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7UDQVLWLRQ - Imagine demain le monde

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CINÉMA THEÂTRE

CINÉMA THEÂTRE Epinglés Le dernier voyage de Tanya Aleksei Fedorchenko Deux hommes dans une voiture. Entre eux, une cage, dans laquelle gazouillent deux bruants, ces petits oiseaux au plumage si discret mais au chant si joli. Et à l’arrière, Tanya, l’épouse du conducteur, morte. Emballée dans une couverture, parée comme une mariée, elle va bientôt brûler sur un bûcher, avant que ses cendres ne soient rendues au fleuve. Les deux protagonistes de ce merveilleux film d’Aleksei Fedorchenko, Miron, patron d’une usine de papier, et Aist, son employé, photographe officiel de l’entreprise, veulent perpétuer l’ultime rituel des Mérias, un peuple finno-ougrien assimilé à la Russie dont ils font partie. Au cours du voyage, conté par Aist, les souvenirs refleurissent, les paysages et les villes étranges, hypnotiques défilent. Et, selon la coutume, Miron confie ses récits les plus intimes à son compagnon, son amour fou pour son épouse, son désir incessant. Son compagnon qui, comprend-on peu à peu, aimait aussi Tanya. Si les Mérias ont existé, ils ont aujourd’hui totalement disparu. Aleksei Fedorchenko les fait revivre pour célébrer leur passion de l’amour et leur culte de l’eau, du fleuve, qui est le lien entre le passé et le présent, entre la mort et la vie. Il réalise un très beau film, sensuel, mélancolique et doux. Un film plein d’amour… L.d.H. 1 h 15, en salles à partir du 5 janvier. Festival de Liège DVD Band à 4 en public Claude Semal Les chansons les plus emblématiques de Claude Semal en trente ans de scène (Hoboken, Noble B, le Pays petit, Sémira…), plus quelques nouveautés, sur un DVD enregistré en public au Bozar. Claude, le chroniqueur au verbe le plus vert d’Imagine, est accompagné pour l’occasion de Pierre Jacqmin à la contrebasse (Vénus, Cie Point zéro…), Eric Drabs aux guitares et saxos (Perry Rose, Suicide collectif…) et Frank Wuyts aux claviers (Musique flexible, Higelin, Stefanski…). En bonus, Semal nécessaire, un portrait intimiste de cet attachant « Belge de scène », qui [imagine 83] janvier & février 2011 46 a réussi à accomplir un parcours rare d’auteur-compositeur, comédien, écrivain… et de jeune papa, malgré notre « pays petit » (90’, réalisé par Tanguy Cortier pour ARTE-Belgique). A.R. (Sowarex Label Franc’Amour) Théâtre Manneke Pierre Wayburn Des quais de la Batte au marché du Jeu de Balle, du fin fond de la Wallonie à Bruxelles en passant par Liège, Pierre Wayburn nous emmène à sa suite dans les quartiers populaires de chez nous, raconte l’histoire de sa vie et de sa famille singulière. Et celle d’un pays et d’un peuple qui s’interroge encore sur son identité. (Du 22 février au 12 mars à la Samaritaine à Bruxelles. Infos : 02 511 33 95, samaritaine@skynet.be, Shahada Burhan Qurbani Décidément, le cinéma allemand se réveille, tout particulièrement grâce à ses jeunes réalisateurs issus de l’immigration. Le talent, le rythme et l’énergie de Burhan Qurbani, dont Shahada est le film de fin d’études (!), font inévitablement penser à Fatih Akin. Comme lui, il pose sans cliché la question de l’identité de cette jeunesse allemande d’origine étrangère, ici partagée entre sa foi (en l’Islam) et ses désirs. Maryam, fille d’un imam tolérant et moderne, ne parvient pas à assumer son propre choix d’avorter et se jette dans un intégrisme qui choque son père et sa communauté. Ismail, policier, quitte son épouse pour suivre une immigrée illégale dont il a tué l’enfant par le passé. Sammi se retrouve déchiré entre son attirance pour un collègue et sa foi. Ces trois personnages vont se croiser et se recroiser, tous en recherche d’un chemin à suivre qui serait le plus juste, le plus proche d’eux-mêmes. Et si l’Islam est ici le motif, le décor de Shahada, le propos de Burhan Qurbani est bien plus universel, car il nous parle de tolérance et d’amour – envers les autres et envers soi-même. Le tout avec de jeunes comédiens excellents, un scénario fort, une réalisation déjà virtuose et inventive L.d.H. Ouvrant ses portes