initiation au calcul pratique de… - Ctba

ctba.fr

initiation au calcul pratique de… - Ctba

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info

L'implication du CTBA dans la

démarche de vérification

de la chaîne de contrôle

Emballages en bois : la stratégie

du CTBA

Comprendre et interpréter

les variations dimensionnelles

des bois sciés

Deux nouvelles normes à

paraître sur les escaliers en bois

Finition en ameublement :

les avancées des technologies

poudres

Le mobilier en fin de vie :

collecte et valorisation

(Deuxième partie)

Une journée technique

sur le mobilier en fin de vie

et l’écoconception

(Deuxième partie)

N ° 9 6

A o û t

Septembre

2 0 0 2


Demandez le calendrier 2002

Pour toute information

concernant les programmes

de formation :

Formations hors ameublement :

Section CTBA Formation

Tél. : 01 40 19 49 83

Fax : 01 40 19 49 57

e-mail : formation@ctba.fr

Formations ameublement :

Anne Peyroutas

Tél. : 01 40 19 49 00

Fax : 01 40 19 92 97

e-mail : anne.peyroutas@ctba.fr

Octobre

1 er au 3 Paris Charpente : initiation au calcul pratique de structure

1 er au 3 Paris Nouvelles finitions sur bois : comment les réaliser

8 Paris Bois traité à haute température : process, produits et marchés

9 Paris Connaissance et mise en œuvre des panneaux dérivés du bois

en structure

9 et 10 Paris Pathologies du bois dans la construction :

insectes et champignons

10 Paris Maîtriser la qualité des approvisionnements

(revêtements et rembourrages pour sièges et literie)

10 Paris Connaissance et mise en œuvre des panneaux à base de bois

dans l'agencement et la décoration

15 et 16 Paris Mettre en œuvre la chaîne de contrôle de l'entreprise,

selon les exigences d'un référentiel d'écocertification

16 et 17 Paris Traitement préventif des bois aux sels métalliques par autoclave :

techniques, normalisation, produits et responsabilités

16 et 17 Paris Finitions des surfaces en ameublement :

produits et mise en œuvre

17 et 18 Orléans Pose de charpentes industrialisées :

le dernier maillon de la qualité

21 au 23 Paris Savoir utiliser et maîtriser les nouveaux matériels d'affûtage

21 au 25 Paris Perfectionnement en affûtage scierie

21 au 25 Paris Reconversion en affûtage scierie

23 et 24 Paris ISO 14001 : gérer l’environnement

23 et 24 Paris Préservation et finition

Novembre

5 au 7 Paris

ou Bordeaux Charpente : le calcul adapté au matériau bois

14 Paris Comportement au feu du mobilier rembourré

Comment répondre aux obligations de sécurité

18 et 19 Paris Maîtrise de l’argumentaire technico-commercial

en ameublement

18 au 20 Paris Savoir utiliser et maîtriser les nouveaux matériels d'affûtage

18 au 22 Paris Perfectionnement en affûtage scierie

18 au 22 Paris Reconversion en affûtage scierie

19 et 20 Paris Améliorer les finitions en contrôlant la qualité

21 Paris

ou Bordeaux Calcul des fermes selon le DTU 31.3

25 Paris Palettes en bois : respect des exigences environnementales

27 et 28 Paris Maîtriser l'aboutage et le panneautage du bois dans

l'ameublement et la menuiserie


Exploitation forestière - Scierie - Emballage

● L'implication du CTBA dans la démarche de vérification

de la chaîne de contrôle

2

● Emballages en bois : le CTBA dévoile sa stratégie

5

● Dimensions des bois sciés : les comprendre et interpréter

leurs variations

8

Bois dans la construction

● Deux nouvelles normes à paraître sur les escaliers en bois

Ameublement

● Les avancées des technologies poudres

14

● Le « 100 % massif » en ameublement : l’avis du CTBA

● « Le meuble : produit écologique ? » : une journée technique sur le

19

mobilier en fin de vie et l’écoconception (Deuxième partie) 23

● Le mobilier en fin de vie : collecte et valorisation (Deuxième partie) 28

Service Lecteurs

Prix de l’abonnement (6 numéros par an) :

46 € pour la France

70 € pour l’étranger

ISSN : 0296-8541

Bulletin d’abonnement : voir page 31

Prix au numéro : 8 €

96

Août

Sept

2002

Publication exonérée de TVA

(article 298 DUODECIES DU C.G.I.)

Copyright CTBA

Imprimerie CARACTERE 04 71 48 05 46

Commission paritaire n° 77523

Dépôt légal : Septembre 2002 - Imprimeur n° 7-105

Directeur de la publication : Daniel Guinard

Rédaction : Didier Luro, Françoise Vigier

Ont participé à ce numéro : Patrice Chanrion,

Alain Demange, Philippe Ferro, André Hoquet,

Sophie Labrousse, François Plassat, Marie-Lise Roux,

Cécile Vigouroux.

12

31

CTBA INFO

10, avenue de Saint-Mandé

75012 Paris

Tél. 01 40 19 49 06

Fax 01 40 19 91 52


Exploitation forestière

Scierie - Emballage

L’implication du CTBA dans la démarche

de vérification de la chaîne

de contrôle

Le système français de certification de la gestion

forestière est maintenant opérationnel, grâce

notamment à la prise en compte des spécificités

régionales. Le CTBA, en tant qu’organisme mandaté

pour réaliser les audits de vérification de la

chaîne de contrôle des approvisionnements, participe

activement à cette démarche.

C

à partir de 1998, à l’issue

’est du symposium de Versailles,

que l’Europe, qui dispose de

massifs forestiers morcelés appartenant

à des propriétaires aussi bien

publics que privés, a mis en place le

PEFC (Pan European Forest Certification

Scheme). Le PEFC base son principe de

certification sur les six critères adoptés

lors de la Conférence d’Helsinki de

1993 (voir encadré) et permet à

chaque pays de l’Union européenne

d’en adapter les lignes directrices dans

un référentiel national.

Le schéma français de certification de

gestion forestière durable a été validé

LES SIX CRITÈRES D'HELSINKI

La conférence paneuropéenne sur la forêt d'Helsinki de 1993 a précisé les grands axes de la

gestion multifonctionnelle durable des forêts européennes, sur la base des six critères suivants :

1. Conservation et amélioration appropriée des ressources forestières et de leur contribution

aux cycles du carbone mondiaux

2. Maintien de la santé et de la vitalité des écosystèmes forestiers

3. Maintien et encouragement des fonctions productives de la forêt

4. Maintien, conservation et amélioration appropriée de la diversité biologique des écosystèmes

forestiers

5. Maintien et amélioration appropriée des fonctions de protection dans la gestion des

forêts

6. Maintien d'autres bénéfices et conditions socio-économiques

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002

2

par PEFC Europe en juillet 2001. Le

point fort du schéma français réside

dans la prise en compte des spécificités

régionales. En effet, il se base sur la

constitution d’Entités Régionales (ER)

qui se sont mises en place progressivement

depuis fin 2000. Ces ER, qui ont

pour mission de définir la politique

forestière, sont constituées de représentants

de propriétaires et gestionnaires

publics (ONF), privés (CRPF -

Centre Régional des Propriétaires

Forestiers) et d’associations impliquées

dans la protection de l’environnement

(associations de chasse, de pêche, de

randonneurs…). Ce schéma s’inscrit

dans une démarche de certification

validée par un audit réalisé par un

organisme de certification mandaté

par PEFC France.

La certification d’une ER n’entraîne pas

la certification de fait de l’ensemble

des forêts de la région concernée. En

revanche, PEFC France délègue à cette

entité régionale l’autorisation de délivrer

le droit d’usage de la marque PEFC

à tout propriétaire forestier public ou

privé qui, par une démarche volontaire

formalisée, s’engage à respecter les


En France, dans les vingt-deux régions qui se

sont déjà engagées dans la démarche de certification

forestière, les propriétaires privés

et publics ont la possibilité de commercialiser

des bois issus de forêts gérées durablement,

et ainsi bénéficier du marquage PEFC.

critères et les indicateurs de gestion

forestière qu’elle a définis.

En juin 2002, les vingt-deux régions

françaises se sont engagées dans la

démarche de certification forestière à

travers vingt entités régionales (quatre

régions se sont couplées). Aujourd’hui,

sept d’entre elles sont certifiées :

Bourgogne, Normandie (Basse et

Haute), Rhône-Alpes, Centre, Pays de

Loire, Bretagne et Aquitaine. Dans ces

régions, le propriétaire privé ou public

qui respecte les critères définis peut

demander dès à présent son adhésion

à l'ER pour mettre sur le marché des

bois issus de forêts gérées durablement,

et ainsi bénéficier du droit d’utilisation

de la marque PEFC.

Des approvisionnements

aux produits finis

Cette certification est essentielle dans

le cadre de la préservation du milieu

naturel et de l’environnement, mais

elle passe aussi par une reconnaissance

du marché. En effet, lors de l’achat

d’un produit fini (meuble, parquet,

charpente…), le consommateur final

doit avoir la certitude que le logo PEFC

inscrit sur le produit certifie bien une

contribution à la préservation de l’environnement

forestier. Pour cette raison,

un dispositif a été mis en place entre la

forêt et le consommateur final. Il vise à

attester que le transformateur, le fabri-

cant et le négociant ont bien contribué à

la gestion durable des forêts par un

approvisionnement en bois certifiés. A

cet effet, le système PEFC prévoit une

reconnaissance de ces professionnels à

travers l’audit de leurs approvisionnements

et de leurs flux de matière première

qui se traduit par la vérification

de la chaîne de contrôle. Cette dernière

fait l’objet de la remise d’une attestation

délivrée, après audit, par un organisme

certificateur mandaté par PEFC.

Le CTBA, qui s’est investi dès l’origine

des travaux menés par la France et les

organisations professionnelles, est l’un

des organismes mandatés pour effectuer

ces audits.

Douze entreprises ont déjà obtenu leur

attestation suite à un audit du CTBA et

bénéficient ainsi du droit d’usage de la

marque PEFC et, à ce jour, plus d’une

vingtaine d’entreprises ont demandé la

vérification de leur chaîne de contrôle.

Si dans l’entreprise, le suivi de la matière

première est généralement bien géré, la

nécessité de mettre en place des procé-

Douze entreprises ont déjà obtenu l’attestation

PEFC suite à un audit du CTBA et plus

d’une vingtaine ont demandé la vérification

de la chaîne de contrôle de leurs approvisionnements

pour bénéficier de ce marquage.

3

Exploitation forestière

Scierie - Emballage

dures internes formalisées n’en demeure

pas moins réelle. L’objectif est d’être

en mesure de distinguer avec certitude

le bois issu de forêts certifiées de celui

qui ne l’est pas. Pour ce suivi de la

matière première, trois méthodes peuvent

être utilisées en fonction de l’activité,

du process et de la part de bois

certifiés constituant les approvisionnements

: la méthode de séparation physique,

la méthode de parité et la

méthode de pertinence.

Une méthode

pour chaque cas de figure

La méthode de séparation physique

est la seule admise pour les

exploitations forestières. Les unités de

transformation peuvent aussi adopter

cette méthode, mais elle impose une

séparation totale dans l’espace ou

dans le temps des produits. Dans ce

cas, tous les produits issus d’approvisionnements

à partir de bois certifiés

sont certifiables.

La méthode de parité peut être choisie

par toutes les entreprises de transformation.

Son principe est que le

pourcentage d’approvisionnements

issus de forêts certifiées PEFC donne

droit à la mise sur le marché d’un pourcentage

équivalent de produits de

même catégorie pouvant recevoir le

marquage PEFC. La notion de catégorie

varie en fonction de l’activité et doit

faire l’objet d’une définition précise

par l’entreprise sur la base des règles

établies dans le référentiel PEFC. Cette

méthode impose le suivi des approvisionnements

mais aussi celui des

ventes, puisque les pourcentages d’entrée

et de sortie doivent être identiques.

En outre, cette méthode est à

utiliser pour un pourcentage d’approvisionnement

en bois certifiés inférieur à

70 %. Au-delà, c’est la méthode de

pertinence qu’il faut adopter.

La méthode de pertinence est applicable

dans toutes les entreprises, à

l’exception des exploitations forestières,

pour des approvisionnements

constitués à plus de 70 % de bois certifiés

PEFC.

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002


Ameublement

Exploitation forestière

Scierie - Emballage

Différentes méthodes de suivi de la

matière première peuvent être utilisées

en fonction de l’activité de l’entreprise,

de son process de transformation et de

son pourcentage d’approvisionnements

en bois certifiés.

Dans ce cas, l’ensemble des produits

peut bénéficier de la marque PEFC.

Un suivi en moyenne mobile sur un an

est exigé.

Des actions de formation

régionales ou nationales

Pour certaines entreprises, la mise en

place de la chaîne de contrôle est perçue

comme une démarche simple, qui

constitue une opportunité de positionnement

sur le marché. Pour

d’autres, elle paraît compliquée parce

que son contenu n’est pas parfaitement

connu. Pour faciliter l’accès à

cette démarche, un certain nombre

d’initiatives régionales ou nationales

ont été ou seront mises en place dans

les prochains mois.

Tout d’abord, PEFC France a créé et

pilote un Groupe de Consultation de

la Chaîne de Contrôle (G3C) constitué

de représentants de la FNB, de

l’AFOCEL et du CTBA. Le G3C est

chargé de compiler les questions

posées par les professionnels lors de la

mise en place de la chaîne de contrôle

et de répondre aux points précis

Plusieurs actions de formation régionales et nationales ont été prévues pour faciliter la

mise en place de la chaîne de contrôle dans les entreprises.

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002

4

non développés dans le référentiel de

base, mais qui nécessitent une réponse

uniforme et cohérente à partir

d’expériences de mise en œuvre. Un

recueil de ces travaux, sous forme de

questions-réponses, sera prochainement

transmis aux organisations professionnelles

après validation par le

bureau de PEFC France.

Par ailleurs, à la demande d’interprofessions,

des actions collectives de formation-action

ont déjà été organisées

par la structure de formation du CTBA

et d’autres actions sont en cours de

négociation. Enfin, au niveau national,

en partenariat avec PEFC et le

CTBA, la FNB a mis en place un module

de formation collective d’une journée.

Cette formation permet aux

exploitations forestières et aux scieries

de s’approprier les outils et la méthode

pour les appliquer dans leur entreprise,

et ainsi se préparer dans de

bonnes conditions à un audit de vérification.

