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Merci pour votre participation au SITHO 2009

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N° 012 du 4 octobre <strong>2009</strong><br />

<strong>Merci</strong> <strong>pour</strong> <strong>votre</strong><br />

<strong>participation</strong> <strong>au</strong><br />

<strong>SITHO</strong> <strong>2009</strong> !


So m m a i r e<br />

Faits et chiffres P2<br />

- 27 nouvelles compétences <strong>au</strong><br />

service de l’<strong>au</strong>diovisuel<br />

- Faire du tourisme un puissant<br />

vecteur d’intégration<br />

- Ouagadougou, la plaque<br />

tournante<br />

- Les habits traditionnels<br />

Rencontre P7<br />

- Marc Vicens<br />

- L’organisation est bien<br />

appréciée<br />

Credo P9<br />

- Un défilé de mode <strong>pour</strong><br />

l’apothéose<br />

Paradisiaque P10<br />

- Les tresors touristiques du<br />

grand ouest<br />

Gastronomie culturelle P11<br />

- Mafé<br />

Jour du Pays P12<br />

- Destination Burkina Faso<br />

- Mali<br />

- Guinée Conakry<br />

- Ghana<br />

Directeur de Publication<br />

Le Ministre de la Culture, du<br />

Tourisme etde la Communication<br />

Coordonnatrice<br />

Regina OUATTARA<br />

Coordonnateur adjoint :<br />

Barnabè KIEMTAREMBOUM<br />

Redacteur en Chef<br />

Alassane KERE<br />

Redacteur en Chef adjoint<br />

Rachid TRAORE<br />

Equipe de rédaction<br />

Rachid T RAO R E, Alassane KERE, Ya couba GORO ,<br />

Bo u reima LA N KOA N D E, Romain NEBIE, Al ex i s<br />

YA M E O G O, Ba rnabè KIEMTA R E M B O U M , Ch a nt a l<br />

BOUDA, Sheila S. SANOUIDI, Gabriel SAMA, Flavien<br />

BAT I O N O, Gu ezouma SANOGO, Stella TA P S O BA ,<br />

Habi OUATTARA, Isouf OUEDRAOGO<br />

Crédit Photos<br />

DCPM / Archives du Ministère de la culture du<br />

tourisme et de la communication<br />

PAO / Impression IAG<br />

27 nouvelles compétences<br />

<strong>au</strong> service de l'<strong>au</strong>diovisuel<br />

L'Institut Supérieur de l'Image et du Son/ Studio école (ISIS/SE) a<br />

organisé le samedi 03 octobre <strong>2009</strong> <strong>au</strong> Centre national des Arts, du<br />

Spectacle et de l'Audiovisuel (CENASA), une cérémonie officielle de<br />

remise de diplômes <strong>au</strong>x étudiants en fin de cycle. Ce sont dix sept<br />

techniciens supérieurs et dix ingénieurs de l'image, du son, et de la<br />

réalisation qui sont mis à la disposition de l'<strong>au</strong>diovisuel burkinabè et<br />

africain.<br />

Créé en 2006, l'ISIS/SE vient de mettre sur le marché de l'emploi,<br />

sa toute première promotion d'ingénieurs et sa deuxième promotion<br />

de techniciens supérieurs (BTS) de l'image, du son et de la réalisation.<br />

La cérémonie de remise de diplômes, placée sous la présidence du<br />

Ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, M.<br />

Fillipe Savadogo, s'est déroulée <strong>au</strong> CENASA le samedi 3 octobre<br />

<strong>2009</strong>, en présence de nombreuses personnalités dont le parrain de<br />

la 6e édition du <strong>SITHO</strong>, Pathé'O.<br />

Deux ans durant <strong>pour</strong> les BTS et trois ans <strong>pour</strong> les ingénieurs, la<br />

formation a été axée sur des cours théoriques, des trav<strong>au</strong>x pratiques<br />

dans trente disciplines (télévision, arts, communication marketing…),<br />

des stages et des réalisations de films. Selon le Délégué<br />

général de l'ISIS/SE, M. Privat Tapsoba, chaque étudiant a réalisé<br />

en moyenne trois films.<br />

Le délégué des étudiants, M. Théodore Somda dans son allocution,<br />

a exprimé toute leur gratitude <strong>au</strong>x responsables et <strong>au</strong> corps professoral<br />

de l'ISIS/SE ainsi qu'<strong>au</strong>x professionnels du métier du cinéma<br />

et de l'<strong>au</strong>diovisuel <strong>pour</strong> leur disponibilité et leur constant soutien.<br />

Pour lui, le choix du parrain de la promotion, Idrissa Ouédraogo,<br />

réalisateur et l'un des l<strong>au</strong>réats burkinabè de l'Etalon de Yennenga,<br />

se justifie par le fait que c'est un modèle de cinéaste qui lutte et qui<br />

résiste. M. Somda a également traduit leur engagement à œuvrer<br />

<strong>pour</strong> le renouve<strong>au</strong> du cinéma africain.<br />

Le Délégué général de l'ISIS/SE, M. Tapsoba, a exhorté les nouve<strong>au</strong>x<br />

diplômés à plus d'ardeur <strong>au</strong> travail en ces termes : « Soyez<br />

fiers et donnez nous des motifs d'être fiers de vous ».<br />

Le parrain de la promotion, Idrissa Ouédraogo, à quant lui, a prodigué<br />

des conseils à ses filleuls, en leur demandant d'ajouter de la<br />

valeur ajoutée <strong>au</strong>x outils qu'ils possèdent. Car <strong>pour</strong> lui, dans l'<strong>au</strong>diovisuel,<br />

le cinéma, l'important, c'est ce que cela dégage comme<br />

émotion. Il les a également encouragés à la solidarité afin de donner<br />

un nouve<strong>au</strong> souffle <strong>au</strong>x métiers du cinéma en Afrique.


UEMOA<br />

Faire du tourisme un puissant vecteur d'intégration<br />

Malgré les nombreux atouts dont elle dispose, l'Afrique ne participe que <strong>pour</strong> 5% <strong>au</strong> tourisme international.<br />

Cet apport à la « civilisation de l'universel » peut être davantage optimisé <strong>pour</strong> peu que certaines conditions<br />

soient remplies. Au nive<strong>au</strong> de la commission de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA),<br />

la réflexion est enclanchée en vue de placer le tourisme <strong>au</strong> cœur du processus d'intégration des peuples. Le<br />

