sur les mots guerre civile au nepal - Népal Sherpa Sig

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sur les mots guerre civile au nepal - Népal Sherpa Sig

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- J’ai 13 ans, j’étais au grade 3. Je suis venu aider. Contre Gyanendra. On aura un jour la

République

Nombreux visages d’Indo-Aryens, des Lamo nak, qui étonnent ...

Mauvais film quant à la qualité des images, témoignage extraordinaire pour celui qui

veut comprendre, savoir, puis raconter. Un bâtiment brûle il ne reste que les murs,

silence. Scène longue, répétée. Elle symbolise la victoire : le bâtiment qui brûle est un

poste de police. Une carte : un homme explique le plan de bataille. Un croquis sur un

tableau d’école, les élèves ne sont pas des enfants, ce sont des guerriers, certains

mourront dans quelques heures ! Un hélicoptère survole, la Royal Népal Army approche.

Des hommes courent. Des bruits d’armes : claquement de culasses, un coup de feu, un

autre, quelques crépitements d’armes automatiques. Le combat est filmé en direct. Des

hommes courbés se faufilent entre les arbres ou les taillis. Ici sur une route, des camions

militaires de la Royal Army en feu. Des taillis à nouveau, des hommes couchés se

cachent. Un bras se lève, un doigt montre une cible. On le comprend, ces hommes sont

encerclés. Scènes confuses... Des ordres-cris :

- Dhounga ladaou.

Faites rouler des blocs.

Un prisonnier, il porte un costume bleu, c’est un policier. Il est libéré, on lui détache les

cordes qui tiennent ses poignets. Les maoïstes regroupent leurs morts. Ils portent leurs

blessés sur des perches. Brancards de fortune : il n’y a pas de tissu entre les perches mais

des fascines et de la paille. Ce blessé sourit. Celui-là a les yeux fermés, les traits crispés

de ceux qui souffrent. Des visages de morts qu’on revoit vivants lorsqu’ils préparaient la

bataille, qu’ils expliquaient les manœuvres à accomplir... Ici une scène insoutenable : un

homme blessé, un militaire ou un policier, ses vêtements sont déchirés, il est à demi-nu.

Il tente de se soulever, de ramper, de fuir. Un bruit de culasse, on arme un fusil. Un bruit

sec, le blessé s’effondre, reste immobile. A jamais.

Je crie : « Non la guerre n’est pas une connerie, c’est une saloperie. »

Mais les salauds ne sont pas les pauvres types qui se battent, ce sont les notables qui

refusent dignité et nourriture aux pauvres gens qu’ils considèrent comme leurs inférieurs

et qui envoient des salariés, payés pour les tuer.

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