Numéro 63 - Centres Régionaux de la Propriété Forestière

crpf.fr

Numéro 63 - Centres Régionaux de la Propriété Forestière

63

Journal trimestriel d’information forestière

1 Éditorial

Mars 2007

Sommaire

2 Noyers à bois, fruitiers

forestiers et feuillus précieux

: pas si différents !

4 Bilan phytosanitaire 2006

6 Gérer un groupement

forestier

7 Marchés du bois (Aube)

8 Compte-rendu de vente

dans les Ardennes

9 Des aides pour la forêt privée

dans les Ardennes

10 Le GPS : localiser pour

mieux gérer !

11 2007 : l’année du bilan

pour PEFC Champagne-

Ardenne.

12 Nouvelles brèves

Marcassin S.Figoni

C h a m p a g n e - A r d e n n e

Editorial

2007/2013 : mobilisons la ressource forestière !

La filière bois se trouve confrontée à un problème que connaissent ou

vont connaître d’autres filières productrices de biomasse : la compétition

pour l’accès à la ressource. En effet, la conjonction de la labellisation du pôle

compétitivité « industrie et agroressources », d’une incitation publique forte

en faveur de l’utilisation des ressources renouvelables et de l’augmentation

tendancielle des prix des ressources fossiles se traduisent par une demande

croissante sur les produits « bois ».

La forte concurrence entre les opérateurs économiques (bois d’œuvre, de

trituration ou énergie) risque de déstabiliser les marchés et de désorganiser

le secteur, alors que le souhait de la Région est de pérenniser les entreprises

et de favoriser le développement des filières émergentes.

Après avoir mis l’accent sur l’augmentation et l’amélioration de la ressource

bois, en particulier après la tempête de décembre 1999, la politique forestière

du Conseil Régional s’oriente désormais vers l’intensification de la récolte.

Le potentiel de mobilisation supplémentaire se trouve majoritairement au

sein de la petite et moyenne propriété forestière privée qui sera ainsi la cible

des actions à venir de la Région. En partenariat avec l’Etat et l’interprofession

Valeur Bois, un plan d’envergure de « mobilisation de la ressource forestière

» est mis en place. Il s’appuie sur une animation de terrain visant à atteindre

les propriétaires et s’accompagne de la réalisation d’infrastructures

forestières (dessertes, routes, …) favorisant l’accès à de nouvelles ressources

forestières, pas ou peu exploitées.

Afin d’engager une mise en œuvre rapide de ce programme, une réunion

de concertation s’est tenue avec l’ensemble des acteurs de la filière bois

le vendredi 23 février dernier à l’Hôtel de Région, sous la coprésidence de

Monsieur Roland Daverdon, Vice-président du Conseil Régional, Monsieur

Olivier Martin de Lagarde, Directeur Régional de l’Agriculture et de la Forêt

et Monsieur Jean-Michel Cussey, Président de Valeur Bois.

Cette préoccupation de la Région se trouvera inscrite dans le cadre du futur

contrat de projet Etat-Région pour la période 2007-2013.

Jean-Paul Angers

Président de la commission développement durable, environnement,

agriculture et forêts du Conseil Régional de Champagne-Ardenne

“ Une forêt privée gérée et préservée

par un réseau d’hommes compétents

au service des générations futures ”

Sylvinfo n°63 - Mars 2007


REUNIONS

Depuis une vingtaine d’années, le

CRPF organise annuellement une

réunion ayant pour thème « La

culture des noyers à bois ».

Jusqu’en 2005, ces journées

d’informations se sont principalement

tenues dans le département

de la Marne. Au fil du temps, une

liste d’une centaine de propriétaires

forestiers s’est constituée. A chaque

rencontre, la visite de noyeraies aux

caractéristiques diverses et variées

alimente les échanges d’expériences

d’une trentaine de passionnés.

Fin des années 1990, nous avons

souhaité profiter du recul de

certaines régions comme Aquitaine

et Poitou Charentes pour parfaire

nos connaissances dans le domaine.

En 2001, nous franchissions une

nouvelle étape dans cette démarche

de concertation en accueillant en

Champagne Ardenne le Groupe de

Travail « Noyer » de l’Institut pour le

Développement Forestier (IDF). Ce

fut l’occasion d’échanger avec des

propriétaires et des professionnels

de toute la France mais aussi de

montrer le potentiel de production

de bois d’œuvre de qualité de noyer

de notre région.

Tournée marnaise en octobre 2005

Noyers à bois, fruitiers forestiers et feuillus précieux :

pas si différents !

A l’issue de cette visite, deux

représentants ont été invités à

participer aux réunions et travaux

du groupe de l’IDF. Ces rencontres,

à travers la France, ont été très

enrichissantes techniquement et

humainement.

Depuis, les groupes de Travail

« Noyer » et « Feuillus précieux et

fruitiers forestiers » ont été dissouts.

Les deux présidents respectifs,

Monsieur Charles Leclerc de

Hautecloque et Maître François

Raguin ne souhaitaient pas voir plus

de trente années de travaux et de

Sylvinfo n°63 - Mars 2007 2

Plantation de noyers noirs avec accompagnement naturel

concertation tomber dans l’oubli.

S’appuyant sur les propriétaires

forestiers les plus motivés, sur

certains CRPF et avec le soutien

logistique de l’IDF, ils ont souhaité

initier une nouvelle dynamique en

créant un nouveau groupe.

Il est composé d’anciens membres

et quelques nouveaux participants.

Il a pour principal objectif de

poursuivre les échanges notamment

au travers d’une tournée forestière

annuelle.