03 octobre dernier, M. Gustave Diasso chargé de tourisme à l'UEMOA a justement livré une communication<br />

sur le thème : «Tourisme et intégration».<br />

Les chiffres exposés par le conférencier<br />

parlent d'eux-mêmes : Le tourisme<br />

représente environ 2% du PIB<br />

dans l'UEMOA. Le chiffre d'affaires<br />

généré par le tourisme est évalué à<br />

400 milliards de F CFA. Les recettes<br />

sur les taxes touristiques s'élèvent<br />

par an à environ 1,81 milliards F<br />

CFA. Enfin, le total des emplois dans<br />

le secteur est estimé à plus de 215 000.<br />

L'impact socio-économique du tourisme<br />

dans l'espace commun<strong>au</strong>taire<br />

Le conférencier (droite) en compagnie de modérateur Ludovic KIBORA<br />

est donc indéniable. Mais ces statistiques,<br />

comparées à celles d'<strong>au</strong>tres<br />

régions du monde notamment<br />

l'Europe et les Etats-Unis montrent<br />

que le tourisme africain cherche<br />

encore ses marques sur l'échiquier<br />

international.<br />

Au nive<strong>au</strong> de l'espace UEMOA, M.<br />

Diasso passe <strong>au</strong> crible les princi-<br />

p<strong>au</strong>x écueils <strong>au</strong> développement de<br />

l'activité touristique. Il s'agit entre<br />

<strong>au</strong>tres du déf<strong>au</strong>t de vision commun<strong>au</strong>taire<br />

de développement du tourisme,<br />

des insuffisances dans le<br />

cadre institutionnel, du manque de<br />

ressources qualifiées, de l'insuff isance<br />

des structures de formation et<br />

des services associés, de la faible<br />

compétitivité de l'offre touristique,<br />

de l'instabilité sociopolitique, de la<br />

faible densité du rése<strong>au</strong> routier ainsi<br />

que de la faible desserte aérienne<br />

depuis que les ailes d'Air Afrique se<br />

sont plombées…<br />

Malgré tout, de nombreux atouts<br />

existent et, judicieusement exploités,<br />

ils peuvent valoir de nombreux l<strong>au</strong>riers<br />

<strong>au</strong> tourisme africain. Parmi ces<br />

atouts, il y a d'abord le fait que l'espace<br />

UEMOA est caractérisée par<br />

une diversité d'attraits touristiques.<br />

Le tourisme constitue également<br />

une activité à forte intensité de main<br />

d'œuvre.<br />

Il ouvre d'importants débouchés <strong>au</strong>x<br />

entreprises des <strong>au</strong>tres secteurs de<br />

l'économie : transports, agriculture,<br />

pêche, artisanat, bâtiment, etc. Au<br />

regard de ces différentes réalités,<br />

l'UEMOA a décidé d'élaborer et de<br />

mettre une politique commune de<br />

tourisme (PCT) en œuvre.<br />

Les princip<strong>au</strong>x objectifs de cette<br />

PCT sont de renforcer l'intégration<br />

entre les Etats membres en étendant<br />

le champ de coopération régionale<br />

<strong>au</strong> développement harmonieux du<br />

secteur du tourisme dans l'Union ,<br />

d'améliorer le cadre réglementaire et<br />

fiscal <strong>pour</strong> favoriser la compétitivité<br />

des destinations de l'UEMOA,<br />

d' assurer la visibilité des destinations<br />

de l'Union et de contribuer à<br />

faire de l'Afrique de l'Ouest le troisième<br />

pôle de développement touristique<br />

en Afrique, de renforcer les<br />

cadres de concertation des acteurs du<br />

tourisme et de formation, de créer<br />

un marché régional de tourisme permettant<br />

d'exploiter les synerg i e s<br />

qu'offre la diversité du potentiel touristique<br />

des pays.<br />

Pour que cette vision puisse se<br />

concrétiser, chaque Etat membre est<br />

invité à sortir de la logique du<br />

«m i c ro nationalisme» <strong>pour</strong> entrer<br />

dans la perspective commun<strong>au</strong>taire.<br />

Bulletin d’information du <strong>SITHO</strong> N° 012 du 4 Octobre <strong>2009</strong><br />

3


FOPAHT<br />

En marge de la 6e édition du salon international du tourisme et de l'hôtellerie de Ouagadougou (<strong>SITHO</strong>), la<br />

fédération des organisations patronales de l'hôtellerie et du tourisme (FOPAHT) de l'espace UEMOA a<br />

procédé, le 3 octobre <strong>2009</strong>, à l'in<strong>au</strong>guration de son siège provisoire logé à Pacific Hotel.<br />

La FOPAHT a été créée en juin <strong>2009</strong><br />

<strong>au</strong> cours d'une assemblée générale<br />

des acteurs à Dakar, dans l'objectif<br />

d'unir les efforts et les expériences<br />

en matière de tourisme et d'hôtellerie<br />

afin de valoriser et promouvoir le<br />

potentiel touristique de l'espace<br />

commun<strong>au</strong>taire.<br />

Les participants à cette rencontre<br />

avaient convenu de fixer le siège à<br />

Ouagadougou, <strong>au</strong> Burkina Faso, ce<br />

qui justifie l'in<strong>au</strong>guration ce 3 octobre<br />

<strong>2009</strong> à Pacific Hotel. Selon le<br />

président de la FOPAHT, Mamadou<br />

Racine Sy «Ce siège va être d'abord<br />

le lieu de nos réunions.<br />

Ouagadougou sera la plaque tour -<br />

nante de toutes nos activités <strong>pour</strong><br />

fédérer les efforts en matière de pro -<br />

motion touristique».<br />

Ouagadougou, la plaque tournante<br />

Le tourisme est la première industrie<br />

<strong>au</strong> monde ; de ce fait il constitue un<br />

puissant vecteur de croissance économique<br />

et mérite d'être promu. La<br />

FOPAHT étant un facteur intégrateur,<br />

M. Sy a alors sollicité le ministre<br />

en charge du tourisme burkinabè,<br />

Le ministre Filippe SAVADOGO (costume) procédant a la coupure symbolique du ruban<br />

Filippe Savadogo de prendre en<br />

charge les préoccupations de leur<br />

fédération, afin de contribuer en<br />

même temps à l'intégration sous<br />

régionale. Filippe Savadogo a réaffirmé<br />

la volonté politique du Burkina<br />

Faso et les atouts du pays dans le<br />

secteur, à pouvoir accompagner cette<br />

nouvelle structure dans ses efforts de<br />

valorisation du tourisme et de l'hôtellerie.<br />

Pour preuve, il annoncé que<br />

le Burkina Faso vient d'être admis<br />

Bulletin d’information du <strong>SITHO</strong> N° 012 du 4 Octobre <strong>2009</strong><br />

4<br />

membre exécutif de l'Organisation<br />

mondiale du tourisme (OMT).<br />

Le Commissaire de l'UEMOA<br />

c h a rgé du tourisme, Ibrahim<br />

Tamponé, lui, a souhaité que ce<br />

siège permette à la fédération d'ex-<br />

primer les valeurs communes de<br />

solidarité, d'union. «Le tourisme ne<br />

<strong>pour</strong>ra avoir un essor durable que<br />

s'il est porté par des acteurs privés<br />

s t ru c t u r é s», a-t-il soutenu. L'UE-<br />

MOA prendra attache avec les ministres<br />

en charge du tourisme des pays<br />

membres <strong>pour</strong> qu'ils approuvent son<br />

projet de politique commune du tourisme<br />

dans le cadre de son appui <strong>au</strong><br />

secteur.