L’écocertification a fait jusqu’ici couler

beaucoup d’encre, notamment sur les

points forts et les insuffisances des

différents systèmes existants. En

revanche, le travail de fond réalisé n’a

pas fait l’objet d’une large diffusion.

Aujourd’hui, la valorisation de la gestion

durable des forêts à travers le

référentiel européen PEFC est entrée

dans sa phase opérationnelle. Après

les forestiers, c’est au tour des transformateurs

de mettre le pied à l’étrier.

Philippe Ferro

LISTE DES ENTREPRISES BÉNÉFICIANT DU DROIT D’USAGE DE LA MARQUE PEFC

La liste des entreprises disposant d’une attestation de vérification de la chaîne de contrôle et bénéficiant du droit d’usage

de la marque PEFC est envoyée sur simple demande au CTBA (Myriam Houry – Pôle Bois Sciage Emballage

– Tél. : 01 40 19 49 47 – Fax : 01 44 74 65 21).

Cette liste peut aussi être consultée et téléchargée sur le site Internet du CTBA (www.ctba.fr), rubrique « Nos certifications »

sur la page d’accueil.


Exploitation forestière

Scierie - Emballage

Emballages en bois :

le CTBA dévoile sa stratégie

Contribuer à défendre et à développer le bois dans

l’emballage de façon active et durable fait partie

de la stratégie 2000-2003 du CTBA. Pour

atteindre cet objectif, le Centre a mis en place

plusieurs actions articulées autour de cinq

thèmes principaux. A terme, les emballages en

bois devraient acquérir l’image de produits

modernes, innovants et adaptés aux besoins de

la logistique actuelle des entreprises utilisatrices.

Dans l’emballage, le bois

souffre d’un déficit d’image

qu’il est indispensable de combler

rapidement ; dans le cas contraire,

on risquerait de voir certains matériaux

concurrents étendre leurs parts de

marché et menacer le bois là où il doit

conserver la primauté pour de multiples

raisons. A chaque besoin d’emballage,

de logistique et de transport,

le bois est en mesure d’apporter une

5

solution économique et performante :

emballer, protéger, transporter, stocker,

l’emballage en bois est en mesure

de le faire et de le faire bien.

Dans le cadre de sa stratégie 2000 -

2003, le CTBA a décidé de contribuer

à la défense et au développement

du bois dans l’emballage, de façon

forte et durable. Pour atteindre cet

objectif, le CTBA a construit sa stratégie

autour de cinq grandes thématiques :

1.

Mieux connaître les besoins de la profession et faire connaître

les moyens et le savoir-faire du Centre

2.

Répondre aux préoccupations environnementales

des producteurs et des utilisateurs

3.

Agir sur le matériau bois

4.

Analyser et intégrer les évolutions de la logistique

dans les emballages en bois

5.

Susciter et accompagner des transferts de technologie

au bénéfice des emballages en bois

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002


Dans le cadre de sa stratégie 2000-

2003, le CTBA a décidé de contribuer

de façon forte et durable à la

défense et au développement du

bois dans l’emballage.

Pour mener à bien cette stratégie, un

rapprochement marqué vers les industriels

a été jugé nécessaire, en considérant

que seule une connaissance

approfondie des besoins des secteurs

d’activité liés aux emballages bois permettrait

de mieux répondre à leurs

attentes. Des contacts directs avec les

professionnels ou via leurs syndicats

se développent chaque jour un peu

plus. Ainsi, le CTBA est désormais présent

à de grands rendez-vous comme

le salon de l’Emballage.

Cette année encore, sous la coordination

du CNDB, il mettra à la disposition

des visiteurs ses compétences

techniques, économiques, réglementaires

et de marché, en association

avec les différents syndicats professionnels

(SYPAL, SYNAREP, SEI et SIEL)

présents sur un stand commun (Paris -

Villepinte du 18 au 22 novembre

2002). D’autres occasions d’échanges

et de travail ont eu lieu, tels le 55 e

congrès de la FEFPEB, organisé par le

SYPAL à Bordeaux, ou encore la

Commission professionnelle Emballages

Bois à l’automne dernier. En présence

de nombreux représentants des syndicats

professionnels et du ministère de

l’Agriculture, le CTBA a réuni une

trentaine d’industriels à cette occasion.

Lieu privilégié d’échanges et de

décisions, cette Commission a largement

approuvé les grandes lignes de

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002

la stratégie Emballages Bois du CTBA,

dont elle a eu connaissance en avantpremière.

Le CTBA a pu aussi rappeler

qu’il dispose de moyens humains et

matériels dans le domaine de l’emballage

tout à fait uniques, à la disposition

des professionnels (voir encadré).

D’autres études et recherches, en

cours de réalisation ou en phase de

lancement, vont permettre de multiplier

ces rencontres sur le terrain,

notamment avec les fabricants et

reconditionneurs de palettes.

En outre, l’appellation du Pôle « Bois

et Sciage » s’est élargie en devenant

« Bois Sciage Emballage », signe extérieur

de reconnaissance pour les

industriels de l’engagement du CTBA

depuis plusieurs années dans le secteur

des emballages. Enfin, pour faciliter

les échanges d’informations, animer

l’ensemble des compétences

internes, offrir une plus grande qualité

d’écoute aux professionnels, Patrice

Chanrion, Responsable de la Section

Emballages, Séchage, Marchés a été

désigné comme Chargé de professions

Emballages Bois au CTBA.

Préoccupations environnementales,

une action

concertée

Par ailleurs, la prise en compte des exigences

liées à l’environnement est

depuis plusieurs années une préoccupation

majeure, qui doit être intégrée

par les industriels dans la conception

et la fabrication, mais aussi dans le

recyclage et la fin de vie de leurs

emballages. Aussi, un grand nombre

d’ingénieurs et de techniciens du

CTBA travaillent-ils actuellement sur

ce thème, au travers d’actions telles

que :

- le contact alimentaire, les produits

de préservation ;

- la valorisation matière et énergétique

des emballages en fin de vie ;

- l’application de la norme internationale

de la FAO sur les mesures phytosanitaires

pour les emballages bois et

bois d’emballages ;

- un programme d’accompagnement

et de mise en place d’un système de

6

EMBALLAGES BOIS AU CTBA :

UNE DIVERSITÉ DE COMPÉTENCES

ET DE MOYENS À LA POINTE DE

LA TECHNOLOGIE

• Les cinq laboratoires du Pôle

Construction du CTBA à Bordeaux :

- Les trois laboratoires de biologie,

d’écotoxicologie et de chimie

(recherches sur les produits de préservation,

identification des

insectes et champignons, essais

d’efficacité et d’éradication, qualité

microbiologique …)

- Laboratoire de mécanique et

structure (conception et calcul des

emballages par simulation numérique,

expertises lors de sinistres,

essais de résistance mécanique…)

- Laboratoire de caractérisation

des bois (développement du classement

par machine des bois de

palettes, qualification de la ressource

forestière)

• Le Bureau de normalisation bois

et ameublement (BNBA) : travaux

de normalisation concernant les

emballages bois sur les plans français,

européen et international

• Des compétences dans les

domaines des appuis techniques,

de la formation, des études et

recherches (privées ou collectives)

au sein des Pôles « Bois Sciage

Emballage » et « Construction »

• Une équipe spécialisée dans l’information

et la communication :

rédaction d’ouvrages, veille technologique

et stratégique, participation

aux salons professionnels…

Le CTBA mène actuellement de

nombreuses actions sur le thème des

exigences environnementales dans

le secteur des emballages : contact

alimentaire, préservation, mesures

phytosanitaires, valorisation en fin

de vie, mise en place de systèmes de

management de l’environnement…


management de l’environnement

(SME), conduit en commun avec

neufs fabricants et reconditionneurs

de palettes.

En ce qui concerne les qualités du bois

en tant que matériau d’emballage, il

importe, en premier lieu, de poursuivre

les études et recherches qui

visent à faire du bois un matériau

d’emballage dont les caractéristiques

en matière d’humidité et de séchage

soient optimisées, selon les besoins et

contraintes du marché. Le CTBA

entend notamment continuer ses

recherches sur la maîtrise du séchage

et la connaissance approfondie des

phénomènes de reprises d’humidité,

préalables nécessaires à la commercialisation

d’un nombre de plus en plus

important d’emballages lourds et

légers.

D’autre part, pour mieux satisfaire aux

toutes nouvelles exigences de la

norme phytosanitaire, le CTBA va

conduire prochainement une série de

cycles sur des palettes et éléments de

palettes, de façon à déterminer les

conditions optimales à appliquer dans

un séchoir classique pour atteindre un

chauffage à cœur à 56 °C durant 30

minutes.

En second lieu, le CTBA veillera à ce

que les bois d’éclaircie et de seconde

qualité continuent à être valorisés à

bon escient au travers des emballages

en bois, débouché majeur pour les

forêts françaises. Il en découle des

actions de conseils et de diagnostics

pour une recherche de la bonne adé-

Un guide pratique de recommandations d’utilisation

des emballages sur le plan de la sécurité est

actuellement en projet.

quation entre besoins de production

des entreprises et possibilités réelles

d’approvisionnement en matières premières,

de l’optimisation des outils et

circuits de fabrication, de l’amélioration

des rendements matière...

Par ailleurs, la logistique est devenue

aujourd’hui un point-clé de la stratégie

des entreprises. Les évolutions

sont rapides : influence du commerce

électronique, automatisation croissante,

délocalisation des unités de production,

modification des flux de marchandises…

Les conséquences sur la

fabrication, le reconditionnement et la

gestion des emballages se font d’ores

et déjà sentir. Cette nécessité de bien

intégrer cette nouvelle donne du marché

a été prise en compte dans le

nouveau « Référentiel qualité du

fabricant, du reconditionneur et de

l’utilisateur de palettes et caissespalettes

en bois », réalisé par le CTBA

en partenariat avec le SYPAL sous

l’égide de l’association ECO-BOIS, et

publié en avril 2002. Plus généralement,

le CTBA va poursuivre ses travaux

sur l’élaboration de cahiers des

charges clients-fournisseurs à partir

de l’examen de spécifications des utilisateurs

et des évolutions réglementaires

et de marché, avec à la carte la

possibilité de mise en place de certifications.

D’autre part, la réalisation d’un guide

pratique de recommandations d’utilisation

des emballages en bois est projetée.

Ce guide portera essentiellement

sur la sécurité des personnes et

des biens dans la réglementation des

installations de manutention

et de stockage, un sujet éminemment

important, jamais

traité de façon exhaustive à

ce jour.

Nouvelles technologies

et innovation

A l’instar d’une majorité de

produits industriels et de

consommation, les emballages

en bois doivent bénéficier

des recherches de l’innovation

pour poursuivre leur

croissance ou reconquérir

7

Exploitation forestière

Scierie - Emballage

Collage de bois « verts », synergie bois-plastique,

emploi de panneaux OSB ou de bois traité à haute

température, nouvelles techniques d’assemblage…

autant de recherches en cours qui devraient permettre

aux emballages en bois de progresser et de

conquérir de nouvelles parts de marché.

des parts de marché. Face à une rude

concurrence des autres matériaux, il

est indispensable qu’ils puissent intégrer

les avantages de process éprouvés

dans d’autres secteurs d’activité,

par le biais de transferts de technologies

et de recherches. Dans ce domaine,

tout est possible et le CTBA initie

et travaille activement sur de nouveaux

programmes de recherches :

collage de bois « verts », synergie

bois-plastique, emploi d’OSB (panneaux

de grandes particules orientées)

ou de bois traité par haute température,

nouvelles techniques d’assemblages,

etc.

Les emballages en bois sont encore

trop souvent considérés comme des

emballages du passé, traditionnels et

peu évolutifs. Il s’agit là d’une idée

fausse et préconçue que le CTBA

entend bien récuser par ses actions et

recherches, et son soutien actif à la

profession.

Patrice Chanrion

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002


Exploitation forestière

Scierie - Emballage

Dimensions des bois sciés :

les comprendre et interpréter

leurs variations

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002

Les dimensions de la section d’un bois scié dépendent

de nombreux facteurs : variations dimensionnelles

du bois en fonction de sa teneur en humidité,

nature de l’essence, variations dues à la précision

du sciage, conséquences du processus de débit…

Il faut donc tenir compte des tous ces éléments pour

définir et interpréter les dimensions d’un bois scié.

Les bois ronds sont débités en

scierie à l’état vert, c’est-à-dire à

une teneur en humidité supérieure

au point de saturation des

fibres, qui est variable selon les

essences, mais qui se situe entre 27 et

30 %. Au-dessus de cette teneur en

humidité, on ne note pas de variation

dimensionnelle sensible, ni de déformations

provoquées par le séchage du

bois. Les déformations intervenant lors

du débit sont uniquement provoquées

par une modification de l’équilibre des

contraintes internes préexistant dans

le bois rond : ce dernier point est surtout

sensible avec les bois dits « nerveux

», comme par exemple, en

France, le hêtre ou certains frênes.

Par contre, au-dessous de cette teneur

en humidité, le bois va subir des déformations

et des variations dimensionnelles

dues au séchage. Ces variations

dimensionnelles ne sont pas les

mêmes selon les essences, ni selon

l’orientation des débits, puisque le

8

retrait radial est 2,5 à 3 fois moins

important que le retrait tangentiel. Le

retrait longitudinal qui est beaucoup

plus faible est presque toujours négligé

dans la définition d’un bois scié.

Au fur et à mesure que le bois scié

sèche, sa section diminue donc de la

façon suivante :

- un bois scié sur dosse verra sa largeur

diminuer par suite du retrait tangentiel

et son épaisseur diminuer à cause du

retrait radial ;

- un bois scié sur quartier verra son

épaisseur diminuer par suite du retrait

radial et sa largeur diminuer à cause

du retrait tangentiel.

Au fur et à mesure que le bois scié

reprend de l’humidité, le phénomène

inverse (gonflement) se manifeste.

Ces variations dimensionnelles sont

bien entendu prises en compte dans la

réalisation des ouvrages finis : parquets,

meubles… et d’une manière

générale dans tous les ouvrages mis en

œuvre en intérieur, en laissant les


En matière de bois scié, les normes de définition

des dimensions admettent un cœfficient

moyen de variation dimensionnelle

de 0,25 % par point d’humidité.

variations dimensionnelles du bois

s’effectuer librement par des jeux

aménagés dans les assemblages.

