ZOOM petites mythologies des lunettes et autres bésicles - Bbgr

bbgr.fr

ZOOM petites mythologies des lunettes et autres bésicles - Bbgr

PANORAMA

L e m A g A z I n e d e B B g R p o u R L e s p R o f e s s I o n n e L s d e L A V u e

5

eNJeUX

les lunettes

spéciales enfants

6

N°1O5

AVRIL 2010

échaNgeS

la greffe de cornée,

un don pour la vie

10

reNcONtre avec

françois bourgeon,

auteur de bd

zOOm

petites

mythologies

des lunettes

et autres

bésicles

22

Stratégie

l’eXtranet

clients de bbgr


PANORAMA

L e m A g A z I n e d e B B g R p o u R L e s p R o f e s s I o n n e L s d e L A V u e

3 ÉCHOS

panorama des

dépenses de santé

10 RENCONTRE AVEC

françois bourgeon,

auteur de bd

Une question, une remarque sur un des articles

de votre magazine? N’hésitez pas à contacter

la rédaction, service communication, au 0144783164.

Site iNterNet : www.bbgr.fr

N°1O5

AVRIL 2010

5 ENJEUX

les lunettes

pour enfants

12 CLINIQUE

le décollement postérieur

du vitré et de la rétine

6 ÉCHANGES

le don et la greffe

de cornée

18 INNOVATIONS

→ neva maX secret, le verre

antireflet achromatique

→ les verres solaires bbgr

contre les uv

8 ZOOM

sept manières

de voir les lunettes

22 STRATÉGIE

l’eXtranet bbgr et

la promotion en ligne

PANORAMA journal d’information de BBGR, 22, rue de Montmorency, 75003 Paris. Tél. : 0144783100. Fax : 0144783179. Site Internet : www.bbgr.fr. Directeur de la publication : Jean-

Félix Biosse Duplan. Rédactrice en chef : Frédérique Clément. Ont participé à ce numéro : Gilles Boëtsch, Sébastien Bonnel, Michel Chion, Sacha Klimek, Véronique Le Hen, Sylvain Le Moal,

Corine Luc, Annie Mollard-Desfour, Claire Monin, Benjamin Wolff. Conceptionet réalisation : 146, rue du Faubourg-Poissonnière, 75010 Paris. Couverture : ©Rue des Archives.

Fabrication : E-Graphics. Impression : GLMC. Tirage : 13500 exemplaires.

Les comptes nationaux de la santé pour 2008

ont été publiés à l’automne 2009. L’occasion de faire le point

sur l’évolution des dépenses courantes de santé et, plus

particulièrement, sur les dépenses relatives aux soins optiques.

DeS DépeNSeS De SaNté

qUi cONtiNUeNt De prOgreSSer

SelON le rappOrt De la DreeS 1 tenant compte

des dernières données disponibles pour

l’année 2008, le montant de la dépense

courante de santé 2 a atteint 215 milliards

d’euros, soit une progression de près de 4 %

sur l’année précédente. une dépense essentiellement

constituée par la consommation de

soins et de biens médicaux 3 (csbm), qui totalise

170,5 milliards d’euros, soit une moyenne

de 2659 euros par habitant.

si les soins hospitaliers et ambulatoires et les

médicaments représentent la part majeure de

la csbm (92 %), les derniers chiffres attestent

une augmentation des dépenses liées aux

autres biens médicaux, dont l’optique, qui représente

à elle seule 4,8 milliards d’euros

de dépenses. mais, constate la drees,

« après deux années de forte

hausse, le taux de croissance de

l’optique ralentit en 2008 avec

une augmentation de 3,2 %

contre 4,3 % en 2007 ».

2 659 eUrOS

C’est la moyenne

des dépenses de santé

par habitant en France

3,2 %

C’est la progression

des dépenses en optique

enregistrée en 2008,

au lieu de 4,3 % en 2007

9,4 %

des dépenses de soins

et de biens médicaux restent

à la charge des ménages

source :

www.securite-sociale.fr

(« les dernières publications »)

ÉCHOS

autre observation notable concernant l’optique,

« les montants pris en charge par l’assurancemaladie

sont 12,5 fois inférieurs à la consommation

». enfin, la consommation des jeunes de

moins de 18 ans représente 18 % des dépenses

et 30 % des remboursements.

le rapport de la drees précise que la sécurité

sociale finance pour 75,5 % la part de la csbm,

alors que 13,7 % sont laissés aux organismes

complémentaires, le reste (9,4 %) étant à la charge

des ménages. si ce « reste à charge » ne cesse

d’augmenter depuis quelques années, pour les

médicaments surtout, elle diminue pour les

autres biens médicaux, dont l’optique. les raisons

avancées par la drees : le nombre croissant de

patients pris en charge à 100 % et de meilleurs

remboursements des complémentaires

santé. une tendance conforme à la

volonté des pouvoirs publics, qui

envisagent précisément de renforcer

la part de ces complémentaires

dans la prise en

charge des dépenses de

santé des français.

1. rapport de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (drees), publié en septembre 2009.

2. dépense courante de santé (dcs) : ensemble des dépenses financées par le système de santé (sécurité sociale, état, collectivités locales et organismes complémentaires).

3. consommation de soins et de biens médicaux (csbm) : elle comprend les soins hospitaliers et ambulatoires, les transports sanitaires, les médicaments et les autres biens médicaux

(optique, prothèses, petit matériel et pansements), hors dépenses de soins aux personnes handicapées et aux personnes âgées en établissement.

panorama N° 105 avril 2010 3


ÉCHOS

aNimez vOtre pOiNt De veNte !

À la confluence de la télévision, d’Internet et de l’affichage

classique, l’affichage dynamique prend progressivement

sa place dans notre environnement quotidien. dans le contexte

fortement concurrentiel de l’optique, Activ’screen est un outil

de communication efficace et différenciant visant à moderniser

les points de vente : des écrans installés en vitrine et/ou à

l’intérieur du magasin diffusent des programmes publicitaires,

informatifs ou ludiques. Ces communications peuvent être

entièrement personnalisées pour chaque client, grâce

à un large choix de contenus : animations fournisseurs (verres,

lentilles, montures), flux thématiques (infos, culture, évasion…),

animations personnalisées en quelques minutes (promotions…).

eN SavOir plUS www.activscreen.com

UN Simple teSt

OcUlaire pOUr Déceler

alzheimer

Des chercheurs britanniques de

l’University College London ont développé

une technique qui détecte des lésions

sur les cellules nerveuses de la rétine,

qui correspondraient aux mêmes lésions

du cerveau. Ce test rapide et peu onéreux

est effectué en instillant des gouttes

dans les yeux et en prenant un cliché

avec un appareil photo à infrarouge.

Cette technique pourrait révolutionner

la détection de la démence. Une fois

diagnostiquée, un traitement pourrait

être mis en place immédiatement.

« Peu de gens se rendent compte que

la rétine est une extension du cerveau.

Il est possible qu’un examen de vue permette

désormais d’examiner le cerveau. Cette

technique est actuellement à l’essai chez

l’homme et pourrait être effective dans deux

ans », a déclaré le professeur Francesca

Cordeiro, principal auteur de cette étude.

4 panorama N° 105 avril2010

NOUveaU catalOgUe BBgr

Enrichi de nombreuses nouveautés et informations sur les produits

et services de BBGR, le nouveau Catalogue 2010 propose des tarifs

stables, voire en baisse pour certaines références, afin d’accompagner

au mieux ses clients opticiens tout au long de l’année. Sirus, le verre

progressif digital plébiscité, est disponible en version polarisant

depuis le 1 er mars. Neva Max et Neva Max Secret, les deux solutions

antireflet sur mesure, sont d’ores et déjà disponibles sur l’ensemble

des verres BBGR. Côté services, l’offre Premier ne cesse de

s’étoffer avec de nouveaux produits éligibles et une nouvelle version

de l’aide à la vente multimédia EyeStation sur l’extranet clients.

eN SavOir plUS

rendez-vous sur l’extranet clients BBGR via www.bbgr.fr

maDe iN FraNce : UN attrait pOUr le cONSOmmateUr

Le critère de choix en lunetterie reste le design,

avant même la qualité, puis le prix. pourtant,

une majorité des consommateurs interrogés

sont prêts à choisir des lunettes made in France

à deux conditions : qu’elles leur plaisent et que

le prix demeure raisonnable. Ces résultats

démontrent la nécessité d’une communication

claire sur ce savoir-faire de la filière

française, tant du point de vue des

fabricants que des opticiens.

