sur les mots guerre civile au nepal - Népal Sherpa Sig

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sur les mots guerre civile au nepal - Népal Sherpa Sig

- Ce texte n’a rien d’un travail d’historien, je n’ai pas les capacités pour en écrire un.

Malgré mon désir d’objectivité, la partialité y a peut-être sa part. Je le juge pourtant

travail d’honnête homme qui tente d’expliquer pourquoi, au XXIème siècle, des hommes

s’intitulant communistes-maoïstes ont pris les armes, se sont battus, ont tué, se sont fait

tuer.

- Ce texte est donc écrit pour l’Honnête touriste, celui qui s’intéresse à ses semblables

davantage avec son cœur qu’avec son intelligence. Il n’est pas écrit pour le trekkeur qui

se satisfait d’un Népal gnian gnian. Il n’est pas écrit pour le trekkeur mouton de Panurge

qui marche dans les traces des autres, qui gobe et répète ce qu’il a entendu. Il n’est pas

écrit pour celui qui ne vient au Népal que pour prélever. Prélever des vues de paysages

insolites, de ce sauvage qui a presque disparu de son pays, des souvenirs, des amitiés

commerciales, des miettes de folklore asiatique, des paillettes de religion baptisées par

lui philosophie parce que dans son pays le temps n’est plus au religieux. Il n’est pas écrit

pour le trekkeur qui ne vient que pour s’extasier béatement sur tout. Celui-là a des clubs,

des associations, une littérature, des médias qui lui disent ce qu’il faut penser et faire, lui

dictent les phrases à prononcer à chacun de ses pas.

Il est surtout écrit pour le jeune occidental qui, ne sachant plus où accrocher sa curiosité,

vers où orienter ses contestations, vers où diriger ses actions et ses luttes, cherche des

horizons jamais observés. Il est ainsi écrit pour le jeune occidental qui est conscient de la

médiocrité des passions que lui offre son pays et qui cherche à donner un sens à sa vie.

Enfin, il est écrit pour les trekkeurs français, leurs guides de montagne ou leurs

accompagnateurs qui sont simplement sensibles à la misère des Népalais, et, ce faisant, à

la misère des habitants du Tiers monde.

La misère ! Monique Cerisier Ben Guiga en parle avec sensibilité dans le bulletin :

Français du Monde, de l’Association démocratique des Français à l’étranger :

Vies écourtées, racornies, rêves avortés, « Mozarts assassinés » : la grande pauvreté, c’est aussi la

carence d’alimentation, d’eau potable, c’est le toit de tôle brûlant en été, glacial en hiver ; ce sont les

fripes occidentales substituées aux vêtements authentiques. C’est le corps torturé par la maladie,

l’accident, la grossesse prématurée de l’adolescente. C’est l’enfant déshydraté qui s’éteint dans les

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