Pour les bois sciés résineux, on peut

appliquer les coefficients de retrait (ou

gonflement) suivants :

- retrait minimum (radial) :

0,12 % par point d’humidité,

- retrait maximum (tangentiel) :

0,30 % par point d’humidité.

Pour les bois sciés feuillus, on peut

appliquer les cœfficients de retrait (ou

gonflement) suivants :

- retrait minimum (radial) :

0,15 % par point d’humidité,

- retrait maximum (tangentiel) :

0,35 % par point d’humidité.

Ces valeurs sont des moyennes et le

retrait maximum peut être plus ou

moins élevé pour certaines essences :

par exemple, pour certains bois

feuillus, comme le hêtre, le retrait

maximum peut être de 0,45 % par

point d’humidité.

Devant ces réalités physiques incontournables,

les normes de définition

des dimensions ont admis qu’il convenait

de prendre en compte un coefficient

moyen de variation dimensionnelle

de 0,25 % par point d’humidité.

Ce coefficient moyen introduit naturellement

des variations de dimensions,

qui doivent être traduites en

termes d’écarts admissibles ou de

tolérances.

Dimensions nominales

ou commerciales

Les dimensions nominales ou commerciales

sont les plus connues. Elles

servent de base à toute transaction

commerciale, comme base de calcul

du volume d’un lot de bois scié. Elles

font en général référence à une

teneur en humidité de 20 %, retenue

dans toutes les normes dimensionnelles,

ce qui n’interdit pas, bien sûr,

de vendre des bois à l’état vert, avec la

surdimension correspondante ou de

vendre des bois plus secs (à 10 %

d’humidité par exemple), avec des

dimensions qui seront inférieures aux

dimensions nominales à 20 %.

Pour établir une correspondance, due

au seul retrait du bois, il suffit de calculer

les variations de dimension entre

le taux d’humidité au point de saturation

et le taux d’humidité constaté

lors de la livraison ou défini dans un

cahier des charges. Par exemple, si

l’on ne considère que le retrait, une

pièce devant avoir une épaisseur de

27 mm à 20 % de teneur en humidité

devrait avoir à l’état vert une surcote

de 2,5 % [0,25 % x (30 - 20)], soit

une épaisseur de 27,7 mm. Il conviendra

d’ajouter, lors du débit, des surcotes

supplémentaires en fonction des

critères suivants.

En général, les dimensions des bois sciés

sont indiquées à une humidité de référence

de 20 %.

9

Exploitation forestière

Scierie - Emballage

Evolution d’une dimension

d’une pièce de bois au

cours de son utilisation

Le scieur débite ou dispose de certaines

dimensions, élaborées selon les

dimensions nominales, commercialisées

le plus souvent à l’état vert. En

effet, le scieur ne dispose pas toujours

d’un stock de bois suffisant pour réaliser

l’opération de séchage qui nécessite

des temps techniques incompressibles.

La figure ci-dessous matérialise l’évolution

des dimensions de la section

d’un sciage au cours des différentes

étapes de sa transformation. Les

repères correspondent aux cinq stades

de transformation suivants :

Matérialisation des cinq stades d’évolution des dimensions de la section d’un bois scié.

• Stade 1 : La teneur en humidité à ce

stade est la teneur en humidité d’utilisation.

C’est la dimension finale du

bois dans l’ouvrage, à la teneur en

humidité d’utilisation appropriée aux

conditions environnantes lors de l’utilisation

finale. Cette teneur en humidité

est de l’ordre de 8 à 10 % pour le

parquet et le meuble, de l’ordre de

15 % pour la menuiserie extérieure,

de l’ordre de 18 % pour la charpente

et de l’ordre de 20 % pour de nombreux

usages ne nécessitant qu’un

état « sec à l’air ».

• Stade 2 : La teneur en humidité est

la teneur en humidité d’utilisation.

Elle représente la surcote nécessaire

pour compenser les déformations du

bois survenues lors du séchage, soit

sous forme de déformations générales,

soit sous forme de déformations

ponctuelles tout au long de la pièce

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002


Bois dans

la construction

brute. Son importance dépend de

l’état d’usinage final que l’on veut

obtenir : cette surdimension peut être

nulle lorsque le bois sera utilisé brut

de sciage ; elle peut aller jusqu’à plusieurs

millimètres si l’on veut obtenir

un état fini raboté parfait.

• Stade 3 : La teneur en humidité à ce

stade est la teneur en humidité au

point de saturation de la fibre (état

vert). La dimension à ce stade inclut la

surcote nécessaire pour compenser les

retraits du bois tels que définis ci-dessus.

Note : Les stades 2 et 3 sont souvent

réunis dans l’esprit des utilisateurs de

bois. Il est souhaitable toutefois de

faire la distinction entre le retrait du

bois (calculable) et les déformations

associées, conséquences du séchage.

Comme on le verra plus loin, les

valeurs de retrait sont faibles par rapport

aux besoins de surépaisseur destinés

à compenser sur une pièce les

irrégularités de dimension ou les

déformations ponctuelles, même non

appréciables visuellement, induites

par le séchage et provoquées par le

caractère hétérogène du bois.

• Stade 4 : La teneur en humidité à ce

stade est la teneur en humidité au

point de saturation de la fibre (état

vert). On inclut à ce stade la surcote à

donner pour compenser les variations

d’épaisseur provoquées par le processus

de sciage. Ces variations proviennent

en particulier du cheminement

sinueux de la lame dans le trait de

scie, du fonctionnement du système

de mise à la cote et de la manifestation

du comportement du bois, en

fonction de sa nervosité. Ce phénomène

est variable selon les scieries en

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002

fonction de l’état d’entretien du

matériel, de la qualité de l’affûtage,

du type de matériel employé et de la

nervosité du bois débité.

On a coutume de chiffrer cette imprécision

de débit en utilisant des valeurs

issues de nombreux contrôles effectués

dans les scieries depuis de nombreuses

années. Ces valeurs proviennent

de contrôles statistiques dont la

validité est satisfaisante sur des lots

mesurés à l’état vert, et qui ne présentent

pas de variabilité due au

séchage de produits hétérogènes au

point de vue des retraits (bois sur

dosse ou bois sur quartier).

Par rapport à l’épaisseur moyenne du

lot, la dispersion des épaisseurs est

définie par un écart-type. Un écarttype

de 0,5 mm peut être considéré

comme normal et satisfaisant, bien

que pouvant être toujours amélioré

10

dans la plupart des cas. Il peut être,

selon les cas, compris entre 0,25 et

0,75 mm. Dans un lot, la dimension

d’un produit donné peut varier de ± 2

écarts-types, soit de ± 0,5 mm à

± 1,5 mm, à l’état vert au moment du

sciage. Au-delà de cette valeur, il

devient urgent de réagir au niveau du

matériel.

• Stade 5 : La teneur en humidité à ce

stade est la teneur en humidité au

point de saturation de la fibre (état

vert). Ce stade, complémentaire du

stade 4, représente une perte matière

inutile provenant d’une surcote excessive

rendue nécessaire par un sciage

effectué dans de mauvaises conditions.

Cette surcote n’intéresse

presque jamais l’utilisateur, même si

elle n’est pas facturée, car elle génère

des difficultés d’usinage ultérieur,

notamment en ce qui concerne le

De la dimension du bois scié vert à la dimension finale du débit dans l’ouvrage, l’évolution

des dimensions de la section d’un bois scié peut être matérialisée par cinq stades différents.

Les dimensions des bois sciés font l’objet de plusieurs normes européennes. Il est vivement conseillé d’utiliser

les dimensions préférentielles fixées dans ces normes, établies à une teneur en humidité de référence

de 20 %.

- NF EN 1313-1 « Bois ronds et bois sciés - Écarts admissibles et dimensions préférentielles

- Partie 1 : Bois sciés résineux »

(Avril 1997, amendement en mars 2000)

- NF EN 1313-2 « Bois ronds et bois sciés - Écarts admissibles et dimensions préférentielles

- Partie 1 : Bois sciés feuillus »

(Février 1999)

- NF EN 1312 « Bois ronds et bois sciés- Détermination du volume d’un lot de sciages »

(Avril 1997)


abotage.

Calcul des variations

dimensionnelles

L’exemple porte sur les variations

dimensionnelles, entre l’état vert et

une utilisation en ameublement ou en

parquet (teneur en humidité finale de

8 à 10 %), d’une pièce de chêne

d’épaisseur nominale de 27 mm à 20 %

d’humidité. Cette pièce est couramment

débitée en scierie à une épaisseur

de 29 mm. En retenant une dispersion

définie par un écart-type de

0,75 mm, on peut admettre que pour

95 % des pièces d’un lot, l’épaisseur

minimum mesurée sera de 27,5 mm

[29 – (2 x 0,75 mm)] et l’épaisseur

maximum sera de 30,5 mm [29 + (2 x

0,75 mm)]. Entre le point de saturation

de la fibre (27 - 30 %) et l’utilisation

(8 -10 %), le bois va subir un

retrait sur 20 points d’humidité environ,

ce qui correspond à un retrait pro-

bable minimum de 3 % (20 x 0,15 %)

et un retrait probable maximum de

l’ordre de 7 % (20 x 0,35 %). On doit

admettre comme possible que la

pièce d’épaisseur la plus mince subisse

le plus fort retrait et que la pièce la

plus épaisse subisse le moins fort

retrait. Ce qui veut dire que 95 % des

épaisseurs relevées dans le lot de bois

secs à 10 % d’humidité seront comprises

entre un minimum de 25,5 mm

[27,5 x (100 - 7)] et un maximum de

27,5 mm [30,5 x (100 - 3)].

Comment définir

une dimension ?

Pour être utilisable, une dénomination

de dimension doit comporter les renseignements

suivants :

- Teneur en humidité : c’est un élément

indispensable ; son absence lais-

Teneur en humidité, dimension à l’humidité de référence et niveau de précision sont les trois paramètres qui doivent caractériser la dimension

d’un bois scié.

11

Exploitation forestière

Scierie - Emballage

se libre cours à toute interprétation

sur la valeur de la dimension et interdit

tout contrôle dont l’efficacité est

liée à la connaissance de la teneur en

humidité.

- Dimension souhaitée à la teneur

en humidité de référence : rappelons

que l’épaisseur et la largeur peuvent

varier de façon non négligeable

en fonction de cet état d’humidité.

- Niveau de précision souhaitée : il

peut avoir une influence sur le niveau

de transformation en scierie ; un

niveau de précision serré pourra

nécessiter une opération de rabotage

ou imposera le choix d’une machine

de sciage adaptée.

André Hocquet

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002


Bois dans la construction

Deux nouvelles normes à paraître

sur les escaliers en bois

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002

Une norme européenne de terminologie et une

norme française de spécifications seront publiées

dans le courant de l’année 2003. La norme européenne

entraîne un certain nombre de modifications

par rapport aux définitions françaises

actuelles. La norme française servira de base à

une certification CTBA des escaliers fabriqués

industriellement.

Deux normes évoluent et vont

avoir dès leur parution des

conséquences pour la production

des escaliers industriels en bois :

un texte européen de terminologie et

un texte français de spécifications.

Le projet de texte européen sur la terminologie

a passé avec succès le stade

de l’enquête publique européenne.

Lors d’une réunion tenue en juin 2002

à Londres, les experts ont adopté un

texte en anglais et en français qui sera

soumis au vote formel en fin d’année

2002. Il sera publié courant 2003 sous

la référence EN 14076.

Il conviendra pour l’industrie de vérifier

si tous les concepts propres aux

escaliers seront bien pris en compte.

En effet, les compromis entraînent

parfois des modifications qu’il faut

bien accepter, Europe oblige. A ce

titre, la définition du terme « échappée

» est révélatrice. Dans la norme

française encore en application, la

dimension est prise, non pas par rapport

à la ligne de pente comme dans

la future norme européenne, mais par

rapport à la verticale du nez de

12

marche. Il s’agit bien sûr le plus souvent

de nuances, mais qui peuvent

revêtir beaucoup d’importance dans

les marchés.

Il convient donc de bien « éplucher »

le nouveau texte et d’informer les personnes

intervenant dans la conception

La norme française P 21-211 « Escaliers

en bois – Spécifications » a été entièrement

révisée : hauteur des marches et

du giron, première marche, ligne de foulée,

échappée, volée, emmarchement…

tous les points ont été passés en revue.


des produits ou utilisant les logiciels de

DAO et de CAO, mais aussi d’actualiser

les documents commerciaux sur la

base de ces nouvelles définitions.

Une nouvelle norme

française pour les spécifications

des escaliers en

bois

Après de nombreuses réunions entre

2000 et 2002, les experts ont considéré

que le projet de révision de la

norme de même indice (P 21-211)

d’avril 1993 est maintenant prêt à

être soumis à la procédure administrative

d’enquête, qui devait être engagée

début septembre. Le texte actuel

de 1993 nécessitait en effet de nombreux

aménagements.

Tout a été passé au crible : hauteur

des marches et du giron, première

marche, ligne de foulée, échappée,

volée, emmarchement, avec à la clef

de nombreux débats sur des précisions

nouvelles et indispensables pour

les marchés.

Pour les garde-corps et après trois

campagnes d’essai réalisées au Pôle

Construction du CTBA, il a été nécessaire

d’apporter des précisions pour

rendre l’essai de sécurité plus cohérent

et répétable, avec des résultats

prenant en compte la réalité pathologique.

Il a été aussi rendu indispensable

de prévoir une échelle de caractérisation

selon la destination, privée

ou publique, des garde-corps. Pour les

L’essai de sécurité des garde-corps prévu

dans la norme P 21-211, qui a été rendu

plus cohérent et répétable, tient mieux

compte de la réalité pathologique.

marches, le projet innove en introduisant

une formule ou des valeurs tabulées

pour fixer les épaisseurs minimales

des marches en fonction de la

nature des matériaux en bois ou à

base de bois.

Par ailleurs, l’évolution très importante

de la collection des normes européennes

par rapport à 1993 a obligé

les experts à aligner toutes les références

sur les bases de ces normes

européennes, avec parfois un repositionnement

des exigences : c’est le

cas notamment pour les colles.

Enfin un élément nouveau a été ajouté

: une annexe consacrée aux escaliers

« gain de place » et aux « escaliers

hélicoïdaux ».

La révision de cette norme amène à se

poser deux questions :

- Pourquoi réviser la norme française

et non pas créer une norme européenne

dès maintenant ?

- Qu’en est-il en matière de certification

et de marquage CE ?