Grande nouveauté, il ne traite plus

spécifiquement de la culture des

noyers ou des feuillus précieux et

des fruitiers forestiers, mais de la

sylviculture de ces essences. Les

plantations mélangées, la gestion

de l’accompagnement sont les

principaux thèmes retenus.

Le CRPF Champagne-Ardenne a été

sollicité pour organiser la première

rencontre en octobre 2005.

Nous avons naturellement répondu

favorablement à cette sollicitation.

Cette démarche nationale venait

à point nommé. En effet, depuis

plusieurs années, grâce entre

autre à notre réseau de placettes

de référence, nous avions

progressivement réorienté les

débats de notre groupe régional

en montrant combien les noyers

n’étaient pas si différents des


Mesure de noyers dans une placette de référence

autres fruitiers forestiers et feuillus

précieux.

Qu’il soit hybride, noir ou commun,

le noyer a un véritable rôle à jouer

dans nos peuplements forestiers au

même titre que le merisier, le frêne,

les érables, les alisiers… Il peut et

doit participer à la diversité des

plantations feuillues, en plein ou en

enrichissement.

Groupe champardennais dans une plantation mélangée dans l’Oise

La venue de personnes d’autres

régions représentait une véritable

opportunité. Nous avons donc

associé les propriétaires forestiers

champardennais. Ils sont venus

nombreux et ont largement

participé aux débats.

Forts de cette expérience réussie

et devant l’engouement des

participants, notamment les locaux,

nous avons proposé une nouvelle

réunion à notre groupe régional

le 23 juin dernier. Tout comme le

thème : « la sylviculture des fruitiers

forestiers », le lieu de la visite était

novateur puisque nous proposions

de nous rendre dans l’Oise aux

environs de Compiègne. Malgré

l’éloignement, une trentaine de

propriétaires champardennais se

sont rendus en Picardie. Des noyers

hybrides en milieu forestier, des

plantations de merisier, la gestion

de peuplements feuillus mélangés,

la création de layons sylvicoles et

le détourage de tiges d’avenir dans

un recru naturel de feuillus précieux

et fruitiers forestiers sont autant de

sujets abordés au cours de cette

journée.

La volontaire et nécessaire

réorientation de notre groupe

régional semble avoir été très bien

3

accueillie par les participants. Nous

envisageons donc de poursuivre

dans cette voie et serions heureux

d’accueillir d’autres sylviculteurs à

notre prochaine journée en 2007.

La date et le lieu ne sont pas encore

définis, mais si vous n’avez jamais

participé et êtes intéressés, vous

pouvez d’ores et déjà vous faire

connaître auprès du CRPF.

Noyer noir d’Amérique

REUNIONS

Quand à l’activité du groupe national

en 2006, elle s’est traduite par une

tournée forestière organisée par le

CRPF Poitou-Charentes en octobre.

Les discussions ont essentiellement

gravité autour de la gestion de

l’accompagnement des plantations

de fruitiers forestiers. Les questions

de la distance d’installation de

l’accompagnement artificiel et de

l’essence objectif ont été débattues.

Elles conditionnent les interventions

futures en dégagement, détourage

et éclaircie.

Ces échanges d’expériences et de

compétences à différentes échelles

géographiques doivent perdurer et

se développer. La communication et

la mutualisation de la connaissance

entre professionnels et non

professionnels de la forêt sont

une source de progrès sylvicole

incontestable.

N. Vanderheeren

Sylvinfo n°63 - Mars 2007


SANTÉ DES FORÊTS

Sylvinfo n°63 - Mars 2007

Bilan phytosanitaire 2006 de la forêt privée régionale

En ce début d’année, vous trouvez

dans ce premier numéro de Sylvinfo,

le bilan phytosanitaire de la

forêt privée régionale pour l’année

passée. Ces observations découlent

de l’activité des 4 correspondantsobservateurs

du Département de

la Santé des Forêts (CO du DSF) au

travers de leurs tournées de terrain,

de leurs enquêtes et des renseignements

communiqués par les propriétaires

et gestionnaires.

Situation climatique en 2006

Après un hiver long et neigeux, mais

sans température extrême, le printemps

arrive tardivement et retarde

le démarrage de la végétation. Les

grosses chaleurs arrivent brutalement

fin juin et surtout en juillet,

puis août rafraîchit et humidifie sérieusement

l’atmosphère et limite

les conséquences de cette canicule

sur la végétation. L’automne est exceptionnellement

sec et clément

avec, comme en 2005, une chute des

feuilles tardive en novembre (depuis

30 ans en Europe, la saison de végétation

s’est allongée de 15 jours en

moyenne). L’hiver a débuté dans la

douceur et sans neige.

Les indices du réchauffement climatique

se multiplient ces dernières

années. 2006 s’est encore distinguée

par sa température moyenne élevée.

C’est par exemple la 11 ème année

consécutive où les températures ont

été supérieures aux moyennes trentenaires

en Haute-Marne et en France

elle se situe parmi les 5 années les

plus chaudes depuis 50 ans.

Les précipitations

L’année ressort comme légèrement

excédentaire pour la région avec de

forts contrastes, ainsi mars, mai et

août furent très humides, juin, juillet

et septembre très secs. Les vallées de

l’Aube et de la Seine ont été inondées

plusieurs semaines suite à la période

pluvio-neigeuse de début mars.

Les températures

Le mois de juillet est historique, le

plus chaud depuis au moins 30 ans.