<strong>SITHO</strong> <strong>2009</strong><br />

Clôture en apothéose, rendez-vous en 2010<br />

La 6 e édition du Salon International du Tourisme et de l'Hôtellerie de Ouagadougou (<strong>SITHO</strong>) a officiellement<br />

refermé ses portes ce samedi 03 Octobre <strong>2009</strong>. Prestations musicales, défilé de mode, récompenses, dîner, ont<br />

ponctué la cérémonie qui a eu lieu à l'espace culturel et récréatif, Dieudonné. Une cérémonie reh<strong>au</strong>ssée par la<br />

présence du Ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, Filippe Savadogo et de Pathé'O, le<br />

parrain de la présente édition.<br />

La soirée a commencé en<br />

be<strong>au</strong>té avec la prestation<br />

d'une troupe musicale du<br />

terroir. Il s'agit de la troupe<br />

de danse traditionnelle,<br />

Kiswendsida, l<strong>au</strong>réate du<br />

Premier prix en danse, à la<br />

dernière édition de la<br />

PANAF à Alger. Après cette<br />

envolée dans les profondeurs<br />

de notre musique traditionnelle,<br />

le moment tant<br />

attendu par les candidats<br />

<strong>au</strong>x différents concours,<br />

arriva : la proclamation des<br />

résultats et la remise des<br />

prix.<br />

L'organisation de ces différents<br />

concours était <strong>au</strong><br />

compte de la commission<br />

académie, qui avait <strong>pour</strong><br />

but essentiel de renforcer les capacités des acteurs<br />

du domaine. Les candidats ont compéti dans quatre<br />

catégories que sont : le thème de l'édition, le meilleur<br />

stand, le meilleur service dans la rest<strong>au</strong>ration<br />

commerciale et le concours d'art culinaire. Pour le<br />

thème de l'édition, c'est l'Hôtel LAICO qui s'en est<br />

tiré avec le 1er prix. Le stand du Niger s'est positionné<br />

comme le meilleur stand. Au nive<strong>au</strong> du service<br />

de la rest<strong>au</strong>ration commerciale, Kissou<br />

Bamouni de LAICO a remporté le 1er prix. Enfin,<br />

l'Hôtel LAICO s'en sort avec la palme du meilleur<br />

chef de cuisine. Des attestations <strong>au</strong>ssi ont été remises<br />

<strong>au</strong>x participants des différentes formations dans<br />

le cadre de l'Académie du <strong>SITHO</strong>.<br />

La recommandation majeure du <strong>SITHO</strong>, a été faite<br />

par les stylistes qui ont souhaité que les prochaines<br />

éditions de ce salon réservent un espace à la mode,<br />

message qui n'est pas tombé dans l'oreille d'un<br />

sourd. Quant <strong>au</strong> Ministre Savadogo, il a exprimé sa<br />

satisfaction <strong>pour</strong> la tenue du <strong>SITHO</strong> et son vif souhait<br />

de retrouver ce public.<br />

Le clou de la soirée a été le défilé de mode, présenté<br />

par l'état major des stylistes <strong>au</strong> nombre de 24. Entre<br />

<strong>au</strong>tres, bazemsé, Koro DK Style, Gérard Hien,<br />

François Ier…Des vêtements, d'une originalité et<br />

d'une be<strong>au</strong>té remarquables ont été présentés <strong>au</strong><br />

public qui n'a pas manqué d'ovationner ces créateurs<br />

et ces mannequins pleins de talent. L'ambiance était<br />

encore plus électrique avec les prestations d'artistes<br />

comme Nama Jacky et Diabaté venu spécialement<br />

de Bobo-Dioulasso <strong>pour</strong> l'occasion. Dans ce<br />

moment de partage et de joie, les sinistrés de l'inondation<br />

du 1er septembre n'ont pas été oubliés. Les<br />

stylistes et les mannequins ont annoncé un don en<br />

nature de 1. 820. 000 F CFA et en espèce de 290.000<br />

F CFA. La Fédération des Organisations patronales<br />

de l'Hôtellerie et du Tourisme de l'espace UEMOA<br />

(FOPAHT), qui a procédé à l'in<strong>au</strong>guration de son<br />

siège cet après-midi a offert par la voix de son<br />

Secrétaire Général, M. Thiam, un don de 500.000 F<br />

CFA.<br />

Bulletin d’information du <strong>SITHO</strong> N° 012 du 4 Octobre <strong>2009</strong><br />

5


Province de la Kossi<br />

Regard sur les habits traditionnels<br />

L'habit traditionnel dans la boucle du Mouhoun traduit l'apparte n a n ce à une co m m u n a u t é . Le s<br />

co m m u n a u tés les plus connues sont les bobos, les samo, les marka (dafing) et les peulhs. Modernisme et<br />

t radition des styles se côtoient <strong>au</strong> grand bonheur de la po p u l a t i o n . No t re région, d'un point de<br />

vue géog r a p h ique est la porte d'entrée de la culture mandingue. Ce qui favorise un brassage culturel.<br />

L'habillement traditionnel est un<br />

lourd héritage que les populations<br />

gardent jalousement <strong>pour</strong> marquer<br />

leur identité. Chaque culture prés e n t e<br />

des variétés d'habits. Cependant toutes<br />

les commun<strong>au</strong>tés, ont en commun<br />

les fils traditionnels de coton comme<br />

matières premières. L'une des particularités<br />

des étoffes est l'introduction<br />

des fils de kapokier chez les marka et<br />

les samo. La spécificité du fil de<br />

kapokier est sa résistance et son<br />

éclat. Cela permet d'avoir une bande<br />

multicolore.<br />

Bien que rarement utilisés, les habits<br />

traditionnels sont <strong>au</strong>jourd'hui<br />

convoités par les différentes couches<br />

de la société. C'est ainsi que l'on<br />

trouve chez les jeunes filles, des<br />

pagnes, les personnes âgées utilisent<br />

toutes des couvertures traditionnelles<br />

et l'on retrouve les tapis décoratifs<br />

dans les concessions les plus<br />

aisées.<br />

De nos jours, l'habillement traditionnel<br />

dans la Kossi d'une manière<br />

générale, est un habillement exclusivement<br />

à la base d'étoffes de cotonnades.<br />

C'est <strong>au</strong>ssi un mariage du<br />

style traditionnel et du style moderne<br />

notamment chez les peulhs. Ils sont<br />

en passe de remplacer les costumes<br />

européens.<br />

Communément appelé «Faso Dan<br />

fani», ces habits s'adaptent <strong>au</strong> climat.<br />

Bulletin d’information du <strong>SITHO</strong> N° 012 du 4 Octobre <strong>2009</strong><br />

6<br />

La couleur dominante est le bleu surtout<br />

chez les femmes. Et le bleu est<br />

la teinture utilisée à base de feuilles<br />

ou d'écorces d'arbres mélangés avec<br />

de la potasse, puis laisser à la fermentation<br />

pendant quelques jours.<br />

De la culotte <strong>au</strong> boubou en passant<br />

par les pagnes, les habits traditionnels<br />

sont présents dans les cérémonies<br />

tout comme les basins du Mali<br />

et font la fierté des différentes commun<strong>au</strong>tés.<br />

Au nive<strong>au</strong> de la gente<br />

féminine, les pagnes expriment un<br />

langage dont, les femmes seules en<br />

connaissent le sens ; en somme, les<br />

motifs des pagnes expriment des<br />

leçons de morale, des valeurs que la<br />

société défend ou interdit.<br />

A chaque étape de la confection de<br />

ces habits correspond une activité<br />

destinée à chaque couche sociale. De<br />

nos jours, étant devenu une activité<br />

rémunératrice, seul le tissage est<br />

réservé à une classe sociale. L'habit<br />

traditionnel présente une valeur économique<br />

<strong>pour</strong> l'usager, tout comme<br />

les producteurs. Pour l'usager, il est<br />

facile à conserver son éclat.