Le cas de l’agroalimentaire

démontre que le consommateur

se révèle sensible à l’origine

des produits dans le domaine

de la santé. une piste

incontestable pour tous

les acteurs de la filière

française optique.

Opticien spécialiste depuis trente ans des lunettes

pour enfants, Tropique conçoit des montures adaptées

à la morphologie du visage des petits.

Que propose exactement la marque

Tropique ?

ilaNit levy : un large choix de montures, de

différentes tailles, formes et couleurs… nous

possédons, aujourd’hui, une collection de

plus de quatre-vingts modèles de montures

de lunettes pour enfants. seul tropique

propose sur le marché des montures pour

enfants entièrement sur mesure. elles sont

fabriquées en france, dans le Jura. pour les

nourrissons et les enfants jusqu’à l’âge de six

ans, les montures sont systématiquement en

plastique. il s’agit de prévenir au maximum

les conséquences des chocs.

Concernant le choix des verres et des

montures, quel est le rôle de Tropique ?

i. l. : tropique sensibilise l’opticien à l’importance

de son rôle de technicien de la vue

face au corps médical, mais aussi vis-à-vis

du grand public. c’est l’opticien qui relaie

auprès des parents le choix – monture plastique

ou métal – de l’ophtalmologiste afin d’y

adapter la prescription. il se doit d’expliquer

les avantages de certaines montures (plus

légères, plus solides…) et de verres (incassables,

inrayables…). ce rôle de relais est très

important quand il s’agit des enfants. il y va

de leur santé présente et future et de leur bon

développement scolaire. en effet, une bonne

prescription et un bon contrôle de la vue

assurent à l’enfant un plus grand confort au

quotidien et permettent souvent de corriger

des défauts visuels dès le plus jeune âge. en

grandissant, l’enfant acquiert alors une

parfaite vision binoculaire.

Tropique propose une formation

destinée aux opticiens qui veulent

se spécialiser dans les montures pour

enfants. De quoi s’agit-il ?

i. l. : cette formation fait partie d’un concept

que nous lançons en 2010 : le shop in shop

tropique. elle s’adresse aux opticiens qui

souhaitent réellement se spécialiser dans la

clientèle des enfants en créant dans leur

magasin un espace destiné aux petits avec

toute la collection tropique. la formation

dure deux jours. son programme a été établi

avec la participation d’éminents ophtalmologistes

et orthoptistes. l’opticien formé pourra

alors répondre aux questions des parents sur

le traitement proposé par l’ophtalmologiste,

leur expliquer les paramètres de la morphologie

particulière des petits. l’opticien est

alors revalorisé et conforté dans son rôle

paramédical de spécialiste et de conseil.

Véronique Le Hen

pOUr eN SavOir plUS

www.tropique.fr

ENJEUX

ilaNit levy

est opticienne

et responsable

du marketing

chez Tropique.

lUNetteS

pOUr eNFaNtS

pas de

compromis!

parce qUe leS eNFaNtS

Ne SONt paS DeS aNgeS

Toujours en mouvement, un enfant a

besoin d’un équipement fiable et

sécurisant, qu’il s’agisse de la monture

ou des verres. Aussi, BBGR a créé

Tilium Kid, le verre tout-terrain en

polycarbonate. Il est incassable (douze fois

plus résistant aux chocs que le verre

organique d’indice 1,5), ultraléger et il

dispose de 100 % de protection UVA-UVB.

Pour optimiser ses performances, BBGR

a lancé Net, le traitement antireflet et

anti-trace, parfaitement adapté aux enfants.

panorama N° 105 avril 2010 5


ÉCHANGES

la greFFe De cOrNée

Un don

pour la vie

6 panorama N° 105 avril 2010

Porteuses d’espoir pour de nombreux

malvoyants, les greffes de cornée

sont aujourd’hui des interventions

très courantes. Dans quelles conditions

est organisé le don? Quelles sont

les dernières avancées? Explications.

Réalisée depuis plus d’un siècle,

la greffe de cornée est aujourd’hui

l’une des greffes les

mieux maîtrisées. elle vise à restaurer l’intégrité

ou la transparence de la cornée, qui

conditionne la vue. chaque année en france,

près de quatre mille personnes malvoyantes

ou aveugles sont greffées, avec de très bons

résultats à la clé, puisque 85 % de ces interventions

sont suivies d’une amélioration de

la vue, notamment dans des cas de dystrophie

ou de kératocône.

Nous sommes tous

des donneurs présumés

la greffe de cornée n’est que la dernière étape

d’un processus très encadré. en france, elle

est soumise aux mêmes règles de bioéthique

que les transplantations d’organe. le prélèvement

ne peut être pratiqué qu’à l’hôpital ou

dans une clinique habilitée, sur une personne

en état de mort cérébrale ou dans les

quarante-huit heures suivant son décès.

le don et le prélèvement sont gratuits, l’anonymat

entre le donneur et le receveur est

exigé. « Tout Français est un donneur présumé,

à moins qu’il n’ait manifesté son opposition en

s’inscrivant au registre des refus ou en le signalant

à ses proches. Si aucun souhait n’a été

émis du vivant du défunt, il faut malgré tout

recueillir le témoignage et le consentement

de la famille avant de procéder à un prélèvement

», rappelle le professeur vincent

borderie, président de l’association européenne

des banques d’yeux (eeba).

Transfert à température ambiante

le prélèvement de la cornée est réalisé dans

des conditions de stérilité chirurgicale en bloc

ou dans le dépôt mortuaire au sein d’une

salle réservée aux prélèvements. le tissu est

ensuite placé dans un flacon de milieu de

conservation, puis acheminé à température

ambiante, dans les vingt-quatre heures, dans

une banque autorisée (voir ci-dessus) pour y

être évalué, puis conservé jusqu’à cinq

semaines comme le veut la législation française.

ce n’est qu’au terme de nombreux

tests que l’on peut utiliser les cornées prélevées.

c’est d’ailleurs l’une des raisons pour

lesquelles on n’en greffe que 60 %.

la conservation de cornée en « organo-

BaNqUeS D’yeUX :

UN maillage De l’eNSemBle

DU territOire

Il existe en france une banque d’yeux

par région, excepté l’Ile-de-france,

qui en compte deux. La grande majorité

d’entre elles relèvent de l’Établissement

français du sang (efs), d’où sont issus

50 % de tous les tissus distribués

aux établissements de soins (cornées,

mais aussi vaisseaux sanguins, valves

cardiaques, peau…). Certaines banques

peuvent également avoir un statut

hospitalier, comme celle de Rouen.

une partie des cornées est par ailleurs

stockée par la Banque française des yeux,

qui possède un statut d’association loi

de 1901. Les banques cultivent des liens

étroits avec les ophtalmologistes, à travers

des comités techniques et de nombreuses

réunions et opérations d’information

organisées chaque année. Hors de nos

frontières, en europe, ce sont environ

vingt mille greffes de cornée qui sont

réalisées chaque année. un chiffre

comparable à celui des États-unis.

culture » prédomine en france et en europe.

son principe? maintenir la viabilité du tissu

cornéen, en particulier l’endothélium, en

stimulant ses activités métaboliques : « Cette

conservation, réalisée à une température

physiologique de 31 °C, offre un niveau de sécurité

supérieur à toutes les autres techniques.

Les délais de conservation pouvant aller jusqu’à

cinq semaines, il est possible de réaliser tous

les examens et sérologies nécessaires et de

s’assurer que le greffon est parfaitement

stérile. Cette méthode a toutefois un inconvénient

: son coût élevé. » autre possibilité : la

conservation hypothermique à 4 °c, grâce à

laquelle on paralyse métaboliquement la

cornée : « Cette méthode, surtout utilisée aux

États-Unis, ne donne la possibilité de conserver

le tissu que quelques jours. Si elle n’offre pas

la thérapie cellUlaire :

UNe révOlUtiON à veNir ?