Selon les stations météo, entre 15 et

25 jours avec des températures

dépassant les 30° C, sans atteindre

pourtant les valeurs maximales

Dépérissement de Robusta à Ville sur Arce le 4 juillet 2006

de 2003, mais en moyenne plus

élevées. L’automne a été le plus doux

depuis 56 ans (+ 2,9° C par rapport

aux températures moyennes en

France pour septembre, octobre et

novembre).

Coups de vent

Le 8 décembre, le vent souffle fort

sur une grande partie de la région

(126 km/h à Brienne le Château et

occasionne localement quelques

chablis).

Les problèmes évoqués sont ceux

qui ont retenu le plus l’attention,

par les conséquences qu’ils peuvent

avoir sur les peuplements forestiers.

Les scolytes des résineux

Souvent appelés à tort bostryches,

la situation semble globalement

stabilisée, à un niveau encore assez

élevé, avec de nouveaux foyers

apparus, suite aux grosses chaleurs

estivales, notamment en Haute-

Marne et Argonne, sur épiceas

principalement.

Les défoliateurs

Nous parlons ici d’espèces de

chenilles consommatrices de

feuilles responsables de défoliations

printanières plus ou moins fortes

sur diverses essences feuillues. Le

printemps humide et froid, avec

un débourrement tardif, n’était

pas favorable aux chenilles. Les

défoliations ont touché la plupart

des feuillus, mais avec une intensité

moindre qu’en 2005. Les peupleraies

ont subi de plus forts dégâts, allant

parfois jusqu’à une défeuillaison

totale (Perthois,Vallées).

Les dépérissements

Ce terme évoque la perte de vitalité

des arbres (pouvant aller jusqu’à

leur mort) sans que l’on puisse en


attribuer précisément la cause à

un facteur bien identifié. C’est la

conjonction de plusieurs facteurs,

prédisposants (un sol superficiel

par exemple), déclenchants (la

sècheresse, une gelée tardive…),

aggravants (des scolytes ou des

défoliateurs) qui entraînent le

dépérissement de l’arbre.

Il n’a heureusement pas été constaté

de dépérissements généralisés

de peuplements. Cela ne signifie

pas pour autant une absence de

problèmes ! Des dépérissements

de chênes, fréquemment des

pédonculés, sont toujours constatés

en Champagne Humide et sur les

Plateaux calcaires du sud de la région,

des hêtres continuent de dépérir en

Ardenne Primaire et en Haute-Marne,

suite à des épisodes climatiques (gel

ou addition sècheresse/canicule),

comme des noyers dans la Marne.

Chez les résineux, le Sapin de

Vancouver (Abies Grandis) est le plus

touché ; des rougissements suivis

de mortalités parfois importantes,

imputées aux fortes chaleurs de 2003

et 2006, affectent des plantations

dans l’Aube et la Haute-Marne.

Les Douglas présentent aussi des

jaunissements et pertes d’aiguilles

du Pays d’Othe (Aube) aux Ardennes.

Des Pins noirs sèchent sur craie en

Montagne de Reims.

Mais ce qui retiendra sans

doute l’attention est l’important

dépérissement constaté sur une

grande partie de la région sur des

peupliers Robusta, Beaupré, Ghoy

entre autres. Suite à un mauvais

débourrement des bourgeons, la

feuillaison a été très partielle avec

des mortalités de rameaux. Au cours

de l’été, le feuillage s’est reconstitué

plus ou moins complètement selon

les clones. Le phénomène reste

mal expliqué, les peupleraies en

cause étant pour la plupart dans

de bonnes conditions stationnelles.

Les effets cumulés de conditions

atmosphériques défavorables,

d’attaques de rouilles répétées, de

dégâts de chenilles sont avancés

pour expliquer ce phénomène

présent dans de nombreuses

régions françaises.

Tous ces dépérissements inquiètent

les forestiers car ils dénotent dans

de nombreux cas des inadaptations

aux stations forestières (sol/relief/

climat) accentuées aujourd’hui par le

nouveau contexte climatique. C’est

le cas notamment pour le chêne

pédonculé, l’épicea….

Dans l’état actuel des connaissances,

le principe de précaution doit

prévaloir en gestion forestière et

l’adaptation optimale des essences

à la station forestière est l’une des

recommandations à suivre.

La rouille des peupliers

Coordonnées des 4 correspondants-observateurs :

L’apparition des symptômes a été

retardée par la période chaude de fin

juin et juillet, mais le mois d’août frais

et humide a rapidement permis à la

rouille d’envahir les peupleraies et

de poursuivre année après année

son œuvre d’affaiblissement. En

septembre, les plantations de clones

sensibles (Beauprés, Ghoy…) étaient

sévèrement défeuillées. Quelques

traitements ont été réalisés.

u R. Drouhin - Antenne des Ardennes - 17 rue du Château - Villers Semeuse

- 08013 CHARLEVILLE MEZIERES CEDEX - 03.24.57.61.88

u B. Bouchet - Antenne de l’Aube - 42 rue de la Paix - B.P. 3070 - 10012

TROYES CEDEX - 03.25.73.24.88

u Y. Dehoche - 6 place Sainte Croix - 51000 CHALONS EN CHAMPAGNE

- 03.26.65.18.25

u B. Perrin - Antenne de la Haute-Marne - 6 rue Bouchardon - B.P. 106

- 52003 CHAUMONT - 03.25.03.40.84

Autres faits à signaler

Oïdium du Chêne : il a été favorisé

suite à l’humidité d’août et s’est

généralisé ensuite.

Rongeurs : des attaques de

campagnols ont été constatées sur

hêtre et mélèze suite à la longue

période neigeuse du début d’année.

Cynips du châtaignier (galles

pouvant entraîner la mort de l’arbre) :

les plantations faites dans la Marne

en sont indemnes.

