapitre III, Nom nry reviendrons donc pas. Signalons cependant que ju%qu'en

1963 date de l'introduction dea vestisole dans la classification Pran-

çaiee,solir, noirs et vertisola conetituaient le groupe des so18 noirs

hy.dromorphes dans la classe des sols hydromorphea,aous claase EL hydromor-

phie partielle de surface. C'est B la suite d'une meilleure carsct6risation

de leurs critères de dgfinition quton%te' amene' à en faire une classe à

part,proche des classes calcomagn6simorphe et isohunique (&WERT,i 965 ,p.33).

2-l':- Sols à individualisation de fer

Lea descriptions suivantes aont empruntdes B P.DIMANCRE (I 967)

Les profils 39 et 66 sont en position de bas de pente ou de

vallée '.En profondeur une nappe permanent& se maintient une grande partie

de lrann6e.La r6duction du fer ee manifeste par des taches grhes assmie'es

à des taches ocres très abondantes ( paeudogley) ou au contraire une 0010-

!Ur


ation gris bleutg envahissant lthorizon ou subsiste encore des taches

ocres OU rougetltres plus ou moins no"bre&es ( gley ).

fondeur.

Le profil 39 npparait en outre très humifère sur 60cm de pro&

Lea textures sont variables et en relation avec la roche-mère.

Le profil de LE OOUQ est sableux parceque d%veloppe' ~ u un r sable d'origine

e'olienne, Les profils de DIMAWCRE ,et ce sera le cas le plm fT:e'quent,

pre'sentent une texttiwe fine hgritde de la roche m&re,!me argile du flysoh

oligocène.' La teneur en matière organique ,dgalement variable,ddpead de

la ve'ge'tation se d6veloppant au miainage du profileLe profil 39 eet Un

exemple de ao1 tsh humifère t natière organique 8,19 $ en surface (C/N

1708 ) passant à 6,5 entre 25 et 60 cm (G/N : 15) eL B 3,3 '$ ah dessom,

Lthtunus est du type moder hydromorphe.

Le profil 66 contient 8,5 $ de matière organique en surface avec lu? C/U de

76,5 et un taux d'humification de 11 $4,' I1 s'agit enoore drlm moder hydromor

phe .

Le PH varie entre 5 et 8;' LE aocQ a dQcrit dans la region de

Sedjenane de nombreux profils de BO~S à gley ou pseudogley A gH voisin de

7 et matière organique de type MUl1.DIMANCHE (1967) indique que les varia-

tions du type de mati8re organique sont fonction de la végétation (chène-

Zeen, chène liège ,maquis) ,de l'altitu&ecwb de l'exposition, LE COC$ note

également kt que 1~ caractères de la matière organiqhe sont liés 2~ la

couverture m?gBtale actuelle 111.

Lea formes dtindividualisstion du fer présentent des variations

uonsidérables dtaspect,

illu dgbut oe Bont des taches diffuses plus brunes dans les maté-

riaux sableux de la rljgion de Sedjenane ( LE COCQ,l967) OU plue jaune ocre

dans les eole 10luld.s ( Mateur,kfORI et FOURNET91963).Certaines taches

semblent lie'es CUX racines,maia le plm souvent la repartition ne semble

lige à a~oun caractère particullier;


Profil No 39

Etude de Xouedjen Roumi

( DIMANCHE ,196'7 )

O - Brun trèe fOnCe',trr88

humif 'ere

Sablo-limoneux - gru-

meleux

20 I Nuciforme à polyèdrique

cEilloux ebondants

.

Brun trèa fono8(10Y'R

2/~)- texture équilibrge.

SQ Gris très foncQ(1O YR

311 ) sablo-argileux -

po ly èdr ique 'G ac he s

r o ui lle s a bondnnt e s

cailloux ebondants,

85 -Grie bleuté & taches

ro ui lle s.

- Scuintement permanent

d'eau,

SOLS HYDROMORPHES - !EPES

( Description sommaire)

profil NO 66

Etude de Mouadjen Roumi

(DImJmUCm ,1967 )

Noir,g~umeleux,limonewc O Bariole' gris et

Bariole, limono-sableux,

gria beige,sa-

Polykdriqne fin; '. ". bleux,particulei-

B&riolé,aablb~~imoneux.

Bar~ol~71imono-aableux,

structure en éclats?concrd

tions Fer et Mang~~e8e.

Idem,texture équilibr6e.

taches br unes

Bariol6,gris dominsnt,argi tions de fer.

lo-limoneux,prismatique

grossier,faces gauchies Bariolé brun et

brun-rouge taches

grises, texture

sablo-argileuse I

Bariolé ocre et gri8,Ebrgi-

leu 7 prismatique à cubi-

que.

Bariole' gris,

brun et brun-

Profil 290

IJ~R.~..' de sedjenane

LE COCQ ( 1967


Le phthamène sEaccentumt,le contraste des taches augmente,

allant du gris au jame rouge et meme au rouge, &eUr intensite ,lem denei-

t6 augmente Qgalement. Localisdes en profondeur,elles remontent vers la :-

surface et à la limite peuvent envahir lthorizon humifère (DIMANCHE 1967,

profil 75). LB OOCQ et DIMLINGHE Bignalent frdquemment la pre'sence de aon-

crëtione ferrugineuses OU ferro-mangadaifères. 11s ont Qgalement trouvé

des fragmente de cuirasse,kais cette formation ne =rable pas avoir ea une

grande extension, Elle correspondrait plutôt 5 des &nes de 8ouToes

( LE COCQ, commwliaation verbale) .'

En Tunisie lorsque 1tPmportance des taches jaune rouge lrempor-

te BLZT celle des taches gris- llhorizon interesa6 est appelé' horison B

pseudogley,

Dans les eones de nappe permanente peu profonde les taches

grises peuvent devenir dominantes; une coloration griee ou gris bleute'

pekt envahir tout 1thoriaon.Le passage

dea racines y trace fréquemment des

canaliculea ocre8 ou rouge8,Un tel horiaon est appelé horizon de gley,En

milieu calcaire il semble que la coloration du gley stexprime moins bien

ne de'passant pas le gris clair ou le gris alors que sur les argiles non

calcaires du flyBch le gley sat grio bleu ou gris verdgtre,

Un horieon de gley eat fréquement ePurmonf6 dtun pseudogley,

L lindividualisation du fer pm hydromorphie est u11 ph&ombne

très répandu.' Tous les sols des plaines de Tunisie présentent dans la sone

la moina bien draines un peeudogley meme diffus o Mateur,Basse ValMe de

. . .

la Medjerdah,Le Xef,Le Sers .. .

Mais clest BUT le flysch oligocèix que llextension de ce type de sol 1.3

obtient Bon extension maximum,extenaion qui est san& rapport avec le relief,

Dans cette region en effet lithologie et climat s'associent pour crQer des

oonditiona particulihement faworables à 11,exietence d*we nappe ou d* un

engorgement me grands partie de LXann6e.


On a encore assez peu de donnéest en Tuniaie aur les conditions

de formation,des sola à hydromorphie de gley ou plreudogley.

On admet gGnQralement qui lfhydromorphie ne dépasse pas le stade pseudo-

gley lorsque llengorgement de lthorizon ne dure qu"m partie de ltannée,

la formation des gleys nécessitant la préeence atue nappe permanente et

B oscillations faibles.

Le phénomène semble ,eg fait trèa complexe, si le r6gime hydrique des

profils ( qui eat encore localement tres mal connu faute ätun rdseau

de meaure auffisanment dense) joue w1 r81e fondamental, dtautrse facteurs

entrent en ligne de compte t topographie,mat&iau originel, &e du eb1

qui font varier B l'infhli3, les caractères morphologiques de lfhydromor-

phie. fl faue en effet,dane le Nord de la Tunisie,diatinguex :

. une hydromorphie petrographiqke localiae'e sur les pro-

duits dtalte'ration de ltargile oligocène ou eur cette argile elle-meme.

Les contrastes de couleur entre taches re'duitmou oxydées sont très

accentue's passant du gris au rouge vif. Le pH e& nettement acide : 4,5 &

6.

- une hydromorphie topographique rsitude sur lee terrassear

fonds de vallée,eones dtépandages etc,,., Le mztQriaU est de texture tres

variable, groasier à fin. La couleur est brun jaune,l*hydromorphìe Be

manifestant sous forme de petites taches grises ou oores d'allure ponotuel-

le,non veinges. Le pH est moins acide:5,5 B 7.

Au point de vue mate'riau originel il existe une différence considQrable

entre les sols 8. texture fine,ou llhydromorphie s'exprime le mieux et les

sols sableux d'origine dunaire de Sidi Mechrig ou de ll0ued Ziatine

( LE COCQ,lg67) oh lthydronmphíe marque les profils de façon fugace

( pse udogley pe LZ accent u6, concrétions ferrugineuma tenbes) malgré la

présence d'une nappe permanente, Plus au Sud oh le milieu est calcaire

la rbduction du fer semble limitke par la presence de l'ion Ca bien que

lea -résultats analytiques nous manquent encore dana ce domaine.

L*bge Bnfin du so1,les pBdogenbees successive8 auxquelles il a Qt6 eoamis,

peuvent introduire des variations importantes.'


Dans les Mogods les sols hydromorphes les plus d6veloppQs se localisent

Bur les eommets des reliefs ou SUT les versant&.'Dans les valle'es au

contraire les sola sont de type peu e'volué hydromorphe.Cette situation

paradoxale s'explique si on considère que les eole hydromorpheB correspon-

dent B de vieilles surfaces quaternaires. LE COGQ (-l967) a montre' que,

à llorigine,les sola hydromorphes Qtaient dea horizons B pseudogley de

sols lessive's qni avaient &té exhumés par lte'roeion à la suite de d6friche-

ments intempestifs et avaient e'volue's en sola hydromorphes

22.- Sols à redistribution du calcaire ou du a se

Le profil type,eat emprunte' &MORI qui l'a releve' dans la

dgpression d'El Mahrine près de la Mornaghia ( Profil No14,relationa sol

veggtat ion).

O

25

47

90

7 60

Brun fonce calcaire,argilo-limoneux,trè6 humide,pas

de atructure visible,

Brun gris très foncé,cclcaire-~aPgileux,humide,struc-

ture polyèdiique peu .netLe.

Brun olive clair,à taches et marbrures foncées,

à

a rg i 1 o - 1 i mo ne ux , s t r u.c t ure poly 'e dr i quevc ubique , ac c u-

mulation calcaire diffuse et en amas mal individua-

lise'.

Brun olive clair,argilo-limonew,accumulation cal-

czire en amas et en poupQes & contours mamelonne's.

Nappe

P, la limite l'horizon de surface peut &i?e noir. La structure

yrest fre'quemment polyèdre-cubique ou prismatique;Dans lLhorizon dlaccUmk-

lation calcaire elle est massive maie on peut g observer un de'but de schis-

tos it e' hor ieant a le.

.,,


- 180 -

MORI a remarque' que cette schistosité est inexiatante dana la partie centra-

le de la de'pression oÙ la nappe est proche de la surface. Elle devient de

plus en plus nette vers les bords de la dépression et on passe progressi-

vement 6, une cimate feuilleth dans les zÔnes mieux draine'es.

Enfin on distingue fre'quemment au milieu de 11accumulation calcaire dea

marbrures jaunes ou jaunes rouge8tres et parfois &me des taches OU des

concretions noires de fer et de manganèse.

Les sols à accumulation gypeeuse du Centre présentent une grande

analogie,La coloration de llhorizon humifère varie du gris au brwl clair,

celle de llaccumulation du gris blanc au jeune grieetre.

La structure est polyèdrique ou plus souvent marrsive (la texture e'tant plus

grosBière).Le gyme precipite à lre'tat diffus ou en gaeudomycélium gris

blanc. &vec une certaine habitude on le distingue du calcaire par Bon as=

pect finement cristallie6 qui le rend plus brCllan6,' Les pseudomyc6lim

sont moins ramifies. A la loupe on distingue les cristaux comme une bourre

très fine.

' Le debut du phe'nomène d'hydromorphie se pre'sente (au moins dans

les SO18 très calcaires) comme une redistribution de calcaire en amas et

en taches sans enrichissement notable de la teneur en CO Ca, Le ph6namène

3

sraccentuant la teneur en calcaire augmente jusqulà 40-50 $ sans atteindre

oependant les teneurs reledes dans les enorofitemente ou crofites des 801s

isohumiques.Elle de'croit en profondeur :

La teneur en matière organique est variable : 1 B 4 $.. Le O/N

est compia entre 9 et 11.

Le pH est voisin de 8,d.

La conductivit6 est variable. Dans le nord de la Tunisie les

sols ne sont pas aal6s.

Les accumulations gypseuses varient de 30 à 50 $ de gypse ( SO Ca

2H20). I1 est fréquent que les teneurs en CO Ca et en gypFlre varient en

3

88E8 inverse dans le profil. Les teneurs en matibses organiques sont plus

faibles que dans les sols B encrofitement calcaire mais ceIj sols sont

._

-,

..

