22 décembre - Orchestre Philharmonique Royal de Liège

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22 décembre - Orchestre Philharmonique Royal de Liège

fonds

léon frédéricq

jeudi 22 décembre 2011 | 20h

MOZART | Les Noces de Figaro w env. 15’

1. Ouverture

2. Acte I : Duo « Cinque… dieci… venti… » (Figaro, Susanna)

3. Acte I : Duo « Se a casa Madama » (Figaro, Susanna)

4. Acte IV : Air pour soprano : « L’ho perduta... me meschina ! » (Barberina)

MOZART | Don Giovanni w env. 10’

1. Acte I : Air pour baryton « Madamina, il catalogo è questo » (Leporello)

2. Acte I : Duo « La ci darem la mano » (Don Giovanni, Zerlina)

MOZART | La Flûte enchantée w env. 3’

Duo « Pa-pa-pa... »

PAUSE

HUMPERDINCK | Hänsel et Gretel w env. 15’

1. Ouverture

2. La Chevauchée des sorcières

3. Pantomime

J. STRAUSS | Cendrillon, suite de ballet w env. 25’

1. Ouverture

2. Valse lente (fin de l’Acte I)

3. Mazurka

4. Valse

5. Galop

Dorine Mortelmans, soprano

Sébastien Parotte, baryton

George Tudoraché, concertmeister

Orchestre Philharmonique Royal de Liège

Christian Arming, direction


MOZART leS noceS de fiGAro (1786)

Au sujet de l’opéra et de l’ouverture, voir en p. 2 du programme de salle.

Acte i : duo « cinque… dieci… venti… » (figaro, susanna)

C’EST LE JOUR des noces de Suzanne, camériste de la comtesse Almaviva, et de Figaro, valet

de chambre du comte. Figaro, en compagnie de Suzanne, s’apprête à transformer une pièce à

demi démeublée du château d’Aguasfrescas (près de Séville) en chambre à coucher…

Sinfonia

aTTo i

Camera non affatto ammobiliata,

una sedia d’appoggio in mezzo

SCEna 1

Figaro con una misura in mano e Susanna allo

specchio che si sta mettendo un capellino

ornato di fiori.

n° 1. DuETTo

FIGARO (misurando) Cinque... dieci... venti...

trenta... trentasei... quarantatre...

SUSANNA (specchiandosi) Ora sì ch’io son

contenta; sembra fatto inver per me.

FIGARO Cin... que...

SUSANNA Guarda un po’, mio caro Figaro,

FIGARO Die... ci...

SUSANNA Guarda un po’, mio caro Figaro,

FIGARO Ven... ti...

SUSANNA Guarda un po’,

FIGARO Tren... ta...

SUSANNA Guarda un po’,

guarda adesso il mio cappello.

FIGARO Trentasei...

SUSANNA Guarda adesso il mio cappello

FIGARO Quarantatre...

SUSANNA Guarda un po’, mio caro Figaro,

Guarda adesso, il mio cappello il mio cappello.

FIGARO Sì mio core, or è più bello,

Sembra fatto inver per te,

SUSANNA Guarda un po’,

FIGARO Si mio core,

SUSANNA Guarda un po’,

FIGARO Or è più bello,

ouvErTurE

aCTE i

Une chambre sans meubles,

au centre un fauteuil.

SCÈnE 1

Figaro un mètre à la main et Suzanne qui, devant un

miroir, se met un chapeau orné de fleurs.

n° 1. Duo

FIGARO (mesurant) Cinq... dix.... vingt... trente...

trente-six... quarante-trois...

SUZANNE (se regardant dans un miroir) Là oui, je

suis contente ; il semble vraiment fait pour moi.

FIGARO Cin... q...

SUZANNE Regarde un peu, Figaro, mon chéri,

FIGARO Di... ix...

SUZANNE Regarde un peu, Figaro, mon chéri,

FIGARO Ving... t...

SUZANNE Regarde un peu,

FIGARO Tren... te...

SUZANNE Regarde un peu,

regarde maintenant mon chapeau.

FIGARO Trente-six...

SUZANNE Regarde maintenant mon chapeau

FIGARO Quarante-trois...

SUZANNE Regarde un peu, Figaro, mon chéri,

Regarde maintenant mon chapeau, mon chapeau.

FIGARO Oui mon cœur, là il est plus beau et, vrai,

Il semble fait pour toi.