Marc Vicens, représentant ivoirien<br />

«Nous lutterons <strong>pour</strong> mettre en place un visa touristique»<br />

Plus que 24 heures <strong>pour</strong> que les lampions de la 6e édition du Salon international du Tourisme et de<br />

l'Hôtellerie de Ouagadougou s'éteigne. Le vendredi 2 octobre <strong>2009</strong> a été la journée consacrée à la<br />

Côte d'Ivoire et <strong>au</strong> Togo, ''Le pays de l'éléphant'' a tenu à se distinguer parmi les participants. Vicens<br />

Marc, conseiller principal, représentant du ministère du tourisme et de l'artisanat de la Côte d'Ivoire<br />

s'est prononcé sur la richesse touristique et la politique promotionnelle du tourisme dans son pays.<br />

Il aborde également la question de la mise en œuvre des circuits touristiques inter-Etats.<br />

La Voix du <strong>SITHO</strong> (LVS) :<br />

Quels sont les attraits touristiques<br />

ivoiriens ?<br />

Marc Vicens: (M.V) : La Côte<br />

d'Ivoire a une diversité d'attraits<br />

touristiques. Nous avons <strong>au</strong> Sud,<br />

le tourisme balnéaire marqué par<br />

quelques villages de vacance. Il y<br />

a également la ville d'Abidjan qui<br />

constitue elle-même un attrait<br />

touristique <strong>pour</strong> toute la sous<br />

région.<br />

Nous avons, en Côte d'Ivoire, la<br />

pêche sportive qui est très prisée<br />

dans le monde. Les gens viennent<br />

de très loin <strong>pour</strong> la pratiquer. La<br />

pêche <strong>au</strong>x marlins bleus occupe<br />

plus les touristes. Ce sont des<br />

poissons qui peuvent atteindre<br />

400 à 500 kg comme poids et ils<br />

sont pêchés après des combats de<br />

2 à 3 heures de temps.<br />

Au pays de l'éléphant se dresse la<br />

forêt avec des peuples qui vivent<br />

à l'intérieur où on peut découvrir<br />

leurs us et coutumes. Le Nord du<br />

Pays, avec les pays sénoufo, est<br />

extraordinaire. Nous avons<br />

Korogho avec ses différentes danses,<br />

ses masques, ses us et coutumes,<br />

la fameuse toile de Korogho.<br />

A l'Ouest se trouve les masques<br />

Yacouba, guéré, gouro.<br />

Le pays Lobi <strong>au</strong> Nord-Est force<br />

l'admiration avec les fameuses<br />

Soukalas. La réserve de Bouna<br />

est la plus grande de l'Ouest. On y<br />

trouve entre <strong>au</strong>tres des éléphants.<br />

Dans la capitale, à Yamoussokro,<br />

il y a la Basilique Notre Dame de<br />

la Paix qui est la 2e basilique la<br />

plus h<strong>au</strong>te du monde. Cette ville<br />

est également une attraction touristique<br />

avec de très grandes écoles<br />

qui sont uniques en Afrique.<br />

Nous envisageons construire une<br />

<strong>au</strong>toroute d'AbidjanYamoussokro<br />

qui va nous permettre de développer<br />

le tourisme durant toute l'année.<br />

LVS :Quelle est <strong>votre</strong> politique<br />

p romotionnelle en Côte d'Ivoire ?<br />

V.M : Notre politique de promotion<br />

va sur plusieurs axes. Nous<br />

avons d'abord une stratégie de<br />

promotion de proximité avec le<br />

Burkina Faso. Il y a les ''visit in<br />

family'' avec certains des 3 millions<br />

de Burkinabè qui sont en<br />

Côte d'Ivoire et qui viennent voir<br />

leurs familles à chaque vacances.<br />

En plus, la Côte d'Ivoire a une<br />

politique de promotion tournée<br />

vers l'Afrique de l'Ouest où des<br />

populations des <strong>au</strong>tres pays de<br />

l'Afrique de l'Ouest veulent visiter<br />

notre pays.<br />

Nous avons évidemment une<br />

politique de promotion internationale.<br />

Nous allons sur les grands<br />

marchés promoteurs du tourisme<br />

comme l'Europe et les Etats-Unis.<br />

Il est vrai que nous avons été freinés<br />

par la période de crise mais<br />

nous sommes à la sortie de cette<br />

crise. Tout juste après les élections,<br />

la Côte d'Ivoire va partir de<br />

plus belle.<br />

LVS : Quel circuit intégré proposez<br />

vous <strong>pour</strong> la sous région ?<br />

M.V : Nous avons quelques difficultés<br />

à mettre en place les<br />

circuits inter-Etats. Mais grâce à<br />

des salons comme celui-ci, où les<br />

ministres se rencontrent, nous lutterons<br />

<strong>pour</strong> mettre en place un<br />

visa touristique afin qu'un touriste<br />

puisse venir <strong>au</strong> Burkina Faso et,<br />

avec le même visa, visiter la Côte<br />

d'Ivoire, le Togo, le Bénin, le<br />

Mali, le Sénégal.<br />

Tant que nous n'<strong>au</strong>rons pas ces<br />

choses, c'est difficile <strong>pour</strong> les touristes<br />

de payer 3 fois le visa <strong>pour</strong><br />

pouvoir visiter ces pays. Nous<br />

sommes donc en train de lutter<br />

<strong>pour</strong> mettre en œuvre des circuits<br />

inter-Etats. Quelqu'un peut venir<br />

en Côte d'Ivoire et ressortir par le<br />

N i g e r. Il <strong>au</strong>ra fait trois pays<br />

notamment la Côte d'Ivoire, le<br />

Burkina et le Niger. Mais il f<strong>au</strong>t<br />

faciliter cette option d'élaboration<br />

de circuits intégrés.<br />

Bulletin d’information du <strong>SITHO</strong> N° 012 du 4 Octobre <strong>2009</strong><br />

7


L’organisation est bien appréciée<br />

A quelques heures de la clôture de la 6e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie<br />

de Ouagadougou (<strong>SITHO</strong>), des participants se disent satisfaits de l’organisation de la manifestation<br />

et de la <strong>participation</strong>.<br />

M. Mamadou Racine Sy,<br />

président de la Fédération<br />

des organisations patronales de<br />

l’hôtellerie et du tourisme de<br />

l’espace UEMOA<br />

Le <strong>SITHO</strong> a le mérite de se tenir<br />

chaque année. Le Burkina Faso a<br />

relevé le défi de l’organisation<br />

cette année et nous le félicitons<br />

encore <strong>pour</strong> cette réussite.<br />

M. Martial Kingbé, président<br />

de la commun<strong>au</strong>té béninoise <strong>au</strong><br />

Burkina Faso<br />

Le <strong>SITHO</strong> connaît un succès dans<br />

l’organisation et <strong>pour</strong> moi c’est<br />

un évènement chaleureux qui a<br />

toujours réussi. Et il f<strong>au</strong>t que nos<br />

Etats envisagent une intégration à<br />

travers cette manifestation.<br />

M. Alfa Ouro-Kéfice, secrétaire<br />

général de la commun<strong>au</strong>té<br />

togolaise <strong>au</strong> Burkina Faso<br />

Je ne peux que saluer cette initiative.<br />

Le <strong>SITHO</strong> interpelle tout le<br />

monde entier, surtout les acteurs<br />

de l’hôtellerie. J’ai l’impression<br />

que le Burkina Faso est toujours<br />

en avance dans ce domaine.<br />

Mme Alphonsine Zoungrana<br />

(Burkina Faso)<br />

Bulletin d’information du <strong>SITHO</strong> N° 012 du 4 Octobre <strong>2009</strong><br />

8<br />

Je trouve que l’édition de cette<br />

année a été un succès et je souhaite<br />

que les éditions prochaines<br />

soient meilleures.<br />

M. Emmanuel Ouédraogo,<br />

Carrefour de chic couture<br />

(Burkina Faso)<br />

Je suis content de cette édition car<br />

qui parle d’art vestimentaire,<br />

parle d’identité culturelle.<br />

Personne ne peut se passer de<br />

l’habit dans tout ce qu’il fait.<br />

C’est l’habit qui fait l’homme et<br />

si le <strong>SITHO</strong> a pensé à l’art vestimentaire,<br />

je ne peux que me<br />

réjouir.<br />

M. Tomy Byrne, Centre<br />

mondial d’excellence des<br />

destinations de l’OMT<br />

J’apprécie ce salon parce qu’il<br />

m’a permis de voir tous les<br />

aspects de l’art vestimentaire et<br />

les acteurs loc<strong>au</strong>x de la production.<br />

J’ai profité également du<br />

<strong>SITHO</strong> <strong>pour</strong> visiter le Sénégal et<br />

le Bénin. Je pense qu’il a de<br />

l’avenir.