4


situe's en climat plus aride BOW ve'ge'tation de steppe trèa clairsemée,

181 -

Le pH varie entre 8,O et 9,O . La conductivite eat souvent élede,de sorte

qu'on considère souvent ces aols comme dee 801,s halomorphes hydromorphes,

Les sols à encroatement calcaire OU gypseux de nappe constituent

une catggorie atmee homogène. Les variations enregistrées sont essentiel-

lement des variations de l'horizon de surface,daes a m caractères du mate'-

rieu originel dans lequel Blest redistribue le calcaire.

Dans le paysage les sols 2 accumulatiorsde calcaire8 passent

& des sols bruns calcaires hydromorphes ou chatains hydromorphes caract6-

ris& par une structure plus grossière de l*horizon B.' On les localise deans

les dgpressions de la Tunisie. La Soukra près de TLmh ( BOTJRALY,1954),

$1 Alia ( LE FLOCH,l96O),plaine des Zouarines ( LE PLOCH,7961),El Mahrine

près de la Mornaghia 6% ferme S t Antoine près de Bordj El Hamri (~0~1,~966)

OU dans la Dorsale : Le Krib ( HUNZINGER,1965)','

Les eurf'aces les pmns importantes se aituent cependant au

Cap-Bon oÙ ont eu lieu au quaternaire d*importants épandages de mate'riaux

rub&fiGs,les sols hydromorphes passent late'ralement 'a des sols rouges

hydromorphea B taches ou concrétions de fer dane l'horizon B surmontant

un encroatement morphologiquement très semblable à celui dee sols hydro-

morphes situe's plus bas, La region dfEl-Haou-Etria est le &te dtune très

belle ae'quence allant du 801 rouge ~ u grès r aU 801 brun méditerranden

hydromorphe,puis hydromorphe h encrofitement calcaire et enfin halomorphe

peu sal6 B alcali.

Les sols à encroatemenks gypseux de nappe se localiaent dans

les re'gions ou affleurent des roches-mères gypseuses'hea surfaces les plue

importantes se trouvent dane la plaine de Kairouan notamment autom de la

Sebkha nJechertate,et dans les Souassis ( LE li'LOCH,'1963 ~BELKHODJA,~ 970).

I18 formen-b une aure'ole autour des Seblches du Centre et passent

progressivement à des gols très salés à accumulation de neppe.8ers Iramont

1 i accumulation gypseuse disparakb sous des eolo iaolaumiques ' bruns,


22.4.- Conditions ~~"------"----"------~-~

de formations

Le redistribution du calcaire ou du gypse eet lige 2t llexis-

tenoe drune nappe phréatique qui par suite dlun d6séquilibre physico-chi-

mique a dgpose' le calcaire ou le gypse qutelle tranaportait en solution.

L'encroQtement semble atteindre son mmimum dans la zone de frange capil-

laire au dessus de la nappe et de'croft au dessous;

Lle'tude du phénomène de précipktation nta pas encore éte' abordée en Tunieie.

Divers facteurs semblent devoir être pris en compte s variations annuelles

des Qle'ments solubles,pr&ence en certaines périodes drions Cl et Na qui

augmentent par leur pre'sence la solubilitk du calcaire et surtout du gypse,

variations de la température de lteau,de sa vitesse de circulation etc,..

Le phdnomène en tout cas parait lent et dans nombre de ca3 le

sol est un pale"oso1, Les seuls te'moins de l'hydromorphie sont alors la

coloration noire et la pr6sence de coquilles d'e&cargots,Car la dispari-

tion de la nappe 8, pour corollaire un changement asse% net de la structure

de lihorizon humifère ( qui devient très comparable à celle des so18 cal-

cimorphea) et une cohésion élede de l'horizon d'accumulation calcaire

MECHAS? 967 ). 'A la limite ltencro6tement devient une croate feuillet& ou

massive oh les caractères dlhydromorphie ont preaque totalement disparus.

a

Une telle continuit6 dane les phenomènes dtencrotltement calcairevattire

l'attention de nombreux p6dologues,qui estiment que,dans bien des cas,

les croates ou encroatements de8 glacis seraient dus à un engorgement

akjowdthui disparu par suite du changement de climat. Ils apportent pour

preuve de leur hypothèse la présence fre'quen-be dana le limon aitu& SOUS

les croates quaternaires anciennes de taches ou de mrbrures grises OU

jaune roWe$tre et de taches,dendrites et parfois meme ooncrétions noires

ferromangan6sifères.

GLASSIPICATION DES SOLS' KYDROMORPEES

Les deaariptions de profil pre'sente" au début de ce ohapitre

nohe permettent de constater qu'il nly a pas,à lfexception des tourbestde

manifeatations caractéristiques de llhydromorphie eusceptiblea de nom

aider à distinguer les différents re'gimes hydriquee. C'est pourquoi la

classification française se basant sur des critère8 morphog8n6tiques,s6pare

les différentes unit4s d'après leur richesse en matière organique.Aux ni-

veaux inf&ieure,elle s'appuie SUT la distinction entre individualisation


du fer ou du calcaireg la présence de taches ou concrétions, dlencrofitement

croate ou de cuirame.

I

En Tunisie les sols hydromorphes organlqaes . se limitent à

m OU deux cas de tourbes oligub"es.

ment organiques

Quelques sols appartiemnt à la eom classe des sols moyenne-

groupe des sols humiques à gley,sous grohpe à anmoor sci-

de,bien que leur humus soit plutBt de type moder. Ils Bont limite's à des

vall4es gtroites et pourraient provenir du recouvrement de 801s hydronor?

phes par dee colluvions très humifères provenant de rankers organiques

situ6s sur les pentes dominant les vallées ( DIlKAPTCKE,196'(,profil 39).

La majeure partie des sola hydromorphes obeerve's en Tunisie se

range dans le BOUS classe-des sol^ peu humifères. Lm sols 'a individuali-

sation de Zer,gley. ou pseudogley se r6partisaent en deux groupes :

-. les sola à pseudogley,caractérisés par un pseudogley remontant

dans lfhorizon huaif&re,Le pseudogley 88 manifeste par des taches

( SOUEI groupe des sols à taches) OU plus rarement par des concr6tions (sous

groupe des sols à concrétions). Dans cette categorie on rangera aussi bien

le sol submerge' de la Garaa Sedjenane que-.le profil 290 'de LE COCQ.

- les sols à gley parmi lesquels troio sous-groupe ont Qte'

de'crits en Tunisie r

- sols à gley de prof0ndeur.k gley apparait entre 80

et l5Ocm (DIMANCHE ,1967,profil 66)* A plw de 150cm le gley est conside'r6

comme une f or,mation de profondeur, sans influence sur le prof il.

- sols à gley sal6 forme' 80u8 ltinfluence drune nappe

peu chargée ( conductivít6 comprise entre 4 et ?O "hos/cm au dessons de

...

60cm). La salure ne Temonte pas jusqutà la Burface.

- eols & gley lessiv6s,(DITiIK",196'( à Mouadjen Roumi).

Le quatrième BOUS groupe pre'vu dans la classification,celui des sols B gley

de surface ou d'ensemble,nba pas &te' de'crit en Tunisie.

. .

...


- is4 -

SUr le terrain le pe'dologae éprouve cependant des difficultés

B trouver une limite entre les sols rouges et brmi méditerranéens OU les

sols isohumiques ltun et l'autre à caractère dlhydromorphie avec les sols

hydromorphes.Cela tient à llapparition très progressive des manifestations

de 1 hydromor phie .

De meme lthydromorphie ancienne rend également la distinction delicate

entre sols brlxns calcaires encrofités et sole hydromorphes 8 encroatement

calcaire,l'horizon de surface du sol hydromorphe prenant très progressive-

ment les caractères dtun sol calcimorphe.

4.- UTILISATION DES SOLS HYDROMORPHES

La mise en valeur des sols hydromorphes =uppose d'une manière

gQn6rale une parfaite connaissance du régime hydrique

naissance,et ceci tant au niveau du paysage qutà celui du profi¡.'

qui leur a donne

Si en effet comme on l'a vu & propos des 901s submerges la mise

en valeur est conditionne'e par un drainage efficace,le problème de8 eo18

& engorgement est plus complexe.Dans les sols à gley da & une nappe Un

drainage ou un simple assainissement peut re'soudre le problème, ..

Lea sols à paeudogley par contre ne pre'sentent pas toujours une nappe au

sena hydrogéologique du termea Le drainage y est tof~lemen$.inefficace et

inversement en. éte' ils sont extrèmement secs.' En Tunisie la foret ou

certaines culture~ fourragèree constituent la meilleure utilisation de ces

sols ,Le choix dea espèces doit être fait en parfaite oonnaissance des

alternances de &cheresse et dfengorgement.

..

, .

'-- a a.1 "

L'utilisation de3 sols hydromorphes 2 redistribution dh calcaire

et du gype est commagde'e par la possibilit6 du drainage de la. nappe.0n

prendra garde cependant qulapres disparition de la nappe llencrodtement qui

e'tait très meuble lorsqulil e'tait gorge' dteau va durcir cre'ant un obstacle

B la croissance des raoines ( EL Haouaria).' On veillera donc par Ilirriga-

tion ou un e'pandage de crue B le maintenir humide.'

Si lthydromorphie est fosaile le mise en valeur sera la meme

que pour les aols calcimorphes voisina,


- 3 i-. b l i o g r a p h i e -

AUBERT (G.)œ 1965 - La classification pédologique utilise'e en France.

Pédologie, classification des 8018, pp.25 -56.

BELKHODJA (K,)-1970 - Origine ,e'volution et caractgres de la salinité

dans les lsols de la plaine de Kairouan ( Tunisie

Centrale).Contribution à llétude de leur mise en

valeur . Thèse ,f asc, Sc. Toulouse.

DINANCHE (P,) - 1965 - Carte pe'dologique de Fernana.Ech. I /50.000°(ínQdíte)

DIMANCHE (P.) - 1967 - Etude pédologique du périmètre de Mouadjen,Roumi

Section Pédo. ,Tunis ,NO303 ,I carte ,5 tableawc,ronéo

47 PP*

DINANCHE (P,) eWal - I966 - Carte phytoëcologigue de la Tunisie Septen-

trionale. Echelle 1/200.000°. Ann. 1nst.Nat;Rech.Agron.'

Tuniaie,Tunia, Vol.39,fasc.5, 40,fasc. -I et 2.

5 cartes,tableaux, 213 + 340 + 426 pp.

BP1,UNCHE (P.) - 1971 - Région des Mogods.Carte de RQpartition des milieux

Ech. 1/200,000° in rapport FAO-IRT à paraftre.

FOURNET (A.) - 1962 - Etude pédologique de la plaine de Mateur,Oued

Djoumine,MrSaken et Rhe'zala -SSEl?H,Tunis,No225 B.

LE FLOGH (J,) - 1959 - Etude pédologique de la plaine de Sedjenane et de

ses abords - S.S.E.P.H.-!J?unis,No161 ,4 cartes,g graph.'

19 tableaux ,rapport ronéo 47 pp.

LE COCQ (A.) - 7967 - Etude pe'dologique de IVJ.R.D, de Sedjenane.Périmètre

Bord,Serv,PQdo. ,Tunis,Ne330,3 cartes,l2 tableau,

ron60 96 pp.

POEDERER (P,) -1963 - Sols pek ëvolués - sols hydromorphes

Subd.Et.PQdo. ,Tunia,ES 46,ronBo 17 pp.

Etudes pkdologiques réalise'es au Service PQdologique de Tunis et parmi

leaquelles noua wons cite' plus particulièrement

+ BOURALY (J.) -1954 - Note BUT les sols et les eaux de la région Nord de

la Soukra ( Complèment à Ilétude pédologique du péri-

mètre de lrAriana Soukra Nal14)-.S.S.E.P.H.,Tuni~,2car-

tes,rapport rone'o.

+ "ZINGER (J,') - 1965 - Etude pgdologique de l*U.R.D. du Krib -

Serv.Pe'do . ,Tunis ,NO31 9 92 cartes, rapport rone'o.


- ia6 -

-P LE FLOCH (J.) - 1963 - Etude pédologique du pe'rimètre de Souassi =

El-Djem - Sebkhet el Rharra- Sebkhet Sidi el Hani

et Sebkhet Che'rita .I. Serv,PQdo,Tunis,N025j 915car-

tes,annexes,rapport rongo.

+ MECHAT (31*)-196'7 - Etude p6dologique de la Re'gion d!Ebba-Ksour - T!adj&

To nine Serv. Pe'do . T unis ,No 33 4,3 car tes, annexes,.

rapport ronéo.


,c o N c L u s I o N

Lea sols de Tunisie pre'sentent une

diversité est liée à la fois à la diversit6

variabilite de la lithologie et de la morphologie.

grande diversit6.Cetfe

des climata et à la grande

A)- A llexclusion de la region du flysch oligocène au Nord oÙ la

pe'dogenèse se rapproche beaucoup.de celle des re'gions tempgrges la gran-

de majorité dea sols de la République a son évolution dominée par les

mouvements du calcium. Comme nous lbavons PU au début de cette notice,

la majorité des afflewements se compose de roches aédimentaires essentiel-

lement calciques à ltexclusion de roches eruptives ou métamorphiquea.