L’ingénierie cellulaire est l’un des grands

défis de demain dans le domaine de

la greffe de cornée. La mise en culture

de cellules souches humaines, rendue

possible à la fin des années 1990, laisse

entrevoir de belles perspectives.

Certains patients, pour lesquels une greffe

de cornée classique ne fonctionne pas,

bénéficient d’une thérapie cellulaire.

Aujourd’hui, on ne peut que recréer

artificiellement des cornées en laboratoire

avec des cellules « immortalisées ».

mais d’ici à quelques années, il devrait

être possible de greffer des cornées

fabriquées à partir de cellules de patients.

Les cornées prélevées font l’objet de nombreux

tests afin de s’assurer qu’elles sont saines et propices

à une greffe. Ce qui explique que 60 % seulement

d’entre elles soient effectivement greffées.

les mêmes garanties de sécurité que l’organoculture,

elle se révèle, en revanche, beaucoup

moins coûteuse. »

Des greffes au cas par cas

différents types de greffes sont ensuite pratiqués.

de manière classique, les « kératoplasties

transfixiantes » consistent à greffer

toute l’épaisseur de la cornée. mais, ces

dernières années, de grands progrès ont été

réalisés grâce aux greffes « lamellaires », qui

ne se concentrent que sur la couche malade

de la cornée. « Il est aujourd’hui possible de

pratiquer des greffes au cas par cas. En réalisant

une “greffe lamellaire postérieure”, on ne

remplace que les cellules malades situées

derrière la cornée. L’incision étant moins

importante, l’œil s’en trouve moins fragilisé, et

l’on réduit l’astigmatisme postopératoire »,

confirme le professeur borderie.

À l’inverse, on peut aussi pratiquer une « greffe

lamellaire antérieure », en ne conservant que

les cellules endothéliales, qui sont les principales

sources de rejet. « Cette technique est

complexe, mais présente des avantages

évidents, puisqu’elle permet d’améliorer le

devenir à long terme du patient en limitant

considérablement le risque de rejet. » ces

avancées scientifiques ne doivent toutefois pas

occulter toute l’importance du travail à mener

pour encourager au don. en france, sept mille

patients malvoyants sont toujours en attente

d’une greffe de cornée.

Sacha Klimek

pOUr eN SavOir plUS

www.europeaneyebanks.org (site en anglais)

panorama N° 105 avril 2010


ZOOM

petiteS mythOlOgieS

Des lunettes et autres bésicles

UN acceSSOire De mODe. c’est

à la fin du Xviii e siècle que naît

en france le premier engouement

pour les objets d’optique. binoclesciseaux

des incroyables 1 , monocles avec ou

sans manche, faces-à-main sont alors des

accessoires de luxe peu utiles à la vue. vers

1875, l’homme « chic » se doit d’arborer un

lorgnon, qui, pourtant, pince le nez et gêne la

respiration. au XiX e U

siècle, les lunettes se

© illustrations : Julien pacaud

Sept SiècleS pOUr UNe

BONNe paire De lUNetteS

Apparues en Italie à la fin du XIII e siècle,

les premières lunettes (les bésicles)

ne corrigeaient (mal) que la presbytie.

Peu importe : les lecteurs de l’époque

étaient rares, l’imprimerie n’existait pas.

Les myopes, eux, demeurèrent dans

le flou jusqu’au XV e siècle. En 1611, on posa

les principes de l’optique moderne, mais

il fallut attendre 1728 pour qu’apparaissent

les premières montures. L’idée de les faire

tenir derrière les oreilles se diffusa

au milieu du XVIII e siècle. En 1801, Thomas

Young décrivit l’astigmatisme en même

temps qu’il exposa sa théorie de la

perception des couleurs. Théorie vérifiée

en 1959! Enfin, les premiers verres

progressifs, dernière étape de la petite

histoire des lunettes, furent commercialisés

en 1959. À suivre…

8 panorama N° 105 avril 2010

Les bésicles font leur apparition en Occident

à partir du XIII e siècle. Destinées à améliorer la vue,

les lunettes outrepassent pourtant rapidement

ce statut fonctionnel pour évoluer en objet

aux connotations plurielles. La preuve par sept.

démocratisent, mais il faudra attendre le

milieu du XX e siècle pour qu’elles ne soient

plus jugées inesthétiques. dans les années

1950, on s’étonne encore qu’une femme

comme grace Kelly se montre en public avec

des lunettes de vue sur le nez ! puis les

formes et les couleurs se libèrent enfin, grâce

aux matières plastiques, et les lunettes font

leur entrée dans le monde de la mode : « Pour

voir autant que pour être vu », garantit le

slogan. tous les grands créateurs grifferont

alors leurs propres modèles pour en faire de

nouveaux objets de luxe.

UNe aSSUraNce D’érUDitiON. en bas latin

médiéval, les lunettes s’appelaient « perspicita

», qui signifie « voir à travers ». depuis le

moyen Âge, les lunettes symbolisent le

regard du chercheur, de l’érudit. c’est ainsi

que les artistes de jadis n’hésitèrent pas,

dans leurs représentations, à doter de bésicles

certains lettrés de l’antiquité, païenne et

chrétienne 2 . au milieu du Xviii e siècle, montesquieu

écrivait 3 : « La gravité se manifeste principalement

de deux manières, par les lunettes

et par la moustache. Les lunettes font voir

démonstrativement que celui qui les porte est

un homme consommé dans les sciences et

enseveli dans de profondes lectures »…

aujourd’hui, rien n’a changé : on affuble

toujours de lunettes les plus doctes personnages,

du professeur tournesol 4 au premier

de la classe.

UN SymBOle StatUtaire. en espagne, aux

Xvi e et Xvii e siècles, porter des lunettes est un

signe de fortune. une richesse proportionnelle

à la taille des verres, alors très onéreux.

en france, à partir de la fin du Xviii e siècle,

c’est le face-à-main qui est le “must have” de

l’aristocratie. cet objet, dont les verres n’ont

souvent rien de correcteur, est une parure

indispensable, utilisée avec afféterie et dans

le respect des codes. plus tard, le monocle

devient l’attribut des nantis. les caricaturistes

de l’époque se saisissent d’ailleurs

largement du symbole. cet objet très

inconfortable et anachronique, car les

lunettes sont alors au point, demeurera

pourtant l’emblème d’une certaine société

jusqu’à son déclin, après la première guerre

mondiale.

UNe marqUe D’aDhéSiON. choisir une paire

de lunettes est plus significatif qu’il n’y paraît.

gandhi, l’inspirateur de nombreux mouvements

de libération, insuffle ainsi fortuitement

la vogue des lunettes rondes. À sa suite,

en optant pour cette forme de monture

simple, John lennon ou encore Janis Joplin

signifient leur adhésion à la philosophie du

mahatma. cet exemple démontre que, d’un

accessoire destiné à corriger la vision, on

passe aisément à un objet hautement signifiant

qui permet à un individu de se conformer

ou de se démarquer, voire de faire preuve d’un

incontestable anticonformisme.

les célèbres excentriques à lunettes, de

peggy guggenheim à Karl lagerfeld en

passant par elton John, ne le démentiront pas.

UN témOigNage DU tempS. les demi-lunes

sur le nez, parfois accrochées par un cordon,

marquent indéniablement l’épilogue de la

jeunesse. aussi, les lunettes n’ont-elles pas

toujours eu la cote auprès des personnages

publics. certains ont même refusé obstinément

d’en porter. ce fut le cas de napoléon,

qui était myope, du poète goethe, qui était

coquet et, plus près de nous, du général de

gaulle, qui apprenait ses discours par cœur

afin de ne pas avoir à les chausser devant les

françaises et les français. l’art d’être grandpère

ne serait donc pas nécessairement celui

d’accepter le port de verres correcteurs.

victor hugo, qui s’est éteint pourtant à quatrevingt-trois

ans, ne prisa d’ailleurs que les

lunettes d’astronomie.