Hylobe : le risque est toujours

présent pour des plants de résineux

non traités.

Propriétaires et gestionnaires

acteurs de la veille sanitaire

Les correspondants-observateurs

pour la forêt privée souhaitent,

dans votre intérêt et celui de la

forêt que vous gérez, mais aussi

parce que la santé des arbres et le

bon état sanitaire des forêts sont

d’intérêt général, être informés

de tout problème phytosanitaire

rencontré, même si vous pensez en

connaître l’origine. Leur intervention

est gratuite. Elle permet d’établir des

diagnostics, des prévisions de risque,

de définir des stratégies de lutte,

d’apporter une information pratique

et d’alimenter les bases de données

régionales et nationales pour une

connaissance sans cesse améliorée

des problèmes sanitaires.

B. Perrin avec les CO du DSF

pour la forêt privée.

Filière bois

SANTÉ DES FORÊTS

L’interprofession Valeur Bois vient

de publier une nouvelle édition

de « l’annuaire de la filière-bois de

Champagne-Ardenne ». Les coordonnées

de tous les intervenants

de la filière-bois régionales sont

indiquées : des pépiniéristes aux

entreprises de transformation

du bois ainsi que les organismes

professionnels, administrations

et collectivités territoriales.

Contact : Valeur Bois

03.25.02.07.66.

Sylvinfo n°63 - Mars 2007


RÉGLEMENTATION

Le groupement forestier est un

outil pratique dès lors qu’il s’agit

d’éviter les complexités de l’indivision

et éviter les démembrements.

Sa création est assez simple, les

formalités assez peu coûteuses.

Il est toutefois fréquent que la gestion

du groupement soit ensuite

appréhendée avec beaucoup trop

de légèreté.

Gare !

D’abord de bons statuts

Un bon groupement c’est d’abord

de bons statuts, on ne le dira jamais

assez.

Certaines modalités sont à mettre

au point avec beaucoup de rigueur.

Attention, à la création, à ne pas trop

se laisser inspirer des vieux modèles

de récupération, chaque groupement

a ses spécificités, chaque chapitre

est à bien réfléchir.

La gérance, par exemple : ses pouvoirs

doivent être très clairement

définis, pour bien sûr, savoir précisément

ce que décident le ou les gérants

sans en référer à une assemblée

générale.

Il est souvent bien venu que les

montants des investissements que

peut engager seule la gérance ne

soient pas trop limités pour ne pas

paralyser la gestion en cours d’exercice.

Savoir qui décide de quoi, c’est aussi

mieux anticiper les délibérations

des assemblées lorsque des projets

se mettent en place (c’est important

pour les demandes de subvention).

Attention en cas de gérance à deux

têtes, quid en cas de désaccord ?

Autre sujet important, les cessions

de parts sociales lorsqu’un associé

souhaite se désengager.

Il arrive qu’un gros porteur souhaite

vendre ses parts. Bien souvent, c’est

l’objet principal d’un groupement,

les associés sont prioritaires pour

le rachat. Mais lorsque personne ne

peut l’entrevoir individuellement, ce

Gérer un groupement forestier :

pas si simple !

peut être le groupement qui vient à

l’envisager pour ensuite réduire le

capital social et ainsi ne pas faire

entrer une tierce personne.

Ce doit être prévu et aménagé de

sorte que le groupement puisse

avoir du temps pour racheter les

parts si elles sont nombreuses.

Mettre en place la transparence

Comme toute société civile qui se

respecte, un groupement forestier

doit fonctionner suivant des règles

de transparence rigoureuses qui imposent

de mettre en place un fonctionnement

visant à bien informer

les porteurs, qu’ils possèdent une

part ou qu’ils en possèdent mille.

L’idéal est d’abord de tenir des

conseils de gérance lorsque les gérants

sont plusieurs. Des comptes

rendus tenus à la disposition des

porteurs en cas de besoin, permettront

de garder bonne mémoire des

décisions arrêtées.

Une assemblée générale sera tenue

chaque année, en bonnes et

dues formes. Chaque porteur y sera

convié (l’idéal est qu’il le soit par recommandé

ou en formalisant la réception

de la convocation).

Il est important de prévoir que les

absents puissent déléguer leurs

pouvoirs, pour, au-dedes notions

de quorum, pouvoir délibérer valablement

sur les projets.

L’assemblée doit être l’occasion

de faire le point sur les projets de

l’exercice, l’idéal étant qu’un programme

prévisionnel soit dressé

par la gérance.

C’est en général une occasion pour

faire le point sur l’application du

plan simple de gestion et décider le

cas échéant de ses aménagements

(précisant que chaque projet visant

à le modifier doit être ratifié par une

assemblée générale).

Les comptes financiers seront bien

entendus placés à l’ordre du jour.

Une comptabilité doit être tenue à

Sylvinfo n°63 - Mars 2007 6

jour, le gérant ayant d’ailleurs pour

obligation légale d’indiquer aux

porteurs de parts le montant des

déclarations à opérer dans le cadre

des divers revenus.

L’idéal est, qu’au regard des projets,

la gérance puisse présenter un prévisionnel

financier pour l’exercice à

venir.

Enfin, l’assemblée générale sera

sanctionnée par un procès verbal

dont le contenu doit être validé par

les associés.

Pas si simple donc !

On le voit, pas si simple que gérer

un groupement si l’on considère

l’ensemble des aspects juridiques et

financiers, ces derniers, si peu qu’ils

soient couplés avec des problématiques

de TVA, pouvant induire une

masse de travail non négligeable.

Tout cela s’avère donc être applicable

à tous types de groupements.