La révision du texte français se justifie

pour les raisons suivantes :

- On ne peut attendre trop longtemps

un texte européen dont on sait qu’il

est difficile à préparer ; comme l’intérêt

est avant tout de fournir à l’industrie

des outils performants en matière

de normes françaises, le BNBA a respecté

cette demande et a pris en

compte ces enjeux.

- Une norme européenne entraînera

dès sa parution la suppression de la

norme française équivalente. Là encore,

la France respectera les règles du

jeu et supprimera sa norme.

Ajoutons que les travaux européens

sur ce thème étant sous la responsabilité

du BNBA, il est indispensable que

nous respections ces principes. La

norme française dès sa parution servira

d’ailleurs pour les travaux européens.

Par ailleurs, la normalisation

européenne a ce même sujet à son

programme, ce qui nous conduit en

France à ne pas pouvoir maintenir le

statut actuel de norme homologuée

pour la NF P 21-211. Le texte à

paraître aura donc un statut de rapport

technique (ex-norme expérimentale).

Là encore, c’est l’Europe qui

conduit à cette obligation.

13

Bois dans

la construction

Le CTBA et la profession préparent

actuellement une certification des

escaliers qui sera basée techniquement

sur le texte français de spécifications.

Pour le marquage CE, une demande à

été déposée par le BNBA, qui à la

charge au sein du CEN du dossier

« Escaliers en bois ». La Commission

n’y a pas encore répondu. Il faut

quand même savoir que les produits

non traditionnels qui font l’objet

d’avis techniques, comme les escaliers

en kit, auront droit avant les produits

traditionnels au marquage CE. C’est

plus que critiquable, mais c’est la

Commission qui fixe ses priorités…

En ce qui concerne la certification, les

fabricants français d’escaliers industriels

préparent avec le CTBA une certification

avec pour base technique le

contenu du texte de cette norme de

spécifications. Nous en reparlerons

dans un prochain numéro de CTBA

INFO.

Alain Demange

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002


Ameublement

Les avancées des technologies poudres

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002

La conférence et le salon associé organisés au mois

de janvier à Nuremberg ont montré que les technologies

de finition par poudres faisaient l’objet

de nombreux développements. La technologie

par poudres UV semble la plus prometteuse

pour les supports thermosensibles comme le

MDF. Les progrès attendus porteront sur l’obtention

de finitions mates, satinées et lisses,

proches de l’aspect des finitions liquides actuelles.

Organisé à Nuremberg en janvier

dernier, « La poudre est

la solution » associait la troisième

conférence sur la technologie

des poudres avec plusieurs sessions

et le Salon sur le même thème. Le

nom même de la manifestation incitait

les visiteurs et auditeurs à basculer

vers cette technologie de finition

s’ils ne l’employaient pas encore sur

leurs lignes de production.

Quarante-trois présentations réalisées

par des fabricants de matières

premières, des formulateurs et des

fabricants de matériels ont permis de

faire le point sur les tendances techniques

et économiques actuelles. Sur

le Salon, les industriels les plus

importants du secteur étaient présents

:

• Les fabricants de matières premières

(résines, additifs) : Ciba

Spécialités Chimiques, Cray Valley,

DSM Coatings Resins, Solutia, UCB

Chemicals… mais aussi des fabricants

de pigments et d’additifs.

• Les formulateurs de produits

poudres : Akzo Nobel Powder

Coatings, BASF Coatings, Becker

14

Powder Coatings, DuPont Powder

Coatings, Europolveri, IGP

Pulvertechnik, Morton Powder

Coatings, Oxyplast, Tigger…

• Les fabricants de matériels :

Héraeus (infrarouges et UV),

Nordson (pistolets et lignes complètes)…

même si ce sont des sociétés

liées aux applications traditionnelles

sur métal. En effet, des fournisseurs

connus dans la filières bois

et ameublement comme Cefla,

Giardina… ne participaient pas à ce

salon.

• Les fabricants de matériels de

mesure et de contrôle : BYK-

Gardner, Datacolor, Elcometer

Instruments, Ericksen…

• Les institutionnels avec des

Centres techniques, des universités…

ainsi que des organisations

professionnelles et la presse spécialisée.

Parmi les tables rondes, celle sur

« Les applications des poudres UV »

était particulièrement intéressante et

animée grâce à la participation des

sociétés Akzo Nobel Powder Coatings,

Ciba Spécialités Chimiques, DSM


Coatings Resins, DuPont Powder

Coatings, Fusion UV Systems (fabricant

de lampes UV) et UCB

Chemicals.

Selon le CEPE (Conseil européen de

l’industrie des peintures, des encres

d’imprimerie et des couleurs d’art), la

consommation mondiale annuelle

de poudres est de 692 000 tonnes

(297 000 en Europe, 180 000 en

Asie, 150 000 en Amérique du Nord,

35 000 en Amérique du Sud et

20 000 en Afrique). L’importance du

développement de cette technologie

en Asie a été soulignée avec une

consommation supérieure à celle de

l’Amérique du Nord, et la Chine

compterait à elle seule 1000 fabricants-distributeurs

de poudres. En

Europe, depuis plusieurs années,

l’Italie arrive en tête avec 80 000

tonnes par an, suivie de l’Allemagne

(60 000 tonnes), de la Grande-

Bretagne (36 000 tonnes), de la

France (30 000 tonnes) et de

l’Espagne (25 000 tonnes).

Mettre en avant les

points forts des poudres

Les principaux objectifs de développements

pour la poudre sont à court

et moyen termes des améliorations

de l’écoulement, de la couleur, de la

production et de la reproductibilité

du process. Les objectifs ultimes sont

les applications industrielles en automobile

et sur les nouveaux supports

thermosensibles tels que les supports

Améliorer l’écoulement, la couleur, la

productivité et la reproductibilité du process

sont les objectifs de développement

à court et moyen termes pour la technologie

poudres.

à base de bois et les plastiques.

Mais les fabricants de poudres

ou de matières premières doivent

garder à l’esprit cette

question essentielle pour le

succès de ce développement :

pourquoi les utilisateurs passeraient-ils

de la technologie liquide

à la technologie poudre ? Et

de ce fait, de nombreuses

communications ou présentations

ont toujours essayé de

démontrer les avantages que

peuvent tirer les industriels s’ils

font ce choix.

Pour pouvoir effectuer des

développements qui répondent aux

besoins du marché, il faut pouvoir en

lister les demandes ou attentes. Pour

la poudre, ce sont à ce jour essentiellement

des marchés où le support

utilisé est du métal : éléments de

façades pour le bâtiment, électroménager,

mobiliers de bureau et de jardin,

équipements pour les hôpitaux,

cadres de bicyclettes, etc., mais qui à

terme seront de tous types avec les

plastiques, les supports à base de

bois, les composites… En fait, la

demande générale du marché

aujourd’hui est de pouvoir utiliser la

technologie poudre sur tous les types

de supports, dans tous les secteurs

industriels et dans de nombreuses

couleurs, pour ne pas dire dans

toutes les couleurs. L’aspect et la

qualité du système de finition sont

maintenant des facteurs très importants,

auxquels il faut ajouter des

changements de couleur rapides en

cours de process de fabrication. En

outre, même si la technologie poudre

profite de la montée en puissance

des législations environnementales,

elle doit néanmoins rester compétitive

en mettant en valeur ses performances

techniques, commerciales ou

économiques.

Les demandes plus spécifiques des

utilisateurs sont la réduction de

l’épaisseur du film déposé, une technologie

complètement adaptée au

secteur et des améliorations dans la

première couche. Selon plusieurs

orateurs, la satisfaction du marché

passe nécessairement par une coopération

internationale et multicompé-

15

Ameublement

La technologie UV est annoncée comme la plus prometteuse

pour assurer un développement des

poudres en remplacement des finitions liquides.

tences entre les fabricants de

matières premières, les formulateurs,

les fabricants de matériels et les utilisateurs.

Les promesses

de la technologie UV

La technologie poudre permet surtout

d’obtenir des finitions brillantes.

Or la demande du marché pour de

nombreuses applications est du satiné

mat ou du mat. A ce jour, deux

approches existent pour répondre à

ce besoin :

- ajouter des pigments et des charges

pour donner un aspect « rugueux »

ou texturé, donc moins brillant,

- utiliser la « chimie » en jouant sur

« l’incompatibilité » de deux matières

premières.

La seconde solution semble préférable

selon les spécialistes mais des

développements sont encore nécessaires.

La technologie des poudres UV est le

thème qui a suscité le plus de présentations,

de communications et de

discussions, et pas seulement pour

les supports dits thermosensibles.

Cette technologie est annoncée par

tous comme celle qui semble la plus

prometteuse pour assurer un développement

des poudres en remplacement

des finitions liquides. Certes,

que ce soit en poudre ou en finition

liquide, les avantages et inconvénients

liés aux UV se retrouvent et

doivent être résolus : obtention de

couleurs jaunes, application sur des

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002


Ameublement

formes complexes, pour en citer deux

exemples. Cependant, l’UV doit permettre

des avancées par rapport aux

poudres thermiques qui peuvent être

un frein au développement de la technologie

poudre. En effet, les poudres

thermiques sont cuites à haute température

(entre 160 et 230 °C selon

les applications, 230 °C pour des

applications pour l’extérieur), ce qui

est un inconvénient important sur des

supports thermosensibles. D’autres

exigences techniques comme la

consommation d’énergie, la longueur

de la chaîne d’application, le temps de

fabrication (15 à 25 min) constituent

d’autres handicaps pour les poudres

thermiques. La poudre UV permet de

travailler à des températures plus

basses (100 à 110 °C) et donc plus

appropriées aux plastiques, aux matériaux

à base de bois et aux composites.

Les lignes de fabrication courtes

et les temps de fabrication très

rapides (de l’ordre de 3 à 5 min) sont

les deux avantages les plus souvent

évoqués en faveur des poudres UV.

Par ailleurs, Saskia Udding du groupe

DSM, mais également responsable du

Groupe de Travail Poudres de

l’Association RadTech Europe, a indiqué

les principaux secteurs de développement

de cette technologie, sur

la base d’une enquête réalisée en

2001 auprès des membres du groupe

Radtech Poudres :

- le MDF pour les utilisations en mobilier

de cuisine, de bureau et en kit,

- le plastique pour des utilisations en

sols et les objets en polycarbonate,

- le métal pour des blocs-moteurs et

les composants électriques,

- et dans un futur plus lointain, le bois

massif.

Toujours selon cette enquête, les principaux

défis à relever pour la technologie

poudre UV sont tout d’abord

d’obtenir des finitions mates (brillant

de 15-25 gloss à 60°) puis de proposer

toute une gamme de couleurs, et

plus particulièrement les couleurs à

base de jaune. Enfin, il faudra

répondre à des applications spécifiques

comme par exemple une durabilité

longue en extérieur.

Économiquement, la technologie

poudre UV peut déjà concurrencer les

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002

Dans le domaine de l’ameublement, c’est en premier lieu sur le MDF (mobilier de cuisine,

de salle de bain, de bureau et en kit…) que devrait se développer les finitions poudres,

puis sur le bois massif dans un avenir plus lointain.

systèmes conventionnels liquides mais

aussi les mélaminés pour les supports

MDF, avec les avantages suivants :

réduction du nombre de couches, pas

d’émission de COV, augmentation de

la productivité (ligne courte et rapide),

grande résistance à la rayure. De plus,

en ameublement, elle permet d’appliquer

la finition sur les faces et les

chants en une seule opération assez

rapidement, ce qui est plus difficile

avec des mélaminés ou des stratifiés

thermoformés.

D’autres thèmes ont été abordés au

cours de cette conférence :

• Les formulations sans TGIC (triglycidylisocyanurate,

produit devant être

signalé depuis 1998 car déclaré cancérigène)

et les défis à relever pour ces

nouveaux produits de remplacement

qui sont leur sensiblité à l’eau, leur

jaunissement sous certaines conditions

de cuisson, etc.

• Les revêtements épais sans problème

de dégazage.

• Les systèmes polyester à cuisson vers

125 °C et leur stabilité au stockage.

• Le gaz carbonique supercritique en

remplacement des extrudeurs pour la

fabrication des poudres, afin d’atomiser

la poudre et d’obtenir des dia-

16

mètres et des formes de particules

très homogènes et sphériques. Parmi

les avantages de ce système, ont peut

citer :

- la forme et le diamètre des particules

de poudre qui peuvent être mieux

contrôlés,

- les températures moins élevées que

celles utilisées avec des extrudeuses

et, en conséquence, des produits

moins jaunissants,

- la possibilité de réaliser la formulation

avec des composants à basse viscosité.

Le groupe Beckers Acroma a breveté

et utilise cette technologie.

• La technologie NIR®, marque déposée

par IndustrieSerVis et développée

en partenariat avec le groupe DuPont

Powder Coatings, ou proche infrarouge

(longueur d’ondes entre 0,85 et

1,1 micron) permet une accélération

de la fusion et de la cuisson de la

poudre pour arriver à des temps de

process de quelques secondes selon

IndustrieSerVis. Cette accélération est

due à la très forte pénétration des

radiations proches infrarouges dans le

film et à un très faible transfert de

l’énergie dans le support. L’énergie est

entièrement utilisée pour la fusion et


la cuisson de la poudre. Toujours selon

IndustrieSerVis, comme l’énergie est

concentrée dans le film de poudre,

elle contribue peu à l’échauffement

du support, ce qui rend cette technologie

intéressante avec des supports

thermosensibles comme les plastiques

et les supports à base de bois. D’après

les débats animés qui ont suivi cette

présentation, il semblerait néanmoins

que cette technologie soit surtout

adaptée à des pièces de petite taille et

de même géométrie, ce qui est loin

d’être le cas dans l’ameublement.

Un salon

représentatif

Par ailleurs, plusieurs systèmes à base

de poudre sur des supports type MDF

étaient présentés sur le salon. Akzo

Nobel Powder Coatings présentait

ses deux gammes : l’une pour les

poudres thermiques basse température

(130 à 140 °C), l’autre pour les

poudres UV (100 à 140 °C). Les

échantillons présentés étaient tous en

couleur et texturés, dont des plateaux

de tables en MDF. Becker Powder

Coatings a également développé une

gamme thermique et UV pour les supports

de type MDF.

DSM Coatings Resins, fabricant de

matières premières, souligne dans sa

documentation que les produits destinés

aux supports à base de bois doivent

être durs et présenter une bonne

résistance chimique et à la rayure.