SUZANNE Regarde un peu,

FIGARO Oui mon cœur,

SUZANNE Regarde un peu,

FIGARO Là il est plus beau,

SUSANNA Ora si ch’io son contenta,

Ora si ch’io son contenta,

Sembra fatto inver per me, per me, per me :

Ah, il mattino alle nozze vicino

Quanto è dolce al mio tenero sposo

Questo bel cappellino vezzoso

Che Susanna ella stessa si fe,

che Susanna ella stessa si fe’,

FIGARO Sì mio core, or è più bello

Sembra fatto inver per te, per te, per te:

Ah, il mattino alle nozze vicino

Quanto è dolce al tuo tenero sposo

Questo bel cappellino vezzoso

Che Susanna ella stessa si fe’,

Che Susanna ella stessa si fe’,

FIGARO Susanna

SUSANNA Susanna

FIGARO Ella stessa,

SUSANNA Ella stessa,

SUSANNA E FIGARO Che Susanna ella stessa si

fe’, stessa si fe’, stessa si fe’

Che Susanna ella stessa si fe’.

SUZANNE Là oui, je suis contente,

Là oui, je suis contente,

Vrai, il semble fait pour moi, pour moi :

Ah ! au matin des noces

Comme il est doux à mon tendre époux

Ce joli petit chapeau

Que Suzanne elle-même s’est fait,

Acte i : duo « Se A cASA mAdAmA » (figaro, susanna)

FIGARO Oui mon cœur, là il est plus beau

Vrai, il semble fait pour toi, pour toi :

Ah ! au matin des noces

Comme il est doux à ton tendre époux

Ce joli petit chapeau

Que Suzanne elle-même s’est fait,

Que Suzanne elle-même s’est fait,

FIGARO Suzanne

SUZANNE Suzanne

FIGARO Elle-même,

SUZANNE Elle-même,

SUZANNE & FIGARO Que Suzanne elle-même s’est

fait, elle-même s’est fait,

Que Suzanne elle-même s’est fait

… MAIS LA CHAMbRE à COUCHER des tourtereaux est bien proche des appartements du

Comte, qui a des vues sur Suzanne et elle en avertit Figaro.

n° 2. DuETTino

FIGARO Se a caso madama la notte ti chiama,

Madama ti chiama, din din, din din

Iin due passi da quella puoi gir.

Vien poi l’occasione che vuol mi il padrone,

Che vuol mi il padrone, don don, don don

In tre salti lo vado a servir.

SUSANNA Così se il mattino il caro Contino,

Il caro, il caro Contino, din din, din din;

E ti manda tre miglia lontan, din din;

Don don, don don a mia porta il diavol lo porta,

Ed ecco in tre salti...

FIGARO Susanna pian pian —

Susanna pian pian — Susanna pian pian...

SUSANNA Ed ecco...

FIGARO Pian pian

SUSANNA In tre salti...

FIGARO Pian pian

SUSANNA Din din,

FIGARO Pian pian

n° 2. DuETTino

FIGARO Si par exemple madame t’appelle la nuit,

Madame t’appelle, ding ding, ding ding

En deux pas tu peux la rejoindre.

Puis, à l’occasion, le maître me demande

Le maître me demande, dong dong, dong dong,

En trois sauts je vais le servir.

SUZANNE Ainsi le matin le cher petit Comte,

Le cher, le cher petit Comte, ding ding ;

T’envoie à trois lieues d’ici, ding ding ;

Dong dong à ma porte le diable l’apporte,

Et alors, en trois sauts...

FIGARO Suzanne tout doux —

Suzanne tout doux — Suzanne tout doux...

SUZANNE Et alors...

FIGARO Tout doux

SUZANNE En trois sauts...

FIGARO Tout doux

SUZANNE Ding ding,

FIGARO Tout doux

2 3


SUSANNA Don don.

SUSANNA Ascolta...

FIGARO Fa presto...

SUSANNA Se udir brami il resto, se udir brami il

resto

Discaccia i sospetti che torto mi fan.

FIGARO Udir bramo il resto, udir bramo il resto,

I dubbi, i sospetti gelare mi fan.

SUSANNA Discaccia i sospetti, i sospetti, i sospetti.

FIGARO I dubbi, i sospetti gelare mi fan,

I dubbi, i sospetti gelare mi fan,

I dubbi, i sospetti gelare mi fan, gelare...

Gelare mi fan, gelare mi fan, gelare mi fan.

SUSANNA Discaccia i sospetti, i sospetti, i sospetti.

Discaccia i sospetti che torto mi fan,

Che torto, che torto mi fan, che torto mi fan.

SUZANNE Dong dong.

SUZANNE Écoute...

FIGARO Fais vite...

SUZANNE Si tu veux entendre le reste,

Repousse ces soupçons qui me font tort.