La pre'sence de . . . rochaq carbonates ou sulfates,soumises iL un climat

relativement peu actif au moins une partie de l'année a entrain6 une

é.rrolution de caractère relat ivement limit e'.

Cette e'volution se caractgriae principalement par une migration

du calcaire,les horizons supgrieura ou les sols des niveaux les plua

e'levés tendant à Be decalcarifier au profit dfhorizomou de niveaux

inf6rieura.NoUs avons pu constater que cette migration obgit 8. certaines

lois o

1 O )- Le mouvement du calcaire est plus intense au Nord qutatl

Sud. Les eols de la vallée de la Medjerdah présentent de puissantes accu-

mulations calcaires dont lrimportance est sans mesure avec leB accumulatione

en nodules du Centre Tunisien.

2")- Dans une meme region l'accumulation varie en intensite' d'un

niveau morphologique à 11 autre .Lea niveaux les plua anciens présentent

les horizons calciques les plus de'veloppe's sous forme de orofites ou

d'encrofitemente. Au fur et B meeure qu'on se rapproche de la pQriode

actuelle les accumulations calcaires deviennent moins importantes telles

que nodules puis pseudomyc6lium.Cette conatatation est a\nssi valable

au Nord qu'au Sud de la Tunisie,Mais dans cette dernière region les croQ-

tes constitulent de véritables affleurements rocheux,Par analogie mec les

crofites du Nord il est logique de penser que ce3 croates du Centre et du

Sud sont en fait les horilrons d*accumulation de aols aujourdthuî diaparus

sous l*influence d'une érosion particulièrement intense,


- 188 -

On peut donc brosser le tableau schématique suivant de 1'6volution

dm sols en Tunisie,

SIX roches calcaires tendres se forment de8 sols peu épai8 2

caractère de renazinesSi la ve'ge'tation est un maquis ou une forgt bien

installe'e les caractères de structure et de matière organique permettBnt

de les considérer comme dea rendeines typiques.D&s qne le manteau alluvial

ou oolluvial stépaissit on note malgre' un gradient de calcaire faible OU

nulpliapparition de pseudomycélium OU d*accumulations diffuses qui $ont

les signes diun faible mouTement de calcaire lie' aux alternances climati-

que3 de sécheresse et d'humidit6,Or la formation de ces sols est manifes-

tement rgoente, A l'autre extre'mité de Pa chaine évolutive,un horison

oalcique dégagé par l'e'rosion et repris par la pddogenèae actuelle dome

naissance soit à une rendzine soit à un sol brun calcaire. Dans ces sols

qulon peut considérer comme polygdniques le calcaire tend encore 8. migrer.

Si donc on admet comme certains geomorphologuea ue continutté dans ltac-

tion dea climats au cours du quaternaire,et en supposant que les types

dlhumua ne sont pas différents,on en vient & rapprocher les eo18 oalcimor-

phes des cols à accumulation calcaire peu développe'e isohumiques;Leur

structure eat souvent différente des sols isohumiques typiques mais pow

bien des sols la structure des horizons superficiels reflète d'avantage le

type de vQgétation actuelle ( naturelle OU sous cu1ture)que le type de sol

quril soit isohumique ou calcimorphe. I1 suffit pour s ten convaincre de

voir la rapidité avec laquelle les rendeines se dégradent par mise en

cult me.

A un stade plus avano8,la différenciation entre les horizon8 A,B

et lrhoriaon d'accumulation calcaire ( C Ca> eIaccentue.0n observe la forma-

tion de nodules et même dlencroQtementa,presque toujours associ& à des

pfsudomyce'liums et des accumulations diffuseS.ces 001s sont considérés

comme des sola isohumiques bruns. Lorsque la decalcarification de l'horizon

A,B eet B peu près totale le sol est appelé sol isohumique chatain.

Enfin lorsque le sol nlest plus calcaire et Le climat auffîsamment

actif la rubéfaction constitue le dernier stade de 1'6volution.

I1 yta donc une continuité dans les phe'nomènes dfgvolution dea sols.

Plus un ao1 est calcaire au départ plus les phe'nomènes de pédogenèse devront

atexemer longtemps et intensement pour arriver au stade ultime crest B dire

au sol rouge. C'est le cas des Terra Rossa qui semblent fort anciennes.

AU contraire un mate'riau non calcaire manifestera beaucoup plus vite des


signes de steppisation et même de rubéfaction, C'est le cas des dunes

sableuses de la plaine de Kairoban qui se steppisent rapidement OU des

argiles non calcaires du cre'tacé inférieur qui ont évolué en sol rouge

OU ohatain rouge depuis le soltanien,

Cette esquisse schématique nous amène à soulever quelques problè-

mes importants de classification :

a)- La limite entre sols calcimorphes et sols isohuniqnwg

telle qu'elle existe dans la classification française est trh imprécise.

La distinction se fera sans doute grâce à, une connaissance analytique

plus fine de la matière organique.Nais il semble que dana llune et ltautre

classe,le type de makiera organique soit d'avantage lié à un type de

vége'tation qu'à un type pédogchétique,

Le gradient de cahaire'est lui aussi un critère dlînterprétation

délicat :Certaine profils du Nord et du Centre pre'sentent des hurizons A

et B de sola calcimorzhes assooie's & des horizons d'accumulation %rè8

importan.i;.s, identiques & ceux des sols isohumiques.

I1 semblerait donc plus conforme 2 la re'alité de regrouper une

..

par%ie au moinrs des 8018 oalcimorphes avec les sols isohumiques.

b)- Dans la classe des sols isohumiques la distinetion ao1

brunjsol chatain rsolxlève qnelques difficult6s.Cette distinction eat base'e,

ou Ita BU,SUT des caractères de structure et de teneur en calcaire des

horizons de mrface,Or ces deux caractères ne sont pas toujours presents

I .

à la fois,

Le struc-ttxe de aoï peut être lige à la nature du matgsiau ori-

gine1,kuant an profil calcaire,là encore,il peut $tre li6 à des facteurs

très localiee's s roche mgre plus ou moins calcaire,pe'doclimat plue sec,

recalcarification ultérieure,

Par conae'qumt i?. nous semble pre'fdrable de ne faire qutun seul

groupe de tous ces sols du Bord de la Tunisie pre'sentant en commun :

- une textnrs bien d6ueloppe'e ggnéralement prismatique,

- une accumulation 3alcaire puissante,

On pourra les appeler dtm m$me no% : sol chatain ou sol marron OU tel

autre nom quron voudra nais on les se'parera des sols du Centre B texture

g6néralement plus grossière,à structure mal individualisée et à accumula-

tion calcaire peu importante (limons à nodules) .La distinction entre sol


- 190 -

brun et sol chatain serait supprimee ou ramenée à un e'chelon inferieure

de la classification.

c)- Entre sols isohumiques et sols B sesquioxydes rouges

méditerranéens,la limite soulève des problèmes non résolua.Gtest,l& enco-

re,une meilleure connaissance des deux pédogenèses qui permettra de separer

les deu olasses de sol, La pédogenèse des sols rouges formés s m roche

mère géologique semble assez caractéristique,Par contre sur roche mère

oolluviale ou alluviale les horizons rouges sont associés B une accumula-

tion calcaire identiqlre à celle des sols isohumiques.Dans ce cas les soh

rouges sont-ils des sols isohumiques lithochromes comme le pre'tendent les

pe'dologues du Maroc ( fl.RU%I,K"1966) ? Ou bien la rube'faction est-elle

contemporaine de l'accumulation calcaire,auquel cas on serait en presence

de sols chatains rouges ? Ou bien enfin la rube'faction s'est elle superpo-

sée B la steppisation ce qui en ferait un sol rouge,he'ritier de sol isohu-

mique( oh eo1 rouge iaohumique) ? Les trois hypothèses sont e'galement

poesibles. Elles existent en fait et nous avons propose' au coure de 1tQtude

des sola rouges des critères provisoires de distinction .Mlais le problème

nlest pas r6solu dans son fond. L'existance des sous groupes steppise' et

encroate" dans la classification actuelle nous semble en tout cas preter B

confusion. La plupart des sols rouges de Tunisie présentent des horizona

encroatds et tous les sols rouges sont plus ou moins steppise's soue llinflu-

ence du climat et de la mise en culturs, Il faudrait pouvoir connaftre le

type de matière organique sous lequel se produit la rubéfaction et vQrifier

quJi1 est 'dietinct de celui des sols isohumiques.Nou8 nfen &omme8 pas

enoore à ce stade.

B)- fi hydromorphie est un autre facteur de pe'dogenhe e'galement

tres important en milieu méditerranien.Elle se manifeste sous troia formes:

- l~individualisation du fer,en milieu plas. tempQr6,

- Ilaccumulation de calcaire en nodules ou en encroatement,

- le noircissement ou tirsification It.

Au COWS des dernières annees on avait e'te' tente' de rapprocher le

phénomène de vertisolisation de 1lhydromorphie.Les e'tudes de A.i\'iORI (1966)

tendent à montrer maintenant que,seuls les vertisols fonce'a présentent

les caractères df hydromorphie ,la structure des vertisols étant plut8t lige B

un pQdo-climat humide,certes,maiB aussi à la pre'sence dtune argile gonflan-

te.0n retrouve donc une forme drhydromorphie que la classification française

de I959 rasgeait dans un groupe à engorgement temporaire de aurface ou


. I

dlensemble. Or cette forme dthydromorphie est très courante.0utre les

vertisols topolithomorphes elle affecte nombre de aols dépourvue de carac-

tères vertiques au sens Qtymologique du terme mais plu^ proches des aols

isohumique-s auxquels ils gnt associe's dans le paysage. ,

11 sera donc interessant de reintroduire les caractères de tirsification

ou de noiroissement au niveau du sous groupe,soit dans la clease des 801s

isohumiquea,soit dans la classe des vertisols.

C>- Lf halomorphie est le troisième phénomène pe'dologique très

r6pandu en Tunisie. Elle se seimpose B lfhydromorphie B la quelle elle

est slouvent associe'e.Son action se caract6rise de deux manières :

- accroissement du residu sec de la solution du sol qui a

pow corollaire Une augmentation de sa pression osmotique et Une action

toxique SUT la végétation.

complexe ahorbant.

-. d6gradation de la structure par fixation de aodium BUT le

La classification française de -1962 refl8te bien les diff6rentes

unitga morphologiques rencontr6es en Tunisie.Elle est d'utilieation facile

sur le terrain. Ses limites avec les autres classes poaent cependant quel-

ques problèmes.0n a essaye' aux Etats Unis de prendre pour limite dee sols

halomorphes une teneur en sels solubles telle que les rendements culturaux

moyens subisent une réduction sensibfe.0r cette teneur varie non seulement

suivan'c la nature des cultures mais encore suivant les varie'tQs utilise'es,

Les pe'dologues et les Agronomes ont pu conetater lorsqurils ont voulu

appliques les normes ame'ricaines aux sols de Tunisie que ceux-ci,quoique

sales aux regards des pédologues amGricains,portent encore des rendements

satisfaisants, Le phénomène de salure du sol est du reste éminement varia-

ble,La. teneur en sels solubles d'un pro$í1 varie avec les saisons et avec

les méthode8 culturales, Suivant les conditions dlobservations on pourra

donc le classer sol halomorphe ou sol à caractères secondairee dblralomor-

phie.Ce qui peut entrainer de grams erreurs dans la mise en valeur de ce

sol. La 7" approximation de la classification US a re'solu cette difficult6

en supprimant la classe des sols hslomorphss pour les re'pastir dam les

dif€fe'rentes olasses voisineS.cette mesure peut se justifier pour les sols

OÙ la Balme de la solution du sol est le seul résultat de lrhalomorphie.

La dégradation de la structure par contre est un phe'nomène pédogénétique

dont les re'sultats sont?visibles et durablea,entrainant des cons6quences


SUT la dynamique de Ireau et probablement de la matière organiqu6;Une exp6-

rimentation actuellement en cours en Tunisie sous lle'gide de l'Unesco

permettra sans doute d'étudier de manière rigoureuse cette p6dogénèse

et Bon action sin la v8gétation.