Équipé d’un tunnel à infrarouges (cuisson)

et à air chaud (séchage), le CTBA

participe activement à la mise au point et

au développement de la technologie

poudres sur MDF et bois massif.

C’est pourquoi il propose un mélange

de deux résines. Le process pour leur

système poudre UV dure en général 1

à 2 min avec une température finale

requise entre 90 et 140 °C en fonction

du système. Ces résines existent

également en systèmes semi-cristallins.

DuPont Powder Coatings propose

des gammes spécifiques au MDF

pour les poudres thermiques et pour

les poudres UV (température annoncée

entre 90 et 120 °C pour la fusion

de la poudre avant cuisson sous UV).

Les produits présentés étaient appliqués

sur des plateaux de table dans

les couleurs gris, gris vert, blanc cassé

ou beige. Europolveri ne présentait

pas de produits pour supports MDF

alors qu’il a également des solutions à

proposer, même si elles doivent encore

être développées dans le cadre d’un

partenariat italien. IGP Pulvertechnik

propose une poudre UV pour panneaux

de fibres destinée à des utilisations

en mobilier de cuisine, de salle

de bains et de bureau. Comme chez

les autres producteurs, le système a

été testé selon la norme allemande

DIN 68861 (mobilier de cuisine).

Oxyplast a également développé une

gamme de poudres UV pour des supports

type MDF. Ces poudres ont

besoin d’une température entre 110

et 130 °C pour obtenir la viscosité

nécessaire avant polymérisation sous

UV. Morton Powder Coatings propose

une gamme de poudres thermiques

à appliquer sur MDF avec des

caractéristiques annoncées répondant

aux performances demandées par les

textes normatifs américains pour une

utilisation en mobilier de bureau ou

en portes de meubles de cuisine. Pour

ce dernier emploi, la fiche de présentation

met en évidence l’avantage des

finitions poudres par rapport aux films

thermoformés qui ont tendance à se

décoller sur les chants lors des essais

climatiques. Solutia, un des fournisseurs

leaders de résines mélamines et

phénoliques pour des applications sur

le bois, développe également des

liants pour poudres sur supports thermosensibles.

UCB exposait des produits

déjà largement présentés l’année

dernière et plus particulièrement

les gammes U3000 (résine amorphe)

17

et U9010 (résine semi-cristalline).

Enfin plusieurs fabricants de matières

premières ou formulateurs de poudres

(Akzo, DuPont, IGP…) montraient les

possibilités de transferts de décors sur

des finitions poudres appliquées sur

de l’aluminium ou du MDF pour

reproduire des décors bois, marbre,

pierre… Comme le décor est appliqué

dans le revêtement et non pas en surface,

cette technique permet d’améliorer

la durabilité du décor dans le

temps.

Les expériences

industrielles

Ameublement

Les informations suivantes sont extraites

d’un article publié en août 2001 dans

la revue Powder Coatings (Methods

of expansion : powder coating MDF

and plastic, par Steve Foley).

Decorative Veneer est un fabricant

américain de composants pour mobilier

domestique, de bureau et de

santé qui utilisait une technologie de

finition proche de celle des films thermoformés.

Mais, selon l‘entreprise,

l’inconvénient majeur d’un tel procédé

est sa productivié faible à moyenne,

en particulier quand les volumes à

fabriquer augmentent. C’est pourquoi

elle a choisi la technologie poudre qui

permet de produire de grandes quantités

sur une chaîne automatisée. Au

départ, Decorative Veneer voulait utiliser

des poudres thermiques basse

température, mais la teneur en humidité

de certains panneaux MDF ne

permettait pas d’obtenir une régularité

d’application (dégazage et reproductibilité

du procédé). En mai 2000,

les premiers tests avec des poudres UV

permettant d’espérer des résultats

plus fiables sont présentés à l’entreprise

qui décide d’installer une chaîne

poudre UV.

Cette chaîne comprend :

- un four à infrarouges (durée d’exposition

90 s) pour préchauffer les

pièces,

- une zone d’application équipée de pistolets

Corona pour pulvériser la poudre

(épaisseur entre 65 et 90 microns),

- une zone de convection et d’infrarouges

pour faire fondre la poudre et

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002


Ameublement

Avec des installations opérationnelles aux

États-Unis, au Canada et en Grande-

Bretagne, l’application de poudres sur

MDF devient maintenant une réalité,

grâce notamment au poudres UV qui

autorisent une température compatible

avec les supports thermosensibles.

permettre son étalement (température

entre 93 et 115 °C pendant 90 s),

- une zone UV pour polymériser la

poudre.

Le cycle complet dure de 9 à 12

minutes.

Les avantages de cette technologie

résident dans le choix des supports

MDF qui n’est pas limité comme avec

les poudres thermiques basse température,

et dans la capacité de production,

puisque Decorative Veneer esti-

Vient de paraître

Placage et frisage

(220 pages, 34 € TTC)

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002

me qu’elle peut produire plus de 24

millions de m 2 par an.

Acre Products est un fabricant

anglais de caissons pour télévisions en

métal et en MDF. Pour le métal, l’entreprise

utilise des finitions poudres.

Pour les panneaux MDF, elle utilisait

des films vinyl. Comme Decorative

Veneer, Acre Products considère que

cette technologie limite sa capacité de

production, ralentit sa productivité et

génère beaucoup de rebuts. A la différence

de Décorative Veneer, Acre

Products considère que l’UV est moins

attractif que le thermique basse température

à cause de son coût élevé et

du choix limité de couleurs. En 1999,

elle installe donc une ligne poudre

thermique comprenant un four infrarouge

catalytique avec un équipement

qui contrôle l’efficacité de transfert

d’une poudre époxy-polyester en 20

coloris (12 de type gris argent, noir ou

gris et quelques bleus et jaunes) et

l’épaisseur déposée sur les panneaux

(entre 65 et 76 microns). En plus du

type de poudre, le temps de cuisson

dépend du type de MDF, de l’épaisseur

des panneaux et de la vitesse de

la chaîne.

Pour Acre Products, les avantages de

la technologie poudre thermique sont

les suivants :

- c’est un procédé automatique et très

flexible par rapport aux formes des

pièces, ce que ne permet pas l’application

de revêtements vinyl par presse

à membrane,

18

- 95 % du volume de poudre sont

recyclables,

- l’investissement est moins important

qu’avec une ligne UV,

- le taux de rebuts est inférieur à 2 %

et 75 % des pièces défectueuses peuvent

être revêtues une seconde fois.

On peut donc constater aujourd’hui

que les technologies de finition par

poudres font l’objet de nombreux

développements dans tous les secteurs,

mais plus particulièrement pour

les supports thermosensibles. Les installations

industrielles aux États-Unis,

au Canada ou en Angleterre démontrent

que les poudres sur MDF deviennent

une réalité, surtout avec la mise

au point des poudres UV qui autorisent

une température compatible

avec de tels supports. Les aspects

obtenus sont en général opaques et

texturés pour limiter l’effet peau

d’orange typique de la poudre que ce

soit sur métal ou sur les autres supports,

mais déjà de nombreux progrès

ont été effectués pour limiter cet

inconvénient. Il n’en reste pas moins

que la mise au point de finitions

« lisses » comme le souhaitent certains

fabricants de meubles demandera

encore du travail, tout en sachant

que la technologie poudres ne pourra

jamais offrir le même tendu qu’une

finition liquide.

Marie-Lise Roux

Cet ouvrage permet de s’initier à l’art du placage en apprenant les notions de base indispensables pour

organiser son travail et acquérir les bons gestes pour réussir ses projets. La première partie de ce livre

présente en détail l’outillage, les matériaux, les notions de base : découpe du placage, préparation des surfaces,

collage, finition… La seconde partie illustre, étape par étape, quatre réalisations (pied de lampe, coffre,

bureau, table) combinant divers types de placages sur des surfaces planes et galbées. L’auteur, Mike

Burton, est un artisan américain. Sa longue pratique de la restauration, issue de 40 ans d’expérience, lui a

permis de comprendre ce qui assure la longévité d’une œuvre ou ce qui fragilise la pièce dès sa fabrication.

Perfectionnant sa technique au contact des anciens, il a voulu avec cet ouvrage transmettre à son tour les

secrets de son métier.

Cet ouvrage est diffusé par les Éditions Eyrolles – 57-61 boulevard Saint-Germain

75240 Paris Cedex 05 – Tél. : 01 44 41 11 74 – Fax : 01 44 41 11 85


Ameublement

Le « 100 % massif » en ameublement :

l’avis du CTBA

Le Pôle Ameublement du CTBA est très souvent mis

à contribution dans le cadre de différends liés à

l’utilisation du terme « massif » ou de la mention

« 100 % massif », parfois employés à tort ou sans

les précautions nécessaires. La bonne compréhension

de la réglementation et un consensus sur les

tolérances acceptables devraient permettre d’éviter

ces situations ennuyeuses. L’analyse du CTBA

sur se sujet fait l’objet de cet article.

Il y a quelques années, une

réflexion commune UNIFA-CTBA

pour expliciter le sens du mot

« massif » et de ses déclinaisons dans

la description commerciale des

meubles en bois n’a pu aboutir auprès

de l’Administration, laissant en l’état

une situation confuse, que certains tentent

d’exploiter. Le Pôle Ameublement

du CTBA est en effet très souvent sollicité

comme arbitre technique dans

des litiges commerciaux où le mot

« massif » et la mention « 100 %

massif », utilisés sans précaution – ou

sans vergogne –, amènent à la banalisation,

au litige, voire au procès. Il y a

donc matière à réfléchir. Une bonne

maîtrise des règles et un consensus

sur les tolérances acceptables pourraient

prévenir ces situations

ennuyeuses. Le CTBA, en tant que

gestionnaire de la Marque NF-

Ameublement, tient donc à faire partager

sa propre analyse du problème à

tous ses partenaires.

Selon la réglementation (voir encadré),

le terme « massif » employé

seul, selon l’article 8 du décret n° 86-

19

583 du 14 mars 1986 et le paragraphe

III.2.c de sa circulaire d’application

du 2 octobre 1989, qui en donnent

la signification et les limites d’utilisation,

sous-tend à la fois :

- un meuble fait de pièces constituées

d’une matière utilisée « dans sa masse »,

qui n’a donc subi aucune autre transformation

physique qu’un usinage et

une finition, à l’exclusion de toute

association ou reconstitution autre

que par collage chant sur chant,

- et dans le cas du bois, une mise en

œuvre de type « massive » (au sens

de la menuiserie basique), à l’exclusion

donc de celles consistant à plaquer,

contreplaquer, lameller ou revêtir.

Il doit obligatoirement être complété

du nom de l’essence de bois ou des

essences de bois présente(s) dans le

meuble, avec la mention des pièces

constituées par chaque bois. En

revanche, la mention « 100 % » ne

fait l’objet ni d’interdiction, ni de précisions

dans ces textes.

En parallèle, les textes réglementaires

visant l’information à donner à l’acheteur,

qui est du devoir du vendeur au

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002


Ameublement

L’emploi du terme « massif » et de la mention « 100 % massif » dans le commerce du

meuble est souvent la source de différends, voire de litiges, que l’on pourrait éviter grâce

à la connaissance des règles et l’acceptation de tolérances raisonnables.

titre de l’article L111-1 du Code de la

Consommation, ainsi que les règles en

matière de publicité (article L121-1)

concourent à exiger que cette information

et cette publicité soient non

mensongères, et de nature à ne pas

induire en erreur. Il ne saurait donc, au

regard des textes, subsister de malentendu

ou d’interprétation fallacieuse,

tant chez le producteur que chez le

vendeur ou le client, quant à l’information

reçue par le consommateur

sur la composition du bien qu’il achète.

RAPPEL DE LA RÉGLEMENTATION

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002

Symbole et réalité

On comprend bien que l’argument

«100 % » soit utilisé – et compris –

comme symbole publicitaire fort, puisqu’il

tend à signifier qu’on s’est interdit

toute substitution dévalorisante de

la matière indiquée. Or ce « 100% »

va bien au-delà de ce que le décret

demande comme description nécessaire

et suffisante : celle des seules

matières « principales », voire les

matières principales des seules parties

• Décret n° 86-583 du 14 mars 1986 (JO du 19 mars 1986)

A l’article 8 :

Dans le commerce des objets d’ameublement, il est interdit d’utiliser l’appellation

« massif », ses dérivés ou ses imitations pour qualifier les éléments et

panneaux plaqués ou revêtus et toute matière ouvrée par un procédé technique

qui modifie sa nature, sa composition ou ses qualités substantielles. Il

est également interdit d'utiliser cette appellation pour les éléments et panneaux

en bois d’épaisseur inférieure à cinq millimètres.

• Circulaire du 2 octobre 1989 (JO du 14 novembre 1989)

Au chapitre III, article 2, paragraphe c :

L’utilisation du terme « massif »

Comme corollaire, cette disposition (de l’article 8 du décret) permet de définir

l’appellation « massif » en matière d’ameublement et de considérer que les

éléments et panneaux en bois bénéficiant de cette appellation doivent n’être

ni constitués de lamelles, de lattes aboutées ou non, ni collés sur un support

ou entre eux autrement que sur chant.

20

apparentes (tout ce qui est visible de

l’extérieur, meuble en place) si une

mention le précise. Elle suggère donc

clairement que l’on s’est imposé, en

prime, que les matières secondaires,

même dans les parties invisibles,

soient aussi constituées à

100 % de bois massif(s) et mises en

œuvre selon le mode massif-menuiserie,

et que l’on ne s’est donc permis

aucune dérogation.

Certaines exceptions à l’obligation

que l’on affirme s’être imposée en

affichant « 100% massif » sont

cependant bien acceptées par les

consommateurs de bonne foi. C’est le

cas notamment des usages, des tolérances

ou des améliorations qui existent

depuis longtemps dans la profession,

et dont la référence reste ce que

fait l’artisan ébéniste, dépositaire des

traditions depuis des lustres. C’est

encore vrai pour la visibilité sans équivoque

des joints de collage de certaines

reconstitutions de grosses

pièces en bois. Il faut bien entendu

que ces exceptions paraissent aller

d’elles-mêmes, du fait de leur visibilité,

de leur insignifiance ou au contraire

de leur pertinence, qu’elles soient peu

nombreuses, que leur volume relatif

soit faible, et enfin qu’elles soient clairement

signalées et expliquées.

Certaines exceptions à la mention « 100 %

massif » sont bien admises des consommateurs

de bonne foi, à condition qu’elles

soient évidentes techniquement, peu

nombreuses, faibles en volume relatif… et

surtout qu’elles soient clairement signalées

et expliquées. (Meuble Cayron)


Les consommateurs peuvent ainsi les

relativiser par rapport à l’essentiel.