FIGARO Je veux entendre le reste,

Ces doutes, ces soupçons me glacent.

SUZANNE Repousse tes soupçons, tes soupçons.

FIGARO Ces doutes, ces soupçons me glacent.

Ces doutes, ces soupçons me glacent.

Ces doutes, ces soupçons me glacent....

Me glacent, me glacent, me glacent.

SUZANNE Repousse ces soupçons, ces soupçons.

Repousse ces soupçons qui me font tort,

Qui me font tort, qui me font tort.

Acte iv : Air pour SoprAno : « l’ho perdutA... me meSchinA ! » (BarBerina)

DANS LE JARDIN ObSCURCI, Barberine, désolée, cherche l’épingle perdue que le Comte

lui a dit de remettre à Suzanne. Figaro, survenant, lui fait conter l’affaire, ce qui le convainc

évidemment de la duplicité de Suzanne.

aTTo iv

SCEna 1

Un gabinetto.

n° 24. CavaTina

BARBARINA (cercando qualche cosa per terra)

L’ho perduta... me meschina…

Ah qui sa dove sarà, ah chi sa dove sarà?

Non la trovo... non la trovo... l’ho perduta, me

meschinella,

Ah qui sa dove sarà, non la trovo,

ah non la trovo, meschinella,

L’ho perduta, ah chi sa dove sarà?

E mia cugina... e il padron... cosa dirà, cosa dirà?

aCTE iv

SCÈnE 1

Un cabinet.

n° 24. CavaTinE

BARBERINE (cherchant quelque chose par terre)

Je l’ai perdue... pauvre de moi…

Ah qui sait où elle peut être ?

Je ne la trouve pas... je l’ai perdue,

pauvre de moi,

Ah qui sait où elle peut être,

je ne la trouve pas, pauvre de moi,

Je l’ai perdue, ah qui sait où elle peut être ?

Et ma cousine... et le maître... Qu’est-ce qu’il dira ?

MOZART don GiovAnni (1787)

PRAGUE, 29 OCTObRE, 1787. Casanova de Seingalt, aventurier né à Venise en 1725, grand

voyageur et séducteur, vient d’arriver à Prague où Wolfgang Amadeus Mozart fait représenter Don

Giovanni, opéra en deux actes, sur un livret de Lorenzo Da Ponte. Casanova a sans doute inspiré

le librettiste par le récit de ses nombreuses aventures amoureuses, quelque 122 conquêtes en

39 ans. Insouciant, dépourvu de remords, fréquentant des femmes mariées de haut rang aussi

bien que des souillons, il s’enorgueillit de ses scandales galants et de ses dettes de jeu, n’ayant

à son passif qu’une seule défaite, à Londres, avec la coquette Charpillon. Le spectacle qu’il vient

applaudir aujourd’hui donne une ampleur nouvelle au personnage de Molière…

Acte i : Air pour bAryton « mAdAminA, il cAtAloGo è queSto »

(LeporeLLo)

APRèS AVOIR TUé LE COMMANDEUR EN DUEL, Don Giovanni s’éloigne avec son valet

Leporello. Effondrée, Donna Anna, la fille du Commandeur, fait jurer à Don Ottavio de venger

la mort de se son père. Don Giovanni erre dans les rues de Séville, en quête d’une nouvelle

aventure. Survient alors Donna Elvira qui est à la recherche de l’homme qui l’a séduite puis

abandonnée. Don Giovanni s’avance vers elle pour la consoler et lui faire la cour, mais il la

reconnaît ; il bafouille alors quelques excuses et s’éloigne cependant que Leporello explique à

la jeune femme qu’elle est en fait l’une des nombreuses victimes de son maître et lui montre le

catalogue où il inscrit la liste de ses conquêtes.

LEPORELLO Madamina, il catalogo è questo

delle belle che amò il padron mio;

un catalogo egli è che ho fatt‘io.

Osservate, leggete con me.

In Italia seicento e quaranta,

in Allmagna duecento e trentuna,

cento in Francia, in Turchia novantuna,

ma in Espagna son già mille e tre!

V’han fra queste contadine,

cameriere e cittadine,

v‘han contesse, baronesse,

marchesane, principesse,

e v‘han donne d‘ogni grado,

d‘ogni forma, d‘ogni età.

In Italia, ecc.

Nella bionda egli ha l‘usanza

di lodar la gentilezza,

nella bruna la costanza,

nella bianca la dolcezza.

Vuol d‘inverno la grassotta,

vuol d‘estate la magrotta;

è la grande maestosa,

la piccina è ognor vezzosa ...