La classification françaiBe de G.AUBERT permet un clasaement simple,

logique et cohe'rent des unités de sols cartographiées en Tuisie,kon utili-

sation a souleve' des difficult& duesfla plupart du temps,& notre connaissan-

ce insuffisante des phénomènes diQvolution des sols, La principale difficulœ

t6 8. laquelle se sont heurtés les pe'dologues provient,en fait,de ce que

la plupart des sols sont polyg8niques.Chaque pe'riode du quaternaire a Qt6

marquee gar un olimat qui a conditiom6 une pédogenèse,cette pédogenèse

pouvant masquer ou effacer les caractères de la pe'dogenèse précédente,

Certains auteurs ont cru B de grosses variations climatiques drune période

à ltautre,al.lant du climat très froid ab. subtropical, D'autres aU contraire

ont Q-bB frappéspar la concordence entre la rgpartition de certains sols

même anciens et des climats actuels. 11s en ont de'duit qufak coms du

qmternaire les moyennes climatiques avaient peu vari6,seules les valeurs

extrèmes avaient pu s'&carter ou se rapprocher,

Dans ces conditions l'évolution des sols a pu sreffectuer de

manière continue et mivant la mgme $dogenèse mait3 avec une vitesse d'éva-

lution variable;c*eat probablenent le cas de la rubéfaction ou de la migra-

tion du calcaire,phénomènes tr8s lentS.Au contraire sous l*influence des

oscillations climatiqaes drautres phénomènes tels qhe le durciesement dfune

croate ou la nature de la matière organique ont pu Qvoluer plus rapidement.

La matière organique en particulier aerait

en équilibre avec le'climat

actuel reflétant mal (sauf peut être en milieu hydrosnorphe)le8 pBdog6nèses

...

anc ienne s.

Dans beaucohp de cas aussi la pe'dogenèse interfère avec la ae'dimen-

tation dee mat6riam.Lorsque pgdogenkte et sedimentation ont altesn6 les

sols sont superpose's avec une limite nette et le profil ne présente pas de

difficult8s;iorsque pe'dogenèse et sédimentation sont contemporaines la

p6dogenèse a pu marqlnes les sedimenta,au fur et à mesure de leurs d6pÔts.

Les limites dues aux différentes phases de se'dimentation,disparaisaent alors

complètement ou se confondent avec les limites dlhorieons,Actuellement

encore la plupart des profils sont remanies sur 20 à 40cm.Les horieons de

surface Bont generalement plus riches en sables grossiers,plua pauvre8 en

argile,


On ne pourra donc classer va1ablen;en-k les sols dlaprès leur

pgdogenèse que lorsquron connaîtra cette pédogenèse et les factetxm qui

lui ont donne' naissance,Nm recherches feront donc un grand progrèB lorsqas

nous aurons acquis une parfaite connaisaance des paléoclimats du quater-

naire ainsi que des conditims de sgdimentation et dW6volution dee mate'riaux

BOLE! ces climats .Pour acque'rir une telle connaissance, It e'tude morphologi-

que OU physicochimique des profila ne suffit plas,Il faut une étroite

coopération avec d'autres sciences telle que g6omorphologie (dont les

éthdes en Tunisie ont dk jà commence') ,se'dimento¡.ogie,palgnologie, Qcologie et

míhe radiologie dont les donne'es partielles peuvent concourir à la reconstitution

deocphases de la pédogen&se au cours du quaternaire,

..


L E G E N D E

DES SIGNE ET SYMBOLES UTILISES DADS'

LA REPRESENTAPION SCHEMATIQUE DES

PROFILS'

-id- humif ère

It

It

fin.

lJ2EEBB fin

Pr - isma t ia ud+

!3€335f

Eclats

P1 P. que t te s

1-i Cendreux

&ros s ier

Taches de Pse udagley

ou marbrures

Croûte


Description du profil

SOL PEU ETOLUE NON CLIMATIQUE

D 'APPORT HYDROMORPm

A.MoRI-Profil n073 dans e'tude 225 C

Situation géomorphologique : Plaine alluviale

ANNEXE - I -

Topographie I Zone de diffluence et d'inondation de lfOued Mellah.

TTége'tation : Phallaris,

Régime agronomique. ,: cultures annuelles 8ur silliona.

Mate'riau originel t alluvions fines de l'Oued Mellah.

O - 40 cm : Argilo-limoneux - olive = motteux - horizon de eulture

remanie' par ltadnagement de billons - calcaire - conduc-

tivité = 2,2 mmhos/cm - CI $ = 0,5.

40 - 80 em o Brgilo-limoneux - olive - structure en gros blocs de

conaistance et de compacite' tree fortes - calcaireEt -

conductivité = 4,5 mmhos/cm - CI % = I ,2.

60 - I20 om I Argilo-limoneux - brun-olive - structure B e'le'menta continus,

plastiques amas et nodules salins - dea taches dthydromor-

phie rougestre sont -risibles par endroits - calcaire -

conductivitd = lO,3 "ho.s/cm - C1 $ = 2,4.

120- 160 cm o Argilo-sableux - brun olive - structure B e'l6ment8 continus -

rares taches dthydromorphie - calcaire = conductivité= 9,5

mmhos/cm - C1 $ = 2,6,

Nappe h 17Ocm.


De8Cription p- du

O

SOL PEU ENOLDE NON CLIMATIQUE

D !AFPORT HYDROMORPHE

E.'ELIZECHEA- Profil n028 dans e'tude 269

prof il

Coordonnges X = 538,l O0 Y = 298>600 H - 14 m

Topographie '8 pente < 3 %

Bo che-mère ,I all avions-colluvions"

C ultures o ble' tendre -

-

Florence aurore.

10 cm t Sable argileux - brun foncé à brun jaune fonce' (IO "4-3-4)-

Bec atructure nuciforme

ble -

- porosite bonne - cohe'sion faihorizon

de labour- racines nombreuses - peu calcaire.

1 O L. 40 cm : Argile sableuse - brun jaune (I O YR 5-4)- sec - structhre

polyèdrique fine bonne porosité - cohesion moyenne - galeries

de vers-grains de silice -"peu calcaire - pH 8,4 -capacitd

de re'tention I9 - racines nombreuses.

40 - 70 cm f Argilo-limoneux - brun jaune (IO YR 5-4)- Bec - structure

cubique - porosite' moyenne - nombreux nodules de torba -

grains de silice - calcaire 28,3 % de calcaire total)-0,60 %

de matière organique - pH 8,9 - conductivite' 0,97 mmhos/cm -

raoines peu nombreuses.

70 - II5 cm t Argilo-limoneux - brun jaune claire (IO YR 6-4)- frais

structure cubique à tendance prismatique -quelques radicelles-

non poreux - cohe'sion forte - compact - le'gers coatings -

'caches calcaires - calcaires (20,4 $ de calcaire total )-

O,24$ de matière organique pH 8,8 - conductivit6 3,OmmhoS.

115- 745 om : Argilo-eableux - humide - structure à tendance polyèdrique

fine - non poreux - couleur marmorise'- taches de pseudogley

et taches rouilles de fer - I5 % deccalcaire total - conduc-

tivité T95 mmhos - pH 8,5.

145- 200 cm s Sable argileux

polyèdrique -

- brun vif (7,5 YR 5/6) - humide

- structure

taches de pseudogley e% de fer grains de silice-

2,9 $ de calcaire total - conductivite 16 mmhos pH 8,3.


_I RESOLTATS D 'B'NALYSE

Profondeur en cm

IO - 40 cm

40 - 70 cm

76 -115 ca

115 -145 cm

145 -200 cm

..

. I .I I: ,

40 - 70 cm

70 -115 cm

Il5 -145 cm

I45 -200 cm

*.-

__I -

I .

SG

%

-

co CS

total7

3

I , -. .. .

l6 I

- I-.-.-


Description du prof il

SOL PEU EVOLUE NON CLIMATIQ,uE

Situation morphologique

Topographie o Plane.

C ubtures o Ce'réalee.

D 'APPORT VERTIQ,UE

M&X?ri€iU originel : Alluvions Cie texture fine,

ANNEXE - III -

bourrelet de lt Oued Klaufi

Plaine alluviale de 1IOued Ti-,

O - 10 cm : Argilo-limoneux - brun olive ,structure 2 élémenta polyè- ,,

driynes 3 B 4 cm, cohésion et consistance fortes,calcaires.

10 - 50 cm I Rrgilo-limoneux - brun olive - structure continue avec

fentes de retrait délimitant de8 blocs ( 10 cm ) & cohesion

et consistance éleve'es - racines tres fines jusqu'à 45cm -

calcaire,

50 - 90 cm r Argileux - brun olive - structure identique - calcaire.

90 - 120 cm o Argileux - brun olive clair,structure B e'le'ments continus -

cohe'sion consistance et Compacité ,très &levees - calcaire.

120- I70 cm s Argileux - brun olive clair ,structUre B 616ments continus -

consistanoe moins e'levées - compacité' forte - pae de fente

de retrait - calcaire. ConduetivitQ = 8 "hos/cm. I

N.B. ; Profil observe' humide.


Description du profil

SOL PEU EVOLUE NON CLIIATIQUE

13 'APPORT VERTIQPE

-=-=-3r

A'.' IIIOBI - Profil n0lO4 dans etude 225 A.

Situation morphologique : bourrelet de 1 roueCi Klouf i

Plaine alluviale de llOued Tine.

Topographie o Plane

Cultures I. Céréales.

Matériau originel : A Iluvione de texture fine,

O - IO cm I Argilo-limoneux - brun olive ,structure & e'léments polyè-

driqws 3 à 4cm,cohésion et conaistance fortes calcaires.

10 . 50 em: Argilo-limoneux - brun olive - structure continue avec fen=

tes de retrait délimitant des blocs (IOcm) à cohésion et

consistance Blevées - racines très fines jusqufà 45cm -

calcaire,

50 - 90 cm t Argilelur - brun olive - structure identique - calcaire,

90 - 120 cm t Argileux - brun olive - structure & Qle'ments oontinus - ..

cohe'sion consistance et compacité très élevées - calcaire.

120- 170 cm : Argileux - brun olive clair,structure B e'le'ments continus .

coneistance moins élevées - compacité forte = pas de fente

de retrait - ca1caire.Conductivité = 8 mmhos/cm,

Prof onde

10-10 110 -50

50 - 90

k20 -170

N,B. t Profil observe humide.

Ur

UOgH i

292

I96 :


O

SOL PED BVOLUE NON CLIMATIQUE

D EAPPORT VERTIQ,TJE

L. GUYOT -Profil n0123 sans e'tude n0173

Topographie t Pente faibie et re'gulière

Rggime 'agronomique t Quelques oliviers me'diocres isole's et

c6Pé8les.

- 50 om $ Marron limono-argileux & argilo-limoneux sur structure

priematique très grossière à très larges fenteS.La strutture

est cubique moyenne (4 cm) très cohérent,non poreux.

Lissage de quelques faces horieontalee,Un le'ger gauchisse-.

ment, peu calcaire

50 ~'1,pO cm : ~dem',"ìe plua massif le lissage est plus importanf,le

. f i

.. gahchissement .. un peu plus accentu6,Aucune por&ite' cal-

-. Caire, ::.

I O0 - 16Cf om : Marron aombre, limono-argì1,sux la structure prismatiqUe

I . moyenne 8e d&fait'-en polyèdres moyens bien de'veloppe's

tr'ets cohérent,

160 - 180 -cm s Bran aombre ar$klo-sablemc,peu calcaire.

. ..

' i,

- . -..

..

- li .

.,,.

..

-.


SOL PEU EVOLUE NON CLIMATIQUE

D IAPPORT NODAL ( GALCI-MORPHE)

SOGEZHA -( A.CAL0)-Profil 407 dans 6tude no305

Situation morpho 1 og iq ue :

Topographie I

ve'ge'tation I

Description du profil :

Matériau originel 2 Colllrviond de sol calcimorphe

descendues du Djebel Bebia,

ANNEXE -VI -

O - 25 cm I Limon argj.leux,poreux,frais, calcaire-brun fonce' poly8drique

moyen,& fin bien dgvelopp6 plus ou moins émousse' quelques

( 945 1 petits cailloux calcaires,racines.

25 - 65 cm : Argilo-limonem poreux,frais calcaire brun polyèdrique

moyen tr'es bien de'veloppé,!racines ,vague tendance B une

946 1 s truc t ure prismat i que gross i ère.

65 II5 cm : Humide nette,argilo-limoneUx peu poreux frais calcaire plus

( 947 1 ou moins,brun gris sombre,Structure prismatique moyenne

se d6bitan-b eu' prisnaticaicubique fine,racines.

115 - I50 cm s Argilo-limoneux peu poreux frais calcaire,brun gris plue

clair que le pr4cédent lissage des agre'gats cubique B

prismatique moyen bien développ6,nombrewt myce'lium calcai-

res quelqua amas.

R6sulta-t s d'analyses


Deecription du profil

SOL FEU EVOLUE NON CLDUICIQUE

C'

D 'APPORT MODAL ( STEPPIQ,UE)

J, LE FLOCB - Profil no29 e'tude 253

-.=- =- 5-

Situation géomorphologique I glacis quaternaire

Topographie t Mi-pente

Oultures : Céréales-localement plantations arbustiveaoliviers,

Natériau originel r ,Alluvions colluviom remaniant des apports

éolien~~ gypsewc.

O' - 40 am $ Horiaons & texture QquilibrBe-couleur brun-jaane,structure

& tendance polyèdrique moyenne,horizon humif&re,oalcaire,

20 $ U03Ca pH 8,5.

40 - 60 ca 8 Horizon argilo-limo~eux,couleur brun jaune-structure &

tendance cubique - cohésion moyenne à forte,quelques taches

plus calcaires humifères,calcaire- 30y4 %C03Ca - pH 8,3.