sur le monde, le Festival de Liège se veut un lieu où les artistes questionnent notre époque. La solitude dans un monde globalisé ; les stigmates de la torture – physique ou mentale –, de la prison ; l’écoute des voix du passé et de ce qu’elles nous enseignent ; la volonté de se battre et de changer le monde : tels seront les thèmes abordés par les spectacles présentés cette année, dont plusieurs créations, comme celles de Falk Richter, Coline Struyf, Jacques Delcuvellerie ou Fabrice Murgia. Avec Des témoins ordinaires, Rachid Ouramdane témoigne par le corps et par la danse de l’horreur de la torture, quand Bryonn Bain dans Lyrics from lockdown use du slam, du hip-hop et du théâtre pour raconter son histoire d’immigrant aux Etats-Unis, son emprisonnement (injustifié) et celui de Nanon Williams, dans le couloir de la mort depuis ses 17 ans. Tatiana Frolova nous plonge littéralement dans la guerre de Tchétchénie, en un spectacle total, Une guerre personnelle, et la Compagnie Que faire nous demande dans son spectacle éponyme de nous impliquer. Les occasions d’être bouleversés ne devraient pas manquer. Du 21 janvier au 19 février en divers lieux de Liège. Certains spectacles seront également présentés au Théâtre de l’Ancre à Charleroi et au Théâtre national de Bruxelles. Infos : www.festivaldeliege.be, 04 343 42 47. www.chargedurhinoceros.be). Signalons aussi l’heureuse reprise de Sans ailes et sans racines de et avec Hamadi et Soufian El Boubsi, qui nous plonge dans les rapports entre un fils et son père, aux choix et aux philosophies opposés. (Du 22 février au 5 mars à l’Espace Delvaux de Watermael-Boitsfort. Infos : www. lavenerie.be) Product Mark Ravenhill Jeune auteur de la scène londonienne en colère, Ravenhill est à la fois controversé et reconnu, lui qui interroge la société britannique sur ses valeurs et ses travers. Il traite ici de la récupération par notre société de consommation des pires drames politiques – des attentats du 11 septembre par exemple. (Du 7 au 29 janvier au Théâtre de Poche à Bruxelles. Infos : www.poche.be, 02 649 17 27) Des témoins ordianires. Ph. Patrick Imbert Romans Vers la lumière Genyû Sôkyû 1 h 30, sortie le 2 février. Une vieille dame, atteinte d’un cancer, vit ses derniers moments à l’hôpital, entourée de sa fille, de son beau-fils bonze et de son fils. Elle décrit avec sérénité et humour ses sensations, ses sentiments et ses réflexions, alors qu’elle perd petit à petit la notion du temps et de l’espace. Ecrit par un moine zen, Vers la lumière est un beau et doux parcours final. L.d.H. (Philippe Picquier, 2010, 168 p.)

DVD EXPO BiodiverCITY Muséum des sciences naturelles Le Muséum des sciences naturelles ouvre une nouvelle galerie permanente consacrée à la biodiversité, et plus particulièrement à la biodiversité urbaine. La balade, d’écrans en vitrines, conçue pour les familles et les enfants à partir de 8 ans, nous emmène à la rencontre de la faune et de la flore urbaines, souvent insoupçonnées. Et invite surtout ses visiteurs à agir en faveur de la biodiversité, par le biais de jeux de rôles. Muséum des sciences naturelles, rue Vautier, 29, à Bruxelles. Infos : www.sciencesnaturelles.be, 02 627 42 38. L’effet Larsen Delphine Bertholon Brunbro/Melimedias Une mère en proie aux acouphènes, le souvenir d’un père décédé et la vie qu’il faut construire alors que la chaleur est torride. Un roman au ton libre et fort, dans une maison mutante, à l’image d’un monde mouvant et neuf. Th.D. (JC Lattès, 2010, 363 p.) Les hommes à lunettes n’aiment pas se battre Luc-Michel Fouassier Seize nouvelles denses et brèves. Pas un mot de trop, juste ce qu’il faut pour le plaisir des phrases et de l’histoire. Seize personnages qui ne sont pas du côté des battants, mais qui arrivent à se faire une place, à mille lieues des slogans publicitaires. Th.D. (Quadrature, 2010, 108 p.) Teza Haile Gerima Livre pour enfants La petite fille nue Gilles Colleu et Ahuura Supply Comment une petite fille, déposée sur une île par ses ancêtres pour y rêver le monde, voit son univers se transformer sous l’influence des hommes et mourir petit à petit de leur ignorance à