Passerelles 37 - pages 12-15

ac.noumea.nc

Passerelles 37 - pages 12-15

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Archipel, savane,

continent, urbanisation,

agora, lapita,

p y r a m i d e … e t

bien d’autres, sont

autant de notions que les

élèves de 6 e et de 5 e doivent maîtriser

pour se voir décerner les palmes du

concours territorial inter-établissement

du Petit Historien

/Petit Géographe (PHPG).

Pour cette deuxième édition

du concours interétablissement,

7 équipes

collégiales se

sont retrouvées

au Dock Socio-culturel de

Païta pour répondre à un questionnaire vidéo projeté

d’une trentaine de questions d’histoire et de géographie

basées sur le programme annuel de ces deux

niveaux.

Dans un esprit de jeu mais néanmoins sérieux, cette

finale dans une ambiance digne des grandes rencontres

a rassemblé 42 concurrents (6 par collège)

encouragés par des supporteurs peu avares en acclamations

et applaudissements.

Une autre motivation pour apprendre… ou comment valoriser

l’histoire –géographie

En complément de l’aspect purement pédagogique du programme

annuel et de la leçon, l’idée du concours est d’aborder

sous un angle ludique et « émulatif » les socles du programme de

l’histoire et de la géographie. Ainsi les élèves sont initiés à la

recherche documentaire en étroite relation avec le professeurdocumentaliste,

à l’utilisation de l’outil Internet par une fréquentation

plus assidue du CDI. Ce qui favorise une rencontre entre les

élèves de différentes classes et entraîne une émulation qui verra

son aboutissement le jour de l’épreuve individuelle. Épreuve individuelle

qui, par ailleurs, représente pour l’élève un test en grandeur

nature des compétences et connaissances acquises durant

deux trimestres d’apprentissage.

Dans chaque collège, le professeur référent qui pilote le projet,

L’équipe gagnante 2008 et les professeurs -organisateurs

VIE DES ÉTABLISSEMENTS

Le concours inter-établissement

du Petit Historien et Petit Géographe

met en œuvre avec ses collègues d’histoire-géographie l’organisation

du concours interne et la programmation annuelle auxquelles

chacun devra se tenir afin que dans toutes les classes de

chaque collège, tous les élèves aient les mêmes chances de réussite,

ayant la même progression dans le même temps scolaire.

Le concours interne, d’une durée de 55 minutes,

est composé d’un questionnaire d’une trentaine de

questions de tous types portant sur la

méthodologie, la lecture de documents

divers, de vocabulaire et

notions essentiels…

Après la correction des épreuves,

les résultats, pris en compte dans

l’évaluation trimestrielle de l’élève,

permettent la sélection des

lauréats qui formeront l’équipe collégiale

qui ira affronter ultérieurement

les autres équipes des différents établissements

lors de la finale du concours.

Des retombées pédagogiques, disciplinaires,

et sur la vie de l’établissement

Le travail en équipe, l’harmonisation des

pratiques du programme, l’ouverture sur

d’autres disciplines telles que le français, les

sciences de la vie et de la terre et de l’univers, et le cdi,

entre autres, favorisent et entretiennent les relations de

tous les acteurs au sein de l’établissement…Cette

approche idéale de la matière permet ce décloisonnement

qui entraîne un impact positif et valorisant car il est créateur

de liens entre les élèves comme entre les équipes

pédagogiques et même au-delà de l’établissement puisqu’il

suscite une émulation entre tous les participants du

concours final.

Enfin, le concours du Petit Historien et Petit Géographe,

événement désormais incontournable de la vie de

l’établissement, s’invite régulièrement dans l’actualité du

pays par l’intermédiaire de la télévision, de la radio et des journaux.

Cette exposition médiatique de la réussite des élèves et de

Les finalistes 2009


Les récompenses 2009

La coupe du concours

l’implication des établissements, bénéficie bien

sûr à l’histoire et à la géographie, et ses effets

se prolongent dans de nombreux domaines de la

vie scolaire de chacun de nos chers élèves.

Historique

2002 : collège de Rivière Salée. Marie Cotte, professeure d’Histoire/Géographie

crée un jeu-concours de connaissances générales

en géographie, le « Petit Géographe », afin d’inciter ses

élèves de sixième à fréquenter le CDI.

2003 : ce jeu-concours est étendu à tous les élèves de sixième.

2004 : Daniel Couchoud développe le concours en cinquième en

créant le « Petit Historien ».