Ceux, anciens qui finissent par crouler

sous le nombre des associés et

ceux, plus modestes où se côtoient

deux ou trois membres d’une même

famille.

C’est important à souligner. La petitesse

ne doit pas induire la disparition

du formalisme et de la rigueur,

y compris en famille. Car de ce point

de vue, les déconvenues ne sont pas

rares, avec des lendemains qui parfois

déchantent.

Certains groupements se sont ainsi

retrouvés sous la tutelle d’un administrateur

judiciaire, parfois pour

des broutilles.

On ne pêche jamais par trop de

transparence.

Ch. Baudot

Secrétaire général

Syndicat Aube


La vente d’hiver de bois sur pied

du Groupement Champenois qui

est le baromètre du marché, pour

la forêt privée dans l’Aube, s’est tenue

le 19 janvier dernier, au Lycée

Forestier de Crogny, dans une salle

comble.

23 954 m 3 de bois sur pied et

5 870 stères de taillis, répartis sur

102 articles étaient mis en vente par

appel d’offres.

Le volume proposé à la vente se répartissait

ainsi :

u chêne : 11 847 m 3 ,

u résineux : 6 453 m 3 ,

u peuplier : 3 882 m 3 ,

u divers : 1 772 m 3 ,

u taillis : 5 870 stères.

59 acheteurs sont venus soumissionner

les 102 lots, en provenance

de 15 départements.

Chaque lot a reçu en moyenne

7,1 soumissions, avec un nombre

maximum de 18.

Ce chiffre est en nette augmentation

par rapport aux dernières ventes de

décembre 2005 et juin 2006, ce qui

traduit une forte hausse d’attractivité.

Il s’agit là d’un contexte certes

général, mais l’Aube est un département

très riche en scieries, ce qui a

toujours permis de garder des cours

soutenus et surtout, une concurren-

Marchés du bois :

conjoncture extrêmement favorable !

Evolution du prix du chêne, ventes sur pied

Prix moyen de vente

€/m 3

210

180

150

120

90

60

30

0

Automne 2004 Automne 2005 Hiver 2006-2007

0,5 - 1 1 - 1,25 1,25 - 1,5 1,5 - 2 2 - 2,5 2,5 - 3

Catégorie de grosseur (m3 )

ce salutaire entre les acheteurs.

Le prix moyen du chêne enregistre

en 2 ans une progression de 16 à

30 % selon les catégories de grosseurs

(voir graphique ci-dessus).

2006 marque une forte hausse. Les

bois moyens ou bois de qualité médiocre

enregistrent des valeurs record

(+ 55 % pour les bois de moins

de 1 m 3 ), ces cours n’ont d’ailleurs

jamais été observés même avant

tempête.

Les résineux

La demande est extrêmement soutenue

sur toutes les essences et l’offre

est très inférieure à la demande.

7

Le peuplier

Une légère reprise semble s’amorcer.

Un gros lot de I 214 (moyenne

1,3 m 3 ) vendu à 55 € le m 3 .

L’alisier

On notera enfin la morosité constante

du marché de l’alisier.

Les taillis

COMMERCIALISATION

Une forte augmentation des prix du

taillis (jusqu’à 9,70 €/stère sur pied

pour un beau lot de taillis de charme)

est à noter.

Là aussi, la demande est plus forte

que l’offre et le bois énergie fait

peur aux industriels du panneau

et de la pâte, ce qui a pour effet de

littéralement « exploser » les prix

d’achat.

En résumé, pour les propriétaires qui

attendaient une conjoncture favorable

pour vendre, il semble que le moment

soit arrivé, quels que soient les

produits à commercialiser.

Ch. Baudot

Secrétaire général

Syndicat Aube

Sylvinfo n°63 - Mars 2007


COMMERCIALISATION

A - Présentation

LA

FORÊT

PRIVÉE

ARDENNAISE

1. Vente de grumes feuillues :

Présentées abattues et débardées

en bord de route.

2. Volume présenté :

7 457 m 3 , répartis en 68 lots, dont

66 représentant 98,4 % du volume,

certifiés PEFC.

Les bois sont classés par qualité

selon les normes de classement

Centre Technique du Bois (chêne,

hêtre), normes CEE pour les

autres essences.

3. Nombre de cahiers envoyés :

209 :

- France : 155

- Autres pays CEE : 13

- Belgique : 41

B - Déroulement de la vente

1. Acheteurs :

- Nombre d’acheteurs présents

ou représentés : 47.

- Nombre de soumissionnaires :

41 (9 étrangers).

- Nombre d’acheteurs : 24.

(6 étrangers représentant 27 %

des achats en volume et 36 %

en valeur).

2. Soumissions (lots vendus uniquement)

:

- Forte participation des présents

avec 8 soumissions par lot (5,6 en

2005 et 4,1 en 2004)

- Plus grand nombre de soumissions

sur 1 lot : 16.

- Lot sans offre : 0.