60 - 200 om t Horiaon sablo-argileux - couleur beige jame- structure

massive fente de retrait e'troite profondes - delimitant de

granda prifames - compacité moyenne à forte,


Deseripliion du Profil no26

0 -

15 -

45 -

85 "

I25

I- i

DE MONTAGNE

DIMPLNCHB - Etude d*Om Djeddour no 302

-.-=-.=-

Situation morphologique = glacis

T~opographie = Pente moyenne.

Ve'ggtation naturelle = Ch'ene vert - Erinace'a anthyllia,

15 cm : Brun fonce', texture Qqailibrée, structure finement granulaire

(micropolyèdres accole's), calcaire, abondants fragments

dranorofitement

.. calcaire,racines et radicelles,très abondantes.

45 cm L

85 cm f

125 cm o

Blanc,encro&tement calcaire B très abondanta cailloux,très

calcaire sana struc t use cona is tant.

Brun pâle, encrontement calcaire à cailloutis et pseudomy-

ce'lium calcaire,très calcaire.

Marnes en voie dtencro6temnt par larges plages de torba,

sane structure,trèa consistant.

k : Marnes alte're'es se divisant en plaquettes ou en boules.

I l

I


Description du Profil na72

o -

15 -

40 -

80 -

130 -

Situation morphologique s Butte te'moin

Topographie o Per,te faible

Ve'ge'tation I Association du Pin drAlep,

15 cm :

40 om :

80 om s

130 cm t

170 om :

Brun jaune fonce, humif ère, t-exture Iimono-argileuee, struc-

ture particulaire à grumeleuse faiblement de'veloppée,

moyennement nuciforme,friable,meuble,cailloux et racines

abondante8,calcaire.

Brun jaune fonc6,aasez humifère, texture limono-argileuse, .

structure finement grumele.Lzse et moyennement nuciforme

bien développéeycoh6rent,meuble,racines asses abondantes -

cailloux abondants,

Jaune pBle,texture limono-argileuse,encroQtement tT&

calcaire cana structure (poussièreux) ,peu de racines,

oaillaux abondantss,

Jaune pae, colluvions argtlo-limoneuses caillouteuses,

encro&t6es, atructure polyèdrique à nuciforme bien dévelop-

p6ea,racines peu abondantes.

Brun très &le cailloutis avec limon argileux calcaire,

quelques racines.


Description du profil no16

A m

SOL BRUN CALCAIRE WDROMORFHF, CULTIVE

FOURNET A.-EtUde 4.R.D. de B6j&

Situation morphologique t versant marneux colluvionn6

Topographie L Pente moyenne 5 forte

Re'gime agronomique : C éréales

Nate'riau originel ; Grès argileux du miocène infe'rieu.

O - 35 cm L Brun foncé,argilo-sableux,B sable fin,structure motteuaa,

grossièrement naciforme,calcaire,compacit6 moyenne,

bonne poroaité radiculaire.

35 - 95 ollt t Brlm jaune 2t beige jaune,argilo-sableux B sable fin,

surstructure en prismes de 5 à lOcm de diamètre tendant

B se palve'riser au somet et à la base de l'horizon

som forno de petits prismes irr6guliera ,structure en

pe.tits polyèdres,calcaire,compacitt5 moyenne,bonne poroai-

t6,Pre'sence de taches calcaires à partir de 35cm,groupQes

en essains nombreux B partir de 65 cm.

95 - 135 cm I Ocre jaune,sableux B sable gsossier,sans struoture,queZ-

. ques blocs de grBa argileux Burdigaliens.

135 - 200 cm I Subatrat jaune grisé de gley,marne vindobonienne altérée

et remanie' à surstructare prismatique et structure en

e'clato h cassme conchoPdale. Accumulation d'amas calcaire

puldrulents au sommet de la couche.

-x-


Description du profil

SOL BRUN CALCAIRE ENCROUTE

A..FO"ET-Profil no 58 - Oued Z i t

( non publié )

Situation morphologique : glacier

Topographie : pente r&glilière,faible

RQgime agronomique o cGr6ales

Ma t6ri au origine 1 2 limon quaternaire.

O - 30 cm : Brun (IO YR 5/3 ),texture Qquilibr&,atructuse polyèdrigne

émoussée dans une surstructure en grands éle'ments peu

de'yeloppe's de 1 Ocm de diamètre,calcaire fort ,meuble,pore&z,

30 - 70 cm t JaWe brun ( 10 IR 7/6 ) limoneux,structure prismatique Be

défaisant en plaquettes cubiqnes de 1 cm d* e'paisseur, très

calcaire,bonne macroporosité.

70 - 120 cm P Jaune brun ( 10 YR 5/6 ),argilo-limoneux,structure prisma-

tique cubique fine ,agrégats re'vBtus drargile,taches calcaires

blanches de 1 cm de diamètre, piquetures ferro-msnganiques,

, aalcaire,compact,très peu poreux.

120 i t Jatme-rouge, argileux, structure en gros prismes cubiques

dQformés,faces horizontales des agre'gats lisaes,brillantea

à slikensides,reve^tement en nappe de calcaire sur les faces

verticales des agr&gats,calcaire,


Description du prof il

O

20 -

S.0L BRUN CALCAIRE ENCROUTE

A.POURNET - Profil 11'75 bis - Oued Zarga

( non publié )

Sitnation morphologique : Glacis re'siduel ancien

Topographie : Pente forte

Végétation naturelle : Association ve'g6tale à Pinua hale'penais

et rosmarinus officinalis,forme de'gra-

dée à stipa teriacissima.

Mate'riah original : Limon quaternaire.

L 20 cm o Couleur brun 7,5 YFi 5/4 - texture Qquilibrée,structure nuciforme

moyenne B fine, f aiblement calcaire (horizon Al ) .

50 cm o Couleur blanc brun 7,5 YR 6/4,texture Qquilibr6s,structure

nuciforme moyenne à fine,cslcaire,pseudomycélium calcaire

tubulaire et sur les faces d'agrégats.

50 i 90 ca o Couleur brun très pale 10 YR 7/4,texture Qquilibrée,structure

polyèdrique émousse'e au sommet en e'clats à la base,fortement

calcaire, (horizon B. ).

90 \1 : Couleur brun très pgle 10 YR 7/4,texture limono-sableuse,struc-

'cure en e'clats, fortement calcaire y (horizon C ).

Analyses

I-

zo - 50

50 - 90

Granulome trie d

I-- /I" - 1 pH

90 i 1495

i i !

M.O. I C/N

?,O8 i 10,O

- 1 -

l

-


II- Description du prof il

O

RENDZINE SUR CROUTE

AaPOURKEX! - Profil S-18 - Ouaseltia

( non publie' )

Situation morphologique $ Glacis sur cone alluvial ancien

Topographie : Pente faible B moyenne régulière

Régime agronomique t Culture en sec des cére'ales

Materiau originel -2 Limon quaternaire.

- 30 cm : Brun foncé - texture QquilibrBe,structure nuciforme &

grumeleuse Bans coh$sion,oalcaire,bonse porosite',bien

colonia6 par les radicelles.

30 - 60 cm Beige roeé, texture sablo-limoneuse,structure polyèdrique

fine émoussée,calcaire,bien colonise' par les racines

emballe une croate calcaire beige rose'e B pellicule sonaire

disloque'e en miches soulevées.

60 4 f EnCrofitement calcaire feuilleté au aommet,diffQs B la base,

beige roa6,texture sablo-limoneuse.

&nalyses


Description du Profil

A.FOURlIET I Profil 75 a - Be'jà

( Non publie )

Situation morphologique : Glacis de piedmont ancien

Topographie : Zone plane à pente moyenne

VQg6tation naturelle : Absente

Re'gime agronomique : Culture de cére'ales

Mat Gria u originel : Limon quaternaire.

O 30 ca I GouleUr brun rouge foncé 5 YR 3/3 - texture 6quilibrée,atructu-

re notteuse,sous structure finement nuciforme,calcaire

(horizon Al ) .

30 50 cm : Couleur blanc jaun&tre 5 YR 8/2,texture sablo-argileuse,

I

. structure fondue,encroGtement calcaire (horizon B).

50 cm f Clouleur blanc JaunBtre 5 YR 8/2,texture sabla-argileuse,

rstructure feuilletée, encroQtenent calcaire (horizon C Ca).

-

.-____--

Profondeur

O - 30 em


Description du profil

ANNE= -m-

SOL BRUN CALCAIm A ACCUMULATION CALCAIRE

A,FOURNET -Profil - P 11 - Ousseltia

( non publie' 1

Situation morphologique o Vallon alluvial ancien

Topographie s Plane re'gulière à pente faible

Regime agronomique t Des Ce're'ales

Mat ériau origine 1 : Limon quaternaire.

O -. 35 cm I Clouleur brun fonc8,texture limono-argileuse,structure nuoi-

forme,à faible cohésion ,calcaireyporosit6 radiculaire,

bien colonise' par les radicelles.

35 - 55 cm 1 Couleur brune,texture limono-argileuse, structure polyèdrique

e'monsse'e à faible cohésion,compacit& nette,calcaire

avec le'ger pseudomycélium calcaire,poroaite' radiculaire,

9 bien colonise' par les'radioelles,

55 - 100 cm s Couleur beige ros6,texture Qquilibre'e,structme poly'edrique

..

, e'mouasée fine à coh6sionmoyenne,encroGtement calcaire.

100- 200 cm t Couleur rose'e beige, texture limono-sableuse ,structure polyè-

hique e'moussge fine à oohéaion moyenne avec agrégats enro-

b6s de calcaire.


Description du Profil S 17

SOL BRUN CALCAIRE S'OR L1MON.A NODULES CALCAIRE3

Situation morphologique

A. FOURNET - Ousseltia

( non publie' )

t Ravinement de glacis remplayé

.AEfNEIB X(T1-

Topographie

t Pente faible autour d'une petite

d6pression.

Be'gine agronomique : Cére'ales

jlat6riau originel : L imon quaternaire.

O - 35 cm 1 Brun fonc6-limono-argileu,structure nuciforme 2 grankiLaire,

, calcaire,cohérent,porosit6 moyenne radiculaire,

35 - 70 cm I Ocre-ros&, limono-argileux, structure polyèdrique émoussée B

faible tendance prismatique ,calcaire, compacit6 mo@nne,

. porosite' faible.

70 = 135 cm t Oore rosé, limono-argileux,structure polyèdrique Qmousse'e, ,

celcaire,pr&ence croissante en profondeur de nodules cal-

caires bossele's,indure's,de couleur roee',tr& compact,poro-

site' nulle,

A

Ir,

nalyses

G r a n u l ---..-___- o m 6 t r i e Mat, Org.

SF SG

I

-4


Description du Profil

ANNEXE -XVII-

SOL BRUN CALCAIRE TIRSIFIE S'UR ACCUMULATION CALCAIRE

Situation morphologiqlre

A. POURRE2 - Profil Canal du Chafrou

( non publié )

Topographie : Plane

R6gime agronomique 3 Ce're'alea

MatQriau originel : Limon quaternaire.

s Glacie bordant urre de'pression alltwiale

O I 30 cm s Grie brun foncé (humide) noir (sec),argile~,atrct~e ,,

polyèdrique Qmoussée,som-structure finement polyèdrique,

j,Iogrennement calcaire.

30 -

?O cm t Jaune brun fonce' (humide) brun beige (sec) argilo-limoneux,

structure prismatique polyèdrique fine à cubique fine.Sous-

. structure polyèdrique moyenne .C alcaire.

70 - IO5 ,&I s Jaune brun ( humide) beige rose' (sec.),encroQCement calcaire

de nappe à structure en amas indure's dans la masse,feuilMï6

B sa surfaoe.


Desaription du Profil :

Sit ua t i on morpho logique

SOL CALCIMORPH3 SUR ACCUMULATION GYPSEUSE

P. DIMANCHE -Profil 27 -Carte du Kef

( non publie' )

: Colluvion de fente aur roche gypsifhe

VQgBtation naturelle L Association du Pin dralep.

..

O - 3 cm .t Horizon Ao = litière peu de'compoa6e dlaiguillès de Pin.

3 - 13 om 1 A1 = Gris-brun,humif ère,limonewr,atructue poudreuse,

meuble,peu calcaire,très gypseux,racines abondantea.

13 - 50 cm : Blanc encroatement gypseux peu humifère,matière organiqne peu

minGralisée,structure perticulaire,friable.Non calcaire.'

, Racines abondantes.

50 - 2 Rouhe triasique en masse brc'ohique à matriae argileuse Perte

incluant dea macro-eristap de gypse avec, localement un

enoroQt e men t gypse RÆ , Ron e al ca i re.


SOL CALCIMORPHE

Sol à enerofitement gypseux

5, LE FLOCH - Profil n07 -Etude 253-5-

Situation gQomorphologique

T opographi-e : plate - sommet de butte.

VQgé ta t ion : nklle.

