sur les mots guerre civile au nepal - Népal Sherpa Sig

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présenter un danger, celle des Newars de la cuvette de Katmandu, a été écrasée par le roi

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Prithwi. D’ailleurs, ces Newars se sont façonnés une religion qui accorde à l’hindouisme

une belle part. Les hindouistes verrouillent donc tout : la politique, l’économie,

l’enseignement, l’armée, la police et la religion.

L’école française était, au temps de la révolution, sous la coupe des prêtres, encore

aujourd’hui la laïcité n’existe pas au Népal. On ne dit pas école laïque, on dit l’école

gouvernementale. Répétons, combien de ces écoles gouvernementales possèdent un

temple hindou dans leur cour ? Le népali-sanscrit enseigné dans les écoles est

comparable au latin dans la vieille France. Le Bahuns le maîtrise comme le prêtre

français maîtrisait le latin. Même parallèle possible pour les bouddhistes en terres Bothe,

les illettrés sont encore plus nombreux qu’en terres hindouistes. Le tibétain est la

langue du dogme, des prières, des exvotos, pourtant le tibétain n’est pas le langage des

Bothe. Tout cela fait dire que le lama des piémonts himalayens est aux Bothes ce que le

Bahuns est aux hindouistes du Moyen et du Bas pays.

Le Français était illettré, le Népalais est aujourd’hui illettré à 55 %. Illettré signifie que

le peuple n’a que le Bahuns, le lama, le Jankrit, comme éducateur, qu’il est incapable de

lire un journal, qu’il est incapable de comprendre les journalistes des radios, les

commentateurs des chaînes de la télévision.

Tout cela perdure, le peuple népalais est encore aujourd’hui, après deux révolutions,

imprégné de religions hindoue, bouddhique, chamanique (musulmans et catholiques sont

négligés.). Allumez un poste de télévision népalais, zippez, immanquablement vous

tomberez sur trois ou quatre émissions religieuses. Lisez régulièrement, en 2010, un

quotidien Kathmandouite, vous apprendrez, article illustré d’une photo, que le Président

de la première République népalaise a assisté à un office, une assemblée religieuse

hindoue. Le Vice-président lui prononce un discours dans lequel il clame :

Social conflict could be resolved through promotion of spiritual knowledge.

Il n’était donc pas utile de se battre pendant dix ans et de faire deux révolutions !

Pourquoi ne l’a-t-il pas dit avant ?

Les leaders du bouddhisme Gélugpa, quant à eux, affirment :

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