sur les mots guerre civile au nepal - Népal Sherpa Sig

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sur les mots guerre civile au nepal - Népal Sherpa Sig

SUR LES FRANÇAIS

Vivant sur cette bonne terre de France, un peuple. Rien en lui, de l’insulaire à l’abri de

ses douves marines, conquérant toisant les autres, souvent génial mais puant d’orgueil.

Un peuple issu des nomades peuplades des steppes caucasiennes, façonné par des

millénaires de métissages avec des envahisseurs, en contact permanent avec d’autres

peuples et ayant tiré de ces mélanges et de ces contacts cent caractéristiques, des

originalités, des richesses. Un peuple composé de gens du Sud considérant les textes du

Droit comme chose malléable et de gens de l’Est rigidement respectueux de ces textes.

Des Méridionaux et des Nordiques, des Latins et des Germains. Des gens du rugby, du

café, des voyelles et des gens du football, du thé, des consonnes. Des gens exubérants et

des gens mesurés. Des Bretons et des Catalans, des Alsaciens et des Basques, des

Auvergnats, des Normands... Et des Corses, autre type d’insulaire, en retard d’évolution,

eux. Sur des racines celtes, que de pousses locales ! Que de greffes ! Pureté de notre

race : Hé ! Hé ! Vive l’éternelle mondialisation de la zizounete. Une seule langue,

difficile, belle, ni gutturale, ni chantée, simplement harmonieuse. Des patois et des

accents qui meurent malgré les ridicules efforts de nostalgiques qui les voudraient voir

subsister, enseigner. Dans ce peuple, haïs par les uns, tolérés par d’autres qui les

défendent s’ils savent rester à leur place, cantonnés dans leurs ghettos, des immigrés.

Honte d’un peuple qui n’a jamais été capable –ou n’a pas voulu- les intégrer.

Portraits de Français à travers les âges. Celui du guerrier Gaulois de Strabon, généreux,

sympathique, naïf et infantile :

La race gauloise est irritable et folle de guerre, prompte au combat du reste et sans malignité. Si on

les irrite, les Gaulois marchent droit à l’ennemi... Ils prennent volontiers en main la cause de celui

qu’on opprime... A leur franchise, à leur fougue naturelle, les Gaulois joignent une grande légèreté

et beaucoup de fanfaronnade. Cette frivolité de caractère fait que la victoire les rend insupportables

d’orgueil tandis que la défaite les consterne.

Des siècles plus tard, celui, plus subtil, peint par Charles de Gaulle :

Ce Français qui met en son esprit tant d’ordre et si peu dans ses actes, ce laborieux nonchalant, ce

casanier qui colonise, ce vaincu de Charleroi qui donne l’assaut sur la Marne, ce Jacobin qui crie :

« Vive l’Empereur !», ce fervent de l’habit à queue, du jardin royal, de l’alexandrin, qui, tout de

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