Un défilé de mode <strong>pour</strong> l'apothéose !<br />

Les organisateurs de cette VIè édition du <strong>SITHO</strong> entendent terminer cette fête du tourisme et de l'hôtellerie en<br />

be<strong>au</strong>té à travers un défilé de mode. L'évènement est prévu <strong>pour</strong> ce soir sur le site du SIAO.<br />

Le thème de ce Salon internatio-<br />

nal du tourisme et de l'hôtellerie<br />

de Ouagadougou (<strong>SITHO</strong>)<br />

«Tourisme et art vestimentaire»<br />

sera ce soir mis en forme par un<br />

défilé de mode. La manifestation<br />

prévue sur le site du SIAO, mettra<br />

en scène plusieurs stylistes burki-<br />

nabè. GS Perfect, Dem's Couture,<br />

Prince Couture, Djibi mode ,<br />

Hampani création, l'agence korad<br />

et Joelle Koffi sont ces créateurs<br />

qui vont exposer leurs meilleurs<br />

modèles sur le podium du SIAO.<br />

Le Faso dan fani s'entremêlera<br />

<strong>au</strong>x pagnes, <strong>au</strong>x tissus sous les<br />

sonorités de deux vedettes de la<br />

musique burkinabè : Adji et<br />

Nama Jacky.<br />

Le rire sera également du défilé<br />

avec le talentueux Gérard. Cette<br />

apothéose des spectacles du<br />

<strong>SITHO</strong> <strong>2009</strong> porte la marque de<br />

Salima production dirigée par<br />

Matou Sana.<br />

Pour la réussite de la soirée, nous<br />

ont confié les organisateurs, la<br />

crème du mannequinat burkinabè<br />

a été invitée. Cette soirée fera<br />

<strong>au</strong>ssi un clin d'œil à un accessoire<br />

de mode à savoir, la coiffure avec<br />

Joelle Koffi.<br />

Bulletin d’information du <strong>SITHO</strong> N° 012 du 4 Octobre <strong>2009</strong><br />

9


Les trésors touristiques du Grand Ouest<br />

Pour terminer en be<strong>au</strong>té cette VIème édition du <strong>SITHO</strong>, nous vous proposons encore d'<strong>au</strong>tres sites touristiques<br />

du Burkina Faso. A visiter absolument…<br />

Le village perché de Koro<br />

Construit sur un piton rocheux à<br />

droite, à environ trois kilomètres de<br />

la ville de Bobo-Dioulasso, le village<br />

offre une vue panoramique sur la<br />

plaine et la falaise. Le village d'architecture<br />

bobo (maison en banco et<br />

toiture et terrasse), est assez agréable<br />

et mérite d'être visité. Il est divisé en<br />

deux parties distinctes : celle des forgerons<br />

chargés de fabriquer les outils<br />

nécessaires <strong>au</strong>x cultures et celle des<br />

paysans chargés de cultiver les<br />

champs.<br />

Le lac de Tengrela<br />

Le lac de Tengrela est situé à une<br />

dizaine de kilomètres de banfora. On<br />

traverse le village de Tengrela avant<br />

d'arriver <strong>au</strong> lac. Il est possible de<br />

faire un tour en pirogue sur le lac<br />

<strong>pour</strong> observer de plus près les hippopotames<br />

qui se reposent tranquillement<br />

toute l'année.<br />

Les pics de Sindou<br />

Les pics de Sindou sont le prolongement<br />

de la chaîne gréseuse qui forme<br />

la falaise de Banfora. Cette chaîne de<br />

grès, est le fruit de l'érosion qui a<br />

raboté tous les terrains, dégageant,<br />

les roches dures des terrains plus<br />

meubles emportés par les e<strong>au</strong>x. La<br />

pluie et le vent ont ensuite façonné<br />

cette roche et créé ces reliefs ruiniformes<br />

et fantomatiques. A la tombée<br />

de la nuit ou par temps orageux,<br />

et selon son imagination, chacun y<br />

verra des géants pétrifiés, une cathédrale<br />

naturelle consacrée <strong>au</strong>x génies<br />

de la nature, une muraille de Chine<br />

surnaturelle.<br />

Les greniers de Nionsogoni<br />

Nionsogoni et Outourou sont à 40<br />

km de Sindou, chef-lieu de la province<br />

de la Leraba (535 km de ouagadougou).<br />

Ces habitats troglodytes<br />

“<strong>au</strong>jourd'hui en ruine”, étaient habi-<br />

tés par les wara, ethnie apparentée <strong>au</strong><br />

groupe Sénoufo. Le terme ''wara' en<br />

Bulletin d’information du <strong>SITHO</strong> N° 012 du 4 Octobre <strong>2009</strong><br />

10<br />

dioula désigne les panthères, expression<br />

péjorative assimilant ces populations<br />

à des s<strong>au</strong>vages. ce terme<br />

confirme néanmoins, leur présence<br />

dans ces montagnes où ils se réfugièrent<br />

à l'époque des guerres samoriennes<br />

et tribales qui ensanglantaient la<br />

région. L'exigüité de l'espace disponible<br />

dans les falaises obligeait les<br />

habitants à une occupation rationnelle<br />

de cet espace. Les morts, par<br />

exemple, étaient inhumés dans la<br />

plaine, dans des cave<strong>au</strong>x famili<strong>au</strong>x.<br />

Le musée des civilisations du Sudouest<br />

et habitat lobi à Gaoua<br />

Le musée ethnographique des civilisations<br />

du Sud-ouest est né de la<br />

coopération culturelle franco-burkinabé.<br />

Mais rien n'<strong>au</strong>rait pu être fait<br />

sans l'engagement passionné de Mlle<br />

Madeleine Père, assistante sociale à<br />

Gaoua depuis 1964, docteur en ethnologie<br />

et <strong>au</strong>teur d'une thèse d'Etat<br />

sur les Lobis.<br />

Le musée est situé sur une des trois<br />

collines que compte la ville de<br />

Gaoua : la ''colline du pouvoir''. Le<br />

bâtiment de type colonial date de<br />

1920. Le musée des civilisations du<br />

Sud-ouest regroupe plusieurs entités : le<br />

musée, la représentation architecturale<br />

de l'habitat lobi et l'écomusée.<br />

Les grottes abri de Diébougou<br />

Elles <strong>au</strong>raient été construites par<br />

l'armée française selon certains et<br />

l'armée allemande selon d'<strong>au</strong>tres, et<br />

sont restées longtemps inconnues du<br />

grand public. C'est impressionnant le<br />

nombre de galeries souterraines qui<br />

abritent <strong>au</strong>jourd'hui de nombreuses<br />

ch<strong>au</strong>ves-souris absolument inoffensives.