2005 : le concours prend une nouvelle forme. Désormais,

l’épreuve du concours comporte un questionnaire d’histoire et un

questionnaire de géographie basés exclusivement sur des

notions abordées dans les programmes de 6 ème et de 5 e .

2008 : le Concours du « Petit Historien et Petit Géographe »

prend le large et s’étend à 4 autres établissements : Magenta,

Païta Sud, Katiramona et Koné.

Bernard Somarandy, propose une finale inter établissement.

2009 : avec Poindimié et Baudoux., le nombre des collèges participant

au concours du PHPG passe à 7.

Le collège de Magenta, déjà vainqueur en 2008, conserve la

coupe.

2010 : Plus de 25 établissements publics et privés sont intéressés

par le concours du Petit Historien et du Petit Géographe.

À suivre…

Quel avenir pour cette formidable aventure ?

Le projet serait-il victime de son succès ou

faut-il repenser l’organisation à une plus grande échelle ?

En fin d’année 2009, de nombreux contacts ont fait apparaître l’intérêt grandissant que ce projet suscite dans les

collèges (et même dans un lycée) : une trentaine de collèges publics comme privés sont pressentis pour 2010. À ce

niveau d’amplitude, organiser et gérer une telle entreprise demande du temps (énormément) et des moyens (nombreux),

une mue est donc nécessaire, mais sous quelle forme ? La réponse sera collégiale. Nous la souhaitons heureuse

pour que continuent à vivre au-delà de la salle de cours l’histoire et la géographie...

Daniel Couchoud

Immersion dans la culture japonaise au LPCH

Organiser une « semaine japonaise »

Le projet est né de l’idée que les connaissances s’acquièrent

dans l’action.

Sylvie Courtot, professeur de japonais du lycée et moi-même

avons donc décidé de demander aux élèves de 1 ère Bac Pro Restauration

d’organiser une « semaine japonaise » Deux objectifs

sous-tendaient ce projet :

- souder un groupe classe divisé en 3 clans

- acquérir des connaissances sur la culture japonaise

Nous avons commencé très tôt en début d’année par choisir

quelques thèmes de cette culture, composer les groupes et mener

les recherches sur les livres (le rayon « Japon » est assez riche) et

sur Internet. Chaque groupe a réalisé un panneau d’affichage sauf

le groupe qui travaillait sur le jardin japonais devant la salle B8.

Ce dernier groupe est venu plusieurs samedis encadré par leur

professeure de langue.

La mise en route ne s’est faite que très lentement. Les élèves

n’avaient pas encore pris conscience de l’ampleur de la tâche et

des responsabilités qui allaient leur être confiées. Ce n’est que

quinze jours avant le jour « J » qu’ils se sont complètement investis

dans la préparation pour faire que cette semaine japonaise soit

réussie.

Rémi et Wapinia ont voulu gérer la communication : écrire les

lettres, envoyer les fax (demandes de subventions, recherche de

dons, contact avec les médias) réaliser l’affichage pour informer

les élèves du lycée. Ils ont souvent été aidés par d’autres.

collège Jean Fayard - Katiramona

Bernard Somaraudy du collège de Magenta en 2009,

professeurs d’histoire-géographie

Nicolas a mené son atelier « manga » comme un « chef » !

M. Stéphane Courtin, professeur de restauration, s’est joint à

nous pour organiser et gérer avec Thibaud et Rémi l’atelier fabrication

de sushi. Le groupe qui avait réalisé le jardin japonais s’est

porté volontaire pour s’occuper de la décoration des différents

ateliers puis pour gérer la sécurité. Nous n’avons pas eu de perte

à déclarer pendant toute la semaine.

Lors de la mise en place des activités, les groupes ont plus ou

moins éclaté et c’est alors qu’une véritable entraide a remplacé le

cloisonnement du départ.

Des élèves de l’activité « projection » se sont retrouvés à la

cuisson du riz pour les sushi ! Les filles de l’atelier « origami »

ont réalisé des guirlandes et les figurines en papier pour toutes les

salles !! Alice a aidé Wapinia pour envoyer les fax…

Ambiance musicale avec Cécilia dans le rôle du DJ, ambiance

olfactive avec l’encens…,calligraphie, origami, manga, sushi...

nous avons essayé de nous mettre à l’heure japonaise même si au

final ce n’est qu’une part infime de la culture japonaise qui a été

présentée.

Pour conclure, je reprendrai les mots des élèves de 1 ère BPR

(1 ère BAC Professionnel Restauration) lors du bilan : c’était dur,

fatigant mais tellement plus agréable que les cours « classiques ».