inventer la beauté. Et comment la terre se révolte. Il faudra donc la rêver à nouveau. Un très joli livre pour les petits, au texte poétique et aux images très belles en papier découpé, pour leur parler de l’action des hommes sur la planète. L.d.H. (Vents d’ailleurs, 2010) Aly Keita Danse Je me suis mariée toute seule Ebalé Zam Une cérémonie de mariage, au Sénégal. Mais seule la mariée est présente, et ne connaît même pas son époux. Un spectacle qui s’interroge sur la liberté et la place de la femme. (Du 26 janvier au 5 février à Bruxelles. Infos : www.lesrichesclaires.be, 02 548 25 80.) Expo Turkanas, les premiers derniers hommes Roger Job Il reste quelques jours pour aller voir l’étonnant témoignage photographique de Roger Job sur ses voyages auprès de ce peuple nomade à la recherche d’une Coup de Coeur Aly Keita est né et a vécu en Côte d’Ivoire mais il est d’origine malienne. Il joue du balafon, un des instruments majeurs de la culture mandingue. Après diverses collaborations avec d’autres musiciens, Aly nous propose enfin un disque solo au long duquel il confie à son xylophone ses réflexions sur le monde. Et c’est la musique qui parle, qui suggère, qui évoque, comme le ferait un chanteur. Le musicien frappe, titille, frôle, percute, martèle, cajole, flatte ses lamelles de bois, il connaît la place de chacune d’entre elles comme un berger celle de ses brebis. Il n’a pas à regarder son jeu, il le vit, il le respire et son balafon lui renvoie son souffle, puissant, coloré, chatoyant, emplissant l’air que les bras d’Aly traversent avec volupté, pour toujours redonner la parole à l’instrument. Ça sonne et ça résonne, ça vibre et ça crépite, les notes s’enchaînent et tissent des mélodies infiniment musicales qui semblent s’épanouir sur un lit de basses et de rythmes venus des entrailles du balafon. Et quand Aly Keita caresse cet ancestral piano, c’est comme s’il jouait sur du cristal. On entend le bois gémir sa note et la faire courir tel un frisson le long de son corps, puis descendre au fond de la calebasse qui épouse ses vibrations. Une volupté qui se révèle dès la première écoute, un véritable plaisir sonore et musical. Etienne Bours Contre-Jour Claudiquant, enveloppé dans un long imper, Anberber revient après 20 ans dans son village natal, auprès de sa mère qui l’adore. Il a perdu une jambe, la mémoire, le goût de la vie. Teza – « la rosée » – nous conte l’histoire de ce jeune Ethiopien idéaliste, parti étudier la médecine en Allemagne dans les années 70. Il y rencontrera le militantisme, le fantasme d’une Ethiopie que ces jeunes brûlent de révolutionner, l’amour, mais aussi l’abandon, l’exclusion et le racisme. Sélassié destitué, Anberber fini par rentrer à Addis Abeba, et se trouve plongé dans un pays où la terreur monte, sous le régime cauchemardesque et sanglant de Mengistu. Le film de Haile Gerima fait des allers-retours dans le temps et l’espace, entre l’Anberber détruit d’aujourd’hui, dans un pays dévasté par une guerre fratricide où la jeunesse se terre dans une grotte pour ne pas combattre, et son passé. Il retrace l’histoire de l’Ethiopie contemporaine, symbole de celle du continent africain, en lui donnant la dimension grandiose d’un mythe. Le fils d’Anberber sera baptisé Tesfaye, « Espoir »… Réalisé avec très peu de moyens, des acteurs non professionnels, Teza possède pourtant un souffle épique exceptionnel, grâce à son histoire ample et ses images majestueuses. Sa sortie en salle ayant été pour le moins confidentielle, ce DVD est l’occasion de découvrir l’un des plus beaux projets cinématographiques africains (et mondiaux) de ces dernières années. L.d.H. eau de plus en plus rare. Un témoignage qui rend compte de leur résistance, de leur lutte contre un destin que nous avons rendu si sombre en modifiant l’équilibre climatique. (Jusqu’au 16 janvier au Musée de la photographie de Charleroi. Infos : www.museephoto.be, 071 43 58 10) Voyage 5, septembre 2009, Lopongo. Les pasteurs sont obligés d’abattre leurs chèvres avant qu’elles ne meurent de faim. Roger Job [imagine 83] janvier & février 2011 47 MUSIQUE

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