: Bur croGte gypseuss-sommet de butte

O 20 cm : Horizon argilo-sableux,coulew brun-jame,structure large, ,,

massive,porositQ moyenne,myc&im gypseux,humifBre,calcaire.

..

20 - 200 cm o llamea gypseuses compactea B nombreux cristam de gypse,

AnaZyses

i -

Prof ondear G r a n u l o m Q t r i __---

!

20 - 200 cm n o n a n a l y s e '

t t 1 1 ! I

i

8 90


Description da Profil

Situation g6oy-r ?%.iqtre

SOL CALCIMORPHE

Sol;à encroatement gypseux

J, LE PLOCH - Profil - 5 Etude no296

Topographie : Pente nulle.

ANNEXE: -XX=

... ...

: A proximite' dtHadjeb el ATom (S,W,)

Situation g6omorphologique : Dépression correspondant 2 une ancienne

lagune,

Vég6tation : Groupement 2 Arte'misia campestria et

Lygeum spartum,groupement à Zigophyllum

album et Anarrhinum brevifolium.

O - e cm t Limono-sableux,gris ( 10 YR 6/1),structure poudreuse calcaire,

gypseux, rares radicelhs.

25 - 60 cm j, Limono-sableux,gris (10 YR 6/1 ),structure massive se brisant

difficilement,calcaire,gypseuxYd6gagem~nt de H2S B lfHC1,

nombre uses peti tes limne'es .

60 - -I10 cm I Sableux,gris-calir (IO YR 7/l ),nombreuses traine'es gypseuses,

, ~slcaire~gypseux,

110- 2Q0 om $ Sablo-argilem,vert alive avec taches ferrugineuees,calcaire9

gypseux.

..


Description du Profil

O

_.

SOL BRUN CALCAIRE HYDROMORPHE SUR ACC"PION GPPSEUSE

A. FOURNET - Kasserine - 1966

Situation morphologique t Merdja vidange'e BUT grès du miocène

continental au pied Sud-Est du Djebel

Chamb i.

Topographie t Plane

Re'gima agronomique J Cére'ales

~,htériau originel ' : Limon qua ternaire.

- '70 om s Brun fonce' ( IO YR 5/3),humifère ,argilo-limonewr,structlxre

nwiforme à pcrlyèdrìque dans une surstructure prismatique

, grossière ,calcaire.

70 - 110 cm s Brun jame fonce' (IO YR 6/4),argilo-limoneux,structm pris-

matiq~e~calcaire,

110- 200 cm 3 Blan ( 10 YR 8/1),argilo-limone~x,encrofitement gypaewr mas-

sif à BUTS truct Ure prisma-bique .Peu calcaire.


Description du Prof il

SOL CALCIMORRB

Sol à encroktenent gypseux

J,' LE FLOCH - Profil 46 I Etude n0253

13

a=-.=-=-= -i-.=

Situation morphologique : Bourrelet e'olien de bordure de Sddd"

Topographie : Pente faible.

pég8tation naturelle : Cynodon daetylon.

o - 20 cm s

20 - 40 cm t

40 - 60 cm :

60 - loo CDI :

100- 170 cm 3

AnaLyses

SO Ca total

4 %

40 - 60 I OY2

1

60 - loo I

Jaune pâle - sablemystructure particulaire,agglomérge en

6alats peu consistants,peu calcsire,radicelles,bome puro-

aite'.

Jaune p8le , sableux , structure en e'clats plats,larges, aalcai-

re9pr6sence de gros myce'lium gypseux,

Brun très pale, sablo-limoneux, structure en éclats petits à

arête's vives peu calcaire,fortement gypseux et le'gèrement

enwo fite'.

Brun pâle, sableux, structure particniaire grossigre,peu ,

calcaire,gypseux,petits cristaux de gypae de'nude's microlenticulaire,stratificatîons

entrecrois6es.

Brun très pâle , sablo-limoneux, structure particulaire gros-

sièreypeu calcaire,peu gypseux,petits cristaux de gypse .,,

dénude's micro-lenticulairea,stratifications entrecrois6m,

i

1997 -

1 Y46 !. L.l

Mat. 0rg.g Conductivit6.

036 3 3 mmhos/cm ~

094 ' 4

2 94

3 12

2 9 9


Description, du prof il

SOL CALCIMORPJB

Sol 'a encrofltement gypeeux

J, LE BLOCH - Profil 101 - Etude n0253

Situation gQomorphologique t bourrelet de Sebkha

T o po graphi e .: sommet de .butte.

Cultures : c4réales looalement

O L. 30 cm 8 CsUeur brun jaune clair,horiaon sablo-limoneux,strhctme

à tendance nuciforme,gypeeux,faiblement sal8,légèrement

eneroBt6.

30 -

70 .I

100-

70 ca t Cohleur jaune $le,horizon sablo-limoneUx,structme partieulaire

à e'lëments grossiers,ldgèrement encrofitb,

I00 ca : Couleur jame p%le,horieon sablo-limoneiuc,&ructure particulaire

à éléments grossiers,strates bien individualisQes,

gypsewr,horizon consistant encrofM,légèrement sal6,

130 cm : Couleur brun jaune-cláir,horizon sablo-~iaoneux,etructure en

éclats à particulaire fin, gypseux, 16gèremen.t; sale'.'

130- 170 om 2 Gakleur brun jaune,horizon sablo-liaoneIlx,struct~e en

éclats à particulaire grossière,lëger enCrofitement gypseux,

* horizon salB.

170-

220 om o Oouleur brun jaune olair,horizon sablo-argile~,struct~e

. particalaire grossière,horizon sale',

220- 260 om s Ooaleur brun,horieon sabio-argile=, structure nucifome

finement polyèd.rique,calcaire,humide -zone de battement de

la nappe.

6

11

L

8

9

6

9

5

5

22% "260 20

1, __.-

SF

39 Y5

3395

5-t 55

4q 90

37 90

53 Y 5


Description du prof il

VERTISOL

A.MOPLI, - Relations ao1 x végétation -

- Profil Be 23 -

A" m-

Situation géomarphologique 2 Terrasse récente de Ilohed B6jà

To po graphie : Plate - pente très faible

Drainage : Bien drainée mais il peut y avoir de8

V e'g é t at ion

Re'gime agronomique

mnillèra certains hivers.

: Horme'nis - ChEpanthémum

Silene tunétana. Ridolfia Segestum.

3 r! Lllf..'" .es annuelles.

\I

1Ia t e'ria u origine 1

s Alluvion issue de vertisols fonce's

typiques .,

Surf ace J I'My-ta pas d!horieon souffle'

O 20 em : Argileux - 2,5 Y 2/1 - humide - très plastique - très

adhe'sif et cohérent,la porosite' est très diminuge,

llhorieon de surface est surmonté' diune fine croate

blanchie parneme'e dtagre'gats, seuls reseap6$t de la

bat-tance - racines,Matière organique 2,6 5.' -

20 - 60 em I Argileux -.me^= couleur - humide - très plastique -

kèa adhésif - pas de structure visible - seules quelque~

line'a-i;2."=s apparaissent mais sans feuilletage

visible - indusions rares = quelques débris de aoquillep

60 - 140 cm : Argileux - la couleur parait l'oeil à petXe Un peu

plue claire (dGe probablement 2 une plus grande humidite'

ou plut8-t; à la présence d'eau l'librett). Llhorison

se de'bite déjà en pcxe. obliques limité8 par des faces

brillantes lissees fortement inclinëes et d 1 ul~ bon

développement - les rre^mes inclusions subsistent -

débris de coquilles -. racines.

140- i80 CIQ

Profondeur

o - 20.

20 - 60

60 -140

140; 180

3 Argileux - memes caracte'ristiques.

: Plan d'eau

i

CO Ca Bases échangeables me[:

3 I-

% b a


__u DescriMeion du profil

TERTISOL

Veftisol fi thomorphe

.. _,_.. .:

----w-

Kikom - Relations sol x végétation

C. EPOfil Be 77 (Béj& )

Situation g6omorphologique : Croupe marneuse près Oud 'el Bou1 (Be*j&)

Topographie

Dra inage

Végétation

t Partia concam - Pente moyenne

B Z8ne bien drainée

B Silène tunetana ,Bidolfia Segestwn.

Be'gime agronomique s Cultures annuelles

TaiIa t e'r iau or i g ine 1 : YIarnes - í%iocknes,

C. - 3 cm : PellicUle craquele'e ?onnant dm petits polyèdrds de 1/2cma

8ec8 consistants et peu poremaDes fentes apparaissent.

3 - 18 cm : Pris en masse - argilem - gris très fonce',2,5 Y 3/l - fentes

de retrait seo au somet,faiblement humide à la base.

Racines nombreuses ,l,Iatière organique 2 ,o%.

18 -

55 cm : Passage très progressif - argileux - gris *&e fan6$'.,5 Y 3/l-

humide - faiblement adhe'sif line'ations très lisibles mais

pasi de feuilletage - - structure plutôt continae compacite'

forte - 1 ou 2 taches blanches superficielles~,~,fa~~brg. I ,64$,'

55 - 87 cm s Argileux - mgme couleur - plus humide - plus adhe'sif -

miroira de glissement nombreux et bien de'veloppe's ne 8e

reooupant pas - raches moina nombreuses.

87 - I50 cm 9 Horizon bigarre' - argileux - coulgur de fond ; 5 Y 6/8 jaune

olivatre ,m8lée à de nombreux filonnets,marbrures,co~l~es de

pla~ en abondants vers le haut - très humide - très adhe'sifmiroirs

de glissement nombretnx,se rzcoupant,bien de'velopp6s.

'150- 200 cm 9 Passage progressif à une marne jaune oh la structure caraotéristique

en nodules ntapparait qw faiblement - taches

grisetres apparaissant - traces de gypse,


- Deacrigtion du profil

VERTISOLS

Sol vertique topolithomorphe

-I-----

A.MOR1 - Relations sol x végétation -

ProfilMe24 -

-u-=-...=-=-=-=-

Situation géonorphologique t C Qne alluvial de la terrasse r6cente (Michai-.

Topographie

Drainage

: plat - pente faible

B Bien drainée

végétation 2 Raphenus Raphenistrum, galac t iris tomentosa,.

Re'gime agronomique : Cultures annuelles

at Br ia u origine 1 : Marnes - Miocènes.

O -. 60 ca : Argileux - gris-olive 5 Y 4/2 - humide - faiblement plera-

tique - etructure contintie - compacité moyenne - quelques

incluaions - nombreuses racines.

60 - I60 cm : Argileux - même couleur - très faiblement humide - faible

tendance à la structure prismatique fine avec faces peu

dGvelopp6es inclinéeset liss6es.Racines & pénétration verti-

cale peu aisée.

I-Ã-

Profondeur

'p-

------_

o - 20

20 - 40

60 -100

I 49


Degcription du profil

Topographie '

VQg& ta tion

90L 1soHuMI0.m

Sol-hohumique aubtropical chatain modal

--I--

Re GADDAS - Profil 493 - Etude 245

..

: pente comprise entre 3 et 7 $.

: Hyporícum Crispu

Carlina Corymbosa

C icor ium Ment ibus

Rrteriscua Aquaticus

Linaria Lanigera

Rha punc t i o um A ca u1 e

Convolvulus Al-bhaeoTdeB,

O w 30 cm F Brun-rouge,texture limoneuse,s,truoture nuciforme, friable,

effervescence forte,r&che en matière organique.Racines

nombreuses - pH = 8,3.

30 - 70 m $ Rouge-brun, texture limono-argizeuse, structure nuciforme

& polyèdrique,Effervescence f orteePaces liss6es,quelquea

, petits grains de silice,

70 om : Rouge-brun, texture argilo-limoneuse, structure polyèdriqw

à prismatique,porosité fai&,très compact,tr&s riche en

nodules et tachea calcaires friables.


Description du profil

SOL ISOHUMIQUE

Sol isohmique subtropicale brun modal

K. BELXHODJA - Profil $4 - Etude no 272

Situation g6omorphologique z En bas d'une colline dont le

sommet est encroate'.

Pente : faible

?,tat e'r iau origine 1

Régime agronomique ; Non cultive'.

: Sable et argiles du Niopliocène

O - 25 cm : Frais brun,limono-sableux,etructure nuciforme,friable,nom-

brem pores, racines et radicelles, petits granules calcaires.

25 -. 70 cm 2 Brun beige clair,limono-sableux,structure massive se. de'bite

en e'clats polyèdriques,porosit6 moyenne - nombreux nodules

calcaire= de diamètre variable,certains friables crayeux

drautres durcis.Consistance et cohésion moyenne .

70 = 160 cm Beige jaune,limono-sableux,~truct~~

massive se débite en

e'clats polyèdriques,porosite' moyenne,nombreux myce'liums cal-

caires et nodules blancs friables de O,5 à 2 cm de.diamètre,

certains arrondis d'autres allonge's avec des apophyaee.


Surf ace

O

-

SOL IS~OHUNEQ'UE .