UN maSqUe mODerNe. parce qu’elles dissimulent

l’expression du visage et parfois

même esquivent totalement le regard, les

lunettes de soleil rappellent les masques de

carnaval d’antan. portées indépendamment

de leur fonction protectrice, elles confèrent à

ceux qui les mettent un certain mystère, une

aura d’inaccessibilité, à l’image des stars.

paradoxalement, en dissimulant, les lunettes

révèlent, et d’abord qu’il y a quelque chose à

cacher. ce quelque chose est parfois même

l’essentiel, tel le secret de clark Joseph Kent

qui, après avoir retiré ses lunettes, ne devient

rien de moins que superman!

UN attriBUt métaphOriqUe. parce qu’ils

jugeaient que les lunettes « amoindrissaient

», déformaient la réalité, donc la vérité

du monde, de nombreux savants et philosophes

des siècles passés, pascal en tête, ont

dénigré cet accessoire. dans les années

1960, pour expliquer l’exigence de réflexivité,

le sociologue pierre bourdieu avait pour

habitude d’utiliser la métaphore de la paire de

lunettes : si on les a sur le nez, il est impossible

de les voir, mais on regarde néanmoins le

monde à travers ce prisme de représentations,

d’idées préconçues, qui nous sont propres.

alors, artifice trompeur ou « manièresd’y-voir

», selon le terme qu’employèrent les

hommes du Xviii e siècle pour baptiser leurs

binocles? chacun en jugera.

Corine Luc

1. sous le directoire, les incroyables étaient des jeunes gens qui affichaient une recherche extravagante

dans leur mise et leur langage. 2. on peut voir au prado, à madrid, et au Rijksmuseum

d’Amsterdam des tableaux de saint Jérôme (347-420 après J.-C.), muni d’anachroniques outils

de lecture. 3. montesquieu, Lettres persanes, lettre LXXVIII, 1721. 4. Le personnage d’Hergé a été

inspiré par le physicien suisse Auguste piccard, qui découvrit notamment l’uranium 237.

panorama N° 105 avril 2010 9


RENCONTRE AVEC

FraNçOiS

BOUrgeON

Ancien maître verrier

diplômé de l’École des

métiers d’art à Paris,

François Bourgeon

s’impose, en 1979,

dans le monde

de la BD avec la

parution du premier

épisode de la série

Les Passagers du vent.

Les 142 planches

des deux livres

de La Petite Fille

Bois-Caïman en

constituent le sixième

et dernier tome.

Il est l’auteur

de deux autres

séries majeures :

Les Compagnons

du crépuscule

et Le Cycle de Cyann.

10 panorama N° 105 avril 2010

BaNDe DeSSiNée

L’art du texte

et de l’image

Trente ans après avoir entamé la série Les Passagers du vent, François Bourgeon

publie La Petite Fille Bois-Caïman. Pour le magazine Panorama, il tente d’expliquer

la place du texte et du dessin dans la bande dessinée et sa relation à l’œil.

Q

u’est-ce que l’œil voit

en premier dans

une bande dessinée ?

FraNçOiS BOUrgeON : Je me souviens d’une

dame qui m’a dit : « Je ne suis pas habituée à

lire des bandes dessinées, par quoi dois-je

commencer : lire les dialogues ou regarder les

dessins ?»finalement, on se trouve un peu

dans le même cas au cinéma avec un film

sous-titré. on essaie de tout suivre en même

temps, dans un ensemble. la différence entre

la bande dessinée et le cinéma tient au fait

qu’il est possible de revenir en arrière, de faire

un arrêt sur image, de prendre son temps…

au bout d’un moment, le lecteur trouve luimême

sa manière de découvrir un album.

Existe-t-il certaines règles pour

accompagner le lecteur ?

F. B. : oui. il y a quelques règles de base avec

lesquelles l’auteur ne doit pas trop jouer.

ainsi, il faut toujours créer dans le sens de la

lecture, c’est-à-dire de haut en bas et de

gauche à droite. certains auteurs dérogent

à cette règle et cultivent les effets esthétiques.

on ressent alors, parfois, des difficultés

à lire les trajets des personnages, et

cette remarque est valable aussi bien pour

les textes que pour les images. lorsque quelqu’un

court, par exemple, sur plusieurs

cases, il est indispensable que ce soit dans

le sens de la lecture. sauf si l’auteur tient à

montrer quelque chose de particulier, bien

sûr. ensuite, il s’agit de prendre en compte

la capacité que les lecteurs ont, ou n’ont pas,

d’extraire un dessin d’un ensemble. c’est

très personnel. quand j’ai commencé à

écrire Les Passagers du vent, des personnes

me rendaient visite et regardaient ma

maquette de bateau. certains entraient

dedans, c’est-à-dire qu’ils voyaient des petits

personnages et modifiaient l’échelle de

lecture. d’autres étaient incapables de

changer l’échelle de lecture et ne voyaient

dans la maquette qu’un objet, comme un

vase sur une cheminée. ces personnes-là

avaient généralement aussi des difficultés

à entrer dans une bande dessinée. une

planche doit être un ensemble. ensuite,

chaque lecteur doit pouvoir zoomer sur une

case, l’extraire par rapport à une autre…

Est-ce que vous prenez en compte

ces différences d’appropriation quand

vous créez ?

F. B. : bien sûr, car je suis mon premier lecteur,

donc je connais les difficultés de lecture.

J’essaie de les éviter, c’est devenu instinctif,

je crois. par ailleurs, quand on crée un dessin,

il est parfois nécessaire de se référer à des

photos. nous devons avoir conscience de la

différence entre l’œil humain et l’objectif de

l’appareil. la focale de l‘appareil joue énormément.

il faut essayer de trouver quelque

chose qui ne choque pas l’œil humain. par

exemple, dans une histoire qui se passe au

Xviii e siècle, des effets grand-angle ne sont pas

les bienvenus dans les dessins, car cela ne

correspond pas à la réalité.

Vous êtes à la fois auteur, dessinateur et

coloriste…

F. B. : en effet, pour moi, la bande dessinée est

un art narratif. le dessin et le texte sont au

service d’une narration. la bande dessinée

sans le côté narratif ne m’intéresse pas car

j’aime raconter des histoires. l’image est une

forme de narration indépendante ou complémentaire

du texte. le texte dit quelque chose

et l’image vient souligner cette idée. ou, au

contraire, elle peut dire tout autre chose.

personnellement, je commence par le texte,

c’est lui qui amène l’image car, dans la majo-

“ Dans une bande dessinée,

le dessin et le texte sont au service

d’une histoire. L’image est une forme

de narration indépendante ou

complémentaire du texte. ,,

rité des cas, le lecteur lit avant de regarder

le dessin. sauf dans l’album de La Petite

Fille Bois-Caïman où j’aborde l’incendie de

la nouvelle-orléans : c’est l’image qui prime.

l’œil regarde en premier le dessin, puis il lit

le texte et revient éventuellement à l’image.

Selon quel ordre travaillez-vous ?

F. B. : J’écris le texte en entier, mais rien n’est

définitif. au fur et à mesure que je dessine, je

peux modifier les dialogues. parfois, des

éléments non prévus viennent s’ajouter au

scénario, parce que j’ai trouvé d’autres documents,

des anecdotes intéressantes… Je

réalise les dessins en noir et blanc et je

travaille case par case. ensuite, je fais

imprimer chaque planche par un imprimeur

et je colorie chaque case avec des encres de

couleur. la couleur est, elle aussi, narrative et

très liée au sujet lui-même. ainsi du rouge :

entre un coucher de soleil et une flaque de

sang, la couleur n’est pas ressentie de la

même façon par le lecteur. quand isa arrive

dans une plantation après un massacre, je

choisis un rouge un peu foncé pour montrer

que plusieurs jours se sont déjà écoulés.

Quelle est l’étape la plus longue dans

la création d’un album ?

F. B. : c’est le dessin, et de très loin. pour les

deux tomes de La Petite Fille Bois-Caïman des

Passagers du vent, j’ai travaillé six ans, dont

un an pour la préparation (lecture de plus de

trois cents ouvrages…), environ un an pour le

premier jet d’écriture et plus de quatre ans

pour les dessins. durant ces quatre années,

j’ai aussi retravaillé les dialogues. enfin, j’ai

consacré environ neuf mois uniquement au

coloriage.