Le mafé est un plat fait à base de vinde de boeuf, de pâte d’arachide et de bien d’<strong>au</strong>tres ingrédients. C’est un<br />

vrai regal !<br />

Ingrédients <strong>pour</strong> la recette Mafé<br />

bœuf :<br />

Pour la s<strong>au</strong>ce :<br />

- 125 g de pâte d'arachide<br />

- 2 oignons moyens<br />

- 1/2 petite boîte de tomates pelées<br />

ou 3 tomates fraiches<br />

- 60 g de concentré de tomates<br />

- 300 g de carottes<br />

- 200 g de choux<br />

- 1 gousse d'ail<br />

- 1 bouquet garni<br />

- 1 piment antillais<br />

- 8 cl d'huile d'arachide ou<br />

de tournesol<br />

- 1 bouillon cube épices- oignons<br />

- e<strong>au</strong>, sel, poivre<br />

- 1 piment<br />

Etapes de la recette Mafé bœuf :<br />

- Coupez la viande en morce<strong>au</strong>x.<br />

Mafé<br />

Un delice Sénégalo -malien<br />

Faites-les bouillir dans 1,5 litre d'e<strong>au</strong><br />

pendant 20 minutes après le début de<br />

l'ébullition. Salez, poivrez et ajoutez<br />

le bouquet garni. Réservez la viande<br />

(dans un plat) et le bouillon.<br />

- Délayez la pâte d'arachide dans 1/4<br />

de litre d'e<strong>au</strong> tiède. Réservez.<br />

Blanchissez le chou coupé grossièrement,<br />

réservez-le.<br />

- Faites ch<strong>au</strong>ffer l'huile dans une<br />

cocotte à fond épais, ajoutez les<br />

oignons finement hachés dans l'huile<br />

à peine ch<strong>au</strong>de et faites-les revenir<br />

jusqu'à ce qu'ils deviennent translucides.<br />

- Ajoutez les tomates pelées, le<br />

concentré de tomate et la gousse d'ail<br />

broyée. Mélangez bien régulière-<br />

ment avec une spatule <strong>pour</strong> que<br />

la préparation n'attache pas.<br />

- Ajoutez la viande de bœuf avec 1/2<br />

litre de bouillon, ainsi que le cube de<br />

bouillon culinaire et le bouquet<br />

garni. Portez à ébullition pendant<br />

10 minutes.<br />

- Versez la pâte d'arachide et mélangez<br />

doucement l'ensemble.<br />

Ajoutez 1/2 litre de bouillon de<br />

viande, le chou, les carottes découpées<br />

en rondelles d'un centimètre<br />

environ. Salez, poivrez. Portez à<br />

ébullition.<br />

- Ajoutez le piment sans le couper, il<br />

flottera sur la s<strong>au</strong>ce.<br />

- Laissez l'ensemble mijoter à feu<br />

doux durant 50 minutes en mélangeant<br />

régulièrement. Goûtez et ajoutez,<br />

si besoin, un peu de sel.<br />

Bulletin d’information du <strong>SITHO</strong> N° 012 du 4 Octobre <strong>2009</strong><br />

11


Destination Burkina Faso<br />

Une journée de taille avant la clôture<br />

Le Burkina Faso demeure une destination inoubliable à ne pas manquer. Le samedi 3 octobre a été consacré<br />

<strong>au</strong> pays des Hommes intègres <strong>pour</strong> faire étalage de ses attraits touristiques et hôteliers à quelques heures de<br />

la clôture du 6 e <strong>SITHO</strong>. Cette destination de cœur est basée non seulement sur la notoriété de grandes mani -<br />

festations de notre pays mais <strong>au</strong>ssi sur l'écotourisme, l'agrotourisme et le tourisme culturel.<br />

Pour cette journée du 03 octobre<br />

<strong>2009</strong>, l'honneur est revenu <strong>au</strong><br />

Burkina de boucler la marge. A cette<br />

journée qui lui fut consacrée, la<br />

Direction Générale de l'ONTB était<br />

de la partie <strong>pour</strong> vendre la destination<br />

Burkina Faso dans le pavillon<br />

vert.<br />

Elle était appuyée par la Direction<br />

Régionale de l'ouest venue avec une<br />

forte délégation <strong>pour</strong> faire étalage<br />

des richesses f<strong>au</strong>niques et touristiques<br />

de l'Ouest dans le pavillon marron<br />

du SIAO. Dans ce même pavillon,<br />

la Direction Régionale de la<br />

Culture, du Tourisme et de la<br />

Communication du Nord du Burkina<br />

Faso, en prélude <strong>au</strong>x expositions et<br />

excursions de la fête de l'indépen-<br />

dance du 11 décembre <strong>2009</strong> qu'elle<br />

envisage org a n i s e r, présente dans<br />

son stand, des photographies des<br />

attraits touristiques du Nord.<br />

Le musée national a tenu également<br />

a marquer sa présence parmi les<br />

exposants burkinabè. Dans cette<br />

journée entièrement consacrée <strong>au</strong><br />

Burkina Faso, le musée national a<br />

présenté une exposition sur le thème :<br />

«Les tenues traditionnelles par<br />

régions touristiques». «L'un des pro -<br />

grès de l'humanité est la confection<br />

Bulletin d’information du <strong>SITHO</strong> N° 012 du 4 Octobre <strong>2009</strong><br />

12<br />

d'habillement <strong>pour</strong> préserver la<br />

nudité des individus, <strong>pour</strong> se proté -<br />

ger des intempéries et <strong>pour</strong> la suite<br />

se faire distinguer selon son sexe, sa<br />

caste, son groupe ethnique ou son<br />

statut», c'est l'une des significations<br />

que tente de donner ce patrimoine<br />

culturel et artistique burkinabè. En<br />

dehors de ces exposants privés, se<br />

signalent notamment les couturiers<br />

et les guérisseurs traditionnels,<br />

Professionnels de l'industrie touristi-<br />

que et des secteurs connexes, be<strong>au</strong>-<br />

coup de choses se dessinent à l'horizon<br />

afin de faire miroiter le Burkina<br />

Faso. Investir dans le tourisme bur-<br />

kinabè, c'est <strong>au</strong>ssi assurer l'avenir du<br />

tourisme africain !