Meubles annoncés

« 100 % massif »

Sur ces critères, on peut dégager

quatre cas de tolérance raisonnable

dans les meubles annoncés « 100 %

massif » :

• Cas n° 1 : les pièces fonctionnelles

non apparentes au sens du

décret, tels les dos supports de miroirs

muraux, qui doivent impérativement

rester plans et indéformables et sont

donc réalisés en panneaux de particules,

de fibres ou de contreplaqué.

• Cas n° 2 : les pièces fonctionnelles

non apparentes au sens du

décret mais apparentes à l’intérieur

d’armoires, tels que les dos de

miroirs de portes d’armoires qui pour

la même raison que le cas précédent

sont réalisés en panneaux, de même

que les planchers, plafonds, séparations,

tablettes… réalisés en lattes de

bois massif aboutées et panneautées.

• Cas n° 3 : les pièces fonctionnelles

et décoratives apparentes

de forte dimension dont une réalisation

monolithique conduirait à un

gaspillage important de bois, à des

déformations et à des fentes en surface

: pieds de tables de grosse section

en bois massif lamellé-collé, ou bois

massif reconstitué ou percés dans

l’axe pour améliorer leur séchage, corniches

de forme complexe en bois

lamellé-collé moulé.

• Cas n° 4 : les pièces fonctionnelles

et décoratives apparentes,

d’apparence massive, mais réalisées

par un procédé différent ; c’est le cas

par exemple des plateaux de bois multicouches

à fil parallèle ou croisé, ou

en panneau plaqué ou marqueté,

pour des buffets et tables d’une certaine

surface, afin d’offrir une

meilleure garantie de stabilité de

forme et d’aspect qu’en bois massif

embrevé ou panneauté, sujet à des

variations dimensionnelles, prises de

jeu et déformations.

Nous estimons que le cas n° 1 coule

de source et présente peu d’intérêt à

être décrit : il ne réclame pas que soit

apportée une précision particulière sur

les documents commerciaux. En

revanche, les cas n° 2, 3 et 4, qui

concernent soit des pièces très visibles

portes ouvertes, soit des pièces d’apparence

« massive », exigent évidemment

qu’une information claire soit

donnée en complément de la mention

générique. Cette information nécessaire

peut prendre la forme d’un renvoi

en bas des documents, notamment

sur les catalogues et les fiches

techniques d’identification. Elle doit

indiquer quel matériau support, quel

placage, quel procédé sont utilisés

pour ces pièces, et la raison du choix

différent de matières ou de procédé

qui contredit la mention générique.

L’absence de cette information justifierait

éventuellement une plainte

pour fraude, l’intention de tromper

pouvant être suspectée. La jurisprudence

est d’ailleurs abondante sur ce

cas de figure.

Meubles annoncés

«100 % en tel bois massif »

Pour des raisons techniques autant

que de coût (récupérations de chutes

par exemple), il arrive fréquemment

que des pièces non apparentes (au

Pour les pièces intérieures très visibles

d’un meuble ouvert ou les pièces extérieures

d’apparence « massive » notamment,

il est indispensable que l’utilisation

d’éléments non massifs fasse l’objet

d’une information claire et argumentée

techniquement. (Meuble Rennaise du

meuble)

21

Ameublement

sens du décret) et ne constituant pas

une matière principale ne soient pas

réalisées dans le bois générique

annoncé, mais dans un ou plusieurs

autres bois. Deux cas spéciaux de tolérances

raisonnables dans ces meubles

annoncés « 100% en tel bois massif »

peuvent être mis en évidence en

recherchant jusqu’où peut aller la

tolérance et comment l’argumenter :

• Cas n° 5 : les pièces fonctionnelles

techniques non apparentes

au sens du décret, telles les équerres

d’assemblage de caissons de socles ou

de pieds, ou d’assemblage de caissons

de corniches dont le haut est situé à

plus de 1,60 m du sol, voire de pied

de milieu d’un buffet de grande taille,

réalisées traditionnellement en bois

dur de bonne cohésion, le plus souvent

en hêtre, donc différent du bois

principal.

• Cas n° 6 : les accessoires techniques

non apparents au sens du

décret mais utiles et apparents à

l’intérieur d’armoires, de buffets, de

commodes, tels que crémaillères, tasseaux

de tablettes, parecloses, tasseaux

de gâche, cache tringle de serrure,

tringle de penderie, coulisses de

tiroirs… toutes pièces pour lesquelles

le hêtre est de loin le meilleur choix

technique. Certains de ces accessoires

d’ailleurs, réalisés en métal, ne soulèveraient

aucune polémique, alors

qu’un ébéniste digne de ce nom reste,

lorsque c’est possible, attaché au bois,

mais pas à celui de la façade.

Le cas n° 5, dont on ne trouve pas

trace dans la jurisprudence qui mentionne

toujours des substitutions de

matière dans les parties apparentes,

présente en fait peu d’intérêt et ne

réclame pas une précision particulière

sur les documents commerciaux. Par

contre, le cas n° 6, visant des pièces

très visibles portes ouvertes, exige

à notre avis qu’une information claire

soit indiquée en complément de la

mention générique. Un renvoi en bas

des documents, notamment sur les

catalogues et les fiches techniques

d’identification, doit préciser quel bois

différent est utilisé pour ces pièces, et

si possible la raison de ce choix qui

contredit la mention générique.

L’absence de cette précision peut jus-

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002


Ameublement

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002

tifier une réclamation, quand bien

même il n’y aurait là aucune intention

de tromper. Dans ce cas, on peut, par

la même occasion et souci de cohérence,

ajouter s’il y a lieu les exceptions

du cas n° 5.

Volume, quantité

et libellé des tolérances

acceptables

Une tolérance ne saurait porter

sur un volume visiblement important

d’un même bois qui deviendrait

alors matière principale, au risque de

choquer. Ainsi la réalisation, sans indication,

d’une armoire vendue « 100%

noyer massif » avec des intérieurs

entièrement en peuplier : fonçures,

séparations, tablettes…(choix technique

par ailleurs pertinent) ne saurait

être justifiée sans prêter à réaction

plus ou moins forte.

Deux tolérances maximum par

meuble paraissent recevables :

- soit sur la massivité d’une ou de

deux pièces (cas n° 2, 3 et 4),

- soit sur une substitution de bois portant

sur une partie ou l’ensemble des

accessoires (cas n° 6),

- soit sur un item de chaque type.

L’emploi d’une ou d’essences différentes

du bois annoncé dans la mention « 100 %

telle essence » pour des éléments très

visibles meuble ouvert doit être clairement

indiqué (nom de la ou des essences,

raison de ce choix si possible) sur les catalogues

et fiches techniques.

(Meuble Ménard Création)

22

Au-delà, la mention « 100 % » n’est

absolument plus crédible : elle

devient au contraire suspecte et incite

à une inspection de détail…

La rédaction et l’explication de la tolérance,

signalée par un renvoi après la

mention 100 %, devrait être rédigée

ainsi, en caractères lisibles :

« A l’exception de… réalisé en… pour

une meilleure garantie de solidité, de

stabilité… ». Cette mention n’interdit

nullement d’offrir au client, dans un

livret descriptif, d’emploi et d’entretien,

de plus amples informations.

En dehors des cas cités, il n’y a aucune

raison autre que l’économie sur la

matière bois (or c’est le contraire que

prétend la mention) pour que l’on trouve

dans un meuble annoncé « 100 %

massif » autre chose que des pièces en

bois monolithique, unique ou multiple,

mis en œuvre selon le mode menuiserie.

Chercher à introduire encore

d’autres exceptions, même en les signalant,

revient à frôler sans limite la fraude

en biaisant l’information donnée, du

moment qu’on explique, et ce jusqu’à

l’absurdité.

A condition de rester dans le domaine

du raisonnable, l’information du vendeur

et du consommateur sera ainsi

correcte et complète, la publicité sera

non mensongère et n’induira pas en

erreur. Galvaudée à l’extrême, la mention

« 100 % massif » deviendrait vite

synonyme d’arnaque de luxe, comme

c’était déjà le cas, avant le décret de

1986, de la mention « massif » dans

l’opinion publique.

Attention : cet avis du CTBA ne se substitue

pas à celui ou ceux que pourraient

donner la DGCCRF (Direction

générale de la concurrence, de la

consommation et de la répression des

fraudes) sur cette question. Mais face à

ce problème récurrent, nous pensons

simplement qu’une réflexion rationnelle

devenait urgente et nécessaire. Les

préconisations qui en découlent nous

paraissent raisonnables et donc recevables

et utiles sur le plan de la conception

et des attentes des consommateurs

pour rendre les pratiques commerciales

plus claires. A l’Administration, si elle le

souhaite, de s’en saisir pour en établir

ses propres points de doctrine.

François Plassat


Ameublement

« Le meuble : produit écologique ? » :

une journée technique

sur le mobilier en fin

de vie et l’écoconception

Deuxième partie

La journée technique sur le mobilier en fin de vie et

la conception écologique des meubles a fait l’objet

d’un premier article (CTBA INFO n° 95) consacré à

la réglementation et aux enquêtes réalisées dans

ce domaine. Cette deuxième partie apporte le

témoignage d’expériences réussies d’entreprises

engagées dans l’écoconception.

Après une première partie consacrée

dans le n° 95 de CTBA INFO (juinjuillet

2002) à l’état des lieux (réglementations,

filières) et aux hypothèses

de travail pour des scénarios de collecte

et de valorisation du mobilier en

fin de vie, cette deuxième partie porte

sur les témoignages d’entreprises

engagées dans une démarche d’écoconception.

Guy-Alexandre Gallon, Directeur

délégué auprès du Président du

Directoire du groupe Darty, témoigne

de l’action de son groupe pour

« reprendre et valoriser les biens

d’équipement des ménages en fin de

vie ». A Mitry-Mory (Seine-et-Marne),

Darty gère un entrepôt départ (desserte

de 92 magasins 6 jours sur 7, plus

livraisons directes de 1 200 à plus de

2 500 clients à domicile par jour 7

jours sur 7) et un centre de tri des

23

déchets. Ce dernier accueille et trie les

déchets d’entrepôts, les retours de

livraisons en clientèle, les retours

déchets de SAV, les retours déchets

des magasins de vente et les déchets

de bureau Darty.

Ces déchets sont recyclés par type :

recyclage matière pour les cartons,

films PE, blocs PSE, listings et papiers

de bureau, et par broyage pour certains

appareils et consommables électriques,

réutilisation des palettes et

des autres appareils et consommables

électriques, valorisation en énergie

des matières bois, traitement spécial

des piles, accus et tubes fluo.

Les appareils électroménagers, spécialité

de Darty, représentent 78 % du

tonnage. De 1998 à 2000, les tonnages

triés sont passés de 11 000 à

13 000 tonnes, dont une mise en filière

de valorisation passant de 92,5 à

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002


Ameublement

94,3 %, le solde étant mis en CET. En

trois ans, Darty a ainsi pu créer des

emplois : 11 directs (Darty) et 60 indirects

dans le réseau ENVIE. Guy-

Alexandre Gallon considère que la

dépense de plusieurs centaines de

milliers d’euros est un investissement.

Une première table ronde animée par

Sophie Labrousse, chargée de mission

Environnement au Pôle Ameublement

du CTBA, réunissait ensuite des industriels,

opérateurs ou distributeurs directement

impliqués dans le recyclage.

Alain Geldron, de l’ADEME, situe le

coût du recyclage bien au-delà de celui

de la gestion d’une décharge brute

contrôlée, ou d’une usine d’incinération,

à la charge de la collectivité locale : il doit

donc être partagé entre les producteurs.

Darty trie chaque année 13 000 tonnes de

déchets (retours de livraisons en clientèle,

de SAV et de magasins) dont plus de 94 %

sont mis en filière de valorisation.

Bertrand Brun préside le Cercle national

du recyclage, une association pour

la promotion du recyclage dans les collectivités.

Six millions de tonnes d’encombrants

sont récupérées par an, soit

par benne classeuse en porte-à-porte,

soit dans les déchetteries. Le but est

d’éviter au maximum le broyage et de

trouver des filières de traitement. Il

n’existe pas assez d’ateliers de démantèlement

traitant les meubles. On pourrait

envisager une collecte porte-àporte

sur rendez-vous, puis un démantèlement

en atelier, qui orienterait soit

vers une revente (meubles relookés),

soit vers une déchetterie. Resterait le

problème de la colle contenue dans les

meubles et panneaux, techniquement

rédhibitoire à cause du risque de dioxine

par incinération en UIOM.

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002

Christian Bertrand, Président du

CONIBI (Consortium Industriel

Bureautique Informatique) présente

l’activité de sa société, qui a comme

actionnaires les filiales françaises de

grands groupes mondiaux dans le

domaine de la photo et de l’informatique

: traitement des produits en fin

de vie, en particulier des consommables

(piles, accus, tubes fluo et

lampes, substances toxiques ou dangereuses),

depuis la collecte jusqu’à la

valorisation. Les moyens étant mutualisés,

les coûts sont directement imputés

aux producteurs, de sorte que le

service est gratuit pour le client final

d’une marque adhérente, mais facturé

aux clients des autres marques.

Sophie Labrousse (CTBA) présente

son action pour un management environnemental

dans la profession qui

comporte deux axes de travail :

- l’approche « site », comme outil de

gestion et de communication interne

et locale, fondée sur l’amélioration

continue,

- l’approche « produit », comme outil

de prise en compte de toutes les

étapes de la vie du produit (« du berceau

à la tombe ») avec une approche

amont et aval et une valorisation

auprès des clients.

L’écoconception d’un produit a pour

objectif, à service rendu égal, d’améliorer

la qualité écologique d’un produit.

Elle vise à optimiser les efforts

environnementaux, en agissant là où

les impacts sont les plus importants,

tout en évitant les transferts de pollution.

La méthode est toujours la suivante

: formaliser l’objectif, considérer

le cycle de vie, identifier les sources

des impacts, trouver des pistes d’amélioration.

Cette forme d’action oblige

à rechercher et associer les compétences,

à miser sur l’amélioration progressive,

et à communiquer auprès

des consommateurs.