Est-ce qu’une étape vous semble plus

créative qu’une autre ?

F. B. : non, pas vraiment. c’est un tout. J’ai

autant de plaisir à écrire le scénario qu’à

dessiner.

Propos recueillis par Véronique Le Hen

panorama N° 105 avril 2010 11


CLINIQUE

12 panorama N° 105 avril 2010

Lors du vieillissement naturel de l’œil, le vitré perd

sa structure gélatineuse et se décolle de la rétine.

Si ce décollement postérieur du vitré est le plus souvent

asymptomatique, certaines complications nécessitent

une prise en charge rapide en milieu spécialisé.

e vitré est un gel qui occupe la

chambre postérieure de l’œil,

située en arrière du cristallin,

et adhère à la rétine. il peut se séparer de la

rétine de façon variable et dans plusieurs

circonstances. le plus souvent, ce sont des

modifications physiologiques du vitré liées à

son vieillissement qui vont conduire au décollement

postérieur du vitré (dpv).

dans la majorité des cas, le vitré se détache

complètement de la rétine sans aucune

complication. en revanche, certains processus

DU VITRÉ

ET DE LA RÉTINE

Dr FraNck-thiBaUt rODallec,

praticien au Centre hospitalier national

d’ophtalmologie (CHNO) des Quinze-

Vingts, à Paris, dans le service du

professeur Jean-Philippe Nordmann

des signes cliniques

À déchiffrer

L

DÉCOLLEMENT POSTÉRIEUR

pathologiques, par adhérences anormales

entre la rétine et le vitré, peuvent conduire à

des complications, dont la plus fréquente est

la déchirure rétinienne, entraînant ou non un

décollement de la rétine.

panorama N° 105 avril 2010 13


CLINIQUE

DÉCOLLEMENT POSTÉRIEUR

DU VITRÉ

ET DE LA RÉTINE

VoLume (mL)

1

5,0

4,0

3,0

2,0

1,0

0,0

→ Pourquoi le décollement

postérieur du vitré ?

lacausedudpvestmalconnue.safréquence

de survenue augmentant avec l’âge, le dpv

serait dû à trois facteurs : la liquéfaction du

vitré (schéma 1), la contraction de la base du

vitré et l’affaiblissement de l’adhérence vitréorétinienne.ledpv

estunphénomènefréquent

qui, le plus souvent, survient sans signe clinique

ni complication. on le dit alors asymptomatique.

en revanche, lorsqu’il donne lieu à

des symptômes intenses et brutaux, on parle

de dpv symptomatique.

Les signes cliniques du décollement

postérieur du vitré

le plus souvent, les signes cliniques sont

absents, et le dpv passe inaperçu (photo 2).

14 panorama N° 105 avril 2010

La liquéfaction

du vitré augmente avec l’âge

nomBRe de donneuRs

126 11 19 11 12 15 23 23 45 50 65 87 82 83 38 25 18 5

0 10 20 30 40 50 60 0 80 90

Âge

geL VITRÉen

VITRÉ LIquIde

parfois, les corps flottants, ou myodésopsies,

causés par des condensations du vitré sont

ressentis par les patients de manière variable

comme des « taches noires », « filaments »,

« toiles d’araignées », « mouches volantes »

ou « points noirs ». ces phénomènes sont

exprimés de manière variable en fonction du

degré d’anxiété des patients. il s’agit d’un

motif très fréquent de consultation. plus les

corps flottants (photo 3) sont situés dans l’axe

optique, plus la gêne ressentie par le patient

peut être importante 1 .

Le traitement du décollement postérieur

du vitré symptomatique

classiquement, l’abstention thérapeutique

est la règle devant un dpv symptomatique

non compliqué de déchirure à l’examen du

2

Décollement postérieur du vitré

avec empreinte de l’anneau péripapillaire.

fond d’œil. la plupart du temps, les myodésopsies

s’estompent avec le temps (de

quelques jours à plusieurs mois) grâce à un

phénomène de neuroadaptation. les corps

flottants sont toujours présents, mais le

cerveau va lentement les neutraliser. certains

auteurs proposent de boire abondamment

en période aiguë afin de limiter la déshydratation

du vitré et d’y associer le repos.

certains laboratoires pharmaceutiques ont

développé des molécules pour réduire ces

corps flottants, mais elles n’ont pas encore

fait la preuve scientifique de leur efficacité.

dans certains cas très rares, les signes

cliniques intenses et invalidants ne disparaissent

pas avec le temps. il est alors

possible de proposer un laser yag pour fragmenter

ces corps flottants, mais avec des

3

Corps flottants

ressentis par le patient.

résultats incertains et un risque de complications

comme la cataracte 2 ou, plus grave,

le décollement de la rétine 3 . la vitrectomie

(ablation du corps vitréen chirurgicalement)

peut être proposée dans des cas exceptionnels,

mais, là encore, le risque d’entraîner

un décollement de la rétine iatrogène n’est

pas négligeable, entre 3 et 7 % 4 .

→ Les signes

de traction rétino-vitréenne

Les photopsies sont décrites par les patients

comme des « flashs » ou des « éclairs »

brefs mais intenses, parfois des « étincelles »

ou des « arcs lumineux ». ces sensations

sont situées en périphérie du champ de

vision correspondant à une excitation de la

rétine dans une zone de traction exercée par

4

Déchirures rétiniennes

avec début de soulèvement.

le vitré sur la rétine. ces symptômes peuvent

être très variables dans leur intensité, leur

rythme ou leur localisation.

en revanche, lorsque les photopsies sont très

intenses, fixes dans leur localisation dans le

champ de vision et répétitives, il faut craindre

une adhérence forte entre la rétine et le vitré.

cette traction rétino-vitréenne peut conduire

à une déchirure avec risque de décollement

de la rétine. une hémorragie dans le vitré peut

aussi survenir lorsque l’adhérence du vitré est

située sur de gros vaisseaux rétiniens, dont

elle provoque une rupture de la paroi.

les signes cliniques peuvent être modérés,

comme une simple pluie de suies, ou très

importants avec, parfois, une baisse d’acuité

visuelle très importante. ainsi le peintre

DÉCOLLEMENT POSTÉRIEUR

DU VITRÉ

ET DE LA RÉTINE

norvégien edvard munch a présenté une

hémorragie dans le vitré de l’œil droit ayant

entraîné des corps flottants importants, qu’il

a représentés sur plusieurs de ses tableaux.

On estime entre 10 et 15 % le risque de

déchirure dans les DPV symptomatiques.

Il est donc important de réaliser un fond

d’œil très rapidement devant ces symptômes

afin de dépister des déchirures et de

les traiter au laser avant l’apparition d’un

décollement de la rétine (photo 4).

panorama N° 105 avril 2010 15


CLINIQUE

DÉCOLLEMENT POSTÉRIEUR

DU VITRÉ

ET DE LA RÉTINE

5

Le traitement d’une traction rétinovitréenne

avec déchirure rétinienne

il s’agit d’une urgence thérapeutique, il est

impératif de traiter la ou les déhiscences

rétiniennes. pour cela, on circonscrit au

laser la ou les déchirures par deux ou trois

Symptômes et traitement

SigNeS

cliNiqUeS

16 panorama N° 105 avril 2010

Une éponge suturée à la sclère

en regard de la déchirure.

DécOllemeNt

pOStérieUr DU vitré

Le plus souvent asymptomatique

parfois corps flottants

ou myodésopsies ressentis

par le patient comme :

→ taches noires,

→ filaments,

→ toiles d’araignée,

→ mouches volantes,

→ points noirs.

rangées contiguës d’impacts de laser. il

existe plusieurs types de lasers capables

d’émettre des rayonnements, de couleur

différente, du bleu à l’infrarouge : laser argon,

laser krypton… la finalité du traitement au

laser est de créer une réaction cicatricielle

tractiON

rétiNO-vitréeNNe

Les photopsies sont décrits

par le patient comme des :

→ flashs,

→ éclairs brefs mais intenses,

→ étincelles ou arcs lumineux.

Ces symptômes peuvent être

très variables dans leur intensité,

leur rythme ou leur localisation.