Hélène Hosna

documentaliste, et Sylvie Courtot,

professeure de japonais

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VIE DES ÉTABLISSEMENTS

La cérémonie du thé

Musique douce d’ambiance judicieusement choisie par Cécilia,

l’eau de la fontaine en surimpression… le jardin japonais en

arrière plan. Voici l’heure de la cérémonie du thé !

Misuna et Katsuko ont guidé Alice, Wapinia et Jocya durant

cette cérémonie où chaque geste semblait lourd de sens et chargé

- L’atelier calligraphie

Atsuko est professeure de

japonais au lycée Lapérouse et

artiste. Elle a eu la gentillesse de

participer au projet du lycée

Escoffier. Les élèves ont pu

découvrir son talent lors de l’ate-

Témoignages

Nous avons été conviés par la classe de 1ère BP R (1ère BAC

Professionnel Restauration) à participer à la semaine japonaise et

plus particulièrement aux ateliers manga et origami.

Nicolas, « professeur » de manga improvisé, a présenté différents

ouvrages à lire, de droite à gauche, puis ses héros favoris.

Ensuite il nous a montré les particularités de ces dessins : grands

yeux, traits agressifs… afin de nous aider à créer notre héros.

Entreprise difficile, certains ont abandonné; une élève, artiste en

herbe, a fait le croquis d’une superbe sirène aux cheveux frisés;

mais elle n’a pas gagné le premier prix.

Malia et Sarah, « professeurs » d’origami, nous ont enseigné

cet art, avec de magnifiques feuilles colorées. Certains pliages se

L’atelier «origami»

d’histoire. Le respect, la concentration et la méditation se marient

en une respiration hors du temps.

Les élèves en sont restés muets... inspirés ou impressionnés ?!

Quatre groupes de 25 jeunes du lycée ont pu assister à cette

cérémonie et déguster le thé vert accompagné d’une petite friandise:

le lundi 28 septembre et le jeudi 1 er octobre après-midi.

Immersion dans la culture japonaise au LPCH

M. Milan, professeur de restauration, avec sa classe

de 2SH (2de CAP Service Hôtelier) a organisé un

petit déjeuner japonais délicieux.

Le quiz de la semaine

De nombreux lots à gagner pour les participants

: un billet pour l’Ile des Pins par le

Betico, un repas, une poupée japonaise, de

nombreux petits objets japonais usuels ou

décoratifs. Mais il fallait bien lire tous les

panneaux de l’exposition !

lier calligraphie qu’elle a animé toute l’après-midi du mardi 29

septembre.

A partir des demandes des élèves, elle a peint en noir sur blanc

des mots comme « amour », « Japon » … et les prénoms des

élèves. Ceux qui le désiraient, pouvaient s’y essayer, repartir avec

leur œuvre ou leur prénom dessiné par Atsuko en hiragana.

révélèrent faciles comme le bracelet, le cadre, le cygne et la grue.

D’autres furent plus complexes, comme le pont, l’étoile ou la

tour, mais quel plaisir de voir le résultat ! Nous avons eu la joie

d’emporter nos œuvres pour décorer notre intérieur.

Quant au jardin, nous l’avons trouvé magnifique ; nos camarades

ont vraiment bien travaillé pour le clore avec des bambous,

et l’agrémenter d’azalées et autres plantes; la fontaine et ses poissons

donnaient de la vie; la partie ratissée et les petits galets

blancs conféraient à cet ensemble harmonieux une impression de

sérénité.

Espérons qu’il sera entretenu et agrémentera la cour jusqu’à

l’an prochain.

D’autre part nous avons lu avec intérêt tous les panneaux, puis


nous avons participé au quiz, ce qui nous a permis

de gagner de jolis lots… japonais, bien sûr !

Un seul regret : ne pas avoir goûté les sushis ! »

Article écrit par la classe de 1 ère BP LO

(1 ère Bac Professionnel Logistique)

avec leur professeure de français

Mme Blanchard

L’atelier et le concours de manga

«Manga» signifie en français «bande dessinée».

Nicolas Bescond, élève de la 1 ère BPR, a préparé

et présenté l’atelier manga, accueillant plusieurs

classes tout au long de la semaine pour expliquer les

techniques de dessin..

Avant la fin de la séance, chaque classe a eu la

chance de participer à un concours de manga. qui

consistait à dessiner un personnage mi-humain et

mi-animal avec un compagnon.

1 ère BPCM (Bac Professionnel Commerce)

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