sur les mots guerre civile au nepal - Népal Sherpa Sig

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sur les mots guerre civile au nepal - Népal Sherpa Sig

Comme notre noblesse, les gens de caste se divisent en personnes qui sont proches du

pouvoir et celles qui habitent la province. Les gens de caste vivant dans la cuvette de

Katmandu -parmi ces gens de caste, quelques rares Tribaux, des Newars, une poignée de

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Gurungs, quantités négligeables- constituent une minorité proche du roi, ils retirent de

cette proximité des avantages, soit dit par un autre mot : des privilèges. Ces privilèges

sont accordés par les rois qui, en retour, bénéficient de la fidélité et de l’obéissance de

ces gens de caste ou assimilés. N’oublions pas que les rois sont propriétaires des terres

que nous appelons en France les propriétés domaniales...Quelques privilèges classiques :

- Rajïas, le roi offre des terres en pleine propriété pour s’assurer ou conserver le

loyalisme d’un sujet.

- Birta, le roi donne des terres ou des biens en remerciement d’un service rendu.

- Jagir, le roi accorde l’exploitation de terres pour une durée déterminée. Les gérants

sont maîtres sur ces terres, ils y rendent la justice. Evidemment ils conduisent en général

au servage les paysans qu’ils emploient. Voir ci-dessous la définition de la pratique du

kamalaya, système qui perdure dans les faits.

- Kut, des terres sont mises en adjucation. Seul, le rapport est pris en compte.

- Guti. Des terres sont offertes à des Bahuns, prêtres de l’hindouisme sous réserve qu’ils

pratiquent un intense prosélytisme.

Les membres des hautes castes habitant la campagne, s’ils n’étaient pas proches du

pouvoir, bénéficiaient néanmoins d’autres privilèges. Ils avaient d’abord la supériorité

que leur conférait leur naissance. De plus s’ils étaient Bahuns ils étaient prêtres, ils

occupaient les postes de l’administration locale, s’ils étaient Chétri, ils bénéficiaient de

l’assistance de l’autorité militaire et policière puisque c’est dans cette caste qu’étaient

choisis les gradés de ces corps. Ensuite ils étaient instruits. Tous avaient acquis une

certaine maîtrise du sanscrit et du népali, énorme moyen de pression face à des gens

analphabètes qui, pour la plupart, ne parlaient même pas la langue nationale.

Pour ces gens de caste, par exemple, les tribaux habitants les piémonts himalayens

étaient :

Tous des Matwali.

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