Sol isohumique subtropical chatain

vert ique

_--_------

A,kORI -Relations sol 8: ve'ge'tation -profil no 18 SK

Situation géomorphologique $ Terrasse de 1' Oued Thibar

Topographie ': Pente très faible

Drainage : Bon

?Jat ër ia u orig inal : Limon rouge quaternaire

V ég e'ta t ion : Hypericum crispum - Euphorbia

Re'gime agronomiqlm : Cultures annuelles.

: D es petites fentes de retrait apparaissent 2 la surface du

nol.

110 cm o Limona-argileux97,5 YR 3/2 - brun fonce' - frais - faiblement

plastique faiblement adhésif - structure polyèdrique peu

nette,poh&ion moyenne,porosité moyenne - racines - non calcaire.

Passage progress if.

10 c 40 cm : Limono-argileux - idem - frais - faiblement plastique daiblement

adhe'sif - structure polyèdrique grossière (sur parois

desséchée) à cohésion forte et porosite' faible -racines -

non calcaire .Passage peu progressif.

40 -

85 cm : Argile= -10 YR 3/2 - noir - (gris brun foncé)-faiblement

plastique - faiblement adhe'sif - sur la parois desséchée,

apparait me structure prismatique (7cm)à sous-structure

poly'edrique nette,2 B 3cm à cohe'sion forte et porosite' faible-

la structure smte'largit vers la base oÙ des miroirs de glisse-

ment peu développe's apparaissent,la structure devient plus

c ubiqrxe .Racine s a Non calcaire.

85 - 110 om t Argileux - jaune brun foncé 10 YR 4/4 - structure prismatiqne

B surstructure cubique de 3 & 4 cm - faces lissQes,plhs nettea

mais moyennement d6velopp6es - anas calcaires de lcm,durcis

atx cantre,blanchâtres - quelques nodules - racines B pénétra-

tion difficile.

110- I40 cm : Plm jawe - plus sec - la structure prismatique est plus

effilée et se débite en petits cubes brunsindividualisés de

2 à 4cm - les amas calcaires sont plus nombreux,des coulées

et des marbrures apparaissent çà et làopas de racines.

e'changeables me __

.Nat T

I i

O,7 126,O 1

096 122,8 I


Descript-ïon du prof il

SOL ISOEIOMIQUE

Sol isohunique subtropical brun noircis

AIQEKE -XE-

il.-------

A.MoRI-Profil noBe 60 dans l'e'tude des relations sol

x v6ge'tation (Be'jg)

Situation g6omorphologique 6 Glacis 2 croate -profil 8Ur la rup-

ture de pente

Topographie : Pente moyenne

Dra inage s plan dteau à 1,5Om

nfatériau originel

Ve'ge'tation I

3

: lkrnes de transition CrétacB-Qocène.

Rude'rales et messicoles(Si1ène Lunétana).

Régime agronomique o Cultures de bettermes.

5 - 25 cm : Argilo-limoneux - brun gris foncé - humide - adhésif - structure

er$+ocs avec fentes de retrait inclueions - calcaire

rac ines.

25 -. 4.5 om : Argileux - brun gris foncé - structure polyèdriqm avec petits

faces d 1 arrachement planes - inclusions plus nombreuaes -

calcaires - racines.

45 - 70 cm I Argilellx - m$me couleur - structure polyèdrique grossière

avec faces lissées - après dessication prodnîra une structnre

prismatique - inclusions plus nombreuses -.


Description du profil

O

SOL ISOBUMIQ,UE

Sol isohumique subtropical brun non. calcaire

A" ~x.xxIC

Sithation géographique o Rive droite de l'olled El-Hassi

i% Henchir Djelouba,

Situation g6omorphologiqu-e : Extre'mité' avale du plateau de Bled

Zelfane .

Topographie : Plate à microrelief mamelonne'

Vëgétation t Groupement k Arte'misia campestris et

Plantago albicans.

Renseignements agronomiquesz P&busages,localement cultmes anntzely

les et plantations d'oliviers e t

abricri t iers .

- 20 cm t Sableux-brun rougegtre foncé (5 YR 3/2)-structure particulaireœ

porosite' bonne-cohésion nulle - nombreux grains de quarim -

racines et radicelles nombreuses.

20 - 40 cm : Sableux- brun fonce' (7,5 YR 4 2)- structure particulaire

poros38 bonne - cohe'sion fai k le -

-

réaction H C1 nulle.

40 -

60 -

60 cm s Sableux - brun foncé' ( 7,5 YR 4/2)- structure particulaire -

porosité bonne - cohe'sion faible - réaction H C1 nulle,

95 cm I Sablo-limoneux - brun fonce' (7,5 YR 4/2) avec dea taches plu&

claires - structure partioulaire - porosite' bonne - cohésion

faible - re'action H C1 nulle. Drage'es de quartz - racines e9

radicelles.

95 - 120 om 8 $ablem à sablo-limoneux a brun rougegtre (5 YR 4/4)- structu-

re en e'clats - porosite' bonne - cohésion faible dans llensem-

ble avec quelques éle'ments de la structure (e'clats) 8 coh6-

sion moyenne à forte - matière organique faible - re'action

H C1 nulle - quelques dragées de quartz - quelques radicelles.

120 cm : Gr'es non calcaire durci en surface et contenant de nombreux

grains et grafQes de quartz - diaclases (fentes) enrichies

en calcaire provenant alun lessivage oblique.


Description du prof il

Sol isohumique subtropicale ehatain-rouge

( Non publie' )

Situation géomorphologique t Glacis au prise d'une barre calcaire

Topographie : Pente faible

?!I& t e'r ia u originel : Marnes grises du crétace' inférieur

égé t a t ion

Régime agronomique : Ce're'ales.

O - 15 cm : Brun 7,5 YR 4/4 argilo-limoneux,structure grumeleuse 2 nuci-

forme,porosit6 moyenne,consistanca et cohésion faible,calcaire

faible,quelques petits cailloux calcaires,assez nombreuses

racine s.

I5 - 40 cm : Brun 7,5 YR 4/4,argilo-limoneux,structure nuciforme porosite'

moyenne B assez forte,coh&sion et consistance moyenne,quelques 2

petits cailloux (plue rares que dans l'horizon pre'cédent) ,calcaire

moyen, bon enracinement.

40 - 65 cm : Brun rouge,5 YR 4/4 - argileux,structure polyèdrique grossiè-

re (5 cm) se de'faisant en polyèdres fins , quelques faces laisantes

porosité tubulaire moyenne à faible cohésion

moyenne à forte,consistance forte,quelques petikes taches

calcaires arrondies (Ø 095cm) calcair8,racines.

65 - 95 cm : Brun rouge,5 YR 4/4,argileux,structure prismatique moyenne

(IOcm) se difaisant en cube à faces subhorizontales lisse'es

puis en polyèdres fins, porosité tubulaire moyenne B faible,

cohésion et consistaqce fortes,quelques petits granules et

taches calcaires,calcaire,racines peu nombreuses.

95 -I 15 cm : Brun rouge-5YR 4/4,argileux, structure cubique quelques pla-

quettes B faces lissées,miroirs de glissement,petits granules

et taches calcaires,calcaire moyen à fort ,quelques racines.

ll5-l5O cm s BrW rouge 5 YR 4/4 panachmes grises et plages blanches

( calcaire) argilo-limoneuse , structure polyèdrique moyehne

bien individualisée,porositQ faible,consistance et cohésion

forte,amas calcaires pulvesulents plus ou moins consolide's

concrGtioiis moyennes (I à 2cm) très peu de racines,calcaire

fort.

150-175 ca:: Gris B taches brun rougeâtre et quelques taches bleutées

'I 75

( oouleur de l'altération de marne) ,limono-argileux,structwe

polyèdriqne mal de'finie,on retrouve le litage de la marne,

filons de calcite,petites taches noires ferro-manganeuses,caL

Caire fort,peu de racines.

I Gris,horieon d~alt6ration de la marne,fragmentation en 616-

ments dfe forme polyèdrique vaguement arrondie par pellicules

de desquamation cassure plus ou moins conchoTdale.


O - 15 cm 45 ?5

15- 35 Cm 43 O

35- 60 cm 5095

-60-87 CIII 5095

87-115 CIU 47,o

I 1 5 -1 40cm 42 9 5

.I I

140-1 80cm 42 t5

--

ANNEXE -XXXIIbis-

Bases Qchangeablea -r----

I

--LIEL$L -. er libre

I .-.-Y


Description du prof il

SOL A MULL

Sol brun forestier

P.DIMANCHE - Profil 147

( non publie' )

Situation ge'omorphologique :

Topographie f

Ve'ge'ta-bion

1La-f; gria u origine 1

Carte Fernana

: Chhe Zeer, + Ageraonia Eupatoria

: Argiles de Iloligocène.

O - 20 cm t Humifère ,gris très fonce',' argilo-limoneux ,BtPUCtUre bren

8% de'veloppe'e finement grumeleuse,moyennement nuciforme,&

tendance polyèdrique.Trk3 colonie6 par les racinea e% radicelles,cohGsion

à sec,cailloux peu abondants,limite in960

rieur nette .

20 - 50 cm : Peu humifère , , argileux,structure finement po1ykdriqu.e;

bien développ8e,colonise' par les racinea,abondantes,limiLe

*2

infgrieure asse5 nette .

50 - 100 cm $ Non humifère , très argilehx,structure finement et mopmement

polyèdrique bien d8veloppée,paeudogley moyen,tache8

grises et ocres assez abondantes,racines assez abondantes,

limite inférieure progressive .

100 cm et plu $ Argile oligocène peu alt6r6e,sc@iateu€ielà très fort ..

pseudogley , taches grises abondantes,rarea racines, ,


Description du profil

SOL A MULL

Sols bruna lessive's -

P.' DIMANCHE - Profil 1.14 - Etude n0303

Situation gQomorphologiqlle 5

Topographie f

Ve'ge'tntion Peuplement de chène-liège

hla tBriau originel : Argiles et grès de lroligoc&p&.

O - 10 ca $ Llmono-sableux,Très humifèrerNoir ( 5 YR 2/1).Racinea et

, radicelles très abondantes,' Meuble. Friable .Sec,

10 -

20 em t Brgilo-sableux,AsseFz humifère.Brun fonce' (7,5 YR 3/2J,Faiblemen%

de'coloré par taches,Racines assez abondantes,

20 - 40 cm s Argilewr,Diffusion de ltHUmus par trainges' de long dea faaes

de structure.Brm jaune (10 YR 5/6).Racines pea abondantes.'

40 - 60 cm z Argileux, Brul jame fonce' (10 YR 4/4).QUelquea %schee, ocreB ...

et grises de pseudogley,& la base.Racines peu abondantes,

60 - 80 cm t Argileux - tacheté fortement de gris et d'ocre - racinea

abondantes,

80um et plue t Argileux - tachetë fortement de gris et d'ocre.


Description du profil

SOL A MULL

Sol lessive' hydromorphe

-----

P. DIMANCHE - Profil 47 - Etude n0303

II-_-

Situation g6omorphologique I

Topographie

Vêg6tation

JfiatGriau original

% Forêt de chêne-Zeen et che"ne-libge.

..

t Argiles schisteUsea de lloligjocène.

O L. 15 cm 1 Sablo-limoneux (argile 10 %)- brun très fance'(1OYR 2/2)humifère

(499 %)-c/N:I~,o -PH : 5 (H~o) ~ 4,3 (K C1)structure finement

grumeleuse ,moyennement nuciforme asaez développgemeuble

œfriable - frais- q uelques cailloux,racines et radioellea

assez abondantes,

I5 - 30 cm 3 Sablo-limoneux (argile :6%)-brun fonce' B brun(1OYR. 4/3)-assen

humifère(? ,43 $)4/N~7~4 -pH r5,3(%0)-4,3 (X Cl).

30 - 55 cm 3 Sablo-limoneux (argile :9 $)-brun jame clair(1OYR 6/4)-très

peu humifère (O,52 $)-G/Nt6,2 -pH :5,2 (H20)- 5,3 (K Cl) sane

Btructure :fondu 8. ltétat frais-caillou abondants-racines

abondantes.

55 - 90 om : Sablo-limoneux (argile 6 $)-brun jaune (IOYR 5/6)-non humifère

(0,28 $)-C/N r3,3 -pH :5,2 (H cl)-4,6 (K Cl)-faible pseudogley-

taches de réoxydation du fer nettes mais peu abondantes.

90 - 120 cm P Argilo-aableux-textue e'qnilibrée (argile 25$1)-brun vif('7,5

YR 5/8)-pH s4,8 (H20)-4,1 (K Cl)-structure moyennement nuciforme

?i polyèdrique peu développée - meuble assez friable -

pseudogley moyen : taches de réoxydation du fer nettes et

assez abondantea - cailloux abondants-racines assm abondantes.

120- 160 cm s Argilo-sableax (argile :34 $)-struct;bre finement polyèdrique

assez de'veloppe'e -assez meuble -assez cohe'rent - pseudogley

moyen - caillokx abondants-racines amez abondantea.