3. Résultats de la vente :

- Volume vendu à l’issue de la

séance : 7 375 m 3 (98,9 %)

- Nombre de lots vendus : 67

(98,5 %)

- Chiffre d’affaires global : 923 584 €

- Prix moyen toutes essences :

125,5 €/m 3 (95,4 € en 2005 et 95 €

en 2004)

Sylvinfo n°63 - Mars 2007

Compte rendu de la vente par soumissions

bois façonnés et débardés

à Charleville-Mézières le 11 décembre 2006

Essences

A B

Qualités

C D

Aulne 12,986 31,237

Bouleau 28,882 89,516

Charme 16,124 51,640

Chêne 4,883 144,820 1 052,218 2 699,913

Frêne 2,121 58,767 340,927 142,354

Hêtre 9,143 170,191 530,596 538,044

Merisier 2,076 43,789 136,601 141,971

Sycomore 3,156 20,221 135,019 253,318

Tilleul 22,941 80,971

Divers 76,373 12,087 567,562

Plane 7,973 11,585 17,177

Total (m3 ) 21,379 522,134 2 299,966 4 613,703

Répartition des qualités pour les cinq essences nobles

Répartition des volumes par essence

Sycomore

6%

Merisier

4%

Hêtre

17%

Tilleul

1%

Frêne

7%

Divers

9%

Plane

0%

Aulne

1%

Bouleau

2%

Charme

1%

Chêne

52%


Prix pratiqués par essence (moyenne en €/m 3 ) Commentaires

Essences

Soumissions/lot

(chiffre 2005)

2006 2005

Prix/m 3 Volumes Prix/m 3 Volumes

Chêne 10,9 (6,8) 144 3 902 107 1 184

Hêtre 6 (5,0) 91 1 248 81 1 136

Frêne 8 (3,8) 100 544 65 250

Erable 7,6 (4,2) 138 412 104 136

Merisier 8,2 (7,0) 291 324 230 208

300 Evolution du prix moyen en €/m3 250

200

150

100

50

0

2001 2002 2003 2004 2005 2006

Dès 2006, le Conseil Général a souhaité

accroître son soutien à la filière

forestière. Retenant plusieurs

des propositions émises conjointement

par l’ONF et la COFA, il s’est

engagé sur le financement d’actions

significatives : amélioration

des peuplements, bois-énergie,

animation de la filière amont.

Pour l’année 2007, le Conseil Général

a d’ores et déjà décidé de renouveler

son soutien aux opérations

d’amélioration des peuplements. En

2006, cette action a permis de financer

62 ha de travaux, générant par là

même 250 jours de travail d’ouvriers

forestiers.

À l’heure où les financements nationaux,

pour de telles opérations, ne

sont pas garantis, il faut saluer cette

action qui s’inscrit dans une démarche

de qualité : condition nécessaire

pour le maintien d’une filière-bois locale

dynamique.

Chêne

Hêtre

Frêne

Erable

Merisier

Moyenne

Des aides pour la forêt privée

Opération Nature

Balivage

Elagage

Taille de

formation

Dépressage

Sélection de 60 feuillus nobles

par hectare et création de cloisonnement

Elagage en grande hauteur

(5,5 m) de 70 à 120 tiges/ha

Défourchage et formation des

tiges sur 200 à 250 tiges/ha

Désignation et détourage

d’au moins 300 tiges/ha avec

création de cloisonnement

L’aide apportée par le Conseil Général

porte sur des opérations de taille

de formation, d’élagage, de dépressage

et de balivage de peuplements

feuillus.

Le taux de subvention est fixé à

40 % des coûts définis ci-dessus, le

seuil de surface pour un dossier est

de 2 hectares.

Pour 2007, l’enveloppe financière

Le prix moyen est en nette progression

par rapport à ceux de 2004 et

2005, cette progression se constate

sur toutes les essences, seul le hêtre

ne bénéficie pas pleinement de

l’embellie actuelle.

La forte demande de bois manifestée

par le nombre important de

soumissions (+ 42 %), a profité aussi

aux qualités inférieures et aux essences

secondaires.

Le regain d’intérêt pour le «matériau

bois», la majoration du prix du bois

de trituration-papier et la demande

extérieure permettent d’expliquer

la progression du prix de vente, cet

à-coup impose aux utilisateurs locaux

de s’approvisionner aux prix

du moment, sans qu’il leur soit toujours

possible de répercuter cette

hausse vers l’aval.

Coût forfaitaire

plafond

COMMERCIALISATION

Aide

maximum

800 €/ha 320 €/ha

8 €/tige élaguée 3,2 €/tige

650 €/ha 260 €/ha

810 €/ha 324 €/ha

globale de 20 000 €, destinée à la forêt

privée, devrait permettre la prise

en charge d’une surface proche de

60 hectares.

Les propriétaires intéressés peuvent

prendre contact avec le secrétariat

de la COFA ou les services du

Conseil Général.

Sylvinfo n°63 - Mars 2007


TECHNIQUE

Le GPS : localiser pour

mieux gérer !

Le GPS (Global Positionning System) est un outil de positionnement développé

par le Département américain de la défense et dont l’utilisation a

été étendue au grand public. En fait, ce que l’on appelle communément

« un GPS » n’est autre qu’un récepteur qui permet de connaître une position

grâce à des signaux émis par plusieurs satellites différents.

Le GPS est surtout connu pour son

utilisation de loisirs : randonnée, navigation

routière.

Mais quel est son usage en forêt ?

La localisation en temps réel :

Le GPS permet de se localiser sur

un fond cartographique, déjà entré

dans le système ou ajouté

par ailleurs (fond cadastral, carte

IGN…).

Même si l’on pense bien savoir où

l’on se trouve dans sa forêt, le GPS

peut être révélateur de déviations

plus ou moins graves.

Exemple : sur un système embarqué

sur une abatteuse, le GPS permet au

conducteur de se situer par rapport

aux limites des parcelles voisines.

La cartographie :

Le GPS sert aussi à relever toutes

sortes d’éléments sur le terrain. Les

relevés peuvent se faire sous la forme

:

- de points : bornes, chablis, arbres

remarquables, sources…

- de lignes : lisières, dessertes, parcours…

- de surfaces : parcelles, dégâts de

tempête, zone de régénération...