LEPORELLO Petite madame, ceci est la liste

des amours de mon maître ;

c’est un catalogue que je dressai moi-même.

Étudiez-le, lisez avec moi.

En Italie six cent quarante,

en Allemagne deux cent trente et une,

cent en France, en Turquie nonante-et-une,

mais en Espagne au moins mille et trois !

Parmi elles on trouve des villageoises,

des chambrières, des citadines,

on trouve des comtesses, des baronnes,

des marquises, des princesses.

Il y en a de tous les rangs,

de tous les moules, de tous les âges.

En Italie etc.

De la blonde, il a coutume

de louer la gentillesse,

de la brune la constance

du teint blanc il vante la douceur.

L’hiver, il aime la dodue,

l’été la maigriotte ;

la grande est majestueuse,

la petite a toujours de la grâce.

4 5


Delle vecchie fa conquista

per piacer di porle in lista;

ma passion predominante

è la giovin principiante.

Non si picca se sia ricca,

se sia brutta, se sia bella;

purché porti la gonnella,

voi sapete quel che fa! ecc. (Parte.)

Il s’adjuge les mûres

pour orner sa liste ;

mais ce qu’il préfère avant tout

est la jeune novice.

Il ne se pique pas qu’elle soit riche,

qu’elle soit bien ou mal tournée,

pourvu qu’elle porte jupe,

vous savez ce qu’il fait. (Il sort.)

Acte i : duo « lA ci dArem lA mAno » (don giovanni, ZerLina)

UN GROUPE DE PAySANS célèbre le mariage de Zerlina et de Masetto. Don Giovanni est

immédiatement séduit par la jeune épousée ; pour rester seul avec elle, il envoie tous les invités

faire la fête chez lui et donne l’ordre à Leporello de s’occuper de Masetto qui est peu satisfait du

tour que prend la situation. Après avoir promis à Zerlina de l’épouser, Don Giovanni l’invite au

palais ; elle refuse mais finit par accepter.

DON GIOVANNI

Là ci darem la mano,

Là mi dirai di sì.

Vedi, non è lontano;

Partiam, ben mio, da qui.

ZERLINA

(Vorrei e non vorrei,

Mi trema un poco il cor.

Felice, è ver, sarei,

Ma può burlarmi ancor.)

DON GIOVANNI

Vieni, mio bel diletto!

io cangerò tua sorte.

ZERLINA

Mi fa pietà Masetto! ...

Presto, non son più forte!

DON GIOVANNI, ZERLINA

Andiam, andiam, mio bene,

a ristora le pene

d’un innocente amor! ecc.

DON GIOVANNI

Là, nous nous donnerons la main,

là, tu me diras oui.

viens, ce n’est pas loin.

Partons, mon amour, d’ici.

ZERLINA

(Je le voudrais et ne le voudrais pas ;

le cœur me tremble un peu.

Je serai heureuse, c’est vrai,

mais peut-être aussi me berne-t-il.)

DON GIOVANNI

Viens, ma belle chérie,

je changerai ton sort !

ZERLINA

J’ai pitié de Masetto.

Vite, je me sens faiblir.

DON GIOVANNI

Allons, allons, mon trésor,

dissiper les peines

d’un naïf amour ! etc.

MOZART lA flÛte enchAntée (1791)

EN ALLEMAND. C’est au printemps 1791 qu’Emmanuel Schikaneder (1751-1812), vieil ami de

Salzbourg et frère en maçonnerie, passe commande à Mozart d’un opéra destiné à sauver les

recettes du théâtre qu’il dirige dans un faubourg de Vienne, le Freihaustheater auf der Wieden.

Couvert de honte par les maigres résultats de sa direction, effrayé à l’idée de quitter son poste,

Schikaneder écrit lui-même le livret de l’opéra en s’inspirant de plusieurs contes célèbres. En

juin, Mozart compose le premier air de ce qui sera, avec La Clémence de Titus, son dernier opéra :

« Par pur ennui, j’ai écrit aujourd’hui un air pour l’opéra. Je me suis levé à quatre heures et

demie. » écrit-il le 11 juin à son épouse Constance. La Flûte enchantée est en réalité un Singspiel,

c’est-à-dire un opéra en allemand dans lequel les parties musicales sont entremêlées de

dialogues parlés. Avec l’oiseleur Papageno, Schikaneder se réserve un rôle de séducteur, qui

fera mouche auprès du public et volera pour un temps la vedette aux autres personnages. Il sera

aidé en cela par les facéties de Mozart lui-même au Glockenspiel (« Jeu de cloches »). Truffée de

références aux idéaux maçonniques, La Flûte enchantée est aujourd’hui l’un des opéras les plus

joués au monde. Elle fut créée deux mois seulement avant la mort de Mozart.