160 cm et plus : Argile schisteuse - bigarre'e

Re'sUltats dfanalyses

Profondeur I

o - 15 CM

15 - 30 cm

30 - .55 om

55 " 90 cm

90 - 120 cm

120 - 160 cm

--..-

10

6

9

6

25

34

GranulomQtrie 4i',

-

--.

Grav.

0,158

0,112

0 1 o49

0,049

de rouge et de gris.

-

pH /C/N

I

513 7r4

5,s I 6?2

592 1 393

498 i

499 1


Desoription du prof il

2

O

-

PODZOLS ET SOLS PODZOLIQ,UES

Sol podzolique à pseudogley

.. . .

P..DIMA.NCHE -Profil 148 -Carte de Fernana

( non publie' )

Situation gdomorpholoque -r

Topographie s yetite Crète de grès

V e'ge'ta t ion : Ch8ne lièges m6diocres

+ maquis & Erica Scoparia

Lavandula Stoeohas

Arbutos Unedo

Halimium tralimifolim

Erica Arborea

Viburnnm 'Pinus

Cytisuts triflorus

Materiau original o Grès oligocène.

O om I Ao I Mince,discontinu de feuille de chtke-liège,

- 10 cm 1 A, t Brun très foncé (IOYR 2/2),Tr&s humifère,atructure grumeleuse,assea

d6veloppée,trBs friable,tr&s abondants grdim

de silice non rev$tus,sacines et radicelles très abondantes,

limite in9 érieure nette a

10 - 40 cm I R21r Sableux,brun très pêle (IO YR 7/3),particulaire (wc>

fondu (frais) frange de diffuaion de LIhumm su aomet,

gros fragments de grBs assez abondant8,racines assez

abondanles.

40 - TO cm 8 A223 Sableux,brun jaune (?Om 5/6),quelques taches ocresleans,

structure,racines peu abondantes,gros fragments de grhe.

70 - 90 om 1 AE L Sableux,brun jaune clair B taches ocres (grès décompoa68

à abondantes gley radiculaire (peu abondant),racines peu

* abondanteg.

90 -130 em t Bg : Argiloesableux,brun janne (IO Mi 5/8),taches ocree abondantes,grises

peu abondantee,racines asaez abondanterr,

abondants fragments de grès.

130-150 cm t GG s Argileux,bariolQ de gris olair (5 YR 7/2)et rouge(2,5YR

4/6) teinte de fond (brun jaune-10 YR 5/8),pea abondante

etructure polyèdrique bien de'velopp6e - racines assea

abondantes.

I50 om et plus t Grès reve^tu de rouge,


Description du profil

O

30 .

Coordonnëes

Topographie

v e'g e't a t i on

nqatgriau originel

Profondeur

SOL A SESQ,UIOXYDES

Rouge mgditerranéen non lessive' modal

J-P.COINTEPGS -CG I (non publié)

- -

et Y = 378,6,

altitude 5OOm environ.

t X = 538,g

Granulométrie $ co Ca R6-t;.

n ' L 3TF SF SG --I 3 O

o " 30 cnl 47 29 8 6 2 O

30 -- 90 om 6-1 20 6 5 1 O

90 - 210 cm 68 15 8 5 1 1 0

210 - 300 Cm 74

t pente très forte.

s Forêt à collitris

: Terra Rossa dans un calcaire jllraesique.

.I 30 cm # Brun rouge fonce' 5 YR 3/2 (hwnide)humifBre,grumsLe~~,oo~sion

faible,poroaité forte,non calcaire.Pasaage très progressif,

90 em : Brun rougea^tre 5 YE ou 2,5 YR 415 polyèdrique 2 grumeleux

cohéaion faible nombreux débris de calcaire mais la masse rouge

ne fait pas effemeacence.Horiz~n inclus dana un fisaure plue

ou moina large,Passage progressif,

90 - 210 cm : Rouge jamatre 2,5 YR 4/6 ,polyèdrique surstructure poly'êdri-

que grossière & oubique poroeit6 très faible cohésion et con-

sistance moyenne non calcaire.

220- 300 cm t Rouge jaunstre 2,5 YR 4/6 polyèdrique bien développe' Bur

structure polyèdrique moyenne 8. grossi~re.Porosit8 tr'ea faible,

cohésion forte,consistance moyenne quand est sec quelques

gros nodules calcaires peu durcis - calcaire,

Tr5a nombreuses racines sur tout le profil,

2 I i 2,6

I

%

2798

30,2

30t7

30,6


Desoription du profil

SOL A SESQUIOXYDES

Sol rouge méditerran6en non lessive' modal

Topographie

t Glacis & forte pente 7 %

TQggtat ion 't Jachère

Matgriau originel t Grès oligocène,

A" ~XXXVIIJ-

O - 20 cm a SableLuc,polyèdrique mal individualise - porositb moyenne

cohésion faible - non calcaire.

20 . 50 cm : 5 YR 4/6 humide et sec sablo-argileux - polyèdrique moyen,

tendance un le'ger lissage dea faces,porosit6 forte -

humide collant, quelques ve'nules rouges plus form6es

. ( 5 YR 3/6 ?l.

50 cn ? Gr&a altgr6 jaune fonce humide - alte'ration en boule

5 YR 4/6 ,localement 5 YR 3/4 - porosité faible,humide

collant.

Re'sultats ci analyses

Racines nombreuses juequ1à 5 cm,quelques racines rare8 dam

les fissures du grkt juequrà 80 em, Autour de ce8 raoinee

paeudogley radiculaire ).

t C1,CB 22 5 YR 618 B 5/8 suivant degré droxydation et humide

= 5/f3+ 4/81.


,

DescripCion du profil

SOL A SESQUIOXYDES FAIBLEMENT

FERRALLITIQ,UE

S-P.COINTEPAS et P.ROEDERER tcarrière

Situation g6omorphologique o

Topographie L

Végétation

MaiSriau originel '

de Tamera -(non publie')

t For& de chane li&ge

t Grès e t argile miocène plm

intrusions (darites 2).

O - 30 cm : Brun-rouge-fonc6 humifère - polyèdrique Qmousd à grmelellx

poremytr8s humide - racines très nombreuses.

30 . 100 cm d Rouge poly&driqne fin 2 moyen bien d6velopp6 légère a'cructwre

prismatique .Agre'gats très liasgs - compacteTaches xloildtree

de fer.

100- 300 cm z Rouge 8 t6claircit progreasivemen~,concrgtions de fer et

manganèse de plus en plas nombremes,

300 cm : Rouge plus clair- taches jauneaeL6ger Weudogley au niveau

des racines.

'

----I

profondeuri-" 1 L 1 STF ! SF

1 75

o " 15 cm 21 '

15 - 25 CIU 24 16

4495

1 27

25 9 5

25 -100 om 40 12 825 1495

100-145 cm 44 I3 1195 16,5

145-190 cm 44 I 14 10Y5 16,5

190 et + 38 15 12 22Y5

II_

Profondeur Ca Ng K

-c--- me% . Ime 5 ne-$

O . 15 cm 1495 1 0937

15 - 25 cm 12,6 O,4 O,67

Na

me $

0,62

0,75

35 -100 cm 5,4 3 0925 o937

700-145 om 594 0,6 0,lO 0,25

145-190 on I 5 0,8 0,lO I 0,25

190 et + i 4,6 I 0,4 I0,12 1 0,25


SOL HYDROMORPHE HUMIFERE

( Tourbière)

e=-=-=-=-=-=-

P. ,ROEDERER - PrlrPfil RDF-5 ( ine'dit)

Situation t 2 IO km 8. lkEst dlAYn Draham.

GBomorphologie : Cuvette entre des bancs de grès

ANNEXE - XL -

Mate'riau originel : Argiles et grès de Iloligocène (numidien) I

VQge'tation : Heleocharis

quelques sphaignes

beaucoup de mousses.

- Deqcription du profil :

O - I cm : Très noir ,riche en mati&re organique aablo-limoneurr,riche en

sable grossier, humide, collant.

1 - 40 cm e Plus rougeâtre,plus sableux,humide,plus riche en matière organique

40- 80 cm : Brun$trs,aablewc,riche en matisre organique,odeur de sulfure,

riche en fer.

80-100 cm 3 Plus gris,sablo-limoneux,argile plus marqu&,moins de matière

organique ,suif ures.

140-160~m z Brun gris,limono-argileux,structM.e continue,moina riche en

fer.

160-200~1~ t Gris,argilo-limoneux,compact,très humide,peu de matière organique.

Réa ult ats d t ana lyses

8

4

10

?O

16

32

Extrait eatme'


Altitude L 575 IR

SOL HYDROMORPHE HUMIQVE A GLEY

r=-=-=-æ-

P.DIMANCHE - Profil NO39 -Etude 303

Situation 8 Thalweg en pente très forte (60%)ravin : gros blocs de grès

en ourface.

BQg6tation 3 Beam chenes zeen. Maquis clairsemé - Pteridium aquilinum .I

Rubus - Dryoteris.

Sol : Liti'Bre tree épaisse (5B 10cm) de feuilles non décomposées (L)et

particulièrement décompos6es (F) I teneur en matière organique o

26989 $ - C/N O 78.

Description du profil :

O - 25 cm s Sablo-limoneux (argile 9%)-très humifère (8,19$)-CN ; 17,8 -

PH : 4,9 ( H~O) - 4,1 (K cl)-strucJGure finement grumeleuse,

moyennement nuciforme -abondants grains do sable de'cape's -

fragments organiques non de'composQa - cailloux asses abondants

- meuble - friable - ra.cines 5-t radicelles très abondantes.

25 - 60 cm : Terxture e'quilibrée 4 brun très fonce' (IO YR 2/2)-trks humifère

(6,55 $)-C/N t l5,O - pH yo 4,5 (H20)- 3,9 ( K C1)- structure

moyennement nucifornie å pofyèdrique peu définie (frais)cailloux

abondants - maubls - friable - racines très abondantes.

60 - 85 cm : Sablo-argileux - gris très fonce' (IO -E3 3/l )-humifère (3,27$)-

C/N : 16,9 - pH :4,5 (H20)-4,2 (K Gl)-taches rouilles abondantes

pseudogley assez fort -cailloÌz abondants structure

finement polyèdrique et rtoyennemant polyèdrique B nuciforne

bien dfheloppe'e - racines assez abon~aEtes,

85am et plus t Presque complètement re'duit a' gley B gris bleuté B tacha

rouilles - quelques racines -cailïcu;: abondants - suintemen%

permanent.

4 Prof onde

A

Granulométrie $ 11"

I L I STF ISF ISG


SOL HYDROMORPI3E A PSEDDOGLEY

.- .

ANNEXE - XLII -

Sol peu humifère B pseradogIep,$ taches et concrétions sur

aahle Qolien remanié, ..

, .

Situation I Terrasse de ftOtied E l Herka dans lfHenchir Nouaden.

Pente q-3 $+

TfBgBta-Iiion t. -Ormenie mixta

Description du profil I-

-Trifolium arven-ae

O - I5 em o horizon frais,bariolg de gris et de gris-beige,texture sebleu-

se,structure particulaire, trh poreup,peu cohérent,quelques

graviers de gr&s,racines fines très nombreuses,

2 15 cm I pnsaage ondule' et graduel.

I5 à 25 cm z horizon hhmide,beige tacheté de brun,se débitant en éclats

anguleux,2 &lata de silex noir Ibéro-MQrusien,semblable

pow le seste à Ilhorizon prëc6dent.

2 25 cm f paseage interrompu et graduel.

25 40 em : horizon mouill6,beige-clair tacheté de brun,quelques cailloux

de grès et quelques concrétions %runeeg

40 - 45 cm s horizon tremp6,lit de concrétions,quelquea gros galets de

grès, exutoire des horizons supérieurs ,

à 45 cm passage régulier et tranche',

45 - 100cm z horizon,humide,bariolG de brun et de brun-rouge,quelqwa

taches grises,texture sablo-argileuse 5 Qquilibrée,structure

massive , poreux,cohérent

à 100 cm : passage régulier et diffus,

100 à 150 cn :horizon humide,bariolG de gris ,de brun et de brun-rouge9

texture sablo-argileuse ,structure massive, poreux, cohérent

(les déblais secs sont trk cohérents).


. I'

t

I RbsllZtats d'analyses

Profondeur . I

._ AKtG3X% - XLIII-

SOL RYDROMORPHE A REMISE EN

MOWEMENT DU CALCAIRE

A .MORI -Relations Sol-végétation( inédit)

Profil No 14

-w---r-

Description du profil

- Topographie : Pente nulle

- Matériau originel t Limon issu de les limons rouges

eux-mgmes issis de grès.

- Ve'ge'tation I Bude'rales et Messicoles.

= Drainage : Plan dteau à profondeur

Granulométrie $ pH O0 Ca 19.0. $

3

A I; STF SF SG %

O - 25 cm 37 27,5 16 12 6 8130 711 1993

I

25 " 47 57 10 -14 12 590 0,50 4s4 14,9

47 - 1 90 41 12395 11 13 10 8,30 26,l

90 -160 I 34 119 19 10 26 8935 35,7

I I

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