Revalorisation et recyclage

dans l’automobile

Loïc Jacqueson, ingénieur à la

Direction technique R & D de Faurecia,

équipementier automobile émanant

des sociétés PSA, Faure et Epeda-BF,

24

évoque la Directive européenne VHU

(2000/53/CE) et rappelle que seront

interdits à compter du 1 er juillet 2003

les quatre métaux lourds suivants :

chrome VI, plomb, mercure et cadmium

4. Aujourd’hui, 75 % des

matières d’un véhicule hors d’usage

(VHU) sont recyclées. En 2006, 85 %

du poids moyen d'un véhicule devra

être récupéré et 80 % du poids

moyen devra être réutilisé ou recyclé.

A partir de 2015, ces taux seront respectivement

de 95 et 85 %. Il faudra

également informer sur la présence,

dans les produits, de substances

réglementées (il existe 2 700 substances

dangereuses dans la directive

67/548/CE). Heureusement, il existe

un programme fédérateur d’outils

communs entre quatorze équipementiers,

trois fournisseurs, RSA et PSA,

pour répondre à la réglementation.

Ce programme EDIT (EcoDesign

Interactive Tools) comprend une base

de données matières et substances

qui sera accessible aux concepteurs.

En 2006, 85 % des matériaux des véhicules

immatriculés devenus VHU (véhicules hors

d’usage) seront à valoriser avec un taux de

recyclage et de réemploi de 80 %.

(Siège avant du Sharan Wokswagen

fabriqué par Faurecia – Photo Stéphane

Muratet)

André Malsch est responsable Qualitéenvironnement

au sein du service de R

& D de Steelcase International (22 000

personnes), leader mondial dans le

mobilier de bureau et l’aménagement


des espaces de travail. La démarche

d’écoconception a été lancée dans le

groupe dès 1999. Après une opération

pilote en 2000, la démarche est

désormais globale et s’appuie sur la

prise en compte de toutes les étapes

du cycle de vie (ACV), de tous les

impacts potentiels, de tous les composants

des produits et de leur emballage.

Avec les fournisseurs comme

partenaires, le développement d’un

produit selon cette démarche fait toujours

faire un pas en avant : c’est ainsi

qu’on en vient à remplacer des

moules céramique par des moules en

plâtre, à réduire le volume des

déchets, à intégrer des matériaux

naturels. La démarche est maintenant

opérationnelle et s’appuie sur des

outils formalisés : plan de gestion de

projet, plan marketing, check-list

fonctionnelle pondérée, grille de décision

sur les matériaux, outil d’argumentaire

de communication, outil

d’animation créative (brainstorming

écologique)… sans oublier l’apport

des partenaires extérieurs : consultants,

ENSAM, ADEME, laboratoires

matériaux, etc.

Cécile Vigouroux, Ingénieur

Environnement au Pôle Ameublement

du CTBA, présente un exemple de

réussite en écoconception accompagnée

par le Pôle et soutenue par

l’ADEME en 2000 : le siège de bureau

Cynetic de la société Atal, distribué

par ARFEO. Ce siège devait satisfaire à

une qualité « environnementale » de

Chez Steelcase, la démarche d’écoconception

est désormais globale : elle prend

en compte toutes les étapes du cycle de

vie des produits, tous les impacts potentiels,

et ceci pour la totalité des composants

des produits et de leur emballage.

(Gamme Ellipse de Steelcase)

travail et présenter une esthétique

« naturelle ». Six critères mesurables

ont été retenus :

- contenu énergétique du produit,

- nombre de pièces et de matériaux

différents,

- taux de chutes en bois et tissus,

- masse de l’emballage,

- taux de COV rapporté au siège,

- information aux utilisateurs (substances

dangereuses).

Par rapport à un siège de référence à

coût de production identique, les

recherches ont porté sur les points suivants

: bois plutôt que plastique,

matériaux et composants moins nombreux,

plus faible taux de COV, collecte

de l’information sur les effets sur la

santé. La démarche adoptée est aussi

facteur de progrès : appropriation par

l’équipe projet, mise en place d’outils

spécifiques, nouvelle façon de communiquer.

Des outils de mise en place

de cette démarche sont proposés sur

le site Internet de l’ADEME

(www.ademe.fr).

Pascal Parigot, Responsable du

Service Achat à l’UGAP, anime une

équipe de 80 acheteurs. Il a étudié la

possibilité d’intégrer des critères écologiques

dans les cahiers des charges

d’appels d’offres, en s’inspirant au

mieux des exigences de la Marque NF

Environnement. Selon lui, le principal

problème rencontré est de traduire un

niveau d’exigence en valeur d’usage.

En se basant sur l’analyse fonctionnelle,

il a relevé de nombreuses contradictions

– et différences dans la facilité

à décrire – entre la valeur d’estime

et la valeur d’usage souhaitables.

Dans certains cas, l’exigence est

même irréaliste, quand elle n’est pas

impossible à rédiger, voire même

contradictoire avec la durabilité soustendue

dans les autres marques NF

(notamment lorsqu’on souhaite intégrer

des matières à durée de vie courte).

La stratégie d’achat de l’UGAP, qui

doit tenir compte des trois paramètres

suivants : valeur d’usage recherchée

par l’utilisateur final, valeur d’estime

qu’attache le décideur au produit et

faisabilité industrielle, devra donc

composer et rechercher le meilleur

compromis possible, car, en achat

comme ailleurs, « le mieux est l’enne-

25

Ameublement

Ikea a démarré dès 1990 une très importante

démarche d’écoconception qui le positionne

à 65-70 % de notoriété comme

entreprise écologique.

mi du bien », comme en témoignent

d’ailleurs les achats de l’ADEME

auprès de l’UGAP.

Patrick Dubots est responsable environnement

produit chez Alcatel. Il a

développé pour la filiale FIECC le logiciel

EIME. Ce logiciel d’approche multicritères

organisés en briques de

LEGO permet, le problème de base

étant posé, de faire apparaître automatiquement

toutes les alertes réglementaires

afférentes, des messages

d’instruction pour la conception, et

des résultats quant à la description, la

composition, les impacts environnementaux

du produit, ainsi que son

positionnement comparatif et l’influence

des liaisons sur sa fin de vie.

Une seconde table ronde animée par

Sophie Labrousse (CTBA), rassemblait

Tomas Ekström de Kinnarps,

Bertrand Demarne de l’UNIFA, et

François Foisil, Directeur Qualité

Achats pour la France chez IKEA.

IKEA a démarré dès 1990, à la suite

d’une sévère campagne médiatique

vis-à-vis du formol des panneaux en

Allemagne, une très importante

démarche d’écoconception qui le

positionne à 65-70 % de notoriété

comme entreprise écologique, le

second étant loin derrière avec 30 %.

Sa taille le désigne comme cible et

l’oblige à prendre beaucoup de précautions

dans ses référencements produits

et fournisseurs.

Tomas Ekström confirme que l’environnement

est un sujet plus sensible

en Suède qu’ailleurs, où le respect de

la nature relève d’une attitude cultu-

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002


Ameublement

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002

relle très ancrée. L’impact de la

Marque NF Environnement en France

est positif et a permis de lancer deux

lignes de produits avec succès, en

attendant d'autres qui suivront.

Une prise de conscience

écologique dans

le secteur du meuble

Bertrand Demarne évoque l’approche

d’écoconception chez les

fabricants de meubles français : l'action

a d'abord porté sur le recyclage

des emballages et sur les aspects liés

au classement réglementé des sites

industriels, avant de s’étendre aux

produits. Les entreprises de mobilier

de bureau ont été les premières motivées.

Chez les autres, une prise de

conscience du « meuble vert » semble

faire son chemin. L’ADEME, qui milite

pour l’intégration de l’environnement

26

dans l’économie, joue son rôle de partenaire

officiel en orientant les industriels

vers les bons critères et en

offrant une possibilité de subvention.

Éminent observateur du secteur, Henri

Boussaut, Président d’EUROCLIFAL, se

dit très confiant dans le professionnalisme

des industriels du meuble qui

situe cette profession en avance sur ce

sujet difficile. Pierre Parisot, Directeur

du Pôle Ameublement du CTBA,

conclut cette journée très dense, en se

félicitant d’avoir entendu que le

meuble est bien un produit écologique.

Si la filière ameublement est en

avance sur ce sujet, le mobilier de

bureau est quant à lui en pointe dans

la filière. Avec la dimension « environnement

», le secteur de l’ameublement

se donne aussi aujourd’hui une

dimension éthique et morale.

François Plassat

Sophie Labrousse

Cécile Vigouroux

ABRÉVIATIONS ET SIGLES UTILISÉS

- ACV : analyse du cycle de vie

- ADEME : Agence pour l’environnement et la maîtrise de l’énergie

- CET : Centre d’enfouissement technique

- ENSAM : École nationale supérieure des Arts et Métiers

- ENVIE : réseau d’associations pour l’emploi de personnes en difficulté

- E 40 : appellation européenne pour la ferraille broyée

- EUROCLIFAL : Centre européen de liaison et d'information des fournisseurs

de l'ameublement

- FLUFF : fraction issue des broyeurs par aspiration (mousses, textiles,

plastiques légers)

- PE : polyéthylène

- PHU : produits hors d’usage

- PSE : polystyrène expansé

- R & D : recherche et développement

- SAV : service après-vente

- UGAP : Union des Groupements d’Achats Publics

- UIOM : Usine d’incinération des ordures ménagères

- UNIFA : Union nationale des industries françaises de l’ameublement

- VHU : véhicules hors d’usage


POUR CONTACTER LES INTERVENANTS

Franz Barnabé, Ingénieur services

techniques en environnement, CETIM

St-Étienne

Tél. : 04 77 79 40 49

Fax : 04 77 79 40 99

e-mail : francois.barnabe@cetim.fr

Christian Bertrand, Président du CONIBI

Tél. : 01 48 63 94 90

Fax : 01 48 63 94 95

e-mail : cbertrand@conibi.fr

Henri Boussaut,

Président d’EUROCLIFAL

Tél. : 01 40 21 26 82

Fax : 01 43 20 40 11

e-mail : info@euroclifal.net

Christian Brus, Rédacteur en chef

adjoint, Courrier du Meuble et de

l’Habitat

Tél. : 01 48 74 52 50

Fax : 01 40 16 43 65

e-mail : courrierdumeuble@hotmail.com

Manuel Burnand, Directeur général

ECO-VHU et ECO-PHU, CCF

Recycling

Tél. : 01 44 75 40 15

Fax : 01 44 75 40 34

e-mail : mburnand@fr.ccfrecycling.com

Jean-Claude Dabrowski, Direction

des affaires professionnelles, CETIM

St-Étienne

Tél. : 04 77 79 40 49

– Fax : 04 77 79 40 99

e-mail : jean-claude.dabrowski@cetim.fr

Bertrand Demarne, Service développement

technique, UNIFA

Tél. : 01 44 68 18 78

Fax : 01 44 74 37 60

e-mail : technique.ifa@mobilier.com

Jacques Desproges, Directeur du

Bureau d’études TERRA

Tél. : 01 40 02 98 90

Fax : 01 40 02 98 80

e-mail : terra@wanadoo.fr

Patrick Dubots, Animateur écoconception

FIECC, Responsable produits

environnement, Alcatel

Tél. : 01 45 05 70 70

Fax : 01 45 53 03 93

e-mail : patrick.dubots@alcatel.fr

Tomas Ekström, Directeur qualitéenvironnement-sécurité,

Kinnarps AB

(Suède)

Tél. : 00 46 515 38 000

Fax : 00 46 515 33 701

e-mail : tomas.ekstrom@kinnarps.se

François Foisil, Directeur qualité-environnement-achats,

Ikea France

Tél. : 01 39 10 20 49

Fax : 01 39 73 81 44

Alain Geldron, ADEME Angers

Tél. : 02 41 20 41 20

Fax : 02 41 20 42 00

e-mail : alain.geldron@ademe.fr

Sylvain Gouillard, Délégué FEDEREC

Tél. : 01 40 54 01 94

Fax : 01 40 54 77 88

e-mail : sylvain.gouillard@federec.com

Loïc Jacqueson, Ingénieur Direction

technique R & D, Faurecia

Tél. : 01 69 92 34 01

Fax : 01 69 92 34 60

e-mail : ljacqueson@brieres.faurecia.com

Sophie Labrousse,

Chargée de mission environnement,

Pôle Ameublement, CTBA

Tél. : 01 40 19 49 66

Fax : 01 44 74 65 20

e-mail : sophie.labrousse@ctba.fr

André Malsch, Responsable qualitéméthodes,

R & D, Steelcase

International

Tél. : 03 87 23 36 23

Fax : 03 87 23 62 62

e-mail : amalsch@steelcase-europe.com

Pascal Parigot, Responsable du

Service Achats, UGAP

Tél. : 01 64 73 21 31

Fax : 01 64 73 21 29

e-mail : pparigot@ugap.fr

Cécile Vigouroux, Ingénieur environnement,

Pôle Ameublement, CTBA

Tél. : 01 40 19 48 55

Fax : 01 44 74 65 20

e-mail : cecile.vigouroux@ctba.fr

27

Ameublement

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002


Ameublement

Le mobilier en fin de vie :

collecte et valorisation

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002

Deuxième partie

Un premier article sur la collecte et la valorisation

du mobilier en fin de vie (CTBA INFO n° 93, janvierfévrier

2002) a été consacré à la quantification du

gisement de meubles usagés en France et aux

voies de valorisation existantes. Ce second article

porte sur les différents scénarios de valorisation

envisageables.

L

étude sur le devenir du meuble

’ après usage, pilotée par le

CTBA et le CETIM (Centre

technique des industries mécaniques)

à la demande de la profession, a permis

d’identifier le gisement de

meubles en fin de vie en France et de

s’interroger sur les filières de valorisation

existantes ou à développer.

Dans un article précédent (Le mobilier

en fin de vie : collecte et valorisation,

CTBA INFO n° 93, janvier-février

2002), nous avons rapporté les résultats

des enquêtes de terrain menées

par le CTBA. Le gisement du mobilier

en fin de vie collecté et traité en

déchetterie a été estimé à 3 kg par an

et par habitant, ce qui est nettement

inférieur aux données relevées par

l’UEA (Union européenne de l’ameublement)

qui ont été évaluées à

21 kg/an/hab. en 1999. Ainsi, malgré

la réalité du terrain, il s’avère primordial

d’anticiper la problématique

d’élimination du déchet mobilier en

fin de vie.