Acte ii : duo « pA-pA-GenA ! »… « pA-pA-Geno ! » (papageno, papagena)

DANS LE JARDIN, Papageno appelle désespérément sa Papagena qu’il n’a fait qu’entrevoir.

Point de réponse. Il va pour se pendre, lorsque accourent les trois Enfants, qui lui recommandent

de jouer de son Glockenpsiel. De fait, cette musique attire la jolie et fraiche Papagena : duo

d’amour comique où ils s’enivrent de la joie d’avoir bientôt des quantités d’enfants.

PAPAGENO Pa-pa-gena!

PAPAGENA Pa-pa-geno!

PAPAGENO bist du mir nun ganz ergeben?

PAPAGENA Nun bin ich dir ganz ergeben!

PAPAGENO Nun, so sei mein liebes Weibchen!

PAPAGENA Nun, so sei mein Herzenstäubchen!

BEIDE Welche Freude wird das sein,

Wenn die Götter uns bedenken,

Uns’rer Liebe Kinder schenken

So liebe kleine Kinderlein!

PAPGENO Erst einen kleinen Papageno…

PAPAGENA Dann eine kleine Papagena…

PAPAGENO Dann wieder einen Papageno…

PAPAGENA Dann wieder eine Papagena…

BEIDE Es ist das höchste der Gefühle,

Wenn viele, viele Papapageno

Den Eltern Segen werden sein.

(Sie gehen ab.)

PAPAGENO Pa-pa-gena !

PAPAGENA Pa-pa-geno !

PAPAGENO Es-tu à moi enfin, tout à fait !

PAPAGENA Oui, je suis à toi maintenant, tout à fait !

PAPAGENO Alors, soit ma petite femme !

PAPAGENA Alors, sois la colombe de mon cœur !

ENSEMBLE Quelle joie sera la nôtre,

si les dieux pensent à nous

et nous envoient des enfants,

de gentils petits enfants !

PAPAGENO D’abord un petit Papageno…

PAPAGENA Puis une petite Papagena…

PAPAGENO Puis un autre Papageno…

PAPAGENA Puis une autre Papagena…

ENSEMBLE Ce sera la plus grande joie

quand beaucoup de Papagenos

béniront l’union de leurs parents !

(Ils sortent.)

6 7


8

HUMPERDINCK hÄnSel et Gretel (1893)

Au sujet de l’œuvre et des extraits, voir en p. 4 du programme de salle.

J. STRAUSS cendrillon (1899-1900)

Au sujet de l’œuvre et des extraits, voir en p. 3 du programme de salle.

SébAStien

pArotte

BARYTON

Né EN 1984 à VERVIERS, Sébastien Parotte

est sélectionné très jeune par l’Opéra Royal de

Wallonie et par la Monnaie pour chanter des

rôles d’enfants solistes. À 17 ans, il commence

le chant au Conservatoire de Maastricht

(avec Mya Besselink) et la contrebasse au

Conservatoire de Liège, obtenant un master

dans chaque discipline. Admis à l’Opéra Studio

de Strasbourg en 2007, puis à la Chapelle

Musicale Reine Élisabeth en 2008 (Opéra

Studio sous la direction de José Van Dam),

il participe à de nombreuses masterclasses

notamment avec Fr. Pollet, Br. Fassbaender,

T. Kraus, S. Eken, J. Anderson, R. Alexander,

H. Deutsch. Il est lauréat du Concours de

chant de Bois-le-Duc (NL) et du Concours

Reine Élisabeth 2011. Parmi ses premiers

rôles, citons « Le Baron » dans La Traviata,

« Don Magnifico » dans La Cenerentola,

« Inigo » dans L’Heure Espagnole, « Sirocco »

dans L’Étoile… Il a chanté aussi ans le Requiem de Fauré et la 9 e Symphonie de Beethoven. Ses

futurs engagements comprennent les rôles de « Crébillon » dans La Rondine à Nancy, « Masetto »

dans Don Giovanni à Bordeaux et à Nuremberg. À partir de septembre 2012, il sera à l’Opéra de

Nuremberg pour chanter dans Tannhäuser de Wagner, Le Barbier de Séville de Rossini, Aïda de

Verdi et Platée de Rameau.

LIèGE. En décembre 2010, il chantait dans L’Enfant et les sortilèges avec l’OPRL et Pascal Rophé,

et en janvier 2011, participait au concert de Nouvel An au Forum.

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