Ces relevés, une fois transférés vers

un ordinateur, seront automatiquement

replacés au bon endroit sur

une carte.

Exemple : après la tempête de 1999, il

était utile de pouvoir cartographier

les trouées au GPS pour connaître

leurs positions et leurs surfaces afin

de pouvoir faire les demandes de

subvention le plus rapidement et

précisément possible.

La navigation :

Les points relevés lors des opérations

de cartographie ci-avant peuvent

être retrouvés a posteriori grâce

aux fonctions de navigation.

Exemple : il est possible, dans le cas

d’une place de dépôt, d’envoyer

son positionnement à un transporteur

pour qu’il puisse venir chercher

les bois en navigant avec son propre

GPS.

Quel type de GPS pour quel usage ?

Sylvinfo n°63 - Mars 2007 0

La fonction de navigation du GPS

est particulièrement utile pour

réaliser des inventaires, aussi bien

typologiques que statistiques (les

points d’inventaires sont traditionnellement

recherchés au topofil et

à la boussole).

Pour pouvoir réaliser ces opérations,

des points sont positionnés à intervalles

réguliers sur toute la forêt

(travail sur l’ordinateur grâce à un

logiciel de cartographie). Ces points

sont ensuite transférés sur le GPS. Il

ne reste plus qu’à les rechercher les

uns après les autres via la fonction

de navigation de ce dernier. Une

fois atteint le point recherché, on

peut faire les relevés prévus (surfaces

terrières par essence, présence

de semis…)

Modèles

GPS

de randonnée

GPS semiprofessionnels

GPS

professionnels

Randonneurs, pro-

Gestionnaires

Public

priétaires forestiers,

exploitants, débar-

Gestionnaires

forestiers

forestiers,

bureaux d’étudeurs,

commis

des

Localisation

temps réel

xx xxx xxx

Navigation xx xxxx xxx

Cartographie x xxx xxxxx

Ergonomie

xxxxx

(150-300 g)

xx

(200-300 g)

xxx

(1 à 4 kg)

Facilité de

prise en main

xxxx xxx xx

Rendement xxx xxx xx

Précision x xx xxxx

Prix

200 à 700 €

(magasins de sports,

boutiques- nature…)

1 000 à 2 000 €

(catalogues de

matériel forestier,

magasins spécialisés)

5 000 à 15 000 €

(magasins

spécialisés)

NB : les GPS de navigation routière, s’ils sont constitués d’un PocketPC conventionnel, peuvent

se positionner entre les GPS de randonnée et les GPS semi-professionnels. Le PocketPc,

autorisant l’installation de logiciels gratuits ou payants, permet d’accomplir les principales

tâches forestières.

S. Pont


2007 : l’année du bilan et des premières réadhésions

pour PEFC Champagne-Ardenne

2007 est une année importante

pour la certification forestière

PEFC en Champagne-Ardenne.

Tout d’abord, le bilan du premier cycle

de certification va être réalisé cette

année. Cet important chantier va

permettre d’analyser les résultats de

la Politique de qualité mise en place

par l’Association Champardennaise

de Certification Forestière (ACCF) et

ses partenaires durant les 5 années

passées. A partir de ces conclusions,

de nouveaux axes d’amélioration à

mettre en œuvre en Champagne-

Ardenne au cours du prochain cycle

de certification (2008 – 2012) seront

définis. Nous vous tiendrons informés

de l’avancée de cet important

chantier mais nous pouvons d’ores

et déjà nous féliciter d’avoir fait de

la certification forestière PEFC une

réalité dans notre région :

- 45 % de la surface forestière régionale

sont certifiés,

- 52 entreprises se sont engagées

dans le système PEFC.

D’autre part, les premières réadhésions

de propriétaires certifiés vont

débuter en 2007. 118 propriétaires

forestiers privés représentant

33 212 hectares sont concernés par

le renouvellement de leur certificat

PEFC cette année.

L’occasion pour l’ACCF de rappeller

l’un des premiers engagements pris

par tout propriétaire certifié PEFC :

dôter sa forêt d’une garantie ou présomption

de gestion durable dans

les 3 ans suivant sa certification. Il

est donc nécessaire pour un propriétaire

souhaitant réadhérer à la

certification forestière de posséder

un document de gestion durable.

Pour les propriétaires possédant

plus de 25 hectares d’un seul tenant,

il s’agit d’établir un Plan Simple

de Gestion (PSG). Vous pouvez le

rédiger vous-même ou faire appel à

un organisme de gestion, un expert

forestier.

Pour les propriétaires possédant

moins de 25 hectares d’un seul tenant,

vous pouvez adhérer au Code

de Bonnes Pratiques Sylvicoles

(CBPS). Ce document a été élaboré

par le CRPF et est disponible depuis

fin 2005. Le CBPS donne des recommandations

générales conformes

à une gestion durable et des indications

sur la conduite des grands

types de peuplements forestiers.

Nous vous rappelons qu’outre l’accès

à des aides publiques et à des

allègements fiscaux, ces documents

sont des outils au service du propriétaire

lui permettant de connaître

sa forêt , de clarifier ses propres

objectifs de gestion et de définir les

interventions à réaliser en accord

avec une gestion durable de son

patrimoine forestier.

L’ACCF et le CRPF se tiennent à votre

disposition pour tous renseignements

sur les documents de gestion

durable.