Lorsque les photopsies sont très

intenses, fixes dans la localisation

du champ de vision et répétitives,

il faut craindre une déchirure.

DécOllemeNt

De la rétiNe

solide autour de la lésion et de tenter de

prévenir un décollement de la rétine. dans la

plupart des cas, la cicatrisation durable de

la déchirure est obtenue. le laser est efficace

au bout d’une dizaine de jours, période

pendant laquelle le risque de décollement

Le patient décrit une amputation d’une partie du champ

visuel périphérique. Ce scotome périphérique est perçu

comme une tache plus ou moins opaque, ou comme

un voile plus ou moins sombre, qui vient de la périphérie

et s’étend progressivement vers le centre.

Il est précédé de myodésopsie et de phosphène dans

20 à 40 % des cas.

Le syndrome maculaire est l’atteinte de la macula

par le décollement. Il se traduit d’abord par une sensation

d’image déformée ondulante (métamorphopsies),

puis très rapidement s’installe une baisse d’acuité

visuelle très importante.

traitemeNt pas de traitement. Laser si déchirure. Chirurgical, selon deux techniques :

→ cryothérapie et indentation,

→ vitrectomie endolaser avec gaz ou silicone.

6

Vitrectomie

transconjonctivale.

de la rétine est toujours possible. il est impératif

d’effectuer un contrôle deux semaines

après le traitement au laser afin de bien vérifier

la cicatrisation et de détecter d’autres

nouvelles déchirures.

→ Les signes de décollement

de la rétine (DR)

dans le décollement de la rétine, les photorécepteurs

cônes et bâtonnets sont séparés

de l’épithélium pigmentaire, interrompant

la transmission du message visuel. le

patient décrit une amputation d’une partie

du champ visuel périphérique. ce scotome

périphérique est perçu comme une tache

plus ou moins opaque ou comme un voile

plus ou moins sombre. il débute le plus

souvent en périphérie et s’étend progressivement

vers le centre selon l’importance du

décollement de la rétine et de la localisation

des déchirures. ce scotome est classiquement

précédé des symptômes déjà décrits,

myodésopsies et phosphènes dans 20 à 40 %

des cas. tous les symptômes sont résumés

dans le tableau page ci-contre.

Le syndrome maculaire est l’atteinte de la

macula par le décollement. il se traduit

d’abord par une sensation d’image déformée

ondulante ou métamorphopsie, puis, très

rapidement, une importante baisse d’acuité

visuelle s’installe.

les lésions dégénératives de la périphérie de

la rétine comme des palissades, des trous ou

des déhiscences asymptomatiques sont plus

fréquentes chez les myopes forts. les myopes

présentent ainsi des risques plus importants

de décollement de la rétine, de même que les

personnes ayant subi un traumatisme oculaire

du fait d’une fragilité accrue de leur rétinien

périphérique. il est toujours fondamental

d’examiner l’œil controlatéral afin de dépister

des lésions pouvant être traitées avant l’apparition

du décollement de la rétine.

Le traitement du décollement

de la rétine

le traitement d’un décollement de la rétine

est toujours complexe et délicat. la procédure

chirurgicale varie en fonction du

nombre de déchirures, de leur localisation

et de la topographie du décollement ainsi que

de son ancienneté. il existe deux principes

chirurgicaux de base pour réappliquer une

rétine : la chirurgie ab externo ou ab interno 5 .

La chirurgie ab externo, ou sclérale, permet

de réappliquer la rétine par voie externe

pour traiter le décollement de la rétine. la

procédure chirurgicale consiste, après avoir

désinséré la conjonctive, à réaliser une cryothérapie

sur la déchirure à travers la sclère,

puis de suturer une éponge à celle-ci (photo 5).

cette éponge, ou indentation, doit être très

précisément placée en regard des déchirures

pour les obturer en relâchant la traction que

le vitré exerce sur elles. dans plus de 80 % des

cas, elle permet de réappliquer la rétine. les

résultats anatomiques dépendent de la

complexité du décollement de la rétine. les

résultats fonctionnels dépendent surtout du

statut maculaire préopératoire. en effet, si la

macula est touchée par le décollement, les

résultats visuels sont beaucoup moins bons,

avec parfois une absence de récupération si

la macula a été soulevée longtemps.

La chirurgie ab interno ou vitréo-rétinienne

permet une réapplication directe de la rétine

par un tamponnement dans la cavité

vitréenne. elle nécessite au préalable une

vitrectomie (photo 6). les tamponnements

utilisés pour obturer directement les déchirures

sont de deux types : les gaz ou les

huiles de silicone. il existe trois types de

gaz : l’hexafluorure de soufre (sf6), le

perfluoroéthane (c2f6) ou le perfluoropropane

(c3f8). ces gaz se distinguent par

leur capacité d’expansion et leur vitesse de

résorption choisie en fonction du type de

décollement de la rétine.

l’énorme avantage du gaz est sa résorption

cONclUSiON

Le décollement postérieur du vitré, dont la fréquence augmente avec l’âge,

est généralement asymptomatique. Souvent, la perception de corps

flottants est très gênante et source d’angoisse pour les patients. Les signes

de tractions vitréo-rétiniennes et de décollement de la rétine présentent

une symptomatologie caractéristique qu’il faut savoir reconnaître rapidement

car ils nécessitent en urgence une prise en charge en milieu spécialisé.

Bibliographie

1. Pathologie du vitré ;

rapport SFO 2003, Gérard

Brasseur, éd. Masson.

2. Retinal detachment following

YAG laser section of vitreous

strands. Apropos of 3 cases,

N. Benhamou, A. Glacet-

Bernard, Y. Le Mer, G. Quentel,

F. Perrenoud, G. Coscas,

DÉCOLLEMENT POSTÉRIEUR

DU VITRÉ

ET DE LA RÉTINE

glOSSaire

Déhiscence : il peut s’agir d’une déchirure

ou d’un trou dans la rétine.

Kératopathie en bandelette : opacification

de la cornée par surcharge calcaire.

Myodésopsie : perception de corps flottants

provenant d’une perte de la transparence du vitré.

Phosphène : perception de flashs ou d’éclairs

provenant d’une stimulation de la rétine par

la traction du vitré.

G. Soubrane. Journal français

d’ophtalmologie, août-sept. 1998,

21 (7):495-500.

3. Cataract caused by laser YAG

photosection of a vitreous floater,

J.-M. Menerath, F. Bacin,

A.-B. d’Azy, D. Rigal,

B. Kantelip. Bulletin des sociétés

d’ophtalmologie de France,

mai 1988, 88 (5) :611-3.

Sclère : paroi externe de l’œil.

Scotome : zone de perte de vision dans

le champ visuel central ou périphérique pouvant

aller d’une petite tache plus ou moins opaque

à une amputation plus importante.

spontanée, contrairement à l’huile de silicone

(standard, lourd ou 5000) qui nécessite

une intervention au bloc pour son retrait. en

effet, l’huile de silicone peut entraîner, à

terme, des complications de type glaucome

ou d’opacité sur la cornée, appelée kératopathie

en bandelette par émulsion. les

huiles de silicone sont réservées aux décollements

de la rétine très complexes. ■

4. Nd :YAG vitreolysis and pars

plana vitrectomy: surgical

treatment for vitreous floaters,

Y. M. Delaney, A. Oyinloye,

L. Benjamin, Eye,

janvier 2002, 16 (1):21-6.

5. Chirurgie du décollement

de rétine, Dominique

Chauvaud, Frédéric Azan,

éd. Masson, 2004.

panorama N° 105 avril 2010 1


INNOVATIONS

Neva maX Secret

L’antireflet le plus discret et le mieux

adapté aux belles montures

une légère couleur résiduelle verte, propre à

l’antireflet classique et particulièrement

perceptible sous lumière artificielle ou sous

certains angles, peut parfois nuire fortement

à l’esthétique d’un équipement optique

raffiné. neva max secret supprime cette

couleur résiduelle sur le verre et s’accorde

ainsi parfaitement avec les montures de

créateurs, qu’elles soient très colorées ou

tout en transparence. neva max secret

restitue toute la pureté d’un regard grâce à

18 panorama N° 105 avril 2010

Parce que

Sans antireflet

l’antireflet préféré

des porteursest invisible

Deux tiers des porteurs de lunettes privilégient instantanément l’antireflet achromatique quand ils

ont le choix entre antireflets standards et… achromatiques! Pionnier en la matière, BBGR propose

Neva Max Secret, la combinaison parfaite entre les performances Neva Max et l’invisibilité de Secret.

