sur les mots guerre civile au nepal - Népal Sherpa Sig

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sur les mots guerre civile au nepal - Népal Sherpa Sig

au Panthéon ? On me cite d’autres éminences grises des salons parisiens, philosophes

journalistes ou prix Goncourt. Que font-ils ? Qu’écrivent-ils ? Lequel est allé poser une

bombe devant un poste de police Chinois à Lhassa ? Ou défendre, arme au poing, une

ethnie martyrisée dans un pays d’Afrique ? Ou au Pérou se mêler aux guérilléros du

Sentier lumineux ? Ou en Israël pour s’opposer à l’incroyable occupation de terres

appartenant à des habitants d’une autre nation ?... Un seul intellectuel français de renom

s’est, à ma connaissance, posé des questions, est allé, a osé : Régis Debray. Est-il bien

vu dans les salons et les Universités ?

Ce sont les médias qui décident des qualifications. Pour les événements, pour les choses

louables, les choses critiquables, les choses condamnables et sur les choses sur lesquelles

on doit se taire. Ce sont les médias qui décident du déclenchement des fanfares de la

renommée. Que dire d’un peuple qui retire ses croyances de la lecture des seuls médias ?

Que dire d’un peuple vorace qui s’empiffre, insatiable de stupidités, de médiocrités,

d’insipide, d’images et de commentaires livrés à heures fixes par des postes de

télévision ? Que dire d’un peuple qui ne s’enthousiasme avec force que pour des

hommes courant après une balle ronde ? Que dire d’un peuple qui découvre soudain, 50

ans après que cela se soit produit, qu’un minuscule pays a été colonisé –ce même peuple

au même moment livrait des guerres peu glorieuses pour conserver ses colonies-, et qui,

jouant les justiciers va sur place agiter de dérisoires étendards, minauder sa haine de

l’envahisseur, sans imaginer son ridicule ni se douter qu’il est manipulé par les

Intelligences des pays concurrents du pays colonisateur. Que dire des simagrées d’un

peuple en recherche de spiritualité de café concert ? Que faut-il penser des membres de

ce peuple qui, critiquant les médecines occidentales, souhaitent un retour aux tisanes de

nos grands-mères pourvu qu’elles soient préparées par des hommes aux yeux bridés

vêtus de soutanes couleur lie de vin ?

Je me moque des défenseurs du Tibet, de certains aficionados du Népal, mais que faut-il

penser de ceux qui placent au premier rang des combats, avant celui de la lutte contre la

misère, la lutte pour la défense des animaux ? Que faut-il penser de ceux qui se

complaisent dans le catastrophisme. Un catastrophisme cultivé, récurrent, qui fait

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