Mali<br />

Une technique de teinture ancestrale, des sites<br />

touristiques attrayants !<br />

Le Mali est riche de son patrimoine culturel qui se caractérise par ses nombreux sites touristiques<br />

mais également par son savoir faire dans le mode vestimentaire. Zoom sur ce pays à l'histoir e<br />

séculaire à travers un des symboles de sa culture : le bogolan et la présentation de quelques-uns de<br />

ses sites touristiques.<br />

Le bogolan symbole<br />

de la culture Mandé<br />

Le bogolan est une technique de<br />

teinture traditionnelle d'Afrique de<br />

l'Ouest. La technique « bogolan »<br />

(du bambara " bogo " la terre et "<br />

lan " avec) est ancestrale et typique -<br />

ment malienne. Les tissus Bogolan<br />

principalement fabriqués <strong>au</strong> Mali,<br />

en Guinée, <strong>au</strong> Burkina Faso ainsi<br />

que dans le nord ouest de la Côte<br />

d'Ivoire sont très appréciés par les<br />

touristes occident<strong>au</strong>x.<br />

Le bogolan est une teinture réalisée<br />

sur coton. Les peuples issus du<br />

groupe Mandé la pratiquent depuis<br />

une époque reculée. Aucune datation<br />

précise n'a pu jusqu'alors être arrêtée,<br />

compte tenu de la fragilité des<br />

matéri<strong>au</strong>x et de la difficulté de leur<br />

conservation. L'origine même du<br />

bogolan est inconnue, selon une<br />

légende, cette découverte fut fortuite.<br />

Une femme revêtue d'un pagne<br />

teint <strong>au</strong> n'galama (écorces d'arbres<br />

ou «m'bégou» en langue bambara)<br />

l'<strong>au</strong>rait malencontreusement tâché<br />

avec de la boue provenant du fleuve.<br />

Lorsqu'elle tenta de le nettoyer, elle<br />

s'aperçut que la boue avait teint le<br />

tissu du vêtement, les tâches étaient<br />

devenues indélébiles.<br />

Plusieurs ethnies ont pratiqué et pratiquent<br />

encore à ce jour le bogolan,<br />

ce sont les Dogons, les Bobos, les<br />

Sénoufos et Miniankas, les Malinkés<br />

et les Bambaras. Héritiers de cette<br />

tradition, ils développent chacun un<br />

style singulier évoluant à travers les<br />

âges.<br />

Le bogolan ou bogolan fini est un<br />

terme bamanan, il signifie littéralement,<br />

le résultat que donne l'argile.<br />

En effet la teinture du tissu s'obtient<br />

par réaction chimique lors de l'application<br />

de la boue sur le support textile.<br />

Toutes les nuances colorées sont<br />

obtenues à partir de matéri<strong>au</strong>x minér<strong>au</strong>x<br />

et végét<strong>au</strong>x.<br />

Ce travail artisanal est en général<br />

réservé <strong>au</strong>x femmes âgées ne pouvant<br />

plus se consacrer <strong>au</strong>x trav<strong>au</strong>x<br />

éprouvants, <strong>au</strong>x plus jeunes lors de<br />

la saison sèche et <strong>au</strong>x <strong>au</strong>tres femmes<br />

lors de leur temps libre. Elles exécutent<br />

alors des vêtements <strong>pour</strong> la commun<strong>au</strong>té<br />

(trousse<strong>au</strong>x de mariage,<br />

pagnes, pantalons, tenues de chasse,<br />

de travail ou de parade).<br />

A l'origine chaque tenue, de par ses<br />

motifs et ses coloris, était vouée à un<br />

usage particulier. Chaque signe<br />

reproduit détenait une signification<br />

symbolique précise. A c t u e l l e m e n t<br />

ces motifs tendent à disparaître <strong>au</strong><br />

profit de signes purement graphiques,<br />

vidés de sens.<br />

Depuis quelques années, le bogolan<br />

a subi un effet de mode. Que ce soit<br />

en stylisme, en ameublement ou en<br />

décoration, son utilisation est<br />

<strong>au</strong>jourd'hui courante. Le créateur<br />

malien Chris Seydou, récemment<br />

disparu, fut le premier à l'intégrer<br />

dans ses collections de h<strong>au</strong>te couture.<br />

Présenté dans le monde entier,<br />

le bogolan a connu un grand succès ;<br />

il est <strong>au</strong>jourd'hui apprécié et recherché<br />

hors du Mali.<br />

Cet engouement subit n'a pas été<br />

propice <strong>au</strong> Bogolan. Les artisans se<br />

sont multipliés et les thèmes traditionnels<br />

oubliés, ceci <strong>au</strong> profit d'un<br />

graphisme souvent p<strong>au</strong>vre et d'un<br />

travail peu soigné. L'impression s'est<br />

même industrialisée, afin d'accroître<br />

la production.<br />

La plupart des étoffes actuellement<br />

sur le marché n'ont plus, avec cette<br />

technique, qu'une filiation bien lointaine.<br />

Nous assistons à une évolution<br />

et à la dilution d'une tradition millénaire,<br />

confrontée à une diffusion de<br />

masse.<br />

Si par ses qualités esthétiques, le<br />

bogolan a pu séduire la nouvelle<br />

génération d'artistes et d'artisans, ce<br />

choix reflète <strong>au</strong>ssi une société à la<br />

recherche d'un juste équilibre entre<br />

la tradition et la modernité.<br />

Bulletin d’information du <strong>SITHO</strong> N° 012 du 4 Octobre <strong>2009</strong><br />

13


Tourisme et Art Vestimentaire en Guinée<br />

Les touristes qui visitent la Guinée apprécient h<strong>au</strong>tement l'art vestimentaire spécifique à chaque Région<br />

naturelle du pays. De ces régions naturelles, le Fouta Djallon et la Forêt présentent une certaine originalité<br />

dans l'art vestimentaire. En plus de la be<strong>au</strong>té des paysages et des sites, de l'accueil chaleureux des popula -<br />

tions, bien de touristes reviennent <strong>pour</strong> acheter les produits de l'artisanat dont principalement les tissus<br />

indigos, les cotonnades et ces boubous, bonnets et ch<strong>au</strong>ssures offerts souvent en cade<strong>au</strong>x <strong>au</strong>x amis et<br />