Neva maX Secret eSt tOUt à Fait recOmmaNDé

• À tous les porteurs de

montures « tendance »:

marques de designers,

vintage, haute couture

• Aux femmes qui

se maquillent et veulent

mettre leur regard

pleinement en valeur

• Aux professionnels

de l’image : métiers

de l’audiovisuel et

de la photo, journalistes

• Aux porteurs

exigeants, sensibles

sa transparence et à sa discrétion inégalée.

les porteurs retrouvent ainsi un confort de

vision optimisé.

Neva Max : des performances plébiscitées

neva max secret bénéficie de toutes les

caractéristiques qui contribuent chaque jour

au succès commercial de neva max. c’est un

antireflet achromatique à son plus haut

niveau de performance, il est antisalissure et

résiste aux microrayures. une combinaison

idéale et optimale jamais atteinte par les

concurrents!

aux innovations

et à la mode

• Aux porteurs qui

réprouvent toute

couleur résiduelle

sur les verres

antireflet standards.

Neva Max Secret donne la garantie d’offrir

à tous les porteurs :

une infinie transparence : regard naturel

et sublimé;

un confort de vision optimale : excellent

niveau de contraste de jour, aucun éblouissement

gênant de nuit;

unentretienfacilegrâce aux propriétéshydrophobe,

oléophobe, antistatique intégrées;

une résistance accrue aux microrayures du

quotidien.

Une gamme complète de matériaux

nevamaxsecretestdisponibledepuisle1 er janvier

2010 sur toute la gamme des verres de

prescription unifocaux et progressifs BBGR,

en indice 1.5, 1.6 et 1.67. neva max secret

peut donc être recommandé à tous les

porteurs de lunettes, quelle que soit la prescription

de leur ophtalmologiste.

pOUr eN SavOir plUS

sur les antireflets BBGR :

rendez-vous sur www.bbgr.fr

Avec antireflet standard Avec Neva Max Secret

Sept raiSONS De chOiSir

Neva maX Secret

la campagNe Neva maX

primée!

Réalisée par l’agence Munier-BBN, la campagne Neva Max

« Maxi protection contre les mini agressions » s’est vu

récompenser par le Congrès de la communication

B to B, le rendez-vous incontournable des professionnels

de la communication réunis à Paris du 8 au 11 février

pour la treizième année consécutive.

Top Com d’argent pour la « trilogie » Neva Max !

lancée en octobre 2009 à l’occasion du silmo,

la campagne a remporté un franc succès.

cette « trilogie visuelle » met en exergue les petits

gestes insidieux et quotidiens qui finissent par nuire

à la transparence des verres. le danger des

microrayures est à la fois amplifié et dramatisé

pour justifier le besoin d’un antireflet haut de gamme

comme neva max. « Les réactions ont été unanimes :

une création percutante, le bénéfice principal, la

résistance à la rayure, immédiatement perceptible.

La campagne a su séduire le jury des Top Com et nos

clients qui se sont rapidement approprié visuels et

messages. Ces récompenses confirment le succès de

Neva Max, vivement et spontanément adopté par les

opticiens dès son lancement », commente Jean-félix

biosse duplan, directeur du marketing chez bbgr.

La campagne Neva Max « Maxi protection contre les mini agressions ».

panorama N° 105 avril 2010 19


INNOVATIONS

préServer Sa vUe DeS UltraviOletS

Une priorité

l’aBc DeS Uv

Plus la longueur d’onde du

rayonnement UV est grande

– il se rapproche de la lumière

visible –, moins il est nocif, mais

il a un pouvoir de pénétration

cutanée plus important.

Quand sa longueur d’onde

diminue, il a plus d’énergie,

se rapproche des rayons X et

devient alors plus destructeur.

• Entre 200 et 280 nm :

les UV-C sont les UV

les plus nocifs, mais ils sont

complètement filtrés par

la couche d’ozone de

l’atmosphère et n’atteignent

donc pas théoriquement

la surface de la Terre.

• Entre 280 et 315 nm :

les rayons UV-B sont

responsables du bronzage

et des brûlures à retardement,

et, à court terme, des coups

de soleil et d’inflammations.

• Entre 315 et 380 nm :

les rayons UV-A accélèrent

le vieillissement de la peau

et l’apparition de rides.

20 panorama N° 105 avril 2010

de tous les instants

UV-C UV-B UV-A

Les études le prouvent :

seulement 10 % de

la population est consciente

des dangers des rayons

ultraviolets pour les yeux.

Un constat d’autant plus

inquiétant que les risques

d’exposition prolongée ont

augmenté en même temps

que la durée des loisirs. Une

protection efficace s’impose.

Des UV plein les yeux pour atteindre la

rétine, la lumière traverse la cornée, l’humeur

aqueuse, le cristallin et le corps vitré.

elle est ensuite convertie en impulsions

nerveuses, qui sont transmises au cerveau,

lequel les interprète en tant qu’images. les

mécanismes de protection de l’œil, la constriction

de la pupille et l’abaissement des

paupières sont commandés par la lumière

visible et non par les ultraviolets (uv). or, pour

l’œil, les uv n’ont rien de bénéfique. dès le

plus jeune âge, il est important de protéger

Lumière invisible Lumière visible Lumière invisible

Ultraviolets Lumière

visible

Infrarouge

200 nm 280 nm 315 nm 380 nm i 200 nm i 380 nm

i 780 nm i 800 nm

Sans verres polarisants, le conducteur

est sujet à l’éblouissement.

ses yeux. avant 1 an, 90 % des rayons uv-a

et plus de 50 % des rayons uv-b atteignent

la rétine. À partir de 13 ans, 60 % du rayonnement

uv-a et 25 % du rayonnement uvb

parviennent à la rétine. vers 20-25 ans, le

rayonnement uv est presque totalement

arrêté par le cristallin.

Comment se protéger ? la lumière intense

et visible nous fait cligner des yeux et nous

indique ainsi quand porter des lunettes de

soleil. or, quand le ciel est légèrement

couvert, la luminosité est moins intense : on

cligne moins des yeux, cependant l’œil peut

recevoir bien plus d’uv-b que par beau

temps! un verre teinté arrêtera les rayonnements

visibles et préservera de l’éblouissement.

mais, si ce verre teinté n’est pas filtrant,

il n’arrêtera pas les rayons uv invisibles, qui

inonderont alors dangereusement l’œil. un

exemple, les verres fabriqués en indice 1.5

bloquent les ultraviolets jusqu’à une longueur

d’onde de 350 nm. il est donc important

d’ajouter à ce verre un filtre qui absorbe l’intégralité

des uv (380 nm).

en revanche, certains matériaux sont déjà

dotés d’une coupure uv au-delà de 380 nm,

tels le polycarbonate tilium ou les indices 1.6,

1.67 et 1.74. les lunettes de soleil, équipées

d’un filtre suffisant contre les uv, constituent

le meilleur moyen de protection des yeux. les

normes de la réglementation européenne ont

été conçues pour garantir aux porteurs de

lunettes une qualité visuelle optimale quant

à la performance et à la sécurité des verres.

cinq catégories de protection solaire ont été

définies (classes de 0 à 4).

La sécurité au volant est mieux assurée

grâce aux verres polarisants.

La solution solaire BBGR les verres solaires

bbgr de classe 3 ou 4 intègrent une protection

100 % contre les uv et le traitement antireflet

neva solaire sur la face arrière, à partir

d’un verre d’indice 1.5.

destiné aux porteurs de lunettes à la

recherche d’un équipement solaire de qualité,

neva solaire allie protection solaire et facilité

d’entretien. il offre un confort de vision

optimal avec l’antireflet de qualité neva sur

la face arrière. il garde les verres propres plus

longtemps grâce à sa couche hydrophobe et

verreS pOlariSaNtS :

à recOmmaNDer SyStématiqUemeNt

Expliquez à vos clients

pourquoi il est si

important de protéger

leurs yeux contre

les effets nuisibles

des rayons UV.

