sur les mots guerre civile au nepal - Népal Sherpa Sig

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SUR LE MOT MAOISTE

Ces insurgés se nomment maoïstes et ce mot agace ou choque ou révolte jusqu’à ceux

qui, en Occident, en France même, affirment avoir des idées de gauche. Ceux qui ont des

idées de droite sont honnêtes avec eux-mêmes en les critiquant. Ces gens de gauche ont

oublié que les mots ne sont que des récipients qui changent de contenu et parfois de

forme au fil des ans ou suivant les pays dans lesquels ils sont prononcés. Les coolies

maoïstes népalais ne sont que des révolutionnaires en lutte contre la misère, la

monarchie, la féodalité de leur pays. Ils sont comparables à nos Sans-culottes luttant

contre l’ancien régime du roi Louis XVI. Ces Sans-culottes népalais ne sont pas des

terroristes comme les a baptisé monsieur Bush, l’ancien Président des Etats-Unis,

appellation tristement reprise par l’Ambassadeur au Népal de son successeur monsieur

Obama, son Excellence Scott H. DeLisi, au début de 2010 ! Nos maquisards, dans les

années 1940-1945, étaient aussi nommés terroristes par les Allemands qui avaient envahi

notre pays et ils se sont révélés être des héros !

Ces coolies maoïstes sont donc comparables à nos Sans-culottes de 1789, mais qu’est

pour eux la noble appellation Sans-culottes ? S’ils ne connaissaient pas cette appellation,

ils connaissaient par contre le mot maoïste. Il était celui que portaient les coolies chinois,

leurs homologues en lutte contre le féodalisme de leur pays défendu par l’armée du

Kuomintang commandée par le général Tchang Kaï-Che. La Longue marche ! Qui a

oublié ? Vigilante domination yankee : l’armée de Tchang Kaï-Che était déjà financée et

équipée par les U.S.A. comme l’a été celle du roi Gyanendra du Népal contre laquelle

ont lutté, eux, les coolies maoïstes népalais.

Après de nombreuses années d’incertitude, je suis aujourd’hui arrivé à comprendre la

politique népalaise, le jeu que joue notre déplorable Occident, celui de la haïssable Inde,

l’attitude de la bien peu fraternelle Chine. J’ai également compris la grossière partialité

des journaux anglophones népalais tous liés à la société libérale, au business. Sans

préjuger de ce qu’ils seront demain, j’affirme aujourd’hui que les maoïstes népalais sont

des gens estimables, souvent admirables, des gens qu’il faut aider ou du moins

comprendre.

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