parents.<br />

Le Fouta Djallon et la Teinture<br />

Au cœur du Fouta Djalon, Labé,<br />

capitale régionale et important centre<br />

économique et- culturel est bâti sur<br />

un plate<strong>au</strong> de moyenne altitude,<br />

entouré de collines. La ville jouit<br />

d'un climat agréable et il y règne une<br />

certaine douceur de vivre.<br />

Carrefour des échanges commerci<strong>au</strong>x<br />

entre la Guinée et les pays<br />

frontaliers (Sénégal, Gambie), Labé<br />

vit essentiellement de son commerce<br />

et de son artisanat. C'est l'un des<br />

grands centres de production et de<br />

commercialisation des tissus indigo<br />

de la Guinée.<br />

L'art de la teinture <strong>au</strong>rait été introduit<br />

à Labé par les Djallonkés qui la pratiquaient<br />

à usage domestique. Au<br />

début du XXe siècle, les Sarakollés<br />

lui conférèrent un caractère plus<br />

commercial. Ce n'est que plus tard<br />

que les Peuls commencèrent à s'y<br />

adonner. Aujourd'hui, les artisans de<br />

la teinture à Labé, sont des femmes<br />

<strong>pour</strong> la plupart. Elles appartiennent à<br />

différentes ethnies et sont issues de<br />

divers milieux soci<strong>au</strong>x. Elles exercent<br />

leur activité à temps plein temps<br />

ou partiel, seules, ou <strong>au</strong> sein de groupements<br />

famili<strong>au</strong>x ou associatifs.<br />

Les teinturières de Labé sont réputées<br />

non seulement <strong>pour</strong> leur maîtrise<br />

du tritik à l'aiguille et du<br />

plangi, techniques traditionnelles de<br />

réserve, mais <strong>au</strong>ssi <strong>pour</strong> leur capacité<br />

à innover. Elles créent à l'infini<br />

de nouve<strong>au</strong>x modèles de pagnes prisés<br />

des élégantes de Conakry et s'eno<br />

rgueillissent de l'<strong>au</strong>thenticité de<br />

l'indigo utilisé dans leur bain de teinture<br />

même si elles y glissent parfois<br />

un peu de poudre chimique.<br />

La teinture «Forêt Sacrée ».<br />

L'origine et l'usage de la teinture<br />

ocre «Forêt Sacrée» en Guinée<br />

Forestière sont encore empreints de<br />

mystère. L'on ne s<strong>au</strong>rait estimer à<br />

quelle époque cette technique de<br />

teinture remonte exactement, ni<br />

comment elle a été transmise <strong>au</strong> fil<br />

des générations. L'on ne s<strong>au</strong>rait dire<br />

non plus avec certitude qui en étaient<br />

les artisans ni à quels usages précis<br />

étaient destinées les étoffes ainsi<br />

teintes et décorées. Néanmoins,<br />

selon les témoignages recueillis, ce<br />

serait une teinture ancienne liée <strong>au</strong>x<br />

rites initiatiques pratiqués dans la<br />

Forêt Sacrée par les Kpellè, les Kono<br />

et les Manon, peuple animiste qui<br />

vivait dans de petit village bâtis en<br />

clairière avant l'avènement de la<br />

Première République (1958 - 1984).<br />

Selon les dires de quelques teinturières<br />

de N'Zérékoré et Lola, les jeunes initiés<br />

recevaient <strong>au</strong> terme de leur formation<br />

des habits ocre <strong>au</strong>x motifs<br />

noirs, teints par les anciens dans le<br />

plus grand secret. Les jeunes gens<br />

revêtaient alors une tunique et les<br />

jeunes filles s'enroulaient dans un<br />

pagne, agrémenté d'une ceinture et<br />

d'un collier de graines. Ces tenues<br />

allaient symboliser, leur vie durant,<br />

leur appartenance <strong>au</strong> groupe des initiés.<br />

En cette occasion, les anciens<br />

eux-mêmes, arboraient un boubou<br />

«Forêt Sacrée», personnalisé par des<br />

Bulletin d’information du <strong>SITHO</strong> N° 012 du 4 Octobre <strong>2009</strong><br />

14<br />

motifs, reflets de leur caractère. A<br />

l'époque coloniale, le vêtement<br />

«Forêt Sacrée» était réservé principalement<br />

<strong>au</strong>x Zogos, dépositaires du<br />

savoir sacré.<br />

Les guerriers, les chasseurs et certains<br />

notables revêtaient <strong>au</strong>ssi le<br />

vêtement «Forêt Sacrée». To u t e<br />

<strong>au</strong>tre personne, si intimée par le «<br />

liseur de c<strong>au</strong>ris » lors d'une consultation,<br />

se devait de porter un vêtement<br />

«Forêt Sacrée» le temps de l'accomplissement<br />

du sacrifice.<br />

Les témoignages se rejoignent <strong>pour</strong><br />

reconnaître que tout un chacun put<br />

enfin porter un vêtement «F o r ê t<br />

Sacrée »à la suite de la démystification<br />

des rituels animistes par la<br />

Première République.<br />

La production tinctoriale prend petit<br />

à petit une dimension commerciale.<br />

Aujourd'hui, la tradition veut même<br />

que l'on honore les dignitaires et<br />

personnalisés de passage en Guinée<br />

Forestière d'un boubou ou d'un<br />

pagne «Forêt Sacrée». Le tissu forêt<br />

sacrée est devenu un produit prisé<br />

par les grands couturiers, et le tourisme<br />

en profite largement.


Ghana<br />

L'artisanat textile en force<br />

Parmi les invités du <strong>SITHO</strong>, figure le Ghana, pays côtier. L'ex Gold coast est fortement présent à cette 6 e<br />

édition du salon international du tourisme et de tourisme de Ouagadougou avec six stands. Les produits de<br />

l'artisanat textile en grand nombre et les sites touristiques du pays y font l'objet de promotion.<br />

Le Ghana participe <strong>au</strong> <strong>SITHO</strong> <strong>pour</strong><br />

la 5 e fois. D'habitude présent avec<br />

l'office du tourisme, le Ghana a fait<br />

cette fois le déplacement de<br />

Ouagadougou avec des acteurs du<br />

privé, notamment ceux exerçant<br />

dans le textile. De l'avis de Alfred<br />

Asamadu de l'Office national du tourisme<br />

ghanéen, le Ghana est fortement<br />

installé <strong>au</strong> <strong>SITHO</strong> avec six<br />

stands sur le site du SIAO, <strong>pour</strong> promouvoir<br />

son artisanat textile et ses<br />

nombreux attraits touristiques.<br />

A en croire Alfred Asamadu, le textile<br />

ghanéen se porte bien. Et ce sont<br />

les femmes qui sont particulièrement<br />

actives dans ce domaine. Organisées<br />

en groupes, les femmes sont devenues<br />

les actrices clé du développement<br />

du textile local <strong>au</strong> Ghana. Voilà<br />

<strong>pour</strong>quoi, les six stands du Ghana<br />

sont tenus par des femmes. Les<br />

visiteurs du <strong>SITHO</strong>, s'intéressant <strong>au</strong><br />

textile africain, <strong>pour</strong>ront découvrir le<br />

savoir - faire et la dextérité des femmes<br />

de l'ex Gold coast. Dans le domaine<br />

de l'art vestimentaire on distingue les<br />

kentés ashanti du Ghana.<br />

Le kenté est un tissu africain originaire<br />

du Ghana et tissé par le peuple<br />

Akan-Ashanti depuis le 12 ème siè-<br />

cle. C'est un tissu royal <strong>au</strong> caractère<br />

sacré, et les notables ne le revêtent,<br />

drapé à la manière de toges romaines,<br />

que <strong>pour</strong> les cérémonies. Un<br />

kenté est composé de bandelettes<br />

multicolores tissées à partir de fils de<br />

coton ou de soie sur un métier à tisser<br />

traditionnel. Les bandelettes sont<br />

ensuite cousues côte à côte. Les<br />

motifs et les couleurs ont des significations<br />

particulières<br />

Il est largement reconnu et apprécié<br />

<strong>pour</strong> ses couleurs et son symbolisme.<br />

Ces bandes peuvent être alors cousues<br />

ensemble <strong>pour</strong> former de gran-<br />

des pièces qui sont portées par quelques<br />

Ghanéens (les chefs surtout) et<br />

achetées par les touristes à Accra et à<br />

Kumasi. Les couleurs et les modèles<br />

du Kente sont soigneusement choisis<br />

par le tisserand et celui qui le portera.<br />

Chaque symbole tissé dans le<br />

tissu a un sens spécial dans la culture<br />

ghanéenne.<br />

Le visiteur est accueilli a bras ouvert<br />

Si le Ghana est fortement présent,<br />

<strong>pour</strong> vendre son savoir faire local,<br />

ses nombreux sites touristiques n'ont<br />

pas été occultés.<br />

En effet, les touristes et visiteurs qui<br />

choisissent la destination Ghana ont<br />

toujours l'embarras du choix. Et ce<br />

sont ses sites attrayants que le Ghana<br />

est venu <strong>au</strong>ssi promouvoir. Il s'agit<br />

entre <strong>au</strong>tres du Châte<strong>au</strong> d'esclavage,<br />

des cascades, des fêtes traditionnelles…<br />

Du côté de la délégation ghanéenne,<br />

on assure que tout visiteur repart toujours<br />

avec plein de souvenirs inoubliables.<br />

Et dès son arrivée, on<br />

l'accueille à bras ouvert en disant<br />

«Awaaba, welcome to Ghana,<br />

Africa's friendliest country».<br />

Bulletin d’information du <strong>SITHO</strong> N° 012 du 4 Octobre <strong>2009</strong><br />

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