• Les rayons ultraviolets

peuvent causer de graves

dommages oculaires.

Ces rayons sont

susceptibles,

par exemple, d’entraîner

le développement

d'une cataracte

ou d'une dégénérescence

maculaire prématurée.

NOUveaUté

eN marS 2010, SirUS eSt DiSpONiBle

eN pOlariSaNt, iNDiceS 1,5 et 1,6 !

oléophobe sur la face avant. très résistant aux

rayures, neva solaire est adapté à toutes les

activités de plein air. les verres teintés protègent

de la lumière directe du soleil, mais pas

de la lumière polarisée indirecte.

en plus d’une véritable protection contre les

uv-a et les uv-b, les verres polarisants offrent

aux porteurs une perception maximale des

détails, pour un monde plus beau, et une plus

grande sécurité au volant. ils éliminent les

reflets parasites et optimisent les couleurs,

les reliefs et les contrastes.

Expliquez en quoi

les verres polarisants

sont indispensables

pour la conduite.

• Les résultats

des études cliniques

montrent que

les verres polarisants

améliorent la sensibilité

au contraste sous le soleil.

• Les résultats des études

cliniques prouvent que

les verres polarisants

rendent plus satisfaisant

le temps de réaction

des conducteurs.

leS verreS

pOlariSaNtS,

la SOlUtiON SécUrité

aU vOlaNt !

Protégés contre l’éblouissement,

les yeux sont moins fatigués,

la concentration est plus aisée,

la sécurité au volant est donc

mieux assurée grâce notamment

à un temps de réaction plus court.

Pour les sportifs, en particulier

dans les lieux à forte réflexion,

comme une piste enneigée

ou la mer, l’identification des

détails est capitale pour une

analyse efficace et rapide.

Proposez un essai des

verres polarisants

à vos clients afin qu'ils

puissent constater les

bénéfices par eux-mêmes.

• Après les avoir testés,

75 % des personnes

interrogées choisiront

des verres polarisants

lors de leur prochain

achat de verres solaires.

• 100% des personnes

interrogées

recommanderaient

les verres polarisants

à leurs proches.

pOUr eN SavOir plUS

sur l’offre solaire BBGR :

rendez-vous sur www.bbgr.fr

panorama N° 105 avril 2010 21


STRATÉGIE

l’eXtraNet BBgr

22 panorama N° 105 avril 2010

Une page

d’accueil plus

conviviale et

plus intuitive.

Toujours

plus de service en 2010

Plus d’un an après son lancement, l’espace extranet clients de BBGR s’impose comme un

élément incontournable dans la relation avec nos clients. Un partenariat quotidien et efficace.

près de 2 800 clients connectés depuis le

lancement de notre espace extranet clients,

grâce notamment à l’accès aux opérations

commerciales en cours (voir page ci-contre)

et au suivi de commandes… aujourd’hui, ces

e-services semblent être les plus appréciés

de notre clientèle.

ce chiffre devrait poursuivre sa croissance

en 2010 avec l’arrivée de nouveaux services

largement plébiscités, comme la commande

en ligne vingt-quatre heures sur vingt-quatre…

le Saviez-vOUS ?

Retrouvez en exclusivité Le saviez-vous?

sur votre extranet client BBGR, un film

percutant pour sensibiliser les porteurs

sur l’importance d’un contrôle régulier

de la vue et d’un bon équipement optique.

Des images et des mots étonnants pour

animer votre point de vente.

Rendez-vous sur www.bbgr.fr

Le client au cœur du dispositif

en tant qu’utilisateurs quotidiens et parce que

leur avis est crucial, les clients sont régulièrement

interrogés sur les futurs axes d’amélioration

de leur espace extranet. grâce à un

relais organisé et constructif avec leurs

contacts commerciaux bbgr ou via les

enquêtes en ligne, l’extranet évolue.

depuis janvier 2010, nos clients ont pu ainsi

bénéficier :

– d’une page d’accueil plus conviviale et plus

intuitive, pour un accès simplifié à l’information

produits, à leurs outils quotidiens, aux

films et autres animations qui donnent du

dynamisme à leur point de vente;

– de nouveaux contenus : les chiffres marchés

avec le baromètre optique i+c, la météo de

leur ville;

– d’un accès facilité aux opérations promotionnelles,

les « challenges », grâce à une

navigation simplifiée…

Tous Premier en 2010 !

près d’un an après son lancement, l’offre de

services premier ne cesse de s’étoffer… sur

le Web! depuis le 1 er octobre, bbgr propose

son aide à la vente multimédia et interactive

eyestation en version Web, désormais disponible

sans téléchargement ni installation sur

l’espace extranet client.

résultats : fin 2009, plus de 1 800 opticiens

français ont souscrit à l’abonnement

premier. en 2010, de nouvelles fonctionnalités

viendront enrichir premier, telles les

statistiques de vente…

rendez-vous en ligne très prochainement.

UNe cOmmUNicatiON

reNFOrcée pOUr

créer le réFleXe

Chaque mois, une e-newsletter

informe chaque client connecté

de l’ensemble des nouveautés mises

en ligne. un simple clic les renvoie

vers l’information de leur choix,

en direct sur l’extranet. Aux quatre

coins de la france, les équipes

commerciales spécialement formées

à ce nouvel outil, sur le terrain comme

en agence, peuvent répondre et

guider les clients chaque jour dans la

découverte et l’utilisation de leur espace.

La confidentialité est préservée, et

l’accès entièrement sécurisé, à chaque

connexion, grâce à une authentification

requise et connue de l’opticien seul.

pOUr eN SavOir plUS,

contactez votre représentant

ou votre agence commerciale BBGR

© brigitte sporrer / plainpicture

leS OpératiONS cOmmercialeS

Levier d’e-fidélisation pour 2010!

Depuis près de trois ans, BBGR accompagne le lancement de ses produits de nombreuses

opérations commerciales. Son credo : satisfaire toujours plus ses clients afin de les fidéliser.

Grande nouveauté en 2010 : “Le Carré BBGR”, un programme innovant de promotion en ligne.

en 2010, bbgr renforce son programme et

consolide ainsi le partenariat avec ses clients

opticiens.

opération produits bbgr ou opération

personnalisée par enseigne qui permettent,

par exemple, de gagner des points cadeaux…,

toutes les opérations commerciales de bbgr

poursuivent le même objectif : accompagner

nos clients opticiens, les aider à stimuler

leurs propres équipes de vente pour in fine

optimiser la performance commerciale de

chacun de leur point de vente.

2010, en route vers la fidélisation

la diversité des produits, la mécanique différente

mise en œuvre selon les lancements

de produit, le suivi des opérations en temps

réel sont les principaux atouts sur lesquels

bbgr peut aujourd’hui capitaliser pour 2010.

« Des promotions ciblées et de plus en plus

personnalisées pour susciter davantage la

proximité avec nos clients, un rythme soutenu

et anticipé tout au long de l’année, une capitalisation

des points sur plusieurs opérations

et une très large sélection de cadeaux en ligne

sont autant de leviers pour atteindre une

satisfaction clients à 100 % », insiste élise

desfontaines, du marketing bbgr.

Le Web, au cœur du projet

l’ensemble des opérations commerciales est

aujourd’hui accessible sur un site dédié

depuis l’extranet clients bbgr. en 2010, ce

site Web est optimisé.

«le carré bbgr» apporte à chaque client la

garantie de bénéficier d’un large choix de

vitrines cadeaux grâce à un solde de points

permanent : plus de 2000 offres, packagées

ou sur mesure – coffrets voyage pour des

destinations lointaines, e-chèques cadeaux

en ligne, une exclusivité bbgr, valables sur

près de 250 sites d’e-commerce… un calendrier

exhaustif des futures opérations ainsi

qu’un suivi personnalisé des résultats de

chaque opération seront également très

prochainement disponibles. @ suivre…

pOUr eN SavOir plUS,

contactez Élise Desfontaines,

desfonte@bbgr.fr

panorama N° 105 avril 2010 23

More magazines by this user
Similar magazines