M.P. Tachon

ACCF

Plan simple de gestion (PSG)

Le CRPF a mis à jour le guide

pour l’établissement d’un Plan

Simple de Gestion : ce guide

destiné aux propriétaires et aux

gestionnaires forestiers résume

ce qu’est le PSG et comment

le rédiger. Il est disponible sur

simple demande au CRPF et est

téléchargeable sur le site internet

: http://www.crpf.fr/crpf

champagne/index.html

CENTRE REGIONAL DE LA PROPRIETE FORESTIERE DE CHAMPAGNE-ARDENNE

6 Place Sainte Croix

51000 Châlons-en-Champagne

( 03.26.65.18.25

7 03.26.65.47.30

: champagneardenne@crpf.fr

Guide pour l’établissement

d’un Plan Simple de Gestion

version 2006

« Une forêt privée gérée et préservée

par un réseau d’hommes compétents

au service des générations futures »

Le Train de la Terre

Cette exposition itinérante s’est

arrêtée en gare de Châlons en

Champagne, le 20 février dernier.

Axée sur la présentation

de l’agriculture et de la forêt au

grand public, elle a notamment

permis aux professionnels régionaux

de mettre l’accent sur une

caractéristique de la Champagne-Ardenne

: le peuplier et d’en

montrer les divers aspects, de la

tradition à l’innovation..

La semaine du Bois 2007

CERTIFICATION

Comme ces dernières années, la

filière bois champardennaise va

aller à la rencontre du grand public

et des scolaires dans le cadre

de la 7 ème édition de la semaine

du bois du 9 au 15 mai 2007.

Pour tout renseignement sur le

programme de ces animations :

Valeur Bois, 03.25.02.07.66

- 7 03.25.02.06.27 - - valeur.

bois@wanadoo.fr

Sylvinfo n°63 - Mars 2007


BREVES

Bulletin de liaison des organismes de la forêt privée de la région Champagne-Ardenne

CRPF

6, place Sainte Croix

51000 Châlons en Champagne

03 26 65 18 25

7 03 26 65 47 30

champagneardenne@crpf.fr

Sylvinfo n°63 - Mars 2007

Nouvelles

brèves

Des dossiers spéciaux dans

Sylvinfo ?

Peut-être aimeriez vous que Sylvinfo

traite plus profondément

un thème d’actualité ou un thème

technique. N’hésitez pas à

nous le faire savoir par téléphone

ou courrier ou en contactant le

technicien du CRPF, du groupement

ou de la coopérative avec

lequel vous êtes habituellement

en relation.

Voici quelques thèmes pris au

hasard : desserte forestière, cloisonnement

d’exploitation, boisénergie,

dégâts de gibier, feuillus

précieux, essences «nouvelles»

(robinier, cèdre …), trufficulture...

Réduction d’impôt

On connaissait depuis la loi forestière

de 2001 la déduction fiscale

pour acquisition de bois et forêts.

La loi d’orientation agricole de

janvier 2006 étend le champ des

dépenses éligibles à la réduction

d’impôts aux dépenses pour travaux

forestiers réalisés entre le

1 er janvier 2001 et le 31 décembre

2010, sous certaines conditions.

Seuls sont éligibles les travaux

réalisés sur des unités d’au moins

10 ha d’un seul tenant et gérées

en application d’un plan simple de

gestion (PSG) ou d’un règlement

type de gestion (RTG) préalablement

agréés.

Ces travaux concernent les plantations

(y compris la fourniture

de plants), le renouvellement des

peuplements (y compris les travaux

préparatoires) et les entre-

Les manifestations du premier semestre 2007

Date Organisme Thème Lieu

13 avril CRPF Les plantations truffières Lycée Agricole de Chaumont (52)

18 avril COFA Vente de printemps Villers Semeuse (08)

25 avril GROUFOR 52 Vente de printemps Villiers le Sec (52)

11 mai Syndicat 08 Assemblée générale Ardennes (08)

24 mai CRPF La sylviculture truffière Chassigny (52)

25 mai Grpt. Champenois - Syndicat Assemblée générale Troyes (10)

31 mai CRPF Le changement climatique et la forêt Reims (51)

8 juin GGDFM - USM Assemblée générale Marne (51)

15 juin CRPF La desserte forestière Montagne de Reims - Tardenois (51)

15 juin CRPF Le changement climatique et la forêt Saint Laurent (08)

15 juin Groupement Champenois Vente de bois sur pied Lycée Forestier de Crogny (10)

23 juin GROUFOR 52 Assemblée Générale Maison des Agriculteurs - Chaumont (52)

Sylvinfo est réalisé par le Centre Régional de la Propriété Forestière de Champagne-

Ardenne, par l’Union de la Forêt Privée de Champagne-Ardenne et par les Syndicats

des Propriétaires Forestiers Sylviculteurs Départementaux.

Directeur de la publication : Patrice BONHOMME

Directeur de la rédaction : Claude BARBIER

Crédits photos et illustrations : CRPF de Champagne-Ardenne, Syndicats départementaux

Impression : Imprimerie des Moissons à Reims (51)

Commission paritaire : N°0907B05034

2

tiens, mais aussi l’amélioration des

peuplements, la protection contre

le gibier, la création et l’amélioration

des dessertes, ainsi que les

frais de maîtrise d’œuvre associés.

Le contribuable qui prétend à

cette réduction d’impôt doit prendre

l’engagement d’une part, de

conserver sa propriété 15 ans

après le paiement total des travaux

et, d’autre part, d’appliquer

un plan simple de gestion ou un

règlement type d’exploitation.

Les dépenses prises en compte

pour le calcul de la réduction d’impôt

sont limitées annuellement à

1 250 € pour une personne seule

et à 2 500 € pour un couple, TVA

comprise.

Source : Bulletin officiel des impôts. Instruction

fiscale n° 26 du 14 février 2007

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