28

Les filières existantes ont été étudiées

par le CETIM et l’ENSAM de Chambéry

(École Nationale Supérieure des Arts et

Métiers) au moyen d’une enquête sur

la fin de vie des matériaux métalliques

et plastiques. Cette étude, réalisée sur

une année, s’est basée sur le secteur

de la récupération et du recyclage de

ces deux matériaux, qui compte en

effet pour chacun de ces matériaux

une quarantaine d’entreprises établies

en France depuis plusieurs années. Ces

deux filières de valorisation matière se

sont développées pour des produits

provenant en majorité des VHU

(Véhicules Hors d’Usage), parallèlement

à celle des emballages. Les hypothèses

de valorisation ont porté sur du

mobilier de collectivité et plus précisément

sur un siège de bureau. Une des

contraintes de valorisation fixée a été

celle exigée par la Directive européenne

qui demande que 70 % en poids

des emballages des ménages soit valorisé

et tolère 5 à 10 % de valorisation

énergétique par incinération.


Quatre hypothèses de valorisation d’un

siège de bureau en fin de vie ont été

étudiées : broyage simple, broyage et

recyclage, broyage et incinération,

démontage et recyclage.

Quatre scénarios

pour un siège de bureau

Le siège, qui n’était pas usagé, a été

démantelé et des scénarios ont été

établis en fonction de quatre filières :

broyage simple, broyage et recyclage

(société Galloo), broyage et incinération

(société CFF) et enfin démontage

(société C2P).

• Broyage simple : le taux théorique

de recyclage du métal est de 61 %, le

reste représentant la mise en décharge

des autres produits (plastiques,

bois, mousses).

• Broyage et recyclage type Galloo :

le taux de recyclage du métal pour ce

siège serait de 69 %, le reste représentant

le recyclage de certains plastiques

et la mise en décharge des

matériaux non traités.

• Broyage et incinération type CFF :

le taux de valorisation serait de 59 %

en recyclage métal et de 8 % en valorisation

énergétique des résidus de

broyage (cimenterie), le reste allant en

décharge.

• Filière démontage : en fonction

des matériaux (bois, métal, plastique…)

différentes filières sont envi-

sageables. Les mousses partent la plupart

du temps en incinération. Le taux

de recyclage théorique maximum est

dans ce cas de 80 %.

En conclusion, la contrainte de valorisation

qui pourrait être fixée à 70 %

en poids, telle que pour la Directive

emballages, semble difficile à

atteindre sans démontage pour ce

type de mobilier. Beaucoup de plastiques

différents entrent dans la composition

d’un siège de bureau, ce qui

ne facilite pas le recyclage. De même,

la présence d’inserts métalliques dans

les parties en plastique ou en bois

nécessite une étape supplémentaire

de démantèlement pour certaines

filières. Une action complémentaire

« Démantèlement de mobiliers de

bureau en fin de vie » pourrait donc

être menée, afin notamment de proposer

des voies d’amélioration au

niveau de leur conception et s’orienter

vers une écoconception.

Parallèlement, Jacques Desproges

(Cabinet d’études TERRA) a proposé

des scénarios de valorisation du mobilier

professionnel et des ménages,

grâce à sa connaissance du domaine

et son analyse du marché des déchets.

L’étude d’un schéma technique de

référence a permis d’estimer les coûts

de la valorisation de mobilier en fin de

29

vie à environ 150 € la tonne. Sur cette

base, on peut évaluer à 0,18 € par kg

le coût de la collecte du mobilier en

fin de vie (MFV), en intégrant les frais

de gestion et de communication.

Cependant, il faut considérer que la

fraction literie influence fortement les

tonnages et ferait varier cette estimation.

Pour le mobilier en fin de vie des

ménages, les pratiques actuelles se

résument aux dons ou réutilisations

internes, et aux cessions à des spécialistes

du second marché (Troc de l’Ile,

Le Faillitaire…). Le MFV est considéré

comme un déchet lorsqu’il est abandonné

par son propriétaire. Le matelas

se situe à part, car sa réutilisation

est interdite pour des raisons d’hygiène.

Pour le MFV professionnel, on pourrait

envisager la mise en place d’un

système collectif de regroupement et

de valorisation, par la fixation de

barèmes de cotisation en fonction du

poids ou du volume du meuble. Mais

ce système similaire à celui d’Eco

Emballages est peu réaliste pour le

meuble. On pourrait également s’appuyer

sur les expériences telles que

celles de SCRELEC (piles et accumulateurs),

CONIBI (bureautique) ou du

GIE Photos (Agfa, Kodak…), dont

Le coût moyen de valorisation d’un mobilier en fin de vie peut être estimé à environ

150 € la tonne.

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002


Ameublement

l’objectif est de regrouper des entreprises

du même secteur d’activité

pour la collecte et la valorisation de

leurs déchets. On peut également

envisager une reprise du meuble

usagé lors de la livraison de meuble

neuf de même nature, en reprise gratuite

ou payante pour le détenteur, ou

assortie d’une remise sur le produit

neuf. La reprise d’un matériel ancien

lors de la livraison du neuf représente

un cas sur dix.

Filières bois-énergie

et ferraille

Deux filières principales peuvent être

utilisées pour valoriser des meubles en

CTBA INFO N° 96 – Août/Septembre 2002

fin de vie : la filière bois-énergie et

la filière ferraille.

Dans le cas de produits majoritairement

composés de bois, deux possibilités

se présentent : l’incinération en

usine d’ordures ménagères (UIOM) ou

la chaudière à bois. L’UIOM est plus

tolérante que la chaudière en termes

d’acceptation de bois traité ou verni,

car elle est souvent équipée de systèmes

épurateurs des fumées. Le prix

logistique dépend de la distance par

rapport au lieu d’incinération, mais les

coûts sont sensiblement identiques

(entre 150 et 180 € la tonne). La ferraille

se revend assez facilement et

seuls les coûts logistiques (benne,

enlèvement) sont à intégrer (quelques

dizaines d’euros).

30

L’étude « Mobilier en fin de vie » a été

clôturée par la journée technique du

29 novembre 2001 : « Le Meuble :

produit écologique ? » qui a réuni

plus de cent personnes au CTBA (designers,

fabricants, distributeurs, institutionnels,

recycleurs, journalistes …).

Cette journée a fait l’objet de deux

articles dans CTBA INFO : l’un dans le

n° 95 (juin-juillet 2002) et l’autre dans

le présent numéro. Cette manifestation

a mis en évidence la mobilisation

de la profession qui est prête à définir

d’éventuels nouveaux plans d’actions.

Cécile Vigouroux

La filière bois-énergie (incinération en usine d’ordures ménagères ou en chaudière à bois) et la filière ferraille sont les deux principales

filières utilisables pour le mobilier en fin de vie.


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190 pages – 16 x 24 cm – 1998 – 26 € ttc

Le coffret de reconnaissance

des bois de France

16 essences : les observer, les identifier,

les utiliser

Ce coffret de 16 échantillons de bois et le guide qui

l’accompagne proposent une méthode d’identification

rationnelle et rapide pour reconnaître facilement

les 16 essences métropolitaines feuillues et résineuses

les plus courantes. En outre, les 16 échantillons

en bois massif qui accompagnent ce livre permettent

de visualiser et de mémoriser les clés d’identification des essences.

D’autre part, les fiches descriptives de chacune des essences fournissent les

informations de base utiles sur la mise en œuvre et les différentes opérations

de transformation du bois : séchage, usinage, collage, finition, préservation…

56 pages – 16 x 24 cm – 16 échantillons de bois massif – 1999

Editions CTBA/EYROLLES – 46,50 € ttc

Manuel Scierie

Techniques et matériels

Ce Manuel Scierie rassemble, pour la première fois

dans un même ouvrage, l’ensemble des connaissances

disponibles sur la technologie du sciage et

plus largement sur toutes les activités, les opérations

et les matériels de scierie. Rédigé par des spécialistes

de la scierie possédant une solide expérience de terrain

et de la formation, cet ouvrage se pose en

manuel de référence pour tous les acteurs de la scierie.

Par ailleurs, il a été conçu et structuré pour

constituer un outil pédagogique pratique et complet

pour les enseignants et les étudiants. Sommaire : L’industrie du sciage

en France – Les méthodes de débit – Les techniques de coupe –

Organisation de la production en scierie – Les matériels de scierie – Les

matériels d’entretien des lames – Le séchage et l’étuvage du bois – Les

règles de base de la maintenance – Sécurité et ergonomie en scierie.

397 pages – 17 x 24 cm – 260 schémas – 2001 – 44 € ttc

Guide des assemblages

de charpente

Cet ouvrage concerne la réalisation et la mise en

œuvre des principaux assemblages utilisés aujourd’hui

par les charpentiers. Pour chacun d’eux, le principe

d’assemblage est représenté par un dessin

détaillé avec indication du matériel électroportatif

nécessaire à sa réalisation. Les éléments jouant un

rôle important dans la bonne tenue de l’assemblage

sont également mis en évidence avec des recommandations de mise en

œuvre. Enfin, les données de calcul utiles à la vérification de l’assemblage

sont fournies. La part prépondérante faite à de nombreux schémas explicites

fait de cet ouvrage un outil de travail pratique et clair pour aider les

artisans et les entreprises de charpente traditionnelle à réaliser des assemblages

dans les meilleures conditions de sécurité et de qualité conformément

aux règles en vigueur.

44 pages – 21 x 29,7 cm – Editions CTBA/CAPEB – 1999 – 21 € ttc

Palettes et caisses en bois

production, caractéristiques,

reconditionnement, recyclage

Compte tenu de leur importance au sein de l’activité

économique, les palettes et caisses en bois offrent

aujourd’hui de nombreux sujets d’investigation et de

réflexion pour les professionnels.

L’objectif de cet ouvrage est de répondre à toutes ces

attentes et de constituer un outil pratique où l’information

est facilement accessible.

Sommaire : Historique – Caractéristiques des palettes et caisses – Analyse de

la production et du reconditionnement – Flux et logistique des échanges

sur palettes – Exigences des utilisateurs – Contexte environnemental : nouveaux

enjeux – Palettes en fin de vie et valorisation – Conclusion et perspectives

d’avenir.

220 pages – 16 x 24 cm – 1999 – 43 € ttc

Guide de la préservation

du bois

L’objectif de cet ouvrage est tout d’abord d’expliquer

les connaissances de base liées à la dégradation du

bois (les agents d’altération, les classes de risque, la

durabilité naturelle et l’imprégnabilité du bois) et aux

techniques de préservation (les produits, les procédés,

les attestations, garanties et responsabilités). Dans une

seconde partie à caractère plus pratique, il fournit des

recommandations pour mettre en œuvre cette technologie dans les principaux

types d’ouvrages du bâtiment.

Sommaire : Durabilité et préservation – La méthodologie de la préservation

– Les étapes d’un traitement de préservation – Éléments de structure intérieurs

et ventilés - Éléments de structure intérieurs en milieu humide ou mal

ventilé – Charpentes et structures en extérieur – Revêtements extérieurs –

Aménagements extérieurs – Menuiseries et aménagements intérieurs –

Menuiseries extérieures.

166 pages – 16 x 24 cm – 1998 – 29 € ttc

Le traitement des bois

dans la construction

Cet ouvrage rassemble tout ce qu’il faut savoir sur le

traitement curatif des bois et autres matériaux utilisés

dans la construction. Dans un premier chapitre, il rappelle

les notions de base sur l’anatomie du bois, sa

durabilité, puis donne, sous la forme de fiches faciles à

consulter, une description détaillée des insectes et

champignons les plus fréquemment rencontrés. Le deuxième chapitre

indique comment conduire un diagnostic et comporte des clés d’identification

d’insectes et champignons. Le troisième chapitre est consacré aux traitements

adaptés à chaque type d’attaque et élément de construction. Les

nouveaux procédés répondant aux réglementations sur la protection de

l’environnement sont abordés et l’aspect garantie et vérification des traitements

est traité. Enfin, un dernier chapitre porte sur les moyens de traitement

(produits et matériels) et la sécurité sur les chantiers.

140 pages – 17 x 24 cm – 1996 – 21,80 € ttc


Ces ouvrages sont

en vente à la librairie

du CTBA

Se reporter

au Service Lecteurs p. 31

Vient de paraître

Palettes

et caisses-palettes

en bois

Référentiel qualité

du fabricant,

du reconditionneur

et de l’utilisateur

S’inscrivant dans une démarche

qualité lancée par tous les professionnels

de l’emballage bois

(syndicats professionnels, ECO-

BOIS), ce document de référence

établit les données techniques,

normatives, réglementaires liées

à la fabrication, au reconditionnement

et à l’utilisation des

palettes et caisses-palettes. Son

objectif est de faciliter les relations

clients-fournisseurs en permettant

un contrôle qualité

indépendant. Cette deuxième

édition, qui tient compte des

évolutions techniques récentes,

et des nouvelles exigences réglementaires

et normatives, a été

enrichie de plusieurs chapitres :

conception, séchage et humidités,

aide à l’élaboration d’un

cahier des charges client. Un CD-

ROM contenant le texte intégral

en facilite l’exploitation.

Sommaire : Normes et références

réglementaires –

Matériaux utilisés et éléments

d’assemblage – Conception –

Fabrication de la palette –

Réparation – Séchage et humidités

– Traitement des bois –

Contrôle et respect des conformités

– Marquage et identification

– Respect des exigences

environnementales – Valorisation

et recyclage – Responsabilités –

Aide à l’élaboration d’un cahier

des charges – Adresses utiles –

Glossaire

296 pages – 21 x 29,7 cm

avec CD-ROM – 99 € ttc

Vient de paraître

Bois traité par

haute température

Objet de recherches depuis 50 ans,

le bois traité par haute température,

matériau innovant, est

devenu aujourd’hui une réalité

industrielle. Les nombreuses évolutions

intervenues ces trois dernières

années dans ce domaine

ont motivé la publication d’une

nouvelle édition de cet ouvrage,

qui offre une vue complète de

l’état de la technologie et du

marché. Tout d’abord, les procédés

existants en France et à

l’étranger sont présentés de

façon détaillée. On traite ensuite

de l’influence du traitement thermique

sur les propriétés du bois,

de même que sur son comportement

à l’usinage, au collage, à la

finition et aux assemblages,

assorti des recommandations de

mise en œuvre qu’impose cette

technologie. Les marchés sont

ensuite analysés, de même que

les leviers et les freins qui conditionnent

le développement de ce

nouveau matériau. Enfin, des

bases de procédures de qualification

des procédés et de caractérisation

des bois traités sont

proposées.

120 pages – 16 x 24 cm – 59 € TTC

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